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Torah-Box Magazine n°374 Israël - Roch Hachana

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Roch Hachana

n°374

9 septembre 2026 I 27 Eloul 5786


L'ÉDITO DE LA SEMAINE J’ai perdu confiance en D.ieu ! Notre époque voit une bonne partie du peuple hébreu se rapprocher du judaïsme. Il y a comme un vent de pureté qui souffle, ramenant irrésistiblement les Juifs vers leur patrimoine. Incroyable ! Pourtant, il existe chez certains de ces Ba’alé Techouva un phénomène douloureux, qu’ils n’osent pas toujours exprimer : celui de la perte de confiance en D.ieu. Trop “déçus”, ils ne placent plus réellement leur espoir en Lui. Que s’est-il donc passé ? Pour certains, après avoir réalisé de nombreux sacrifices pour se rapprocher de la Torah, ils attendaient de D.ieu, en retour, une “contrepartie”. “Depuis que j’ai fait Techouva, rien ne va plus : mes affaires marchent moins bien, j’ai des problèmes de santé et de couple. J’ai arrêté de travailler le Chabbath, et je me retrouve au chômage ! J’ai fait ma ‘Alya pour l’éducation des enfants… qui depuis ont quitté le judaïsme !” D’autre part : “Je suis tombé sur un faux rabbin escroc", ou encore : “En me rapprochant de la Torah, je me sens tout le temps coupable, alors qu’hier, j’étais heureux dans mon inconscience, à me prélasser à l’ombre d’un cocotier, sans le moindre sentiment de culpabilité.” Paradoxalement, on n’abandonne pas pour autant le chemin de la Torah. On continue à prier, mais plus avec le cœur : on prie parce que la loi l’exige. Par contre, on ira se rendre sur les tombeaux des Tsadikim, on ira demander des bénédictions aux Rabbanim, on accomplira des Segoulot (comme la Mitsva de prélever la ‘Hala). Comme si l’on cherchait la protection de D.ieu sans véritablement placer sa confiance en Lui. Disons-le d’emblée : ces plaintes n’ont rien de honteux, ni ne sont nécessairement le signe d’une foi défaillante. Ainsi, Iyov crie, conteste, réclame des comptes — et c’est lui que D.ieu justifie face à ses amis trop certains d’avoir les bonnes réponses. David ouvre parfois sa prière par “‘Ad ana, Hachem,

tichka’héni nétsa’h ?” (“Jusqu’à quand m’oublieras-Tu ?”). La plainte adressée à D.ieu, plutôt que murmurée loin de Lui, est déjà une forme de confiance : on ne crie que vers Celui dont on attend encore quelque chose. En réalité, le problème n’est pas d’avoir espéré une contrepartie : la Torah parle elle-même de bénédiction et de rétribution. Il est ailleurs : avoir réduit toute la relation à ce seul registre, comme si D.ieu était un partenaire d’échange dont on pourrait exiger des comptes, ici-bas, en temps réel. La tradition tient les deux fils ensemble : il y a certes rétribution, mais son échelle et son délai ne sont pas les nôtres. Ce qui vacille n’est pas Sa bonté, absolue, mais notre prétention à la mesurer avec nos instruments. Nous sommes à la veille de Roch Hachana, date de la création de l’homme, où chaque année porte en elle un nouveau départ. Nous mentionnons le mérite du sacrifice d’Its’hak ; le Chofar, corne de bélier, y fait allusion. Avraham, lui non plus, ne comprenait pas. D.ieu lui avait promis une descendance par Its’hak, puis lui demanda de l’offrir en sacrifice. Durant les trois jours de marche vers le mont Moria, la Torah ne nous dit rien de ses pensées. Sa grandeur fut justement d’avancer sans comprendre, en continuant à placer sa confiance en D.ieu. Son exemple devient une référence, et aussi un mérite perpétuel pour sa descendance. À partir de Roch Hachana, nous disons : Avinou, Malkénou ! Un père véritable n’est ni un guichet qui solde ses comptes chaque jour, ni un personnage indifférent : il possède simplement des données que l’enfant ne peut voir ni saisir sur le moment. Ce n’est pas sans raison que nous consommons des mets sucrés ce soir-là : c’est un moyen d’affirmer que la table de D.ieu est, in fine, une table de bonté ! Chana Tova Oumévorekhet ! Rav Daniel Scemama Magazine I n°374

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SOMMAIRE Daniel Scemama 03 Rav L'Édito - J’ai perdu confiance en D.ieu 07 - Signification - Lois & coutumes - Séder - Dates & horaires Hayot 16 Rony Les pyromanes de l’Occident Benhamou 18 Binyamin Avant Roch Hachana, pourquoi se rendre sur les tombes ? ça coûte ? 24 Combien Un Mikvé Yehonathan Gefen 25 Rav Roch Hachana - Apprécier les luttes intérieures

27 Shabatik 31 Histoire Le Chofar clandestin du Kotel message du Admour 34 LeChabbath, notre meilleur avocat pour le jour du Jugement

38

Rav Yossef-‘Haï Abergel Roch Hachana : l’heure des vraies priorités

me suis trompé 42 JeLe téléphone à la synagogue traduit et expliqué 44 Piyout 'Èt Cha'aré Ratson

46 Femmes À toutes les mamans qui resteront à la maison avec les

Responsable publication David Choukroun Rédacteurs Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Rony Hayot, Binyamin Benhamou, Rav Yehonathan Gefen, Rav Yossef-‘Haï Abergel, David Choukroun, Rav Eliahou Uzan, Sarah Kisielewski, Myriam Abib, Moshé ‘Haïm Sebbah, Rav Gabriel Dayan, Rav Avraham Garcia, Chloé Flam Mise en page Dafna Uzan Couverture 3d.oshri Secrétariat 02.37.41.515 Publicité Daniel Peretz daniel26mag@gmail.com 054-24-34-306 Distribution diffusion@torah-box.com Remarques & commentaires magazine@torah-box.com Abonnement torah-box.com/magazine

enfants pendant Roch Hachana

50 Questions au Rav Paracha pour les enfants 52 LaMode "nouvelle année" activé 54 Recette Harissa tunisienne au miel

 Les annonces publicitaires sont

sous la responsabilité de leurs annonceurs

 Ne pas lire pendant la prière  Ce magazine contient des

enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle


CALENDRIER DE LA SEMAINE

Jeudi 10 Septembre Rav Its'hak Akrich

MER

9 sept. 27 Eloul

Daf Hayomi 'Houlin 132 Michna Yomit Kélim 29-8

JEU

Samedi 12 Septembre

10 sept. 28 Eloul

Daf Hayomi 'Houlin 133 Michna Yomit Kélim 30-2

Rav Yéhouda Ayache

Dimanche 13 Septembre

Rav Salman Eliahou Rav Moché Bar Chaoul Hacohen

Lundi 14 Septembre Rav Efraïm Hacohen

Mardi 15 Septembre

VEN

11 sept. 29 Eloul

SAM

12 sept. 1 Tichri

DIM

13 sept. 2 Tichri

LUN

14 sept. 3 Tichri

MAR

Rav Avraham Dantziger

15 sept. 4 Tichri

Daf Hayomi 'Houlin 134 Michna Yomit Kélim 30-4

Horaires du Chabbath et Yom Tov Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Roch Hachana 1er jour

Entrée

18:10

18:32

18:32

18:32

Daf Hayomi 'Houlin 135 Michna Yomit Ohalot 1-2

Sortie

19:26

19:28

19:28

19:28

Roch Hachana 2

ème

Zmanim du 12 Septembre

jour

Daf Hayomi 'Houlin 136 Michna Yomit Ohalot 1-4

Jeûne de Guédalia Daf Hayomi 'Houlin 137 Michna Yomit Ohalot 1-6 Daf Hayomi 'Houlin 138 Michna Yomit Ohalot 1-8

Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Nets

06:21

06:23

06:23

06:22

Fin du Chéma (2)

09:28

09:29

09:30

09:29

'Hatsot

12:36

12:37

12:38

12:37

Chkia

18:49

18:51

18:51

18:50


Chaque année, à Roch Hachana, D.ieu rend Son jugement et met en place toutes les conditions de vie qui vont être les nôtres… Si ces jours redoutables peuvent nous effrayer, le Midrach nous enseigne qu’ils seront pour nous une grande lumière ! Car lorsque D.ieu nous juge et rend Son verdict, Il n’a qu’un seul objectif : nous aider à nous corriger, nous parfaire et à grandir… En décidant de tout ce que nous recevrons cette année, Il définit en fait le cadre idéal pour nous faire évoluer au maximum de nos possibilités ! Notre part de responsabilité Mais Sa décision dépendra aussi de nous ! Notre sincérité à regretter nos fautes, notre volonté de nous rapprocher de Lui, en reconnaissant Sa

royauté et Ses commandements. Nous devons ainsi vivre la fête comme une possibilité de régénération, de renaître et réécrire une nouvelle vie ! Car grâce à cette nouvelle énergie, nous avons la capacité de changer les choses et de décider ce que nous souhaitons être... La lumière du jugement En cela, le jugement divin est une lumière, une force soutenant nos efforts pour devenir meilleurs, jusqu’à l’année prochaine. Et d’année en année, grâce à l’aide divine, nous progressons, et pouvons atteindre des sommets.

Signification La Torah nous enseigne que le 1 jour de Roch Hachana (qui dure 2 jours) est le 1er Tichri, qui correspond au jour de la création de l’Homme. Cela nous rappelle ainsi la relation unique de chacun avec D.ieu. Pendant cette fête, toute l’humanité est jugée ! Nous défilons devant Lui en écoutant les célèbres sons du Chofar (corne de bélier), qui éveillent en nous un tremblement intérieur et proclament la royauté divine. er

Chacun se retrouve avec lui-même, procédant à une profonde introspection, un bilan de l’année

passée et fixant ses engagements pour l’année à venir. Pendant ces 2 jours, nous prions pour bénéficier d’une année heureuse et pour être inscrits dans le livre de la Vie ! Le 1er jour de la fête marque aussi le début des 10 jours de pénitence (qui se terminent le jour de Kippour), pendant lesquels nous montrons sincèrement à D.ieu notre désir de nous rapprocher de Lui et d’accomplir Ses commandements.

ROCH HACHANA : signifie “début de l’année”, car notre jugement déterminera tout ce qui nous arrivera pendant l’année à venir. La fête est ainsi un commencement pour chacun d’entre nous. Elle est aussi appelée Yom Hadin (jour du jugement), Yom Terou’a (jour de la sonnerie) ou Yom Hazikarone (jour du souvenir). Magazine I n°374

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Lois & coutumes

Mois d’Eloul

Ce mois qui précède la fête est particulièrement propice à l’acceptation de nos prières. Depuis le 1er Eloul (et plus tard pour les Ashkénazes) jusqu’au jour de Kippour, les hommes se lèvent tôt le matin pour implorer le pardon de D.ieu en récitant les Seli’hot (supplications) à la synagogue avant l’office.

Vendredi 11 septembre 2026 (Veille de fête) Annulation des vœux (Hatarat Nédarim) On a l’habitude d’annuler les vœux et les promesses faites l’an passé et qui n’auraient pas été tenues. En présence de dix hommes, à la synagogue juste après l'office du matin, chacun récite un texte figurant dans les livres de prières de Roch Hachana.

Pèlerinage des Justes et des proches L’habitude est de se recueillir sur les tombes de nos proches ou des Justes, afin qu’ils implorent la miséricorde d’Hachem en notre faveur.

Préparation à la fête Les hommes se coupent les cheveux et vont au Mikvé pour se purifier en l’honneur du jugement. Toute la famille, confiante en la bonté divine, revêt des habits de fête, tout en conservant une certaine sobriété pour ne pas oublier le caractère solennel de ce jour.

Dons à la Tsédaka Comme à chaque fête, la Torah nous demande de penser aux plus démunis pour que tous la vivent dignement. Faites un don généreux sur : torah-box.com/grandappel

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Magazine I n°374


À l'aube de la nouvelle année,

L’appel de nos Maîtres

Des milliers de familles attendent notre aide pour entrer dans la nouvelle année avec dignité.

La prière des Guedolim, veille de Roch Hachana

Envoyez vos noms

1-800-22-36-36

w w w . v a a d h a r a b a n i m . f r Envoyez votre chèque à : Vaad haRabanim 2 Rehov Yoel Jerusalem

Envoyez votre don dans l'enveloppe jointe

Envoyez votre don à l'un des Rabanim de votre région (demandez la liste au numéro 1-800-22-36-36).

Appelez ce numéro pour un don par carte de crédit : 1-800-22-36-36 en Israël: 00. 972.2.501.91.00

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Veuillez libeller vos chèques à l'ordre de Vaad haRabanim


Vendredi 11 septembre 2026 (Veille de fête) - suite Préparation d’une bougie de 48h On l’allume avant la fête afin de disposer d’une flamme pendant Yom Tov, notamment pour allumer le gaz si besoin et les bougies du deuxième soir de fête.

Allumage des bougies de Chabbath et Yom Tov Les femmes allument les bougies avant l’entrée de Chabbath et Yom Tov (cf. horaires page 14) après avoir récité la bénédiction correspondante pour les Séfarades et avant de réciter les bénédictions correspondantes pour les Ashkénazes.

VENDREDI SOIR (11/09)

ET

Séfarades : bénédiction 1 Ashkénazes : bénédictions 2 + 4

SAMEDI SOIR (12/09) Séfarades : bénédiction 3 Ashkénazes : bénédictions 3 + 4

1

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha'olam Acher Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Chabbath Veyom Tov

2

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha'olam Acher Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Chabbath Vechel Yom Tov

3

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha'olam Acher Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Yom Tov

4

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam Chéhé’héyanou Vékiyémanou Véhigui’anou Lazeman Hazé.

