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Torah-Box Magazine - Roch Hachana - Kippour - Souccot

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CHOFAR

RABBANITE JUNGREIS

VAYA'AVOR

DÉLICE

FEUILLE DE MIEL

SIM'HAT TORAH

Roch Hachana I Kippour I Souccot I 5779

COUTUMES

AMOUR GRATUIT

SOUCCA

SIM'HA

M A G A Z I N E

CHANA TOVA tous !

Bonne année à

TOUT sur Roch Hachana, Kippour et Souccot Guide, fiches pratiques, paroles de Torah, horaires, conseils,...

Rien de plus beau que le Kippour d’une maman !

Étiqueter les enfants : les prédictions se réalisent...

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Souccot : Comment atteindre la véritable joie ? > p.14


HORAIRES DES FÊTES ROCH HACHANA DIM 09/09

LUN 10/09

MAR 11/09

MER 12/09

VEN 14/09

SAM 15/09

1er soir de Roch Hachana

2ème Soir de Roch Hachana

Fin de Roch Hachana

Jeûne de Guedalia

Veille de Chabbath

Fin de Chabbath

Allumage avant*

Allumage après **

Havdala après

Début

Fin

Allumage avant

Havdala après

Paris

19h58

21h00

21h01

5h45

20h49

19h48

20h52

Lyon

19h45

20h44

20h45

5h44

20h35

19h36

20h37

Marseille

19h41

20h39

20h40

5h48

20h30

19h32

20h32

Nice

19h34

20h32

20h33

5h39

20h23

19h25

20h25

Strasbourg

19h36

20h38

20h38

5h24

20h27

19h26

20h30

Toulouse

19h57

20h55

20h56

6h03

20h46

19h48

20h48

YOM KIPPOUR MAR 18/09

MER 19/09

MAR 18/09

MER 19/09

Veille de Yom Kippour

Fin de Yom Kippour

Veille de Yom Kippour

Fin de Yom Kippour

Allumage avant

Havdala après

Allumage avant

Havdala après

Paris

19h39

20h43

Nice

19h18

20h17

Lyon

19h28

20h29

Strasbourg

19h17

20h21

Marseille

19h25

20h25

Toulouse

19h41

20h41

SOUCCOT DIM 23/9

LUN 24/9

MAR 25/9

VEN 28/9

SAM 29/9

LUN 1/10

MAR 2/10

CHEMINI ATSÉRET

SIM’HAT TORAH

Allumage avant*

Allumage après**

Fin de la fête Havdala

20h21

19h14

20h17

20h15

19h08

20h09

19h05

20h06

20h04

20h13

19h07

20h06

19h03

20h03

20h01

20h08

20h06

18h59

20h59

18h56

19h55

19h53

19h07

20h10

20h08

18h56

19h59

18h52

19h55

19h53

19h32

20h31

20h29

19h23

20h22

19h19

20h18

20h17

VEILLE DE YOM TOV

YOM TOV

YOM TOV

Allumage avant*

Allumage après**

Fin de la fête Havdala

Allumage avant

Fin de chabbath Havdala

Paris

19h28

20h32

20h30

19h18

Lyon

19h18

20h19

20h17

Marseille

19h16

20h15

Nice

19h08

Strasbourg Toulouse

DIM 30/9

CHABBATH ‘HOL HAMOED HOL HAMOED HOL HAMOED

*Si l’on allume au moyen d’une flamme existante on peut allumer même après la tombée de la nuit ** à partir d’une veilleuse allumée depuis avant l’entrée de la fête


s

ur

CALENDRIER DES SEMAINES 9 Septembre au 2 Octobre 2018

Daf Hayomi Mena'hot 30 Michna Yomit Sota 9-10 Limoud au féminin n°358

Vendredi 21 Sept. 12 Tichri

Daf Hayomi Mena'hot 42 Michna Yomit Guitin 3-6 Limoud au féminin n°370

Lundi 10 Sept. 1 Tichri

Roch Hachana 1er jour

Samedi 22 Sept. 13 Tichri

Parachat Haazinou

Mardi 11 Sept. 2 Tichri

Roch Hachana 2ème jour

Dimanche 23 Sept. 14 Tichri

Daf Hayomi Mena'hot 44 Michna Yomit Guitin 4-2 Limoud au féminin n°501

Mercredi 12 Sept. 3 Tichri

Jeûne de Guedalia

Lundi 24 Sept. 15 Tichri

Jeudi 13 Sept. 4 Tichri

Daf Hayomi Mena'hot 34 Michna Yomit Guitin 1-3 Limoud au féminin n°362

Mardi 25 Sept. 16 Tichri

Vendredi 14 Sept. 5 Tichri

Daf Hayomi Mena'hot 35 Michna Yomit Guitin 1-5 Limoud au féminin n°363

Mercredi 26 Sept. 17 Tichri

Hol Hamoed Souccot

Jeudi 27 Sept. 18 Tichri

Hol Hamoed Souccot

Dimanche 9 Sept. 29 Eloul

Yom Tov Cheni

Samedi 15 Sept. 6 Tichri

Daf Hayomi Mena'hot 31 Michna Yomit Sota 9-12 Limoud au féminin n°359 Daf Hayomi Mena'hot 32 Michna Yomit Sota 9-14 Limoud au féminin n°360 Daf Hayomi Mena'hot 33 Michna Yomit Guitin 1-1 Limoud au féminin n°361

Yom Tov Cheni

Parachat Vayélèkh Daf Hayomi Mena'hot 36 Michna Yomit Guitin 2-1 Limoud au féminin n°364

Daf Hayomi Mena'hot 43 Michna Yomit Guitin 3-8 Limoud au féminin n°371

Souccot 1er jour Daf Hayomi Mena'hot 45 Michna Yomit Guitin 4-4 Limoud au féminin n°502

Souccot 2ème jour

Daf Hayomi Mena'hot 46 Michna Yomit Guitin 4-6 Limoud au féminin n°503 Daf Hayomi Mena'hot 47 Michna Yomit Guitin 4-8 Limoud au féminin n°504 Daf Hayomi Mena'hot 48 Michna Yomit Guitin 5-1 Limoud au féminin n°505

Dimanche 16 Sept. 7 Tichri

Daf Hayomi Mena'hot 37 Michna Yomit Guitin 2-3 Limoud au féminin n°365

Vendredi 28 Sept. 19 Tichri

Hol Hamoed Souccot

Lundi 17 Sept. 8 Tichri

Daf Hayomi Mena'hot 38 Michna Yomit Guitin 2-5 Limoud au féminin n°366

Samedi 29 Sept. 20 Tichri

Hol Hamoed Souccot

Mardi 18 Sept. 9 Tichri

Daf Hayomi Mena'hot 39 Michna Yomit Guitin 2-7 Limoud au féminin n°367

Dimanche 30 Sept. 21 Tichri

Hol Hamoed Souccot

Mercredi 19 Sept. 10 Tichri Jeudi 20 Sept. 11 Tichri

Yom Kippour Daf Hayomi Mena'hot 40 Michna Yomit Guitin 3-2 Limoud au féminin n°368 Daf Hayomi Mena'hot 41 Michna Yomit Guitin 3-4 Limoud au féminin n°369

Daf Hayomi Mena'hot 49 Michna Yomit Guitin 5-3 Limoud au féminin n°506 Daf Hayomi Mena'hot 50 Michna Yomit Guitin 5-5 Limoud au féminin n°507 Daf Hayomi Mena'hot 51 Michna Yomit Guitin 5-7 Limoud au féminin n°1

Chémini Atseret

Lundi 1er Oct. 22 Tichri

Daf Hayomi Mena'hot 52 Michna Yomit Guitin 5-9 Limoud au féminin n°2

Mardi 2 Oct. 23 Tichri

Daf Hayomi Mena'hot 53 Michna Yomit Guitin 6-2 Limoud au féminin n°3

Sim'hat Torah

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : ‘Haya-Esther Smietanski, Rabbanite Esther Jungreis, Rav Yehonathan Gefen, Elyssia Boukobza, Rav Emmanuel Mimran, Adina Soclof, Rav Emmanuel Boukobza, Rabbanite Kolodetsky, Esther Sitbon, Rav Avraham Taieb, Rav Gabriel Dayan, Rav Freddy Elbaze, Rav Avraham Garcia, Rav Yossef Loria, Binyamin Benhamou, Rav Emmanuel Bensimon - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.91.62.91


VIE JUIVE

ROCH HACHANA

Comment préparer nos enfants à Roch Hachana ? Nous voici donc à nouveau à l’approche de Roch Hachana, et, bien sûr, nous souhaitons tous nous retrouver le jour J devant le Maître du monde en ayant accumulé le plus de mérites possibles. Nous souhaitons aussi transmettre à nos enfants le désir de profiter de ce mois pour se renforcer sur le plan spirituel. Une Téchouva par amour Rav ‘Hayim Pin’has Sheinberg Zatsal expliquait qu’il existe deux sortes de Téchouva : une Téchouva par crainte (de la punition) et une par amour (de Hachem). Or la Téchouva par amour, à savoir redresser nos voies pour ne pas faire de peine au Maître du monde, est infiniment supérieure. Rav Sheinberg donne l’exemple d’un homme dont le fils s’est égaré au point que le père ne veuille plus avoir de contact avec lui. Par ailleurs, il a un élève bien aimé qu’il chérit pardessus tout. Une nuit, un feu se déclare dans le bâtiment où l’enfant et l’élève dorment. Qui le père sauvera-t-il en premier ? Son enfant bien sûr ! Telle est la relation que nous avons avec Hachem : même si dévions du droit chemin, Il nous aime comme un père chérissant ses enfants. Or pour nous aider à accomplir une véritable Téchouva par amour, nous et nos enfants, Rav Sheinberg nous offre un conseil en or : travailler la gratitude ! "Merci Hachem"! Prenez un cahier et tous les soirs, installez-vous un moment avec vos enfants pour qu’ils vous disent ce pour quoi ils souhaitent remercier Hachem aujourd’hui. Vous pouvez les aider en leur demandant ce qui était agréable dans leur journée ; faites ressortir l’aide que Hachem leur accorde chaque jour ! "Je suis assis à côté de mon copain en classe", "La nouvelle élève était seule, je suis allée lui parler : Merci Hachem de m’avoir donné l’occasion de faire cette Mitsva", les possibilités sont infinies ! Puis, appliquez devant eux l’exercice à votre tour : "Le petit est tombé sans se faire mal", 4

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"J’ai trouvé une place où me garer juste devant la maison", etc. Vous les aidez ainsi à voir la vie sous le prisme de la gratitude envers Hachem. Sans oublier l’essentiel : "Merci Hachem de m’avoir donné des enfants comme vous"! Si des événements les ont contrariés, nous pourrons les aider à trouver le bien dissimulé dans le mal. A l’enfant déçu parce que son copain n’a pas voulu lui donner des bonbons, nous dirons : "Merci Hachem, car le dentiste aurait encore trouvé des caries !" Nous les aidons ainsi à réaliser que le bien se trouve partout, même dans des évènements a priori désagréables. Avant Roch Hachana, nous relirons avec eux tout le cahier, ce qui nous permettra, à eux comme à nous, de faire une vraie Téchouva par amour !

