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Paracha PINHAS

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PINHAS

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Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m

n°30 Feuillet dédié à l’élévation d’âme de Laetitia Raymonde Simha bat Aïcha (ELBAZ) et à la consolation des familles Elbaz & Jakubowicz

LA PARACHA EN RÉSUMÉ

UN TRÉSOR DE LA PARACHA

Pin’has, petit-fils d’Aharon, est récompensé pour son action zélote par laquelle il a tué le prince de la tribu de Chimone, Zimri, et la princesse Midianite. D.ieu lui accorde une alliance de paix et la Prêtrise pour lui et sa descendance.

Moïse intronise Josué qui sera son successeur et mènera le peuple vers la Terre d’Israël. La paracha se conclut par une liste complète des sacrifices quotidiens et de ceux qui doivent être offerts en plus pour des jours spécifiques (en hébreu «Moussaf»): Chabbat, Roch ‘Hodech (nouveau mois), Pessa’h, Chavouot, Roch Hachana, Kippour, Souccot et Chémini Atséret.

CHABBATH : PINHAS PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 21h40 • Sortie : 23h02

Bamidbar (27,17) : « Qui sorte devant eux et rentre devant eux » L’une des caractéristiques d’un véritable chef est qu’il marche devant le peuple et ne se laisse pas entraîner à sa suite. Son devoir est de les élever jusqu’à lui et non de s’abaisser jusqu’à eux, et en même temps de tenir compte de leurs exigences. C’est ce qui est écrit : «qui sorte devant eux», qu’il soit toujours au front et entraîne le peuple derrière lui. Dans ce contexte, le gaon Rabbi Israël de Salant explique ainsi ce que disent les Sages dans le traité Sota : «Dans la période précédant la venue du Machia’h, la face de la génération ressemblera à la face du chien». Les Sages ont comparé la face de la génération à celle du chien, et apparemment qu’est-ce qui se cache derrière cette image ? Rabbi Israël de Salant l’explique ainsi : La nature du chien est de toujours courir devant son maître, et il se retourne de temps en temps pour voir quelles sont les intentions de son maître et se tourner dans la bonne direction. A notre génération, ceux qui voudraient être les chefs et les porte-parole de la génération «ressemblent à la face du chien», car ils se comportent de la même façon que le chien. Certes, ce sont eux qui marchent devant le peuple et se tiennent à sa tête, mais ils n’ont pas de principes fermes et établis. Au contraire, ils tournent de temps en temps la tête en arrière pour voir ce qu’en pensent la rue, les médias et les journaux, et c’est en fonction de cela qu’ils décident de leur opinion afin de plaire aux masses. C’est quelque chose de très grave, car un véritable chef doit être quelqu’un qui a une opinion personnelle pour marcher devant le peuple et lui indiquer la voie de Hachem, même si cela lui vaut d’être soumis à la critique de l’opinion publique. C’est pourquoi Moché a demandé à Hachem de placer à la tête de la communauté un homme qui sorte devant eux et qui rentre devant eux, c’est-à-dire un véritable chef qui ne tourne pas la tête pour regarder le peuple et le conduire selon ses désirs.

Villes dans le monde Lyon

21h16 • 22h31

Nice

20h58 • 22h10

Los Angeles 19h50• 20h52

Marseille 21h04 • 22h16

Jerusalem 19h09 • 20h31

New-York 20h13 • 21h21

Strasbourg 21h17 • 22h39

Tel-Aviv

Londres

Toulouse

Bruxelles 21h41 • 23h10

21h21 • 22h33

19h29 • 20h33

21h03 • 22h34

Casablanca 19h27 • 20h28

Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath

D.ieu demande un dénombrement du peuple juif qui donne le chiffre de 601 730 hommes agés de 20 à 60 ans. Moïse reçoit les lois sur le partage de la terre d’Israël entre les tribus, partage qui se fera par tirage au sort. A ce propos, les cinq filles de Tsélof’had, qui est mort sans laisser de fils, réclament la part de la terre qui revient à leur père. D.ieu accepte leur demande et en inclut le principe dans les lois sur l’héritage.

