ARCHÉOLOGIE
'HINOUKH
'HALAVI CORÉE DU NORD
DÔME DE FER
KOTEL
BAR ILAN
TSADIK
'HAFETS 'HAIM
M A G A Z I N E
Tel-Aviv
n°83 I 26 Juin 2019 I 23 Sivan 5779 I Chéla’h Lekha
SÉCURITÉ SOCIALE
Israël stoppe le transfert d’une partie de l'argent qatari vers Gaza > p.9
Chéla’h Lekha : La prière, arme contre le mauvais penchant > p.13
Lettre aux mamans d'enfants hyperactifs > p.24
CALENDRIER DE LA SEMAINE 26 juin au 2 Juillet 2019 Mercredi 26 Juin 23 Sivan
Vendredi 28 Juin Rav Mordekhai Eliahou Rabban Chimon Ben Gamliel Rabbi Yichmaël Rabbi 'Haninah
Daf Hayomi Erkhin 10 Michna Yomit Edouyot 2-6 Limoud au féminin n°256
Samedi 29 Juin Rabbi Yonathan Ben Ouziel
Jeudi 27 Juin 24 Sivan
Vendredi 28 Juin 25 Sivan
Samedi 29 Juin 26 Sivan
Dimanche 30 Juin
Daf Hayomi Erkhin 11
Rabbi 'Hanina Ben Tradyon Rav Meïr Eizenstat
Michna Yomit Edouyot 2-8 Limoud au féminin n°257
Daf Hayomi Erkhin 12 Michna Yomit Edouyot 2-10 Limoud au féminin n°258
Parachat Chéla’h Lekha Daf Hayomi Erkhin 13 Michna Yomit Edouyot 3-2 Limoud au féminin n°259
Rav Mordekhai Eliahou
Horaires du Chabbath Dimanche 30 Juin 27 Sivan
Lundi 1er Juillet 28 Sivan
Mardi 2 Juillet 29 Sivan
Daf Hayomi Erkhin 14 Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Entrée
21:40
21:16
21:04
21:17
Sortie
23:04
22:33
22:17
22:40
Michna Yomit Edouyot 3-4 Limoud au féminin n°260
Zmanim du 29 Juin
Daf Hayomi Erkhin 15 Michna Yomit Edouyot 3-6 Limoud au féminin n°261
Daf Hayomi Erkhin 16 Michna Yomit Edouyot 3-8 Limoud au féminin n°262
Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Nets
05:50
05:54
06:01
05:30
Fin du Chéma (2)
09:51
09:48
09:51
09:31
'Hatsot
13:54
13:44
13:42
13:32
Chkia
21:58
21:34
21:22
21:35
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Jocelyne Scemama, Rav Yehonathan Gefen, Myriam H., Joy Galam, Rav Gabriel Dayan, Rav Yossef ‘Haïm Benhamou, Rav Shimon Griffel, Rav Its'hak Zilberstein, Esther Sitbon - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com
ACTUALITÉ Découverte archéologique près d’Ashkélon Un point d’observation datant du royaume de Yéhouda (probablement pendant le règne du roi 'Hizkiahou, il y a 2700 ans) a été découvert récemment, lors de fouilles archéologiques conduites par l’armée et l’Autorité des antiquités d’Israël. Les ruines témoignent des vestiges d'une tour, qui permettait d’avoir une vue d’ensemble sur les montagnes de la region et les
environs d’Ashkélon. Sa'ar Ganor et Valdik Lifshitz, les directeurs du projet ont déclaré : "l’emplacement stratégique de la tour servait de vigie pour signaler les ennemis philistins, venus de Ashkélon". Cette tour permettait également la liaison avec les villes principales, en transmettant des messages à l’aide de torches. Le président chinois en Corée du Nord : une première en 14 ans
La présence israélienne à la conférence de Bahreïn toujours incertaine
La rencontre entre les présidents chinois et nord-coréen, marque un rapprochement inédit entre les deux pays. "Une amitié irremplaçable, même pour des millions". La présence israélienne à la conférence économique qui se tiendra les 25 et 26 juin à Manama n'est toujours pas déterminée. Selon l'agence Reuters, seule une délégation d'hommes d'affaires représentera Israël lors de la conférence. La présentation du plan de paix de Washington pourrait avoir lieu en novembre, après la formation d'un nouveau gouvernement israélien, a déclaré le conseiller du président américain Donald Trump pour le Proche-Orient, Jason Greenblatt. D'après les médias américains, "l'Accord du siècle" prévoit de mettre en place une caisse mondiale d’investissement de 50 milliards de dollars pour appuyer les économies de la Palestine et des pays arabes voisins.
C'est ainsi que le président chinois en personne Xi Jinping, arrivé jeudi 20 juin à Pyongyang, a qualifié l'alliance de la Chine avec le pays voisin. Oubliées les tensions suites aux sanctions internationales appliquées par la Chine, contre le programme nucléaire nord-coréen. Par ailleurs, cette première visite d'un président chinois depuis 2005 ne sera pas couverte par les médias étrangers, à la demande des autorités nord-coréennes. Celle-ci devrait être largement symbolique. Aucun communiqué conjoint n'est ainsi attendu.
Livraison par drone, Israël au coude à coude avec les géants du marché La société israélienne originaire de Réhovot, Playtrack est en compétition avec les géants de la livraison par drone. Depuis 3 ans déjà, elle livre des sushis et autres commandes en Islande et bientôt délivrera des hamburgers par les airs aux U.S.A. Ce n’est pas la 1ère fois que l’on voit une société israélienne 4
Magazine I n°83
en compétition directe avec des géants de l’industrie, tel Google. Dans le secteurs de la livraison, la concurrence est rude en termes d’innovations technologiques ou environnementales. Israël s’est déjà distingué, devançant Amazon dans ce nouveau secteur en plein développement.
AVEC L’ASSOCIATION CHOISIR L'ÉCOLE JUIVE
L’ AVENIR SE DÉCIDE maintenant TROUVONS ENSEMBLE L’ÉCOLE JUIVE QUI VOUS CORRESPOND
ACCOMPAGNEMENT CONSEILS SOUTIEN FINANCIER 90% DES ÉCOLES JUIVES DE FRANCE NOUS FONT CONFIANCE
CONTACTEZNOUS AU 07 69 43 49 25
WWW.CHOISIRLECOLEJUIVE.COM
ACTUALITÉ Nouvelle escalade de tensions entre les U.S.A. et l'Iran
Des philanthropes offrent 4 millions à la
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir abattu jeudi dernier un drone espion américain qui avait violé l'espace aérien iranien et s'était infiltré dans le Sud du pays. En réponse, Donald Trump a confirmé vendredi 21 juin, qu’une riposte aérienne armée avait été lancée contre l’Iran. Mais, 10 minutes avant la frappe, le président l’avait stoppée, autorisant à la place des cyberattaques. Selon le journal Washington Post, une de ces attaques a visé des ordinateurs servant à contrôler des lancements iraniens de missiles et de fusées. Le ministre iranien des télécommunications, Mohammad Javad Azari-Jahromi, a affirmé lundi 24 juin, que cette opération avait échoué.
2 philanthropes ont donné plus de 4 millions de dollars pour la sécurité des Juifs à Malmö, en Suède. Lennart Blecher, qui est Juif, et Dan Olofsson, qui ne l’est pas, ont décidé de "donner de l’espoir à la population juive, même si les politiciens ne veulent pas faire quelque chose, il y a des gens qui sont prêts à les défendre", a déclaré Olofsson au quotidien Dagens Nyheter dimanche.
Parce que votre retraite, c'est votre salaire pour la vie !
Université Bar-Ilan : connaître le système immunitaire pour mieux combattre le cancer
De l’évaluation à l’optimisation de votre retraite, dès 57 ans assurez vous d’avoir votre situation complète. Que vous viviez en France ou en Israël. Nos experts analysent chaque dossier, pour vous assurer une retraite parfaite.
Une Une prise Confidentialité Des lois procédure en charge qui vont et sécurité simplifiée changer totale
+972 (0)050-38-70 315 contact@ma-retraite-en-israel.com Suivez nous sur Facebook.
WWW.MA-RETRAITE-EN-ISRAEL.COM
6
Magazine I n°83
communauté juive de Malmö
Ce don a été fait dans le cadre des préparatifs d’une conférence internationale sur la lutte contre l’antisémitisme prévue à Malmö et de l’ouverture d’un musée de la Shoah dans cette ville suédoise. Une ville dont le tiers de la population est musulmane et est témoin de dizaines d’incidents antisémites chaque année.
