COOKIES POLICE
ABBAS BRIT-MILA
COUR SUPRÊME
KÉTORÈT KADDICH
n°51 I 7 Novembre 2018 I 29 'Hechvan 5779 I Toledot
CHIN BETH
TA'HANOUNIM TWITTER
M A G A Z I N E
Deuxième accident mortel en moins d'une semaine
Atéret Malkhout : les belles institutions du Rav Attali
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L’imagination : un art féminin > p.24
CALENDRIER DE LA SEMAINE 7 au 13 Novembre 2018 Lundi 12 Novembre Mercredi 7 Novembre 29 'Hechvan
Jeudi 8 Novembre 30 'Hechvan Roch 'Hodech
Vendredi 9 Novembre 1 Kislev Roch 'Hodech
Samedi 10 Novembre 2 Kislev
Daf Hayomi Mena'hot 89
Rav Rafaël Kadir Tsavan
Michna Yomit Kidouchin 4-5
Mardi 13 Novembre
Limoud au féminin n°39
Rav Chmouel Eliezer Eidels
Daf Hayomi Mena'hot 90 Michna Yomit Kidouchin 4-7 Limoud au féminin n°40
Daf Hayomi Mena'hot 91 Michna Yomit Kidouchin 4-9 Limoud au féminin n°41
Parachat Toledot Daf Hayomi Mena'hot 92 Michna Yomit Kidouchin 4-11 Limoud au féminin n°42
Rav Chmouel Eliezer Eidels
Horaires du Chabbath Dimanche 11 Novembre 3 Kislev
Lundi 12 Novembre 4 Kislev
Mardi 13 Novembre 5 Kislev
Daf Hayomi Mena'hot 93 Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Entrée
16:03
16:14
16:15
16:14
Sortie
17:21
17:23
17:23
17:22
Michna Yomit Kidouchin 4-13 Limoud au féminin n°43
Zmanim du 10 Novembre
Daf Hayomi Mena'hot 94 Michna Yomit Baba Kama 1-1 Limoud au féminin n°44
Daf Hayomi Mena'hot 95 Michna Yomit Baba Kama 1-3 Limoud au féminin n°45
Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Nets
06:03
06:05
06:05
06:05
Fin du Chéma (2)
08:42
08:44
08:45
08:44
'Hatsot
11:23
11:25
11:25
11:25
Chkia
16:43
16:44
16:45
16:43
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Elyssia Boukobza, Jocelyne Scemama, Jérôme Touboul, Rabbanite Esther Toledano, Myriam Aïdan, Rav Avner Ittah, Rav Avraham Garcia, Rav Avraham Kadoch, Rav Daniel Zekri, Rav Gabriel Dayan, Déborah Malka-Cohen, Esther Sitbon - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 077.466.03.32 Publicité : Emmanuel (emmanuel@torah-box.com / 058.50.50.112) Distribution : diffusion@torah-box.com
ACTUALITÉ Municipales : des prédictions confirmées et quelques surprises Les instituts de sondage ont visiblement de beaux jours devant eux puisqu'une fois n'est pas coutume, leurs prévisions se sont trouvées généralement confirmées. Ainsi, Tel-Aviv a sans surprise vu le mythique 'Houldaï réélu pour la cinquième fois consécutive. Idem pour 'Hadéra, Elad, Achdod mais aussi à Natanya, où l'indétrônable Fueurberg s'est vu reconduite à la tête de la mairie après 20 ans d'exercice à cette même fonction. Tandis que plusieurs villes se voient reparties pour un second tour (c'est le cas Bolsonaro confirme que l'ambassade du Brésil sera transférée à Jérusalem
notamment de Raanana et Richon Létsion), c'est à 'Haïfa que la surprise a été créée avec l'élection de la candidate travailliste Einat Kalisch Rotem. A Jérusalem, Lion et Berkowitz s'affronteront lors d'un second tour. Le conseiller Marciano, qui siège déjà au Conseil de la ville, est l'unique Olé derrière Lion et si ce dernier se voit élu, ce qui est fort probable, Marciano devrait se voir tout naturellement confier le dossier de l'intégration. Un plus pour les nombreux Francophones de la ville ! Netanyahou en Bulgarie : "Israël a révélé des projets d’attentats iraniens en Europe" En visite en Bulgarie auprès de son homologue B. Borisov, le Premier ministre Netanyahou a affirmé qu'Israël avait révélé un certain nombre de projets d'attentats iraniens à l'encontre de l'Europe, sans donner plus de précisions
C'était l'une de ses promesses de campagne et il semble déterminé à la tenir : le nouveau président Jair Bolsonaro a confirmé qu'il allait transférer l'ambassade du Brésil de Tel-Aviv à Jérusalem.
Soulignant le fait que les deux pays partageaient les mêmes valeurs et qu'ils étaient eux aussi menacés par l'Islam radical, il a ajouté : "Ce n’est pas simplement une bataille pour l’avenir de nos pays, mais aussi pour l’avenir de nos valeurs communes".
Pro-israélien confirmé, Bolsonaro a également indiqué qu'Israël serait l'un des premiers pays dans lesquels il se rendrait. Une annonce saluée par B. Netanyahou mais rapidement taxée de"provocatrice et illégale" par les Palestiniens. Deuxième accident mortel en moins d'une semaine Celle qu'on tend à nommer "la minibus d'être entré en collision route sanglante" mais qui est aussi avec un poids-lourd dimanche la plus longue d'Israël a de nouveau matin, tuant 6 personnes, tous écourté la vie de ceux qui l'ont des ouvriers palestiniens en route emprunté. vers leur travail. Après la tragédie de la famille Attar la semaine passée, c'est au tour d'un 4
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La police enquête sur circonstances de l'accident.
les
Décès du député Chass David Azoulay
Le ministre des Cultes le Rav David Azoulay (Chass) est décédé la semaine passée après une longue maladie, à l'âge de 64 ans. Il laisse derrière lui son épouse, Penina, ainsi que quatre enfants et plusieurs petits-enfants, tous engagés dans le chemin de la Torah. Depuis mars dernier, alors qu'Azoulay était souvent hospitalisé, c'était son fils Yinon Azoulay qui le remplaçait à la Knesset.
Tuerie de Pittsburgh : le secrétaire général de l'ONU s'engage à combattre l'antisémitisme
Dans un discours prononcé au cours d’un événement intitulé "Unis contre la haine : le leadership interreligieux solidaire avec Pittsburgh" organisé à la synagogue de Park East à Manhattan, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s’est engagé à lutter contre l’antisémitisme et les idées néo-nazies : "Nous devons non seulement nous dresser contre l’antisémitisme, mais aussi contre la recrudescence des idées néo-nazies que nous voyons s’implanter dans de nombreuses régions du monde occidental", a-t-il indiqué.
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ACTUALITÉ Mandaté par Netanyahou, le chef du Chin Beth aurait rencontré Abbas
Moché "Chico" Edry succède à Roni Alcheikh à la tête de la Police
La chaîne d'informations 'Hadachot a affirmé que des tentatives de renouer le dialogue avec l'AP avaient été initiées par Israël. Selon cette même source, Nadav Argaman, qui est à la tête des services de renseignements, aurait été envoyé par le Premier ministre pour rencontrer le leader palestinien M. Abbas. Lors de la rencontre des deux hommes à Ramallah, Argaman aurait déclaré à Abbas qu’Israël était prêt à créer une zone industrielle commune et à lancer une exploitation gazière au large de Gaza, mais Abbas avait décliné l’offre.
Le ministre de la Sécurité intérieure Guilad Arden a annoncé vendredi la nomination de Moché "Chico" Edry, directeur général de son ministère, au poste de chef de la police israélienne. Edry, qui a occupé le poste de commandant des districts de Jérusalem puis de Tel-Aviv, doit ainsi succéder à Roni Alcheikh, dont le mandat n'est pas renouvelé. Dans un communiqué, Arden a salué "ses capacités impressionnantes de commandement" et ses "nombreuses années d’expérience dans une variété de rôles au sein de la police israélienne".
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Magazine I n°51
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Fake news : Twitter supprime 10.000 comptes appelant à boycotter les élections aux USA
Occupé avec son smartphone, un conducteur échappe de peu à la collision avec un train...
Suite à une alerte du comité de campagne des Démocrates au réseau social Twitter, plusieurs milliers de comptes - avoisinant les 10.000 - fictifs ou automatiques ont été supprimés par la direction du site.
Nouvel incident lié à l'usage du téléphone au volant et qui aurait pu s'achever de manière tragique : des images capturées en fin de semaine passée par les caméras de surveillance de Rakévét Israël montrent une voiture s'étant arrêtée à cheval sur les rails, quelques secondes seulement avant qu'un train lancé à toute vitesse n'y passe...
Ces comptes tweetaient des messages visant à décourager les électeurs d'aller voter ce mardi aux élections de mimandat, qui s'annoncent difficiles pour les Républicains. De son côté, le président Trump s'était récemment plaint que Twitter supprimait des comptes de ses partisans.
