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Torah-Box Magazine n°85 France - 'Houkat

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IRAN

ARCHÉOLOGIE

RAV STEINMAN

BANQUE LEUMI

HALAKHA

CIRCONCISION

SÉISMES

n°85 I 10 Juillet 2019 I 7 Tamouz 5779 I 'Houkat

60ème anniversaire de l’unité sous-marine d’Israël > p.6

PROPHÈTE

M A G A Z I N E

Il étudie à la Yéchiva mais... comment gagnera-til sa vie ? > p.22

NÉCHAMA

SHIN BET

J'ai des difficultés depuis mon Alyah... > p.11


CALENDRIER DE LA SEMAINE 10 au 16 Juillet 2019 Mercredi 10 Juillet 7 Tamouz

Jeudi 11 Juillet Rav Eliahou Manni

Daf Hayomi Erkhin 24

Vendredi 12 Juillet

Michna Yomit Edouyot 4-12

Rav Yossef Chlomo Dayan Rav Yekoutiel Yehouda Halberstam

Limoud au féminin n°270

Dimanche 14 Juillet Rav Tsvi Hirsch De Berditchev

Jeudi 11 Juillet 8 Tamouz

Vendredi 12 Juillet 9 Tamouz

Samedi 13 Juillet 10 Tamouz

Daf Hayomi Erkhin 25

Lundi 15 Juillet Rabbénou Yaakov Ben Acher Rav Eliahou Yossef Rivlin

Michna Yomit Edouyot 5-2 Limoud au féminin n°271

Daf Hayomi Erkhin 26 Michna Yomit Edouyot 5-4 Limoud au féminin n°272

Parachat 'Houkat Daf Hayomi Erkhin 27 Michna Yomit Edouyot 5-6 Limoud au féminin n°273

Rav Eliahou Yossef Rivlin

Horaires du Chabbath Dimanche 14 Juillet 11 Tamouz

Lundi 15 Juillet 12 Tamouz

Mardi 16 Juillet 13 Tamouz

Daf Hayomi Erkhin 28 Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Entrée

21:34

21:11

21:00

21:11

Sortie

22:54

22:26

22:11

22:31

Michna Yomit Edouyot 6-1 Limoud au féminin n°274

Zmanim du 13 Juillet

Daf Hayomi Erkhin 29 Michna Yomit Edouyot 6-3 Limoud au féminin n°275

Daf Hayomi Erkhin 30 Michna Yomit Edouyot 7-2 Limoud au féminin n°276

Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Nets

06:01

06:03

06:10

05:40

Fin du Chéma (2)

09:58

09:54

09:57

09:37

'Hatsot

13:56

13:46

13:44

13:35

Chkia

21:51

21:28

21:18

21:28

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Nathalie Seyman, Jérome Touboul, Moché Michaël Tsoren, Adina Soclof, Noémie Hadida, Rav Gabriel Dayan, Rav Freddy Elbaze, Rav Avraham Kadoch, Rav Emmanuel Mimran, Rav Yehiel Brand, Rav Its'hak Zilberstein, Esther Sitbon - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com


ACTUALITÉ Le fils du fondateur du Hamas prend la fuite et dénonce l'organisation Suheib Yousef, fils du fondateur du Hamas et frère de Mosab Yousef (qui travaillait secrètement pour le Shin Bet), a fui l'organisation terroriste et s’est rendu dans un pays non identifié en Asie. Il a ensuite pris contact avec le correspondant pour les affaires palestiniennes de la Douzième chaîne israélienne, Ohad Hemo,

pour lui raconter son histoire. Il a accusé ouvertement le Hamas de ne pas travailler dans l’intérêt du peuple palestinien : "Au lieu de cela, ils vendent l’information à l’Iran, en échange d’une aide financière". M. Yousef a également déclaré qu’il était de plus en plus en colère contre la corruption des hauts responsables du Hamas vivant dans le luxe pendant que les résidents de Gaza souffrent. La Turquie va recevoir ses 1ers

Le groupe hôtelier Accor cible le marché touristique israélien

systèmes de défense russes S-400 La Turquie et les Etats-Unis s'opposent sur l'achat par Ankara des systèmes de défense russe, les S-400.

Il y a deux ans a eu lieu à Jérusalem l’ouverture officielle de l'hôtel Ibis, la marque d’hôtellerie urbaine et économique qui fait partie du groupe Accor. L'Ibis Jerusalem City Center Hotel est installé au cœur de la ville. Il s'agit d'un des deux hôtels de la chaîne française, qui accueillera une clientèle de touristes dans la capitale israélienne "Nous sommes fiers d’avoir ouvert de nouveaux hôtels en Israël et avons confiance dans le marché israélien. Nous considérons Israël comme une destination touristique stratégique et nous espérons ouvrir beaucoup d’autres hôtels dans les années à venir" a déclaré M. Fabio Ragusa, vice-président du groupe Accor aux journalistes de YNET.

Selon Washington, ces systèmes ne sont pas compatibles avec le schéma de défense de l'Otan (dont la Turquie est membre) et notamment avec les chasseurs multitâches américains F-35. Même si la Turquie participe également à la construction des F-35 et prévoit d'en acheter dans le futur. Washington a officiellement lancé le processus d'exclusion de la Turquie du programme F-35 et prévoit de déclencher des sanctions, lorsque les batteries de missiles arriveront en Turquie.

Israël : nouvelles mesures dissuasives contre le tabagisme Voici une nouvelle étape historique dans la lutte contre le tabagisme en Israël : la seconde phase des lois restrictives sur le commerce et la publicité du tabac entre cette semaine en vigueur. A partir du 8 juillet 2019, la fabrication et le commerce de cigarettes sous forme de jouets, bonbons ou autres chewinggums sera prohibée. 4

Magazine I n°85

Il sera également illégal de fabriquer des paquets avec des photos ou dessins représentant des fruits ou encore des animaux. Ces mesures ont pour objectif de réduire le tabagisme chez les plus jeunes. Toute violation de ces lois entraînerait une amende jusqu’à 75 000 NIS pour un particulier et 150 000 NIS pour une entreprise.


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ACTUALITÉ 60ème anniversaire de l’unité sous-marine d’Israël

Cette semaine marque le 60ème anniversaire de la flotte sous-marine israélienne. Le porteparole de Tsahal a annoncé qu’une parade a eu lieu mercredi dernier, pour célébrer l’occasion ainsi qu’un hommage aux 76 personnes de Fin du projet immobilier Tama 38 en 2020

la marine, décédées dans l’exercice de leur fonction. L’unité sous-marine avait été fondée en 1959 par le lieutenant-colonel Yosef Dror. A son commencement, l’unité ne comptait que 2 bâtiments parmi ses rangs. Aujourd’hui la flotte est constituée de dizaines de bâtiments dont 5 sous-marins. D’après Eli Scepter, Commandant de la marine israélienne, cette unité constitue, plus que jamais un "atout stratégique" pour l’armée. L’Iran défie la communauté internationale et enrichit son uranium

Le projet de construction immobilier dénommé Tama 38, ne sera plus reconduit après mai 2020. De nombreux immeubles ont été renforcés, dans le cadre de ce projet lancé en 2014, à travers tout le pays pour éviter des secousses sismiques, entraînant un bénéfice financier à la fois, pour les propriétaires, mais également pour les constructeurs (qui rénovaient l'immeuble et ajoutaient des étages d’appartements supplémentaires, destinés ensuite à la revente).

L’Iran a décidé de répondre aux sanctions

Cette décision qui semble irrévocable, a entraîné de nombreuses critiques condamnant l’arrêt de ce projet populaire... sauf auprès de certains maires opposés au projet de rénovation dans leurs propres villes.

a prévenu que cette mesure conduirait l’Iran

Raoul Sarogo, président de l’Association des entrepreneurs d’Israël a déclaré que l’abandon du Tama 38, sans solution alternative, représente un "abandon des citoyens israéliens". 6

Magazine I n°85

internationale par la provocation. Les officiels du pays ont confirmé dimanche dernier que l'Iran avait commencé à enrichir de l’uranium à un niveau prohibé par l’accord international sur son programme nucléaire. Une décision qui va à l'encontre des accords de 2015 et qui se veut être une action de représailles face aux sanctions américaines. Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo à "plus d’isolation et de sanctions" et les trois pays européens faisant encore partie de l’accord ont également condamnée cette nouvelle. Le 1er ministre israélien a immédiatement réagit après l'annonce et a qualifié cette information de "très dangereuse". Il a appelé une nouvelle fois l'Europe à imposer des sanctions contreTéhéran.


