Nitsavim-Vayélekh
n°373
2 septembre 2026 I 20 Eloul 5786
Life Time BAYT YEROUSHALMI À HAR HOMA
LE MOMENT EST VENU DE VIVRE JÉRUSALEM À HAR HOMA BY Bayit Yérouchalmi, une référence de l’immobilier à Jérusalem, signe à Har Homa deux nouvelles résidences pensées pour la vie de famille. Deux résidences intimistes proposant des appartements de 3 à 6 pièces et des penthouses.
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L'ÉDITO DE LA SEMAINE Un Juif, ça ne laisse pas indifférent ! Nous savons tous ce qu’est l’antisémitisme, mais avons-nous entendu parler du philosémitisme ? Formé à partir du mot grec "philos", qui signifie "ami", le philosémitisme désigne une attitude de sympathie, d’estime ou de soutien envers les Juifs. Eh oui, cela existe ! Ce qui est le plus surprenant, c’est que le philosémitisme ne concerne pas seulement des mouvements isolés, tels que la "March of Life" (Marche de la vie) ou encore l’ICEJ (International Christian Embassy Jerusalem), qui réunissent chaque année des milliers de personnes pour dénoncer l’antisémitisme et défendre les Juifs : il touche en réalité énormément de non-Juifs, un peu partout dans le monde. Cette nouvelle qui réchauffe le cœur nous parvient à travers le témoignage de l’ancien grand-rabbin du Guatemala, Yossef Germon. Né à Jérusalem, ce dernier a quitté son pays à l’âge de 20 ans pour Mexico. Sur place, il s’est vite rendu compte de la soif de judaïsme qui existait en Amérique latine. Maîtrisant rapidement l’espagnol, il s’est déplacé à travers tout le continent, diffusant la Torah et renforçant des communautés juives disloquées. À la suite d’un grave accident survenu à un fidèle, dont il contribua à organiser le sauvetage, il a pris conscience de la précarité médicale qui existait dans certaines localités et a mis en place un système local de volontaires formés aux premiers secours. Pour développer son mouvement de "Communauté humanitaire" sur tous les continents, il voyagera dans 152 pays (!). C’est dans ce cadre qu’il entre en contact avec de nombreux chefs spirituels de différentes religions, en particulier chrétiens et musulmans. Il se lie d’amitié avec nombre d’entre eux et prend conscience du respect qu’on lui porte, à
lui qui est à la fois juif et rabbin. Rarement confronté à de la haine, il réalise que le ton ne monte que lorsque l’on parle politique. C’est pourquoi il ramène toujours le débat vers des actions d’humanité. Et là, non seulement les cœurs se rapprochent, mais il se rend compte à quel point le judaïsme est apprécié et placé très haut dans l’échelle des valeurs humaines. Son expérience lui fait conclure qu’il existe aujourd’hui dans le monde bien plus de sympathie envers les Juifs qu’on ne le croit ! Le témoignage de ce grand-rabbin sur l’ampleur du philosémitisme ne doit pas nous étonner. Il est vrai que, dans les médias et sur les réseaux sociaux, on trouve énormément de propos antisémites, mais cela ne reflète pas forcément le véritable regard des non-Juifs sur nous. En effet, les attitudes positives sont généralement beaucoup moins visibles que les attitudes hostiles. Un acte antisémite ou une polémique font énormément de bruit, tandis que des millions de personnes favorables aux Juifs ne produisent pratiquement aucune "actualité". On peut se demander pourquoi certains nous apprécient. Sans doute parce que, lorsqu’ils découvrent réellement le judaïsme, ils y trouvent quelque chose qui répond à leur quête spirituelle et humaine. Aujourd’hui, on s’inquiète d’un renouveau de l’antisémitisme dans le monde, et cette inquiétude est légitime. Mais peut-être la véritable question n’est pas seulement "Comment combattre l’antisémitisme ?", mais aussi "Comment transmettre ce que nous avons reçu ?" Car ce que le monde attend véritablement de nous, c’est notre lumière. Le Rav Germon, lui, l’a compris et l’a appliqué. Rav Daniel Scemama Magazine I n°373
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SOMMAIRE Daniel Scemama 03 Rav L'Édito - Un Juif, ça ne laisse pas indifférent ! 07 Actualités Sebag 14 PrIranDaniel : Nouvelle année, nouvelles opportunités Exclusive 16 Interview La Rabbanite Danielle Sitruk nous dévoile les coulisses des trois soirées hommage et du nouveau livre "Taureau assis"
Benhamou 18 Binyamin Antisémitisme aux Deux Alpes : sans filtre ! juive 22 Histoire Binyamin de Tudèle, le Juif qui explora le monde avant Marco Polo
Yehonathan Gefen 27 Rav Parachat Nitsavim - Faire Téchouva par amour 29 Shabatik 33 Histoire Deux jumeaux, deux destins 35 Flash Chabbath 36 Culture Ména’hem Begin en 3 discours chocs... !
