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Torah-Box Magazine n°61 - Béchala'h

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SOUS-MARIN

SPIRITUALITÉ PÉREK CHIRA

PETIT ÉPEAUTRE

CANCER POMPEO

KINÉRET AMOUR

M A G A Z I N E

Acco, Israël

n°61 I 16 Janvier 2019 I 10 Chevat 5779 I Béchala'h

GASTRONOMIE

TOU BICHVAT

"Ceux qui ont tué des Israéliens cette année ont tous été arrêtés ou abattus" > p.6

Tou Bichvat : Les arbres face à la modernité > p.11

Les gens abusent de votre gentillesse ? > p.24


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Fin du Chéma (2)

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'Hatsot

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11:52

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Chkia

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17:03

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ACTUALITÉ Netanyahou invité à participer au sommet US portant sur l'Iran

Un 6ème tunnel découvert, Tsahal annonce la fin de l'opération Bouclier du Nord

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a été convié à participer au sommet centré sur l'Iran organisé par les Etats-Unis, qui doit se tenir les 13 et 14 février en Pologne.

Elle aura été plus courte que prévue : le porte-parole de Tsahal a en effet annoncé dimanche matin que l'opération Bouclier du Nord touchait à sa fin, avec la découverte d'un sixième et dernier tunnel terroriste du 'Hezbollah. Ce souterrain, creusé à partir du village de Remia au sud-Liban, traversait la frontière pour se terminer quelques kilomètres après en territoire israélien. Il sera neutralisé dans les prochains jours, a annoncé Tsahal, qui a en même temps indiqué avoir ainsi mis à mal les capacités du 'Hezbollah d'attaquer Israël par le sol en cas de confrontation future.

"Nous allons rassembler des dizaines de pays du monde entier", a assuré M. Pompeo dans une interview diffusée par Fox News. Cette réunion portera sur "la stabilité, la paix, la liberté et la sécurité au Moyen-Orient, et cela inclut un élément important qui est de s’assurer que l’Iran n’ait pas d’influence déstabilisatrice", ont indiqué les Etats-Unis et la Pologne dans un communiqué.

CHMOUEL KARO BAR MITZVA 4

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La crise s’amplifie : Trump écourte sa réunion avec les Démocrates

La Cacheroute s'invite dans la gastronomie israélienne !

Au lendemain d'un discours du président américain, les dirigeants du Congrès étaient invités à la Maison Blanche pour tenter de trouver une issue à l’impasse budgétaire, sans succès. Le principal point de friction porte sur la construction d'un mur de sécurité à la frontière avec le Mexique, défendue par Trump. "Le président a demandé à la présidente de la Chambre des représentants si elle était d'accord avec son mur. Elle a dit non. Il a alors dit : 'Nous n’avons rien à discuter' et il est parti", a relaté Chuck Schumer, chef de l’opposition au Sénat.

Une intéressante enquête effectuée dernièrement par le quotidien Yédioth A'haronoth a porté sur la nouvelle "tendance" qui envahit la gastronomie israélienne : de plus en plus de restaurants haut de gamme et de grandes chaines se séparent de leurs mets non-Cachères pour adopter un certificat de Cacheroute. C'est notamment le cas de la chaîne d'hamburgers Agadir, de Japanika et de bien d'autres. Et lorsque les propriétaires ont été interrogés quant aux incidences de cette décision sur leurs bénéfices, tous ont été unanimes : les gains sont en hausse !

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ACTUALITÉ

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"Ceux qui ont tué des Israéliens cette année ont tous été arrêtés ou abattus"

Front Sud : Tsahal riposte en ciblant des infrastructures souterraines

Lors de sa visite à l'une des plus importantes unités anti-terroristes de Tsahal, Yamam, le Premier ministre a vivement félicité l'action des militaires de la brigade, conjuguée aux efforts des renseignements israéliens. "Du monde entier, on me dit : 'Fais venir ces hommes chez nous, que nous apprenions d'eux'. Tout terroriste ayant tué un Israélien cette année a été soit arrêté soit abattu. C'est un accomplissement qui n'a pas sa pareille dans le monde et nous le devons à ces hommes, à leur courage, leur créativité et leur engagement", a-t-il scandé.

Motsaé Chabbath : Deux heures après qu'une nouvelle roquette tirée depuis l'enclave côtière a atterri en territoire israélien, le porte-parole de Tsahal a indiqué que les forces aériennes avaient riposté en ciblant des infrastructures souterraines du groupe terroriste 'Hamas dans le nord de la bande de Gaza.

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Tamir Idan, chef du Conseil régional de Sdot Hanéguev, a appelé le gouvernement et Tsahal a réagir avec force "avant qu'une nouvelle flambée terroriste ne s'abatte sur la région".


Le nouveau sous-marin de la marine israélienne baptisé "Dragon"

16 milliards USD partis en fumée : Le Bitcoin poursuit sa chute libre

La marine de Tsahal a annoncé que son nouveau sous-marin portera finalement le nom d’"INS Dragon". Ce nouveau modèle doit être livré l’année prochaine ; au total, Israël doit en recevoir trois nouveaux dans les prochaines années. Les engins sont actuellement en cours de construction à Kiel, en Allemagne. "Les sous-marins garantissent une sécurité stable nuit et jour, le tout dans un souci de professionnalisme, de sagesse, de dévouement et d’examen imparables", ont indiqué des experts étrangers.

Si le début de 2019 semblait plutôt prometteur pour les cryptomonnaies, la bulle a de nouveau explosé jeudi dernier avec une nouvelle et vertigineuse chute du Bitcoin. La devise cryptographique a ainsi perdu 10% de sa valeur, soit quelque 16 milliards USD dont la moitié en seulement une heure. Aucune information particulière dans l’actualité ne vient motiver ce mouvement qui concerne la quasi-totalité des cryptomonnaies, Ethereum et Ripple s’affichant également en forte baisse.

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ACTUALITÉ Panique au ministère des AE : une grenade lacrymogène explose par erreur

Le Chabak met en garde contre une possible ingérence étrangère dans les prochaines législatives

Trois employés de la manutention au

Les services de sécurité intérieure mettent en garde contre une possible intervention étrangère dans les élections législatives du 9 avril prochain. "Je ne sais pas pour quel parti [ce pays] agira (...) mais il interférera, je sais de quoi je parle", aurait déclaré Nadav Argaman lors d'une conférence à huis clos. L'attaque s'appuiera selon lui sur des "cybertechnologies". Si le nom du pays en question reste censuré, les regards se sont rapidement tournés vers la Russie, poussant le Kremlin à démentir rapidement toute volonté d'ingérence.

ministère

des

Affaires

étrangères

à

Jérusalem ont été légèrement blessés dimanche

dans

l'explosion

accidentelle

d'une grenade lacrymogène. Ce qui a été pris au départ pour un incident sécuritaire a vite semé la panique dans le bâtiment et parmi ses employés, qui se sont vus intimer l'ordre de rester confinés dans leurs bureaux. Le retour au calme a été décrété peu après.

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En Egypte, Pompeo promet d'agir pour le retrait total de l'Iran du territoire syrien Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a prononcé jeudi un discours à l’Université américaine du Caire dans lequel il a insisté sur la coopération entre les Etats-Unis et les pays de la région pour contrer "l’expansionnisme iranien". Il a ainsi promis que les Etats-Unis continueraient d’œuvrer, "par la diplomatie",

pour "chasser" les Iraniens de Syrie, et de "faire en sorte qu’Israël conserve la capacité militaire à se défendre contre l’aventurisme agressif du régime iranien". Cherchant à rassurer les alliés de son pays, il a soutenu que "L’Amérique ne se désengagerait pas [de Syrie] tant que le combat contre la terreur ne sera pas terminé".

Mauvaise nouvelle pour les employés de Téva : le nouveau médicament sera fabriqué à l'étranger Mauvaise nouvelle pour les employés de Téva : le nouveau médicament développé par l'entreprise (appartenant au domaine des biosimilaires), qui offrait pourtant l'espoir d'une bouffée d'air pur pour les employés de cette compagnie menacée par la faillite, ne sera finalement pas produit sur le site de Kfar Saba mais à l'étranger. Il semblerait que les luttes intestines incessantes entre la direction et les syndicats des salariés soient à l'origine de la décision.

