Skip to main content

Torah-Box Magazine n°57 - Vayé'hi

Page 1

JUDÉE-SAMARIE

CHEKHINA

NETANYAHOU

BRAKHA

STRASBOURG GILETS JAUNES

n°57 I 19 Décembre 2018 I 11 Tevet 5779 I Vayé'hi

GOY

AUSTRALIE

RAV STEINMAN

ALYAH

M A G A Z I N E

Un 4ème tunnel découvert par Tsahal à la frontière libanaise

AprèsTéchouva : une confrontation pénible avec le monde laïc ?

> p.8

> p.22

Chaque jour est un cadeau ! > p.25


Votre 4 pièces

208.000 NIS À partir de

à la réservation

dans le nouveau quartier de Netivot

Accompagnement bancaire et juridique Suivi du dossier jusqu’à la remise des clés Financement flexible Gestion locative

SHIMONE HALFON

054.700.73.26

Shimone.h@gmail.com

01.77.38.08.27


CALENDRIER DE LA SEMAINE 19 au 25 Décembre 2018 Mercredi 19 Décembre 11 Tevet

Mercredi 19 Décembre

Daf Hayomi 'Houlin 22

Rav Chlomo Eiguer

Vendredi 21 Décembre

Michna Yomit Baba Kama 10-6

Rav Ezra Sasson Dangour

Limoud au féminin n°81

Samedi 22 Décembre Réfaël Méir Panigel

Jeudi 20 Décembre 12 Tevet

Vendredi 21 Décembre 13 Tevet

Samedi 22 Décembre 14 Tevet

Mardi 25 Décembre

Daf Hayomi 'Houlin 23

Rabbi Yaakov Krantz (Maguid de Douvna) Rav Salman Moutsafi

Michna Yomit Baba Kama 10-8 Limoud au féminin n°82

Daf Hayomi 'Houlin 24 Michna Yomit Baba Kama 10-10 Limoud au féminin n°83

Parachat Vayé'hi Daf Hayomi 'Houlin 25 Michna Yomit Baba Metsia 1-2 Limoud au féminin n°84

Rav Salman Moutsafi

Horaires du Chabbath Dimanche 23 Décembre 15 Tevet

Lundi 24 Décembre 16 Tevet

Mardi 25 Décembre 17 Tevet

Daf Hayomi 'Houlin 26 Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Entrée

15:59

16:10

16:11

16:09

Sortie

17:20

17:21

17:22

17:21

Michna Yomit Baba Metsia 1-4 Limoud au féminin n°85

Zmanim du 22 Décembre

Daf Hayomi 'Houlin 27 Michna Yomit Baba Metsia 1-6 Limoud au féminin n°86

Daf Hayomi 'Houlin 28 Michna Yomit Baba Metsia 1-8 Limoud au féminin n°87

Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Nets

06:35

06:38

06:38

06:38

Fin du Chéma (2)

09:06

09:08

09:08

09:08

'Hatsot

11:38

11:39

11:40

11:39

Chkia

16:39

16:41

16:42

16:40

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Elyssia Boukobza, Jérôme Touboul, Rav Daniel Scemama, Rav Gabriel Dayan, Rav Emmanuel Boukobza, Dan Cohen, Rav Avraham Garcia, Rav Avraham Taieb, Déborah Malka-Cohen, Esther Sitbon - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 077.466.03.32 Publicité : Daniel (daniel26mag@gmail.com / 054-24-34-306) Distribution : diffusion@torah-box.com


ACTUALITÉ Vague terroriste en Judée-Samarie : entre hommages et réponses

Une fin de semaine meurtrière a secoué la Judée-Samarie : des cellules terroristes (qui se sont avérées être liées au 'Hamas) ont commis une vague d'attentats dont le plus dramatique a coûté la vie à deux jeunes soldats du bataillon d'infanterie Netsa'h Yéhouda en service à Guivat Assaf. Une autre fusillade à l'entrée de l'implantation d'Ofra a fait sept blessés et causé la mort du bébé né prématurément de Chira Ich-Ran, grièvement blessée avec son mari. Deux policiers ont été blessés dans une attaque au couteau à Jérusalem et un soldat grièvement blessé à la tête par un lanceur de pierre près de Beth-El. Le gouvernement s'est empressé d'effectuer un vaste coup de filet en

Judée-Samarie qui a permis l'arrestation de dizaines de Palestiniens liés au 'Hamas, celle des terroristes d'Ofra et la liquidation du terroriste de Barkan. Dans ses commentaires à l’ouverture de la réunion de son cabinet, Netanyahou a soutenu que le gouvernement avait répondu aux attaques en prenant "des mesures fermes pour [renforcer] la sécurité des implantations". Dans la foulée, des ordres de démolition des maisons des auteurs d'attaques ont été émis et le procureur-général a entériné la légalisation de 66 avant-postes. Une autre loi visant à permettre l'expulsion des familles de terroristes est actuellement à l'étude.

DEVENEZ DEVELOPPEUR WEB en 16 Semaines Jérémie Berrebi, Developers.Institute et l'association LEV ont joint leurs forces pour créer un programme unique qui allie étude juive le matin et formation technologique l'après-midi, du dimanche au jeudi, pendant 4 mois.

A Tel Aviv pour les garçons A Jérusalem pour les filles

Prochaine session le 27 Janvier 2019 Formation prise en charge par le Misrad Haklitah - Bourse MASSA Complète ton dossier sur http://TorahTech.Institute Appelle Avner : +972 (0)58-499-4462 ou au 01 70 38 05 70

4

Magazine I n°57

avner@developers.institute


22 508 5 160 8 316

paniers alimentaires

782

opérations urgentes

Appel gratuit de France :

aides médicales

bourses pour nécessiteux

1 748 4 292 2 689

soins dentaires

veuves et orphelins

subventions scolaires

Appel gratuit d'Israel :

0-800-106-135 1-800-22-36-36 Un reçu sera envoyé pour tout don.

5 possibilités pour transmettre vos dons au Vaad haRabanim : 1. Appelez ce numéro pour un don par carte de crédit : 0-800-106-135 en Israël: 00. 972.2.501.91.00 2. Envoyez votre chèque à : Vaad haRabanim 10, Rue Pavée 75004 Paris 3. Envoyez votre don à l'un des Rabanim de votre région (demandez la liste au numéro 0-800-106-135). 4. Envoyez votre don dans l'enveloppe jointe. 5. Sur notre site : www.vaadharabanim.org Site sécurisé

Un reçu sera envoyé pour tout don.

5 possibilités pour transmettre vos dons au Vaad haRabanim : 1. Appelez ce numéro pour un don par carte de crédit : 1-800-22-36-36 en Israël: 00. 972.2.501.91.00 2. Envoyez votre chèque à : Vaad haRabanim 2, Rehov Yoel, Jerusalem 3. Envoyez votre don à l'un des Rabanim de votre région (demandez la liste au numéro 1-800-22-36-36). 4. Envoyez votre don dans l'enveloppe jointe. 5. Sur notre site : www.vaadharabanim.org Site sécurisé


Strasbourg : une cinquième victime succombe à ses blessures, le terroriste abattu

Oman ouvre son espace aérien aux avions israéliens, annonce Netanyahou

Le bilan de l’attentat de Strasbourg, commis le 11 décembre sur un marché de Noël, s’est alourdi à cinq morts dimanche soir avec le décès de l'une des victimes en état de mort cérébrale.

S'exprimant lors d'un colloque annuel des ambassadeurs au ministère des Affaires étrangères, Binyamin Netanyahou a annoncé que les avions israéliens étaient désormais autorisés à survoler le sultanat d'Oman, ajoutant qu'il cherchait également à obtenir un accord similaire avec l'Arabie saoudite. "Nous pourrons alors nous ouvrir à de nouveaux marchés", a-t-il déclaré, même si pour l'heure la promesse du sultan Qaboos Bin Saïd ne devrait pas encore avoir d'incidence concrète.

L’auteur de l’attaque, Chérif Chekatt, a été abattu par la police jeudi soir en pleine rue, au terme d’une traque de quarantehuit heures. Délinquant de droit commun condamné à 27 reprises, le terroriste était suivi par les autorités en raison de sa radicalisation islamiste.

