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Torah-Box Magazine n°67 - Vayakhel

Page 1

CHILI

BRAKHA

TÉFILINES

NOMINATION DE FILLE

BDS

SIDOUR

WAQF

DAURADE

n°67 I 27 Février 2019 I 22 Adar I 5779 I Vayakhel

MOCHÉ LÉONE

TSNIOUT

M A G A Z I N E

Israël décroche la Lune avec sa première sonde Béréchit

Etre "ronde"... un obstacle à mon Zivoug ?

3 mythes sur la Tsniout : une affaire de jupe longue seulement ?

> p.5

> p.11

> p.24


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Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Entrée

16:56

17:08

17:08

17:07

Sortie

18:14

18:16

18:16

18:16

Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Nets

06:06

06:08

06:08

06:08

Fin du Chéma (2)

08:58

09:00

09:00

09:00

'Hatsot

11:51

11:53

11:54

11:53

Chkia

17:37

17:39

17:39

17:38


ACTUALITÉ

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Deux touristes israéliennes mortes dans une excursion au Chili

La Hongrie annonce l'ouverture d'une mission diplomatique à Jérusalem

Deux Israéliennes âgées de 61 et 71 ans ont trouvé la mort et 16 autres personnes ont été blessées (dont 4 grièvement), lors d'une excursion en rafting meurtrière au parc national Torres del Paine au Chili. Selon les premières informations non confirmées, le canot, qui transportait le groupe de touristes israéliens sexagénaires et septuagénaires, se serait retourné après que le capitaine en a perdu le contrôle. La police locale a déclaré qu’une enquête avait été ouverte pour établir les circonstances de l'accident.

La Hongrie ouvrira un bureau commercial qui aura un "statut diplomatique" à Jérusalem, a annoncé mardi le Premier ministre du pays lors du sommet Visegrad. Netanyahou a remercié Viktor Orban d’avoir "décidé de prolonger l’ambassade de Hongrie en Israël à Jérusalem, c’est-à-dire d’avoir une extension à Jérusalem qui traite du commerce". "C’est important et c’est un signe de notre amitié. C’est aussi un endroit à Jérusalem qui pourra vous accueillir la prochaine fois que vous viendrez nous voir", a ajouté le Premier ministre.

Magazine I n°67


Israël décroche la Lune avec sa première sonde Béréchit

Mont du Temple : des dizaines d'arrestations, dont celle de 3 chefs du Waqf

La première sonde israélienne à destination de la Lune, et la première développée par une organisation privée, SpaceIL, a entamé jeudi son périple vers la Lune, où elle doit arriver dans 7 semaines pour tenter de faire d'Israël le quatrième pays à réussir un alunissage. Béréchit effectuera plusieurs orbites elliptiques autour de la Terre, qui serviront d'élan, pour mettre dans un second temps le cap vers la Lune. La fusée transporte aussi un satellite indonésien et un satellite de l'armée de l'air américaine.

Tsahal s'était préparé depuis jeudi à affronter les émeutes prévues sur le mont du Temple, émeutes commandées par les chefs religieux palestiniens qui comptaient protester contre la fermeture depuis 2003 d'un site abritant des activités terroristes situé à la Porte Dorée. 60 individus ayant essayé de forcer l'entrée des lieux ont ainsi été arrêtés par les forces de sécurité dans la nuit de jeudi à vendredi, ainsi que 3 autres chefs religieux, dont deux hautsresponsables du Waqf à Jérusalem.

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Uniqu

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Gardez la Kedoucha!!

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ACTUALITÉ Un logiciel de reconnaissance faciale made in Israel pour la sécurité de Nice

20.000 personnes à Paris pour protester contre l'antisémitisme ; la classe politique se mobilise

La ville de Nice, qui a fêté en février son carnaval annuel - l'une des plus importantes manifestations mondiales de ce type - en a profité pour tester une nouvelle technologie sécuritaire israélienne : la reconnaissance faciale. Le logiciel, développé par la startup israélienne Anyvision, fonctionne même avec des clichés de très basse qualité ou vieux de 20 ans, a assuré le maire Ch. Estrosi. Relié aux caméras-surveillance dispersées à travers la ville, le dispositif permet de repérer notamment un enfant perdu ou une personne recherchée par la police.

Paris, Montpellier, Marseille, Orléans, Lyon ou encore Bordeaux : ils étaient des dizaines de milliers à participer aux différents rassemblements pour protester contre l'antisémitisme, qui se sont tenus dans 70 villes de France. Marquées surtout par la présence des plus de 30 ans, on aura aussi remarqué à ces manifestations la présence de personnalités telles que François Hollande, Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez ou encore Edouard Philippe. Le président Macron avait pour sa part choisi de se rendre au Mémorial de la Shoa pour s'y recueillir, ayant annoncé mercredi que la France adopterait une nouvelle définition de l’antisémitisme en y intégrant l’antisionisme (sans toutefois que celle-ci n'entraîne de modification du Code pénal). La veille, les

Pose de faux ongles/Remplissage Toutes techniques Nail art Manucure /Vernis semi-permanent Massage aux pierres chaudes Epilation visage et corps Teinture sourcils et cils Manucure Pédicure médicale Semi Brushing perruque permanente

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Magazine I n°67

propos du ministre de l'Intégration Galant, qui avait exhorté les Juifs de France à "rentrer en Israël" après la profanation du cimetière de Quatzenheim, avaient poussé le Président français à promettre "des actes" et "des lois" pour "punir les coupables". Léone annonce une bonne nouvelle : 4.000 unités habitables pour la capitale Trois mois après son élection, le nouveau maire Moché Léone annonce déjà une bonne nouvelle : la construction de 4.000 unités habitables dans la capitale, en plus des 27.576 m² de terrains commerciaux. C'est la Commission locale de planification et de construction qui a validé la proposition. Selon le plan, les terrains dédiés au commerce et à l'emploi se situeront sur la zone industrielle d'Atarot, dans le nord de Jérusalem, dans le but de promouvoir le développement économique de la ville.


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ACTUALITÉ La mystérieuse immigration des requins vers les côtes israéliennes en hiver Des dizaines de requins, dont certains longs de 3 mètres, convergent depuis le début de l'hiver vers les eaux situées près de la centrale électrique de 'Hadéra, qui utilise l’eau de mer pour refroidir ses turbines puis la rejette, réchauffée, dans la Méditerranée. C'est ainsi que les amateurs de sensations fortes viennent observer ces créatures depuis des bateaux ou la rive. Contrairement au mythe bien ancré dans la croyance populaire, rares sont les requins qui s'attaquent aux hommes, auxquels ils préfèrent les autres poissons et le plancton...

Cimetières européens : une délégation rabbinique se rend chez le Rav Chalom Cohen

Une délégation rabbinique composée de Rabbanim français et russes et présidée par le Rav Yé'hia Teboul, Av Beth-Din de Lyon, s'est rendue chez le Rav Chalom Cohen, qui préside le Conseil des Sages de la Torah, pour prendre conseil auprès de lui concernant le sort des sépultures juives situées dans les cimetières d'Europe. Comme on le sait, en France notamment, les autorités se permettent de vider les tombes après 50 ans, mesure appliquée notamment dans la ville de Lyon. Le Rav Cohen a donné ses directives, selon lesquelles il faut a priori éviter d'être enterré en France. Le grand-rabbin d'Israël le Rav David Lau a lui aussi été consulté par les Rabbanim sur cette question et a recommandé de transférer les dépouilles menacées vers d'autres cimetières de France, où l'exhumation n'est pas pratiquée.