Seule la vigilance et la réaction rapide d'un employé, qui a couru vers le véhicule et a soulevé la barrière afin que celui-ci puisse faire marche arrière, a permis d'éviter de justesse la catastrophe.
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ACTUALITÉ Les bus sans conducteur bientôt à Achdod !
Des dizaines de milliers de pèlerins à
La japonaise ST Engeneering a annoncé avoir conclu un contrat avec la mairie d'Achdod portant sur la livraison d'ici 2020 d'autobus... sans conducteur ! Il s'agira dans un premier temps de tester les différents systèmes avant de tester les véhicules eux-mêmes. Pour l'instant, le ministère des Transports n'a pas encore validé le transport de passagers, mais si les tests s'avèrent fructueux, il se peut que dans un délai de 2 ans à partir de 2020, les bus sans conducteur pourront commencer à transporter des passagers à Achdod.
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'Hévron pour Chabbath 'Hayé Sarah
aura
été
particulièrement
importante cette année, puisque ce sont des dizaines de milliers de Juifs qui se sont rendus ce Chabbath dans la ville de 'Hévron, à la Méarat Hamakhpéla, à l'occasion de la lecture annuelle de la Paracha de 'Hayé Sarah (qui relate l'achat du caveau par le Patriarche Avraham pour y ensevelir son épouse Sarah). Les forces de l’ordre n’ont déploré ni perturbations ni incidents sécuritaires.
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L'israélienne Airobotics annonce avoir levé 30 M USD
Accident de la Route 90 : l'enquête se poursuit
Le fabricant de drones autonomes Airobotics a annoncé avoir levé 30 M USD de fonds pour l'élargissement global de ses activités.
Alors que les huit membres de la famille Attar - Yariv et Chochi et leurs six enfants ont été ensevelis au cimetière de Natanya, accompagnés par un cortège composé de centaines de personnes, la police continue d'enquêter sur les circonstances de l'accident, le plus tragique de ces dernières années sur les routes d'Israël. La présomption de la police selon laquelle le conducteur de la Jeep entrée en collision avec le véhicule de la famille était sous influence de substances interdites semble se confirmer. La cour de Beer-Chéva a prolongé sa garde à vue.
Il s'agit de la quatrième levée de fonds pour la start-up israélienne, qui a réussi jusqu'à ce jour à rassembler quelque 100 M USD d'investissement. Airobotics s'est spécialisée dans la mise au point de drones capables de revenir à leur point de départ et de changer de batterie de façon autonome.
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ACTUALITÉ Les recommandations de la Police pour la couverture médiatique des incidents sécuritaires entérinées par la Cour Suprême Par cette décision inédite, la Cour Suprême a ainsi mis fin à des années de saga judiciaire. Les recommandations préparées par la Police concernant la couverture médiatique des incidents sécuritaires (qui proposent de laisser à la Police le soin de décider quand et comment permettre aux journalistes d'accéder aux lieux des incidents) ont été approuvées par la Cour, qui leur a conféré force de loi. "Nous espérons que les différents acteurs impliqués sauront agir dans le respect des valeurs de liberté d'expression et de protection des personnes", ont écrit les juges dans leur décision.
Cessez-le-feu : Sissi encouragerait Abbas à se réconcilier avec le 'Hamas
Selon la chaîne 'Hadachot, lors d'une rencontre organisée à Charm-ElCheikh, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi aurait encouragé le président de l'Autorité palestinienne Ma'hmoud Abbas à accepter une "réconciliation progressive" avec le mouvement terroriste 'Hamas, dans le cadre d’un accord qui permettrait au chef palestinien de reprendre à terme le contrôle de la bande de Gaza. Sissi aurait également conseillé à Abbas de soutenir un accord de cessez-le-feu entre Israël et le 'Hamas. Elyssia Boukobza
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VIE JUIVE Philippines-Har Sinaï : un aller simple s’il vous plait ! La vie d’Emile Menitta a pris un tournant particulier lorsqu’il s’est trouvé a Bné Brak, pour y assister le Gaon Rav Avraham Kahaneman – Roch Yéchiva de Poniewicz et fils du fondateur de cette prestigieuse Yéchiva… Reb Emmanuel ben Avraham – qui il y a quelques années, s’appelait Emile Menitta – est arrivé en Israël il y a plus de 25 ans pour travailler comme auxiliaire de vie. Ces travailleurs viennent en général des Philippines, mais aussi de l’Inde ou du Pakistan. Ils vivent chez une personne âgée, l’assistent, s’occupent des tâches ménagères et l’accompagnent dans ses sorties. Cette formule est souvent privilégiée à celle de la maison de retraite car elle permet de maintenir la personne âgée dans son environnement tout en rassurant sa famille. Mais le parcours d’Emmanuel a pris un tournant tout à fait particulier lorsqu’il s’est trouvé a Bné Brak, pour y assister le Gaon Rav Avraham Kahaneman - Roch Yéchiva de Poniewicz et fils du fondateur de cette prestigieuse Yéchiva - et plus tard le Rav Chakh pendant les dernières années de sa vie. Reb Emmanuel a donc découvert la lumière de la Torah dans le cadre même de son travail. Ecoutons-le raconter son parcours : "J’ai grandi aux Philippines comme chrétien. Dans mon enfance, j’allais au catéchisme et j’y ai découvert des textes de l’Ancien Testament. Lorsque je suis arrivé en Israël et que j’ai côtoyé de très près ceux qui pratiquent les Mitsvot et les Grands de la Torah, la manière dont ils accomplissent les commandements dans les moindres détails, sans compromis ni arrangement, j’ai compris qu’il y avait là quelque chose de véritablement authentique. J’ai compris que la Torah est le fondement premier et qu’elle a été transmise par Moché au mont Sinaï, inchangée de générations en générations."
Qu’avez-vous vu chez les Grands de la Torah lors de votre travail auprès d’eux ? "J‘ai vu la grandeur de ces hommes versés dans l’étude, leur dimension morale, leur responsabilité devant le peuple, leur don de soi et leur capacité infatigable, malgré leur grand âge, à prendre des décisions cruciales pour le peuple d’Israël. Mais j’ai également vu comment le peuple juif honore ses Anciens. J’ai senti qu’il y avait là quelque chose de différent, de bien plus vrai. J’ai alors commencé à m’intéresser sérieusement au judaïsme, et peu à peu, j’ai senti une volonté de faire partie du peuple juif. Aujourd’hui, j’ai une grande soif de connaitre et de comprendre la sagesse de la Torah." D’après vous, la religion juive est-elle facile ou difficile à pratiquer ? "Difficile ! Mais la vérité est difficile ! Elle demande de la détermination. Je ne cherche pas la facilité. Lorsqu’on sert un repas à un non-juif, il mange tout de suite. Moi, je cherche quelque chose où il y a une réflexion et une maîtrise de soi. Etonnamment, lorsque je suis Magazine I n°51 11
VIE JUIVE arrivé en Israël il y a plus de 25 ans, j’ai jeûné le jour de Kippour, alors que je n’étais pas converti… J’espérais qu’en jeûnant, D.ieu me pardonnerait également mes fautes, même si je n’étais pas juif à ce moment."
"C’est vrai. A coté de la maison de mon employeur, habite un ami des Philippines. Je l’appelle quand on doit faire un travail interdit pour les juifs pendant Chabbath – comme allumer l’électricité."
Comment votre famille aux Philippines a-telle réagi à votre décision de vous convertir ?
Comment vos amis des Philippines ont-ils réagi à votre conversion ?
"Très bien. Avec joie." Comment comprenez-vous cette réaction ?
"Ils ont compris. Déjà aux Philippines, ils savaient que je cherchais la vérité."
"Ils acceptent ma décision, parce qu’ils comprennent que c’est mon choix et qu’il me rend heureux."
En quoi pensez-vous être différents des autres Philippins ? Votre Néchama était-elle au mont Sinaï ?
