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Torah-Box Magazine n°53 - Vayichla'h

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SMOOTHIE

SHABATIK

BOULES QUIES MOCHÉ LÉONE

GAZA

CORÉE DU NORD

BETH CHEMECH

MIKVÉ

n°53 I 21 Novembre 2018 I 13 Kislev 5779 I Vayichla'h

Démission d'Avigdor Lieberman > p.11

RÉSEAUX SOCIAUX

CALIFORNIE

M A G A Z I N E

Hiloula du Saba de Novardok, Rav Yossef Yozel Horowitz

Je ne reçois plus mes invités de la même manière...

> p.22

> p.25


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CALENDRIER DE LA SEMAINE 21 au 27 Novembre 2018 Mercredi 21 Novembre Mercredi 21 Novembre 13 Kislev

Michna Yomit Baba Kama 3-9

Rav Moché Chetroug Rav Chalom Hedia Rav Ra’hamim Mazouz

Limoud au féminin n°53

Jeudi 22 Novembre

Daf Hayomi Mena'hot 103

Rav David Abi'hssira (Atérèt Rochénou)

Dimanche 25 Novembre Jeudi 22 Novembre 14 Kislev

Vendredi 23 Novembre 15 Kislev

Samedi 24 Novembre 16 Kislev

Rav Yossef Yozel Horowitz (le Saba de Novardok) Daf Hayomi Mena'hot 104

Lundi 26 Novembre Rav Avraham Ben Harambam Rav Makhlouf Idan

Michna Yomit Baba Kama 3-11 Limoud au féminin n°54

Mardi 27 Novembre Rabbi Its’hak ‘Haï Taieb Rav Chaoul Mekiketz Hacheli Rav Dov Beer de Mezeritch

Daf Hayomi Mena'hot 105 Michna Yomit Baba Kama 4-2 Limoud au féminin n°55

Parachat Vayichla'h Daf Hayomi Mena'hot 106 Michna Yomit Baba Kama 4-4 Limoud au féminin n°56

Tombeau du Rav Dov Beer de Mezeritch

Horaires du Chabbath Dimanche 25 Novembre 17 Kislev

Lundi 26 Novembre 18 Kislev

Mardi 27 Novembre 19 Kislev

Daf Hayomi Mena'hot 107 Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Entrée

15:56

16:07

16:08

16:06

Sortie

17:16

17:17

17:18

17:16

Michna Yomit Baba Kama 4-6 Limoud au féminin n°57

Zmanim du 24 Novembre

Daf Hayomi Mena'hot 108 Michna Yomit Baba Kama 4-8 Limoud au féminin n°58

Daf Hayomi Mena'hot 109 Michna Yomit Baba Kama 5-1 Limoud au féminin n°59

Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Nets

06:15

06:17

06:17

06:18

Fin du Chéma (2)

08:50

08:52

08:52

08:52

'Hatsot

11:26

11:28

11:28

11:27

Chkia

16:36

16:37

16:38

16:36

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Elyssia Boukobza, Rav Emmanuel Boukobza, Jérôme Touboul, Myriam H., Rav Gabriel Dayan, Rav David Pitoun, Rav Avraham Garcia, Rav Daniel Zekri, Rav Avraham Taieb, Déborah Malka-Cohen, Esther Sitbon - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 077.466.03.32 Publicité : Emmanuel (emmanuel@torah-box.com / 058.50.50.112) Distribution : diffusion@torah-box.com


ACTUALITÉ Inédit : Le Richon Létsion permet à un vol El-Al d'atterrir pendant Chabbath Lors d'une décision halakhique inédite, le Richon Létsion, le Rav Its'hak Yossef a pour la première fois permis à un vol El-Al en provenance de New-York et à destination de Rome d'atterrir d'urgence pendant Chabbath. L'une des passagères de l'avion était en effet une femme atteinte du cancer, dont l'état s'était dégradé pendant Les étudiants d’un lycée religieux mettent au point un bracelet anti-noyade !

le vol et avait nécessité son rapatriement d'urgence sur le sol israélien afin d'y recevoir un traitement à même de la sauver, avait estimé le médecin en chef d'El-Al et directeur de l'hôpital Assouta. La femme a été prise en charge par les secours et transférée à l'hôpital dès son arrivée. Etats-Unis : 15 millions USD sur la tête de trois responsables 'Hamas et 'Hezbollah

Crédit : Ariel Safanov

Quatre étudiants d’un lycée religieux situé au Mochav Na'ham ont créé une start-up pour développer un bracelet destiné à empêcher les noyades. L'idée révolutionnaire permettrait aux maîtresnageurs de suivre sur ordinateur le mouvement des baigneurs porteurs du bracelet, distribué gratuitement sur les plages. "Nous voulons réduire le nombre de personnes qui meurent ou qui se blessent à la plage", a déclaré Moché Schwartzberg, 16 ans, PDG et co-fondateur de la startup, qui est actuellement à la recherche d'investisseurs.

Le Département d'Etat américain vient de mettre à prix la tête de trois terroristes arabes, pour un total de 15 millions USD. "Wanted : toute information pouvant mener à la capture de Salah Al-Arouri, Khalil Youssif Harb et Haytham Ali Tabatabaï", peut-on lire sur les annonces publiées par les autorités fédérales. Le premier a cofondé les Brigades Ezzedine Al-Qassam ; le second, proche conseiller de Nasrallah, est responsable de plusieurs attentats notamment en Judée-Samarie ; le dernier a commandé les troupes du 'Hezbollah en Syrie et au Yémen.

Le Bitcoin à son plus bas niveau Jeudi 15 novembre, le Bitcoin continuait sa chute vertigineuse pour atteindre brusquement son plus bas niveau à à 5.244 dollars et remonter ensuite légèrement aux alentours de 5.500 dollars. A titre de comparaison, le Bitcoin valait en fin d'année passée 19.500 dollars. Cette baisse de plus de 10% en une seule séance a surpris 4

Magazine I n°53

les analystes, après plusieurs semaines de stabilité autour des 6.300 dollars.


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ACTUALITÉ Des hauts-responsables et des experts internationaux au 5ème Salon de la cyber-sécurité à TLV

La trêve avec le 'Hamas suscite la colère des habitants du Sud

Ce sont des centaines de hauts-responsables et experts internationaux qui ont répondu présent en participant au prestigieux 5ème Salon de la cyber-sécurité organisé à TelAviv le 13 novembre dernier.

Des centaines d'habitants des villes et villages du sud du pays, qui ont été frappés ces dernières semaines par des tirs de roquettes incessants lancées depuis l'enclave côtière de Gaza, ont manifesté jeudi à Tel-Aviv contre la trêve signée avec le groupe terroriste 'Hamas, réclamant la démission du Premier ministre Netanyahou.

Les conférences ont principalement porté sur des questions d’intelligence artificielle et de la confiance humaine à leur égard. L'occasion pour quelques 175 start-ups israéliennes de présenter leurs innovations en matière d'intelligence artificielle, de fintech et de cyber-sécurité.

Protestant contre l'insécurité constante dans laquelle ils sont contraints de vivre et l'inaction du gouvernement selon eux, ils ont scandé : "Permettez-nous de vivre en paix !"

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Magazine I n°53

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Sinwar : "Les prochaines salves atteindront Tel-Aviv"

L'officier d'élite blessé à Gaza libéré de l'hôpital

Lors d’une cérémonie commémorant la mort de sept de ses terroristes dans une opération menée par les forces spéciales de Tsahal dans la bande de Gaza plusieurs jours auparavant, Ya'hia Sinwar, le chef du 'Hamas, a mis en garde Israël de ne pas tester l'organisation terroriste encore une fois, précisant que la prochaine salve de roquettes "atteindra[it] Tel-Aviv et surprendra[it] Israël de par sa puissance". "Nos mains sont sur la gâchette et nos yeux sont grands ouverts", a vociféré Sinwar, visiblement fort remonté.

L'officier d'élite blessé lors de l'opération menée la semaine passée dans la bande de Gaza par Tsahal s'est rétabli et a été libéré de l'hôpital Soroka à BéerChéva "dans de bonnes conditions de rééducation", selon le médecin qui l'a soigné. Le soldat, dont le nom n'a pas été révélé, a combattu aux côtés de "M", le lieutenantcolonel qui a perdu la vie pendant cet échange de tirs avec les terroristes du 'Hamas.

