MICHPATIM
5771
Rabbi Yichaya Halévi HOROWITZ
Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m
n°58 Feuillet dédié à l’élévation d’âme de Patricia bat Josette (GUEITZ)
LA PARACHA EN RÉSUMÉ
Il transmet aussi le devoir de respecter l’étranger, ainsi que les commandements liés aux trois fêtes de pèlerinage (Pessa’h, Chavouot et Souccot) et les prélèvements agricoles qu’il convient d’offrir à cette occasion à Jérusalem. Nous trouvons enfin l’interdiction de mélanger du lait et de la viande ainsi que le devoir de la prière. D.ieu renouvelle la promesse de donner au peuple juif la Terre Promise et l’enjoint de se garder d’adopter les comportements païens de ceux qui y habitent encore. Le peuple juif s’engage dans les termes : « nous ferons et nous écouterons » ce que D.ieu leur demande. Laissant la charge du camp à Aharon et ‘Hour (le fils de Myriam), Moïse monte sur le Mont Sinaï pour une période de 40 jours et 40 nuits afin d’y recevoir la Torah...
PARACHA : MICHPATIM PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 17h22 • Sortie : 18h33
UN TRÉSOR DE LA PARACHA Date hébraïque ou civile ? « Vous n’évoquerez pas le nom d’autres dieux » Nous savons tous qu’il y a deux façons de donner la date du mois : la date hébraïque et la date civile. Il y a lieu de se demander s’il existe une raison de permettre de compter les mois selon la date civile. Le rabbin surnommé le «Maharam Chik», dans son livre Chéélot OuTechouvot conclut que la loi juive interdit au juif d’inscrire sur ses courriers la date non-juive, parce qu’en ce faisant il transgresse l’interdiction explicite qui figure dans notre paracha : « Vous n’évoquerez pas le nom d’autres dieux ». C’est également la décision de Rabbi ‘Haïm de Tsanz dans les responsa de son livre « Divrei ‘Haïm », où il insiste sur le fait qu’il n’existe aucune permission en la matière. Le livre «Min’hat ‘Hinoukh», cite le Ramban pour qui c’est une mitsva de compter les mois à partir du mois de Nissan, à savoir que Nissan est le premier mois, Iyar le deuxième, et ainsi de suite. Il est interdit de compter les mois d’une autre façon, par exemple d’appeler Tichri le premier mois ou ‘Hechvan le deuxième. La raison en est qu’il est dit dans la Torah : « Il est pour vous le premier des mois de l’année ». D’après cela, il est interdit de compter d’après les mois des non-juifs et d’appeler janvier le premier mois, car c’est uniquement Nissan qu’il est permis d’appeler « premier ». Ceux qui tiennent compte de l’avis du livre «Min’hat ‘Hinoukh», quand ils écrivent une date non-juive, ils ne l’écrivent pas en chiffres (4/01/2015) mais en toutes lettres (le 4 janvier 2002), en écrivant le nom du mois. Bien qu’apparemment cela crée un problème supplémentaire, puisqu’une partie des noms des mois non-juifs provient de noms d’idoles, il est tout de même permis de les citer, parce que ce genre d’idoles a déjà disparu du monde. C’est ainsi que se sont comportés les grands rabbins de toutes les générations : le Rachba, le Tachbetz, et le Rema n’hésitaient pas à écrire le nom des mois non-juifs. C’est pourquoi beaucoup de gens ne tiennent pas compte de l’avis du Min’hat ‘Hinoukh et tendent à se montrer indulgents. C’est également la décision des Responsa « Tsits Eliezer », qu’on peut permettre pour des besoins commerciaux d’utiliser des noms de mois étrangers. En pratique, pour ceux qui ont l’habitude d’écrire la date non-juive sur des chèques ou documents du même ordre, bien qu’il soit bon a priori de n’utiliser que la date hébraïque, il n’y a pas lieu de réprimander ceux qui se le permettent. Il est toutefois bon de leur faire remarquer que ce serait bien d’écrire aussi notre date. Et a priori, il faut faire attention à ne pas écrire de chiffre pour le mois, mais d’utiliser le nom du mois, comme nous l’avons dit : janvier, février etc... (Responsa «Yabia Omer» du rav ‘Ovadia Yossef).
Villes dans le monde Lyon
17h22 • 18h28
Nice
17h17 • 18h22
Los Angeles 17h01 • 17h59
Marseille 17h26 • 18h30
Jerusalem 16h29 • 17h48
New-York 16h50 • 17h52
Strasbourg 17h02 • 18h11
Tel-Aviv
Londres
Toulouse
Bruxelles 17h08 • 18h20
17h41 • 18h46
16h48 • 17h49
16h23 • 17h37
Casablanca 17h39 • 18h37
Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath
Après la révélation du Mont Sinaï, D.ieu transmet au peuple juif une série de lois. Une première partie est constituée de commandements d’ordre social (interdiction du meurtre, du kidnapping, du vol, les lois sur les dommages corporels ou financiers, les règles régissant les tribunaux, etc…).