40 41 Devinettes sur la Paracha 42 Communiqué Là où nous passons 44 Hommage Hommage à Elie Benacom, un bâtisseur du judaïsme Rav Chai Amar Le message d'un rabbin de Floride
de Tel-Aviv
Responsable publication David Choukroun Rédacteurs Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Pr Daniel Sebag, Ariel Marciano, Binyamin Benhamou, Rav Yehonathan Gefen, Jocelyne Scemama, Rav Chai Amar, Sarah Kisielewski, Myriam Abib, Rav Gabriel Dayan, ‘Hava Chemla, Mérav Malka Mise en page Dafna Uzan Secrétariat 02.37.41.515 Publicité Daniel Peretz daniel26mag@gmail.com 054-24-34-306 Distribution diffusion@torah-box.com Remarques & commentaires magazine@torah-box.com Abonnement torah-box.com/magazine
46 Halakha Peut-on être heureux dans un mariage contraire à la Halakha ?
50 Femmes Un merveilleux programme de préparation à Roch Hachana ... 54 Paracha pour les enfants 56 LaMission (pas) impossible Questions au Rav
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Recette Gâteau grenade aux amandes et crème vanillée
Les annonces publicitaires sont
sous la responsabilité de leurs annonceurs
Ne pas lire pendant la prière Ce magazine contient des
enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle
Vendredi 4 Septembre
MER
Dimanche 6 Septembre
JEU
3 sept. 21 Eloul
Daf Hayomi 'Houlin 126 Michna Yomit Kélim 28-6
Mardi 8 Septembre
4 sept. 22 Eloul
Daf Hayomi 'Houlin 127 Michna Yomit Kélim 28-8
5 sept. 23 Eloul
Daf Hayomi 'Houlin 128 Michna Yomit Kélim 28-10 Daf Hayomi 'Houlin 129 Michna Yomit Kélim 29-2
LUN
6 sept. 24 Eloul
Parachat Nitsavim-Vayélekh
7 sept. 25 Eloul
Daf Hayomi 'Houlin 130 Michna Yomit Kélim 29-4
MAR
DIM
Daf Hayomi 'Houlin 125 Michna Yomit Kélim 28-4
VEN
Rav Yossef 'Haïm Sitruk
2 sept. 20 Eloul
SAM
CALENDRIER DE LA SEMAINE
8 sept. 26 Eloul
Daf Hayomi 'Houlin 131 Michna Yomit Kélim 29-6
Rav Israël Meïr Hacohen ('Hafets 'Haïm) Rav Bentsion 'Haï Ouziel Rabbi 'Haïm Pinto Rav Its'hak Elfayé
Horaires du Chabbath Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Entrée
18:19
18:41
18:41
18:41
Sortie
19:36
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19:38
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Zmanim du 5 Septembre Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Nets
06:17
06:19
06:19
06:18
Fin du Chéma (2)
09:27
09:28
09:29
09:28
'Hatsot
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Chkia
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ACTUALITÉS Ormuz : Les États-Unis repassent à l’offensive Le bras de fer autour du détroit d’Ormuz a franchi un nouveau cap. L’armée américaine a frappé dimanche deux lanceurs des Gardiens de la révolution sur l’île de Larak. Selon le Centcom, des forces iraniennes s’apprêtaient à lancer des engins transportant des mines marines vers les voies de navigation internationales. D’après les informations rapportées en Iran, deux personnes ont été tuées et deux autres blessées dans l’attaque. En riposte, Téhéran a tiré plusieurs missiles en direction de la Jordanie. L’armée jordanienne a annoncé avoir intercepté et détruit huit projectiles entrés dans son espace aérien avant qu’ils ne constituent une menace. Les
Gardiens de la révolution ont de leur côté affirmé qu’un
drone
américain
MQ-9 avait été touché audessus du détroit. Cette nouvelle escalade intervient Donald
alors
Trump
que
poursuit
sa campagne destinée à contraindre l’Iran à rouvrir le détroit d’Ormuz et à accepter les exigences de Washington. Plus de 50 000 soldats américains restent mobilisés dans la région. Cette mobilisation massive témoigne de la détermination de Washington à maintenir une pression maximale sur Téhéran et à empêcher le régime iranien de renforcer ses capacités militaires dans la région.
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ACTUALITÉS Israël envisage d’écarter des représentants britanniques du centre de coordination pour Gaza
Népal : Plus de 700 morts dans des crues dévastatrices Au moins 734 personnes ont péri au Népal dans les crues dévastatrices qui frappent le pays, tandis que 2 498 personnes sont toujours portées disparues, selon les autorités. La situation reste particulièrement préoccupante près de la frontière chinoise, où une nouvelle montée des eaux de la rivière Bhotekoshi menace plusieurs districts. Les opérations de recherche se poursuivent dans des conditions difficiles. Les États-Unis ont annoncé une aide humanitaire supplémentaire de 3,6 millions de dollars, destinée notamment à fournir jusqu’à trois mois de nourriture à près de 10 000 ménages touchés.
Israël envisage d’expulser des responsables britanniques du centre multinational de coordination pour Gaza, installé à Kiryat Gat, en réaction aux critiques croissantes de Londres contre la politique israélienne. Des représentants néerlandais avaient déjà été écartés après la décision des PaysBas de boycotter les produits issus des implantations, tout comme des délégués espagnols plus tôt dans l’année. Le centre, placé sous commandement militaire américain et réunissant des représentants d’une cinquantaine de pays et organisations, avait été créé pour superviser le cessez-le-feu.