Magazine I n°57

7


ACTUALITÉ Un 4ème tunnel découvert par Tsahal à la frontière libanaise

Dans le cadre de l'opération militaire "Bouclier du Nord" lancée par Israël il y a deux semaines à sa frontière avec le Liban, les forces israéliennes ont annoncé avoir découvert un quatrième tunnel d'attaque construit par le 'Hezbollah depuis le sud-Liban et pénétrant jusqu'en territoire israélien. L'armée a par ailleurs réitéré qu'elle considérait comme responsable le gouvernement libanais, précisant que "les activités du 'Hezbollah constituent une violation flagrante de la souveraineté israélienne et de la résolution 1701 des Nations Unies", fait également relevé

de manière assez exceptionnelle par Moscou. Dans ce contexte, l'élu français C. Goasguen, de passage ces derniers jours au sud-Liban, a confié à une journaliste israélienne que "la FINUL et le gouvernement libanais ont assisté à la construction des tunnels sans rien faire, même s’ils en avaient tous les moyens. Ils ont peur du 'Hezbollah"...

Les gilets jaunes dans les rues de Tel-Aviv pour protester contre la hausse des prix

Les gilets jaunes débarquent en Israël : répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux par des militants du parti travailliste, quelques centaines de manifestants en gilets jaunes ont protesté vendredi à Tel-Aviv et à Jérusalem contre l’augmentation du coût de

la vie annoncée en 2019 par le Trésor. Parmi les postes concernés par cette hausse due à l'affaiblissement du Chékel par rapport au Dollar et à l'Euro, on trouve les produits alimentaires, l’électricité, l’eau ou encore Les abonnements téléphoniques et la Arnona.

Chez vous

Organisez un cours de Torah chez vous entre amis, au bureau ou dans votre communauté :

Contactez-nous : 052.79.233.06 www.torah-box.com/chezvous

8

Magazine I n°57

RECEVEZ-LES À VOTRE DOMICILE


E

T S ORY E C I Pizza Taboun

Pizzas - Pâtes - Bagels - Salades - Glaces

Salle de erts 120 couv

WWW.1CESTORY.COM Shamgar 14. Romema. Jérusalem

Tel: 052 656 81 48


ACTUALITÉ Incident gourmand : Une usine allemande déverse une tonne de chocolat sur la route

Etats-Unis : Une pluie de billets provoque deux accidents sur une autoroute

Une usine de chocolat située à Werl, en Allemagne, a malencontreusement déversé une tonne de chocolat fondu sur la chaussée, entraînant la fermeture de la route pendant près de deux heures.

Ça se passe jeudi dernier sur l'autoroute reliant le New Jersey à la Grosse Pomme : un fourgon de la Brinks, dont les portes se sont ouvertes en plein voyage, a laissé s'échapper des dizaines de billets verts, créant ainsi un bouchon géant causé par l'arrêt du véhicule et les tentatives d'autres conducteurs de profiter de cette pluie providentielle... Deux accidents, heureusement sans gravité, ont également été causés. La police a lancé un appel à témoins pour retrouver les personnes ayant ramassé les billets.

Au contact de la chaussée gelée, le chocolat a durci, créant ainsi une patinoire géante de chocolat d'une surface de 10 m² ! Quelque 25 pompiers équipés de karchers, de pelles et de chalumeaux ont dû être dépêchés afin de faire fondre ce choco-pancake gigantesque...

L'Australie sur Jérusalem : "Israël attendait davantage" Réagissant à l'annonce faite plus tôt dans la journée de samedi par l'Australie, qui a déclaré reconnaître "Jérusalem-Ouest comme capitale d'Israël", un diplomate israélien a affirmé aux médias locaux qu'Israël était "déçu". "Nous sommes déçus par la décision australienne de se borner à une reconnaissance de Jérusalem-Ouest… Le Premier ministre Scott Morrison n’a fait que la moitié du chemin. C’est un pas dans la bonne direction

mais nous attendions davantage", a-t-il confié, sous couvert de l'anonymat.

Gilets jaunes : Une mobilisation en chute mais une facture à la hausse

Alors que l'acte V des gilets jaunes était marqué par un fort reflux de la mobilisation, 10

Magazine I n°57

du côté du gouvernement, on commençait sérieusement à se pencher sur le coût induit par les dégradations et autres dommages causé par le mouvement. Interrogé par RTL, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a estimé que les événements actuels allaient "faire perdre 0,1 point de croissance, soit environ 2 milliards d'euros, de notre richesse nationale au dernier trimestre 2018."


NOUVEAU SUR BAYIT VEGAN !

Nous avons le plaisir de vous annoncer l'ouverture de notre showroom-boutique.

CHAUSSURES ITALIENNES 100% CUIR Large choix de modèles : chaussures élégantes, mocassins, bottes, faites à la main Pour plus d'informations: Showroom : 111 b rehov Ouziel, Bayit Vegan, Jérusalem 054-7139015 I 054-7484966

Dimanche-Mercredi : 14h00-20h00 I Jeudi : 14h00-22h00 I Vendredi : 10 h00 -12h00


ACTUALITÉ Castaner : "Quand un lieu de recueillement est profané, c’est toute la République qui est souillée"

Des hackers iraniens auraient tenté d’accéder à des mails d’officiels américains

En marge de l'attentat commis à Strasbourg, le cimetière juif de Herrlisheim a été profané avec la dégradation de 37 stèles. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est rendu sur les lieux, qualifiant cet acte d'"abject", avant de tweeter : "Quand un lieu de recueillement est profané, c’est toute la République qui est souillée". Le grand-rabbin de Strasbourg et du Bas-Rhin, Harold Weill, a à cette occasion rappelé que les 300 tombes profanées en février 2015 au cimetière de Sarre-Union n'avaient pour la plupart pas encore été restaurées.

Des hackers iraniens auraient tenté d’accéder à des mails d’officiels américains impliqués dans les sanctions économiques imposées par Washington contre Téhéran, rapporte jeudi l’agence de presse AP en se basant sur le rapport de Certfa, un groupe de cybersécurité basé à Londres. "Il est possible que cette opération vise à comprendre ce qui se passe au niveau des sanctions", a déclaré Frederick Kagan, un chercheur au American Enterprise Institute, qui serait parmi les personnes ciblées par l'opération commanditée par le régime iranien. Elyssia Boukobza

t livraison e n o i t p e c Ré AËL R S I T U O SUR T

‫בשר ועופות בהכשר הרב מחפוד‬

Cuisine française et orientale Traiteur d'exception pour vos réceptions Mariage

Bar-Mitsva, Chabbath Hatan

‫ אפרה‬opera.traiteur@gmail.com 12

Magazine I n°57

Cocktails

073 276 04 88


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Vayéh'i - Rendre visite aux malades & Chékhina Le malade éprouve un profond sentiment de vulnérabilité ; c’est pourquoi il perçoit mieux que quiconque qu’il est au bout de ses limites, que toute sa puissance et toute sa richesse ne lui apportent aucun réconfort durant la maladie…

Nous voici au terme du livre de la Genèse et des pérégrinations des Patriarches. Au crépuscule de sa vie, Yaakov décide de réunir ses enfants afin de les bénir et de leur donner ses ultimes recommandations. Suite à cela, le texte évoque le fait que Yaakov, déjà bien fatigué, se prosterna à la tête de son lit. Rachi donne l’explication suivante : "’A la tête du lit’ (47,31) : Il s’est tourné vers la Chékhina. On apprend de là que la Chékhina se trouve au-dessus de la tête d’un malade (Nédarim 40b)." La Chékhina auprès des malades Ce verset nous enseigne ainsi l’importance des égards dus aux malades, et notamment

la Mitsva de Bikour ‘Holim, c’est-à-dire rendre visite aux malades. En effet, le verset nous indique que Yaakov se prosterna à la tête du lit car la Chékhina est présente au-dessus du malade et l’accompagne. Voilà pourquoi nos Sages enseignent qu’il est important que le malade prie pour lui-même, car il est entouré par la Présence divine et ses prières ont une résonnance particulière. De même, il est bon que celui qui rend visite à un malade prie pour son rétablissement car là encore, il bénéficie de la proximité de la Chékhina. Cette présence divine aux côtés du malade a même des conséquences concrètes pour ceux qui rendent visite aux malades : ils doivent

