VAETHANANE
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Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m
n°33 Feuillet dédié à la guérison complète de Laurence Dvora bat Myriam (DI NAPOLI)
LA PARACHA EN RÉSUMÉ
Elle raconte les supplications de Moché à cette époque-là, quand les bnei Israël sont arrivés au Jourdain, et évoque le souvenir du ‘Horev et du don de la Torah au peuple élu qui est sorti d’Egypte, avant le début du voyage qui a été évoqué dans la parachat Devarim. De là elle passe aux villes de refuge de l’autre côté du Jourdain, désignées par Moché à la fin du voyage. Puis elle revient au récit des Dix Commandements au ‘Horev, à la description des merveilles qui se sont produites à ce moment-là, et à la parole de Hachem à Son peuple. Le passage du Chema Israël est donné, avec la mise en garde de l’observance des mitsvot et la mise en valeur de l’amour de Hachem pour Son peuple.
UN TRÉSOR DE LA PARACHA Le deuil pour Jerusalem contient une certitude... Le premier Chabath qui suit Ticha BeAv est le Chabath de la joie de la consolation qu’on espérait. Il s’appelle «Chabat Na’hamou», du nom de la haftara : «Na’hamou na’hamou ami» («Consolez, consolez Mon peuple»). La haftara Na’hamou est la première des «Chiva DeNe’hamata», les sept haftarot de consolation qu’on lit dans le prophète Yéchaya pendant les sept Chabbathot qui suivent Ticha BeAv. Dans ces sept haftarot, il y a 144, correspondant aux 143 de remontrance qui se trouvent dans la Torah des parachiot Bé’houkotaï, Ki Tavo et Nitsavim, et la Chirat Ha’azinou, et la consolation est plus grande que la remontrance d’un verset. Il est dit dans le Talmud (Ta’anit 30a) : «Réjouissez-vous avec Jérusalem et soyez dans la joie à cause d’elle, prenez part à sa joie, vous tous qui êtes en deuil à son sujet» (Yéchaya 66, 10). Nous en concluons que quiconque prend le deuil pour Jérusalem mérite de voir sa joie.» Ces choses ont été dites au présent, «mérite», et non au futur. Par conséquent, où est la joie qui a été promise à toutes les générations passées, qui ont versé des torrents de larmes sur la destruction de Jérusalem ? C’est que le fait d’être en deuil sur la destruction constitue en soi la consolation. Comment cela ? Nos Sages ont dit : «Il y a un décret qui veut que celui qui est mort s’oublie du cœur.» Dans les Chroniques anciennes, nous lisons que les peuples qui ont perdu leur indépendance ont pris le deuil pendant une certaine période à cause de cette catastrophe, mais au fil des années ce deuil a fini par s’émousser, et les descendants de ces peuples se sont dispersés et assimilés entre les autres peuples qui étaient venus à leur place. En ce qui concerne ces peuples, le décret sur le mort s’est accompli, et ils ont été oubliés du cœur. Seul le peuple d’Israël, qui est en deuil depuis près de deux mille ans sur la destruction de son pays et de son Temple, qui reste en deuil et refuse de se consoler, n’est pas en deuil sur quelque chose qui est mort et a disparu du monde. Le peuple d’Israël ne s’est jamais résigné à sa situation, il n’a jamais désespéré du salut, sachant que notre sauveur reviendra bel et bien vers nous. Maintenant nous comprenons les paroles du Talmud «il mérite de voir sa joie». Le fait même que les bnei Israël continuent à rester en deuil est un signe que le Temple n’est pas mort, car s’il était mort, il y a un décret selon lequel le mort s’oublie du cœur. Et maintenant il «mérite de voir sa joie», la joie de ce que l’espoir ne soit pas perdu. Le Temple descendra tout construit dans le feu, car le peuple d’Israël n’a jamais désespéré, et en vérité, immédiatement après le jeûne, nous fêtons le Chabbath Na’hamou, dans la joie et l’allégresse, même pendant les années écoulées où rien ne s’est passé, où le Temple n’a pas été construit et où le sauveur n’est pas encore venu. Mais nous sommes restés en deuil pour Jérusalem, c’est pourquoi nous avons la certitude qu’elle se relèvera.