La tâche principale du système immunitaire est de défendre l’organisme contre les virus ou encore les cellules cancéreuses. Mais lors d’un cancer, le système immunitaire est constamment exposé et épuisé, c’est pourquoi le corps n’arrive pas à éliminer totalement la maladie. Un groupe international de scientifiques, dont les israéliens de l’université de BarIlan, a élucidé une partie de ce mécanisme pour la première fois : "Maintenant, avec ces informations, nous pouvons réfléchir à la manière de neutraliser certaines de ces barrières afin de rétablir le fonctionnement normal du système immunitaire, pour mieux lutter contre le cancer", a déclaré Cyrille Cohen, un des chercheurs.
www.bezalelstudio.co.il
י אח מים רו למב נים !צע
02-5866078 | otzar@otzar.biz | www.otzar.org | ירושלים23609 .ד. ת17 מירסקי.אוצר החכמה
ACTUALITÉ Les Sifré Torah volés à Bnei Brak ont été retrouvés !
Nazareth Illit change de nom
Les habitants de Nazareth Illit, qui en avaient assez qu’on les confonde avec sa célèbre voisine à la réputation forgée par la tradition chrétienne, ont été appelés à proposer un nouveau nom. ils l’ont baptisée Nof HaGalil. La ville de Nazareth Illit, fondée il y a 62 ans, compte 51.000 habitants et se situe à 3 km de la ville de Nazareth, la plus grande ville arabe d’Israël (qui accueille aussi chaque année des milliers de pèlerins chrétiens). C’est le maire Ronen Plot qui qui a suggéré au conseil municipal de renommer Nazareth Illit et le bureau du Premier ministre a ensuite proposé le nom Nof HaGalil. A 79,9 %, les citoyens ont approuvé ce nom, lors d'un vote le 20 juin dernier.
Jeudi dernier, une synagogue de Bnei Brak avait été vandalisée et de nombreux Sifré Torah, évalués à des centaines de milliers de NIS avaient été volés. Les enquêteurs avaient immédiatement lancé une recherche de grande ampleur, en faisant notamment appel à une unité spéciale de détectives. Et dimanche 16 juin ils ont été retrouvés, dans une bergerie, à Kfar Akraba, en Judée-Samarie. 5 suspects, originaires de JérusalemEst, Si’hem et Kfar Akraba, ont été arrêtés et traduits devant le tribunal de grande instance de Tel Aviv. A Bnei Brak, c’est une grande fête qui a été organisée pour accueillir le retour des Sifré Torah.
Des robots-pharmaciens en Israël Fini les files d’attente dans les pharmacie ? La chaîne Super-Pharm vient de faire l’acquisition de 2 robots pilotes, destinés à réduire le temps dans les files d’attente de ses pharmacies. Nitzan Lavi, le PDG de l’enseigne rapporte que le robot, qui permet de faire face au manque de pharmaciens dans le pays, est capable de lire une ordonnance, de retrouver les médicaments dans les rayonnages, ainsi que d’indiquer l’état des stocks. Il faudra investir 70 millions de NIS pour équiper chacune des
240 pharmacies de l’enseigne. On ne sait pas encore combien d’autres robots seront déployés, mais cette solution est déjà très populaire à travers le monde.
Israël annonce avoir arrêté un espion iranien en Cisjordanie Le service de sécurité du Shin Bet a arrêté plus tôt cette année un ressortissant jordanien qui agirait pour le compte des renseignements iraniens. L’information a été rendue public le jeudi 20 juin. L’homme d’affaires jordanien Thaer Shafut, âgé de 32 ans, a été envoyé en Cisjordanie l’année dernière "pour le compte 8
Magazine I n°83
des renseignements iraniens afin de mener des missions pour établir un réseau en Israël et en Cisjordanie, qui serait utilisé pour conduire des opérations pour les Iraniens", a déclaré le Shin Bet. Ces éléments ont renforcé les craintes d’un regain supplémentaire de tensions susceptible d’entraîner un conflit.
Israël stoppe le transfert d’une partie de l'argent qatari
Israël dévoile un Dôme de fer portatif au Salon du Bourget
D’après le quotidien libanais Al-Akhbar, Israël aurait bloqué une partie du transfert d’argent qatari vers Gaza. Cette somme serait à destination de 5000 familles gazaouites. De son côté, l’envoyé qatari nie cette information et insiste pour dire que cet argent est destiné aux projets de développement dans la bande de Gaza. Il y a un mois, le Qatar avait fait l’annonce d’un transfert de $480 millions vers la bande de Gaza, en tant qu’aide humanitaire, pour financer des programmes d’éducation ou encore payer les factures d’électricité. Israël avait été critiqué pour avoir accepté ce transfert, au risque de voir cet argent en réalité, alimenter le terrorisme.
La société israélienne d’aérospatiale Rafael a dévoilé un Dôme de fer portatif. Le I-Dome, conçu pour protéger les militaires des roquettes, des obus de mortiers et des attaques de drones, fait partie des nouveaux systèmes d’armement présentés la semaine dernière au Salon du Bourget. Le Dôme de fer, conçu également par la société Rafael, est régulièrement utilisé en Israël depuis 2011 pour protéger les civils des tirs de roquettes. Il a notamment servi durant l’opération Bordure Protectrice, en 2014. Et le mois dernier, il a intercepté 86 % des 700 projectiles qui se dirigeaient vers des régions peuplées. Cette version portative équipera Tsahal sous peu.
Premiers sur le terrain pour appliquer les valeurs qui nous sont chères
NOS ACTIONS SONT VOS ACTIONS ! SOUTENEZ-LES !
01 74 900 600
W W W . Z A K A - F R . O R G
ZAKA FRANCE - 20 bis rue Louis Philippe - 92200 Neuilly sur Seine
Faites de ZAKA votre partenaire dans l’action ! SAUVER CEUX QUI PEUVENT L’ÊTRE - HONORER CEUX QUI NE PEUVENT PLUS L’ÊTRE Magazine I n°83
9
ACTUALITÉ Incident à l’aéroport de Ben Gurion : 18 passagers débarqués
Les Koupot ‘Holim augmentent leurs remboursements
Avant le décollage pour Londres, le pilote du vol British Airways BA164 a demandé à débarquer un groupe de 18 touristes anglais, qui aurait dit à un des membres de l’équipage, être en possession d’une bombe, dimanche 23 juin. Ils auraient menacé de faire exploser l’avion, ce que nie le principal accusé, parlant d’ un : "regrettable malentendu". Une équipe de sécurité a dû être dépêchée pour inspecter l’avion, ce qui a retardé le vol de 2 heures, reparti ensuite sans le groupe de touristes. "La sécurité de nos passagers et de notre équipage est notre priorité et nous prenons ce genre d’incidents très au sérieux", a déclaré un porte-parole de la compagnie aérienne.
C’est la 2nde étape d’un plan mis en place par l’État et qui vise l'augmentation des remboursements des assurances complémentaires proposées par les caisses de santé israéliennes. Le ministère de la Santé espère ainsi réduire les coûts des soins privés, à la charge des particuliers. A partir du 1er juillet 2019, les caisses augmenteront les remboursements de 7 %, soit entre 50 Agurot et 10 NIS par soin. Sont concernées les caisses type : "Clalit Mushlam", "Meuhedet Record" ou encore "My Maccabi". Ces offres complémentaires au panier basique offert à tout citoyen israélien, permettent entre autres, de choisir son médecin ou de financer des soins à l’étranger.
VOTRE
PUBLICITÉ SUR Une
ue
visibilité uniq
M A G A Z I N E
10.000 exemplaires distribués en France Dans plus de 400 lieux communautaires Publié sur le site Torah-Box vu par plus de 250.000 visiteurs chaque mois Magazine hebdomadaire de 32 pages Des prix imbattables
Contactez-nous : Yann Schnitzler
yann@torah-box.com 04 86 11 93 97
10
Magazine I n°83
VIE JUIVE La saga Ephrussi : richesse, assimilation puis... anéantissement ! Récemment, un ouvrage a été publié sur la famille Ephrussi relatant le mode de vie fastueux de ses membres, dispersés dans les plus grandes capitales d’Europe.
Les Ephrussi sont une richissime famille juive d’Odessa, l’aïeul, Joachim, ayant fait fortune dans le commerce du blé. A Vienne, en 1890, ils se font construire un palais somptueux.
"L’épreuve de la richesse est plus difficile que celle de la pauvreté".
Un train de vie époustouflant
Des domestiques par dizaines
On se marie encore il est vrai avec d’autres familles juives opulentes, mais une génération suffit pour que même ce barrage tombe. Les mœurs des non-juifs sont adoptées à tous les niveaux et même la sainteté du couple et la fidélité ne sont plus des valeurs. Lorsqu’on parcourt l’histoire et le destin de cette famille, c’est tout le drame du juif séduit par l’argent, les honneurs et les plaisirs qui apparaît : exactement les 3 points que désignent nos Sages comme étant le facteur d’abandon des Mitsvot et qui, selon leur langage : excluent l’homme du monde – celui des vrais valeurs pour entrer dans celui des artifices et du mensonge.