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ACTUALITÉ L’absence de l’AP à la conférence de Bahreïn : une erreur stratégique stupide

L’incendie d'un sous-marin russe en mission secrète fait 14 morts

Lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes israéliens et arabes, le conseiller et gendre de Donald Trump, Jared Kushner a critiqué les dirigeants de l’autorité palestinienne pour avoir boycotté la conférence de Bahreïn. "Ils ont commis une erreur stratégique stupide en ne s’engageant pas là-dessus". Il a ajouté que : "Les palestiniens commencent à voir qu’Israël n’est pas responsable de leurs problèmes, que ce sont en fait leurs dirigeants". M. Kushner a également noté que le plan économique présenté à la conférence avait été "largement salué comme étant exhaustif" et a déclaré que la prochaine étape après la conférence de Bahreïn sera annoncée la semaine prochaine.

Un incendie dans un sous-marin a coûté la vie à 14 officiers de l'armée russe, lundi dernier, en mer de Barents. Depuis, un épais mystère entoure les circonstances de cet incendie. Moscou invoque le secret d'Etat et n'a pas révélé en quoi consistait précisément la mission du sous-marin. Selon la presse russe, le submersible est le AS-31, un engin secret destiné à des opérations spéciales et pouvant plonger jusqu'à 6.000m de profondeur. Ce type de sous-marins est rattaché à une division complètement autonome de la Marine russe. "C'est une des branches les plus secrètes de la marine russe", soutient Igor Delanoë, qui, d’après lui, dispose de l'élite de la flotte sous-marine russe.

Vous invite aux conférences du

Chez vous

Rav Avraham

TAÏEB

• Dimanche 14 Juillet à 20h Chez la Famille BENIARD 141 rue Brancion 75015 Paris

Tel : 06 22 66 10 23 • Lundi 15 Juillet à 11h

Grande synagogue de Sarcelles 74 avenue Paul Valery 95200 sarcelles

Tel : 06 51 92 26 26 • Lundi 15 Juillet à 20h

Chez la Famille AMOYELLE 88 bis rue Pasteur Bonneuil sur Marne 94380

Tel : 06 63 07 88 01

• Mardi 16 Juillet à 20h

Synagogue "Toraténou Beth Abraham" 4 rue de Thionville75019 Paris

Tel : 06 49 81 26 73 • Mercredi 17 Juillet à 20h

A la synagogue "Kédouchat Lévy 80 rue Doudeauville 75018 Paris

Tel : 06 11 60 05 04 • Jeudi 18 Juillet à 20h

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Magazine I n°85

A la synagogue "Sidi Fredj Halimi" 61/65 rue Vergniaud 75013 Paris

Tel : 06 28 07 31 36


Nouvelle découverte archéologique dans la Cité de David

Les séismes en Californie font ressurgir la peur du "Big One"

Une route de pèlerinage vieille de 2 000 ans a été découverte il y a quelques mois, dans la cité de David, à Jérusalem. Depuis, les équipes travaillent sans relâche pour relier la partie excavée de la route à la piscine de Shiloah. Le projet a coûté plusieurs centaines de millions de dollars qui proviennent principalement de donateurs privés (notamment du cofondateur de WhatsApp, Jan Koum). L’ambassadeur américain David Friedman a déclaré au sujet de cette découverte : "La Cité de David apporte la vérité et la science à un débat trop longtemps entaché de mythes (…) Ses découvertes, mettent fin aux efforts visant à nier le lien historique ancien qui unissait Jérusalem au peuple Juif".

Un séisme d'une magnitude de 7,1 sur l'échelle de Richter a secoué le sud de la Californie le 06 juillet, le deuxième de grande ampleur à frapper la zone en deux jours, après un premier de magnitude 6,4 la veille. De quoi raviver leurs craintes d’une secousse particulièrement dévastatrice, appelée : "Le Big One". Les séismes ont eu lieu à environ 240 km au nord-est de Los Angeles. Ressenti dans un vaste périmètre, le 1er séisme, qui a fait quelques "blessés légers" mais aucun dégât majeur, est le plus puissant à frapper cet État depuis 1999. Selon Lucy Jones, sismologue à l'USGS, plus de 80 répliques ont frappé la région dans les heures qui ont suivi la secousse initiale

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ACTUALITÉ Le Shin Bet arrête un expert en explosifs du Hamas

L’agence de sécurité israélienne vient d’annoncer qu’elle a arrêté un expert en explosifs, entré en Israël grâce à un permis humanitaire pour un traitement médical. Fadi Abu al-Sabah, un résident du camp de réfugiés de Nuseirat, dans la bande de Gaza et âgé de 35 ans, avait été arrêté à Taybeh par le Shin Bet et la police israélienne le 18 mai 2019. Le Shin Bet a déclaré qu’avant de quitter la Bande de Gaza pour se faire soigner, Fadi al-Sabah avait reçu un vêtement avec un morceau de tissu caché contenant des mots codés, en vue de planifier et mener des attaques contre des cibles israéliennes.

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Magazine I n°85

La banque Leumi nomme Samer Haj-Yehia à sa présidence Le conseil d’administration de la Banque Leumi a nommé un arabe israélien à sa présidence : Samer Haj-Yehia. Il remplacera David Brodet qui se retire fin juillet. M. HajYehia, 50 ans, était déjà membre du conseil d’administration de Bank Leumi. Dans le passé, il a auparavant, enseigné au MIT, à Harvard, à l’Université hébraïque et à IDC Herzliya. Il a d'ailleurs été le premier arabe à siéger au conseil d’administration de l’une des principales banques israéliennes. Dans le monde des affaires, il a également siégé au conseil d’administration de Strauss Group Ltd. et préside toujours le comité d’audit de l’hôpital Hadassah à Jérusalem. La nomination de M. Haj-Yehia intervient le jour même où le PDG, Rakefet RussakAminoach, a annoncé sa démission après sept ans au poste de PDG de Bank Leumi.


VIE JUIVE J’ai des difficultés depuis mon Alyah... Question d’une internaute : Nous étions tout excités à l’idée de cette belle étape de notre vie de famille, mais les déceptions commencent déjà à se faire sentir. Mes deux grands enfants (8 ans et 13 ans) sont tristes d’avoir quitté leurs amis et n’arrivent pas à se faire à ce nouveau cadre de vie. Je n’ai moimême pas encore d’amis et je dois gérer tous ces problèmes sachant que je ne parle pas la langue et que mon mari s’absente tous les quinze jours. Je ne sais pas comment je vais m’en sortir et je me demande s’il n’est pas plus sage de repartir en France. ?

Réponse de Mme Nathalie Seyman

Pour une raison qui vous est propre, vous avez décidé de faire votre Aliyah, c’est-à-dire repartir de zéro dans un nouveau pays, avec une nouvelle langue, de nouvelles lois, un nouveau fonctionnement… Et ce, avec une famille. Recommencer une nouvelle vie est très courageux, car cela sera forcément difficile, d’autant plus lorsqu’il y a des enfants. Alors comment atténuer les difficultés ? Faut-il persister ou abandonner ? Le bon choix Lorsque nous habitons dans le pays où nous sommes nés, nous sommes pourvues de beaucoup de facultés dont on ne s’imagine même pas tant cela nous est naturel, tel que s’exprimer, faire des démarches administratives, rire avec nos amis, etc. Car nous connaissons notre environnement, nous sommes comme dans un nid douillet. Mais voilà qu’un jour

nous avons ouvert les yeux, et, pour une raison qui nous est à chacun différente, nous avons décidé de nous échapper de ce nid qui ne nous convenait plus. Nous pouvons comparer cette situation à celle d’une personne qui se marie et quitte ses parents où tout était confortable. Au début, tout est nouveau et merveilleux. Puis, s’ensuit les difficultés du fait qu’ils ne se connaissent pas et doivent s’apprivoiser pour trouver ensemble le chemin du bonheur. Aujourd’hui, vous êtes en plein dans ces difficultés et elles sont normales. Prenez conscience que le chemin qui s’ouvre devant vous est ardu, mais n’oubliez pas Celui qui vous a fait prendre cette décision. Face à vos problèmes, vous idéalisez votre vie précédente. Mais personne ne change de vie si tout va pour le mieux pour lui. Il y a toujours une raison, et vous devez chaque jour vous en souvenir. Faire face aux difficultés Votre but à présent est de vous refaire une nouvelle vie plus heureuse en Israël. Cependant, une période évidente et même Magazine I n°85 11


VIE JUIVE utile de désorganisation et d’instabilité doit être d’abord traversée. Voici quelques conseils qui vous permettront de mieux franchir cette période difficile :

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N’allez pas trop vite, Léat, Léat, comme disent les israéliens ! Donnez-vous des objectifs réalisables. Il faut du temps pour se recréer un environnement sécurisant.

>

Ne comparez pas tout avec la France. Vous l’avez quittée car vous vouliez une vie différente, il serait contradictoire d’essayer de recréer son image en Israël.

>

Vous ne pouvez pas vous intégrer dans la société israélienne si vous n’avez pas en tout premier lieu la langue ! Commencez donc par cet objectif, et tout suivra ensuite avec beaucoup plus de facilité. (emploi, écoles, relations…).