Comment vivez-vous le fait que vous ayez choisi de vous apparenter à un peuple différent du vôtre ? "Exactement comme Ruth l’a vécu. A l’opposé de Orpa qui a quitté Naomi, Ruth a dit à sa belle-mère : ‘Où tu iras j’irai, ton D.ieu sera mon D.ieu, ton peuple mon peuple, et là où tu mourras, je serai enterrée’. C’est exactement mon sentiment. Je sens que le peuple d’Israël est mon peuple, que le D.ieu d’Israël est mon D.ieu, et j’irai là où il ira." Vous avez effectué la Brit-Mila. Vous avez également changé de nom. Comment la personne chez qui vous travaillez a-t-elle réagi lorsque son aide est soudainement devenue un juif comme lui ? "Il s’en est véritablement réjoui. Je mange avec la famille les repas de Chabbath, prononce les bénédictions sur les aliments, chante avec eux les Zémirot de Chabbath, etc." Que font-ils lorsqu’ils ont besoin que quelqu’un fasse un travail interdit durant Chabbath ? Maintenant, vous ne pouvez plus en faire pour eux…
"Oui. Je pense que c’est la différence." A la fin de notre entretien, Emmanuel a tenu à remercier chaleureusement tous les Rabbanim qui l’ont accompagné et aidé dans son parcours jusqu’à Kabbalat Hatorah : parmi eux, le Rav ‘Haïm Kaniewsky et Rav Nissim Karélitz. Un dernier point : à la fin de l’interview, nous voulions le photographier, mais notre appareil ne fonctionnait pas. Nous lui avons donc demandé de nous prêter son téléphone pour la photo. Il a alors sorti de sa poche un très vieux modèle de portable et nous a dit avec innocence : "J’ai pris sur moi le joug de la Torah et des Mitsvot ainsi que le fait d’écouter les Rabbanim, cela comprend également de ne pas utiliser des appareils de technologie moderne dangereux pour la spiritualité…" !! Heureux le peuple d’Israël qui n’a jamais eu peur d’intégrer des êtres de qualité qui vont enrichir son histoire. Reb Emmanuel, vous êtes l’un d’eux !
Jocelyne Scemama (d’après un article paru dans Yated Nééman)
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Magazine I n°51
M A G A Z I N E
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Toledot - Que représente le puits ? Le travail entrepris par Avraham consistait à ouvrir le cœur des hommes et briser la coquille de matérialité. Il s’agissait donc bien de forer, de creuser pour ramener peu à peu à la vie le cœur et l’esprit de chaque homme…
La Paracha de Toledot évoque la vie d’Its’hak et ses pérégrinations sur la terre des Philistins, où il fut confronté à leur hostilité. Cette malveillance se manifesta notamment autour des puits qui avaient été creusés par Avraham et qui furent rebouchés par les Philistins. A ce propos, Rachi écrit (26,15) : "Les Philistins les bouchèrent (Sitémoum), parce qu’ils disaient : ‘Ces puits sont notre malheur, car ils risquent de nous attirer des envahisseurs !’ (Tosfta Sota 10,6). Le Targoum le traduit aussi par le verbe ‘boucher’. Et dans le langage du Talmud : ‘boucher (Métamtém) le cœur’ (Pessa‘him 42a)." Arrêtons-nous sur la seconde partie du commentaire de Rachi qui fait un parallèle entre "ces puits qui sont bouchés" et le fait de "boucher le cœur".
Des puits et des hommes En effet, nos Sages, notamment Rabbénou Bé’hayé, voient dans les puits creusés par Avraham une métaphore pour évoquer le travail spirituel qu’il entreprit afin de ramener les hommes vers le service du D.ieu unique et de leur faire comprendre l’ineptie de l’idolâtrie. Ce travail entrepris par Avraham consistait précisément à ouvrir le cœur des hommes, briser la coquille de matérialité et d‘impureté qui, progressivement, avait créé un écran entre eux et D.ieu. Il s’agissait donc bien de forer, de creuser pour ramener peu à peu à la vie le cœur et l’esprit de chaque homme afin de l’inviter à se rapprocher du Tout-Puissant, précisément comparé à une "source d’eau vive" (Rav E. Munk).
Supplément spécial Chabbath I n°51
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Or, cet engagement d’Avraham se heurta à la volonté des autres peuples de nier toute transcendance, afin de préserver l’illusion de liberté qui leur permettait de faire ce que bon leur semblait et de voguer au gré de leurs instincts. En effet, l’idée de D.ieu suppose une responsabilité vis-à-vis de Lui et donc l’impossibilité de laisser libre cours à tous nos désirs. Voilà une pensée inconcevable pour les Philistins, qui revendiquaient le droit de vivre exclusivement selon la loi du déterminisme matériel et pour lesquels l’homme est la valeur ultime. Nos Sages font remarquer que le terme "Philistins" en hébreu a une valeur numérique de 860, c’est-à-dire 10 fois 86 (valeur numérique du mot hébreu Hatéva, la nature) ; cela dénote une conviction absolue dans le pouvoir de la nature. Il est d’ailleurs très significatif que les Philistins aient rebouché ces puits avec de la terre. Ils ne se sont pas contentés de les détruire ni de les laisser à l’abandon, ils ont souhaité les remplir de terre, c’est-à-dire leur imposer des couches de matérialité afin de les assécher. Souvenons-nous que les rois de Sodome et Gomorrhe sont tombés dans des puits de bitume, symboles de leurs idéologies perverses, et à l’opposé des puits d’eau vive creusés par les Patriarches. Hier comme aujourd’hui Nos Maîtres nous enseignent que le principe "Maassé Avot Siman Labanim" ("les actions des pères sont des signes pour leurs enfants") est pleinement à l’œuvre dans le livre de la Genèse. La vie des Patriarches préfigure donc celle que connaîtront leurs descendants. Il est bien sûr possible de transposer l’analyse qui précède dans un contexte plus moderne. Nous percevons bien que notre spiritualité est menacée par l’idéologie des Nations qui lui opposent une vie où les valeurs suprêmes sont celles du consumérisme et du plaisir immédiat. 14
Magazine I n°51 Supplément spécial Chabbath I n°51
L’effort et le labeur nécessaires pour "creuser" des puits, c’est-à-dire raffiner son être et ses Midot, semblent anachroniques aux yeux des Nations. Ces vertus ont peine à s’imposer face aux coups de pelles médiatiques vantant un hédonisme bon marché et une vie où l’homme et ses désirs sont rois. L’image du puits est récurrente à travers la Torah et bien souvent, c’est là que nos ancêtres y trouveront leurs épouses, comme Its’hak, Yaakov ou encore Moché. En effet, l’eau qui s’y trouve est qualifiée dans notre Paracha de "Mayim ‘Hayim", une eau vive, symbole de la pureté et de la fécondité qui ont vocation à régner dans la vie conjugale et qui s’incarnent à travers le Mikvé. Là encore, inutile de revenir sur toute la poussière et les idéologies modernes qui essaient d’asphyxier un idéal de vie familiale transmise par notre tradition. L’eau, c’est la Torah Enfin, notre tradition nous enseigne : "Ein Mayim Ela Torah", l’eau représente la Torah. En effet, l’eau comme la Torah sont des éléments vitaux par excellence et sans lesquels nulle vie n’est concevable. Or, la Torah ne s’acquiert pas facilement, elle suppose un effort constant et une étude permanente, elle ne saurait se circonscrire à un périmètre restreint de la vie. Elle embrasse donc toutes les dimensions de la vie humaine. C’est uniquement à ce prix que l’homme peut acquérir la sagesse et espérer y accéder facilement. Cela peut expliquer pourquoi l’eau montait si facilement au moment où les Patriarches s’approchaient des puits, contrairement aux autres nations qui devaient puiser laborieusement. Il est donc particulièrement significatif qu’un conflit récurrent qui oppose les Patriarches aux Nations se joue autour des puits, il en va de l’avenir spirituel du peuple juif, de sa Torah et de sa relation à D.ieu…
Jérôme Touboul
SHABATIK
SHA BA
TIK
M A G A Z I N E
N°96
Supplément spécial Chabbath
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES : veuillez le détacher USTENSILES À NE PAS OUBLIER : Feuillet pour Chabbath Pour en parents-enfants profiter, avant Chabbath...
Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas
Un étui pour ranger l’Afikomane
édité par
Toldot
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
1
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
A
ENIGME
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana » Une Haggada par personne (si possible, la
même pour tout le monde)
LA PARACHA
Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne
Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”
NUMÉROMÈTRE
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
C
Dans notre Paracha, Essav vend son droit d’aînesse à Yaakov. Il ajoute : « De toute façon, je mourrai un jour ».
. Combien d’enfants a Rivka: ? PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS (2)
Maro . 3. r
Quel âge a Its’hak au moment des Brakhot ? (123 ans)
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aule d’ag Ép
2.
(rondes, faites à la Solution main) Il existe deux façons d’appréhender la vie : on pa arpeut 2. Épaule s’organiser pour l’exploiter au maximum, .ouKbien ne ss 4 d’agneau penser qu’à aujourd’hui.
KIDIKWA
D
‘Haross
6
. .« Verse-moi de ceètrouge, de ce rouge-là »
5.
Hazeret (Essav)
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.
« La voix est la voix de Yaakov, et les mains sont les mains d’Essav » (Its’hak)
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3. Maror
En achetant le droit d’aînesse, Yaakov achète un gros (laitue romaine) bagage spirituel qui, il le sait, lui servira bien. Essav, 4. Karpass quant à (céleri) lui, se dit : « De toute façon, quel que soit 5. ‘Hazeret mon niveau spirituel, je mourrai un jour, comme tout le ou monde ». En d’autres termes, il estime qu’il est (laitue endives) inintéressant pour lui d’investir dans une vie qui est 6.‘Harossèt somme 7. Oeuf durtoute éphémère. Au moment où Yaakov lui achète le droit d’aînesse, la seule et unique chose qui 8. Bol d’eauEssav, saléec’est le platede lentilles. Il ne va donc intéresse m pas plus loin et se permet ainsi de ouvendre ce privilège ro immense.