Magazine I n°53

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ACTUALITÉ

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4 chasseurs de chardonnerets élégants pris sur le fait

Quatre policiers blessés dans une attaque au couteau à Jérusalem

La Police des frontières a mené une opération conjointe avec des agents de la Direction de la nature et des parcs, ayant mené à l'arrestation de 4 individus (deux de Jérusalem-Est et deux de Yaffo) pris en flagrant délit de chasse au chardonneret élégant, une espèce d'oiseau protégée et dont la chasse est illégale. Pour attirer à eux les oiseaux, les chasseurs en avaient capturé quelques uns et les avaient attachés afin que leurs cris en attirent d'autres. Les oiseaux ont été relâchés, le matériel confisqué et les contrevenants arrêtés pour interrogatoire.

Quatre policiers ont été blessés mercredi soir lors d'une attaque à l'arme blanche perpétrée au commissariat de police du quartier d'Armon Hanatsiv, dans le sud de la capitale.

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La police a indiqué que le terroriste était arrivé sur les lieux et s'était rué sur trois policiers, les blessant légèrement. Un quatrième policier a été blessé lors de tirs effectués pour neutraliser l'assaillant, qui a été blessé. Selon la police, la sécurité a été renforcée dans le secteur.


Un nouveau bilan fait état de 76 morts en Californie

Les 22 milliards de coupe budgétaire ne sont pas du goût de tous les ministères...

Alors que le président américain se rendait samedi à Paradise, l'une des villes les plus touchées par les incendies meurtriers, le bilan s'était encore alourdi pour atteindre 76 morts. Le feu, baptisé Camp Fire, a ravagé en 10 jours près de 60.000 hectares dans le nord de la Californie et est désormais maîtrisé sur 55% de sa surface. Il a détruit près de 10.000 maisons et plus de 2.500 autres bâtiments. Les données restent imprécises, mais on estime que plus de 1.000 personnes sont toujours portées disparues.

Sur fond de crise gouvernementale, Binyamin Netanyahou a annoncé que son cabinet avait approuvé deux décisions importantes. La première, en faveur des employés de tous les services liés à la sécurité nationale, entraînera une hausse importante du budget de la Défense et de la Sécurité intérieure. La seconde porte sur l'octroi d'un budget spécial pour les localités du Sud exposées aux tirs et autres menaces en provenance de Gaza. Sauf que la coupe budgétaire de 22 milliards NIS effectuée sur les autres postes n'est pas du goût de tous les ministères...

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ACTUALITÉ Des milliers de ballons en chemin vers Gaza saisis à Kérem Chalom

Corée du Nord : l'essai d'une arme "ultramoderne" couronné "de succès"

Des milliers de ballons gonflables, du même type que ceux utilisés par les terroristes de Gaza pour fabriquer des ballons incendiaires, ont été saisis par les troupes postées au point de passage de Kérem Chalom, dans le sud de la bande de Gaza.

"Les Américains restent confiants" : c'est en tout cas ce que déclarait le département d'Etat américain après l'annonce faite jeudi du nouvel essai d'une arme stratégique "ultramoderne" entreprise par Pyongyang et qui aurait été selon les médias officiels de la péninsule "couronné de succès".

La cargaison se trouvait à bord d'un poidslourd transportant des jouets, ont indiqué les autorités. Le 10 octobre 2018, le bilan était de 1.336 hectares de forêt et de 1.619 hectares de terres agricoles brûlés par ces engins incendiaires volants.

Pyongyang avait pourtant annoncé en avril la suspension de ses essais nucléaires, dans ce qui est considéré comme une détente spectaculaire entre les Etats-Unis et le Corée du Nord.

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Magazine I n°53


Démission d'Avigdor Lieberman ; le portefeuille de la Défense reste chez Netanyahou

L'incendie de Beth-Chémech aurait été causé par des allumettes

Suite au cessez-le-feu controversé signé avec le groupe terroriste 'Hamas, Avigdor Lieberman a donc présenté sa démission du gouvernement la semaine passée. Le portefeuille de la Défense reste aux mains du Premier ministre Netanyahou, qui n'a pas répondu favorablement à la demande de Naftali Benett de se le voir confier. Après plusieurs jours de crise, le Baït Hayéhoudi a finalement annoncé renoncer à sa revendication et maintenir sa formation dans la coalition, sauvant ainsi le gouvernement de la dissolution qui avait pourtant été prédite par les médias.

L'incendie de Beth-Chémech, ayant causé 19 blessés dont une majorité d'enfants, aurait selon les premiers éléments de l'enquête été déclenché une nouvelle fois par des allumettes. Selon un témoin, voisin et ami de la famille, celle-ci accueillerait régulièrement des enfants handicapés et l'un d'eux aurait probablement rapporté de chez lui une boîte d'allumettes avec lesquelles il aurait joué, causant ainsi l'incendie ayant consumé l'appartement de la famille et entrainé de graves dégâts au reste du bâtiment.

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Tel Rabbi Akiva qui craignait d’étudier, car Relevez le bien ! Même infimes, même s’ils sont comment réussir lorsqu’on commence à 40 noyés dans un océan de catastrophes, relevez ans ? Pourtant grâce à son épouse Ra’hel qui lui les points positifs et mettez-les en valeur ! témoigna sa confiance, il essaya et devint Rabbi Nous avons l’habitude instinctivement de Akiva, le maître de 24 000 élèves. Municipales 2018 : suitepasser et fin sous silence ce qui est bien et de laisser

ACTUALITÉ

Mme Joëlle Cohen, directrice pédagogique des institutions Yad Mordekhaï à Paris, avait installé dans son bureau un petit panier de basket (!). Elle demandait à chaque visiteur d’y lancer une balle. Bien sûr, presque tout le monde échouait. Elle disait ensuite : "Le panier semble tordu... Je le replace correctement, recommence, je suis sûre Aututerme d'un "deuxième tour fort attendu, que vas réussir. les prochains maires de plusieurs villes

Dans 100% des cas, la personne réussissait son d'Israël ont enfin été désignés. deuxième tir ! Evidemment, le panier n’était pas A Ramat-Gan, c'est Carmel Chama-Hacohen, mal placé ; le but était de redonner confiance à l'ex-ambassadeur israélien à l'Unesco, qui la personne.

sermonner pour le reste. Or, il est impressionnant est parvenu à battre le maire sortant, Israël de constater l’amélioration rapide de l’enfant qui Zinger. a été valorisé ! A Richon Létsion, le jeune Raz Kintslikh a

Reprenons l’exemple la chambre que le l’on remporté le scrutin de contre Dov Tsour, souhaiterait tellement voir rangée. maire actuel. Lorsque nousàvoyons notre que enfant Enfin c'est Jérusalem le ramasser suspenseun objet, lui direjusqu'au : "Je voisbout que tu ta chambre, aura duré (deranges la nuit) : après magnifique !" lui donnera aucun avoir largement mené le sans scrutin avecdoute les l’envie de réitérer. Lorsque les enfants jouent, premiers dépouillements des voix, Berkowitz leur dire au bout d’une minutesederenverser jeu : "Comme a finalement vu la situation en faveur de bien, son adversaire a vous jouez je suis fièreMoché de vousLion, !" lesqui aidera élu prochain maire de(Plutôt la capitale. àété continuer sans bagarre. que d’attendre la première dispute pour dire : "Vous ne pouvez pas jouer 5 minutes tranquillement ?"...)

De cette manière, Mme Cohen souhaitait Un tiers de israélienne sont... des enfants ! montrer aux professeurs quela population s’ils avaient Ou encore, à l’enfant qui s’habille, vous pouvez confiance en leurs élèves, ces derniers pourraient de sa population), contre Beth-Chémech, la A l'occasion de la Journée mondiale de dire : "Tu as mis ton pantalon, tu es un champion, réussir. ville la plus peuplée d'enfants (52%)... l'enfance, le Bureau central des statistiques continue de t’habiller !" Plutôt que : "Ça fait 10 a publié concernant la natalité Relever le des bien,données même infime

et le nombre d'enfants (personnes âgées de Enmoins fait, toutes ces techniques sont2017. basées sur de 17 ans) en Israël pour

une qui constitue le fondement de toutes Deseule, ces chiffres, il ressort qu'un tiers de la lespopulation autres : l’encouragement. israélienne sont des enfants, 72% d'entre eux sont juifs. Endont hébreu "Léodèd" (encourager) a pour racine Si 183.648 ont vu le jour en Israëlla "Od" (encore),enfants car l’encouragement donne en 2017, ville Tel-Aviv est celle qui force de fairelaplus et de mieux.

minutes que tu tournes avec ton pantalon et ton haut de pyjama, va finir de t’habiller, on va encore être en retard !". Les exemples ne manquent pas ! Vous voilà avec un nouvel exercice pour la semaine… Résultat garanti !

compte le moins d'enfants (seulement 21%

‘Haya-Esther Smietanski Elyssia Boukobza

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Magazine I n°53

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Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Vayichla’h : Eloge de la satiété Nos Sages enseignent que l’homme quitte ce monde sans qu’il n’ait pu satisfaire la moitié de ses désirs. Pouvoir dire "j’ai tout" comme Yaakov Avinou, c’est être capable de dominer ses désirs et de ne pas être la proie de nos envies intarissables.