Après la prière du soir, on se souhaite mutuellement d’être inscrits et scellés pour une bonne année (“Lechana Tova Tikatèv Veté’hatèm”)

Lois de Chabbath et Yom Tov Cette année, le premier jour de Roch Hachana tombe Chabbath. Les lois de ce jour sont donc identiques à celles d'un Chabbath ordinaire. Cependant pour le deuxième jour (de samedi soir 12 septembre au dimanche soir 13 septembre 2026), les lois sont les mêmes que celles du Chabbath, excepté le fait qu’il soit permis d’allumer un feu à partir d’une flamme existante (veilleuse de 48h allumée avant Chabbath). Mais il est interdit de l’éteindre. Il est permis de cuisiner pour les besoins de la fête à partir de ce feu. Il est également autorisé de porter à l’extérieur des objets nécessaires à la fête.

Séder du 1er soir On récite le Kiddouch, on procède à l’ablution des mains (“Nétilat Yadaïm”) suivie de la bénédiction “Hamotsi” sur du pain que l’on trempe dans du miel, symbole d’une année douce. Avant de commencer le repas, la coutume est de consommer certains aliments en guise de “bon signe” pour l’année à venir. 10

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On prendra une datte et on récitera la bénédiction :

‫ּ ָברו ְּך ַא ּ ָתה ה׳ אֱ ל ֵֹקינ ּו מֶ לֶ ְך הָ עוֹ לָ ם בּ וֹ ֵרא ּ ְפ ִרי הָ ֵעץ‬ Après avoir gouté la datte, prenez-en une autre.

Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :

ָ ‫יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ‬, ‫ֶיך ה' אֱ ל ֵֹקינ ּו וֵאל ֵֹקי אֲ בוֹ ֵתינ ּו‬ ‫שי ָר ָע ֵתנ ּו‬ ֵ ׁ ‫שי ּ ּ ִַת ּמ ּו אוֹ יְבֵ ינ ּו וְ ׂשוֹ נְ ֵאינ ּו וְ כָ ל ְמבַ ְק‬ ֶׁ

Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, qu’il y a une fin à nos ennemis, ceux qui nous haïssent et tous ceux qui nous veulent du mal.

Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :

ָ ‫יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ‬, ‫ֶיך ה' אֱ ל ֵֹקינ ּו וֵאל ֵֹקי אֲ בוֹ ֵתינ ּו‬ ‫שיּ ְִר ּב ּו ז ִָכיּוֹ ֵתינ ּו ו ְּתלַ ְ ּבבֵ נ ּו‬ ֶׁ Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que nos mérites se multiplient et que Tu nous prennes à cœur.

Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :

Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :

Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que soient abattus nos ennemis, ceux qui nous haïssent et tous ceux qui nous veulent du mal.

Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que disparaissent nos ennemis, ceux qui nous haïssent et tous ceux qui nous veulent du mal.

Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :

Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :

Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que le mal de notre verdict soit déchiré, et que nos mérites soient énoncés devant Toi.

Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que nous soyons remplis de Mitsvot comme la grenade [est remplie de grains].

ָ ‫יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ‬, ‫ֶיך ה' אֱ ל ֵֹקינ ּו וֵאל ֵֹקי אֲ בוֹ ֵתינ ּו‬ ‫שי ָר ָע ֵתנ ּו‬ ֵ ׁ ‫שיּ ִָּכ ְרת ּו אוֹ יְבֵ ינ ּו וְ ׂשוֹ נְ ֵאינ ּו וְ כָ ל ְמבַ ְק‬ ֶׁ

ָ ‫יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ‬, ‫ֶיך ה' אֱ ל ֵֹקינ ּו וֵאל ֵֹקי אֲ בוֹ ֵתינ ּו‬ ָ ‫ וְ י ִָּק ְרא ּו ְלפָ נֶיך ז ִָכיּוֹ ֵתינ ּו‬,ּ‫ש ִּת ְק ַרע רוֹ ַע ְ ּגזַר דִּ ינֵנו‬ ֶׁ

Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :

ָ ‫יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ‬, ‫ֶיך ה' אֱ ל ֵֹקינ ּו וֵאל ֵֹקי אֲ בוֹ ֵתינ ּו‬ ‫ש ְּתחַ דֵּ ׁש ָעלֵ ינ ּו ָׁשנָה טוֹ בָ ה ו ְּמתו ָּקה ַּכדְּ בָ ׁש‬ ֶׁ

Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que Tu renouvelles pour nous une année bonne et douce comme le miel.

ָ ‫יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ‬, ‫ֶיך ה' אֱ ל ֵֹקינ ּו וֵאל ֵֹקי אֲ בוֹ ֵתינ ּו‬ ‫שי ָר ָע ֵתנ ּו‬ ֵ ׁ ‫שיּ ְִס ּ ַת ְּלק ּו אוֹ יְבֵ ינ ּו וְ ׂשוֹ נְ ֵאינ ּו וְ כָ ל ְמבַ ְק‬ ֶׁ

ָ ‫יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ‬, ‫ֶיך ה' אֱ ל ֵֹקינ ּו וֵאל ֵֹקי אֲ בוֹ ֵתינ ּו‬ ‫ש ִ ּנ ְהיֶה ְמלֵ ִאים ִמ ְצוֹ ת ָּכ ִר ּמוֹ ן‬ ֶׁ

Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :

ָ ‫יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ‬, ‫ֶיך ה' אֱ ל ֵֹקינ ּו וֵאל ֵֹקי אֲ בוֹ ֵתינ ּו‬ ‫ֹאש וְ לֹא ְל ָזנָב‬ ׁ ‫ש ִ ּנ ְהיֶה ְלר‬ ֶׁ Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que nous soyons à la tête et non à la queue.


Samedi 12 septembre 2026 Comportement honorable Afin de mériter un jugement favorable, certains ont l’habitude d’éviter les paroles inutiles, de renforcer l’étude en Torah, de lire des Psaumes (Tehilim) et de ne pas dormir pendant la journée des 2 jours de Roch Hachana.

Allumage des bougies du 2ème jour de fête A la tombée de la nuit, les femmes allument les bougies de la 2ème fête (cf. horaires page suivante) à partir d’une flamme déjà existante. (cf. bénédictions en page 10).

Kiddouch du 2ème soir Lors du Kiddouch du second soir de la fête, il est vivement recommandé de poser un nouveau fruit sur la table afin de pouvoir réciter la bénédiction Chéhé’héyanou (du Kiddouch). Si l’on n’en possède pas, on récitera malgré tout cette bénédiction. Cette année, le 2ème soir tombant à la sortie du Chabbath, on récite la bénédiction de Havdala (Hamavdil Ben Kodech Lékodech) dans le Kiddouch.

Séder du 2ème soir On reprend le même rituel que la veille, en consommant en plus un nouveau fruit.

Dimanche 13 septembre 2026 Sonneries du Chofar Les hommes ont l’obligation d’écouter le son du Chofar le matin à la synagogue. Cette corne de bélier rappelle l’animal offert en sacrifice à la place d’Its’hak. D.ieu Se souvient alors du mérite d’Avraham et d’Its’hak et tendra à nous juger favorablement, face à notre repentir sincère ! Cette année, le 1er jour de Roch Hachana tombant un Chabbath, les sonneries du Chofar n'auront lieu que le 2ème jour de Roch Hachana, soit le dimanche 13 septembre.

Tachlikh Après la prière de l’après-midi du deuxième jour (le 1er jour tombant un Chabbath), on a la coutume d’aller “jeter” nos fautes près d’un cours d’eau, en récitant un texte spécifique.

Havdala A la sortie de la fête, on récite la Havdala sur le vin uniquement.

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APRÈS LA FÊTE Le jeûne de Guédalia (lundi 14 septembre 2026) Il commémore l’assassinat de Guédalia Ben A’hikam le Juste (gouverneur de Judée après la destruction du 1er Temple), le jour de Roch Hachana. Il tombe chaque lendemain de Roch Hachana (le 3 Tichri), sauf si c’est un Chabbath, auquel cas le jeûne est repoussé au dimanche. (Cf. horaires p.14)

Chabbath Chouva (vendredi 18 au soir & samedi 19 septembre 2026) Il a une importance particulière, se situant entre Roch Hachana et Yom Kippour. Nous lisons à la synagogue une Haftara qui parle du repentir, nous encourageant tous à la Techouva. La coutume est d’aller à la synagogue écouter le discours du rabbin pour cette occasion.

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Dates & Horaires Ven 11/09

Sam 1209

Dim 13/09

Lun 14/09

1er soir de Roch Hachana

2ème Soir de Roch Hachana

Fin de Roch Hachana

Jeûne de Guédalia

Allumage avant

Allumage après *

Havdala après

Jérusalem

18h10

19h26

19h25

Tel Aviv

18h34

19h28

Achdod

18h34

Netanya

ISRAËL

Début

Fin

Ven 18/09

Sam 19/09

Veille de Fin de Chabbath Chouva Chabbath Chouva Allumage avant

Havdala après

05h09 19h21

18h01

19h17

19h27

05h11 19h23

18h25

19h19

19h28

19h27

05h12 19h23

18h25

19h19

18h34

19h28

19h27

05h10 19h23

18h24

19h18

Paris

19h54

20h58

20h56

05h49 20h51

19h39

20h43

Lyon

19h41

20h43

20h41

05h47 20h36

19h28

20h29

Marseille

19h38

20h38

20h36

05h50 20h31

19h25

20h24

Nice

19h30

20h31

20h29

05h42 20h24

19h18

20h17

Strasbourg

19h32

20h36

20h34

05h28 20h29

19h17

20h21

Toulouse

19h54

20h54

20h52

06h05 20h47

19h41

20h40

Bruxelles

19h47

20h54

20h51

05h35 20h46

19h32

20h37

Montréal

18h54

19h56

19h54

05h01 19h49

18h41

19h42

Genève

19h37

20h39

20h37

05h41 20h32

19h23

20h24

Casablanca

19h24

20h19

20h17

05h58 20h13

19h14

20h09

Los Angeles

18h46

19h41

19h40

05h21 19h36

18h37

19h31

Miami

19h11

20h03

20h02

05h58 19h58

19h03

19h55

New York

18h53

19h51

19h50

05h13 19h45

18h41

19h39

AUTRES PAYS

* à partir d’une veilleuse allumée depuis avant l’entrée de Chabbath.

LIENS UTILES Séder de Roch Hachana en vidéo : torahbox.com/QQN9 Grand appel de Roch Hachana : torah-box.com/grandappel Prières de Roch Hachana en PDF : torahbox.com/V6Q3

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TRIBUNE par Rony Hayot Les pyromanes de l’Occident Au centre de cette collusion se dresse une cible privilégiée : l’État d’Israël. Pour cette coalition de la haine, Israël n’est pas seulement une nation qui défend ses citoyens face à la barbarie. Il est le symbole ultime de l’Occident au Moyen-Orient. L’Histoire aime l’ironie, mais son spectacle actuel tourne à la farce tragique. Pendant que des diplomates et des gouvernements multiplient les réunions au sommet pour constater la résurgence du terrorisme politique, une vérité éclate aux yeux de tous ceux qui refusent de fermer les yeux : sous nos fenêtres, dans nos amphis et au cœur de nos capitales, le pacte le plus ignoble de notre siècle s’est scellé. L’alliance monstrueuse de la faucille et du croissant n’est plus une fiction politique, c’est une réalité de rue. L’extrême gauche révolutionnaire a donné la main à l’islamisme le plus obscurantiste. Sur le papier, tout les sépare. D’un côté, un absolutisme religieux obsédé par la soumission et le retour à un ordre médiéval ; de l’autre, un matérialisme athée et militant, jurant de déconstruire la tradition au nom du progrès. Pourtant, ils défilent désormais sous les mêmes bannières, vocifèrent les mêmes slogans et servent le même agenda. Cette chimère ne repose ni sur la justice, ni sur la liberté, mais sur un carburant unique et répugnant : la haine viscérale de la civilisation occidentale, de son héritage judéo-chrétien, de ses démocraties et de ses libertés. Au centre de leur collusion se dresse une cible privilégiée : l’État d’Israël. Pour cette coalition de la haine, Israël n’est pas seulement une nation qui défend ses citoyens face à la barbarie. Il est le symbole ultime de l’Occident au MoyenOrient, un bastion de liberté, de technologie et de souveraineté. En ciblant Israël, cette alliance cherche à abattre le premier domino. Le ‘Hamas n’est pas un "mouvement de libération" ; c’est une clique de fanatiques dont la charte prône la destruction d’un peuple et qui l’a prouvé dans le sang. Le ‘Hezbollah n’est pas une "milice d’autodéfense" ; c’est le bras armé de la dictature théocratique d’Iran. En qualifiant ces bouchers de "résistants", la gauche déconstruite 16