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Indice Il y a deuxchemourot façons d’appréhender sa vie. 1. 3 Matsot
7
Question Quel est le lien entre vendre son droit d’aînesse et mourir un jour ?
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A VOTRE TOUR
QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR
QUIZ SUR LA PARACHA
A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite àet la main . Choisissez un point de la Paracha, racontez-le en détail.
Kore’h.(sandwich) (fin du Dans notre Paracha, Tsafoun Essav a visiblement trèsrepas) faim. 1 Kazayit 1 Kazayit Décrivez les moyens les plus sauvages d’exprimer 1 Kazayit 1 Kazayit sa faim, et mettez-les en scène de la façon la plus 1 Kazayit 2 Kazayit exagérée qui soit.
Etapes du Séder Motsi Qui Rivka va-t-elle consulter avant l’accouchement ? Minimum 1 Kazayit (Chem et Ever) Standard 2 Kazayit Entre Essav et Yaakov, qui naît en premier ? Hidour (au mieux) 2 Kazayit (Essav)
MATSA
B
Qu’est-ce que Rivka donne à Yaakov pour qu’il prenne les MAROR Etapes du Séder Brakhot d’Essav ? (La tenue de chasse d’Essav) La quantité de Maror
Maror 1 Kazayit
Supplément spécial Chabbath II n°51
Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 1 15 15
SHABATIK
2
SHA BA TIK LES AVENTURES DE LA FAMILLE KRAPOK - Très loin ? C’était où ? s’intéresse le Moré. - Au… euh… au Domaine de Perlimpimpin. A ce moment-là, toute la classe éclate de rire. - Jamais entendu parler de cet endroit, et toi ? chuchote ‘Habibi à l’oreille de Natty. Son interlocuteur hausse les épaules, dubitatif. - Le Domaine de Perlimpimpin, répète le Moré. D’accord. C’est où, environ ? - Très, très loin. A trois jours en TGV. - A trois jours en TGV ! Eh bien, comment es-tu là, ce matin ? - Je… Je suis revenu en avion. Ca a pris toute la nuit. J’ai atterri dans la cour, juste avant que les premiers enfants n’arrivent. Le Moré fronce les sourcils. - Pourtant, tu es arrivé en retard, ce matin, objecte-t-il.
Aujourd’hui, en classe, Natty a du mal à s’empêcher de rigoler. En effet, la situation frise le ridicule. - Enfin, Berlu, pourquoi n’as-tu pas fait tes devoirs ? lance Moré Poutoulou. - Parce que… Ah, parce que j’étais à un mariage hier soir ! - Ah, Mazal Tov ! Le mariage de qui ? - Le mariage de mon cousin, Moré. - Super ! Comment s’appelle-t-il ? - Euh… Il s’appelle… Euh… Rafaël Chtroudel. - Oh ! Tiens, jamais entendu parler. - Alors Moré, vous comprenez, je n’ai pas eu le temps de faire mes exercices. Dès que je suis rentré de l’école, je me suis préparé au mariage, et on est tous partis tout de suite. La salle est très loin.
POUR RÉFLÉCHIR
A
L’HISTOIRE CONTINUE
. De toute évidence, qu’est-ce que Berlu est en train de faire ? (Mentir) - Berlu, sourit le Moré. Es-tu sûr de me dire la vérité ? - Oui, bien sûr ! Je n’aurais pas pu inventer tout ça ! Surtout que vous me connaissez bien, Moré. A part les fois où je ne les fais pas, je fais toujours mes devoirs !
- Ca, c’est vrai, répond l’intéressé. Même si les fois où tu ne les fais pas sont très nombreuses… - Nombreuses ? s’étonne Berlu. Non. A peine quatre ou cinq fois par semaine ! - C’est vrai, c’est vrai, soupire Moré Poutoulou. Tiens, Berlu. Sais-tu que dans notre Paracha, il y a un personnage qui cherche souvent à convaincre son père qu’il fait tout à la perfection, afin de trouver grâce à ses yeux ?
LE LIEN AVEC LA PARACHA
B .
L’HISTOIRE RE-CONTINUE
Quel est ce personnage ?
- Très bien, approuve Moré Poutoulou. A présent, Berlu : penses-tu que cela ait marché ? - Euh… Non. Au final, c’est Yaakov qui reçoit les Brakhot. Its’hak se rend compte de tout. La malhonnêteté, ça se paie. Et d’ailleurs… La raison pour laquelle je n’ai pas fait mes devoirs, c’est… C’est que j’ai oublié de les noter dans mon agenda.
- Essav ! bondit Berlu. Il pose de grosses questions de Halakha à son père, alors qu’il mène une vie très éloignée de la Torah. Il mène comme une double-vie : son image auprès de son père, et sa vraie existence.
POUR S’AMUSER
C .
D
Quelle est la situation la plus improbable qui vous ait empêché de faire vos devoirs d’école ?
FIN Toute la classe applaudit. - Bravo Berlu ! s’exclame le Moré. - Alors, Moré ? Est-ce que maintenant que j’ai été honnête, je mérite quelque chose ?
16
- Ah oui ! Tu mérites de faire des progrès en maths ! Tu vas donc rester ici pendant la récréation et… rattraper tes devoirs ! Ce serait injuste qu’à cause d’un malheureux oubli, tu doives avoir moins d’entraînement et de chances de réussir que les autres !
Supplément spécial Chabbath I n°51
2
SHABATIK
SHA BA TIK 3
JEUX
Ce jeu est une charade géante composée de petits jeux. Résolvez tous les jeux afin de résoudre la charade.
C A
MON PREMIER - POINT COMMUN
MON TROISIÈME - DOUBLE-MOKISKASH • Le chef de table murmure à l’oreille de deux convives
chacun des deux premiers Mokiskash. Les autres convives doivent identifier ces mots. Pour cela, ils n’ont le droit de poser que des questions dont la réponse est “oui” ou “non”. Ils poseront des questions aux deux convives simultanément.
• Quel est le point commun entre les mots suivants ? • Pile, Mille, facile, fil > Il
• Celui des deux convives dont on trouvera le mot en
dernier aura gagné. • On reproduira ensuite l’opération pour les deux autres
mots.
> Queue, raie, lave, vent
MON DEUXIÈME - ALPHABTOLOGIE • Je suis le son de la dix-neuvième lettre de l’alphabet.
> Ssssse)
D
MON QUATRIÈME - CHARADE EMMÊLÉE • Mon premier n’a pas besoin de mon deuxième pour circuler. > Mon premier : l’âne ; mon deuxième : essence • Mon tout marque un début. > La naissance
B
Maintenant que vous avez résolu les petits jeux, devinez quel est le tout de la charade géante. (Mon tout décrit un lien entre Yaakov et Essav) Solution de la charade géante : Ils se querellent avant la naissance.
Supplément spécial Chabbath I n°51
17 3
SHABATIK
4
L’HISTOIRE
Un jour, désireux de partir en promenade, le Baal Chem Tov indique à son cocher Efraïm quelle direction prendre. C’est ainsi que leur voiture chemine à travers champs. Soudain, une autre charrette leur barre la route, et Efraïm se met à manœuvrer pour l’éviter. Cependant, le Baal Chem Tov n’est pas de cet avis : - Roule droit dans sa direction, et désarçonne-le !
- Hein ? S’étonne le cocher. Mais… Le pauvre ! Il va se faire renverser ! - Vas-y. Efraïm n’insiste pas. Il a appris à ne jamais remettre en question les indications de son maître. Et c’est ainsi qu’il renverse délibérément la charrette du paysan qui passait innocemment par là.
DEVINEZ
A
• Imaginez la réaction du conducteur de la deuxième charette.
SUITE DE L’HISTOIRE
- Non mais ça ne va pas ? Vous ne regardez donc pas où vous allez ? rugit le pauvre conducteur. Pourquoi avez-vous renversé ma charrette ? Je ne vous ai rien fait de mal ! N’importe quoi ! Comment je vais m’en sortir, moi, maintenant ? Mes chevaux sont dans un sale état.
- Oui, sauf que… La police a été alertée. Et j’ai pris la fuite. Je me suis caché chez moi. Bien sûr, comme j’étais un ami très proche, on ne m’a jamais soupçonné de rien. Et j’ai toujours eu si honte que je ne suis jamais retourné rendre l’argent à mon pauvre ami Chaoul.
Le Baal Chem Tov sourit :
- Et ensuite ? S’enquiert Efraïm.
- Cher ami, tu dois le faire. C’est maintenant ou jamais dit-il en s’adressant au paysan qui était encore à terre.
- Et ensuite ? Ensuite plus de nouvelles de cette histoire jusqu’à aujourd’hui et la rencontre avec ton maître le Baal Chem Tov qui vient de me dire d’y aller.