Supplément spécial Chabbath I n°57

13


ainsi s’habiller de la même façon que lorsqu’ils se rendent à la synagogue, puisqu’ils vont à la rencontre de la Chékhina. De même, les visiteurs doivent veiller à ne pas s’asseoir à la tête du lit du malade. Théoriquement, ils devraient même s’asseoir par terre pour ne pas être au-dessus de la Chékhina, mais pour des raisons de commodité, on prend généralement une chaise à côté du malade. Le soutien que l’on apporte aux malades en leur rendant visite est inestimable. Une Guémara enseigne ainsi qu’un élève de Rabbi Akiva était malade et qu’il n’avait reçu aucune visite. Rabbi Akiva se rendit donc lui-même chez son élève et nettoya son appartement. L’élève s’exclama : "Rabbi, vous m’avez redonné la vie !" Rabbi Akiva lui répondit : "Celui qui ne rend pas visite à un malade, c’est comme s’il le tuait". En effet, la sollicitude que manifeste l’entourage donne de la force au malade et contrebalance son sentiment de vulnérabilité. Toutefois, pour prendre la pleine mesure de ce commentaire de Rachi ainsi que sa véritable profondeur, il convient de s’intéresser à la notion de Chékhina qui est évoquée ici. Ce monde, une demeure pour Hachem Dans son commentaire sur la Parachat Noa’h, le Rav Chimchon Rafaël Hirsch commente longuement cette notion de Chékhina, et il rappelle que la vocation de la Torah n’est pas d’extraire l’homme du monde, mais de faire de ce monde une résidence pour Hachem ("Ikar Chékhina Batah’tonim", "l’essence de la Chékhina est de résider dans le monde"), à l’image du Temple qui avait pour vocation de "permettre" à D.ieu de résider parmi les hommes ("Vous Me ferez un sanctuaire et Je résiderai parmi vous"). Faire de ce monde une demeure pour Hachem suppose d’aménager la vie de l’homme pour laisser de la place à D.ieu et pour limiter sa volonté de conquête et de jouissance. En effet, l’homme est parfois ivre de son sentiment de pouvoir et de maîtrise du cours de sa vie. Il peut 14

Magazine I n°57 Supplément spécial Chabbath I n°57

aussi avoir la tentation d’orienter sa vie selon un principe de jouissance. Or, ces sentiments font obstacle à la présence de D.ieu sur terre, car l’homme et ses désirs occupent tout l’espace. A l’inverse, celui qui parvient à mettre une limite à son désir et à son sentiment de jouissance pour accueillir le désir de l’autre est capable de s’ouvrir à autre chose que luimême, et notamment à la Présence divine (Rav C. Spingarn). C’est ainsi que nos Sages enseignent : "Si l’homme et sa femme sont méritants, la Chékhina réside parmi eux". A partir du moment où l’homme et la femme savent limiter leur volonté et leurs désirs, ils peuvent s’ouvrir à l’autre et donc accueillir la Chékhina. L’occasion de réorienter sa vie Nous comprenons alors le sens de cette présence de la Chékhina à la tête du lit du malade. En effet, le malade éprouve un profond sentiment de vulnérabilité. Il perçoit mieux que quiconque qu’il est au bout de ses limites, que toute sa puissance et toute sa richesse n’étaient qu’un leurre, et qu’elles ne lui apportent aucun réconfort durant la maladie. Cet ébranlement de l’être ouvre l’homme à la présence de D.ieu. Elle peut donc résider auprès de lui, et les prières qui sortent de son cœur brisé ont un impact très fort. Voilà pourquoi la Mitsva de Bikour ‘Holim est si importante. Elle permet à l’homme de percevoir des moments de vérité où l’homme est face à lui-même et où les futilités qui l’éloignent de l’essentiel sont balayées. L’homme peut alors trouver l’énergie de réorienter sa vie vers davantage de sincérité et de proximité envers Hachem. Puisse Hachem donner à tout le Klal Israël une excellente santé afin que nous puissions Le servir de la meilleure façon possible, dans une quête d’authenticité et avec un sentiment de gratitude pour tout le bien qu’Il nous donne !

Jérôme Touboul


SHABATIK

SHA BA TIK

M A G A Z I N E

N°102

Supplément spécial Chabbath Feuillet Chabbath Pour enparents-enfants profiter, veuillez le détacherpour avant Chabbath...

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles

Un étui

édité par

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

Vayé’hi

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

1

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

LA PARACHA

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline” Etes-vous un pro de la Paracha ?

• Yossef racontera-t-il un jour à Yaakov l’histoire de la

Des récompenses (friandises, fruits secs,...)

•

> Non

> Menaché

• Quelles sont les deux tribus mentionnées tous les vendredis soir quand il y a un garçon à bénir ?

• Que fait Yaakov avant de mourir ?

> ‘Hazak ‘Hazak veNit’hazek

7

r

B

> 147 ans

(rondes, faites à la main)

2. Épaule d’agneau 3. Maror

DVAR TORAH

Yaakov bénit Efraïm et _____ (Menaché) pour qu’ils se multiplient comme les _____ (poissons) ». Pourquoi Yaakov choisit-il cette ssèles milliers d’animaux _____ (Cachère) ? H ar o parmi ‘espèce,

arpas s .K

6

4

aule d’ag Ép

au ne

1.•3Combien Matsot de chemourot temps vit Yaakov ?

Maro 3. r

2.

> Il bénit ses enfants • Que dit-on en plus à la synagogue ce Chabbath après la lecture de la Torah ? e uf d u

.O

Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne

> Efraïm et Menaché

A

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

.

t

fs, reste toujours _____ aze e (laitue romaine) . H s’il ardes t imperfections. Pour les autres animaux, nous devons au contraire (Cachère). Tout poisson qui a des écailles et des nageoires est Cachère,5même 4. Karpass (céleri) faire preuve d’une grande _____ (vigilance). En effet, tout défaut pourrait compromettre leur _____ (Cacherout).

tC so at 1. M

5. ‘Hazeret

em

ou r • Attribuez à chaque convive un animal en fonction de o sest qualités.

D

A VOTRE TOUR

au s

JOUONS !

h

’e 8. Bol d

1. Donnez un titre au Dvar Torah.

• Chaque convive propose une phrase. Son voisin de droite doit la réciter à l’envers, du dernier au premier mot.

2. A votre avis, quels sont les trois mots-clefs de ce Dvar Torah ? 3. Résumez le Dvar Torah en incluant les mots Yaakov, poissons,

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main écailles, imperfections.

Inversez les termes de la question afin d’en trouver la réponse.

Je suis l’emblème de la tribu la plus âgée. Etapes du Séder Motsi Je suis doux comme un agneau. Minimum 1 Kazayit Standard 2 Kazayit Hidour (au mieux) 2 Kazayit

Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit

(le loup)

C

6.‘Harossèt 7. Oeuf dur 8. Bol d’eau salée

alée

(laitue ou endives)

Etapes du Séder La quantité de Maror

Maror 1 Kazayit

Supplément spécial Chabbath II n°57

Tsafoun 1 Kazayit 1 Kazayit 2 Kazayit Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 1 15 15


SHABATIK

SHA BA TIK 2

HACHKAFA

Après avoir béni chacun de ses fils séparément, Yaakov leur donne en plus une Brakha collective. Rachi explique qu’ainsi, chaque frère reçoit une part des bénédictions des autres. Le Or Ha’hayim commente qu’en agissant ainsi, Yaakov pousse ses enfants à s’entraider et à contribuer au bien commun. En donnant à tout le monde un peu de chaque Brakha, il évite de susciter entre eux une jalousie qui aurait aisément pu les empêcher de veiller à leur union, et donc à leur force. Nos qualités et richesses nous permettent d’évoluer à l’échelle personnelle, mais Hachem nous les a aussi confiées pour nous permettre de contribuer au bien-être commun.