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Une première : Les Émirats Arabes Unis gèlent leurs échanges commerciaux avec l’Iran Les Émirats arabes unis ont suspendu leurs échanges commerciaux et les transferts financiers avec l’Iran, quelques heures après avoir accusé Téhéran d’avoir porté atteinte à la navigation dans leurs eaux. Cette décision intervient parallèlement au durcissement des sanctions américaines contre les partenaires commerciaux de la République islamique. À Dubaï, longtemps considérée comme
un relais économique majeur pour l’Iran, les conséquences se font déjà sentir : des commerçants iraniens installés sur place signalent une forte baisse de leurs revenus, une hausse des prix de certains produits et des fermetures de magasins. Certains tentent désormais de contourner les restrictions via Oman ou la Turquie.
Judée-Samarie : le 7 octobre glorifié dans des exercices scolaires Des écoles administrées par l’Autorité palestinienne en Judée-Samarie ont intégré à leurs cours des exercices et des poèmes inspirés du massacre du 7 octobre, révèle Palestinian Media Watch. Des élèves de 9 ans ont notamment dû résoudre des problèmes de multiplication à partir du nombre d’Israéliens tués et de
roquettes tirées par le 'Hamas. Des enseignants ont félicité des copies comportant des insultes envers les Israéliens et des hommages aux "martyrs". Dans plusieurs villes, des élèves ont également été filmés récitant des poèmes glorifiant les massacres du 7 octobre. בס”ד
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ACTUALITÉS Avignon : Un ressortissant irlandais interpellé après avoir menacé de mort un couple juif Un ressortissant irlandais d’une soixantaine d’années a été interpellé le 26 août à Avignon, soupçonné d’avoir proféré des menaces antisémites et de mort contre un couple de touristes juifs australiens dans un supermarché de la ville. Selon les victimes, l’échange, d’abord cordial autour du football, aurait dégénéré lorsqu’elles ont indiqué être juives. L’homme aurait alors tenu des
propos faisant référence à Hitler avant de menacer la femme de lui tirer une balle dans la tête. La scène, filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux, avait suscité une condamnation ferme du gouvernement français. Les suites judiciaires n’étaient pas encore connues.
Israël : Des pluies inhabituelles pour une fin août Un épisode pluvieux inhabituel pour la saison a touché Israël dimanche, principalement dans le nord du pays et sur la plaine côtière. Entre 10 et 30 mm de pluie étaient attendus localement jusqu’à la mijournée, tandis que les précipitations devaient rester plus faibles et irrégulières dans le centre. Une trombe marine a également été
observée près du mochav Liman, en Galilée occidentale. Les températures ont enregistré une baisse après plusieurs journées de forte chaleur. Cette parenthèse fraîche devait toutefois être de courte durée, avec une remontée progressive des températures au cours de la semaine.
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Gaza : Tsahal élimine un commandant de la Nou'hba impliqué dans le 7 octobre Tsahal a annoncé avoir éliminé samedi, lors d’une frappe à Djabalia, dans le nord de la bande de Gaza, Abd Al-Fatta'h Abu Al-Eish, commandant de la force Nou'hba du 'Hamas ayant participé au massacre du 7 octobre 2023.
Défense : La Grèce investit 3,1 milliards d’euros dans un système développé avec Israël La Grèce et Israël ont signé lundi à Tel-Aviv plusieurs
accords
lançant officiellement le développement du "bouclier
d’Achille",
un vaste réseau intégré de défense aérienne
Raed Adel Mohammed Alyan, membre de la branche armée du 'Hamas, a également été éliminé. Selon l’armée israélienne, les deux terroristes préparaient des attaques contre les forces israéliennes et des civils et œuvraient à la reconstitution des capacités du 'Hamas, en violation du cessez-le-feu.
et antimissile estimé à 3,1 milliards d’euros. Le
Tsahal affirme avoir pris des mesures pour limiter les risques pour les civils.
les menaces et de sélectionner la réponse
système combinera notamment les batteries Patriot avec plusieurs technologies israéliennes, dont le SPYDER de Rafael, le Barak MX d’Israel Aerospace
Industries
et
David’s
Sling.
Le
programme, qui doit devenir opérationnel dans environ 35 mois, intégrera également un logiciel basé sur l’intelligence artificielle afin d’identifier d’interception la plus adaptée et la moins coûteuse.
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ACTUALITÉS À la prison de Damon, Ben-Gvir recadre les terroristes venues se plaindre de leurs conditions de détention En visite à la prison de Damon, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a assumé sans détour le durcissement des conditions de détention des prisonnières sécuritaires, dont celles affiliées au Djihad islamique. Face à leurs plaintes, le ministre de la Sécurité nationale a rappelé le sort des Israéliens retenus à Gaza par les organisations terroristes : ils "ne pouvaient que rêver de bénéficier de ce genre de conditions". Ben-Gvir a réaffirmé que les terroristes ne recevaient désormais que le strict minimum prévu par la loi et assuré que "les colonies de vacances en prison, c’est terminé".