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ne fait pas une erreur sémantique : elle apporte son aide morale au terrorisme le plus crasse. Surtout, sachons regarder en face la lâcheté contemporaine : cette effroyable mécanique a réouvert les vannes de la plus vieille passion triste du monde. Tous les antisémites de la terre s’engouffrent sans vergogne dans la brèche. L’antisionisme radical est devenu le masque propre, l’excuse intellectuelle et fréquentable pour cracher à nouveau sur les Juifs. La méthode est rodée : viser les Israéliens, diaboliser les sionistes, pour finir par légitimer le carnage. Mais ne vous y trompez pas. Israël n’est que le bouclier. La cible finale, le plat de résistance de cette tenaille idéologique, c’est l’Occident tout entier. Vos institutions, vos cours de justice, vos libertés et vos modes de vie sont déjà dans la ligne de mire. Pour mener cette guerre psychologique et culturelle, l’axe Téhéran-gauchisme a trouvé ses troupes au sol : une armée d’"idiots utiles". Une jeunesse sans repères, élevée au lait de la repentance permanente, gavée de jargon postcolonial et incapable de situer un siècle sur une frise chronologique. Ces militants en peau de lapin s’imaginent révolutionnaires alors qu’ils ne sont que les fantassins de régimes qui les pendraient au premier réverbère s’ils prenaient le pouvoir. Il faut une amnésie culturelle vertigineuse pour croire que les mollahs ou le ‘Hamas luttent pour l’émancipation. L’histoire a déjà tranché : en 1979, les communistes iraniens ont aidé Khomeiny à prendre le pouvoir ; quelques mois plus tard, ils finissaient torturés et pendus par leurs propres alliés. Les militants d’aujourd’hui tressent la corde avec laquelle on les étouffera demain. Le drame est que cette subversion ne rampe plus aux marges : elle gouverne. De Paris à Londres, en passant par New York, des maires et des édiles capitulent. Par lâcheté électorale


ou opportunisme misérable, ils ferment les yeux sur l’occupation de l’espace public, excusent la dérive communautariste et sacrifient la police et les lois sur l’autel de la tranquillité de façade. En parallèle, une véritable infrastructure s’est installée. Des réseaux d’associations soi-disant caritatives ne sont que des faux-nez pour des flux financiers occultes alimentant la propagande et le sabotage des institutions. Aux États-Unis, la preuve est faite : des dizaines de fausses œuvres de charité financent le ‘Hamas et des groupes d’extrême gauche servent de paravents. Cette complicité institutionnelle est le coup de maître de la manipulation moderne, qui consiste à transformer le ressentiment en vertu et le soutien aux tyrans en idéal. Nous avons toléré l’intolérable en fermant les yeux sur la violence de gauche sous prétexte qu’elle se réclamait du bien. Même si le constat est brutal, sachez qu’ici, en Israël, le traumatisme du 7 octobre nous a servi de réveil tragique. Et pourtant, incroyable mais vrai, certains persistent encore à habiller la barbarie de beaux sentiments.

L’Occident doit enfin sortir de son sommeil somnambulique. La tolérance face à des doctrines qui prônent notre destruction n’est pas de la hauteur d’âme : c’est de la lâcheté, de la complicité et du suicide. Il n’y a pas de "violence légitime" quand elle vise à détruire les règles du jeu démocratique. Défendre Israël aujourd’hui contre les calomnies, le terrorisme et le réveil du monstre antisémite, ce n’est pas seulement soutenir un allié stratégique. C’est défendre le rempart qui évite à l’Occident de couler. Il est grand temps d’arrêter d’avoir peur de nos propres valeurs. L’Occident doit couper les financements opaques, fermer les structuresécran, réarmer moralement sa jeunesse et nommer l’ennemi sans trembler. L’Histoire s’écrira sans complaisance : ceux qui attendent que le feu brûle leur propre maison pour appeler les pompiers arrivent toujours trop tard. Réveillez-vous. Rony Hayot Journaliste et analyste politique

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Vie juive par Binyamin Benhamou Avant Roch Hachana, pourquoi se rendre sur les tombes ? À la veille de Roch Hachana, une ancienne coutume nous conduit sur les tombes des Tsadikim et de nos proches disparus. Quelle est l’origine de cet usage, quel sens lui donner et où l’accomplir près de chez soi ? À la veille de Roch Hachana, tandis que d’éducation : voir leur père se déplacer chacun s’active dans les derniers pour invoquer le mérite des défunts préparatifs de la fête, une avant un jour aussi capital pour ancienne coutume consiste à l’année leur enseigne, je crois, On a l’habitude, se rendre au cimetière, sur les la soumission et l’humilité tombes des Tsadikim et de bien mieux qu’aucun la veille de Roch nos proches disparus. Je la discours ne le ferait. Il me Hachana, de se rendre semble que cela renforce pratique moi-même depuis toujours, accompagné de véritablement leur au cimetière afin mes enfants. Émouna.

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d’éveiller notre cœur à

Plus qu’un moyen D’où vient cette coutume ? d’augmenter mes mérites l’approche du Jour Rabbi Moché Isserlès (le à l’approche du Jour du du Jugement. Rama) enseigne (Ora’h ‘Haïm Jugement, elle est aussi devenue, 581, 4) que l’on a l’habitude, la veille avec le temps, je pense, un moment

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de Roch Hachana, de se rendre au cimetière et d’y multiplier les supplications afin d’éveiller notre cœur à l’approche du Jour du Jugement. Plusieurs autres raisons sont données par les décisionnaires.

À qui adresse-t-on nos prières ? Un point mérite d’être rappelé : celui qui s’y rend ne doit jamais adresser ses demandes aux défunts eux-mêmes, mais implorer la miséricorde d’Hachem par leur mérite.

Ce jour étant propice à la résurrection des morts, les défunts sont davantage disposés à intercéder auprès d’Hachem afin que nos prières soient agréées et qu’ils puissent euxmêmes mériter de ressusciter. (Ma’avar Yabok, Sifté Renanot, chap. 24)

Rappelons également que les Cohanim ne peuvent pas entrer dans un cimetière, pas même pour se recueillir sur la tombe d’un Tsadik.

La prière récitée près d’un lieu où reposent des personnes méritantes est plus pure, ce qui aide nos prières à monter plus facilement vers Hachem. (Michna Broura, Ora’h ‘Haïm 581, 27.)

Des Tsadikim plus près qu’on ne le pense

Nos proches disparus, en particulier, connaissent mieux que quiconque nos besoins et nos souffrances. Ils peuvent ainsi plaider notre cause auprès d’Hachem avec une tendresse toute particulière. (Séfer ‘Hassidim, §450)

Il est par ailleurs recommandé de donner de la Tsédaka avant de s’y rendre. Quand on cherche, on trouve… ou presque ! En Israël comme au Maroc, les tombes de Tsadikim foisonnent, et il n’est pas difficile d’aller se recueillir sur celles de géants de la Torah de toutes les époques. On sait beaucoup moins qu’il en existe également en France. Voici quelques idées dans plusieurs pays où notre magazine est lu, réparties par région. ‫בס”ד‬

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Vie juive par Binyamin Benhamou Metz (Grand Est) — Rav Aryeh Leib Ginzbourg, le Chaagat Arié, immense maître du Talmud : ancien cimetière israélite de Metz. Près de Troyes (Aube) — Rabbénou Tam, petit-fils de Rachi : Ramerupt. Angleterre Londres — Rabbi Chalom Moskowitz, le Shotzer Rebbe : cimetière Adath Yisroel, à Enfield, près de Londres.

France Paris (Île-de-France) — Rav David Sintzheim, président du Grand Sanhédrin et premier Grand Rabbin de France : cimetière du PèreLachaise. Marseille— Rabbi Chalom Abi’hssira, petitfils du Abir Ya’akov et Dayan de Colomb-Béchar pendant 42 ans : cimetière de la Timone, à Marseille.

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Belgique / Pays-Bas Près d’Anvers — Reb Itsikel de Pshevorsk : cimetière de Putte, aux Pays-Bas. En Israël, l’embarras du choix Il y en a tellement, Baroukh Hachem, du nord au sud, que vous n’aurez aucun mal à en trouver près de chez vous.


Pour ma part, je me rends chaque année au cimetière de Har Haménou’hot, à Jérusalem, où je prie sur la tombe de mes grandsparents, mais aussi sur celles du ‘Hida, du Rav Mordekhaï Eliahou, du Rav Moché Feinstein, de l’Admour de Belz, du Rav Chalom Messas et du Ba’al Hassoulam, tous enterrés à proximité les uns des autres. À Bné Brak, au cimetière de Ponievicz, on peut notamment se recueillir sur les tombes de Rabbi Meïr Mazouz, du Rav ‘Haïm Kanievsky et du Rav El’azar Ména’hem Man Chakh. À Jérusalem toujours, vous trouverez la tombe du Rav Yossef ‘Haïm Sitruk au mont des Oliviers, ainsi que celles du Rav Ovadia Yossef et du Rav Arié Levine au cimetière de Sanhédria. Une coutume qui ne doit pas devenir une contrainte Cette coutume ne doit pas devenir une source de stress alors qu’il reste encore beaucoup à

faire avant l’entrée de la fête. Le mieux est de s’y rendre tôt, juste après la prière du matin. Le but est de se recueillir dans le calme, et non de bousculer toute l’organisation familiale. À l’approche de Roch Hachana, puissions-nous être inscrits pour une année de bénédiction et de vie ! Binyamin Benhamou

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Roch Hachana - Apprécier les luttes intérieures Pourquoi les habitants de Sodome étaient-ils si sereins ? Nous savons qu’ils étaient cruels et égoïstes, des traits de caractère qui ne semblent pas corréler avec la sérénité. À l’approche des Jours redoutables, l’individu peut ressentir du désespoir. Chaque année, il s’efforce de faire Téchouva, de se rapprocher d’Hachem, d’améliorer ses Middot, ses relations interpersonnelles ou son étude de la Torah... Pourtant, après une brève inspiration, il refait les mêmes erreurs et retrouve ses faiblesses. Il faut bien sûr viser un changement réaliste et durable. Mais le désespoir peut être plus dommageable encore que l’échec lui-même. Afin d’apaiser ces sentiments, sans éliminer le besoin d’un véritable changement, rapportons une idée du Séfer Abir Yossef de Rav Elia Méir Wachtfogel. La Guémara de Chabbath précise que les habitants de Sodome étaient les plus sereins. C’est pourquoi Loth alla y vivre : il fit le tour des nations et constata qu’à Sodome, l’ambiance était la plus paisible.

Deux sérénités, deux mondes opposés Pourquoi les habitants de Sodome étaientils si sereins ? Nous savons qu’ils étaient très cruels et égoïstes, des traits de caractère qui ne semblent pas bien corréler avec la sérénité. Rav Wachtfogel affirme que Loth vivait auparavant avec une autre personne qui personnifiait la sérénité : Avraham Avinou, un homme en paix avec lui-même et satisfait de la vie. Comment Avraham a-t-il pu atteindre une telle sérénité ? La plupart des gens vivent sous tension entre leur corps (Gouf) et leur âme (Néchama) : le corps a certains désirs et l’âme en a d’autres, souvent contradictoires. La Néchama aspire à l’existence spirituelle du ‘Olam Haba et méprise la bassesse physique du

Supplément spécial Chabbath I n°374

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‘Olam Hazé. Le corps, lui, souhaite assouvir les plaisirs physiques sans s’élever vers les Cieux.

Cette personne est paisible, mais sa sérénité est celle de Sodome, pas d’Avraham. À l’inverse, même "accro" à son téléphone, si elle réalise les problèmes que cela entraîne, elle éprouvera une certaine culpabilité en l’utilisant au lieu d’étudier ou de passer du temps en famille.

Cette bataille existe chez chacun. C’est pourquoi la majorité des gens ne sont pas totalement sereins et satisfaits. L’individu agit tantôt plus spirituellement, tantôt plus physiquement. Il peut aussi agir Quand une différemment à la synagogue, à personne sait la maison d’étude et au travail.

"

Avraham Avinou avait résolu ce problème : il était totalement spirituel. Il consacra sa vie à parfaire sa Néchama, sans attirance pour les plaisirs matériels. Il n’y avait donc pas de tension : il vivait dans une sérénité constante.

qu’elle lutte, elle garde l’espoir de tourner la page et de reprendre le contrôle de sa vie.

Loth enviait cette sérénité, mais il était loin de se soucier uniquement de ses désirs spirituels. Il convoitait les plaisirs de ce monde et se tourna donc vers les seules autres personnes vivant avec une grande sérénité : les habitants de Sodome qui, à l’instar d’Avraham, ne connaissaient aucun conflit entre leur corps et leur âme... À une différence près : leur tranquillité était l’opposé de celle d’Avraham. Ils étaient engloutis par les plaisirs physiques, au point que leur âme était ignorée. Ils ne ressentaient donc plus de tension entre le corps et l’âme, le corps ayant gagné la bataille. C’est un choix terrible, mais il génère la sérénité. Sans en arriver là, une personne peut aussi vivre dans une ignorance béate, inconsciente que sa vie est mal gérée parce que son bien-être spirituel est négligé. Application contemporaine Utiliser la technologie moderne de façon adéquate est un sujet très actuel. Une personne peut être accaparée par son téléphone sans réaliser que cela nuit à sa vie, cela peut l’éloigner d’Hachem, nuire à son étude de la Torah ou à ses relations interpersonnelles... Si elle ne voit même pas le problème, elle continuera sereinement dans cette voie, avec peu d’espoir de changement. 26

La culpabilité peut être nocive si elle conduit au désespoir, mais elle prouve aussi que l’individu vit une lutte intérieure entre son âme et son corps. Quand une personne sait qu’elle lutte, elle garde l’espoir de tourner la page et de reprendre le contrôle de sa vie.

