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NASSO, la paracha 5771 [Torah-Box]

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NASSO

5771

Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m

n°75

La paracha de Nasso commence par la suite du dénombrement des membres de la tribu de Lévi aptes au service dans le Temple. Les Lévites âgés de 30 à 50 ans étaient affectés au transport des objets du Tabernacle ainsi qu’aux chants de louanges à D.ieu lors des sacrifices. Puis, la paracha présente les lois de pureté à respecter afin de pouvoir pénétrer dans l’enceinte du Tabernacle, dans le campement des Lévites (autour du Tabernacle). Seul le lépreux, qui s’était rendu coupable de médisance et avait semé la discorde, était exclu du campement d’Israël (après l’arrivée en Israël, de la ville de Jérusalem). La paracha présente ensuite le cérémonial de la femme « sota », soupçonnée par son mari d’adultère parce qu’elle s’est isolée avec un homme, devant deux témoins, alors que son mari l’en avait exclue. La femme « Sota » devait boire des eaux dans lesquelles un serment, mentionnant le nom de D.ieu, avait été effacé. Si la femme soupçonnée était coupable, elle mourrait, ainsi que l’homme avec lequel elle s’était isolée, dans de terribles souffrances. Si elle était innocente, elle recevait les plus grandes bénédictions du Ciel. Le processus de la Sota est suivi par les lois du « Nazir », une personne ayant fait vœu de ne pas consommer de produits de la vigne, de ne pas entrer en contact avec un cadavre, et de ne pas se couper les cheveux. Le Nazir s’imposait cette abstinence par crainte d’être entraîné à la faute par les plaisirs. Puis, D.ieu demande aux Cohanim de bénir le peuple d’Israël.

PARACHA : NASSO PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 21h29 • Sortie : 22h51

UN TRÉSOR DE LA PARACHA Le seul argent acquis à tout jamais Bamidbar (5-9,10) : « Tous les objets saints – que les enfants d’Israël apporteront en offrande au prêtre, appartiendront à celui-ci. Chaque individu aura la propriété de ses objets saints ; ce que l’on aura donné au prêtre, lui appartiendra » Ces versets sont écrits dans un contexte de vol, mais le rapport n’apparaît pas de façon évidente ! En fait, certaines personnes, quelque peu stupides, pensent que si leur argent est déposé sur un compte en banque, il leur appartient, alors que s’ils en ont fait don, il n’est déjà plus à eux ! C’est la raison pour laquelle ils sont parfois tentés de remplir leur caisse avec de l’argent qui ne leur appartient pas ! Dans la réalité, c’est l’inverse qui se produit ! L’argent qui a été donné dans un but « Kadoch » – saint, comme dit le verset : « ses parts consacrées », par exemple, celui donné aux Cohanim, ou « ce que l’on aura donné au prêtre », aux institutions caritatives ou de Torah, cet argent là, restera « acquis à tout jamais » au donateur, comme il est écrit : « lui appartiendra ». En revanche, l’argent « conservé dans la caisse », à plus forte raison s’il a été volé, n’appartient pas à celui qui croit le posséder, car en un clin d’œil, il peut s’envoler et partir en fumée...

Aptitude à donner une Brakha Bamidbar (6,23) : « Parle à Aaron et à ses fils en leur disant : « Ainsi vous bénirez les Bneï Israël : dis-leur :… » » Lors de la prière, le ’Hazan (ministre officiant) dicte mot à mot aux Cohanim les paroles qui forment la Brakha (bénédiction) des Cohanim ; ces derniers répètent les mots au fur et à mesure, pour bénir la communauté. Le Rav Ovadia Yossef explique qu’on a institué cette façon de procéder, car il est écrit dans le verset : « disleur : … ». Mais les Cohanim ont-ils vraiment besoin qu’on leur dicte ces trois versets, de façon systématique? Réponse : pour produire un effet, une Brakha doit être faite par un individu qui lui-même a été béni au préalable. C’est la raison pour laquelle, en premier lieu, le Cohen reçoit une Brakha d’Hachem par le biais du ’Hazan. Il peut alors, à son tour, bénir la communauté !

