la pureté d’israël Par notre maître, Rav Israël Méïr, fils de Arié Zéev haCohen (le « ‘Hafets ‘Haïm »)
Première édition par le ‘Hafets ‘Haïm en 1904
TRADUCTION Rav E. SHARF • RELECTURE Tamara ELMALEH • DIRECTION Binyamin BENHAMOU
Publié et distribué par les
EDITIONS TORAH-BOX France Tél.: 01.80.91.62.91 Fax : 01.72.70.33.84 Israël Tél.: 077.466.03.32 Email : contact@torah-box.com Site Web : www.torah-box.com
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• Imprimé en Israël
Ce livre comporte des textes saints, veuillez ne pas le jeter n’importe où, ni le transporter d’un domaine public à un domaine privé pendant Chabbath.
Note de l’éditeur Torah-Box.com est heureux de vous présenter en exclusivité la traduction du livre original « Taharat Israël » du ‘Hafets ‘Haïm sur la valeur fondamentale du Mikvé au sein de la cellule familiale. Pilier du foyer juif, c’est avec tout l’amour d’un père à l’égard de son enfant que le plus grand Rabbin du siècle dernier nous délivre un appel vibrant et sans compromis. Nous témoignons ici notre gratitude au rav E. SHARF pour la fidélité de sa traduction ainsi que notre reconnaissance au rav J.D FRANKFORTER pour sa participation et ses encouragements. Une partie de ce livre est également disponible sur notre site Internet en version “ebook“, consultable et téléchargeable librement à l’adresse : www.torah-box.com/ebook
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Que ce livre contribue à la réussite de la
Yéchiva « Vayizra’ Itshak »
Centre d’étude de Torah pour Francophones à Jerusalem
sous l’enseignement du rav Eliezer FALK à la mémoire de M. & Mme Jacques -Itshak- BENHAMOU au Roch-Collel : Rav Eliezer FALK aux Rabbanim : Rav Tséma’h ELBAZ Rav Tsvi BREISACHER Rav Eliahou UZAN et à leurs chers étudiants assidus et dévoués pour la Torah : Rabbi Yaron COHEN Rabbi Mikhael COHEN Rabbi Itshak ZAFRAN Rabbi Nathan SABBAH Rabbi Ephraïm MELLOUL Rabbi Nethanel OUALID Rabbi Lionel SELLEM Rabbi David BRAHAMI Rabbi Binyamin BENHAMOU Rabbi Moché AVIDAN Rabbi Anthony COOPMANS Rabbi Its’hak KOUHANA Rabbi Mordékhai STEBOUN Rabbi Mordékhai ELHARRAR Rabbi Mikhael ALLOUCHE Rabbi Emmanuel ZAOUI Rabbi Michael ABITBOL Rabbi Moché CABALO Rabbi Shimon KATZ Rabbi Daniel OHAYON Rabbi Jérémie AZOULAY
Qu’ils puissent grandir ensemble dans la Torah et la Crainte du Ciel.
TABLE DES MATIÈRES • Préface Les lois de vie conjugale, par le rav J.D Frankforter
p. 7
• Introduction
p. 13
• Chapitre 1 La première cause du relâchement : une baisse dans la foi en la Torah
p. 17
• Chapitre 2 La seconde cause du relâchement : une baisse dans la foi en la Providence
p. 21
• Chapitre 3 La troisième cause du relâchement : un manque de connaissances
p. 25
• Chapitre 4 un manque de connaissances (2)
p. 29
• Chapitre 5 Comment le Yetser Hara' peut tromper en poussant à la permissivité
p. 33
• Chapitre 6 La quatrième cause du relâchement : ceux qui trébuchent à cause des moqueurs
p. 37
• Chapitre 7 La cinquième cause du relâchement : la gêne
p. 41
• Chapitre 8 La gêne (2)
p. 43
• Chapitre 9 La gêne (3)
p. 47
• Chapitre 10 La sixième cause du relâchement : le désespoir
p. 51
• Chapitre 11 Concernant le devoir du mari d’encourager sa femme
p. 55
• Chapitre 12 Connaître la grande récompense destinée à celui qui se garde de ce péché
p. 59
• Chapitre 13 p. 65 L’obligation d’étudier et de connaître les lois de Nidda concerne toutes les femmes ; elles ne doivent pas être gênées de poser des questions et d’apprendre • Chapitre 14 Exposé des principales lois de Nidda
p. 67
• Conclusion
p. 77
• Appel enflammé au respect de la pureté familiale
p. 81
• Postface (par le rav J.D Frankforter) Iych & Ichah = « Yah » un amour de couple !