IL ÉTAIT UNE FOIS LA PARACHA Car la corruption trouble la vue des clairvoyants… Chemot (23,8) : « N’accepte point de présents corrupteurs, car la corruption trouble la vue des clairvoyants et fausse la parole des justes. » Le Talmud dans le traité «Brakhot» nous enseigne : «Il est interdit au Talmid ‘Hakham (érudit en Torah) de marcher rapidement. Pourquoi ? Parce qu’une allure rapide ôte un cinq centième de la vue de l’homme.» Les commentateurs s’interrogent : Pour quelle raison les Sages mettent-ils seulement en garde le Talmid ‘Hakham ? Les gens simples et les ignorants n’ont-ils pas besoin de leur vue ? La raison en est que si le Talmid ‘Hakham devient aveugle, tout le monde dira alors qu’il a accepté des présents corrupteurs, comme nous le voyons dans notre verset : « … car la corruption trouble la vue des clairvoyants… » Le ‘Hida raconte dans son livre «Chem Hagdolim», au sujet du dayan Rav ‘Haïm Kapoussi (zatsal), que celui-ci devint aveugle à la fin de sa vie. Les mauvaises langues firent courir le bruit que la raison de sa cécité était qu’il avait, au cours de sa vie, accepté des cadeaux corrupteurs. Ces rumeurs parvinrent à ses oreilles, et il décida de faire un acte qui prouverait que toutes ces accusations étaient fausses. Quand arriva Chabbath, il monta devant l’arche sainte pendant la prière et d’une voix suppliante, il demanda à D. de le laisser aveugle s’il avait effectivement accepté des pots de vin et par contre, s’il était innocent, qu’il retrouve la vue ! A peine eut-il fini de prier que la vue lui revint miraculeusement, à la grande honte et stupéfaction de ceux qui avait médit de lui. Voici maintenant une anecdote amusante : On raconte qu’un juge devint sourd. Les gens en furent surpris, en effet n’est-il pas écrit que les cadeaux corrupteurs rendent les juges aveugles ? Celui-ci répondit qu’on lui avait souvent promis à l’oreille de lui donner des cadeaux corrupteurs, mais il n’avait jamais vu le moindre sou !
“ET TES YEUX VERRONT TES MAÎTRES”
Rav Haïm Pinhas SCHEINBERG
AU “HASARD”... Grande est la prière des Tsadikim Deux muets vivaient dans le voisinage de Rabbi Yéhouda HaNassi. Les deux aimaient étudier la Torah, mais cela leur était difficile car les deux étaient muets et ne pouvaient faire sortir aucun mot de leur bouche, si bien que cela leur demandait de grands efforts d’étudier. Mais ils avaient une grande volonté et mettaient toutes leurs forces dans la Torah. Tous les jours, les deux allaient au Beth-HaMidrach de Rabbi Yéhouda leur voisin et s’asseyaient devant lui. Car ils étaient seulement muets, mais ils entendaient, c’est pourquoi ils écoutaient attentivement ses paroles, hochaient la tête et agitaient les lèvres. Mais d’ajouter quelque chose, de poser une question, cela ils ne le pouvaient pas ! Rabbi Yéhouda les voyait et souffrait pour eux, il priait donc Hachem d’avoir pitié d’eux et de les guérir. Grande est la prière des Tsadikim, et la prière de Rabbi Yéhouda fut entendue. Les muets ouvrirent la bouche, et tout à coup ils pouvaient parler ! Quand ils commencèrent à dire des paroles de Torah, ils connaissaient par coeur toutes les michnayot et le Talmud ! (D’après le Talmud, traité ‘Haguiga, 3b)
Association de diffusion du Judaïsme aux Francophones dans le Monde
LA VIE D’UN GRAND Rabbi Yichaya Halévi HOROWITZ, le « Chelah Hakadoch » Rabbi Yichaya (Isaïe) Halévi Horowitz naquit dans la ville bien connue de Prague en l’an 5318 (1558) il y a plus de quatre siècles. Son père, Rabbi Avraham bar Rabbi Chabtaï Cheftel Halévi, était un Gaon célèbre, auteur de nombre d’ouvrages (Yèche Nokhaline, Emek Brakhah, ‘Hessed LeAvraham, Brith Avraham). Il fut le premier maître de son fils. Plus tard, toute la famille quitta Prague pour Cracovie, en Pologne, et de là pour Lublin, où Rabbi Yichaya fréquenta la célèbre yéchiva du MaHaRaM. Il épousa ‘Hayah, la fille de l’un des chefs de la communauté de Vienne, Rabbi Avraham Moul. Rabbi Yichaya Halévi Horowitz est connu sous le nom de « Chelah Hakadoch » (le saint Chelah) d’après sa grande œuvre Chnei Lou’hoth Habrith (dont CheLaH est l’acrostiche). Très