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Paracha Korah

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KORAH

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Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m

n°27 Feuillet dédié à la guérison rapide et complète de Chantal Rou’hama bat Fré’ha (maman actuellement en chimiothérapie)

LA PARACHA EN RÉSUMÉ

UN TRÉSOR DE LA PARACHA

Korah, Lévite éminent de la lignée de Kehath, auquel s’allient Dathan et Aviram, princes de la tribu de Réouven, mène une rébellion contre l’autorité de Moïse et d’Aharon, arguant que tout le peuple étant saint, l’autorité ne pourrait demeurer en les mains de ces deux frères.

Korah et ses gens sont engloutis par la terre, et une peste frappe le peuple, que seule l’offrande expiatoire d’encens d’Aharon permet d’apaiser. La préséance liturgique d’Aharon est encore confirmée par le fait que seul son bâton fleurit, au milieu de celui de chacun des princes des tribus. La Torah répète les fonctions sacerdotales et l’interdit fait aux non-cohanim d’officier au sanctuaire.

CHABBATH : KORAH PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 21h35 • Sortie : 22h59

Bamidbar (16, 29) : S’ils meurent comme tous les hommes et que le sort de tout homme leur arrive (16, 29). Les Sages ont trouvé ici une allusion à la «visite aux malades» : c’est une mitsva de rendre visite à celui qui est malade (Nédarim 39). Il faut comprendre pourquoi c’est justement ici que se trouve cette allusion. Comme on le sait, avant Ya’akov il n’y avait pas de maladie dans le monde, jusqu’à ce que vienne Ya’akov et demande à D.ieu que l’homme tombe malade avant sa mort, afin de pouvoir se préparer et se repentir (voir Baba Metsia 77). Par conséquent, le rôle de ceux qui rendent visite au malade est, d’après les ouvrages de moussar (éthique juive), de le pousser au repentir. Mais la bande de Kora’h avait péché et fait pécher la communauté, or c’est une catégorie à laquelle on ne permet pas de se repentir. Donc de toutes façons, une éventuelle maladie n’aurait eu aucune utilité, et ils devaient mourir soudainement. C’est ce qu’a dit Moché: «Si le sort de tous les hommes leur arrive», s’ils tombent malades avant leur mort et que des gens viennent leur rendre visite, c’est un signe que «Hachem ne m’a pas envoyé», mais s’ils meurent soudainement, sans aucune maladie préalable, c’est un signe que «ces gens ont offensé Hachem» et qu’on ne leur permet pas de se repentir. (Melo HaOmer)

Villes dans le monde 20h54 • 22h07

Los Angeles 19h46 • 20h48

Marseille 21h00 • 22h12

Jerusalem 19h04 • 20h27

New-York 20h09 • 21h17

Strasbourg 21h12 • 22h35

Tel-Aviv

Londres

Toulouse

Bruxelles 21h37 • 23h07

Lyon

21h11 • 22h28

21h17 • 22h30

Nice

19h25 • 20h29

20h58 • 22h31

Casablanca 19h22 • 20h24

Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath

Moïse s’en remet au jugement divin : que chacun, Aharon et Korah apportent un sacrifice d’encens, afin de déterminer laquelle sera agréée.

Korah n’a pas eu la «chance» de tomber malade


IL ÉTAIT UNE FOIS LA PARACHA La mitsva de l’éducation Bamidbar (16,27) : «Ils s’éloignèrent de la demeure de Kora’h, Datan et Aviram, Datam et Aviram sortirent tout droits à l’entrée de leur tente avec leurs femmes, leurs enfants et leurs bébés» On sait que la mère de Rabbi Yéhochoua ben ‘Hanania emmenait son fils quand il était petit à l’entrée des yéchivot (académies talmudiques) pour entendre des paroles de Torah. Datan et Aviram ont aussi donné à leurs enfants l’éducation de dire du mal de Moché, et ils ont pris leurs bébés avec eux, pour qu’ils apprennent de leurs parents, en tant qu’«éducation aux mitsvot»…

“ET TES YEUX VERRONT TES MAÎTRES”

