VAYÉTSÉ
5771
Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m
n°47
Yaakov quitte Béer Chéva pour se rendre à ‘Harane. En chemin, il s’arrête dans « le lieu » dont la Torah ne précise pas le nom et qui correspond au mont Moria (mont du Temple) et y dort. Il rêve d’une échelle plantée dans la terre et dont le sommet touche le ciel avec des anges qui y montent et descendent. D.ieu lui apparaît et lui promet que la terre sur laquelle il dort sera donnée à ses descendants. Le lendemain matin, Yaakov élève la pierre sur laquelle il a dormi en monument, comprenant que ce lieu témoigne de la résidence de D.ieu. A ‘Harane, Yaakov reste et travaille pour son oncle Lavane en gardant ses troupeaux. Lavane accepte de lui donner pour épouse Ra’hel, sa plus jeune fille que Yaakov demande en mariage, en échange de sept années de travail. Le soir du mariage, Lavane trompe Yaakov en lui donnant Léa, l’aînée des deux sœurs. Yaakov s’aperçoit du piège seulement le lendemain. Il peut épouser Ra’hel une semaine plus tard mais doit alors travailler sept années supplémentaires. Léa donne naissance à six garçons : Réouven, Chimone, Lévi, Yéhouda, Issa’har, Zévouloune, et une fille Dinah alors que Ra’hel reste stérile. Ra’hel décide alors de donner à son mari pour épouse sa servante, Bilah, afin qu’elle lui donne des enfants et qu’elle puisse à son tour concevoir. Bilah donne naissance à deux garçons : Dan et Naphtali. Léa à son tour donne sa servante Zilpah pour épouse et cette dernière met au monde Gad et Acher. Finalement, la prière de Ra’hel est exaucée et elle donne naissance à Yossef. Yaakov, après 14 années de travail, aspire à rentrer chez lui mais Lavane le persuade de rester. Yaakov prospère, malgré les tentatives répétées de Lavane de le tromper. Après six années supplémentaires, Yaakov quitte Lavane sans l’en informer, le soupçonnant de vouloir retenir sa famille et ses biens et finalement, retourne alors en terre promise où il est accueilli par des anges.
PARACHA : VAYÉTSÉ PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 16h57 • Sortie : 18h04
Feuillet dédié à l’élévation d’âme du jeune bébé Yonathan Daniel ben David (SITBON)
UN TRÉSOR DE LA PARACHA La joie des 7 jours de « Cheva Brakhot »
Berechit (29, 22) : « Et Essav dit à Yaakov : «Lavan rassembla tous les habitants du lieu et fit un festin » Le Talmud explique que ces jours-là étaient les sept jours de fête du mariage de Yaakov et Léa. Sur la grande importance des jours de la fête des jeunes mariés, le livre Menorat HaMaor (173) écrit : Les jours du mariage sont dignes d’un festin et de joie pour les mariés et leurs proches. Ils n’ont pas été donnés pour se remplir le ventre, mais pour glorifier et remercier Hachem qui les a amenés à se marier, et pour donner des cadeaux aux pauvres et les réjouir de la joie de la mitsva. La joie des sept jours de la fête a sa source dans la Torah, comme on le trouve dans le livre Pirkei DeRabbi Eliezer (16) au nom de Rabbi Yossi : «D’où savons-nous qu’il y a sept jours de fête ? De Yaakov, qui a fait sept jours de fête avant d’épouser Ra’hel, ainsi qu’il est dit : «Lavan a rassemblé tous les gens du lieu et a fait un festin» (Béréchit 29, 22).» Le Saint béni soit-Il a dit : «Vous avez réjoui mon serviteur Yaakov, Je donnerai votre récompense à vos enfants.» Le marié est semblable à un roi, de même que tout le monde loue un roi, tout le monde loue le marié. De même que le roi porte de beaux vêtements, le marié porte de beaux vêtements. De même qu’on fait un festin et qu’on se réjouit devant le roi, on fait un festin et on se réjouit devant le marié pendant tous les sept jours de la fête. De même que le roi ne sort pas seul dans la rue, le marié ne sort pas seul dans la rue. De même que le roi a le visage qui brille comme la lumière du soleil, le marié a le visage qui brille comme la lumière du soleil, ainsi qu’il est dit : «Il est comme un marié qui sort de la ‘houpa» (Téhilim 19, 5). Le Ben Ich ‘Haï (parachat Choftim) écrit : C’est une grande mitsva de réjouir les mariés, de plaisanter pour les amuser, et la récompense de ceux qui les réjouissent est très grande, il faut simplement faire attention à ne pas tomber dans la frivolité, ni dans une interdiction même légère, même d’origine rabbinique. C’est une mitsva de les réjouir avec des instruments de musique. Ici dans notre ville, à l’époque de mon grand-père, le Rav HaGaon, mon maître Rabbénou Moché ‘Haïm, le public voulait annuler les instruments de musique dans la fête des mariés, et mon grand-père ne l’a pas autorisé.