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Autriche : un projet commercial sur un ancien camp nazi provoque l’indignation
À Leobersdorf, au sud de Vienne, la construction d’une zone commerciale sur le site de l’ancien camp nazi de Weinberglager suscite une vive polémique. Utilisé après l’Anschluss pour interner des milliers de prisonniers de guerre et de travailleurs forcés, le lieu avait ensuite accueilli un sous-camp féminin rattaché à Mauthausen. Alors que les travaux ont commencé, historiens et associations réclament la préservation du site. Lidl affirme pour sa part que son futur magasin sera implanté sur une parcelle adjacente. Elyssia Boukobza
TRIBUNE par Pr Daniel Sebag Iran : Nouvelle année, nouvelles opportunités La séquence actuelle offre des opportunités. En dépit de déclarations péremptoires, le pouvoir iranien traverse une crise économique sans précédent. La nouvelle offensive financière américaine —"Operation Economic Outcast"— fait des dégâts immenses au quotidien. C’était il y a tout juste six mois. Le 28 février dernier, les Etats-Unis et Israël attaquaient conjointement la République islamique, après plusieurs semaines de tensions verbales et de préparations militaires suivies par les médias du monde entier. Depuis, les armes ont frappé bruyamment, comme jamais contre l’Iran depuis la chute du Shah, avant de se taire, sans doute provisoirement. Quel bilan en tirer en ce milieu d’été ? À première vue, la situation au Moyen-Orient peut sembler confuse et contradictoire. Lire les titres des grands journaux ou regarder les émissions de télévision pourrait laisser croire à une stagnation de la situation favorable aux intérêts de la République islamique. Le géant américain et son principal allié au Proche-Orient auraient totalement échoué à mettre à genoux un régime islamiste machiavélique mais nettement plus clair dans ses objectifs et les modalités de sa “résistance”. La caricature est facile. La réalité est nettement plus complexe.
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échecs. Qui pourrait sérieusement croire en les promesses d’une paix régionale avec un acteur dont les missiles et les drones kamikazes demeurent braqués sur les installations essentielles de ses voisins ? Pour la communauté internationale et pour Israël en particulier, il existe une autre raison de rester sur ses gardes et de ne pas se laisser endormir par la stagnation apparente du moment. Ce à quoi nous assistons, ou plutôt ce que les Iraniens essaient de cacher à tout prix, c’est l’accélération inquiétante de leur programme atomique. Le régime franchit une à une les étapes techniques vers l’enrichissement d’uranium à des taux militaires, réduisant au minimum le temps nécessaire pour fabriquer une bombe.
Ces derniers temps, Téhéran a multiplié les orientations contradictoires. Côté pile, les dirigeants iraniens ont cherché à montrer un visage rassurant en proposant des "pactes de sécurité" à leurs voisins arabes. Côté face, ils ont multiplié les provocations inquiétantes le long des routes maritimes essentielles pour l’économie mondiale. Le pouvoir de Téhéran dresse des listes noires de navires qu’il menace d’arrêter dans le détroit d’Ormuz. Il adresse des avertissements directs aux pays européens qui soutiendraient l’action de la coalition internationale. Il prévient, bombe le torse, menace. Comment faut-il interpréter ses rodomontades ?
Comment le monde y réagit-il ? Pour prendre un seul exemple, la diplomatie française redoute de longue date de voir le Moyen-Orient s’embraser totalement et redoute de subir les contrecoups directs d’un Iran atomique : chantage énergétique, risque de prolifération incontrôlée et menaces sur la sécurité du continent européen. Pourtant, au lieu de faire bloc face à ce danger existentiel, il est devenu courant et confortable, dans les débats politiques à Paris ou dans d'autres capitales européennes, de pointer du doigt la fermeté israélienne plutôt que de dénoncer les provocations de la dictature théocratique. Ces attaques simplistes reprochent à Israël de défendre sa sécurité, en feignant d’ignorer que le pays fait face à un régime dont la doctrine officielle promet sa destruction. Accuser Israël d’escalade tout en fermant les yeux sur le chantage nucléaire de Téhéran relève d’une aveuglante hypocrisie.
On aurait tort de voir dans cette attitude contradictoire le signe d’une stratégie maîtrisée. Il n’en est rien. C’est bien davantage la marque d’un régime pris au piège de ses propres
La séquence actuelle offre pourtant des opportunités. En dépit de déclarations péremptoires, le pouvoir iranien traverse une crise économique sans précédent qui menace
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directement ses fondations. La nouvelle offensive financière américaine — une opération baptisée "Operation Economic Outcast" et menée par le Trésor américain — fait des dégâts immenses au quotidien. La monnaie nationale, le rial, s’est effondrée à un niveau historique de 2,02 millions de rials pour un seul dollar. Les prix explosent et les familles rencontrent des difficultés à faire leurs courses habituelles. Dans le même temps, de nombreuses stationsservices sont à sec, y compris dans la capitale. Plus grave encore pour la dictature, ces difficultés financières retardent désormais le versement des soldes des militaires et des forces de l’ordre. Pris de panique, le régime tente de garder le contrôle par une répression interne très féroce, marquée par une hausse massive des exécutions et l’expulsion précipitée de 500 000 réfugiés afghans. Mais le régime chancelant tiendra-t-il encore longtemps ? A court terme sans doute. A moyen terme on peut en douter. Ce désastre économique interne a également des conséquences sur le plan international. Privé d’argent frais et voyant ses alliés régionaux, notamment le ‘Hezbollah au Liban, très affaiblis par les opérations militaires israéliennes, le régime a vu sa protection habituelle remise en cause, même si ses proxys en Irak et au Yémen tentent de prendre le relais.