‘Haya-Esther Smietanski


ROCH HACHANA

Le Chofar de Bergen-Belsen "Nous saignions et nos blessures étaient profondes et à vif, mais nous restâmes debout. Aucune menace - même pas les chambres à gaz – ne pouvait nous inciter à renoncer à notre Chofar et à abandonner notre foi…" Cette histoire s’est déroulée il y a plus de 70 ans dans le camp de concentration de Bergen-Belsen. Mon père, le Rav et Tsadik Avraham Halévi Jungreis, était confronté au défi d’observer la fête de Roch Hachana dans cet enfer sur terre. A Bergen-Belsen, mon père et d’autres Rabbanim organisèrent une réunion secrète et conclurent qu’il fallait se procurer un Chofar. Un plan fut conçu : au prix de grands sacrifices, nous avons rassemblé des cigarettes – une monnaie puissante dans les camps de concentration – et avons trouvé quelqu’un qui avait accès à la pile de déchets où se trouvaient nos objets saints, pour y récupérer un Chofar. Et lorsque Roch Hachana arriva, on sonna du Chofar. Le son électrisa toutes les personnes présentes. Tous ceux qui l’entendirent tremblèrent et éclatèrent en sanglots. Un camp de Juifs polonais était adjacent au nôtre. Nos frères polonais s’approchèrent en courant pour mieux entendre cet appel qui appartient exclusivement au peuple juif. Les Nazis accoururent également pour nous frapper avec leurs matraques et leurs fouets, mais pas avant que la bénédiction soit prononcée et que nous nous écriâmes tous : "Amen !" Nous saignions et nos blessures étaient profondes et à vif, mais nous restâmes debout. Aucune menace - même pas les chambres à gaz – ne pouvait nous inciter à renoncer à notre Chofar et à abandonner notre foi. De Bergen-Belsen à Névé Aliza De nombreuses années plus tard, je donnais une conférence dans un village de Samarie, Nevé Aliza. C’était la fin de l’été, juste avant Roch Hachana, et je ressentis le besoin de

raconter l’histoire du Chofar de Bergen-Belsen. Une fois mon récit fini, une femme dans l’assistance se leva. "Mon père était le rabbin du district polonais, dit-elle. Vous l’ignorez peut-être, mais votre Chofar a été introduit illégalement dans notre camp, au fond d’une grande poubelle remplie de soupe et mon père a sonné du Chofar pour nous." Je l’observais, sans voix. "Et ce n’est pas tout, poursuit-elle. J’ai le Chofar chez moi, ici à Nevé Aliza. Lorsque nous avons été libérés, nous avons à nouveau sonné du Chofar et mon père l’a emporté avec lui. Je l’ai aujourd’hui ici, en Erets Israël." Sur ces paroles, elle accourut chez elle et revint quelques minutes plus tard avec le Chofar en main. Elle le tenait avec une précaution infinie, bien plus que si elle avait tenu des bijoux d’une valeur indicible. Nous pleurâmes et nous étreignîmes. Le Chofar qui triompha des flammes Nous étions là, deux petites filles de BergenBelsen dans les collines d’Israël. Et ce petit Chofar de Bergen-Belsen se trouvait également en Erets Israël - dans les mains du peuple juif qu’Hitler avait été déterminé à exterminer. Le monde entier a déclaré notre mort. Des millions de membres de notre peuple ont été massacrés, mais le Chofar, le symbole de la piété juive, a triomphé des flammes. Et D.ieu m’a accordé l’immense privilège de redécouvrir ce Chofar dans les anciennes collines de Samarie, sur lesquelles notre peuple est miraculeusement revenu après plus de 2000 ans d’errances, d’obscurité, d’oppression et de Shoah.

Rabbanite Esther Jungreis Magazine

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VIE JUIVE

YOM KIPPOUR

Yom Kippour : Affronter la réalité avec sincérité L’un des passages clés de Yom Kippour est le texte émouvant de "Kol Nidré", par lequel nous entamons cette sainte journée. Les commentateurs notent qu’en réalité, "Kol Nidré " n’est pas du tout une prière, mais l’annulation de nos vœux. Pourquoi abolissons-nous nos vœux précisément au début de Yom Kippour ?

Nos Sages nous enseignent là une leçon très importante. Yom Kippour est le jour où l’homme est censé procéder à une auto-analyse approfondie. Il reconnaît ses erreurs et s’engage à ne plus les répéter. Pour que cette démarche soit efficace, il doit s’efforcer d’être parfaitement honnête avec lui-même et éviter de se "voiler la face ", ce qui l’éloignerait de ce qu’il sait être la vérité. Dans Kol Nidré, il exprime sa volonté de fuir la malhonnêteté inhérente aux vœux irréfléchis. Ce faisant, il reconnaît l’importance de l’intégrité et la gravité de la mauvaise foi. Se remémorer l’importance d’être honnête avec Hachem et avec soi-même est une façon très appropriée de commencer le jour de la Téchouva.

Mentir aux autres… et à soi-même ! Dans plusieurs cas, nos Sages démontrent que la mauvaise foi fut à l’origine de Avérot et de regrettables décisions à des carrefours pourtant capitaux. L’exemple de Loth est frappant. Il prit la décision de quitter Avraham pour vivre dans la ville dépravée de Sodome. Or la Torah nous informe que c’était pour des raisons financières – il vit que la terre de Sodome était adaptée à ses troupeaux. Cependant, Rachi cite d’autres sources qui affirment que la raison réelle de son départ était l’immoralité de Sodome, où il allait pouvoir assouvir son désir de débauche. Dans ce cas, pourquoi la Torah affirme-t-elle qu’il y est allé pour des raisons financières ? Magazine

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VIE JUIVE

YOM KIPPOUR

En fait, la Torah nous renseigne sur l’aspect extérieur tandis que Rachi nous révèle la raison cachée, qui est ainsi dissimulée dans la Torah orale. Le Rav Its’hak Berkovits souligne que Loth luimême pensait qu’il allait à Sodome pour y vivre dans l’opulence ! Il se mentait quant à la cause principale de ce départ désastreux. C’est un exemple type de la façon dont le Yétser Hara berne l’homme concernant ses motivations et l’entraîne à fauter. Un autre exemple, c’est celui du roi Chaoul auquel le prophète Chemouël annonça que Hachem lui demandait d’anéantir tout le peuple d’Amalek. Inexplicablement, après sa bataille victorieuse, Chaoul laissa en vie le roi d’Amalek, Agag, ainsi que quelques animaux. C’était une déviation manifeste à la parole de Hachem et pourtant, quand Chaoul rencontra Chemouel, il lui annonça fièrement qu’il avait accompli la volonté de Hachem ! Il ne réalisa même pas qu’il avait clairement transgressé l’ordre divin. Il se leurra en pensant qu’il avait fait ce que D.ieu lui avait demandé. Des intentions louables ? Ces épisodes nous montrent la force du mauvais penchant qui cherche à ce que l’on se mente à soi-même. En effet, il semble que toutes les fautes majeures citées dans la Torah furent apparemment commises à cause des illusions que les gens se faisaient quant à leurs réelles motivations. C’est également le cas de la toute première faute, celle d’Adam Harichon. Les commentateurs nous expliquent son raisonnement : en mangeant du fruit défendu, il comptait atteindre un plus haut niveau de librearbitre. Mais, en son for intérieur, son but était de s’éloigner un peu de Hachem et d’en être plus indépendant. Ce leurre risque de nous faire penser que nous n’avons pas besoin de faire Téchouva dans 8

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certains domaines. Un homme, à l’époque du Rambam, dit à ce dernier qu’il était certain de n’avoir pas commis les fautes rapportées dans le Vidouy et que la récitation de ce texte serait un mensonge de sa part… Le Rambam lui expliqua qu’il existe plusieurs degrés de transgression dans chaque faute, et qu’à un certain niveau, il avait en réalité transgressé toutes les fautes énoncées dans le Vidouy. De plus, lui dit-il, le simple fait de prétendre n’avoir commis aucun péché est en soi une faute ! Ironiquement, cet homme se souciait du mensonge que constituerait la récitation du Vidouy, mais en réalité, il se berçait d’illusions en pensant qu’il n’avait pas besoin de le dire ! Souvent, nous avons du mal à voir nos propres défauts. Nous accusons les autres ou légitimons nos failles par les circonstances extérieures en oubliant de blâmer notre propre conduite… Yom Kippour nous oblige à affronter la réalité. Puissions-nous mériter de revenir vers Hachem en toute sincérité !