Des luttes qui mènent à la grandeur On a tendance à penser que les Guédolim sont nés avec un niveau angélique et que leur niveau fut atteint naturellement. Rav Its’hak Hutner écrivit un jour une lettre à un jeune homme, pris au piège par le Yetser Hara’, ayant trébuché et s’en sentant très coupable. Le Rav l’encouragea à se rappeler que toutes les grandes figures de notre peuple avaient rencontré des défis similaires et qu’elles devinrent illustres parce qu’elles s’étaient battues pour les surmonter. Il ajouta que les domaines de lutte sont ceux où l’on peut atteindre les plus hauts niveaux et provoquer la plus grande sanctification du Nom divin. Rav Tsadok Hacohen écrit aussi que là où l’individu échoue, il peut ensuite grandir, et qu’en rectifiant cette faiblesse, il atteint son but ultime dans le monde. Cela nous enseigne deux choses : premièrement, une personne ne doit pas désespérer, même si elle sent qu’elle échoue à maintes reprises ; deuxièmement, sa lutte est en fait la clé de sa grandeur. Puissions-nous mériter d’apprécier nos luttes intérieures et de grandir à travers elles.

Magazine I n°374 Supplément spécial Chabbath I n°374

Rav Yehonathan Gefen


SHABATIK

N°493 Feuillet parents-enfants pour Chabbath par PRÉPARATIONS GÉNÉRALESédité : USTENSILES À NE PAS OUBLIER :

Roch Hachana 5786

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

Un étui pour ranger l’Afikomane

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

1 JEU PAR ÉQUIPE

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne Formez équipes s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 ! (voirqui ci-dessous) et Maror pour tous les deux invités Une bassine jetable pour y verser le vin JESiUPessah tombe un jeudi, ne pas oublier le lors de l’énumération des 10 plaies “Erouv tavchiline” Des récompenses (friandises, fruits secs,...) A pour les enfants afin qu’ils participent au Séder

IDENTIFICATION DES ÉQUIPES

LE QUIZ À ÉTAGES

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1. 3 Matsot chemourot

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1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Les Grenades Sucrées ou Les Pommes au Miel 2. Trouvez un PLATEAU DU DES ALIMENTS 2 points pourSÉDER le slogan:leORDRE plus sympa) 3. Expliquez pourquoi: vous êtes les plus forts. slogan à votre équipe. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points. pour ( Males ro plus drôles)

(rondes, faites à la Un quiz sur Roch Hachana ! Avant chaque question, l’équipe choisit son niveau : main)

6

2 points) ou Niveau 3 (difficile, Karp2a(moyen, ss 2. Épaule Niveau 1 (facile, 1 point), .Niveau Harossèréponse : on gagne les points. 4 points). On annonce le niveau, puis on écoute la question. 3 d’agneau . ‘ Bonne t Mauvaise réponse : l’autre équipe peut voler la question ! 3. Maror

tC so at 1. M

5. ‘Hazeret

5.

(laitue ou endives) Questions

Hazeret

Questions

à 2 points

à 1 point

Questions

à 3 points

alée

(laitue romaine) 4. Karpass (céleri)

au s

6.‘Harossèt Quel autre nom la Torah donne-t-elle à Roch Pourquoi Roch Hachana est-il la seule 7. Oeuf dur de quel animal Hachana, lié directement au son du Chofar ? La corne fête célébrée deux jours même en Israël ? plus recommandée Parce qu’il tombe le jour même de Roch 8. est Bollad’eau salée ’e e Yom Terou’a (le jour de la sonnerie) 8. Bol d ‘Hodech pour la Mitsva du Chofar ? m o Quel geste symbolique fait-on au bord d’un ur Le bélier Quelles trois femmes de la Bible furent, cours ot d’eau l’après-midi du premier jour, pour « selon la tradition, « souvenues » par Hachem Quel événement Roch jeter » ses fautes ? précisément à Roch Hachana, mettant fin à Hachana commémore-t-il,QUANTITÉS Le TachlikhOBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR selon la tradition ? leur stérilité ? sontdelesMatsa 3 sections spécialesà qui A savoir : 1 Kazayit = 28g |Quelles 1 Kazayit correspond ½ Matsa chémoura ronde la main Sarah, Rachel, et faite Hannaà (la mère de La création de l’homme ponctuent la prière de Moussaf de Roch Chmouel) (Adam) Hachana ? Motsi Etapes du Séder Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas) Le bélier sacrifié à la place de Yits’haq Pourquoi sonne-t-on le Malkhouyot (royauté), Zikhronot (souvenir), Minimum 1 Kazayit 1 Kazayit avait deux cornes, chacune 1 Kazayit destinée à un Chofar ? Chofarot (sonneries) usage précis selon le Midrach. Lesquelles ? Standard 2 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit Pour éveiller la Téchouva Cette année, Roch Hachana tombe Chabbat La première a sonné lors du don de la Torah Hidourde(au mieux) 2 Kazayit 2 Kazayit Combien sons sonnera lors de le 1er jour : pourquoi ne sonne-t-on pas1leKazayit au mont Sinaï ; la seconde du Chofar entend-on la venue du Machia’h Chofar ce jour-là ? traditionnellement le jour Par crainte qu’on ne le transporte par erreur Selon RabbiKore’h Eliézer, en quel mois le Etapes du Séder Maror (sandwich) de Roch Hachana ?MAROR dans le domaine public — c’est une précaution monde a-t-il été créé ? Cent (100) La quantité de Maror 1 Kazayit 1 Tichri Kazayit rabbinique

MATSA

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JEUX

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme basée sur un fait réel et étonnant. On lit l’histoire, puis on répond aux 4 questions à choix multiples. 1 point par bonne réponse. En septembre 1752, en Angleterre, 11 jours ont purement et simplement disparu du calendrier — envolés, sans jamais avoir existé ! Mais cette histoire cache une sacrée surprise... Pourquoi le calendrier a-t-il dû sauter 11 jours d’un coup ? A. Le vieux calendrier julien retardait d’environ 11 minutes par an sur le rythme réel des saisons, un tout petit écart qui, accumulé sur plus de 1600 ans, avait fini par décaler les saisons de 11 jours entiers B. Le roi voulait fêter son anniversaire deux fois cette année-là C. Un astronome s’était trompé dans ses calculs et avait décalé toutes les dates A.Un tout petit écart annuel, accumulé pendant seize siècles, avait fini par créer 11 jours de décalage Comment corrige-t-on ce décalage d’un coup, en Angleterre, cette année-là ? A. On supprime purement et simplement 11 jours d’un coup B. On supprime un jour chaque mois pendant 11 mois C. On raccourcit uniquement le mois de février de 11 jours A. On supprime purement et simplement 11 jours d’un coup Selon la légende racontée pendant plus de 200 ans, comment le peuple aurait-il réagi ? A. Avec une grande fête pour célébrer 11 jours “gratuits” B. Avec une indifférence totale C. Des foules furieuses seraient descendues dans la rue, persuadées d'avoir perdu 11 jours de vie, de salaire et de loyer C. C’est en tout cas ce que l’histoire a longtemps raconté… Qu’ont découvert les historiens modernes en enquêtant sérieusement sur ces fameuses émeutes ? A. Qu’elles ont vraiment eu lieu, mais dans une seule ville B. Qu’elles n’ont quasiment jamais eu lieu C. Que c’est le roi lui-même qui les avait inventées pour se rendre populaire B. la “légende” vient d’une simple caricature du peintre Hogarth, mal interprétée pendant 200 ans Une histoire répétée assez souvent finit parfois par sembler plus vraie que la vérité elle-même. Même sur un événement qu’on croit “documenté”, mieux vaut vérifier avant d’y croire — un peu comme Roch Hachana, jour du jugement, nous invite à regarder honnêtement la réalité de nos actes plutôt que l’histoire qu’on aime s’en raconter.

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Supplément spécial Chabbath I n°374

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SHABATIK

JEU

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3 JEUX

LA DRÔLE D’HISTOIRE

On choisit un convive qui sort de table. On lit une histoire interrompue à 4 moments, avec 3 choix possibles à chaque fois. On doit deviner quelle réponse ce convive choisira pour chacun des 4 moments. Le convive revient, on lui lit l’histoire et il donne sa réponse pour chacun des 4 moments. On gagne 1 point par bonne prédiction.

Le Chofar qui fait “couic” C’est bientôt l’heure d’entrer prier pour Roch Hachana. Dans la cour de la synagogue, pendant que tout le monde arrive et se salue, le Baal Tokéa, celui qui doit sonner du Chofar, te confie l’instrument une minute, le temps d’aller saluer le rabbin. Sauf qu’en le manipulant, il glisse... et tombe à terre.

Moment 1

Qu’est-ce que tu fais en premier ?

A. Tu le ramasses vite fait et tu le remets en place, sans vérifier B. Tu cours prévenir le Baal Tokéa, en pleine panique C. Tu souffles dedans pour voir si tout va bien Ça produit un son complètement différent, une sorte de “COUIC” sonore qui fait pouffer trois enfants en train de jouer dans la cour. Le Baal Tokéa revient et te demande : “Tout va bien avec le Chofar ?”

Moment 2

Qu’est-ce que tu réponds ?

A. “Oui oui, tout va très bien !” (en le cachant derrière ton dos) B. Tu avoues tout, très vite C. Tu dis que “quelqu’un” a dû le faire tomber, sans préciser qui Le Baal Tokéa souffle dedans pour tester, là, dans la cour, avant d’entrer... et un son mi-canard mi-trompette retentit devant tous ceux qui arrivent pour la prière. Silence total, puis des rires étouffés autour de vous.

Moment 3

Qu’est-ce que tu fais ?

A. Tu proposes d’aller voir dans le local du Gabbaï s’il y a un Chofar de secours B. Tu t’éloignes discrètement vers la table des gâteaux, en faisant comme si de rien n’était C. Tu t’excuses tout haut, devant le petit groupe qui s’est arrêté pour regarder la scène Impossible de trouver un Chofar de secours dans le local du Gabbaï. Mais un monsieur qui vient toujours à la synagogue avec son propre Chofar, précieusement rangé dans une housse en velours qu’il ne quitte jamais, s’avance : « Tenez, prenez le mien pour la matinée ! »

Moment 4

Qu'est-ce que tu fais ?

A. Tu le remercies chaleureusement et tu portes la housse en velours jusqu’au Baal Tokéa, avec grand soin B. Tu proposes que ce soit lui-même qui aille le donner directement au Baal Tokéa, vu que c’est le sien C. Tu demandes si tu peux juste toucher la housse en velours “pour voir comme c’est doux” Supplément spécial Chabbath I n°374

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SHABATIK

34 JEU

JEUX EN VRAC

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JEU EN ÉQUIPE

Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ? • Je suis un fruit et aussi le logo d’une célèbre marque d’ordinateurs > La pomme • On me lève pour le Kiddouch, et je désigne aussi une nouvelle coiffure. > La coupe

JEU

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La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition : • Instrument à vent qui réveille les endormis > Le Chofar • Petite machine qui hurle le matin pour nous rappeler que la nuit est finie. > Le réveil

DISCUTONS JUSQU’À ÊTRE D’ACCORD On vous donne une liste à classer selon une règle. Vous devez discuter pour vous convaincre et vous mettre tous d’accord sur le premier élément du classement. Si tout le monde est d’accord : chaque équipe gagne points.Sinon : personne ne gagne. 3 À vous de vous mettre d’accord : laquelle de ces résolutions

vous semble la plus sérieuse ? • Moins regarder son téléphone • Arrêter de fumer • Aller prier à la synagogue le matin • Ne plus faire de lachone hara • Étudier tous les jours

À vous de vous mettre d’accord : laquelle de ces résolutions vous semble la plus sérieuse ?

B

Indice : Déraisonner La réponse, la semaine prochaine ! Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 30

Supplément spécial Chabbath I n°374


Le Chofar clandestin du Kotel Brusquement, des mains agrippent le jeune homme, son Talith est arraché et le Chofar tombe par terre. Devant lui, le commandant de police se tient droit et menaçant : il est en état d’arrestation...

La terre d’Israël est placée depuis 1923 sous le mandat britannique, et à cette époque, le Kotel, le Mur des lamentations, n’est doté que d’une esplanade assez modeste, séparée des quartiers arabes par une ruelle étroite. Contrairement à aujourd’hui, il n’y a à l’époque ni bancs, ni pupitres ni tables. Le règlement promulgué par les Britanniques est particulièrement humiliant : toute installation devant le lieu le plus saint du peuple juif est prohibée. Il est de surcroît interdit d’y prier à voix haute, de lire la Torah et de sonner du Chofar à Roch Hachana et à Kippour. Des policiers sont postés en permanence pour surveiller et faire appliquer ces règles. Fêtes sans Chofar

Il trépigne et il demande au Rav Its’hak Horenstein, le Rav de leur Minyan, de lui donner un Chofar. Le Rav est étonné : "Qu’est-ce que tu vas faire avec un Chofar ici, voyons ?!" Moché ne tremble pas : "Je soufflerai à la Né’ila." Le Rav le met en garde : "Mais tu ne vois pas les policiers ?" et Moché répond : "Peu importe. Je soufflerai. C’est Kippour aujourd’hui, nous avons le droit à notre sonnerie du Chofar." Le Rav le regarde, de plus en plus étonné par la témérité du jeune homme, allant même jusqu’à se demander s’il n’est pas fou ; mais devant son insistance, il détourne les yeux vers le pupitre au bout de la ruelle et fait un signe discret de la tête. Moché comprend le message subtil du Rav : un Chofar s’y trouve. Sonnerie punie

Nous sommes à Jérusalem en 1930, le jour de Yom Kippour. Un homme nommé Moché se tient devant le Kotel, la prière de Moussaf vient de se terminer et les Juifs se préparent à Min’ha, la prière de l’après-midi. Les fidèles parlent entre eux à voix basse, ils se demandent s’ils arriveront à écouter le Chofar à la fin de Kippour. Moché refuse de penser que le Chofar, symbole de la délivrance et de la souveraineté d’Hachem, puisse ne pas retentir. Même si la sonnerie du Chofar à la Né’ila est une coutume et non une obligation stricte, il sait qu’une coutume d’Israël fait partie intégrante de la Torah.