Face à ce risque, il n’y a pas d’autre solution que la vigilance et la fermeté. Pour Israël et les Etats-Unis, quelques options s’avéreraient efficaces. Maintenir le blocus financier pour empêcher les dirigeants iraniens de renflouer leurs caisses et paralyser les circuits d’argent servant à payer les salaires des forces de sécurité du régime en est une première. Etablir une alliance de défense informatique entre Israël et les États-Unis pour protéger les réseaux d’eau et d’électricité face aux piratages et renforcer la sécurité des grands centres de données informatiques situés chez nos alliés du Golfe en est une seconde. Obtenir de Washington l’engagement d’une riposte militaire conjointe si l’Iran tente de fabriquer la bombe atomique en est une troisième. La plus importante sans doute pour l’Etat hébreu en cette nouvelle année. Daniel Sebag, professeur de relations internationales
Alors, Téhéran cherche à déplacer le conflit sur d’autres terrains encore. Celui du piratage informatique notamment. L’Iran s’emploie à trouver les moyens d’attaquer des installations sensibles en Occident, comme le contrôle des réseaux d’eau aux États-Unis, des générateurs électriques au Royaume-Uni ou des serveurs informatiques à Bahreïn. C’est le risque principal de la situation actuelle. Plus fragile, l’Iran devient plus dangereux. Davantage mis sous pression, l’Iran devient plus imprévisible. Sur quoi cela pourrait-il déboucher ? Nombre d’analystes s’inquiètent de voir les dirigeants iraniens tenter le tout pour le tout : fabriquer rapidement la bombe atomique afin de garantir leur propre survie au pouvoir. Magazine I n°373
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INTERVIEW EXCLUSIVE La Rabbanite Danielle Sitruk nous dévoile les coulisses des trois soirées hommage et du nouveau livre "Taureau assis" Dans un entretien exclusif, la Rabbanite Danielle Sitruk et son fils Ephraïm ont répondu aux questions de Torah-Box. Ils nous révèlent les coulisses des 3 soirées hommage et du nouveau livre à paraitre aux éditions Torah-Box à l’occasion des 10 ans de la disparition du Rav. Il y a déjà 10 ans, le phare du judaïsme français, Rav Yossef ‘Haïm Sitruk, rendait son âme, laissant la plus grande communauté juive d’Europe orpheline. A l’occasion de cet anniversaire, la famille Sitruk et Torah-Box organisent trois grandes soirées d’hommage au grand rabbin de France, à Paris (6/09), Jérusalem (3/09) et Londres (8/09) et présenteront un nouveau livre, "Taureau assis", dans lequel des facettes intimes et méconnues du Rav seront dévoilées au grand public. A l’approche de ces trois grandes dates, nous nous sommes entretenus avec la Rabbanite Danielle Sitruk et son fils Ephraïm, qui nous livrent les coulisses de ces évènements. Torah-Box : Rabbanite Sitruk, bonjour. On sait que vous déclinez généralement les demandes d’interviews et préférez rester loin des projecteurs. Qu’est-ce qui cette fois vous a convaincue d’accepter l’idée d’un livre sur votre époux ? Mme D. Sitruk : La demande est venue de Torah-Box, qui sont toujours très affables et avec lesquels nous avons développé plusieurs projets dans le passé. Lorsque Joseph Berrebi, l’initiateur du projet, nous a présenté l’idée d’un livre avec l’idée de faire découvrir au public un pan de la vie plus personnelle et familiale du Rav, nous avons tout naturellement accepté. Le titre du livre, "Taureau assis", laisse penseur. Expliquez-nous ce qui se cache derrière. Taureau assis était le nom de totem du Rav aux EIs, où nous nous sommes connus et où 16
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son attache avec la Torah a pris naissance. Taureau assis est en fait le nom d’un sage hindou et cela lui sied parfaitement car à 14 ans déjà, il était sage et inspirait les autres. C’est aux EIs qu’il a raconté avoir acquis ses qualités morales et sa connexion avec la Torah, ce qui l’a en fait accompagné toute sa vie. Comme ce sont là des thématiques que nous abordons tout au long du livre, et que M. Benhamou souhaitait un titre qui interpelle, c’était donc parfaitement adapté ! Si vous deviez résumer ce qu’était le Rav en une phrase, que diriez-vous ? Sa vie, c’était Hachem et Sa torah, mais c’était aussi les autres. Malgré les très nombreuses interactions qu’a pu impliquer son rôle en tant que rabbin de communauté d’abord, et grand rabbin de France ensuite, il ne mettait jamais l’accent sur les contrariétés ni sur le négatif. Il balayait tout cela de côté pour se concentrer sur ce qu’il y avait de bon et de positif chez l’autre et dans la vie en général. Je pense qu’il a puisé cela d’un épisode qui s’est produit alors qu’il n’était qu’un tout jeune enfant. A cette époque, il était tombé très malade et des séquelles de cette maladie, il avait gardé un port faible et chétif qui avait été la cause de moqueries de la part de ses camarades d’école. Je pense que c’est de cette épreuve qu’il a développé une sensibilité si prononcée pour autrui. De plus, l’exemple de son père, un avocat à la prestance remarquable doté d’une parole et d’un regard extrêmement bienveillants, l’a marqué à jamais et l’a inspiré pour développer