Rav Yehonathan Gefen


FEMMES

YOM KIPPOUR

Rien de plus beau que le Kippour d’une maman ! Il existe des jours dans l’année où juste pour quelques heures, nous aimerions nous retrouver complètement libres afin de pouvoir participer à des activités auxquelles, avec nos chers bambins, nous n’avons pas accès. Yom Kippour fait partie de ces jours : nous souhaiterions tellement pouvoir nous imprégner de l’atmosphère du jour le plus important de notre calendrier ! Lorsqu’une jeune fille se marie, son plus beau cadeau, mis à part son Chalom Baït, est la joie d’avoir des enfants. Seulement, il existe des jours dans l’année où juste pour quelques heures, nous aimerions nous retrouver complètement libres afin de pouvoir participer à des activités auxquelles, avec nos chers bambins, nous n’avons pas accès. Yom Kippour fait partie de ces jours : nous souhaiterions tellement nous rendre à la synagogue pour nous imprégner de l’atmosphère du jour le plus important de notre calendrier. Portée par les mélodies et la ferveur du groupe, il est tellement plus facile de se présenter devant le Maître du monde ! Pourtant, notre place est à la maison, avec nos enfants. Notre rôle de maman a ceci de particulier que nous le pratiquons 24 heures sur 24 et 365 jours par an. Le plus beau métier, et aussi le plus prenant du monde ! Et cela, Hachem le sait bien. Bien plus, c’est Lui Qui nous l’a assigné ! Pourtant, qui au cours de l’année n’a pas "craqué" devant l’immensité de la tâche de maman ? Alors montrer à Hakadoch Baroukh Hou que notre volonté est de nous accomplir en tant qu’épouse et mère est la plus belle Téchouva que nous puissions Lui offrir en ce jour Saint.

L’essentiel et l’accessoire Tout d’abord, rappelons-nous : le jeûne est l’une des Mitsvot essentielles du jour, il ne faut donc pas nous mettre dans une situation qui risque de nous obliger à casser le jeûne comme un surcroît d’activités, surtout pour une femme qui allaite. Il est important d’économiser ses forces. Les enfants ne doivent pas se rendre à la synagogue tant qu’ils ne sont pas en âge de ne pas déranger l’assemblée. Imaginez la responsabilité d’une maman qui amène son petit trésor de 3 ans, avec la très bonne intention de lui faire ressentir la sainteté de ce jour, mais qui va gêner des fidèles en plein Vidouy ! Vous devez penser que ce ne sont que de belles paroles, mais que la réalité ressemble plutôt à une mission impossible ! Comme toute Mitsva, l’essentiel réside dans sa préparation Je vous entends d’ici : "Téchouva, Téfila, Tsédaka: nous le savons bien !" Dans la préparation d’une maman à Yom Kippour, il y a également autre chose, un ingrédient essentiel auquel vous n’avez peutêtre pas pensé : les bonbons ! Plusieurs raisons à cela : Magazine

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FEMMES

YOM KIPPOUR

Le jeûne de Kippour n’est pas un jeûne de tristesse, contrairement aux autres qui rappellent la destruction du Temple. A Kippour, nous jeûnons pour montrer à Hachem notre désir de ressembler aux anges qui ne fautent pas. Ils n’ont pas besoin de se nourrir, alors nous non plus ne mangeons pas. Yom Kippour est un jour heureux, un jour où Hachem pardonne nos fautes, et il n’y a pas de plus grande joie que celle de se savoir pardonné. Il est donc tout à fait à propos de montrer cette joie à nos enfants en leur offrant ce qu’ils aiment le plus : des sucreries. C’est réellement l’occasion de leur acheter tout ce que vous leur refusez dans l’année : des barres de chocolat, des chips et autres. Vous pouvez ainsi leur expliquer combien nous sommes heureux de nous rapprocher d’Hachem et de savoir à quel point nous Lui faisons plaisir. Nous autres les adultes jeûnons pour ressembler à des anges, tandis qu’eux mangent des bonnes choses pour montrer à Hachem qu’ils sont heureux d’être proches de Lui et de savoir qu’Il les protège. Il est maintenant beaucoup plus facile de leur demander de vous aider à accomplir vos Mitsvot du jour : jeûner, et dans la mesure du possible, prier. Quelques "jokers" en cas de besoin Il y a 5 prières à Yom Kippour. L’essentiel est de faire du mieux que vous pouvez, car Hachem juge avant tout nos efforts et non les résultats. Si vous êtes fatiguée, vous pouvez prier allongée. Ainsi, pour passer un bon Kippour, la veille, je vous conseille de préparer des sachets de bonnes choses. A chaque fois que vous aurez besoin d’un moment de tranquillité, installez vos enfants à table avec leurs petits paquets en confiant au plus grand le soin de surveiller les autres. S’ils sont vraiment petits, faites la sieste en même temps qu’eux et réservez les bonbons pour les moments où vous voudrez prier. Un autre "joker" peut être de leur acheter un ou plusieurs livres sur Kippour et les fêtes de 10

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Tichri. Si vous avez des forces, l’idéal est de les leur lire (même en restant dans votre lit !), cela contribue beaucoup à rendre cette journée sainte même pour les plus petits. Le fait de préparer un programme et de l’expliquer aux enfants est un excellent outil d’éducation. Ainsi, la veille, expliquez-leur bien le programme de la journée du lendemain en incluant deux siestes, une le matin et une l’après midi, "bonbons à l’appui": eh oui, deux siestes, ce sera possible ! Le discours que vous pourrez leur tenir "Comme vous le savez les enfants, demain, c’est Yom Kippour, le jour où Hachem pardonne toutes nos fautes. Quelle joie ! Nous, les papas et les mamans, allons jeûner pour dire à Hachem que nous voulons ressembler aux anges qui ne fautent pas et ne mangent pas. Vous, vous êtes trop petits pour jeûner, mais vous pouvez aussi dire à Hachem que vous voulez faire plein de Mitsvot, Il sera très heureux. Et pour fêter cette joie de nous sentir tout proche d’Hachem, je vous ai préparé une surprise. Regardez toutes ces bonnes choses, elles sont pour vous ! Comme je ne vais pas en manger, je risque d’être un peu fatiguée. Il faut aussi que je prie pour qu’Hachem nous envoie une année pleine de joie pour toute la famille ! Vous pouvez m’y aider en me laissant me reposer et aussi prier. Et si je me repose bien, j’aurai certainement la force de vous raconter l’histoire du Kohen Gadol le jour de Kippour, et celle de Yona et de sa Téchouva." Voici votre journée de Kippour toute tracée. Résultat garanti pour vos enfants et aussi pour vous, qui terminerez le Grand Jour avec ce merveilleux sentiment d’avoir fait la volonté de votre Créateur : être une maman qui s’occupe de ses enfants, tout comme Lui s’occupe de nous !

Chana Tova Oumétouka, Gmar ‘Hatima Tova !

‘Haya Esther Smietanski


GUIDE

YOM KIPPOUR

LOIS LOIS&&COUTUMES COUTUMES

LES 10 JOURS DE PÉNITENCE (Du lundi 10 au mercredi 19 Septembre 2018) • Ajout de prières spécifiques On ajoute dans la prière du matin, après Yichtaba’h, le Psaume 130. On récite matin et après-midi (sauf Chabbath) la prière «Avinou Malkénou» et on ajoute certains passages de supplication dans la prière de la « Amida » (18 bénédictions).

• Téchouva Pendant ces jours, on devra intensifier notre repentir, notre étude de la Torah, nos prières et actes de charité. On s’efforcera, par exemple, de toujours prier en présence de 10 hommes à la synagogue, manger d’une Cacheroute supérieure à habituellement, et réciter le Birkat Hamazone mot à mot.

MARDI 18 SEPTEMBRE 2018 (Veille de Yom Kippour) • Seli’hot (supplications) On se rend à la synagogue pour les dernières Seli’hot et pour annuler nos voeux en récitant le texte “Hatarat Nedarim”.

• Récitation du Vidouï Exprimer verbalement nos fautes est une condition sine qua non pour se faire pardonner. Ainsi, pendant l’office de Min’ha, nous énumérons et avouons nos fautes dans le Vidouï.

• Dons à la Tsedaka La charité envers nos frères démunis est un grand mérite qui nous protège et nous sauve de mauvais décrets. La veille de Kippour, il est essentiel de continuer à intensifier cette Mitsva.

• Kapparot Cette coutume vise à expier symboliquement nos fautes et celles de nos proches. On fait tourner 3 fois autour de nos têtes un poulet en récitant le texte approprié. Certains ont l’habitude de remplacer le poulet par du poisson ou de l’argent. Réservez vos Kapparot en ligne sur : http://www.torah-box.com/kapparot

• Demander pardon Dans le tribunal céleste, les fautes envers les proches et les amis ne sont pardonnées que si l’on obtient leur pardon. On s’adressera à eux obligatoirement avant Kippour, de manière sincère : les parents, le conjoint, les enfants, les amis, etc.

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GUIDE

YOM KIPPOUR

LOIS & COUTUMES • La multiplication des repas C’est une Mitsva de manger et boire en abondance, pendant la journée. Nous montrons ainsi notre joie et notre implication à l’approche de la fête.

• Préparation à Yom Kippour Les hommes vont au Mikvé se purifier, pour la sainteté de la fête, et la famille revêt de beaux habits.

• Séouda Mafseket Pour ce dernier repas avant le jeûne, on a l’habitude de manger du pain, du poisson et de la viande, afin de prendre un maximum de forces pour le lendemain.

• Allumage des bougies Les femmes allument des bougies ou des veilleuses (cf. horaires page 2) et récitent les bénédictions.

MARDI 18 soir et MERCREDI 19 SEPTEMBRE 2018 • Jeûne de Kippour (cf. horaires page 2) Cette obligation de la Torah nous permet de réaliser notre dépendance envers Hachem, renforcer notre repentir et se recentrer sur nos prières.

• Les interdits de Kippour Les 5 principaux sont : travailler, manger et boire, se laver, porter des chaussures en cuir et l’intimité conjugale. Par ailleurs, les autres interdictions sont les mêmes que celles du Chabbath, comme porter dans un endroit public, cuisiner, allumer une lumière ou un feu.

• Repentir et prières On passe ce jour à la synagogue, en priant et demandant à D.ieu de nous pardonner. L’essentiel dans la prière à Yom Kippour est d’exprimer verbalement ses fautes, les regretter sincèrement et s’engager à ne plus les faire afin de mériter le meilleur. C’est uniquement ainsi que l’on peut espérer une bonne et heureuse année !

