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Torah-Box Magazine n°80 France - Bamidbar

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LIBAN

MA'ASSER

BAMIDBAR KNESSET

LODZ

PROVIDENCE DIVINE

KIDDOUCH

n°80 I 5 Juin 2019 I 2 Sivan 5779 I Bamidbar

La Knesset dissoute, de nouvelles élections en septembre

Chavouot : La Torah t’est offerte, prends-la !

> p.6

> p.11

KUSHNER

CHYPRE

HALAKHA

M A G A Z I N E

​ rand G Chabbath pour jeunes avec Torah-Box, on vous attend du 14 au 16 Juin > p.21


« La veille de Chavouoth, prenez 91 pièces et ajoutez-y 13 autres afin de parvenir à la somme de 104 (deux fois la valeur numérique du mot « ben »). Donnez cette somme à la tsedaka afin d’aider les indigents et les érudits dans le besoin. Vous serez gratifiés par la naissance d’un enfant et vous hâterez la rédemption finale. » (Rav Haim Palgi)

0-800-106-135

Un reçu sera envoyé pour tout don.

5 possibilités pour transmettre vos dons au Vaad haRabanim :

1

Appelez ce numéro pour un don par carte de crédit : 0-800-106-135 en Israël:

5

00. 972.2.501.91.00

2

Envoyez votre chèque à :

Vaad haRabanim

10, Rue Pavée 75004 Paris

Sur notre site :

3 Envoyez votre don à l'un des Rabanim de votre région (demandez la liste au numéro 0-800-106-135).

www.vaadharabanim.org

Site sécurisé

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Envoyez votre don dans l'enveloppe jointe.

Veuillez libeller vos chèques à l'ordre de Vaad haRabanim


CALENDRIER DE LA SEMAINE 5 au 11 Juin 2019 Mercredi 5 Juin 2 Sivan

Mercredi 5 Juin Rav Yisraël Hagar

Daf Hayomi Bekhorot 49

Dimanche 9 Juin

Michna Yomit Chvouot 5-4

Rabbi Israel "Baal Chem Tov" Rav Mordékhaï Camus Cohen Roi David

Limoud au féminin n°235

Lundi 10 Juin Jeudi 6 Juin 3 Sivan

Vendredi 7 Juin 4 Sivan

Samedi 8 Juin 5 Sivan

Hochéa Ben Beeri Rav David Halévi Dra'ah

Daf Hayomi Bekhorot 50 Michna Yomit Chvouot 6-1 Limoud au féminin n°236

Daf Hayomi Bekhorot 51 Michna Yomit Chvouot 6-3 Limoud au féminin n°237

Parachat Bamidbar Daf Hayomi Bekhorot 52 Michna Yomit Chvouot 6-5 Limoud au féminin n°238

Dimanche 9 Juin 6 Sivan

Daf Hayomi Bekhorot 53 Michna Yomit Chvouot 6-7

Paris.

Lyon

Marseille

Strasbourg

Entrée

21:32

21:09

20:58

21:09

Sortie

22:57

22:26

22:11

22:33

Chavouot (2ème jour)

Zmanim du 8 Juin

Daf Hayomi Bekhorot 54

Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Nets

05:48

05:52

05:59

05:28

Fin du Chéma (2)

09:48

09:45

09:48

09:28

'Hatsot

13:50

13:40

13:38

13:28

Chkia

21:51

21:28

21:16

21:28

Michna Yomit Chvouot 7-2 Limoud au féminin n°240

Mardi 11 Juin 8 Sivan

Horaires du Chabbath

Chavouot (1er jour)

Limoud au féminin n°239

Lundi 10 Juin 7 Sivan

Tombeau du Roi David

Daf Hayomi Bekhorot 55 Michna Yomit Chvouot 7-4 Limoud au féminin n°241


ACTUALITÉ Missiles syriens : Israël confirme une riposte

La Turquie envisage de déployer des missiles près de Chypre

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ACTUALITÉ

Corée du Nord : Kim Jong-Un aurait fait exécuter les négociateurs du sommet raté de Hanoï

La Knesset dissoute, de nouvelles élections en septembre

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Magazine I n°80


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Magazine I n°80


VIE JUIVE Chavouot : La Torah t’est offerte, prends-la ! Ce jour du don si spécial t’apprend que la Torah ne te prend rien, elle ne fait que te donner…

La Mitsva de se souvenir Le Ramban écrit qu’il est une Mitsva primordiale de ne pas oublier les choses que nos yeux ont vu au Mont Sinaï, car D.ieu a "mis en scène" tout cela pour que nous apprenions à l’avoir en permanence devant les yeux : "mais aussi garde-toi et évite avec soin, pour ton salut, d’oublier les évènements dont tes yeux furent témoins, de les laisser échapper de ta pensée à aucun moment de ton existence, ce jour où tu parus en présence de l’Eternel...". Le Ramban explique que, la Mitsva de se souvenir du rassemblement au Mont Sinaï inclut aussi le devoir de se rappeler des détails qui y figuraient : les sons, les lumières, la fumée, la montagne, etc. Un procédé éducatif Le Levouch écrit qu’à Chavouot : "on a l’habitude de fleurir les synagogues et les maisons pour rappeler la joie de la Torah et la végétation qui abondait autour du mont Sinaï". Le judaïsme n’est pas une religion de cérémonial et de symbolisme. Ce n’est pas une religion de commémoration historique. S’il est un Minhag

qui prescrit ainsi de décorer nos maisons de fleurs fraiches et parfumées pour la fête de Chavouot, c’est que c’est un procédé éducatif utile pour nous, pour toute l’année. En effet, il n’y a pas de Mitsva d’ériger un petit monticule de terre au milieu du salon en "souvenir du mont Sinaï"! On ne nous demande pas non plus de produire de la fumée et des feux d’artifice "en souvenir d’un évènement historique". Et cela parce que la Torah n’ordonne pas de jouer la comédie mais exige simplement des choses porteuses d’un état d’esprit pur et éternel. Or, si c’est le cas, quel est le message des herbes à Chavouot ? Les maîtres du Moussar disent que c’est parce que beaucoup de gens pensent qu’ils doivent, à tort, sacrifier quelque chose en faveur de la Torah. Renoncer aux bonheurs de ce monde ? Voici ce que certains pensent d’une façon ou d’une autre : "Dans la mesure où je respecte les Mitsvot, je dois renoncer aux plaisirs de ce monde afin de suivre les paroles de D.ieu". Beaucoup pensent ainsi qu’il faut tirer un trait sur le monde terrestre, pour mériter le monde Magazine I n°80 11


VIE JUIVE futur. C’est malheureusement l’un des plus grands contresens qui circulent de nos jours. Il n’existe tout simplement pas de choses telles qu’être perdant dans ce monde terrestre à cause de la Torah. La Torah ne vient rien prélever de ce monde matériel. Au contraire, elle te le sert sur un plateau… S’il est vrai que la Torah t’interdit certaines choses ou te limite dans d’autres, c’est tout simplement parce qu’elle sait mieux que toi ce qui t’est véritablement bénéfique et qu’elle souhaite que tu en profites au maximum, et de façon optimale. Or c’est une grave erreur de penser que ce monde terrestre sans Torah serait meilleur. La Torah détient le secret de la vie, y compris de celle du monde matériel. Le menteur d’ici bas devra payer le prix plus tard. Celui qui profane le nom Divin en cachette sera déshonoré publiquement. Ce sont des choses honteuses qui ne correspondent pas au plan Divin. C’est comme des parents qui interdisent à leur enfant de manger de la crème glacée et des bonbons en quantité énorme et sans arrêt. Leur but n’est pas de lui refuser son plaisir, au contraire. Voilà pourquoi il est une Mitsva de se réjouir à Chavouot de toutes les façons possibles. Comment est-il appelé ? Le jour où l’on nous a donné la Torah ! Nous aurions pu penser que lors de la journée où la Torah nous a été donné, nous aurions dû nous sanctifier et nous retirer de toutes les affaires du monde. Or ce n’est pas le cas.