Le jeune homme ne perd pas une seconde, il s’y rend et le glisse ni vu ni connu sous sa chemise. Son cœur se met à battre à tout rompre. Que va-t-il se passer s’ils le découvrent avant qu’il ait soufflé ? Moché est célibataire et, selon la coutume ashkénaze, il ne porte pas encore de Talith Gadol, de châle de prière. Moché se tourne vers l’homme à côté de lui et lui demande son Talith, l’homme le lui prête sans poser de question. Il s’enveloppe dans le Talith et, à cet instant, un sentiment de protection naît en lui, comme s’il venait de créer un espace, un domaine privé :

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autour de lui, un gouvernement étranger Il contacte immédiatement le secrétaire du domine, assez hostile, qui restreint la liberté du haut-commissaire de Palestine mandataire et peuple juif de servir D.ieu, mais sous ce Talith, demande sa libération. La requête est d’abord il n’obéit qu’à Hachem, comme si aucun rejetée, et pour protester, le Rav Kook ne être humain ne pouvait désormais rompt pas son jeûne, il le prolonge l’empêcher d’agir selon la en grève de la faim, exigeant volonté divine. que justice soit faite. Le Sous ce Talith, il haut-commissaire cède L’office progresse, et nous n’obéit qu’à Hachem, après quelques heures arrivons aux versets comme si aucun parce qu’il respecte le finaux de la Né’ila, être humain ne courage et l’autorité prononcés à voix basse morale du Rav. pouvait désormais selon les instructions

des Britanniques : Et depuis, grâce à l’acte l’empêcher d’agir Chéma’ Israël, Baroukh de courage insensé du selon la volonté Chem Kévod Malkhouto jeune homme, le Chofar divine. Lé’olam Va’ed, Hachem Hou retentit chaque Yom Kippour Haélokim. Et spontanément, devant le Kotel. Chaque année, Moché commet l’impensable, une les Britanniques comprennent sa grave infraction pour l’époque : il prend le signification et font tout pour l’empêcher. Chofar et souffle une sonnerie longue, puissante, Pourtant, des hommes courageux, conscients vibrante, une Téki’a puissante. Tout le monde se des risques, continuent à souffler, affirmant fige, le temps semble suspendu. leur droit sur ce lieu saint et sur l’héritage du Brusquement, des mains l’agrippent, on arrache le Talith de sa tête, et le Chofar tombe par terre. Devant lui, le commandant de police se tient droit et menaçant : Moché est en état d’arrestation, mais il sourit : le Chofar a été sonné pour marquer la fin de la Né’ila et de Yom Kippour. Grèves de la faim Le jeune homme n’a pas le temps de prier ‘Arvit qu’on l’incarcère au Kichla, la prison de la vieille ville de Jérusalem construite par les Turcs. Un policier arabe le surveille sans lui donner ni nourriture ni eau. Le jeûne se prolonge pour Moché bien malgré lui. Les heures s’écoulent lentement, jusqu’à minuit, quand le policier reçoit l’ordre de le libérer et ouvre la porte. Moché sort fatigué, affamé, assoiffé mais le cœur rempli. Passé cette vague d’émotions, Moché se demande comment il est sorti aussi rapidement. Il apprend que le grand rabbin d'Israël, Rav Avraham Its’hak Kook, a été informé de l’arrestation du jeune homme. 32 32

peuple juif. Comme les murailles de Jéricho qui tombent devant le son du Chofar de Yéhochoua’, le Chofar symbolise la puissance de D.ieu et la ténacité du peuple juif. Chaque son du Chofar nous rappelle que nous ne craignons ni oppression, ni peur, ni menace pour servir D.ieu avec amour et dévotion. Chaque son du Chofar porte l’histoire des générations avant nous qui n’ont jamais renoncé aux Mitsvot, même dans les pires épreuves. Cette ténacité, cette fidélité inébranlable et sans concession à la Torah authentique a permis au peuple juif de survivre et de transmettre sa foi, malgré l’adversité. Quand le Chofar retentit, il rappelle que, peu importe l’adversité, chaque Mitsva accomplie avec détermination est une victoire sur l’obscurité. Les Juifs ont soufflé, prié et persévéré, souvent au prix de leur liberté, parfois de leur vie, mais ils n’ont jamais abandonné. Ce son, vibrant et puissant, est un témoignage vivace que la foi et le courage triomphent toujours.

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Alexandre Rosemblum


LE MESSAGE DU ADMOUR

La Torah nous ordonne de sonner du Chofar à Roch Hachana, même lorsqu’il tombe Chabbath. Cependant, nos Sages ont décrété de ne pas sonner du Chofar ce jour-là, de crainte qu’on ne le transporte dans le domaine public. À l’époque du Beth Hamikdach, lorsque Roch Hachana tombait Chabbath, on sonnait au Temple, mais pas en dehors. Après sa destruction, Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï institua que l’on puisse encore sonner dans certaines conditions en présence d’un Beth-Din. De nos jours, la Halakha est que lorsque Roch Hachana tombe Chabbath, on ne sonne nulle part du Chofar. Or, la Guémara enseigne : "Toute année au début de laquelle on ne sonne pas du Chofar connaîtra des épreuves à sa fin", car le Satan n’a pas été désorienté. (Roch Hachana 16b) Comment comprendre alors cet enseignement, lorsqu’on ne sonne pas précisément parce que nos Sages nous l’ont ordonné ? Je peux vous dire qu’Hachem est très joyeux du peuple qu’Il a, de tout ‘Am Israël. Nous avons rencontré cette année de très nombreuses personnes – hommes et femmes, jeunes gens célibataires... Le point commun entre eux tous est que nous voyons qu’au fond d’eux-mêmes, chacun brûle du désir de faire la volonté de Hachem et de faire du bien à son prochain. Seulement, le Yétser Hara’, le mauvais penchant, tente de compliquer la vie de l’homme et de provoquer toutes sortes de pensées destructrices. Notre travail est de ne pas lui laisser de place, de ne pas le laisser s’installer. Quand Roch Hachana tombe Chabbath Dans son ouvrage Min’hat 'Ani (Parachat Haazinou), Rabbi Ya’akov Ettlinger, le ‘Aroukh 34

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Laner, mentionne une étude montrant que chaque fois que le jour de Roch Hachana tombe Chabbath, soit l’année sera extrêmement bonne et réussie, à l’image de la construction du premier Temple, soit elle sera, à D.ieu ne plaise, très mauvaise, comme lors de la destruction du Temple. Pour illustrer cela, il donne une parabole. Il y avait deux ministres proches du roi qui commirent une grave faute de trahison à l’encontre du royaume, ce qui leur valut une condamnation à mort. On voulut leur infliger un châtiment exemplaire. L’épouse du premier ministre était proche de la reine. Elle alla donc la trouver et lui demanda d’intercéder auprès du roi dans un moment propice, afin de plaider en faveur de son


mari : en admettant sa faute, certes, mais en sincèrement la reine ; c’est pour cela que j’ai eu pitié d’elle. demandant une grâce pour qu’il puisse se ressaisir et surmonter cette épreuve. En revanche, le second couple ne C’est ainsi que le premier ministre fait que se disputer à longueur de fut gracié. Le Chabbath temps, le mari et la femme vivent

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très mal ensemble. Pourquoi intercède en devrais-je avoir pitié ? Le seul notre faveur pour motif de ma clémence est mon amour pour mon épouse, qui nous obtenir une elle-même aime la femme du premier ministre. Mais la grâce le jour de seconde femme tourmente constamment son époux, et Roch Hachana. son mari ne se tourne vers Mais si nous ne le elle que lorsqu’il est dans la Non, je n’accepte pas faisons pas, cela sadétresse. demande de grâce." La reine lui demanda alors : produit l’effet Le Chabbath, avocat devant le "Pourquoi as-tu accepté d’aider Trône de gloire le premier et pas le second ?" Le inverse. Voyant cela, le second ministre demanda également à son épouse d’aller parler à la reine, en profitant de ses bonnes relations, afin d’obtenir lui aussi sa grâce. La seconde épouse se rendit chez la reine, qui alla à son tour plaider auprès du roi. Mais le roi refusa catégoriquement.

roi répondit : "La première femme vit en parfaite harmonie et dans un amour immense avec son époux, et elle aime

Le ‘Aroukh Laner explique que le Chabbath est cette épouse proche de la royauté céleste. C’est le Chabbath qui monte plaider en

Si quelqu’un nous fait perdre de l’argent, on se dira : "Pourquoi m’inquiéter ? Ce qui me revient, je l'obtiendrai de toutes façons. Si je n'obtiens pas quelque chose, c'est que cela ne devait pas me revenir." Il peut aussi se rappeler qu’il vaut mieux perdre de l’argent que de le dépenser en soins médicaux (D.ieu préserve). Recevez-la chaque jour sur WhatsApp : torah box.com/whatsapp/join/15 Magazine I n°374 35


LE MESSAGE DU ADMOUR notre faveur auprès du Trône de gloire, devant Hachem, et qui redescend pour veiller sur nous et nous accorder le bien. Si nous honorons Chabbath, si nous l’aimons, si nous achetons de la bonne nourriture, si nous l’honorons avec des chants de Chabbath et si nous le respectons comme il se doit, alors en cas de détresse, le Chabbath intercède en notre faveur pour nous obtenir une grâce le jour de Roch Hachana. Mais si nous ne le faisons pas, cela produit l’effet inverse. Nous pourrions discourir beaucoup, mais prenons sur nous d’honorer grandement le Chabbath. Que chacun fasse un geste en sa faveur : acheter une nourriture que l’on aime particulièrement pour le Chabbath, préparer des paroles de Torah ou étudier les lois du Chabbath pour savoir comment l’honorer. Même celui qui respecte déjà le Chabbath, il s’agit de ne pas le vivre comme un fardeau,

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mais plutôt comme une joie et un plaisir, en apprenant à quel point le Chabbath constitue notre lien le plus fort avec Hachem, tel qu’il est écrit dans la Torah. Bénédictions pour la nouvelle année Profitons de cette opportunité : que ce soit une bonne année de bénédictions ! Je vous bénis de tout mon cœur : que le Saint, béni soit-Il, vous bénisse et réalise tous les désirs de votre cœur pour le bien et la bénédiction. Sans faire de promesse, Bli Néder, je prierai pour vous le premier jour, ainsi qu’avant la sonnerie du Chofar le deuxième jour. De plus, la veille de Roch Hachana, je me rendrai sur la tombe de mon père, de mémoire bénie, où je pleurerai et prierai pour que chacun de vous soit préservé de toute détresse et de tout chagrin, car le peuple d’Israël est composé de gens formidables. Qu'Hachem vous comble de bienfaits ! Admour de Ungvar


RÉFLEXION par Rav Yossef-‘Haï Abergel Roch Hachana : l’heure des vraies priorités Imaginez un homme qui doit voyager de Lyon vers Paris. Il aperçoit le TGV sur le point de démarrer, court et saute dans le dernier wagon juste avant la fermeture des portes. À bout de souffle, il s’assoit… avant de réaliser qu’il est monté dans le train en direction de Marseille ! Nos Sages expliquent que le jour de Roch Hachana coïncide avec la date anniversaire de la création non pas du monde, mais du premier homme. La Guémara (Roch Hachana 10b) rapporte la divergence d’opinions entre Rabbi Eli’ézer et Rabbi Yéhochoua’. Pour le premier, Adam Harichon fut créé en date du 1er Tichri tandis que pour

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le second, il fut créé le 1er Nissan. Ainsi donc, selon la première opinion, le monde aurait été créé le 25 Eloul tandis que pour la seconde, il aurait été créé le 25 Adar. Les Tosfot (Roch Hachana 27a) et le Arizal admettent que les deux opinions sont vraies. Comment est-ce possible ? En réalité, D.ieu a conçu l’idée de créer le monde et l’homme en Tichri, mais Il ne concrétisa cette intention qu’en


Nissan suivant. Et c’est en ce sens que l’on quelle est sa conception générale du monde ? peut comprendre que D.ieu a créé le monde à Comment envisage-t-il sa condition ? Quel la fois en Eloul et en Adar. Car la pensée et la est son rapport au monde et à D.ieu ? Il s’agit volonté divines sont également des créations, là de questions existentielles auxquelles il est essentiel de répondre. Car comment agir spirituelles certes, mais des créations à sans réflexion préalable ? Comment part entière. C’est pourquoi non interférer sur le monde sans seulement le mois de Tichri présente cette particularité de Comment agir sans avoir mis auparavant au point un programme ? porter en lui un potentiel de réflexion préalable ? En effet, il arrive trop renouvellement de l’homme et du monde, ainsi que Comment interférer souvent que l’homme se l’avons déjà évoqué, mais jette sur l’action sans avoir ceci est vrai pour le mois sur le monde sans suffisamment réfléchi au de Nissan également. préalable. avoir mis auparavant Ainsi, ces deux mois, et Ce n’est qu’une fois lancé qu’il au point un leur premier jour respectif, réalise qu’il a pris la mauvaise ont la capacité de permettre programme ? direction. Imaginez un homme à l’homme de se renouveler, non qui doit voyager de Lyon vers Paris. seulement au niveau de son action, Il arrive à la gare et voit le TGV sur le quai mais également au niveau de sa pensée. C’est sur le point de démarrer. Il court de toutes donc le moment pour lui de s’interroger : ses forces et parvient à sauter dans le dernier

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RÉFLEXION par Rav Yossef-‘Haï Abergel wagon, au moment même où les portes se referment… A bout de souffle, il s’installe sur le premier siège pour reprendre ses esprits. Ce n’est qu’à ce moment qu’il réalise qu’il est monté dans le train en direction de… Marseille !

positive, alors son impact est positif à la fois pour le monde et pour lui-même. Si au contraire, l’homme fait mauvais emploi des outils que D.ieu a mis à sa disposition, alors le préjudice touche à la fois le monde et l’homme.