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ACTUALITÉ

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La tension se maintient sur le front sud, les ballons incendiaires sont de retour

Coup dur pour le BDS : Quand les boycotteurs utilisent une technologie israélienne...

La tension au Sud ne semble pas retomber : environ 10.000 Palestiniens se sont rassemblés le long de la frontière entre Gaza et Israël pour affronter les soldats de Tsahal, lançant à leur encontre des pierres et des objets incendiaires. L'armée a riposté avec des moyens anti-émeutes et à balles réelles. Selon des sources officielles palestiniennes, un adolescent de 15 ans aurait été tué lors de ces affrontements, en plus de 40 autres individus qui ont été blessés lors de tentatives de traverser la frontière. Peu avant dans la semaine, des ballons incendiaires avaient à nouveau atterri en territoire israélien, ce qui avait forcé Tsahal à attaquer en retour des cibles du 'Hamas dans la bande de Gaza, sans faire de victime.

Pour les promoteurs du boycott anti-Israël, il devient de plus en plus difficile de tenir une ligne cohérente... surtout lorsqu'il s'agit de nouvelles technologies ! C'est ainsi que Rachida Tlaib, une membre de la chambre des Représentants au Congrès américain où elle représente le Michigan et célèbre pour son combat acharné contre l'Etat juif, vient de se couvrir de ridicule en employant rien de moins qu'une technologie Kakhol-Lavan pour créer son site web. Mais ce ne sera pas la première fois que des ennemis jurés d'Israël sont pris en flagrant délit de contradiction... Elyssia Boukobza

Magazine I n°67


VIE JUIVE Etre grosse, ronde... un obstacle à mon Zivoug ? Question reçue de Rebecca Mon aînée vient de terminer son séminaire. Elle est en âge de se marier et j’ai fait savoir autour de moi que nous cherchons un bon parti pour elle. Mais je n’ai pas obtenu la moindre proposition. Je suis certaine que la raison réside dans son excédent de poids, bien qu’elle soit très mignonne – tout le monde le reconnaît. J’insiste auprès d’elle pour qu’elle commence un régime, mais elle me répond que moi aussi, j’ai de l’embonpoint et que cela n’a pas empêché son père de m’épouser (ce à quoi je lui réponds que son père m’a connue mince). De plus, me dit-elle, c’est D.ieu qui décide qui sera son conjoint, et ce n’est pas quelques kilos qui changeront son Mazal. Elle n’est pas prête à m’écouter tant que je ne lui apporte pas l’avis d’un Rav. Merci d’avance pour votre réponse.

Réponse du Rav Daniel Scemama

Chalom Rébecca, Dans cette discussion avec votre fille, vous avez raison sur un point et tort sur un autre. 1. La Guémara (Nédarim 66a) rapporte un fait : On proposa à un homme d’épouser sa nièce mais celui-ci refusa, trouvant la jeune fille quelconque. Pour éviter toute tentative de pression sur lui, il prêta même serment qu’il ne se marierait jamais avec elle. On amena la jeune fille auprès de Rabbi Ichmaël en lui rapportant les faits. Le Sage demanda à son entourage d’acheter de beaux vêtements pour cette jeune fille, de lui arranger ses dents qui étaient abîmées et de tout faire pour l’embellir, cela, évidemment, aux frais de Rabbi Ichmaël. Le Rav amena ensuite la jeune fille devant son oncle et lui demanda s’il était prêt à se marier avec elle. L’oncle accepta immédiatement en disant que si on la lui avait présentée la première

fois sous cet aspect, il n’aurait jamais refusé. Le Rabbi le délia de son serment et ils se marièrent. Sur ce, Rabbi Ichmaël se mit à pleurer et déclara : "Les filles d’Israël sont belles, mais c’est la pauvreté qui les enlaidit." "A sa mort", ajoute la Guémara, "beaucoup de femmes pleurèrent, car il avait permis aux jeunes filles pauvres de se marier par ses dons et le souci qu’il leur portait." On voit clairement que Rabbi Ichmaël fit tout pour embellir la personne et lui permettre de se marier. Il ne baissa pas les bras en disant : "Tout vient du Ciel, ce n’était pas son Mazal". Aujourd’hui, l’excès de poids est perçu comme quelque chose de disgracieux. Personnellement, j’ai pu voir 90% des jeunes à qui j’ai demandé de me citer les principales qualités qu’ils cherchent chez leur future femme, me mentionner entre autres "qu’elle soit mince". Magazine I n°67 11


VIE JUIVE Vous pouvez transmettre à votre fille de ma part qu’elle doit absolument perdre du poids, cela fait partie de la Hichtadlout et qu’elle soit rassurée, son Zivoug ne lui échappera pas à cause de cela… Au sujet de cette phrase magnifique : "Les filles d’Israël sont belles, mais c’est la pauvreté qui les enlaidit", il est certain que Rabbi Ichmaël ne parlait pas seulement de leur aspect physique. Il y a en effet des filles belles et d’autres qui le sont moins. Mais les filles d’Israël ont des atouts de grâce et de beauté qu’on ne trouve nulle part ailleurs : ce sont ces qualités de pudeur et de crainte du Ciel qui font toute la splendeur des Bnot Israël. Mais si l’aspect extérieur est négligé, cette beauté est estompée. Ainsi, tout doit être mis en œuvre pour mettre en valeur nos filles. Il ne manque pas de coiffeuses et autres spécialistes qui sauront mettre en valeur leur beauté, car n’oublions pas ce que "les filles d’Israël sont belles", il faut juste ne pas cacher cette beauté par des négligences. 2. Mais là où vous avez tort madame, c’est que vous semblez affirmer qu’une fois mariée, on peut se permettre de se négliger. Dans de très nombreux cas le laisser-aller de la femme provient de l’attitude du mari, qui ne la complimente pas lorsqu’elle se met en valeur. Il décourage chez son épouse tout désir de s’arranger et est le principal responsable du fait qu’elle se fane d’année en année. Un texte du Talmud (Taanit 23b) montre le souci de la femme juive de se mettre en valeur pour son mari :

"Nous étions en période de sécheresse et les Sages se rendirent auprès d’Aba ‘Hilkia, petitfils de ‘Honi Haméaguèl, qui était réputé pour ses prières comme son aïeul, afin qu’il prie pour la pluie. Mais il était absent, travaillant aux champs jusqu’à la tombée de la nuit. Les rabbins virent que son épouse, au moment où il devait revenir des champs, s’était parée de ses plus beaux apparats et partait à sa rencontre pour revenir à ses côtés en traversant la ville. Etonnés de cette attitude, les Sages interrogèrent Rabbi ‘Hilkia afin de comprendre ce comportement. Ce dernier loua son épouse en disant qu’elle agissait ainsi afin qu’il ne soit pas tenté de porter son regard sur d’autres femmes. Sa femme l’aidait à se maintenir dans un état de pureté élevé pour son service divin." Cet évènement se situe à une époque lointaine, où toutes les femmes étaient pudiques. Notre Sage était le Baba Salé de l’époque, et rien ne l’intéressait si ce n’est la Torah et les Mitsvot. Que dire de notre époque où l’indécence est de mise et où un Juif pratiquant a beaucoup de mal à protéger ses yeux ?! La femme juive a donc un rôle fondamental à jouer afin d’aider son mari à respecter cette Mitsva. Il faut qu’elle connaisse les atouts qu’elle possède pour maintenir la Kédoucha dans son couple. Il y a ici un appel aux Bnot Israël : c’est grâce à votre mérite que les Bné Israël furent libérés d’Egypte, c’est aussi grâce à vous que l’on pourra connaître rapidement la délivrance !