Le bonheur fait partie de la Torah Le monde n’est pas une réalité contraire ou opposée à la Torah. Il n’y a pas d’un côté le monde et de l’autre la Torah, entre lesquels il faudrait choisir sa préférence. Le monde et la vie font partie de la Torah. Celui qui s’engage dans la Torah obtient également une vie agréable ! Aujourd’hui, pas besoin de preuves scientifiques pour savoir que cela est vrai. Le bonheur fait partie de la vie de Torah, alors que la qualité de vie des jouisseurs et autres libéraux résulte systématiquement, d’une détérioration épouvantable de la moralité, du sens des responsabilité et du devoir de transmission. La Guémara dans le traité Chabbath (80,8), montre clairement que chaque mot qui sortait de la bouche de D.ieu sur le mont Sinaï emplissait le monde entier de délicieuses odeurs. Et ce n’est pas parce que nous avons reçu un bonus avec les Dix Commandements, mais simplement parce que telle est la réalité de la sainte Torah. Le bon et le plaisir en font naturellement partie. D’où le fait de disposer dans la maison de la végétation aromatique semblable à celle qui abondait sur le mont Sinaï lors du don de la Torah. Car il était impensable que la Torah descende dans ce monde sans que celui-ci soit gorgé de délices, y compris pour le bétail... Encore aujourd’hui, la Torah est un cadeau et le plus grand des plaisirs, même dans ce monde terrestre…

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Magazine I n°80


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Bamidbar – Les "fils" de Moché Cette semaine dans la Paracha, les fils d’Aharon sont cités comme les descendants de Moché. Y’a-t’il un lien entre la transmission d’un maître et la filiation d’un père ?

Après la répartition du campement des tribus d’Israël, la Torah présente les descendants de Moché Rabbénou et d’Aharon, le Cohen Gadol, mais ne cite finalement que les fils d’Aharon (Bamidbar, 3:1). Rachi explique que ceux-ci sont considérés comme les fils de Moché, parce que ce dernier leur enseigna la Torah. Or, celui qui enseigne la Torah au fils de son prochain, est considéré comme s’il leur avait donné naissance (Rachi, Bamidbar, 3:1). Les fils de Moché Le Maharal demande pourquoi seuls les enfants d’Aharon sont appelés "fils de Moché" et non pas le reste du peuple juif qui bénéficia, dans son ensemble, des enseignements de Moché Rabbénou. Il répond que l’instruction aux Bné Israël était le résultat d’un ordre

reçu. En revanche, Moché en apprit plus aux enfants d’Aharon. C’est cette Torah, qu’il transmit volontairement, qui lui valut le mérite d’être considéré comme leur père (Gour Arié, Bamidbar, 3:1). Le Rav Its’hak Berkovits démontre (à partir d’un autre épisode du Séfer Bamidbar), qu’Hachem voulait précisément que Moché transmette la Torah de son plein gré. Dans Parachat Pin’has, Hachem lui demande de nommer Yéhochoua bin Noun comme successeur. D.ieu dit à Moché de mettre sa main sur Yéhochoua, mais voilà que celui-ci plaça ses deux mains sur son disciple. Agir de son plein gré Pourquoi si Hachem n’a demandé qu’à placer une main , Moché a-t’il finalement posé les

Supplément spécial Chabbath I n°80

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deux ? Rav Berkovits explique qu’Hachem voulait que Moché utilise son autre main de son propre gré, afin qu’une partie importante de sa transmission à Yéhochoua soit volontaire. Moché avait comprit ceci et donc agit en conséquence. Il nous faut encore comprendre pourquoi seul celui qui enseigne de son plein gré, est considéré comme ayant donné naissance à son disciple, tandis que celui qui le fait par obligation ne reçoit pas cette même marque d’approbation. Ici, Rav Berkovits nous apprend que lorsqu’on devient parent, on donne de soi-même pour sa progéniture, parce que l’enfant fait partie intégrante de nous-même. Quand on enseigne la Torah à quelqu’un, on lui transmet une part de son essence spirituelle. Ainsi, on ressemble à celui qui enfante. La différence ici est que le parent biologique fait un don physique, tandis que l’enseignant transmet de son être spirituel. Vouloir enseigner Le Maharal de Prague nous enseigne qu’un professeur ne donne de lui-même que quand il enseigne par désir, de plein gré, et pas seulement quand il en est obligé. Ceci, parce que quand il enseigne par devoir, il ne peut pas se consacrer entièrement à l’autre. S’il se sent obligé, l’enseignant n’a pas l’intention sincère d’influencer l’autre et de le faire grandir à un niveau spirituel plus élevé, mais simplement d’accomplir sa tâche. Par conséquent, le processus de transmission connaît une faille, au point que la Torah apprise n’est pas entièrement intériorisée par l’élève. Voilà pourquoi le disciple n’est pas considéré comme l’enfant du professeur. En revanche, lorsque l’enseignement est dispensé par désir de partager les merveilles de la Torah avec l’autre, le maître transmet son essence spirituelle et celle-ci passe chez l’élève. L’enseignant est alors l’équivalent d’un parent. Ce principe s’applique à de nombreuses personnes et dans plusieurs situations. Un 14

Magazine I n°80 Supplément spécial Chabbath I n°80

parent a le devoir d’enseigner la Torah à son enfant, mais s’il n’agit que par obligation, son enfant le ressentira et la transmission sera compromise. Prenons l’exemple de quelqu’un qui a passé une grande partie de sa vie à étudier en Yéchiva puis dans un Kollel et qui, pour diverses raisons, décide d’entreprendre une carrière d’enseignant. Sa motivation principale jouera un rôle significatif dans la qualité de son travail. Si c’est la situation financière qui l’oblige à travailler, il ne réalisera pas son plein potentiel de "maillon" dans la chaîne de la tradition. La notion de transmission C’est pour cela que le Rav Na’houm Pirtzowitz répétait à ses disciples que la Parnassa ne doit pas être l’élément principal qui stimule un enseignant à commencer son métier. Tout d’abord, nous pouvons tous être confrontés à des situations qui nous demandent de transmettre quelque chose à notre prochain et ce qui nous y motive aura un rôle important quant à l’utilité de la leçon donnée. Ensuite, ce principe s’applique à toutes formes de don, pas seulement celui de l’enseignement de la Torah. Donner par obligation est bien moins louable que si l’on agit par envie d’aider notre prochain. Le don qui rapproche De plus, il semble évident que le principe de Rav Dessler – selon lequel plus on donne à l’autre, plus on l’aime — ne s’applique que quand on donne de plein gré et non pas par devoir. Le fait de donner par manque de choix entraîne souvent un ressentiment. Nous avons vu que Moché Rabbénou mérita le titre de "père" des fils d’Aharon, parce qu’il leur enseigna plus que ce qui lui incombait. Puissions-nous tous mériter d’imiter les gestes de Moché et de donner volontiers de notre Torah aux autres.

Rav Yehonathan Gefen


SHABATIK

SHA BA TIK

N°124

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES : USTENSILES À NE PAS OUBLIER : Feuillet parents-enfants pour Chabbath

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

Un étui pour ranger l’Afikomane

édité par

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

Bamidbar

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

1

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne

LA PARACHA

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

DVAR TORAH

A

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder

Il est écrit “Et voici les descendants de Moché et de Aharon…” pour ne citer finalement que les descendants de Aharon...

PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

7

enfants de Moché” ?

Maro Hachem demanda à Moché de placer une main sur la tête 3. . Pourquoi r

euf dur .O

(rondes, faites à la En vertu de ce principe, pourquoi tout le peuple d’Israël n’est pas main)

.