Parfois, c’est exactement ce qui se passe avec notre pratique des Mitsvot. Trop souvent, nous accomplissons la Torah de manière machinale, sans réfléchir à la voie que l’on a empruntée.

L’homme qui consomme des aliments nocifs pour sa santé, ou bien qui consomme de trop grandes quantités d’aliments, s’expose assurément à des ennuis de santé. Mais plus que cela, c’est au monde de D.ieu qu’il porte atteinte.

C’est pour remédier à cela que D.ieu a mis en place les mois de Tichri et de Nissan : ils sont autant d’occasions de faire le bilan sur l’impact de notre action dans le monde. Un monde au service de l’homme D.ieu ne créa le monde que pour l’homme. Ce dernier est la finalité de la création. C’est le monde qui est au service de l’homme et non le contraire. C’est pourquoi la manière dont l’homme va exploiter le monde est d’une importance capitale. S’il l’exploite de manière

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En effet, la nourriture que D.ieu met à notre disposition vise à maintenir l’homme en vie. Comment dès lors envisager de détourner les bienfaits de D.ieu vers des objectifs opposés ? Ce serait détruire l’essence même du monde ! C’est en ce sens que la faute de l’homme a pour conséquence première de l’éloigner de D.ieu et, en un second temps, de détériorer le monde.


Connaître ses priorités Ces réflexions nous obligent quelque peu à nous recentrer. Les outils que D.ieu a mis entre nos mains – et D.ieu sait qu’ils sont nombreux à notre époque – sont-ils employés à bon escient ? Si le téléphone portable est une invention extraordinaire et a grandement facilité la communication à travers le globe, qu’en est-il des précieuses heures perdues à parler à travers ce petit appareil ? Allons-nous nous interrompre en pleine Téfila pour répondre à un appel urgent ? Où est notre priorité ? La spiritualité est-elle à nos yeux réellement plus importante que la matérialité ? Pourtant, nous savons que le Choul’han Aroukh stipule que l’heure d’étude quotidienne du juif ne saurait être perturbée sous aucun prétexte… Roch Hachana nous invite justement à entamer cette réflexion. Rassurez-vous, D.ieu n’attend pas de vous que vous atteigniez instantanément avec Roch Hachana le niveau

des anges célestes… Mais le seul fait de se pencher sur ces questions essentielles et d’esquisser un programme pour l’année à venir est déjà un grand pas en vue d’un futur changement. "Invoquez D.ieu lorsqu’Il est proche" Pour conclure, nous rappellerons une fois de plus l’importance extrême de ces jours si particuliers. Chaque acte, parole et même pensée doivent être soigneusement pesés, car leur impact est essentiel pour l’année à venir. Le mois d’Eloul, Roch Hachana et Yom Kippour, ainsi que les jours qui les séparent de Sim’hat Torah, sont marqués par le sceau de la proximité divine. C’est le moment idéal pour invoquer D.ieu, ainsi que le préconisent nos Sages, et pour exploiter au maximum chacun de ces instants ! Rav Yossef-‘Haï Abergel

Profiter de 48h de fête sans finir KO ! Deux jours de fête, c’est magnifique… mais pour le corps, c’est parfois intense. Entre le Séder, les repas qui s’enchaînent, les plats gras, les desserts, les horaires décalés et le fait qu’on bouge moins, on peut vite finir lourd, gonflé, fatigué… comme si on avait passé 48h à table. Cette année, on profite, sans transformer Yom Tov en programme minceur, ni sacrifier les résolutions qu’on s’était fixées pour la rentrée ! Les bons réflexes • Boire dès qu’on peut : au réveil, entre deux repas, avant de passer à table. Avec le sel, le vin et les plats riches, le corps a besoin d’eau. • Commencer par des légumes crus ou cuits : les fibres facilitent le passage des plats plus lourds ensuite, et ça permet de... • Manger de tout, en quantité raisonnable : on goûte à tout, en prenant le temps. On n’aura pas le même appétit si les légumes sont de sortie. • Éviter le repas énorme après le Séder : entre Simanim, pain et vin… le corps a déjà reçu beaucoup ! • Bouger un minimum : marcher, sortir avec les enfants, faire quelques allers-retours. Même peu, ça aide ! Et pour Roch Hachana, le Tsom Guédalia arrive juste après. Plus les 48h seront lourdes, plus le jeûne sera difficile. Un Yom Tov réussi, ce n’est pas finir épuisé. C’est surtout se nourrir de joie, d’introspection et de Téfilot. Quelques repères suffisent pour profiter sans culpabilité. Sarah Kisielewski Magazine I n°374

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“

Je pensais qu’un téléphone en mode vibreur ne dérangeait personne.

”

Pendant longtemps, je n’éteignais pas complètement mon téléphone à la synagogue, mais je le mettais sur vibreur. En fait, j’étais persuadé que je devais rester joignable quoi qu’il arrive.

Le jour où, en regagnant la synagogue après un bref appel, je me suis aperçu que j’avais raté le Kaddich, ce fut comme un électrochoc. J’ai compris que je n’étais plus maître de cet appareil et que c’est lui qui me maîtrisait !

Depuis ce jour, lorsque j’entre à la synagogue, j’éteins mon téléphone. Complètement. En sortant, je le rallume. Et devinez quoi : j’ai découvert que pendant ce temps, le monde ne s’est jamais écroulé !

“Depuis ce jour, quand j’entre à la synagogue, j’éteins complètement mon téléphone.”

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PIYOUT TRADUIT ET EXPLIQUÉ

'Èt Cha'aré Ratson

‫ֵעת ַׁש ֲע ֵרי ָרצֹון‬ Pour Roch Hachana, découvrez le chant ‘Et Cha’aré Ratson traduit et expliqué, pour mieux en saisir le sens et l’émotion.

‫ֵעת ׁ ַש ֲע ֵרי ָרצוֹ ן לְ ִה ּ ָפ ֵתחַ יוֹ ם ֶא ְהיֶ ה ַכ ּ ַפי לְ ֵאל ׁשוֹ ֵט ַח‬ .‫ָא ָ ּנא זְ כֹר נָ א לִ י ְּביוֹ ם הוֹ ֵכחַ עוֹ ֵקד וְ ַה ֶּנ ֱע ָקד וְ ַה ִּמזְ ֵּב ַח‬ Le moment des sonneries du Chofar où les portes de la faveur divine sont appelées à s’ouvrir Jour où je déploierai mes paumes vers D.ieu dans la prière. Souviens-Toi, je T’en prie en ma faveur, au jour de la réprimande, c’est-à-dire Roch Hachana De celui qui ligote [Avraham], de celui qui fut ligoté [Its’hak], et de l'autel.

‫ָּב ַא ֲח ִרית נֻ ָּסה ְּבסוֹ ף ַה ְע ׂ ָש ָרה ַה ֵּבן ֲאׁ ֶשר נוֹ לַ ד לְ ָך ִמ ּ ׂ ָש ָרה‬ ‫ִאם נַ פְ ׁ ְש ָך בוֹ ַעד ְמאֹד נִ ְקׁ ָש ָרה קוּם ַה ֲעלֵ ה ּו לִ י לְ עוֹ לָ ה בָ ָרה‬ .‫עוֹ ֵקד וְ ַה ֶ ּנ ֱע ָקד וְ ַה ִּמזְ ֵּב ַח‬ ַ‫ַעל ַהר ֲאׁ ֶשר ָּכבוֹ ד לְ ָך זוֹ ֵרח‬ Au terme des dix épreuves auxquelles il [Avraham] fut soumis « Ce fils qui t’est né de Sarah même si ton âme lui est attachée à l'extrême, lève-toi, fais-le-Moi monter en holocauste pur et sans défaut, sur la montagne [Mont Moria] où une gloire une nuée resplendit pour toi, qui ne sera perceptible que par toi." Celui qui ligote [Avraham], celui qui fut ligoté [Its’hak], et de l'autel.

‫ָא ַמר לְ ׂ ָש ָרה ִּכי ֲחמו ֵּד ְך יִ ְצ ָחק ָ ּג ַדל וְ לֹא לָ ַמד ֲעבוֹ ַדת ׁ ַש ַחק‬ ‫ַקא ְמ ָרה לְ ָכה ָאדוֹ ן ֲאבָ ל ַאל ִּת ְר ַחק‬ ָ ‫ֵאלֵ ְך וְ אוֹ ֵרה ּו ֲ ׁא ֶשר לוֹ ֵאל ָח‬ .‫עוֹ ֵקד וְ ַה ֶ ּנ ֱע ָקד וְ ַה ִּמזְ ֵּב ַח‬ ‫ָענָ ּה יְ ִהי לִ ֵּב ְך ְּב ֵאל בּ וֹ ֵטח‬ Il [Avraham] dit à Sarah : "Ton bien-aimé, Its’hak, a grandi et n’a pas appris le service de D.ieu qui réside dans la voûte céleste. J’irai et je lui enseignerai les lois et les commandements que D.ieu a fixés pour lui." Elle [Sarah] dit : "Va, mon seigneur, mais ne t’éloigne pas." Il [Avraham] lui répondit : "Que ton cœur se confie en D.ieu." Celui qui ligote [Avraham], celui qui fut ligoté [Its’hak], et l'autel. 44

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‫ ש ַחר וְ ִהׁ ְש ִּכים לַ ֲהלֹ ְך ַּבבּ ֶֹקר‬ ַׁ ‫וׁ ְּשנֵ י נְ ָע ָריו ִמ ְּמ ֵתי ַהׁ ּ ֶש ֶקר‬ ‫ישי נָ גְ ע ּו ֶאל ֵח ֶקר‬ ִ ׁ ִ‫וַ ַ ּי ְרא ְּדמוּת ָּכבוֹ ד וְ הוֹ ד וָ יֶ ֶקר יוֹ ם ַהׁ ּ ְשל‬ ‫ָ ע ַמד וְ ִה ְתבּ וֹ נָ ֵ ן לְ ִה ָּמׁ ֵש ַח‬ ‫עוֹ ֵקד וְ ַה ֶ ּנ ֱע ָקד וְ ַה ִּמזְ ֵּב ַח‬. Il [Avraham] se leva tôt dès l’aube avec empressement pour aller au matin — et ses deux serviteurs (Eliézer et Ichmaël), d’entre les hommes du mensonge, issus de nations qui n’ont pas foi en D.ieu. Le troisième jour, ils touchèrent au terme de leur route, et il [Avraham] vit une figure de gloire, de majesté et de splendeur, Présence divine sous forme de nuée. Il [Avraham] s’arrêta et contempla, prêt à être oint pour s’élever et être exalté, par le moyen de l’acte de la Ligature. Celui qui ligote [Avraham], celui qui fut ligoté [Its’hak], et l'autel.

‫יָ ְדע ּו נְ ָע ָריו ִּכי ְק ָר ָאם לֵ אמֹר‬ ‫ֹאמר ּו לֹא נֶ ֱחזֶ ה ַרק ַמ ְהמוֹ ר‬ ְ ‫אוֹ ר ֲה ְר ִא ֶיתם צָ ץ ְּבר ֹׁאש ַהר ַה ּמֹר וַ ּי‬ ‫ָענָה ׁ ְשב ּו פֹה ַעם ְ ׁמשוּלִ ים לַ ְחֲמוֹר‬ .‫עוֹ ֵקד וְ ַה ֶ ּנ ֱע ָקד וְ ַה ִּמזְ ֵּב ַח‬ ַ‫וַ ֲאנִ י וְ ַה ַ ּנ ַער לְ ִהׁ ְש ַּת ּ ֵטח‬ Ses serviteurs comprirent, lorsqu’il les appela en disant : "Avez-vous vu poindre la lumière de la Présence divine au sommet du mont Moria ?" Et ils dirent : "Nous ne discernons qu’un ravin, la montagne, et non la Nuée de gloire qui la surmonte" Il [Avraham] répondit : "Restez ici, peuple semblable à l'âne — et moi et le garçon, nous irons nous prosterner." Celui qui ligote [Avraham], celui qui fut ligoté [Its’hak], et l'autel.


‫נָ א ַח ְּד ָד ּה ָאבִ י וְ ֶאת ַמ ֲא ָס ִרי‬ ‫ַקח ִע ְּמ ָך ַה ִ ּ ׁנ ְש ָאר ֵמ ֲאפָ ִרי‬ .‫עוֹ ֵקד וְ ַה ֶ ּנ ְע ָקד וְ ַה ִּמזְ ֵּב ַח‬

‫ִמ ַּמ ֲא ֶכלֶ ת יֶ ֱה ֶמה ִמ ְד ָּב ִרי‬ ‫ַח ֵ ּזק וְ ֵעת יְ ַקד יְ קוֹ ד ִּבבְ ׂ ָש ִר י‬ ַ‫וְ ְאמֹר לְ ׂ ָש ָרה זֶ ה לְ יִ ְצ ָחק ֵריח‬

"Devant la vision du couteau, je frémis et ma parole se trouble : de grâce dit Its’hak, aiguise-le, mon père — et mes liens de la corde, resserre-les, afin que je ne puisse trembler et devenir alors une offrande impropre.