Son interlocuteur pâlit d’un coup, hoche la tête, et se penche sur ses chevaux, tentant de les remettre sur pied.
-D’y aller ?
Efraïm raccompagne le Baal Chem Tov chez lui, puis se précipite vers la deuxième charette. - Viens, je vais t’aider avec tes chevaux ! propose-t-il. - Merci, cher ami. Je m’appelle Berel. - Berel ! Enchanté. Je suis Efraïm. Je ne te cacherai pas ma curiosité devant ton échange avec le Baal Chem Tov mon maître. Qu’est-ce que tu dois faire ? Qu’est-ce qu’il voulait ? - Alors voilà, je vais te raconter. Berel se racle la gorge et se met à parler. - Eh bien, il y a de cela dix ans, mon ami Chaoul avait fait fortune avec son usine de tissu. Pourtant, il était désordonné. Très désordonné. Il avait mis tous ses billets dans un grand sac-poubelle, qu’il gardait négligemment sur son canapé. « Un jour, j’ai décidé de lui donner une bonne leçon. Comme ça, il rangerait son argent et y ferait plus attention. J’ai donc attendu qu’il quitte la pièce, et j’ai pris son sac de billets. Je l’ai caché sous mon manteau. Je suis sorti, et je m’attendais à ce qu’il s’effraie. Je comptais alors surgir de ma cachette et lui rendre son sac. - Quelle super idée ! Sourit Efraïm. - Oui, super idée, en effet, bougonne Berel. J’ai donc pris le sac, je l’ai caché sous mon manteau, je suis sorti. Et oui, il a eu peur quand il a découvert son canapé vide. - Alors c’est parfait, ça a bien marché ! s’exclame son interlocuteur, émerveillé.
B
Mais oui...D’aller rendre cet argent, avant qu’il ne soit trop tard. Mais je n’en ai pas le courage… - Allez, vas-y, Berel ! Ce sera fait, et tu seras bien content d’être débarrassé de ce sac-poubelle plein d’argent qui ne t’appartient pas ! - C’est vrai, mon ami. Veux-tu bien venir avec moi ? Nos deux nouveaux amis se dirigent ainsi vers la maison de Chaoul. Leur hôte les reçoit avec un large sourire : - Ah, Berel ! Mon ami ! Ca fait une bonne semaine que je ne t’avais pas vu. Comment vas-tu ? Pour tout te dire, tu as l’air un peu pâle… - Eh bien… Je viens pour… euh… Pour te dire que… - Ca va, mon ami ? S’inquiète Chaoul. Assieds-toi, prends un verre d’eau. Qu’est-ce qui se passe ? Tu as besoin d’aide ? - Euh… Non, enfin… Voici ton sac d’il y a dix ans ! s’exclame Berel, fondant en larmes. Rien ne saurait décrire l’expression du visage de Chaoul. Choc, joie, crainte – toutes les émotions sont là. Berel entreprend de tout lui expliquer : la bonne leçon qu’il avait voulu lui donner, l’arrivée rapide et inopinée de la police, la gêne qu’il avait toujours éprouvée à lui ramener son bien, et enfin, l’intervention du Baal Chem Tov. - Mon pauvre Berel ! Sanglote Chaoul. Tu as dû souffrir terriblement pendant toutes ces années. Tu voulais me rendre mon argent, mais ta honte t’en a continuellement dissuadé. Ah, quelle peine tu as dû endurer ! Tu dois être encore plus soulagé que moi, mon ami !
LES ZEXPERTS • Pourquoi Berel a-t-il pris le sac d’argent de Chaoul ? • Pourquoi ne le lui a-t-il pas rendu directement ? • Finalement, quelle est la réaction de Chaoul quand Berel lui avoue la vérité après dix ans ?
C
IMAGINEZ • Racontez un épisode de votre vie où vous avez été agréablement surpris par les conséquences d’un aveu honnête de votre part.
Envoyez-nous vos commentaires sur www.torah-box.com/shabatik
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Yémima Guedj | Responsable : Rav Michael Allouche 18
Supplément spécial Chabbath I n°51
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Grâce au Kaddich, la vie en cadeau Après le Rav, un des voisins prit la parole devant la tombe fraîche, mais il ne poursuivit pas longtemps son sermon. Une terrible explosion venait en effet de se faire entendre…
Les enfants furent les premiers à remarquer son absence, peut-être à cause des friandises qu’il avait l’habitude de leur distribuer... et qui leur manquaient.
il les regardait avec amour, nostalgie et très souvent, ses yeux s’emplissaient de larmes.
Il arrivait toujours au Beth Haknesset vêtu d’un costume trop large et délavé. Ses grandes poches étaient, en général, gonflées de bonbons qu’il distribuait tout autour de lui.
Un jour, pourtant, on remarqua qu’on n’entendait plus sa porte grincer. Les voisins se demandèrent où pouvait bien avoir disparu la silhouette courbée qui se dirigeait tous les matins vers l’épicerie. Cependant, les seuls qui passèrent à l’action furent les enfants. Depuis quelques jours déjà, celui qui contemplait si souvent leurs jeux et qui leur distribuait des friandises n’était pas apparu. Alerté par eux, le Rav du quartier voulut savoir si l’homme était tombé malade et s’il avait besoin d’aide. Accompagné de deux autres personnes, il frappa à la porte dans l’attente d’entendre le bruit des pas du vieil homme, mais il n’y eut aucune réponse. On redoubla de coups, on essaya de téléphoner, mais, pour toute réponse, on obtint que le silence.
Dans le paysage fébrile de Manhattan, il dénotait nettement et pourtant, les membres de la communauté le considéraient comme l’un des leurs à part entière. Il ne dérangeait jamais personne. Chaque jour, de sa démarche lourde, il se rendait au Beth Haknesset, s’asseyait dans un coin et ouvrait une Guémara ou priait. L’épicier du quartier n’avait pas plus de contact avec lui, si ce n’est le "bonjour" plein de tristesse que son client faisait entendre chaque matin. Le seul lien de ce Juif avec ses voisins était le bruit de sa porte qui s’ouvrait en grinçant et celui de ses pas lorsqu’il descendait l’escalier. La plupart du temps, il s’enfermait chez lui et refusait de quitter sa maison, même pour les repas de Chabbath. Il déclinait toute invitation… On ne savait strictement rien de lui. Était-il seul au monde ? Jamais il ne grondait les enfants pour leur demander le silence, au contraire,
Un silence inquiétant
Finalement, on appela la police qui défonça la porte. Les secouristes qui entrèrent dans l’appartement découvrirent le corps sans vie du vieillard, couché sur son lit. "Qui dira le Kaddich pour votre père ?" Dans cette petite communauté américaine, la nouvelle se répandit comme une trainée de
Supplément spécial Chabbath I n°51
19
poudre. Sans tarder, on s’affaira pour préparer l’enterrement du "vieillard bien-aimé" afin de lui rendre les derniers honneurs. Aidé des Gabaïm, le Rav entreprit des recherches dans la misérable demeure du défunt dans l’espoir de découvrir l’existence d’un proche parent à avertir de l’enterrement et d’un éventuel héritage. Après quelques fouilles, on trouva un vieux carnet contenant des informations personnelles et le numéro de téléphone de son fils. Sans perdre de temps, le Rav composa le numéro pour mettre celui-ci au courant de la mort de son père et fixer avec lui l’heure de l’enterrement. D’après la réponse qu’il reçut, le Rav comprit que le fils avait cessé depuis longtemps d’observer la Torah, et qu’il avait abandonné non seulement son Père qui est au ciel, mais aussi son père sur terre, qu’il avait laissé seul au monde, sans aide ni soutien. Même les Gabaïm s’en rendirent compte quand ils entendirent ses hurlements à travers l’écouteur : "Cela fait 20 ans que je n’ai pas vu mon père ! Je ne ressens aucun besoin de venir à son enterrement !" Le Rav était suffoqué, mais il ne céda pas. "Et qui dira le Kaddich pour votre père ? - Je n’observe rien du judaïsme et c’est pourquoi je ne le réciterai pas !", répondit l’homme avec arrogance. Mais le Rav ne lâcha pas son interlocuteur : "Vous ne savez pas ce qu’est le Kaddich. Ce n’est pas une prière pour le défunt. C’est une proclamation de la grandeur et de l’éternité du nom de D.ieu. C’est une prière qui protège des châtiments, des malheurs, et qui prolonge la vie de l’homme. En récitant le Kaddich, on acquiert le mérite de sanctifier le Nom divin parce qu’on donne aux fidèles l’occasion de répondre : ‘Amen, Yéhé Chémé Rabba Mévorakh...’ Faites donc un effort et venez prier pour vous-même, pour votre propre personne", insista le Rav. 20 20
Finalement, à force de supplications et de persuasion, le fils accepta de venir à l’enterrement de son père et dire le Kaddich, peut-être uniquement pour que le Rav le laisse en paix. Le matin de l'enterrement... Il ne fut pas facile de fixer l’heure de l’enterrement. Le fils, un brillant homme d’affaires qui possédait un grand bureau dans les Tours Jumelles, ordonna que les funérailles se fassent rapidement afin de ne rien perdre de son emploi du temps surchargé. L’enterrement fut donc fixé au 23 Eloul 5761, soit 11 septembre 2001 à 8h30. Le fils, un businessman hautain et arrogant, arriva le lendemain à l’heure convenue et demanda de commencer immédiatement la cérémonie. Devant la tombe fraîche, sans la moindre émotion, il récita le Kaddich en le répétant froidement mot à mot après le Rav. Pour lui, l’essentiel était que tout ce cérémonial se termine au plus vite pour retourner à ses affaires. Ensuite, le Rav prononça un court mais émouvant Hesped. Après lui, un des voisins prit la parole, mais il ne poursuivit pas longtemps son sermon. Une terrible explosion venait de se faire entendre… Un avion avait heurté l’une des Tours Jumelles qui s’enflamma. Prise d’hystérie, l’assistance se dispersa tout d’un coup. Le cimetière se vida soudain. Seule la silhouette courbée d’un businessman qui avait été hautain et orgueilleux resta près de la tombe. Profondément bouleversé, pour la première fois depuis des années, il ressentait le lien qui l’unissait à son père. "Papa..., dit-il d’une voix brisée, grâce à toi j’ai reçu ma vie en cadeau ! Merci, ô mon D.ieu !" Et il se mit à réciter de nouveau les mots du Kaddich, mais avec un tout autre sentiment : celui d’un fils qui a été sauvé grâce au Kaddich, et qui a retrouvé son Père.
