Haazinou
n°375
16 septembre 2026 I 5 Tichri 5787
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L'ÉDITO DE LA SEMAINE Être propre sans se laver ! Il y a des gens qui n’aiment pas se laver, mais qui, par contre, sont bien contents d’être propres. Pour cela, ils n’ont pas d’autre solution que de surmonter leur réticence à entrer en contact avec l’eau et à se nettoyer, afin de pouvoir jouir de la propreté. Il existe aussi chez l’homme un désir puissant de se sentir “pur”, désir peutêtre plus profond que le simple fait d’être propre physiquement. L’être humain est accompagné toute sa vie par sa conscience, et chacun possède ce besoin psychologique de se débarrasser d’une situation dégradante, honteuse ou “sale”, afin de retrouver le sentiment d’être soi-même. La question est évidemment : comment faire pour nettoyer cette souillure et retrouver ainsi notre pureté originelle, après les erreurs qui pèsent sur la conscience ?
dès lors la place privilégiée que, de tout temps, les Juifs ont accordée à ce Jour du Pardon, respecté même par les Juifs les plus éloignés.
S’il s’agit d’une faute commise envers son prochain, on peut envisager de lui demander pardon, de le dédommager, de lui offrir des présents. Mais parfois, c’est irréparable, ou encore la victime refuse d’accorder son pardon. Compliqué ! Et que faire quand il s’agit d’immoralité ou de débauche ? Vers qui se tourner lorsque l’on regrette nos déviations ? Comment faire taire la petite voix au fond de nous qui ne nous lâche pas et nous rappelle continuellement l’image de la faute ?
On pourra se consoler en se disant : “Heureusement qu’il existe la Téchouva et Yom Kippour pour nous nettoyer.” Mais pour réaliser ce nettoyage, il faut encore regretter sincèrement nos égarements et accepter de lâcher ce qui nous salit. Sinon, tout l’impact purificateur de Yom Kippour disparaît ! Nos Sages comparent cette situation à une personne impure qui se trempe au Mikvé pour se purifier, mais garde en main le cadavre d’un lézard (qui la rend impure) : une immersion sans aucune valeur.
Pour cela, la Torah a innové la notion de Téchouva (repentir) et créé le jour de Yom Kippour : un fauteur qui regrette sa faute, la reconnaît verbalement (confession) et décide de ne plus récidiver voit sa faute déracinée et, à la sortie de Yom Kippour, il sortira tout propre. Incroyable ! (Dans le cas où il a causé du tort à une personne, il faudra auparavant s’adresser à la victime et la dédommager.) Rabbi ‘Akiva comparait Yom Kippour à un Mikvé, qui permet à celui qui s’y trempe de se purifier. On comprend
La Téchouva nous a été donnée afin de pouvoir nous relever, car l’homme a dans son essence des faiblesses et peut parfois chuter. Mais a priori, il est nécessaire de faire un choix clair : soit une vie de Torah et de Kédoucha, soit une vie de décadence morale, qui, au final, nous éloigne de D.ieu. Car le pur et l’impur sont des opposés qu’il est impossible de concilier !
En fait, ce sujet de la pureté est au cœur de notre époque, dans laquelle nous sommes inondés à grandes vagues de tout ce qui peut, de près ou de loin, salir notre âme. Les inventions de la photo, puis de la vidéo, et dernièrement d’Internet et du smartphone, ont été exploitées pour ce déferlement de visions impudiques et impures. Leur idéologie se réduisant au néant, les forces du mal n’ont trouvé que ce moyen pour tenter de détruire l’homme, et utilisent des moyens subtils pour le faire mordre à leur hameçon. Conséquence : tout celui qui ne s’est pas posé de solides barrières pour se protéger se retrouve prisonnier, malgré lui, dans les filets de la technologie moderne, sans même prendre conscience des dégâts spirituels occasionnés par ces petits gadgets.
Ketiva Vé’hatima Tova !
Rav Daniel Scemama Magazine I n°375
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SOMMAIRE Daniel Scemama 03 Rav L'Édito - Être propre sans se laver ! de Yom Kippour 08 - Guide Lois et Coutumes - Horaires juive 12 Pensée Yom Kippour, le jour où l’on découvre qui l’on aurait pu être
16 Réflexion La Parnassa aux enchères ? 22 Hommage À la mémoire du Rav Israël Its’hak Besançon 24 Devinettes sur la Paracha Yehonathan Gefen 25 Rav Parachat Haazinou - notre approche face à l’étude de la Torah
27 Shabatik 31 Histoire La Soucca du Tsadik de Jérusalem 33 Flash Chabbath Guide de Souccot & Sim'hat Torah 34 - Lois et Coutumes
Responsable publication David Choukroun Rédacteurs Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Rav Nathaniel Mimoun, Rav Yehonathan Gefen, Chouli Chemoueli, Rav Gabriel Dayan Mise en page Dafna Uzan Secrétariat 02.37.41.515 Publicité Daniel Peretz daniel26mag@gmail.com 054-24-34-306 Distribution diffusion@torah-box.com Remarques & commentaires magazine@torah-box.com Abonnement torah-box.com/magazine
- Dates et Horaires
42 Réflexion Souccot : Les 5 secrets d’une joie pas comme les autres d'emploi 46 Mode Les 4 espèces de Souccot
50 52 Questions au Rav 54 Recette Tchoulent de Chabbath Quizz souccot
Les annonces publicitaires sont
sous la responsabilité de leurs annonceurs
Ne pas lire pendant la prière Ce magazine contient des
enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle
SAM
25 sept. 14 Tichri
DIM
JEU
24 sept. 13 Tichri
LUN
MER
23 sept. 12 Tichri
MAR
MAR
22 sept. 11 Tichri
Daf Hayomi Bekhorot 2 Michna Yomit Ohalot 3-3
29 sept. 18 Tichri
MER
LUN
21 sept. 10 Tichri
Daf Hayomi 'Houlin 142 Michna Yomit Ohalot 3-1
30 sept. 19 Tichri
JEU
DIM
20 sept. 9 Tichri
Parachat Haazinou
28 sept. 17 Tichri
1er oct. 20 Tichri
VEN
SAM
19 sept. 8 Tichri
Daf Hayomi 'Houlin 141 Michna Yomit Ohalot 2-6
27 sept. 16 Tichri
2 oct. 21 Tichri
SAM
VEN
18 sept. 7 Tichri
Daf Hayomi 'Houlin 140 Michna Yomit Ohalot 2-4
3 oct. 22 Tichri
4 oct. 23 Tichri
Daf Hayomi Bekhorot 16 Michna Yomit Ohalot 8-1
5 oct. 24 Tichri
Daf Hayomi Bekhorot 17 Michna Yomit Ohalot 8-3
Yom Kippour Daf Hayomi Bekhorot 3 Michna Yomit Ohalot 3-5 Daf Hayomi Bekhorot 4 Michna Yomit Ohalot 3-7
Daf Hayomi Bekhorot 5 Michna Yomit Ohalot 4-2
Daf Hayomi Bekhorot 6 Michna Yomit Ohalot 5-1
Daf Hayomi Bekhorot 7 Michna Yomit Ohalot 5-3
Souccot
26 sept. 15 Tichri
DIM
JEU
17 sept. 6 Tichri
Daf Hayomi 'Houlin 139 Michna Yomit Ohalot 2-2
LUN
MER
16 sept. 5 Tichri
VEN
CALENDRIER DE LA SEMAINE Daf Hayomi Bekhorot 8 Michna Yomit Ohalot 5-5
'Hol Hamo'èd Souccot Daf Hayomi Bekhorot 9 Michna Yomit Ohalot 5-7
'Hol Hamo'èd Souccot Daf Hayomi Bekhorot 10 Michna Yomit Ohalot 6-2
'Hol Hamo'èd Souccot Daf Hayomi Bekhorot 11 Michna Yomit Ohalot 6-4
'Hol Hamo'èd Souccot Daf Hayomi Bekhorot 12 Michna Yomit Ohalot 6-6
'Hol Hamo'èd Souccot Daf Hayomi Bekhorot 13 Michna Yomit Ohalot 7-1
Hocha'ana Rabba Daf Hayomi Bekhorot 14 Michna Yomit Ohalot 7-3
Chémini 'Atsérèt Sim'hat Torah Daf Hayomi Bekhorot 15 Michna Yomit Ohalot 7-5
L'équipe de Torah-Box Magazine vous souhaite Chana Tova !
Ceci est le dernier magazine avant Souccot. Rendez-vous pour notre prochain numéro le mercredi 07/10/2026 !
Yom Kippour est le jour où l’homme procède à une introspection approfondie. Il reconnaît ses erreurs et s’engage à ne plus les répéter à l’avenir. Pour que cette démarche soit efficace, il s’efforce de faire un bilan vraiment complet...
Nous avons tous en nous le potentiel pour y parvenir ! Yom Kippour est le jour le plus exceptionnel de l’année, car notre repentir complet et sincère nous apportera quelque chose d’unique : le pardon de D.ieu et Sa miséricorde !
Mais bien souvent, nous avons du mal à voir nos propres défauts. Nous avons parfois tendance à légitimer nos failles par les circonstances extérieures ou par la faute d’autrui… sans blâmer notre propre conduite.
Grâce à la Téchouva (repentir) nous avons la possibilité de tout reprendre de zéro ! Puissions-nous tous mériter de revenir vers Hachem en toute sincérité et de bénéficier de ce cadeau exceptionnel...
Et le jour de Kippour nous oblige à affronter la réalité !
Signification
Le jour de Kippour marque la fin des 10 jours de pénitence (Téchouva). Pendant cette période, notre jugement est comme “suspendu”, entre les mains de D.ieu. Nous devons redoubler d’efforts sur nos comportements, pour Lui montrer la sincérité des résolutions que nous avons prises à Roch Hachana. Pendant ces 10 jours de Téchouva, D.ieu est particulièrement proche de nous, comme nous l’enseigne ce verset : “Recherchez D.ieu lorsqu’Il est accessible, appelez-Le tandis qu’Il est proche”,
nos Maîtres nous précisent : ce sont les 10 jours de pénitence de Roch Hachana à Yom Kippour ! Yom Kippour est célébré le 10 Tichri, jour où Hachem pardonna aux Bné Israël la faute du Veau d’or. Moché Rabbénou reçut ce même jour de nouvelles tables de la Loi (en remplacement de celles qu’il avait brisées à la découverte du Veau d’or). Ce jour deviendra alors le jour du pardon annuel.
YOM KIPPOUR : signifie "le jour du (grand) pardon". Jour décisif, le plus saint de l’année, il apporte la sentence définitive du jugement prononcé à Roch Hachana.
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Magazine I n°375
Lois & coutumes 'ASSERET YEME TECHOUVA - LES 10 JOURS DE PENITENCE Du samedi 12 au lundi 21 septembre 2026 Ajout de prières spécifiques On ajoute dans la prière du matin "Hachem Hou Haé-lokim" avant "Hachem Mélèkh..." ainsi que le Psaume 130 après Yichtaba’h. On récite la prière “Avinou Malkénou” matin et après-midi. Dans la ’Amida (les 18 bénédictions), certains passages sont ajoutés, et des formules telles que “Hael Hakadoch” sont remplacées par “Hamélèkh Hakadoch” et “Mélèkh Ohèv Tsédaka Oumichpat” par “Hamélèkh Hamichpat”.
Téchouva Pendant ces jours, on devra intensifier notre repentir, notre étude de la Torah, nos prières et actes de charité. On s’efforcera, par exemple, de toujours prier en présence de 10 hommes à la synagogue, consommer des aliments bénéficiant d'une meilleure cacheroute, consommer du pain dont le four a été allumé par un Juif et réciter le Birkat Hamazon mot à mot.
Dimanche 20 septembre 2026 - Veille de Yom Kippour Séli’hot (supplications) + Annulation des vœux On se rend à la synagogue pour les dernières Séli’hot samedi soir ou dimanche matin très tôt et pour annuler nos voeux en récitant le texte “Hatarat Nedarim”.
Récitation du Vidouï Exprimer verbalement nos fautes est une condition sine qua non pour se faire pardonner. Ainsi, pendant l’office de Min’ha, nous énumérons et avouons nos fautes dans le Vidouï.
Dons à la Tsédaka La charité envers nos frères démunis est un grand mérite qui nous protège et nous sauve de mauvais décrets. La veille de Kippour, il est essentiel de continuer à intensifier cette Mitsva. Faites vos dons sur : torah-box.com/kippour
Kapparot Cette coutume vise à expier symboliquement nos fautes et celles de nos proches. On fait tourner 3 fois autour de nos têtes un poulet en récitant le texte approprié. Certains ont l’habitude de remplacer le poulet par du poisson ou de l’argent. Réservez vos Kapparot en ligne sur : torah-box.com/kapparot Magazine I n°375
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Dimanche 20 septembre 2026 - Veille de Yom Kippour - suite Demander pardon Dans le tribunal céleste, les fautes envers les proches et les amis ne sont pardonnées que si l’on obtient leur pardon. On s’adressera à eux obligatoirement avant Kippour, de manière sincère : les parents, le conjoint, les enfants, les amis, etc.
Multiplier les repas copieux C’est une Mitsva de multiplier les repas copieux, pendant la journée. Nous montrons ainsi notre joie et notre implication à l’approche de la fête.