Le cocher et les chevaux attendent dans la cour du palais pour emmener les membres de la famille à l’Opéra, ou en ballade. Cette réussite matérielle et sociale fulgurante a un prix : l’assimilation. Il ne reste plus rien des traditions juives dans la famille. Nos Sages nous l’ont dit :
Mais le Créateur veille. Dans Son Infinie Bonté, D.ieu envoie des signaux d’alarme : d’abord par petites gouttes, puis en pluie fine. Exactement comme lors du Déluge. Les manifestations d’antisémitisme seront en fait les rappels de leur judéité à toutes les familles juives assimilées ou
Les dames, accompagnées de leur femme de chambre, changent de tenue 3 fois par jour, parmi une garde-robe de dizaines de tenues plus riches les unes que les autres. Chaque meuble est une pièce de musée et les murs sont tapissés d’œuvres d’art des grands maitres de la peinture du 18ème, et même de la Renaissance. Les vacances ponctuent la vie de la famille : en Suisse près de Lucerne, ils ont leur somptueux chalet qu’ils se sont fait construire et l’été ils le passent au bord d’un lac en Tchécoslovaquie dans une autre de leurs demeures.
La réussite des Ephrussi est inversement proportionnelle à l’abandon des traditions.
Magazine I n°83 11
VIE JUIVE en processus d’assimilation de cette époque. Les premiers signaux apparaissent sous forme de remarques acerbes venant justement de ces artistes et des écrivains qu’ils fréquentent et, comble de l’absurde, qu’ils soutiennent parfois financièrement. Le coup de tonnerre éclate en 1894 avec l’affaire Dreyfus. Elle réveille les passions et on peut afficher désormais sans aucune retenue son antisémitisme. Les mots de Juif et de traître seront maintenant dans toutes les bouches, réunis par un trait d’union. Lorsque la Première Guerre mondiale est déclarée, les fils de ces familles juives sont les premiers à s’enrôler, fiers de prouver leur patriotisme.
contient au profit des Nazis. Ce qui reste de la famille est assigné à vivre dans 2 petites pièces. Le portier allemand, Herr Kirchner, laissera un soir le lourd portail de chêne ouvert, pour que les sbires de la Gestapo puissent piller le Palais sans effort. Chaque œuvre d’art, chaque porcelaine, chaque tableau sera rangé dans des caisses qui partiront enrichir les musées autrichiens et allemands, ou alors vendus pour des sommes dérisoires à des collectionneurs aryens. Une partie de la famille disparaîtra dans la Shoah et les survivants quitteront le peuple juif par les voies de l’assimilation.
Les coupables idéal
Le peuple juif a été investi d’une mission de laquelle il ne peut et ne pourra jamais se soustraire : témoigner ici-bas de l’existence du Créateur. Il a reçu sur le mont Sinaï des lois particulières et immuables qui l’attache à D.ieu et qui le distingue des nations. C’est la mission la plus noble qu’aucun peuple n’ait jamais reçu.
La guerre apporte la misère et les peuples cherchent des coupables. La richesse de ces familles devient suspecte. Et si les Juifs l’avaient provoquée pour s’enrichir d’avantage ? L’équation est facile car le Juif reste l’étranger par excellence. Comment être sûr de sa fidélité à la nation d’accueil ? N’est-il pas juif avant d’être allemand ou français ? En 1938, l’Allemagne annexe l’Autriche, c’est l’Anschluss. La tempête est imminente et des nuages noirs assombrissent le ciel de Vienne et de l’Europe. Les troupes nazies défilent sur le Ring, et des fenêtres du Palais, les Ephrussi peuvent voir ce spectacle hallucinant : le Mal prend possession des lieux. La Gestapo fait savoir à Viktor Ephrussi que lui et son fils Rudolph seront déportés pour le camp de Dachau. Pour sauver sa peau, Viktor signe un document où il renonce à son droit de propriété sur le Palais, ainsi qu’à tous les trésors qu’il
La mission d’un peuple
S’il abandonne ce rôle d’exemple, de lumière, la haine des peuples se réveille contre lui et ils le vomissent littéralement d’entre eux. Parce que sa place est ailleurs. Un pilote ne peut pas quitter impunément son cockpit sous prétexte qu’il préfère s’asseoir avec les passagers, et qu’à l’arrière les sièges sont plus confortables. De même, quand le juif s’endort, refuse son rôle de Peuple Saint, c’est l’humanité entière qui sombre. Avant ces mois de Tamouz, Av et Tichri, de rapprochement si intense avec notre Créateur, retenons cette leçon de la saga Ephrussi.
Jocelyne Scemama
Dépression - Conflits parentaux - Solitude - Négligence - Harcèlement - Violence - Dépendance etc...
Une équipe de Thérapeutes & Coachs à votre écoute du matin au soir de manière confidentielle et anonyme.
01.80.20.5000 (gratuit) 02.37.41.515 (gratuit) www.torah-box.com/ecoute 12
Magazine I n°83
M A G A Z I N E
Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Chéla’h Lekha : La prière, arme contre le mauvais penchant L’épisode des explorateurs décrit dans la Paracha Chéla’h Lekha, est l’un des plus marquants de la Torah et de nombreux commentateurs se demandent comment, de si grands, et illustres personnages ont pu commettre...une si grave erreur !
S’éloigner du danger La Torah nous raconte, qu’après avoir envoyé les explorateurs en Erets Israël, Moché modifia le nom de son fervent disciple, Hochéa, en lui rajoutant la lettre Youd, et le nomma Yéhochoua (Chela’h Lekha, 13:16). Rachi explique que Moché pria pour que Yéhochoua ne soit pas influencé par l’initiative des explorateurs. Quelques versets plus loin, la Torah fait allusion au fait qu’un autre espion, Kalev, s’écarta du groupe et alla à ‘Hevron pour prier d’être protégé des dangers de ce même projet (Rachi, 13:22). Le Ben Ich ‘Haï et le Maskil Ledavid notent que ces prières semblent contredire cet
enseignement bien connu, selon lequel "Tout est entre les mains du Ciel, excepté la crainte du Ciel". Cela signifie que la seule chose qui est entièrement laissée à l’homme est le choix entre le bien et le mal, le vrai et le faux. Le fait de prier pour les choses qui sont au-delà de notre contrôle, comme la santé ou la subsistance est certainement très bénéfique, car elles dépendent exclusivement de la Providence Divine. 2 éléments qui conduisent à la faute En revanche, prier pour ne pas commettre de faute peut sembler inutile, parce que nos
Supplément spécial Chabbath I n°83
13
fautes ne sont pas prévues à l’avance, elles sont entre nos mains. Par conséquent, il est très difficile de comprendre pourquoi Moché pria pour Yéhochoua et pourquoi Kalev implora D’ieu pour lui-même – cela ne dépendait pas d’Hachem, mais de leur libre arbitre !
Mais en réalité, leur raisonnement n’était que le résultat du Yétser hara qui voulait empêcher le peuple d’entrer en Terre Sainte. Moché pria donc pour que Yéhochoua soit épargné de tels raisonnements ! Aussi, Kalev pria Hachem de ne pas tomber dans les griffes du Yétser Hara.
Le Ben Ich ‘Haï explique qu’il y a deux éléments qui peuvent conduire à une faute. Soit on sait pertinemment que l’acte en question est interdit, mais on décide de le faire malgré tout. Soit le Yétser Hara fausse le jugement de l’individu en le persuadant que l’acte est permis.
Il est apparemment bien plus difficile de s’abstenir de faire une faute quand on pense agir correctement, que d’éviter la faute quand elle apparaît clairement comme un acte mauvais.
Dans le 1er cas, il ne sert à rien de prier pour qu’Hachem l’empêche de fauter, c’est entre ses mains et Hachem ne modifiera pas son libre arbitre. Dans le 2 cas, quand la personne croit sincèrement qu’elle agit correctement, c’est en fait le manque de clarté quant à la marche à suivre qui l’incite à mal se comporter. nd
Cela ne dépend pas réellement de son libre arbitre. Ainsi, quand une personne veut bien agir, mais risque d’être séduite par son mauvais penchant, elle peut se tourner vers Hachem et Lui demander de l’aider. Yéhochoua et Kalev durent affronter ce type d’épreuve, la prière pouvait alors aider. Les explorateurs étaient des hommes vertueux, qui n’ont pas délibérément parlé négativement de la Terre, sans justifier leur comportement. L’influence du Yétser Hara Le Ben Ich ‘Haï propose une nouvelle interprétation concernant leurs motivations : ils pensaient que s’ils parlaient au peuple Juif de la prospérité d’Erets Israël, il y entrerait avec des idées malsaines de gain matériel, et non par désir de respecter les commandements d’Hachem. Par conséquent, ils décidèrent de décrire défavorablement la Terre, avec l’espoir que leurs frères voudraient néanmoins y entrer, par respect pour le commandement Divin et, ainsi, recevoir une récompense bien plus importante. 14
Magazine I n°83 Supplément spécial Chabbath I n°83
Le Néfech Ha’Haïm écrit que le fait de ne pas savoir si l’on accomplit une Mitsva ou une Avéra provient de la faute d’Adam Harichon. La confusion entre le bien et le mal Avant la faute, Adam savait parfaitement ce qui était bien et ce qui était mal, commettre une Avéra était à ses yeux aussi nuisible que mettre sa main au feu. Quand il consomma du fruit de l’arbre de la Connaissance, il introduit en luimême une confusion entre le bien et le mal. Il perdit alors cette clarté et cette conscience quant à la nature du mal, au point que de nos jours, quand quelqu’un commet le même péché à deux reprises, cette action devient permise à ses yeux. Rav Israël Salanter ajoutait même qu’à partir de la troisième fois, elle apparaît comme une Mitsva ! Nous apprenons de l’explication du Ben Ich ‘Haï, concernant le risque d’être piégé par le Yétser Hara, que la prière est très bénéfique, elle est une arme indispensable. Le Yétser Hara tente constamment de nous tromper et nous devons rester vigilants pour ne pas être pris au piège. La clé pour ne pas se laisser duper est, outre une introspection régulière, la prière qu’Hachem nous aide à ouvrir les yeux et qu’Il nous permette de suivre la vraie voie de Son Service.