Hachem pardonne et expie pour Son peuple, année après année en ce jour, miséricorde."

J’ouvre

les

portes

de

Celui qui ligote [Avraham], celui qui fut ligoté [Its’hak], et l'autel.

Et à l’heure où le feu embrasera ma chair,

‫לִ בְ ִר ְית ָך ׁשוֹ ֵכן זְ בוּל ׁו ְּשבֻ ָעה‬ ‫זָ ְכ ָרה לְ ֵע ָדה סוֹ ֲע ָרה וּנְ גו ָּעה‬ ‫ׁו ְּש ַמע ְּת ִק ָיעה ּתוֹ ְק ָעה ו ְּתרו ָּעה‬

prends avec toi ce qui restera de ma cendre,

(lorsque Roch Hachana tome un Chabbath)

et dis à Sarah : «Voici le parfum d’Its’hak.»" Celui qui ligote [Avraham], celui qui fut ligoté [Its’hak], et l'autel.

‫אוֹ פַ ן וְ ׂ ָש ָרף ׁשוֹ ֲאלִ ים ִּבנְ ָדבָ ה‬ ‫ָא ָ ּנא ְּתנָ ה פִ ְדיוֹ ם וְ כֹפֶ ר ָהבָ ה‬ .‫עוֹ ֵקד וְ ַה ֶ ּנ ֱע ָקד וְ ַה ִּמזְ ֵּב ַח‬

‫וַ יֶ ֱהמ ּו ָּכל ַמלְ ֲא ֵכי ֶמ ְר ָּכבָ ה‬ ‫ִמ ְת ַח ְ ּננִ ים לָ ֵאל ְּב ַעד ׂ ַשר ָצבָ א‬ ַ‫ַאל נָ א יְ ִהי עוֹ לָ ם ְּבלִ י יָ ֵרח‬

Et tous les anges du Char céleste frémirent ; Ofan et Séraphin (deux sortes d’ange) implorant en grâce, suppliant D.ieu en faveur du prince de l’armée [Its’hak] : "De grâce, donne une rançon, accorde un rachat, trouve-lui un substitut en échange. Que le monde, de grâce, ne soit pas sans lune désignation d’Its’hak, luminaire du monde."

)‫( ׁו ְּש ַמע ְּתפִ ָּלה זָ ְכ ָרה לִ ְתרו ָּעה‬ ‫וֶ ֱאמֹר לְ ִצ ּיוֹ ן ָּבא זְ ַמן ַהיְ ׁשו ָּעה‬ ‫יִ נּוֹ ן וְ ֵאלִ ָ ּיה ֲאנִ י ׁשוֹ לֵ ַח‬ .‫עוֹ ֵקד וְ ַה ֶ ּנ ֱע ָקד וְ ַה ִּמזְ ֵּב ַח‬

En vertu de Ton alliance et du serment, Toi qui demeures en Zévoul (un des sept cieux), souviens-Toi — pour la communauté d’Israël qui souffre et endure les tourments. Et entends les sonneries du Chofar, soit la Téki’a, celle qui sonne, et la Térou’a, provenant d’une corne de bélier, en souvenir du bélier d’Its’hak. (Quand Roch Hachana tombe un Chabbath : Et entends la prière, souviens-Toi du son de la Térou’a.) Et dis à Sion : "Le temps du salut final est venu ;

Celui qui ligote [Avraham], celui qui fut ligoté [Its’hak], et l'autel.

Yinon le Machia’h et le prophète Élie, appelé à le précéder pour annoncer sa venue, Moi, Je les envoie."

‫ָא ַמר לְ ַאבְ ָר ָהם ֲאדוֹ ן ׁ ָש ַמיִ ם ַאל ִּ ׁת ְשלְ ָחה יָ ד ֶאל ׁ ְשלִ ׁיש או ַּריִ ם‬ ‫יוֹ ם זֶ ה זְ כוּת לִ בְ נֵ י יְ ר ׁו ָּשלַ יִ ם‬ ‫ׁשוּב ּו לְ ׁ ָשלוֹ ם ַמלְ ֲא ֵכי ַמ ֲחנַ יִ ם‬ .‫עוֹ ֵקד וְ ַה ֶ ּנ ֱע ָקד וְ ַה ִּמזְ ֵּב ַח‬ ַ‫בּ וֹ ׁ ַש ֲע ֵרי ַר ֲח ִמים ֲאנִ י ּפוֹ ֵתח‬

Celui qui ligote [Avraham], celui qui fut ligoté [Its’hak], et l'autel.

Le Maître des cieux dit à Avraham "N’étends pas la main sur le tiers Its’hak faisant partie des trois Patriarches comparés à des luminaires.

(Le chant étant particulièrement long, nous vous avons ici présenté les premières et dernières strophes.) Traduit par Moshé Haïm Sebbah

Retournez en paix, anges de Ma’hanaïm — ce jour est un mérite pour les fils de Jérusalem l’acte de la Ligature demeure au crédit du peuple d’Israël, et par son mérite Magazine I n°374

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FEMMES FAMILLE ÉDUCATION FEMMES COUPLE

À toutes les mamans qui resteront à la maison avec les enfants pendant Roch Hachana Nous aurions voulu un Eloul avec des larmes dans nos prières, mais nous avons un Eloul avec des larmes à cause de l’oignon épluché. Nous aurions voulu un Eloul avec des cours inspirants, mais nous avons un Eloul avec des "Maman ! Il m’a frappé !" Bon nombre de femmes qui s’occupent de leurs jeunes enfants ressentent un sentiment de manque, car elles ne participent pas vraiment aux prières des Yamim Noraïm, ne ressentent pas suffisamment le jour du jugement de Roch Hachana, ni Yom Kippour.

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Certes, entre la tétine perdue et la couche à changer, elles réussissent à réciter quelques prières, mais elles ont le sentiment qu’il est impossible de comparer : une prière personnelle dans leur salon à celle qui s’élève dans la synagogue, lorsque la voix de l’officiant résonne, émeut et est reprise par tous les fidèles ; la prière de Ounetané Tokef d’une grande assemblée avec le murmure solitaire d’une femme qui prie chez elle ; le fredonnement d’une femme à la maison et les mélodies poignantes du ’Hazan et de tous les fidèles ! Mais justement, là où nous ressentons ce manque, nos Rabbanim nous renforcent avec des paroles merveilleuses, qui montrent à quel point les prières de la femme, même récitées dans sa maison, montent jusqu’au Ciel, atteignent le Kissé Hakavod (trône céleste) et sont exaucées.

qui reste debout pendant de longues heures, à couronner Hachem, à implorer et à pleurer." Qui s’occupe des enfants du roi ? Rav Pinkus comparait la prière de la mère juive à Roch Hachana, le jour du couronnement d’Hachem, à une femme qui a le privilège de s’occuper des enfants du roi – les princes – qui, le moment venu, porteront la couronne sur leur tête. La personne qui garde les enfants du Roi n’est pas tenue de participer à la cérémonie de couronnement. Elle est occupée par une tâche plus importante. Parfois, nous avons l’impression qu’Eloul est comme un invité important : tout le monde court pour le voir, l’écouter, tout le monde se prépare à sa venue… Et nous, nous sommes coincées à la maison, dans la cuisine avec une poêle de schnitzels en main et une montagne de linge qui nous attend patiemment. Nous aurions voulu un Eloul avec des larmes dans nos prières, mais nous avons un Eloul avec

Des mots justes qui renforcent Le ’Hafets ’Haïm répétait à sa femme, à l’époque où celle-ci s’occupait de leurs jeunes enfants, qu’elle était dispensée de prier à la synagogue pendant les Yamim Noraïm. Le Rav Steinmann déclara : "Une mère juive qui s’occupe de ses enfants et qui a du mal à ouvrir un Ma’hzor pendant Roch Hachana et Yom Kippour n’a pas à s’inquiéter quant à l’année qui l’attend. Au contraire, grâce à la Mitsva de s’occuper de ses enfants, elle méritera une bonne et douce année !" Rav Eliahou Lopian affirma : "Les femmes qui restent à la maison pendant les Yamim Noraïm et s’occupent de leurs enfants n’ont pas besoin de toutes les prières et de l’ambiance solennelle de la synagogue pour que leurs prières montent jusqu’au Ciel. Elles ont un conduit direct jusqu’en Haut, jusqu’au trône céleste ! Pendant les quelques minutes qu’elles prennent pour réciter quelques mots de prière, elles atteignent le Kissé Hakavod au même titre que toute l’assemblée Magazine I n°374

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FEMMES FAMILLE ÉDUCATION

des larmes à cause de l’oignon épluché. Nous aurions voulu un Eloul avec des cours inspirants, mais nous avons un Eloul avec des "Maman ! Il m’a

FEMMES COUPLE

frappé !" Nous aurions voulu une synagogue avec des prières et des récitations de Séli’hot avec Kavana (ferveur), mais nous restons à la maison, avec des fragments de prière que nous parvenons à réciter entre les pleurs, les biberons à préparer et les jouets éparpillés, tout en écoutant les enfants chanter "Roch Hachana, la nouvelle année est enfin arrivée…" Pas de roi sans peuple Et puis, je me souviens des paroles de la Rabbanite Neustadt, de mémoire bénie. Elle dit un jour aux mères qui se plaignaient de ne pas pouvoir rester à la synagogue : "Qui donc a élevé

Oulpan

toutes ces armées de fidèles ? C’est grâce à vous qu’il y a des gens qui prient aujourd’hui…" Arrêtons-nous un instant, respirons profondément et souvenons-nous : c’est notre Eloul. Là, au milieu du désordre, des rires, des disputes, des larmes, des verres qui se renversent… C’est l’essence du mois d’Eloul et des Yamim Noraïm qui compte : notre mission… Chaque crise de colère qui est réprimée, chaque biberon qui est préparé, chaque bisou ou câlin fait partie de mon service divin. Car il n’y a pas de roi sans peuple. Et ce peuple, c’est nous qui le bâtissons ! Que nos prières et les prières de tout le peuple d’Israël soient acceptées et exaucées, dans la miséricorde divine, dans la joie et la largesse, pour notre bien et le bien de nos proches… Chana Tova à toutes ! Myriam Abib

...‫תּוקה‬ ָ ‫ׁ ָש ָנה ְמ‬ Une année douce... et un Chofar qui réveille ! ‫ׁוְש ֹו ָפר ׁ ֶש ֵּמ ִעיר‬ ׁ ‫ר‬ ֹ ‫ְ ּב‬ ‫אש ַה ׁ ָּש ָנה‬ ,‫ַה ִּמ ׁ ְש ָּפ ָחה ִמ ְת ַ ּכ ֶנ ֶּסת‬ ֹ ַ ‫או ְכ ִלים ַ ּת‬ ‫ּפּוח‬ ׁ ‫ּומ ַא ֲח ִלים‬ ְ ‫ִ ּב ְד ַבש‬ ֹ ‫ׁ ָש ָנה‬ ‫ ַא ֲח ֵרי‬.‫טו ָבה‬ ,‫רּוחה ָ ּכ ֹזאת‬ ָ ‫ֲא‬ ‫ִל ְפ ָע ִמים ַה ׁ ּש ֹו ָפר הּוא‬ ‫ַה ָד ָּבר ַהיָ ִּחיד ׁ ֶש ֵּמ ִעיר ֶאת‬ .‫ֻ ּכ ָ ּלם‬

À Roch Hachana, la famille se réunit, on mange une pomme avec du miel et on se souhaite une bonne année. Après un tel repas, le Chofar est parfois la seule chose qui réussit à réveiller tout le monde.

Vocabulaire

• ‫( ִמ ׁ ְש ָּפ ָחה‬Michpa’ha) – famille • ‫( ִמ ְת ַ ּכ ֶנ ֶּסת‬Mitkanesset) – se réunit ֹ (Okhlim) – on mange • ‫או ְכ ִלים‬ ַ ‫( ַ ּת‬Tapoua’h) – pomme • ‫ּפּוח‬

• ‫( ְד ַּב ׁש‬Dvach) – miel • ‫( ְמ ַא ֲח ִלים‬Méa’halim) – souhaitent • ‫רּוחה‬ ָ ‫( ֲא‬Arou’ha) – repas • ‫( ִל ְפ ָע ִמים‬Lif’amim) – parfois 48

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• ‫( ַה ָד ָּבר ַהיָ ִּחיד‬Hadavar haya’hid) – la seule chose

• ‫( ֵמ ִעיר‬Mé’ïr) – réveille • ‫( ֻ ּכ ָ ּלם‬Koulam) – tous, tout le monde D’autres mots avec la racine .‫ח‬.‫ר‬.‫(( א‬accueillir, recevoir) ֹ (Oréa’h) – invité • ‫או ֵר ַח‬ ַ • ‫ירּוח‬ ‫( ֵא‬Éroua’h) – accueil, hébergement • ‫( ְמ ָא ֵר ַח‬Méaréa’h) – hôte, personne qui reçoit


‫בס”ד‬

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Pose ta question, un rabbin répond !

