'HALLA
TALMUD BAVLI
RA'HEL IMÉNOU
ELECTIONS KIM LEVENGROND
SANGRIA
ABRAMOVITCH
n°48 I 17 Octobre 2018 I 8 'Hechvan 5779 I Lekh Lékha
Tsahal abat 10 terroristes palestiniens lors des violentes émeutes à la frontière > p.8
BEITAR ILLIT TUNNEL
ARVIT
M A G A Z I N E
Nouvelles technologies & enfants : un siècle de bouleversements > p.11
"Alya & tracas",
En route pour la Brit-Mila du fils de Nourit > p.28
Les délégués du Vaad Harabanim mentionneront le nom de chacun de nos enfants sur la Tombe de Ra'hel Imeinou durant l'allumage des bougies de Chabbat, jour de la Hiloula (Vendredi 19.10.18), et pendant 40 jours d'affilé Appel gratuit:
1-800-22-36-36 Un reçu sera envoyé pour tout don.
5 possibilités pour transmettre vos dons au Vaad haRabanim : 1
2
Appelez ce numéro pour un don par carte de crédit : 1-800-22-36-36 en Israël: 5
00. 972.2.501.91.00
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Veuillez libeller vos chèques à l'ordre de Vaad haRabanim
CALENDRIER DE LA SEMAINE 17 au 23 Octobre 2018 Mercredi 17 Octobre 8 'Hechvan
Jeudi 18 Octobre Daf Hayomi Mena'hot 68
Rav Acher Bar Ye'hiel
Michna Yomit Guitin 9-6
Vendredi 19 Octobre
Limoud au féminin n°18
Rav Makhlouf Nissim Didi Gad
Samedi 20 Octobre Ra'hel Iménou
Jeudi 18 Octobre 9 'Hechvan
Daf Hayomi Mena'hot 69
Dimanche 21 Octobre
Michna Yomit Guitin 9-8
Rav Ben-Tsion 'Hazan Rav Yéhouda Tsadka Rav Yaakov 'Haïm Rav Zeev Wolf Kitsses
Vendredi 19 Octobre 10 'Hechvan
Daf Hayomi Mena'hot 70 Michna Yomit Guitin 9-10
Samedi 20 Octobre 11 'Hechvan
Daf Hayomi Mena'hot 71
Limoud au féminin n°19
Limoud au féminin n°20
Parachat Lekh Lékha Michna Yomit Kidouchin 1-2 Limoud au féminin n°21
Rav Yéhouda Tsadka
Horaires du Chabbath Dimanche 21 Octobre 12 'Hechvan
Lundi 22 Octobre 13 'Hechvan
Mardi 23 Octobre 14 'Hechvan
Daf Hayomi Mena'hot 72 Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Entrée
17:22
17:34
17:34
17:33
Sortie
18:39
18:40
18:41
18:40
Michna Yomit Kidouchin 1-4 Limoud au féminin n°22
Zmanim du 20 Octobre
Daf Hayomi Mena'hot 73 Michna Yomit Kidouchin 1-6 Limoud au féminin n°23
Daf Hayomi Mena'hot 74 Michna Yomit Kidouchin 1-8 Limoud au féminin n°24
Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Nets
06:46
06:48
06:48
06:48
Fin du Chéma (2)
09:34
09:36
09:37
09:36
'Hatsot
12:24
12:26
12:26
12:25
Chkia
18:01
18:03
18:03
18:02
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Elyssia Boukobza, Rav Fernand Klapisch, Jérôme Touboul, ‘Haïm Walder, Rav Gabriel Dayan, Rav Avner Ittah, Rav Its’hak Bellahsen, Rav Avraham Garcia, Rav Emmanuel Bensimon, Rav Avraham Taieb, Déborah Malka-Cohen, Esther Sitbon - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 077.466.03.32 Publicité : Emmanuel (emmanuel@torah-box.com / 058.50.50.112) Distribution : diffusion@torah-box.com
ACTUALITÉ Le terroriste ayant blessé un soldat au couteau appréhendé par le Chin-Beth
Rougeole : 200 enfants d'une école et les passagers d'un vol Eilat-TLV exposés
L’auteur de l'attaque au couteau perpétrée aux abords de la base militaire Chomron et qui a blessé un soldat israélien, a été arrêté après une chasse à l’homme, ont fait savoir jeudi soir les services du Chin-Beth. Lieberman a salué "un travail opérationnel et de renseignement remarquable" dans un message paru jeudi soir sur Twitter. Il a ajouté que les soldats qui avaient été déployés rejoindraient maintenant la chasse à l’homme pour retrouver le terroriste palestinien Achraf Naalowa, en fuite depuis qu’il a tué deux Israéliens dimanche dans la zone industrielle de Barkan.
Le ministère de la Santé a enjoint aux passagers de l’avion Israir ayant relié Eilat à Tel Aviv mardi dernier, de se faire examiner après qu’un passager se soit révélé être porteur de la rougeole. De même, les parents de 200 élèves de l'école Kéchet (Jérusalem) se sont vus intimer l'ordre de consulter leur médecin suite à la contamination de l'une des membres de l'équipe pédagogique. Ces mises en garde interviennent alors que les autorités ont signalé une augmentation significative des cas de rougeole, probablement due au mouvement anti-vaccination.
Ouvert de 13-17:00 et 19-21:00 Vend. : 10:30 à13:30
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Magazine I n°48
ACTUALITÉ
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Tragédie de Beitar-Ilit : Les Rabbanim appellent à faire preuve d'amour gratuit
Un quinzième tunnel terroriste détruit, annonce Tsahal
La terrible tragédie qui a touché la ville de Beitar-Ilit et tout le peuple juif, avec la mort de deux enfants en bas-âge dans l'incendie qui a ravagé l'appartement de la famille Ginzburg, a poussé les Rabbanim de la ville à appeler à augmenter l'amour gratuit au sein du peuple juif, en particulier en cette période pré-électorale. "En ces temps de discorde marqués par la haine gratuite, il nous faut éteindre le feu de la querelle. Il y a là davantage qu'une allusion du Ciel", s'est exprimé le Rav Binyamin 'Hota, Rav de la communauté A'hdout Israël à Beitar.
Tsahal a révélé avoir détruit un nouveau tunnel du 'Hamas, construit à partir de Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza et qui se prolongeait sur 200 mètres en territoire israélien. C'est le quinzième tunnel de la terreur détruit par Tsahal ces dernières années. "Nous mettons systématiquement en échec le 'Hamas dans ses tentatives de creusement de souterrains. Ils doivent comprendre qu’ils n’obtiendront rien en nous testant de la sorte", a commenté le Premier ministre depuis le port d'Achdod, où un destroyer de l'US Marine venait d'amarrer.
Magazine I n°48
ACTUALITÉ Tsahal abat 10 terroristes palestiniens lors des violentes émeutes à la frontière
Fin d'une saga : Les caméras à vitesse sont fiables
Les mises en garde de Tsahal et de Lieberman ont donc été traduites en actions : ce vendredi, lors d'émeutes particulièrement violentes à la frontière de Gaza, des terroristes ont lancé un engin explosif contre la barrière de sécurité, créant ainsi une ouverture par laquelle 20 terroristes sont entrés en Israël.
Après une saga judiciaire de plusieurs mois au cours desquels la justice a mis en doute la fiabilité des caméras à vitesse nouvellement utilisées par la Police pour combattre les excès de vitesse, la balance penche finalement en faveur des caméras. Longuement étudiées par des ingénieurs du Technion, celles-ci ont en effet été déclarées comme répondant aux normes et parfaitement fiables.
Après avoir ouvert le feu conformément aux règles d'engagement, Tsahal a abattu 3 d'entre eux, en plus de 7 autres terroristes ayant pris part aux émeutes.
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Magazine I n°48
Elles seront donc ces jours-ci à nouveau déployées sur les routes...
1. Aides & Intégration des francophones : via notre association Aides Olim TLV, nous aidons déjà des centaines de francophones dans leurs démarches administratives, etc. 2. L’Education : nous contriburons à l’ouverture de nouvelles classes religieuses, trop peu nombreuses à Tel Aviv.