tôt, il est reconnu comme un grand Gaon et participe aux réunions du « Vaad Arba Aratsot » (Conseil des Quatre Pays) à côté des plus éminents rabbins de sa génération. Il occupa des fonctions rabbiniques dans diverses communautés, à Dubno, Ostrow, Posen, Cracovie, Vienne et Francfort, où il dirigea d’importantes yéchivoth, dispensant ses enseignements à un grand nombre d’étudiants. Quand les Juifs furent chassés de Francfort le 27 Eloul de l’an 5375 (1615), Rabbi Yichaya s’exila lui aussi. Plus tard, il fut nommé grand rabbin de Prague, sa ville natale, poste qu’il occupa pendant sept ans. Au début, il partagea ces fonctions avec l’éminent Rabbi Efraïm Luntschitz (auteur de « Oléloth Efraïm »), et à la mort de ce dernier, le 7 lyar 5379 (1619), le Chelah assuma seul cette haute charge. Il la garda jusqu’à son départ pour Erets Israël en l’an 5381 (1621). Il avait toujours eu le désir d’aller vivre en Terre Sainte. La mort de sa femme en 5380 (1620) le décida à réaliser le projet qui lui tenait à cœur. Il renonça à la charge qui pourtant l’intéressait beaucoup, dit adieu à ses enfants et à ses petits-enfants, et partit pour ce long voyage qui devait le mener au pays de ses ancêtres. Sa peine fut grande de se séparer du fils qu’il chérissait, Rabbi Cheftel, qui était déjà lui-même un
Gaon. Rabbi Yichaya s’arrêta à Venise et à d’autres escales où il fut accueilli avec beaucoup d’honneurs. Le vendredi 6 Kislev en l’an 5382 (fin de 1621), il arrive dans la ville sainte de Jérusalem. La communauté achkénaze le nomme aussitôt grand rabbin. En Terre Sainte, il arrangea son Siddour (Livre de Prières) intitulé Chaar Hachamayim (la Porte du Ciel). Il lui donna ce titre pour la raison que numériquement le mot « Hachamayim » égale celui de Yichaya (395), et aussi parce que Rabbi Yichaya était arrivé à Jérusalem un vendredi ; or, la section hebdomadaire à lire dans la Torah était Vayétsé qui contient les mots « Vézeh Chaar Hachamayim » que notre père Yaacov prononça en s’éveillant de son rêve céleste. Le Siddour fut imprimé par son arrièrepetit-fils, Rabbi Avraham, en l’an 5477 (1717), avec la Haskamah (approbation écrite) du Bakh, du Tosfoth Yom-Tov, et d’autres rabbins éminents de cette période. Deux ans après son arrivée en Erets Israël, il termine son gigantesque Chnei Lou’hoth Habrith (« Deux Tables de l’Alliance » ) connu par tous sous le nom de « Cheloh Hakadoche ». L’année où le Cheloh s’installa à Jérusalem était une année de Chemita (année Chabbatique). Celle qui avait précédé ayant été une année de sécheresse et de famine, on était enclin à une certaine tiédeur dans l’observance de la Chemita. Mais le Chelah, lui, condamnait tout relâchement, en dépit de la situation difficile où se trouvait le pays. Au début du séjour de Rabbi Yichaya à Jérusalem, Mahmoud Pacha était gouverneur de la ville. Son intégrité et ses sentiments amicaux à l’égard des Juifs contribuaient à faire à ces derniers une vie assez acceptable. Mais en l’an 5385 (1625), un riche Arabe de Jérusalem nommé Ibn Farouk vint troubler cette paix précaire. Au physique, il était borgne ; au moral, méchant et cruel.Il acheta la complicité du Gouverneur de Damas et, le dernier Chabbath du mois de Tévet, il entra dans la Ville Sainte à la tête de trois cents hommes armés. Désormais maître de la situation, il commença à persécuter les Juifs et employa tous les moyens propres à
leur extorquer le plus d’argent qu’il pouvait. Un jour de Chabbat, le 11 Eloul, il envoya ses soldats dans les deux synagogues des Achkénazes et des Sefarades ; ils y arrêtèrent quinze rabbins, dont le Chelah. Ibn Farouk réclama une rançon énorme. Les rabbins demeurèrent en prison jusqu’à Roch Hachana. C’est alors qu’ils furent libérés grâce aux efforts surhumains de la communauté et au paiement d’une très grosse somme. La vie des Juifs était désormais en danger. Au mois de Tévet, Rabbi Yichaya et un grand nombre d’Achkénazim fuirent Jérusalem et se rendirent à Tsfat (Safed). Plus tard, le Chelah s’établit à Tibériade où il put enfin terminer son œuvre magnifique et proprement