Karpas

désigné comme les enfants de Moché Rabbénoun ?

2. Épaule s 4. > Le Maharal de Prague répond : d’agneau 3. Maror Lorsqu’on enseigne la Torah à quelqu’un sans en être obligé et qu’on y

aule d’ag

> Moché posa Épses 2 mains. Il voulait de tout son coeur que Yéhochoua réussisse.

au ne

Étant donné que Moché enseigna la Torah aux enfants d’Aharon, la 1. 3Torah Matsot chemourot les considère comme ses enfants.

de Yéhochoua lorsqu’il le nomma comme son successeur et que fit Moché ?

2.

. Pourquoi les enfants de Aharon sont-ils présentés comme étant “les

> Comme dit Rav Dessler, quand on donne de soi c’est qu’on aime... Et toi :

Harossè .‘ t

. Vis-tu de la meme manière l’accomplissement d’un acte qui te tient 6

D’après toi :

azere et celui d’un acte qu’on t’impose ? (laitue met romaine) son envie personnelle afin de construire l’autre, l’enseignant devient . H à coeur t 5 comme un père qui transmet la vie. 4. Karpass (céleri) Est-ce une bonne chose de faire 6.‘Harossèt personnelle en y mettant tout son être. Il tenait à transmettre la Torah de 7. Oeuf dur tout son coeur… 8. Bol d’eau salée e

’e 8. Bol d

h

m

alée

(laitue ou endives) d’Hachem. Par contre, aux enfants d’Aharon, Moché s’investissait de façon

.

une différence ou faut-il aussi essayer de s’investir à fond dans les actions qu’on nous impose ? (donner des exemples)

au s

tC so at 1. M

5. ‘Hazeret Aux Bné Israël Moché enseigna la Torah car il en avait reçu l’ordre

ou ro t

LA QUESTION QUANTITÉS DU REBBE OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR

B

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main

MATSA

Un soldat eut un jour une idée. Quand il montait la garde par temps de grande chaleur il installait sur son képi un petit panneau solaire relié àun ventilateur autonome et qui fonctionnait avec le soleil... Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas)

Minimum Standard • Hidour A-t-on le droit de l’utiliser Chabbath ? (au mieux) D’après vous:

MAROR

1 Kazayit

1 Kazayit

1 Kazayit

La2réponse de Rav Zylberstein : Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit > On ne peut pas porter ce type de casquette à cause de l’interdit de Métaken Mana réparer un ustensile. 2 Kazayit 1 Kazayit 2 C’est à dire qu’on craint qu’une personne se mette à réparer si le mécanisme venait àKazayit s’arrêter. De plus, le fait de mettre la casquette au soleil entraîne le déclenchement du ventilateur.

Etapes du Séder La quantité de Maror

Maror 1 Kazayit

Supplément spécial Chabbath I n°79

Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 1 15


SHABATIK

SHA BA TIK 2

L’HISTOIRE

Il y a une centaine d’années, une guerre a éclaté entre deux peuples. Etant donné qu’à cette époque, le peuple d’Israël était encore dispersé parmi les nations du monde, les non-juifs obligeaient les juifs à se joindre à leurs armées et à les aider à mener leurs guerres. Ainsi, les juifs n’avaient pas d’autre choix que de participer aux guerres eux aussi. Un certain juif qui était sur le point d’être enrôlé à l’armée avait très peur qu’il lui arrive quelque chose à la guerre. Il a donc décidé de demander la bénédiction d’un Rav. Le Rav a réfléchi un long moment et lui a répondu : «Écoutez, je comprends parfaitement votre peur et j’ai une idée pour vous ! Hachem se trouve partout et Il est le seul à pouvoir réellement vous protéger, mais pour qu’Hachem vous protège, vous devez prendre sur vous de respecter une Mitsva ! Êtes-vous prêt à le faire ?» Le juif a baissé les yeux, honteux, et a dit au Rav : «Kavod Harav, je suis vraiment désolé, mais mon père ne m’a jamais appris à respecter les Mitsvot, donnez-moi peut-être une idée de Mitsva facile que je pourrai

A

DEVINEZ

respecter à l’armée ! » Le Rav lui a dit : « Vous vous apprêtez à vivre parmi des soldats non-juifs et Hachem nous a ordonné dans la Torah de ne pas boire de vin touché par un non-juif. Si vous prenez sur vous de ne pas boire de ce vin, je vous bénirai d’être protégé par Hachem ! » Le juif a accepté et le Rav l’a béni. Il est donc sorti en guerre et a pu constater qu’il était vraiment protégé par Hachem. Il remportait tellement de victoires qu’il est devenu commandant. Une fois, lors d’une guerre très difficile qu’il a menée contre l’ennemi, il s’est battu de toutes ses forces et Baroukh Hachem, il a gagné ! Le général, qui est le chef le plus haut placé de l’armée a entendu que le commandant juif avait gagné cette guerre difficile et il a déclaré : « Je veux organiser une grande fête en l’honneur de ce commandant juif qui a réalisé cette prouesse ! » Ainsi, tous les chefs d’armée non-juifs se sont réunis dans une grande bâtisse en l’honneur de cette fête. Un copieux repas a été préparé et même un orchestre a été convié ! Puis, le général a pris la parole devant l’assemblée et a dit : « J’ai organisé cette fête pour présenter toutes mes félicitations au commandant juif pour la guerre qu’il a menée avec habileté. Maintenant, nous allons tous trinquer ensemble pour fêter sa victoire ! »

• Imaginez la suite de l’histoire.Trouvez une fin triste, une fin gaie puis une fin rigolote. Le vin qui allait être bu en l’honneur de la fête était interdit pour le commendant juif car c’était le général qui l’avait servi . Il s’est dit : « Si je bois ce vin, je transgresserai une Mitsva d’Hachem que je m’étais engagé à respecter et d’un autre côté, si je ne le bois pas, le chef en sera offensé et il y a de fortes chances qu’il me punisse ! » Soudain, alors qu’il était plongé dans ses pensées, un bruit assourdissant d’avions s’est fait entendre. C’étaient en fait des avions ennemis qui approchaient de l’endroit où avait été organisée la fête. Le commandant juif a profité de ce moment de confusion pour jeter son verre de vin par la fenêtre ! Seulement, il n’a pas fait attention qu’il a été remarqué par deux officiers non-juifs ! Ils se sont tout de suite rendus chez le général et lui ont dit : « Savez-vous ce qu’a fait le commandant juif ? Vous avez organisé une grande fête en son honneur, vous lui avez servi du vin et il l’a tout simplement jeté par la fenêtre !! » Le général fou de rage a alors crié au commandant juif : « Comment ? Vous n’avez pas honte ? Comment osez-

B

LES ZEXPERTS 1- Qu’a fait le juif quand il a su qu’il devait aller à l’armée ?

2- Que lui a demandé le Rav en échange de sa bénédiction ? 3- Comment le juif a t’il été protégé ?

16

C

L’HISTOIRE RE-CONTINUE vous me faire un tel affront ?! Sortez d’ici tout de suite ! Je ne veux plus vous voir !! Et je vous punirai sévèrement pour cela ! » Le commandant juif est sorti de la pièce, les yeux baissés. Il avait très peur de la punition qu’allait lui infliger le général. Il se disait : « Comment est-ce possible que j’ai respecté une Mitsva d’Hachem et que finalement, j’en sois sorti perdant ?! Alors que le commandant juif marchait, il a entendu une fois de plus le bruit assourdissant des avions, mais cette fois, ils se sont rapprochés beaucoup plus que la première fois de la bâtisse où avait été organisée la fête. Puis, soudain, un terrible fracas s’est fait entendre ! Les avions ont lancé des bombes en direction de la bâtisse qui s’est écroulée sur tous les soldats non-juifs se trouvant à l’intérieur » ! Aucun d’eux n’a échappé à la mort ! « Oh !! s’est écrié le commandant juif, quel miracle !! Si je m’étais encore trouvé là-bas, moi aussi, je serais mort ! Par le mérite de la Mitsva que j’ai accomplie, j’ai été sauvé ! »

A VOTRE TOUR • Le pouvoir de la bénédiction d un Juste : à chaque fois qu’un juif se trouve dans la détresse, il peut aller parler à un Rav, qui va l’écouter, le bénir et lui donner de bons conseils pour résoudre ses problàmes. Il a souvent le roua’h hakodech qui va l inspirer pour sauver le juif qui en a besoin.