Le M 30 OCTAORDI B RE
3. L’emploi : nous souhaitons devenir un véritable trait d’union entre le monde de l’entreprise et les demandeurs d’emploi. 4. Promouvoir l’entraide, le Hessed : nous aiderons au développement d’un réseau de solidarité inédit. Nous sommes joignables au 03 724 4690, sur notre page Facebook Mickaël Bensoussan Officiel, ou par mail contact@mickaelbensoussan.com
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ACTUALITÉ Meurtre de Kim Levengrond : Le Policier a payé l'amende en éclatant en sanglots
Belle manifestation de solidarité juive la semaine passée à Jérusalem : alors que le Rav Efraïm Holtzberg, un membre actif de la communauté orthodoxe de la capitale, s'était arrêté à proximité d'un magasin de jouets dans le but d'offrir un cadeau (une Mercedes électrique !) au fils de Kim Levengrond, l'une des deux victimes israéliennes de l'odieux attentat commis à Barkan un peu plus tôt, un policier l'a verbalisé pour stationnement gênant. Sauf que lorsque ce dernier a entendu la raison pour laquelle le conducteur s'était arrêté, il a... explosé en sanglots avant de payer l'amende de sa propre poche et même acheté un autre jouet ! Mi Kéamkha Israël...
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Les fans antisémites de Chelsea iront... à Auschwitz C'est le propriétaire de Chelsea (l'oligarque russo-israélien Roman Abramovitch) qui est à l'initiative de cette nouveauté : en lieu et place du traditionnel bannissement (dont ils sont devenus coutumiers), les supporters antisémites des Blues participeront désormais à une visite du camp d'extermination d'Auschwitz, en Pologne. "Si vous bannissez les gens, vous ne changerez jamais leur comportement", a expliqué Abramovitch, tout en indiquant que ceux qui refuseraient de participer au voyage se verraient durement sanctionnés.
VIE JUIVE Nouvelles technologies & enfants : un siècle de bouleversements Si la rue avec ses images publicitaires et avec la façon dont les gens sont habillés, constitue une épreuve perpétuelle, c'est encore pire quand ce problème s’installe dans notre foyer par la voie d’Internet ! Nous vivons un siècle de bouleversements. Les enseignants et les parents sont souvent dépassés devant les nouveaux dangers qui guettent les jeunes, auxquels eux-mêmes n’étaient pas habitués. Comment gérer ces nouveaux dangers ? Nous vivons dans une société de plus en plus permissive, où il y a de moins en moins de gêne sur les bases même de la morale. Un grand Maître contemporain disait que Tsarfat (la France en hébreu) a les mêmes lettres en hébreu que Pritsout (débauche), et l’actuel Président de la République ne donne pas l’exemple du contraire ! Si la rue avec ses images publicitaires et avec la façon dont les gens sont habillés, constitue une épreuve perpétuelle, c’est encore pire quand ce problème s’installe dans notre foyer par la voie d’Internet. Deux façons de gérer le problème Il existe, à mon sens, deux façons de gérer le problème : soit par une contrainte extérieure soit par l’intérieur. La première démarche consiste à ne pas laisser un enfant seul avec Internet. Un de nos Rabbanim disait qu’il faut appliquer à Internet les même lois que le Yi’houd. Un homme n’a pas le droit de s’isoler avec une femme qui n’est pas la sienne, de même on ne s’isole pas avec un objet dangereux qui peut entrainer des épreuves. Parfois, les parents utilisent Internet comme une "occupation" pour distraire les enfants. Chers parents, je vous interroge : les amèneriez-vous à l’église pour les distraire ? Assurément, non, il faut donc trouver une autre solution. Certains préconisent de placer l’ordinateur dans un
endroit bien visible, comme le salon, mais pas dans une chambre, où il y aurait un problème de Yi’houd. Il s’agit simplement de faire régner l’ordre et la discipline dans la maison. Mais il y a une autre démarche : travailler de l’intérieur. Le Rav Wolbe expliquait qu’il existe deux démarches en éducation : le Binyan (le fait de construire) et la Zéria (le fait de planter ou semer). Une construction, un mur par exemple, nécessite un maçon. Il pose des rangées de briques les unes sur les autres. Par contre, ce que l’on sème pousse ensuite tout seul. C’est une croissance organique, certes plus lente, mais de l’intérieur. On retrouve la même idée dans la Torah. La discipline extérieure est certes nécessaire, c’est une construction, mais il faut l’autre démarche aussi. C’est Hakadoch Baroukh Hou Lui-même qui a créé le Yétser Hara. Pourquoi est-il si fort ? Pour qu’on le domine ! Mais comment ? Par la Torah. Magazine I n°48 11
VIE JUIVE En montrant à nos enfants que la Torah n’est pas qu’un devoir, mais que c’est un plaisir qui nous donne une satisfaction immense. Notre joie est celle par exemple d’un bon Limoud. Une joie dans le spirituel chassera l’envie d’une satisfaction illusoire puisée dans des domaines pervertis. Sous le rocher ? Une pieuvre répugnante ! Si on se promène au bord de la mer, qu’on aperçoit soudain un gros rocher et que la curiosité nous prend de voir ce qui se cache derrière, nous pourrions rapidement nous retrouver face à la tentacule d’une grosse pieuvre qui s’agripperait à notre bras ! Ses ventouses gluantes ne nous lâcheraient plus ! Quelle horreur est sortie de là ! C’est ainsi que l’on doit considérer Internet. On cherche un sujet et brusquement, si on n’a pas mis des filtres appropriés, sort une image immonde qui nous empoisonne ! Celui qui se renforce en Torah sera en revanche sur ses gardes. Il sait que ce monde est plein d’embuches. Il n’est pas animé par cette curiosité qui peut s’avérer catastrophique. Et si on a ‘Has Véchalom trébuché, ce n’est que par la joie de l’étude de la Torah que l’on repoussera les impuretés. Souvenez-vous : le Yétser Hara n’a été créé que pour que l’on se renforce en Torah ! C’est le moment de redoubler d’amour pour la Torah et de renouer le dialogue chaleureux et affectueux avec nos enfants. Si nous réussissons dans cette mission, nous aurons évité à nos enfants de rechercher des satisfactions ailleurs. Cette démarche est
moins facile que la première, certes, mais elle est plus solide. L’éducation de notre intériorité est un effort constant. La Guémara nous enseigne que le Yétser Hara se renouvelle chaque jour. C’est donc chaque jour qu’il nous faut découvrir les ruses de nos ennemis. Le Moussar – un impératif de l’heure ! Dans les Yéchivot, on étudie en principe chaque jour du Moussar. Rav Israël Salanter disait que cette étude n’était pas seulement réservée aux élèves de Yéchivot ! On pourrait presque dire, de nos jours, le contraire : c’est celui qui vit dans la société contemporaine et qui est tellement agressé par les médias modernes qui a bien plus le devoir de s’examiner à la lueur de la morale de la Torah ! Le Messilat Yécharim explique, dans son introduction, qu’il faut se remémorer chaque jour les bases de cette morale. Quant au ‘Hafets ‘Haïm, dans son Michna Beroura, il rappelait que de nos jours (il écrivait ces lignes en 1920 !), il s’agissait même d’une obligation impérative. Celui qui n’est pas sur ses gardes risque de glisser, sans s’en rendre compte, vers la négligence des Mitsvot et vers la baisse de sa crainte du Ciel, qui peut déboucher sur des fautes très graves. C’est là le grand danger d’Internet. Voici la direction à prendre, d’urgence : diriger tout le monde, jeunes et adultes, personnes âgées et enfants vers le bonheur de l’étude, dans le respect de la Halakha !
Rav Fernand Klapisch (c) Iguéret Ha’hinoukh
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Magazine I n°48
M A G A Z I N E
Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Lekh Lékha - L’autre est ma priorité Rachi nous explique qu’Avraham commençait par monter la tente de Sarah avant de monter la sienne. Evidemment, il ne s’agit pas d’une simple galanterie, mais d’une approche des relations humaines beaucoup plus fine.
La Paracha Lekh Lekha nous introduit la personnalité du premier Patriarche, Avraham. Nous savons que son importance est essentielle dans la genèse du peuple juif. Son exemple mérite d’être médité car nos Maîtres enseignent que l’ambition quotidienne de chaque Juif doit être de hisser ses actes et son comportement au niveau de ceux des Patriarches.
commencé par dresser la tente de sa femme, et ensuite la sienne (Beréchit Rabba 39, 15)."