les qualités humaines qui furent les siennes tout au long de sa vie. Mais en fait, toute sa vie a été calquée sur ce modèle : ne pas s’attarder sur la difficulté des épreuves mais au contraire en tirer le meilleur et les sublimer pour en faire quelque chose de plus grand. L’un des tournants de la vie du Rav fut sa rencontre avec celui qui restera son maître, le Rav Nissim Toledano. Comment ce Gadol a-t-il influencé le Rav ? Peu après notre mariage, mon mari termina sa formation de rabbin au Séminaire Israélite de France (SIF), mais en fait il n’avait jamais fait de passage en Yéchiva. C’est alors qu’un de ses amis lui a annoncé partir étudier la Torah un an en Israël et lui a proposé d’en faire autant. Mon mari a tout de suite été enthousiaste, il avait soif d’apprendre et de se rapprocher des grands maîtres du judaïsme. Nous avions alors deux enfants en bas-âge. Je vous épargne les détails du long voyage en bateau dans les conditions de l’époque (!) et c’est ainsi que nous avons passé 6 mois dans la ville de BnéBrak, mon mari étudiant la Torah à plein temps à Beer Ya’akov, auprès du Rav Nissim Tolédano. Cette expérience le marqua à vie et orienta toute sa future carrière. Même après son retour en France, le Rav maintint un lien très fort avec le Rav Toledano, qu’il consultait très fréquemment sur toutes sortes de questions, personnelles comme communautaires. Comme dit en introduction, à l’occasion des 10 ans de la disparition du Rav, trois grandes soirées seront organisées. Dites-nous en davantage. Rav Ephraïm Sitruk : Cette année, comme cela fera 10 ans que mon père est décédé, nous avons pensé organiser un grand évènement. Connaissant leur puissance d’action et leur réactivité, et vu le lien d’affection particulier que nous entretenons avec eux, c’est un peu comme un réflexe que nous nous sommes tournés vers Torah-Box ! C’est à ce moment que l’association Or Babayit de Dov Ayache nous a contactés, car eux aussi avaient eu l’idée
de mettre sur pied une grande soirée, avec notamment de la musique. Alors certes, nous ne tenions pas à ce que l’évènement tourne en concert, mais nous sommes sensibles à la musique, c’est quelque chose que le Rav a tenu à nous transmettre, notamment lors des repas de Chabbath qui étaient toujours rythmés par des chants ‘hassidiques. Nous avons donc pensé à une formule qui associerait la présence de grands Rabbanim venus délivrer leur message, des vidéos inédites du Rav, des Séli’hot et des prestations de grands artistes de la musique juive. Et pour satisfaire tout le monde, nous avons étendu le concept aussi à la ville de Jérusalem, avant que ne se présente l’opportunité d’en faire de même à Londres, où séjourne une assez importante communauté francophone. L’idée de ces soirées, est-ce plutôt de rendre hommage au Rav ou de transmettre à nouveau ses enseignements (toujours tellement d’actualité, soit dit en passant) ? Il est certain que l’idée de départ était de rendre hommage à mon père, en faisant cette année les choses en grand. Mais il était impossible de ne pas associer à cela ses enseignements, si intemporels, à une communauté toujours assoiffée de ses messages. Mme Sitruk, si votre époux voyait de là où il repose ces milliers de Juifs se rassembler autour de ses enseignements, quel serait son sentiment selon vous ? Mme Sitruk : Il serait très, très heureux. Moi je le suis un peu moins de sortir de l’ombre mais lui serait tellement content. Il était animé d’un tel amour, un amour ardent, pour chaque Juif, même le plus simple d’entre eux, et son aspiration à les rassembler autour de la Torah était telle, que je pense que de tels événements doivent le ravir. Propos recueillis par Elyssia Boukobza Magazine I n°373
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OPINION Antisémitisme aux Deux Alpes : sans filtre ! Parce que le vrai sujet n’est pas de savoir si cette femme est antisémite ou non. Cela ne nous importe pas. Le vrai sujet, c’est nous. Essayons de défendre un peu la "pauvre dame" dont tout le monde parle actuellement dans la communauté juive française. Même si, évidemment, ce qu’elle dit n’est pas joli joli. (Vous avez probablement vu passer la vidéo où, aux Deux Alpes, une femme tient face caméra des propos sur le nombre de Juifs présents dans la station, expliquant en substance qu’ils sont "trop nombreux")
y avoir, pendant cette période, énormément de Juifs concentrés au même endroit. Une personne qui vit toute l’année dans un environnement donné peut être déstabilisée lorsqu’en quelques jours la population autour d’elle change complètement. Ce sentiment peut exister. Mais 1- Cela ne justifie absolument pas le racisme. 2- En général, lorsque les gens ont ce genre de pensée… ils ont au moins l’intelligence de la garder pour eux ou de la raconter chez eux.