Mikvé avant Yom Kippour Les hommes vont au Mikvé se purifier, pour la sainteté de la fête, et la famille revêt de beaux habits.
Sé'ouda Hamafsékèt Pour ce dernier repas avant le jeûne, on a l’habitude de manger du pain, du poisson et de la viande, afin de prendre un maximum de forces pour le lendemain.
Allumage des bougies Les femmes séfarades récitent les bénédictions suivantes avant d'allumer des bougies ou des veilleuses (cf. horaires page suivante). Les femmes ashkénazes allument les bougies avant de réciter les bénédictions ci-dessous. ATTENTION ! La bénédiction de Chéhé'héyanou ne doit être récitée qu'après avoir ôté ses chaussures en cuir.
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Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha'olam Acher Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Yom Hakippourim.
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Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam Chéhé’héyanou Vékiyémanou Véhigui’anou Lazemane Hazé.
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Du dimanche 20 au soir au lundi soir 21 septembre 2026 Jeûne de Kippour Cette obligation de la Torah nous permet de réaliser notre dépendance envers Hachem, renforcer notre repentir et se recentrer sur nos prières.
Les interdits de Kippour Les 5 principaux sont : travailler, manger et boire, se laver, porter des chaussures en cuir et l’intimité conjugale. Par ailleurs, les autres interdictions sont les mêmes que celles du Chabbath, comme porter dans un endroit public, cuisiner, allumer une lumière ou un feu etc.
Repentir et prières On passe ce jour à la synagogue, en priant et demandant à D.ieu de nous pardonner. L’essentiel dans la prière à Yom Kippour est d’exprimer verbalement ses fautes, les regretter sincèrement et s’engager à ne plus les faire afin de mériter le meilleur. C’est uniquement ainsi que l’on peut espérer une bonne et heureuse année !
Jeûne de la parole Afin d’éviter toute mauvaise parole pendant ce jour, certains préfèrent s’abstenir de parler depuis la veille au soir jusqu’à la fin de Yom Kippour.
Fin de Yom Kippour On fait la Havdala, en récitant les bénédictions sur le vin et sur une flamme restée allumée depuis la veille de Yom Kippour (ou à partir d'une flamme restée allumée), de préférence.
Dates & horaires Dim 20/09
Lun 21/09
Dim 20/09
Lun 21/09
Veille de Yom Kippour
Fin de Yom Kippour
Veille de Yom Kippour
Fin de Yom Kippour
Allumage avant
Havdala après
Allumage avant
Havdala après
Jérusalem
17h58
19h14
Toulouse
19h37
20h37
Tel Aviv
18h22
19h16
Bruxelles
19h27
20h33
Montréal
18h37
19h38
ISRAËL
AUTRES PAYS
AUTRES PAYS
Paris
19h35
20h38
Genève
19h19
20h20
Lyon
19h24
20h25
Casablanca
19h11
20h06
Marseille
19h21
20h21
Los Angeles
18h34
19h28
Nice
19h14
20h14
Miami
19h01
19h53
Strasbourg
19h13
20h16
New York
18h38
19h36 Magazine I n°375
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PENSÉE JUIVE Yom Kippour, le jour où l’on découvre qui l’on aurait pu être À Yom Kippour, nous ne faisons pas seulement le bilan de nos fautes. Nous découvrons aussi l’écart entre ce que nous avons été et ce que nous aurions pu devenir. Et c’est parfois cette prise de conscience qui constitue le regret le plus profond. Il existe une forme de regret plus douloureuse encore que l’échec. Celle de découvrir que l’on aurait pu réussir. Le résultat qui changea tout Un adolescent américain en fit un jour l’expérience. En grande difficulté scolaire, peu assidu et sans véritable ambition, il accepta, à la demande de sa mère, de passer le SAT, l’un des principaux examens d’admission à l’université aux États-Unis. Lorsqu’il reçut son résultat, il resta stupéfait. Il avait obtenu 1480 sur 1600. À partir de ce jour, son comportement changea. Puisqu’il était capable d’obtenir un tel score, il n’avait plus aucune raison de continuer à vivre comme un élève médiocre. Il retourna en cours,
se mit à travailler sérieusement, changea de fréquentations et poursuivit ses études jusqu’à intégrer de grandes universités. Quelques années plus tard, il devint un entrepreneur reconnu. Douze ans après cet examen, il reçut une lettre de l’organisme responsable du SAT. Une erreur avait été découverte. Treize candidats avaient reçu un résultat qui n’était pas le leur. Son véritable score n’était pas 1480, mais 740. Le chiffre qui avait changé sa vie était faux. Pourtant, tout ce qu’il avait construit depuis était bien réel. Ce jeune homme n’était pas devenu plus intelligent en découvrant son résultat. Le jour où il s’était cru capable de davantage, il avait élevé le niveau d’exigence qu’il avait envers luimême et commencé à vivre en conséquence. Le regret de ne pas avoir fait mieux Yom Kippour nous confronte, nous aussi, à ce que nous avons réellement fait de nos capacités. En regardant l’année écoulée, nous découvrons parfois que certaines de nos limites n’étaient pas aussi infranchissables que nous le pensions. Nous nous étions simplement habitués à elles. Et derrière le bilan de nos fautes apparaît alors une question autrement plus dérangeante. Combien de fois avons-nous vécu cette année en dessous de ce dont nous étions capables ? Pendant vingt-cinq heures, nous récitons le Vidouï, nous reconnaissons nos fautes et nous frappons notre poitrine. À première vue, la journée pourrait sembler n’être qu’un long inventaire de nos échecs. Mais le regret ne vient pas seulement de ce que nous avons mal fait. Il vient aussi de la conscience que nous pouvions faire autrement. Si nous regrettons une parole blessante, c’est parce que nous savons que nous aurions pu nous
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taire. Si une colère nous pèse, c’est parce qu’une autre réaction était possible. Si nous regrettons une heure gaspillée, c’est parce que nous savons qu’elle aurait pu contenir une étude, une conversation avec nos enfants ou un moment avec notre conjoint. Ce qui nous fait mal n’est donc pas seulement la faute. C’est ce qu’elle nous révèle de nousmêmes. Nous étions capables de mieux. Pourtant, tout au long de l’année, nous finissons facilement par nous habituer à nos faiblesses. Nous nous répétons que nous sommes impatients, désorganisés, incapables d’être réguliers ou de tenir nos engagements. À force, une faiblesse cesse d’être un comportement que l’on peut corriger et devient presque une définition de soi. La possibilité de devenir autre Et c’est précisément ce que Yom Kippour vient remettre en cause. Nos fautes disent ce que nous avons fait, mais elles ne décident pas de ce
que nous pouvons devenir. Il peut avoir manqué de patience sans devoir rester impatient. Il peut avoir abandonné un engagement sans que cet échec devienne la preuve qu’il est incapable de le tenir. La Téchouva ne consiste donc pas à conclure que nous ne valons pas grand-chose. Elle nous demande au contraire de regarder avec lucidité l’écart entre ce que nous avons été et ce que nous aurions pu être. C’est peut-être là l’une des grandes forces de Yom Kippour. Nous rappeler que l’homme que nous avons été cette année n’est pas nécessairement celui que nous sommes condamnés à rester. Que certaines limites auxquelles nous nous étions habitués peuvent encore être dépassées. Et qu’au fond, le regret le plus profond n’est peutêtre pas seulement celui de nos fautes, mais celui de tout ce que nous aurions pu devenir si nous avions cru, un peu plus tôt, que nous en étions capables.
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RÉFLEXION par Rav Nathaniel Mimoun La Parnassa aux enchères ? D’où vient cette coutume ancestrale, et par quel secret spirituel l’ouverture de l’Arche, associée à un psaume, permet-elle de faire descendre sur nous les bénédictions d’une année d’abondance ? Elle est incontestablement devenue la star des synagogues aux heures les plus solennelles de Roch Hachana et de Yom Kippour. Elle fait rêver les uns, frissonner les autres, et s’envole vers des sommets étourdissants en brisant, année après année, tous les plafonds de verre.
l’abondance", mais parfois aussi "le pactole au Loto, l’envolée de vos stockoptions et une santé financière florissante avec des comptes bancaires à sept chiffres"… Pourtant, au-delà du spectacle des enchères et de l’enthousiasme de la salle, que cache réellement ce moment si convoité ?
Il s’agit, bien entendu, de la fameuse "Ouverture de la Parnassa" (Peti’hat Hahékhal Chel Haparnassa)... Celle que le Gabbay de votre communauté pare de mille vertus : censée vous assurer, selon son élan d’éloquence, "la subsistance et
Chaque année, lors des Jours redoutables, alors que l’assemblée retient son souffle, un rite hautement spirituel captive tous les cœurs : l’ouverture de l’Arche Sainte accompagnée de la récitation vibrante du
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Magazine I n°375
RÉFLEXION par Rav Nathaniel Mimoun 24e Psaume de David, "La-Hachem Haarets Oumloa" ("À l'Éternel appartient la Terre et ce qu’elle contient"). Mais d’où vient cette coutume ancestrale, et par quel secret spirituel l’ouverture de l’Arche, associée à ce psaume d’exception, permet-elle de faire descendre sur nous les bénédictions d’une année d’abondance ? Réciter le Psaume 24 La tradition de psalmodier le Psaume 24 lors des prières de Roch Hachana et de Yom Kippour repose sur un ancrage spirituel ancien. On en retrouve déjà la recommandation explicite chez le Arizal dans son ouvrage Pri ‘Ets ‘Haïm (Roch Hachana, chapitre 7). Par la suite, dans son œuvre magistrale ‘Avodat Hakodech (vol. Kaf A’hat, 15), le saint kabbaliste le Rav ‘Haïm Yossef David Azoulay (le ‘Hida) mentionne expressément cette prière sacrée sur la subsistance : "Ancienne prière pour la Parnassa, que l’on a coutume de réciter la nuit de Roch Hachana et
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Magazine I n°375
de Yom Kippour avant le dernier Kaddich, et dont la formule est établie et exacte." Le ‘Hida y enseigne de réciter le psaume "LaHachem Haarets Oumloa" avec une ferveur toute particulière, en lien avec différentes combinaisons sacrées des Noms divins, puis d’enchaîner avec une supplique émouvante : "Écris-nous dans le livre d’une bonne subsistance... dans l’abondance, de façon permise et non dans l’interdit, avec sérénité et tranquillité." Comme le souligne également le Rav Ben-Tsion Moutsafi dans Chofar Bétsion, l’amorce de ce Psaume possède une puissance spirituelle unique pour ouvrir les écluses du Ciel et diffuser le flux de la subsistance sur l’ensemble de l’année. L’Ouverture du Hékhal Si la récitation du psaume attire la bénédiction, la coutume de l’associer à l'ouverture solennelle de l'Arche Sainte (le Hékhal), bien que plus récente, s’appuie elle aussi sur des secrets kabbalistiques profonds.
Dans le Cha’ar Hakavanot, il est dévoilé au nom du Arizal qu’au moment précis où les portes de l’Arche s’ouvrent dans notre monde physique, deux lumières célestes d’une intensité immense se dévoilent dans les mondes supérieurs. Ouvrir le Hékhal pour ensuite lire la Torah symbolise directement l’ouverture des Portes Célestes afin d’accueillir et d’exaucer nos prières. C’est la raison pour laquelle le Maharil (Likouté Maharil) soulignait déjà l’importance capitale d’associer la communauté à ces instants d’élévation, ouvrant la voie à la coutume d’acquérir cet honneur précieux. Le Rav Efraïm Zalman Margaliot, dans son Maté Efraïm (sur Yom Kippour, Alef Hamaguen 619, 50), confirme qu’il convient d’investir de grands efforts pour obtenir l’ouverture de l’Arche lors de la sortie du Sefer Torah des Jours redoutables. Aussi, de grands maîtres de la Kabbale, à l’instar du Rav Salman Moutsafi, incitaient vivement les fidèles à acquérir cette Mitsva afin de la conférer aux plus grands érudits en
Torah de la communauté, permettant ainsi de faire rayonner une lumière bienfaisante sur l’ensemble de l’assemblée. Au fil des générations, les communautés ont institué cette belle tradition de vendre la Peti’hat Hahékhal Chel Haparnassa, combinant la récitation du Psaume 24 transmise par le Arizal et le ‘Hida et l’ouverture de l’Arche. Comme le rappellent de nombreux décisionnaires, parmi lesquels le Ben Ich ‘Haï dans son Torah Lichma ou le Rav ‘Ovadia Yossef dans Yé’havé Da’at, ces enchères constituent un soutien financier vital pour la vie des synagogues, transformant la générosité des fidèles en un puissant vecteur de bénédiction collective. Rompre le cycle pour accueillir l’abondance Comment la récitation d’un simple psaume peut-elle ouvrir les portes de la réussite et de la prospérité ? Mon Maître, le Rav Nathan Mrejen, explique que dans ce psaume, le roi David proclame que la Terre appartient à Hachem parce qu’Il l’a établie sur les eaux. Or, par son flux
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RÉFLEXION par Rav Nathaniel Mimoun incessant, l’eau arrondit la matière et façonne le monde dans un mouvement cyclique perpétuel. Ce cycle est le symbole même de la gravitation du temps et de la routine quotidienne. Le mot même d’"année", Chana, provient de la racine Chinoun, qui signifie la répétition. L’année repasse inlassablement par les mêmes étapes, à l’image du piège de la Bénoniout, cette médiocrité passive où l’on se laisse porter par le fil de l’existence sans jamais pleinement la diriger. C’est précisément là que réside le secret de la bénédiction. À Roch Hachana et durant les Jours redoutables, nous sommes invités à créer une "tête" (Roch) à l’année, c’est-à-dire à introduire un commencement véritable et à briser l’engrenage de l’habitude. Pour atteindre la vraie Parnassa et s’élever vers la montagne divine, il faut s’extraire un instant de ce tourniquet rassurant mais stérilisant. La véritable richesse ne naît pas de la répétition mécanique du "métro, boulot, dodo", mais de la capacité à s’affranchir de ce conditionnement ordinaire.