• La force de l’accomplissement des Mitsvot : elles nous protàgent de tout mal. On n’est jamais perdant en accomplissant les Mitsvot. Donner des exemples vécus de mitsvot qui vous ont protégé.

Supplément spécial Chabbath I n°79

2


SHABATIK

SHA BA TIK 3

JEUX

En Page 4 de ce feuillet se trouve un groupe de robots.Votre mission est de démasquer lequel de ces robots est le Robot de notre Chabbath. Pour cela vous devez jouer aux jeux de cette page, amasser des points, et a chaque fois que vous accumulez 6 nouveaux points, vous recevrez un indice qui vous permettra de découvrir qui est le Robot de Chabbath cette semaine. Tous les convives jouent ensemble dans la màme équipe.

QUIZ HALAKHA

A

RIMES EN VERS

D

1 point / bonne réponse

1. Doit-on se forcer à manger du poisson, le Chabbath ? 2. Doit-on obligatoirement acheter des bonbons ? 3. Est ce que nettoyer la maison est une Mitsva ? 4. Sais tu ce que faisaient les grands sages du Talmud pour honnorer le Chabbath ? 5. Sais-tu quand on doit se soucier de son habit de Chabbath ? 6. Sais-tu pourquoi papa soulève les marmites et goûte à tous les plats, le vendredi ? 7. Peut-on travailler Erev Chabbath ?

2 points

• L’année de la Chemita, un agriculteur est heureux de pouvoir étudier la Torah à plein temps.Exprimez sa joie en quatre vers qui riment.

LE TEXTE ÉRRONNÉ

E

2 points si la réponse est bonne

Lire une premiere fois le texte d’une traite, et demander aux participants combien d’erreurs ils ont détectées.

Réponses :

R1 Non si ce n’est pas un plaisir pour celui qui le mange.

Puis le relire en attendant que les participants vous arrêtent dés qu’ils aperçoivent une erreur. (1 point par erreur corrigée) Les erreurs sont en gras et les corrections entre parenthèses. (7 erreurs a trouver)

R2 C’est une Mitsva de rendre le Chabbath délicieux mais à condition de ne pas cultiver la recherche du plaisir. R3 Oui, comme si on recevait un roi. R4 Rav ‘Hisda coupait les légumes, Raba et Rav Yossef coupaient du bois,

• Il est important le Chabbath, avant le repas, de faire la Havdala (le Kiddouch). On doit regarder les nuages (les Nérot) au moment du Kiddouch. On ne peut faire la douche (Kiddouch) qu’à l’endroit où l’on mange. C’est bien de manger (sentir) des odeurs agréables pour diminuer (multiplier) les Averot (Brakhot) et arriver à 70 (100) Brakhot que l’on doit réciter chaque jour.

Rabbi Zéra allumait le feu. R5 C’est une Takana que de devoir penser à son linge le jeudi. R6 Car on a une Mitsva de goûter des plats de Chabbath comme un chef cuistot qui vérifie la saveur de ce qu’il prépare. R7 Celui qui travaille le vendredi après-midi ne voit pas de Brakha de ce

qu’il fait.

TÉLÉPHONE YDISH

B

F

2 points par phrase bien transmise

ACTION N°2

2 points

. Aidez maman à ranger la table

Chacun à son tour dit cette phrase à l’oreille de son voisin • “Si tu ne sors pas du désert, tu seras privé de dessert !” • “Le monsieur qui distribue les bonbons à la synagogue est le papa du dentiste !”

C

ACTION . Chantez un chant de chabbat.

2 points par chant

INDICES ET RÉPONSE

G

. . . .

Voici les indices à donner aux enfants a chaque fois qu’ils ont cumulé 6 nouveaux points : 1er indice : Il n’a pas de roue. Réponse : 2ème indice : Il a une tête carré. Le Robot de Chabath, 3ème indice : Il n’a pas d’écran.. c’est Robalala. 4ème indice : C’est une fille.

Supplément spécial Chabbath I n°79

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SHABATIK

4 QUI EST LE ROBOT DE CHABBATH ?

Roboclasse

Robogosse

Roboulot

Roby

Robily

Roba

Roboula

Robilu

Robinne

Robalala

Robila

Robellegosse

Robimboum

Robu

Robochoux

Robanounou

Envoyez-nous vos commentaires sur www.torah-box.com/shabatik Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 18

Supplément spécial Chabbath I n°80

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Le serpent et le soldat Voici une merveilleuse histoire sur la foi et la confiance, qui prouve à quel point la Providence Divine accompagne le Juif à chaque pas. Nous l’avons entendue du Rav Emmanuel Téhila.

Un jour de bon matin, une lettre émouvante est parvenue à l’un des étudiants de la Yéchiva Or Saméa’h. Elle avait été envoyée par l’un de ses amis vivant à l’étranger.

Plus les jours passaient, plus je m’aventurais plus loin dans les terres". Un jour, en pleine zone montagneuse, le jeune homme tomba soudain nez à nez avec un serpent immense.

Il s’agit de deux anciens amis dont les chemins ont divergé, lorsque l’un d’eux - celui qui étudie actuellement à Or Saméa’h, a fait Téchouva, et le second est resté dans un mode de vie laïc.

Il avait toujours été passionné par les domaines des animaux et de la nature, c’est pour ça qu’il savait qu’il lui était interdit d’entrer en contact direct avec le serpent, de se rapprocher trop près de lui, et encore moins de vouloir jouer, comme on le ferait avec un animal de compagnie.

Cet ami a d’ailleurs longtemps erré jusque dans les pays d’Extrême-Orient et s’est même mêlé pendant un temps à des mouvements proches des sectes. Par la suite, il a choisi de s’engager dans l’armée du pays dans lequel il résidait depuis des années. "J’ai été envoyé en Afghanistan avec ma brigade, écrit l’ami. Arrivés à destination, nous nous sommes préparés à un long stationnement. Notre mission consistait à éliminer les poches des derniers rebelles restés dans la région. J’étais le seul Juif parmi des centaines de Goyim, et lorsque ma troupe a terminé l’installation de notre campement, je suis allé me promener au milieu des collines montagneuses qui nous entouraient. Elles étaient remarquablement belles. Amateur de la nature, je trouvais un grand intérêt à ces nouveaux paysages que je découvrais et qui se dessinaient tout autour de moi".

L’adieu Pourtant, pris de curiosité, il décida de tenter sa chance et commença à lancer dans la direction du serpent quelques feuilles et autres brindilles. Le serpent les avala rapidement. Au bout de quelques minutes, le jeune homme tenta de s’approcher légèrement du serpent, qui ne bougea pas. Alors le soldat lui jeta autre chose. Ce drôle d’échange dura quelques temps, si bien que le jeune homme finit par gagner la confiance du serpent. Il devint même son "ami fidèle". Chaque matin, avant de sortir sur le terrain, le soldat venait fraterniser avec son "ami" pendant un moment, puis le quittait pour rejoindre sa brigade.