Frappes aériennes en Syrie : Damas accuse Israël Le ministère syrien des Affaires étrangères a accusé samedi Israël d'avoir mené des frappes aériennes en Syrie au cours de la nuit. D'après l'agence officielle syrienne Sana, la défense anti-aérienne aurait intercepté plusieurs missiles au-dessus de Damas. Par ailleurs, un entrepôt d'armes de la capitale aurait été touché, selon une source militaire syrienne. Dans le même communiqué, le régime de Damas incriminait les Etats-Unis pour leur soutien aux frappes israéliennes.

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ACTUALITÉ Après avoir démenti vouloir détruire Israël, l'Iran promet de "l'annihiler" Al-Nujaba que "la révolution islamique en Iran ne renoncera pas à l’objectif d’éradiquer l’Etat juif jusqu'à son dernier souffle". Mercredi dernier, le chef suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, affirmait quant à lui que les sanctions américaines exerçaient des pressions sur l’Iran et sur sa population, se moquant au passage des leaders américains, alors que le haut-diplomate Mike Pompeo était en tournée dans la région.

Détruire Israël ou ne pas détruire Israël, telle est visiblement la question pour les dirigeants du régime des ayatollahs. Alors que Mohammed Zarif affirmait très sérieusement fin décembre au journal français Le Point que son pays n'avait jamais appelé à la destruction d'Israël, le général Mohammad Reza Naqdi, vice-commandant des Affaires culturelles et sociales, a expliqué la même semaine dans une interview accordée à la chaîne iranienne

L'adolescente et le couple âgé d'Armon Hanatsiv ont-ils été victimes du même terroriste ? Un couple de septuagénaires a été découvert sans vie à son domicile du quartier d'Armon Hanatsiv dans la capitale dimanche, portant des marques de violence. Les secours et la Police ont été prévenus par des membres de la famille inquiets d'être restés sans nouvelles. Vu la proximité de leur domicile avec le lieu où une adolescente de 14 ans a été légèrement blessée dans une attaque au couteau la semaine passée, la Police enquête afin de déterminer une éventuelle corrélation.

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Le Kinéret gagne 42 cm ! S'il y en a un qui est heureux de la dernière vague d'intempéries, c'est bien le lac du Kinéret : avec quelque 42 cm de gagné sur son niveau actuel depuis le début de la saison des pluies, c'est sans aucun doute l'occasion pour l'administration du site de se montrer optimiste. Si le niveau du lac se trouve toujours 1,24 m sous sa ligne rouge, il ne lui reste "plus" que 5,44 m pour atteindre son niveau normal. Elyssia Boukobza

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Magazine I n°61


VIE JUIVE Tou Bichvat : Les arbres face à la modernité Ce n’est pas pour rien si la Délivrance est comparée à une plante. Nous pouvons apprendre beaucoup de choses d’une simple plante. D’un noyau qui éclot de la terre, elle suit son chemin lentement mais sûrement, toujours plus haut, sans se presser…

L’homme moderne n’est plus dépendant de la nature comme ses ancêtres. Il vit dans des habitations protégées et les intempéries ne l’impressionnent plus. La technologie l’aide à surmonter toutes les restrictions que lui impose la nature. Il parvient à vaincre les maladies, améliore sa qualité de vie, repousse les limites du temps et de l’espace, etc. Cet homme a-t-il encore quelque chose à apprendre de la nature ? Les arbres et les fleurs ont-ils encore quelque chose à dire, que l’homme de l’ère high-tech ait besoin d’entendre ? Les effets secondaires du progrès Le progrès, malgré toutes les choses extraordinaires qu’il permet à l’homme, entraine aussi beaucoup de conséquences néfastes. Par exemple, l’homme moderne s’habitue à être fainéant. Si autrefois, pour se rendre de Jérusalem à Tel-Aviv, il fallait un voyage épuisant de trois jours à dos d’âne, aujourd’hui il suffit de 50 minutes en voiture. Si autrefois, pour garder contact avec un ami qui habitait de l’autre côté de l’océan, il fallait lui envoyer une lettre qui ne lui parvenait pas avant deux semaines (au mieux !),

aujourd’hui il suffit de sortir son téléphone de sa poche ou de lui envoyer un e-mail. Si autrefois, pour déguster du poulet, il fallait amener le volatile chez le Cho’hèt puis le plumer, le saler, le dénerver selon la Halakha, etc., aujourd’hui il suffit d’acheter un poulet au supermarché et de le cuisiner. Et si vous n’en avez pas la force, vous pouvez sortir un plat cuisiné du congélateur et le mettre au microondes pendant 3 minutes… L’être humain reçoit tellement de choses extraordinaires quasiment sans peiner, que si par malheur cela n’est pas suffisant à son goût, il se met immédiatement à se plaindre et à vilipender. Or cela induit un inconvénient majeur, qui est la perte de patience. Autrefois, les choses prenaient du temps ; il fallait attendre, garder son calme et son sang-froid. Aujourd’hui, tout arrive tellement vite, que l’homme n’a plus la patience d’attendre plus de 30 secondes ! Et que faire lorsque des processus durent plus d’une minute ? Ces processus longs qui exigent encore du temps pour se développer et s’épanouir ? L’homme moderne n’est pas à l’aise avec ce type de développements : cela l’agace, Magazine I n°61 11


VIE JUIVE le frustre, le déçoit, il en vient à se plaindre et à accuser. Il lui est difficile de comprendre que tout ne fonctionne pas à la vitesse d’un microondes. La communication, tout un processus L’éducation des enfants n’est pas un processus instantané. Il est question d’investissement sur des années, de soins quotidiens, de patience. L’homme moderne ne peut pas éduquer son enfant comme il met un plat au micro-ondes. Les choses fonctionnent tout simplement autrement ! Même chose pour les relations : elles requièrent des soins constants et un réel investissement. Une vie de couple saine ne se construit pas en un instant. Il faut y investir beaucoup de temps et de bonne volonté. Et pour celui qui n’a pas la patience d’attendre et veut voir des résultats immédiats, il sera très difficile de créer des liens profonds. Construire sa personnalité est aussi un processus qui exige du temps et un investissement. La jalousie, l’orgueil et la cupidité ne sont pas des défauts qui disparaissent par enchantement, tout comme l’acquisition de la bienveillance, de l’empressement, de l’humilité ou de la joie. Il est indispensable d’y travailler sérieusement. La Délivrance Même la délivrance de notre peuple est un processus lent. Nos Sages enseignent que "la Délivrance du peuple d’Israël se fait petit à petit". Ce processus connait des hauts et des bas, des difficultés et des régressions. Après 2.000 ans d’exil, nous avons finalement mérité de vivre sur notre terre. Certains ont pensé : "cela veut dire que la Délivrance finale est à nos portes !" Or plus de 70 ans sont déjà passés et les choses ne se sont pas déroulées comme

prévu. Il y a encore des guerres, des attentats et des crises. De fait les gens commencent à perdre patience : ils grognent, désespèrent, accusent… Mais quelqu’un a-t-il promis qu’en 5 minutes (ou même 50 ans), tout s’arrangerait exactement selon nos attentes ? La fête des arbres Ce n’est pas pour rien que la Délivrance est comparée à une plante. "La plante de David Ton serviteur s’épanouira rapidement", disonsnous chaque jour dans la prière. Nous pouvons apprendre beaucoup de choses d’une simple plante. D’un noyau qui éclot de la terre, elle suit son chemin lentement mais sûrement, toujours plus haut. Elle ne poursuit pas un chronomètre, elle ne cherche pas à tout faire en un instant, et elle ne se pose pas en permanence la question : "Dans combien de temps cela finirat-il ?", "Pourquoi ne font-ils pas leur travail correctement ?" S’épanouir Elle progresse patiemment, étape après étape, visant toujours vers le haut sans perdre espoir. Si une tempête approche, elle replie sa tête et cramponne fort ses racines dans la terre jusqu’à ce que l’orage passe. Elle reçoit avec avidité chaque goutte de pluie et elle l’utilise pour grandir. Sans faire de calculs, sans réfléchir. Tranquillement et patiemment. Peut-être serait-il bon, lors de Tou Bichvat, d’aller dans la nature, de respirer l’air pur, de sentir les odeurs, d’observer et d’écouter. De regarder une fleur, de caresser ses feuilles, et d’écouter ce qu’elle a à nous dire… à nous autres hommes modernes !

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M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Béchala’h : Le choix de la spiritualité Pour celui qui restreint son regard à une vision matérielle, les faits sont têtus et la réalité a toujours le dernier mot. Mais pour celui qui ouvre son esprit et son cœur à la poésie qui traverse la création, les faits ne sont pas têtus, ils sont une invitation à nouer une relation intime avec Hachem.