Rav Daniel Scemama

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Magazine I n°67


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Vayakhel : Les miroirs des femmes vertueuses Moché pensait que l’utilisation de ces miroirs était inappropriée, parce qu’ils furent utilisés pour séduire. Hachem lui dit que ceux-ci étaient non seulement admissibles, mais qu’ils étaient les dons les plus précieux à Ses yeux…

Dans notre Paracha, il est écrit : "Il fabriqua la cuve en cuivre et son support en cuivre, au moyen des miroirs des légions qui s’étaient attroupées à l’entrée de la Tente d’Assignation" (Chemot 37,8). Rachi explique, sur les mots "Au moyen des miroirs des légions" : "Les filles d’Israël avaient en mains les miroirs dans lesquels elles se regardaient quand elles se paraient ; elles n’hésitèrent pas à les apporter, eux aussi, en cadeau pour le Michkan. Moché ne voulait pas les accepter parce qu’ils étaient destinés au Yétser Hara. Hakadoch Baroukh Hou lui dit : ‘Accepte [-les], car ils Me sont plus chers que tout ; ce sont grâce à eux que les femmes

mirent au monde une multitude [d’enfants] en Égypte. Quand leurs maris rentraient de leur travail éreintant, elles venaient leur apporter à manger et à boire et les nourrissaient. Elles prenaient les miroirs et s’y regardaient avec leurs maris et les séduisaient par les mots… Ainsi elles attiraient leurs maris, concevaient et enfantaient.’ Le Kiyor fut fabriqué à partir de ce qui fit régner la paix entre un homme et sa femme…" Les miroirs, acceptables ou non ? Rachi décrit le dialogue entre Hachem et Moché Rabbénou concernant le don des femmes pour le Michkan. Moché pensait que l’utilisation de ces miroirs était inappropriée,

Supplément spécial Chabbath I n°67

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parce qu’ils furent utilisés pour séduire. Hachem lui dit que ceux-ci étaient non seulement admissibles, mais qu’ils étaient les dons les plus précieux à Ses yeux, parce qu’ils furent l’origine de la naissance de "légions" d’enfants juifs durant l’esclavage d’Égypte.

cœur (Devarim 11,13). Le terme Lévavkhem est employé pour parler du cœur. Le mot Lev ("cœur") est ici écrit avec deux Beth — et ‘Hazal affirment que cela fait référence à deux cœurs, c’est-à-dire aux deux penchants — le Yétser Hatov et le Yétser Hara.

Plusieurs questions peuvent être soulevées sur ce commentaire de Rachi. Tout d’abord, sur quoi repose exactement le débat entre Hachem et Moché ? Deuxièmement, même si l’on peut comprendre qu’Hachem considérait ce don comme acceptable, pourquoi le valorisait-Il plus que toute autre offrande ?

Servir D.ieu avec son mauvais penchant ?

Les objets de l’élévation spirituelle Moché Rabbénou avait certainement compris que les femmes avaient de bonnes intentions en s’embellissant grâce aux miroirs. Néanmoins, il estimait que malgré leurs motivations, ces objets avaient été utilisés pour une cause très matérielle. Par ailleurs, le Michkan, pour lequel les miroirs étaient censés servir, devait être le lieu de résidence de la Chekhina. Un lieu tellement saint devait, d’après lui, être construit uniquement avec des matériaux parfaitement purs, sans aucune attache au monde physique. L’approche de Moché concorde avec son niveau sublime dans la Avodat Hachem. Son éminence le détachait de la matérialité. La grande fréquence de ses prophéties l’amena à se séparer de sa femme. Aussi, il passa quarante jours sur le mont Sinaï, sans manger ni boire. Mais Hachem lui fit remarquer que pour toute autre personne, le niveau suprême n’est pas atteint par une séparation totale du monde physique. Le but de l’homme est plutôt d’élever sa nature humaine pour la Avodat Hachem. Les miroirs étaient les objets les plus chers à Hachem parce qu’ils canalisèrent les désirs les plus physiques vers un service divin honorable et authentique. Le Soukat David relie cette idée à l’exhortation de la Torah à servir Hachem de tout notre 14

Magazine I n°67 Supplément spécial Chabbath I n°67

Le Rav Issakhar Frand explique : "Les femmes juives furent capables de relever ce défi. Elles réussirent à servir D.ieu même avec leur ‘mauvais penchant’. Leur acte est généralement considéré comme trivial, mais elles parvinrent à l’élever : elles utilisèrent la beauté de la manière la plus digne." De là, nous pouvons déduire plusieurs leçons. Tout d’abord, l’objectif d’un Juif dans ce monde est d’élever sa nature à des fins louables. Mais on nous montre également le caractère sacré que peut avoir la relation entre un homme et sa femme. De simples miroirs furent chéris par Hachem parce qu’ils symbolisaient la sainteté que l’on peut atteindre quand les conjoints ont de nobles motivations. ‘Hazal affirment que si les époux vivent dans le Chalom, ils méritent la Présence divine. L’histoire suivante, au sujet du Rav Chlomo Zalman Auerbach, nous montre le niveau de Chalom Baït que l’on peut atteindre. Un disciple raconta qu’il raccompagna un jour le Rav et le vit, juste avant d’entrer chez lui, ajuster son chapeau et son manteau. L’élève s’interrogea de la raison de cette attitude, ce à quoi le Rav répondit : "Il est écrit : ‘Si un homme et sa femme sont méritants [vivent dans l’harmonie], la Chekhina réside parmi eux’. Je m’apprête donc à rencontrer la Chekhina !" Cette histoire nous montre l’aspect élevé du mariage, selon la Torah, mais aussi combien notre approche du mariage doit être influencée par cette perception. En ennoblissant la relation physique, nous pouvons émuler les femmes vertueuses qui assurèrent l’avenir du peuple juif.

Rav Yehonathan Gefen


SHABATIK

SHA BA TIK

N°112

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES : USTENSILES À NE PAS OUBLIER : Feuillet parents-enfants pour Chabbath

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

Un étui pour ranger l’Afikomane

édité par

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

Vayakhel

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

1

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

LA PARACHA

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

ETES-VOUS UN PRO DE LA PARACHA ?

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder

Le chef de table lit le Dvar Torah, mais s’interrompt à chaque blanc pour PLATEAU DU SÉDER : ORDRE inviter les convives à compléter.

DES ALIMENTS :

Maro 3. r toutes

Dans notre Paracha, Hachem ordonne aux Bné Israël d’amener sortes de matériaux pour la construction du ______(Michkane). euf duDer l’or, de l’argent, du cuivre, des tissus, de _____(l’huile)... .O

’ag aule d A partir de la réponse proposée, retrouver la Ép question.

2.

7

tout le nécessaire pour la construction du _______(Tabenacle).

.

(rondes, faites à la Seuls Les chefs des tribus ont pris leur _____(temps) pour réaliser la volonté main)

Betsalel et Aholiav. Qui la torah cite-t-elle comme les principaux constructeurs du Michkane ?

le Efod, et ce sont eux qui les ont apporté.

6

r

pasque tous les acompte d’Hachem.Aussi, ils furent très décus de se rendre 2. Épaule s .K matériaux nécessaires avaient été réunis sans 4leur ______(participation). d’agneau La seule chose qui manquait,c’était les pierres précieuses pour le ‘Hochen et 3. Maror

Harossè .‘ . L’interdiction de créer un feu le Chabat. t

Quelle interdiction est mentionnée au début de la Paracha ?

azere t

H (laitue romaine) 5. Evidemment, Ils ont regretté leur manque _____(d’empressement), 4. Karpass (céleri)

.