Rabbi Amram Ben Diwan

AU “HASARD”... Mon père m’a puni injustement Question de David : «Bonjour Rav, j’ai 15 ans, mon père m’a puni injustement et ma humilié devant mes amis. Dois-je m excuser même si il a tort ?» Réponse du rav Ron CHAYA : «Le Choul’han Aroukh dit bien que même si quelqu’un est habillé avec de très beaux habits devant une salle de quelques centaines de personnes, que son père et sa mère viennent l’humilier en public et l’insulter, il ne doit pas réagir et accepter le décret de D. avec amour. Bien sûr, c’est une chose très difficile mais il s’agit du décret de D., du cinquième des dix commandements. Je ne sais pas si tu dois t’excuser, mais à la rigueur, peu importe ce que dit la halakha : il faut plutôt être intelligent. Dans cette mesure, je pense que le mieux est que tu t’excuses pour ne pas envenimer la situation avec ton père, et parallèlement tu en parles avec ta mère, gentiment, en disant que tu t’es excusé, mais par contre, tu as beaucoup souffert du fait que ton père t’a puni injustement et t’a humilié devant tes amis. Il est presque certain que ta mère en touchera un mot à ton père, après, à lui d’agir. S’il a le courage, et il en faut énormément, de reconnaître ses torts et de t’excuser, alors tu es gagnant. Sinon, comprends que c’est très dur pour lui, qu’il aura quand même reçu le message et toi, il faut pardonner car l’homme n’est pas infaillible et après tout, il est ton père et toi aussi un jour tu seras aussi père et tu risques de faire des erreurs et D. te jugera de la façon dont tu juges aujourd’hui ton père. Que D. t’aide. Rav Ron CHAYA»


Association de diffusion du Judaïsme aux Francophones dans le Monde

LA VIE D’UN GRAND Rabbi Amram Ben Diwan Rabbi Amram Ben Diwan naquit à Jérusalem. Plus tard, il s’installa à Hébron. En 5523 (1743), il fut choisi par les Rabbins de Hébron, comme émissaire au Maroc avec pour mission de collecter de l’argent pour les Yéchivot de la Terre Sainte. Il choisit de s’établir à Wazan, au Maroc. Il y fonda un Talmud-Torah, et une Yéchiva où de nombreux disciples venaient étancher leur soif d’étude en s’abreuvant à la source de ses paroles. Rabbi Amram s’attacha à ses élèves. Son affection paternelle créa un lien solide entre le maître et les élèves. Il subvenait à tous leurs besoins matériels, et les dirigeait spirituellement sur la voie qui mène à l’accomplissement de la volonté de D.ieu. Par ses activités riches et variées, il contribua à l’élévation et la propagation de la Torah dans toutes les communautés du Maroc. Après un long séjour de dix ans au Maroc, Rabbi Amram éprouva une grande nostalgie pour la Terre d’Israël. Il interrompit son saint travail. Les élèves, auxquels il avait enseigné la Torah, étaient devenus eux-mêmes, au cours des années, de grands érudits. Il décida alors de retourner en Terre Sainte. Lorsqu’il arriva à Hébron, il se lia d’amitié avec les Rabbins de la ville, Rabbi ‘Haïm Bagoyo et Rabbi Avraham Guidélia. Ensemble, ils étudièrent la Torah, en pénétrant tous ses merveilleux secrets, et gravissant de jour en jour les échelons de la perfection dans l’étude et dans le service divin. Cependant, le séjour de Rabbi Amram à Hébron fut de courte durée. Un fâcheux événement fut la cause de son départ l’obligeant à reprendre le bâton de pèlerin, et à retourner au Maroc. A cette époque, les juifs n’étaient pas autorisés à pénétrer dans le caveau des Patriarches. Mais, pour Rabbi Amram, cette interdiction ne calma en rien son désir ardent de vouloir prier sur la tombe de nos Patriarches. Il se déguisa donc en arabe, et sans se faire remarquer, il pénétra dans le caveau avec le reste des musulmans qui venaient aussi y prier. Le visage noyé de larmes, il murmura des prières, suppliant le Créateur du monde de précipiter la délivrance finale. Nul ne se doutait, que le « musulman », si absorbé dans sa prière, n’était autre qu’un juif. Soudain, alors que