Il est difficile de choisir un élément à commenter dans la Paracha de la semaine tant elle est riche et porteuse d’enseignements fondamentaux. Cette richesse est d’autant plus profonde que nos Sages enseignent que l’histoire de l’exil égyptien, tout comme sa délivrance, ne doivent pas être considérés comme des évènements historiques que l’on commémore chaque année, mais qu’ils contiennent des leçons éternelles pour le peuple juif. Quand la nature s’efface Intéressons-nous à l’ouverture de la mer Rouge devant les Bné Israël. Il faut mesurer

l’angoisse que pouvait ressentir le peuple entre d’une part, le risque de se noyer dans la mer, et d’autre part, les Egyptiens armés qui se précipitaient vers eux. A cette situation à laquelle aucun esprit rationnel ne peut trouver d’issue, les Bné Israël, portés par le mérite de leurs Pères et leur grande foi en Hachem, vont apporter une réponse magistrale qui synthétise la vocation du peuple juif sur terre. Le texte nous indique tout d’abord qu’Hachem suscita un vent puissant qui allait ouvrir la mer afin que le peuple puisse y passer. A cet égard, Rachi écrit un commentaire étonnant sur le verset de Chémot (14,21) : "…il mit la mer à sec et les eaux se fendirent" : "Les eaux se

Supplément spécial Chabbath I n°61

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fendirent, à savoir toutes les eaux de l’univers (Mékhilta)." Rachi nous indique donc que ce ne sont pas simplement les eaux de la mer Rouge qui se sont fendues devant les Bné Israël, mais l’ensemble des eaux du monde entier à ce moment précis. Que pourrait-on retirer de cet enseignement ? Ici, ce n’est pas tant le fait que la mer se soit ouverte à ce moment-là (ce qui est déjà un enseignement fort) qui nous intéresse, mais celui que toutes les mers du monde peuvent être divisées, autrement dit que toutes les lois de la nature peuvent être suspendues. Au moment où le peuple juif accède à sa liberté, cet enseignement lui permet d’inscrire sa destinée au-delà du règne de la nature, audelà des causes et des effets du déterminisme matériel à travers lequel les autres peuples construisent leur vie. Le peuple juif apprend qu’au-dessus de la nature qui semble diriger le monde, il existe un espace, un "monde parallèle" tout près de D.ieu, où l’on peut échapper à la fatalité du règne matériel. Ainsi, celui qui est en mesure d’avoir une juste vision du monde mesure combien ce "monde du miracle" est bien plus réel que le monde matériel. La force de se jeter à l’eau Il faut pousser l’analyse plus loin pour saisir la mesure de l’état d’esprit que nous devons développer afin de vivre pleinement cette dimension. Lorsque le peuple se trouve face à la mer, celle-ci a beau sembler reculer et s’ouvrir, il faut toutefois avoir un courage et une foi considérables pour s’y introduire et croire que l’on atteindra l’autre côté sain et sauf. Cette foi est précisément celle qu’a eu tout le peuple, mais il faut reconnaître un mérite particulier à Na’hchon ben Aminadav, de la tribu de Yéhouda, qui avança dans l’eau en premier. 14

Magazine I n°61 Supplément spécial Chabbath I n°61

Les hommes sont souvent confrontés à des situations où ils doivent aller chercher au fond d’eux-mêmes une conviction, un courage et une foi proches de ceux dont fit preuve Na’hchon. En effet, nous nous tenons parfois sur les berges d’une "rive" que nous souhaitons traverser, mais malgré tout, la prudence et la réalité des choses nous retiennent. Evidemment, il n’est pas question de faire l’éloge de la prise de risque inconsidérée. Néanmoins, il est des situations où l’homme ressent profondément qu’il doit agir, tout en se sentant pourtant immobilisé par une force contraire. Face de tels dilemmes, il faut se souvenir de cet épisode et savoir que le plus dur est probablement le premier pas qui provoque ensuite une aide prodigieuse d’Hachem. Làencore, l’homme est invité à mettre en suspens son jugement et sa logique afin de permettre à Hachem d’entrer dans sa vie et de prendre le relais du règne matériel. Des faits "têtus" ? Au cours du XXème siècle, l’idéologie communiste s’est construite autour d’une analyse "matérialiste" des rapports de force. On ne s’étonnera pas qu’une des phrases de ses dirigeants étaient : "les faits sont têtus". Effectivement, pour celui qui restreint son regard sur le monde à une vision matérielle, les faits sont têtus, la réalité est insurmontable et a toujours le dernier mot. Mais pour celui qui ouvre son esprit et son cœur à la poésie qui traverse la création, les faits ne sont pas têtus, ils sont simplement une invitation à jouer avec eux afin de les dépasser et de nouer une relation beaucoup plus intime avec Hachem. On ne saurait trouver de meilleure conclusion que ces mots du prophète Zékharia, rappelant la supériorité de l’esprit sur tous les rapports de force matériels (4,6): "Ni par la puissance, ni par la force, mais bien par Mon Esprit !"

Jérôme Touboul


SHABATIK

SHA BA TIK

N°106

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES : USTENSILES À NE PAS OUBLIER : Feuillet parents-enfants pour Chabbath

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

Un étui pour ranger l’Afikomane

édité par

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

Béchala’h

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

LA PARACHA

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

ETES-VOUS UN PRO DE LA PARACHA ?

.

PLATEAU Quel passage de notre Paracha lit-on tous les joursDU ? (La Chira, dans la Tefila de Cha’harit)

.

7

Maro 3. r

2.

.

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5.

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(Amalek)

5. ‘Hazeret

6

. Combien de temps après la sortie d’Egypte l’ouverture Kadeplaass 2. Épaule 4. Mer Rouge a-t-elle lieu ? d’agneau (7 jours) 3. Maror peuple vient faire la guerre aux Bné Israël à la fin de (laitueQuel romaine) notre Paracha ? 4. Karpass (céleri)

(laitue ou endives)

H .‘

oss èt

Inversez les termes de la question afin d’en trouver la réponse.

.

C’est par ma faute que les Bné Israël sont obligés de manger des pommes de terre une fois par semaine. > Moché Rabbénou et la manne

.

Je suis descendu du ciel afin qu’on m’enterre en Egypte. > l’arche des ossements de Yossef

LE DVAR TORAH emou h

’e 8. Bol d

.

J’ai eu tellement peur de me jeter au feu que j’ai laissé tout ro le monde passer avant moi. t (désert), avant le _____ Au début du séjour des Bné Israël dans le ____ (don de la Torah), le verset dit « Vayachouvou vaya’hanou lifné Pi A’hirot ». Na’hchon ben Aminadav QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE >MATSA & MAROR On traduirait littérament ce Passouk par : « Ils s’installèrent et _____ (campèrent) devant Pi _____ (A’hirot) ». A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main Cependant, le « Ohev Israël » trouve ici une allusion au ____ (Lachon Hara), la _____ (médisance); et il explique le verset ainsi : “il faut Etapes duunSéder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas) s’asseoir et prendre moment de pause avant d’utiliser « pi ha’hérout », « laMinimum bouche de la liberté »”. On ne peut donc pas laisser libre cours à tout 1 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit ce que l’on aimerait _____ (dire). On est effectivement tenu de préserver sa Standard _____ (langue) du _____ (mal). En d’autres termes, il faut la tourner 2 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit dans sa _____ (bouche) avant de _____ (parler). C’est seulement alors Hidour (au mieux) 2 Kazayit 1 Kazayit 2 Kazayit que l’on pourra devenir un _____ (peuple) uni.

MATSA

B

6.‘Harossèt 7. Oeuf dur 8. Bol d’eau salée

au ne

1. Donnez un titre au Dvar Torah. 2. A votre avis, quels sont les trois mots-clefs de ce Dvar e Toraha?ul d’ag p 3.ÉRésumez le Dvar Torah en incluant les mots campement, Pi A’hirot, Ohev Israël, liberté 4. Jouez la scène où Datan et Aviram conservent de la Manne au lieu de la manger : ils la découvrent pleine d’insectes et impossible arà consommer. Les deux hommes sont très déçus !

du r

1. 3 Matsot chemourot

.

AVEZ-VOUS BIEN ÉCOUTÉ ?