p. 93
• Glossaire
p. 109
Préface
du Rav J. D. Frankforter Habituellement deux titres en hébreu désignent la catégorie des lois de la vie conjugale. • Les lois de Nidda « » הלכות נדה • La pureté familiale « » הלכות טהרת המשפחה Elles concernent l’intimité du couple ou consacrent l’affectivité du foyer. Les lois de « nidda » ne visent pas qu’à des abstinences pour garantir la pureté, mais balisent activement la voie du « chalom baïth » qui, comme émergeant des eaux d’Eden, produit l’intime bonheur de la sainteté du couple et la pérennité de la famille juive. Vivre et donner la vie n’est-ce pas transformer le périssable, guérir ce qui est corruptible et faire éclore même de l’inanimé une existence de valeur supérieure avec son autonomie dynamique ? Cette existence, lorsqu’elle est intelligente et de conscience librement consentante à son projet, elle se poursuivra, se prolongera se renouvellera et sera l’animation heureuse de « son corps et âme » dans la recherche de leur commun bonheur. C’est-à-dire pour nous juifs, par la réussite joyeuse des mitsvoth de la Torah, le programme sublime de la Création. La structure mentale de Taharath Hamichpa’hah - c'est-à-dire le propre d’un « mode d’emploi » pour la pureté familiale – se réfère déjà au projet
préface
de la création de l’homme et aux sphères supérieures ; les valeurs prennent racines depuis l’Eden pour porter les fruits de la Pureté de Vie. Hélas, chassé du Gan Eden et devenu mortel, l’humain accompagne sa naissance de souffrances pour la femme qui le met au monde et de qui il « naît ». Celle-ci, en devenant mère juive reçoit un statut exceptionnel visà-vis de son époux et du sanctuaire de D. avec qui elle est l’associée dans la conception Vitale et la Co-procréation. Le terme de Nidda se réfère à la notion de mouvement et de déplacement (« Nad ») : 1. D’abord et depuis que nous avons quitté le Gan Eden, il s’approprie à la situation des « règles » de vie pour l’humain : dans sa condition de bannissement son salut n’est pas dans le fait de sa condition mais dans l’action de sa progression en « halakha ». Le cycle des épreuves de la vie se transforme en évolution où on quitte les carences pour l’effort des avantages méritoires. Avancer en échappant aux occasions manquées, se purifier pour réussir vers le perfectionnement, devient la condition du progrès dans un bonheur nuptial renouvelé. Le mariage avec ses retenues, devoirs et droits est comparable au chabbath où on quitte le monde du travail concret (chamor) pour être essentiellement vécu en positif, consacré (zakhor) et heureux (oneg). 2. Les situations conséquentes aux menstrues donnent aussi lieu à désigner la femme concernée comme « nidda ». C’est compris comme en regard d’une période de séparation du Sanctuaire et de son époux etc. La Torah enjoint au jeune marié « qu’il rende heureuse la femme qu’il a épousée » (Devarim 24,5), et le Sage d’entre les hommes conseille « jouis de la Vie avec ta femme que tu aimes… car c’est là ta meilleure part (‘hélkékha ) dans la Vie » (Koheleth 9,9). Lorsque l’homme réussit
préface
à ce que son complément (Ezer) soit la meilleure de ses moitiés, il (luimême et réciproquement elle-même) vivra la bonne compréhension des sentences de nos Pères : « qui est vraiment fortuné ? Celui qui est heureux (saméa’h) avec sa part (h’élko) » (Avoth 4,1). Le mariage est un engagement contractuel de référence. Il nous faut combiner le h’essed - amour avec émeth - vérité pour y être ézer compagnon face à toute adversité - kénegdo et réussir à se fondre en Hachem, par qui la Providence décuplera au couple les faveurs individuellement méritées, (voir Rambam, Ichouth XV, 19 et 20). La « Taharath hamichpa’ha » fait périodiquement prendre de la hauteur sur l’égoïsme et les défauts. Les conjoints se perfectionnent sans s’utiliser pendant ces temps de « sevrage » que sont les séparations intermittentes, c'est-à-dire lorsque les relations charnelles cèdent la place aux jouissances par générosité des gestions d’individualité. Dans ces temps d’épreuve, ils se découvrent aussi mutuellement des qualités complémentaires dans leur lot. Ils ne sont plus « ballottés » par leur opportunisme et fluctuantes réactions, mais ils agissent dorénavant idéologiquement de connivence et se nourrissent avec leur bonheur d’être dans le Projet d’unité (Bessar Eh’ad). 3. Mais en fait l’utilisation du mot « nidda » convient plutôt à la cause du phénomène biologique : l’humain qui n’a pas fécondé voit alors l’ovule s’y décomposer puis être décrochée et « expulsée » (Nad) dans un jet de sang. En général nos maîtres définissent la mort comme la référence (avi avoth hatoumea) à toute impureté. C’est ici évocable à la suite d’une potentialité de vie « passivement avortée » et en présence du « retour » des règles, c'est-à-dire un rétablissement de la norme dans son élimination par la mise en circulation (Nidda) d’un spécial flux sanguin. Donc, ce temps d’échec produit son « mouvement » réparateur qui après une pause permettra la reprise en réponse de la vie.