Villes dans le monde 20h48 • 22h01

Los Angeles 19h42 • 20h44

Marseille 20h55 • 22h06

Jerusalem 19h00 • 20h22

New-York 20h04 • 21h12

Strasbourg 21h06 • 22h28

Tel-Aviv

Londres

Toulouse

Bruxelles 21h30 • 22h58

Lyon

21h06 • 22h21

21h11 • 22h24

Nice

19h21 • 20h25

20h51 • 22h22

Casablanca 19h18 • 20h20

Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath

LA PARACHA EN RÉSUMÉ

Feuillet dédié à la guérison complète de Mme Chantal Ra’hma bat ‘Alya (BENHAMOU)


La plus importante caisse de Tsedaka en Erets

0-800-106-135

www.vaadharabanim.org 10 rue Pavée 75004 Paris

IL ÉTAIT UNE FOIS LA PARACHA L’extraordinaire humilité de Rav Akiva Eiger Les deux Géants estimés de la Torah, Rav Akiva Eiger (Rav de Poznan) et Rav Yaacov (Rav de Lissa) se trouvèrent un Chabbath dans la même ville. Rav Akiva Eiger, un des Sages les plus remarquables de sa génération, était connu pour son extraordinaire humilité. Quand il fut appelé pour la 3ème montée (aliya la plus honorifique) lors de la lecture de la Torah, il se sentit presque défaillir. L’assistance s’en inquiéta, sans connaître la cause de son malaise, mais Rav Yaacov réalisa que Rav Akiva Eiger était perturbé parce qu’il devait estimer que la priorité revenait à Rav Yaacov. Rav Yaacov savait que la seule façon de lui redonner des forces était d’apaiser son esprit. Il s’approcha de Rav Akiva Eiger en chuchotant,: «Votre Honneur devrait se rendre compte que Poznan est une ville bien plus grande que Lissa et il est normal d’attribuer l’honneur de monter chlichi (en 3ème position) au représentant de la population la plus nombreuse». En entendant cela, Rav Akiva Eiger retrouva lentement ses forces et réussit enfin à s’approcher du Sefer Torah...

“ET TES YEUX VERRONT TES MAÎTRES”

‘Hafets ‘Haïm

AU “HASARD”... L’interdiction absolue de fumer Le Rav Ovadia Yossef, président du Conseil des Sages de la Torah, s’est exprimé, au cours d’une allocution sur les dangers du tabagisme et souligné la nécessité absolue d’arrêter de fumer. Ceci, afin de respecter la Mitsva de « Ouchmartem méod lénafchotékhem » (être très vigilant de ne pas nuire à sa santé). On raconte même que le Rav Chakh, directeur de la Yéchivat Poniovitch (à Bné-Brak) et « Grand » de la génération passée, s’était arrêté « net » de fumer, dès que son médecin le lui avait demandé, alors qu’il y était habitué depuis sa jeunesse, ignorant qu’il était, des dangers du tabac. Ce qui est nouveau dans le discours du Rav Ovadia, c’est la solution qu’il propose pour arrêter complètement. Il raconte une anecdote à ce sujet : « Mon beau-père, le Rav Avraham, fumait deux paquets par jour. Je lui avais dit que c’était dangereux. Il m’avait répondu: « Que puis-je faire, je suis habitué à fumer ». Je lui avais alors conseillé de réduire progressivement sa consommation mais lorsqu’il avait réussi à se limiter à 10 cigarettes il me dit « je ne peux pas me restreindre plus ». Je lui ai alors suggéré de couper chaque cigarette en deux, comme cela, il aurait l’impression de disposer de 20 cigarettes. Ensuite, il réussit à se contenter de 5 cigarettes mais il avait du mal à aller plus loin. Je lui dis à nouveau de couper les cigarettes en 2, et finalement, il a réussi à arrêter complètement. »