• Jeûne de la parole Afin d’éviter toute mauvaise parole pendant ce jour, certains préfèrent s’abstenir de parler depuis la veille au soir jusqu’à la fin de Yom Kippour.

• Fin de Yom Kippour On fait la Havdala (cf. horaires page 2), en récitant les bénédictions sur le vin et sur (ou à partir d’) une flamme restée allumée depuis la veille de Yom Kippour uniquement. Si cela est impossible, on ne récitera pas de bénédiction sur la bougie. 12

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LES 13 ATTRIBUTS DE MISÉRICORDE Pendant Kippour, nous lisons 26 fois le texte Vayaavor qui mentionne les "13 Attributs de la miséricorde divine". Nos Sages nous enseignent que leur invocation produit toujours un effet positif. A Yom Kippour, nous espérons le pardon divin. Si nous apprenons à pardonner, nous pouvons espérer nous aussi être pardonnés par D.ieu. Quelle est leur signification ? A quoi faut-il penser au moment de leur lecture ? L’équipe Torah-Box vous offre un tableau pour comprendre ce texte et avoir la pensée adéquate.

‫ים‬ƒƒ ‫∆‡ ∆ר ¿ך אַ ַפ‬

‫¿ו ַחנּוּן‬

‫ַרחוּם‬

‫ל‬-˜

'„

'„

Érekh Apayim

Vé’hanoun

Ra’houm

È-l

Ado-naï

Ado-naï

Clément

D.ieu

Éternel

Éternel

Tardif à la colère Miséricordieux La Patience qui laisse le temps de se repentir,

La Bonté qui amène les enfants,

La Miséricorde qui empêche la destruction due aux fautes,

La Bonté Pure qui donne la guérison,

Maître du monde, était, est et sera,

Maître du monde, était, est et sera,

‫ָו ∆פ ַׁ˘ע‬

‫נ…≈שׂ‡ ָﬠוֹן‬

‫פים‬ƒ ‫ָל ֲ‡ ָל‬

„‫ˆר ∆ח ∆ס‬ …≈‫נ‬

˙‫∆ו ¡‡ ∆מ‬

„‫¿ו ַרב ∆ח ∆ס‬

Vafécha’

Nossé ’avone

LaAlafim

Notsèr ‘Hesséd

VéÉmet

Vérav Hessed

La rébellion

Supporte la faute

Jusqu’à la millième génération

Qui conserve la grâce

Et de vérité

Plein de grâce

Retire les résidus des fautes par révolte et rejet,

Retire les résidus des fautes par envie,

La destruction des anges du mal créés par nos fautes,

La création et le remplacement de la lumière qui est partie par nos fautes,

La Lumière qui éclaire nos cœurs pour se repentir,

Quand on est au milieu, Il fait pencher la balance du côté de la Bonté,

‰˜≈ ‫¿ו ַנ‬

‰‫¿ו ַח ָטאָ‬

Vénaké

Vé’hataa

Et innocente

Le péché

Il récupère et nous rend les parcelles de lumière prises par les anges du mal que nous avons créés.

Retire les résidus des fautes involontaires,


SOUCCOT

VIE JUIVE

Souccot - Comment atteindre la véritable joie ? Les commentateurs se demandent quel est le rapport entre le message véhiculé par le livre de Kohélet et la fête de Souccot. Souccot est décrit comme le temps de notre joie, tandis que Kohélet semble plutôt prôner l’inverse, puisque l’on y souligne constamment la vacuité de ce bas monde…

Lors de certaines fêtes juives, nous avons l’habitude de lire l’une des cinq Méguilot (Kohélet à Souccot, Chir Hachirim à Pessa’h, Esther à Pourim, Routh à Chavouot et Eikha à Ticha Béav). Nous savons qu’il existe toujours un lien entre la fête et la Méguila qui y est lue. Pendant Souccot par exemple, les Achkénazes lisent Kohélet, livre écrit par le roi Chlomo. Il y évoque tous les plaisirs dont on peut jouir dans le Olam Hazé (dans le cadre de la loi juive). Le roi Chlomo conclut en affirmant que tout est insignifiant et futile dans ce monde, Hével Havalim, "vanité des vanités". Les commentateurs se demandent quel est le rapport entre le message véhiculé pas Kohélet et la fête de Souccot. En effet, il paraît plutôt contredire l’essence de cette fête ; Souccot est décrit comme Zman Sim’hatenou, c’est-à14 14

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dire le temps de notre joie. C’est un moment de grande joie, plus encore que toutes les autres solennités. Kohélet, en revanche, semble plutôt prôner l’inverse, puisque l’on y souligne constamment la vacuité de ce bas monde. Si certains pensent qu’ils sont effectivement en contradiction et que Kohélet est lue précisément à ce moment dans le but d’éviter que la joie de Souccot ne nous mène à des débordements, une approche différente sera ici développée. L’aspiration de l’âme et celle du corps Pour répondre à cette question, il nous faut tout d’abord mieux comprendre cette joie qui caractérise la fête de Souccot. Rav Yaakov Neiman, dans son ouvrage Darké Moussar (p. 284), souligne que l’une des principales caractéristiques de cette fête est l’obligation de quitter notre demeure et de vivre dans une


VIE JUIVE habitation temporaire. Ceci ne semble pas très propice à un sentiment de joie ; quitter notre maison confortable et sécurisante pour aller dans une Soucca légère et instable est plutôt pénible… En réalité, une personne ne peut connaître la vraie Sim’ha que quand elle réalise que les plaisirs de ce monde-ci sont illusoires et ne procurent pas bonheur et épanouissement véritables. Le fait de quitter sa maison pour aller dans la Soucca permet ainsi de reconnaître que les conforts physiques du Olam Hazé ne peuvent apporter de joie réelle. Pourquoi ne peut-on jamais expérimenter une véritable Sim’ha à travers les plaisirs matériels ? L’être humain est constitué d’un corps et d’une âme. Tous deux aspirent au bonheur ; le corps le ressent en assouvissant des désirs physiques dont on ne peut jouir que dans le Olam Hazé, tandis que l’âme a des aspirations spirituelles focalisées sur son lien avec Hachem, qui est récompensé principalement dans le Olam Haba. L’âme est capable d’élever le corps au point de le soumettre à elle ; elle l’aide ainsi à se rapprocher d’Hachem. Par exemple, si l’on récite une bénédiction avant de consommer un aliment, on élève cet acte physique banal en quelque chose de spirituel. A l’inverse, si une personne a pour objectif principal de satisfaire ses passions matérielles, son âme ne sera aucunement épanouie, puisque ses aspirations sont ignorées. Une attache

SOUCCOT

trop forte au monde matériel empêchera donc l’individu de connaître la joie véritable. De Souccot à Kohélet via la Sim’ha Nous pouvons à présent comprendre le lien qui existe entre la joie de Souccot et le message apparemment pessimiste du livre de Kohélet. Le roi Chlomo n’affirme pas que la vie est insignifiante en soi, mais il parle d’une vie centrée sur l’assouvissement des désirs matériels. Nous l’apprenons d’une Guémara (Chabbath 30b) qui relève une contradiction au sein même du livre de Kohélet. Dans le deuxième chapitre de ce livre (verset 2), le roi Chlomo écrit en effet : "La Sim’ha, que fait-elle ?", laissant entendre son caractère futile. Or, dans le huitième chapitre (verset 15), il nous dit : "J’ai prôné la joie…" La Guémara précise qu’il s’agit ici de deux sortes de joie bien différentes ; la joie superficielle est celle qui ne provient pas d’une Mitsva mais celle qui prend racine dans le Olam Hazé, tandis que la joie digne de louanges est une "Sim’ha Chel Mitsva", liée à la spiritualité. Les enseignements de Souccot et de Kohélet vont donc de pair. Tous deux démontrent que la seule façon d’atteindre la vraie Sim’ha est de reconnaître que les plaisirs de ce bas monde ne satisferont jamais l’âme qui aspire à se lier à Hachem. Puissions-nous mettre ces leçons à profit dans nos vies et mériter de ressentir la Sim’ha de Souccot !

Rav Yehonathan Gefen

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SOUCCOT

Un Souccot à l’ombre du divin... Les deux récits rapportés ici prouvent que D.ieu laisse toujours entrevoir Sa face à ceux qui placent leur confiance en Lui. Qu’aurions-nous pu faire d’autre, alors que Souccot approchait et que nous étions sans Soucca... ?

Myriam raconte : "14 Tichri, au matin. Je me rendis au travail en essayant d’oublier le fait que quelques heures plus tard, la fête de Souccot rentrait, et que nous, nous étions toujours sans Soucca. L’idée de passer la fête dans notre salle à manger habituelle alors que tous s’apprêtaient à s’abriter sous les ailes de la Chékhina ne me quittait pas... En arrivant au travail, je tentais d’éviter le regard de mes collègues, occupées à échanger des recettes pour la fête… Essayant de me plonger dans mes tâches, je n’aperçus pas Tsipora s’approcher de moi. Elle m’accosta : "Où êtes-vous ce soir ?" "A vrai dire, à la maison, dis-je. Nous n’avons pas réussi à nous organiser pour la Soucca..." "Sans rire !, s’exclama-t-elle. Justement, nous cherchions des invités pour ce soir ! Quelle coïncidence que vous habitiez juste à coté !" Vaincue mais soulagée, j’acceptai en jetant un regard de reconnaissance vers le Ciel… Je pressai le pas, j’avais encore du travail chez moi avant que la fête ne rentre. La soirée chez le couple Tsipora-Gabriel fut charmante. De retour à la maison, j’étais bien 16 16

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trop plongée dans mes pensées pour penser au lendemain. J’étais loin de m’imaginer que la Soucca qui nous attendait avait été dressée cette fois par Hachem Lui-même... 15 tichri, au matin. Je me penchai par la fenêtre pour d’observer l’ambiance au-dehors. L’air respirait la fête. Tout à coup, dans le jardin de notre immeuble, mon regard fut attiré par la Soucca de notre voisin, qui habite le rez-dechaussée. Quelques semaines auparavant, l’appartement à l’entrée de l’immeuble avait en effet vu débarquer un locataire quelque peu farouche. Cet homme d’une cinquantaine d’années, américain, venait de divorcer et il emménageait seul dans ce grand quatre-pièces. Les rares apparitions qu’il faisait au-dehors ne donnaient pas forcément une image fidèle du personnage, du moins je l’espérais. Il paraissait toujours évoluer dans une autre sphère, probablement étourdi par la prise de calmants. Peu avant la fête, j’avais vu ses fils lui dresser une belle Soucca. Ils avaient même porté une table, des chaises et des décorations !