gigantesque, Chnei Lou’hoth Habrith, qu’il envoya à ses enfants à Prague. Trois ans après, il mourait à l’âge de soixante-dix ans. Dans ses dernières volontés, il demandait qu’à sa mort l’annonce suivante fût faite dans toutes les synagogues et les maisons d’étude (BateiMidrach) à Tibériade et à Safed : « Amis ! Rabbi Yichaya Halévi Ségal Horowitz est mort. Il a demandé qu’aucun Hespèd (éloge funèbre) ne soit prononcé en son honneur ; que seulement des prières spéciales soient récitées les sept premiers jours et le jour anniversaire de son décès. » La tombe du saint Chelah voisine à Tibériade avec celles de Rabbi Yo’hanan ben Zackaï et de Maïmonide.Chnei Lou’hoth Habrith fut écrit par le Chelah à l’intention de ses enfants et petits-enfants. Son fils Rabbi Chabtaï, qui était grand rabbin de Posen et des environs, publia le Chelah pour la première fois en l’an 5408 (1648), à Amsterdam, y ajoutant son propre ouvrage Vavéi HaAmoudim. Cinquante ans plus tard, en l’an 5458 (1698, l’année où naquit le Baal Chem Tov), le Chelah fut imprimé une seconde fois à Amsterdam et fut accueilli avec beaucoup de faveur. Depuis, il a été réimprimé à plusieurs reprises et n’a cessé de connaître un légitime succès. Que le souvenir du Tsadik soit une bénédiction pour tout le peuple juif !
UNE LOI, CHAQUE SEMAINE Transporter le Chabbath, lois pratiques (par le Rav Freddy Elbaze) - Il n’est pas autorisé de sortir Chabbath avec une clé, non seulement lorsqu’elle se trouve dans la poche, mais aussi lorsqu’elle est enfilée autour du cou, au moyen d’une chaîne par exemple. L’enfiler au moyen de la ceinture Chabbatique n’est pas non plus permis. En cas de force majeure, on pourra disposer ses clés autour de la ceinture Chabbatique, uniquement si celle-ci peut s’ouvrir e t se fermer, par ellesmêmes [c’est-à-dire que le trou de la clé doit servir comme anneau de la ceinture]. - Il est permis de sortir Chabbath avec une prothèse à la jambe, ou à un autre membre. - Il est permis de sortir Chabbaht avec un appareil dentaire, et il n’y a pas lieu de craindre de le retirer sur la voie publique. Mais si cet appareil a été posé récemment, on évitera alors de sortir avec, de peur qu’il soit mis dans la poche, comme cela peut être concevable et possible la semaine. - Il est permis de sortir avec des bagues dentaires ainsi qu’avec un amalgame dentaire provisoire. - Certains décisionnaires autorisent le déplacement en chaise roulante (H.V) le Chabbath, à condition que l’utilisateur soit seul à la manipuler. D’autres tranchentqu’il n’est permis de sortir avec cette chaise, que si un non-juif la conduit. A priori, il conviendra de suivre ce dernier avis. Un fauteuil roulant électrique, ne pourra pas du tout être actionné le chabbat. - Une personne malade ou âgée, qui ne peut pas se déplacer sans canne ou béquille, pourra sortir avec elles, le Chabbath. Mais si la canne ne sert qu’à installer un certain confort au niveau la marche, et qu’il est possible de se déplacer sans elle, il ne sera pas autorisé de sortir avec cette canne le Chabbath.
PERLE ‘HASSIDIQUE «Tant que la flamme brûle, il est encore possible de réparer» (Rabbi Israel de Salant)
QUIZZ PARACHA 1. Quelle mitsva spéciale donne la Torah au maître d’une esclave Hébreu ? 2. Un esclave est libéré si son maître fait tomber une de ses dents. Quelles dents sont exclues de cette règle et pourquoi ? 3. De la viande non-cachère « treifa » est donnée de préférence aux chiens. Pourquoi ? 3.En récompense de leur silence durant la plaie « des premiers nés ». 2. Les dents de lait car elles sont remplacées par des dents définitives. 1. Il doit se marier avec elle.
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Ont participé à ce numéro : Hevrat Pinto, Rav Freddy Elbaze, Chabad, Eliaou Hassan, Raphaël Aouate, Charline Soussen
Diffusion de Judaïsme aux francophones dans le monde sous l’impulsion du Tsadik Rabbi David ABOUHATSIRA et du Grand-Rabbin Yossef-Haim SITRUK Tél. France : 01.80.91.62.91 – Tél. Israel : 077.429.93.06 – Web : www.torah-box.com - contact@torah-box.com Reponsable de la publication : Binyamin BENHAMOU