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COMMUNAUTÉ Atéret Malkhout : Des institutions en pleine expansion ! Qui ne connait pas le Rav Its’hak Attali, fondateur et dirigeant des institutions Atéret Malkhout de Jérusalem, infatigable conférencier et auteur de plusieurs ouvrages de Torah ? Cette semaine, nous vous proposons de découvrir les derniers-nés de Atéret Malkhout : les écoles de Ramot et de Har ‘Homa…
Le Rav Its’hak Attali n’est plus vraiment à présenter : fondateur et dirigeant des institutions Atéret Malkhout, infatigable conférencier qui se déplace partout en Israël et dans le monde et auteur de plusieurs ouvrages de Torah, il est devenu au fil des ans une figure incontournable du paysage toranique francophone en Erets Israël. Non, ce dont nous voulions vous parler cette semaine, c’est plutôt des derniers-nés de Atéret Malkhout : j’ai nommé les écoles de Ramot et de Har ‘Homa, dont le succès grandissant a tout naturellement attiré notre attention. Pour en savoir plus, j’ai en ligne Rav ‘Honi Attali, le fils et bras-droit de Rav Its’hak, qui a accepté de jeter la lumière sur le phénomène Atéret Malkhout… Rav ‘Honi, Chalom. Quel âge a Atéret Malkhout ? Nous fêtons Baroukh Hachem nos 28 ans, au cours desquels la communauté a pris une belle ampleur. En plus de la synagogue et du Beth Hamidrach de Ramot, qui abrite un Kollel, que nombre de Français connaissent, nous comptons de nombreuses autres branches telles qu’un Gma’h de prêt d’argent, des aides ponctuelles et/ou régulières accordées aux familles dans le besoin, le soutien destiné aux 22 22
Magazine I n°51
familles de nouveaux immigrants, etc. Environ 400 familles gravitent autour de notre Kéhila. On se demande souvent comment votre père, Rav Its’hak, parvient à gérer tout cela… Oui, et même s’il est secondé par une équipe dévouée dont mon frère Rav Efraïm, je ne vous ai pas cité le quart de ses activités. Il se déplace régulièrement à travers tout Israël et dans le monde pour rapprocher les communautés francophones vers la Torah, il intervient auprès des familles pour des problèmes de Chalom Baït et d’éducation, il organise de nombreux événements tels que des voyages et des soirées, il a fondé et préside deux écoles, etc. Justement, c’est de cela dont nous voulions parler avec vous. Dites-nous en davantage sur ces deux initiatives. L’école que nous avons créée à Ramot est venue combler un besoin qui s’est fait ressentir parmi les familles du quartier suite à la fermeture d’une très bonne école qui les recevait. C’était il y a 9 ans. Mon père avait alors décidé de prendre la relève, mais c’était temporaire à l’origine. Enfin, c’est ce que nous croyions. De fil en aiguille, nous avons investi des moyens, du temps et des
ressources pour ces enfants et avons ouvert une classe puis une autre… Jusqu’à créer une véritable structure, qui accueille aujourd’hui quelque 250 élèves, dont un peu moins de la moitié sont francophones. Je pensais qu’il s’agissait exclusivement française…
d’une
école
Non, car notre but n’est pas de recréer Paris en plein Jérusalem, mais plutôt d’aider à l’intégration de ces familles dans le monde israélien, tout en leur permettant de conserver les valeurs éducatives qui leur sont chères : politesse, discipline, Dérekh-Erets, etc. Nous nous investissons corps et âme pour leur éducation. De même, nous ne cherchons pas à nous créer un "nom", mais notre but est de construire les Néchamot de ces enfants, avec beaucoup d’amour, de compréhension et de patience. J’ai compris. Et à Har ‘Homa ? L’histoire de l’école de Har ‘Homa est assez étonnante. L’an passé, de manière totalement inattendue, des familles françaises de Har ‘Homa qui ne trouvaient pas de structure adaptée à leurs exigences sur place nous ont
demandé si elles pouvaient être acceptées chez nous à Ramot. Je ne sais pas si vous comprenez ce que cela signifiait en termes de distance… Sans y réfléchir à deux fois, mon père a dit : "Créonsleur une école". Oui, ça lui ressemble assez bien ! Exact, et contre toute attente, nous avons bénéficié d’une aide divine absolument incroyable. Nous avons trouvé des locaux, les avons aménagés et avons accueilli ces familles, qui sont aujourd’hui ravies de leur choix et de notre travail pour eux. Nous ouvrons d’ailleurs pour la rentrée prochaine la Kita Alef. Notre politique est de maintenir de petits effectifs dans les classes ; même si ce choix est onéreux, il s’avère payant. Pour finir, que leur diriez-vous, à ces familles et à toutes celles de Olim qui rencontrent des difficultés en termes de structures éducatives ? Que les problèmes sont bien là, réels, et que pour les surmonter, on doit parfois faire certains sacrifices. Intégrer une structure encore nouvelle, dans des locaux temporaires comme c’est le cas à Har ‘Homa, peut en rebuter certains, mais lorsqu’on accepte de mettre ces considérations secondaires de côté, on gagne en retour un ‘Hinoukh d’exception, pensé surmesure en fonction de nos besoins propres en tant que Francophones.
Propos recueillis par Elyssia Boukobza Magazine I n°51 23
COUPLE L’imagination : un art féminin En entendant sa femme parler, Eliahou sourit dans sa barbe. Pour sa part, il se contente de se pencher sur les défis du présent, comme l’organisation de la Brit et le paiement du Beth Ha’hlama… Rina ressentait le besoin de s’acheter un nouvel habit. "Il ne me laissera pas dépenser tant d’argent !", murmure en elle une petite voix. "Je lui expliquerai combien c’est urgent et alors peut-être sera-t-il heureux de me donner 200 Chékels. Il entonnera le refrain habituel : ‘Je n’ai pas d’argent. Sais-tu combien de pain on peut acheter avec cette somme ? Peut-être y a-t-il des jupes moins chères ?’", continua-telle en laissant libre cours à son imagination… Alors que ses pensées divaguaient, son mari rentra calmement chez lui, ignorant tout de ce qui se tramait dans les pensées de sa femme.
Si son épouse a du retard, il se dira qu’elle a sûrement rencontré une amie… La femme Elle est dotée habituellement d’une imagination particulièrement fertile. Si son mari a du retard, elle le cherche déjà dans le département des soins intensifs de l’hôpital… Son imagination lui fait voir des visions effroyables et éloignées de la réalité. Elle invente des histoires d’horreur et est persuadée qu’elles se produisent vraiment. Solution
"A ses yeux, je ne vaux même pas 200 Chékels ?", se ditelle encore… Et lui, jusqu’à aujourd’hui, ne s’est rendu compte de rien… "Imagine ce qu'il se passera dans 13 ans, lorsque nous fêterons sa Bar-Mitsva, Béezrat Hachem", dit Sarah à son mari peu après la naissance de leur fils. "J’essaie d’imaginer à quoi il ressemblera avec un chapeau et un costume. Intéressant de savoir qui sera sa femme ; j’espère qu’il aura une bonne belle-mère…" Eliahou sourit dans sa barbe. Pour sa part, il se contente de se pencher sur les défis du présent, comme l’organisation de la Brit et le paiement du Beth Ha’hlama. L’imagination, ce n’est pas trop son "truc" ! L’homme En général, l’homme ne considère que la réalité présente. Lorsqu’il se fait du souci, il apaise ses inquiétudes au moyen d’une saine logique. 24
Magazine I n°51
Utilisez à bon escient l’imagination que vous avez reçue en cadeau. Représentezvous par e x e m p l e l’unité de votre famille, vos enfants Tsadikim, l’arrivée du Machia’h, la reconstruction du Temple, etc. Néanmoins, essayez également de suivre l’exemple de votre mari et inspirezvous de sa manière logique de juger ; cela vous aidera quelque peu à calmer vos craintes. Dites-lui de l’accepter comme un compliment : qu’il constate combien vous avez besoin qu’il vous protège et combien vous êtes terrifiée à l’idée qu’il puisse ne pas veiller sur vous un instant.
