RÉÉH
5770
Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m
n°35 Feuillet dédié à l’élévation d’âme de Eliahou Méïr ben David Chalom (HAZIZA)
LA PARACHA EN RÉSUMÉ
Elle commence par l’ordre de donner la bénédiction et la malédiction sur l’accomplissement des mitsvot, en arrivant à Elonei Moré. Ensuite, on ordonne au peuple de servir Hachem à l’endroit choisi comme centre unique, après avoir extirpé les idoles, et de ne pas se laisser entraîner par les divers incitateurs qui risquent de faire fauter Israël en les détournant de Hachem. Le corps doit être sanctifié dans sa forme extérieure et dans la nourriture, «car tu es un peuple saint». On observera le «Maasser» et la Chemita dans la récolte de la terre et la vie de la société par la chemita de l’argent et la générosité envers les pauvres, et par la Chemita de l’esclave qui redevient libre ou se fait percer l’oreille. A la fin de la paracha il est question d’un service plus facile qui a également lieu dans le Sanctuaire, à propos de l’aîné de la bête quand il n’a aucun défaut, et les sacrifices des fêtes au lieu choisi.
CHABBATH : RÉÉH PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 21h05 • Sortie : 22h17
UN TRÉSOR DE LA PARACHA Maasser Devarim (14, 22) : «Tu prélèveras certainement la dîme de toute la récolte de ce que tu as semé» Nous avons reçu l’ordre de prendre le Maasser (la dîme) de notre récolte et de l’emmener pour le manger à Jérusalem quatre fois tous les sept ans, c’est ce qu’on appelle Maasser cheni, ainsi qu’il est dit «Tu prélèveras certainement la dîme de toute la récolte de ce que tu as semé». Hachem nous a choisis et désire que nous étudiions tous la Torah et que nous connaissions Son Nom. Mais comme la plupart des gens se laissent attirer par ce qui est matériel, et ne s’intéressent pas à l’étude continuelle de la Torah. Hachem s’est arrangé dans Sa sagesse pour nous donner un lieu où tout le monde connaîtrait de toutes façons les paroles de la Torah, car il n’y a pas de doute que tout le monde cherche à fixer sa demeure à l’endroit où se trouve son argent. C’est pourquoi quand chacun amène le Maasser de sa récolte à Jérusalem, où se trouvent les Sages qui connaissent la Torah, il ira ou il enverra son fils, pour qu’il étudie là-bas et se nourrisse pendant qu’il sera sur place des fruits en question. De cette façon, il y aura dans chaque maison d’Israël quelqu’un de sage qui connaît la Torah, et qui répandra ses connaissances dans toute la maison de son père. Ainsi le pays se remplira de la connaissance de Hachem. En effet, s’il n’y a dans une ville qu’un seul sage, ou même dix sages, beaucoup de gens de la ville ne viendront pas le trouver même une seule fois, et même s’ils l’entendent souvent parler, en rentrant chez eux ils oublient tout. Mais s’il y a dans chaque maison quelqu’un qui les dirige, qui vive avec eux, et qui les guide et les met en garde, alors on ne trouvera aucune faute parmi eux, et ils mériteront ce qui est écrit «Je placerai Ma résidence parmi vous… vous serez Mon peuple et Moi Je serai votre D.». A notre époque où à cause de nos fautes nous ne pouvons plus amener notre Maasser au Temple qui n’existe plus, nous pouvons accomplir cette mitsva en rentrant dans des endroits de sainteté, les synagogues et les maisons d’étude, pour apprendre des érudits qui se trouvent là, la façon de se comporter et les choses à faire. Nous enverrons aussi nos fils étudier la Torah et l’accomplir. Ainsi nous réaliserons au moins le but de la mitsva, et nous mériterons dans chaque maison d’élever des enfants qui feront la gloire du peuple d’Israël, dont il est dit «Israël en qui Je me glorifie». Et quand Hachem verra nos efforts pour accomplir Sa Torah, Il nous rendra le Temple et nous délivrera totalement, rapidement et de nos jours, Amen.