Villes dans le monde Lyon
16h56 • 18h00
Nice
16h51 • 17h54
Los Angeles 16h34 • 17h30
Marseille 17h00 • 18h02
Jerusalem 16h02 • 17h20
New-York 16h23 • 17h23
Strasbourg 16h36 • 17h43
Tel-Aviv
Londres
Toulouse
Bruxelles 16h43 • 17h52
17h15 • 18h17
16h21 • 17h21
15h59 • 17h09
Casablanca 17h13 • 18h09
Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath
LA PARACHA EN RÉSUMÉ
IL ÉTAIT UNE FOIS LA PARACHA L’obligation et le mérite d’enseigner la Torah Berechit (28,22) : «et tous les biens que tu m’accorderas, je veux T’en offrir la dîme.» Nos Sages nous enseignent que Yaakov a prélevé la dîme de son argent. Un jour, un idolâtre demanda à Rabbi Yéhohoua ben Lévi : « Où voyons-nous que Yaakov a prélevé la dîme de ses fils ? », et le Rabbi de répondre : « C’est son fils Lévi qui a servi de dîme : il l’a consacré au service Divin ! » De la même façon que Yaakov Avinou a consacré son fils – une partie de lui-même – pour le Kavod – pour l’honneur – d’Hachem, tout Talmid ’Hakham (érudit) se doit de consacrer une partie de son précieux temps d’étude, à enseigner la Torah à autrui. Et ce, même si cela doit engendrer un retard significatif dans son étude personnelle. Le Talmud (Erouvin 54b) raconte comment Rav Frida dut répéter à son élève 400 fois le même enseignement jusqu’à ce que celui-ci le comprenne ! Un jour, alors qu’il enseignait, Rav Frida fut appelé pour accomplir une Mitsva. Son élève, angoissé à l’idée que son maître puisse l’abandonner quelques heures, eut du mal à se concentrer. Rav Frida, voyant que les 400 répétitions n’étaient pas encore suffisantes se résigna à en ajouter 400 autres afin qu’il comprenne parfaitement le sujet ! Une voix céleste s’adressa alors à Rav Frida : « Préfères-tu que l’on t’ajoute 400 années de vie supplémentaires pour récompenser la patience et l’amour de la Torah que tu as montrés à ton élève, ou bien préfères-tu que tous les gens de ta génération accèdent à la vie éternelle ? » Rav Frida répondit qu’il optait pour la seconde proposition. Et Hachem déclara : « Donnez-lui l’un et l’autre ! » C’est ainsi qu’il vécut 400 années supplémentaires, pleines d’étude de la Torah. Le célèbre décisionnaire Rav Moché Feinstein a tranché qu’un Talmid ’Hakham doit consacrer au minimum le dixième de son temps d’étude, et jusqu’à un cinquième à l’enseignement de la Torah.
“ET TES YEUX VERRONT TES MAÎTRES”
Rav Menahem Mendel SCHNEERSON : «le Rabbi»
AU “HASARD”... Faut-il détruire le monde à cause des idiots ? Un philosophe demanda à Rabban Gamliel : Il est écrit dans votre Torah que Hachem votre D.ieu est un feu dévorant, un D.ieu jaloux, pourquoi est-il jaloux des idolâtres et pas de l’idole ? Il lui répondit : « Je vais te donner un exemple. A quoi cela ressemble-t-il ? A un roi de chair et de sang qui avait un fils unique. Ce fils élevait un chien et lui donna le même nom que son père. Quand il jurait, il disait : par la vie du chien mon père ! Quand le roi entendit cela, contre qui se fâcha-t-il, contre le fils ou contre le chien ? Naturellement, contre le fils ». L’homme répondit : « Est-ce que tu appelles l’idolâtrie un chien ? Mais elle est véritable ! » Il lui dit : « Qu’as-tu vu ? » Il répondit : « Une fois, un incendie a éclaté dans notre ville, la ville entière a été brûlée, et le Temple de l’idolâtrie n’a pas été brûlé ! » Il lui dit : « Je vais te donner une comparaison. A quoi cela ressemble-t-il ? A un roi de chair et de sang contre qui le pays s’était révolté. Quand il faisait la guerre, est-ce qu’il la faisait contre des vivants ou contre des morts ? Naturellement, contre les vivants ». Il lui dit : « Tu l’appelles un chien, c’est comme cela que tu l’appelles, alors qu’ils disparaissent du monde ! » Il répondit : « Si les idolâtres adoraient quelque chose dont le monde n’a pas besoin, l’idole disparaîtrait, mais ils adorent le soleil et la lune, les étoiles et les constellations, les torrents et les vallées, est-ce que le monde entier va être détruit à cause des imbéciles ? » (Talmud, traité Avoda Zara 54)
Association de diffusion du Judaïsme aux Francophones dans le Monde
LA VIE D’UN GRAND Rav Menahem Mendel SCHNEERSON : « le Rabbi » Rabbi Menahem Mendel Schneerson (1902 – 1994), plus connu sous le nom de Rabbi de Loubavitch, est le septième dirigeant spirituel de la hassidout Habad. Il est le descendant du rav Zalman Schneor de Liady, le « Admor Hazaken », fondateur de la hassidout Habad.
