BAMIDBAR
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Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m
n°169
UN TRÉSOR DE LA PARACHA
Dans le désert du Sinaï, D.ieu demande que l’on procède à un recensement des tribus d’Israël. Moché recense 603 550 hommes âgés de 20 à 60 ans (c’est-à-dire en âge de faire la guerre).
Pourquoi Bamidbar est juxtaposé au Séfer Vayikra ?
La tribu de Lévi, décomptée à part, compte 22 300 hommes âgés d’un mois ou plus. D.ieu demande que cette tribu de Lévi soient consacrée au service du Temple à la place des premiers nés car ces derniers ont participé à la faute du veau d’or. La Paracha décrit ensuite la manière dont les enfants d’Israël campaient et voyageaient. Lorsque le peuple levait le camp, les Lévites procédaient d’abord au démontage du Michkane (sanctuaire). A l’arrivée, ils le remontaient au centre du nouveau lieu de campement et établissaient leurs tentes autour de lui. La famille Lévite des Kéhati, à laquelle était confié le transport des objets sacrés du sanctuaire, ces objets étant enveloppés dans des draps, campait au sud. A l’est, où se situait l’entrée du Michkane, se trouvaient les tentes de Moché, Aaron et ses fils. Autour du cercle Levite, les douze tribus campaient en quatre groupes de trois tribus chacun. À l’est campait la tribu de Judah (au nombre de 74 600), Issakhar (54 400) et Zevouloun (57 400); au sud, Réouvèn (46 500), Shimon (59 300) et Gad (45 650); à l’ouest, Ephraim (40 500), Ménaché (32 200) et Binyamin (35 400); et au nord, Dan (62 700), Achère (41 500) et Naphtali (53 400). Chaque tribu avait son «nassi» (prince) son drapeau avec sa couleur et son emblème.
PARACHA : BAMIDBAR PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 21h00 • Sortie : 22h16
Bamidbar (1;2) : « Comptez toute la communauté des bnei Israël.»
Rabbi Yitz’hak Caro de Castille a expliqué : Pourquoi le livre Bamidbar est-il juxtaposé au passage sur les équivalences qui se trouve à la fin du livre Vayikra ? C’est pour nous enseigner que de même que le Saint béni soit-Il est unique et n’a pas d’équivalent, ainsi qu’il est dit : «Il n’y a personne d’aussi saint que Hachem, car il n’y a rien en dehors de Toi», de même il n’échangera pas Israël contre un autre peuple. Voici ce que le Saint béni soit-Il a dit aux bnei Israël : «Ne me changez pour personne, de même que Je ne vous change pour personne, car vous vous appelez un troupeau, et de même qu’on ne change pas une bête pour une autre, Je ne vous échangerai pas.» Rabbi Chimchon Raphaël Hirsch dit : Cette juxtaposition des livres Bamidbar et Vayikra est adéquate, car dans la dernière paracha de Vayikra nous avons appris comment on compte le troupeau pour en faire sortir un dixième qui est consacré à Hachem, et dans la première paracha du livre Bamidbar nous trouvons le troupeau, qui est consacré au Saint béni soit-Il, les bnei Israël, qui passent tous sous la verge du berger suprême, et dont chacun devient entièrement consacré à Hachem…
Villes dans le monde Lyon
20h40 • 21h51
Nice
20h25 • 21h33
Los Angeles 19h25 • 20h25
Marseille
20h31 • 21h39
Jerusalem
18h45 • 20h05
New-York
19h42 • 20h48
Strasbourg 20h37 • 21h52
Tel-Aviv
19h05 • 20h08
Londres
20h19 • 21h40
Toulouse
Bruxelles
20h58 • 22h18
Casablanca 19h02 • 20h01
20h48 • 21h56
Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath
LA PARACHA EN RÉSUMÉ
Feuillet dédié à la réussite matérielle et spirituelle d’Eric Fitoussi (Fontenay)
IL ÉTAIT UNE FOIS LA PARACHA S’occuper d’une communauté, une tâche « Ad vitam æternam » Bamidbar (1,16) : « Voici les élus de la communauté, princes des tribus » Celui qui assume un rôle public et s’occupe des besoins de la communauté avec fidélité a une très grande importance. Mais ce travail n’a pas toujours été facile, et parfois il agit comme un boomerang. Quelqu’un vint se présenter à Rabbi Eliahou ‘Haïm Meizel, le Rav de la ville de Lodz (mort en 1912). Il s’occupait de ‘hessed et avait été profondément blessé par l’un des habitants de la ville qui l’avait calomnié. Il se plaignit au Rav de sa situation et lui annonça qu’il démissionnait de sa tâche. Le Rav refusa et lui répondit : « Il y a une Guemara explicite qui dit que ceux qui s’occupent de la communauté n’a pas le droit de démissionner. » La réponse du Rav se répandit dans tout Lodz et fit du bruit dans les milieux de Torah de la ville. Personne ne pouvait trouver de quelle page ces paroles avaient été tirées. Ceux qui se posaient la question trouvèrent un jour une