La Paracha de Vayichla’h introduit une nouvelle rencontre entre Yaakov et Essav, à l’occasion du retour de Yaakov vers son lieu de naissance après plus de 20 ans d’absence. Essav, n’ayant pas renoncé à sa vengeance, part à la rencontre de Yaakov mais avec l’aide de D.ieu, l’affrontement tant redouté par Yaakov n’a pas lieu. Après toutes ces années de séparation, les deux frères évoquent notamment leur prospérité respective. Même si chacun est à l’abri du besoin, leur rapport à cette abondance est différent et se remarque dans les mots qu’ils emploient pour la décrire. En effet, Yaakov emploie l’expression "Yèch Li Kol" ("j’ai tout/suffisamment"), tandis qu’Essav dit "Yèch Li Rav" ("j’ai beaucoup/amplement"). La différence entre les termes utilisés n’est pas fortuite et les commentateurs y voient une

distinction très révélatrice des Midot de chacun. Rachi commente : "’J’ai tout’ (Béréchit 33,11) : Tout ce dont j’ai besoin. Tandis qu’Essav déclare orgueilleusement (verset 9) : ‘J’ai beaucoup’, beaucoup plus que ce dont j’ai besoin." Avoir tout ou avoir beaucoup ? La différence à laquelle veut nous sensibiliser la Torah, c’est la capacité de l’homme à mettre un frein à son désir et à se contenter de ce dont il a réellement besoin. En effet, l’homme est naturellement porté par une soif inextinguible de possession entretenue par le Yétser Hara, qui tourne son regard vers ce qu’il n’a pas et qui l’incite à ne pas considérer tout ce qu’il possède. A peine un homme acquiert-il une chose qu’il l’oublie,

Supplément spécial Chabbath I n°53

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tournant immédiatement son regard vers un nouvel objectif d’acquisition. C’est la raison pour laquelle nos Sages enseignent que l’homme quitte ce monde sans qu’il n’ait pu satisfaire la moitié de ses désirs. Pouvoir dire "j’ai tout" comme Yaakov Avinou, c’est être capable de dominer ses désirs et de ne pas être la proie de nos envies intarissables. Cette caractéristique est précisément celle du Tsadik qui parvient à dompter ses pulsions et autres tendances négatives, afin d’éprouver un sentiment de gratitude vis-à-vis de D.ieu. Les yeux, des prédateurs insatiables A l’inverse, le mécréant appréhende sa situation matérielle à travers le principe de quantité et non de qualité. Ce qui compte pour lui, ce n’est pas tant de contenter ses besoins réels, mais plutôt de satisfaire ses "yeux" par une richesse toujours plus grande. C’est ainsi que lorsque Yaakov envoya un cadeau à son frère en signe de paix, il donna un conseil avisé à ses serviteurs : mettre de l’espace entre eux, c’est-à-dire étaler les cadeaux envoyés à Essav afin de donner à ce dernier un sentiment de multitude. Voici les mots de Rachi : "‘Mettez de l’espace’ (Béréchit 32,17) : Entre un troupeau et l’autre, aussi loin que puisse porter le regard, afin de satisfaire l’œil de cet impie et l’impressionner par l’importance du cadeau (Béréchit Raba 76,8)." En effet, les yeux ont ceci de particulier qu’ils se comportent en prédateurs insatiables et leur volonté de "conquête" ne cesse de s’accroître. Ainsi, le désir des yeux ne connaît aucune limite. Songeons à ces mots du roi Chlomo dans Kohélet (5,9) : "Qui aime l’argent n’est jamais rassasié d’argent", ou encore à cette mise en garde du prophète ‘Habakouk (2,5) : "En vérité, comme le vin est perfide, ainsi l’homme arrogant qui ne demeure point en repos, qui ouvre une bouche large comme l’abîme et, comme la mort, n’est jamais rassasié".

L’homme arrogant ne parvient jamais à combler son désir de posséder davantage. Rien n’est suffisant pour lui et il ne se résout jamais à ce que certaines choses lui échappent. Car pour l’homme, le fait de posséder est bien souvent synonyme de domination et de pouvoir. La clé du bonheur Voilà pourquoi il est si important pour l’homme de savoir maîtriser ses passions et son désir d’acquisition matérielle, afin de pouvoir ressentir de la reconnaissance envers D.ieu Qui pourvoit à ses besoins, et afin d’être en mesure d’éprouver finalement de la joie et du bonheur. Par opposition, la sensation de manque, souvent illusoire, fait obstacle à la Sim’ha authentique et enferme l’homme dans une quête effrénée vers le matériel, le détournant d’une relation authentique et profonde aux êtres et aux choses. Nos Sages enseignent : "Qui est l’homme riche ? Celui qui se satisfait de son lot". Il est fréquent d’être interpellé par des personnes qui n’ont pas une situation matérielle flamboyante, mais qui sont néanmoins semblables à des rois ou à des personnes aisées. Effectivement, elles dégagent une tranquillité et un apaisement liés à l’absence de ce sentiment d’insuffisance, ainsi qu’une profonde gratitude pour tout ce qu’Hachem leur octroie. A présent, nous comprenons un peu mieux cette réflexion de la Guémara (Baba Batra 17a) : "Nos Sages enseignent que D.ieu donna un avant-gout du monde futur à trois hommes : Avraham, Its’hak et Yaakov. […] A propos de Yaakov, il est écrit : ‘J’ai tout’. […] Le mauvais penchant n’avait aucune emprise sur eux". A partir du moment où l’homme sait développer et éprouver un sentiment de plénitude, à savoir qu’il possède tout ce dont il a besoin et que la sensation de manque lui est étrangère, il met alors en échec les stratégies du Yétser Hara visant à le noyer sous un flot interminable de désirs. Il perçoit alors une joie et une sérénité de l’âme propres au monde futur…

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Magazine I n°53 Supplément spécial Chabbath I n°53

Jérôme Touboul


SHABATIK

SHA BA TIK

M A G A Z I N E

N°98

Supplément spécial Chabbath

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES : veuillez le détacher USTENSILES À NE PAS OUBLIER : Feuillet pour Chabbath Pour en parents-enfants profiter, avant Chabbath...

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

Un étui pour ranger l’Afikomane

édité par

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

Vayichla’h

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

1

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

A

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

LA PARACHA

Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

MÉLI-MÉLO

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder

Voici différents points abordés dans notre Paracha.

DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

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PLATEAU 1 - Yaakov se bat contre l’ange d’Essav. 2 - Yaakov se prépare à la rencontre avec Essav. 3 - Yaakov achète à Essav son droit d’aînesse. 4 - Essav part à Séir. 5 - Yaakov est blessé au nerf sciatique.

Maro 3. r

e .O

2.

partie defaites notre Paracha (rondes, à la ? (Le 3) main)

(laitue romaine) 4. Karpass (céleri)

(Comment s’appelle l’ange d’Essav ?)

6

.

5.

Il dit : «J’ai tout », alors qu’Essav dit « J’ai beaucoup ». r a H ossè pour décrire ses richesses ? . ‘ Que dit Yaakov t

Hazeret

tC so at 1. M

5. ‘Hazeret

au ne

aule d’ag Ép . Il n’a pas de nom

1. 31.Matsot Lequel deschemourot points du plan ci-dessus ne fait-il pas

arpas 2. Épaule s . K(en 4 2. Replacez les points du plan ci-dessus dans l’ordre d’agneau ignorant celui qui ne fait pas partie de la Paracha). 3. Maror (2, 5, 1, 4)

QUIZ À L’ENVERS

C

uf d u r

h

D

t

Quelles sont les trois façons dont Yaakov se prépare à rencontrer Essav ? QUANTITÉS OBLIGATOIRES (Il prie, il lui envoie des cadeaux, il divise sa famille en deux)

A VOTRE TOUR

’e 8. Bol d

. Choisissez un point de la Paracha, et racontezDE MATSA & MAROR le en détail. Vous pouvez vous aider de la liste

proposéechémoura plus haut. ronde faite à la main A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa

.(sandwich) Jouez la scène de retrouvailles entre Yaakov et Kore’hEssav. Tsafoun (fin du repas) 1 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit 2 Kazayit

Pourquoi Yaakov ne veut-il pas faire la route avec Essav Motsi ? Etapes du Séder ( Pour éviter une mauvaise influence sur ses enfants) Minimum 1 Kazayit

MATSA

B

em ou QUIZ SUR LA PARACHA ro

au s

6.‘Harossèt 7. Oeuf dur 8. Bol d’eau salée

alée

(laitue ou endives)

2 Kazayit OùStandard l’ange d’Essav touche-t-il Yaakov lors de la bataille ? (AuHidour nerf sciatique) (au mieux) 2 Kazayit

MAROR

Etapes du Séder La quantité de Maror

Maror 1 Kazayit

Supplément spécial Chabbath II n°53

Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 1 15 15


SHABATIK

SHA BA TIK

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LES AVENTURES DE LA FAMILLE KRAPOK

- Mora, je ne peux pas colorier le dessin, j’ai oublié mes feutres. annonce Mirliti. - Tiens, je t’en prête ! lui dit Vita. Soulagée, la fillette se met à l’ouvrage. Au bout d’une dizaine de minutes, Mora Gommetta les invite à ranger leurs feuilles dans une pochette en plastique. - J’aurais bien voulu, assure Mirliti, mais j’ai oublié mon paquet de pochettes plastique ! - Alors colle-le sur ton cahier, propose la Mora.