Rabbi Amram s’apprêtait à sortir, un arabe l’aperçut et le reconnut. Aussitôt, il courut chez le Pacha, et l’informa du délit. Rabbi Amram encourait une lourde peine pour un tel sacrilège. Un serviteur du Pacha, ami de Rabbi Amram, se dépêcha d’avertir celui-ci que le Pacha avait l’intention de l’arrêter. Au milieu de la nuit, Rabbi Amram accompagné de son jeune fils, Rabbi ‘Haïm quitta son domicile. Il craignait de retourner à Jérusalem et dans les pays voisins car à cette époque le pouvoir turc s’étendait sur plusieurs pays. Il décida donc de retourner au Maroc. Dès son arrivée à Fès, les habitants de la ville l’accueillirent avec de grands honneurs et chacun des notables se disputait le mérite de l’avoir pour hôte. Il fut

donc reçu par Rabbi Ménaché Ibn Denan, un des dirigeants de la communauté de Fès. On raconte que Rabbi Ménaché n’avait que des filles, et une autre fille naquit. Rabbi Amram lui conseilla de la nommer Fédina, qui signifie « nous avons terminé », c’est-à-dire nous avons fini d’enfanter des filles. Et c’est ainsi qu’après cette fille, Rabbi Ménaché n’eut que des garçons. Peu de temps après son arrivée à Fès, Rabbi Amram et son fils Rabbi ‘Haïm firent une tournée dans toutes les villes du Maroc afin de propager l’enseignement de la Torah. Il arriva à Séfrou, et il fut hébergé par la famille Elbaz. Cette famille n’avait pas d’enfant, et ils lui demandèrent une bénédiction pour avoir un fils. Rabbi Amram les bénit et leur promit que l’année suivante, à cette même période, la femme donnerait naissance à un fils qui sera un grand érudit dans la Torah.

La bénédiction du Tsadik se réalisa. Le fils qui naquit chez la famille Elbaz fut nommé sur le nom du Tsadik : Amram. Par la suite, le nom de Rabbi Amram de Séfrou fut célèbre comme Gaon et grand érudit dans la Torah. Alors que Rabbi Amram se trouvait chez la famille Elbaz de Séfrou, son fils Rabbi ‘Haïm tomba gravement malade. Les médecins ne lui donnaient aucune chance de guérir. Rabbi Amram pria le Créateur du monde de prendre son âme à la place de celle de son fils. Son fils, Rabbi ‘Haïm guérit de sa maladie. Ils continuèrent leur voyage dans toutes les villes du Maroc et lorsqu’ils arrivèrent à Wazan, Rabbi Amram tomba gravement malade. Peu de temps après, il rendit son âme à son Créateur. La tombe de Rabbi Amram devint un lieu de pèlerinage pour tous les juifs du Maroc. Chaque année, à Lag Baomer, des milliers de juifs venaient à Wazan, pour un pèlerinage sur la tombe du Saint. On raconte de nombreux miracles qui s’accomplirent sur sa tombe. Des malades sans espoir de guérison, guérissaient; des aveugles retrouvaient la vue, des muets retrouvaient la parole, des paralysés s’en retournaient chez eux à pied et des femmes stériles enfantaient après avoir prié sur sa tombe. On raconte qu’un sergent français avait un fils qui resta paralysé après une grave maladie. Ce sergent avait un ami juif, qui lui conseilla de prendre son fils sur la tombe de Rabbi Amram Ben Diwan à Wazan. Au début, le sergent sceptique refusa puis il promit si un miracle se produisait, et que son fils guérissait, qu’il ferait construire de son propre argent une route qui faciliterait l’accès au tombeau du Tsadik. Le miracle s’accomplit ... Dès que son fils s’approcha de la tombe de Rabbi Amram, il guérit. Le père heureux tint sa promesse, et construisit une route qui mène à la tombe de Rabbi Amram. Son fils, Rabbi ‘Haïm Ben Diwan continua l’oeuvre de son père, il voyagea de ville en ville dans le but d’enseigner la Torah. Il mourut âgé, et repose dans le village d’Anranz au sud de Marrakech. Sa tombe devint aussi un lieu de pèlerinage pour tous les juifs. Que le souvenir du Tsadik soit une bénédiction pour tout le peuple juif !