A

QU’AVEZ-VOUS COMPRIS ? A. A quoi servent nos qualités ? 1. A montrer qu’on est le meilleur, et tant pis pour la jalousie !

DÉFIS

B

1. Pour s’amuser

2. A notre évolution personnelle et au bien-être commun

1. Vous avez reçu un cadeau que vous trouvez extraordinaire ; vous en vantez les qualités pour rendre vos copains jaloux, mais vous ne vous rendez pas compte qu’il n’intéresse personne. Jouez la scène, incluant les réactions avec les cadeaux suivants :

3. A justifier notre paresse : de toute façon, on est génial !

- Un paquet de Kleenex roses senteur framboise ;

> Réponse 2

B. Comment peut-on faire profiter les autres de : 1. Son intelligence (en comprenant leur situation, leur donnant des conseils, en les aidant à l’école...) 2. Sa joie de vivre (en leur remontant le moral, en leur faisant partager un point de vue positif sur la vie…)

- Un sifflet qui fait un bruit de crécelle - Une sucette géante aux choux-fleur pané

2. Parlons-en Pourquoi le fait de voir ce qu’ont les autres peut-il attiser notre jalousie ? Et comment peut-on se défaire de ce sentiment ?

(Pour 2, si votre réponse correspond à l’une de celles proposée, +2. Sinon, +1)

16

Supplément spécial Chabbath I n°57

2


SHABATIK

SHA BA TIK 3 A

JEUX

QUI SUIS-JE ?

CHASSEZ L’INTRUS

C

• Je suis un animal Cachère, pas souvent consommé.

Ane, serpent, gazelle, lion, tigre

• Je suis vif et majestueux.

> Tigre : il ne représente aucune tribu

• Je suis aussi le seul animal aux cornes comestibles. • Je représente l’une des tribus.

> Gazelle

B

D

MULTIMOTS

Citez toutes les Parachiot du Séfer Béréchit.

CHARADE • Mon premier est utile quand on coud. > Dais

• Mon deuxième est le point commun entre avril, juin, septembre et novembre.

E

Le chef de table doit faire deviner chacun des mots suivants aux convives, qui n’ont le droit de poser que des questions dont la réponse est “oui” ou “non”.

> Trente

• Vous faites mon troisième quand vous marchez sans but. > Errez

Lion / Ossements / Mains

• Mon quatrième est aussi long que la révolution de la Terre autour du Soleil. > An > Ken

• Mon sixième est un son très fréquent chez le dentiste. > Aaaaah

• Mon septième est le symbole de Yissa’har.

MIMES Un convive mime une scène de la Paracha, tandis que les autres doivent la reconnaître.

> Ane

• Mon tout est la dernière volonté de Yossef.

F

> (la bénédiction des fils de Yossef, les Brakhot de Yaakov...)

• Mon cinquième est le point commun entre un nid et un consentement israélien.

MOKISKASH

> D’être enterré en Kenaan

2

Supplément spécial Chabbath I n°57

17 3


SHABATIK

4

L’HISTOIRE

Comme ses élèves sont intenables et n’écoutent rien en classe, un professeur décide de mettre en place un système de récompenses : les trois enfants les plus brillants recevront des prix. Au début, cela motive toute la classe, et la participation bat son plein. Pourtant, très vite, la plupart des élèves désespèrent, et seuls les trois meilleurs persévèrent. Un esprit de compétition règne désormais dans la classe. Dès qu’un élève donne une bonne réponse, tous les autres huent et se moquent de lui. - Quelle mauvaise ambiance ! s’exclame un jour le professeur, dépité. Pour la peine, j’ai une idée. Nous allons changer le système.

A

DEVINEZ

SUITE DE L’HISTOIRE

Quelle est la suite la plus proche de la réalité ? Quelle est la suite la plus drôle ?

B

ZEXPERTS

(POUR LES PLUS PETITS) (+1/RÉPONSE JUSTE)

• Quel est le problème du

professeur ? • Pourquoi sa première solution ne marche-t-elle pas ? • Pourquoi la deuxième marchet-elle ?

C

- Désormais, poursuit le professeur, toute la classe recevra un prix si, ensemble, vous arrivez à atteindre 100 points aujourd’hui. La transformation est instantanée : les huées et critiques se voient tout de suite remplacées par des encouragements et des félicitations. Chacun motive l’autre, et même les élèves les plus faibles osent prendre part à l’effort collectif. Et, bien avant la fin de la journée, les 100 points sont atteints, à la grande joie de tous.

IMAGINEZ Le professeur a une troisième solution : ce sont les élèves qui donnent les mauvaises réponses qui remportent des points. Les intellos sont très déçus et les cancres sont à la fête. - Qu’en pensez-vous ? - Comment cela va-t-il se terminer ?

Envoyez-nous vos commentaires sur www.torah-box.com/shabatik Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Yémima Guedj | Mise en page : Cynthia Sebbah | Responsable : Rav Michael Allouche 18 18

Supplément spécial Chabbath I n°57

4


"Les orphelins te remercient pour ce bonheur" A la fin, la jeune femme s’avança pleine de crainte afin de poser au plombier la question qui la taraudait depuis deux jours… Combien lui devait-elle ? C’est alors que le plombier répondit le plus naturellement du monde : "Rien madame, c’est la mairie qui a payé…"

Ouri Elimélekh, surnommé "le plombier légendaire" de Tel Aviv, avait des mains en or. Aucune fuite n’échappait à ses yeux, chaque évier bouché était repéré par ses détecteurs aiguisés. Mais Ouri n’avait pas que des mains en or ; il était aussi doté d’un cœur d’or… Connaissez-vous beaucoup de plombiers qui, avant d’empocher le moindre paiement, se renseignent au préalable sur la situation financière de leurs clients… ? 6 camions de marchandise tombés de nulle part ! Pendant 30 ans, Ouri a habité un modeste appartement. Mais un matin, sa femme Rosa se leva avec une nouvelle lubie… : "Chéri, nous vivons ici depuis de nombreuses années bien que tu gagnes correctement ta vie. Pourquoi ne pas envisager de déménager ? Nous pourrions recevoir nos enfants et nos petits-enfants convenablement. On le mérite bien, tu sais…" En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, ou presque, Ouri se retrouva à sortir ses économies, à acheter un terrain de 700 m² et à commander des plans. La même semaine, Ouri alla aussi comparer les prix des matériaux. Il reçut cinq devis, avec des différences sensibles d’un fournisseur à l’autre. Et voici qu’un beau matin, Ouri reçut un appel urgent : "Ouri, c’est Tsviki, l’entrepreneur,

4

je suis sur le terrain avec ton ingénieur, et tu ne me croiras pas : 6 grands camions viennent d’arriver avec des briques, du sable et du ciment ! Bref, une quantité énorme de marchandise !" Ouri s’exclama : "Mais je n’ai commandé de marchandise à personne ! Vérifie qui est le fournisseur effronté qui a décidé de lui-même de me livrer !" Tsviki demanda un bon de commande à l’un des conducteurs et dit à Ouri : "Il s’agit de la société ‘Frères Na’hman’. - Ils ne manquent pas d’air... Je vais aller régler les comptes avec eux. Ils n’auront pas un centime de moi !" Sur-le-champ, Ouri téléphona aux "Frères Nah’man". "’Frères Na’hman’ secrétaire.

bonjour,

répondit

une

- Bonjour, Ouri Elimélekh à l’appareil, dit Ouri, aussi calmement que possible… Pourquoi m’avez-vous livré 6 camions de briques et de ciment ? Reprenez tout !!! - Pardonnez-moi cher monsieur, mais la marchandise a déjà été payée. - Payée ? Vous êtes encore plus fourbes que je ne le pensais… Qui a payé ?!"