Sa tente à elle avant la sienne
Voici donc un premier enseignement qui mérite d’être médité. Rachi nous explique qu’Avraham commençait par monter la tente de Sarah avant de monter la sienne. Evidemment, il ne s’agit pas d’une simple galanterie, mais d’une approche des relations humaines beaucoup plus fine.
La Paracha Lekh Lekha évoque notamment les déplacements d’Avraham Avinou en Erets Canaan. Le texte nous apprend qu’il construisait une tente qui lui servait de lieu de résidence et Rachi précise (12,8) : "Sa tente : Le mot est écrit au féminin (Ahola : ‘sa tente à elle’). Il a
Tout d’abord, donner la priorité à autrui est une marque de respect, d’honneur et d’amour. Avraham souhaitait témoigner en toutes circonstances son amour pour ses contemporains, et en premier lieu, pour sa femme. Ces égards sont d’autant plus
Supplément spécial Chabbath I n°48
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remarquables qu’ils se déroulent dans l’intimité du foyer, en l’absence de tout regard extérieur qui pourrait créditer Avraham de cette conduite et l’en féliciter. Pour Avraham, le ‘Hessed n’était pas un moyen de valorisation sociale, c’était un art de vivre au quotidien qu’il exerçait avec les plus proches comme avec les plus lointains. Ce point mérite d’être souligné, car parfois les hommes exercent leurs Midot auprès des "étrangers" vis-à-vis desquels ils font preuve d’une patience remarquable et d’une grande générosité, mais dès qu’ils franchissent le seuil de leur domicile, ils relâchent leurs efforts et considèrent qu’il n’est plus utile de faire "bonne figure". Or, les qualités d’un homme se mesurent à son attitude dans l’intimité du foyer, lorsqu’il referme la porte de chez lui. A ce momentlà, où aucun code social ne s’impose, on peut mesurer véritablement où on est l’homme dans son travail des Midot. Quand l’autre est vulnérable Mais il y a encore plus à dire de ce comportement exemplaire. En effet, face à la construction d’une tente, une femme est souvent démunie car elle ne dispose pas de la force physique nécessaire pour la monter, elle se trouve donc dans une situation de vulnérabilité et de dépendance à l’égard de son mari. Or, ces sentiments sont particulièrement désagréables, pour ne pas dire humiliants, pour la personne qui les vit. En effet, dépendre de la bonne volonté de son prochain, fut-ce celle de son mari, n’est pas agréable. Voilà pourquoi Avraham commençait par la tente de sa femme : afin de la soulager de ce fardeau psychologique et afin de ne pas lui donner trop longtemps le sentiment qu’elle dépendait de lui, mais aussi parce que la seule idée que sa femme puisse se sentir dépendante et faible lui était insupportable. Il ressentait la souffrance d’autrui, et il était impératif pour lui d’y répondre immédiatement. 14
Magazine I n°48 Supplément spécial Chabbath I n°48
C’est à la fois un service qu’il rendait à autrui et un soulagement qu’il s’apportait à lui-même. Nous ne trouverons peut-être pas de meilleure illustration du verset : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même". Satisfaire aux besoins d’autrui avant de satisfaire aux nôtres Cet état d’esprit est celui qui devrait animer chacun d’entre nous face à la souffrance de nos frères et sœurs, parfois plongés dans des difficultés familiales, financières ou spirituelles très lourdes. Leur vulnérabilité et leur précarité sont parfois extrêmes et face à cette faiblesse, il faudrait agir comme Avraham, c’est-à-dire en répondant à leurs besoins avant de répondre aux nôtres, ressentir comme impossible le fait de manger ou de faire des courses avant de nous être souciés de ce que vont manger nos frères dans le besoin. On devrait non seulement ressentir comme un devoir impérieux de leur apporter toute l’aide possible, mais nous habituer à ressentir dans nos cœurs la vulnérabilité d’autrui et l’urgence de les rassurer, car ils dépendent de nous. Il ne fait aucun doute que celui qui agit de cette manière verra D.ieu agir de la même manière à son égard, et satisfaire ses besoins très rapidement. En ces périodes troublées, nos Maîtres nous enseignent qu’il faut multiplier les actes de ‘Hessed afin de hâter la délivrance du peuple juif. En effet, depuis longtemps, nos Sages nous ont avertis que la base de toute sagesse et de toute la Torah repose sur les actes de générosité. En effet, le traité Chabbath (104a) nous enseigne que l’on peut interpréter le début de l’alphabet hébreu "Alef, Beth, Guimel, Dalet" de la manière suivante : "Alef Bina, Gomel Dalim" c’est-à-dire "Le début de l’intelligence est de soutenir les pauvres". Rappelons, pour conclure, ce mot fameux du Rav Israël Salanter : "[Satisfaire] la matérialité d’autrui constitue ma spiritualité".
Jérôme Touboul
SHABATIK
SHA BA TIK
M A G A Z I N E
N°93
Supplément spécial Chabbath
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES : veuillez le détacher USTENSILES À NE PAS OUBLIER : Feuillet pour Chabbath Pour en parents-enfants profiter, avant Chabbath...
Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas
Un étui pour ranger l’Afikomane
édité par
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
Lekh Lékha
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”
ENIGME
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) (+1/RÉPONSE JUSTE, pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
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Au début de notre Paracha, Hachem enjoint Avraham de quitter l’endroitPLATEAU où il a toujoursDU vécuSÉDER et où il a construit sa vie. Il lui promet une vie prospère, une bonne réputation et et une grande descendance. Il s’agit là de l’une des dix épreuves uf d’Avraham Avinou. Oe dur
C
-1/RÉPONSE FAUSSE)
(Qu’est-ce que Hachem promet à Avraham s’il quitte son pays pour aller
Maro 3. dansrla direction qu’Il lui indiquera ?)
2.
É
au ne
De la motivation d’alaquelle il accomplira cette Mitsva uleavec g de cette épreuve d’Avraham Avinou ?) (De quoi dépend pa la réussite
.
6
Non, il l’aurait accomplie même sans toutes les promesses. (Avraham Avinou accomplit-il la volonté d’Hachem afin de pouvoir bénéficier de ce qu’Il lui promet en échange ?)
5.
ere HazD t
tC so at 1. M
(laitue romaine) L’épreuve réside ici dans la motivation : qu’est-ce qui 4. Karpass (céleri) va pousser Avraham à quitter son pays ? Est-ce la 5. ‘Hazeret perspective de toutes les promesses que Hachem lui fait, bien est-ce son désir d’accomplir Sa volonté, (laitue ouoùendives) quelles que soient les conséquences ? 6.‘Harossèt
QUIZ À L’ENVERS
: ORDRE ALIMENTS : et une grande descendance Une DES vie prospère, une bonne réputation
Question 1. 3 Matsot chemourot En quoi est-ce une épreuve, quand Hachem promet (rondes, faites la tant de bellesà choses ? main) arpas Indice 2. Épaule s .K 4 Partir oui ! mais pour quelles raisons ?. d’agneau
3. Maror Solution
Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne
Harossè .‘ t
PHRASES À L’ENVERS
Proposez l’inverse des mots soulignés, puis trouvez à qui ou à quoi chaque phrase fait référence. Nous sommes très aimés de Bil’am. Il est très peu recommandé de nous accueillir. Nous sommes… (Les invités)
7. Oeuf duron dit qu’Avraham Avinou a passé cette Quand 8. Bol d’eauonsalée épreuve, fait référence aue fait qu’il a suivi l’ordre
alée
A
LA PARACHA
au s
1
Une Haggada par personne (si possible, la
même pour tout le monde)
’e 8. Bol d
h
d’Hachem par pure dévotionmpour ou son Créateur, et qu’il l’aurait fait même sans la perspective ro d’aucune t promesse.