Des bois de Chittim recouverts d’or. De quels matériaux était fait le Aaron ?

tC so at 1. M

et lorsque plus tard il a fallu amener des sacrifices pour l’inauguration 5. ‘Hazeret

au s

h

B

em

alée

du Michkane, ils se sont présentés en premier pour réaliser cette _____ (laitue ou endives) (Mitsva) ! 6.‘Harossèt 7. Oeuf dur 8. Bol d’eau salée

QUIZ À L’ENVERS

C

au ne

Bné Israël s’empressent d’accomplir la volonté d’Hachem et d’amener 1. 3Les Matsot chemourot

ou ro t

AVEZ-VOUS BIEN ÉCOUTÉ ?

D

NUMÉROMÈTRE

’e 8. Bol d

QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR

Qu’est ce:qu’ont amené les la construction . Combien y avait-il de Kérouvim Aaron ? A.savoir 1 Kazayit = Bné 28gIsraël | 1pour Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite sur à lale main

>2

du Michkane ?

MATSA

A

Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne

Toutes sortes matériaux, de l’or, de l’argent, du cuivre, des Etapes dudeSéder Motsi tissus, des huiles... Minimum 1 Kazayit . Qu’est-ce qu’ont apporté les chefs des tribus2?Kazayit Standard Les pierres précieuses pour le Hochen et le Efod . Comment réparé leur manque d’empressement ? Hidour (auont-ils mieux) 2 Kazayit En étant les premiers à amener les sacrifices pour l’inauguration du michkane

MAROR

Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas) . Combien de bougies y avait-il dans la Ménora ? 1 Kazayit> 7 1 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit . Combien de Mizbéah y avait-il ? 1 Kazayit> 2 2 Kazayit

Etapes du Séder La quantité de Maror

Maror 1 Kazayit

Supplément spécial Chabbath I n°67

Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 1 15


SHABATIK

2

SHA BA TIK LES AVENTURES DE LA FAMILLE KRAPOK

Mora Gometta enseigne à ses élèves l’importance des bénédictions à prononcer avant et après chaque repas. Tout les élèves écoutent attentivement et participent joyeusement au cours. - A partir de maintenant je vais faire attention à bien prononcer la Béraha avant de manger, dit Rutila à haute voix. - Moi je vais faire attention à toujours bien répondre “Amen” rajoute

Sarilou. - Bravo les félicite la Mora. Je suis fière de vous. Soudain des coups se font entendre a la porte : « Toc toc toc » - Entrez dit Mora Gometta. La porte s’ouvre, c’est la directrice. Elle se dirige vers la Mora et lui murmure quelque chose à l’oreille.

PARTICIPEZ À L’HISTOIRE

A .

A votre avis que peut dire la directrice à Mora Gometta ? Proposez une bonne nouvelle, puis une très bonne nouvelle et enfin une très très bonne nouvelle !

L’HISTOIRE CONTINUE

La directrice se dirige vers la sortie tandis que la Mora prend la parole. - Les filles, vous savez bien que ce soir se déroule la réunion des parents.Mme la directrice manque de main d’œuvre pour préparer la salle de réunion. Y a t-il des filles qui seraient volontaires pour aider à mettre la salle en place pour ce soir ?

POUR RÉFLÉCHIR

B .

Quelle va être la réaction des élèves ? Comment aurais-tu réagi ?

L’HISTOIRE RE-CONTINUE

C’est alors qu’à la surprise de la directrice et de Mora Gometta, toutes les filles se lèvent et disent toutes ensemble : « - Moi je veux aider ! » - Bravo dit la directrice vous êtes une classe de grandes filles. Venez, suivez moi. Toutes les filles courent vers la salle de réunion, elles se dépêchent de faire leurs taches avec empressement. En seulement dix minutes toute la salle de réunion était prête. Toutes les chaises sont en place pour ce soir. Les élèves retournent en classe avec Mora Gometta accompagnées de remerciements de la part de la directrice. Arrivées en classe la Mora leur dit : - Je vous félicite pour votre dévouement mais surtout pour votre empressement ! En dix minutes vous avez tout fini c’est du jamais vu ! Bravo à toutes ! D’ailleurs cela me rappelle la Paracha de cette semaine.

LE RAPPORT AVEC LA PARACHA

C D

FIN

.

Quel est le rapport entre notre histoire et la Paracha de Vayakhel ?

Les filles sont vraiment contentes en plus de tout elles vont gagner un récit sur la Paracha. La Mora raconte : - Lorsque Moché a demandé aux Bné israel d’amener des matériaux pour la construction du Michkane, les Bné Israël se

16

sont empressés d’amener tout ce qu’ils pouvaient ! Ils ont fait tellement vite qu’en à peine quelques jours il y avait tout ce qu’il fallait et même plus ! Bravo d’avoir fait comme les Bné Israël avec empressement et rapidité.

Supplément spécial Chabbath I n°67

2


SHABATIK

SHA BA TIK 3 A

JEUX

ABCDAIRE • Les réponses aux questions commencent par la lettre

d’entête.

A

B

C

D

Qui a construit le Michkane avec Betsalel ? > Aholiav Dans quoi étaient gardées les LouhotHabrit ? > Aaron

Réponse : Le Kodesh Hakodachim avait toujours la même superficie malgré la présence du Aaron : Le Aaron ne prenait pas de place.

De quoi été fait le Mizbéah des Korbanot ? De Cuivre Sur quoi on posait les Louhots hapanims ? > Le Choulhan Comment dit-on “or” en Araméen ? > Dahava Quelle est la hauteur du Michkan ? Dix amot (5 mètres)

>

B

• Malgré la présence d’un ustensile dans ma pièce, ma superficie libre reste inchangée. Que suis-je?

Qui Moché a-t-il rassemblé ? > Bné Israël Qui a construit le Michkan ? > Betsalel

>

QUE SUIS-JE ?

C

D

TÉLÉPHONE YDISH Le chef de famille dit la phrase suivante à l’oreille de son voisin de droite qui la répète à son tour à son voisin de droite et ainsi de suite .Le dernier la prononce à voix haute en espérant qu’elle n’aura pas été modifiée. 1. Dans la Ménorah il y a sept bougies, ce n’est pas comme la Hanoukia. 2. Pendant Chabat c’est interdit d’allumer et d’éteindre du feu.

MIMES

Un convive mime une scène de la Paracha tandis que les autres doivent la reconnaitre. > Les Bné Israel se reunissent tous devant Moché/ Bétsalel construit le Michkane.

E

CHASSEZ L’INTRUS • Or, argent, ciment, miroirs, pierres, huiles > Ciment : on n’en a pas apporté pour la construction du Michkan

Supplément spécial Chabbath I n°67

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SHABATIK

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LES TSADIKIM

Baba Haki - Rav Ytshak Abihssira A

QUI ÉTAIT MON GRAND-PÈRE ?

B

1. Rabbi Messaoud Abihssira

QUI ÉTAIT MON FRÈRE ? 1. Baba Salé 2. Baba Meir 3. Rabbi Avraham Abihssira

2. Baba Salé 3. Le Abir Yaacov

OU EST-IL ENTERRÉ ?