>

Autorisez-vous à vivre des échecs. Ils ont leur utilité car ce sont eux qui vous donneront le plus de leçons sur le fonctionnement du pays

>

Restez positifs ! La négativité est quelque chose qui vous fait du mal et qui vous empêche d’avancer. Elle vous laisse vous complaire dans vos problèmes, trouvant toujours une cause extérieure, et vous évite ainsi de vous remettre en question, ce qui est bien sûr plus confortable mais moins constructif. Si vous restez positifs face à vos difficultés, vous parviendrez à les résoudre une à une, lentement mais sûrement.

>

Profitez de la vie en Eretz Israël pour vous renforcer dans le judaïsme. C’est au sein de cette terre sainte que vous ressentirez toute la beauté et la profondeur de pratiquer la Torah, et, ainsi, tout le bonheur d’y habiter. Rabbi

Na’hman avait dit : "Il est impossible de venir en Eretz Israël sans difficultés et sans souffrances. Mais la force que nous drainons de la Torah nous permet de surmonter tous les obstacles". Au sujet de votre mari et vos enfants Si votre mari se bat pour votre subsistance en faisant continuellement des allers-retours, il a besoin que ce soit vous qui vous battiez pour l’intégration. Gardez à l’esprit qu’il s’agit d’une situation temporaire, tout ira de mieux en mieux, il faut juste se laisser le temps. En ce qui concerne vos enfants, ils traversent en effet les mêmes difficultés que vous. Ils ont besoin de voir une maman épanouie, sûre que ce choix de vivre en Israël est la chance de leur vie. Rester ou rentrer ? Rien qu’en vous posant cette question, vous mettez à jour le fait que vous n’avez pas fait le deuil de votre ancienne vie et ne pouvez donc pas totalement être prêts pour la nouvelle. En reprenant la métaphore de la personne qui se marie, imaginez si elle se dit qu’au cas où cela ne va pas avec son conjoint, elle pourra toujours retourner vivre chez ses parents. Alors que peut-on en déduire ? Personne ne peut vous dire ce que vous devez faire, s’il faut rester ou repartir. La solution ne se trouve que dans votre cœur. Mais, quoi qu’il arrive, sachez qu’Israël est une terre que Hachem a donnée en héritage au peuple juif, donc, en tant que Juive, vous ne serez jamais une étrangère, vous en faites intégralement partie ! Béhatsla’ha !

Nathalie Seyman

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Magazine I n°85


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

‘Houkat : Chanter Hachem ! La Paracha mentionne le peuple cananéen qui profita de la mort d’Aharon et de la tristesse du peuple pour l’attaquer. En l’absence de prières contre lui, Amalek se sent en confiance pour combattre et vaincre les Bné-Israël...

La Paracha ‘Houkat s’ouvre sur le commandement de la vache rousse, évoque ensuite la mort d’Aharon, puis un autre passage douloureux concernant le découragement du peuple et ses récriminations contre Moché. Ensuite, notre texte nous relate les différentes confrontations entre les hébreux et les peuplades qui habitaient dans la région et qui s’opposaient à eux. Parmi ces différentes populations, la Paracha mentionne le peuple cananéen qui habitait dans le Sud et qui profita de la mort d’Aharon et de la tristesse du peuple pour l’attaquer. Confusion entre 2 peuples Le texte parle ainsi des Cananéens, et pourtant, Rachi évoque Amalek dans son commentaire,

car c’est lui qui est réputé pour habiter dans le Sud. Or, les Cananéens et les Amalécites sont deux peuples différents. Comment comprendre cette incohérence apparente ? Rachi nous explique ainsi la stratégie mise en place par Amalek pour dérouter les Bné-Israël. Craignant que ces derniers prient pour le vaincre, Amalek imite la langue des Cananéens afin que les Bné-Israël pensent qu’ils vont les combattre et qu’ils prient pour les vaincre. Ainsi, en l’absence de prières contre lui, Amalek se sent en confiance pour combattre et vaincre les Bné-Israël. Si l’on souhaitait trouver une illustration de la force de la prière, on ne trouverait pas meilleur exemple. Même l’ennemi le plus farouche d’Israël reconnaît l’impact de la prière et

Supplément spécial Chabbath I n°85

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la redoute au point de mettre en place des stratagèmes pour y échapper.

qu’il met dans la gestion de ses affaires matérielles.

La force de la prière

Ensuite, la prière est menacée par la routine qui assèche les mots que le fidèle prononce. A force de répéter les mêmes mots, l’homme qui n’est pas vigilant peut perdre de vue la saveur unique de ce privilège extraordinaire : s’adresser à D.ieu.

La prière est un trésor que D.ieu a mis à notre disposition pour nous adresser à Lui et tisser ainsi une relation intense, permanente. Nos Sages nous invitent à prendre conscience de cette force en nous rappelant qu’Hachem se tient toujours aux cotés de ceux qui L’invoquent, et qu’Il ne laisse pas les prières des hommes sans réponse. L’homme ne voit pas toujours immédiatement le résultat de sa prière, mais il doit être convaincu que tôt ou tard, il recevra une réponse. Il est possible également que cette réponse soit différente, car D.ieu sait mieux que l’homme ce qui est réellement bon pour lui. Un art à porté de tous

Un dialogue privilégié avec Hachem Voilà pourquoi de même qu’Amalek met en place une stratégie pour faire échouer les prières des Bné-Israël, nous devons réfléchir aux stratégies opportunes pour rendre nos prières les plus efficaces et les plus belles.

Mais l’essentiel est là, D.ieu écoute l’homme qui s’adresse à Lui, et Il désire répondre à son attente. Souvenons-nous des mots de Rabbi Chimon qui enseigne que lorsqu’on prie, il ne faut pas rendre pas la prière pesante, mais sensible et suppliante devant D.ieu, béni soit-Il, comme il est dit : "Car il se laisse émouvoir et prend en pitié, Il est lent à la colère, grand en générosité et Il revient du mal"(Pirké Avot 2,13).

La prière est avant tout un dialogue que l’homme noue avec Hachem, elle est une opportunité de louer le Créateur, d’exprimer sa gratitude et de demander ce que nous souhaitons.

La prière est un art qui ne nécessite aucune compétence particulière, elle est à la portée de chacun. De même que la Torah est le bien commun de l’ensemble du peuple Juif, de même la force de la prière a été offerte à tous. La Torah ne peut être plus explicite lorsqu’elle écrit : "La chose est tout près de toi : tu l’as dans la bouche et dans le cœur, pour pouvoir l’observer !".

Bien sûr, la prière rédigée par les Sages dans la liturgie reste le cœur du service divin demandé à l’homme. Comme l’explique Rabbi Haïm de Volozhin, les mots que nous prononçons, ont été fixés par les Sages de la Grande Assemblée et ont une portée que l’on ne soupçonne pas. Ils montent directement dans les Cieux afin de bâtir l’harmonie universelle.

Faire face aux obstacles Toutefois, nous devons reconnaître que certains freins entravent le déploiement de la prière. Le premier frein est peut-être l’inconstance de l’homme qui oublie parfois sa force, s’acquitte de sa prière de manière expéditive et ne déploie pas la même énergie 14

Enfin, il est bien connu que dès que l’homme se met à prier, il peut être envahi par des pensées étrangères qui éloignent son esprit et sa conscience des mots qu’il prononce.

Magazine I n°85 Supplément spécial Chabbath I n°85

L’homme peut initier de son propre chef, et avec sa langue maternelle, un dialogue avec Hachem en y incluant d’une part des louanges et des remerciements, et d’autre part des demandes pour ce qu’il désire.

Avec l’aide d’Hachem, puissions-nous devenir tous des poètes afin de Lui adresser les plus belles prières et ressentir avec tout notre cœur la puissance des mots fixés par nos Sages. Nous pourrons ainsi ressentir avec encore plus d’intensité les liens qui nous unissent à Hachem et accompagner la venue du Machia’h !