SÉDER : ORDRE C DES ALIMENTS :

Qu’est-ce que Paro dit alors qu’il est sur le point de se noyer uf dans la Mer Rouge ? Oe (Mi Kamokha baElim Hachem - Qui est comme Toi .parmi les puissances, Hachem)

Finalement, (rondes, faitesParo à lase noie-t-il ? (Non) main)

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder

alée

A

Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne

au s

1

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

MAROR

Etapes du Séder La quantité de Maror

Maror 1 Kazayit

Supplément spécial Chabbath I n°61

Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 1 15


SHABATIK

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SHA BA TIK LES AVENTURES DE LA FAMILLE KRAPOK

Dans la classe de Moré Yoel, tout les matins la Téfila ne se passe pas toujours comme il faut ! - Bonjour les enfants dit Moré Yoel avec un grand sourire. Sortez vos Sidourim (livres de prière) on commence la Téfila. Tout les élèves sortent leurs Sidourim et commencent la Téfila. Ils chantent tous ensemble “Modé ani lefane’ha…” Soudain une voix se fait entendre: - Passe moi ton stylo murmure Yoni. - Tiens prends lui répond Eliel.

- Chch...!! Gronde le Moré. Mais les discussions ne sont malheureusement pas finies ! - Eliel ton stylo ne marche pas lui fait remarquer Yoni. - Je n’en ai pas d’autre répond Eliel... tu n ‘as qu’à demander à Lior il doit en avoir. un - Lior appelle Yoni - Chch... Intervient le Moré encore une fois. La Tefila prend fin et le Moré de prendre la parole.

PARTICIPEZ À L’HISTOIRE

A .

L’HISTOIRE CONTINUE

A votre avis que va dire le Moré à ses élèves ?

Les jours passent et malgrès leurs efforts les élèves de la classe de Moré Yoel n’ont pas l’air de vouloir changer. Pourtant ce sont des bons élèves ! Jusqu’à ce qu’un jour...: - Bonjour les enfants dit Moré Yoel. Aujourd’hui on doit accueillir Efraïm le nouvel élève. C’est un garçon très sympathique je suis sûr que vous allez lùqpprécier ! Maintenant commençons la Téfila ! Les élèves commencent à chanter “...Achré Yoshvé..” et comme à leur habitude les discussions commencent: - Efraim dis moi, dans quelle école tu étais avant demande Yoni.

Le Moré se tient debout et dit sévèrement: - Il y a des élèves qui se permettent de parler pendant la Téfila et c’est très grave ! C’est un moment où on parle avec Hachem. Il faut profiter pour Le remercier pour toutes les bonnes choses qu’Il nous a données. Pour la santé, pour les parents ainsi que pour tous les amis qui vous entourent. C’est aussi le moment pour demander ce dont on a besoin. Hachem aime quand on se tourne vers lui, tel un enfant qui se tourne vers son papa. C’est un grand mérite qu’on a de parler au Roi des rois on ne doit donc pas s’interrompre pendant la Téfila.

POUR RÉFLÉCHIR

B .

L’HISTOIRE RE-CONTINUE

Quelle va être la réaction de Efraïm, va t-il lui répondre ?

En voyant cela Eliel aussi décide de se concentrer et même Lior, ainsi que toute la classe !! A la fin de la Téfila le Moré s’empresse de féliciter ses élèves pour la belle Téfila de ce matin sans bavardage !

A la grande surprise de Yoni, Efraïm ne lui répond pas et reste concentré dans son Sidour. Yoni est un peu étonné c’est la première fois qu’on ne lui répond pas ! Il réfléchit et décide de se mettre lui aussi à l’imiter et plonge la tête dans son Sidour.

C

LE RAPPORT AVEC LA PARACHA . Quel est le rapport entre notre histoire et la Paracha de Béchala’h ?

16

D

- Bravo ! Bravo dit Moré Yoel tout ému. Je suis tellement heureux et fier de vous ! Quelle belle Téfila vous avez faite aujourd’hui ! D’ailleurs cela me rappelle la Paracha de la semaine.

FIN

Moré Yoel raconte calmement: - Pendant la guerre avec Amalek lorsque Moché Rabenou a levé les bras et qu’il priait, les Sages expliquent que cela encourageait les Bné Israel à prier et ils se tournaient tous vers Hachem grâce à Moché. Ce matin grâce à Efraïm qui a fait sa Téfila avec concentration, toute la classe a bien prié. Et depuis ce jour la classe de Moré Yoel prie avec une grande concentration.

Supplément spécial Chabbath I n°61

2


SHABATIK

SHA BA TIK 3

A

JEUX

QUE SUIS-JE ? • Je suis parent • Je préside la ville • Je me suis coupée en 12 dans cette Paracha

D

PHRASE A RALLONGER

> mère, maire, mer

Un convive part d’une des propositions suivantes et invente une suite, le suivant la reprend depuis le début et ajoute à son tour une suite … le jeu s’arrête dés qu’un participant oublie une partie de la phrase.

B

• Les Bné Israel ont traversé la mer (à pied sec, il y avait des arbres, des fruits...)

MULTIMOTS

• La Manne pouvait avoir le goût ( du gâteau à la crème, des bonbons...)

• Dans cette Paracha la mer s’est coupée pour laisser passer les Bné Israel. Citez d’autre endroit où des cours d’eau se sont coupés.

> le Yarden devant Yéhochoua et les Bné Israel, le fleuve devant Rabbi Pin’has ben Yaïr.

C

TÉLÉPHONE YDISH Le chef de famille dit la phrase suivante à l’oreille de son voisin de droite qui la répète à son tour à son voisin de droite et ainsi de suite .Le dernier la prononce à voix haute en espérant qu’elle n’aura pas été modifiée

CHASSEZ L’INTRUS

E

.

Midbar Sin, Réfidime, Massa oumériva, Midbar Parane > Midbar Parane : Les Bné Israel n’étaient pas à cet endroit dans cette Paracha.

• Les égyptiens se sont noyés avec leurs chevaux et tout leurs attirails. • Les Bné Israel ont chanté la Chira et les femmes jouaient du tambourin. • Les richesses de toute l’Égypte sont remontées sur le rivage. • De l’eau est sortie du rocher lorsque moché l’a frappé.

Supplément spécial Chabbath I n°61

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SHABATIK

4

L’HISTOIRE

Il y a de nombreuses années vivait un homme très riche, qui possédait beaucoup d’or et d’argent, une immense maison remplie de somptueux objets... Un jour, son ami est venu le voir et lui a dit : - Regarde, pour l’instant, tu es très riche et tu possèdes énormément de biens. Mais comme tu le sais surement, l’argent n’accompagne pas l’homme quand il quitte ce monde, seules ces Mitsvot et ses bonnes actions le suivront dans le monde de vérité. C’est pourquoi il serait judicieux et intelligent de ta part d’offrir de ton argent aux pauvres, car la tsédaka est l’une des Mitsvot les plus importantes qui existent dans notre sainte Torah. Le riche a écouté attentivement son ami et a réalisé qu’il avait raison. Il lui a alors répondu : - Ecoute, je suis prêt à donner de la Tsédaka mais je ne veux donner mon argent qu’à une personne qui est si pauvre qu’elle n’a plus d’espoir en la vie ! Ainsi, mon argent lui redonnera l’espoir ! Le riche est donc sorti dans la rue et a commencé à chercher une personne extrêmement pauvre. Soudain, près d’une poubelle, il a remarqué un homme qui cherchait des restes de nourriture et des épluchures pour se mettre quelque chose sous la dent. En le voyant, le riche s’est dit : - C’est exactement l’homme que je cherche ; c’est sûr qu’il doit complètement désespérer de la vie ! Il s’est donc approché de lui et lui a tendu la somme de 100 dinars !

A

Les enfants à cette époque, 100 dinars représentaient une somme d’argent énorme ! C’est à peu près comme 100 000 dollars aujourd’hui ! Le pauvre, effrayé de voir une telle somme d’argent a dit au riche : - Heu....Je vous remercie infiniment, mais pourquoi m’offrez-vous une somme d’argent si importante ?! Pourquoi n’avez-vous pas partagé cette somme entre tous les pauvres de la ville ? - Car j’ai décidé de ne donner mon argent qu’à une personne qui a désespéré de la vie et n’a plus aucun espoir en l’avenir... Et je crois bien que vous êtes l’homme que je cherchais ! - Moi ?! Désespéré ?! Mais pas du tout ! Seul un homme qui n’a pas d’Emouna en Hachem désespère de la vie ! Mais moi, je crois en Hqchem, le Maître du monde... j’ai une confiance absolue en Lui. Le riche confus, lui a répondu alors : - Alors où est-ce que je peux trouver des gens désespérés?! - Seul celui qui est décédé et se trouve au cimetière a désespéré de la vie !! lui a répondu le pauvre. - Très bien, alors je vais aller au cimetière pour y enterrer mon argent ! Et c’est ce qu’il a fait ; il s’est rendu au cimetière, a creusé un trou, y a introduit son argent, a recouvert le trou de terre et est rentré chez lui.