Supplément spécial Chabbath I n°57

19


Furieux, Ouri mit fin à la discussion et démarra sa jeep en appuyant de toutes ses forces sur l’accélérateur. Arrivé sur place, il entra en furie dans le bureau de Tsouri Na’hman, le directeur, se tint face à lui les yeux fumant de colère, et dit : "Ecoute bien, je ne te connais pas, mais tes manœuvres ne me plaisent pas. Je te demande un devis et toi, de ta propre initiative, tu m’expédies la marchandise. On n’a pas élevé les vaches ensemble, que je sache ! Et ta secrétaire aggrave ton cas en me racontant que la marchandise a été payée. Que ce soit clair : je ne la paierai pas. Reprenez TOUT !" Tsouri Na’hman assit Ouri et lui servit un verre d’eau fraiche en lui demandant de faire la Brakha et de se calmer. Une veuve accablée "Avant de t’énerver, permets-moi de te raconter une petite histoire. Ça ne prendra pas plus de deux minutes, et après cela, si tu veux, tu pourras me rendre la marchandise..." Ouri récita la Brakha, but lentement de l’eau et s’appuya, impatient, sur sa chaise. C’est alors que Tsouri raconta : "Il y a à peu près 20 ans, une maman de 6 jeunes enfants, qui venait de perdre son mari, s’effondra sous le poids des soucis. C’était après qu’elle se soit rendue compte que de l’eau coulait de son mur. La vie dans ce petit appartement s’était transformée en enfer. Tout était humide et moisi, la facture d’eau augmentait. Lorsque la situation se détériora et qu’elle n’eut plus d‘autre choix, elle appela un plombier qui, après avoir examiné le mur, déclara : ‘Madame, il s’agit d’un gros problème qui nécessite d’importantes réparations. Il va falloir changer une bonne partie de la tuyauterie, casser trois murs et les reconstruire.’ La jeune veuve, accablée, essuya ses larmes et proposa, sans trop y croire, de solliciter l’aide de son assistante sociale. Mais en entendant 20 20

son récit, cette dernière éclata de rire. ‘Si la mairie doit payer la plomberie des particuliers, où va-t-on… ?’ La jeune femme ressortit de la mairie, brisée et impuissante. Le poids de tous les soucis du monde semblait s’accumuler sur ses frêles épaules." Un plombier au cœur d’or "Pourtant, poursuivit Tsouri, lorsqu’elle rentra chez elle, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle découvrit le plombier de la veille accompagné de deux ouvriers en train de casser le mur infiltré sous les yeux intéressés de ses enfants… Stupéfaits, les orphelins regardaient le travail de cassage et de construction. L’infiltration fut résorbée, les murs reconstruits, de nouveaux tuyaux introduits, des robinets étincelants installés à tous les éviers et l’ensemble de l’appartement repeint… Après deux jours de travail acharné, le petit appartement étincelait de propreté. A la fin, la jeune femme s’avança pleine de crainte afin de poser au plombier la question qui la taraudait depuis deux jours… Combien lui devait-elle ? C’est alors que le plombier répondit le plus naturellement du monde : ‘Rien madame, c’est la mairie qui a payé…’ Comprends-tu, mon cher ? La veuve, elle, le crut. Elle n’avait pas d’autre choix. Mais ses deux aînés, eux, étaient assez grands pour comprendre que la mairie n’avait pas payé un centime, ni même un demi centime." Ouri se redressa nerveusement sur sa chaise et écouta Tsouri conclure son histoire : "Cette veuve, c’était ma mère. Mon frère Chemouël et moi cherchons depuis 20 ans l’identité de cet homme qui nous a redonné la joie de vivre, lors de l’une des périodes les plus sombres de notre vie. Lorsque tu m’as demandé un devis il y a quelques semaines, je t’ai reconnu. Alors je te l’annonce, mon ami : les 6 camions de marchandise, c’est ‘la mairie’ qui les a payés !"

Supplément spécial Chabbath I n°57

Equipe Torah-Box


————————————————

————————————————

GRAND WEEK-END DE KIFF ET DE TORAH ——————— du 28 au 30 décembre 2018 ——————— SPÉCIAL COUPLES & CÉLIBATAIRES

Réveillons-nous Avec l’équipe

REPOAM IQSU E

190€ Prix

G A S TR O N

subvention n par Torah-B é ox

DANS LE SOMPTUEUX MANOIR DE GRESSY ∞ À 30 min de Paris ∞ Jeu questions pour un tsadik

∞ Conférences exceptionnelles ∞ Super soirée musicale

Chambre Tout Confort

Pension complète

Piscine

Cadeaux

RAV NISSIM HADDAD

RAV MORDEKHAÏ BITTON

RAV ELIAHOU HAVIV

BINYAMIN BENHAMOU

Contacts : +972.58-555.18.28/6 Tél. 01.77.47.00.27 - voyage@torah-box.com Leilouy nichmat ‘Haya Marcelle bat lala Koskas épouse Smila zal et de Sassi Smila bar Zaïza zal


VIE JUIVE Après-Téchouva : une confrontation pénible avec le monde laïc ? "Dès que je sors de mon cadre orthodoxe, rien ne va plus : les moqueries sur ma Tsniout et mon mode de vie "dépassé" me touchent, les questions qu’on me lance sur mon judaïsme me déconcertent et je n’ai qu’une hâte, c’est de rentrer chez moi, pour échapper à cette ‘horreur’. Que faire ?!"

Question reçue de Laurence Noémie M. Bonjour Rav Scemama, j’aimerais vous soumettre mon problème : Il y a quelques bonnes années, j’ai fait Téchouva. Je vivais à l’époque un judaïsme très "light" et j’ai ressenti le besoin de me rapprocher de la Torah. A la synagogue, j’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari – lui aussi Baal Téchouva – et, peu après notre mariage, nous nous sommes installés en Israël dans un quartier religieux. Nous nous sommes bien intégrés et, grâce à D.ieu, je me sens bien dans mon environnement et avec mes voisines, je suis très satisfaite de l’école et de la fréquentation de mes enfants. Mais, dès que je sors de ce cadre orthodoxe, surtout lors de mes voyages en France pour rendre visite à ma famille, rien ne va plus : leurs moqueries sur ma Tsniout et mon mode de vie "dépassé" me touchent, les questions qu’ils lancent sur mon judaïsme me déconcertent, leur façon de vivre me repousse et je n’ai qu’une hâte, c’est de rentrer en Israël, dans mon chez moi, pour échapper à cette "horreur". Je me suis analysée et j’ai remarqué que je déteste cette confrontation avec le monde laïc, surtout celui dans lequel j’ai grandi. D’un autre côté, je ne peux pas couper les ponts avec ma famille ; ils commencent en effet à prendre de l’âge et désirent que je voyage plus souvent pour leur rendre visite. Aidez-moi dans mon dilemme !

Réponse du Rav Daniel Scemama

Bonjour Laurence Noémie, C’est une tendance naturelle du Baal Téchouva qui a quitté son milieu de vouloir couper les ponts avec son passé. Ce dernier lui rappelle toute une atmosphère qui le perturbe, et parfois continue à l’attirer, mais surtout ne lui permet pas de s’investir et de s’épanouir pleinement dans la voie qu’il a choisie, celle d’une Torah sans concession. 22

Magazine I n°57

Malgré tout, il y a des situations dans lesquelles on ne peut se désister, comme celle que vous mentionnez, à savoir de rendre visite de temps à autre à des parents âgés. (Il est malgré tout conseillé de s’adresser à une haute autorité rabbinique pour gérer ces rencontres, surtout lorsqu’il y a des problèmes de Cacheroute ou de respect du Chabbath.)


Cependant, de vos propos se dégage l’impression que, dans votre cas, le problème n’est pas chez eux, mais chez vous, et c’est ce qui vous déstabilise lors de vos rencontres.

a- Le Chabbath, la pudeur, et votre vie de Torah en général ne doivent pas être pris comme une contrainte, mais bien comme un idéal de vie.

Je m’explique, il y a deux domaines dans votre Téchouva qui demandent un changement profond : le premier au niveau de l’intellect et le second dans votre vécu.

Si, dans les débuts de la Téchouva, on se doit d’accomplir les Mitsvot même si cela est contraignant (car tous les débuts sont difficiles), il faut dans un deuxième temps trouver goût à l’accomplissement de la Torah et des Mitsvot.