Jérome Touboul


SHABATIK

SHA BA TIK

N°129

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES : USTENSILES À NE PAS OUBLIER : Feuillet parents-enfants pour Chabbath

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

Un étui pour ranger l’Afikomane

édité par

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

‘Houkat

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

1

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne

LA PARACHA

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder

DVAR TORAH

A

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

7

DUbrûlants, SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS : : “Fais toi-même un serpent Alors Hachem envoya contre le PLATEAU peuple les serpents qui mordirent le peuple… Hachem dit à Moché et place-le au haut d’une perche” … si quelqu’un était mordu par unM serpent, aro il levait les yeux vers le serpent d’airain et était sauvé. . (Bamidbar 21, 6-9) 3 r Par ailleurs, la Michna Roch Hachana écrit à propos de la guerre contre Amalek, que lorsque Moché Rabbénou levait les bras, les Bné Israël u f du qui gagnait. e Amalek gagnaient la guerre et lorsqu’il baissait les bras.O c’était r ule d’ g pa“serpentabrûlant” A propos du serpent de Moché, il est rapporté que tout celui qui était mordu parÉun regardait le serpent de Moché et 1. 3guérissait. Matsot chemourot La Michna demande (rondes, faites à la : “Sont-ce les mains de Moché qui font la guerre… est-ce le serpent qui tue ou qui guértit ?” main) que lorsque les Bné Israël voyaient les mains de Moché ou le serpent D’après toi : Karpas 2. Épaule 2.

au ne

s

Ha eret Quand on

6.‘Harossèt pourquoi Hachem leur a envoyé des serpents ou Amalek qui attaque par dur derrière comme le serpent. La suite de la Michna sus-citée précise 7. Oeuf 8. Bol d’eau salée e

’e 8. Bol d

h

m

ou ro t

LA QUESTION DU REBBE

B

alée

tC so at 1. M

(laitue>ouLes endives) Bné Israël ont eu des doutes et ont manqué d’Emouna, c’est

a des soucis, et qu’on reprend confiance en Hachem, les soucis disparaissent, car les épreuves, sont là pour nous éprouver dans notre confiance en Hachem.

au s

5.

de Moché, ils ‘regardaient Haroslesèciel et soumettaient leur coeur à leur père . qui est au ciel, ils reprenaienttconfiance en Hachem et guérissaient. zCe message est toujours d’actualité !

6

.

. Pourquoi quand Moché lève les mains on gagnait la (laitue.romaine) guerre ?(céleri) 4. Karpass . Pourquoi la Michna rapporte ces 2 cas ensemble ? 5. ‘Hazeret

4 d’agneau Pourquoi Hachem a demandé de placer un serpent sur un bâton ? 3. Maror

QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR

MATSA

Un médecin invita à sa table de Chabbat un homme pour le rapprocher d’Hachem. L’homme vint avec son chien. Malheureusement A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit à ½ MatsaLechémoura à laet main le chien s’était battu avec d’autres chiens du quartierdeet Matsa souffraitcorrespond de morsures importantes. médecin pritronde le chienfaite en pitié lui administra un sédatif en comprimé pendant Chabbat... Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas)

Minimum D’après vous: Standard • Hidour A-t’on le droit(au de se soigner, le Chabbat ? mieux)

• Peut-on administrer un médicament à un animal, le Chabbat ?

MAROR

1 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit La2réponse de Rav Zylberstein : > 2LesKazayit Sages ont décrété de ne pas se1soigner Chabbath sauf en cas de 2 danger. Cet interdit Kazayit Kazayit

ne concerne pas les animaux. On peut donc, dans la mesure où on ne transgresse pas d’autres interdits, faire une piqûre (par intraveineuse) ou donner des comprimés à un animal le Chabbat Ich). Etapes du(‘Hazone Séder Maror Kore’h (sandwich)

La quantité de Maror

1 Kazayit

Supplément spécial Chabbath I n°85

1 Kazayit 1 15


SHABATIK

SHA BA TIK 2

L’HISTOIRE

Un jour, le Mal’akh Hamavet vient devant le Kissé Hakavod, le trône Divin : - Ecoute, Hachem. Tu m’as donné pour mission de pousser les gens à vouloir faire des Avérot, afin qu’ils aient ensuite le mérite de se surmonter. Mais avec un nom comme Mal’akh Hamavet, je n’intéresse personne ! Franchement, “L’ange de la Mort”, ça ne dit rien aux gens bien de m’écouter ! Et du coup, je n’arrive pas à faire mon travail. - Soit, concède Hachem. Tu te nommeras désormais Yétser Hara, Mauvais Penchant. Je pense que ça passera mieux. Le Mal’akh Hamavet/Yétser Hara retourne auprès des hommes… pour revenir bien vite vers son Créateur - Non, ça ne marche pas mieux. Désolé. Mon nom contient le mot “mauvais”, maintenant, et ça n’inspire rien aux gens biens. - Ah oui, acquiesce Hachem. Essaie Nechama Béhémit, Ame Animale.

A

L’aller-retour sur Terre est vite fait. - Hachem, il faut qu’on trouve autre chose. l’Ame animale, ça ne marche pas non plus. Les gens biens n’écoutent pas les animaux. Tout le monde me laisse en plan, et mon travail demeure en suspens. - Alors, suggère Hachem, prends le nom de Satan, l’Adversaire. Mais bien sûr, comme le remarque rapidement notre pauvre chômeur saisonnier, personne ne veut écouter les bons conseils d’un ennemi ! - Bon, soupire Hachem. Je ne voulais vraiment pas en arriver là, mais je vois qu’il n’y a pas le choix. J’ai le nom parfait pour toi. Il va te permettre d’accomplir ta tâche avec une facilité hors du commun. Tu pourras perturber et dérouter tout le monde, autant que nécessaire. Chacun se persuadera que tes propos ont du sens, et que tes conseils sont les meilleurs. Ils ne voudront plus prendre une seule décision sans te demander ton avis. Ils croiront que tu les aides, et ils se sentiront bêtes et gênés, à chaque fois qu’ils remettront en question tes “bonnes idées”.

DEVINEZ

• Trouve un nouveau nom au Mal’akh Hamavet/Yétser Hara/ Nechama Béhémit/Satan

L’HISTOIRE RE-CONTINUE Hachem poursuit : - Va leur dire que tu t’appelles “Moi”. Fou de joie, Moi retourne auprès des humains, et entreprend une tentative. Il s’infiltre dans la tête de Ra’hel, à qui sa mère vient de demander un service. - Débarrasser la table ? s’écrie la jeune fille. Mais… Ca ne me sert à rien, à Moi ! Qu’estce que ça va m’apporter ? Pourquoi c’est toujours Moi ? Non, Moi, je mérite une pause ! C’est ainsi que depuis ce jour, le Malakh Hamavet/Yétser Hara/Nechama Béhémit/Satan/ Moi accomplit son travail à la perfection.

B

LES ZEXPERTS • Pour quelles raisons les premiers noms de cet ange n’ont pas fonctionné ? • Quel nom Hachem lui donne-t-il finalement ?

•Pour

quelles raisons Hachem pense-t-Il que ce nom va marcher ?

C

A VOTRE TOUR • Quand vous avez observé des animaux, avez-vous déjà vu des symptômes du Moi ? • Dans quelles occasions vous pensez “nous” et pas “moi” ?

• Partagez votre expérience !

16

Supplément spécial Chabbath I n°85

2


SHABATIK

SHA BA TIK 3

JEUX

En Page 4 de ce feuillet se trouve un groupe de robots.Votre mission est de démasquer lequel de ces robots est le Robot de notre Chabbath. Pour cela vous devez jouer aux jeux de cette page, amasser des points, et a chaque fois que vous accumulez 6 nouveaux points, vous recevrez un indice qui vous permettra de découvrir qui est le Robot de Chabbath cette semaine. Tous les convives jouent ensemble dans la màme équipe.

QUIZ CHABBATH

A

D

2 points par bonne réponse

Les erreurs sont en gras et les corrections entre parenthèses. (5 erreurs à trouver)

dans le foyer.

R4 On récite le Kiddouch sur le pain. R5 Chné Mikra Veé’had Targoum (2 fois chaque verset de la

• Le Chabbat, c’est bien de multiplier les Biscottes (Brakhot), car du temps de Bengourion (David Hamelekh) il y a eu un pain de mie (épidémie) et chaque jour il mourrait 100 personnes... alors David Hamelekh ordonna aux indiens (Bné Israël) de faire 100 Bras de fer (Brakhot) par jour et l’épidémie s’arrêta.

Paracha et 1 fois sa traduction en araméen)

1 point par phrase bien transmise

Questions sur le texte erroné :

1 point par 1. Combien de Brakhot récite-ton chaque jour ? bonne réponse

Chacun à son tour dit cette phrase à l’oreille de son voisin

> au moins 100

•“Trois tortues trottaient sur un trottoir trés étroit.“ • “Le taureau n’est pas content parce que sa femme c’est la

2. Qui institua de réciter 100 Brakhot ?

vache ! “

C

> David Hamelekh

3. Pourquoi faut-il réciter plus de Brakhot le Chabbat qu’en semaine ?

> Car la Amida du Chabbat ne comporte que 7 Brakhot au lieu des 19 que compte la Amida de la semaine.

1 point par phrase bonne réponse

On vous donne la réponse, retrouvez la question !

Thème : La vache rousse • Sept jours > Combien de temps dure la cérémonie de purification? • A l’extérieur du campement > Où abat-on la vache rousse ? • Celui qui les a préparées > Qui deviendra impur au contact de ces cendres ?