SOUCCOT

Une idée germa donc dans mon esprit : "Si nous demandions à l’américain la permission d’utiliser sa Soucca pour ce midi ? J’ai remarqué hier qu’il ne s’y trouvait ni quand nous sommes sortis ni quand nous sommes rentrés. Et là, il n’y est pas non plus. A mon humble avis, il ne doit pas l’utiliser du tout, ou très peu." David acquiesça. Je descendis taper à sa porte ; au bout de quelques tentatives, il m’ouvrit enfin. Je crus l’avoir réveillé d’une longue période d’hibernation. Je lui demandai : "Good morning, excusez-moi, voilà : pourrions-nous utiliser votre Soucca pour ce midi ?" Après s’être secoué de sa torpeur, il me répondit avec un geste de la main : "Oh yes, allez-y. Tout seul, je ne vais pas trop l’utiliser. D’ailleurs, je vous la laisse pour toute la fête." Sous le choc, je demandai : "Etesvous certain ?" Il paraissait surtout pressé de me congédier : "Allez-y, fit-il avec le même geste de la main. Je vous ai dit qu’il n’y a pas de problème !" Le claquement de sa porte me secoua de ma surprise. Non, je ne rêvais pas : nous avions une Soucca pour la fête ! En y pénétrant, David et moi découvrîmes, ébahis, adorable petite Soucca, simple et majestueuse. Elle semblait attendre notre venue. Pleins de reconnaissance, nous levâmes les yeux vers le ciel, visible entre les branches de palmier, pour adresser à Hachem une louange silencieuse… L’année suivante, il nous arriva une histoire encore plus singulière. Cette année, Souccot tombait le 1er octobre au soir. Or le 1er septembre, j’avais été engagée pour un poste de secrétaire au sein d’un cabinet d’architectes. Mais il s’avéra rapidement que je n’étais pas qualifiée pour ce poste, qui exigeait des connaissances minimales en architecture ; or je m’y connaissais à peu près autant qu’en agronomie tropicale. Les jours passèrent et Souccot approchait à grand pas… et nous, nous étions encore sans Soucca. David m’interpella : "L’américain a déménagé… Qu’allons-nous faire cette année ?" La seule chose était de placer encore une fois notre

confiance en D.ieu. J’ignorais bien comment nous allions nous en tirer cette fois-ci… Le 31, je me rendis au travail. La journée me semblait longue… Je regardais la montre, attendant impatiemment 18h00. A 17h35, l’architecte m’appela du fond du bureau. J’arrivai et prit place face à lui. Il commença : "Non point que vous nous soyez désagréable, mais je vois que j’avais fait une erreur d’appréciation. J’ai plutôt besoin d’un architecte supplémentaire que d’une secrétaire. Il faut effectuer le suivi des plans, des tracas administratifs etc. Or, cela exige des connaissances dans notre branche." J’étais plutôt soulagée : "En effet, j’allais également vous en parler… J’ai l’impression d’être un peu inutile." "Très bien reprit-il. Alors quittons-nous en bons termes. Je vais vous régler en espèces car je ne peux pas éditer une fiche de paie pour un seul mois de travail." Sur ces paroles, et sous mon air abasourdi, il me tendit une liasse de dollars. Je comptai et m’aperçus rapidement qu’il y avait bien plus que la somme due. Je souhaitai lui rendre l’excédent, mais il me lança : "Nous n’allons pas chipoter pour quelques Chékels… Bonne continuation, passez nous voir de temps à autre !", pendant que je me dirigeai vers la porte tout en saisissant mon téléphone. "David, commande la Soucca ! – Ah oui, et comment comptes-tu la payer ? – J’ai été licenciée ! – Quel rapport ? – L’architecte m’a payée là, tout de suite, en espèces ! Prend celle que nous avions repérée ! – Tu… tu es sérieuse ? – On ne peut plus sérieuse !" Inutile de vous décrire la fête inoubliable que nous avons passée. Sauvés une fois de plus par Hachem, nous avons passé la plus belle fête de notre vie, majestueusement blottis sous les ailes de la Chékhina... "

Elyssia Boukobza Magazine

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SOUCCOT

LOIS & COUTUMES

PRÉPARATION A LA FÊTE (AVANT DIMANCHE 23 SEPTEMBRE AU SOIR) • Construction de la Soucca Pour être valable (Cachère), la Soucca doit se trouver sous la voûte du ciel, être recouverte de branchage, roseaux ou herbes, avoir 70 cm de long sur 70 cm de large et 1 mètre de hauteur, minimum. Afin d’honorer ce lieu de fête, on a coutume de décorer joliment l’intérieur avec des images, dessins ou objets. Consultez la vidéo sur : http://torahbox.com/F2SE

• Achat et préparation des 4 espèces Un Etrog (cédrat) - un Loulav (branche de palmier dattier) - deux Aravot (branches de saule) - trois Hadassim (feuilles de myrte). Pour qu’elles soient valables, il faudra les choisir selon des critères de base. Consultez la vidéo sur : www.torahbox.com/5TM5

• Dons à la Tsedaka Comme à chaque fête, la Torah nous demande de penser aux plus démunis pour que tous la vivent dignement. Faites votre don sur www.torah-box.com/souccot

DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2018 (VEILLE DE FÊTE) • Préparation d’une bougie de 48h On l’allume avant la fête, pour l’utiliser pendant Yom Tov : allumer le gaz pour cuire si besoin, et allumer les bougies du 2ème soir de fête (en Diaspora).

• Allumage des bougies de Yom Tov Les femmes allument les bougies avant l’entrée de la fête ou après la tombée de la nuit (à partir d’une flamme existante).

Pour les Séfarades : • Bénédiction avant l’allumage des bougies Baroukh Ata Adonaï Elohénou Mélèkh Ha'olam Acher Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Yom Tov. Pour les Achkénazes : • Bénédictions après l’allumage des bougies Baroukh Ata Adonaï Elohénou Mélèkh Ha’olam Acher Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Yom Tov. Baroukh Ata Adonaï Elohénou Mélèkh Ha’olam Chéhé’héyanou Vékiyémanou Véhigui’anou Lazeman Hazé. 18 18

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GUIDE

SOUCCOT

1 - SOUCCOT : DU LUNDI 24 AU DIMANCHE 30 SEPTEMBRE • Résider dans la Soucca Depuis le 1­er soir de fête et pendant toute la semaine, chaque instant dans la Soucca est une Mitsva ! Toute la famille y mangera tous les repas (obligation seulement pour les hommes). Et la coutume est d’y recevoir des invités. Si cela est possible, les hommes ont aussi l’obligation d’y dormir.

• Lois de Yom Tov Pendant ces jours, les lois sont les mêmes que celles du Chabbath, excepté le fait qu’il soit permis d’allumer un feu à partir d’une flamme existante (veilleuse de 48h allumée avant la fête). Mais il est interdit de l’éteindre. Il est également autorisé de porter à l’extérieur des objets nécessaires à la fête.

• Allumage des bougies du 2ème jour de fête (lundi 24 septembre au soir) A la tombée de la nuit, les femmes (en Diaspora uniquement) allument les bougies de la 2ème fête (à partir de la bougie déjà allumée) (cf. horaires page 2) en récitant la même bénédiction que la veille.

• Lois de ‘Hol Hamoed (demi-fêtes) Pendant ces jours, c’est une grande Mitsva d’être joyeux ! On porte de beaux vêtements et on organise des repas de fête, pour différencier ces jours saints des jours ordinaires. Il sera interdit de travailler [en cas de vrai besoin : contacter un Rav], se couper les cheveux, se raser. Et on ne lavera pas de linge, sauf si cela est indispensable.

• Chabbath ‘Hol Hamoed (vendredi 28 au soir et samedi 29 septembre) Le vendredi 28 septembre, avant le coucher du soleil (cf. horaires page 2), on devra allumer les bougies de Chabbath en récitant la bénédiction habituelle.

• Prières spéciales Toute la semaine de fête, on chante le Hallel dans la prière du matin, on ajoute “Yaalé Véyavo” dans la Amida (18 bénédictions) et le Birkat Hamazone.

• Bénédiction(s) sur le Loulav Les hommes ont l’obligation de réciter chaque jour (sauf le Chabbath), la bénédiction sur le Loulav composé des quatre espèces : “Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam Achèr Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou ‘Al Nétilat Loulav’’ Le premier jour de Souccot, on ajoute : ‘‘Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam Chéhé’héyanou Vékiyémanou Vehigui’anou Lazémane Hazé’’.

On agite ensuite le Loulav dans les 6 directions Sud, Nord, Est, haut, bas et Ouest, sauf si la coutume de votre synagogue est différente.

• Sim’hat Beth Hachoéva En souvenir de la joie intense qui régnait à l’époque du Temple pendant la fête de Souccot, nous avons l’habitude, de nous réjouir ces soirs de fête en dansant joyeusement à la synagogue ou autre endroit public.

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SOUCCOT

GUIDE

• Hochaana Rabba (du samedi 29 au soir au dimanche 30 septembre) Ce 7ème jour de Souccot nous permet de réparer nos fautes, si elles ne l’ont pas été pendant Roch Hachana ou à Yom Kippour. Une veillée d'étude de Torah est organisée à la synagogue. Si vous n’avez pas trouvé d’endroit pour la faire, consultez les cours sur : www.torah-box.com/hochaana

2 - CHEMINI ATSERET ET SIM’HAT TORAH (fin de la Soucca) SIGNIFICATION • Chemini Atsérèt est le 8ème jour après le début de Souccot. Il représente un jour

supplémentaire où nous pouvons rester proches de D.ieu. En Israël cette fête dure un seul jour (lundi 1er octobre) et en Diaspora 2 jours (lundi 1er et mardi 2 octobre).