Rav Yehonathan Gefen
SHABATIK
SHA BA TIK
N°127
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES : USTENSILES À NE PAS OUBLIER : Feuillet parents-enfants pour Chabbath
Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas
Un étui pour ranger l’Afikomane
édité par
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
Chela’h Lekha
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
1
Une Haggada par personne (si possible, la
même pour tout le monde)
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne
LA PARACHA
Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
DVAR TORAH
A
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS : Le secret de l’élévation spirituelle. Kalev fit taire le peuple soulevé contre Moché, et dit : “Montons, .montons-y Maro et prenons-en possession, car certes nous en sommes 3 r capables !” (Bamidbar 13, 30) Rachi ajoute “quand bien même Hachem nous aurait demandé de monter au ciel et de fabriquer des échelles pour y parvenir, nous aurions u f e dur .O réussi à réaliser toutes ses paroles !”... aule d’ag 7
2.
(rondes, faites D’après toi :à la main) Crois-tu qu’on peut atteindre le ciel à l’aide arpas ? Kd’échelles 2. Épaule s Crois tu qu’Hachem peut nous demander 4.quelque chose d’agneau d’impossible à réaliser ?
au ne
Ép
1. 3 Matsot chemourot
s’élever, on fait tout ce qui est humainement possible et Hachem fait le reste. Ainsi qu’on l’a vu à propos de Bitya qui n’hésita pas ossque Moché était manifestement hors de à tendre sa main Haralors èt qui a priori ne . ‘ ce geste portée. Pourquoi 3. Maror ere à rien ? Bitya a fait tout ce Hazservait > Rav Moché Feinstein demande, pourquoi Rachi amène l’exemple (laitue romaine) qu’elle ta pu pour attraper Moché 5. de l’échelle, alors qu’une échelle ne sert à rien pour monter 4. Karpass (céleri) et Hachem a fait le reste avec un au ciel ! 5. ‘Hazeret C’est pour nous apprendre le principe suivant : Quand on veut miracle... (laitue ou endives)
au s
tC so at 1. M
6.‘Harossèt 7. Oeuf dur 8. Bol d’eau salée
LA QUESTION DUemoREBBE u
’e 8. Bol d
h
B
alée
6
. .
ro t
MATSA
Deux jeunes filles dans un autobus parlaient avec mépris d’une camarade qui devait se marier en insistant sur ses mauvais traits de DE MATSA & MAROR caractère. Une dame assise QUANTITÉS derrière elles, leur ditOBLIGATOIRES “J’ai entendu votre discussion,, et pour info, je suis la maman du ‘Hatan. Merci mille foisAdesavoir m’avoir mise au courant des mauvaises Middot de cette jeune fille, je m’en vais de ce annuler leronde Chidoukh.” : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa pas chémoura faiteLes à lajeunes mainfilles se mirent à pleurer en expliquant qu’elles avaient exagérées, pétrifiées d’effroi d’avoir peut-être brisé un Chidoukh… La dame leur révéla ensuite qu’elledu n’était pas de la mère du ‘Hatan etMotsi leur montra les conséquences terribles que pouvait entraîner le Lachon(fin Hara... Etapes Séder Kore’h (sandwich) Tsafoun du repas)
Minimum 1 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit La réponse de Rav Zylberstein : 2 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit • Standard La dame a-t elle bien agi ?Mentir jusqu’à > La dame a très bien agi. Elle a contribué à écarter les jeunes filles de la faute. En ce qui concerne le le Pélé Yo’èts indique qu’il est permis de tromper son ami pour l’empêcher de fauter. Quant à Hidour (audesmieux) 2 Kazayit 1 Kazayit 2 Kazayit faire pleurer gens est peut être mensonge, D’après vous:
exagéré. Qu’en penses-tu ?
MAROR
la peine occasionnée, elle est du même ressort que la souffrance causée par un dentiste lorsqu’il soigne une dent.
Etapes du Séder La quantité de Maror
Maror 1 Kazayit
Supplément spécial Chabbath I n°83
Kore’h (sandwich) 1 Kazayit
1 15
SHABATIK
SHA BA TIK 2
L’HISTOIRE
Notre Maître le ’Hazon Ich s’était vu contraint, pour des raisons de santé, de sortir quotidiennement se promener. Il marchait le long des vergers entre Bné Brak et Ramat Gan, sur ce tracé où l’on goudronnerait plus tard la rue portant son nom. Inutile de préciser que lorsque le ’Hazon Ich cheminait à travers les vergers odoriférants de Bné Brak, il se promenait simultanément dans le verger spirituel de la Torah. C’est ce qu’il exprima un jour quand il se trompa de route et se retrouva bien loin de son parcours habituel : “Comment ? J’ai appris un si petit Tossefot, et je me retrouve déjà tellement loin ?...” Un Juif simple, qui habitait sur l’itinéraire emprunté régulièrement par le ’Hazon Ich, considérait avec étonnement le spectacle de ce vieil homme distingué, qui se promenait en journée. Il le suivait chaque jour des yeux et se décida une fois à l’admonester pour tout ce temps gaspillé et... à
A
l’encourager à s’asseoir un peu pour étudier, dire des Téhilim ou autre. Ainsi, dès que le ’Hazon Ich arriva à proximité de sa maison, il descendit et réprimanda le Maître de notre peuple, pour ce temps perdu en promenades futiles : “comment est-ce possible qu’un homme comme vous portant barbe et chapeau puisse se permettre de perdre son temps en flanant dans la rue ?”Evidemment, l’homme ne savait pas a qui il s’adressait. Le Rav ne réagit pas et rentra chez lui à Bné Brak. Le lendemain, le ’Hazon Ich, ayant probablement oublié le reproche de ce Juif, retourna se promener sur le parcours habituel. Et voici que, de nouveau, l’homme sortit de son appartement, grondant le promeneur avec encore plus de virulence :”Avez-vous déjà oublié ce que je vous ai dit hier ? Pourquoi gaspillez-vous donc votre temps en vaines occupations ?...”
DEVINEZ • Imaginez la suite de l’histoire. Le prince de la Torah, dont l’esprit ne cessait jamais d’en méditer les paroles, se tourna vers notre homme avec sa modestie pleine de grâce et l’interrogea : “Mais alors, que proposez-vous que je fasse au lieu de me promener ?– Vous pourriez dire quelques Téhilim”, répondit l’autre. Le ’Hazon Ich rebroussa chemin et, dès le lendemain, il modifia le parcours de sa promenade pour ne plus passer à côté de la maison de cet homme. Quelque temps plus tard, un malheur s’abattit sur le foyer de ce Juif. Ses proches l’informèrent qu’un immense érudit, du nom de Rav Avraham Yéchayahou Karélitz, habitait non loin de chez lui, et que des foules désespérées frappaient à sa porte, désirant le salut, la miséricorde. Notre homme décida de se rendre chez le ’Hazon Ich, afin qu’il prie pour lui et lui accorde ses bénédictions.
B
L’HISTOIRE RE-CONTINUE Lorsqu’il pénétra dans la pièce où était assis le Maître de la génération, il s’évanouit. On s’affaira à le ranimer et, dès qu’il eut repris ses esprits, il tomba aux pieds du ’Hazon Ich, le suppliant de lui pardonner. “Si j’avais su que vous étiez le Maître de notre peuple, je ne me serais certainement pas comporté ainsi envers vous !” Il poussait des cris bouleversants, tellement accablé qu’il fut difficile de le calmer. Notre Maître, assis sur son siège, caressa ce Juif avec une immense affection. “Je n’ai absolument rien à pardonner, le rassura-t-il. Ne m’avezvous pas donné un excellent conseil en m’encourageant à dire des Téhilim ? Je peux vous promettre que je n’ai pas manqué un seul jour de suivre votre conseil et que je lis depuis, quotidiennement, les Téhilim. Mais alors, pourquoi donc devrais-je vous en vouloir ?...”