2 points si la réponse est bonne

Lire une premiere fois le texte d’une traite, et demander aux participants combien d’erreurs ils ont détectées. Puis le relire en attendant que les participants vous arrêtent dés qu’ils aperçoivent une erreur. (1 point par erreur corrigée)

R1 Pour une personne trés un pauvre, 1 seule bougie suffit. R2 Oui car tout le monde a la Mitsva d’allumer. R3 Les Nérot de Chabbat car elles sont allumées pour le Chalom

QUIZ À L’ENVERS

LE TEXTE ERRONÉ

E

Réponses :

TÉLÉPHONE YDISH

2 points

. Dites un Dvar Torah

1. Qui n’allume qu’une seule bougie ? 2. Si la maman n’est pas là, doit-on allumer ? 3. Si on doit choisir entre Kiddouch ou les Nérot de Chabbat qui a la préséance ? 4. Si on a pas de jus de raisin comment fait-on Kiddouch ? 5. Que doit-on lire le vendredi ?

B

ACTION

INDICES ET RÉPONSE

F

. . . .

Voici les indices à donner aux enfants a chaque fois qu’ils ont cumulé 6 nouveaux points : 1er indice : Il a une roue. Réponse : 2ème indice : Il a une tête ronde Le Robot de Chabath, 3ème indice : Il n’a pas d’écran c’est Roboulot. 4ème indice : C’est un fille.

Supplément spécial Chabbath I n°85

17 3


SHABATIK

4 QUI EST LE ROBOT DE CHABBATH ?

Roboulot

Robalala

Roby

Robanounou

Roboclasse

Robochoux

Robogosse

Roboula

Robila

Robellegosse

Robimboum

Robu

Robily

Roba

Robilu

Robinne

Envoyez-nous vos commentaires sur www.torah-box.com/shabatik Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 18

Supplément spécial Chabbath I n°85

4


Histoire de Téchouva Même ceux qui ont des relations quotidiennes avec des Ba’alé Téchouva vivent parfois des situations surprenantes, qui prouvent clairement la Providence Divine qui touche un Juif désirant opérer un retour aux sources.

Nous avons eu vent d’un cas merveilleux, relaté par un Avrekh de la Yéchiva d’Or El’hanan, malheureusement contraint de rester au chevet de son bébé aux urgences de l’hôpital. Une nuit aux urgences A côté du lit de son enfant se trouvait un autre bébé, laïc, dont l’état de santé était très précaire. Ses parents avaient pris la situation très à cœur, ils cherchaient un appui dans ces moments de souffrance. Ils trouvèrent en l’Avrekh et son épouse, des interlocuteurs de confiance. Une conversation passionnante s’engagea entre les deux familles, l’Avrekh et son épouse tentant de renforcer le couple par des propos d’Emouna, en leur expliquant que tout est défini par le Ciel. A un moment donné, chez le père laïc, une volonté sincère de repentir s’éveilla. Ce fut au

terme d’une longue conversation aux petites heures de la nuit avec l’Avrekh qui avait investi à ce moment-là toutes ses forces et son énergie pour rapprocher le Juif égaré, assis à ses côtés, pour lui expliquer le plus clairement qu’il n’y avait qu’une seule voie : celle de la Torah. Le sujet de la conversation était l’étude de la Torah dans les Yéchivot, l’Avrekh avait décrit à son interlocuteur le dévouement sans pareil des étudiants en Torah envers l’étude, aussi bien pendant la journée qu’aux heures tardives de la nuit. Silence de l’Avrekh Les deux hommes parlèrent des heures durant, jusqu’à ce que soudain, un silence total s‘installe, on n’entendait plus que les pas des infirmières circulant entre les lits des enfants.

Supplément spécial Chabbath I n°85

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Et soudain, le père laïc se secoua, comme s’il sortait d’une lourde torpeur, il dit à l’Avrekh sur un ton sans équivoque : "Puis-je voir maintenant, en cet instant, des élèves de Yéchiva étudiant à cette heure aussi tardive de la nuit ? Je promets que si tu m’emmènes maintenant dans une Yéchiva et me montres dix Ba’hourim devant une page de Guémara, je fais Téchouva". Cette conversation avait eu lieu à deux heures du matin, et l’Avrekh hésita, ne sachant que répondre. Peut-être qu’il prenait un risque, et dans ce cas, toutes les conversations qu’il avait eues jusque-là tomberaient dans l’oubli. Après quelques instants, il reprit ses esprits. Il prit une décision : je ferai ce qui m’a été imposé du Ciel et le reste, c’est dans les mains du Saint béni soit-Il. Au bout de quelques minutes, les deux hommes montèrent dans la voiture. Direction la Yéchiva de Poniovitch à Bné Brak. En chemin, l’Avrekh réussit encore à "réchauffer" le cœur de son interlocuteur, au cas où… La voiture s’arrêta près de l’entrée de la Yéchiva dix minutes plus tard. L’Avrekh qui avait étudié dans sa jeunesse dans cette Yéchiva, gravit les marches assez lentement, il était quand même bien tard, qui sait ce qu’il y trouverait ? Derrière la porte Combien de Ba’hourim étudiaient à cette heure-là, pensez-vous ? Tentez de le deviner, vous n’y parviendrez pas. Plus de cinquante élèves révisaient leur étude du Talmud avec un engouement indescriptible. Le Juif laïc était debout, sous le choc. Plusieurs minutes s’écoulèrent avant qu’il ne prenne la parole. Il observa deux Ba’hourim marchant d’un bout de la salle, il observa, le cœur battant, les débats talmudiques intenses, et n’en crut pas ses yeux. Une découverte bouleversante "Ils ne reçoivent pas d’argent, quel profit retirent-ils de cette étude ?", demanda-t-il. 20 20

L’Avrekh lui répondit alors : "Comme dans tout domaine au monde, si on n’étudie pas, on ne connaît rien. Tu as acheté une nouvelle machine à laver ? Tu veux la mettre en route ? Tu es obligé de lire les instructions pour t’en servir convenablement. Autrement, tu ne vas pas y arriver, et, parfois, tu risques même d’abîmer la machine. La première étape de tout dans la vie, c’est l’apprentissage, l’étude ! On apprend de nouvelles Halakhot, on participe à des cours sur les Middot. Pour accomplir les Mitsvot, pour comprendre et nous lier au Saint béni soit-Il par le biais de ses Mitsvot, il faut savoir comment les accomplir. Il n’y a pas d’autre chemin possible. Si on étudie, on acquiert des connaissances. L’homme laïc contempla l’Avrekh sans rien dire. Il semblait profondément touché par la scène à laquelle il assistait et par les propos de l’Avrekh qui faisaient écho en lui, de façon très profonde. Comme si ses paroles étaient allées toucher une corde enfouie en lui, qui se mettait soudain à vibrer. 3 mots pour une nouvelle vie En sortant de la Yéchiva, le père laïc ne prononça que trois mots : "Je fais Téchouva". Le reste du trajet retour se passa dans le silence total. L’Avrekh aussi était ému de sentir cet homme dont la vie venait de prendre un nouveau tournant. Le père reprit plus tard sa place auprès du lit de son enfant malade et secoué par l’ampleur de l’expérience vécue cette nuitlà. Il devint quelqu’un d’autre. La fin de l’histoire est encore plus émouvante : Quarante-huit heures après la visite à la Yéchiva de Poniovitz, l’état de son bébé s’améliora subitement et l’enfant put rentrer chez lui, en bonne santé. Les médecins étaient stupéfaits…. mais pas l’Avrekh, qui savait plus que jamais, combien tout était entre les mains du Maître du monde.

Supplément spécial Chabbath I n°85

Moché Michaël Tsoren


PENSÉE JUIVE Peut-être que le sucre avait froid ? "Peut-être que c'est une voleuse ? Peut-être qu'elle a oublié qu'elle avait pris du sucre ? Peutêtre que le sucre avait froid ?" Ah si vous saviez...! Imaginez-vous la situation suivante : Vous faites la queue au supermarché. Devant vous, se tient une femme qui passe plusieurs articles à la caissière afin de les payer et juste avant qu’elle ne parte, vous apercevez que dans le panier sous la poussette, il y a une couverture de bébé qui recouvre une dizaine de paquets de sucre ! Qu’en dites-vous ? "C’est une voleuse, n’a-t-elle pas honte ?" "Peut-être a-t-elle oublié qu’elle a acheté dix paquets ?" Auriez-vous pu penser à une raison plus positive ? C’est difficile. Attention : cette femme, c’est moi ! Tard dans la matinée, j’ai été faire des courses dans mon quartier. Alors que j’étais encore près du supermarché, j’ai entendu le klaxon d’une voiture, c’était mon père.