Nos «chefs» ressembleront à la face du chien


IL ÉTAIT UNE FOIS LA PARACHA Taref ! Taref ! On raconte sur Rabbi ‘Haïm Ozer Grodzinsky que la nuit de Pessa’h, après la fin de la prière du soir, les fidèles passaient devant lui pour lui souhaiter «Bonnes fêtes». L’un des fidèles s’attarda auprès de lui pendant quelques instants de plus et lui murmura quelque chose à l’oreille. Tout à coup, le Rav s’écria à haute voix: Taref! Taref! (impur, impur!). Alors le public se pressa autour de celui qui avait chuchoté: «Viens chez moi!» «Bienvenue!» Qu’est-ce que le juif avait murmuré au Rav? Et que signifiait l’exclamation du Rav: Taref? Le juif avait murmuré au Rav qu’il était un invité solitaire, qui n’avait pas où être la nuit du séder, et le Rav dans sa sagesse s’était écrié: Taref!, comme si le juif lui avait posé une question sur une bête qu’il avait égorgée en l’honneur de la fête, et que le Rav lui avait répondu qu’elle était taref, donc que tout ce qu’il avait cuit était interdit. Les assistants avaient compris ce qui se passait, et maintenant il se faisait inviter avec tous les honneurs.

“ET TES YEUX VERRONT TES MAÎTRES”

Rabbi Yaacov Itshak WEISS (à droite)

AU “HASARD”... Un moment déchirant, une grande dignité J’ai assisté ce vendredi à Bnei-Brak, veille de Chabbath, à l’enterrement d’une jeune maman francophone de 6 enfants. Un moment de douleur intense pour le mari, les familles respectives, les centaines d’amis réunis, tous les yeux larmoyant écoutant l’oraison funèbre d’un mari à son épouse défunte et «irremplaçable» selon ses mots. Puis, il précisa ses paroles dont je vous fais part et qui m’ont bouleversées : «C’était la parfaite femme cachère (dont la source remonte aux saintes matriarches), celle qui était vouée à la réussite de son mari et de ses enfants. Chaque chose que j’accomplissais était la meilleure chose. Malgré son enfance dorée, elle a choisie d’épouser un étudiant en Torah (avrekh) et m’incitait constamment à étudier. Elle faisait toujours en sorte que je puisse me reposer pour mieux étudier la Torah pendant qu’elle s’occupait des enfants. Sa beauté résidait dans sa pudeur, elle s’habillait toujours plus discrètement et elle est toujours plus belle comme disent nos Sages. Très forte, elle ne se permettait pas de facilité dans la «Tsniout». Lorsque je lui proposais un roman à lire pour se détendre, elle préférait réviser les lois de «pureté familiale» qu’Hachem nous a transmises. L’éducation de ses enfants était pour elle un «travail» : elle était en contact permanent avec leurs maitresses, elle faisait attention à toutes leurs fréquentations, sans cesse...» Voici les quelques paroles rapportées d’un mari digne qui aura certainement contribué à l’élévation d’âme de son épouse en renforçant des centaines d’hommes et femmes dans la pratique de la Torah et du bon comportement avec son prochain, en prouvant qu’on peut mettre en pratique ceux que beaucoup ne connaissent qu’en théorie : «tout est pour le bien».