DEVINEZ • Quelle est la suite la plus proche de la réalité ? • Quelle est la suite la plus drôle ? Les années sont passées et le riche est devenu pauvre, à tel point qu’il n’avait plus rien à manger. Il ne savait pas quoi faire ! Soudain, il a eu une idée. Il s’est rappelé de l’argent qu’il avait enterré dans le cimetière et il s’est dit : - Maintenant, j’ai vraiment besoin de cet argent ! Je n’ai qu’à aller le déterrer ! Ainsi, il s’est muni d’une pelle et a pris la route. Quand il est arrivé au cimetière, il a vu qu’il n’y avait personne. Il a donc sortit rapidement sa pelle et s’est mis à creuser... Mais soudain, il a entendu une voix terrifiante : - Hé, qu’est-ce que vous faites là ?! Arrêtez tout de suite ! Il ne comprenait pas qui venait de lui parler... Quelques minutes plus tard, deux soldats se sont approchés de lui et lui ont dit : - Que faites-vous ? Vous ne savez pas que c’est interdit de creuser dans un cimetière ! Suivez nous ! On vous amène devant le dirigeant de la ville. Quand le dirigeant de la ville a vu l’homme, il lui a demandé : - Monsieur, puis-je savoir ce que vous faisiez au cimetière et pourquoi vous creusiez un trou sous la terre ?! L’homme a regardé le dirigeant et lui a répondu : Il y a quelques années j’étais

B

SUITE DE L’HISTOIRE riche et j’ai voulu offrir mon argent à des gens qui avaient désespéré de la vie. Puis, j’ai justement rencontré un pauvre ; Il m’a expliqué qu’il n’avait pas du tout perdu espoir en la vie, seuls les morts au cimetière ont désespéré de vivre !! C’est pourquoi j’ai décidé de me rendre au cimetière et d’y enterrer mon argent ! Puis, je suis devenu pauvre, c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de venir au cimetière pour récupérer mon argent... Le dirigeant de la ville l’a écouté attentivement et lui a répondu : - Vous ne me connaissez pas?! L’homme l’a bien regardé, mais lui a répondu : - Non, je ne vous reconnais pas, qui êtes-vous ? - Je suis le pauvre qui vous a dit qu’il ne désespérait sûrement pas de la vie !! Ecoutez plutôt cela : J’étais si pauvre que j’étais contraint de chercher ma nourriture dans les poubelles, mais je croyais en Hachem et Il m’a élevé au rang de dirigeant de la ville ! Vous, vous étiez riche et soudain, vous êtes devenu pauvre, mais grâce à votre mérite d’avoir voulu aider les pauvres, Hachem vous a gardé précieusement votre argent... Le dirigeant de la ville a accompagné immédiatement l’homme au cimetière et il l’a aidé à déterrer son argent. Il l’a aidé aussi à redevenir riche, comme avant...

LES ZEXPERTS • Que fait le riche suite au conseil de son ami ? • Pourquoi le pauvre refuse l’argent qu’on lui propose ? • Par quel mérite le riche est-il redevenu riche a la fin de

l’histoire ?

C

A VOTRE TOUR

• Racontez un épisode de votre vie ou vous avez le mieux fait la mitsva de Tsédaka.

Envoyez-nous vos commentaires sur www.torah-box.com/shabatik Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Yémima Guedj - Esther Bitton | Responsable : Rav Michael Allouche 18

Supplément spécial Chabbath I n°61

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Sauvé du cancer par l’adoption "J’ai remarqué quelque chose sur les radios, je dois vous faire des examens supplémentaires", annonce le médecin à David. David se prépare alors pour un scanner. Lorsque le docteur reçoit les résultats, il reste silencieux un moment avant de se tourner vers son patient…

David et Sarah sont mariés depuis plusieurs années, mais ils ont des difficultés à avoir des enfants. Malgré toutes les prières qu’ils ont dites du fond de leur cœur, Hachem ne leur permet pas encore de connaître la joie d’être parents… Fatigués d’être déçus d’année en année, le couple débute alors une série de traitements. Le premier traitement est un échec, mais le couple ne perd pas espoir. Le deuxième ne marche pas non plus, idem avec le troisième et le quatrième. L’option de l’adoption Un soir, David dit à Sarah : "Ma chérie, j’ai réfléchi et je me suis dit qu’Hachem veut peutêtre que nous ayons des enfants autrement. Peut-être qu’on pourrait en adopter un, qu’en penses-tu ?" Sarah ne sait pas quoi répondre. D’un côté, elle ne veut pas renoncer à avoir son propre enfant, mais de l’autre, elle ne veut pas non plus décevoir son mari. Après tout, peut-être

que l’adoption est la seule solution à leur problème ? Elle répond alors à David qu’elle va essayer de s’habituer à cette idée. Quelques heures plus tard, Sarah tombe "par hasard" sur un article du journal et dit à David : "Tu as lu ça ? En Chine, à cause des limitations imposées par le gouvernement en matière de natalité, des milliers de filles sont abandonnées à leur naissance parce que les parents préfèrent avoir un garçon !" David regarde Sarah comme pour lui faire comprendre que ce n’est pas un hasard si elle est tombée sur cet article juste à ce moment… Finalement, après une longue discussion, elle admet que ce serait une grande Mitsva que d’adopter l’une de ces petites filles chinoises et de la faire grandir en tant que juive. Dès le lendemain, le couple entre en contact avec un organisme responsable du processus d’adoption. Malgré tout, Sarah n’arrive pas pour autant à renoncer à l’idée d’avoir son propre enfant…

Supplément spécial Chabbath I n°61

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Elle décide de poursuivre les traitements en parallèle. Au bout du cinquième traitement, le couple apprend une nouvelle bouleversante : Sarah est enceinte de jumelles ! Deux petites filles La joie du couple ne connaît alors aucune limite. David commence à chercher des prénoms de filles, tandis que Sarah feuillette les magazines pour futur maman. Mais malgré son bonheur, Sarah commence à douter. Va-t-elle pouvoir gérer des jumelles et un bébé adopté en même temps ? De son côté, David reconnaît que gérer trois bébés à la fois est un projet un peu trop ambitieux. Le cœur lourd, Sarah décide donc d’appeler l’agence pour suspendre le processus d’adoption. Un peu plus tard, alors que Sarah est enceinte de quatre mois, une tragédie frappe le couple : Sarah perd l’un de ses deux bébés. Le couple est dévasté et craint beaucoup de perdre le second, mais quelques mois plus tard, Sarah donne heureusement naissance à une petite fille en bonne santé. Même si la joie du couple est considérable, leur bonheur est mitigé par la tristesse de la perte d’un bébé. Quelques mois plus tard, Sarah recommence à penser à l’adoption. Un matin, elle dit à David : "Peut-être que nous avons perdu un bébé pour nous faire réaliser que nous devons avoir deux enfants, mais que l’un d’entre eux est une petite fille chinoise ? Je voudrais rappeler l’agence d’adoption, qu’en penses-tu ?" David lui répond alors : "C’est ce que je me disais aussi, mais je n’osais pas t’en parler !" Une visite médicale pile au bon moment ! Le couple relance donc le processus d’adoption stoppé pendant la grossesse de Sarah. Après avoir rempli tous les formulaires, David et Sarah doivent passer une visite médicale pour prouver qu’ils sont tous les deux physiquement aptes à être parents. 20