En décidant souverainement de reprendre les rênes de sa vie, que ce soit par une étude plus assidue de la Torah, un élan de bonté (‘Hessed) ou l’écoute d’une étincelle d’inspiration professionnelle, l’homme se libère. Il quitte l’automate qui est en lui pour exprimer enfin son essence profonde. C’est dans cet espace de liberté retrouvée que jaillit la Brakha : une seule idée inspirée peut bâtir un empire, matériel autant que spirituel, et attirer sur nous l’immense richesse divine. Devenir indispensable Être prêt à offrir une somme substantielle pour la synagogue et pour la collectivité constitue un élément clé pour garantir notre subsistance. On raconte que, juste avant la prière de ‘Arvit de Roch Hachana, le Saba de Slabodka, le Rav Nathan Tsvi Finkel (1849-1927), frappa vigoureusement sur la Bima. Il interpella l’assemblée sur une question cruciale : face à la rigueur du Tribunal Céleste, comment l’homme peut-il espérer sortir victorieux du Jugement ? Quelle solution ultime avons-nous pour être sauvés ? Il rappela
Gluten : et si ce n’était pas lui le problème ? Aujourd’hui, le gluten est devenu LE coupable idéal. Ventre gonflé, lourdeur, envie de manger plus sain… et la première chose qu’on entend, c’est : "j’arrête le gluten." Sauf que dans la majorité des cas, le souci n’est pas forcément le gluten lui-même. C’est plutôt la place qu’il a prise dans nos journées : pain blanc le matin, sandwich le midi, biscuits au goûter, pâtes le soir, pizzas, viennoiseries, produits industriels… À force, le corps finit par s’y perdre, d’où de nombreux inconforts. L’idée reçue n°1, c’est de croire que "sans gluten" veut dire automatiquement plus sain. Beaucoup de produits sans gluten sont ultra-transformés, souvent plus sucrés, plus gras, et pas forcément plus rassasiants. On retire le gluten pour ajouter des pics glycémiques, du cholestérol et des calories. Peut être pas si malin que ça. Bien sûr, pour les personnes cœliaques (allergiques), le gluten est interdit. Et certaines personnes y sont intolérantes : ballonnements, douleurs, fatigue… Dans ce cas, on écoute son corps et on consulte un professionnel de santé. Mais si on le digère bien, inutile de lui déclarer la guerre. L’idée est de varier : riz, quinoa, pommes de terre, légumineuses, et de consommer davantage de complet plutôt que du "blanc". Le but n’est pas de supprimer pour supprimer. C’est de regarder l’ensemble de son assiette. Parce que parfois, le problème n’est pas le gluten… c’est juste qu’il est partout. Sarah Kisielewski 20
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d’abord qu’en surpassant son ego, en passant par-dessus ses rancœurs avec magnanimité et en pardonnant à ses proches, le Ciel peut aussi pardonner toutes nos fautes. Puis, après la prière, il frappa à nouveau sur le pupitre : "Cette première voie exige un effort colossal. Mais il existe un autre secret, révélé par Rabbi Israël Salanter : le Créateur juge l’homme selon son impact sur son entourage. Un individu qui mériterait une peine à titre personnel peut être épargné si la collectivité a besoin de lui." Il conclut avec ferveur : devenez un être dont le public ne peut se passer (Ich Chéhatsibour Tsarikh Lo), comparable au fameux “personnel essentiel” de l’époque du Covid. En s’investissant pour le bien commun, le regard du Ciel sur notre destinée se transforme du tout au tout. C’est ainsi que le Gadol Hador, le Rav Chakh, expliquait pourquoi, dans ses dernières années, il continuait d’enseigner la Torah jusqu’à l’extrême limite de ses forces : sa guérison miraculeuse lui avait accordé des années qui n’étaient plus les siennes, mais qui appartenaient désormais au peuple d’Israël. En se faisant le canal de la collectivité, on attire sur soi la vie, la préservation et l’abondance. Honorer ses promesses Faire une promesse de don à la synagogue est un élan magnifique, une étincelle de lumière offerte au Ciel. Pourtant, laisser cette intention en suspens ou négliger de s’en acquitter, c’est bloquer la bénédiction même que l’on cherchait à attirer. Dans le Talmud (Roch Hachana 6a), nos Sages nous rappellent qu’une parole de Tsedaka s’élève à l’instant même comme un engagement sacré devant le Créateur. Retarder son geste, c’est risquer d’éteindre cette impulsion spirituelle. L’Ecclésiaste (5, 4) nous livre alors une clé d’une grande sagesse : "Mieux vaut ne pas faire de vœu que de promettre et de ne pas accomplir." Nos Maîtres décrivent d'ailleurs avec gravité les conséquences néfastes que peuvent entraîner les vœux non respectés sur la personne et sur son foyer (Vayikra Rabba 37, 1 ; Chabbath 32b).
En honorant nos promesses sans attendre, nous préservons la pureté de notre parole. Nous prouvons au Ciel que notre générosité est sincère et désintéressée, devenant ainsi un réceptacle authentique pour l’abondance et la bénédiction divine. Le vrai bonheur de la Parnassa Honorer ses engagements financiers envers la Tsedaka et se consacrer au bien de la collectivité ouvrent grand les portes de l’abondance. Mais la véritable Parnassa ne se résume pas à une accumulation stérile de chiffres ou de richesses matérielles : elle réside dans la capacité d’en jouir avec sérénité, santé et joie spirituelle. "Si D.ieu est avec moi... et me donne du pain à manger et des vêtements pour me vêtir" (Béréchit 28, 20) Lorsque notre père Ya’akov quitte Erets Israël pour affronter les épreuves chez Lavan à Padan Aram, il ne demande au Créateur ni trésors somptueux ni empires. Nos Sages expliquent la portée profonde de sa prière : "Du pain à manger" : Non pas seulement de la nourriture disponible en abondance, mais la santé, la paix de l’esprit et l’apaisement nécessaires pour pouvoir la consommer et l’apprécier pleinement. "Des vêtements pour me vêtir" : Non pas de simples habits luxueux empilés dans une penderie, que l’on ne pourrait même pas porter en raison de la maladie ou de l’isolement social, mais des vêtements qui apportent dignité et chaleur à celui qui les porte. La bénédiction ultime se trouve là : une richesse sanctifiée, libérée des tourments et du stress, que l’on transforme au quotidien en un vecteur de bonté, de générosité et de joie. En unissant la sincérité de nos engagements, le dévouement envers les autres et une gratitude profonde envers Hachem, nous méritons d’inscrire notre nom pour une Parnassa complète, sereine et rayonnante de lumière. Rav Nathaniel Mimoun Magazine I n°375
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HOMMAGE À la mémoire du Rav Israël Its’hak Besançon Rav Israël Isaac Besançon s’est éteint dans la soirée du dimanche 6 septembre 2026, à l’âge de 81 ans. Il a été inhumé le lendemain dans l’ancien cimetière de Tsfat, en Erets Israël. Rabbin, artiste, écrivain, il laisse une œuvre spirituelle et artistique considérable. Israël Isaac Besançon est né à Nice, en France, le 27 décembre 1944 – 27 Kislev 5705. Très jeune déjà, il portait en lui deux passions qui allaient finalement se rejoindre et ne plus jamais se séparer : la recherche de la spiritualité et la création artistique. Dès son adolescence, il avait une soif immense de comprendre et de se rapprocher de la Torah. Très jeune, il fut marqué par l’univers de Marc Chagall, puis développa progressivement un langage profondément personnel.
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En 1980, son épouse Brakha (Barbara) mourut brutalement, laissant Israël Isaac avec de jeunes enfants. C’est au cœur de cette douleur qu’allait naître l’un de ses ouvrages les plus connus : Courage, autour de l’enseignement de Rabbi Na’hman : "Le désespoir n’existe pas !" Le Rav reconstruisit sa vie avec sa seconde épouse, Déborah. Elle partagea avec lui une très longue période de son existence et l’accompagna durant les années où son œuvre de transmission, d’édition et de construction communautaire prit une ampleur considérable. Elle devait
malheureusement le précéder elle aussi dans l’autre monde.
conçue en dix volumes, dont il fut l’initiateur et le rédacteur en chef.
Une vie consacrée à Breslev
Israël Isaac finit par faire son ‘Alya et s’installa à Tel-Aviv. Il fonda la communauté Shir Hadash autour de laquelle se développèrent un Beth Hamidrach, une Yéchiva, un Talmud Torah et des activités de diffusion de la Torah.
La grande rencontre spirituelle de sa vie fut celle avec les enseignements de Rabbi Na’hman. Il devint notamment proche de Rav Lévi Its’hak Bender.
Une œuvre qui demeure
Il laisse des dizaines de livres traduits en plusieurs langues, une œuvre picturale considérable et des heures d’enseignement enregistré. Parmi ses livres, on compte bien sûr Courage, mais aussi des ouvrages sur la Hitbodedout, sa Haggada (à laquelle il consacra 12 ans de travail), ainsi que de nombreux textes consacrés à la prière, à la joie, au couple, à la parole, au Chabbath, etc. Beaucoup de ces livres furent traduits et largement diffusés. Ce qui faisait leur force était qu’Israël Isaac écrivait ce qu’il vivait.
Parmi les réalisations majeures de la dernière partie de sa vie, il faut citer Péèr Halikoutim, l’édition monumentale du Likouté Moharan
Puissent son œuvre, ses enseignements et tout le bien qu’il a semé être une source de consolation.
Il comprit progressivement que l’une des missions de sa vie serait de rendre cet enseignement accessible, notamment au monde juif francophone. En 1976, avec la bénédiction de Rav Bender, il fonda à Aix-lesBains un Beth Hamidrach et un centre consacré à l’étude et à la diffusion de l’enseignement Breslev. Il participa ainsi à l’implantation de ce mouvement dans le monde francophone.
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Chabbath Chouva 5787
par Michaël Lumbroso Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.
(neutre) בינוני
Ce mot représente de manière imagée un enseignement, car il doit être "pris" par l’élève lorsque le maître le transmet.
Eux, dès Roch Hachana, ils sont inscrits dans le livre de la vie.
Ce trait de caractère est à double tranchant ; il peut soit encourager à continuer dans la mauvaise route, soit au contraire à persévérer dans la bonne.
On supplie Hachem pour qu’Il … les mauvais décrets. (déchire) קרע
Trois sont ouverts pendant ces jours-là, on espère être inscrit dans le bon. (livres) ספרים (les justes) צדיקים Hachem nourrit Son peuple avec ce liquide qu’il fait sortir de la roche graniteuse.
Qu’on ait le mérite d’en faire une complète, et avec amour ! Amen.
(huile) שמן
(repentir) תשובה
(Yom Kippour) יום כיפור (aigle) נשר
...מי כמוך (Qui peut T’être comparé…)
(subsistance) פרנסה (vide) ריק Magazine I n°375
Hachem est comparé à un oiseau qui étend ses … pour prendre ses petits dessus. (ailes) כנפיים
...זכרנו לחים (Souviens-Toi de nous pour la vie…) La Torah n’est pas quelque chose de … pour nous ; au contraire, elle est notre vie.
(beurre) חמאה
On prie pour qu’Il nous en accorde une bonne, qu’on ait de quoi nourrir notre famille.
(bonne) טובה
Hachem est comparé à cet oiseau qui se comporte avec clémence envers ses petits.
On se souhaite une … et douce année.
(l’entêtement) עקשנות
(miel) דבש
(Haazinou) האזינו
Ce jour correspond à la date de retour de Moché avec les secondes Tables de la loi.
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...וכתוב לחיים (Inscris pour une vie…)
C’est le gras du lait, certains aiment le tartiner sur du pain.
(enseignement) לקח
(Ata Kadoch) אתה קדוש Et cette phrase est à mentionner dans le premier paragraphe de la 'Amida.
Durant les dix jours de Téchouva, cette phrase est à mentionner dans le second paragraphe de la 'Amida.
Durant les dix jours de Téchouva, cette phrase est à rajouter dans la 'Amida à la fin du passage de Modim.
Cette Paracha est toujours lue le Chabbath avant Kippour ou bien celui d’après.
Hachem peut allaiter avec du … qu’Il fait sortir d’un rocher.
On prie Hachem pour qu’Il décrète sur nous de bonnes … . (décrets) גזרות
Durant ces jours, tout le monde doit se considérer comme tel, et faire plus de Mitsvot pour être inscrit dans le livre des Justes.