Association de diffusion du Judaïsme aux Francophones dans le Monde

LA VIE D’UN GRAND Rabbi Yéhochoua Leib Diskin, le « Maharil Diskin » Aux portes de la ville de Jérusalem, sur une belle montagne, se tient un bâtiment grand et imposant qui abrite des enfants orphelins. Cette maison est connue sous le nom de Beth Hayétomim Diskin. Qui fut l’homme dont cette institution porte le nom ? Il a fait énormément pour les enfants en Erets Israël et pour la colonie juive en terre sainte… Rabbi Yéhochoua Leib Diskin est né le 10 Kislev 5579 (1809), du gaon Rabbi Binyamin, qui fut Rav de Horodna, puis de la ville de Lomza. Dès son enfance, Yéhochoua Leib était connu comme un enfant prodige, qui émerveillait tout son entourage par l’acuité de son intelligence, sa merveilleuse compréhension, sa force d’assiduité et sa crainte du Ciel. On raconte qu’il lui suffisait de regarder un petit peu un mur de briques pour pouvoir dire le nombre des briques. A neuf ans, il entendit raconter que son père était un Tsadik, alors il décida en son coeur de marcher sur les traces de son père le Tsadik, et il acquit ses belles qualités. Quand il eut dix-huit ans, son père l’appela et lui dit : « Mon fils, aujourd’hui tu as dix-huit ans, le moment est venu que tu prennes sur toi totalement le joug du royaume des Cieux ! » Ces paroles simples de son père pénétrèrent dans son coeur et y firent une impression puissante qu’il n’oublia plus jamais. A l’âge de vingtcinq ans, après le décès de son père, il fut appelé à le remplacer dans la ville de Lomza. Déjà alors, il était connu comme un génie extraordinaire, expert dans tous les domaines de la Torah. Tous les grands de la Torah l’appréciaient énormément. Rabbi ‘Haïm Halévi Soloveitchik comptait quatre grands d’Israël qui rappelaient les Richonim, à savoir Rabbi Yéhochoua Leib Diskin, son père, Rabbi Yossef Dov Soloveitchik, le Malbim et Rabbi Israël de Salant (entendu de Rabbi Yossef Dov Soloveitchik, le Rav de Boston). Par nature, c’était un homme de vérité, très ferme dans ses opinions. Il ne se laissait pas impressionner par les riches ni les violents, et n’avait peur de personne. Le verset « Ne craignez personne » l’éclairait dans toutes ses démarches et sa façon de vivre.

Il fut Rav de villes importantes : Mezritch, Kovna, Chklov, et enfin Brisk (en Lituanie). En 5638 (1868), notre maître arriva aux portes de Jérusalem. Tous les grands de la ville l’accueillirent avec des honneurs considérables, et dirent de lui : un lion est arrivé de Babylone. Il resta à Jérusalem pendant vingt et un ans. Il fonda la Yéchiva « Ohel Moché », y donna des cours merveilleux, et fixa également des cours avec des personnalités exceptionnelles sur le traité Zeraïm, les lois qui dépendent de la terre. On travaillait avec beaucoup de profondeur, au point qu’en un mois entier, on n’arrivait à étudier qu’un seul chapitre. Ses disciples ont raconté que lorsqu’ils avaient parfois des difficultés à comprendre le texte de Rabbi Ovadia de Bartenora (un commentateur de la Michna, parmi les pionniers de l’installation en Erets Israël au XVIème siècle), le Rav de Brisk avait l’habitude de dire : « Nous sommes obligés d’expliquer les paroles du Rav dans ces halakhot, car il était à Jérusalem comme le

Il était attentif à tout ce qui concerne la religion, comme l’observance du Chabbath, la cacherout et la che’hitah, l’éducation et la pudeur. Son influence sur le grand public était très grande, D. le faisait réussir dans toutes ses voies et toutes ses actions, et jamais il ne fut la cause de quelque chose qui n’était pas correct. Son disciple Rabbi Zera’h Braverman raconte : « Un jour, mon maître m’a envoyé à l’un des grands de Jérusalem pour lui faire des remontrances en son nom. » Comme Rabbi Zera’h était un Tsadik, il lui était difficile de le faire. Le Rav de Brisk, ayant appris que son disciple hésitait à y aller, se leva, lui prit la main et le conduisit au tiroir de sa table, qu’il ouvrit devant lui, et il lui montra des livres de moussar qu’il étudiait tous les jours. Il lui donna à comprendre qu’il ne devait pas croire qu’il faisait même la plus petite chose sans bien la peser, et que cette fois-ci aussi il avait bien pesé la démarche dont il l’avait chargé. Mais c’est dans l’éducation qu’il investit toutes ses forces. Il tenait absolument à ce qu’on n’y introduise aucune modification, et qu’aucune culture étrangère ne pénètre dans les écoles. Quand il apprit que la mission anglaise volait des âmes d’Israël, et surtout des enfants pauvres et affamés, il fonda une institution pour ces enfants délaissés, et c’est l’abri des orphelins qui s’appelle Beth HaYétomim Diskin jusqu’à aujourd’hui.