Le rendez-vous médical de Sarah se déroule normalement et sans détecter aucun problème de santé, mais celui de David laisse quelques doutes au docteur. Celui-ci dit à David : "J’ai remarqué quelque chose sur les radios, je dois vous faire subir des examens supplémentaires." Anxieux, David se prépare à passer un scanner. Lorsque le médecin reçoit les résultats, il reste silencieux un moment avant de dire à David : "Je dois vous annoncer une mauvaise nouvelle mais je vous rassure tout de suite, tout ira bien, il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre-mesure. Voilà, vous souffrez d’une forme rare de cancer. La tumeur est juste assez grande pour être visible, mais à un stade assez précoce pour être guérie. C’est un miracle total que vous soyez venu précisément à ce moment-là, car si vous étiez venu plus tôt, je n’aurais pas détecté cette tumeur, et quelques mois plus tard, elle aurait été trop grosse pour faire quoi que ce soit…" David reste sans voix. Lorsqu’il annonce la nouvelle à Sarah, elle se met à pleurer à chaudes larmes, et la voix étranglée par les sanglots, elle dit à son mari : "Je comprends tout maintenant. Hachem voulait que tu voies le médecin précisément aujourd’hui. Mais pour cela, il fallait que j’attende tout ce temps pour tomber enceinte, que nous perdions un bébé et que nous décidions d’adopter un enfant à ce moment-là. Tout a été orchestré d’En-haut pour te sauver la vie…" Après quelques traitements, David est guéri de sa tumeur et libéré de l’hôpital. Quelques mois plus tard, David et Sarah accueillent leur seconde petite fille, un adorable bébé aux yeux bridés, qu’ils prénomment Aniya, ce qui signifie : "Hachem m’a exaucé". David et Sarah ont certes subi des épreuves très difficiles, mais au fur et à mesure qu’ils les ont surmontées, ils ont pu remarquer qu’une Main divine guidait leur vie de bout en bout…

Supplément spécial Chabbath I n°61

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COMMUNAUTÉ Chouva : Raanana comme vous ne l’avez jamais connue ! Raanana, une sympathique ville balnéaire ? Oui, mais pas que. En compagnie du Rav Yaacov Harrar, Rav de la communauté Chouva, découvrons les facettes encore inexplorées et étonnantes de l’une des destinations favorites de l’Alya française ! Francophones de la ville des cours de Guémara adaptés à chacun et c’est ainsi qu’un groupe d’une vingtaine de personnes s’est formé ; elles ont par la suite proposé que nous ouvrions un office pour les fêtes de Tichri, et c’est ainsi que grâce à D.ieu, une centaine de personnes se sont jointes à nous. Le noyau a grandi petit à petit pour devenir aujourd’hui une florissante Kéhila de quelques 250 personnes. Vous êtes passés de 20 à 250 en seulement 5 ans ?

Que pourrait-on m’apprendre de plus sur Raanana – si ce n’est qu’il s’agit d’une sympathique ville balnéaire, propre et bien entretenue, fort appréciée des Francophones venus s’installer en Israël – et que je ne sache déjà ?, me dis-je nonchalamment en composant le numéro du Rav Yaacov Harrar, Rav de la communauté Chouva à Raanana. Eh bien, il s’avère qu’on en apprend tous les jours dans ce pays. Car si la ville-chouchou des Français correspond bien à l’image qu’on s’en fait généralement, il n’en reste pas moins qu’elle cache aussi des aspects aussi inexplorés que fascinants – et c’est ce que le Rav Harrar va me faire découvrir au téléphone. Rav Harrar a vécu en France et en Israël, où il a été formé dans les meilleures Yéchivot. Longtemps bras-droit du Richon Létsion, le Rav Chlomo Amar, il a fondé et dirige aujourd’hui une belle communauté en plein cœur de Raanana – j’ai nommé Chouva… Rav Harrar, Chalom. Parlez-moi de votre communauté à Raanana. Si je ne réponds pas, je suis toujours là, c’est juste que je prends des notes. OK, très bien. Chouva a été fondée il y a 5 ans. Le besoin s’était fait ressentir de proposer aux 22

Magazine I n°61

Oui, Baroukh Hachem. Chouva, c’est réellement comme une grande famille, il y a de la place pour tout le monde, quelle que soit la tendance et quel que soit le niveau. Nous mettons beaucoup l’accent sur la convivialité, la fraternité, le respect mutuel. D’ailleurs, chez nous, toutes les tendances sont représentées : il y a des Breslev, des ‘Harédim, des sionistes-religieux, des gens très engagés, d’autres moins, des jeunes, des moins jeunes… Et vous réussissez à faire cohabiter tout ce petit monde ensemble ? Oui, car notre ciment, c’est la Torah ! Nous nous efforçons de réunir les gens, aussi différents soient-ils, autour de l’étude et de la pratique de la Torah. Le but commun que nous poursuivons est bien sûr de faire évoluer au maximum les gens et de les aider à s’intégrer sans perdre pied dans leur nouvel environnement.


Comment vous y prenez-vous ? Si notre synagogue est caractérisée par une ambiance "à la française", nous nous employons en même temps à aider les gens à s’intégrer ici. C’est pourquoi une partie des cours que je dispense est en français, une autre en hébreu, afin que même ceux qui débutent en hébreu puissent acquérir petit à petit la langue. Nous multiplions les initiatives communautaires : cours pour hommes, pour femmes, pour jeunes, Chabbatoth pleins, soirées à thème, conférences, activités de ‘Hessed, bénévolat etc. Tout ce qui peut souder les gens autour de l’amour de la Torah et du prochain est bon à prendre ! Je comprends mieux pourquoi vous êtes difficile à joindre… Bref, parlons Alya. Raanana, une destination à conseiller ou pas ? Je vais peut-être vous surprendre mais à mes yeux, il s’agit de l’un des meilleurs points de chute lorsqu’on arrive en Israël. Tout d’abord, il s’agit d’un lieu agréable, à l’européenne, où il fait bon vivre, et en même temps, on y assiste à une véritable explosion des structures toraniques, ce qui ouvre les perspectives d’une belle ascension spirituelle. De partout, des Kollélim et des Baté Midrachoth fusent. Il y a ici pas moins de 14 synagogues francophones, c’est dire ! Là où en revanche il faut rester vigilant, comme partout ailleurs,

c’est sur le plan éducatif. Nous avons la chance de bénéficier ici de certaines bonnes écoles – je pense notamment à ‘Horev, au ‘Hinoukh Haatsmaï, à Noam et au Beth Yaakov – mais il faut faire attention à ne pas effectuer des choix qui pourront s’avérer fort décevants par la suite. On vous consulte souvent sur des questions de ‘Hinoukh. Un conseil à donner en la matière aux nouveaux Olim ? Oui : apprenez l’hébreu car c’est la clé pour maintenir le lien avec vos enfants ! On assiste trop souvent à une rupture entre parents et enfants due au fait que les parents ne font pas suffisamment l’effort d’acquérir l’hébreu et n’ont ainsi aucun accès à ce que leurs enfants apprennent à l’école, ils ne savent pas qui ils fréquentent, etc. Si l’on veut que le lien soit maintenu avec nos enfants, il faut absolument pouvoir prendre du temps avec eux pour étudier et s’intéresser à leur vie – or cela passe forcément par la case Oulpan… Merci à vous Rav Harrar pour cet entretien et souhaitons encore un beau développement à Chouva ! Chouva – 4, rue Tel-Haï pour les offices de Chabbath et 9, rue Hapra’him pour les offices en semaine.

Propos recueillis par Elyssia Boukobza Magazine I n°61 23


Les gens abusent de votre gentillesse ? Hachem a doté chacun d’entre nous d’un cœur pur, bon et qui aspire au bien. Pour pouvoir rayonner à l’extérieur, il est indispensable de construire au préalable notre personnalité par l’entremise de l’étude de la Torah ! Dans l’essence de chaque Juif réside une volonté de faire le bien. Mais si la Torah nous encourage à nous tourner vers les autres, elle ne prône pas pour autant la négation de soi ni nous demande de devenir l’objet d’abus de la part de notre entourage ! Alors comment réussir ce qui peut s’apparenter à un exercice d’équilibriste : donner sans pour autant se laisser abuser ? Un récipient qui déborde Comment comprendre Tamar, prête à mourir brûlée vive uniquement pour ne pas causer de honte à Yéhouda ? Comment comprendre certaines anecdotes rapportées dans la Guémara où l’on voit des Sages accomplir des actes d’une bonté inouïe en faveur d’autrui ? Imaginez un récipient vide que l’on remplit de liquide. Une fois arrivé tout en haut du récipient, le flux continue de couler jusqu’à déborder et se déverser tout autour. Ce récipient, c’est le Juif qui accomplit un acte de bonté en toute conscience. Il a tant œuvré pour emplir son être de bien, il a tant amassé de bonnes qualités, que rayonner à l’extérieur devient pour lui une conséquence naturelle ! Si nous avons parfois l’impression que les autres abusent de notre gentillesse, c’est que quelque part le flux n’a pas encore atteint le bord du récipient. Nous ne faisons que ponctionner de ce qui se trouve à l’intérieur ! C’est pourquoi, lorsque nous nous montrons 24

Magazine I n°61

aimables, nous avons parfois l’impression d’être "vidés" ! Se construire pour pouvoir construire Il existe donc deux manières de faire le bien, l’une positive et épanouissante et l’autre négative et usante. Il nous faut prendre conscience des points qui suivent : Personne ne peut nous causer de tort dès lors que nous sommes en paix avec nous-mêmes. C’est ce qui explique que certains Tsadikim étaient capables d’essuyer les pires affronts sans attaquer en retour ! Ils avaient atteint une telle sérénité intérieure que rien au monde ne pouvait les ébranler. Il nous faut donc travailler dans ce sens.