Durant les dix jours de Téchouva, on rajoute dans ce paragraphe de la 'Amida les mots Hamélekh Hakadoch.
M A G A Z I N E
Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Haazinou - notre approche face à l’étude de la Torah Comment peut-on attribuer la destruction du Temple de Jérusalem à une faute relativement mineure, celle de ne pas réciter la bénédiction de l’étude de la Torah ? Et cela contredit une affirmation du Talmud indiquant qu’il fut détruit à cause du meurtre, de l’idolâtrie et de l’immoralité. "Quand je proclame le Nom d’Hachem, rendez hommage à notre D.ieu." (Dévarim 32, 3) Nos Sages apprennent de ce verset de notre Paracha l’obligation de réciter Birkat Hatorah (Brakhot 21a). Le Talmud note à quel point négliger cette Mitsva est sévèrement puni : après la destruction du premier Temple et l’exil qui s’ensuivit, les Sages et les prophètes ne surent pas déterminer la cause d’une punition si dure, jusqu’à ce qu’Hachem leur dévoile que c’était parce qu’ils "abandonnèrent Ma Torah". (Yirmiyahou 9, 12) Rav explique que cela ne signifie pas qu’ils n’étudiaient pas la Torah, mais qu’ils ne récitaient pas Birkat Hatorah avant d’entamer leur étude. (Nédarim 81a) Petite faille, grandes conséquences Comment peut-on attribuer une sanction si rigoureuse à une faute relativement mineure ? Par ailleurs, une autre Guémara affirme que le premier Beth Hamikdach fut détruit à cause du meurtre, de l’idolâtrie et de l’immoralité. (Yoma 9b) Le Maharal écrit qu’il est impossible de la comprendre au sens littéral : la Brakha n’était pas dite avec l’intention adéquate. Lorsqu’une personne récite Birkat Hatorah, elle doit se concentrer sur son amour et sa gratitude envers Hachem, Qui lui donna la Torah.
Les Sages de la génération faisaient la Brakha mais ne se focalisaient pas suffisamment sur leur amour pour Hachem en la disant. Le Maharal explique comment cette petite faille fut la cause première des fautes capitales qui entraînèrent la destruction du Beth Hamikdach. Si une personne axe sa réflexion sur Hachem au cours de son étude, elle méritera une aide divine qui lui permettra d’éviter de fauter et rendra sa Téchouva plus facile. C’est ce que nos Sages veulent dire quand ils affirment que la lumière de la Torah fait revenir vers le bien. Mais si la personne ne se lie pas à Hachem par son étude, elle perd cette aide du Ciel particulière et risque, si elle trébuche, d’être prise au piège par la spirale descendante de la faute. Il est désormais possible de résoudre cette contradiction. Le Beth Hamikdach fut détruit à cause des fautes énumérées dans Yoma. Mais le manque de concentration dans Birkat Hatorah fut la cause première de la dégénérescence du peuple juif. Ne se liant pas à Hachem convenablement, les Bné Israël perdirent l’aide du Ciel et furent la proie du Yétser Hara’. Aimer la Torah sans jamais oublier Son généreux donateur Le Maharal propose une explication surprenante. Selon lui, il est impossible d’aimer deux choses à la fois. Se focaliser sur l’amour pour une chose nous empêche d’aimer véritablement
Supplément spécial Chabbath I n°375
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autre chose. Il existe deux sortes d’amour pendant Birkat Hatorah : l’amour d’Hachem et l’amour de la Torah, et il n’est pas envisageable d’aimer les deux simultanément ! Quand quelqu’un récite cette Brakha, il est plus probable qu’il exprime son amour pour la Torah que pour Hachem. Il nous avertit de dire la bénédiction sur la Torah de tout son cœur et de toute son âme. (Nétiv Hatorah 7) Ce raisonnement du Maharal semble contredire l’approche du Rav ‘Haïm de Volozhin (Néfech Ha’haïm). Ce dernier explique que lorsque l’on étudie la Torah, il ne faut pas avoir de réflexions profondes sur Hachem, mais approfondir au maximum la Torah étudiée, meilleure façon de se rapprocher de D.ieu. La distinction du Maharal entre l’amour d’Hachem et celui pour la Torah semble ne pas s’accorder avec le Néfech Ha’haïm. Cependant, la contradiction semble se dissiper. Le Maharal ne dit pas que l’on doit se concentrer sur l’amour de D.ieu durant l’étude. Par contre, avant de commencer à étudier, en disant Birkat Hatorah, il faut faire attention à ne pas oublier Hachem. Le Néfech Ha’haïm fait une remarque similaire : "Lorsque l’on se prépare à l’étude, il convient de passer au moins un petit moment à développer une réelle crainte de D.ieu, avec un cœur sincère." (Néfech Ha’haïm 4, 6) Il précise qu’il faut parfois faire une pause durant l’étude pour raviver sa Yirat Chamaïm. Avant d’étudier : se relier à Hachem Ainsi, ces deux Guédolim semblent s’accorder : avant d’étudier, l’homme doit garder à l’esprit Celui à Qui appartient la Torah qu’il étudie. En revanche, durant l’étude, il n’y a aucune raison de présumer que le Maharal soit en désaccord avec le Néfech Ha’haïm. Le déroulement des fêtes reflète cet enseignement. Juste après le mois d’Eloul, Roch Hachana et Kippour, consacrés à l’élévation personnelle et au rapprochement avec Hachem, nous terminons le cycle annuel de la lecture de la Torah, et célébrons sa beauté à Sim’hat Torah. La période préparatoire à Sim’hat Torah est propice à la concentration requise pendant l’étude : développer notre amour et notre crainte d’Hachem. Rav Yehonathan Gefen 26
Magazine I n°375 Supplément spécial Chabbath I n°375
Résumé de la Paracha Le nom Haazinou est donné en référence à sa forme poétique telle qu’elle est écrite dans le Séfer Torah. On prend à témoin le ciel et la terre vis-à-vis des engagements pris par les Bné Israël concernant le respect des Mitsvot de la Torah. Les voies d’Hachem sont justes contrairement à celles des hommes.
1
Les Bné Israël ont un comportement ingrat vis-à-vis d’Hachem.
2
Hachem va leur donner en héritage la terre d’Israël, riche, fertile et source d’abondance.
3
L’excès de bien qu’Hachem prodigue aux Bné Israël va provoquer une rébellion de leur part.
4
On annonce la liste des punitions aux Bné Israël, conséquence de leur désobéissance à Hachem.
5
Hachem contiendra Sa réaction de colère envers eux et n’ira pas jusqu’à les anéantir.
6
Hachem finira à la fin des temps par Se venger des nations, une fois que les Bné Israël auront subi toutes les punitions annoncées.
7
Moché exhorte les Bné Israël à étudier et observer la Torah, gage de leur vie et longévité sur la terre d’Israël.
8
Hachem demande à Moché de se préparer à sa mort. Il lui demande de gravir le mont Névo et d’observer la terre d’Israël qu’il ne foulera pas.
9
SHABATIK
N°494 Feuillet parents-enfants pour Chabbath par PRÉPARATIONS GÉNÉRALESédité : USTENSILES À NE PAS OUBLIER :
Haazinou 5786
Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas
Un étui pour ranger l’Afikomane
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
1 JEU PAR ÉQUIPE
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Une Haggada par personne (si possible, la
même pour tout le monde)
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne Formez équipes s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 ! (voirqui ci-dessous) et Maror pour tous les deux invités Une bassine jetable pour y verser le vin JESiUPessah tombe un jeudi, ne pas oublier le lors de l’énumération des 10 plaies “Erouv tavchiline” Des récompenses (friandises, fruits secs,...) A pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
IDENTIFICATION DES ÉQUIPES
LE QUIZ À ÉTAGES
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2.
1. 3 Matsot chemourot
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1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Les Chaussettes Champions ou Les Bretelles Rebelles ORDRE ALIMENTS : pourquoi vous êtes 2 points :pour le sloganDES le plus sympa) 3. Expliquez 2. Trouvez un slogan PLATEAU à votre équipe.DU ( SÉDER 2 points pour les plus convaincants,. Mar2opoints pour les plus drôles) les plus forts. (
(rondes, faites à la main) Un quiz sur Yom Kippour et les 10 jours de Techouva ! Avant chaque question, l’équipe
6
arpas Niveau 2 (moyen, 2 ou Niveau 3 choisit son niveau : Niveau 1 (facile, 2. Épaule s . K 1 point), arospoints) Hquestion. 4 sè Bonne réponse : on gagne les points). On annonce le niveau, puis on écoute. ‘la (difficile, 3 d’agneau t points. Mauvaise réponse : l’autre équipe peut voler la question ! 3. Maror tC so at 1. M
5. ‘Hazeret
5.
(laitue ou endives) Questions
Hazeret
Questions
à 2 points
Questions
à 3 points
alée
(laitue romaine) 4. Karpass (céleri)
Quelle prière célèbre, en 6.‘Harossèt Yom Kippour est le seul jour de araméen, ouvre le soir de Kippour 7. Oeuf dur À quelle fête est comparée Yom l’année avec un nombre particulier et annule les vœux ? ? salée 8.Kippour Bol d’eau d’offices de prière. Combien ?d’e e Kol Nidré . Bol se À Pourim (“Yom Ha-Kippourim”m Cinq (Arvit, Cha’harit,8Moussaf, o lit “Yom Ke-Pourim”, un jour commeur Min’ha, Néïla) Comment s’appelle la toute ot Pourim) dernière prière de Kippour, à la À l’époque du Temple, le Cohen tombée de la nuit, quand De quelle couleur beaucoup de Gadol entrait ce jour-là dans un lieu QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE “les MATSA & MAROR gens s’habillent-ils à Kippour, en portes se ferment” ? interdit tout le reste de l’année. de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main signeAdesavoir pureté :? 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit Lequel ? Néïla En blanc Hakodachim (le Saint des Quelles sont les 3 choses qui (sandwich) Le Kodech Etapes du Séder Motsi Kore’h Tsafoun (fin du repas) Saints) Comment appelle-t-on les 10 “déchirent le mauvais décret” Minimum 1 Kazayit 1 Kazayit jours entre Roch Hachana et Yom Au Temple,1onKazayit tirait au sort entre d’après la prière de ces jours ? Kippour ? deux boucs : l’un pour Hachem, Standard 2 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit La Téchouva, la Téfila et la Tsédaka Les 10 jours de Téchouva (Asséret l’autre était envoyé… où ? Hidour (au mieux) 2 Kazayit 1 Kazayit 2 Kazayit Quels sont les principaux Yemé Téchouva) À Azazel (précipité dans le désert) interdits de Yom Kippour ? Combien de temps dure le jeûne Quel livre lit-on à Kippour de Ne pas manger ni boire, ne pasMaror se de Yom Kippour, à MAROR peu près ? Etapes du Séder Kore’h Haftara le jour de (sandwich) Min’ha ? laver, ne pas mettre de crème, ne pas Environ 25 heures Le livre de Yona (Jonas) La quantité de Maror 1 Kazayit 1 Kazayit porter de chaussures en cuir
au s
à 1 point
MATSA
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JEUX
Le but de ce jeu est de résoudre une énigme basée sur un fait réel et étonnant. On lit l’histoire, puis on répond aux 4 questions à choix multiples. 1 point par bonne réponse.
Vers 1900, en Allemagne, un cheval nommé Hans semblait savoir compter, faire des additions, lire l’heure et même épeler des mots. Son maître le présentait devant des foules émerveillées. Le monde entier se demandait : ce cheval est-il un génie ? À vous de percer son secret ! Comment Hans “donnait-il” ses réponses aux calculs ? A. En tapant du sabot le bon nombre de fois B. En hochant la tête pour dire oui ou non C. En montrant des chiffres avec son museau A. Il tapait du sabot autant de fois que le résultat Que conclut la première commission d’experts venue l’examiner, en 1904 ? A. Que c’était un tour de magie truqué B. Qu’il n’y avait aucune tricherie : le cheval semblait vraiment doué C. Qu’il était dressé comme un cheval de cirque B. Elle ne trouva aucune tricherie et crut le talent bien réel En 1907, le savant Oskar Pfungst remarque une chose troublante : dans quels cas Hans répond-il juste ? A. Seulement quand c’est son maître, et personne d’autre, qui pose la question B. Seulement si la personne qui pose la question connaît la réponse et que Hans peut la voir C. Seulement quand la question est posée en allemand B. Uniquement quand le questionneur connaît la réponse et reste visible (juste 6 % de réussite quand Hans ne le voyait pas !) Quel était donc le vrai secret de Hans ? A. Un complice caché dans le public lui faisait des signes B. Son maître lui soufflait les réponses à l’oreille C. Il lisait les minuscules mouvements du corps et du visage des gens, qui se détendaient pile au bon chiffre
C. Il lisait le langage du corps : sans le savoir, les gens se crispaient puis se relâchaient au bon nombre de coups de sabot Hans ne savait pas compter, mais il “lisait” les cœurs — et cela vaut bien mieux que tous les calculs du monde.