POUR RÉFLÉCHIR

A .

Quelle est la réponse de Mirliti ?

L’HISTOIRE CONTINUE - J’ai… euh… oublié mon tube de colle… Et mon cahier. La Mora pousse un soupir. - Ca fait beaucoup. Pourquoi as-tu oublié tout ça ? - Euh… Je n’y ai pas pensé, c’est tout. Ce n’était pas spécialement important… J’ai préféré dessiner et jouer, plutôt que de me demander quoi emporter pour l’école. Et malheureusement maintenant, ça me manque. La Mora sourit. - Garder ses affaires, c’est important. On apprend justement ça dans notre Paracha

LE LIEN AVEC LA PARACHA

B .

D’où append-on cela ?

L’HISTOIRE RE-CONTINUE - Yaakov traverse la rivière, puis , se rendant compte qu’il n’a pas emporté ses fioles, il retourne les chercher. - Hein ? s’étonne Sarah. Mais pourquoi ? Il n’en a pas besoin ! Il est très riche, il n’a qu’à s’en procurer des toutes neuves ! - Très bonne question, approuve la Mora. Mais il avait acquis ces fioles par de l’argent propre sans aucune trace de la moindre avéra et nottament sans vol. Les efforts qu’il a dû deployer pour les acquérir les ont rendues importantes à ses yeux.

C

RACONTEZ . Parlez de l’objet le plus important que vous possédez, puis des petits objets en apparence insignifiants, mais qui vous sont pourtant trés utiles.

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Supplément spécial Chabbath I n°53

D

FIN - En tout cas, conclut Mirliti, j’ai ramené des bonbons pour tout le monde, et ceux-là, je ne les ai pas oubliés !

2


SHABATIK

SHA BA TIK 3

JEUX

Ce jeu est une charade géante composée de petits jeux. Résolvez tous les jeux afin de résoudre la charade.

A

QUE SUIS-JE ?

C

CHASSEZ L’INTRUS

• Je travaille pour le roi. • On me charge de transmettre des informations.

• Ra’hel, Léa, Milka, Zilpa

• Yaakov m’envoie chez son frère.

(Milka : ce n’est pas une femme de Yaakov) > Messager

B

CHARADE EMMÊLEE

D

• Mon premier dure douze mois.

MULTIMOTS

> An

• Dans notre Paracha, Yaakov prie. Citez d’autres épisodes

du Tanakh où l’on prie.

• On a fait mon deuxième avec un livre.

> Lu

(Avraham à Sedom, ‘Hanna au Beth Hamikdach, David dans la grotte…)

• Mon troisième est le bruit de l’âne.

> I-an • Quand mon quatrième est moche, on a l’air d’une casserole.

> Voix • Mon cinquième est le son de la troisième voyelle.

>I • Mon sixième dure 365 jours.

> An • Mon septième est le café de ceux qui évitent la caféine.

> Déca • Mon huitième est une note de musique.

> Do • Yaakov cherche à s’éviter les colères d’Essav en faisant mon tout, entre autres.

E

DOUBLE-MOKISKASH Le chef de table murmure à l’oreille de deux convives chacun des deux premiers Mokiskash. Les autres convives doivent identifier ces mots. Pour cela, ils n’ont le droit de poser que des questions dont la réponse est “oui” ou “non”. Ils poseront des questions aux deux convives simultanément. Celui des deux convives dont on trouvera le mot en dernier aura gagné. On reproduira ensuite l’opération pour les deux autres mots. Poubelle, catalogue, fraise, ceinture, accordéon, voiture

>> En lui envoyant des cadeaux 2

Supplément spécial Chabbath I n°53

17 3


SHABATIK

4

L’HISTOIRE

- Quarante jours avant la naissance d’une personne, une Bat Kol annonce qui elle va épouser, expliqua un jour le Rav Abarbanel à son fils.

- Sur-le-champ, j’ai dit ! trancha le roi avant de s’éloigner en se frottant les mains.

Le roi, qui passait justement par là, ne put s’empêcher de rire :

« Le Rav Abarbanel va être épaté ! songea-t-il sur le chemin du château. Sur ce parchemin, j’ai ordonné au prince d’épouser la messagère… Il n’aura nul autre choix que d’obéir ! »

- Ah bon ? C’est faux ! s’exclama-t-il. Sachez que je peux prendre ce genre de décision seul, sur un coup de tête, sans implication divine aucune ! Ainsi, joignant le geste à la parole, il se rendit au marché.

De son côté, la jeune fille sanglotait. La faim lui tiraillait déjà les entrailles, et elle ne savait que faire.

« Je vais créer le couple le plus étrange au monde. Un couple auquel le D-ieu des Juifs n’aura probablement jamais pensé ! C’est moi qui commande, ici. Pas Lui ! »

Soudain, une main chaleureuse se posa sur son épaule. La jeune fille se retourna, pour faire face à nulle autre que son arrière-grand-mère !

Il avisa bientôt une jeune fille près d’un étalage de légumes. Il se s’approcha d’elle, inscrivit un petit mot sur un parchemin, scella le document et le lui tendit. - Remets ceci à mon neveu le prince. Sur-le-champ. - Mais… Mais je vais perdre du temps ! Si je ne vends pas mes légumes, Majesté, je n’aurai rien à manger !

A

- Oh grand-Mamie ! Quelle joie de te voir ici ! - Je passais par là. Je venais acheter mes prunes. Pourquoi pleures-tu, mon enfant ? - Eh bien, le roi me demande d’apporter ce rouleau au prince, et… Je vais perdre mon étalage si je le fais ! - J’ai une idée ! lance son arrière-grand-mère.

DEVINEZ • Quelle est cette idée ?

SUITE DE L’HISTOIRE - Je vais le lui porter moi-même ! proposa grand-Mamie. - Oh ! Vraiment ? Ferais-tu ceci ? Mais c’est loin… - Je serais ravie de faire cela pour ma douce arrière-petite-fille. - Merci !

B

C’est ainsi que grand-Mamie prit la direction du palais princier, et porta le courrier au prince.

DEVINEZ

• Imaginez la réaction du prince. Que fait-il ?

FIN DE L’HISTOIRE Inutile de décrire la réaction du jeune homme lorsqu’il reçut la missive : larmes de colère, pâleur terrorisée… Il ne comprenait vraiment pas pourquoi le roi, son oncle, lui infligeait cela. Néanmoins, contraint et forcé, il épousa la messagère.

C

LES ZEXPERTS • Qu’est-ce que le Rav Abarbanel dit à son fils ? • Comment le roi compte-t-il contredire le fait que c’est Hachem Qui crée les couples ? • Pourquoi le roi pense-t-il en fin de compte qu’Il ne peut pas gérer le monde ?

Quand le roi apprit ce qui s’était passé, il avoua tout au Rav Abarbanel, et conclut : - Tu avais raison. C’est ton D-ieu Qui gère le monde. Pas moi !

D

IMAGINEZ • Décrivez le lien émotionnel qui existe probablement entre le roi et le prince après cet épisode. Comment le roi peut-il chercher à se racheter ?