Ma mère s’appelle Sarah. Je suis le fils cadet d’Avraham Avinou. Je suis… (Yichmaël)
QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR
MATSA
B
QUIZ SUR LA PARACHA
A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main
(sandwich) A VOTRE TOURTsafoun (fin du repas) EKore’h
Etapes du Séder Motsi Comment s’appelle le neveu d’Avraham ? Minimum 1 Kazayit (Lot) Standard 2 Kazayit Qu’est-ce qu’Avraham fait à la fin de notre Paracha ? Hidour (au mieux) 2 Kazayit (La Brit Mila)
MAROR A quel âge fait-il la Brit Mila ? (à 99 ans)
1 Kazayit
1 Kazayit
1 Kazayit
2 Kazayit
Choisissez un point de la Paracha, et racontez-le en 1 Kazayit 1 Kazayit détail.
Etapes du Séder La quantité de Maror
Avraham Avinou et toute sa maisonnée doivent partir immédiatement. Qu’est-ce que vous leur conseillez d’emporter avec eux ? Décidez ensemble d’un maximum Maror Kore’h (sandwich) de cinq articles, que vous estimez être les plus importants pour voyager dans l’inconnu. 1 Kazayit 1 Kazayit
Supplément spécial Chabbath II n°48
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LES AVENTURES DE LA FAMILLE KRAPOK
Mirliti Krapok n’arrive pas à dormir. Rongée par l’inquiétude, elle se tourne et se retourne dans son lit. Au bout d’une bonne heure, elle décide de se lever pour prendre un verre d’eau.
L’enfant demeure là, et hoche la tête doucement.
Or, quand son papa l’aperçoit passer dans le couloir, il l’appelle :
Mirliti se rallonge dans son lit, sous l’œil bienveillant de son père.
- Mirliti, tout va bien ? Pourquoi as-tu les yeux rouges ? Tu as pleuré ?
- Dis-moi ce qui te tracasse, mon enfant.
PARTICIPEZ À L’HISTOIRE
A .
L’HISTOIRE CONTINUE
Qu’est-ce qui tracasse Mirliti ? (soyez imaginatifs)
- Ce qui me tracasse, commence Mirliti. Eh bien… Je sais que je n’aurais pas dû écouter ta discussion avec Maman, tout à l’heure… Mais j’ai entendu. Et… et tu lui as dit que… Que… Que tu avais perdu ton travail !
On ne pourra plus faire les courses, et on n’aura plus rien à manger ! On sera pauvres, comme dans les histoires. On aura des habits déchirés, une vie misérable et… Et on sera bien malheureux ! Oh Papa c’est terrible ! Comment on va faire ?
L’enfant éclate en sanglots. Son père lui prend la main et attend patiemment qu’elle retrouve l’usage de la parole.
- Mon enfant, soupire son papa en la prenant dans ses bras. Ne t’inquiète pas. Tu sais, nous traversons un peu ce qu’Avraham vit justement dans notre Paracha.
- Papa… Mais si tu n’as pas de travail… On n’aura plus d’argent !
B
POUR RÉFLÉCHIR Quel est le point commun entre la situation de la famille Krapok et celle d’Avraham Avinou ?
C
- Oui ? Mais pourquoi ? s’étonne son papa. Il se lève de son lit, prend la main de sa fille et l’accompagne dans sa chambre.
L’HISTOIRE RE-CONTINUE
- Avraham Avinou ? s’étonne Mirliti. Mais… il n’a pas perdu son travail. Quel lien peut-il bien y avoir ?
totalement inconnu.
- Je vais t’expliquer, sourit son papa. Tu sais qu’il habitait à ‘Haran. Il avait là-bas sa famille, sa maison, ses richesses… Il avait tout, dans cette ville ! - Oui, acquiesce Mirliti.
- Tu comprends, Mirliti. J’ai perdu mon travail. C’est comme un petit Lekh Lekha. C’est comme si Hachem me disait de quitter ce que je connaissais, et me demandait de suivre Ses indications pour savoir où aller.
- Et soudain,, Hachem lui dit de tout quitter pour aller vers un endroit
- Mais Papa… Comment vas-tu entendre les indications d’Hachem ?
A VOS CERVEAUX ! Quelle est la réponse à cette question ?
D
- C’est vrai.
FIN - Eh bien, je vais prier pour qu’Il m’envoie les bonnes idées et les bons contacts. Et si j’ai un doute, je discuterai avec le Rav. - Oh ! Ca a l’air bien. Surtout qu’Avhaham Avinou n’a rien perdu à suivre la volonté d’Hachem. La Mora Tsipi nous a appris qu’il s’est bien enrichi ! - Oui, approuve Papa en embrassant sa fillette rassurée. Quand quelque chose dans la vie change, on ne doit pas s’inquiéter. On prie, on fait ce qui est nécessaire, et surtout, on se souvient que tout fait partie du projet d’Hachem.
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Supplément spécial Chabbath I n°48
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SHABATIK
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A
JEUX
QUE SUIS-JE ? • Si on fait preuve de moi, on peut aller très loin. • Quand je suis mauvaise, ça se voit tout de suite. • Si on ne me respecte pas, un roi pourrait nous mettre à mort. • Quand j’appartiens à Hachem, Avraham me suit.
C
DOUBLE-MOKISKASH
Le chef de table murmure à l’oreille de deux convives chacun des deux premiers Mokiskash. Les autres convives doivent identifier ces mots. Pour cela, ils n’ont le droit de poser que des questions dont la réponse est “oui” ou “non”. Ils poseront des questions aux deux convives simultanément.
> Volonté
Celui des deux convives dont on trouvera le mot en dernier aura gagné.
B
On reproduira ensuite l’opération pour les deux autres mots.
CHARADE EMMÊLEE
Ciseau, feu rouge, mouchoir, Lot, raisin, flûte
• Mon premier et le cinquième de mon deuxième. • Mon deuxième fait le double de mon troisième. • Mon quatrième est inférieur à mon troisième par une unité.
D
> Mon premier : 4 ; mon deuxième : 20 ; mon troisième : 10 ; mon quatrième : 9 • Mon tout est un âge clef dans notre Paracha.
CHASSEZ L’INTRUIS
Lot, Sarah, Na’hor, Nimrod, Milka
>> 99 : l’âge auquel Avraham Avinou fait sa Brit Mila
(Nimrod : il ne fait pas partie de la famille d’Avraham)
E
INTERVIEW Dans le bus, vous venez de dire à votre compagnon de route qu’Avraham Avinou est pour vous un modèle. Expliquez-lui pourquoi, sans employer les mots « Hachem », « Lekh Lekha », « Brit Mila » et « invités ».
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Supplément spécial Chabbath I n°48
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SHABATIK
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L’HISTOIRE
Dans le royaume de Trifouillis-en-Gascogne, la rumeur court : une pierre précieuse de la couronne royale a été volée. Le monarque fait rassembler tous ses sujets, sans exception, et donne à chacun un bâton de bois. - Chers sujets, déclare-t-il. Chacun de ces bâtons mesure exactement la même taille. Je veux tous vous revoir ici-même demain matin. Le bâton de celui qui a volé ma pierre mesurera cinq centimètres supplémentaires. Vous pouvez à présent disposer. Chacun repart avec son bâton, et les discussions vont bon train : - Bah, je n’ai rien à craindre, sourit Pullover. Je n’ai rien volé. - Moi non plus, renchérit Marco. Mais c’est tout de même marrant, ce système de bâtons qui poussent… - Je n’aurais pas aimé être à la place du voleur ! s’exclame Zarbi. Trichouille, quant à lui, ne dit rien. Son esprit mouline à toute allure : ces bâtons ont-ils réellement ce pouvoir ? Sinon, il est tranquille. Mais si tel
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est effectivement le cas… sa vie est en jeu. Il sait qu’il pourrait partir admettre la vérité au roi dès maintenant, et que ça le sauverait… Mais d’un autre côté, s’il ne dit rien et que be bâton ne pousse pas, il sera encore plus tranquille ! C’est du pipeau », conclut-il mentalement. Il rentre chez lui, pose le bâton dans un coin de sa chambre, et va se coucher. A peine endormi, des images de bâtons qui poussent et de rois très en colère envahissent ses songes. Il se réveille en sursaut. - Oh, je vais vérifier mon bâton ! Il se lève et saisit l’objet. - Bon, rien n’a changé, souffle-t-il. Oh, quoique… Je ne sais pas… Il a peut-être poussé… Mince, j’aurais dû le mesurer ! Mais oui, je pense bien qu’il a pris cinq centimètres ! Qu’est-ce que je vais faire ?