Quelques questions pour clarifier Est-ce qu’il existe des Français antisémites ? Oui. On le savait déjà. L’antisémitisme en France n’est malheureusement pas né avec cette vidéo.
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Pourquoi cette dame le dit-elle publiquement, sans filtre, devant une caméra ?
Est-ce que l’alcool Regardez son teint : il m’a l’air sensiblement plus rouge que lui fait dire la normale (ce qui nous a d'ailleurs été confirmé par quelque chose Et surtout, essayons de ses connaissances)... D’où comprendre ce que cette qu’elle ne pense une question beaucoup dame est en train de dire. plus intéressante que le fait Lorsqu’elle parle de Juifs pas… ou lui faitdivers lui-même : est-ce que "trop nombreux", elle ne l’alcool lui fait dire quelque parle évidemment pas du il justement dire chose qu’elle ne pense pas… nombre de Juifs en France, ou lui fait-il justement dire tout haut ce où ils représentent moins d’1 tout haut ce qu’elle pense tout % de la population. Elle parle de qu’elle pense bas ? ce qu’elle voit aux Deux Alpes, à ce moment précis de l’été. tout bas ? Malheureusement pour sa défense, Mais tous les Français sont-ils antisémites ? Évidemment non.
Et il faut reconnaître une réalité : pendant quelques semaines, la présence juive dans cette station est particulièrement importante. Familles, groupes, séminaires, hôtels Cachères… On entend parler que l’hébreu ou le yiddish pendant 3 semaines dans TOUTE la station en été. Aux Deux Alpes, en temps normal, il n’y a évidemment pas "trop de Juifs". Mais il peut 18
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deux enseignements de nos Sages ne vont pas vraiment l’aider. "Trois choses révèlent l’homme : Kosso, Kisso, Ka’asso (son verre, sa poche et sa colère)", nous enseigne le Talmud (‘Érouvin 65b). Nos Sages enseignent ici qu’une personne se révèle lorsqu’elle boit, lorsqu’elle doit payer et lorsqu’elle est en colère. Autrement dit, le verre ne fabrique pas nécessairement une nouvelle personnalité. Il peut révéler celle qui était déjà là.
Le Talmud livre d’ailleurs une autre formule extraordinaire : "Lorsque le vin entre, le secret sort" (‘Érouvin 65a). L’alcool fait tomber certaines barrières. Il affaiblit les filtres qui, lorsque nous sommes parfaitement maîtres de nous-mêmes, nous permettent de choisir ce que nous montrons et ce que nous cachons. J’ai donc essayé de défendre cette dame en imaginant qu’elle avait peut-être simplement un peu trop bu. Mais d’après la sagesse de nos Sages, l’alcool n’est pas forcément une excuse. Il est plutôt un révélateur. Et c’est finalement là que cette histoire devient intéressante. Parce que le vrai sujet n’est pas de savoir si cette femme est antisémite ou non. Cela ne nous importe pas. Le vrai sujet, c’est nous. Quand mes filtres tombent… Qu’est-ce que mon verre de vin révélerait de moi si, ce soir, tous mes filtres tombaient ? Qu’est-ce qui sortirait ? De la colère ? De la jalousie ? Des vulgarités ? De la médisance ? Des obscénités ? Ou au contraire,
de la crainte du Ciel, de l’amour des autres, du ‘Hessed, de la joie et de belles paroles ? L’avantage de découvrir quelque chose enfoui au fond de soi, c’est qu’on sait enfin ce qu’on doit travailler. Alors, avant de condamner définitivement une femme à partir de quelques secondes filmées avec une énergie débordante qu’on pourrait largement peut-être aussi utiliser pour se lever très tôt et aller aux Séli’hot pour demander pardon à D.ieu pour nos fautes - utilisons cette vidéo comme un miroir. Parce qu’au fond, la question la plus utile n’est pas : "Qu’est-ce qu’elle avait vraiment au fond d’elle ?", mais plutôt : "Qu’est-ce qui sortirait de moi si, demain, mes propres filtres tombaient ?" Et travaillons suffisamment sur nous-mêmes pour que, le jour où cela arrivera, ce soit ce qu’il y a de meilleur en nous qui sorte. Binyamin Benhamou
Un principe fondamental du Bita’hon est d’accepter pleinement la conduite de Hachem, sans plainte ni rébellion. On reste convaincu que tout ce que fait le Tout-Puissant est juste et parfait, pour notre bien, même si nous ne le comprenons pas immédiatement. Recevez-la chaque jour sur WhatsApp : torah box.com/whatsapp/join/15 Magazine I n°373
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HISTOIRE JUIVE