Je pris la couverture du bébé et recouvris comme il faut le sucre. J’achetais ce dont j’avais besoin, passais à la caisse, je payais, et la femme derrière moi dit : "Excusez-moi madame, vous avez oublié de payer le sucre..." Qui allait me croire maintenant ? Je n’avais pas le choix, et bien que cela pouvait paraître

Il me salua et en même temps, caressa son petitfils par la fenêtre, qui était assis dans la poussette et qui faisait un grand sourire à son grand-père. C’est alors que mon père me demanda : "Peutêtre as-tu besoin de sucre ?"

bizarre, j’étais obligée de dire : "Ce n’est pas

Mon père a un ami qui a une usine de sucre. Ce matin-là, mon père lui avait rendu visite, et il lui avait donné en cadeau des cartons de 10 paquets de sucre.

Il s’est produit un miracle ! La caissière s’est

Très gentil. Mais comment vais-je porter tout ça ? Alors on a décidé d’en mettre autant que possible dans la poussette.

Personne suivante, s’il-vous-plait..."

Une boite de 10 paquets de sucre trouva sa place dans le panier de la poussette. Je remerciais mon père, qui se réjouit de son don et s’en alla. Je rentrais alors dans le supermarché, et me rendis soudain compte que cela pourrait paraitre suspect. 10 paquets de sucre dans le panier de la poussette... Que faire ? Rentrer à la maison ? Les laisser dans la rue ?

d’ici. J’ai reçu ça de quelqu’un avant de venir au supermarché". Je vis qu’elle ne me croyait pas. Et alors, que s’est-il passé ?

levée de son siège, a regardé la poussette et le sucre et déclaré : "Nous ne vendons pas de sucre de cette marque dans notre supermarché.

Imaginez-vous ce qu’il se serait passé s’ils vendaient effectivement cette marque de sucre : la caissière non plus ne m’aurait pas cru, et qui sait comment cela se serait terminé ? La leçon que j’en ai tiré de cette aventure au supermarché : toujours, mais toujours juger l’autre favorablement ! On ne perd rien à essayer.

Equipe Torah-Box Magazine I n°85

21


VIE JUIVE Il étudie à la Yéchiva mais... comment gagnera-t-il sa vie ? Si la Yéchiva offre des avantages incontestables, qu’en est-il de l’avenir financier des étudiants ? D’où se procureront-ils leur gagne-pain ? Comment gagneront-ils leur vie et quelle sera leur activité professionnelle ?

Si on est franc, on avouera que l’une des principales craintes des parents, celle-là même qui les fait réfléchir deux fois avant de permettre à leur fils d’étudier à la Yéchiva, concerne son avenir financier. Il n’est pas difficile de prouver, même au parent le plus sceptique, que la Yéchiva offre clairement des avantages incontestables, au niveau de la construction de la personnalité de l’élève, de l’acquisition de bonnes vertus, de valeurs solides et d’une vaste connaissance en Torah. Mais, et c’est là qu’intervient le grand mais… qu’en est-il de son avenir financier ? D’où se procurera-t-il son gagne-pain ? Comment gagnera-t-il sa vie et quelle sera son activité professionnelle ? Ces questions ont du poids et ne sont pas à prendre à la légère. Nous ne tenterons pas de les contourner mais nous nous y confronterons de face et avec sincérité. 22

Magazine I n°85

Quatre ans rétractables en quelques mois Commençons par évoquer une hypothèse simple qui, en dépit de sa limpidité, mérite d’être mentionnée : presque personne n’obtient son gagne-pain grâce à ses connaissances acquises au lycée. Les études au lycée ne constituent pas un but en soi mais ont pour seul objectif de préparer les jeunes aux épreuves du baccalauréat. Cette longue préparation est-elle vraiment utile ? Un article publié dans le journal "Haarets" explique : "En Israël, le diplôme du baccalauréat a perdu de sa valeur et désormais, ce sont les résultats des tests psychométriques qui déterminent les chances d’être accepté dans les disciplines les plus demandées. Même la méthode qui proposait d’améliorer les résultats du bac [chose possible en Israël] après le service militaire nous montre que le lycée est bien plus un lieu de socialisation que d’instruction".


Autrement dit : le but principal pour lequel les jeunes fréquentent le lycée est d’ordre social et non pas d’ordre scolaire. En effet, la réalité prouve qu’il n’y a pas besoin de quatre années d’étude pour préparer son baccalauréat. En étudiant sérieusement et de façon intensive, l’on peut combler les lacunes en l’espace de quelques mois. Chose qui peut être accomplie soit après des études à la Yéchiva, soit (dans certaines structures) dans le cadre même de la Yéchiva. Ne serait-il pas dommage de perdre quelques années – et il s’agit des plus déterminantes de la vie – et de délaisser les valeurs fondamentales transmises à la Yéchiva, et le tout, pour un objectif qui pourrait être atteint en quelques mois d’étude seulement ? Ils résolvent des problèmes de maths… sans avoir fait de maths ! De plus, les enquêtes ont prouvé que l’étude en Yéchiva améliore de façon significative les capacités de réflexion de l’élève et de ce fait, l’étudiant pourra en cas de besoin acquérir assez facilement les connaissances qui lui feront défaut. Cette conclusion a été déduite de l’enquête menée par le Professeur Iris Lévine de l’école d’Education de l’Université de Tel-Aviv. Le Professeur Yoram Dumbo du ministère de l’Education et le Professeur Robert Sigler, expert en psychologie comportementale de l’Université Corngy-Town de Petersburg, l’un des plus grands experts internationaux en matière de développement cognitif ont, tous les trois, vérifié les aptitudes de 240 jeunes

à résoudre des problèmes géométriques et mathématiques. Pour les besoins de l’expérience, ils ont sélectionné 120 jeunes ‘Hilonim et 120 jeunes ‘Harédim. Les résultats ont prouvé que les jeunes ‘Harédim étaient plus aptes à résoudre des problèmes de géométrie et de mathématiques que les jeunes nonreligieux qui avaient pourtant plusieurs années d’étude à l’école derrière eux ! Ces résultats étaient d’autant plus surprenants qu’il fallait prendre en considération que les jeunes religieux n’avaient jamais étudié les sujets sur lesquels ils avaient été interrogés. Comment ont-ils donc pu trouver les bonnes réponses ? Le Professeur Lévine explique : "Certes, les étudiants religieux n’ont pas acquis de connaissances (dans les disciplines citées plus haut), toutefois, grâce à leur méthode d’apprentissage et à leur approfondissement du Talmud, ils développent un raisonnement logique qui dépasse celui des écoles publiques". Il apparait donc que le fait d’étudier à la Yéchiva ne ferme pas les portes à un avenir professionnel. A l’inverse, ces années d’étude aiguisent l’esprit de l’élève et lui font acquérir des réflexes d’apprentissage corrects basés sur l’exploitation maximale du bon sens. Cela a pour conséquence directe, si l’élève le souhaite, de ne pas avoir de difficultés à combler les lacunes qu’il aurait accumulées concernant les matières générales et, ce, à travers des structures nombreuses et variées, ayant spécialement été conçues à cet effet.

01.77.50.22.31

Equipe Torah-Box

+972 58-4280953 Magazine I n°85 23


Modifiez votre regard sur vos enfants Nous savons tous que le second Beth Hamikdach a été détruit en raison de la haine gratuite. Mon fils m’a raconté qu’on lui avait enseigné un moyen de hâter la Délivrance : aimer autrui librement, sans porter de jugement.

Comment ? Un principe important dans le judaïsme est d’accorder le bénéfice du doute. Dans l’art d’être parent, c’est essentiel. Cela nous aide à éviter la colère et engendre de meilleures relations. Cela nous permet d’être un modèle et à nos enfants qui sont amenés à mieux se conduire. Les parents peuvent penser : "Mes enfants se chamaillent à la table du Chabbath juste pour m’embêter !", ou : "Ma fille n’a pas réussi son examen, car elle est trop fainéante pour étudier". Au lieu de cela, cherchons à assigner une intention positive à nos enfants. Nous voulons chercher le bien dans la conduite de l’enfant plutôt que de réagir négativement et assumer que notre enfant se conduit mal. Pourquoi ? Lorsque nous attribuons des motifs négatifs à la conduite de nos enfants, cela nous met en colère. Et lorsque nous sommes en colère, nous ne pouvons exercer de discipline effective. Exprimons-nous plutôt ainsi : "Pourquoi vous devez toujours vous battre ?" et "Tu ferais bien d’apprendre pour ton test la prochaine fois. Plus de jeux jusqu’à ce que tu obtiennes de 24

Magazine I n°85

meilleurs résultats !" Lorsque nous parlons ainsi à nos enfants, nous les plaçons dans une situation où leur seul recours est de nous attaquer ou de se défendre. Pour maintenir l’efficacité de notre discipline et cultiver les relations avec nos enfants, nous devons leur accorder le bénéfice, en nous exprimant ainsi : "Vous n’avez probablement pas réalisé à quel point il est important pour moi que la table du Chabbath soit paisible. Pensons à une manière de réduire au minimum les disputes. Vous avez des idées ?"ou : "Je suis sûre que tu appris autant que tu le pouvais pour ton interrogation. Je sais que tu vas réfléchir à une manière d’améliorer tes résultats. Dis-moi si je peux t’aider en quoi que ce soit". Une croyance positive Lorsque nous assignons une intention positive, nous affirmons par là notre croyance dans la bonté innée de notre enfant. Nous promouvons des interactions fortes et aimantes. Nos enfants ne ressentiront pas le besoin de s’opposer à nous. Les parents seront ensuite libres de diriger l’enfant gentiment et fermement à se conduire mieux ou à trouver des solutions pour améliorer sa conduite.