DEVINEZ SUITE DE L’HISTOIRE
• Que va faire Trichouille ?
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Trichouille se précipite vers sa boîte à outils et se met à l’ouvrage. Quelques minutes plus tard, il danse de joie : - Et voilà ! J’ai coupé cinq centimètres ! Je suis un génie. Ah, le roi n’y verra rien !
DEVINEZ • Quelle est la suite de l’histoire ?
Le lendemain matin, tout le monde revient sur la place public, et le roi fait appeler ses sujets et leur demande de lui presenter les bâtons qu’il leur a distribués la veille : Bravo Pullover, je vois que ton bâton fait la même taille qu’hier. Très bien. Le tien aussi, Marco… Et le tien aussi. Le tien aussi. Très très bien… Trichouille, à ton tour ! Trichouille approche sereinement, et brandit son bâton.
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SUITE DE L’HISTOIRE - Tiens tiens tiens, intéressant… commente le monarque. Il fait exactement cinq centimètres de moins… As-tu une explication ? - Oui ! s’exclame Trichouille. Cinq centimètres de plus, c’est pour les menteurs ; cinq centimètres de moins, c’est pour les gens très, très honnêtes. - Très honnêtes ? Tu as l’honnêteté d’admettre, par ta grande bêtise, que tu as volé ma pierre. Voilà ton honnêteté !
LES ZEXPERTS • Quel est le problùme dans le royaume de Trifouillis-en-Gascogne ? • Quelle tactique le roi utilise-t-il pour identifier le coupable ? • Sa tactique marche-t-elle ?
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IMAGINEZ • Racontez un épisode de votre vie où vous ùtes trùs fiers d’avoir été honnùtes.
Envoyez-nous vos commentaires sur www.torah-box.com/shabatik Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Yémima Guedj | Responsable : Rav Michael Allouche 18
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Le pouvoir d’une seule prière d’Arvit ... Je me souvins soudain que je n’avais pas encore prié Arvit. Je savais que je ne pouvais pas trouver de Minyan, mais il fallait que je prie. Et D.ieu sait combien j’en avais besoin dans ma situation !
Mon histoire s’est déroulée il y a 30 ans. J’avais 17 ans à l’époque et j’étais fils unique. Mes parents veillaient sur moi… comme sur un fils unique. Un jour, après Pessa’h, mon père avait l’air un peu stressé. Un paquet très important venait d’arriver pour lui à Jérusalem, personne ne pouvait aller le lui chercher et il en avait besoin pour le lendemain. Je l’entendis parler avec ma mère et celle-ci lui dire : "Tu es fou ? A Jérusalem ? Seul ?!" Mais finalement, j’ignore comment, mon père convainquit ma mère de me laisser partir. Le dernier bus pour Jérusalem partait à 22h30. J’étais censé le prendre, dormir chez mon oncle, chercher le paquet le lendemain puis rentrer à la maison. Mes parents me donnèrent un sac contenant de l’argent, un pyjama, de la nourriture, des boissons et des médicaments. Ma mère me mit mille fois en garde de ne parler avec personne et de ne pas me perdre, jusqu’à ce que je l’interrompe : "Maman, je n’ai pas 2 ans, mais 17 !" Je me rendis à la gare, et de là, je pris le bus. Je m’assis à côté de la fenêtre et m’endormis. A un moment, je me réveillai. Je vis qu’il était 00h30. J’espérais que nous arrivions bientôt à
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Jérusalem. Soudain, je regardai par la fenêtre et vis une vue merveilleuse : la mer ! Très bien, me dis-je, nous sommes arrivés à la mer de Jérusalem. C’est à ce moment que me souvins qu’il n’y a pas de mer à Jérusalem… "Où sommes-nous ?", demandai-je, paniqué, au passager à côté de moi. "Dans 5 mn, nous arrivons à la gare. - Mais quelle gare ? - Eh bien de Tibériade, tu ne vois pas le Kinéret ?" J’accourrai vers le chauffeur et lui dis : "Laissezmoi descendre, je me suis trompé de bus. - C’est bien que tu t’en sois aperçu maintenant, ricana le chauffeur. Où devais-tu te rendre ? - A Jérusalem." J’entendis la moitié du bus rire. Le bus arriva à une station, je descendis et commençai à courir. Après 2 mn de course, je compris deux choses : la première, mauvaise et la seconde, encore plus mauvaise. La première, c’est que je courais pour rien, car il n’y avait plus de bus à cette heure-là. Et la deuxième, c’est que j’avais oublié mon sac dans le bus. Imaginez-vous un instant : un enfant gâté, seul à une 00h45, sans Téfilin, sans pyjama, et
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le pire, sans un Chékel en poche. Mais ce qui m’inquiétait le plus, c’était mes parents…
"Merci beaucoup", dis-je ensuite au gérant, Yossi.
Je m’approchai d’un kiosque sur le point de fermer et criai : "Attendez une minute !" En m’approchant, je vis un type haut de deux mètres sur deux, avec des tongs et un visage peu avenant… "Que veux-tu ?, hurla-t-il.
"Quoi, merci beaucoup ? Après ce que je viens d’entendre, tu viens chez moi à la maison."
- Je… je…, balbutiai-je. - Tu veux téléphoner, c’est ça ? Ni téléphone, ni chewing-gum ni cigarette gratuitement ! hurlat-il. - Mais je suis fils unique et je me suis trompé de bus, je devais aller à Jérusalem et je suis arrivé à Tibériade, et j’ai oublié mon sac dans le bus…" Il commença à rire. "Celle-là, je ne l’ai jamais entendue, et crois-moi que j’en ai entendu, des excuses, dans ma vie… Bon OK, grogna-t-il, passe ton coup de fil et arrête de pleurnicher, mais tu as 30 secondes." Je composai le numéro de mes parents. "Que s’est-il passé ?, entendis-je mon père, paniqué. Tonton David a dit qu’il t’a attendu à la gare et qu’il ne t’a pas vu ! - Oui, papa, je me suis trompé de bus… Je suis à Tibériade. - D.ieu préserve, il est à Tibériade ! Comment es-tu arrivé là-bas ? Et où vas-tu dormir ?! - C’est bon, j’ai rencontré un ami, dis-je pour les rassurer. - Qui est-ce ? - Touati, répondis-je, surpris par mon pouvoir d’improvisation. C’est un ami de la Yéchiva." "Allez, raccroche !", cria l’homme, qui était le plus éloigné possible de ce Touati que j’avais inventé. "Qui vient de crier ?, demanda ma mère. - C’est son père. Il s’énerve car c’est un appel longue distance. - Dis-moi, tout va bien avec ce Touati ? - Bien sûr, c’est un Tsadik. Un excellent élève. Je suis obligé de raccrocher, bonne nuit !" 20 20
Ma foi, je n’avais pas le choix… On monta chez lui. Il me dit : "Tu as certainement faim. Viens, on va prendre un whisky." Aujourd’hui, 30 ans plus tard, je repense à cette scène étrange. Moi, un jeune homme naïf en face d’un homme grossier qui me propose du whisky ! Finalement, voyant ma mine, il posa un matelas par terre ; sur les étagères au-dessus, il y avait des tapis orientaux, des éléphants et des tigres empaillés… Je m’allongeai, mort de peur, m’interrogeant sur ce qui m’attendait cette nuit et ce que j’allais faire le lendemain. Et mes parents, qui étaient probablement en train d’appeler le kiosque et à qui personne ne répondait… Je me souvins soudain que je n’avais pas encore prié Arvit. Je savais que je ne pouvais pas trouver de Minyan, mais il fallait que je prie. Et D.ieu sait combien j’en avais besoin dans ma situation ! Je me levai. Je n’ai jamais prié une telle Téfila de toute ma vie. La Amida me prit 45 mn ! Je priai pour moi, pour mes parents et chaque mot prenait un sens nouveau. J’achevai la prière et ressentis pourquoi on appelle la prière "Avoda" (travail) : j’étais en sueur ! Epuisé par toutes ces émotions, je m’endormis profondément. A 6h00, quelqu’un me secoua : "Allez, lèvetoi." Je bondis du lit. "Comment vas-tu rentrer chez toi ?", me demanda Yossi. Je ne savais pas quoi répondre. Je lui demandai s’il pouvait me donner un peu d’argent pour le voyage. Yossi monta sur une chaise, prit un bocal rempli de centimes et me dit : "Prends ça et donnele au chauffeur. J’espère que ça suffira." Je le remerciai puis me rendis à la gare. Je m’assis sur un banc et commençai à compter les centimes. Soudain, un homme passa et me lança quelques centimes… Il me manquait encore quelques