C

1. Yerouchalaim 2. Ashdod 3. Ramlé

Rabbi Its’hak Abihssira, surnommé Baba ‘Haki, frère de Baba Salé, vécut 21 ans en terre d’Israël Rabbi Its’hak passa sa jeunesse dans le Tafilalet, au Maroc, où son père, Rabbi Messaoud Abihssira, fils de Rabbi Ya’acov Abihssira aussi nommé le Abir Yaacov, fondateur de cette sainte et célèbre dynastie, y vécut et s’attacha à édifier et renforcer le patrimoine spirituel de ses ancêtres. Dès l’âge de 13 ans, il reçoit un diplôme de Ché’hita des volailles et l’année suivante, celui de Ché’hita des bêtes. A 17 ans, il reçoit le titre de Rav et plus tard, il sera nommé Dayan, juge rabbinique. Baba ‘Haki décida que le temps était venu de monter en Israël et rassemblant toute sa famille, ils embarquèrent pour la terre sainte. Très vite, il reçut la direction des villes Ramlé-Lod et fut reconnu Grand Rabbin des ressortissants d’Afrique du Nord. Il commença à bâtir sa nouvelle communauté. Il créa un Talmud Torah, un abattoir, un cimetière et bien d’autres lieux, dont il suivit l’épanouissement de très près. Il fonda également différents centres d’étude et de prières, chacun selon une coutume différente, marocain, tunisien, turc ... C’était un homme modeste, recherchant la vérité, dont la noblesse, cachet héréditaire, couronnait cette étonnante personnalité. Il mourut à 75 ans le 25 Adar, lors d’un dramatique accident de voiture, alors qu’il revenait de chez son frère Baba Salé à Nétivot. Il fut enterré à Ramlé. La disparition inattendue du Tsadik laissa dans l’esprit de tous les juifs d’Afrique du Nord demeurant en Israël, un souvenir brûlant de douleurs. « Que ceci ne te chagrine pas » confia-t-il en rêve à son frère Baba Salé. Que le souvenir du Tsadik soit une bénédiction pour tout le peuple juif !

D

QUIZ À DÉBAT Que pensez-vous d’un Rav qui aurait 17ans ? Ce serait drôle non?! Pourtant Baba Haki était Rav à cet âge là.

Envoyez-nous vos commentaires sur www.torah-box.com/shabatik Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Yémima Guedj - Esther Bitton | Responsable : Rav Michael Allouche 18

Supplément spécial Chabbath I n°67

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Des larmes qui ont secoué les Cieux Je réveillai doucement le bébé et le mis sur mes genoux : je fis office à la fois de Sandak, de Mohel, de père et de celui qui récite les bénédictions. C’est ainsi que je circoncis Youvali. Ensuite, je m’assis avec le nouveau-né dans mes bras et pleurai comme un bébé…

Un jour, le téléphone sonne dans mon bureau. J’entends une voix de femme. "Allo ?"

elle arrive dans un quart d’heure pour vous remplacer auprès de Youvali… Et pendant ce temps, vous pourrez faire la Brit, n’est-ce pas ? - Youvali ?!

Je réponds : "Chalom". "Etes-vous le Mohel Abohav ?, me demande-telle. - Oui, je réponds, c’est de la part de qui ? - Chalom, êtes-vous disponible demain matin pour une Brit-Mila à ‘Holon, à 7h30 ? - Oui, avec joie. - Extra ! Alors, nous sommes d’accord pour demain, à l’adresse…, à 7h30 précises. Je suis très à cheval sur les horaires." Cette conversation étrange s’acheva ainsi. Je pensais que notre échange avait été bref en raison de l’émotion qu’elle ressentait. La Brit-Mila la plus étrange du monde… Le lendemain, juste après la prière du matin, j’arrêtai un taxi et j’arrivai à l’adresse indiquée. A ma grande surprise, ce n’était pas une salle de fête ni même une synagogue. C’était une maison dans un quartier huppé. Sur la porte, une pancarte : "Famille Golan". Je toquai à la porte qui s’ouvrit immédiatement. "Bonjour, je m’excuse, je dois partir immédiatement, je suis en retard", m’annonça le maître de maison qui quitta tout de suite les lieux. Sa femme me dit alors : "Enchantée, je dois aussi sortir ! La nourrice est en route,

- Oui, Youvali, c’est le bébé que vous devez circoncire. - Vous l’avez déjà nommé ?, demandai-je d’un ton étonné. - Oui ! La vérité, c’est que nous ne voulions pas faire de Brit-Mila, nous ne sommes pas religieux, vous comprenez, mais finalement, ‘Hagaï et moi avons décidé qu’il valait mieux la lui faire pour ne pas qu’il ait honte devant ses copains lorsqu’il grandira…" Je compris que ‘Hagaï était le père de l’enfant. Je dis à Mme Golan : "Impossible d’effectuer une Brit dans ces conditions ! Qui sera le Sandak ? Où est le père de l’enfant ? Et qu’en est-il du Minyan ?! - Je m’excuse, je suis très en retard, je dois sortir. Au revoir !" Faute de mieux, j’entrai dans la chambre du bébé, disposai les ustensiles pour la circoncision sur la commode et observai le nourrisson dormir. Des larmes brûlantes se mirent à couler de mes yeux… J’eus du mal à croire qu’un enfant juif pût entrer de cette façon dans l’alliance d’Avraham Avinou ! Je réveillai doucement le bébé et le mis sur mes genoux : je fis office à la fois de Sandak,

Supplément spécial Chabbath I n°67

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de Mohel, de père et de celui qui récite les bénédictions. C’est ainsi que je circoncis Youvali. Ensuite, je m’assis avec le nouveau-né dans mes bras et pleurai comme un bébé… Des larmes de douleur Je pleurais sur lui, sur la tristesse de l’exil et en particulier sur cette réalité affligeante : en Erets Israël, il se pouvait donc que des Juifs soient si éloignés de leurs racines… Je pensais au bébé et me dis : qui sait ce que deviendra cet enfant… Quelle éducation va-t-il recevoir ? Je restai assis ainsi pendant une demi-heure, jusqu’à l’arrivée soudaine de la nourrice. Elle arriva en courant, peinant à respirer, tout en s’excusant pour le retard. Soudain, elle m’observa. Elle fut surprise de voir là un ‘Harédi, tenant en mains le bébé et tentant sans succès de cacher ses larmes… "Qui êtes-vous ?, me demanda-t-elle. - Je suis le Mohel, répondis-je. - Ah oui, Mme Golan m’a dit que Youvali doit subir une petite opération. Comment va-t-il ? - Ça ira. Je dois partir." Le jour-même, je racontai à mes connaissances l’étrange Brit-Mila que j’avais effectuée le matin. Mais au bout d’un certain temps, je finis par l’oublier. J’eus entre-temps le loisir d’effectuer des milliers de circoncisions. Douze ans s’écoulèrent… "Réglez son problème, il veut étudier la Torah !" Un jour, une femme et son fils dont l’apparence indiquait qu’ils ne respectaient pas la Torah, entrèrent dans mon bureau de la Rabbanout à Tel-Aviv. Habitué à ce type de visiteurs, je n’en fus pas surpris. La femme me demanda : "Etesvous le Mohel Abouhav ?", "Oui, répondis-je, qui êtes-vous ?" "Je suis Mme Golan de ‘Holon, vous souvenez-vous de moi ?" "Non", répondisje. Et elle de poursuivre : "Il y douze ans, vous avez été invité à effectuer la Brit-Mila de Youvali, nous vous avons laissé seul avec lui jusqu’à l’arrivée de la nourrice." 20

Je me rappelai soudain de cette étrange histoire. On ne peut oublier une telle circoncision. "Bien sûr, je m’en souviens." Je regardais Youvali, c’était un beau et grand garçon. "Mon fils a besoin d’aide, me dit Mme Golan. - En quoi puis-je vous aider ? - Youvali insiste pour rencontrer son Mohel, je ne sais pas quoi faire… C’est pourquoi je vous l’ai amené…" Elle s’adressa alors à son fils : "Voici ton Mohel ! Tu es satisfait maintenant ?! - Je voudrais parler en privé au Rav", dit-il. Lorsque la mère de Youval sortit de la pièce, Youval éclata en sanglots et me dit : "Je veux des Téfilin, je veux respecter le Chabbath et plus que tout, je veux étudier la Torah !" Je me levai et allai vers lui, tentant de l’encourager autant que possible. Je lui demandai : "Quel est le problème ?" "Mes parents", me répondit-il. Je sortis de la pièce et appelai sa mère : "Votre fils n’a aucun problème et il n’a pas besoin d’aide, il veut tout simplement étudier la Torah. - Je sais !, répondit Mme Golan, nous nous sommes déjà adressés à des psychologues et conseillers mais rien n’y a fait… A nous de faire ce qui est bien pour l’enfant, nous ont-ils dit… D’où notre présence ici… Pourriez-vous lui enseigner la Torah ?" Je me retrouvai une nouvelle fois à pleurer comme un bébé… Mais cette fois-ci, c’étaient des pleurs de joie ! Je me dis alors que lors de cette Brit-Mila singulière, je n’avais pas versé mes larmes seul mais qu’Eliyahou Hanavi avait certainement dû pleurer avec moi, et Hachem entendit notre prière. Béni soit Celui qui entend la Téfila !