Rabbanite Esther Toledano
FEMMES Une vie en "Mode Avion" Ne pas être joignable à tout instant, tel un urgentiste. Ne pas être au courant des infos et accepter de ne pas pouvoir sauver le monde. Quel moment intense de concentration et de détente… Un mini Chabbath au milieu de la semaine ! "Hillel l’Ancien enseignait : Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? Et quand je ne suis que pour moi, qui suis-je ? Et si ce n’est pas maintenant, alors quand ?" (Avot 1,14) Inspirée par ces paroles, une idée incroyable m’est venue il y a quelques temps et elle est devenue un acte quotidien dans ma vie. Je m’explique… Mon rêve de jeunesse était de voyager et découvrir des contrées lointaines. Pas si simple à mettre en œuvre, surtout quand on construit une famille et que les données de la vie changent ! La réalité étant différente des rêves, j’ai dû changer mes projets sans renoncer toutefois à les vivre, mais différemment… J’ai réfléchi : pourquoi ne pas essayer un voyage au cœur de moi-même ?
Il s’agit de ne pas être disponible à toute heure et de se fixer des moments de répit rien que pour soi et celui ou celle qui est physiquement à côté de nous. C’est une marque de respect de soi et de l’autre, avec qui je peux parler de façon active et harmonieuse. Par cette nouvelle disponibilité, les échanges avec mon entourage se sont révélés bien plus enrichissants et dynamiques. Un acte de courage Merci le "mode avion" ! Essayez ce traitement homéopathique et augmentez la dose sans modération… Aucun risque d’effets secondaires ! Quel acte de courage et quelle audace dans ce monde ultra connecté ! Il s’agit d’un acte de force intérieure, car c’est très difficile au début. Il suffit de le tester et de l’approuver petit à petit comme un véritable sevrage.
Le plus long chemin : entre la tête et le cœur J’ai décidé de me mettre en "mode avion" deux fois par jour pendant 1 heure à chaque fois. C’est-àdire de me déconnecter du téléphone, de l’ordinateur, etc. Sans aller bien loin et sans grand frais, je redécouvre depuis la simplicité de "l’ici et maintenant", telle la vie d’il y a à peine 10 ans, avant que les découvertes technologiques ne révolutionnent le monde et notre mode de vie. Oui, ne pas être joignable à tout instant, tel un urgentiste. Ne pas être au courant des infos et accepter de ne pas pouvoir sauver le monde. Quel moment intense de concentration et de détente… Un mini Chabbath au milieu de la semaine !
Les technologies siècle sont du XXIème merveilleuses pour celui qui sait en être le maître et non l’esclave. Dans la rue, lorsque je vois un couple occupé chacun avec son portable, je me pose vraiment des questions quant à leur avenir… Alors, bon voyage à l’intérieur de vous-même, qui est une des clés pour trouver en soi la sérénité et la joie que l’on peut partager ensuite si intensément.
Myriam Aïdan Magazine I n°51 25
Pose ta question, un rabbin répond !
Se parfumer et mettre de la crème Chabbath A-t-on le droit de se parfumer pendant Chabbath ? Dans un premier temps, on m’a dit que seul le parfum sur les vêtements était permis, à condition qu’on en ait mis avant l’entrée de Chabbath. Mais une autre personne, en me voyant agir ainsi, m’a dit qu’on ne pouvait se parfumer que sur la peau. Qu’en est-il exactement ? Réponse de Rav Avner Ittah Pendant Chabbath, il est permis de mettre du parfum sur la peau, mais pas sur les vêtements. En effet, sur ces derniers, cela crée une odeur pendant Chabbath, tandis que sur la peau, la sueur fait disparaître l’odeur au fur et à mesure (’Hakham Tsvi chap. 92 ; Chout Nékhpa Bakéssef chap. 4, rapporté dans Yé’havé Daat de Rav Ovadia Yossef, vol. 1, 31, contrairement à l’avis du Ben Ich ’Haï dans Rav Péalim vol. 2, 51). En ce qui concerne une pommade : si une personne est malade au point qu’elle est obligée de rester alitée et qu’il est indispensable d’appliquer une pommade, il est permis de l’étaler puisque l’intention est de la faire pénétrer complètement dans la peau et non de la laisser à la surface. Par contre, si la personne est en bonne santé mais qu’elle a les mains sèches et fissurées par le froid, cela est interdit car tout acte médical pour un individu en bonne santé est prohibé durant Chabbath. Si la crème est appliquée simplement pour hydrater et qu’il n’y a aucune maladie apparente, celui qui veut être indulgent aura sur qui s’appuyer tant que son intention est de faire pénétrer la crème totalement dans la peau (Yabia Omer vol. 4, Ora’h ’Haïm 28 p .13 ; Yalkout Yossef, Hilkhot Chabbath, vol. 2, p. 102). Il est à noter que les Ashkénazes l’interdisent totalement, sauf en cas de maladie (Chmirat Chabbath Kéhilkhata 14, 60).
Pourquoi lire la Kétorèt deux fois le matin ? Selon la Torah, on offrait dans le Temple un sacrifice le matin et un le soir. Du coup, dans la Téfila – qui remplace les Korbanot – on dit ce passage de la Torah une fois le matin et une fois le soir. Cependant, la Kétorèt était aussi offerte une fois le matin et une fois le soir, pourtant, nous la disons deux fois le matin et une fois le soir. Pourquoi deux fois le matin et pas une fois ? Réponse de Rav Avner Ittah Votre remarque est juste, mais la coutume de dire le Pitoum Hakétorèt deux fois le matin, avant la Téfila et après la Téfila, est basée sur la Kabbala (Chla Hakadoch rapporté dans le Michna Broura 132, 14 ; Ben Ich ‘Haï sur Parachat Mikets). Le Zohar Hakadoch sur Parachat Vayakèl (p. 219b) explique que le but des Kétorèt avant la Téfila est d’enlever les impuretés dans les mondes supérieurs pour que les prières soient acceptées et dans Parachat Pin’has (p. 224a), il explique que les Kétorèt après la Téfila sont comme l’offrande au Beth Hamikdach et permettent d’éloigner la mort de nos maisons. De plus, il est rapporté que celui qui fait attention de lire les Kétorèt trois fois par jour apporte la bénédiction et la réussite dans sa maison, mérite une Parnassa abondante, aura une aide divine pour faire Téchouva, sera sauvé de mauvaises pensées ainsi que de toutes sortes de mauvais décrets. 26
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Aller au cimetière avant le mariage de son fils/petit-fils Est-il permis de se rendre sur la tombe d’un proche au cimetière avant le mariage d’un fils ou d’un petit-fils ? Réponse de Rav Avraham Garcia Il n’y a aucun interdit d’aller rendre visite à un proche au cimetière avant le mariage d’un fils ou d’un petit-fils.
Brit-Mila repoussée, Ta’hanounim ? Pour une Brit-Mila repoussée, doit-on ne pas faire Ta’hanoun ? Je voudrais avoir les différents avis des décisionnaires. Réponse de Rav Avraham Kadoch Le principe est le suivant : une Brit-Mila qui aurait été repoussée pour une cause justifiée par la Halakha est donc considérée comme "en son temps", si ce n’est qu’on ne pourra transgresser pour elle le Chabbath ou le Yom Tov. Ainsi, il faudra l’effectuer avec le plus grand zèle possible dès que le Mohel vous indiquera la date, voire même l’heure dans certains cas. Ce jour-là, les Séfarades ne font pas de supplications ni à Cha’harit ni à Min’ha. Pour les Ashkénazes, l’exemption ne sera en vigueur que pour le matin (sauf si la Brit-Mila a lieu juste après Min’ha).
Traduction hébraïque de "Messaouda" Messaouda est l’un des prénoms que j’ai reçus et je voulais savoir s’il existait une traduction hébraïque de ce prénom. Réponse de Rav Daniel Zekri Le prénom Messaouda peut être traduit en hébreu par Mazal ou Aliza ("heureuse" ou "chanceuse").