CHABBATH : VAETHANANE PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 21h24 • Sortie : 22h41
Villes dans le monde Lyon
21h03 • 22h14
Nice
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Los Angeles 19h43 • 20h42
Marseille 20h53 • 22h00
Jerusalem 19h02 • 20h22
New-York 20h03 • 21h07
Strasbourg 21h02 • 22h17
Tel-Aviv
Londres
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Bruxelles 21h25 • 22h45
21h10 • 22h18
19h23 • 20h25
20h45 • 22h07
Casablanca 19h20 • 20h19
Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath
Contrairement à la paracha Devarim, où Moché avait reconstitué les événements du début et de la fin du voyage du peuple depuis le ‘Horev et la conquête du pays, la parachat Vaethanane traite des événements qui se sont produits au début et à la fin sans faire partie du voyage ni de la conquête du pays, avec un accompagnement de paroles de moussar que l’on peut apprendre des événements, et surtout une mise en garde contre l’idolâtrie.
IL ÉTAIT UNE FOIS LA PARACHA Un pharmacien sauve tant de vies ! Rabbi ‘Haïm Kaniewsky raconta ce qu’il avait entendu de Rabbi Eliaou Douchnitzer (zatsal) : Le rav raconta comment le pharmacien de la ville de Minsk eut le mérite de s’occuper de toutes «les entreprises saintes». Un jour, le ‘Hafets ‘Haïm se trouvait dans la ville et entra dans sa pharmacie afin d’acheter un certain médicament. Le ‘Hafets ‘Haïm lui dit : « Vraiment je vous jalouse, quel mérite extraordinaire avez-vous de sauver autant de vies ! » Le pharmacien lui répondit qu’il n’exerçait cette profession que dans le but de subvenir à ses besoins ! » Le ‘Hafets ‘Haïm lui répondit :« Vous devez avoir l’intention de faire tout ce que vous faites «Lechem Chamaïm» (au nom du Ciel) et dans l’intention d’accomplir une Mitsva. Cependant, comme vous devez aussi subvenir à vos besoins, vous encaissez aussi pour cela de l’argent ! » Le pharmacien écouta le conseil du ‘Hafets ‘Haïm et c’est grâce à cela qu’il devint une des personnes importantes de la communauté ! (source: Derekh Si’ha)
“ET TES YEUX VERRONT TES MAÎTRES”
Rav Achi
AU “HASARD”... Le Séfer Torah est tombé par terre Question de Jeremy : «Bonjour Rav j’ai fait un rêve cette nuit, j’ai rêvé que je faisais tomber un Séfer Torah par terre, j’etait en train de le tenir mais en manque de force il est tombé. Qu’est-ce que ça veut dire?» Réponse du rav Ron CHAYA : «Chalom Jeremy, nos Sages ne se sont pas exprimés à propos du rêve où l’on voit un Séfer Torah tomber par terre. Par contre, ils ont dit que si on rêvait d’un Séfer en train de brûler, il fallait jeûner, et dans la mesure où il y a une certaine ressemblance entre ces deux rêves, je pense qu’il serait bien de donner un peu d’argent à la tsédaka et cela suffira.»
Association de diffusion du Judaïsme aux Francophones dans le Monde
LA VIE D’UN GRAND Rav Achi Le mot Talmud signifie en hébreu littéraire Enseignement et représente le commentaire de la Michna produit par les maîtres des académies d’Erèts Israël et de Babylonie, les Amoraïm. l existe deux Talmud : Le Talmud Yérouchalmi (de Jérusalem achevé vers la fin du IVe siècle), qu’il serait plus exact d’appeler Talmud d’Erèts Israël, rédigé en hébreu et en araméen parlé en Israël à l’époque. Il rend compte des débats des académies de Lydda, Tibériade, Sepphoris, Césarée (les centres d’étude les plus importants en Erèts Israël à l’époque).