Villes dans le monde Lyon
20h46 • 21h53
Nice
20h31 • 21h36
Los Angeles 19h32 • 20h29
Marseille 20h37 • 21h42
Jerusalem 18h52 • 20h11
New-York 19h49 • 20h51
Strasbourg 20h43 • 21h54
Tel-Aviv
Londres
Toulouse
Bruxelles 21h04 • 22h18
20h54 • 21h59
19h13 • 20h13
20h24 • 21h40
Casablanca 19h09 • 20h06
Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath
La section «Rééh» commence une nouvelle partie du livre de Devarim. Alors que les sections précédentes revenaient sur les événements du peuple dans le désert et sur la leçon à en tirer, celle-ci traite de la venue en Terre d’Israël et des lois qui s’appliqueront, en général et en ce qui concerne les idoles, par opposition au Sanctuaire de Hachem au lieu qu’Il choisira.
IL ÉTAIT UNE FOIS LA PARACHA Fuir la transgression, même en chaussettes... On raconte sur Rabbi Zalman de Vilna qu’un jour, il était dans sa chambre le Chabbath en train d’étudier la Torah, et tout à coup rentra chez lui une femme qui ne savait pas que la femme de Rabbi Zalman n’était pas à la maison à ce moment-là. Rabbi Zalman craignit l’interdiction de s’isoler avec elle, et sans attendre un seul instant, il se leva rapidement et courut dehors. Au moment où la femme était entrée il portait des seulement des chaussettes, et c’est ainsi qu’il courut dehors, sans prendre le temps de mettre ses chaussures. Il neigeait très fort dehors, et Rabbi Zalman se tint dans la neige avec ses chaussettes sans rentrer chez lui. Puis, craignant l’interdiction d’essorer (un des travaux interdits le Chabbath), il enleva ses chaussettes et se tint pieds nus dans la neige. Le froid perçant ne l’empêcha pas de tenir compte de l’interdiction de s’isoler avec une femme...
“ET TES YEUX VERRONT TES MAÎTRES”
Rabbi Nahman de BRESLEV
AU “HASARD”... Chemirat haLachone : quelques règles de base (suite) 7- Il est interdit de raconter qu’une personne a commis une transgression ou n’a pas fait telle mitsva, même s’il s’agit d’une avéra que les gens ont pris l’habitude de faire, et même s’il s’agit d’une mitsva ou d’un interdit de nos Sages. Ceci s’applique si l’on peut supposer que la personne a commis cette faute par ignorance. En revanche, si elle savait que cela est interdit, nous en parlerons par la suite. 8- Il est interdit de dire qu’une personne ne veut pas étudier la Torah, car on peut supposer qu’elle n’est pas consciente de la gravité de ne pas étudier la Torah. 9- Il est interdit de dire qu’une personne refuse de prêter de l’argent ou qu’elle ne rend jamais service à personne, même si elle est coutumière du fait. De même, il est interdit de dire qu’une personne garde rancune ou se venge. 10- Il est interdit de dire que quelqu’un n’est pas érudit, ou n’est pas intelligent, même dans la vie quotidienne. 11- Il est interdit de dire d’une personne qui fait une dracha (énonce des paroles de Torah) publique qu’il n’y a rien d’intéressant dans ses propos.