Adina Soclof


FEMMES Femme versus. Maman : un duo impossible ? En étant tout autant femme que maman, je sers les intérêts de qui exactement ?

Belle au quotidien : un besoin essentiel ? En voulant de tout cœur devenir maman, chacune de nous exprime l’essence de la femme par excellence. Mais se sentir jolie au quotidien, n’est-ce pas aussi un versant tout aussi essentiel chez nous ? Si, sans aucun doute. Si les choses sont ainsi, le premier constat est clair : garder bien au chaud ses kilos de grossesse ne nous flatte que très rarement… On les traîne plutôt avec nostalgie quand on remarque bien que, non, nous ne rentrerons plus jamais dans nos jolies robes d’avant. C’est donc nous en premier qui souffrirons de ne pouvoir nous sentir bien dans notre peau si l’on décide de faire fi de notre image. Les murailles du foyer Quelle que soit notre propre vision des choses, je n’oublierais jamais les propos de Rav Dreyfus, martelant à un auditoire de dames mariées, les propos de la Guémara, révélant qu’en tout homme, il y a un lion… Que signifie cette image ? Bien qu’il soit très difficile pour une femme de le comprendre, grands sont les désirs d’un homme. Fortes de ce constat, nous nous devons de devenir des barrières fortes et solides pour nos maris. Nous sommes des barrières potentiellement très solides Comment incarner ces barrières pour les protéger ? En faisant tous les efforts nécessaires

pour être toujours bien mises et élégantes. Bien qu’il soit clair qu’y consacrer des moments réguliers est loin d’être évident lorsque l’on gère une famille, le jeu en vaut réellement la chandelle. Des efforts générations

bénéfiques

sur

plusieurs

Il va sans dire que ce verdict là servira à bien des générations après nous. En effet, si l’on parvient à maintenir la fraîcheur de nos couples, l’équilibre flagrant marquera nos enfants, puis eux-mêmes eproduiront et transmettront à leurs enfants, aussi productifs que les efforts que nous, les femmes, auront fourni afin de préserver nos maris dans la Sainteté d’un foyer heureux et épanoui. En gardant à l’esprit que nous étions femme avant d’être maman, en choisissant le soin et le raffinement plutôt que le laisser-aller, nous servons nos propres intérêts, car nous nous sentons bien, nos maris sont préservés de l’extérieur, nos enfants puisent dans nos forces pour eux-mêmes devenir forts. En définitive, le Maître du Monde se satisfait d’associés qui font tourner Son monde à merveille.

Noémie Hadida Magazine I n°85 25


Pose ta question, un rabbin répond !

Prier pieds nus ou en sandales pour une femme ? J’ai entendu dire qu’on ne pouvait pas prier pieds nus ou en sandales. Est-ce également valable pour une femme ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Que ce soit pour les hommes ou les femmes : 1. On ne prie pas en ayant les pieds non chaussés (Choul’han ‘Aroukh, 91,5, Yalkout Yossef, Hilkhot Tefila, 91, 6). 2. En sandales ouvertes, sans chaussettes, l’interdit demeure (Halakha Broura, 5, 280, Yalkout Yossef, Hilkhot Tefila, 1, 91). 3. En chaussettes sans chaussures, c’est également interdit, sauf s’il s’agit de Yom Kippour ou du 9 Av (Iché Israël, 10, 21). 4. En chaussures sans chaussettes : c’est permis, mais, dans la mesure du possible, il est bien d’en mettre (‘Olat Its’hak, 3, 36). 5. En chaussons, si l’on se présente ainsi face à une personne très respectueuse, c’est permis, sinon, c’est interdit, sauf pour les personnes malades (Yalkout Yossef, Hilkhot Tefila, 1, 91).

"Acher Yatsar" pour quelques gouttes ? Le soir avant de dormir, je vais plusieurs fois aux toilettes. La première fois, je fais Acher Yatsar, mais les autres fois, ce ne sont que quelques gouttes et je ne sais donc pas si je dois refaire Acher Yatsar ou juste faire Nétila sans Brakha. Qu’en est-il ? Réponse de Rav Freddy Elbaze Le Choul’han Aroukh dit que même pour une goutte on doit dire Acher Yatsar. Tant que vous n’avez pas envie de retourner aux toilettes, vous êtes tenu de faire Acher Yatsar pour la fois d’avant, mais si au moment où vous vous apprêtez à faire la Brakha une nouvelle envie vous vient, vous la ferez après la seconde fois. Il n’y a ni quota, ni quantité minimale pour cette bénediction.

Circoncision par un non-Juif avant ma conversion Je vais me faire circoncire pour raison médicale, mais j’ai l’objectif aussi de me convertir. Seulement, le chirurgien n’est pas juif, est-ce que même si je me circoncis pour raison médicale, cela sera valable d’un point de vue religieux ? Réponse de Rav Avraham Kadoch Si vous souhaitez réellement vous convertir, il serait dommage de vous circoncire maintenant, car cela n’aurait aucune valeur religieuse. Par contre, lorsque vous aurez terminé votre processus de conversion, 2 étapes seront préalables avant de le finaliser : la BritMila et le Mikvé. Si vous la faites à ce moment, elle prendra toute sa valeur ! Elle prendra donc une connotation de Mitsva ! Si vous pratiquez la circoncision avant votre conversion, vous devrez alors ensuite pratiquer ce que l’on appelle : Hatafat Dam Brit (faire couler du membre une minuscule goutte de sang). 26

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Prier pour la guérison : Aller à l’encontre des plans Divins ? Si Hachem a décidé qu’une âme descendrait dans le corps d’une personne qui fera un accident ou tombera malade, prier pour la guérison de cette personne n’est-il pas aller à l’encontre des plans d’Hachem ? Réponse de Rav Emmanuel Mimran Votre question témoigne de la clarté d’esprit qu’il faut avoir, à savoir que tout est pour le bien. Cependant, nos maîtres nous enseignent que cette optique ne doit pas nous empêcher de prier, et ce, pour 2 raisons essentielles : 1. Tout est pour le bien, mais il y a des décrets qui sont doux et d’autres qui sont amers. Or, parmi les maladies et les autres décrets amers, Il existe des décrets qui peuvent être annulés par la prière. Le bien pourra venir d’une manière douce et sans "faire mal"... Hachem fait ceci car Il aime nos prières et Il est souvent prêt à modifier le programme prévu initialement afin d’exaucer nos demandes. 2. Le but des souffrances est dans la majorité des cas de rapprocher l’homme d’Hachem. Or, le Ba’al Hassoulam nous explique que lorsque l’homme se rapproche d’Hachem par la prière, il n’y a plus besoin de ces souffrances, car la prière aura donné la même proximité avec Hachem que les souffrances étaient censées apporter. Rappelons que le Talmud indique que donner de la Tsédaka aux pauvres préserve également des maladies et des décrets amers...

Puis-je me spécialiser en droit criminel ? Je suis étudiant en droit, mais, dans ma carrière, je ne pourrai appliquer la loi d’Hachem et si je me spécialise en droit criminel, je viendrais alors à défendre des criminels. Estce permis ? Réponse de Rav Yehiel Brand Pourquoi pensez-vous qu’en vous lançant dans une l’étude du droit, vous ne pourriez pas appliquer les Lois de D.ieu ? Quelles sont donc ces Lois de D.ieu ? Il interdit le vol, le mensonge, les magouilles etc., et demande l’honnêteté et l’équité. Si vous êtes avocat et qu’on vous sollicite pour défendre les intérêts d’un individu, à vous de vérifier si le client a raison ou tort, ainsi que s’il vous demande d’utiliser des moyens légaux ou illégaux pour parvenir à ses fins. S’il est dans son droit, vous ne faites aucune entorse à la Loi de D.ieu et, s’il a tort, ou s’il vous demande d’user des moyens illégaux, vous devrez décliner cette demande et ne pas vous occuper de ce cas. Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

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A'HAT CHAALTI Une vente... de livres gratuits Un homme a raconté à Rav Zylberstein l’histoire suivante : Un Juif désirait faire acquérir des mérites aux membres du peuple juif. A cette fin, il a acheté une grande quantité de livres de Halakha et les a déposés dans les synagogues. Sur les paquets, il a écrit : "Ces livres sont distribués gratuitement. Servez-vous". Dans la synagogue où je prie, cet homme a déposé trois paquets de quatorze livres chacun. De nombreux fidèles, chez nous, ne sont pas des Béné Torah et le livre distribué était d’un trop haut niveau pour eux. Ils les ont pris en main, les ont feuilletés mais ont tout de suite compris qu’ils ne leur étaient pas destinés et les ont remis sur la pile. Au bout de deux semaines, un paquet était terminé. Il en est resté encore deux fermés pendant toutes les semaines qui ont suivi. Je me suis dit : "Personne de notre congrégation ne connait le donateur des livres (il les a déposés là puis a disparu). Il ne reviendra sûrement pas pour reprendre les livres restants. Ils seront donc mis à la Guéniza… J’ai donc décidé d’agir...