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pièces. Je montai dans le bus pour Jérusalem et dit au chauffeur que je n’avais pas plus d’argent car j’avais perdu mon sac la veille. "C’est toi qui a perdu ton sac ?, s’exclama le chauffeur. Nous l’avons retrouvé", dit-il en sortant mon sac de dessous son siège… Je rentrai chez moi. Je reçus la douche froide de ma vie. Je leur racontai toute l’histoire, ma mère faillit s’évanouir deux fois, mon père seulement une fois… Les années passèrent. Cinq ans plus tard, je me mariai. Je suis aujourd’hui père de 7 enfants. 20 ans passèrent. Un jour, je dus me rendre à Tibériade pour un rendez-vous important. Je décidai en même temps que le moment était venu d’aller au kiosque de Yossi pour le remercier et lui rendre l’argent qu’il m’avait prêté 20 ans plus tôt. Arrivé à Tibériade, je cherchai le kiosque de Yossi. Finalement, j’aperçus un kiosque, mais pas Yossi. Déçu, je m’approchai du vendeur, qui portait une barbe et des papillotes. "Chalom, dis-je, savez-vous où est Yossi ?" Le vendeur me lança un regard suspicieux : "Qu’est-ce que tu lui veux ? - Je lui dois de l’argent, répondis-je. - Impossible ! Peut-être que Yossi en doit aux autres, mais personne ne lui doit rien ! - Moi, oui ! - Combien ? - Pas beaucoup, cela fait vingt-cinq ans, aujourd’hui ça équivaut peut-être à 5 Chékels… J’étais un jeune perdu sans argent et Yossi m’a donné un bocal rempli de pièces…
- C’est toi ?! Toi qui voulais aller à Jérusalem, mais qui est arrivé à Tibériade, un fils unique, c’est ça ? - Oui, c’est moi !", dis-je, sans comprendre. L’homme me regarda sans bouger. Puis soudain, il enjamba la caisse, m’attrapa, me lança un mètre en hauteur et commença à danser avec moi comme un fou. Je lui dis : "Calmez-vous ! Laissez-moi respirer ! - Je suis Yossi, me dit-il, c’est juste que je porte la barbe et les Péot. J’ai fait Téchouva et tu sais grâce à qui ? A toi !" Puis il sortit de sa poche la photo d’un bel enfant portant Kippa et Péot. "Quel rapport avec moi ?", demandai-je sans comprendre. "Lui et tous mes enfants, des Tsadikim ! Grâce à toi. A ta prière d’Arvit. Le soir, je me souviens que tu as laissé la porte ouverte et que tu as prié comme je n’avais jamais vu personne prier. Tu as prié et moi, j’en ai pleuré en silence. Après ton départ, je suis allé voir un Rav. Je lui racontai qu’un jeune homme avait dormi chez moi, qu’il avait crié et pleuré, qu’est-ce que cela signifiait ? Le Rav m’expliqua l’importance de la prière et de la foi en Hachem, et c’est comme ça que j’ai fait Téchouva, grâce à ta prière d’Arvit. J’ai ensuite organisé des cours de Torah. Chaque semaine, depuis 25 ans, un cours se tient ici. Tout ça, grâce à ta prière !" Emu jusqu’au plus profond de moi, je gardai le silence. Mais à mon retour chez moi, je me dis que je ne pouvais pas garder cette extraordinaire histoire pour moi et que je me devais de partager son message avec vous !
‘Haïm Walder
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RECEVEZ-LES À VOTRE DOMICILE Supplément spécial Chabbath I n°48
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COMMUNAUTÉ ERRATUM : Lors de notre article de la semaine passée consacré aux municipales de Jérusalem, nous avons hélas omis de mentionner la formation menée par Aryé King, Méou’hadim. Par souci d'objectivité, nous vous la présentons cette semaine. Torah-Box s’est entretenu avec Jérémie Bendesson, n°5 sur la liste Méou’hadim , afin d’en savoir plus sur cette formation soutenue par plusieurs grands Rabbanim, dont le Rav Mazouz. La liste Méou’hadim menée par Aryé King, pour ceux qui n’auraient pas fait le rapprochement, émane plus précisément du parti Ya’had, fondé il y a quelques années par les députés sortants Elie Ichay et Yoni Chetboun. Jérémie Bendesson, 35 ans, est quant à lui membre actif de la communauté francophone de Jérusalem ; lorsqu’épaulé par Elie Ichay, il rencontre Aryé King il y a quelques mois, les deux hommes tombent tout de suite d’accord : la Kédoucha de Jérusalem est la priorité des priorités ! Du côté des Olim, Jérémie nous explique qu’Aryé King, qui siège au Conseil municipal
VOUS RÊVEZ DE FAIRE CARRIÈRE ?
depuis longtemps maintenant, est fort sensible au sujet des difficultés inhérentes à l’intégration des Francophones. Sur les conseils avisés de Jérémie, il propose donc de mettre en place une série de programmes visant à répondre aux besoins des différentes tranches d’âge (enfants, ados, familles et retraités). Un exemple ? Créer un service municipal en français qui aiderait les personnes âgées à gérer leur courrier, leurs factures et autres tracasseries administratives, ou encore fonder de nouveaux Matnassim dans les quartiers à forte population francophone avec activités dédiées et soutien scolaire assidu Bon à savoir : Méou’hadim ne présente pas de candidat à la tête de la mairie, mais soutient la candidature de Yossi Deutsch (Agoudat Israël).
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Magazine I n°48
Pourquoi voter Méou’hadim ? Le Rav Mazouz l’a dit : Aryé King se bat comme un lion pour préserver la sainteté de Jérusalem. Pourquoi y réfléchir à deux fois ? Le candidat censé représenter les intérêts des Francophones, J. Bendesson, n’a été positionné qu’en 5ème place. En bref, il ne siègera pas au Conseil, pas pour l’instant en tous cas.
Elyssia Boukobza
8 astuces pour que vos enfants aiment l’ordre et la propreté Les enfants et le ménage, ça ne fait pas toujours bon ménage… Et si nous cherchions des moyens de les pousser non seulement à faire de l’ordre, mais aussi à aimer ça ? Nos 8 astuces pour que vos enfants aiment l’ordre et la propreté ! maison, mais aussi à aimer ça ? Découvrez nos 8 astuces pour que vos enfants aiment l’ordre et la propreté ! Privilégiez les instructions courtes et concises. Les missions fastidieuses et compliquées ont l’art de décourager les enfants.
Toute maman l’a expérimenté dans sa propre chair : les enfants et le ménage, ça ne fait pas toujours bon ménage… Et si nous cherchions des moyens de pousser nos petits non seulement à faire de l’ordre à la
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Magazine I n°48
Pour plus d’efficacité, demandez-leur par exemple de "ramasser les Legos et de les mettre dans leur boîte" plutôt que de "ranger toute la chambre". Achetez aux petits des kits de nettoyage miniatures. C’est une bonne idée de cadeau : histoire de les habituer à passer le balai, faire la poussière,
Lancez des défis (dans un bon esprit, bien sûr).
etc. (de là à passer la serpillière dans toute la maison, il n’y a qu’un pas !). Ne sous-estimez pas le pouvoir d’une chanson entraînante. Si ça marche pour nous, pourquoi n’en seraitil pas de même avec eux ? Sortez le balai et la pelle, et augmentez le volume ! Faites-en une règle d’or : on ne sort de nouveaux jouets qu’à la condition que les autres soient rangés. Par exemple : "Si tu veux jouer avec les camions, il faut d’abord ranger le puzzle". Avec le temps, cela deviendra pour eux une habitude.