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3 JEUX
LA DRÔLE D’HISTOIRE
On choisit un convive qui sort de table. On lit une histoire interrompue à 4 moments, avec 3 choix possibles à chaque fois. On doit deviner quelle réponse ce convive choisira pour chacun des 4 moments. Le convive revient, on lui lit l’histoire et il donne sa réponse pour chacun des 4 moments. On gagne 1 point par bonne prédiction.
La photo de classe catastrophe C’est le jour de la photo de classe. Tu arrives en retard, décoiffé, une tache sur le pull… et le photographe est du genre très, très pressé.
Moment 1
Qu’est-ce que tu fais ?
A. Tu te recoiffes en catastrophe avec un peu de salive et les doigts, façon “coiffure de star” B. Tu décides que la tache sur ton pull, c’est ton style, et tu la mets bien en avant C. Tu te places derrière le plus grand de la classe en espérant qu’on ne te voie pas Le photographe te repère aussitôt et te place… au premier rang, pile au centre. Impossible de te cacher.
Moment 2 Qu’est-ce que tu fais ? A. Tu fais le plus grand sourire de l’histoire, si large qu’on ne voit plus tes yeux B. Tu prends un air très sérieux, bras croisés, comme un ministre en réunion C. Tu lèves discrètement deux doigts en “oreilles de lapin” derrière la tête du voisin Au moment précis du déclic : “ATCHOUM !” Un éternuement fait bouger toute la rangée. Le photographe soupire : “On la refait !”
Moment 3
Qu’est-ce que tu fais ?
A. Tu protestes : “Mais elle était très bien, cette photo ! Pas besoin de la refaire !” B. Tu demandes si on a le temps d’aller aux toilettes, là, tout de suite C. Tu profites de l’agitation générale pour changer de place et filer discrètement au dernier rang Cette fois, c’est parfait ! Mais la sonnerie de la récré retentit… et toute la classe se lève et détale d’un coup.
Moment 4
Qu'est-ce que tu fais ?
A. Tu déclares forfait, tu files à la récré toi aussi : tant pis pour la photo B. Tu restes tenir compagnie au photographe et tu lui offres la moitié de ton goûter pour lui remonter le moral C. Tu fonces aux toilettes pour te recoiffer et enlever la tache Supplément spécial Chabbath I n°375
29 3
SHABATIK
34 JEU
4
JEUX EN VRAC
JEU EN ÉQUIPE
Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ?
La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :
• Je m’écris sur une portée et on me règle à la fin du repas.
• Petit gardien têtu qui ne s’ouvre qu’à ceux qui connaissent son chiffre secret.
> La note • J’accompagne les pas du promeneur fatigué, et sucrée, je pousse au soleil des îles. > La canne
JEU
6
> Le cadenas • Petit balai à poils en mission dans ta bouche, matin et soir. > La brosse à dents
DISCUTONS JUSQU’À ÊTRE D’ACCORD
On vous donne une liste à classer selon une règle. Vous devez discuter pour vous convaincre et vous mettre tous d’accord sur le premier élément du classement. Si tout le monde est d’accord : chaque équipe gagne points.Sinon : personne ne gagne. 3 Quelle est la meilleure excuse d’un enfant pour ne pas aller se coucher ? • “J’ai encore soif.” • “Je dois aller aux toilettes.” • “J’ai oublié de te dire un truc super important !” À vous de vous mettre • “Encore cinq minutes, s’il te plaît !” d’accord : quelle est la • “J’ai peur du noir.” meilleure excuse ? • “Je n’ai pas du tout sommeil.”
B
Indice : Souhaits calendaires La réponse, la semaine prochaine ! Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 30
Supplément spécial Chabbath I n°375
La Soucca du Tsadik de Jérusalem Le vagabond sent combien le Rav est spécial : pendant sa longue errance, il a souvent été moqué, rejeté, traité avec méfiance. Là, il se sent mieux que chez lui, comme si le Rav était son propre frère...
En 1929, Jérusalem est sous mandat britannique depuis 1923. La vie est chère, le travail est rare et grandes sont les tensions sociales et religieuses. La méfiance est totale depuis les pogroms d’août, dont celui de ‘Hévron qui a coûté la vie à au moins 133 Juifs.
Le rabbin ouvre, le visage rayonnant, comme s’il retrouvait un vieil ami. Sans poser de questions, il invite chaleureusement l’homme à entrer.
À Jérusalem, un Rav est connu pour ses actions de bienfaisance ; parmi elles, il est réputé pour son hospitalité. Sa maison est ouverte jour et nuit, y compris Chabbath, à quiconque cherche de quoi manger, un toit, ou simplement du réconfort.
Le Rav sourit de plus belle et le prend par le bras pour le faire entrer dans sa Soucca. "Vous ne me dérangez pas, surtout pas aujourd’hui ! Pendant Souccot, c’est une Mitsva d’accueillir des invités, surtout ceux qui cherchent un toit. Chaque soir, nous recevons nos Ouchpizin, nos invités d’honneur, comme Avraham, Its’hak et Ya’akov. Ce soir, nous en accueillons deux : Aharon Hacohen et vous !"
Nous sommes à la fin de Yom Kippour. Le soir même, le Rav construit une Soucca basique avec des planches usées et des feuilles de palmier en guise de Skhakh, tandis que les enfants la décorent de quelques fruits. Pendant Yom Tov et ‘Hol Hamo’ed, la famille accueille avec joie ceux qui viennent manger, sans distinction entre érudits, notables, nécessiteux ou inconnus de passage. Le vagabond dans la Soucca Un soir, un inconnu arrive à Jérusalem, aux vêtements sales et déchirés, avec l’air épuisé d’un voyageur pauvre ayant marché longtemps. Il cherche de maison en maison un endroit où se reposer, jusqu’à arriver devant la Soucca du Rav dont il a entendu parler ; malgré sa gêne, il toque quelques coups hésitants à la porte.
Très touché, l’homme a soudain honte d’entrer, et dit en hésitant : "Je... je ne suis qu’un pauvre vagabond, Rabbi. Je ne veux pas vous déranger."
Hospitalité proverbiale Le vagabond ému s’assoit dans la Soucca. Les enfants entrent à tour de rôle, chacun avec un plat frugal : une soupe chaude, un peu de pain, quelques fruits en guise de dessert. Malgré sa précarité visible, la famille partage avec une grande générosité le peu qu’elle a. Après la bénédiction Hamotsi sur le pain, le repas commence. Le vagabond n’a récité aucune bénédiction et s’est rué sur la nourriture. Le Rav, quoique surpris, le juge avec bienveillance. Sans le questionner sur sa vie, il lui parle de Souccot, des quatre espèces (Loulav, Etrog, Hadass et ‘Arava) et de la Mitsva de Hakhnassat Or’him, recevoir des invités.
Supplément spécial Chabbath I n°375
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"Cher ami, notre Soucca est temporaire. Elle important, qu’il refuse : il n’accepte ce poste nous rappelle que ce monde est éphémère, et qu’à condition de ne recevoir aucune paie. que seul Hachem est éternel, Sa Torah et Ses Un jour, attendu au consulat britannique, il Mitsvot permanentes. Quand on accueille aperçoit dans le couloir un visage des invités dans sa Soucca, surtout familier et l’interpelle : "On s’est ceux en difficulté, la Présence Notre déjà vus, Monsieur, mais divine s’invite avec eux." où ?" Soucca est Le vagabond sent combien L’homme ne semble temporaire. Elle le Rav est spécial : pas se souvenir. nous rappelle pendant sa longue Soudain, le souvenir errance, il a souvent que ce monde revient au Rav : "Mais été moqué, rejeté, si ! Vous étiez venu il est éphémère, et traité avec méfiance. y a deux ans dans ma Là, il se sent mieux que que seul Hachem Soucca ! Mais que faiteschez lui, comme si le Rav vous ici, habillé en officier est éternel était son propre frère. anglais ?!" Le repas s’achève. Le Birkat Hamazon est récité avec ferveur, on chante des chansons de fête. Le vagabond, resté silencieux, s’apprête à partir, mais le Rav lui saisit le bras. "Vous n’allez pas dormir dehors alors que vous pouvez réaliser la Mitsva de dormir dans la Soucca ?! On va vous préparer un matelas." L’homme remercie le Rav qui le bénit avant de s’endormir : "Puisse Hachem vous protéger au cours de votre voyage, vous donner la force nécessaire et vous accorder de longues années en paix, en bonne santé, dans la prospérité matérielle et spirituelle. Sachez que vous serez toujours le bienvenu ici." Des larmes coulent sur les joues du vagabond : "Je ne sais comment vous remercier. Je n’ai jamais été traité avec autant de bonté. Que D.ieu vous bénisse." Le lendemain, le vagabond a disparu ; le Rav continue sa vie comme à son habitude, accueillant d’autres invités dans sa Soucca avec la même bienveillance. Promotion désintéressée mais méritée Deux ans passent. À la demande des autorités britanniques, le rabbin est nommé aumônier des prisons juives. On lui propose un salaire 32 32
Gêné, l’homme répond : "Je vous dois la vérité. Il y a deux ans, on m’a chargé de recruter un aumônier pour les prisonniers juifs, le critère principal étant les qualités de cœur et la générosité. Vous vous en occupiez déjà avant d’être nommé, mais on a voulu vérifier si vous étiez vraiment la bonne personne. Vous avez dépassé nos attentes…" Grâce à son amour du prochain, le Rav assume cette mission comme personne. Mais qui est ce Rav ? Vous l’avez peut-être reconnu : il s’agit du Rav Arié Lévine, surnommé le "père des prisonniers" ou encore le Tsadik de Jérusalem, dont l’érudition et les qualités de cœur lui vaudront comme gendre Rav Yossef Chalom Elyashiv, l’un des grands maîtres de notre génération, disparu il y a 20 ans. À Souccot, il ne faut pas se contenter de réjouissances et de tables garnies, mais consacrer du temps à nos Mitsvot, dont celle de l’hospitalité et de l’amour du prochain. Comme Rav Arié Lévine, d’une compassion incomparable, ouvrons nos portes (avec prudence, par les temps qui courent...), notre Soucca et notre cœur à ceux qui en ont le plus besoin. C’est ainsi que l’on fait entrer la présence de D.ieu dans nos vies.
Supplément spécial Chabbath I n°375
Alexandre Rosemblum
FLASH CHABBATH Une perle sur la Paracha Paix & prospérité ""אבִ ינ ּו ַמלְ ֵּכנ ּו ָּכ ְתבֵ נ ּו ְּב ֵספֶ ר ּ ַפ ְרנָ ָסה וְ כַ לְ ָּכלָ ה ָ "Notre Père, notre Roi, inscris-nous dans le livre de la Parnassa" (Avinou Malkénou) La discorde est comme le feu. Ce dernier a besoin de bois pour se développer, mais lorsqu’on retire le bois du feu, il s’éteint de luimême. De même, lorsqu’un homme s’aperçoit qu’une querelle est sur le point de commencer, il doit s’en éloigner. Il est écrit qu’une discorde repousse 100 possibilités de Parnassa (moyens de gagner son argent) ! C’est la raison pour laquelle nos Sages ont institué la formule suivante dans le Birkat Hamazone, juste après notre demande de recevoir une Parnassa de manière respectueuse et sans aucun soupçon de vol : "Hachem, D.ieu de miséricorde, installe la paix entre nous." Avec la paix, la Parnassa sera acquise de manière honorable et sans effort.
Les lois du langage
Halakha x 3 Prendre sa tension à Kippour, permis ? Non, si vous êtes hors de danger. Si c'est pour prévenir une éventuel problème, ou si votre médecin pense que vous êtes en danger, il faudra prendre sa tension. Dans tous les cas, appelez un Rav afin de bien préciser la situation. Porter des chaussures confortables en plastique à Kippour ? Oui, seul le cuir est interdit. Néanmoins, celui qui portera des chaussures assez fines de sorte à sentir la dureté du sol mérite une bénédiction supplémentaire. (‘Hout Chani, Kippour 136) Une femme doit-elle de manger dans la Soucca ? Non, elle en est dispensée. Mais à chaque fois qu’elle le fera, ce sera considéré comme une Mitsva, à même de lui ajouter l’amour de D.ieu. Une femme séfarade ne récitera pas la bénédiction Léchev Basoucca (Chévet Halévi 8, 147)
Rabbi ‘Akiva, maître de la Torah orale Le piège du compliment en public Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne qu’il est interdit de faire l’éloge marqué d’une personne en présence d’un groupe étant entendu qu’il risque toujours de se trouver quelqu’un parmi les auditeurs qui ne partage pas l’estime qu’on lui porte et qui s’empresse d’ajouter quelques commentaires. Il est ici question d’Avak Lachone Hara’, littéralement de la poussière de médisance.
Ce lundi 10 Tichri (21/09/2026), jour de Yom Kippour, tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rabbi ‘Akiva, le bâtisseur de la Torah orale. Il fonda sa propre maison d’étude et compta 24 000 élèves, parmi lesquels Rabbi Méir et Rabbi Chim’on bar Yo’haï. Sa vie et son enseignement ont profondément marqué le monde de la Torah, jusqu’à nos jours. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous ! Magazine I n°375
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Du vendredi soir 25 septembre au dimanche 4 octobre La fête de Souccot arrive quelques jours après Kippour. Imprégnés et transformés par cette atmosphère particulière de purification, dès la sortie de ce grand jour, nous mettons toute notre énergie pour construire la Soucca, prêts à nous réjouir, Souccot marquant le temps de la réjouissance.