Supplément spécial Chabbath I n°67

Rav Nissim ‘Haïm Yagen


DÉCÈS Décès de la Rabbanite Ra’hel Ganz, épouse du Rav Israël Ganz L’équipe Torah-Box apprend avec beaucoup de tristesse le décès de la Rabbanite Ra’hel Ganz, épouse du Rav Israël Ganz, l’un des grands Rabbanim de la génération et soutien inconditionnel de Torah-Box. C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris hier soir le décès subit de la Rabbanite Ra’hel Ganz, à 77 ans, des suites d’un infarctus. Elle était l’épouse du Rav Israël Ganz, l’un des dirigeants de la prestigieuse Yéchiva Kol Torah à Jérusalem et soutien inconditionnel de notre association depuis ses tout débuts. La Rabbanite Ra’hel Ganz (née Shenberger) était la fille du célèbre architecte orthodoxe Yossef Shenberger, à qui furent confiés de très nombreux projets de Mikvé, synagogues, Yéchivot et autres institutions religieuses à Jérusalem, Bné-Brak et ailleurs. Il fut l’un des bâtisseurs de la ville sainte. Dès son mariage avec le Rav Israël, la Rabbanite se dévoua entièrement à la plus noble des causes : seconder son époux dans la diffusion de la Torah au plus grand nombre. Génie incontesté en Torah, père spirituel de centaines d’Avrékhim et comptant parmi l’équipe dirigeante de la prestigieuse Yéchiva Kol Torah à Jérusalem, le Rav Ganz enseigne inlassablement la Torah à travers des cours et des exposés destinés aux étudiants en Torah depuis des décennies. L’association Torah-Box bénéficie personnellement du soutien inconditionnel et des conseils avisés du Rav dans de nombreux projets et ce, depuis ses tout débuts. La Rabbanite a eu le mérite de voir ses fils cheminer sur les traces de leur père, en

empruntant la voie de l’étude et de l’enseignement de la Torah. Sa fille a épousé elle aussi un éminent Talmid ‘Hakham. Célèbre pour sa noblesse de caractère, la Rabbanite Ra’hel était l’une des grandes figures du ‘Hessed à Jérusalem, qu’elle accomplissait toujours de manière discrète. Ceux qui l’ont côtoyée se souviennent de sa bonté de cœur, de sa bienveillance envers tout un chacun et de son sourire avenant qu’elle réservait même à ceux qu’elle ne connaissait pas. La Rabbanite a été ensevelie lundi soir au cimetière de Har Haménou’hot. Toute l’équipe de Torah-Box présente ses plus sincères condoléances au Rav Ganz. Puisse l’âme de la Rabbanite être reliée au faisceau de la vie, Amen ! Elyssia Boukobza

TRAJETS INTERVILLES DANS

TOUT ISRAËL

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COMMUNAUTÉ 9ème gala de Darkei Elyahou : Quand les Francophones aident les Francophones Mercredi 6 mars prochain aura lieu le dîner de gala annuel de l'association Darkei Elyahou – une belle occasion pour les Francophones d’aider leurs frères francophones en Israël ! L’association Darkei Elyahou n’est, grâce à D.ieu, plus à présenter. Si vous habitez Jérusalem, il est fort probable que vous ayez eu affaire à elle d’une manière ou d’une autre : besoin d’un prêt d’argent urgent, d’une voiture disponible pour quelques heures ou même d’un petit coup de pouce avant les fêtes, Darkei Elyahou est toujours présent pour aider. Son responsable, Rav Chemouel Marciano, lui non plus d’ailleurs n’est plus à présenter. En plus de ses fonctions à la tête de cette vaste association et des Kollélim qu’elle anime, Rav Marciano est également conseiller municipal à la mairie de Jérusalem, où il s’est vu confier le dossier de la Alya et de l’intégration. Poste depuis lequel il continue d’œuvrer inlassablement en faveur des Olim francophones de la capitale, ce qu’il fait avec brio depuis plus de 10 ans. Donc puisque vous connaissez déjà l’association et que vous connaissez déjà son dirigeant, il ne me reste plus qu’à vous parler des nouveautés Darkei Elyahou pour l’année 2018 ! Kollel d’étude du Daf Hayomi Dans son optique d’augmenter toujours le nombre de ceux qui s’adonnent à l’étude de la Torah, Darkei Elyahou a inauguré à Pessa’h dernier un nouveau centre d’étude de la Guémara consacré au Daf Hayomi. Sept Avrékhim y étudient chaque jour une page de Talmud quotidienne, encadrés par un Talmid ‘Hakham qui délivre un cours auquel tout un chacun peut s’associer. L’opération cartables C’était un projet, cela s’est transformé en réalité : quelques 130 enfants ont reçu un 22

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cartable flambant neuf contenant tout le nécessaire (trousse complète et fournitures scolaires) pour commencer la rentrée du bon pied ! Une opération qui sera réitérée chaque année, avec l’aide de D.ieu, tant son succès à été grand. Mais l’association continue aussi d’être active dans ses domaines de prédilection : ce sont ainsi 8 mariages, 6 Bar-Mitsvot et 2 Brit-Milot qui ont été financés quasiment en intégralité sur l’année 2018, sans compter les milliers de NIS prêtés à taux 0% et les 12 voitures de location à prix réduit qui sont mises à la disposition du public. "Cette année", ajoute Rav Marciano pour conclure, "nous espérons une mobilisation encore plus importante que les années précédentes. En effet, le fait de cumuler plusieurs casquettes et l’expansion de nos domaines d’intervention nous forcent à faire appel à de nouvelles ressources afin d’assurer le bon fonctionnement de toutes ces activités. Nous comptons sur tous pour répondre présent le 6 mars !" Gala de Darkei Elyahou, mercredi 6 mars 2019 à 19h30, dans les salons de l’hôtel Gané Yérouchalayim. Venez nombreux !

Elyssia Boukobza


‫בס”ד‬ Avec l’aide d’Hachem

L’association DARKEI

ELYAHOU

dirigée par

Shmouel Marciano

Conseiller municipal à la mairie de Jérusalem vous convie au

Mercredi 06 Mars à 19h30 '‫כ”ט אדר א‬

dans les salons de

l’Hôtel Gané Yerouchalayim

Salle Adam Vehava. 4 rue Ze’ev Vilnay. Jérusalem Station Tramway : Kiryat Moché

Les Kollel Hashkama Kollel Shishi Kollel Shishi Shabbat Kollel Erev

Activités

Kollel Daf Hayomi Cours de Torah Gmah Hasdei Esther

Tombola

1ER PRIX

PENDENTIF HAUTE JOAILLERIE

Gmah Voitures Keren Lehaguim Keren Lesemahot Opération Cartables

2ÈME PRIX

3ÈME PRIX

IROBOT

ORDINATEUR PORTABLE

Et encore de nombreux autres prix !

Inscriptions et réservations au

054 84 17 152 / 054 20 86 865


FEMMES 3 mythes sur la Tsniout : une affaire de jupe longue seulement ? Il existe une série de mythes largement répandus au sujet de la Tsniout et de la façon dont cette dernière s’exprime. Certaines conceptions nécessitent une explication afin que tous comprennent l’essence de cette pratique. Mythe n°1 : La Tsniout ne se résume qu’à un code vestimentaire La pudeur juive veut que l’extérieur soit un reflet parfait de l’intérieur. Lorsqu’Adam et ‘Hava furent créés, Hachem les dota d’une capacité à voir l’autre tel qu’il est. Ainsi, lorsque l’homme regardait sa femme et vice-versa, ils étaient capables de percevoir l’esprit, le cœur et l’âme de l’autre. Après la faute, Adam et ‘Hava perdirent cette capacité. L’âme et le corps ne formaient plus une mais deux entités distinctes. La Torah cherche à faire de la femme une princesse ; et la Tsniout, tant vestimentaire qu’intérieure, constitue le moyen par excellence d’y parvenir. Comparez la Tsniout vestimentaire à un couronnement ; elle ne constitue qu’une complétion de la Tsniout intérieure que nous avons cultivée au préalable. Mythe n°2 : La Tsniout ne concerne que les femmes Un second mythe soutient que la Tsniout n’est réservée qu’aux femmes alors que les hommes, eux, ont toutes les libertés à cet égard. Archifaux ! Le concept de Tsniout s’applique tant aux hommes qu’aux femmes, mais de différentes manières. Le Yétser Hara de l’homme est de regarder, tandis que celui de la femme est de se faire regarder. La femme doit chercher à se faire paraître pour ce qu’elle est, 24

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et non pour ce qu’elle arbore. L’homme doit chercher à voir la femme non pas comme un objet matériel, mais comme une personne avec des sentiments et de la dignité. En ce qui a trait au code vestimentaire, la femme et l’homme sont concernés au même titre. Un homme se doit aussi de porter des vêtements propres et couvrants, ni troués ni voyants. Vous déjà vu un rabbin se promener en maillot de bain ?! Mythe n°3 : La Tsniout sert à faire fuir le regard de l’homme Si vous pensez que la raison principale de la Tsniout est de se cacher du regard de l’homme, il s’agit là d’une erreur monumentale ! La pudeur est avant tout une démonstration du respect de soi. Elle cherche à valoriser la personne pour ce qu’elle est, et non pour son aspect physique. Il est évident, cependant, que le regard de l’homme compte aussi et qu’il représente l’une des raisons pour lesquelles la femme s’habille Tsanoua. C’est exactement la raison pour laquelle Hachem l’a mis dans ce monde : pour qu’il s’élève et se travaille. Pour conclure, la Tsniout constitue le meilleur moyen de s’élever, de se respecter et, surtout, d’être un ambassadeur digne d’Hachem et de Sa Torah !

Liora Chartouni (inspiré de Outside Inside : A Fresh Look at Tzniut de G. Manolson)


Š anais-david.com


Pose ta question, un rabbin répond !

Dernier tour des Téfilin après l’os du poignet J’ai entendu dire qu’on ne peut pas faire le dernier tour de lanière des Téfilin du bras après l’os du poignet, car les tours doivent être faits obligatoirement sur le bras luimême. Est-ce vrai ? Réponse de Rav Nethanel Gamrasni Il faut faire sept tours complets sur le bras, avant le poignet. Le demi-tour qui passe sur le poignet vers la main n’en fait pas partie, il se fait après les sept tours (voir réponse du Roch règle 3, chap. 2 ; Choul’han Aroukh 25, 8 ; Chaar Hakavanot 5, Téfilin ; Yalkout Yossef 25, notes 75-76 ; Chéérit Yossef vol. 1, p. 356-357).

Tenir un Sidour ou un aliment dans la main droite Lors de la Téfila, doit-on tenir son Sidour dans la main droite ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Si nous utilisons uniquement notre mémoire comme source, nous sommes en mesure de vous dire qu’il n’existe aucune Halakha à ce sujet. Vous êtes libre d’agir comme bon vous semble. 2. La "permission" de tenir un Sidour durant la Amida est mentionnée dans le Choul’han Aroukh 96, 2). 3. La Halakha est différente lorsqu’il s’agit de tenir un aliment au moment où l’on récite la Brakha qui précède la consommation. Il faudra le tenir avec la main droite (Choul’han Aroukh 206, 4). 4. Les gauchers tiendront l’aliment avec la main gauche (Michna Broura 206, 18). 5. Selon la Kabbale, les gauchers tiendront l’aliment avec la main droite (Kaf Ha’haïm 206, 31).

J’ai fait un mauvais rêve ! La nuit dernière, j’ai fait un rêve terrible concernant un membre de ma famille et je suis troublé et inquiet dès que j’y pense. J’en pleure, mais je me rassure en me disant que les rêves ne sont pas réalité. Dans ce cas, doit-on raconter notre rêve à quelqu’un d’autre ou non ? Dois-je faire quelque chose de plus ? Je me suis renforcé dans la Téfila et j’ai aussi donné à la Tsédaka, est-ce bien ? Réponse de Rav Binyamin Ammar Tout d’abord, comme vous l’avez dit, les rêves ne sont pas la réalité et comportent une grande partie d’imaginaire. Ceci dit, si votre rêve continue à vous préoccuper, il est possible de faire "Hatarat ‘Halom", c’est-à-dire réunir trois proches, réciter devant eux une prière (que vous pouvez trouver dans la plupart des livres de prières) et eux doivent annuler le mauvais décret qui pourrait accompagner ce rêve. Il n’est pas nécessaire de leur raconter votre rêve et il suffit d’y penser au moment de cette prière. Si cela pouvait vous soulager de partager votre rêve, il faut impérativement le raconter à une personne qui l’interprétera de façon positive. Il est très positif d’avoir donné de la Tsédaka pour votre rêve.

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Nomination d’une fille : quand et comment ? Comment procéder à la nomination d’une fille ? Y a-t-il un temps pour donner le prénom ? Y a-t-il une limite de temps pour faire une Séouda ? Comment nommer de la meilleure façon possible ? Réponse de Rav Avner Ittah La nomination d’une fille doit être effectuée devant 10 personnes afin que le nom choisi soit connu. Ainsi, dans Even Haézer (129, 18), nous remarquons que le nom par lequel on appelle une personne à la Torah est retenu comme étant son nom principal. C’est la raison pour laquelle la nomination s’effectue généralement lorsque le père monte à la Torah, afin que le nom soit proclamé devant tous. Cela dit, il est aussi possible de la nommer devant 10 personnes sans monter à la Torah. Pour le repas (ou le Kiddouch) organisé à cette occasion, il s’agit de remercier Hachem d’avoir fait naître cette fille. Dans la mesure du possible, il conviendra de le réaliser au plus vite (par exemple, le temps que votre femme se remette). Toutefois, il n’y a pas de limite pour le faire dans le cas où on aurait oublié. J’ai entendu une fois le cas d’une jeune fille qui avait du mal à trouver un Chiddoukh et lorsque les parents ont vérifié, ils se sont aperçus qu’ils n’avaient pas fait de repas ni de Kiddouch pour remercier de sa venue au monde. Ils le lui ont donc fait à l’âge de 25 ans ! Il conviendra de la nommer au plus vite, car le nom influence les vertus de l’enfant (Séfer ’Hassidim 244 ; Midrach Tan’houma Parachat Haazinou). De plus, si on veut prier pour qu’elle grandisse au mieux, il serait préférable qu’elle soit nommée. Quant au choix du prénom, il est rapporté au nom du Arizal (Chaar Haguilgoulim, intro. 23) que les parents ont le Roua’h Hakodech lorsqu’ils donnent le prénom à leur enfant. Ceci étant, on choisira des prénoms de nos matriarches comme Sarah, Rivka, Ra’hel, Léa, Esther ou d’autres prénoms de femmes saintes de la Torah, sachant que la personnalité de ces dernières aura une influence sur votre fille.