Rien de tel pour motiver les enfants, surtout si une petite récompense est à la clé ! Dites par exemple : "Voyons qui est capable de finir de ranger sa chambre le premier !" Créez ensemble un tableau hebdomadaire de tâches à accomplir. Sur une belle feuille cartonnée de couleur, chacun choisit le rôle qu’il s’engage à remplir. Pour plus de plaisir, chacun devra coller une petite photo de lui en train d’accomplir sa tâche ! Efficacité garantie ! Last but not least : pensez aussi à faire une pause !
Faites du rangement une routine comme une autre. Imposez, par exemple, de ranger le salon avant le dîner ou de remettre les chambres en ordre avant de dormir. Il faut que cela devienne aussi naturel que le fait de se brosser les dents après avoir mangé ou de faire ses devoirs au retour de l’école.
Une atmosphère de pression est le moyen le plus sûr de réduire en poudre toute velléité de bien faire. Rien de grave n’adviendra si le ménage et le rangement patientent encore une heure ou deux…
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Pose ta question, un rabbin répond !
Se lever à l’ouverture du Hékhal Doit-on forcément se lever immédiatement lorsqu’on ouvre le Hékhal de la synagogue ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Il n’est pas obligatoire de se lever lorsque le Hékhal est ouvert, tant que le Séfer Torah n’est pas en chemin vers la Téva - Bima. 2. Si on se lève, c’est très bien, mais ce n’est pas une obligation. 3. Cependant, si tous les fidèles se tiennent debout, il ne faut pas agir différemment, sauf si l’on est vraiment fatigué ou s’il s’agit d’une personne âgée (Choul’han Aroukh Yoré Déa 242, 18 et Taz 13 ; Choul’han Aroukh Yoré Déa 282, 2 ; Piské Téchouvot 134, fin du passage 12 ; Chaar Hatsiyoun 146, 18 ; Baèr Hétev 170, 16 ; Massékhet Dérekh Erets Rabba 7 ; Massékhet Dérekh Erets Zouta 5).
Quand faire la Brakha "Chénatan Mé’hokhmato Lébassar Vadam" ? Si l’on doit rencontrer un dignitaire d’une religion étrangère (shintoïsme en l’occurrence) et que ce dignitaire se trouve être considéré par les membres de cette religion comme un sage éminent, doit-on, au moment de la rencontre, faire la Brakha "Chénatan Mé’hokhmato Lébassar Vadam" ? Réponse de Rav Avner Ittah Dans le Choul’han Aroukh Ora’h ‘Haïm (224, 7), il est enseigné que celui qui voit un des sages des nations qui est éminent dans les sciences devra faire la bénédiction "Chénatan Mé’hokhmato Lébassar Vadam". Cependant, le Choul’han Aroukh, dans son œuvre le Beth Yossef, stipule que cela vient exclure un sage qui serait expert dans une religion sans être éminent en science. Donc seul un sage des sept sciences (mathématiques-géométrie-algèbre, géographie, médecine, musique, connaître Hachem à travers l’histoire, astrologie et poésie) est apte à ce que l’on fasse la bénédiction sur lui. Selon certains avis, il devra garder les sept Mitsvot que les nations doivent respecter, qui sont de ne pas être idolâtre, ne pas maudire D.ieu, ne pas tuer, ne pas commettre d’adultère, ne pas voler, instaurer des tribunaux et de ne pas manger un animal sans l’avoir tué auparavant. De ce fait, en ce qui concerne votre question, ce n’est que s’il remplit ces deux conditions que l’on pourra faire la bénédiction sur lui.
Y a-t-il des différences entre le Talmud Bavli et Yérouchalmi ? Existe-t-il des différences entre les Michnayot présentes dans le Talmud Bavli et celles du Talmud Yérouchalmi ? Si oui, comment les Sages les ont-ils conciliées ? Réponse de Rav Its’hak Bellahsen Les Michnayot ont été assemblées à l’époque des Tanaïm, donc avant le Talmud. Ensuite, viennent les Amoraïm (à partir des années 4200) pour écrire le Talmud qui vient commenter ces Michnayot. Les Michnayot qui sont traitées dans le Talmud Bavli et Yérouchalmi sont identiques. Cependant, les avis dans les deux Talmud sont très souvent différents. Pour la Halakha, le Rif (Erouvin 35, 2) écrit qu’on suivra le Talmud Bavli. Il argumente en disant que le Talmud Bavli a été écrit après le Talmud Yérouchalmi, et que les Amoraïm qui l’ont écrit ont pris en compte ce qui est écrit dans le Talmud Yérouchalmi, car ils le connaissaient mieux que nous. 26
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Cours de sport avec musique pour un endeuillé Actuellement dans l’année de ma très chère maman, m’est-il permis de pratiquer du sport en salle sur fond de musique ? Mon seul but étant d’ordre médical. Réponse de Rav Avraham Garcia Puisque vous ne tirez pas de profit de cette musique et que le but est juste de donner un rythme, dans l’impossibilité de renoncer à cette musique, vous pouvez exercer votre sport malgré la musique. Attention, une fois votre sport terminé (par exemple, en vous préparant pour quitter les lieux etc.), n’écoutez plus cette musique.
Verser du liquide sur des glaçons Chabbath Si on met des glaçons dans un verre, est-il permis de verser un liquide dessus pendant Chabbath ? Réponse de Rav Emmanuel Bensimon Il est tout à fait permis pendant Chabbath de mettre des glaçons dans un verre et de verser un liquide dessus. En effet, dans ce cas, l’action "d’écraser" les glaçons n’est qu’indirecte (on appelle cela "Grama" dans le langage de la Halakha).
Participer à un jury d’assises Peut-on accepter une convocation à participer à un jury d’assises en France ? Réponse de Rav Avraham Garcia Il faut éviter d’y aller car ce jugement est fondé sur des lois qui ne sont pas de la Torah et cela fait l’objet d’un interdit.
Brakha de la Sangria Quelle est la bénédiction de la Sangria, par exemple, avec macération ? Réponse de Rav Avraham Taieb La bénédiction de la Sangria est "Chéhakol Nihya Bidvaro", dans la mesure où le vin est minoritaire. Même si on a mis une majorité de vin par rapport au jus de fruit, encore faut-il que le goût du vin ne soit pas dénaturalisé et s’assurer que le vin lui-même ne soit pas coupé avec de l’eau (Michna Broura Ora’h ‘Haïm 204, 29 et Ich Matslia’h 204, 5, 1).
Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...
Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :
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www.torah-box.com/question Magazine I n°48 27
Alya & tracas Episode 6 : En route pour la Brit-Mila du fils de Nourit Au fil des semaines, Déborah Malka-Cohen & Torah-Box vous racontent l’épisode d’une saga riche en émotions ! Dans l’épisode précédent : Orlane décide de ne pas répondre par écrit à son mari qui lui a annoncé qu’il s’apprêtait à passer le Chabbath chez son frère et sa belle-sœur, afin de ne pas envenimer la situation. Elle se remémore la suite d’évènements qui a mené à la dégradation de ses relations avec Betsabée, sa belle-sœur… Une fois les enfants au lit, j’avais pris le temps de répondre aux autres messages que j’avais reçus, dont celui de ’Hanna qui me demandait si je voulais préparer des ‘Hallot pour cette fille, Nourit, qui venait d’avoir un petit garçon. Si j’étais d’accord, il me suffisait de répondre par "Oui, je participe" avec mon adresse, afin que quelqu’un de leur quartier vienne le lendemain les chercher chez moi pour les déposer directement chez la maman en question. Je me disais que leur système était simple car je n’avais même pas besoin de me déplacer. Et il valait mieux ! Parce que depuis mon arrivée en Israël, je rencontrais encore quelques difficultés à me repérer dans les rues même à l’aide de n’importe quel support ultra perfectionné. Ensuite, vint le moment où je lisais celui de Rachel qui m’indiquait l’heure et la date de la fameuse Brit-Mila à laquelle elle m’avait proposé d’assister. Elle insistait beaucoup pour que je vienne. Cela se déroulait le Chabbath matin dans une synagogue qui n’était pas trop loin de chez moi. En temps normal, j’aurais décliné l’offre mais étant donné ma situation actuelle et la triste perspective de me retrouver seule tout un Chabbath, je devais bien avouer que cette BritMila tombait à pic ! Je répondais sans hésiter par l’affirmative, en me disant que cela me changerait les idées. Il ne me restait plus qu’à 28
Magazine I n°48
aller acheter un cadeau de naissance le jour d’après. La journée du vendredi s’était déroulée non sans une pointe de tristesse, due à l’absence de mon mari. Savoir que je réciterais moi-même le Kiddouch à sa place m’avait fait tout bizarre. Le lendemain, le Chabbath matin, j’allais être confrontée à un dilemme que je n’avais pas prévu. En effet, d’habitude, le vendredi soir et le samedi matin, en absence totale d’utilisation de maquillage, je fais toujours un effort de toilette pour faire honneur au jour. Le petit bonus, c’est que je m’autorise à porter toutes mes nouvelles créations exclusivement le Chabbath, car Liel et moi avons une sorte de rituel. Il prend les enfants et les emmène à la synagogue pendant que moi j’installe la table pour ensuite les rejoindre. Cela me fait toujours quelque chose quand il m’aperçoit au loin et me sourit ! Systématiquement, j’ai le droit à un compliment de sa part sur ma tenue, ce qui me met toujours de bonne humeur. C’est seulement à cet instant que je remarquais que cela faisait un moment que je ne daignais même plus venir les chercher à la fin de la prière. À force de disputes récurrentes sur ma façon de m’occuper de nos enfants ou de la manière dont je gérais la maison ou que sais-je encore, j’avais laissé tomber cette habitude. Je me contentais de lire à la maison et d’attendre qu’ils reviennent tous les trois de la Choul. Mais là, en contemplant mes affaires et prenant en compte que mon mari était absent, je me disais que je ne devais pas me faire remarquer plus que cela. Sans lui à mes côtés, je devais être encore plus Tsnoua que d’habitude.
