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REEH
Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m
n°133 Feuillet dédié à la réussite matérielle et spirituelle de Carole Djian
La section «Rééh» commence une nouvelle partie du livre de Devarim.
UN TRÉSOR DE LA PARACHA
Alors que les sections précédentes revenaient sur les évènements du peuple dans le désert et sur la leçon à en tirer, celle-ci traite de la venue en Terre d'Israël et des lois qui s'appliqueront, en général et en ce qui concerne les idoles, par opposition au Sanctuaire de Hachem au lieu qu'Il choisira. Elle commence par l'ordre de donner la bénédiction et la malédiction sur l'accomplissement des mitsvot, en arrivant à Elonei Moré. Ensuite, on ordonne au peuple de servir Hachem à l'endroit choisi comme centre unique, après avoir extirpé les idoles, et de ne pas se laisser entraîner par les divers incitateurs qui risquent de faire fauter Israël en les détournant de Hachem. Le corps doit être sanctifié dans sa forme extérieure et dans la nourriture, «car tu es un peuple saint».
Un prétexte vieux comme le monde Dévarim (15;9) : « Tu pourrais regarder d'un mauvais oeil ton frère l'indigent »
Il existe une excuse vieille comme le monde, connue de tous les hommes : Souvent, lorsqu'on se rend chez quelqu'un pour lui demander un don et qu'il cherche un moyen de se dérober, que fait-il ? Il soupire et dit : « Je connais des nécessiteux plus proches, j'ai un frère pauvre. » Mais en vérité, il ne l'aide pas. Dans le livre « La'hmei Toda », la Torah nous met en garde contre ce prétexte hypocrite : « Garde-toi » de ces choses-là : lorsqu'on viendra te demander de l'aumône pour un pauvre, « tu pourrais regarder d'un mauvais œil » et ne pas vouloir lui donner de l'argent. Alors, tu te serviras du prétexte de « ton frère indigent » : que tu as un frère dans le besoin, misérable, et que tes proches sont prioritaires. Mais en réalité, « tu ne lui donnes rien », même à ton frère. Cependant souviens-toi, « il se plaindra de toi au Seigneur » : ton frère invoquera D.ieu en disant que tu te sers de lui et l'humilies inutilement
On observera le «Maasser» et la Chemita dans la récolte de la terre et la vie de la société par la chemita de l'argent et la générosité envers les pauvres, et par la Chemita de l'esclave qui redevient libre ou se fait percer l'oreille. A la fin de la paracha il est question d'un service plus facile qui a également lieu dans le Sanctuaire, à propos de l'aîné de la bête quand il n'a aucun défaut, et les sacrifices des fêtes au lieu choisi.
Être propre avant de prier Hachem Dévarim (16;7) : « Tu t'en retourneras au matin et t'en iras vers tes tentes » Dans le livre « Nichmat 'Haïm », Rabbi Acher 'Haddad interprète ce verset à l'aide d'une allusion. On peut faire allusion aux propos énoncés par Rabbi Yossef Karo dans le Choul'han Aroukh : avant la prière du matin, l'homme s'assurera qu'il est propre. Comme notre maitre "Le Rama" écrit : il prendra l'habitude de faire ses besoins le matin et le soir, ce qui correspond à un comportement d'hygiène et de zèle. La raison indiquée dans le commentaire de la Halakha "Le Michna Beroura" est que le corps doit être propre quand il prend sur lui le joug du Royaume des Cieux, lors de la lecture du Chema et pendant la prière. C'est donc ici que se trouve l'allusion : « tu t'en retourneras au matin », c'est-à-dire « faire tes besoins avant la prière ». Puis, « tu t'en iras vers tes tentes » : il s'agit de la synagogue, qui est appelée « tente ». Ainsi, tu t'en iras vers « tes tentes » pour prier et lire le Chema.