occasion de demander la réponse quand ils se réunirent dans la maison du Rav. Le Rav ouvrit devant eux le traité Sanhèdrin, et après l’avoir un peu feuilleté, il mit le doigt sur l’une des lignes de la première moitié de la page 17, sur le verset (Bemidbar 11, 28) : « Mon maître Moché, fais-les disparaître » (les paroles de Yéhochoua à Moché à propos d’Eldad et Medad). Les Sages expliquent à ce propos : « Charge-les des besoins de la communauté, et ils disparaîtront d’eux-mêmes. » Le Rav demanda : « Pourquoi est-ce qu’ils disparaîtront d’eux-mêmes ? Est-ce qu’ils ne peuvent pas démissionner de leur tâche ? » Il répondit : « Cela veut dire que quelqu’un qui s’occupe de la communauté n’a pas le droit d’abandonner sa tâche. »
“ET TES YEUX VERRONT TES MAÎTRES”
Rav Itshak Yossef & Rav Yaakov Iffergan
AU “HASARD”... Quand Maimonide devint le médecin du roi Lorsqu’il s’est sauvé d’Espagne, il est arrivé en Egypte et a voulu être reçu par le roi ; malgré son insistance, il lui a été dit qu’il devrait attendre longtemps avant d’être reçu. Il est alors sorti dans la rue ,hors du palais du roi. En entendant un Cheikh qui chantait les chants du muezzin ;il s’est mis a l’insulter et le traiter d’hérétique. Celui-ci s’est senti profondément touché,il s’est mis à le poursuivre en ameutant tous les passants y compris les gardes du roi. Maimonide a demandé à se cacher chez une femme quelques jours ; il lui a demandé de lui prêter une bassine de fer pleine d’eau et une pierre pour se rincer les pieds. Voyant qu’il faisait des choses « bizarres » ,la femme ne la pas déranger. Pendant ce temps ,les gardes du roi sont venus lui raconter qu’un juif avait insulté un Cheikh et la religion musulmane. Celui-ci a ordonné de le chercher. Les recherches n’ayant rien donné,le roi fit appeler ses astrologues afin qu’ils regardent dans les étoiles afin de trouver le fuyard. Ils lui ont dit que celui-ci se trouvait dans une île entourée d’une muraille de fer. Le roi étant très étonné, a compris qu’il s’agissait d’une personne plus intelligente que ses conseillers et astrologues ; il a fait publié une déclaration selon laquelle il ne sera rien fait à ce fuyard et qu’il lui demande de venir tout de suite au palais du roi. Maimonide s’est alors rendu au palais. Le roi lui a demandé où s’était-il caché pendant tout ce temps en réussissant à troubler les astrologues. Maimonide s’est alors expliqué et lui a raconté que le but de toute cette histoire était d’être appellé par le roi. Celui-ci lui en a demandé la raison, Maimonide lui dit qu’il désirait être son médecin particulier ; voyant qu’il s’agissait de quelqu’un de sage et d’érudit, il accepta son offre.
Association de diffusion du Judaïsme aux Francophones dans le Monde
LE RÉCIT DE LA SEMAINE Une Ménorah… familiale Appelons-le William. Il était simple soldat dans l’armée américaine qui libérait l’Europe à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Son régiment fut affecté à la garde d’un village dont il devait assurer la sécurité et où il fallait retrouver éventuellement d’anciens Nazis. Les soldats devaient également aider les habitants et les réfugiés dans leur vie quotidienne. Un soir, William aperçut un adolescent qui courait dans un champ à la limite du village. “ Arrête ou je tire ! ” cria-t-il. Le garçon se cacha derrière un arbre. Le soldat attendit patiemment. Finalement, pensant que le soldat avait disparu, le garçon sortit de sa cachette et se rendit près d’un grand arbre au pied duquel il se mit à creuser. Le soldat l’observait de loin et, quand l’enfant eut fini et se fut remis en marche, le soldat cria à nouveau : “ Arrête ou je tire ! ” L’adolescent courut ; William décida de ne pas tirer mais plutôt de le poursuivre. Il le rattrapa et le plaqua au sol. Dans le combat qui suivit, l’enfant lâcha une Ménorah magnifiquement décorée qu’il tenait jusque-là précieusement contre son cœur. William ramassa la Ménorah, l’enfant tenta de la récupérer : “ Rendez-la moi, elle est à moi ! ” Le soldat plongea son regard dans les yeux terrifiés du garçon et tenta de le rassurer : “ Moi aussi je suis Juif ! ” dit-il. L’enfant qui avait survécu aux camps d’extermination n’avait aucune confiance dans les hommes en uniforme. On l’avait déjà forcé à assister au meurtre de son père. Il n’avait aucune idée de ce qu’était devenue sa mère. Dans les semaines qui suivirent, le soldat William s’occupa particulièrement du jeune garçon et celui-ci, David, apprit à lui faire confiance. Tous