Peut-être que si je faisais un effort dans ce domaine, Hachem allait nous venir en aide pour en finir pour de bon avec cette zone de turbulences que notre couple traversait ? Même si je savais que l’on ne fait jamais une Mitsva pour espérer une récompense… Je fermais mon armoire en choisissant une jupe sombre, un haut passe-partout et des chaussures plates et j’étais fin prête ! Je prenais Simon et David avec moi et nous étions en route pour la Brit-Mila. Lorsque nous étions arrivés à destination, (non sans demander mille fois mon chemin pour être sûre d’être dans la bonne direction), j’avais trouvé à l’entrée de la synagogue des jeunes filles qui m’avaient proposé de jouer avec mes fils pour me laisser rejoindre les femmes et prier tranquillement. Ravis, les garçons suivaient leurs nouvelles monitrices. Je devais avouer que j’étais légèrement mal à l’aise de me retrouver au
milieu de tout ce monde car je ne connaissais personne. Ce malaise s’était prolongé lorsque nous avions été invitées à descendre dans la salle où allait se dérouler la Brit-Mila. Heureusement qu’en bas des marches se trouvaient là Rachel et ‘Hanna, mes deux bouées de sauvetage social ! Juste après m’avoir saluée chaleureusement, elles me proposèrent de les suivre afin de me présenter la fameuse Nourit. Celle-ci attendait dans une petite pièce adjacente, assise sur une chaise, tenant un couffin à la main. C’était une petite brune, aux yeux en amandes qui avait le visage parsemé de taches de rousseurs. Elle avait l’air d’avoir à peu près le même âge que moi. C’est à dire un peu moins de trente ans. Rachel s’était occupée des présentations et tandis que je lui adressais mes félicitations, Nourit me regardait et son visage s’était tout à coup éclairé : "Ah bah ça alors ! Orlane, c’est bien toi ?"
Déborah Malka-Cohen
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Magazine I n°48 29
La ‘Halla de Chabbath ! Vous achetez vos ‘Hallot chaque vendredi ? Avec cette recette simple et savoureuse, vous attendrez le vendredi et sa délicieuse odeur de pain chaud toute la semaine !
Ingrédients
Pour 6 pains
· 1 cuillère à café de sucre semoule
Temps de préparation : 20 min
· 5 cuillères à café de levure sèche
Temps de repos : 1h30
· 4 verres d’eau tiède
Temps de cuisson : 20-30 min
· 3 œufs · 2/3 verre d’huile végétale · 12-14 verres de farine tamisée (environ de 1,9- 2kg de farine) · 2 cuillères à soupe de sel fin · Graines de sésame vérifiées
Réalisation - Dans un bol, mettre la levure, le sucre et un premier verre d’eau. Remuez et laissez la levure s’activer jusqu’à ce que le mélange forme une mousse. - Pendant ce temps, vérifiez les œufs et dans un grand bol, mettez un œuf entier et deux blancs. Conservez les deux jaunes restants pour dorer les ‘Hallot à la fin. - Battez les œufs jusqu’à ce qu’ils moussent et ajoutez ensuite l’huile, puis mélangez de nouveau. Ajoutez un verre de farine tamisée, la levure et mélangez. Ajoutez au fur et à mesure le reste de la farine, le sel et les trois verres d’eau tiède restants en gardant deux verres de farine de côté au cas où votre pâte serait trop collante. - Pétrissez la pâte jusqu’à obtenir une pâte homogène très souple, mais pas collante. Au besoin, ajoutez un peu de farine ou un peu d’eau si vous voyez que votre pâte est trop souple ou trop ferme. - Couvrez le bol de film plastique et laissez reposer la pâte 1h30 dans un endroit tiède. La pâte doit doubler de volume. - Procédez à la Hafrachat ‘Halla, puis, formez vos pains et laissez-les monter sur les plaques pendant 15 min. Vous pouvez alors badigeonner les jaunes d’œuf sur les ‘Hallot avant de les saupoudrer éventuellement de sésame et de les enfourner. Le four doit être préchauffé à 180°C.
Chabbath Chalom ! 30
Magazine I n°48
Esther Sitbon
LE COIN SYMPATIK Une bonne blague & un Rebus ! Un jeune homme en âge de se marier se rend chez un Chadkhan avec ses parents. Le Chadkhan leur fait sa proposition : "J’ai pour vous une jeune fille très bien, mais elle louche un peu.
Rebus
Par Chlomo Kessous
- Ca ne me dérange pas, répond le jeune homme. - Elle boîte aussi un peu, mais rien de méchant. - Aucun problème, répond à nouveau le jeune homme. - Bon, elle n’entend pas très bien non plus, mais juste d’une oreille. - Pas de souci, répond encore le jeune homme. - Comment ça ?!, s’écrient finalement ses parents. Rien ne te dérange ?! Hachem dit sort de chez toi et va la où je te dirais
- Non ça ne me dérange pas, du moment que ce n’est pas moi qui me marie avec elle !!"
Editions Prions pour la guérison complète de Moshé ben Rivka
Esther bat Elise
Yaakov ben Rahel
Nelly Haya bat Suzanne Abecassis
Ilan ben Violine Nesria Hasson
Michael Meyer ben Berthe
Meyer ben Rachel
Zarine bat Alya
Rabbi Moshe ben Raïzel
Dan ben Laeticia
Haya Isabelle Netty bat Émilie
Haya bat Gommara
Moshé Chemaya Mordehai ben Yehoudo ben Yaelle Reizle Ro'hel Myriam
Elisheva Hanna bat Dvora Lea
présente
Mon premier Siddour
40₪ "Mon premier Siddour" est un Mini-livre de prières en hébreu/phonétique pour les toutpetits afin d'initier les enfants aux prières du matin.
Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom
www.torah-box.com/refoua-chelema Magazine I n°48 31
présente
HILLOULA RA'HEL
Dimanche 21 octobre à 19h30
Dans les Salons THE MILL 8 rue Ramban . Réhavia . Jérusalem Programme Rabbanite
Rabbanite
Myriam Mettoudi
Yael Taïeb
Animation Musicale : Avigaïl Marciano
Hafrachat ‘Halla
Cadeau à chaque participante
Collation P.A.F 10 sh Public exclusivement féminin renseignements au
052 792 33 06
Places limitées
Perle de la semaine par
"La punition du menteur, c’est de ne pas être écouté même quand il dit la vérité !" (Rabbi Chimon Bar Yo'hay)