• Sim’hat Torah est la fête de la Torah ! Elle marque la grande joie que nous avons d’avoir terminé

la lecture de ses 5 livres, et de recommencer ce jour. En Israël la fête est célébrée le même jour que Chemini Atsérèt (lundi 1er octobre), et en Diaspora, le 2ème jour de Chemini Atsérèt (mardi 2 octobre).

DIMANCHE 30 SEPTEMBRE 2018 (veille de fête) • Préparation d’une bougie de 48h On l’allume avant la fête, pour l’utiliser pendant Yom Tov : allumer le gaz pour cuire si besoin, et allumer les bougies du 2ème soir de fête (en Diaspora).

• Allumage des bougies de Yom Tov Les femmes allument les bougies avant l’entrée de la fête (Chemini Atsérèt) ou même après la tombée de la nuit (à partir d’une flamme existante) (cf. horaires page 2).

DIMANCHE 30 SEPT. au soir & LUNDI 1er OCT. 2018 • En Diaspora (1er jour de Chemini Atsérèt) Pendant ce jour de Yom Tov, on consomme un repas de fête précédé du Kiddouch. Le lundi 1er octobre, à la tombée de la nuit, les femmes allument les bougies pour le 2ème jour de fête (cf. horaires page 2) à partir d’une flamme déjà existante, en récitant la même bénédiction que la veille.

LUNDI 1er au soir & MARDI 2 OCT. 2018 (Diaspora : Sim’hat Torah) On célèbre la fête de Sim’hat Torah à la synagogue, selon les mêmes coutumes qu’en Israël. Le mardi 2 octobre, à la tombée de la nuit, c’est la fin de la fête. On récite la Havdala uniquement sur le vin (cf. horaires page 2). 20 20

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lulav.indd 1

Chaque jour de la fête de Souccot (à l’exception du Chabbath), nous avons une Mitsva de prendre les « Quatre Espèces » : un Loulav (branche de palmier dattier), un Étrog (cédrat), trois Hadassim (branches de myrte) et deux Aravot (branches de saule).

Pyramidale : large dans sa partie inférieure, plus étroite dans sa partie supérieure

Taille

Fraîcheur

Pointe

Branche centrale

Le plus rectiligne possible

Longueur minimale : 40 cm

Pas desséché

Entière et pas coupée

LOULAV La feuille centrale de la pointe ne doit pas être séparée en 2 parties. Qu’elle soit fermée.

ARAVA (saule)

Contours de la feuille

Longueur minimale : 24cm De préférence : 30cm

Lisse (et pas en ‘dents de scie’)

Branches Forme des feuilles

Taille

ARAVA 2 branchettes Allongée (et pas arrondie)

Forme

Lorsque vous irez les acheter, munissez-vous de cette fiche pratique créée par l’équipe Torah-Box. Pour que votre Mitsva soit valable, les quatre espèces doivent satisfaire quelques règles de base :

Forme

S’il possède une pointe (Pitom), elle ne devra pas être cassée

ETROG Couleur Jaune de préférence. Sinon : vert Peau Sans trou, ni morceau de peau ou de chair manquant. Pas fendue, sèche, pelée, ni trop molle Partie sup. Sans point noir sur la pointe et l’inclinaison supérieure

Pointe

HADASS (myrte) HADASS Branches 3 branchettes Feuilles Doivent avoir poussé d’un même point donné sur la branche, par groupe de 3, sur la moitié de la longueur Pas desséché (ne doit pas s’effriter)

Fraîcheur Taille

Assurez-vous que les “4 espèces” soient sous contrôle d’une autorité rabbinique compétente.

Longueur minimale : 24cm De préférence : 30cm

8/29/13 5:23 PM


SIMHA TORAH

La Torah, c’est devenir millionnaire en 15 secondes "Hachem a créé un monde immense, commença le Sabba de Kelm. Nous sommes insignifiants devant le système solaire, l’Univers, les galaxies, etc. Le monde est gigantesque… Or il valait la peine qu’Hachem crée tout cet univers pour qu’une seule fois, quelqu’un réponde ‘Baroukh Hou Oubaroukh Chémo’ !"

Nous sommes à quelques jours de Sim’hat Torah, où nous fêterons la clôture de la lecture annuelle de la Torah. Afin de nous réjouir comme il se doit, il nous incombe de réaliser le mérite qu’Hachem a placé entre nos mains. La valeur d’un seul mot de Torah La Yéchiva de Kelm était réputée pour son sérieux inégalé. Ses élèves étaient assoiffés d’apprendre et d’accomplir encore plus et mieux la Torah. Le Sabba de Kelm dirigeait cet établissement et guidait les élèves selon la voie qu’il avait reçue de son maître, le Rav Israël Salanter (fondateur du mouvement du Moussar). Une année, à l’approche de la fête de Chavouot, les élèves se préparèrent au discours que leur saint maître allait leur donner. Ils s’attendaient et espéraient entendre un long discours de Torah et puiser ainsi du feu ardent qui animait leur maître, le Sabba de Kelm. 22 22

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Le Rav commença son discours : "Hachem a créé un monde immense. Nous sommes insignifiants face à la grandeur d’une ville, encore plus d’un pays, d’un continent, du monde entier, du système solaire, de l’Univers, des galaxies, etc. Le monde est gigantesque… Il valait la peine qu’Hachem crée tout cet univers pour qu’une seule fois, quelqu’un réponde ‘Baroukh Hou Oubaroukh Chémo’ ! Et sachez, que mille ‘Baroukh Hou Oubaroukh Chémo’ ne valent pas un seul ‘Amen’. Et mille ‘Amen’ ne valent pas un seul ‘Amen Yéhé Chémé Rabba Mévarakh’. Et mille ‘Amen Yéhé Chémé Rabba Mévarakh’ ne valent pas un seul mot de Torah ! A présent, chers élèves, nous pouvons réellement nous réjouir de la Torah qu’Hachem nous a donnée !" Ce message de quelques minutés délivré par le Sabba de Kelm eut plus d’impact sur les élèves de la Yéchiva que de nombreux autres discours. En entendant ces paroles, nous comprenons


SIMHA TORAH

nous aussi à quel point nous devons nous réjouir d’être les dépositaires de la Torah et combien de temps nous devons investir pour participer à des études et à des cours de Torah. Faisons en sorte de mettre notre vie à profit et de ne pas échanger ces trésors inestimables contre d’insignifiants cailloux… Comment devenir secondes…

millionnaire

en

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Je saisis donc cette tribune pour vous parler d’un projet qui me tient au cœur et qu’il serait bon de diffuser auprès d’un maximum de personnes. Il s’agit de quelque chose de très simple et de très "rémunérateur". Un simple calcul nous montre que la majorité des gens mangent plus de mille fois par an (au moins 3 repas/goûter par jour x 365 jours = 1095 prises alimentaires). Si l’on s’habitue Bli neder à dire au moins 50 mots de Torah à chaque fois que l’on mange (même lors d’un simple goûter), on étudiera ainsi au moins 50.000 mots de Torah par an, et des millions de mots de Torah dans une vie ! Le tout en seulement 15 secondes à chaque fois ! Les intérêts immenses :

d’une

telle

résolution

sont

1. Tout d’abord des millions de mots de Torah étudiés. 2. De plus, nous pouvons donner du mérite à ceux qui mangent avec nous (famille, amis) et faire ainsi profiter les autres des centaines de milliers de mots de Torah, voire des millions ! 3. Nous mériterons certainement d’apprendre (et d’enseigner) de nouvelles lois grâce à cette étude, et nous mériterons ainsi d’accomplir encore de nombreuses Mitsvot. 4. Nous sanctifions ainsi les aliments que nous mangeons, et par la même occasion notre corps et notre âme. Il est très facile de dire 50 mots de Torah. Cela prend seulement quelques instants… C’est

l’équivalent de quatre ou cinq lignes de lecture dans un livre (à titre indicatif, vous avez déjà étudié depuis le début de cet article plus de 650 mots !). L’idéal est d’avoir un livre près de la table à manger et de l’étudier durant chaque repas. Si l’on n’a pas de livre, on dira au moins quelques phrases de Torah par cœur. On pourra répéter des lois que l’on a récemment apprises ou même des lois qui sont connues de tous (comme par exemple répéter quelques fois : "Il y a une Mitsva d’observer le Chabbath" ou de déclamer quelques lois du Chabbath que nous connaissons. Même si ces lois nous sont familières, c’est de la Torah et nous accomplissons une grande Mitsva à chaque mot ! Essayons autant que possible de participer à des cours de Torah et diffusons la Torah autour de nous. Sans aucun doute, nous aurons ainsi beaucoup de raisons de nous réjouir durant la fête de Sim’hat Torah !