sept chefs. L’école de Néhardéa, délaissée depuis la destruction de cette ville par Bèn Naçar (Odenat), avait aussi repris, à cette époque un certain rang. Mais l’école de Soura jouit d’une suprématie incontestable, et les plus anciens Amoraïm tels que Amêmar, MarZoutra et d’autres, reconnurent l’autorité de Rav Achi. Même les deux grands exilarques de son époque, Mar-Kahana et Mar-Zoutra, acceptaient ses décisions. Ce n’était plus, comme autrefois, à Nehardéa ou à Pumbédita, mais à Soura que les exilarques recevaient les délégués des communautés babyloniennes et
Le Talmud de Babylone, rédigé en hébreu et en araméen babylonien, témoigne pour sa part de l’activité des écoles de Soura, Néhardéa, Poumbédita et Mahoza ((les centres d’étude les plus importants de Babèl à l’époque). Il s’est constitué progressivement et sa mise en forme définitive a été engagée par Rav Achi (352427 de l’ère vulgaire), chef de l’académie de Soura, et achevée par l’un de ses successeurs, Ravina (décédé en 499). C’est le Talmud de Babylone dont l’autorité devait s’imposer qui est devenu dans le judaïsme, à côté du Tanakh, voire plus, un objet d’étude fondamental. Rav Achi originaire d’une famille très ancienne et très riche, était remarquablement doué. A l’âge de vingt ans, il fut placé à la tête de l’école de Soura, où il parvint à attirer de nombreux élèves. Le local de l’école menaçant de s’effondrer, il le fit entièrement reconstruire, et pour activer les travaux, il les surveilla jour et nuit jusqu’à leur complet achèvement. Sur son ordre, les ouvriers donnèrent à ce bâtiment une grande hauteur et dominait les autres édifices de la ville. Rav Achi joignait à la dialectique pénétrante de l’école de Poumbédita la vaste érudition des Amoraïm de Soura. Son autorité halakhique était aussi considérable qu’avait été celle de Raba, et ses contemporains lui donnèrent le titre de Rabbana (notre maître). Rav Achi resta cinquante-deux ans à la tête de l’école de Soura. Pendant ce laps de temps, l’académie de Poumbédita eut
convoquaient les assemblées générales. Rav Achi fit de Soura le centre de la vie religieuse de la Babylonie juive et assura à cette ville une influence prépondérante dans la direction du judaïsme babylonien. Grâce à ses éminentes qualités et à sa situation élevée, Rav Achi put entreprendre une œuvre qui exerça une profonde influence sur les destinées comme sur le développement du peuple juif. Il commença le travail gigantesque de rassembler et de mettre en ordre l’énorme quantité d’explications ; de déductions et de développements qui, sous le nom de Talmud, avaient été ajoutés à la Michna. Un des principaux motifs de cette entreprise fut certainement le souci de préserver de l’oubli ces matériaux considérables,
accumulés par trois générations d’Amoraïm, qui étaient confiés à la seule mémoire. Rav Achi eut la bonne fortune de pouvoir travailler à la coordination de ces matériaux pendant cinquante-deux ans. Chaque année, pendant quelques mois, où collègues et disciples étaient réunis autour de lui, il étudiait avec ses auditeurs un certain nombre de traités de la Michna et y ajoutait les explications et développements talmudiques. Au bout de trente ans, il avait ainsi soigneusement étudié près de quarante traités. Les matériaux étaient prêts, il ne s’agissait plus que de les réviser et les mettre en ordre. Rav Achi consacra à ce travail la seconde période de son activité. En coordonnant le Talmud, Rav Achi compléta l’œuvre commencée deux siècles auparavant par Rabbi Yéhouda Hanassi. Cette coordination présentait cependant de très graves difficultés. La Michna rapporte sèchement les décisions juridiques formulées dans des paragraphes distincts, qu’il n’était pas trop difficile de mettre en ordre. Le Talmud, au contraire, montre en quelque sorte sur le vif le développement de la tradition orale, il indique la genèse des diverses lois, en fait ressortir l’esprit et enregistre les raisonnements plus ou moins subtils qui ont conduit aux diverses conclusions. La rédaction du Talmud est certainement un des faits les plus considérables de l’histoire juive ; le Talmud babylonien (Talmud Babli) devint, en effet, pour le judaïsme un élément d’action très important. Quoiqu’il ait consacré principalement son activité à la rédaction du Talmud, Rav Achi ne se résigna cependant pas à employer exclusivement ses facultés à un simple travail de compilation. Il résolut un grand nombre de questions restées jusque-là obscures ou mal comprises, et les solutions qu’il en donne sont le plus souvent aussi remarquables par leur justesse et leur profondeur que par leur simplicité. (Biographie réalisée par le Rav Meïr Hazan) Que le souvenir du Tsadik soit une bénédiction pour tout le peuple juif !