à notre vie un sens nouveau qui nous procure une joie particulière.
Comment ressentir une vraie joie, alors que nous abandonnons nos maisons et notre confort matériel pendant 7 jours, pour aller vivre dans une cabane précaire ?
Durant 40 ans dans le désert, les Bné Israël ont survécu grâce aux miracles d’Hachem, et ils se sont ainsi rapprochés de Lui. La forme de la Soucca (2 cloisons et une 3ème de 8 cm au minimum) est comparée à celle d’un homme qui enlace son ami, le bras et l’avant-bras sont longs et la 3ème partie représente la main. De la même manière, par la Mitsva de la Soucca, chaque cœur juif ressentira avec émerveillement cette proximité particulière avec D.ieu.
Quitter notre résidence pour vivre dans une Soucca temporaire nous rappelle que ce monde matériel est également transitoire. Ici-bas, nous nous préparons au monde futur en nous élevant spirituellement. Comprendre cela, c’est donner
Souccot est un moment privilégié. Nous nous réfugions sous Ses ailes protectrices, et nous réalisons que tout dépend de Lui. Nous ressentons alors la joie véritable : celle de placer notre confiance en Lui…
Signification "Dans les Souccot, vous habiterez pendant sept jours, tout citoyen en Israël demeurera dans les Souccot. Afin que vos générations sachent que dans les Souccot, J’ai fait habiter les Bné Israël, quand Je les ai fait sortir du pays d’Egypte, Je suis Hachem votre D.ieu." (Vayikra 23, 42-43) La fête de Souccot célèbre dans la joie l’assistance divine reçue par les Bné Israël dans le désert, après la sortie d’Egypte. Des nuées féériques et prodigieuses les accompagnèrent et les entourèrent pour les protéger de tout mal. Ils campèrent également dans des cabanes jusqu’à leur arrivée en Israël.
peuple. En quittant l’Egypte pour aller dans le désert, ils ont fait preuve d’une foi inébranlable et en retour, ils purent recevoir tout ce dont ils avaient besoin. Souccot commence le 15 Tichri et dure sept jours en Israël et huit partout ailleurs dans le monde.
Ces miracles nous montrent le dévoilement spécial d’une relation d’amour entre D.ieu et Son
SOUCCOT : signifie “cabanes”, en souvenir des habitations dans lesquelles nos ancêtres résidèrent dans le désert. Souccot est aussi appelé "’Hag Haassif", la fête de la récolte, car elle marque la fin du cycle agricole annuel. 34 34
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PRÉPARATIONS AVANT LA FÊTE (avant vendredi 25 sept. 2026 au soir) • Construction de la Soucca
Pour être valable (Cachère), la Soucca doit se trouver sous la voûte du ciel, être recouverte de branchages, roseaux ou herbes, avoir 70 cm de long sur 70 cm de large et 1 mètre de hauteur, minimum. Afin d’honorer ce lieu de fête, on a coutume de décorer joliment l’intérieur avec des images, dessins ou objets. Consultez la vidéo explicative sur le site de Torah-Box.
• Dons aux démunis Comme à chaque fête, la Torah nous demande de penser aux plus démunis pour que tous la vivent dignement. Faites votre don sur torah-box.com/souccot
• Achat et préparation des 4 espèces En vue de la Mitsva d'agiter les 4 espèces (le Etrog - cédrat, le Loulav - branche de palmier dattier, Chaque jour de la fête de Souccot (à l’exception du Chabbath), nous avons une Mitsva de prendre les « Quatre Espèces » : les - 2 branches saule, les(cédrat), Hadassim - 3 feuilles de myrte) pendant la fête de Souccot, un ‘Aravot Loulav (branche de palmierde dattier), unet Étrog trois Hadassim (branches de myrte) et deux Aravot (branches de saule).il convient de les choisir avec le plus grand soin afin de s'assurer qu'elles correspondent aux critères Lorsque vous irez les acheter, munissez-vous de cette fiche pratique créée par l’équipe Torah-Box. exigés par la que Halakha et qu'elles permettent de réaliser la Mitsva de manière optimale. Pour votre Mitsva soit valable, les quatre espèces doivent satisfaire quelques règles de base : ETROG Jaune de préférence. Sinon : vert Sans trou, ni morceau de peau ou de chair manquant. Pas fendue, sèche, pelée, ni trop molle Partie sup. Sans point noir sur la pointe et l’inclinaison supérieure Couleur Peau
Forme
Pyramidale : large dans sa partie inférieure, plus étroite dans sa partie supérieure
Pointe
S’il possède une pointe (Pitom), elle ne devra pas être cassée
HADASS (myrte)
Branches Feuilles
Fraîcheur Taille
Branche centrale
LOULAV La feuille centrale de la pointe ne doit pas être séparée en 2 parties.sur toute sa longueur. Qu’elle soit fermée.
Pointe
Entière et pas coupée
Fraîcheur
Pas desséché
Taille
Longueur minimale : 40 cm
Forme
Le plus rectiligne possible
Consultez la vidéo sur : torahbox.com/5TM5 ARAVA (saule) HADASS 3 branchettes Branches Forme des feuilles Doivent avoir poussé d’un même point donné sur la branche, par groupe de 3, Contours de la sur la moitié de la longueur feuille Pas desséché (ne doit pas s’effriter) Taille Longueur minimale : 24cm De préférence : 30cm
ARAVA 2 branchettes Allongée (et pas arrondie) Lisse (et pas en ‘dents de scie’) Longueur minimale : 24cm De préférence : 30cm
Assurez-vous que les “4 espèces” soient sous contrôle d’une autorité rabbinique compétente.
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Pas fendue, sèche, pelée, ni trop molle Partie sup. Sans point noir sur la pointe et l’inclinaison supérieure
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Longueur minimale : 40 cm
Forme
Le plus rectiligne possible
Pointe
Pyramidale : large dans sa partie inférieure, plus étroite dans sa partie supérieure S’il possède une pointe (Pitom), elle ne devra pas être cassée
HADASS (myrte)
Branches Feuilles
Fraîcheur Taille
HADASS 3 branchettes Doivent avoir poussé d’un même point donné sur la branche, par groupe de 3, sur la moitié de la longueur (nedoit doivent s'effriter) Pas desséchées desséché (ne pas pas s’effriter) Longueur minimale : 24cm De préférence : 30cm
ARAVA (saule)
Branches Forme des feuilles
ARAVA 2 branchettes Allongée (et pas arrondie)
Contours de la feuille
Lisse Lisses(et (etpas pasen "en‘dents dents de de scie’) scie")
Taille
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Assurez-vous que les “4 espèces” soient sous contrôle d’une autorité rabbinique compétente.
VENDREDI 25 SEPTEMBRE 2026 (veille de fête) • En Diaspora, préparation d’une bougie de 48h lulav.indd 1
On l’allume avant l’entrée de Chabbath pour l’utiliser pendant le 2ème jour de Yom Tov : allumer le gaz pour cuire si besoin et allumer les bougies du 2ème soir de fête (en Diaspora).
8/29/13 5:23
• Allumage des bougies de Chabbath et Yom Tov Les femmes allument les bougies avant l’entrée de Chabbath. Séfarades (avant l’allumage des bougies) : bénédiction 1 Ashkénazes (après l’allumage des bougies) : bénédictions 2 + 3
1
Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha'olam Acher Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Chabbath VéYom Tov.
2
Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha'olam Acher Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Chabbath Vechel Yom Tov.
3
Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam Chéhé’héyanou Vékiyémanou Véhigui’anou Lazeman Hazé.
SOUCCOT : DU VEN. 25 SEPT. AU SOIR AU VEN. 2 OCT. 2026 • Résider dans la Soucca
Depuis le 1er soir de fête (vendredi 25 septembre 2026) et pendant toute la semaine, chaque instant dans la Soucca est une Mitsva ! Toute la famille y mangera tous les repas (obligation seulement pour les hommes). Et la coutume est d’y recevoir des invités. Si cela est possible, les hommes ont aussi l’obligation d’y dormir.
• Lois de Yom Tov (depuis vendredi 25 septembre au soir) Pendant ces jours, les lois sont les mêmes que celles du Chabbath, excepté le fait qu’il est permis d’allumer un feu à partir d’une flamme existante (veilleuse de 48h allumée avant la fête). Mais il est interdit de l’éteindre. Il est également autorisé de porter à l’extérieur des objets nécessaires à la fête. Cette année où le premier jour de Yom Tov coïncide avec Chabbath, on y observera les
lois de Chabbath comme à l’accoutumée.
• En Diaspora, allumage des bougies du 2ème jour de fête (samedi 26 septembre au soir) A la tombée de la nuit, les femmes (en Diaspora uniquement) allument les bougies de la 2ème fête (à partir d’une flamme existante) (cf. horaires page 21) en récitant la ou le(s) même(s) bénédiction(s) que la veille. Pour les Séfarades, remplacer la fin Ner Chel Chabbath VéYom Tov par Ner Chel Yom Tov et pour les Ashkénazes, remplacer Ner Chabbath VeChel Yom Tov par Ner Chel Yom Tov.
• Lois de ‘Hol Hamo’ed (demi-fêtes) Pendant ces jours, c’est une grande Mitsva d’être joyeux ! On porte de beaux vêtements et on organise des repas de fête, pour différencier ces jours saints des jours ordinaires. Il sera interdit de travailler (en cas de vrai besoin : contacter un Rav), de se couper les cheveux et de se raser. Et on ne lavera pas de linge, sauf si cela est indispensable. Magazine I n°375
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• Prières spéciales Toute la semaine de fête, on chante le Hallel complet et on ajoute la prière de Moussaf dans l'office du matin. On ajoute “Ya’alé Véyavo” dans la ‘Amida (18 bénédictions) et le Birkat Hamazon et on lit le passage des Hocha’anot avec le Loulav.
• Bénédiction(s) sur le Loulav Les hommes ont l’obligation de réciter chaque jour (sauf le Chabbath), la bénédiction sur le Loulav composé des quatre espèces :
“Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam Achèr Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou ‘Al Nétilat Loulav’’ Le deuxième jour de Souccot (cette année), on ajoute :
‘‘Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam Chéhé’héyanou Vékiyémanou Vehigui’anou Lazémane Hazé’’.
On agite ensuite le Loulav dans les 6 directions Sud, Nord, Est, haut, bas et Ouest, sauf si la coutume de votre synagogue est différente.
• Sim’hat Beth Hachoéva En souvenir de la joie intense qui régnait à l’époque du Temple pendant la fête de Souccot, nous avons l’habitude de nous réjouir ces soirs de fête en dansant joyeusement à la synagogue ou autre endroit public.
• Hocha’ana Rabba (du jeudi 1 au soir au vendredi 2 octobre 2026) Ce 7ème jour de Souccot
nous permet de
réparer nos fautes, si elles ne l’ont pas été pendant Roch Hachana ou à Yom Kippour. Une veillée d'étude de Torah est organisée à la synagogue. Si vous n’avez pas trouvé d’endroit pour la faire, consultez les cours sur : www.torah-box.com/hochaana 38 38
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CHEMINI 'ATSÉRÈT ET SIM’HAT TORAH (fin de la Soucca) • Chemini ‘Atsérèt est le 8ème jour après le début de Souccot. Il représente un jour supplémentaire où nous pouvons rester proches de D.ieu. En Israël, cette fête dure un seul jour (samedi 3 octobre) et en Diaspora 2 jours (samedi 3 et dimanche 4 oct.).
• Sim’hat Torah est la fête de la Torah ! Elle marque la grande joie que nous avons d’avoir terminé la lecture de ses 5 livres, et de recommencer ce jour. En Israël, la fête est célébrée le même jour que Chemini ‘Atsérèt (samedi 3), et en Diaspora, le 2ème jour de Chemini ‘Atsérèt (dimanche 4 octobre).
VEILLE DE LA FÊTE (vendredi 2 octobre 2026) • En Diaspora, préparation d’une bougie de 48h On l’allume avant l'entrée de Chabbath pour l’utiliser pendant le 2ème jour de Yom Tov : allumer le gaz pour cuire si besoin, et allumer les bougies du 2ème soir de fête (en Diaspora).
• Allumage des bougies de Chabbath et Yom Tov Les femmes allument les bougies avant l’entrée de la fête (Chémini ‘Atsérèt).
CHEMINI 'ATSÉRÈT (vendredi 2 au soir & samedi 3 octobre 2026) • En Israël (Sim’hat Torah & Chemini ‘Atsérèt) C’est la fête de Sim’hat Torah à la synagogue. Les hommes chantent et dansent en faisant 7 rondes (Hakafot) autour des rouleaux de la Torah sortis de l’Arche sainte. On emmène aussi les enfants pour les habituer à l’honneur dû à la Torah. Ils reçoivent des sucreries et gardent ainsi un souvenir joyeux de la fête. Pendant ce jour de Yom Tov, on consomme un repas de fête précédé du Kiddouch. A la tombée de la nuit, c’est la fin de la fête. On récite la Havdala habituelle (cf. horaires page 10).