Supplément spécial Chabbath I n°80

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campement, aucun des soldats ne savait où disparaissait leur ami dès le lever du jour. Trois mois s’écoulèrent ainsi. Un jour, la brigade reçut l’ordre de lever le camp et de retourner vers leur base d’origine. Le départ était imminent. Immédiatement, le jeune homme s’empressa de retourner dans la zone montagneuse pour y trouver le serpent et partager un dernier moment en sa compagnie, avant de devoir le quitter pour toujours. Il arriva donc au bout de la forêt où se trouvait la tanière du serpent et, comme toujours, le serpent l’accueillit avec bienveillance. Ils "jouèrent" une minute ou deux, l’homme jetant des feuilles en direction de l’animal, lorsque, soudain, quelque chose d’inattendu se produisit. Le serpent se redressa. Il faut savoir que lorsqu’un animal tel que le serpent se tient dans dans cette position dressée, il est interdit à l’homme de bouger et il faut s’immobiliser complètement. Le moindre mouvement qu’on pourrait faire, constitue réellement un danger de mort. Le serpent pourrait à tout moment être susceptible de mordre et l’attaque serait aussi rapide, que fatale. Le serpent ne bouge pas Privé donc de sa liberté de mouvement, le soldat juif resta sur place sans bouger. Immobiles, le serpent et lui se fixèrent mutuellement, sans que rien ne bouge. Un très long moment s’écoula ainsi, le serpent ne voulant toujours pas retrouver sa posture habituelle et libérer l’homme, qui non seulement était figé sur place, mais qui en plus avait de plus en plus de mal à garder son contrôle. Il voulait retrouver sa brigade. Il se doutait qu’elle avait levé le camp et, sans doute, s’était déjà beaucoup éloignée. Mais il était à la merci du serpent et n’avait d’autre choix que d’attendre. Enfin, le serpent finit par reprendre sa position normale, à même le sol, et se remit à ramper entre les feuilles et branchages. 20 20

Le soldat, quant à lui se mit à courir, malgré les crampes qu’il ressentait après cette longue station debout, le soldat rassembla toutes ses forces et tenta de rejoindre les autres combattants au plus vite. "En effet, écrit-il dans sa lettre, parvenue à la Yéchiva Or Saméa’h, je courrais en suivant les traces de pneus des transports de troupes blindées et des nombreux tanks. A chaque fois je tentais de repérer la station suivante. Je courus pendant près de trois heures de suite, jusqu’à ce que j’arrive dans une vallée étroite entre deux montagnes hautes. A ma grande stupéfaction, je tombais alors devant une vision d’effroi : tous mes amis, tous mes compagnons de la brigade, étendus à même le sol, au pied des tanks. Autour d’eux : des fleuves de sang. Leurs ennemis les avaient rattrapés et, après un dur combat, pas un seul d’entre eux n’avait survécu. Cette vision, avec toute l’horreur qu’elle renferme, mais aussi avec tous les miracles qui eurent lieu et qui l’entouraient, fit sur moi une forte impression. En effet, personne n’aurait pu agir pour que le serpent reste debout pendant si longtemps de façon naturelle, et me retarde. Je n’ai pas pu rejoindre mes compagnons et grâce à cela, une mort certaine m’a été épargnée - seul le D.ieu du Ciel et de la Terre en est responsable ! Lui seul pouvait opérer un tel miracle", écrit l’ami. Il termina sa lettre en annonçant son prochain retour en Israël, décidé à entamer un processus sincère de retour aux sources. Fantastique Nos sages nous racontent qu’en raison de nos fautes, nous avons perdu un excellent messager : le serpent. Si nous avions eu le mérite qu’Adam Harichon ne faute pas, le serpent aurait été d’une grande aide pour l’homme.

Supplément spécial Chabbath I n°80

Equipe Torah Box


COMMUNAUTÉ Grand Chabbath pour jeunes avec Torah-Box : on vous attend tous ! A quelques jours du 1er Chabbath pour jeunes organisé par Torah-Box dans un lieu magnifique à Anet, je me suis entretenue avec ‘Haya, chef d’orchestre de ce grand rassemblement. Avec sourire et bonne humeur, elle nous a accordé cet entretien et nous en dit plus sur ce qui sera sans doute, un évènement majeur pour la communauté !

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COMMUNAUTÉ Un cœur qui bat pour la gloire de Hachem : Les institutions juives d’Aix les Bains Inscrite dans un collège public d’une banlieue lyonnaise à la fin des années 70, unique élève juive de ma classe, et consciente de la nécessité de recouvrer mon identité religieuse, je me souviens des batailles que je livrais pour gagner le droit d’assister aux cours le samedi sans avoir à les retranscrire sur mes cahiers ,ou pour que soient décalés les contrôles prévus ce jour-là. Aussi, quand un jour béni, mes parents traditionalistes me proposèrent de passer ma seconde à l’internat d’Aix les Bains, au Beth Yaakov, je n’hésitais pas. Le Beth Yaakov Tomer Déborah, un univers chaleureux C’est là-bas que j’appris à lire en hébreu. Je déchiffrais difficilement la prière de Chah’arit, et tandis que la plupart de mes camarades, déjà familières avec le texte liturgique, s’asseyaient autour des grandes tables de la salle à manger de l’ancien bâtiment (ainsi nommé pour le différencier du nouveau), consciencieuse et appliquée, les pieds joints je terminais ma Amida sous l’œil bienveillant de ma Madrikha… Parfois, en coulant un regard envieux en direction de mes camarades, j’ajoutais silencieusement à ma prière laborieuse, une pensée qui ne m’honorait pas : pourvu qu’il reste une petite tartine … Heureusement, je trouvais bientôt des amies qui me réservèrent ma part... Elles devinrent mes sœurs, ma famille. L’origine du Tomer Déborah ne me fut révélée que beaucoup plus tard. Construit en 1956 tout en haut d’une colline, que l’insouciance de la jeunesse nous faisait dévaler et escalader en courant, sa direction fut confiée par Rav Chajkin, à Rav Cahn et à Rav Breisacher, qui œuvrèrent ensemble durant 63 ans. Dans les couloirs qui menaient à nos chambres, un nom revenait souvent sur les lèvres des jeunes filles les plus ferventes. Rav Chajkin zatsal, ce seul nom que j’entendais prononcer avec respect, m’intimidait terriblement. Directeur et Roch Yéchiva de la fameuse école talmudique d’Aix les Bains, perchée sur l’autre colline de la ville, à l’opposé de la première, Rav Chajkin était depuis longtemps déjà, le cœur et l’âme de la communauté. Je ne l’aperçus en 22

Magazine I n°80

fait, que trois fois durant toute ma scolarité, mais élèves et professeurs rapportaient à son propos tant d’anecdotes, drôles, tendres, généreuses, toujours vertueuses, qu’il faisait et fera toujours partie intégrante de ce coin de paradis. La Yéchiva ’Hakhmé Tsarfat : héritière des grandes Yéchivot lituaniennes Ancien étudiant de la Yéchiva de Radin en Lituanie, Itshak Chajkin, disciple du ’Hafets ’Haim et de Rav El'hanan Wasserman, s’est vu confier par ce dernier la responsabilité de l’unique Yéchiva existant alors en France à Neudorf, près de Strasbourg. Prisonnier durant la guerre, il a accouru, dès sa libération en 45, à l’appel du Grand rabbin Ernest Weil. L’école talmudique qui avait fermé ses portes en 1939, a rouvert à Aix les Bains au 50 montée de la Reine Victoria. Elle s’y est établie définitivement. On raconte que la bâtisse, qu’on nommait jadis "la maison du diable", fut achetée à un bon prix car aucun acheteur jusqu’alors, n’avait osé braver la malédiction qui l’entachait. Fruit du hasard et de l’humour, "la maison du diable", classée à présent monument historique, devint celle de l’étude des textes juifs sacrés…. La Yéchiva nourrissait alors une double ambition, procurer un abri à de jeunes orphelins rescapés de la Shoah que Le rabbin Moshe Leybel s’était mis en quête de retrouver, mais aussi, permettre à des adolescents juifs en danger immédiat d’assimilation, de renouer avec la tradition de leurs pères et d’y trouver un foyer spirituel.