En chimiothérapie, écouter de la musique l’année de deuil ? En soin pour un cancer, peut-on écouter une musique thérapeutique pendant l’année de deuil ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Certaines études montrent que le fait d’écouter de la musique peut être très bénéfique pour une personne atteinte d’un cancer. Cela favorise la détente, cela améliore l’humeur et cela diminue le stress et l’anxiété. Elle a aussi un effet positif sur les douleurs et la fatigue ressenties par la personne malade. Donc, l’écoute de la musique est absolument permise étant donné qu’il s’agit d’un besoin vital. (Divré Sofrim, Kitsour 5776, 41, 17 ; passage Michoum Pséda)

Prénom "Akhsa" pour une fille Que pensez-vous du prénom Akhsa pour une fille ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Mis à part le fait que la consonance de ce prénom pourrait être source de gêne pour celle qui le porte, à une époque où il n’y a plus de pitié et où la moquerie est malheureusement devenue monnaie courante, la coutume veut, dans le monde entier, qu’il ne soit pas attribué aux filles.

Quelle somme donner au Mohel pour une Brit-Mila ? Y a-t-il une somme qui soit suggérée de donner au Mohel pour une Brit-Mila ? A cet égard, y aurait-il une différence entre une Brit en France et en Israël ? Réponse de Rav Gabriel Dayan En France, il est bien de donner au moins 100€. En Israël, au moins 400 shékels. Bien entendu, cela peut varier en fonction des attentes du Mohel (souvent bien justifiées). La meilleure solution reste de poser directement la question au Mohel lui-même. Et surtout, ne tremblez pas au moment de demander le montant. S’il vous surprend, dites-vous que c’est pour une Mitsva : cela aide toujours à mieux digérer les chiffres ! (Ritva sur Talmud Bétsa 16a)

Faut-il vraiment avoir deux lave-vaisselle ? J’ai un lave-vaisselle. Peut-on l’utiliser pour la vaisselle de viande et de lait en même temps dans le même cycle de lavage, ou les lavages doivent-ils être séparés (soit viande ou lait) ? Ou doit-on l’utiliser uniquement pour l’une des deux vaisselles ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Bien que certains décisionnaires permettent d'utiliser certains lave-vaisselle pour des ustensiles de lait et de viande (pas en même temps - les uns après les autres), il est préférable d'opter pour la troisième solution : un lave-vaisselle pour les ustensiles de viande, et un autre pour les ustensiles de lait. Vous n’avez pas de place pour deux lave-vaisselle ? Achetezen quand même un deuxième : avec l’aide d'Hachem, vous aurez bientôt une cuisine où ils seront tellement éloignés l'un de l’autre qu'il faudra prévoir une pause-café entre les deux ! Elle sera si grande que vous regretterez l’époque où vous trouviez la vôtre trop petite. (Ritva sur Talmud Bétsa 16a) Dites : Amen !

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Se courber en disant Vaya’avor Que ce soit pendant la lecture des Séli’hot ou dans les Ta’hanounim en semaine, je me demandais si nous devions rester courbés quand nous prononçons Vaya’avor Hachem ‘Al Panav Vayikra. J’observe des personnes qui se courbent en disant Vaya’avor, se redressent pour le nom d’Hachem, puis se recourbent pour ‘Al Panav Vayikra. Est-ce qu’une façon de faire est préférable à une autre ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. En effet, il est habituel de se courber légèrement au moment où l’on dit Vaya’avor (jusqu’au mot Vayikra). Par contre, lorsque l’on prononce le nom d’Hachem, il faut se redresser. (Birké Yossef Chiyouré Brakha 131, 6 ; Kaf Ha’haïm 131, 19 ; Ben Ich ‘Haï, KiTissa 10 ; Halakha Broura VI, 133 ; VII, 10, 29) 2. Certains n’agissent pas de cette manière mais il n’y a rien de grave. C’est une coutume parmi tant d’autres.

Demander de l’argent pour enterrer un proche ? Dans le cas de l’enterrement d’un proche, si l’on n’a pas beaucoup de moyens, vaut-il mieux l’enterrer dans un endroit simple ou demander de l’argent avec une cagnotte pour enterrer son proche très dignement ? Réponse de Rav Avraham Garcia Il est évident qu’il y a une grande Mitsva d’enterrer un défunt, et cette Mitsva incombe à plus forte raison aux proches du défunt. Néanmoins, lorsqu’il est question de dépenses supplémentaires ou d’honneurs qui pourraient être évités (par exemple lorsque le défunt n’a pas demandé cela de son vivant), il est préférable que cet argent soit donné aux pauvres, afin de subvenir à leurs besoins, voire de leur permettre de vivre un peu plus honorablement. En effet, lorsqu’il y a un choix à faire entre l’honneur dû à un défunt et l’honneur dû à une personne vivante, l’honneur du vivant prime (Ketouvot 17a ; Pit’hé Téchouva, Yoré Déa 240, 11 ; Guécher Ha’haïm I, 12 ,30 ; Da’at Cohen 247). À plus forte raison, on peut considérer que si le défunt, de son vivant et compte tenu de sa grandeur, avait eu le choix, il aurait préféré que l’on utilise cet argent pour honorer et aider les vivants plutôt que pour augmenter les honneurs qui lui sont rendus après son décès (Brit Halévi 52). Bien entendu, tout est relatif et dépend de la situation particulière. Cela dépendra notamment du statut et de l’importance du défunt : plus celui-ci était une personne grande et importante, plus certaines dépenses liées aux honneurs qui lui sont rendus pourront être considérées comme nécessaires et non comme un simple "surplus". Il faudra donc examiner chaque cas individuellement et, en pratique, consulter une autorité rabbinique compétente. Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

Une équipe de Rabbanim répond à vos questions du matin au soir, selon vos coutumes :

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LA PARACHA POUR LES ENFANTS Mode "nouvelle année" activé Les enfants, cette année, transformons nos souhaits de bonne année en petits gestes concrets.

L'HISTOIRE Le soir de Roch Hachana, la table est si belle ! Il y a des pommes, du miel, des dattes, une grenade, des légumes, et plein de petits plats que les enfants attendent avec impatience. Ariel trempe une pomme dans le miel et dit : "J’adore Roch Hachana ! On mange sucré et on demande une bonne année." Papi sourit. "C’est vrai. Mais les Simanim ne sont pas seulement des aliments. Ce sont aussi et surtout des messages." Ariel fronce les sourcils. "Des messages ?!" Papi montre le miel. "Quand on demande une année douce, on peut aussi se demander : est-ce que moi, je peux parler avec plus de douceur ?" Ariel lorgne vers sa sœur. Juste avant la fête, il lui a répondu sèchement parce qu’elle avait touché à son livre. Mamie ouvre une grenade. "Quand on demande d’être remplis de Mitsvot comme une grenade, on peut choisir une Mitsva à améliorer." Ariel réfléchit. C’est vrai qu’il pourrait faire ses Brakhot moins vite. Puis papa montre les dattes. "Quand on demande que les mauvaises choses disparaissent, on peut aussi s’éloigner d’une mauvaise habitude."

Ariel baisse un peu la tête. "Donc, on ne fait pas que demander des bonnes choses à Hachem ?" "Exactement", répond Papi. "On demande à Hachem une belle année, et on Lui montre qu’on veut y participer." Un peu plus tard, sa sœur lui demande le livre qu’elle avait pris avant la fête. Ariel hésite, puis lui dit : "Tu peux le regarder. Mais fais attention, d’accord ?" Ariel comprend alors que les Simanim ne restent pas seulement dans l’assiette. Le miel peut devenir une parole douce. La grenade peut devenir une Mitsva. Et la nouvelle année peut commencer par une petite décision positive.

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L'ENSEIGNEMENT

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À Roch Hachana, beaucoup ont l’habitude de faire Tachlikh près de l’eau. On récite des versets et l’on se rappelle qu’Hachem peut jeter nos fautes "dans les profondeurs de la mer".

Parfois, on garde une erreur dans son cœur : une parole méchante, un mensonge, une dispute, une jalousie. Tachlikh vient nous dire : "Tu n’es pas obligé de rester collé à ça."

Mais Tachlikh n’est pas un jeu magique. On ne va pas près de l’eau pour dire : "J’ai fait des erreurs, je les jette, et maintenant je n’ai plus rien à faire." La Torah nous apprend plutôt à regarder nos fautes en face, à vouloir nous en séparer, puis à réparer.

Hachem nous donne la force de lâcher une mauvaise habitude, demander pardon, dire la vérité et recommencer en mieux. À Roch Hachana, on jette nos fautes, certes ; mais on choisit surtout ce qu’on veut devenir.

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Nos maîtres montrent l’exemple On rapporte une histoire très forte sur Rabbi Amnon de Mayence, un grand Sage qui a vécu au Moyen Âge. Rabbi Amnon était respecté par beaucoup de gens. Même des personnes importantes de la ville voulaient lui parler et lui demander conseil. Un jour, on commence à lui mettre une grande pression pour qu’il abandonne sa foi. Rabbi Amnon refuse. Il sait qui il est : un Juif, serviteur d’Hachem, et il ne veut pas trahir la Torah. Mais un jour, sous la pression, il demande un délai de quelques jours pour répondre. À peine sorti, il regrette profondément. Dans son cœur, il se dit : "Comment ai-je pu laisser croire, même un instant, que je pourrais abandonner Hachem ?" Ce regret lui fait très mal, non pas parce qu’il ne croit plus en lui, mais parce qu’il comprend que Roch Hachana approche, et qu’il veut se présenter devant Hachem avec vérité. Quand arrive Roch Hachana, Rabbi Amnon est très faible, après avoir refusé d’abandonner sa foi et subi les tortures du souverain. Il demande qu’on l’amène à la synagogue. Toute la communauté est réunie. Avec les forces qui lui restent, il prononce des mots bouleversants : Ounetané Tokef Kedouchat Hayom, "Disons la force de la sainteté de ce jour." Il rappelle que Roch Hachana n’est pas un jour comme les autres. C’est le jour où Hachem est Roi, où chaque personne passe devant Lui, où chacun peut

réfléchir à sa vie. Mais dans cette prière, il y a aussi une phrase remplie d’espoir : la Téchouva, la Téfila et la Tsédaka peuvent changer le décret. Rabbi Amnon vient montrer qu’un Juif peut revenir à Hachem avec un cœur vrai. Même après une erreur, même après une faiblesse, il peut dire : "Hachem, je veux revenir vers Toi." Les enfants, vous pouvez penser que la Téchouva, c’est seulement pour les grands, ou pour les très grandes fautes. Mais ce n’est pas vrai. Vous devez aussi dire : "Cette année, je vais faire des efforts pour ne pas me bagarrer avec mes frères et sœurs", "Je veux mieux respecter mes parents", "Je veux faire ma prière avec plus d’attention", "Je veux demander pardon si j’ai fait de la peine à quelqu’un"... Roch Hachana n’est pas seulement un jour où l’on demande une bonne année. C’est un jour où l’on choisit de revenir vers Hachem avec sincérité. Nous ne sommes pas parfaits, mais nous devons être éveillés et conscients des choses.

e la L'exercice d

semaine

une na, choisis a h c a H h c o ÀR m dans ta ire à Hache d à ie ra v chose tu veux erreur que tu veux Téfila : une bitude que a h e n u r, e tu veux répare e Mitsva qu n u u o r, re amélio r. lus de cœu faire avec p Magazine I n°374

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RECETTE Harissa tunisienne au miel Moelleuse, parfumée à la fleur d’oranger et généreusement imbibée d’un sirop au miel, cette douceur tunisienne à base de semoule et d’amandes trouvera naturellement sa place sur la table de Roch Hachana. Pour un moule carré de 20 cm

Temps de préparation : 30 min

Temps de cuisson : env. 20 min

Difficulté : facile

Ingrédients

Réalisation - Préchauffez le four à 180 °C, chaleur tournante.

Pour le gâteau • 5 œufs • 100 g de sucre roux • 120 g d’amandes en poudre • 150 g de semoule fine • 120 ml d’huile neutre • 1 sachet de levure chimique • Le zeste d’une orange • 2 cuil. à soupe d’eau de fleur d’oranger • 1 bouchon d’arôme d’amande amère (facultatif) Pour le sirop au miel • 1 cuil. à soupe de miel • 200 g de sucre roux • 200 ml d’eau • 1 trait d’eau de fleur d’oranger ou de jus de citron Pour la finition • Pistaches ou amandes non salées concassées

- Battez légèrement les œufs dans un saladier. Ajoutez le sucre, la semoule, les amandes en poudre, l’huile, la levure chimique ainsi que le zeste d’orange et les arômes. Mélangez jusqu’à obtenir une préparation homogène, puis versez-la dans le moule. - Enfournez à mi-hauteur pendant environ 20 min. Vérifiez la cuisson en plantant un cure-dent au centre du gâteau : il doit ressortir sec. - Pendant ce temps, préparez le sirop. Versez l’eau, le sucre, le miel et la fleur d’oranger ou le jus de citron dans une casserole. Faites chauffer en remuant régulièrement à l’aide d’une cuillère en bois, jusqu’à ce que le sucre soit complètement dissous et que le sirop épaississe légèrement, soit environ 10 min. Maintenez-le ensuite à feu très doux afin qu’il reste tiède. - À la sortie du four, découpez directement l’harissa dans le moule en carrés ou en losanges. - Versez le sirop tiède sur toute la surface du gâteau afin qu’il s’en imprègne généreusement. - Parsemez de pistaches ou d’amandes concassées. Chana Tova ! Chloé Flam – Pita & Chocolat

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Magazine I n°374


Perle de la semaine par

"Si notre foi était absolue, chaque prière ouvrirait les portes de la guérison et de la bénédiction." (Rav Chlomo Wolbe)


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