• En Diaspora (1er jour de Chemini ‘Atsérè t) Pendant ce jour de Chabbath et Yom Tov, on consomme dans la Soucca un repas de fête précédé du Kiddouch. Le samedi 3 à la tombée de la nuit, les femmes allument les bougies pour le 2ème jour de fête à partir d’une flamme déjà existante, en récitant la ou les même(s) bénédiction(s) que la veille.
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EN DIASPORA SIM’HAT TORAH (dimanche 4 octobre 2026) • On célèbre la fête de Sim’hat Torah à la synagogue, selon les mêmes coutumes qu’en Israël. • A la tombée de la nuit, c’est la fin de la fête. On récite la Havdala sur le vin uniquement.
01.80.20.5000
02.37.41.515
torah-box.com.com/question
+33 6 24 44 66 07
Dates & Horaires
40 40
VEN 25/09
SAM 26/09
VEN 02/10
SAM 03/10
VEILLE DE CHABBATH & YOM TOV
CHABBATH & YOM TOV
VEILLE DE CHEMINI ‘ATSERET SIM’HAT TORAH
CHEMINI ‘ATSÉRET SIM’HAT TORAH
ISRAËL
Allumage avant
Fin de la fête Havdala
Allumage avant
Fin de chabbath Havdala
Jérusalem
17h52
19h07
17h43
18h58
Tel Aviv-Jaffa
18h15
19h09
18h06
19h00
Ashdod
18h16
19h10
18h07
19h01
Netanya
18h15
19h09
18h06
19h00
VEN 25/09
SAM 26/09
VEILLE DE CHABBATH & YOM TOV
FIN DE CHABBATH DEBUT YOM TOV
FIN DE YOM TOV
CHEMINI ‘ATSÉRET VEILLE DE VEILLE DE SIM’HAT CHEMINI ‘ATSÉRET TORAH
AUTRES PAYS
Allumage avant
Allumage après*
Fin de la fête Havdala
Allumage avant
Allumage après*
Fin de la fête Havdala
Paris
19h24
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Lyon
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Marseille
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Nice
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Strasbourg
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20h04
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Toulouse
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Bruxelles
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Montréal
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Genève
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Casablanca
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Los Angeles
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Miami
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New York
18h29
19h27
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Magazine I n°375
DIM 27/09
VEN 02/10
* à partir d’une veilleuse allumée depuis avant l’entrée de la fête
SAM 03/10
DIM 04/10 SIM’HAT TORAH
RÉFLEXION
La Torah nous ordonne à plusieurs reprises de nous réjouir pendant Souccot. Mais qu’a donc cette fête de particulier pour que la joie y occupe une telle place ? Et que pouvons-nous mériter grâce à cette joie ? L’injonction de se réjouir à Souccot apparaît à trois reprises dans la Torah : "Vous prendrez, le premier jour, le fruit d’un bel arbre, des branches de palmier, des rameaux de myrte et des saules de rivière, et vous vous réjouirez
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Magazine I n°375
devant Hachem votre D.ieu pendant sept jours" (Vayikra 23, 40). La Torah dit également : "Tu célébreras la fête de Souccot pendant sept jours […] et tu te réjouiras pendant ta fête […] et tu ne seras que joyeux" (Dévarim 16, 13-15).
Pourquoi cette insistance particulière sur la joie ?
Le Gaon de Vilna explique que le verset du Chir Hachirim : "Le Roi m’a introduite dans Ses appartements ; exultons et réjouissons-nous en Toi" fait allusion à la fête de Souccot. "Le Roi m’a introduite dans Ses appartements" évoque l’ordre d’entrer dans la Soucca, tandis que "exultons et réjouissons-nous en Toi" renvoie à Souccot, appelé dans la Torah Zman Sim’haténou, le temps de notre joie. Mais de quoi devons-nous nous réjouir ? Lorsque les Bné Israël commirent la faute du Veau d’or, les Nuées de Gloire qui les accompagnaient dans le désert disparurent. À Yom Kippour, le peuple obtint le pardon, lorsque Hachem déclara à Moché Rabbénou : "J’ai pardonné selon ta parole."
Le lendemain, le 11 Tichri, Moché transmit au peuple l’ordre de construire le Michkan. Les 13 et 14 Tichri, les Bné Israël apportèrent leur or et leur argent pour sa construction. Le 15 Tichri, les travaux commencèrent et les Nuées de Gloire revinrent entourer le peuple. Les Bné Israël purent ainsi constater concrètement qu’Hachem leur avait pardonné. Voilà l’une des grandes joies de Souccot : celle qui suit le pardon obtenu à Yom Kippour. Cette joie nous accompagne encore aujourd’hui. Après avoir bénéficié nous aussi du pardon et de l’expiation de Yom Kippour, nous entrons dans la Soucca, qui rappelle les Nuées de Gloire et représente un lieu où repose la Présence divine. Le Sfat Émet explique dans le même esprit que la joie apparaît précisément après Roch Hachana et Yom Kippour : une fois purifié de ses fautes, le cœur de l’homme retrouve sa droiture, et la joie peut à nouveau s’y éveiller.
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RÉFLEXION un enseignement essentiel : notre vie dans ce monde est passagère. Le Midrach enseigne qu’à Souccot, les âmes ont déjà obtenu leur acquittement à Yom Kippour. Nous sortons donc de Yom Kippour acquittés et pardonnés : c’est déjà une immense raison de nous réjouir. Mais Souccot correspond également à la période des récoltes. Les greniers sont remplis, les fruits ont été cueillis et le vin est entreposé. Le Séfer Ha’hinoukh explique qu’à cette époque de l’année, la joie vient naturellement. L’homme contemple le fruit de son travail et l’abondance qu’il a pu accumuler. Mais précisément à ce moment-là, la Torah lui demande de prendre cette joie matérielle et de l’élever, en la dirigeant vers Hachem. C’est également l’une des raisons de la Mitsva des quatre espèces : au moment où l’homme pourrait se laisser absorber par la satisfaction de sa réussite matérielle, il tient entre ses mains des éléments qui lui rappellent que sa joie véritable doit être consacrée à Hachem et à Son service (Séfer Ha’hinoukh, Mitsva 324).
Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, le Ba’al Hatanya, explique que Souccot correspond au verset : "Sa droite m’étreint." Lorsqu’une personne en enlace une autre par amour, elle l’entoure de ses bras et ne veut pas la laisser s’éloigner. De la même manière, à Souccot, le Skakh et les parois de la Soucca nous entourent de tous côtés. Et l’image est d’autant plus parlante que, selon la Halakha, une Soucca réglementaire doit être constituée d’au moins trois parois latérales, deux longues et une plus courte. Cette structure évoque le bras qui se replie autour de quelqu’un pour l’enlacer : deux parties du bras entourent la personne, tandis que la main vient compléter l’étreinte.
Quitter sa maison pour s’installer dans une demeure provisoire nous transmet également 44
Magazine I n°375
Les difficultés que nous traversons ne sont pas éternelles. Ce sont des épreuves temporaires, destinées à nous faire progresser. De même, toutes les réussites matérielles après lesquelles nous courons ne nous accompagneront pas dans le monde éternel. Regarder la vie sous cet angle procure une profonde sérénité. Les problèmes prennent une autre dimension ; les déceptions matérielles perdent de leur importance. Ce monde est provisoire, et ses difficultés le sont elles aussi, tout comme la Soucca dans laquelle nous habitons quelques jours. Cette prise de recul est elle-même une source de joie.
À l’époque du Beth Hamikdach, lors du sacrifice quotidien du matin, on versait du vin sur l’autel. Pendant Souccot, on procédait également à une libation d’eau puisée à la source du Chiloa’h au lever du jour. Chaque nuit de ‘Hol Hamo’èd, à l’exception de Chabbath, une immense célébration accompagnait le puisage de cette eau et sa libation sur l’autel : la célèbre Sim’hat Beth Hachoéva. La Guémara décrit l’intensité extraordinaire de ces réjouissances et rapporte cette phrase de nos Sages : "Celui qui n’a jamais vu la joie de la Sim’hat Beth Hachoéva n’a jamais vu de joie de sa vie." Le Sfat Émet révèle une idée remarquable sur la puissance de la joie pendant Souccot. Il explique que la Sim’hat Beth Hachoéva porte ce nom parce que l’on y "puisait" l’inspiration divine : la joie est le récipient qui permet de puiser les eaux de la vie, c’est-à-dire le Roua’h Hakodech. Plus encore, enseigne-t-il, l’illumination de toute l’année dépend, dans une certaine mesure, des sept jours de Souccot. Et quel est le réceptacle permettant de recevoir cette lumière ? La joie ! Chouli Chemoueli
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MODE D'EMPLOI Les 4 espèces de Souccot Les “quatre espèces” de Souccot sont composées du Loulav, une longue branche de palmier ; de trois Hadassim, des branches de myrte ; de deux ‘Aravot, des branches de saule ; et d’un Étrog, le cédrat. Le Loulav, les Hadassim et les ‘Aravot sont attachés ensemble, tandis que l’Étrog reste séparé et se tient dans l’autre main au moment d’accomplir la Mitsva. Voici comment procéder, étape par étape. Préparer les espèces Avant Yom Tov, on prépare le Loulav avec les trois Hadassim et les deux ‘Aravot. Afin de préserver leur fraîcheur, il faut les conserver dans une serviette légèrement humide ou dans un étui hermétique. Il est préférable d’attacher l’ensemble des trois espèces avant l’entrée de la fête, afin de ne pas avoir à faire de nœud pendant Yom Tov. Si cela n’a pas été fait, on pourra néanmoins les attacher pendant Yom Tov à l’aide d’un nœud coulant idéalement. Comment attacher le Loulav ? On place le Loulav bien droit au centre, la nervure tournée vers soi. Les trois Hadassim sont disposés à sa droite et les deux ‘Aravot à sa gauche, légèrement plus bas que les Hadassim. Le Loulav doit dépasser les Hadassim d’au moins un Téfa’h, soit environ 8 cm. Avant l’entrée de la fête, on attache les trois espèces ensemble à leur base à l’aide d’une fine bande tirée d’une feuille du Loulav, en réalisant un double nœud. Si les branches ont tendance à s’écarter ou à retomber, on ajoute un second lien quelques centimètres plus haut afin de bien maintenir l’ensemble.
Comment tenir les quatre espèces ? Pour accomplir la Mitsva, on se tient debout. Le Loulav, auquel sont attachés les Hadassim et les ‘Aravot, est tenu dans la main droite, la nervure centrale tournée vers soi, tandis que l’Étrog est tenu dans la main gauche. On veille à garder toutes les espèces dans leur sens naturel : la base en bas et le sommet en haut. On prononce ensuite la bénédiction : “Baroukh Ata Hachem Elokénou Mélekh Ha’olam, Acher Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou ‘Al Nétilat Loulav”. Le premier jour de Souccot, on récite également “Chéhé’héyanou”. On rapproche alors l’Étrog du Loulav pour réunir les quatre espèces et les agiter ensemble. 46
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Chers amis, Yom Kippour n'est pas facile : Dimanche soir et Lundi, nous enchaînerons 25 heures de jeûne, de prières, de longues stations debout… mais c'est le jour le plus CHANCEUX de l'année, celui où D.ieu nous purifie et nous rapproche intensément de Lui.
Faites 3 choses essentielles : 1
Se séparer de son argent sale / volé Nos prières ne monteront pas si elles sont soutenues par de l'argent volé, comme le Rambam l'enseigne : « la Téchouva et Yom Kippour n'expient pas les fautes envers autrui tant qu'on n'a pas réparé le tort. » (Car voler ne se limite pas à prendre de l'argent.
C'est par exemple utiliser un abonnement de transport qui ne nous appartient pas, profiter
d'une erreur de caisse, s'absenter du travail sans vraie raison, retarder un salaire, annuler une baby-sitter sans payer, emprunter sans rendre, utiliser les biens d'un voisin sans permission ou profiter des services d'une synagogue sans jamais contribuer, etc.)
2
Pardonner pour être pardonné Dites à voix haute : « Je pardonne à tous ceux qui m'ont causé du tort : mon conjoint, mes voisins, mes amis, mes ennemis, mon patron/mes employés… même mon banquier et ses appels angoissants. Je pardonne de tout cœur, même si c'est difficile, même si l'offense reste dans ma mémoire. Je veux que personne ne soit puni à cause de moi. »
3
Faites une véritable Téchouva (repentir) Le processus est : a/ Confesser ses fautes à voix haute. b/ Les regretter sincèrement.
c/ Décider fermement de ne plus les répéter.
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MODE D'EMPLOI Comment agiter le Loulav ? Les quatre espèces une fois réunies, on effectue les mouvements dans l’ordre suivant : Sud, Nord, Est, Haut, Bas et Ouest. À chaque direction, on éloigne les espèces de la poitrine puis on les ramène vers soi, trois fois de suite. Lorsqu’on les dirige vers le haut, on lève les
La Mitsva du Loulav se réalise uniquement pendant la journée et ne s’accomplit pas le Chabbath. Par ailleurs, le premier jour de Souccot, les quatre espèces doivent appartenir à celui qui accomplit la Mitsva. Si elles appartiennent à quelqu’un d’autre, celui-ci peut les lui donner en cadeau à condition qu’elles lui soient rendues juste après. Ainsi, elles lui appartiennent réellement le temps d’accomplir la Mitsva. Les femmes sont dispensées de cette Mitsva, mais celles qui souhaitent l’accomplir peuvent le faire, et cela est digne d’éloge. En revanche, selon l’usage séfarade, elles ne doivent en aucun cas réciter la bénédiction.