PARACHA : REEH PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 20h44 • Sortie : 21h52
Villes dans le monde Lyon
20h27 • 21h32
Nice
20h14 • 21h16
Los Angeles
19h19 • 20h15
Marseille
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Tel-Aviv
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Londres
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Toulouse
20h37 • 21h39
Bruxelles
20h41 • 21h52
Casablanca
18h57 • 19h52
Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath
LA PARACHA EN RÉSUMÉ
IL ÉTAIT UNE FOIS LA PARACHA Une activité bénie Dévarim (14;29) : « Pour que Hachem ton D.ieu te bénisse dans toutes les actions de tes mains que tu feras » Le Tanna DeBei Eliahou raconte : un jour, j'allais d'un endroit à l'autre, et j'ai trouvé quelqu'un qui connaissait l'a torah écrite mais pas la Michna. Il m'a dit : « Rabbi ! Je voudrais te poser une question, mais j'ai peur que tu m'en veuilles. » J'ai répondu : « Je ne t'en voudrai certainement pas si tu me poses une question en Torah. » Il m'a dit : « Rabbi, pourquoi est-il écrit : (Téhilim 136, 25) « Il donne du pain à toute chair » , et aussi (Téhilim 147, 9) « Il donne sa nourriture à la bête » , est-ce que l'homme ne prépare pas sa nourriture ? » Je lui ai répondu : C'est la façon dont va le monde, que l'homme doit fabriquer de ses mains, et alors le Saint, béni soit-Il bénit l'action de ses mains, ainsi qu'il est dit : « Pour que Hachem ton D.ieu te bénisse dans tous les actes de tes mains ». Est-il possible qu'il reste assis à ne rien faire et que le Saint, béni soit-Il lui fasse venir sa nourriture ?
“ET TES YEUX VERRONT TES MAÎTRES”
Rav Yaakov HILLEL
AU “HASARD”... Ma Tsédaka ? Le seul argent qui me reste... Un jour, un riche donateur américain reçut chez lui la visite du Roch Yéchiva (directeur spirituel) de Mir (l'une des plus importantes Yéchivot Achkénazes à Jérusalem). Cette visite eut lieu un jour avant la récente crise économique et bancaire aux États-Unis. Le Roch Yéchiva sollicita le généreux donateur afin qu'il participe à la subsistance des Avréh'im (étudiants mariés) de la Yéchiva. Le donateur répondit que sa situation actuelle n'était pas très bonne et qu'elle ne lui permettait pas de l'aider, et il lui montra son relevé de compte bancaire où l'on voyait apparaître uniquement la somme de 2 millions de dollars, qui lui étaient nécessaires pour ses affaires courantes, mais qu'avec l'aide d'Hachem, il lui promettait que dés que sa situation redeviendra stable, il aidera de nouveau la Yéchiva. Le Roch Yéchiva lui expliqua la situation difficile de la Yéchiva, et lui demanda d'accepter au moins de lui prêter une certaine somme d'argent, afin que le salaire des Avréh'im de la Yéchiva à la fin du mois, ne soit pas retardé, et le Roch Yéchiva s'engagea à lui rembourser immédiatement après, la somme du prêt. Le donateur accepta et lui donna la grande majorité de l'argent qui lui restait sur le compte, en laissant seulement une faible somme d'argent pour lui-même, pour les besoins de ses affaires pour les prochains jours.