UNE LOI, CHAQUE SEMAINE 9 AV : L’interdiction de se laver et de s’oindre La coutume séfarade est de permettre de se laver, et ce, même à l’eau chaude, jusqu’avant la semaine du 9 Av. Durant cette semaine, il ne sera permis de se laver qu’à l’eau froide. La coutume ashkénaze, ainsi que l’usage de ceux qui se conforment au Ben Ich Hai, est d’interdire de se laver à partir de Roch Hodech Av et ce, même à l’eau froide. La veille de Chabat Hazon, il sera permis de se laver les mains, les pieds, et le visage à l’eau chaude mais sans savon. Certains permettent aussi, de se shampouiner la tête la veille de Chabat Hazon. Dans les contrées particulièrement chaudes, la conduite à tenir sera différente. Pour un séfarade, il sera donc permis d’aller à la piscine ou à la mer même la veille du 9 Av puisque l’eau n’y est pas réellement chaude. Pour un ashkénaze, ce sera permis jusqu’à Roch Hodech Av. Cependant, il faudra faire particulièrement attention à ne pas se baigner dans des endroits qui pourraient s’avérer dangereux, vu que ces jours sont propices aux dangers. Toutes ces limitations ne concernent que des bains de confort, mais dans les contrées où les fortes chaleurs, rendent la transpiration difficilement supportable à la personne elle-même ainsi qu’à son entourage, les décisionnaires ashkénazes autorisent de se laver au savon même pendant la semaine du 9 Av avec de l’eau froide ou même tiède. (Une eau est considérée tiède lorsque sa chaleur est insuffisante pour procurer un plaisir mais suffisante pour réduire le froid de l’eau). Si la personne est enrhumée ou extrêmement sensible au point qu’il lui est impossible de se laver à l’eau tiède, il serait possible de le lui autoriser de se doucher même à l’eau chaude car son intention n’est pas son confort mais de retirer la transpiration. L’utilisation de pommades, crèmes parfums et autres déodorants est autorisée durant toute cette période à l’exception du 9 Av lui-même où seul le déodorant est permis. (rav Azriel COHEN-ARAZI)
PERLE ‘HASSIDIQUE « Celui qui étudie la Torah sans se donner de la peine pour cela, qui faute puis se pardonne lui-même, qui prie parce qu’hier il a prié, le pire des méchants est encore meilleur que lui » (Rabbi Ménahem Mendel de Kotzk)
QUIZZ PARACHA
1. Quel surnom fut donné au temple que Moché désirait tant voir ? 2. Combien existe-t-il de sortes de prières ? 3. Les enfants d’Israël furent tous unis à un moment donné de l’histoire. Dans quelles circonstances ? 1. Lévanone. 2. 10. 3. Au moment du don de la Torah.
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« Chavoua Tov » est un feuillet hebdomadaire envoyé à environ 40.000 francophones dans le monde. Dédiez un prochain feuillet pour toute occasion : 01.80.91.62.91 – contact@torah-box.com Communautés, Ecoles ou tout autre Etablissement : recevez ce feuillet chaque semaine.
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Ont participé à ce numéro : Hevrat Pinto, Eliaou Hassan, UniversTorah.com, Raphaël Aouate
Diffusion de Judaïsme aux francophones dans le monde sous l’impulsion du Tsadik Rabbi David ABOUHATSIRA et du Grand-Rabbin Yossef-Haim SITRUK Tél. France : 01.80.91.62.91 – Tél. Israel : 077.429.93.06 – Web : www.torah-box.com - contact@torah-box.com Directeur de la publication : Binyamin BENHAMOU