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Magazine I n°375
bras ; lorsqu’on les dirige vers le bas, on les abaisse tout en maintenant le Loulav droit, sans jamais le retourner. Selon l’usage séfarade, ces mouvements se font sans secouer fortement les feuilles, à la différence de certains usages achkénazes.
Testez vos connaissances sur la fête de Souccot en famille ou entre amis !
1. Deux mois avant la fête, j’ai construit dans mon jardin une pergola partiellement murée, dont le toit est fait de joncs. Ai-je le droit de l’utiliser comme Soucca ? A. Non, il faudra la démonter entièrement et construire une Soucca avant l’entrée de la fête. B. On ajoutera un peu de Skhakh dans l’intention d’accomplir la Mitsva, pour être au top. C. Rien : l’intention n’est requise que si la pergola a été construite par un non-juif.
le Skhakh de la Soucca en plein Yom Tov. Que peut-on faire ? A. Rien : on mangera dans la maison jusqu’à la sortie de la fête. B. On demandera à un non-juif de le remettre en place. C. On le remettra soi-même, puisqu’il s’agit d’une Mitsva de la Torah.
2. La Pkeila de ma belle-mère est meilleure
Soucca. Que dois-je faire ?
servie dans la marmite où elle a été cuisinée. Peut-on apporter la marmite dans la Soucca ? A. Non, c’est interdit. B. Si la marmite est en métal précieux, c’est permis. C. Comme il s’agit là de l’honneur dû à la Soucca, c’est permis.
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3. En vacances à la mer, le vent a emporté
4. Mon père s’est endormi en dehors de la A. Il est interdit de le réveiller — sauf si ton père t’a explicitement demandé de le réveiller, ou si tu sais que ton père le souhaite : c’est alors une Mitsva. B. C’est toujours une Mitsva de le réveiller, comme pour toute autre personne. C. Tu ne le réveilles que s’il y a une Soucca à proximité.
5. J’habite à Paris. Le premier soir de
Souccot, il pleut à torrent, nous avons donc procédé au Kiddouch et au Motsi à la maison. Soudain, une éclaircie. Que doit-on faire ? A. On va dans la Soucca où l’on refait Kiddouch et Motsi. B. On finit normalement le repas à la maison, de crainte que la pluie ne reprenne de plus belle. On ne s’y rendra que pour le dessert. C. On retourne immédiatement dans la Soucca manger la quantité de pain requise par la Torah.
6. J’ai un camping-car auquel
j’ai ajouté au-dehors des parois et un Skhakh. Le problème, c’est que les parois n’atteignent pas le sol. Ma Soucca est-elle Cachère ? A. Oui, si on mange sur de hauts tabourets. B. Il vaut mieux manger dans le camping-car. C. Si les parois commencent à plus de 24 cm audessus du sol, la Soucca n’est pas Cachère.
Réponses 1b ; 2b ; 3b ; 4a ; 5c ;6c
Oulpan
Pendant les Jours redoutables
Pendant les Jours redoutables, on ouvre non seulement le livre de prières, mais aussi la liste des bonnes résolutions de l’année dernière. Et on découvre qu’une partie d’entre elles nous attendent toujours…
Vocabulaire • ( נּ ֹו ָר ִאיםNoraïm) - redoutables ֹ (Pot’him) – ouvrent, on ouvre • ּפו ְת ִחים • ( ִסדּ ּורSidour) – livre de prières • ( ֶאלָּ אÉla) – mais, mais plutôt • ימה ָ ( ְר ׁ ִשRéchima) – liste ֹ ( ַה ְח ָלHa’hlatot) – décisions, résolutions • טות • ( ֵמ ַה ׁ ּ ָש ָנה ׁ ֶש ָע ְב ָרהMéhachana ché’avra) – de l’année passée
• ( ְמ ַגלִּ יםMégalim) – découvrent, on découvre
ַ ּביָ ִּמים ַהנ ֹּו ָר ִאים
ּנֹור ִאים ָ ַבַ ּ ָי ִּמים ה ּפֹות ִחים ל ֹא ַרק ְ אֶ ּלָא,אֶ ת הַ ִּסּדּור ּגַם אֶ ת ְר ִׁשימַ ת הַ הַ ְחלָטֹות .ּׁשנָה ֶׁשעָ ְב ָרה ָ ַמֵ ה ּומגַּלִ ים ֶׁשחֵ לֶק ֵמהֶ ן ְ …עֲדַ יִן ְמחַ ּכֹות לָ נּו • ’( ֵח ֶלקHélèk) –une partie, un morceau • ‘( ֲע ַדיִ ןAdaïn) – encore, toujours ֹ ( ְמ ַחMé’hakot) – attendent • כות D’autres mots avec la racine .ט.ל.(( חdécider, trancher)
• ( ֻמ ְח ָלטMou’hlat) – absolu, catégorique • ( ֶה ְח ֵל ִטיHé’hléti) – décisif, catégorique • ( בְּ ֶה ְח ֵלטBéhé’hlèt) – absolument Magazine I n°375
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Pose ta question, un rabbin répond !
Étudier en chaussettes à la synagogue, permis ? Est-ce qu’on a droit d’étudier en chaussettes dans le Beth Hamidrach ? Est-ce que c’est un Bizayone (mépris) ou au contraire c’est mieux parce que l’endroit est Kadoch ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Le fait de retirer ses chaussures et de rester en chaussettes lorsque l’on étudie ne constitue aucunement un manque de respect envers le Beth Haknesset ou le Beth Hamidrach. D’ailleurs, le jour de Yom Kippour ou du 9 Av, durant lesquels il est interdit de porter des chaussures en cuir, de nombreuses personnes ont l’habitude de prier au Beth Haknesset en chaussettes et la Halakha ne les gronde absolument pas. Il est donc clair que le fait de ne pas porter de chaussures ne diminue en rien le respect dû à ces endroits emprunts d’une grande Kédoucha. Il va sans dire que les chaussures devront être déposées dans un endroit discret, de manière à ne pas être exposées ouvertement dans le Beth Haknesset ou le Beth Hamidrach. (Michna Beroura 614, 5 et 15 ; Sia’h Téfila 468, 13)
Séli’hot au Kotel : que faire lorsque la foule entraîne une proximité interdite ? J’ai pu assister un soir aux Séli’hot au Kotel, c’était une très belle soirée, mais je m’en veux beaucoup car des personnes poussaient ou se "collaient" à moi, et, très mal à l’aise et agacée, j’ai prononcé instinctivement une insulte à voix basse. Ce n’est déjà pas conseillé, mais dans un endroit aussi sain, je souhaitais savoir s’il y avait quelque chose à faire pour réparer cette faute. Réponse de Rav Gabriel Dayan Premièrement, même s’il eût effectivement été préférable d’éviter les paroles en question, vous n’avez pas à vous en vouloir de les avoir prononcées. Vous vous êtes retrouvée dans une situation gênante et inconfortable, avec des personnes qui vous poussaient et vous mettaient mal à l’aise. Dans de telles circonstances, il peut être difficile de garder son calme et de maîtriser parfaitement ses paroles. Il n’est donc pas nécessaire de vous tourmenter à ce sujet. Deuxièmement, il faut savoir que nous ne devons pas rechercher un mérite spirituel au prix d’une situation nous conduisant à transgresser une interdiction. Les Séli’hot au Kotel sont certes une magnifique occasion de prier dans un lieu Kadoch, mais il ne s’agit pas d’une obligation qui imposerait de se retrouver dans une situation aussi problématique. (Mitsva Habaa Bé’avéra, Hagorémet Lé’avéra ; Souccot 9a [Ritva] ; ‘Hével Na’halato 5, 1) Si vous constatez que l’affluence au Kotel vous place dans une situation aussi inconfortable et interdite, il est préférable de ne pas vous y rendre et de réciter les Séli’hot dans un Beth Haknesset, où vous pourrez prier dans de bonnes conditions, avec sérénité et concentration. (Igrot Moché Yoré Dé’a 2, 137 et 3, 54 ; Gan Na’oul III, 323-346 ; 396-400) Tous les mérites que l’on peut acquérir en priant dans un lieu aussi Kadoch que le Kotel ne justifient pas de se placer ensuite dans une situation susceptible de nous faire perdre, à nous-mêmes ou à ceux qui nous entourent, de nombreux mérites. Si vous souhaitez malgré tout participer aux Séli’hot au Kotel, il serait préférable d’attendre dans la partie de l’esplanade réservée aux femmes, jusqu’à ce que la foule se soit suffisamment dispersée, puis de rejoindre la sortie en toute sécurité et dans de bonnes conditions. 52
Magazine I n°375
Il achète son pain chez "Paul", peut-il monter à la Torah ? Une scène m’a marquée à la synagogue : un monsieur a été appelé pour monter à la Torah, puis un autre s’est levé, offusqué, et a crié : "Il achète son pain chez Paul [une chaîne de boulangeries non-Cachère en France] et vous le faites monter ?! Ne reviens plus ici !" Après l’office, je suis allé voir l’individu qui l’a interpellée pour lui demander pourquoi avoir agi ainsi, et il m’a expliqué que la personne qui est montée achète son pain dans cette boulangerie en toute connaissance de cause, et qu’elle ne considère pas que c’est grave, considérant les lois de Cacheroute excessives et injustes. L’homme qui achète son pain chez Paul peut-il monter à la Torah ? L’autre personne a-telle eu raison de l’interpeller ainsi ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Le fait qu’une personne achète son pain chez "Paul" ne suffit pas pour l’empêcher de recevoir une montée à la Torah, d’autant plus qu’après tout, elle se rend à la synagogue pour rencontrer le Créateur du monde. Ce n’est pas à nous de décider qui mérite ou non de recevoir une montée. Les sentiments doivent rester aux vestiaires.(Piské Techouvot 5762, 136, 2) Celui qui a fait honte à la personne en question et surtout en public, transgresse une faute d’une grande gravité. Il doit obligatoirement lui demander pardon (face à tous les fidèles) avant qu’il ne soit trop tard. Il aurait été préférable qu’il s’adresse à cette personne avec douceur et respect, plutôt que de lui faire honte en public. Il pouvait simplement lui expliquer, avec délicatesse, ce qui posait problème et l’inviter à rectifier son comportement. En ce qui concerne le pain, voici les risques encourus : 1. Parfois, les boulangers ajoutent de la poudre de lait comme améliorant. À Amsterdam, par exemple, le pain est très souvent ‘Halavi. Donc, il est interdit à la consommation même si tous les autres ingrédients sont absolument Cachères. (Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 97, 1) 2. Dans certaines boulangeries, le pain est cuit sur des plaques graissées. Les matières grasses sont assez souvent d’origine animale. Donc, strictement interdites. 3. Le boulanger peut cuire sur les mêmes supports des spécialités susceptibles de contenir des graisses animales ou des ingrédients laitiers : pains spéciaux, pizzas ou mini-pizzas au fromage ou à la viande, tourtes (aux lardons ou au fromage), baguettes viennoises ou pâtisseries. 4. Parfois, les restes de pâtisseries de la veille sont utilisés comme levain pour la fabrication du pain frais du jour. Ces pâtisseries contiennent des matières grasses interdites. Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...
Une équipe de Rabbanim répond à vos questions du matin au soir, selon vos coutumes :
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RECETTE Tchoulent de Chabbath Avec son paleron fondant, ses haricots et son orge, ce Tchoulent généreux est idéal pour réunir toute la famille et se réchauffer dans la Soucca ! Pour 8 personnes
Temps de préparation : 20 min
Temps de cuisson : 8h
Difficulté : facile
Ingrédients
Réalisation - Laissez tremper les haricots dans un récipient d’eau
• 400 g d’un mélange de haricots blancs et rouges secs • 700 g de petites pommes de terre • 2 oignons • 5 gousses d’ail • 1 kg de paleron de bœuf • ½ verre d’huile • 250 g d’orge • 1 cuil. à café de paprika doux • 1 cuil. à soupe de miel de dattes (Silan) • 4 œufs • Sel et poivre
froide pendant toute une nuit, pour les attendrir. - Épluchez les pommes de terre. Épluchez et hachez les oignons et l’ail. Coupez la viande en morceaux. - Dans une grande cocotte, faites chauffer l’huile à feu vif. Ajoutez les oignons et la viande, puis laissez colorer le tout. - Ajoutez les pommes de terre et les haricots. Mouillez un peu plus qu’à hauteur, puis ajoutez l’orge, le paprika et le Silan. Ajoutez les œufs dans leur coquille. Salez et poivrez selon votre goût. Couvrez et laissez cuire à feu doux pendant 2h (surveillez régulièrement qu’il reste de l’eau ; ajoutez-en au besoin), avant de placer sur la Plata de Chabbath jusqu’au repas du lendemain.
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‘Hag Saméa’h et Chabbath Chalom !
Perle de la semaine par
"Plus les hommes s’éloignent de la vérité et plus fou leur apparaît celui qui s’éloigne du mal." (Rabbi Na'hman de Breslev)