Association de diffusion du Judaïsme aux Francophones dans le Monde
LE RÉCIT DE LA SEMAINE Par le mérite de l'aïeul Rav Gavriel Yossef est un 'Hassid de Viznitz qui habite à Monsey, non loin de New York. Au mois de février 2002, il partit en voyage organisé à Lyzensk en Pologne pour se recueillir sur la tombe de Rabbi Eliméle'h. Puis, tout seul, il se rendit en Russie pour se recueillir dans d'autres cimetières avant de rejoindre son groupe dans la ville de Viznitz. Le vendredi 25 Adar, au matin, Rav Gavriel Yossef arriva à Berditchev: au cimetière, il pria près de la tombe de Rabbi Lévi Its'hak. A trois heures du matin, il reprit la route dans un taxi en direction de Zitomir. Après la prière du matin, il se prépara pour le long voyage de retour, environ 350 kms, vers Viznitz, où il espérait arriver à temps afin de passer Chabbath avec ses compagnons. Alors qu'il était déjà arrivé dans la région de Kaménitz Podolsk, il fut arrêté à un barrage. Un policier fit comprendre à Rav Gavriel Yossef qu'il devait sortir de la voiture et le suivre dans un bâtiment administratif, ce qu'il fit. Au début Rav Gavriel Yossef pensait qu'il s'agissait d'un poste de police local et même quand il constata que le bâtiment n'avait rien d'officiel, il se dit que c'était ainsi que les choses se passaient en Ukraine. Le policier examina son passeport et lui posa toutes sortes de questions, certaines sans aucun rapport avec les règles de la circulation ou les lois internationales. Par chance, le policier parlait anglais, ce qui facilitait bien entendu la conversation. Soudain, le policier saisit un pistolet. C'est alors seulement que Rav Gavriel Yossef comprit qu'il n'avait pas affaire à un policier mais à un brigand ! "L'argent !" hurla le "policier". Rav Gavriel Yossef sortit de ses poches tout l'argent qu'il avait emporté pour la poursuite de son voyage. Il espérait ainsi être quitte mais le brigand avait d'autres plans.
"Si je vous libère, vous allez me dénoncer ! dit-il. Il ne vous reste qu'une minute à vivre. Priez et préparez-vous à abandonner cette vie avant que je vous tire une balle dans la tête !" dit-il sèchement. Une sueur froide recouvrit Rav Gavriel Yossef. Tremblant comme une feuille, il tenta d'expliquer qu'il n'habitait pas la région et ne risquait pas d'aller se plaindre auprès des autorités, il n'en avait d'ailleurs pas le temps etc Mais le tueur ne se laissa pas impressionner. Rav Gavriel Yossef le supplia: "Vous avez l'argent. A quoi vous servirait ma vie ? J'ai douze enfants, trente petits-enfants ! Ayez pitié d'eux !" Le brigand était inflexible: "Il ne vous reste qu'une demi-minute !" Rav Gavriel Yossef lui proposa alors d'autres objets de valeur qui se trouvaient dans la voiture mais le bandit n'en avait cure de toute manière, les biens de sa victime lui étaient déjà acquis. Soudain Rav Gavriel Yossef se souvint que, lors du voyage, il avait écouté un cours de Torah sur cassette audio: la personne qui donnait des cours avait raconté que, lorsqu'on se trouve en danger, il est recommandé de mentionner le nom de Rabbi Israël Baal Chem Tov: "Israël Ben Eliézer VeSarah !". C'est donc ce qu'il fit immédiatement, encore et encore, tout en suppliant le "policier" de le laisser en vie. Celui-ci dirigea son arme vers le front de Rav Gavriel Yossef. Avant qu'il ne tire, Rav Gavriel Yossef tenta encore une fois de l'amadouer: "Faites-moi suivre par un de vos hommes pour vous assurer que je me rends directement à Medziboz et que je ne vais pas porter plainte à la police !". Il avait voulu dire "Viznitz" mais sans y faire attention et parce qu'il n'avait pas arrêté de penser au Baal Chem Tov, il avait dit: "Medziboz", qui était justement la ville de Rabbi Israël Baal Chem Tov.