Rav du lieu. » Au moment de la sécheresse à Jérusalem, il envoya un minyan de talmidei ‘hakhamim prier sur la tombe de Rabbi Ovadia de Bartenora sur les pentes du mont des Oliviers. Le Rav aida beaucoup ceux qui construisirent les premières colonies en Erets Israël. En 5541, ayant appris que le village de Péta’h Tikva allait être détruit, il soutint de toutes ses forces ceux qui s’y installaient. Grâce à son aide, le village se développa et devint une grande ville. Le Rav de Brisk était un Tsadik d’une grande hauteur, dont les moindres gestes étaient fondés sur la halakha.

Rabbi Yéhochoua Leib vécut longtemps. A l’issue du Chabbat, le soir du 29 Tévet 5658 (1888), la flamme perpétuelle du grand Beth Midrash de Lomza s’éteignit, et au même moment, son âme pure le quitta à Jérusalem. Que le souvenir du Tsadik soit une bénédiction pour tout le peuple juif !


UNE LOI, CHAQUE SEMAINE Semer, et ses toladot

Extrait du livre “Lois & Récits de Chabbath 2”, éditions Torah-Box (disponible sur www.torah-box.com/ebook) Les onze premiers travaux pour construire le Tabernacle Lorsque Hakadoch Baroukh Hou ordonna au peuple d’Israël d’apporter au Tabernacle “des peaux de béliers teintes en rouge”, il fallut semer toutes sortes de graines spéciales et les cuire afin de les utiliser pour teindre les peaux des béliers. Avant tout cela, il a bien entendu été nécessaire de labourer, puis de semer et d’effectuer tous les travaux agricoles mentionnés dans la michna, à savoir : moissonner, mettre en gerbes, battre, vanner, trier, moudre, tamiser, pétrir, cuire. On voit donc qu’il a fallu exécuter pas moins de onze travaux dans le but d’obtenir le colorant servant à teindre les peaux des béliers. Qu’inclut le travail de semer ? Celui qui sème par exemple des graines de blé ou qui plante des arbres, transgresse l’interdiction de ‘semer’. Toladot de semer On sait que la force d’un arbre se concentre dans ses feuilles et que plus celles-ci sont nombreuses, moins les fruits poussent bien. Par conséquent, quiconque cueille des feuilles d’un arbre, non seulement enfreint l’interdiction de ‘moissonner ‘ mais de plus contrevient à une tolada de ‘semer’, en permettant aux fruits de mieux pousser. Jeter des noyaux Il faut faire attention de ne pas jeter des graines dans des endroits où il pleut car celles-ci sont à même de pousser. C’est pourquoi, celui qui mange de la pastèque veillera à ce qu’aucun pépin ne tombe dans le jardin.

PERLE ‘HASSIDIQUE « L’homme ne s’abaisse pas par ses échecs mais par les alibis qu’il invoque » (Rabbi Menahem Mendel de Kotzk)

QUIZZ PARACHA 1. Quelle est la signification du nombre 8580 ? 2. Qui détermine quel Cohen reçoit les dons qui doivent être donnés aux Cohanim ? 3. Quel jour Moché a-t-il enseigné l’ordre d’envoyer ceux qui sont impurs hors du camp ? 3. Le jour de la présentation du tabernacle. 2. Le propriétaire. 1. C’est le nombre de Leviim ayant entre 30 ans et 50 ans.

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« Chavoua Tov » est un feuillet hebdomadaire envoyé à environ 40.000 francophones dans le monde. Dédiez un prochain feuillet pour toute occasion : 01.80.91.62.91 – contact@torah-box.com Communautés, Ecoles ou tout autre Etablissement : recevez ce feuillet chaque semaine.

Nos partenaires

Ont participé à ce numéro : Rav Moshe Pell, Deborah Guittel, Hessed vé David, Charline Soussen

Diffusion de Judaïsme aux francophones dans le monde sous l’impulsion du Tsadik Rabbi David ABI’HSSIRA et du Grand-Rabbin Yossef-Haim SITRUK Tél. France : 01.80.91.62.91 – Tél. Israel : 077.466.03.32 – Web : www.torah-box.com - contact@torah-box.com Reponsable de la publication : Binyamin BENHAMOU


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