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préface
Comme lors de la naissance et de la circoncision, ici régulièrement, et dés le retour du Mikvé en pureté, nous pouvons aussi avec le prophète Ezechiel avoir l’expression de souhait salutaire : « je t'ai dit (et dirai) par ton sang tu vivras (bédamaïkh H’ayie) par ton sang tu vivras ». 4. Grâce à la Halakha ce n’est pas que symbole figuratif. Les règles que Hachem fait couler, doivent donner conscience de rattraper la mortalité introduite par la première désobéissance, puis elles permettront une nouvelle occasion de maîtrise qui nous rehisse à Sa Volonté de retrouver l’arbre de vie. L’amour des épousailles se régénère aussi à chaque cycle. Après les 7 jours de séparation en pureté, et qui sont vécus surtout en respect et affection, à chaque fois au sortir de ce relatif septième jour chomé, l’épouse s'active cordialement et la mitsva de l’alliance du mariage recyclée rejaillit significativement revigorifiée et prometteuse de bonheur. C’est pour les lois de l’alliance d’Hachem, la brit-mila, (Tazria, Vayikra chap. 12) que sont d’ailleurs révélées les lois de « Nidda ». C’est donc à ce même niveau d’Unité, de Sainteté et d’Intimité d’Israël avec Hachem que ces mitsvoth se déclinent : elles se conjuguent, comme le signe de D’ dans notre chair et sang. « Ki hadam hou hanéfech » le sang étant l’élément vital, le flux de vie biologique, cela concerne donc nos pulsions et tous les appétits. A l’occasion de leur vécu en Halakha, elles offrent une maîtrise jusqu’à celle de la parole et visent un réassortiment affectif en convergence du mental à la Kédoucha, celui des sentiments de l’âme (néchama) humaine à l’image de D’. 5. Remarquons qu’à la différence des bêtes dont l’impureté est sans remède, le cycle de menstruation donc de l’état de Nidda de l’humain (qui seul a le phénomène des menstrues) reste réversible, voire comme dirigé vers une « Techouva ». Par principe, le naturel (yetser levav) n’est pas combattu ou rejeté en tant que tel ; il est accepté et colonisé, puis purifié et sanctifié.
préface
L’acte de circoncision est donc symbole de ce qui nous sépare d’une « excroissance » mais branche notre naturel à son essence surnaturelle, le corps à l’âme par l’Alliance d’Abraham. Dans le même ordre d’idées nous pouvons comprendre, que la fille devenant adulte, puis mère reçoit dès sa puberté l’occasion d’une tacite reconfirmation à l’adhésion d’Alliance de Sainteté du fait de son âme juive. En effet, à chaque fois que son organisme se sépare de l’excès dégradé, et qu’elle se purifiera, c’est volontairement qu’elle entre dans le Programme du sacré. De plus comme au sortir du liquide amniotique, à son émergence du bain purificateur elle se veut toujours renaissante, et effectivement son 8ème jour la rend meilleure pour l’Union. Le commentaire du Iguereth Hakodech de Nahmanide souligne que les noces (Kidouchine) offrent son degré le plus élevé à la Brit Mila-l’alliance 13 fois tressée : même dans la fonction humaine de base elle se sublime à l’instar des chérubins en convergence vers les Tables de la Révélation dans le קודש הקודשים. A ce niveau, le Chalom Bayit se réfère à l’entente pour toujours, jusqu’à la restauration future du Vrai Bayit : le monde devenu l’habitacle où l’humain et le divin se retrouvent ; c'est-à-dire avec le Savoir absolu (Daâth) et la Sainteté sublime (Kedoucha) dans le Côtoiement divin (Chekhina) que sera l’Univers du Beth Hamikdach (Machia’h).
י''ר שנזכה עכ''י מתוך שמחה של מצוה לחיות בנין בה''מק ב''ב
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introduction
Introduction
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ous savons que la pureté des femmes juives constitue le fondement de la sainteté de notre peuple. Le Saint Béni-soit-Il nous a ordonné de nous séparer de notre épouse durant sa période de Nidda, jusqu’à ce qu’elle procède au compte des jours dits « de propreté » et s’immerge dans un Mikvé de 40 Séah (env. 332 litres). C'est ainsi qu'en vertu d'un décret divin dont seul Hachem détient le secret, elle se purifiera de son impureté et se sanctifiera. Pendant la période de séparation, elle veillera à ne pas rendre son mari impur par des relations inappropriées ; c'est en gardant strictement cette loi que leurs enfants seront conçus dans la pureté et la sainteté. Nous n’avons jamais entendu (à D.ieu ne plaise), que qui que ce soit, homme ou femme juifs dignes de ce nom, ait jamais traité à la légère les lois relatives à l'immersion rituelle. En effet, la transgression de ces dernières est source d'une punition extrêmement grave, à savoir que les parents et leurs descendants se trouvent retranchés du peuple d'Israël (‘Has Véchalom). Or, de nos jours, suite à nos nombreux péchés, voici que nous parvient une nouvelle effrayante (malheur à l’oreille qui entend de telles choses), notre âme souffre ! Dans les grandes villes, certaines femmes ont commencé à ouvrir une brèche concernant le redoutable commandement interdisant toute relation intime avec une femme Nidda. Elles ne pratiquent plus la Tévila dans un Mikvé, car elles ont chez elles des baignoires et pensent que c’est une alternative. Certaines sont allées plus loin en se contentant de verser sur elles le volume de 9 Kabines d’eau (env. 12.5 litres). Ceci témoigne d’une totale ignorance, car selon la
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la pureté d’israël
Torah, tant que la femme ne s'est pas immergée dans un Mikvé de 40 Séah, comme la Loi l'exige, elle garde le statut de Nidda à part entière, condition lui interdisant toute relation intime sous peine qu'elle soit, ainsi que son mari, passible du retranchement de l'âme (Karète). A D.ieu ne plaise, il est certain que les enfants conçus dans de telles circonstances seront négativement impactés. Franchement, il m’est très difficile de m’exprimer sur ce sujet, tant mon âme est abattue lorsque je réalise le niveau auquel nous sommes tombés dans notre génération, génération dans laquelle il est nécessaire de proférer moult encouragements concernant l’accomplissement de choses si simples. Même les hommes ignorants en Torah ou ceux qui, dans les générations passées, étaient agités par un esprit de permissivité (‘Has Véchalom), n’auraient pas eu le cœur de transgresser cette grave interdiction avec une telle nonchalance. Mais que faire ? Si nous en sommes arrivés à ce point, nous ne sommes pas autorisés à nous taire. Nous devons crier ouvertement : « Que se passe-t-il, pourquoi ce grand incendie ? Notre Torah a-t-elle changé ? La parole de notre D.ieu est-elle désuète (’Has Véchalom) ? » Non mes frères ! Le soleil et les galaxies peuvent disparaître, la parole de notre D.ieu, elle, se maintiendra à jamais ! Comment ces personnes (femmes ou hommes) peuvent-elles ne pas craindre le D.ieu de Justice, Lui qui dirige leurs actions devant le Trône de Rigueur en vue du jour du Jugement, processus déjà effectif de leur vivant, a fortiori après leur mort ? Le fruit de ma réflexion est que cette brèche provient d'un dénominateur commun : le tiédissement de la pratique religieuse dans le monde entier, conséquence de nos nombreuses fautes, et qui s’amplifie graduellement, au point de générer une permissivité, même lorsqu'il s'agit d'enfreindre les interdits les plus graves. Après analyse, on peut identifier six différentes sources, génératrices de cette situation :
introduction
- L'affaiblissement dans la Foi en D.ieu et en la Torah, - La perte de confiance dans l'omnipotence de la Providence, - Le manque de connaissance, - La propagation de la moquerie, sous toutes ses formes, - La gêne, - Le désespoir. Les initiales des mots en hébreu exprimant ces six faiblesses forment l’expression : « OYAH LIBI » (mon cœur souffre). Nous allons les détailler une à une dans les chapitres suivants, si Hachem le veut. Je place en Lui l'espoir que tous ceux, hommes et Femmes, qui méditeront nos propos, fuiront ce péché comme on fuit le feu. Dans les endroits où s’est ouverte une brèche dans l’accomplissement de la Mitsva de la Tévila (Immersion dans un Bain Rituel), il est du devoir des autorités rabbiniques de la ville d’organiser des cours pour enseigner et encourager le public à la refermer. Le Talmud (traité Berakhot, 20a) rapporte que Rav Guidel se tenait à proximité des établissements où se trouvaient des "Bains Rituels" et prêchait : « Il faut se tremper comme ceci, comme cela ! » A fortiori doit-on veiller à ce que cette Mitsva ne disparaisse pas complètement. Qu’Hachem, dans Sa bonté, referme la brèche ouverte en Son peuple, rapidement et de nos jours, Amen !
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une baisse dans la foi en la torah
AB Chapitre 1
La première cause du relâchement :
Une baisse dans la foi en la Torah
Dans le Talmud (traité Makkot, 24a), nos Sages nous ont enseigné : « Vint ’Habakouk et ramena (l’ensemble des Mitsvot) à une seule comme il est dit (‘Habakouk 2, 4) : le Tsaddik vivra grâce à sa foi » ; cela signifie que ce prophète vit, grâce à l’Esprit Saint, que dans les temps prémessianiques, l’accomplissement de lois de la Torah ne reposera plus que sur la seule foi en ses fondements. Tant que celle-ci sera solide, son accomplissement sera entier ; sinon, ‘Has Véchalom, il s’affaiblira totalement. Or jusqu’à récemment, la croyance dans la sainteté des lois de la Torah était enracinée dans le cœur de chaque juif et juive. Tous savaient qu’Hachem, le D.ieu du Ciel, nous a enjoint et averti d’accomplir Sa Torah et nous a dévoilé que la vie de notre âme dans le monde éternel en dépend, comme dit le verset (Vayikra 18, 5) : « Et vous garderez Mes lois et Mes statuts que l’homme accomplira et vivra grâce à eux », ce que le Targoum (traduction araméenne d'Onkelos) traduit par : « [vivra] dans le monde futur ». Il est dit également (Dévarim 30, 15) : « Vois, J’ai présenté devant toi la vie et le bien, etc. quand vous obéirez aux ordres, etc., car c’est ta vie, etc. ». Notre sainte foi, nous l’avons reçue de nos pères, qui l’ont eux-mêmes reçue de leurs pères et ainsi de suite depuis la première génération, composée de six cent mille hommes, pourvus d’intelligence et de compréhension. Ils se sont tenus au Mont Sinaï et ont contemplé, de leurs propres yeux, le dévoilement d'Hachem, qu’Il soit loué. Il leur a parlé face à face, les mettant en garde au sujet de cette Torah qu’ils
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devront garder et accomplir. C’est notre vie, elle nous rendra heureuse si nous la mettons en pratique. Par contre, si nous l’ignorons, notre fin sera amère (‘Has Véchalom) car Hachem notre D.ieu ne fera pas de favoritisme et n’acceptera pas de "pots de vin". C’est grâce à la pureté de cette foi que nous avons pu garder et accomplir toutes les lois de la Torah et ses commandements à la lettre, génération après génération, jusqu’à la nôtre. Mais à présent, suite à nos nombreuses fautes, des hommes corrompus se sont dressés et ont commencé à répandre dans le monde des ouvrages hérétiques se moquant de la Torah et de ses commandements. Il s’ensuit que la religion a perdu de sa valeur aux yeux de nombreux jeunes, garçons et filles, qui suivent ces ignorants comme s’ils disaient vrai. Ils oublient que la révélation de notre sainte Torah est un évènement qui est avéré et reconnu dans le monde entier, par toutes les nations et civilisations, d’une extrémité à l’autre du monde. (Notons qu'à part cela, elle fut le point d'ancrage de notre peuple, des dizaines de générations avant la nôtre. Celle du Rambam (Maïmonide, 1135-1204), ainsi que des Guéonim et Saboraïm (500 - 1050 après l'ère vulgaire), des Sages du Talmud (220 - 500), de la Michna ([-100] – 220), des Zougot et des Personnalités de la Grande Assemblée (450 – 100 avant l'ère vulgaire), des Prophètes, des Anciens, des premiers Juges comme Pin’has et ’Elie etc., chaque génération a compté plusieurs milliers d’érudits brillants, ayant tous donné leur vie pour l’accomplissement de la Torah, de ses lois et de ses statuts).
Tous croient en ce qui y est écrit, à savoir que le Saint Béni-soit-Il est descendu des Cieux supérieurs sur le Mont Sinaï et qu'Il nous a donné la Torah, qu’Il a conclu avec nous une alliance, comme il est écrit dans la section Nitsavim (Dévarim 29, 23-24) : « Et toutes les nations diront : pourquoi Hachem a-t-Il fait ainsi, etc., et ils diront parce qu’ils ont abandonné l’alliance qu’Hachem, le D.ieu de leurs pères, avait conclue avec eux, etc. ». On dénombre plusieurs centaines de traductions différentes de notre sainte Torah, chaque nation l’ayant transcrite pour elle-même. Il est donc incroyable de constater avec quelle naïveté, sous l’influence de la moquerie de quelques insensés, hommes misérables animés par
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l'assouvissement constant de leurs désirs les plus vils et avant tout beaux parleurs, l’on repousse les paroles du D.ieu "du Ciel et de la Terre", transmises par nos pères dévoués, sages et intelligents, justes et pieux, de génération en génération. Comment notre visage pourrait-il ne pas être couvert de honte alors que nos pères ont sacrifié leurs vies, ont été assassinés ou brûlés, pour l’accomplissement de la Torah. Pour chacune de ses lois, le sang de milliers de myriades de Juifs a été versé comme de l’eau, comme cela est rapporté dans le Midrach (section "Emor") : « Pourquoi vas-tu être lapidé ? - parce que j’ai circoncis mon fils ! Pourquoi vas-tu être brûlé ? - parce que j’ai gardé le Chabbath ! Pourquoi vas-tu être décapité ? - parce que j’ai mangé de la Matsa ! Pourquoi vas-tu être fouetté ? - parce que j’ai fait une Soucca, j’ai accompli la Mitsva du Loulav, j’ai mis les Tefilines, j’ai placé le Tékhélet (fil bleu) à mon Talith, j’ai accompli la volonté de mon Père qui est aux Cieux ! C’est cet enseignement qu’illustre le verset (Zecharia 13, 6) : « Et il lui dira : que sont ces coups ? Ces coups m’ont amené à être aimé par mon père qui est au Ciel » (fin de citation du Midrach).
Ces sacrifices se sont répétés dans de nombreuses générations par la suite, comme cela est bien connu de tous : nos pères nous ont transmis, au prix de leurs vies, la Loi Divine, pure et parfaite, avec l’intégralité de ses lois et statuts. Aujourd’hui, dans cette génération où, par la Grâce Divine, nous vivons dans des royaumes tolérants, ne subissons les
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affres d'aucun oppresseur et où rien ne nous empêche de garder notre foi, il est difficile d'appréhender l'effronterie qui caractérise ceux qui, pour quelques plaisirs méprisables, superficiels et éphémères, font disparaître avec nonchalance la sainteté de notre sainte Torah, source de vie pour nos âmes pour l’éternité, comme il est écrit (Dévarim 30, 20) : « Car Il est ta vie et la longueur de tes jours, etc. ». Ceci est particulièrement affligeant dès qu'il s'agit de la brèche ouverte dans le commandement concernant la femme Nidda. En effet, avant que la femme ne compte les "jours de propreté" puis s’immerge dans un Mikvé de 40 Séah, tout rapport conjugal lui fait encourir, tant à elle qu'à son mari, la peine terrible de Karète (retranchement de l'âme). Comment peuvent-ils prendre le risque de courir un si grand danger ? Ceci n’est autre qu’une des ruses du Yetser Hara’ afin de retrancher leur âme de la "terre des vivants", comme il est écrit dans les Psaumes (Téhilim 37, 32) : « Le Racha’ guette le Tsaddik et souhaite le tuer, etc. ». C’est pourquoi mes frères, de grâce, prenez soin de vos âmes et de celles de vos enfants ; ayez confiance en Hachem, en Sa Torah et dans les paroles de Ses serviteurs que sont nos Prophètes et nos Sages. Gardez-vous de cette grave faute, et vous en serez heureux dans ce monde-ci et dans le monde futur !