C'est alors que le brigand se calma: "Vous avez dit: Medziboz ?" dit-il en baissant son pistolet. "Qu'allez-vous faire à Medziboz ?" Rav Gavriel Yossef ne voulut pas se reprendre de peur de perdre la confiance de son interlocuteur. "A Medziboz est enterré un grand Sage dont je suis le descendant; je désire prier près de sa tombe". L'Ukrainien le regarda droit dans les yeux. "Votre grand-père s'appelle-t-il le Baal Chem Tov ?" demanda-t-il d'une voix étranglée. "Oui" répondit Rav Gavriel Yossef, de plus en plus étonné : en effet, comment ce non-Juif, ce tueur potentiel, connaissait-il le Baal Chem Tov au point qu'il prononçait son nom sans l'écorcher ? Il avait maintenant posé le pistolet sur la table. Il sortit de sa poche les billets qu'il avait volés et les rendit à Rav Gavriel Yossef. "En ce qui me concerne, vous êtes libre de vous rendre à Medziboz !" Rav Gavriel Yossef était stupéfait. "Savez-vous pourquoi j'ai brusquement changé d'avis ? demanda l'Ukrainien. Quand mon grand-père était encore en vie, il me parlait souvent d'un grand Sage juif, le Baal Chem Tov. Il disait que cet homme pouvait réaliser des miracles. Il m'avait même fait promettre de ne jamais faire de mal à l'un de ses descendants !" Le temps passait: Rav Gavriel Yossef calcula qu'il n'avait plus le temps d'arriver à Viznitz avant Chabbath. Il reprit son taxi et indiqua au chauffeur la direction: "Medziboz" ! Il passa la journée du Chabbath seul, en compagnie si l'on peut dire de son défunt aïeul. Ce fut une journée mémorable durant laquelle il ressentit une inspiration spirituelle incomparable: il put se remettre du choc et remercier D.ieu pour le grand miracle qu'Il avait réalisé par le mérite de son aïeul dont le nom était même connu d'un tueur ukrainien. Traduit par Feiga Lubecki / La sidra de la semaine
UNE LOI, CHAQUE SEMAINE La bénédiction après la boisson
Extrait du livre Lois & Récits de Cacheroute, éditions Torah-Box (disponible sur www.torah-box.com/ebook) Le moment limite pour la récitation de la bénédiction finale "Boré Néfachot" sur une boisson et de "Mé'ein Chaloch" sur le vin, est définie en fonction du laps de temps suivant la consommation où nous ne ressentons pas encore une nouvelle soif. Ainsi, dès que l'on ressent que l'on a à nouveau soif, c'est le signe que ce laps de temps s'est écoulé. Il n'est donc plus permis de réciter la bénédiction finale. Là encore, étant donné la difficulté que nous avons en général, à déterminer avec certitude si nous sommes vraiment assoiffés, il est conseillé de boire à nouveau une quantité de boisson d'un Révi'it (8,1 centilitres), ceci afin d'être certain d'être redevable de la récitation de cette bénédiction. (Choul'han 'Aroukh, Ora'h 'Haïm 184, §5)
PERLE ‘HASSIDIQUE "Même si les personnes qui sont prisonnières du désir d'argent ne meurent pas endettées, leur vie est celle d'individus endettés par rapport à leurs désirs." (Rabbi Na'hman de Breslev)
QUIZZ PARACHA 1. Quels étaient les sites désignés pour l'énonciation de la « bénédiction » et la « malédiction » ? 2. Que doit-on faire d'un animal consacré qui a un défaut ? 3. Si une personne réalise des prodiges au nom d'Hachem, puis déclare que les lois de la Torah ont changé. Que doit-on faire avec cette personne ?
1. Le mont Guerizim et le mont ‘Eval. 2. Racheté et peut être ensuite consommé. 3. Le mettre à mort.
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« Chavoua Tov » est un feuillet hebdomadaire envoyé à environ 40.000 francophones dans le monde. Dédiez un prochain feuillet pour toute occasion : 01.80.91.62.91 – contact@torah-box.com Communautés, Ecoles ou tout autre Etablissement : recevez ce feuillet chaque semaine.
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Ont participé à ce numéro : Ont participé à ce feuillet : ‘Hevrat Pinto, Rav Moché Pell, Jonathan Berdah
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