Envoyez-nous vos commentaires sur www.torah-box.com/shabatik Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Yémima Guedj | Responsable : Rav Michael Allouche 18 18

Supplément spécial Chabbath I n°53

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5 contre 5 "Les bourreaux attendaient l’ordre de donner un coup de pied sur les chaises. Soudain, la jeune traductrice s’approcha et s’adressa à l’officier en lui glissant quelques mots à l’oreille. Ce dernier donna l’ordre de retirer les cordes et nous ordonna de disparaître de sa vue…"

Le couple Spitzer attendit dix ans avant d’avoir des enfants. Le moment venu, ils se retrouvèrent parents de cinq enfants : la maman mit au monde des quintuplés ! La bienfaitrice Mme Gordon Avant la naissance, le couple vivait de manière extrêmement modeste, faute de moyens, mais en devenant une famille de sept, leur dénuement s’accentua davantage encore. Dans le quartier des Spitzer, en Floride, vivait une femme âgée et aisée, Mme Gordon. Celleci entendit parler de cette famille pauvre et décida de se porter à leur secours en leur offrant d’importantes sommes d’argent.

4

Mme Gordon s’émut beaucoup en voyant sa visiteuse et son émotion augmenta encore plus en apprenant qu’elle était la fille de la femme du portrait. "Je dois ma vie à ta mère", lui confia-t-elle, et elle commença à lui raconter son histoire. Les voleuses de pommes de terre "Pendant la Seconde Guerre mondiale, j’étais prisonnière au camp de concentration de Bergen-Belsen. Nous étions un petit groupe de jeunes filles entre 14 et 16 ans. Malgré notre vie dans cet enfer, nous étions déterminées à accomplir autant de Mitsvot que possible.

Puis un jour, Mme Gordon décida de rendre visite à la maman. Elle voulait voir de près la famille qu’elle aidait. En entrant chez eux, elle tomba sur un portrait accroché au mur. En le voyant, elle s’évanouit et tomba à terre. Une ambulance la conduisit d’urgence à l’hôpital.

Quelques jours avant la fête de ‘Hanouka, nous avons mis de côté nos minuscules rations quotidiennes de margarine pour l’utiliser comme substitut à l’huile d’allumage. Nous avons pris quelques fils de nos habits pour fabriquer des mèches. Il nous fallait à présent un ustensile pour déposer la margarine et les mèches.

La maman, qui avait reçu une aide très importante de Mme Gordon, lui rendit visite le lendemain. Elle ne parvenait pas à comprendre pourquoi la vue de la photo de sa mère l’avait émue à ce point.

Notre choix se porta sur les épluchures de pommes de terre. Mais même dans le but de se procurer de tels ‘ustensiles’, il nous fallait du courage et de l’audace. Il fallait que nous nous échappions de la baraque qui nous servait de

Supplément spécial Chabbath I n°53

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logis pour nous rendre à la cuisine et y voler des pommes de terre. Lors de l’enquête que nous menâmes, nous découvrîmes que sur 24 heures, il y avait 5 minutes pendant lesquelles il n’y avait pas de gardien devant la cuisine : de minuit à minuit cinq. Cinq filles décidèrent de mettre leur vie en danger en tentant d’obtenir les pommes de terre convoitées. J’étais l’une d’elles. Malheureusement, nous fûmes attrapées. Le gardien qui nous découvrit inscrivit nos noms et nos numéros et décréta que le lendemain, nous serions exécutées par pendaison en présence de toutes les prisonnières du camp, pour que toutes en tirent leçon…" La traductrice, un dernier espoir ? "Il y avait au camp une jeune juive qui n’habitait pas avec les autres dans les baraques. C’était une jeune fille douée qui maîtrisait plusieurs langues et les Allemands lui avaient affecté un poste particulier : elle devait écouter les reportages des informations sur les stations de radio étrangères et les traduire pour les officiers. Elle obtint à cet effet une baraque à part où elle jouissait de divers privilèges. Nous avons eu l’idée de faire appel à ses services. Peut-être pourrait-elle nous aider grâce à ses liens auprès des bourreaux à faire annuler ce funeste décret ? Nous nous rendîmes clandestinement au milieu de la nuit depuis notre baraque jusqu’à la sienne. Sa baraque était plongée dans l’obscurité, mais une mélodie à peine audible nous conduisit vers un terrain vague jouxtant la baraque. A note grande surprise, nous la vîmes allumer une bougie de ‘Hanouka et chanter ‘Maoz Tsour’. Cette vision juive nous encouragea. Nous nous adressâmes à elle et l’implorâmes de nous aider à nous sauver. Mais elle ne voulut pas nous écouter. Elle nous réprimanda et nous demanda de quitter immédiatement les lieux…" Au moment de l’exécution publique… "Le lendemain, l’après-midi du premier jour de ‘Hanouka, toutes les prisonnières du camp se rassemblèrent sur la place pour assister à 20 20

l’exécution des cinq jeunes filles. La tension et la peur étaient à leur comble. Chacune des cinq filles était debout sur une chaise, une corde autour du cou. A l’arrivée de l’officier, il lut nos noms suivis de : "les criminelles qui ont tenté de voler des pommes de terre". Les bourreaux préposés à l’exécution attendaient l’ordre de donner un coup de pied sur les chaises sur lesquelles nous étions debout pour nous envoyer définitivement dans un monde meilleur. Soudain, la jeune traductrice s’approcha et s’adressa à l’officier en lui glissant quelques mots à l’oreille. Elle faisait beaucoup de mouvements des mains et on voyait qu’elle était bouleversée. L’officier avait l’air nerveux et peu satisfait de ses propos. Mais il donna toutefois l’ordre de retirer les cordes de nos cous et nous ordonna de disparaître de sa vue." Des quintuplés en récompense Mme Gordon prit une profonde inspiration et essuya les larmes qui coulaient sur ses joues. "Peu de temps après notre miracle personnel de ‘Hanouka, toutes les prisonnières de BergenBelsen ont été libérées. La fin de la guerre est arrivée, sans que je ne puisse remercier celle qui m’avait sauvé la vie. Mais son image m’accompagne sans cesse. Je n’ai jamais pu l’oublier. Et soudain, je l’ai découverte – sur le mur de votre maison !" A présent, c’était au tour de la jeune accouchée de s’émouvoir. Elle apporta un dénouement à l’histoire : "La veille de mon accouchement, ma mère m’est apparue en rêve et m’a dit en yiddish : ‘Finf fur finf’ (‘cinq contre cinq’). Je lui ai demandé : ‘Maman, que veux-tu dire par là ?’. Elle n’a pas répondu à ma question. Le lendemain, je mis au monde des quintuplés. J’ai pensé que c’est aux quintuplés que ma mère faisait allusion. Mais je ne savais pas en vertu de quoi j’avais eu droit de mettre au monde les quintuplés. Maintenant, je le sais…"

Supplément spécial Chabbath I n°53

Equipe Torah-Box


Pour dames & jeunes filles

DIMANCHE 9 DÉCEMBRE à 19H30 SYNAGOGUE “TOLDOT YITZHAK”- 12 RÉ’HOV MANNE - T E L A V I V Programme

Rabbanite Myriam

Mettoudi

Emma Ayache

Animation Musicale : Avigaïl Marciano

Hafrachat ‘Halla

Cadeau à chaque participante

Distribution de beignets P.A.F: 10 chekels Places limitées

renseignements au

052 792 33 06


VIE JUIVE Hiloula du Saba de Novardok, Rav Yossef Yozel Horowitz Une des figures de la Torah les plus marquantes du XIXème siècle est sans conteste Rabbi Yossef Yozel Horowits, surnommé par ses élèves le Saba de Novardok, et qui le restera pour la postérité. cela ?" Rabbi Yossef Yozel lui répondit qu’il vaquait à ses affaires, car il fallait bien avoir de quoi vivre… Ce à quoi Rav Israël répondit qu’il fallait aussi avoir de quoi mourir (!), laissant entendre par là que l’homme devait se préparer un jour à rendre des comptes à son Créateur… Après cette brillante réplique, Rabbi Yossef Yozel se décida à abandonner ses affaires pour se consacrer entièrement à l’étude de la Torah et du Moussar (dix-huit heures par jour !) sous la direction de Rav Israël Salanter. Il avait alors 29 ans. A contre-courant

Une rencontre qui change la vie Né en 1850 dans une famille d’érudits, Rabbi Yossef Yozel Horowitz se distingue rapidement par ses talents dans l’étude de la Torah et son esprit incisif. Il fait la fierté de son père, Rabbi Chlomo Zalman Ziv qui dirigeait la communauté de Kortovian (Lituanie). Il se marie à 18 ans avec une jeune fille de la ville de Chvikchané, non loin de la frontière avec la Prusse. Malheureusement, son beau-père décède entre les fiançailles et le mariage, laissant une femme et huit enfants en bas-âge. C’est alors que Rabbi Yossef Yozel décide de prendre à son compte la charge financière de sa nouvelle famille. Il se lance dans les affaires et y réussit remarquablement. Mais il fait une rencontre décisive qui finira par bouleverser totalement sa vie, celle avec le fondateur du mouvement du Moussar, Rabbi Israël Salanter. Celui-ci, le voyant courir à ses affaires, l’interpella : "Avrekh, où courez-vous comme 22