LES ZEXPERTS • Qu’a pensé l’homme en voyant ce Rav se ballader dans sa rue ?Que faisait le ’Hazon Ich pendant qu’il se promenait ?Quelle leçon le Rav a-t-il tiré de cette histoire ?
16
Supplément spécial Chabbath I n°83
C
A VOTRE TOUR • Quels détails de cette histoire révelent la grandeur du ’Hazon Ich ?Comment un homme ordinaire aurait-il réagi à sa place ?Quelles leçons tirez-vous de cette histoire ? 2
SHABATIK
SHA BA TIK 3
JEUX
En Page 4 de ce feuillet se trouve un groupe de robots.Votre mission est de démasquer lequel de ces robots est le Robot de notre Chabbath. Pour cela vous devez jouer aux jeux de cette page, amasser des points, et a chaque fois que vous accumulez 6 nouveaux points, vous recevrez un indice qui vous permettra de découvrir qui est le Robot de Chabbath cette semaine. Tous les convives jouent ensemble dans la màme équipe.
RÉPONDS À LA QUESTION CACHÉE DE MOGOCHÉGUÉ !
A
RIMES EN VERS
E
• Exprimez votre joie à la veille du Chabbath en quatre vers qui riment.
2 points
Sigui tugu manguangegue ugunegue pogomegue quéguélegue braguakhagua faigué tugu ? (traduction : si tu manges une pomme, quelle Brakha fais tu ?)
F
Réponse :
CHARADE
2 points par chant
. Mon premier me permet de faire une des Brakhot de la Havdala. . Mon second est dans le même état qu’Adam Harichone avant sa faute. . Mon troisième éclaire les bateaux dans la mer.
G
TÉLÉPHONE YDISH
Chacun à son tour dit cette phrase à l’oreille de son voisin • “Si le plan A ne fonctionne pas...il reste encore 25 lettres dans l’alphabet. ”
ACTION
(1 point par participant
. Aidez maman à ranger la table
2 points si la réponse est bonne
• Quand on récite la Brakha sur le Bain (pain), on choisit de faire la Brakha sur un pain de Karine (farine) de blé noir (blanc), et sur le pain le plus franc (grand) et sur un pain en miette (entier), sur l’endroit le plus oiseau (cuit cuit) car c’est celui qui a cuit en premier. On a 2 pains en main, Le vendredi soir on coupe celui qui est choux (de dessous) et le Chabbath matin celui qui est chaud (celui du haut).
2 points par phrase bien transmise
• “Je t’ai dit que je serai pret ans 5 min,alors arrête de m’appeler toutes les demi-heures. ”
LE TEXTE ÉRRONNÉ
Puis le relire en attendant que les participants vous arrêtent dés qu’ils aperçoivent une erreur. (1 point par erreur corrigée) Les erreurs sont en gras et les corrections entre parenthèses. (7 erreurs a trouver)
> Nez-Nu-Phare- Fleurs de lotus (le lotus est un Nénuphar)
D
2 points
Lire une premiere fois le texte d’une traite, et demander aux participants combien d’erreurs ils ont détectées.
Réponse :
C
ACTION . Dites un Dvar Torah
> Boré Péri Haets
B
2 points
INDICES ET RÉPONSE
H
. . . .
Voici les indices à donner aux enfants a chaque fois qu’ils ont cumulé 6 nouveaux points : 1er indice : Il n’a pas de roue. Réponse : 2ème indice : Il a une tête carré. Le Robot de Chabath, 3ème indice : Il a un écran.. c’est Robaclasse. 4ème indice : C’est un garçon.
Supplément spécial Chabbath I n°83
17 3
SHABATIK
4 QUI EST LE ROBOT DE CHABBATH ?
Roboulot
Robalala
Roby
Robanounou
Roboclasse
Robochoux
Robogosse
Roboula
Robila
Robellegosse
Robimboum
Robu
Robily
Roba
Robilu
Robinne
Envoyez-nous vos commentaires sur www.torah-box.com/shabatik Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 18
Supplément spécial Chabbath I n°83
4
Le Talith du fiancé "Voyez-vous, j’ai un peu honte de vous expliquer cela, mais comme vous pouvez le voir, je ne suis pas religieuse. Mon père m’a demandé de me rendre à Jérusalem pour y rencontrer le Rav Ben Tov, afin de recevoir sa bénédiction en vue de trouver un fiancé..."
Une curieuse demande Un après-midi dans le magasin de Judaïca de Yoram, situé dans le quartier de Hatikva à TelAviv, entre une femme, la trentaine, habillée en jupe très courte, qui demande presque en chuchotant : - J’aimerais un Talith de prière, le moins cher que vous avez dans le magasin ! - Dites-moi au moins pour quel âge il est destiné, Yoram lui demande, afin que je sache quelle taille vous donner. J’ai des Talith pour 7 ans, 5 ans et même pour 3 ans… - Cela n’a pas d’importance. L’essentiel, c’est que me donniez le Talith le plus petit et le moins cher que vous ayez… - Je suis désolé, répond Yoram confus, mais je ne sais toujours pas quoi vous donner". La Ségoula du Rav La femme lui explique : "Voyez-vous, j’ai un peu honte de vous expliquer cela, mais comme vous pouvez le voir, je ne suis pas religieuse. Mon
père m’a demandé de me rendre à Jérusalem pour y rencontrer le Rav Ben Tov, afin de recevoir sa bénédiction en vue de trouver un fiancé. Personnellement, je n’ai rien à voir avec toutes ces histoires et au début, je ne voulais pas l’écouter, mais comme mon père insista, j’ai finalement accepté. Je suis arrivé à la maison du Rav, qui m’a reçu. Je lui ai raconté que je venais lui demander une bénédiction pour me marier. Le Rav m’a dit d’acheter un châle de prière, qui sera une Ségoula pour trouver un conjoint. Voyez-vous, je ne crois franchement pas à ces choses-là, mais puisque j’ai déjà fait la démarche de me rendre à Jérusalem et de rencontrer le Rav. Comme en plus je respecte mon père, je souhaite donc accomplir le conseil et en finir avec toute cette histoire". A ce moment, un vieil homme yéménite, qui était présent dans le magasin au même moment, s’adresse à la jeune fille en riant : - Si vous achetez un Talith de petite taille, vous rencontrerez un petit fiancé. Il vaudrait
Supplément spécial Chabbath I n°83
19
mieux que vous achetiez un grand Talith afin de tomber sur un grand fiancé !" - C’est vrai que je recherche un fiancé de grande taille, rétorque la jeune fille. Quelle taille de Talith dois-je prendre ? - Il vaudrait mieux prendre la taille 60, répond Yoram". L’étrange appel Le vendeur cherche dans les rayons de son magasin le Talith à la taille désirée. Au même instant, le téléphone sonne. C’était un vieil ami de travail du nom de Ouri, un homme religieux, qui lui explique l’objet de son appel : "Il y a longtemps que je souhaitais t’appeler. Je recherche une jeune fille pour mon fils, qui est à présent en âge de se marier. Peutêtre connaitrais-tu quelqu’un qui pourrait lui convenir ?" Etant donné le concours de circonstances, Yoram lui dit en riant : "Écoute, j’ai justement une jeune femme dans le magasin qui vient acheter un Talith comme Ségoula en vue de mariage. Est-ce que tu souhaites parler avec elle ?" "Pourquoi pas ?" répond Ouri, amusé. Yoram s’adresse alors à la femme : "Écoutez, je suis en ligne avec un ami, qui cherche à marier son fils… " Au même moment, le magasin commençait à se remplir de clients. La jeune femme , soudain très mal à l’aise, lui dit : "Cherchez-vous à me faire honte ? Je suis simplement venue chez vous acheter un Talith, pas un fiancé !" Confus, Yoram répond : "Pas du tout ! C’est simplement que dans le Ciel, les choses se passent ainsi". Yoram réfléchit un instant et demande doucement à la jeune femme si elle voulait bien lui écrire son numéro de téléphone sur un bout de papier. Après plusieurs hésitations, elle lui donne son numéro, paye le Talith et sort rapidement du magasin. 20 20
Deux mois plus tard, Yoram est affairé dans son magasin, lorsqu’une jeune femme, habillée en jupe longue entre et salue avec un sourire radieux : "Bonjour, comment allez-vous ? Est-ce que vous vous souvenez de moi ? - Je suis désolé, mais je ne vous reconnais pas. - Je suis venue chez vous il y a deux mois pour vous acheter un Talith en tant que Ségoula pour trouver un conjoint et je vous avais alors laissé mon numéro de téléphone pour le transmettre à votre ami… - Ah oui, je me souviens maintenant ! Alors, que s’est-il passé en fin de compte ? - Et bien le fils de votre ami m’a téléphoné et nous nous sommes rencontrés plusieurs fois… - Et alors ? Demande Yoram avec une curiosité grandissante. C’est à ce moment que la jeune femme ouvre son sac à main et en sort une enveloppe et Yoram comprend immédiatement : il s’agit du faire-part de mariage des deux jeunes gens ! Yoram, très ému, la bénit et lui dit avec beaucoup de joie : Mazal Tov !" Un bien précieux Elle lui raconte ensuite qu’étant donné le concours de circonstances, le fait d’avoir rencontré un fiancé qui est observant de la Torah et des Mitsvot, elle avait ressenti un désir réel de se renforcer dans ce sens. Elle continue : - "J’ai juste un petit problème avec la taille du Talith, car mon fiancé est particulièrement grand et il lui en faut un encore plus grand que celui que j’ai acheté. - Pas de problème ! Rendez-moi l’autre Talith et je vous en donnerai un de la taille au-dessus. - Pas question de vous rendre le premier Talith. J’en achète un nouveau, mais le premier, je le garde. Une Ségoula, cela ne se rend pas !"