Association de diffusion du Judaïsme aux Francophones dans le Monde
LA VIE D’UN GRAND Rabbi Nahman de BRESLEV Rabbi Na’hman naquit le 1er Nissan 5532 (1772) dans la ville ukrainienne de Mezhibozh. Son père, Rabbi Sim’ha, était le fils de Rabbi Na’hman de Horodenka, une des grandes figures du début du hassidisme, érudit, et qui fut l’un des plus éminents disciples du fondateur du ‘hassidisme, Rabbi Israël Ba’al Shem Tov. Du côté de sa mère, Feige, Rabbi Na’hman descendait du Ba’al Shem Tov en personne et ses oncles maternels, Rabbi Moshé ‘Haïm Ephraïm de Sedilkov et Rabbi Baroukh de Mezhibozh furent eux-mêmes d’importants chefs hassidiques. Dès sa plus tendre enfance, Rabbi Na’hman se distingua par son caractère et ses qualités. Il avait une aptitude spirituelle éclatante et dès sa jeunesse, il se signala par sa perspicacité et, mieux encore, par son érudition. Malgré sa vivacité et sa turbulence, il était pénétré d’une profonde crainte de D.. On rapporte qu’étant enfant, il rougissait de honte quand il pensait avoir fait quelque péché. Comme le voulait alors la coutume, il fut marié à l’âge de quatorze ans et il alla s’installer chez son beau-père dans un petit village proche de la bourgade de Medvedivka. Pendant les cinq années qu’il passa dans le village, il se consacra essentiellement à l’étude de la Torah et à la prière. Déjà certaines personnes commencèrent à se joindre à lui, attirées par sa personnalité, et elles firent de lui leur maître et leur guide. A l’approche de sa vingtième année, il déménagea dans une bourgade et nombreux furent ceux qui virent en lui un chef ‘hassidique. Dès cette époque, sa démarche s’avéra originale et spécifique, irréductible à celle de la plupart des grands représentants du ‘hassidisme. Du fait de son jeune âge et, en outre, des critiques virulentes qu’il émit à l’encontre des gens importants, il s’attira de plus en plus d’ennuis qui dégénérèrent en une controverse acharnée. En l’an 5558 (1798), il décida soudain de partir pour Erets Israël. Durant toute son existence, il concentra ses pensées sur Erets Israël et il y voyait un pôle d’attraction spirituelle. Il ressentit l’obligation de mener à bien ce que son arrière-grand père le Besht (Baal Chem Tov) avait tenté sans succès : se trouver effectivement en Terre Sainte. Pour ce faire, il quitta et abandonna quasiment sa
famille et il se mit en route en compagnie de son premier disciple qui, durant toute son existence, resta son fidèle serviteur. Passant par Odessa et Constantinople il parvint en Erets Israël. Ce voyage fut semé de difficultés, d’aventures et d’évènements mystérieux. Toutes les difficultés matérielles et spirituelles qui se produisirent pendant leur odyssée sont retracées dans un petit livre de récits écrits par son compagnon de route. Rabbi Na’hman tenait à voyager incognito et cela lui valut d’être en butte à divers soupçons. Ses tourments spirituels qui se manifestèrent sous des formes
bizarres ne firent qu’accroître le mystère et l’étrangeté qui planaient autour de sa personne. En outre, son voyage coïncida avec le moment où Napoléon arriva en Erets Israël pour enlever le pays aux Turcs. Rabbi Na’hman parvint à destination et il resta là-bas quelques mois, essentiellement à Tibériade et à Safed. Après des aventures incroyables (parmi lesquelles il faut signaler son emprisonnement par les Turcs et sa libération grâce à la rançon payée par la communauté juive de Rhodes), il revint chez lui. Au commencement de l’année 5559 (1799) il partit s’installer dans la ville de Zlatopoli où il résida pendant environ deux ans. Dans des circonstances encore obscures, il s’attira l’inimitié de Rabbi Aryeh Leib, l’»aïeul de Shpoly», qui habitait la ville voisine. Cette controverse et celles qui s’en suivirent se prolongèrent durant tout le reste de ses jours et lui occasionnèrent en