En 1941, lorsque les Allemands débarquent en France, le Rabbi et son épouse passent en zone libre et vont d’une ville à l’autre jusqu’à ce que le beau-père du Rabbi leur obtienne un visa pour les Etats-Unis où il se trouve depuis un an, après avoir échappé par miracle à l’anéantissement des Juifs de Varsovie.
Rabbi Menahem Mendel Schneerson est né le 11 Nissan 5662 (1902) à Nikolaïev. Son père était Rabbi Lévi Itshak, fils de Rabbi Barouh Chnéor. Sa mère était la Rabbanit Hanna, fille de Rabbi Meïr Chlomo Yanowski, le Rav de Nikolaïev et de la Rabbanit Beïla Rivka. Le Rabbi eut également deux frères, Rabbi Dov Ber, qui fut assassiné par les nazis et Rabbi Israël Aryé Leïb. Le Rabbi a cinq ans, lorsque sa famille déménage à Yékatrinoslav, en Ukraine. Son père devient le rav de la localité. Pendant sa jeunesse, il consacre la majeure partie de son temps à l’étude de la Torah, auprès de son père. Véritable prodige, il accumule toutes sortes de lectures et dévore les dictionnaires de langues étrangères. Sa chambre est tapissée de cartes astronomiques. Par ailleurs, on raconte qu’à l’âge de 10 ans, il sauta dans le Dniepr gelé pour sauver un enfant qui allait se noyer et qu’il manquera d’être emporté par le typhus qu’il avait attrapé lors d’une épidémie, après s’être porté volontaire en tant que secouriste. En 1923, il rencontre le rabbi Yossef Itshak à Rostov. Il a 21 ans, est distingué, ses connaissances sont remarquables et le rabbi lui offre la main de sa fille Haya Mouchka. Le mariage a lieu à Varsovie le 27 novembre 1928. Le jeune couple s’installe à Berlin. Le Rabbi étudie les Mathématiques à l’Université de la ville. En 1933, à la montée du nazisme au pouvoir, ils quittent l’Allemagne pour la France. Ils s’établissent à Paris et le Rabbi s’inscrit à la Sorbonne. Il accueille et réconforte les nombreux réfugiés qui débarquent dans la capitale et donne chaque semaine un cours à l’oratoire du 17 rue des Rosiers...
Le 28 Sivan 5701 (1941), le Rabbi et la rabbanite s’installent à New York. Dans un premier temps, il se consacre à la maison d’édition fondée par son beau-père et s’emploie à publier les écrits des précédents Rabbanim de Habad, en y ajoutant des références et des commentaires. Le 20 Menahem Av 5704 (1944), il perd son père et en 5710 (1950) son beau-père quitte ce monde. Le Rabbi consacre les années qui suivent à la fondation d’institutions dans le monde entier, en Afrique du Nord, en Israël, en Australie, au Canada. Le 10 Chevat 5711, il prend la tête des Hassidim Habad. Immédiatement, il se révèle être un dirigeant, un érudit et un maître. Il témoigne d’un amour sans limite pour chaque Juif, jeune ou vieux, religieux ou non. Sous son influence, le mouvement de Loubavitch connaît un élan extraordinaire. Sa personnalité et son charisme hors du commun, ont fait de lui une force dominante du monde religieux. Grâce à lui, des centaines de succursales du mouvement Habad ont vu le jour à travers le monde,
jusque dans les coins les plus isolés d’Asie et d’Amérique du sud. Aujourd’hui, le mouvement Habad compte des dizaines de milliers de disciples. Bien que n’étant jamais venu en Israël, le Rabbi de Loubavitch a beaucoup d’influence sur le milieu politique israélien. Le Rabbi refuse de reconnaître que le sionisme a marqué le début de la Guéoula. Jusque dans les années 1960, les chefs d’état d’Israël gardent leurs distances. Le Président Zalman Shazar, descendant d’une famille de rabbanim de Habad, lui rend alors une visite dans sa résidence de Brooklyn. Dès lors, plus l’influence du mouvement Habad s’accroît, plus nombreux sont les hommes politiques et les personnalités israéliennes qui suivent son exemple. Après la Guerre des Six Jours, le Rabbi soutient « l’intégralité de la Terre » et s’oppose à tout accord de « paix en échange de territoires » A la fin des années 1980, il recommande à ses disciples de soutenir le parti Agoudat Israël et l’empêche de se joindre à Shimon Pérès dans sa démarche visant à faire tomber le gouvernement d’union nationale. Le Rabbi reçoit des visiteurs de tous horizons, consacre à ces entrevues deux nuits par semaine et répond personnellement à d’innombrables lettres. En 1978, il est victime d’un incident cardiaque, mais il refuse de prendre du repos et continue de plus belle. Chaque dimanche, des centaines de personnes défilent devant lui des heures durant, pour recevoir le fameux « dollar ». Hommes, femmes, enfants, personnalités publiques affluent de toutes parts afin de lui demander bénédiction et conseil. Le 12 juin 1994 (3 Tamouz 5754), il quitte ce monde à l’âge de 92 ans, à la suite d’une violente attaque cérébrale. Depuis sa disparition, personne n’a été désigné pour lui succéder à la tête du mouvement. Que le souvenir du Tsadik soit une bénédiction pour tout le peuple juif !