UNE LOI, CHAQUE SEMAINE L’étude de la Torah (partie 3) Extrait du livre “Lois & Récits de Chavouot”, éditions Torah-Box (disponible sur www.torah-box.com/ebook) Ségoula pour la réussite Nombreux sont ceux qui cherchent des Ségoulot (remèdes) pour obtenir la réussite dans un quelconque domaine. Il existe pourtant une Ségoula offerte par le Boré Olam (Créateur du monde) Lui-même, et nous assurant une réussite totale. D.ieu nous promet ainsi que nous n’aurons aucune crainte à avoir et qu’Il sera constamment à nos côtés, comme Il l’a promis à Yéhochoua (1 :7-8) : «Mais sois fort et bien résolu, en t’appliquant à agir conformément à toute la Doctrine que t’as tracée Mon serviteur Moché. Ne t’en écarte à droite ni à gauche, pour que tu réussisses dans toutes tes voies. Ce Livre de l’Enseignement ne doit pas quitter ta bouche, tu le méditeras jour et nuit, afin d’en observer avec soin tout le contenu, car alors seulement tu prospèreras dans tes voies, alors seulement tu seras heureux». Tous ceux qui acceptent le joug de la Torah Nos Sages affirment dans les Pirké Avot, Maximes des Pères (3 :5) : «Tout homme qui accepte de porter le joug de la Torah, se voit délivré du joug du prince et de celui des nécessités du monde». En d’autres termes, nous sommes naturellement dépendants de diverses contraintes matérielles inévitables, telles que le paiement de taxes quelconques, démarches administratives, etc. Si nous acceptons cependant de facto et sincèrement le joug de la Torah, en y consacrant de notre temps, Hachem écartera de notre «chemin» tous les éventuels empêchements ou «dérangements», afin de nous permettre de pouvoir étudier la Torah le plus tranquillement possible. De même est-il rappelé dans les Avot de Rabbi Nathan (9 :2) : «A celui qui se consacre avec assiduité à la Torah, on envoie des personnes assidues. A celui qui néglige la Torah, on envoie des personnes négligentes»

PERLE ‘HASSIDIQUE A l’époque de l’Admour Hazaken (l’auteur du Tanya), le proverbe suivant était familier aux ‘Hassidim de Loubavitch : Le morceau de pain que je possède est tien au même titre qu’il est mien”. Ils faisaient ainsi passer en premier le mot «tien», «tien au même titre qu’il est mien».

QUIZZ PARACHA

1. Korah fut puni par les 2 morts les plus sévères. Lesquelles ? 2. A quelle tribu appartenait Korah et quel est le nom de son père ? 3. Qui étaient les trois autres principaux leaders de cette rébellion ?

1. Lapidation et flammes. 2. Levi, Its’har. 3. Datan, Aviram et One fils de Peleth.

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« Chavoua Tov » est un feuillet hebdomadaire envoyé à environ 40.000 francophones dans le monde. Dédiez un prochain feuillet pour toute occasion : 01.80.91.62.91 – contact@torah-box.com Communautés, Ecoles ou tout autre Etablissement : recevez ce feuillet chaque semaine.

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Ont participé à ce numéro : Hevrat Pinto, ‘Hessed vé David, Raphaël Aouate, rav Ron Chaya

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Diffusion de Judaïsme aux francophones dans le monde sous l’impulsion du Tsadik Rabbi David ABOUHATSIRA et du Grand-Rabbin Yossef-Haim SITRUK Tél. France : 01.80.91.62.91 – Tél. Israel : 077.429.93.06 – Web : www.torah-box.com - contact@torah-box.com Directeur de la publication : Binyamin BENHAMOU


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