Magazine I n°53

Pendant deux ans, il fut très proche de Rabbi Israël Salanter, en compagnie de ses autres grands élèves : Rabbi Néta-Hirsh Finkel (le Saba de Slabodka), Rabbi Eliézer Shoulovits (fondateur de la Yéchiva de Lomzé) ou encore Rabbi Sim’ha Zissle Ziv (le Saba de Kelm). C’est à cette époque que Rabbi Israël fonda le Kollel de Kovna et Rabbi Yossef Yozel en fut l’un des premiers élèves. Sa femme vint le rejoindre à Kovna, mais un an après, elle mourut en couche. Rabbi Yossef Yozel n’en fut pas brisé pour autant, mais décida de se renforcer dans son travail d’élévation spirituelle. Il décida de s’isoler complètement du monde, dans une maisonnette sans porte, entièrement barricadée et équipée d’un Mikvé. Il passa un an et neuf mois dans l’isolement le plus total, sans aucun contact humain, se contentant de recevoir ses repas par la fenêtre. Cet isolement volontaire ne manqua pas de susciter des critiques et Rabbi Yossef Yozel fut dénoncé aux autorités ; il reçut alors l’ordre de sortir de son isolement, rejoignant finalement son groupe d’origine sous la direction de Rav Israël Salanter.


Enfin dans l’arène Mais Rabbi Yossef-Yozel considéra qu’il n’avait pas fini de se parfaire. Il entama une nouvelle période d’isolement consacré à l’étude… qui dura 9 ans ! A la fin de ces neuf années, il décida de fonder des Kollélim et les Yéchivot du réseau Novardok. Les institutions de Novardok étaient animées d’une dynamique peu commune et d’un dévouement à la Torah hors norme… Nous prendrons comme exemple la Yéchiva de Bialystok, transférée en Pologne à cause des persécutions communistes en URSS qui débutèrent en 1921 et qui comptait près de 200 étudiants. La direction de la Yéchiva avait à cœur de promouvoir la progression des élèves en matière de connaissance des textes mais aussi d’octroyer à ses étudiants une vision du monde conforme à la Torah et à l’éthique juive, ainsi que de développer leur force de caractère (ce dernier point étant spécifique à Novardok). Le Saba de Novardok professait que pour réparer ses Midot, il était nécessaire d’agir de manière concrète. Cela signifie que si l’on souhaite par exemple combattre la peur qui nous habite, il est nécessaire de faire un exercice qui nous oblige à nous confronter à quelque chose d’effrayant. Si l’on souhaite développer sa confiance en D.ieu, il est nécessaire de se mettre dans une situation où l’on devra faire appel à cette notion : par exemple, aller prendre un train sans acheter au préalable de billet, tout en espérant qu’Hachem enverra une personne qui nous offrira de quoi acheter le billet…

Le Séder à la Yéchiva débutait à 8h par la Téfila et à 9h, les bancs étaient déjà remplis d’étudiants. A 14h, l’étude de la Guémara s’interrompait pour laisser place à la prière de Min’ha ainsi qu’à l’étude du Moussar. A 14h30, l’étude de la Guémara reprenait jusqu’à 21h. L’étude du Moussar reprenait pour une demiheure, suivie de la prière de Arvit. Le dîner ne durait pas plus de 15 min. Et à nouveau la salle d’étude se remplissait et l’étude de la Guémara reprenait jusqu’à 3h du matin ! De nombreux étudiants se levaient tôt, à 6h, pour étudier avant la Téfila… Les élèves du Saba de Novardok Cette extraordinaire assiduité dans l’étude donna des fruits remarquables. Faut-il rappeler que la Yéchiva de Bialystok compta parmi ses étudiants Rabbi Yaakov Israël Kaniewsky, le Steipeler, qui deviendra l’une des sommités de la Torah dans le peuple juif ? Les Juifs de France ont quant à eux eu le privilège de connaître Rav Guerchon Liebman, surnommé Rabbénou, qui implanta en France les institutions Novardok, notamment à Armentières. Le Saba de Novardok quitta ce monde en 1919, bien avant la Seconde Guerre mondiale. Cependant son empreinte est toujours sensible, car il a marqué son époque de manière indélébile de par sa grande personnalité, en nous enseignant le dévouement le plus grand qui soit dans l’étude et la diffusion de la Torah. Puisse son exemple nous guider et nous inspirer dans notre vie au quotidien.

Rav Emmanuel Boukobza

Dépression - Conflits parentaux - Solitude - Négligence - Harcèlement - Violence - Dépendance etc...

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Les ados & les réseaux "sociaux" Il est évident que l’opportunité que présente Internet est importante, mais face à une grande force, se dresse aussi une grande responsabilité…

Les adultes utilisent les réseaux dits "sociaux" à une allure folle. Les gens partagent leurs vies et leurs idées sur ces sites qui sont potentiellement très bénéfiques, mais aussi très problématiques.

De nos jours, les parents élèvent leurs enfants dans un monde très différent de celui dans lequel eux-mêmes furent éduqués. Il faut donc se préparer, en tant que parent, à relever les défis de l’éducation à l’ère du numérique.

Rester parents à l’ère du numérique

Internet & les enfants, accès libre ?

Les adultes sont responsables de leurs actes et les ennuis qu’ils peuvent rencontrer les concernent et c’est à eux de les gérer. C’est cette capacité qui fait d’un adulte une personne mûre.

Nous devons en discuter dans les écoles, les communautés et les familles. Avec un peu de chance, nous utiliserons Internet positivement et nos enfants en feront de même. Il est évident que l’opportunité que présente Internet est importante, mais face à une grande force, se dresse aussi une grande responsabilité.

Par contre, en ce qui concerne les enfants, c’est une tout autre histoire. Les parents sont responsables de leurs enfants, ils doivent les protéger et les préparer à construire leur vie. Chaque défi qui se présente à un enfant doit être abordé avec l’assistance, les conseils ou selon l’enseignement d’un adulte. Ainsi, même pour ce qui est des réseaux sociaux, les parents continuent de jouer leur rôle de parents. Des parents responsables ne laissent pas leur enfant prendre le volant d’une voiture sans permis de conduire. Ils ne lui permettent pas de regarder les émissions et les films qu’il désire. De bons parents ne déposeraient pas leur enfant dans un parc d’attractions en le laissant seul. De même, des parents responsables ne lui donneront pas carte blanche pour avoir accès à Internet. 24

Magazine I n°53

Les 10-12 ans n’ont rien à faire sur des réseaux sociaux. Les adolescents, s’ils utilisent Internet, ne doivent certainement pas être présents sur les réseaux sociaux. Dans les sociétés plus permissives, les parents ne doivent permettre l’accès à l’ordinateur qu’en respectant les lois du Yi’houd. Les adolescents n’ont pas besoin de Smartphones. Et s’ils en ont, ils ne doivent pas avoir d’accès Internet non filtré. C’est là l’avis des Grands de la Torah, à qui sont adressés chaque jour des histoires consternantes de chutes spirituelles consécutives à l’utilisation non contrôlée d’Internet…

Equipe Torah-Box


FEMMES Je ne reçois plus mes invités de la même manière... Je me suis mariée et c’était à mon tour d’endosser le rôle de la parfaite maîtresse de maison. Chaque semaine, j’enchainais les tâches avec amour, je mélangeais, je battais, j’épluchais… Mes tables étaient dignes de celles de ma mère ! Je viens d’une famille de purs marocains. Pour ceux qui ne connaissent pas, disons que la couleur de la nappe n’est généralement pas visible tant il y a de salades sur la table de Chabbath. Le cahier de recettes est transmis de mère en fille mais n’est pratiquement pas consulté, étant donné que tout a été appris au berceau. Ma mère était aux fourneaux durant de longues heures et personne ne se souciait de savoir si la tâche était devenue difficile pour elle en période de grossesse ou ces derniers temps, lorsqu’elle portait le poids de ses années. J’avoue que moi la première, je ne me suis jamais posé la question…

voit à quel point j’étais fatiguée. Elle m’a pris à part et m’a dit : "Ma chérie, sache que tes invités viennent chez toi pour se délecter de ta bonne humeur, bien plus que de tes salades." Le secret d’un repas réussi Des années après, cette phrase sage résonne encore à mes oreilles. Désormais, on peut voir la couleur de ma nappe. Je reçois lorsque j’en ai les forces et le souhait. Tout a pris une dimension et un goût si différents. Lorsque je décide d’avoir des invités, je les reçois pleinement. C’est vrai que j’entends beaucoup moins de “waouw”, mais je glane encore quelques compliments que j’apprécie même davantage.