Supplément spécial Chabbath I n°83
Equipe Torah-Box
22 508 5 160 8 316
paniers alimentaires
782
opérations urgentes
aides médicales
bourses pour nécessiteux
1 748 4 292 2 689
soins dentaires
veuves et orphelins
subventions scolaires
0-800-106-135
Un reçu sera envoyé pour tout don.
5 possibilités pour transmettre vos dons au Vaad haRabanim :
1
Appelez ce numéro pour un don par carte de crédit : 0-800-106-135 en Israël:
5
00. 972.2.501.91.00
2
Envoyez votre chèque à :
Vaad haRabanim
10, Rue Pavée 75004 Paris
Sur notre site :
3 Envoyez votre don à l'un des Rabanim de votre région (demandez la liste au numéro 0-800-106-135).
www.vaadharabanim.org
Site sécurisé
4
Envoyez votre don dans l'enveloppe jointe.
Veuillez libeller vos chèques à l'ordre de Vaad haRabanim
COMMUNAUTÉ Hiloula du Rav Mordékhaï Eliahou : se souvenir dans la joie d’un grand de notre génération A l’occasion de la Hiloula cette semaine du Rav Mordékhaï Eliahou, ancien grand Rabbin Sépharade d’Israël, il est bon de se rappeler ses mérites et combien ce grand de la génération aimait tous les Juifs. Entretien avec M. Yosef Harakdan, un proche du Rav les dernières années de sa vie.
M. Harakdan bonjour, vous avez été très lié au Rav et à sa famille, mais je crois savoir que votre 1ère rencontre était peu banale ?
2 choses qui le caractérisaient et qui faisaient de lui l’un des Rabbanim les plus prestigieux d’Israël .
C’est vrai qu’il s’agit d’une rencontre originale, mais qui s’est faite dans la joie, et qui illustre toute ma relation avec le Rav Mordékhaï Eliahou. Quand je vivais en France j’étais chanteur et danseur professionnel et lorsque j’ai fait ma Alya, j’ai tenu à garder ce métier. J’avais donc été engagé un jour pour danser à l’occasion d’une Sim’ha, où le Rav était présent.
La 1ère, c’était son amour de tous les Juifs, sans distinction et sa bienveillance, qui m’impressionnait toujours. Le rav aimait tout le monde, il n’y avait aucune différence à ses yeux, son but était qu’il y’aie une unité entre tous. Et il avait un amour particulier pour les enfants, qu’ils considéraient comme des âmes pures et en eux il voyait l’avenir de notre peuple. Il fallait voir comment le Rav répondait à tous ceux qui venait quotidiennement le voir à la synagogue ou même chez lui, pour demander une Brakha ou pour recevoir des réponses et des solutions à ses problèmes les plus ardus. A chacun, il répondait avec une joie et une bonne humeur permanente, rayonnant d’amour du prochain.
Il a tellement été touché par ma façon de danser, que par la suite il a souhaité à ce que je sois présent lors d’évènements festifs et nous avons même fini par danser ensemble, c’est ainsi que notre lien unique s’est tissé. Vous avez accompagné le Rav dans tous ses déplacements par la suite, vous étiez aux 1ères loges pour témoigner de sa grandeur. J’ai eu ce mérite d’être à ses côtés tous les jours et je peux personnellement témoigner de 22
Magazine I n°83
La 2ème chose, c’est combien il a oeuvré toute sa vie à diffuser la Torah, à faire progresser les gens dans la Téchouva, même à petits pas. Et pour cela, il n’hésitait pas à se déplacer dans tout Israël et même dans le monde entier !
Vous m’avez raconté avoir été le témoin direct de la force de ses bénédictions, vous pouvez nous en dire plus ? J'aimerais vous partager une histoire qui me concerne personnellement et qui montre le pouvoir – et le sens de l’humour - du Rav Eliahou. Une année, je devais me produire en concert et quelques jours avant, je me suis retrouvé grippé avec une extinction de voix. Le pire cauchemar pour un chanteur ! Le jour du concert, je n’avais toujours pas retrouvé ma voix, je décide d’aller demander une bénédiction au Rav. Et je lui raconte mon souci. Le Rav me bénit et me dit : "sois tranquille, tu chanteras ce soir". Le soir même, je n’avais toujours pas retrouvé ma voix, mais il fallait monter sur scène Et là, incroyable ! Quand la musique s’est lancée, j’ai chanté avec une voix plus claire que jamais ! Après 3 chansons, j’ai voulu dire quelques mots au public, mais ma voix s’est éteinte subitement. J’ai alors essayé de rechanter et là ma voix n’avait plus aucun problème. Après le concert, j’ai raconté ce qui s’est passé au Rav, qui dans un grand sourire m’a répondu : "tu m’avais dit que tu devais chanter ce soir, pas que tu devais parler !".
des films qui retracent la vie et les mérites du Rav. Car il faut savoir que cette Hiloula est un grand moment de joie où tout le monde se retrouve. C’est l’occasion d’une expérience rare où l’on sent véritablement la présence du Rav parmi nous. D’ailleurs, j’en profite pour vous dire que de grandes Yéchouhot ont eu lieu à cette occasion, pour ceux qui prient pour le mérite du Tsadik. Vraiment ? Quel exemple de délivrance avezvous en tête ? Je sais que cette semaine on prie beaucoup pour les Zivouguim, pour ceux qui cherchent à se marier, alors je me permets une dernière anecdote : Un jour, j’ai accompagné la Rabbanite sur la tombe du Rav. Près de nous se trouvait une jeune fille, qui immédiatement interpelle la Rabbanite : "Il y a 2 ans, j’ai demandé une bénédiction au Rav pour me marier et je suis toujours célibataire !".
Je sais que des milliers de personnes sont attendues pour célébrer sa Hiloula ce jeudi soir, qu’est-ce qui est prévu à cette occasion ?
La Rabbanite lui dit alors : "retourne prier et rappelle au Rav sa promesse". Un mois plus tard, je raccompagne la Rabbanite au cimetière et de nouveau, la jeune fille se tient près de la tombe du Rav. Elle nous dit : "Je vous attendais ! Je me marie dans 1 mois !". Si je n’avais pas été présent, j’aurais eu du mal à y croire, mais les mérites du Rav sont immenses !
En effet, la Hiloula du Rav tombe ce jeudi 27 juin au soir. Comme chaque année, nous organisons une grande cérémonie, sur la place centrale du cimetière de Guivat Chaoul, qui débutera à 18h30. De nombreux Rabbanim et hommes politiques, seront présents. Nous projetterons
M. Harakdan, merci beaucoup pour ces récits extraordinaires. Nous nous retrouverons donc, dans la joie, ce jeudi 27 juin à partir de 18h30, au cimetière de Guivat Chaoul, à Jérusalem, pour une grande cérémonie à l’occasion de la Hiloula de notre Rav Mordékhaï Eliyahou.
01.77.50.22.31
+972 58-4280953 Magazine I n°83 23
Lettre aux mamans d’enfants hyperactifs Il était temps que nous rendions hommage aux mamans d’enfants hyperactifs, en parlant de ce qu’elles vivent au quotidien. Un quotidien, qu’elles mènent avec tant d’amour et de courage.