1.  Vos convictions religieuses ne sont pas bien affermies et il vous manque une construction solide dans votre judaïsme. Dans le livre "Le Guide de la Téchouva" (éd. Torah-Box, p.33 et suivantes), l’auteur rapporte les propos de Rav Chlomo Wolbe, dont voici les premières lignes : "La Emouna doit s’appuyer sur la raison. Rabbi Elazar enseigne : ‘Applique-toi à l’étude de la Torah et sache quoi répondre au mécréant’ (Avot, 2, 14). Rav Wolbe souligne que Rabbi Elazar ne dit pas ‘Réponds au mécréant’, car il ne faut surtout pas discuter avec le mécréant, mais ‘sache quoi lui répondre’ : tu dois connaitre, le plus clairement possible, le contenu de ta Emouna ; tu dois le connaitre avec une force telle que toutes les tempêtes du monde ne peuvent rien contre toi. Une telle Emouna doit nécessairement s’appuyer sur une connaissance qui la fonde de façon absolue. (Alé Chour ch. 2, p. 288.)." 2.  Etes-vous épanouie dans votre judaïsme, dans votre Tsniout, dans votre couple etc. ? En effet, si c’était le cas, non seulement vous ne seriez pas vexée de leurs remarques, mais vous devriez avoir de la peine pour eux, pitoyables dans leur conduite et leur existence. C’est pourquoi, vous devez évoluer dans votre Téchouva :

Il faut essayer de ne pas rester dans le "Naassé" (l’accomplissement des Mitsvot sans en comprendre l’essence), mais parvenir au "Nichma", c’est-à-dire ressentir l’élévation et le bonheur que procure l’accomplissement de la Torah. b- Une vraie Téchouva permet de trouver une concordance entre le laïc qu’on était et le religieux qu’on est devenu. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’on a adopté ou copié un personnage imaginaire à l’aspect pratiquant, mais qui n’est pas nous-mêmes, et c’est ce qui crée le mal à l’aise face à une confrontation avec des gens qui nous ont connus dans notre passé. C’est tout un travail que vous devez fournir avec vous-même, en écoutant des cours, en lisant des ouvrages et en prenant conseil auprès de Rabbanim, afin de trouver votre chemin dans la réalisation de la Torah. En conclusion, c’est peut-être justement grâce à ces contacts que vous qualifiez d’"horribles", qu’on parvient à ajuster notre personne sur le vrai chemin qui doit être le nôtre.

Rav Daniel Scemama

Dépression - Conflits parentaux - Solitude - Négligence - Harcèlement - Violence - Dépendance etc...

Une équipe de Thérapeutes & Coachs à votre écoute du matin au soir de manière confidentielle et anonyme.

01.80.20.5000 (gratuit) 02.37.41.515 (gratuit) www.torah-box.com/ecoute Magazine I n°57 23


La finesse du Rav Steinman "Cela veut dire que pendant 40 minutes au cours des deux dernières années, tu répondais à la définition de : ‘Là où se tiennent les Baalé Téchouva, même les Justes parfaits ne peuvent se tenir’ Ô, combien je t’envie…", soupira le Rav. Un jeune homme de Bné Brak avait malheureusement quitté le giron du judaïsme. Hélas, les choses empirèrent et il alla jusqu’à se fiancier à une jeune fille non-juive ! Il décida de dire adieu à ses parents en allant passer un Chabbath chez eux, mais à "ses conditions". Il passa le vendredi soir à fumer sur la terrasse, avec son iPhone…

pas plus. Il souhaita Chabbath Chalom au père et au fils et prit congé d’eux… 3 bonbons ! Après Chabbath, le garçon rentra chez son cousin. Mais les propos du Rav Steinman ne cessaient de le tourmenter. Nous ne vous ferons pas le récit de toutes ses tribulations… Mais finalement, ce jeune homme rompit ses fiançailles et fit une Téchouva complète !

L’après-midi, son père l’invita à se joindre à un cours donné par le Rav Aharon Leib Steinman. Curieusement, le jeune homme accepta… 40 minutes de Téchouva… À l’issue du cours, son père le conduisit auprès du Rav et informa discrètement celui-ci que son fils ne respectait plus les Mitsvot. Rav Steinman leva alors un regard plein de bienveillance vers le jeune homme et lui demanda : "Depuis combien de temps ne respectes-tu plus Chabbath ?". Gêné, le jeune homme répondit : "Deux ans. - Et pendant cette période, as-tu eu des pensées de Téchouva ?, poursuivit le Rav. - Oui, environ quatre fois, répondit le jeune. - Et combien de temps à chaque fois ont duré ces pensées de Téchouva ? - Environ 10 minutes… murmura le garçon. - Cela veut dire que pendant 40 minutes au cours des deux dernières années, tu répondais à la définition de : ‘Là où se tiennent les Baalé Téchouva, même les Justes parfaits ne peuvent se tenir’ Ô, combien je t’envie…" Le Rav n’en dit 24

Magazine I n°57

Lorsqu’on lui demanda ce qui l’avait entraîné à assister au cours du Rav, le jeune homme raconta l’histoire suivante : "Lorsque j’étais au Talmud-Torah, mon professeur nous emmena chez le Rav Steinman pour y subir un contrôle à l’oral, comme c’est la coutume. Chaque garçon de ma classe, après avoir répondu à la question posée, reçu de la part du Rav un bonbon. Mais lorsque mon tour arriva, je ne sus pas répondre. Ni à la première, ni à la deuxième, ni à la troisième question… Mais le plus naturellement du monde, le Rav m’appela auprès de lui et me dit : ‘En matière de Torah, ce sont les efforts qui comptent. Tes camarades ont fait l’effort de répondre à une seule question, mais toi, tu as fait l’effort de répondre à trois questions, donc tu mérites 3 bonbons !’ Je n’ai jamais oublié cet épisode. C’est pourquoi, lorsque des années après, mon père me proposa d’assister au cours du Rav, bien que je n’eusse déjà plus aucun lien avec la Torah, j’acceptai sans hésiter !"

Equipe Torah-Box


FEMMES Chaque jour est un cadeau ! Alors qu’elle est enceinte de son second bébé, Liora G. apprend qu’elle a le cancer. Elle accepte ici de partager avec nous la remise en cause qui fut la sienne au cours de ces mois difficiles…

"Je m’appelle Liora. Je suis mariée et maman de deux adorables petites filles. Il y a 6 ans, alors que j’étais enceinte de la seconde, j’appris un beau jour que j’avais le cancer…", raconte-t-elle avec douleur. "La période de traitements qui s’ensuivit fut pesante et douloureuse, et, après 6 mois de chimiothérapie au cours desquels je mis grâce à D.ieu au monde un bébé en bonne santé (!), j’appris que j’étais en rémission. C’était l’euphorie… Pourtant, peu après, le cauchemar recommença… Non, ma volonté de vivre n’avait pas été plus forte que tout. Et, en fait, je découvrais que Le Seul et Unique à décider de la vie de l’homme était… D.ieu !", poursuit Liora. Un reformatage du disque dur "Quand je fus hospitalisée il y a 5 ans pour une greffe de moelle épinière, mon mari, qui est informaticien, expliqua à ses collègues que sa femme était en cours de ‘reformatage du disque dur’. Si, à l’époque, nous en avions ri, aujourd’hui, je sais que ce processus était quelque chose de bien plus profond. Je réalise à quel point cette greffe marque un évènement central, celui où je suis née à nouveau et où j’ai décidé que chaque jour – quels que soient ses défis – est un cadeau. Chaque année à la même date, je fête mon ‘anniversaire’. L’occasion pour moi de redéfinir mon rôle dans ce monde…

On dit au nom de Rabbi Na’hman de Breslev : le jour de ta naissance est celui où D.ieu a décidé que le monde ne pouvait plus subsister sans toi. Je me demande ce qu’aurait dit Rabbi Na’hman concernant mon cas, moi qui suis née une seconde fois au beau milieu de ma vie ! En fait, cela constitue à la fois le plus beau des compliments, mais il s’agit également d’une énorme responsabilité. On m’a accordé une seconde chance. Depuis, j’essaye de transformer tous les points d’interrogation de ma vie en points d’exclamation, pour exprimer ma détermination et ma joie de vivre." Un écho pour la vie "Je mentirais si je disais qu’il n’y a pas de jour sans désespoir, de ces jours où je me focalise sur ce que je n’ai pas au lieu de me montrer reconnaissante pour tout ce que j’ai, où je me dis ‘si seulement…’. Et pourtant, je crois que je n’aurais pas voulu changer quoi que ce soit. Et si je devais me souhaiter quelque chose, ce serait que cette remise en cause continue de résonner en moi jusqu’à à 120 ans, si D.ieu veut. Qu’elle me rappelle constamment qui je suis et quelles sont les choses qui comptent vraiment dans ma vie. Joyeux cinquième anniversaire, ma Liora !"