Association de diffusion du Judaïsme aux Francophones dans le Monde

LA VIE D’UN GRAND Rabbi Yaacov Itshak WEISS Rav Ya’acov Its’hak Weiss est né le huit Adar 5662 (1902). Son père, Rav Yossef Yéhouda était l’un des érudits les plus respectés de la ville de Delina en Galicie. Dans sa jeunesse, il étudie auprès du Rav Zhiditchover de Delina et de Rav Zvi Yéhouda Eichenstein. Rav Ya’acov Its’hak n’a que 7 ans lorsque son Rav décède et pourtant, il le considérera comme l’un des ses principaux Rabbanim tout au long de sa vie. Par la suite, Rav Ya’acov Its’hak va étudier tous les jours 3 heures avec son père, au cours desquelles Rav Yossef Yéhouda va enseigner à son fils tout ce qu’il avait acquis de son Rav, le Arougat Habossem. Dans son introduction à l’un de ses livres, Rav Weiss, avec amour, mentionne son père, «qui a soulevé en moi le chemin de la Torah et la crainte d’Hachem, et a passé des nuits comme des jours à m’enseigner et à me guider pour comprendre les paroles de notre sainte Torah».

il fut enrôlé. La décision a été reçue comme un choc pour la population de Munkatch qui avait placé en lui de grands espoirs. Rav Ya’acov Its’hak a écrit à l’un de ses amis qui était l’un des petits-fils du Rav de Belz pour lui demander une bénédiction de son grand-père afin qu’il ne parte pas à l’armée. Le Rav lui répondit que son grandpère avait cité une Michna qui disait : « Celui qui accepte sur lui le joug de la Torah, est soulagé du joug des nations. » Rav Ya’acov Its’hak, comprenant le message, s’enfuit de Munkatch pour la ville voisine de Helmin où il prit sur lui le joug de la Torah.

Peu de temps après, il la recevra également du célèbre décisionnaire Rav Meir Arik de Tarna. La Première Guerre mondiale va laisser dans son sillage beaucoup de misère et de destruction. Les combats ont fait de nombreuses victimes et de nombreuses questions relatives aux agounot (femmes dont le mari a disparu) se posent. Rav Weiss, alors seulement âgé de 18 ans va prendre part à toutes ces difficiles questions. En 1922, Rav Its’hak est âgé de vingt ans et il reçoit l’ordre de se présenter au service militaire. Rav Ya’acov Its’hak a exprimé l’espoir qu’il recevrait un report comme de nombreux autres, mais malheureusement,

Au moment où la Deuxième Guerre mondiale a éclaté en 1939, Rav Weiss était déjà reconnu comme l’un des principaux Rabbanim, pas seulement dans Grosswardein, mais aussi en Hongrie. En 1941, le gouvernement hongrois décréta que les Juifs qui venaient de Pologne et qui n’étaient pas citoyens hongrois, seraient expulsés vers la Pologne. Plus de 23 000 juifs ont été rassemblés et remis aux nazis qui les assassinèrent brutalement. En Adar 1944, les nazis ont envahi la Hongrie et ont immédiatement commencé à ériger des ghettos. Rav Weiss a rapporté ces atroces épreuves et les tribulations qu’il a connu pendant la guerre, et sa miraculeuse survie, dans le premier volume de son livre Min’hat Its’hak dans un chapitre spécial intitulé «Pirsoumei Nissa.»

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, Rav Yossef Yéhouda décide de chercher refuge en Hongrie, à Munkatch. La ville était dirigée par le célèbre Rav et décisionnaire, Rav ‘Haïm Elazar Shapiro, qui est populairement connu sous le nom de son livre, «le Min’hat Eliezer». Dans cette ville, il va commencer à publier certains de ses écrits dans certains journaux de Torah locaux. Le Min’hat Eliezer va donner l’ordination rabbinique au jeune Rav.

A cette époque, Rav Weiss commence à écrire et répondre aux nombreuses questions qui arrivent des quatre coins du pays.

Vers la fin de la guerre, la femme de Rav Weiss tomba gravement malade et décéda le 10 Kislev 5745 (1944). De toute sa famille, Rav Weiss fut le seul survivant avec l’un de ses fils, Rav Berish. Il écrivit plus tard : « Dans Helmin, je me suis assis dans le Beth Hamidrash durant un an et demi, période au cours de laquelle je n’ai pas vu la lumière du soleil et j’ai étudié avec une grande assiduité comme me l’avait dit le Rav de Belz. Je ne sais pas ce qui s’est passé à Munkatch une fois que je suis parti. Il semble que l’armée m’ait tout simplement oublié ! » En 1928, il se marie avec la fille du Gaon Rav Pin’has Zimetbaum qui a été un des plus éminents Rabbanim de Hongrie. Il n’a pas fallu longtemps à Rav Zimetbaum pour reconnaître l’énorme potentiel de son gendre et il lui donna à faire une dracha tous les Chabbat dans l’une des grandes synagogues de Grosswardein. Plus tard, il lui confia la charge de la cacherout du mikvé de la ville.