Un trouble sans répits L’hyperactivité, ou encore le trouble de l’attention, ne s’apparente à aucun autre trouble, car il est présent constamment. Il s’agit d’un état mouvementé en permanence, d’une cellule familiale perturbée, de grands et longs moments de solitude et d’un regain de forces chaque matin, car on n’a pas d’autre choix que d’être le roc sur lequel notre enfant peut se reposer à tout moment. Ces enfants ont un besoin vital de se dépenser, de courir, de sauter. C’est donc accepter de passer, le plus clair de son temps, dehors, dans les parcs, les jardins publics. Eté comme hiver. Avancer dans l’inconnu Avoir un enfant hyperactif c’est rester de longs mois, voire années, sans comprendre ce qui se passe avec cet enfant, car le diagnostic ne tombe pas de suite. Et lorsque le diagnostic tombe, c’est un sentiment mitigé qui nous envahit. On est partagé entre le soulagement de mettre un nom sur ce mal-être et la peur de l’inconnu, le doute de savoir si notre famille sera suffisamment forte et solide. Avoir un enfant hyperactif c’est accepter que son enfant ait parfois besoin d’un traitement pour ralentir la cadence et vivre une vie plus 24
Magazine I n°83
paisible, pour poser ses valises et descendre du train qui roulait à toute vitesse depuis le jour de sa naissance. Remercier Hachem Avoir un enfant hyperactif, c’est surtout renforcer sa foi envers le Maître du monde. C’est accepter Sa volonté et se battre chaque jour pour Le servir avec amour et joie. C’est apprendre, par la force des choses, où sont les vraies priorités de la vie. Avoir un enfant hyperactif ne permet pas de s’attarder sur les détails et les futilités. Le temps file à toute allure, aussi, nous allons droit à l’essentiel. Avoir un enfant hyperactif, c’est enfin travailler sa gratitude. C’est s’émerveiller de chaque progrès de l’enfant, c’est garder espoir lorsqu’un jour est moins bon, c’est être reconnaissant pour chaque petit pas qui est fait dans le bon sens. C’est avoir le mot "merci" en permanence sur les lèvres. A toutes les mamans d’enfants hyperactifs qui ont su tout mettre de côté pour profiter main dans la main avec leur enfant, de l’instant présent, plein de surprise et d’amour pour ceux qui ont décidé d’ouvrir leurs yeux et leur coeur.
Myriam H.
FEMMES Lorsque les femmes se sentent investies d’une mission c’est le succès assuré ! Quelle est la particularité des femmes pour qu’elles réussissent à préserver leur entourage de sombrer dans des dangers spirituels ? L’erreur d’Eve au Gan Eden Le Midrach Rabba nous décrit l’enchaînement des événements qui a conduit Adam et Eve à fauter et à manger du fruit de l’arbre de la connaissance. Le serpent s’adressa à Eve et lui demanda si D.ieu leur avait interdit de manger de tous les arbres du Jardin d’Eden. Eve répondit au serpent : "Quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, D.ieu a dit : Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez point, sous peine de mourir.” (Béréchit 3, 2-3). Lorsque le serpent entendit cela, il la poussa contre l’arbre et lui dit : "tu vois, tu n’es pas morte !" et ce fut l’élément clé qui convainquit Eve, provoqua sa faute, puis celle de son mari. Le Midrach explique que l’erreur d’Eve a été de rajouter des éléments que D.ieu n’avait pas ordonné. Elle avait été en quelque sorte "plus royaliste que le roi" ! L’interdiction était seulement de manger du fruit de cet arbre, mais elle avait rajouté également de toucher, ouvrant ainsi la voie au rusé serpent qui la fit tomber dans le piège. Investies d’une mission Nos Sages en déduisent que cette faute est survenue parce qu’elle n’a pas entendu l’ordre de la bouche de D.ieu Lui-même mais de la bouche de son mari. C’est la raison pour laquelle, lors du don de la Torah, D.ieu a donné la Torah aux femmes avant les hommes ! C’est ainsi que les femmes se sont senties investies d’une mission : celle de
garder la Torah de génération en génération. Et c’est ce qui a garanti au peuple Juif sa pérennité depuis 3500 ans. Une intelligence intuitive Quelle est la particularité des femmes pour qu’elles réussissent à préserver leur entourage de sombrer dans des dangers spirituels ? La femme est dotée d’une intelligence déductive supérieure (Talmud Nidda 45b), ce qui lui donne les capacités de pressentir les dangers spirituels qui pourraient entraver ses proches dans leur service Divin. C’est ce que l’on voit avec Sarah Imanou qui éloigna Ichmaël dès qu’elle a perçu sa mauvaise influence sur son fils Isaac (Béréchit 21, 12). Il en est de même pour Rivka qui n’hésita pas à éloigner son propre fils Jacob afin de le protéger contre son frère Essav. Les exemples ne manquent pas dans la Torah et même dans la vie de tous les jours. Parfois; une femme dira à son mari "je ne souhaite pas que tu t’associes à cette personne". Lorsqu’on lui en demande la raison, elle-répond : "Comme ça… juste une intuition…" La plupart du temps, l’avenir lui donnera raison ! Sachons donc prendre nos responsabilités de femmes, de mères, et d’épouses en préservant nos proches, et en leur insufflant l’amour de la Torah et des Mitsvot. C’est ainsi que nous assurerons la pérennité du peuple juif et son lien avec le Créateur jusqu’à la fin des temps.
Joy Galam Magazine I n°83 25
Pose ta question, un rabbin répond !
Aliment ‘Halavi dans micro-ondes Bassari Par erreur, j’ai mis à chauffer un croissant au beurre ‘Halavi dans un micro-ondes Bassari ! Que dois-je faire ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Apparemment, le croissant a été posé, directement, sur le plateau central en verre. Si vous êtes Séfarade, il suffit de nettoyer minutieusement l’intérieur du micro-onde ainsi que le plateau central, avec une eau savonneuse et votre appareil sera de nouveau utilisable pour des aliments Bassari. Si vous êtes Ashkénaze, apparemment, il n’est pas nécessaire de faire plus que ce qui est détaillé précédemment. Mais si la partie inférieure du croissant a atteint une température supérieure à 45 degrés : 1. Il faut nettoyer minutieusement l’intérieur du micro-ondes ainsi que le plateau central, avec une eau savonneuse, 2. Attendre 24 heures 3. Verser de l’eau bouillante sur tout le plateau central, 4. Pour les parois du four et la partie intérieure de la porte, il suffit de les nettoyer, minutieusement, avec une eau savonneuse.
Comment expliquer à nos enfants nos difficultés financières ? Comment communiquer avec ses enfants quand, dans l’entourage de la famille, beaucoup partent en vacances, alors que, de notre côté, nous traversons depuis plusieurs années des difficultés de Parnassa et ne pouvons offrir tout ce dont nous souhaiterions à nos enfants ? Le but étant qu’ils ne se sentent pas inférieurs, vexés, ou peinés ? Réponse de Rav Yossef ‘Haïm Benhamou Le Rav Walder (conseiller parental et écrivain connu en Israël) dit souvent qu’il ne faut pas entrer dans ce sujet avec ses enfants et qu’il est donc préférable de leur dire : "ce n’est pas encore le moment", ou plus simplement : "plus tard". En effet, exposer aux enfants les problèmes d’argent peut engendrer dans l’inconscient des enfants des idées négatives. La première, que l’argent est un élément essentiel dans la vie et que tout tourne autour. Dès lors, l’argent devient un but et non plus un moyen ! Il faut mettre l’accent sur les valeurs de la vie, les valeurs humaines, etc. La deuxième idée, encore plus nocive, est l’image d’un père et d’une mère incapables ! La Guémara (Nédarim 81a) dit de faire attention aux enfants des pauvres, car, par eux, se propage la Torah ! Cela signifie que les gens qui vivent simplement sont plus amenés à développer une richesse intérieure, car ils font évoluer en eux une autre dimension. On peut avoir peu d’argent et être très heureux, c’est en fait un déclic à avoir que d’apprendre à voir la vie avec des lunettes de joie. N’oubliez pas que la prière est le plus grand facteur de réussite dans l’éducation.
26
Magazine I n°83
Kotel : de quel mur s’agit-il ? J’ai visité récemment le tunnel du Kotel et la guide nous a dit que le "mur occidental" était le mur d’enceinte du Beth Hamikdach. J’ai toujours pensé que le Kotel où je me suis rendue était le mur du Beth Hamikdach et non le mur d’enceinte, qu’en est-il ? Réponse de Rav Shimon Griffel Le Beth Hamikdach était constitué d’un bâtiment principal et de plusieurs cours et esplanades (Middot). De manière très globale, le bâtiment principal était entouré d’une cour, la Azara, que l’on appellera cour intérieure (Yé’hezkel 40, 28). A l’avant de cette cour, on trouvait la Ezrat Nachim, la section des femmes. Ce complexe était entouré par une esplanade, le Har Habayit. Il existe une grande discussion entre les décisionnaires si le Kotel Hama’aravi consiste en un des murs de la Azara ou est une partie d’un des murs du Har Habayit (Yabi’a Omer, Yoré Déa 27). La coutume généralement acceptée est de considérer le Kotel Hama’aravi comme l’un des murs du Har Habayit. Il n’en reste pas moins que, bien qu’ayant une sainteté moindre que les parties centrales du Beth Hamikdach, cette esplanade extérieure faisait partie intégrante de celui-ci, au point que certaines personnes en état d’impureté n’avaient pas le droit d’y pénétrer. On peut donc dire que le Kotel Hama’aravi est un mur du Beth Hamikdach et plus précisément, une partie des murs extérieurs de celui-ci.