1

Les gens ne peuvent abuser de nous que dans la mesure où nous-mêmes ne savons pas nous respecter. Se respecter, cela signifie pour chacun connaître ce qui est bon pour lui et ce qui ne l’est pas, connaître ses propres limites et définir ses propres valeurs. C’est le préalable à tout acte de ‘Hessed !

2

Si nous sommes conscients de notre valeur, nous ne chercherons plus l’approbation des autres. S’il nous arrive parfois d’accomplir des actes qui vont à l’encontre de nos valeurs, c’est que, quelque part, nous cherchons à gagner l’estime des autres au prix de nos propres convictions.

3

‘Haguit Emayev


FEMMES D’où provient l’amour d’une femme pour son foyer ? Lorsqu’une femme s’investit dans son foyer jusqu’à ce qu’il devienne une partie d’ellemême, elle exploite alors à l’extrême cette faculté de donner qui est en elle. Cet amour et ce sentiment que tout provient d’elle sont le moteur lui permettant de donner de plus en plus ! La maison était propre et ordonnée, on entendait le cliquetis monotone de la machine à laver, le sol brillait d’avoir été frotté. Enfin, Myriam s’accorda le droit d’aller se coucher.

Que ce soit un fils qui lui est né, un végétal

Elle jeta un ultime regard dans la chambre des enfants.

s’y trouve une partie de lui-même."

Tous dormaient et le son de leur respiration régulière faisait vibrer l’espace. Elle entra doucement, remit en place une couverture qui avait glissé et donna une légère caresse. Shirel, l’ainée, ouvrit un œil somnolent : "Maman, je t’aime", murmura-t-elle et elle replongea profondément dans le royaume enchanteur des songes. Une vague submergea.

d’amour

qu’il a planté ou même un objet, comme une maison qu’il aurait construite. Il est attaché affectueusement à l’œuvre de ses mains, car

Donner de plus en plus ! C’est ce que nous enseignent nos Sages (Dérekh Erets Zouta chap. 2) : "Si tu désires t’attacher avec amour à ton ami, fais-lui constamment du bien". Et c’est précisément le fait qu’une femme s’investisse dans son foyer, sans limite

la

L’amour d’une mère pour ses enfants. Un amour qui n’a pas de limites, un amour qu’aucune plume ne peut décrire.

ni mesure, qui l’amène à le considérer comme une partie d’elle-même. Elle l‘aime comme elle s’aime elle-même ! C’est le sens des paroles d’un des Tanaïm au sujet de sa femme : "Je n’ai jamais appelé mon

Donner et aimer

épouse, ‘Ichti’, ‘ma femme’

Ce don sans retenue dont une mère fait preuve envers ses enfants développe en elle un sentiment d’amour pour son foyer. Rav Dessler écrit dans son ouvrage "Mikhtav Mééliahou" (tome 1, Ha’Hessed) que l’amour est le corollaire de l’action de donner et non l’inverse, comme les gens ont tendance à le penser. On ne donne pas à quelqu’un que l’on aime mais l’on aime celui auquel on a donné. Voici les termes qu’il emploie : "Un homme aime les fruits de ses actes car il ressent qu’une part de lui-même s’y trouve.

mais ‘Beiti’, "mon foyer". Cet amour et ce sentiment que tout provient d’elle sont

le

moteur

lui

permettant de donner de plus en plus, de se lever à des heures impossibles, de donner à manger avec une patience qui éveille l’étonnement, de changer les vêtements même s’il s’agit de la énième fois…

Equipe Torah-Box Magazine I n°61 25


Pose ta question, un rabbin répond !

S’épiler les sourcils dans le mois de deuil J’ai perdu mon père. Je suis une femme et je voudrais savoir si je peux à la fin des 7 jours m’épiler les sourcils et la moustache. Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Si vous êtes séfarade : si vous êtes mariée, cela est permis (Choul’han Aroukh, Yoré Déa 390, 5 ; Yalkout Yossef, Avélout, p. 557 ; Béèr La’haï Roï [du Rav Yo’haï Amar], question 123). 2. Si vous êtes ashkénaze : si vous êtes mariée, cela est permis (Pné Baroukh 19, 10 ; Béèr La’haï Roï [du Rav Yo’haï Amar], question 123 ; Badé Hachoul’han 390, note 34 et fin de la note 37 ; Divré Sofrim - Kitsour 40, 19-20 [il faut considérer la raison des Halakhot de ces références]).

Somnifères, Mouktsé ? Une boîte de somnifères qu’on prend occasionnellement est-elle Mouktsé ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Bien que, d’une manière générale, les médicaments – non nécessaires pour le Chabbath – aient le statut de Mouktsé, de nombreux décisionnaires pensent que les somnifères n’ont pas ce statut car il n’est pas interdit de les absorber durant Chabbath (Nafchénou Ba’haïm 18, 27 ; Piské Téchouvot [nouvelle édition - 5775] 328, 63).

Impossible de vivre plus de 120 ans ?! Dans Béréchit, chapitre 6, verset 3, Hachem dit : "Leurs jours seront réduits à 120 ans". Comment se fait-il alors que des hommes ou femmes puissent (même de nos jours) vivre plus de 120 ans ? Réponse de Rav Ye’hiel Brand Tout d’abord, le verset ne dit pas "Leurs jours seront réduits à 120 ans" ; le mot "réduit" n’existe pas. Le verset dit : "Et ses jours seront de 120 ans". L’explication est ainsi, comme le dit Rachi : lorsque D.ieu a vu que les gens étaient corrompus, Il demanda à Noa’h de construire l’arche. Le voyant la construire, les gens lui demandèrent à quoi elle servait. Noa’h répondit que D.ieu allait détruire le monde si les gens ne se repentaient pas (Sanhédrin 108a). Cette construction dura cent vingt ans. Les cent vingt ans mentionnés dans le verset susmentionné veulent simplement dire que D.ieu a fixé le terme des gens de cette génération à 120 ans, jusqu’au Déluge. La Torah n’a donc jamais limité la vie de tous les humains à 120 ans.

Ajouter chaque jour un passage de la Téfila J’ai envie d’apprendre à faire les prières (facultatives ou obligatoires) telles que les prières avant Hodou, le Pérek Chira, le Tikoun ‘Hatsot etc. Puis-je commencer à apprendre mais à faire une partie de la prière, le lendemain un peu plus, et chaque jour un peu plus ? Réponse de Rav Emmanuel Bensimon C’est bien entendu comme cela qu’il faut procéder : avancer doucement mais sûrement. Le Talmud le dit d’ailleurs : "Si tu veux attraper beaucoup, tu n’auras rien. Mais si tu attrapes un peu, tu le conserveras"... 26

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Farine de petit épeautre, Cachère ? Est-ce que la farine de petit épeautre est autorisée partout ? De même dans les magasins bio ? Réponse de Dan Cohen Oui, la farine de petit épeautre est autorisée dans les mêmes conditions que la farine de blé (T45, T55, T65 ou fluide ; vérifier l’absence d’ingrédient interdit).