Après la guerre, Rav Weiss se rendra en Angleterre à Manchester de 1949 à 1969. Cette année-là, il décide de partir s’installer définitivement en Erets Israël où en 1972, il devient Av Beth Din de la « Badats Yéroushalaïm » jusqu’à sa mort le 11 Sivan 1989. Dans les dernières années de sa vie, il fut consulté sur tous les types de questions compliqué, sur Shabbat, sur l’éthique, sur les pratiques médicales et toutes ses réponses furent consignées dans son oeuvre essentielle, le « Min’hat Its’hak ». Que le souvenir du Tsadik soit une bénédiction pour tout le peuple juif !


UNE LOI, CHAQUE SEMAINE Les préparatifs du Chabbath (partie 2) Extrait du livre “Lois & Récits de Chabbath”, éditions Torah-Box (disponible sur www.torah-box.com/ebook)

Aller au Mikvé Il est bon de se tremper au « mikvé » (bain rituel) chaque veille de Chabbath pour recevoir la sainteté du Chabbath. Il méritera par cela de purifier son corps, son âme et ses pensées. Se vêtir d’habits spéciaux Il vêtira des habits agréables en l’honneur du Chabbath et ses vêtements de Chabbath seront différents de ceux de la semaine. Poser une belle nappe Il est souhaitable de poser une belle nappe propre sur la table, depuis l’entrée du Chabbath jusqu’à la « havdala ». Même s’il y a toute la semaine une belle nappe posée sur la table, le Chabbath il faut en mettre une autre plus jolie en l’honneur du Chabbath. Prélever la « ‘Halla » C’est une grande « Mitsva » de pétrir de la pâte la veille de Chabbath en quantité suffisante pour que la femme puisse prélever la « ‘Halla » en l’honneur de Chabbath. La quantité de farine pour pouvoir prélever la « ‘Halla » avec bénédiction est de 1,560 kg. On prélève un petit bout que l’on brûle après.

PERLE ‘HASSIDIQUE «L’exil véritable d’Israël en Égypte, c’est d’avoir appris à le supporter» (Rabbi ‘Hanoh d’Alexander)

QUIZZ PARACHA

1. Donner le nom entier de Pin’has (y compris son grand-père) 2. Quelles étaient les deux raisons du recensement des Enfants d’Israël ? 3. De quelle montagne Moché pouvait-il voir la Terre d’Israël ?

1. Pin’has ben Eleazar ben Aharon Hacohen. 2.Faire les plans pour la guerre et partager la terre comme héritage selon le nombre de chaque tribus. 3. Avarim.

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« Chavoua Tov » est un feuillet hebdomadaire envoyé à environ 40.000 francophones dans le monde. Dédiez un prochain feuillet pour toute occasion : 01.80.91.62.91 – contact@torah-box.com Communautés, Ecoles ou tout autre Etablissement : recevez ce feuillet chaque semaine.

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Ont participé à ce numéro : Ont participé à ce feuillet : Hevrat Pinto, Hessed vé David, Raphaël Aouate, Igal Elmkies

Diffusion de Judaïsme aux francophones dans le monde sous l’impulsion du Tsadik Rabbi David ABOUHATSIRA et du Grand-Rabbin Yossef-Haim SITRUK Tél. France : 01.80.91.62.91 – Tél. Israel : 077.429.93.06 – Web : www.torah-box.com - contact@torah-box.com Directeur de la publication : Binyamin BENHAMOU


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