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Avant même que j’aie fini de poser les piles sur la table, les Talmidé ‘Hakhamim les ont tous achetés. Ils se sont vendus comme des petits pains ! Chacun m’a remis dix euros si bien que je suis sorti de la Maison d’Etude avec deux cent quatre-vingt euros. J’ai pensé : ‘Maintenant, tout le monde est content ! 1) le distributeur des livres, car ils sont arrivés à la bonne adresse chez des Talmidé ‘Hakhamim d’envergure qui savent les apprécier à leur juste valeur. 2) les acheteurs, car ils sont contents de les avoir en leur possession. 3) moi-même car je suis content de toute l’affaire."

J’ai pris les livres et les ai déposés dans un grand Beth Hamidrach dans un quartier proche où étudient des Talmidé ‘Hakhamim exceptionnels que le livre intéressera certainement. Avant d’entrer au Beth Hamidrach, j’ai décollé l’affiche collée sur les paquets et je l’ai remplacée par cette autre : "Le livre que tout le monde attendait vient de sortir… Prix promotionnel : dix euros".

Mais voilà que… quelque temps plus tard, j’ai commencé à être pris de remords. Peut-être n’ai-je pas agi selon le Din ? Peut-être ai-je commis un vol vis-à-vis du distributeur ou des acheteurs ? S’il vous plaît, Kevod Harav, voudriez-vous bien m’éclairer ?"

Réponse du Rav Its'hak Zilberstein :

savent pas apprécier la valeur de Sefarim

A partir du moment où les livres ont été déposés dans la première synagogue et y sont restés longtemps sans demandeurs, ils sont considérés comme Hefker, sans propriétaire, car les fidèles ne

comme ceux-là. Ces livres ne présentent aucun

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intérêt pour eux. Comme les Gabbaïm n’ont rien à faire de ces livres, ceux-ci finiront à la Guéniza. Par conséquent, l’homme qui les a vendus n’est pas considéré comme faisant du commerce aux


dépens de son prochain mais comme faisant du commerce avec un article sans propriétaire.

livres se sera réalisée. L’homme qui aime la bonté aura un grand mérite de l’avoir fait.)

Malgré tout, si l’homme qui les a vendus était un homme qui aime la bonté et sait saisir les occasions de faire du bien autour de lui, un homme désireux d’accomplir des Mitsvot, il aurait dû distribuer gratuitement les livres dans ce deuxième Beth Hamidrach. En effet, le propriétaire des livres désirait avoir le mérite d’accomplir deux Mitsvot : a) qu’on étudie la Torah dans ces livres. b) distribuer ces livres gratuitement.

Il a, cependant, même maintenant, la possibilité de le faire. Comment ?

Donc, celui qui a mis les livres à distribuer gratuitement dans un endroit où la demande est forte est considéré comme ayant restitué un objet perdu à ses propriétaires. (Bien que les livres soient considérés comme Hefker, sans propriétaire, lorsqu’il les dépose dans un endroit où des Talmidé ‘Hakhamim les prendront gratuitement et les étudieront, bien entendu que la volonté du propriétaire des

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En achetant des livres avec les mille quatre cents shekels qui sont en sa possession, de bons Séfarim utiles, et en les distribuant gratuitement à des Talmidé ‘Hakhamim (pour faire acquérir des mérites au donateur également). En conclusion : selon le Din, il semble que cet homme ait droit de garder l’argent qu’il a reçu de la vente des livres. Mais il serait bon qu’avec cette somme il achète des livres et les distribue gratuitement à ceux qui étudient la Torah.

Rav Its'hak Zilberstein

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RECETTE Recette d’été : Tarte ensoleillée ! Voici une délicieuse recette rapide et facile, qui mettra du soleil sur notre table !

Ingrédients

Pour 10 personnes

• 2 oignons coupés en lamelles

Temps de préparation : 15 min

• 1 cuillère à soupe d’huile d’olive (voire plus si vous le souhaitez)

Cuisson : 20 min

• 2 cuillères à soupe de beurre

Difficulté : Facile

• 2 pâtes à tarte brisée • 1 blanc d’œuf vérifié et battu • 2 cuillères à soupe de moutarde • 2 tomates • 2 courgettes coupées en fines rondelles • ½ verre de fromage de chèvre • Quelques brins de thym (lavés et vérifiés) • 1 cuillère à soupe de miel

Réalisation

-  Dans une sauteuse, faites fondre le beurre avec l’huile d’olive à feu moyen, puis ajoutez les oignons, sel, poivre et laissez cuire à feu très doux pendant 40 min en mélangeant afin que les oignons n’attachent pas. -  Retirez ensuite du feu et laissez refroidir. - Sur une plaque du four préalablement protégée d’un papier sulfurisé, déposez la pâte brisée où vous aurez retiré les bords, afin d’obtenir un rectangle. -  Au centre du rectangle de pâte, badigeonnez le blanc d’œuf battu, puis étalez une cuillère à soupe de moutarde. -  Ajoutez la moitié des oignons caramélisés, les rondelles de courgettes et enfin les rondelles de tomates. -  Déposez quelques morceaux de fromage de chèvre, salez et poivrez de nouveau, ajoutez les brins de thym, et pour finir, faites couler des fils de miel à l’aide d’une fourchette. -  Rabattez les bords de la tarte. Procédez de même avec l’autre fond de tarte. - Enfournez ensuite à 180°C, pendant 15 min. Vous pouvez accompagner ces tartes d’une salade verte. Bon appétit !

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Esther Sitbon


LE COIN SYMPATIK Une bonne blague & un Rebus ! Rebus

Par Chlomo Kessous

Que ta maison soit un lieu d’étude et bois les paroles de Toraht

Moché se tourne et se retourne dans son lit, il n’arrive pas à trouver le sommeil. Au bout d’un moment, Sarah son épouse commence à s’inquiéter et lui demande: "Mais dis-moi Moché, qu’est-ce qui t’empêche de dormir comme ça, tu nous embêtes à la fin ! - Je dois 10 000 Euros à Lévi et je dois les lui rendre demain. - Et alors ? Plaie d’argent n’est pas mortelle ! - Mais je ne les ai pas, je ne vais pas pouvoir les lui donner. - Et c’est pour ça que tu ne dors pas ? Attends…" Sarah se lève alors, va à la fenêtre, l’ouvre et appelle : "LÉVI, LÉVI !" De l’autre côté de la rue, une autre fenêtre s’ouvre et Lévi demande, la tête enfarinée : "Quoi, Mme Cohen, pourquoi m’appelez-vous à une heure pareille ? - Mon mari te doit 10 000 Euros, il ne les a pas, il ne pourra pas te les donner demain !" Elle referme la fenêtre, se tourne vers son mari : "Maintenant, toi tu dors, lui non".

Editions Prions pour la guérison complète de Sarah Mazal bat Ora

Jean Francois Messana Avner ben Denise

Alice bat Tamar

Ghislaine Hanna bat MyriamHanna

Élise ben Maiha Haissa Claudine

Aaron ben Rosine Chochana

Tsion Israël ben Rahel

Mordehai ben Freha

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présente

Femme juive Aujourd'hui Tout au long de l'Histoire, le rôle joué par les femmes au sein des différentes civilisations fut plutôt linéaire : épouses et mères restaient confinées dans l'ombre de leur foyer. Ce n'est qu'au cours des derniers siècles que la femme, hissée au même rang que l'homme a vu sa place évoluer pour atteindre de manière 19¤ presque identique celle de l'homme. Dans cet ouvrage, la Rabbanite Devora Fastag replace les bouleversements vécus par la femme moderne dans un contexte pré-messianique et nous livre une perspective passionnante quant au rôle de la femme juive dans la société et sa place par rapport à l'homme.

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

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Perle de la semaine par

"Nul n’est infaillible, tout le monde se trompe, hormis ceux qui n’entreprennent rien." (Rabbi Menahem Mendel Schneerson)


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