Equipe Torah-Box Magazine I n°57 25


Pose ta question, un rabbin répond !

Souhaiter "bonne fête" pour noël à un Goy Travaillant avec des Goyim, ai-je le droit de leur souhaiter "bonne fête" (sachant qu’il s’agit de noël) ou peut-être de répondre lorsqu’ils me le souhaitent ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il est absolument permis de leur souhaiter de bonnes fêtes.

Manifester avec les gilets jaunes En tant que juifs, a-t-on le droit de manifester avec les gilets jaunes ? Réponse de Rav Emmanuel Boukobza Etant donné le caractère violent et même raciste qu’ont pris ces manifestations, je ne pense pas que vous y ayez votre place. Il est préférable que vous donniez la priorité à l’étude de la Torah qui vous permettra d’avancer véritablement dans la vie et de jouer votre rôle à part entière. La Torah constitue la véritable lumière et toutes les réponses s’y trouvent, aussi bien au niveau individuel que collectif. Il vous incombe par conséquent de l’étudier avec sérieux, assiduité et dévouement pour atteindre votre plein épanouissement et trouver votre chemin dans la vie. Cette étude vous permettra également d’établir une échelle des priorités pertinente et de ne pas vous méprendre sur votre rôle véritable.

Dentifrice à base de glycérol, Cachère ? Je souffre d’une gingivite et mon dentiste m’a prescrit les dentifrices suivants afin de la guérir : Emoform Arthrodont ou encore Meridol. Cependant, il se peut qu’ils contiennent des composants tels que du glycérol. Seraient-ils interdits, sachant qu’ils ne sont pas consommables par un chien et qu’ils ont un but thérapeutique ? Réponse de Dan Cohen Selon Rav Ovadia Yossef, les dentifrices contenant du glycérol sont autorisés, car on ne les consomme pas, même si on risque d’en avaler un peu pendant utilisation (a fortiori si c’est dans un but thérapeutique).

Utiliser un mouche-bébé Chabbath Peut-on utiliser un mouche-bébé le Chabbath ? L’utilisation se fait en aspirant dans un tube et le mucus du bébé est bloqué par une éponge filtrante. Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. L’utilisation du mouche-bébé en question est absolument permise durant Chabbath. 2. Le fait d’aspirer n’est lié à aucune interdiction, bien que l’éponge filtrante se salisse et empêche le mucus de poursuivre son chemin. 3. Durant Chabbath, il est strictement interdit de laver l’éponge du mouche-bébé.

26

Magazine I n°57


Chabbath à l’hôtel & allumage des bougies Une personne qui dort à l’hôtel pendant Chabbath, va à la synagogue et va ensuite faire la Séouda ailleurs que dans l’hôtel, quelles sont les possibilités pour l’allumage des bougies ? Peut-elle faire la Brakha au moment de l’allumage en ajoutant une petite lumière électrique ? Réponse de Rav Avraham Garcia Elle pourra allumer la lumière électrique qui se trouve dans sa chambre et prononcer la Brakha. Néanmoins, pour prononcer la Brakha, il y a deux conditions à respecter : 1) L’allumage devra être réalisé au plus tôt après l’horaire du Plag, et si c’est le cas, la femme qui allume recevra sur elle le Chabbath aussitôt. 2) Il faudra que cette lumière soit encore allumée à votre retour dans votre chambre. Il est bon de consommer quelque chose à proximité de cette lumière, à votre retour.

Pourquoi les monastères n’existent pas dans le judaïsme ? Pourquoi les monastères n’existent pas dans votre tradition ? Pourtant, ce monde est méprisable. Votre peuple est malheureusement bien placé pour le savoir. Comment consacrer sa vie pleinement à D.ieu alors que ce monde est un tas d’immondices ? Comment est-ce possible ? Réponse de Rav Avraham Taieb Si D.ieu a créé le plaisir, c’est qu’il sert bien à quelque chose. Idem pour la matière, l’argent, la beauté, les désirs, etc. Fuir toutes ces choses pour s’enfermer dans un monastère revient à fuir la réalité et peut-être bien une partie de notre propre réalité. Le Juif ne fait pas vœu de pauvreté ni de chasteté, car le but du Juif est d’élever la matière et de lui donner ainsi tout son sens. Nous nous servons de la matière pour sanctifier le jour du Chabbath et aussi pour nous sanctifier par les liens du mariage. Nous nous servons de l’argent pour aider les pauvres, construire des synagogues et des maisons d’étude. Nous nous servons de la beauté pour embellir les Mitsvot, etc. C’est cela que D.ieu attend de nous : sanctifier la matière.

Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :

01.80.20.5000 (gratuit)

02.37.41.515 (gratuit)

www.torah-box.com/question Magazine I n°57 27


Alya & tracas Episode 15 : ‘Haïm et Betsabée au secours du couple d’Orlane Au fil des semaines, Déborah Malka-Cohen & Torah-Box vous racontent l’épisode d’une saga riche en émotions ! Dans l’épisode précédent : M. Sitbon termine le récit passionnant de sa vie devant les trois autres couples attablés. Il n’omet pas de donner un ou deux conseils avisés sur les priorités de la vie à Liel. Ce dernier annonce aux autres hommes qu’il les rejoint de suite à la synagogue car il souhaite s’entretenir avec Orlane…  Les hommes partis à la Téfila, j’étais curieuse de savoir ce que Liel allait m’annoncer. Il m’avait fait asseoir sur le canapé de ce joli appartement. Mon mari avait pris une profonde inspiration pour m’expliquer qu’il avait pris une grande décision. Juste au moment où il s’apprêtait à commencer sa phrase, Simon était entré en trombe dans le salon. Mon petit chéri était trempé et s’était mis à pleurer, me réclamant de toute urgence ! J’étais si frustrée que je priais Liel de me confier quand même sa grande décision et d’essayer de faire abstraction des pleurs, mais en vain. Simon hurlait trop fort et il était impossible de parler. “Je veux te l’annoncer, mais pas dans ces conditions ! Bon, je dois y aller sinon je vais vraiment finir par être en retard pour Min’ha. La seule chose que je peux te dire, c’est que tu vas m’aimer encore plus, Orlane.” Avant de partir, il avait pris le temps de faire un bisou sur la tête de notre fils. Alors que je le changeais, je m’étais dit que ce serait le bon moment de mettre les choses au clair avec ma belle-sœur. Je devais lui relater ce qu’il s’était passé avec nos garçons dans la chambre. J’avais trop de respect pour ma belle-sœur pour prendre sa place de mère et en venir à gronder ses garçons comme si c’étaient les miens. De plus, j’avais déjà connu des situations similaires par le passé et ne souhaitais pas que cela se finisse mal, comme ce fut le cas avec ma grande 28

Magazine I n°57

sœur… Tamara. Cela faisait deux ans que l’on ne se parlait plus elle et moi. Notre relation avait toujours été compliquée, mais les choses avaient vraiment explosé lors de l’anniversaire de mon David. Mon fils qui fêtait ses huit ans à l’époque courait dans toute la maison avec ses amis. Il était très excité et par accident, il avait renversé un verre de jus d’orange sur la robe de ma grande sœur. Elle avait poussé de tels hurlements et sa colère avait été si disproportionnée, qu’elle avait fini sa phrase par : “T’es comme ta mère de toute façon ! À ne jamais faire attention aux autres…” Tout le monde avait compris que les mauvaises paroles qu’elle avait débitées à l’encontre de David m’étaient en réalité destinées. Je me souviens très bien lui avoir dit que si elle continuait à se comporter comme elle le faisait, j’allais prendre des mesures radicales comme celle de ne plus lui adresser la parole. D’ailleurs, peu de temps après l’anniversaire, j’avais préféré couper les ponts car j’avais compris que notre relation ne nous mènerait nulle part. Nos maris respectifs, bien qu’amis tous les deux, avaient pensé qu’il était plus prudent de ne pas se mêler de nos conflits. Au final, tout s’était très bien passé avec ma belle-sœur. Lorsque les hommes étaient revenus de la prière, nous étions en train de bavarder elle et moi. J’étais impatiente de me retrouver seule avec mon mari mais après avoir fini la Havdala, j’entendais un peu déçue Liel prendre à part son frère dans la cuisine. Entre- temps, j’étais partie sur le balcon pour réunir nos affaires et nous préparer à partir. Les deux pièces étaient communicantes, ce qui faisait que l’on entendait tout ce qui se disait de l’autre côté du mur. Malgré moi, je surpris la conversation entre Liel et ‘Haïm :