Rav Emmanuel Mimran Magazine

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Étiqueter les enfants : les prédictions se réalisent... Les parents doivent savoir que les phrases qui commencent par "Tu es" sont déterminantes : la fin de la phrase poursuivra l’enfant pour longtemps. Mieux vaut parler aux enfants de façon encourageante et positive, en leur proposant des conseils sur le bon comportement à adopter ! Ces reproches n’aident aucunement les enfants à s’améliorer. Ceux-ci s’enlisent davantage dans ce comportement, parce qu’il leur manque les directives claires pour apprendre à devenir responsables, ordonnés ou à l’heure. Le bien attire le bien Il est écrit dans le Séfer Ha’Hinoukh : "Ki hatov yidabek batov" ("Le bien s’attache au bien"). Plus nous sommes optimistes et focalisés sur le bien, plus le bien s’attachera à nous !Mieux vaut parler aux enfants de façon encourageante et positive, en leur proposant des conseils sur le bon comportement à adopter. Nous nous souvenons tous des fois où, enfants, nous nous sommes faits réprimander par nos parents, nos professeurs ou d’autres adultes bien intentionnés. Quel en fut le bénéfice ? Une prophétie qui se réalise… "Tu es irresponsable. Que vas-tu devenir ?", "Tu mets toujours la pagaille !", "Tu es toujours en retard. Tu n’arriveras jamais à être à l’heure !": les parents doivent savoir que les phrases qui commencent par "Tu es" sont déterminantes ; la fin de la phrase poursuivra l’enfant pour longtemps. Si on leur dit qu’ils sont irresponsables, l’irresponsabilité les poursuivra. Si on leur dit qu’ils sont en retard ou désordonnés, ils continueront sur cette voie. Cela devient comme une prophétie qui se réalise. Ils forgent leur personnalité en fonction de la qualification donnée. Ils se disent presque : "Si mes parents me trouvent irresponsable, c’est sûrement vrai. Ce n’est même pas la peine d’essayer de changer." 24

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"Tu as perdu tes clés ? Il faut que tu apprennes à être responsable de tes affaires. Décide d’un endroit sûr où les garder, afin d’éviter que cela ne se reproduise." Cela transforme la phrase négative en discours positif. L’enfant en déduit qu’être responsable, c’est trouver un endroit sûr où ranger ses affaires. "Maman pense que j’en suis capable…", se dit-il. Voici d’autres exemples : "Des jouets sont éparpillés dans toute la chambre. Dorénavant, tu te souviendras qu’il faut ranger un jeu avant d’en sortir un autre." "Tu as raté le bus ? Tu dois apprendre à gérer ton temps. Il faut calculer combien de temps il te faut pour te préparer et régler ton réveil de façon à être à l’heure pour prendre le bus." C’est peut-être difficile de mettre cela en pratique quand on est dans le feu de l’action, mais si vous parvenez à parler de manière plus positive et encourageante, les critiques seront plus rares.

Adina Soclof


FEMMES Chiddoukh ! Le contact physique est corrupteur... Des formules comme le "speed dating" ou encore le "coup de foudre" débouchent souvent sur des relations où le contact physique occupe une place prépondérante. Quel mal y-a-t-il à cela ?, me direz-vous…

"Chiddoukh". Si on voulait traduire ce terme, on arriverait à des formules comme "mariage arrangé" ou encore "rencontre organisée"… Rien a priori qui retienne l’attention d’un public jeune et averti. Aujourd’hui, on préfère des formules qui semblent plus naturelles comme "speed dating", "coup de foudre" ou heureux hasard, tout simplement… Oui, mais tout cela débouche souvent sur des relations où le contact physique occupe une place prépondérante. Quel mal y-a-t-il à cela ?, me direz-vous…

d’Eliézer le serviteur d’Avraham. Lorsqu’il se mit à chercher une femme pour Its’hak, le fils de son maître, il ne l’a testée que sur un point précis, à savoir sa capacité à faire du ‘Hessed. Il ne l’a pas sélectionnée sur des critères extérieurs tels que beauté ou attrait physique.

Cultiver un jugement objectif

Epouser quelqu’un qui ne nous correspond pas ?!

Sans même entrer dans le débat halakhique et en se plaçant sur le plan de la logique pure, on peut se poser bien des questions sur ce mode relationnel. Généralement arrivé à un certain âge, un jeune homme ou une jeune fille souhaite se marier. Dès lors qu’on quitte le domaine du plaisir pur et qu’on souhaite un minimum se construire, on est obligé d’opérer une certaine sélection : on ne peut en effet épouser le premier venu. Ceux qui se sont laissés aller à leurs impulsions et se sont mariés sans réfléchir le payent en général assez cher… Or il y a forcément une faille quelque part. Le Créateur du monde a donné à l’homme les moyens de réussir sa vie, et notamment son mariage. La Torah nous donne ainsi le modèle du Chiddoukh idéal à travers le comportement

On touche ici au nœud du problème. Le mode de relations moderne, dans la mesure où il autorise le contact physique dès l’abord, empêche de manière définitive un jugement… objectif !

Pour se marier convenablement et mettre toutes les chances de notre côté, il est nécessaire de se baser sur des critères rationnels tels que des affinités intellectuelles, spirituelles et en dernier lieu physiques. Je ne peux en effet épouser une personne dont les ambitions dans différents domaines et le caractère sont en opposition totale avec ce que je suis. Or justement, quand on ne suit pas les règles du Chiddoukh qui interdisent notamment tout contact physique avant le mariage, on est tout à fait susceptible d’épouser quelqu’un qui ne nous correspond en rien. En effet, le contact physique est un facteur de corruption totale du jugement ! A vous de jouer…

Rav Emmanuel Boukobza Magazine

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FEMMES 3 étapes pour atteindre l’amour gratuit La Rabbanite Kolodetsky suit le chemin de sa mère, la Rabbanite Kanievsky, en s’occupant de milliers de femmes spirituellement, moralement et physiquement. Voici l’un de ses messages destiné aux femmes pour arriver à atteindre l’amour gratuit. Elle conseille de l’imprimer et de le lire une fois par jour. te Kolodetsky par la Rabbani 1. Chaque juif est une partie de moi

- Je lui trouverai des circonstances atténuantes.

Hachem n’a donné la Torah au peuple juif que lorsque celui-ci était uni, comme il est écrit : "Comme un seul homme, avec un seul cœur", car un juif à lui seul ne peut accomplir toutes les Mitsvot de la Torah. Nous sommes ainsi associés aux mérites de notre prochain. "Chaque juif est responsable de son prochain", enseignent nos Sages.

Si nous intériorisons cette manière de voir les choses, Hachem Se comportera de même envers nous. Souvenons-nous, le Machia’h viendra soit dans une génération pleinement coupable soit dans une génération pleinement méritante. Comment arriver à cette situation ? Si nous décidons de juger autrui favorablement en le définissant comme méritant, Hachem jugera le peuple d’Israël en conséquence. Nous deviendrons ainsi une génération totalement méritante !

Si chaque juif est une partie de moi, je me dois donc de me comporter envers lui comme je l’aurais fait envers moi-même. C’est-à-dire : - De la même manière que cela m’insupporte d’être détesté, je ne détesterai pas l’autre ; - Je ne me permettrai jamais d’accuser mon prochain, comme je ne porte aucune accusation contre moi-même ; - De la même manière que je ne dis pas de Lachon Hara sur moi-même, alors je ne dénigrerai pas mon prochain ; - De la même manière que je me pardonne toujours lorsque je trébuche, il m’incombe d’être indulgent avec les autres. 2. Comment se comporter envers les gens qui "trébuchent"? Lorsque nous sommes confrontés à une personne qui ne se comporte pas selon nos critères, nous devons toujours nous souvenir que lui et nous ne formons qu’un ! Par conséquent :

3. La récompense : une vie heureuse Lorsque quelqu’un nous blesse, souvenonsnous que tout vient d’Hachem. Cette personne n’est qu’un envoyé et "Tout ce qu’Hachem fait est pour notre bien"! Lorsque nous ancrerons en nous cette façon de voir la vie, nous ne pourrons plus être tristes, nous ne pourrons plus ressentir de haine envers notre prochain, nous ne garderons plus rancune, nous ne nous vengerons plus et nous pardonnerons toute offense avec facilité. La conséquence naturelle de ce comportement sera une vie sans haine, sans jalousie, sans amertume. L’amour gratuit pénètrera en nous et avec lui 3 cadeaux : - Nous deviendrons de meilleures personnes ;

- Je ressentirai de la peine et non de l’agressivité ; - Je prierai pour lui au lieu de le réprimander de manière acerbe ; 26

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- Nous recevrons une récompense ; - Nous verrons nos fautes pardonnées !

Rabbanite Kolodetsky


RECETTE Le "délice tout chocolat" Les fêtes arrivent, les enfants sont à nouveau en vacances et c'est l'occasion de faire avec eux un atelier chocolat ludique et gourmand ! Pour 12 personnes Temps de préparation : 30 min Temps de cuisson : 5 min

Ingrédients · 400g de chocolat noir à cuire · 2 pots de Rich’s · 1 poche à douille · 1 sachet de ballons gonflables

Réalisation - Faites fondre le chocolat au bain-marie en le remuant de manière constante pour éviter qu’il n’attache. Une fois le chocolat fondu et bien lisse, sortez-le 2 min du bain marie, remuezle et ensuite repassez-le de nouveau au bainmarie pendant 4-5 min. Ceci lui conférera une texture lisse et brillante. - Pendant ce temps, gonflez une vingtaine de ballons de même calibre. Trempez-les dans le bol de chocolat tempéré en penchant chaque ballon légèrement de tous côtés afin d’en enrober tout le haut de chocolat. Retournez ensuite le ballon tête en bas et disposez-le sur un plateau recouvert de papier sulfurisé. Laissez le chocolat prendre pendant 1h dans un endroit frais. - Pendant ce temps, montez la crème en chantilly et mélangez-la au reste de chocolat fondu. Vous pouvez alors remplir votre poche à douille et la réserver au réfrigérateur.

- Munissez-vous ensuite de ciseaux. Vérifiez que le chocolat a bien pris et qu’il est complètement sec. - À l’aide des ciseaux, percez le haut des ballons. Ils vont se dégonfler et vous n’aurez plus qu’à récupérer le plastique et la corolle de chocolat restera en place ! - Vous n’aurez plus qu’à remplir les corolles de mousse au chocolat et les décorer à votre goût. Laissez libre cours à votre imagination et créez des tulipes avec des corolles de différentes tailles que vous remplirez de fruits frais, de bonbons, de glace, etc. - Si vous voulez ajouter de la couleur ou du craquant à vos corolles, alors juste après avoir trempé les ballons dans le chocolat, trempezles dans des noisettes en morceaux ou alors des petites perles de sucre colorées. C’est très joli et amusant pour les enfants ! Bon appétit !

Esther Sitbon Magazine

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Pose ta question, un rabbin répond !