Des tables dignes de ce nom Puis, je me suis mariée et c’était à mon tour d’endosser le rôle de la parfaite maîtresse de maison. Chaque semaine, j’enchainais les tâches avec amour. Mes tables étaient dignes de celles de ma mère. Je posais avec fierté mes 20 salades aussi belles que bonnes. Mon mari, qui connaissait mon talent culinaire, ne se faisait pas prier pour ramener des dizaines de convives à chaque repas. Tous tombaient sous le charme de ma cuisine. Puis, je suis tombée enceinte une fois puis deux, et cela devenait plus compliqué de recevoir avec la même abondance et quantité. Le temps et les forces me manquaient, mais je ne voulais pas être celle qui casserait la chaîne. Jusqu’à ce qu’un jour, ma mère vienne me rendre visite et

Ce jour-là, ma maman m’a sauvée d’une vie que j’aurais subie en me donnant le plus précieux des conseils : faire les choses avec cœur. Vos invités, votre mari et vos enfants se souviendront d’un repas animé par des rires et des chants, avec une maîtresse de maison heureuse d’être là et qui profite pleinement de cet instant. La nourriture contribue à rendre le repas agréable, mais la vraie joie se situe ailleurs. Invitez avec le cœur, partagez ces moments avec simplicité ; je peux vous assurer que personne ne remarquera les 15 salades manquantes.

Myriam H. Magazine I n°53 25


Pose ta question, un rabbin répond !

Tremper un éplucheur au Mikvé Doit-on obligatoirement tremper un économe (éplucheur) au Mikvé ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Eplucheur pour fruits et légumes consommables sans cuisson (carottes, concombres, etc.) : si l’éplucheur a été fabriqué par des non-juifs ou qu’à un moment ou à un autre, il a appartenu à un non-juif, il est obligatoire de le tremper au Mikvé avec Brakha au préalable. 2. Eplucheur pour fruits et légumes non consommables sans cuisson (pommes de terre, etc.) : si l’éplucheur a été fabriqué par des non-juifs ou qu’à un moment ou à un autre, il a appartenu à un non-juif, il est obligatoire de le tremper au Mikvé sans Brakha au préalable, car ce sujet fait l’objet d’une discussion. Si l’éplucheur est utilisé en majeure partie pour des légumes et des fruits consommables sans cuisson, il est possible de réciter la Brakha avant de le tremper (Ohel Yaakov du Rav Yaakov Aharon Skotsilss, p. 135, par. 178 et note 207 ; Tevilat Kélim, p. 221, par. 129).

Aller au Mikvé avec des faux ongles Est-il possible pour une femme de s’immerger au Mikvé avec de faux ongles ? Réponse de Rav David Pitoun Dans un premier temps, il faut tout mettre en œuvre pour convaincre une femme de retirer ses faux ongles avant l’immersion au Mikvé. Si elle refuse ou bien qu’il n’est réellement pas évident de les retirer (par exemple lorsqu’elle vient de les faire poser), s’ils sont parfaitement propres, on peut autoriser l’immersion dans le Mikvé avec de tels ongles. Mais a priori, il faut impérativement veiller à les faire poser après le Mikvé et non un peu avant, de façon à ce que lorsque le moment arrive pour une femme de s’y immerger, elle puisse les retirer sans regret et en faire poser d’autres après l’immersion.

Chabbath : s’asseoir dans un café sans consommer Ai-je le droit de m’asseoir sur la terrasse d’un café le Chabbath sans rien commander ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Durant Chabbath, il est interdit de s’installer autour d’une table se trouvant sur la terrasse d’un café, étant donné que généralement, si l’on se trouve à un tel endroit, c’est que l’on a payé une contrepartie monétaire. Cela risque d’induire en erreur plus d’une personne, donc cela est interdit. L’interdiction reste en vigueur même si vous jugez qu’aucun Juif ne vous apercevra (Chmirat Chabbath Kéhilkhata [nouvelle édition - 5770], 29, 50). Cependant, d’après certains de nos Maîtres, il n’est pas interdit de s’asseoir sur le banc d’une station de bus étant donné que parfois, il est habituel d’agir ainsi même si l’on n’a pas l’intention de voyager (C.Q.F.D.). En cas de pluie, cela est permis d’après tous les décisionnaires (Piské Téchouvot [nouvelle édition 5775], 306, 3 et Chmirat Chabbath Kéhilkhata [nouvelle édition - 5770], 29, 11). 26

Magazine I n°53


Poster une lettre juste avant Chabbath Pourrait-on poster une lettre juste avant Chabbath ? Réponse de Rav Avraham Garcia Le sujet est longuement traité dans le Choul’han Aroukh chapitre 247. Mais les conditions actuelles de la poste sont tellement différentes de celles d’avant, qu’il n’y a pratiquement plus de rapport avec ce que nous enseigne le Choul’han Aroukh. En conclusion : la seule interdiction est d’envoyer une lettre "express" pour laquelle on a payé et donc insisté pour quelle parte le vendredi et arrive à destination dans les 24 heures, c’est-à-dire le samedi. Ce n’est qu’en cas de grand besoin que l’on peut être permissif dans ce cas, comme l’explique le Rav Weiss dans son responsa Min’hat Its’hak, tome 6, 18. Selon l’avis du Rav Ovadia Yossef, il semblerait que cette opération soit permise vu que l’on n’a pas dit explicitement d’envoyer la lettre le Chabbath, et que pour nous elle peut aussi bien arriver le dimanche matin, bien que dans la pratique c’est impossible, vu que tout le monde ne travaille pas le dimanche.

Boules Quies pendant la Téfila Puis-je mettre des bouchons en plastique dans les oreilles (contre le bruit des bavardages) à la prière ? Réponse de Rav Daniel Zekri Le problème des boules Quies, c’est que vous en serez la première victime. En effet, il y a des passages dans la Téfila dans lesquels vous avez l’obligation d’entendre avec vos oreilles ce que dit votre bouche. Le plus simple c’est d’expliquer à vos amis l’importance de respecter ce lieu de prière par un comportement adéquat, notamment en gardant sa bouche de proférer des paroles inappropriées.

J’ai mâché un bout de viande, attendre 6h ? Si je mâche un bout de viande pour mon bébé afin qu’il puisse le consommer, dois-je attendre 6 heures pour consommer des laitages ? Réponse de Rav Avraham Taieb Nous prenons en compte l’avis du Rambam d’après qui la raison pour laquelle on doit attendre entre la consommation du lait et de la viande est à cause de la viande qui reste coincée entre les dents. Il faudra donc attendre 6 heures, même si on a juste mâché un morceau de viande (Choul’han Aroukh Yoré Déa 89, 1). Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :

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Alya & tracas Episode 11 : J’accuse ! Au fil des semaines, Déborah Malka-Cohen & Torah-Box vous racontent l’épisode d’une saga riche en émotions ! Dans l’épisode précédent : Orlane et Betsabée viennent de régler plusieurs années de malentendus, avec une facilité étonnante. Lorsqu’Orlane entend Liel taper à la porte, elle décide que le temps est venu de mettre toutes leurs disputes de côté pour repartir sur de bonnes bases, sauf que…  Je n’aurais pas pu être plus contente de trouver mon mari sur le seuil de notre porte. Je voulais lui sauter dans les bras comme pour lui dire que je lui pardonnais pour son mensonge et que nous pouvions passer à autre chose. Sauf que lorsque je m’étais avancée vers lui, il m’avait lancé un regard qui ne disait rien de bon. Dès que Liel et moi étions hors du champ de vision de Rachel et Betsabée, pour la première fois de ma vie il m’empoigna le bras avec force en m’entrainant dans le couloir. “Eh mais ça ne va pas bien ?! Qu’est ce qu’il te prend ? – Ce qu’il me prend ? Je suis venu te rejoindre plein de bonnes intentions pour venir te chercher. En montant les marches, figure-toi que je suis tombé sur la voisine du cinquième en pleine conversation avec une femme qui devait être sa fille et devine ce qu’elle m’a dit : qu’il paraîtrait qu’entre toi et moi, ça ne va pas fort en ce moment et que comme je n’étais pas souvent là, elle trouvait dommage que je ne me comporte pas comme il faut. Tu peux m’expliquer depuis quand tu racontes notre vie privée aux gens ? – Je te promets que je ne sais absolument pas comment elle a su ça et …” D’un coup, cela fit tilt dans ma tête. La seule responsable de cette situation devait être Sarahlé ! Je n’arrivais tout simplement pas à le croire... Liel toujours en colère poursuivit sur sa lancée : “Orlane, tu me déçois beaucoup ces temps-ci ! 28