Très vite, elle accueillit en son sein des élèves de tous horizons, du Maroc notamment. Tous unis dans un même élan de foi et d’amour de la Torah qui perdure jusqu’à ce jour, ces jeunes gens perpétuent partout les valeurs sur lesquelles le monde repose. Un enseignement de qualité y est prodigué, tant dans les matières sacrées que dans les disciplines profanes prévues dans le programme de la Seconde à la Terminale. Etablis aux quatre coins du monde, on ne compte désormais plus les cadres, médecins, professeurs, avocats mais aussi et surtout Rabbins, éducateurs ou directeurs d’écoles et institutions juives que la Yéchiva a formés. Partout ils s’affirment comme des éléments actifs du judaïsme. Le H’eder, l’âme vive de la communauté Cependant, nombreux furent aussi les élèves qui s’installèrent à Aix pour y fonder une famille. Le H’eder, école pour enfants du Gan à la 3ème, devint bientôt une nécessité absolue. Aujourd’hui, dirigé par le Rav Théo Ackermann et le Rav Jacky Bismuth, il fut créé dans les années 60 et littéralement porté par le Rav Chmouel Errera et son épouse qui y consacrèrent toute leur vie. Je me souviens de Rav Errera sillonnant inlassablement la France pour y dispenser ses cours et ramener les fonds indispensables au bon fonctionnement de l’école qui s’agrandissait de jour en jour. Je me rappelle des rires d’enfants, inconscients des efforts qu’il fallait pour que grandisse ce bonheurlà tout imprégné de l’amour de la Torah. A presque 100 ans, le Rav voyageait encore ! Le Kollel, une dynamique propre qui puise dans les enseignements des Guédolim Puis vint en 1976, l’exigence d’un Kollel où jeunes et moins jeunes de la Kéhila venaient étudier. Ils sont aujourd’hui près d’une cinquantaine à le fréquenter. De cette institution, dirigée actuellement par le Rav Avraham Forman, ont émergé plusieurs responsables

communautaires qui assurent aujourd’hui des fonctions importantes. Les Avrekhim, pour la plupart, partagent leur temps entre l’étude et l’enseignement qu’ils dispensent au sein de structures avoisinantes. La Yéchiva Kétana, au cœur de la Kéhila Petite dernière de ces admirables institutions, la Yéchiva Kétana, Lev H‘aim, ouvrit ses portes en 2002. Dirigée par le Rav Moché Salomon, une cinquantaine d’adolescents venus de toute la France bénéficient d’un enseignement de qualité qui leur permet de rejoindre ensuite les plus grandes Yéchivot d’Israël. Je voudrais conclure cet article qu’on m’a demandé de réaliser en tant que journaliste. On ignorait alors en me confiant ce soin là, le lien personnel qui m’unissait à la communauté d’Aix Les Bains, à ces familles, riches de leur simplicité qui toujours, nous accueillaient chaleureusement le Chabbath. Certains y verront une coïncidence, j’y vois un clin d’œil et l’occasion pour moi, non pas de ressusciter le passé, la Kéhila, sous la responsabilité du Roch Yéchiva Itshak Weil, luimême disciple de Rav Chajkin, est plus vivante que jamais. Mais d’honorer tous ceux qui, avec amour, donnent au peuple juif ses repères. Ils portent indiscutablement, notre présent et notre avenir à la fois.

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Chavouot et la "fête des mères" : 4 conseils pour être une "bonne maman" Souvent, Chavouot tombe à peu après à la même période que la "fête des mères", chose intéressante... Il existe plusieurs façons de prendre soin de nous-mêmes, grâce à quelques principes de la Torah. En voici quelques-unes :

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Mieux vaut user de longanimité qu’être physiquement fort (Pirké Avot)

La plupart des mamans s’énervent parce que les objectifs qu’elles se fixent sont trop ambitieux. Elles surestiment le rôle d’une "bonne maman" et il leur est difficile de se défaire de cette idée. Ne soyons pas aussi perfectionnistes et essayons de laisser tomber les grandes exigences. Dites-vous : "Parfois, je m’occupe bien de mes enfants et parfois, je suis plutôt moyenne. Mes enfants se comportent tantôt bien et tantôt moins bien. C’est normal de leur part et de la mienne. J’arrive à assumer mon rôle de mère et tous les soucis que cela implique". Non seulement, cela va vous aider, mais vos enfants aussi en bénéficieront, ils seront plus détendus et plus complaisants.

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Kol Israël Arévim Zé Lazé (chaque Juif est garant de l’autre)

La plupart des mamans sont épuisées par toutes leurs responsabilités. La liste infinie des tâches ménagères peut être accablante. Ce n’est pas toujours facile d’habituer vos enfants à aider, mais c’est possible ! Car c’est à la maison que l’on forme l’enfant à se sentir responsable de l’autre. Organisez une réunion familiale. Écrivez tout ce qui doit être fait sur un bout de papier que 24

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vous mettrez dans un récipient. Dites à chaque enfant qu’il doit piocher une tâche ménagère à effectuer le lendemain, sans avoir de rappel à lui faire.

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Mitsva Gorérete Mitsva (une bonne action en entraîne une autre)

En tant que mamans, nous influons beaucoup sur l’ambiance de la maison. Pour obtenir plus de Sim’ha et de Chalom Bayit dans votre foyer, commencez la journée sur une note positive. Réveillez vos enfants avec un grand sourire et embrassez-les quand ils sortent de la maison. Tout le monde ressentira que vous avez entamé la journée du bon pied.

4

Kiboud Av Vaèm (le respect dû aux parents)

La Torah est très explicite quant à la nécessité d’inculquer le respect des parents à nos enfants. Il nous incombe de leur enseigner à être respectueux, pas seulement vis-à-vis de nous, mais aussi de l’ensemble de la Communauté juive. Si votre enfant vous répond avec insolence, dites-lui calmement : "J’aimerai bien écouter ce que tu as à dire, peux-tu me le répéter sur un ton plus respectueux ?" En tant que parents, nous sommes en mesure de demander à nos enfants d’être plus déférents. Utilisons ces principes de la Torah pour montrer à nos enfants comment être des membres actifs de la communauté juive.

Adina Soclof


FEMMES Il faut s’aimer soi-même pour aimer l’autre La femme est un être aux multiples facettes, une création d’Hachem qui contient en elle tellement de capacités et de forces. Si ses qualités ne sont plus à conter, elle a néanmoins un défaut qui se retrouve chez toutes les femmes, de tout âge et de toute origine : elle a tendance à s’oublier… Pas le temps Qui n’a jamais dit : "Je n’ai pas encore eu le temps de manger, je me suis occupée du bébé toute la matinée", ou : "Je ne peux pas dormir, la voisine ne va pas tarder à venir chercher son repas"… Les exemples sont sans fin et je suis persuadée que chacune de vous se retrouvera dans ces lignes. Que vous soyez mère au foyer, mamie à la retraite, ou jeune adolescente, vous avez toutes un point commun : vous ne vous aimez pas suffisamment pour vous faire passer avant le reste. Aime ton prochain comme toi-même L’un des enseignements qui nous sont inculqués depuis notre plus jeune âge est un enseignement de Rabbi Akiva : "Aime ton prochain comme toi-même". Mais… a-t-on jamais décortiqué simplement cette phrase ? L’amour de soi-même est donc une condition sine qua none à l’amour d’autrui. Et quand on y réfléchit bien...ça paraît tout à fait logique ! Être toujours présente pour sa famille, c’est magnifique, mais lorsque la maman est épuisée, physiquement ou moralement, sa place n’est pas forcément dans son salon au milieu de ses enfants qui ne comprennent pas pourquoi maman est éteinte.

une amie pour faire quelque chose que l’on aime et qui nous remplira de nouvelles forces, pour reprendre notre rôle avec joie et énergie. Les bons choix, au bon moment Rachel, la femme de Rabbi Akiva, savait ce qu’elle voulait. Elle a vu le potentiel de son futur époux et voulait le révéler au monde. Et c’est en cela que toutes les connaissances et le savoir de Rabbi Akiva et de ses 24.000 élèves lui appartiennent, ni plus, ni moins. Au premier abord, on pourrait penser que Rachel a choisi une vie de sacrifices, mais en fait, non, elle a simplement fait les bons choix au bon moment. Et de cette sagesse et cette détermination, est sorti l’éminent Rabbi Akiva, qui nous enseigne depuis des millénaires : "Aime ton prochain comme toi-même". Notre réservoir d’amour et d’estime de soi doit être plein, pour pouvoir en donner aux autres correctement. Et c’est uniquement en s’occupant de soi, en sachant quand c’est le moment de donner, qu’on atteindra un équilibre de vie sain. Car, rappelez-vous bien d’une chose, même lorsque vous prenez du temps pour vous, vous continuez pleinement à donner !

Myriam H.

Dans ces moments, il n’y a aucune culpabilité à sortir s’aérer l’esprit seule, ou avec

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Pose ta question, un rabbin répond !

Réviser le Bac à Chavouot Est-il permis de réviser son bac durant Chavouot ? Réponse de Rav Avraham Garcia L’interdit de prononcer des paroles profanes (Dabèr Davar) inclut aussi le Yom Tov (Pri Mégadim, 308 et Biour Halakha 529). En effet, en apprenant par cœur des formules, vous devez certainement enfreindre cet interdit, surtout si vous parlez d’actes interdits à réaliser (Michna Broura 416, Sé’if Katan 19). On pourra régler ce problème si vous lisez, sans prononcer de paroles. Néanmoins, si vous fournissez un effort désagréable pour apprendre (même en lisant), il y aura un interdit qui s’ajoutera, celui de ne pas être soucieux Chabbath et de ne pas se faire souffrir (306,8). Il y a aussi l’interdit de lire des choses profanes, et le Michna Broura nous dit que tout celui qui craint le ciel devra s’en abstenir. Le seul interdit qui semblerait être inexistant et celui de préparer pendant Yom Tov pour les jours de semaine (Chmirat Chabbath Kéhilkhata, chap. 28, 169). En conclusion : toute personne qui a la crainte du ciel, ne s’adonne pas à ce genre de lecture. En cas de besoin inévitable, on souhaite réviser ses études pour le Bac par exemple, ce sera toléré uniquement si la lecture non verbale est réalisée de manière agréable, ou qu’elle ne cause pas de désagrément au lecteur (ce qui est rarement le cas lorsque l’on prépare son Bac). Je vous souhaite beaucoup de réussite, et que le mérite du Yom Tov vous protège.

Manger du poisson à Chavouot Y a-t-il une Mitsva de manger du poisson pendant Chavouot ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Durant Yom Tov il n’est pas obligatoire de consommer du poisson. Mais ceux qui aiment le poisson et qui en consomment accomplissent une grande Mitsva. Si l’on est issu d’une famille qui a l’habitude d’en consommer durant les repas de Yom Tov, il faut perpétuer cette coutume, sauf si l’on n’aime pas ça (Nit’é Gabriel - Yom Tov, vol. 2, chap.34-3).

Rêve de chute de dents J’ai rêvé la nuit dernière que je perdais toutes mes dents. J’aurais voulu connaître la signification, car je sais que ce n’est pas bon signe. Comment réparer cela ? Réponse de Rav Emmanuel Bensimon Le Choul’han Aroukh écrit qu’il est conseillé de jeûner pour ce rêve (Hilkhot Chabbath, 288,5). Cependant, si c’est difficile pour vous, vous pouvez donner la Tsédaka (l’équivalent des repas d’une journée) en remplacement du jeûne. Le Rav Ovadia Yossef écrit qu’il faut dans ce cas faire Téchouva et augmenter le temps consacré à l’étude de la Torah. Grâce à cela, votre rêve n’aura aucune portée négative. PS : Si vous avez des problèmes dentaires et/ou que vous avez consulté récemment un dentiste, ne tenez pas compte de ce rêve.

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Prélever le Ma’asser sur les allocations familiales Pouvez-vous m’indiquer s’il-vous-plaît si on doit prélever le Ma’asser sur les allocations familiales et le montant perçu par la CAF pour un congé parental ? Réponse de Rav Ichaï Assayag On prélève le Ma’asser sur chaque somme que l’on gagne, que ce soit pour un congé parental, ou toute autre allocation. P.S : pour parfaitement calculer son Ma’asser, Torah-Box a crée le site www.maasser.com.

Se brosser les dents Yom Tov On sait que pour celui qui saigne à tous les coups lors du brossage de dents, il est interdit de se brosser les dents Chabbath (en laissant de côté l’éventuel problème de la brosse et du dentifrice), à cause de Pssik Réché. Qu’en est-il pendant Yom Tov ? Réponse de Rav Avraham Taïeb Il n’y a pas de différence entre Chabbath et Yom Tov à ce sujet. Si durant la semaine vous saignez systématiquement lorsque vous vous brossez les dents, cela sera interdit Chabbath comme Yom Tov (ainsi que Yom Tov Chéni). La seule différence entre Yom Tov et Chabbath est que par exemple cuisiner à partir d’une flamme existante est permis (Létsorèkh Okhel Néfech), ou faire un feu (depuis une flamme existante) pour se réchauffer (Chave Lékhol Néfech). Vous demandez : ‘’Etant donné qu’on a le droit de faire une Che’hita Létsorèkh Okhel Néfech, aurait-on le droit d’entraîner un saignement pour un brossage ?", mais ce raisonnement ne s’applique que pour ce qui est de transporter un objet du domaine public au domaine privé. (‘Hazon Ovadia Yom Tov, 76), et non pour l’interdiction de faire saigner.

Comment accéder au "carré juif" dans un cimetière Goy ? Je veux aller prier un Rav enterré dans un carré juif, mais dans le même cimetière il y a des tombes non-juives (comme au Père Lachaise ou au cimetière de Bagneux). Comment faire pour y accéder ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il n’est pas interdit de passer à proximité des tombes de personnes non-juives.

Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :

01.80.20.5000 (gratuit)

02.37.41.515 (gratuit)

www.torah-box.com/question Magazine I n°80 27


A'HAT CHAALTI La coupe de Kiddouch volée Voici l’une des questions caractéristiques de notre génération que posent des Juifs qui, ayant par le passé commis des fautes et des vols, sont revenus au judaïsme. Un vendredi soir, un Juif arrive à la maison de son Rav pour lui poser sa question. Il replace auparavant cette question dans son contexte : "L’histoire se passe un vendredi soir, au cours du premier Chabbath que ma famille et moi avons eu le mérite de garder selon la Halakha. Après la prière à la synagogue, je suis rentré chez moi. Autour de la table, tous les membres de la famille se sont levés pour écouter le Kiddouch. J’ai pris ma splendide coupe en argent en main

et j’ai fait le Kiddouch avec une ferveur et une émotion particulières. Lorsque j’ai fini de dire "Mékadech Hachabbath", j’ai bu le vin et tout à coup, je me suis raidi d’effroi… Un souvenir douloureux m’est revenu en mémoire… Ma magnifique coupe de Kiddouch, je l’avais volée ! Parmi mes nombreuses fautes du passé, j’avais dérobé cette coupe dans un magasin d’objets en argent ! J’ai pris de suite le ferme engagement qu’après Chabbath, je courrais rendre la coupe. Mais en attendant, je me pose la question : me suis-je acquitté de mon obligation de faire le Kiddouch ou bien ai-je accompli une "Mitsva habaa bé’avéra - une Mitsva sur le compte d’une faute" et, dans ce cas, dois-je refaire le Kiddouch ?