Donner la Tsédaka pour l’année en une fois Peut-on donner la Tsédaka pour l’année en une fois ? Par exemple, faire un virement de 365 euros dans l’intention de donner un euro par jour pendant 365 jours. Est-ce valable ? Réponse de Rav Israël-Méir Cremisi Bien que la somme d’argent soit identique, le Rama nous enseigne qu’il y a deux aspects dans la Mitsva de Tsédaka : la somme en soi et l’action de donner, qui transforme la personne. Le Ma’hatsit Hachékel (Rav Chemouel Halévy Kalin) affirme dans son commentaire sur le Maguèn Avraham (695, 12) au nom du Bayit ‘Hadach, qu’il est préférable de donner peu à 100 pauvres que beaucoup à un pauvre. De même, le Ramban, dans son commentaire sur la Michna dans Avot (3, Michna 15), affirme qu’il est préférable de donner à plusieurs personnes qu’à une seule. Le Maharal de Prague dans Nétivot Olam (fin du chap. 4) semble être d’avis qu’il n’y a aucune différence si, à la fin, la somme donnée est identique. Nous voyons cependant que les décisionnaires comme le Ramban, le Maguèn Avraham, le Bayit ‘Hadach, Rabbénou Bé’hayé, le Méiri, ainsi que le Séfer ‘Hassidim (65) de Rabbi Yéhouda Ha’hassid affirment qu’il est préférable de donner à plusieurs personnes qu’à une seule. Il est donc préférable de donner 365 fois une pièce qu’une seule fois 365 pièces.

Enlever l’eau d’une boite de thon Chabbath Peut-on vider l’eau d’une boite de thon Chabbath ? Peut-on appuyer avec le couvercle sur le thon pour l’essorer ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Il est permis de verser uniquement une quantité d’eau égale à celle qui se trouve à la surface - au dessus du thon - mais pas davantage (celle qui se trouve entre les morceaux de thon). 2. Il est interdit d’appuyer sur le couvercle afin de verser toute la quantité d’eau de la boite. (La Halakha concernant tous les cas similaires au vôtre se trouve dans le Choul’han Aroukh 319, 14 ; voir Ayil Mechoulach 6, 79). Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

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Alya & tracas Episode 19 : Cherchez Tamara... Au fil des semaines, Déborah Malka-Cohen & Torah-Box vous racontent l’épisode d’une saga riche en émotions ! Résumé de l’épisode précédent : Au centre commercial où elles ont amené les enfants, Tamara ne cesse de faire des remarques désobligeantes, ce qui agace Orlane au plus haut point. Peu après qu’elles aient rencontré Rachel et Nourit, Orlane ne peut plus se contenir et reproche à Tamara son comportement… Juste avant que celle-ci ne quitte les lieux en annonçant à Orlane les larmes aux yeux qu’un lourd problème de santé est à l’origine de son arrivée soudaine en Israël…  Lorsque je m’étais rassise à notre table, Rachel m’avait demandé si tout allait bien. Après les demi-révélations de ma sœur, j’étais troublée et frustrée de ne pas avoir pu finir notre conversation. Je savais qu’elle aurait du mal à me révéler la raison de sa visite parmi nous. Même petite, je me souviens qu’elle avait cette capacité à garder un secret durant de longues semaines sans rien confier à personne. Jusqu’au jour où notre père avait eu une sérieuse conversation avec elle, puis ensuite avec moi. Il nous avait expliqué à tour de rôle que si un adulte nous demandait de garder une information secrète, et que celle-ci avait une date d’expiration comme un anniversaire surprise par exemple et que tout le monde finirait par être au courant, il était d’accord pour que nous gardions le secret. En revanche, si l’adulte nous sommait de ne jamais révéler quoi que ce soit et à personne sans une date bien précise, il fallait immédiatement venir le prévenir lui ou maman. Pour masquer mon trouble et l’angoisse que je ressentais en pensant à la perspective de cette conversation, j’avais expliqué à mes amies que parfois les relations entre sœurs n’avaient rien de faciles : les vieilles rancœurs du passé pouvaient s’avérer tenaces. Pour changer de 28

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sujet, je racontais que Tamara était mariée depuis quatre ans à quelqu’un de formidable que l’on surnommait le Docteur Clown. Nourit avait brusquement relevé la tête pour me demander : “Le Docteur Clown ? Ne me dis pas que c’est le mari de ta sœur !” Voyant le visage interrogateur de Rachel, Nourit lui avait raconté pourquoi mon beaufrère avait hérité de ce surnom : “C’est un dentiste, mais depuis cinq ans, il se déplace trois fois par semaine pour faire la tournée des hôpitaux et faire rire les enfants et les personnes du service gériatrie. – Incroyable, c’est un véritable Tsadik ! On n’en fait plus des modèles comme lui, de nos jours. Parfois je me dis que les gens sont tellement pris dans leur portable… – Il faut croire que pas tout le monde n’est devenu aussi addict à la technologie. Mais comment as-tu entendu parler de lui, Nourit ? – Je le connais, parce que c’est l’ami d’enfance du cousin de mon mari. Il nous a parlé de lui. Je me rappelle bien de son surnom parce que pas plus tard qu’il y a dix jours, il était en visite chez nous. Apparemment, tu as une nièce et lui et ta sœur essaient depuis quelques temps de…” Sans dire un mot de plus, Nourit mordait dans un bout de pizza et reporta la conversation sur un tout autre sujet : “C’est dingue que toutes les écoles soient fermées aujourd’hui. Il faudrait inventer un système de garderie pour tous les parents qui travaillent et qui n’ont pas la possibilité de s’absenter !” Je n’avais plus échangé un mot jusqu’à la fin du déjeuner car j’étais trop préoccupée par ma grande sœur. Ce que je ne savais pas, c’était qu’au même moment, sans rien me dire, Nourit


avait elle aussi noté dans sa tête un plan pour arranger ma relation compliquée avec Tamara...

maman : “Tu peux être fière de toi, tu as bien éduqué tes fils !”

Un peu plus tard avec les enfants, nous avions dit au revoir à mes amies pour nous mettre en quête de Tamara en la cherchant dans tout le centre commercial.

Pour la remercier, j’avais répondu : “Je suis sûre qu’avec ma nièce, tu fais un super boulot aussi. Et puis dès qu’elle aura un petit frère ou une petite sœur, ils s’entendront comme larrons en foire.

Pour motiver les garçons, je leur avais annoncé que nous jouions à la chasse au trésor et que celui qui trouvait leur tante en premier aurait droit à une glace avec de la chantilly. Motivés comme jamais, David et Simon s’en étaient donné à cœur joie. Au bout d’une demi-heure de recherches, n’en pouvant plus de fatigue, je m’étais écroulée sur un banc. Et comme Min Hachamaïm, je l’avais enfin repérée. Au loin, Tamara se faisait faire une pédicure très particulière, elle avait les pieds dans une bassine d’eau pleine de petits poissons qui lui grignotaient les peaux mortes. La trouver dans cette posture m’avait fait sourire car depuis mon arrivée en Israël, j’étais passée une dizaine de fois devant ce stand et jamais je n’avais osé l’expérience.

– Larrons en foire ? Dis-moi Orlane, je constate que même si tu as fait ton Alya, tu gardes toujours tes expressions bien françaises !" Nous en avions ri car dans ma famille, j’avais la réputation de toujours trouver des expressions improbables qui allaient pile à la situation. Profitant de ce rare moment de complicité entre nous et que les garçons parlaient entre eux, j’avais demandé le plus délicatement possible à Tamara de me confier ce qui n’allait pas…

Déborah Malka-Cohen

La voyant aussi assise sur un fauteuil, David avait hurlé qu’il avait gagné en assurant qu’il avait vu sa tante en premier. Pour prouver qu’il méritait son prix, il alla à sa rencontre. Dès que Tamara avait relevé la tête, elle n’avait pas pu s’empêcher de sourire car la bonne humeur constante de David était communicative. Après quelques minutes, Tamara était venue me rejoindre. En prenant soin de ne pas lui faire le moindre reproche sur sa fuite de tout à l’heure, j’avais proposé que l’on se mette en route à la recherche d’un glacier. Une fois devant un bon frozen yogurt, j’avais donné sa récompense à David. Mais ayant de la peine pour son petit frère, il lui avait proposé de partager sa portion de crème. Devant cet élan touchant d’Ahavat Israël entre mes fils, ma sœur m’avait gratifiée d’un des plus beaux compliments qu’on peut faire à une Magazine I n°61 29


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LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues & un Rebus ! La maîtresse à Ch'ha : "Ch'ha, pourquoi as-tu lancé une pierre sur Brami ? Ce n'est pas beau de se comporter comme ça !

Rebus

Par Chlomo Kessous

- Mais c'est lui qui a commencé ! - Et pourquoi tu n'es pas venu me voir ? - Parce que vous ne savez pas viser aussi bien que moi !" Le prof d'algèbre à Ch'ha : "Ch'ha, si tu as dans l'une de tes poches 200 dinars, et dans l'autre poche, 400 dinars, qu'est-ce que ça veut dire ? - Que j'ai mis par erreur le pantalon de mon papa !" la mer rouge c’est ouverte en 12 couloirs

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