“Je ne te cache pas que depuis qu’on ne vit plus ensemble à temps plein Orlane et moi, les choses sont devenues difficiles entre nous. Il faut que ça change. – Je suis d’accord avec toi, avait répondu son jumeau. Tu sais mon frère, sans vouloir me mêler de ta vie privée, j’ai senti aujourd’hui qu’il y avait quelques tensions entre vous. Je crois que le nœud du problème, c’est que vous ne passez pas assez de temps ensemble. – C’est vrai. Parfois nous avons du mal à communiquer. Je ne sais pas pourquoi, il m’arrive de prendre la mouche assez vite contre elle.” ‘Haïm lui avait expliqué que parfois le manque de communication entraînait à son tour une mauvaise communication. Chacun se braque de son côté le Yetser Hara n’a plus qu’à faire son boulot… “La première chose que l’on doit essayer de faire, c’est de se mettre à la place de l’autre.

étonnée pour ne pas gâcher le plaisir de Liel, qui m’invitait… à dîner. J’avais tout de même vérifié auprès de ma bellesœur pour m’assurer que cela ne la dérangeait réellement pas. D’un air entendu, elle m’avait assurée que c’était avec plaisir qu’elle me rendait ce service. Ravie, je m’étais donnée un petit coup de frais et après avoir dit au revoir à nos fils, j’avais suivi Liel à l’extérieur de l’appartement. Dès que nous étions dehors, je n’avais pas pu m’empêcher de le presser pour qu’il m’annonce sa nouvelle. Liel, qui s’amusait à me torturer, m’avait répondu qu’il me dirait tout une fois installés au restaurant. Il me demandait de choisir entre deux pizzerias du Kikar Hamouzika. Je lui disais que j’adorais cet endroit avec ses parapluies suspendus aux différentes couleurs...

Déborah Malka-Cohen

– Je suis d’accord, c’est pourquoi il faut que je fasse des efforts avant tout pour la comprendre !” Betsabée, qui était arrivée à son tour, avait ajouté : “Ce qu’il vous faut, c’est passer une soirée rien que tous les deux. Allez dîner quelque part. Avec ‘Haïm, on va prendre les garçons et les emmener manger une glace. Sortez tranquilles.” Liel avait décliné l’offre car il ne voulait pas les déranger. Mais ‘Haïm avait balayé son refus : “Toi et Orlane, vous avez besoin de sortir ! Tu vas voir qu’être dans un lieu public va vous encourager à bien vous comporter l’un envers l’autre. Après une bonne explication, le couple s’en sort encore plus soudé. Cela renforce même les liens.” Je n’avais pas pu entendre la réponse de Liel, car Simon me réclamait de nouveau et j’avais été contrainte de sortir de ma cachette. En rentrant dans la chambre, j’avais feint d’être Magazine I n°57 29


Poulet caramélisé au sésame Qui n’aime pas le poulet caramélisé ? Essayez vite cette version originale, qui ravira toutes les papilles ! Pour 6 personnes

Difficulté : Facile

Temps de préparation : 15 min

Temps de cuisson : 10 min

Ingrédients · 4 blancs de poulet sans la peau · 2 cuillères à soupe de maïzena · 3 cuillères à soupe d’huile de sésame · ½ oignon émincé · 2 gousses d’ail émincées · 2 cuillères à café de gingembre frais râpé · ½ verre de sucre brun ·· ⅓ verre de sauce soja · 1 cuillère à café de flocons de piment (optionnel) · 2 tiges de ciboulette nettoyées, vérifiées et coupées · 1 cuillère à soupe de graines de sésame vérifiées

Réalisation - Couper les blancs de poulet en dés réguliers. Les rouler dans la maïzena pour les en enrober. - Dans une sauteuse, mettre l’huile de sésame, les oignons, le gingembre et l’ail à revenir pendant 3 min à feu moyen. Ajouter les dés de poulet et les faire revenir et dorer. - Ajouter la sauce soja, le sucre brun, 3 cuillères à soupe d’eau et le piment. Cuire à couvert pendant 15 min. Servir avec du riz blanc. Bon appétit !

30

Magazine I n°57

Esther Sitbon


LE COIN SYMPATIK Une bonne blague & un Rebus ! Rebus

Par Chlomo Kessous

l'ange qui me délivre du mal bénira les enfants

Un élève de maternelle demande à la maîtresse de l'aider à mettre ses bottes pour sortir dans la cour, parce qu'il fait très froid (on est en plein mois de janvier...). Après avoir poussé et tiré dans tous les sens, les bottes sont enfin chaussées. Mais à la fin, le gamin dit : "Elles sont à l'envers, madame" ! La maîtresse attrape un coup de chaud... Nouvelle galère pour les enlever et les remettre mais elle réussit à garder son calme jusqu'à ce que les bottes soient rechaussées aux bons pieds. Et là, le gamin lui dit avec toute la candeur possible : "C'est pas mes bottes"... ! La maîtresse fait un gros effort pour ne pas exploser, elle se mord les lèvres, se calme et lui demande pourquoi il ne l'a pas dit avant... Le deuxième pied est presque sorti quand le gamin poursuit : "C'est pas mes bottes, c'est celles de mon frère, mais ma maman a dit que je dois les mettre". Là, elle a envie de pleurer mais elle se calme et entreprend de lui reremettre ses bottes...L'opération est enfin réussie. Après l'avoir aidé à enfiler son manteau, la maîtresse demande au petit : "Et où sont tes gants?"Et le gamin de répondre le plus simplement du monde : "Pour pas les perdre, je les ai mis dans mes bottes" !!!

Editions Prions pour la guérison complète de Arié ben Hanna

David ben Messody

Aliza bat Hava

Bernard ben Bella

Alexandra Estelle bat Esther

Avielle bat Léa

Michael Yaya Nethanel Ilan ben Colette ben Sheyna Israel Messaouda Tsipora Chouchana

Alain Haïm ben Bâcha Berthe

Nelly bat Jeanne

Chalom ben Rahel

Natanel ben Yéoudit

Shira bat Liora

Esther bat Léa

Hanna bat Laure

présente

Rav Moché Kaufmann - Construction personnelle

85₪

Dans un monde où l’homme cherche désespérément à donner un sens à sa vie, où les vertus jadis cultivées ne sont plus l’apanage que d’une rare élite, voici un livre qui propose de présenter une vision des valeurs ancestrales de la Torah, à travers laquelle nous apprenons à bâtir notre monde intérieur.

A travers des récits édifiants tirés de la vie de nos Sages et à l’aune des écrits saints, le Rav Kaufmann nous offre ainsi une nouvelle perspective d’intériorité, sur des sujets que nous pensions connaitre…

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

www.torah-box.com/refoua-chelema Magazine I n°57 31


Avec la présence de

raBBanite Danielle Sitruk

& 'H

anna

Béar

JEUDI 20 DÉCEMBRE à 20H DANS LES SALONS “THE MILL” - 8 RUE RAMBAN - JÉRUSALEM

Cadeau pour

P.A.F: 10 chekels

chaque participante

Places limitées

RENSEIGNEMENTS AU 052 792 33 06 Perle de la semaine par

"Un petit Tsadik aime les petits pécheurs. Un grand Tsadik aime les grands pécheurs." (Rabbi Israël "Baal Chem Tov")


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook