Questions au 5Rav minutes avant Zylberstein de (s’en)dormir Sivan-Eloul
AUTEUR Rav Ronen HAZIZA • TRADUCTION Noah DAHAN • COUVERTURE Zelda LEOTARDI • MISE EN PAGE Jérémie ARGAMAN • COORDINATION Moshé Haïm SEBBAH • DIRECTION Binyamin BENHAMOU Publié et distribué par les
EDITIONS TORAH-BOX France Tél.: 01.80.91.62.91 Israël Tél.: 077.466.03.32 contact@torah-box.com www.torah-box.com
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• Imprimé en Israël Ce livre comporte des textes saints, veuillez ne pas le jeter n’importe où, ni le transporter d’un domaine public à un domaine privé pendant Chabbath.
Note de l’éditeur Les Editions Torah-Box sont heureuses de vous présenter le 1er tome de la série « 5 minutes avant de (s’en)dormir », comportant des histoires liées aux périodes entre les mois de Sivan & Eloul. Juste avant le coucher, au moment où l’enfant est particulièrement réceptif, saisissons cette opportunité, en délaissant quelques minutes nos occupations journalières pour nous consacrer entièrement à nos enfants. La journée achevée, l’enfant blotti dans son lit est tout ouïe pour écouter de belles histoires porteuses des valeurs authentiques du Judaïsme. Mais que leur raconter lorsque l’on ne dispose que de quelques minutes et que l’on pense avoir épuisé tout notre stock de récits ? Cet ouvrage conçu par le Rav Ronen ‘Haziza (l’un des plus brillants éducateurs d’Israël) pour les enfants et leurs parents, vous facilite grandement la tâche. Le moment du coucher deviendra ainsi un vrai moment de partage et de plaisir ! « 5 minutes avant de (s’en)dormir » deviendra rapidement le compagnon favori du coucher avec ses récits passionnants agrémentés d’instructions précises destinées aux parents, et assaisonnés d’une pointe d’humour et de messages pédagogiques. Nos sincères remerciements à Mme Noah Dahan pour la qualité de sa traduction. להגדיל תורה ולהאדירה L’équipe Torah-Box
Que ce livre contribue à la réussite du
Collel « Vayizra’ Itshak » Centre d’étude de Torah pour Francophones à Jerusalem
sous l’enseignement du rav Eliezer FALK à la mémoire de M. & Mme Jacques -Itshak- BENHAMOU au Roch-Collel : Rav Eliezer FALK aux Rabbanim : Rav Tséma’h ELBAZ Rav ‘Haïm BENMOCHÉ Rav Eliahou UZAN
et à leurs chers étudiants assidus et dévoués pour la Torah : Rabbi Moché AVIDAN
Rabbi Binyamin JAMI
Rabbi Binyamin BENHAMOU
Rabbi Amir MADAR
Rabbi David BRAHAMI
Rabbi Isaac MARCIANO
Rabbi Nathan CHEMLA
Rabbi Nethanel OUALID
Rabbi Yossef COHEN
Rabbi Mikhael RIMOKH
Rabbi Anthony COOPMANS
Rabbi Raphael SABBAH
Rabbi Aaron DANA
Rabbi Franck SAYADA
Rabbi M. Moché GOLDBERGER
Que ce livre contribue à la réussite du
Collel « Torat Yé’hia »
Centre d’étude de Halakha pour francophones à la mémoire de M. & Mme Yé’hia TEBOUL au Roch-Collel : Rav ‘Haïm BENMOCHÉ
et à leurs chers étudiants assidus et dévoués pour la Torah : Rabbi Shlomo AFLALO Rabbi Gamliel LEVY Rabbi Lionel SELLEM Rabbi Yaakov ORLIK
Table des matières
Instructions aux parents...................................................7 Histoires du mois de Sivan..............................................9 Histoires du mois de Tamouz.......................................101 Histoires du mois de Av...............................................191 Histoires du mois de Eloul...........................................283 Glossaire..................................................................... 373
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Instructions aux parents 1. Tout d’abord, détendez-vous ! Même si vous êtes pressés, ditesvous que pendant ces cinq minutes, il n’y a que vous et vos enfants ! Sinon, vos enfants vont ressentir votre stress et ce moment ne sera pas profitable pour eux (même si cela prend huit minutes, ce n’est pas grave…). 2. Ne racontez jamais une histoire à vos enfants alors que votre téléphone est allumé, car chaque appel leur transmet le message : « Quelqu’un d’autre (et très souvent, ils ne savent même pas qui) est plus important que moi maintenant… ». Et cela leur fait de la peine. Vos enfants méritent que ces quelques minutes leur soient exclusivement consacrées. 3. Il faut comprendre que ces instants passés avec vos enfants leur sont plus précieux que tout ce qu’il leur est arrivé au cours de toute la journée. Le simple fait de s’asseoir à côté d’eux et de leur accorder cette attention exclusive représente tout leur monde ! Alors si en plus, vous leur racontez une histoire… ! 4. La lecture doit se faire lentement, d’abord parce que l’enfant doit comprendre l’histoire et aussi parce qu’il imagine ce qu’il entend et imaginer prend du temps… Donc, lisez lentement ! 5. Mettez-vous vraiment dans la peau des enfants pendant ces quelques minutes ; n’hésitez pas à prendre une voix grave ou fluette pour rendre l’histoire plus vivante. Souvenez-vous : vous vous adressez à des enfants ! 6. S’il y a un passage drôle, riez vous aussi ! Souvenez-vous, les enfants sont particulièrement imprégnés des derniers moments ou des dernières images de leur journée. C’est pourquoi c’est très bien s’ils s’endorment avec l’image d’un papa ou d’une maman souriants. 7. L’histoire n’est pas censée endormir l’enfant ! Ne soyez pas déçus qu’après l’avoir racontée, les enfants ne dorment pas encore ! Le but de ce moment est de développer de la complicité entre parents et enfants, de construire chez l’enfant sa confiance en lui et de lui faire
acquérir des valeurs spirituelles. Il n’y a pas de moment plus propice pour cela que celui avant le coucher. 8. Quand il est écrit : ‘Laisser les enfants répondre’, arrêtez-vous un instant et laissez votre enfant parler. Même si la question posée est simple, ce n’est pas grave, car quand l’enfant répond, il s’emplit du sentiment positif qu’il sait, qu’il écoute… 9. Ne lisez pas plus d’une histoire par soir ! C’est très important ! Faites vraiment en sorte de ne pas déroger à la règle et cela pour plusieurs raisons : chaque histoire contient un message qui est clair et limpide et il est bien plus profitable à l’enfant de s’imprégner d’un seul message à la fois. Lui raconter plusieurs histoires accroitrait certes son savoir, mais réduirait l’impact des messages transmis et ce serait dommage. De plus, même s’il reste des histoires à raconter, vous pouvez toujours profiter d’autres occasions pour les raconter ; par exemple à la table de Chabbath, lors d’une sortie familiale ou tout simplement au cours de la journée. 10. Si votre enfant vous dit soudain : « Je connais cette histoire ! », ce n’est pas grave ! Cela ne dérange pas votre de réentendre l’histoire maintes fois, il cherche juste à attirer votre attention en disant cela. Donc, comblez son besoin en lui disant par exemple : « C’est merveilleux ! Tu es un enfant intelligent ! C’est pour cela que tu connais aussi la règle : ‘l’intelligent écoute deux fois !’ Car on peut toujours apprendre de nouvelles choses même d’une histoire qu’on connait ». 11. Il faut cacher le livre de façon à ce que l’enfant ne lise en aucun cas la suite des histoires tout seul. Il est même conseillé de cacher le livre après avoir terminé de le raconter, de façon à ce que les enfants trouvent toujours de l’intérêt aux histoires lorsque vous leur raconterez à nouveau de temps en temps. Beaucoup de réussite !
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Table des matières du mois de Sivan 1er Sivan – L’homme robuste qui a porté Rech Lakich......................................11 2 Sivan – Rabbi Yéchaya reçoit des invités....................................................14 3 Sivan – La dimension de la lecture des Téhilim...........................................17 4 Sivan – Le malfaiteur qui a entendu les ‘dix commandements’...................20 5 Sivan – Le don de la Torah..........................................................................23 6 Sivan – Les bébés échangés.......................................................................26 7 Sivan – Abarbanel échappe à la mort..........................................................29 8 Sivan – Zoundel et la caméra secrète.........................................................32 9 Sivan – Celui qui étudie bien réussit !.........................................................35 10 Sivan – Rav Méyou’has, sauvé des mains des brigands.............................38 11 Sivan – Onkelos se convertit........................................................................41 12 Sivan – Onkelos convertit les soldats..........................................................44 13 Sivan – ‘Yossa’leh, le voleur saint’...............................................................47 14 Sivan – Le puits de Myriam..........................................................................50 15 Sivan – Rabbi El’azar Ben Chamoua sauve un non-juif..............................53 16 Sivan – Rabbi Yé’hezkel Landau et l’enfant non-juif....................................56 17 Sivan – Mounbaz s’assure la richesse.........................................................59 18 Sivan – La Tsédaka sauve de la mort..........................................................62 19 Sivan – « Soleil, arrête-toi sur Guivon ! ».....................................................65 20 Sivan – Rabbi Eliézer Ben Horkénos...........................................................68 21 Sivan – Où conserve-t-on le vin ?................................................................71 22 Sivan – Une amitié inaltérable.....................................................................74 23 Sivan – Le chat apprivoisé et la souris.........................................................77 24 Sivan – David et Goliat.................................................................................80 25 Sivan – Meïr Rothschild est béni de la richesse matérielle..........................83 26 Sivan – L’ivrogne qui voulait acheter un cheval...........................................86 27 Sivan – Celui qui ment perd tout..................................................................89 28 Sivan – Le faux esclave...............................................................................92 29 Sivan – Il ne faut pas écouter le Yétser Hara...............................................95 30 Sivan – Le roi qui a appris du jeune homme................................................98
1er Sivan
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1er Sivan
Un jour, Rech Lakich marchait dans la rue par un jour très de grandes pluies. À cette époque, il n’y avait pas de bouches d’égout comme aujourd’hui, donc les flaques d’eau s’accumulaient dans les rues jusqu’à former de véritables piscines ! Oui, ce n’était pas les petites flaques d’eau que nous voyons aujourd’hui sur les trottoirs, mais de vraies mares profondes. Ainsi, pour pouvoir poursuivre son chemin, que fallait-il faire les enfants ? (Laisser les enfants répondre). Oui, nager ! Et voilà que Rech Lakich est arrivé devant l’une de ces grandes piscines, mais il ne pouvait pas la traverser, car il ne savait pas nager. Il a donc cherché aux alentours une personne qui pourrait l’aider. Puis un homme au bon cœur l’a vu et lui a dit : « Kavod Harav, je suis prêt à vous faire traverser la mare et à vous mener jusqu’à l’autre côté ! » Le Rav l’a regardé et lui a demandé : « Comment ? Vous avez un bateau gonflable ou une bouée ?! Comment pensez-vous me faire traverser ? » L’homme lui a répondu alors : « Kavod Harav, j’ai de larges épaules et Hachem m’a aussi pourvu de jambes musclées. Pourquoi pensez-vous
Tamouz Av
Il y a 1800 ans vivait un grand Sage nommé Rech Lakich. Il n’a pas été toujours pieux, car quand il était jeune, il ne respectait pas la Torah et les Mitsvot et on peut même dire qu’il ne se comportait vraiment pas bien. Mais par la suite, il a fait Téchouva et nous raconterons l’histoire de sa Téchouva une autre fois. Aujourd’hui, nous allons raconter quelque chose qui lui est arrivé quand il était déjà devenu très pieux.
Eloul
Comment vous allez ? L’histoire que nous allons raconter ce soir est particulièrement intéressante. Mais avant de commencer, je voudrais vous poser une question et nous verrons si vous savez y répondre. Vous savez sûrement que dans la vie, il faut respecter chaque personne et faire en sorte de ne blesser personne. Mais il y a certaines personnes que l’on doit honorer plus que les autres. Savez-vous qui sont ces personnes ? (Laisser les enfants répondre). Exactement, les parents, les Rabbanim, les professeurs et les personnes qui ont un statut important. L’histoire que nous allons raconter ce soir va nous apprendre quelles autres personnes encore nous devons respecter tout particulièrement… Vous êtes prêts ? Très bien, nous commençons.
Sivan
Bonsoir les enfants,
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1er Sivan
qu’Hachem m’a donné toute cette force ? Juste pour jouer au football et marquer des buts ?! Bien sûr que non ! Hachem m’a donné cette force pour que je fasse des Mitsvot et des bonnes actions et l’occasion se présente justement pour moi maintenant de vous aider ! » Le Rav s’est réjoui d’entendre les bonnes paroles de cet homme, mais il ne comprenait toujours pas comment il comptait s’y prendre. Il lui a donc demandé : « Excusez-moi, mais je n’ai toujours pas compris comment vous pensez me faire traverser la mare ? » Et là, l’homme lui a répondu : « C’est très simple, je vais vous porter sur mes épaules et je vais nager jusqu’à atteindre l’autre côté de la mare ! » Le Rav était hésitant, il avait quelques craintes… Cela fait un peu peur les enfants, n’est-ce pas ? Car comme nous l’avons dit plus haut, Rech Lakich ne savait pas nager. Et si ’Has Véchalom, l’homme se fatiguait en chemin ou que Rech Lakich glissait ? Mais comme il était obligé de traverser cette mare d’eau, Rech Lakich a quand même accepté. L’homme s’est donc baissé et Rech Lakich est monté sur ses épaules. L’homme avait réellement de larges épaules et une force particulière. Il a commencé à nager et quand ils sont arrivés environ à mi-chemin, à l’endroit où le niveau de l’eau était le plus profond, Rech Lakich a demandé à l’homme : « Dites-moi, avez-vous déjà étudié la Torah dans votre vie ? Peut-être des Michnayot ? » L’homme lui a répondu : « Bien sûr Kavod Harav, il y a six livres de Michna et j’en ai déjà étudiés quatre ! » Rech Lakich, très surpris d’entendre cela a alors dit à l’homme : « Comment ?! Vous avez étudié quatre livres de Michna et vous me portez sur votre dos ?! » L’homme n’a pas compris ce que voulait dire Rech Lakich et lui a répondu : « Oui, Kavod Harav, quel est le problème ? » Puis, le Rav lui a dit : « À partir du moment où vous avez étudié des Michnayot, vous êtes considéré comme un Talmid ’Hakham et vous méritez un respect tout particulier ! Et moi, au lieu de vous témoigner ce respect, je monte sur votre dos ! » L’homme a alors répondu : « Ce n’est pas grave ! Ce n’est pas grave ! » Mais Rech Lakich lui a rétorqué : «’Has Véchalom ! Il n’est pas question que je monte sur les épaules d’un Talmid ’Hakham ! » « Alors, que voulez-vous qu’on fasse, nous ne sommes qu’à la moitié du chemin ? » lui a demandé l’homme. Rech Lakich lui a répondu : « Je sais, mais ce n’est pas grave ! Lâchez-moi dans l’eau ! » « Comment ?! s’est
Vous voyez les enfants combien il faut respecter chaque personne ? Mais plus encore une personne qui étudie la Torah ! Maintenant, fermez les yeux et demandez à Hachem qu’Il vous donne le mérite d’étudier beaucoup de Michnayot et de devenir de grands érudits en Torah ! Bonne nuit les enfants, bien sûr, n’oublions pas de réciter ensemble Chéma Israël… (Méguila, 28).
Tamouz
Écoutez plutôt la suite. Vous savez sûrement que celui qui étudie la Torah acquiert de la sagesse, n’est-ce pas ? Car la Torah procure à l’homme de l’intelligence. Ainsi, l’homme a proposé à Rech Lakich : « Kavod Harav, c’est vrai que je suis un Talmid ’Hakham, mais cela ne me dérange pas du tout de vous rendre ce service ! » Rech Lakich lui a alors répondu : « Alors, s’il en est ainsi, je pense avoir une solution ; je vais vous enseigner une Halakha que vous ne connaissez pas, car celui qui enseigne une Halakha à quelqu’un est considéré comme son Rav ! Ainsi, si je deviens votre Rav, il vous sera permis de me porter sur votre dos ! » Oui les enfants, au milieu de cette flaque d’eau géante, un homme fort et pieux nageait portant un érudit sur son dos et ils étudiaient la Torah ! Rech Lakich lui a d’abord enseigné une Halakha importante et ce n’est qu’ensuite que l’homme a continué à nager…
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exclamé l’homme, mais vous ne savez pas nager ! » Et Rech Lakich lui a dit : « Ce n’est pas grave, je vous assure, vous pouvez me lâcher, je ne veux en aucun cas attenter au respect dû à un érudit ! » D’après vous les enfants, comment peut-on résoudre un dilemme comme celui-là ? L’homme refusait catégoriquement de lâcher le Rav dans l’eau et le Rav refusait catégoriquement d’attenter au respect dû à un érudit. Vous avez une solution ? (Laisser les enfants répondre).
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2 Sivan Bonsoir les enfants, Savez-vous ce qu’est la Mitsva de « Hakhnassat Or’him » ? (Laisser les enfants répondre). Exactement, c’est une Mitsva qui consiste à inviter des gens chez soi et à se soucier de leur procurer tout ce dont ils ont besoin : leur servir à manger, à boire, leur offrir un lit pour dormir, etc. Mais dites-moi les enfants, avez-vous déjà demandé à un invité de vous payer pour tous ces services ?! (Laisser les enfants répondre). Jamais, n’estce pas ? Est-ce que faire payer un invité serait quand même considéré comme une Mitsva ? (Laisser les enfants répondre). Écoutez plutôt cette histoire et à la fin, c’est vous qui répondrez à cette question. Il y a environ 200 ans vivait un grand Sage du nom de Rabbi Yéchaya. Il aimait particulièrement recevoir des invités. Un jour, plusieurs commerçants juifs sont arrivés dans son village pour vendre leur marchandise dans le marché non-juif. Pendant toute la semaine, ils étaient tellement absorbés par leurs ventes que le vendredi seulement, ils se sont rendu compte qu’ils n’auraient pas le temps de rentrer chez eux avant Chabbath ! Ils étaient vraiment désemparés, car ils ne savaient où ils allaient dormir, manger. Il n’y avait pas d’hôtels dans cette ville et ils ne savaient vraiment pas quoi faire. De son côté, Rabbi Yéchaya était sorti, comme tous les vendredis pour chercher si quelqu’un avait besoin d’aide ou ne savait pas où passer Chabbath. Ainsi, il a trouvé le groupe de commerçants juifs. « Bonjour ! leur a-t-il dit, avez-vous peut-être besoin de quelque chose ? » Les hommes lui ont répondu : « Bonjour à vous, cher frère, effectivement, nous sommes venus ici pour vendre notre marchandise et nous n’avons pas eu le temps de rentrer chez nous avant Chabbath. Peut-être pouvezvous nous aider ? » Rabbi Yéchaya leur a répondu immédiatement : « Avec joie, je suis prêt à vous inviter chez moi et à vous procurer tout ce dont vous aurez besoin, la meilleure nourriture, le meilleur lit, mais à une condition : à la fin du Chabbath, chacun de vous devra me payer cinq pièces d’or ! » Les hommes se sont exclamés : « Comment ? Cinq pièces d’or ? Mais c’est beaucoup d’argent !! » Oui, les enfants, c’était l’équivalent de 1000 Shekels, peut-être même plus. Les commerçants ont hésité, mais ils
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Les commerçants stupéfaits ont demandé à Rabbi Yéchaya : « Une minute, alors pourquoi vous nous avez demandé de payer au début?! » Rabbi Yéchaya a souri et leur a répondu : « Je vais vous expliquer, si je vous avais invités gratuitement, vous auriez été gênés de me demander de la nourriture, des bonnes choses… Vous n’auriez pas profité du Chabbath comme il faut ! Mais dès lors que je vous ai dit qu’il fallait payer,
Tamouz Av
Rabbi Yéchaya leur a répondu : « Il n’y a aucun problème, je vous apporterai tout ce que vous désirez ! » Sa femme et lui se sont démenés pendant tout le Chabbath pour leur servir tout ce qu’ils désiraient. À l’issue du Chabbath, les commerçants se sont exclamés : « Quel magnifique Chabbath nous avons passé ! C’est vrai que cinq pièces d’or n’est pas une petite somme, mais nous avons bien profité ! » Maintenant, ils devaient payer. Ainsi, chaque commerçant a sorti cinq pièces d’or de son sac et les a tendues à Rabbi Yéchaya en lui disant : « Voilà l’argent qui vous revient ! » À ce moment-là, Rabbi Yéchaya leur a dit : « Pensez-vous vraiment que je vous prendrai de l’argent ?! Il n’en est pas question ! La Mitsva de Hakhnassat Or’him est plus grande que recevoir la présence divine ! Comment je renoncerais à cet immense mérite pour de l’argent ? Je ne prendrai pas un sou ! »
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Dites-moi les enfants, que pensez-vous de Rabbi Yéchaya ; est-il pieux ou non ? (Laisser les enfants répondre). C’est vraiment une question difficile. Mais si vous continuez à écouter aussi attentivement, vous le découvrirez par vous-mêmes… Les commerçants sont donc rentrés chez Rabbi Yéchaya et se sont dit les uns aux autres : « Si déjà nous devons payer une somme d’argent aussi importante, profitons au maximum ! » Ainsi, ils ont dit à Rabbi Yéchaya : « Nous vous demandons de nous servir le meilleur vin qui soit, le plus raffiné des poissons, la plus exquise des viandes, du riz, des petits pois et… n’oubliez pas de nous apporter en dessert de la glace, des cacahuètes, des fruits, des gâteaux, des sucreries… Nous demandons aussi que le lit dans lequel nous allons dormir soit très confortable, pourvu de deux coussins, d’une couverture en laine et d’une couette et… qu’à côté de chaque lit, il y ait des chaussons bien chauds… » Ils ont ainsi demandé à Rabbi Yéchaya un service des plus exceptionnels.
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n’avaient pas le choix ; où allaient-ils aller ? Qu’allaient-ils manger ? Où allaient-ils dormir ? Ils ont donc accepté.
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vous n’avez plus eu honte du tout de réclamer tout ce que vous vouliez et ainsi, vous avez profité du Chabbath comme Hachem le désire, vous vous êtes vraiment délectés du Chabbath ! » Les commerçants étaient ébahis et sont rentrés chez eux remplis de joie et de bien-être. Alors les enfants, Rabbi Yéchaya était-il pieux ou non ? Bien sûr que oui ! Et nous pouvons apprendre de lui plusieurs choses importantes : premièrement, quand on reçoit des invités, il faut se soucier de tous leurs besoins. Parfois, vous invitez un ami à la maison et vous ne remarquez pas qu’il a peut-être faim ou soif et qu’il n’ose pas demander, car il n’est pas chez lui. Et même si vous lui demandez (Prendre une voix forte) : « Veux-tu boire ? », il se gênera et vous répondra : « Non merci ! » Mais en fait, il a vraiment soif, alors que faut-il faire ? Tout simplement, ne rien lui demander, mais lui servir à boire et lui apporter le verre en lui disant (Prendre une voix faible) : « C’est pour toi, bois ! » Et vous verrez qu’il boira ! De plus, il faut faire attention à ne pas le laisser tout seul et aller jouer avec quelqu’un d’autre, car il pourrait ressentir qu’on ne lui porte pas d’intérêt et avoir de la peine. Au contraire, quand vous invitez un ami, il faut toujours vous efforcer de rester avec lui et vous assurer qu’il passe un bon moment. Deuxièmement, nous avons appris qu’il est très important de profiter pleinement du jour du Chabbath. Et enfin troisièmement, si nous voyons une personne qui fait quelque chose qui nous semble bizarre, nous avons appris qu’il est interdit de parler en mal d’elle, car il se peut très bien que ce soit une personne pieuse et que nous ne comprenions tout simplement pas sa conduite. Bravo les enfants, vous avez très bien écouté, maintenant, où est votre main droite ? Récitons ensemble Chéma Israël… (Anaf Ets Avot).