Yom Tov : ajouter des crans d’une minuterie En France, lorsqu’il y a eu deux jours de fête suivis de Chabbath, j’avais oublié de programmer la minuterie pour la Plata pour Chabbath, alors j’ai ajouté des crans pour qu’elle s’allume. Avais-je le droit ? Réponse de Rav Avraham Taieb A priori, il ne faut pas agir ainsi, mais en cas de grande nécessité, s’il y avait déjà des crans tirés et que vous vouliez en ajouter pour que l’allumage se fasse plus tôt, ceci est permis si c’est nécessaire pour accomplir une Mitsva (cuisiner pour Yom Tov est considéré comme une Mitsva). Si la plaque est déjà allumée et que l’on veut ajouter des crans pour prolonger l’allumage, cela sera permis a priori mais il faut, au moment de brancher la minuterie, poser comme condition préalable par oral que nous nous autorisons à en bouger les crans à notre guise pendant Chabbath ou Yom Tov et ce, afin qu’ils ne soient pas considérés comme Mouktsé (Yalkout Yossef Chabbath 252, 6).

Chimiothérapie pendant Yom Tov... Une personne qui suit un traitement de chimiothérapies qui tombe pendant Yom Tov peut-elle les maintenir ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Si le médecin traitant pense que la séance est absolument indispensable et qu’il n’est pas possible de la repousser ou de la devancer (les risques encourus sont élevés, le malade s’expose à un grave danger, etc.), il est permis de suivre le traitement durant Chabbath ou Yom Tov. Quoi qu’il en soit, il est obligatoire d’être en contact avec un Rav compétent avant d’agir dans ce sens, car même s’il est permis de transgresser le Chabbath ou le Yom Tov, il est nécessaire de connaître au préalable certains détails d’une importance majeure.

Yom Tov : une infirmière peut-elle chauffer un plat pour un malade ? Peut-on Yom Tov demander à une infirmière d’un hôpital de chauffer un plat pour un malade (une maman qui vient d’accoucher) ? Réponse de Rav Avraham Taieb Durant Yom Tov, il est permis de cuisiner même pour une personne en bonne santé, donc il est à plus forte raison permis de réchauffer un plat pour un malade. Mais attention, il faudra le faire d’une flamme existante et pour éteindre le feu, il faudra se servir d’une casserole d’eau amenée à ébullition jusqu’à ce qu’elle déborde pour éteindre le feu. Vous pouvez aussi vous servir d’une plaque de Chabbath et, si ça vous embête de la laisser allumée tout le Yom Tov, vous pouvez vous servir d’une minuterie de Chabbath. Si l’infirmière est non-juive, il n’y aura aucune restriction, et on pourra même lui demander explicitement de réchauffer le plat pour le malade en question (Choul’han Aroukh Ora’h ‘Haïm 286,1). 28

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Faire de la trottinette Yom Tov Je voudrais savoir s’il est autorisé de faire de la trottinette dans la rue Yom Tov. Je sais que le vélo est interdit à cause du risque de réparer la chaine, mais qu’en est-il pour une trottinette ? Réponse de Rav Freddy Elbaze Si on considère que le problème de rouler à vélo pendant Chabbath est celui du risque de réparation, il en est de même pour Yom Tov. Le problème ici se situe plutôt au niveau de l’esprit : il n’y a pas beaucoup de compatibilité entre l’esprit de Yom Tov et la trottinette. Néanmoins, d’après le Chmirat Chabbath Kéhilkhata, cela est autorisé pour les enfants car cet objet est considéré pour eux comme un jouet.

Sortir avec des béquilles Chabbath et Yom Tov Je voudrais savoir s’il est permis durant Chabbath et Yom Tov d’utiliser des béquilles pour se déplacer en dehors de la maison. Réponse de Rav Avraham Garcia Pour Yom Tov, cela ne pose aucun problème (Choul’han Aroukh 418, 1). En revanche, pour Chabbath, cela dépend. Si la personne ne peut absolument pas marcher sans ses béquilles, cela est permis, sinon, cela est interdit (Choul’han Aroukh 301,17).

Yom Tov Chéni : envoyer un mail à un français ? J’habite en Israël, je fais donc un jour de Yom Tov contrairement aux Français qui en font 2. Le deuxième jour de Yom Tov, puis-je envoyer un email ou autre message électronique à un autre juif se trouvant en France, si je sais qu’il ne le verra pas (puisqu’il respecte Chabbath et Yom Tov) ? Cela m’arrangerait de lui envoyer pour ne pas oublier. Réponse de Rav Yossef Loria Oui, ceci est parfaitement permis. Car pour vous en Israël, c’est un jour de ‘Hol, donc c’est permis. Et pour lui, bien qu’il le reçoive pendant la fête, il n’en profite pas pendant la fête, et un homme n’est pas tenu de faire chômer ses ustensiles (Ein Adam Métsouvé Al Chvitat Kélav). Le Rav Wozner avait répondu à une question similaire concernant l’envoi d’un fax entre deux pays dans lesquels il y a un décalage horaire important.

Programmer un chauffe-eau électrique avant Yom Tov Est-il permis de programmer avant Roch Hachana un chauffe-eau électrique afin de disposer d’eau chaude pour la douche pendant les deux jours ? Réponse de Rav Avraham Taieb Ceci est permis, et il est même possible de réchauffer directement de l’eau Yom Tov (à partir d’une flamme existante) pour se faire une toilette. Dans votre cas où vous vous servez d’un programmeur, il sera même permis de se laver tout le corps dans les salles de bain d’aujourd’hui qui sont privées, et non publiques comme les bains publics de l’époque (‘Hazon Ovadia Yom Tov p. 42, fin du par. 12, Chmirat Chabbath Kéhilkhata par. 14, notes 12 et 13). Magazine

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Pose ta question, un rabbin répond !

Fumer dans la Soucca Est-il permis de fumer dans la Soucca ? Réponse de Rav Avraham Garcia Cela est autorisé, tout comme manger et boire (voir Choul’han Aroukh 151,1, et Kaf Ha’haïm 13).

Dormir sous la Soucca la 1ère année de mariage Je voudrais savoir si la première année de mariage le mari est exempté de dormir les 7 sept jours sous la Soucca, en sachant que la Soucca est loin de la maison ? Réponse de Rav Gabriel Dayan D’après certains décisionnaires, la première année qui suit le mariage, le ‘Hatan peut ne pas dormir dans la Soucca s’il ressent une difficulté d’être loin de sa Kalla ou si la Kalla ressent du mal à être loin de son ‘Hatan (Piské Téchouvot 640, fin du par. 9).

Travailler sous la Soucca A-t-on le droit de travailler dans la Soucca ? Il s’agit d’un travail profane, sur ordinateur, mais qui ne peut être remis à plus tard. Réponse de Rav Gabriel Dayan Le fait de travailler (durant ‘Hol Hamoèd et pas Yom Tov) sur un ordinateur dans la Soucca est non seulement permis, mais même souhaitable. Durant Souccot, la conduite dans la Soucca doit être identique à celle que l’on a dans une maison (excepté tout ce qui peut être méprisant) (Choul’han Aroukh Ora’h ‘Haïm, 629, 1). Apparemment, votre travail ne peut supporter de retard et vous risquez une certaine perte. S’il s’agit d’un autre cas, contactez-moi de nouveau.

Repasser pendant ‘Hol Hamoèd Peut-on repasser à ‘Hol Hamoèd ? Si oui, est-ce permis même a priori ou est-il préférable de le faire avant le ‘Hag ? Réponse de Binyamin Benhamou Il est a priori permis de repasser son linge pendant ‘Hol Hamoèd (Hazon Ovadia Souccot, p.197) à condition de ne pas y former des plis, comme celui du pantalon.

Porter une ceinture en cuir à Kippour L’interdiction de porter du cuir à Kippour ne concerne-t-il que les chaussures ? Par exemple peut-on porter une ceinture ou un blouson en cuir ? Réponse de Rav Emmanuel Bensimon L’interdiction de porter du cuir à Kippour ne concerne que les chaussures. Par conséquent, il est tout à fait permis de porter une ceinture en cuir. 30

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Brakhot sur le Loulav pour un enfant Je souhaite savoir à partir de quel âge mon fils peut avoir son propre Loulav et faire dessus les Brakhot. Merci d’avance et merci pour toutes vos actions pour la diffusion de la Torah. Réponse de Rav Avraham Garcia Le Choul’han Aroukh (657) écrit que dès qu’un enfant est capable de secouer le Loulav, son père est tenu de lui en acheter un. En général, ce n’est pas avant 6 ans. Nos Sages ont voulu que l’enfant réalise la Mitsva de Loulav lors de la récitation du Hallel (Taz et Michna Broura). Néanmoins, si vous priez seul à la synagogue et que vous vous êtes déjà acquitté de la Mitsva, vous pouvez donner votre Loulav à votre enfant afin qu’il réalise la Mitsva, et ce ne sera plus la peine de lui en acheter un. Attention, une fois que votre enfant possède le Loulav, il ne peut plus vous le rendre, mais simplement vous le prêter, ce qui est problématique pour le premier jour de Souccot, car la Torah exige que le Loulav nous appartienne (Choul’han Aroukh 658, 6).

Aller au cimetière à Kippour Est-ce interdit de se rendre au cimetière le jour de Kippour ? Je passe Kippour chez ma famille, je n’ai jamais été sur la tombe d’une de mes proches, puis-je y aller à Kippour ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il est préférable de vous rendre au cimetière la veille de Yom Kippour, comme cela est mentionné dans la Halakha (Choul’han Aroukh 605,1 ; Guécher Ha’haïm 29,4). Si cela vous est vraiment impossible, (dans votre cas) vous pouvez vous y rendre le lendemain de Yom Kippour (Guécher Ha’haïm 29,5).

Pilule contraceptive à Kippour Je prends une pilule contraceptive. Pour Kippour, dois-je prendre le comprimé après le jeûne ? Réponse de Rav Emmanuel Bensimon L’idéal est en effet de la prendre juste avant et après le jeûne. En cas de besoin, vous pouvez la prendre pendant le jeûne, à condition bien sûr de l’avaler sans eau.

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