EKEV
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Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m
n°34 Feuillet dédié à l’élévation d’âme de Yehouda ben Albert (BENISTI)
LA PARACHA EN RÉSUMÉ
CHABBATH : EKEV PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 21h16 • Sortie : 22h29
UN TRÉSOR DE LA PARACHA L’humilité est la base de la crainte du Ciel Rabbi Its’hak de Volojine racontait sur son père Rabbi ‘Haïm qu’il était tellement humble et effacé qu’il prétendait sur lui-même qu’il ne craignait pas Hachem. Rabbi Its’hak expliquait cela en disant que les deux traits de caractères (humilité et crainte de D.ieu) dépendent l’une de l’autre. Celui qui est humble ne ressent pas son humilité, au contraire, il est lui-même considéré à ses propres yeux comme orgueilleux alors que tous les autres sont humbles, donc il décide qu’il est encore loin de la crainte du Ciel. C’est ainsi que s’explique l’enseignement de la Guemara «pour Moché c’est une petite chose». Moché, le plus humble de tous les hommes, se considérait comme un orgueilleux, alors que tous les Enfants d’Israël étaient humbles et effacés. C’est pourquoi «en ce qui concerne Moché», qui considérait que les Enfants d’Israël étaient humbles, il voyait la crainte du Ciel pour eux comme une petite chose. En effet, il est dit «la conséquence de l’humilité est la crainte du Ciel», il pensait qu’ils craignaient très certainement Hachem. Ce qui n’était pas son cas à lui, étant donné qu’à ses yeux il était considéré comme orgueilleux, donc la crainte du Ciel était justement quelque chose de grand.
Même en enlevant des bottes on peut tomber dans l’orgueil Devarim (8, 12) : «De peur que tu ne manges et ne sois rassasié, que tu construises des belles maisons (...) et que ton coeur se gonfle et que tu oublies Hachem» Après que Rabbi ‘Haïm de Volojine eut créé sa grande Yéchiva, il obtint pour les élèves des belles chambres spacieuses. Il y eut des gens qui lui firent remarquer que cela risquait de leur insuffler un esprit d’orgueil. Rabbi ‘Haïm répondit : Je vais vous raconter quelque chose qui m’est arrivé et vous allez comprendre. Un jour, j’étais dans une petite ville et j’allais aux bains un vendredi. Quand j’ai voulu enlever mes bottes, le gardien des bains est venu m’aider pour pouvoir gagner quelques pièces. Il tirait sur mes bottes de toutes ses forces, et je lui ai dit : «doucement s’il vous plait, chez nous à Volojine, on les enlevait calmement»… Immédiatement, il s’est redressé et a levé le poing pour me frapper, en disant : «Comment osez-vous nous donner des leçons, dans le monde entier il n’y a personne qui sache enlever des bottes mieux que moi.» Rabbi ‘Haïm expliqua : Voyez-vous, mes amis, même cet homme dont le métier est d’enlever les chaussures des autres peut s’enorgueillir, il n’est pas nécessaire d’être quelqu’un qui habite dans une chambre spacieuse, n’importe quoi risque de mener l’homme à l’orgueil, et la façon de l’éviter, c’est uniquement le travail sur soi-même.
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Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath
Moïse continue de s’adresser aux enfants d’Israël, leur promettant que s’ils réalisent les commandements de la Torah, alors, «de ce fait», ils prospéreront sur la terre qu’ils s’apprêtent à conquérir et dans laquelle ils vont s’installer conformément à la promesse fait par D.ieu aux patriarches. Moïse leur adresse aussi des reproches quant à leurs fautes après la sortie d’Egypte, rappelant la faute du veau d’or, la révolte menée par Kora’h, et celle des explorateurs, leur révolte contre D.ieu à Tavéra, Massa, et Kivrot Hataava: « Vous avez été révoltés contre D.ieu depuis le jour où je vous ai connus », leur dit Moïse. Mais il revient aussi sur le pardon que D.ieu a accordé après ces fautes, ainsi que sur les deuxièmes tables de la loi qu’Il a transmises après le repentir d’Israël. Durant ces quarante années dans le désert, D.ieu a nourri le peuple d’Israël par la Manne afin de lui apprendre que «ce n’est pas seulement par le pain que l’homme vit mais par la parole divine». Moïse décrit la terre dans laquelle le peuple va entrer comme celle «où coule le lait et le miel» et qui est bénie par sept fruits: le blé, l’orge, la vigne, la figue, la grenade, l’olive et la datte. C’est aussi le lieu où la providence divine (désignée par la métaphore « les yeux de D.ieu ») s’exprime de la manière la plus forte au monde. Il leur demande de détruire les idoles établies par les anciens habitants de la terre de Canaan. Le peuple d’Israël doit exclure l’orgueil de penser que « C’est ma force et la puissance de mon bras qui m’a donné cette richesse ». Un passage clé de notre paracha est le second paragraphe du Chéma qui reprend les principes fondamentaux du premier paragraphe (situé dans la paracha de Vaét’hanane) et mentionne la récompense que D.ieu accorde pour l’accomplissement des commandements ainsi que l’inverse (exil et famine) pour celui qui les rejette. C’est aussi dans ce paragraphe que l’on trouve le verset fondateur du devoir de la prière ainsi qu’une référence à la résurrection des morts avec les temps messianiques.