Agrafer pendant Chabbath A-t-on le droit d’agrafer des feuilles pendant Chabbath, des cours par exemple ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Durant Chabbath et Yom Tov, il est interdit d’attacher des documents à l’aide d’une agrafeuse. Cependant, si les documents ne sont pas Mouktsé, il est permis de les attacher à l’aide de trombones (Piské Téchouvot [5775] 340, 24 ; Chmirat Chabbath Kéhilkhata [5770] 28, 7). Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...
Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :
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Alya & tracas Episode 9 : Une invitée pour le moins inattendue Au fil des semaines, Déborah Malka-Cohen & Torah-Box vous racontent l’épisode d’une saga riche en émotions ! Dans l’épisode précédent : Après la rencontre mouvementée avec Liel, Orlane se confie à Rachel sur les problèmes de couple qu’elle vit dernièrement. Le problème, c’est qu’elle n’a pas remarqué la présence d’une certaine Sarahlé, qui visiblement a attrapé quelques bribes de leur conversation… Avec Rachel, nous avions décidé de rejoindre la fête qui se déroulait un étage plus bas. J’entendais les gens rire et discuter entre eux, mais moi, j’étais là sans être là. C’est comme si mon corps était présent mais mon esprit était très loin. Comme quoi dans la vie, on peut donner l’impression que tout va bien et qu’on est entourée mais se sentir en fait très seule et malheureuse... J’avais pris place près de Rachel qui me souriait. En nous voyant revenir, ‘Hanna nous avait demandé si tout allait bien. “Oui, oui très bien ! Le fils d’Orlane s’était perdu dans la synagogue et je le lui ai ramené. Le pauvre chéri, il en était tout retourné”, avait répondu Rachel... Soulagée que Rachel soit digne de confiance, j’avais essayé de me concentrer sur ce qui se déroulait autour de moi. Mais continuer à faire comme si de rien n’était était au-dessus de mes forces. J’avais été incapable de me réjouir tant mes pensées étaient toutes dirigées vers mon mari et nos enfants qui étaient repartis avec lui. J’avais prétexté aux filles de ma table que je préférais rentrer chez moi car je ne me sentais pas très bien. Je les avais priées de présenter des excuses de ma part à Nourit qui était en grande conversation avec une dame âgée. “Tu es sûre que tu ne veux pas rester ?” m’avait demandé ‘Hanna. 28
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“Certaine. Profitez bien. On se voit très vite.” Une fois seule, sur le chemin qui menait à la maison, j’avais pu pleurer autant que je voulais. J’étais d’autant plus mal que je savais que me mettre dans cet état n’était pas bon ni pour moi ni pour le bébé que je portais… Mais pas seulement ! Je savais aussi qu’à Chabbath, on devait essayer de se réjouir et de laisser ses soucis de la semaine de côté, ce qui avait été très difficile à réaliser au vu de ma situation. J’essuyais tout de même mes larmes comme pour passer un accord avec moi-même : si je faisais un effort de me calmer et repousser cette tristesse que je ressentais, peut-être que ma prochaine semaine serait moins triste que celle que je venais de passer. Avant de me marier, je n’aurais jamais pensé que la vie de couple serait aussi difficile. Moi qui prônais les valeurs prétendument féministes, à revendiquer à tort et à travers mon indépendance... Aujourd’hui, sans mon mari à mes côtés, notre relation en berne, je voulais simplement être bien avec lui. De retour chez moi et trouvant la maison incroyablement vide, qui reflétait l’état de mon propre cœur, j’avais décidé d’aller directement me coucher et de dormir pour ne plus penser à rien. Mais dans mon lit, ce fut pire ! Je n’arrêtais pas de ressasser les paroles que Liel et moi nous avions échangées ! Je les repassais en boucle dans ma tête en me disant que le mieux serait peut-être qu’il trouve quelqu’un qui le rende vraiment heureux puisqu’apparemment je n’étais pas celle qui y arrivait. Se séparer pour de bon serait-il une option envisageable pour moi, les enfants et lui ? Franchement, pourquoi autant lutter ? Mais plus je réfléchissais sérieusement à cette
option, je trouvais qu’elle était irréaliste. La chose qui m’échappait, c’était qu’il était certain qu’il y avait de l’amour entre nous, mais alors pourquoi parfois il était si difficile à se comprendre ? Pendant que j’étais en train de ruminer sur ma situation, j’entendis qu’on tapait à la porte. Folle de joie, je me dégageai des couvertures dans lesquelles je m’étais emmitouflée, persuadée que c’était Liel qui était revenu me chercher avec les enfants. Mais en ouvrant la porte, la déception ainsi que la surprise devaient se lire sur mon visage car c’était Betsabée, ma belle-sœur, que j’avais en face de moi. D’ailleurs, le fait qu’elle était la dernière personne que je souhaitais voir ce jour-là ne lui avait pas échappé : “Chabbath Chalom Orlane ! Moi aussi je suis ravie de te voir !” Elle s’était approchée pour me donner une bise. Interdite de la trouver devant moi, je m’étais aussi penchée vers elle en bredouillant : “Euh… oui. Salut ! Chabbath Chalom à toi aussi.”
contre toute attente, elle s’était ruée vers ma bouilloire de Chabbath. Betsabée avait ouvert mes placards pour nous sortir des verres à thé et les poser sur un plateau qui trônait sur ma table basse. On aurait dit qu’elle était chez elle et moi l’invitée. Trop abasourdie par son culot, je n’avais même pas pu dire un mot ! Elle m’avait regardée avec un regard amusé, pour ensuite me dire : “Oui, oui je sais ce que tu penses. C’est ta bellesœur sans gêne qui déboule chez toi comme un boulet de canon et qui prend ses aises. Écoute, je suis venue en amie pour discuter avec toi et à ta tête, je crois que tu as grand besoin que je te dorlote un peu. Viens, on va se poser sur le canapé toutes les deux. – Écoute, je ne sais pas quoi te dire, ça fait des mois que l’on ne s’est pas parlées et tu rentres chez moi comme si de rien n’était !”
Déborah Malka-Cohen
J’étais à la fois choquée et chamboulée de la trouver sur le seuil de ma porte, alors que cela faisait bien six mois que nous ne nous étions ni vues, ni appelées. La dernière fois que je lui avais adressé la parole, c’était pour lui expliquer pourquoi avec mon mari nous avions préféré prendre nos distances avec elle. Depuis, cela avait été le silence radio entre nous. Cependant, le sourire qu’elle affichait n’avait plus rien à voir avec l’espèce de traits fins plissés qu’elle arborait généralement. Non, en l’observant, je décelais une certaine sincérité… “Je peux entrer ? – Oui, bien sûr. – Merci.” Elle avait fait un rapide tour du propriétaire comme pour évaluer là où j’habitais et ce que je possédais, chose qui m’avait toujours exaspéré au plus au haut point chez elle, mais Magazine I n°51 29
Les cookies healthy ! Ces petits gâteaux savoureux sont sans gluten, sans sucre ni œufs. Ils conviennent très bien aux personnes allergiques et sont vraiment rapides à réaliser ! Pour 8-10 personnes Temps de préparation : 5 min
Ingrédients ��������������������������������������������������������������
··3 bananes bien mûres
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··3 verres de flocons d’avoine
Difficulté : Facile Temps de cuisson : 15 min
Réalisation - Dans un bol, mettez les trois bananes et à l’aide d’une fourchette, écrasez-les en purée (si vos enfants souhaitent participer, vous pouvez aussi y mettre les mains, c’est plus amusant !).
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- Ajoutez-y les flocons d’avoine et les pépites de chocolat. Amalgamez le tout.
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- Sur une plaque de cuisson, placez une feuille de papier sulfurisé et prenez du mélange avec deux cuillères pour les disposer sur la plaque.
··1 verre de pépites de chocolat
- Laissez cuire 15 min dans un four préchauffé à 170°C. Laissez refroidir avant de manger ! - Vous pouvez également ajouter des amandes effilées si vous souhaitez ajouter du croquant. Bon appétit !
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Esther Sitbon
LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues & un Rebus ! Il n'y a qu'en Israël que lorsque
Rebus
Par Chlomo Kessous
quelqu'un se fait arrêter à un barrage, il peste : "J'ai l'air d'un terroriste ou quoi ?!" et lorsqu'on ne l'arrête pas, il peste : "Et si j'étais un terroriste, hein??!" Moché à David : "Je n'en peux plus, ma femme me demande chaque
jour
de
l'argent
!
Dimanche 500 NIS, lundi, 500 NIS, mardi 500 NIS, etc. Elle me rend fou ! - C'est dingue, mais que fait-elle avec tellement d'argent ?! - Aucune idée, je ne lui en donne jamais !" Les jumeaux se battaient dans le ventre de Rivka
Editions Prions pour la guérison complète de Johnatan Chalom ben Saadouna
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"La Torah est Divine, l’homme terrestre, et la Mitsva les unit." (Rabbi Chmouel de Sokhatchov)