UNE LOI, CHAQUE SEMAINE Où allumer les bougies de Chabbath ? Extrait du livre “Lois & Récits de Chabbath”, éditions Torah-Box (disponible sur www.torah-box.com/ebook)
L’essence de la mitsva est d’allumer les bougies à proximité de la table sur laquelle la famille prend son repas de Chabbath puisque cela fait partie de la réjouissance de Chabbath de manger à la lumière des bougies. Mais, en été, s’il a chaud chez lui et qu’il veut manger sur son balcon, même s’il ne voit pas de là-bas les bougies, il peut s’y rendre. Les bougies sont là pour réjouir et non pas pour faire souffrir. Il est conseillé de prévoir une lumière électrique sur son balcon avant Chabbath pour qu’elle l’éclaire au moment où il mange. À priori, il faut allumer les bougies à l’endroit où elles doivent être posées pendant Chabbath. Mais en cas de nécessité, si la femme est malade et alitée, il est permis de lui apporter les bougies pour qu’elle les allume et qu’elle fasse la bénédiction. On les ramènera ensuite à leur place. Dans les auberges où ils ne permettent pas d’allumer des bougies dans les chambres à coucher, de peur qu’un incendie se propage, tout le monde allume dans le réfectoire. Il ne faut pas faire la bénédiction à l’exception de la première femme qui allume. Mais après qu’elle ait fait la bénédiction, aucune autre femme peut faire la bénédiction à cet endroit. (Choul’han ‘Aroukh chapitre 263, paragraphe 8). Elles peuvent de toute façon faire la bénédiction sur une lampe électrique dans leur chambre et l’allumer comme cela a été dit plus haut. Les femmes achkénazes n’ont pas la même coutume. Elles peuvent faire la bénédiction même si ses amies l’ont devancée, ont fait la bénédiction et ont allumé au même endroit.
PERLE ‘HASSIDIQUE « Le chemin de la vérité implique une parfaite connaissance de son propre caractère, une pleine conscience de ses défauts et de ses qualités. Lorsque l’on connaît ses défauts, on a à cœur de les corriger. On ne s’acquittera pas de son obligation uniquement en poussant des soupirs» (Rabbi Yossef Itshak Schneerson)
QUIZZ PARACHA
q q q
1. Il pensait que Yaacov était chargé d’argent. 2. Il avait 84 ans.. 3. Dan.
1. Pourquoi Lavan a-t-il couru à la rencontre de Yaakov pour le saluer ? 2. Quel âge avait Yaakov quand il a épousé Léa et Rachel ? 3. Qui est le cinquième fils de Yaakov ?
« Chavoua Tov » est un feuillet hebdomadaire envoyé à environ 40.000 francophones dans le monde. Dédiez un prochain feuillet pour toute occasion : 01.80.91.62.91 – contact@torah-box.com Communautés, Ecoles ou tout autre Etablissement : recevez ce feuillet chaque semaine.
Nos partenaires
Ont participé à ce numéro : Hevrat Pinto, Rav Moshe Pell, Igal Elmkies, Raphaël Aouate
Diffusion de Judaïsme aux francophones dans le monde sous l’impulsion du Tsadik Rabbi David ABOUHATSIRA et du Grand-Rabbin Yossef-Haim SITRUK Tél. France : 01.80.91.62.91 – Tél. Israel : 077.429.93.06 – Web : www.torah-box.com - contact@torah-box.com Directeur de la publication : Binyamin BENHAMOU