Prier sur un lit Est-ce que j’ai le droit de prier sur un lit ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Si, pour une raison ou une autre, il ne vous est pas possible de prier dans le salon ou si vous prierez mieux en étant dans votre chambre à coucher, c’est permis, même si vous êtes assis sur un lit. 2. Avant de prier, vous ferez en sorte que l’ordre règne dans la chambre. 3. S’il ne vous est pas possible d’être debout pour la ‘Amida, il est permis de la réciter en étant assis et en ayant les pieds joints. Dans la mesure du possible, vous ferez les efforts de vous lever aux quatre endroits de la ‘Amida où il faut se prosterner. 4. Si vous êtes envahie d’une extrême faiblesse, il est permis de la réciter en étant allongé, sur le côté (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm, 94, 6).
Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...
Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :
01.80.20.5000 (gratuit)
02.37.41.515 (gratuit)
www.torah-box.com/question Magazine I n°83 27
A'HAT CHAALTI Placébo
Vous allez découvrir ci-dessous une question intéressante posée par un médecin : "Un jeune patient est venu dans mon cabinet en se plaignant de fortes douleurs en différents endroits du corps, en particulier des douleurs lancinantes à la tête. Le patient a déjà pris presque tous les antidouleurs vendus en pharmacie mais il continue à se plaindre. Récemment, dit-il, il a été pris de vertiges terribles qui lui ont fait perdre l’équilibre. Je l’ai envoyé faire des analyses complètes, y compris un scanner de la tête, et toutes les analyses ont montré qu’il était en excellente santé. Après tous les soins et analyses, mon diagnostic était qu’en fait son problème était d’ordre psychologique. Il était ce qu’on appelle un ‘malade imaginaire’. Il était entré dans un cycle de panique et de peur car il se sentait atteint d’une maladie fatale. Ces maux imaginaires lui ont donné l’impression d’avoir de fortes douleurs et des vertiges alors 28
Magazine I n°83
qu’en réalité, son état de santé était tout à fait normal. Après mûre réflexion, j’ai décidé d’agir avec ruse. J’ai dit à mon patient : "Bien que je n’aie pas l’habitude de soigner mes patients par la médecine naturelle, du fait que je suis partisan de la médecine conventionnelle, je vais cette fois-ci dévier de mes habitudes. D’ici la prochaine consultation, je vais m’évertuer à vous trouver un remède naturel, très rare et tout à fait spécial, qui va beaucoup vous soulager. Son prix s’élève à cinq cents shekels !" Le patient a immédiatement donné son accord et a demandé de le lui procurer au plus vite. Quel médicament spécial ai-je réussi à obtenir pour lui ? Un remède Placébo (fictif), un remède imaginaire sans aucun agent actif. Je lui ai remis le médicament en espérant que son problème psychologique disparaisse. Je lui ai dit de prendre ce traitement pendant un mois et de revenir me voir ensuite.
Dès qu’il est entré dans mon bureau, j’ai vu qu’il était métamorphosé.
que quelques shekels. Je vous fais remarquer que je n’ai pas fixé un prix si élevé sans raison.
"Docteur, vous m’avez sauvé la vie !" s’est-il écrié avec émotion. Il m’a remercié avec effusion et m’a couvert de toutes les bénédictions mentionnées dans la Torah.
Dans ce genre de cas, le prix est un élément efficace dans la guérison du malade. Le patient ne croit pas qu’un remède ordinaire puisse coûter si cher.
Je me pose maintenant la question : il est vrai que le médicament a aidé le jeune homme, mais j’ai des scrupules.
S’il est si coûteux, c’est qu’il s’agit certainement d’un médicament spécial pour sa grave maladie…
Peut-être ai-je transgressé l’interdiction de voler ? J’ai vendu le remède à mon patient pour cinq cents shekels, or ce médicament ne coûte
Si je lui avais dit que le remède valait vingt ou trente shekels, il est probable qu’il n’aurait pas cru en ses pouvoirs curatifs.
Réponse du Rav Its'hak Zilberstein :
Il faut aussi faire remarquer pourquoi nos ‘nous ont fait savoir (‘Avoda Zara 55a) : "Au moment où on envoie les souffrances à l’homme, on leur fait prêter ce serment : ‘Vous ne le quitterez que tel jour, à telle heure, par tel docteur et par tel médicament." Du Ciel, on a annoncé que notre médecin bénéficierait de l’aide divine pour son traitement en recourant à ce stratagème. Et c’est pourquoi la totalité de la somme lui revient.
Le médecin a réfléchi pour trouver le moyen de guérir le jeune malade. Le patient a eu confiance en lui et c’est pourquoi il a accepté d’acheter le médicament. Il est certain que c’est grâce à ce remède qu’il a été débarrassé de ses souffrances. Il remercie le docteur de lui avoir sauvé la vie. Pour cette raison, la somme de cinq cents shekels revient de droit au médecin. Sa sagesse et sa sagacité ayant causé le rétablissement et la guérison du patient valent bien cette somme. On peut ajouter à cela que la guérison de ce malade ne fut possible que parce qu’il a investi cette somme importante. C’est grâce à elle que le malade a eu confiance en son médecin et en le traitement qu’il lui a proposé. Si le docteur lui avait dit que le remède était bon marché, le traitement n’aurait pas réussi. C’était là le bon moyen de traiter ce malade. Le "médicament" vaut ce prix-là (pour le patient) car il ne pouvait être efficace qu’en le payant au prix fort.
En conclusion : le médecin peut garder les cinq cents shekels. Rav Its'hak Zilberstein Pour égayer votre table de Chabbath, commandez sans plus attendre les livres Ahat Chaalti, volume 1 et 2 au : 01.80.20.50.00 ou www.torah-box.com/editions/
Partez vous détendre à Deauville ! Particulier loue pour toutes périodes, 2 appartements de standing tout confort et équipés pour 4 personnes, donnant sur jardin, dans la résidence Pierre et Vacances Les embruns. Plage à 300m, proche centre ville et synagogue. Adapté aux chomrei shabbat. Contacter au 0621248884 Magazine I n°83 29
RECETTE Petit déjeuner "healthy" : toast à l’avocat Les vacances, c’est souvent l’occasion de proposer aux enfants de nouvelles saveurs. A la fois savoureux et bon pour la santé, cet "Avocado Toast" est très tendance aux États-Unis ! Pour 5 personnes Temps de préparation : 15 min
Ingrédients
Difficulté : Facile Temps de cuisson : 5 mn
Réalisation - Faites bouillir de l’eau dans une casserole. - Mettez-y 5 œufs à cuire pendant 6 minutes,
· 5 tranches de pain complet · 3 avocats mûrs
- Sortez-les et mettez-les immédiatement dans de l’eau très froide afin d’arrêter le processus de cuisson.
· 5 œufs
- Enlevez la coquille des œufs, et coupez-les en deux dans le sens de la longueur.
· Jus de citron
- Faites toaster le pain complet.
· Poivre du moulin
- Coupez les avocats en dés et écrasez-les à l’aide d’une fourchette.
· Fleur de sel
- Ajoutez le jus de citron et disposez le mélange sur les toasts. - Ajoutez les œufs mollets au-dessus, le poivre du moulin, ainsi qu’une pincée de fleur de sel. Bon appétit !
30
Magazine I n°83
Esther Sitbon
LE COIN SYMPATIK Une bonne blague & un Rebus ! Toute la classe de Ch'ah fait des dessins et la maîtresse vérifie pour chacun d’eux, quand arrive le tour de Ch'ah, elle regarde son dessin et ne voit rien sur la feuille,
Rebus
Par Chlomo Kessous
La maîtresse lui demanda alors : – Pourquoi tu n’as rien fais ? – Si j’ai dessiné, répondit Ch'ah, j’avais dessiné des vaches avec de l’herbe, mais après les vaches ont tout brouté et puis elles sont parties.
le monde repose sur 3 choses, La Torah, Le Service Divin, Le Don
Editions Prions pour la guérison complète de Myriam bat Louisa
Esther bat Gilberte
Nicole bat Myriam
Shmouel Haïm ben Malka
Dominique Mabiala ben Pauline
Gad Hazan ben Georgette
Israel ben Lea
Ygal ben Sarah
Michael ben Esther
Yaakov ben Reine
Sandrine Ruth Bedoucha bat Marlène Bnina
Khalfala ben Kamra
Yona ben Emilie
Catherine Shirel bat Jacqueline
Elie Arama ben Reina
présente
Femme juive Aujourd'hui
Tout au long de l'Histoire, le rôle joué par les femmes au sein des différentes civilisations fut plutôt linéaire : épouses et mères restaient confinées dans l'ombre de leur foyer. Ce n'est qu'au cours des derniers siècles que la femme, hissée au même rang que l'homme a vu sa place évoluer pour atteindre de manière 18€ presque identique celle de l'homme. Dans cet ouvrage, la Rabbanite Devora Fastag replace les bouleversements vécus par la femme moderne dans un contexte pré-messianique et nous livre une perspective passionnante quant au rôle de la femme juive dans la société et sa place par rapport à l'homme.
Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom
www.torah-box.com/refoua-chelema Magazine I n°83 31
Perle de la semaine par
"Si ton fils s’engage sur de mauvaises voies, aime-le davantage." (Rabbi IsraÍl Baal Chem Tov)