tout lieu de grandes souffrances. Ses ‘hassidim et lui-même furent persécutés par un grand nombre d’éminents chefs hassidiques; après sa mort, ces persécutions se reportèrent sur ses disciples et persistèrent pendant des générations; dans certains endroits, elles se traduisirent par des excommunications. Bien que Rabbi Na’hman évitât toujours de se laisser aller activement au jeu de la polémique et qu’il fût soutenu par son puissant oncle, Rabbi Baroukh de Mezhibozh, par le Voyant de Lublin (qui approuva son livre) et par Rabbi Shneor Zalman de Liady, l’opposition qui se déchaîna contre lui et contre son enseignement ne désarma pas. Les chefs ‘hassidiques qui l’appuyaient ne se trouvaient pas dans son entourage immédiat et ils étaient uffisamment occupés par leurs propres problèmes et par leurs propres luttes avec les adversaires du ‘hassidisme : ils ne purent donc pas soutenir réellement Rabbi Na’hman. En l’an 5562 (1802), Rabbi Na’hman s’installa dans la grande ville de Breslev où il passa quelques années et où il produisit l’essentiel de son oeuvre spirituelle. Là, se joignirent à lui plusieurs de ses disciples les plus éminents. C’est à Breslev qu’il endura plusieurs malheurs dans sa vie personnelle : il perdit sa femme, plusieurs de ses enfants moururent, parmi lesquels son jeune fils qu’il chérissait tout particulièrement et en qui il plaçait ses espoirs et les espoirs de la génération suivante. C’est là enfin qu’il contracta la phtisie à laquelle il devait succomber. En l’an 5570, il déménagea à Uman en sachant qu’il devait y mourir. Il y passa ses derniers jours jusqu’à sa mort le 18 Tichri 5571 (1810). Que le souvenir du Tsadik soit une bénédiction pour tout le peuple juif !
UNE LOI, CHAQUE SEMAINE L’allumage des bougies de Chabbath (partie 2) Extrait du livre “Lois & Récits de Chabbath”, éditions Torah-Box (disponible sur www.torah-box.com/ebook)
La préparation des bougies Il est bien que l’homme s’occupe de la préparation des veilleuses, du bougeoir ou de mettre l’huile et les mèches dans les verres comme il est souligné par notre Maître le Ari zal. De même, le gaon Rabbi Yossef ‘Haïm avait l’habitude de préparer et d’arranger les bougies comme il est enseigné dans son livre « Ben Ich Haï ». C’est aussi une ségoula pour la paix du foyer. La plus grande partie de la mèche Lorsqu’on allume les bougies, il ne faut pas retirer sa main de la bougie avant que la plus grande partie de la mèche soit allumée. Vêtus des habits de Chabbath Il est souhaitable d’allumer les bougies lorsque tout le monde est vêtu de ses habits de Chabbath. Mais si le temps presse, il vaut mieux allumer puis s’habiller. Les nuages et le vent Une femme qui a allumé les bougies de Chabbath, mais au bout de quelques instants, elles se sont éteintes à cause du vent, s’il est évident que le soleil ne s’est pas encore couché et qu’elle n’a pas encore accepté le Chabbath, elle allumera de nouveau sans bénédiction. Mais si l’heure est très proche du coucher du soleil, elle n’allumera pas les bougies pour ne pas tomber, à D.ieu ne plaise, dans une probable profanation de Chabbath.
PERLE ‘HASSIDIQUE Dernières paroles de Rabbi Eliezer, à son fils, Rabbi Israël Baal Chem Tov (qui n’avait que 5 ans) avant de quitter ce monde : « N’ai jamais peur de rien ni de personne. Mais garde constamment la crainte de D.ieu ».
QUIZZ PARACHA
1.Quel fut le premier commandement ordonné aux enfants d’Israël, lors de leur entrée en Erets Israël ? 2. A propos de quel sacrifice mentionné dans notre paracha est-il prescrit de rester la nuit à Jerusalem ? 3. Quelle mitsva est-il conseillé de réaliser à des centaines de reprises ? 1. Détruire les 7 peuples idolâtres. 2. Korban Pessah. 3. Tsédaka.
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Ont participé à ce numéro : Hessed vé David, Hevrat Pinto, Toratenou, Charline Soussen
Diffusion de Judaïsme aux francophones dans le monde sous l’impulsion du Tsadik Rabbi David ABOUHATSIRA et du Grand-Rabbin Yossef-Haim SITRUK Tél. France : 01.80.91.62.91 – Tél. Israel : 077.429.93.06 – Web : www.torah-box.com - contact@torah-box.com Directeur de la publication : Binyamin BENHAMOU