Réponse du Rav Its'hak Zilberstein : Il est tranché dans le Choul’han ‘Aroukh (Ora’h ‘Haïm, 586, 2) que celui qui fait les sonneries avec un Chofar volé est quitte de son obligation a posteriori. Pourquoi sa Mitsva n’est-elle pas défectueuse vu qu’il s’agit d’une "Mitsva habaa bé’avéra" comme c’est le cas pour un Etrog ou une Matsa volés, par lesquels on ne s’acquitte pas de son obligation ? Le Michna Broura explique que la Mitsva de Chofar ne s’accomplit pas par le Chofar luimême mais par l’écoute du son, or il n’y a pas de "vol" dans l’écoute d’un son. Le "vol" s’applique seulement à des choses concrètes pas, pas à la voix ou à la vision (contrairement au Chofar, la Mitsva de Etrog et de Matsa s’accomplit par l’objet lui-même). Bien que celui qui se sert d’un Chofar volé commette une faute, du fait que l’essence de la Mitsva (l’écoute des sonneries du Chofar) n’est pas soumise aux règles du vol, il s’est acquitté de son obligation. 28

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Certes, le Chofar est la condition de l’accomplissement de la Mitsva d’entendre les sonneries du Chofar (sans un Chofar Cacher, il est impossible d’accomplir la Mitsva), mais on s’est acquitté de la Mitsva si c’est un Chofar volé et "Mitsva habaa bé’avéra" ne s’applique pas à ce cas car le Chofar n’est pas l’objet de


la Mitsva (alors qu’un Loulav, des Tsitsits et un Korban sont l’objet même de la Mitsva). Le Chofar n’est que l’instrument par lequel on accomplit la Mitsva. De là, on peut apprendre la réponse à notre question. La coupe du Kiddouch occupe une place importante dans la Mitsva. Elle représente une condition de l’accomplissement de la Mitsva mais du fait que, malgré tout, l’essentiel de la Mitsva est de réciter le Kiddouch, et qu’il ne peut pas y avoir de vol dans une parole, il semble qu’il n’y ait pas de défaut de "Mitsva habaa bé’véra" dans un Kiddouch récité sur une coupe volée. Malgré tout, un doute subsiste encore. Peutêtre que, justement avec un Chofar volé, on s’acquitte de la Mitsva parce que l’essence de la Mitsva est d’écouter le son du Chofar comme il est écrit : "le jour de la sonnerie - Yom Térou’a…" alors qu’une coupe de Kiddouch fait partie de la Mitsva.

Il a été institué que la récitation du Kiddouch prendrait une importance particulière en tenant une coupe de vin (comme il est écrit "Koss yéchou’ot essa - je lèverai la coupe de la délivrance"). Il y donc tout lieu de penser qu’on ne peut pas s’acquitter de l’obligation de faire le Kiddouch avec une coupe volée. Quoiqu’il en soit, mon beau-frère, le Rav ‘Haïm Kanievsky, dit que comme l’homme qui a fait le Kiddouch paiera le prix de la coupe à la personne volée après Chabbath, il est certain qu’il se sera rétroactivement acquitté de son obligation d’accomplir la Mitsva (cf. Cha’aré Techouva, 658, 6). En conclusion : un doute subsiste à savoir si celui qui a fait le Kiddouch sur la coupe volée s’est acquitté de son obligation mais, de toutes les façons, lorsqu’il paiera sa valeur à la personne volée, il sera quitte.

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RECETTE Financier Choco-praliné Vous serez surpris par ces financiers infiniment moelleux et si gourmands. Une petite douceur idéale pour la pause café ! Pour 14 pièces Temps de préparation : 15 min

Ingrédients

Difficulté : Facile Temps de cuisson : 12-15 min

Réalisation - Préchauffez le four à 180C. - Faites fondre la margarine à feu moyen dans une casserole. Sortez du feu et laissez tiédir.

• 80g de margarine • 125g de poudre d’amande • 60g de sucre • 30g de farine • 4 blancs d’œufs • 100g de chocolat noir fondu • 70g de pralin en poudre (noisettes et amandes caramélisées et réduites en poudre)

- Dans un saladier, mélangez la poudre d’amande, le sucre et la farine tamisée. Ajoutez-y les blancs d’œufs et mélangez. - Incorporez la margarine fondue et mélangez de nouveau. - Ajoutez le chocolat fondu, une pointe de sel et le pralin, puis mettez la préparation dans des moules à financier préalablement huilés. - Saupoudrez de quelques éclats de fève de cacao ou de noisettes grillées. - Enfournez pour 12-15 min, jusqu’à ce que la surface des financiers soit prise. Bon appétit !

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Magazine I n°80

Esther Sitbon


LE COIN SYMPATIK Une bonne blague & un Rebus !

PS : Je voulais te mettre un peu d'argent dans l'enveloppe, mais je l'ai déjà collée."

Rebus

Par Chlomo Kessous

Le 6 Sivan c’est Chavouot, jour des 10 commandements

Ch'ha écrit à son fils: "Bonjour fiston, Je t'écris quelques mots pour que tu saches que je t'écris. Si tu reçois cette lettre, cela voudra dire qu'elle est bien arrivée. Sinon, préviens-moi, que je te l'envoie à nouveau. Dernièrement, j'ai lu une enquête selon laquelle la plupart des accidents se produisent à quelques kilomètres de la maison, c'est pourquoi nous avons décidé de déménager un peu plus loin. Ton frère Freddy a eu un gros problème, il a fermé sa voiture avec les clés à l'intérieur. Il a dû retourner à la maison, 10 kilomètres aller-retour à pied pour récupérer l'autre paire de clés et enfin nous sortir du véhicule. Si tu as l'occasion de rencontrer ta cousine Suzette, donne-lui le bonjour de ma part. Si tu ne la vois pas, ne lui dis rien, c’est plus simple. Ton père

Editions Prions pour la guérison complète de Magalie bat Hava

Mesroda bat Freha

Kremer bat Anette

Jacqueline Sarah bat Rahel

Anna Léa bat Caroline Messaouda Soria

Shany Sarah bat Emmanuelle Perla

Yossef ben Mazal

Mouchi Dov ben Haya Jasmine

Haim ben Sarah

Fortunee Messaouda bat Julie

Gabriel Bernard Haim ben Messaouda Marlène Haya

Gabriel ben Joelle

Yossef ben Maira

Karen Ema Sim'ha bat Andrée Liza

Chlomo ben Guila

présente

Rav Yigal Cohen - Emouna

La course effrénée dans laquelle l'homme est pris fait parfois oublier à celuici les fondements de sa Emouna, à savoir l’existence d’un Créateur tout-puissant, bienveillant et omniprésent.

Dans cet ouvrage rédigé à la manière d’une lettre qu’un ami bienveillant vous adresserait, le Rav 19¤ Yigal Cohen aborde l’une après l’autre les questions qui taraudent chacun d’entre nous au cours de sa vie. Le Rav Yigal Cohen est l’un des plus brillants conférenciers en Torah du monde. Ses cours, qui traitent tous de foi et de proximité au quotidien avec D.ieu, ont gagné une notoriété météorique.

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

www.torah-box.com/refoua-chelema Magazine I n°80 31


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+972.58.428.0953 |

Binyamin

voYaGe@toRaH-BoX.CoM

LES JARDINS DU MONT SINAÏ -26, CHEMIN DE L’ÉGLISE- 28260 ANET

Perle de la semaine par

"Veux-tu être aimé ? Alors, aime !" (Rabbi Israël Baal Chem Tov)

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