Boulettes de falafel : quelle Brakha ? De quoi sont constituées des boulettes de falafel ? Quelle en est la bénédiction ? Réponse de Rav David Haddad Les boulettes de falafel sont faites à partir de pois chiches écrasés, mélangés à des miettes de pain. Leur bénédiction est "Chéhakol" car on y mélange du pain et des condiments uniquement pour rendre les boulettes plus fermes et aussi parce que celles-ci sont frites à l’huile. S’ajoute à cela également le fait que la forme et le goût de ces aliments ont été modifiés pendant la cuisson (Yabia Omer, tome 7, p. 427). Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :

01.80.20.5000 (gratuit)

02.37.41.515 (gratuit)

www.torah-box.com/question Magazine I n°67 27


Alya & tracas Episode 25 : Unis face à l’adversité Au fil des semaines, Déborah Malka-Cohen & Torah-Box vous racontent l’épisode d’une saga riche en émotions ! Résumé de l’épisode précédent : Sur le chemin de retour depuis le Caveau des Patriarches, Orlane lit les dizaines de messages de soutien qu’elle a reçus de femmes désireuses de se renforcer pour la guérison de Tamara. A leur arrivée à Baït Végan, Tamara propose d’emmener les garçons manger dehors alors qu’Orlane, épuisée, plonge dans un profond sommeil. Avant d’être réveillée par des sonneries insistantes à la porte d’entrée…  Lorsque j’ouvris la porte, l’expression “tomber des nues” n’était pas assez forte pour exprimer ma surprise : “Avi, alors là… Ça, c’est une surprise ! Docteur Clown, qu’est-ce que tu fais là ? Et donne-moi ma nièce tout de suite. Viens chez tata, ma princesse des îles ! Mais qu’est-ce-qu’elle est mignonne cette petite !” Ma joie était sans borne de tenir la fille de ma sœur dans mes bras. Ce n’était qu’à cet instant que je réalisais à quel point elle m’avait manqué pendant ces longs mois où je n’étais pas en contact avec Tamara. Mon beau-frère, qui avait posé sa valise, avait l’air épuisé. Dans l’entrée, il s’était tout de suite débarrassé de son énorme sac à dos. “Je suis venu aussi vite que j’ai pu. Tamara est là ? – Non, elle est sortie avec David et Simon. Elle va arriver sous peu je pense. Tu veux que je l’appelle ? – Non, je veux qu’elle ait la surprise de me voir en ouvrant la porte. À part ça, tu t’imagines bien qu’après la bombe que ta sœur m’a lancée un peu plus tôt dans l’après-midi, je ne pouvais pas rester au cabinet à soigner mes patients et faire comme si de rien n’était. – Je me doute. – Dès que j’ai raccroché, sans même prendre le temps de retirer ma blouse, j’ai dit à ma secrétaire qu’elle devait annuler tous mes rendez-vous de la semaine. Ensuite, j’ai foncé récupérer la petite chez ma mère et sur la 28

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route j’ai contacté le docteur qui s’occupe de Tamara. J’attends les résultats par email d’une minute à l’autre.” Pendant qu’il m’expliquait à quel point il avait vécu son voyage précipité dans la tourmente, je me contentais de m’occuper de ma nièce qui avait l’air d’avoir fait la guerre tant l’état de ses vêtements étaient déplorables : “Mais dis-moi, qu’est-ce que tu lui as donné à manger pour qu’elle soit comme ça ? – Des boulettes au cumin avec des carottes râpées. C’est ma mère qui nous a fait un Tupperware avant de partir. – Ah, Madame Atlan et ses fameuses boulettes… Comment va ta mère ?” Ne m’écoutant plus, Avi se contentait de pianoter de manière nerveuse sur son téléphone. Brusquement, il avait relevé la tête pour me demander d’un air accusateur : “Pourquoi tu ne m’as pas appelé ? – Comment ça ? – Tamara m’a avoué que tu le sais depuis quelques jours. Pourquoi tu ne m’as pas tout de suite mis au courant ? Je suis son mari ! C’est à moi qu’elle doit se confier en priorité. Elle va m’entendre quand elle va rentrer. Les murs vont trembler, crois-moi ! – Vas-tu vraiment lui faire une crise de jalousie ? Dans un moment pareil, tu crois que c’est vraiment nécessaire de savoir à qui Tamara l’a dit en premier ? L’essentiel c’est qu’elle te l’a avoué finalement, non !? – Tu dis ça parce que tu es celle qu’elle a choisie ! – Oui… sa sœur ! De plus, j’ai respecté sa promesse. Elle ne souhaitait pas que j’en parle.” Voyant sa mine renfrognée, j’avais eu besoin de préciser : “Tu ne vas tout de même pas m’en vouloir ? La preuve je n’ai rien dit à Liel. Il n’est au courant de rien.


– Faux ! Contrairement à vous les sœurs cachottières, après avoir passé le contrôle de sécurité, je l’ai appelé pour le mettre au courant. Tu penses bien qu’il était chamboulé, à tel point qu’il a pris le vol juste après moi. Il doit arriver dans moins trois heures. – Et c’est maintenant que tu me le dis ?” J’étais si heureuse à l’idée de revoir mon mari, que malgré la fatigue en perspective, je planifiais déjà un super repas pour nous tous. J’étais en train de rédiger mon menu dans ma tête en faisant l’inventaire de mon réfrigérateur quand Avi me demanda si j’avais un tabouret haut pour sa fille. Et à la minute où j’allais le chercher derrière la porte de la buanderie, la porte sonna. Je m’étais précipitée pour voir la réaction de ma sœur quand elle allait découvrir son mari tranquillement assis à la table de la salle à manger. Si j’avais pu prendre une photo pour immortaliser le visage de Tamara, je l’aurais fait ! La surprise et le soulagement étaient clairement ce qu’elle ressentait en voyant son mari. J’embrassais mes garçons qui étaient fous

de joie de pouvoir jouer avec leur cousine, qui était minuscule par rapport à eux. Comme je l’espérais, en voyant sa femme, Docteur Clown ne déclencha pas de dispute. Au contraire, il était rempli d’attentions à son égard. De mon côté, j’avais préparé un super dîner. Nous avions attendu Liel qui était arrivé vers minuit et demi. Vers une heure du matin, nous étions tous les quatre assis autour de cette table, à rire, à boire, à manger. Le fait de nous retrouver tous ensemble avec une certaine insouciance (même si l’ombre de la maladie de Tamara planait au-dessus de nos esprits tel un vautour qui attendait sa proie), était une situation totalement hors du temps. Car justement ni Avi et Tamara, ni moi et Liel n’avions pris le temps de tous nous réunir et rire depuis le décès de nos parents. Et si cette épreuve avait eu pour but, hormis de nous arracher tous les quatre à cette perspective de vie sereine, de nous insuffler justement de la vie !? Déborah Malka-Cohen

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