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Je ne sais pas ce qu’il t’arrive ! Toi qui as toujours été d’une nature si discrète… Maintenant, non seulement tu me fais passer pour un homme qui fait subir la misère à sa femme, mais en plus toute la famille va être au courant qu’on traverse une crise. On avait vraiment besoin de ça ! Moi qui étais venu pour qu’on arrange les choses… – Mais moi aussi je veux que ça s’arrange ! Je t’en supplie, crois-moi quand je te dis que je n’ai jamais voulu raconter ce qu’il s’est passé chez nous. Je te trouve vraiment injuste. Je fais mon maximum pour élever nos enfants et tenir la maison alors que je suis toute seule ! – Et encore cet argument ! Et moi ? Je ne le suis pas peut-être quand je suis à Paris à manger des pâtes et dormir dans un petit studio !? – Justement peut-être que le vrai problème, c’est que nous ne pouvons pas continuer à vivre de cette manière ! Je reste convaincue qu’un couple est fait pour vivre à deux et non chacun sur un continent différent.” Il m’avait répondu sur un ton sarcastique qui ne me plaisait pas du tout : “Mais oui bien sûr, Orlane ! Comment n’y ai-je pas pensé avant ! Quel idiot, je devrais peut-être vivre auprès de ma femme enceinte et de mes enfants, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt !? Tu sais bien que je ne parle pas suffisamment hébreu pour trouver un travail ici. – Il serait peut-être temps que tu t’y mettes alors, parce que tu te rends bien compte que cela ne fonctionne pas. Démissionne et viens ici pour de bon. – Tu es complètement inconsciente de me dire ça ! Hachem, mais qu’est-ce que j’ai fait pour passer un Chabbath pareil ?! – Arrêtes tes invocations tout de suite ! De quoi as-tu peur à part la Parnassa ?


– De quoi ai-je peur ? Mais que l’on devienne des clochards, madame ! – Et ta Emouna ? – J’ai la Emouna et dès que j’aurai assez d’argent de côté, j’arrêterai mes allers-retours et je serai de nouveau avec toi à plein temps. – Mais quand auras-tu assez d’argent et à quel chiffre penses-tu que tu en auras assez, Liel ? – Je n’en sais rien et ne commence pas à me mettre la pression.” Je voulais lui dire encore tellement de choses, surtout concernant son frère, qui avec rien en poche comptait tout de même venir habiter ici avec sa famille. Et il n’avait pas peur, lui ! Quant à moi, je craignais de perdre mon mari et tout ce que nous avions construit, donc tant pis si on devait changer de standing de vie ! Je voulais le lui faire savoir mais mon mari avait prononcé une phrase qui m’en avait dissuadée : “Et puis, vu comment on s’entend bien en ce moment, je ne te cache pas que je serai content une fois de retour en France, parce que depuis quelques mois, tu es devenue beaucoup plus agressive qu’avant et je n’aime pas ça.”

pas, comme quoi elle avait vraiment changé !) elle nous avait demandé si on voulait repartir tous ensemble chez elle pour la Séouda Chlichit. Rachel arriva à son tour, tout aussi mal à l’aise, pour m’informer qu’elle retournait auprès de sa famille. Liel accepta l’offre de Betsabée. Nous refermions la porte de chez nous et marchions tous les trois dans un silence pesant. Au bout de quelques pas, ma belle-sœur inspira profondément avant de nous avancer qu’elle avait quelque chose à nous confier et attendait l’opportunité que nous soyons seuls pour nous mettre au courant : “Voilà, c’est ‘Haïm. Je ne suis pas censée en parler, mais il faut que je vous le dise car j’ai besoin d’aide. Je ne peux pas affronter cela toute seule. C’est au-dessus de mes forces.” Mon cœur s’était mis à battre la chamade en sentant la panique me gagner. Liel, plus direct que moi, l’avait priée de nous dire rapidement ce qui n’allait pas… Déborah Malka-Cohen

J’avais le cœur brisé en plusieurs morceaux. L’idée même que je lui plaisais moins m’était insupportable : “Plus agressive ? As-tu été une fois dans ta vie renouveler tes papiers dans une administration quand tu ne maitrises pas correctement la langue ou emmener l’un de nos fils dans un dispensaire ? Eh bien je peux t’assurer que tu es obligé de devenir un peu agressif. Quand cela fait trois jours que le petit tousse à s’arracher un poumon et que le pédiatre te lance : “Ce n’est qu’un virus, Mami, reviens dans dix jours si ça ne va pas mieux”… Ici, pour te faire respecter, tu es obligé au bout d’un moment d’exiger les choses ! – Je sais, tu m’as déjà dit tout ça. C’est bien pour cela que pour moi, il est encore trop tôt et si en plus il n’y a pas de rentrée de Parnassa, je…” Liel s’était arrêté net en plein milieu de sa phrase car Betsabée était apparue juste derrière nous. Un peu gênée (chose qui ne lui ressemblait

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Smoothie choco-noisettes Que dites-vous de démarrer votre journée avec un bon smoothie, crémeux à souhait, chocolaté pile comme il faut et délicieusement noisetté ? A vos mixeurs, prêts, partez ! Pour 2 personnes

Ingrédients

Temps de préparation : 5 min ·· 2 yaourts nature (ou yaourt végétal, au lait de soja par exemple) ·· 1 dose de poudre protéinée au chocolat (ou 2 cuillères à soupe de pâte à tartiner noisette-chocolat) ·· 1 cuillère à soupe de cacao noir en poudre ·· 3 cuillères à soupe de beurre de noisette ·· ½ verre de lait ·· 1 verre de riz soufflé non sucré (de type Rice Crispies)

Difficulté : Facile

Réalisation -  Si vous ne trouvez pas de beurre de noisette Cachère, je vous invite à le faire vous-même car c’est très facile : prenez 150 g de noisettes nature, vérifiez-les puis faites-les griller 5 min au four. Une fois qu’elles sont bien torréfiées, mettez-les dans un torchon propre. Fermezle comme un baluchon et frottez-le avec vos mains, afin que la pelure des noisettes se retire d’elle-même. Mettez les noisettes pelées dans votre robot et mettez celui-ci en route. Les noisettes sont d’abord réduites en poudre avant de se transformer en purée puis en beurre (3 à 5 bonnes minutes). Vous pouvez ensuite réserver ce beurre de noisette jusqu’à 3 semaines dans votre réfrigérateur dans un bocal en verre. - Pour la réalisation du smoothie, mettez un yaourt dans votre mixeur, ajoutez la poudre protéinée ou la pâte à tartiner, le cacao, la moitié du verre de riz soufflé et la moitié du lait. Mixez le tout jusqu’à ce que le mélange soit onctueux. Réservez ce mélange dans un verre. - Rincez le bol du mixeur et mettez-y l’autre yaourt, le beurre de noisette, le reste des céréales ainsi que le reste de lait et mixez le tout. - Dans un bol de petit déjeuner, mettez une première couche de smoothie au chocolat, puis au milieu ajoutez du smoothie noisette et ainsi de suite pour obtenir des cercles concentriques alternés. Vous pouvez ensuite à l’aide du manche d’une cuillère dessiner une fleur en partant du centre et en allant vers le bord de l’assiette. Bon appétit !

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Esther Sitbon


LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues & un Rebus ! "Maman, de qui ai-je hérité mon QI si élevé?

Rebus

Par Chlomo Kessous

- Oh, ça doit être ton père qui te l'a légué, parce que moi, j'ai gardé le mien!!"

Un homme entre dans un magasin de fleurs et clame bien haut : "C’est le dernier bouquet de fleurs que j’achète chez vous ! - Pourquoi ? demande le fleuriste offensé, mes fleurs ne sont pas belles ?! - Non, ce n’est pas ça, répond l’homme, mais je me marie demain !" il envoie des anges et des cadeaux à essav

Editions Prions pour la guérison complète de Lisa Rachel Camille bat Elisheva

Sarah Elia bat Sultana Céline

Daniel Parisot ben Yaël

Yehoudith bat Chelbia

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Itshak ben Léa

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Femme juive Aujourd'hui Tout au long de l'Histoire, le rôle joué par les femmes au sein des différentes civilisations fut plutôt linéaire : épouses et mères restaient confinées dans l'ombre de leur foyer. Ce n'est qu'au cours des derniers siècles que la femme, hissée au même rang que l'homme a vu sa place évoluer pour 85₪ atteindre de manière presque identique celle de l'homme. Dans cet ouvrage, la Rabbanite Devora Fastag replace les bouleversements vécus par la femme moderne dans un contexte pré-messianique et nous livre une perspective passionnante quant au rôle de la femme juive dans la société et sa place par rapport à l'homme.

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

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