deux avaient de longues conversations ensemble et, quand William fut libéré de ses obligations militaires, il proposa à David de l’accompagner à New York où il l’adopterait. David accepta et William s’occupa de tous les papiers. William reprit ses activités au sein de la communauté juive de New York. Un de ses collègues, responsable du Musée Juif de la ville, vit la Ménorah. Il annonça à David que cet objet avait une très grande valeur puisque c’était une relique de l’art juif européen et que toute la communauté pourrait l’admirer : il offrit à David 50.000 dollars, mais l’adolescent refusa. La Ménorah avait été acquise plus de deux cents ans auparavant et était, depuis, restée dans la famille : aucune somme d’argent ne parviendrait à lui faire abandonner ce trésor. Quand ‘Hanouccah arriva, William et David allumèrent la Ménorah devant la fenêtre du salon. Puis David monta étudier dans sa chambre. William savourait le silence paisible du salon quand
on frappa à sa porte. C’était une femme qui parlait avec un fort accent allemand. Elle semblait désemparée, cherchait ses mots et commença par s’excuser de le déranger. Elle se promenait dans la rue quand elle avait aperçu la Ménorah à la fenêtre. “ Nous avions dans le temps une Ménorah semblable dans notre famille ” dit-elle dans un anglais hésitant. Elle n’en avait jamais vu un autre exemplaire. Pouvait-elle entrer et la voir de plus près ? William la fit entrer et lui dit que la Ménorah appartenait à son fils adoptif qui pourrait peut-être lui en apprendre davantage à ce sujet. Il appela William pour qu’il explique à cette femme d’où venait la Ménorah. Devant l’antique Ménorah où brillaient les lumières de ‘Hanouccah, David retrouva sa mère… Traduit par Feiga Lubecki La sidra de la semaine
UNE LOI, CHAQUE SEMAINE Il ne m’a pas rendu toute la monnaie (Rav Meir Cahn)
Lorsqu’une affaire a été conclue (achat/vente, service, etc.), que son payement a été effectué, et qu’il se trouve être inexact – que ce soit en dépassant la somme convenue, ou en y manquant – il faudra le compléter. Ceci est également valable pour la monnaie, rendue avec de l’excédent, ou de manière insuffisante. Ce Din (loi) restera identique, même si l’erreur ne porte que sur une somme modique. Cette rectification ne sera pas limitée dans le temps, au même titre que le retour ou le remboursement d’un objet volé. Et le fait que l’erreur ait été préméditée, ou pas, n’aura pas d’incidence sur le Din. Si vous avez le sentiment que le commerçant ne s’est trompé qu’inconsciemment - vous ne mettez pas en question son honnêteté - et que ceci vous incite à agir avec délicatesse, de manière à ne pas risquer de froisser son honneur et sa bonne réputation, nous ne pouvons que saluer votre courtoisie, et Béroukhim Tihyou (soyez bénit) ! Veiller à entretenir avec autrui, des relations basées sur le respect et la dignité, représente un des fondement du Bèn Adam La’havéro (du comportement interpersonnel). L’enfreindre, en étant Mévayèche (faisant honte à) son prochain, est donc hautement répréhensible, et peut même, le cas échéant, faire l’objet d’une poursuite au Bèt Din.
PERLE ‘HASSIDIQUE « On demanda un jour à rabbi Israël : si quelqu’un ne dispose que d’une heure, doit-il étudier l’éthique ou la Guemara ? « Il doit étudier l’éthique et il verra alors qu’il dispose de plus d’une heure », répondit-il » (Rav Israel Salanter)
QUIZZ PARACHA 1. Pourquoi les Bné-Israël ont-ils été décomptés si fréquemment ? 2. Quelle est la différence entre un « Ot » et un « Deguel » ? 3. Quel a été le décompte total des 12 tribus ? 3. 603550. 2. OT = drapeau c’est une étoffe colorée attachée à un DEGUEL = bâton. 1. Car par amour pour eux, D.ieu les compte à tout moment..
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« Chavoua Tov » est un feuillet hebdomadaire envoyé à environ 40.000 francophones dans le monde. Dédiez un prochain feuillet pour toute occasion : 01.80.91.62.91 – contact@torah-box.com Communautés, Ecoles ou tout autre Etablissement : recevez ce feuillet chaque semaine.
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Ont participé à ce numéro : ‘Hevrat Pinto, Rav Moché Pell, Univers Torah, Jonathan Berdah
Diffusion de Judaïsme aux francophones dans le monde sous l’impulsion du Tsadik Rabbi David ABI’HSSIRA et du Grand-Rabbin Yossef-Haim SITRUK Tél. France : 01.80.91.62.91 – Tél. Israel : 077.466.03.32 – Web : www.torah-box.com - contact@torah-box.com Reponsable de la publication : Binyamin BENHAMOU