Binyamin de Tudèle, le Juif qui explora le monde avant Marco Polo Quand on pense aux grands explorateurs, on pense à Marco Polo, Christophe Colomb ou Vasco de Gama. Et pourtant, bien avant eux, un Juif de Navarre avait déjà traversé une immense partie du monde et laissé derrière lui l’un des récits de voyage les plus précieux du Moyen Âge. Son nom : Binyamin de Tudèle. Pendant des années, il traverse villes et royaumes, observe les peuples et note tout ce qu’il découvre. Mais contrairement à ceux qui viendront après lui, il ne cherche ni or, ni terres à conquérir, ni gloire. Ce qu’il cherche avant tout, ce sont ses frères : où vivent les Juifs dispersés à travers le monde, et que sont-ils devenus après tant de siècles d’exil ? Nous sommes au XIIe siècle, à l'époque des Croisades. Binyamin de Tudèle, un Juif originaire de Navarre, quitte sa ville vers 1160 pour un périple qui durera plus d'une dizaine d'années. Les raisons exactes de son départ restent inconnues, mais une chose ressort de son récit : partout où il passe, il cherche à connaître la situation de ses frères juifs. De l'Europe à la Terre d'Israël, puis jusqu'à Bagdad, il recense les communautés, leurs Rabbanim, leurs institutions et leurs conditions de vie, dressant ainsi un extraordinaire état des lieux du monde juif de son époque. L’exil avait ses bonnes adresses À peine arrivé en France, Binyamin comprend que son voyage risque de lui réserver quelques surprises. Dans le sud du pays, il découvre un monde de Torah particulièrement vivant. À Narbonne, la communauté est si importante qu’il écrit que “de là, la Torah se répand dans tous les pays.” À Lunel, l’étude se poursuit jour et nuit, et les élèves venus parfois de très loin sont nourris, logés et même habillés par la communauté pour se consacrer entièrement à la Torah. Partout dans la région, Binyamin retrouve la même 22
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vie juive intense. Et l’impression le marque profondément puisqu’après avoir parcouru une bonne partie du monde, il revient encore sur la France à la fin de son livre, s’émerveillant devant les Sages de Paris, qu’il décrit comme “sans égaux dans le monde”, étudiant jour et nuit et accueillant les Juifs de passage comme leurs propres frères. Puis vient Rome, “la tête des royaumes de la chrétienté”. Là encore, Binyamin découvre une communauté juive bien installée, dont certains membres accèdent aux plus hautes sphères du pouvoir. Rabbi Ye’hiel, par exemple, travaille auprès du pape Alexandre III et peut entrer librement dans son palais. Mais ce qui fascine surtout Binyamin se trouve ailleurs. Dans la basilique Saint-Jean-de-Latran, on lui montre deux immenses colonnes de bronze rapportées de Jérusalem après la destruction du Beth Hamikdach. Les Juifs de Rome lui racontent alors qu’à chaque Tich'a Béav, elles se couvriraient mystérieusement de gouttelettes d’eau. Comme si, près de mille ans après la destruction du Temple, même au cœur de Rome, quelque chose de Jérusalem continuait encore à pleurer.
HISTOIRE JUIVE Mais son plus grand choc l’attend à Bagdad. bien au-delà de Bagdad, et son prestige Là, Binyamin découvre un véritable monde impressionne profondément le voyageur. à part entière. Son récit parle de Lorsqu’il traverse la ville pour se dizaines de milliers de Juifs, de rendre chez le Calife, des cavaliers nombreuses synagogues, de Partout, Binyamin juifs et musulmans l’escortent grandes académies de Torah, tandis que des hérauts ouvrent de Rabbanim et de Dayanim. retrouve des la marche en criant : “Faites Dans une Europe où tant place à notre seigneur, le fils synagogues, des de communautés venaient de David !” Puis, lorsqu’il d’être frappées par les entre dans le palais, le Calife Rabbanim, des Croisades, Bagdad offre un lui-même se lève devant lui. familles attachées spectacle presque irréel. Ici, les Juifs ne vivent pas dans la aux mêmes traditions Toutes les escales ne se valent pas peur ni dans la clandestinité.
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et tournées vers la Mais partout, Binyamin Ils étudient, commercent, dirigent leurs institutions et même Jérusalem. ne retrouve pas des occupent une place reconnue communautés aussi florissantes. À dans la société. Constantinople, il découvre d’abord l’une des villes les plus extraordinaires du À leur tête se trouve même Daniel Ben 'Hisdaï, le Roch Hagola, chef de l’Exil, descendant monde. Des marchands arrivent de partout, les direct du roi David. Son autorité est reconnue palais débordent d’or et d’argent, et il affirme
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qu’aucune ville ne peut rivaliser avec une telle splendeur, à l’exception de Bagdad. Seulement voilà, au milieu de toute cette richesse, les Juifs, eux, vivent à l’écart, de l’autre côté d’un bras de mer. Ils n’ont pas le droit de monter à cheval et subissent insultes et violences dans les rues. Les tanneurs voisins déversent même leurs eaux sales devant les maisons juives. Et pourtant, après ce tableau accablant, Binyamin tient à ajouter une phrase qui en dit long : “Les Juifs sont bons et charitables. Ils portent leur sort avec gaieté...” Mais le choc le plus douloureux l’attend peutêtre là où il s’y attendait le moins : en Israël. À mesure qu’il approche de Jérusalem, les communautés juives deviennent minuscules. À Lod, il ne trouve qu’un seul Juif. À Chékhem, là même où repose Yossef, aucun. Dans plusieurs autres villes, la présence juive se résume parfois à quelques familles.
Puis il arrive enfin à Jérusalem. La ville est alors aux mains des Croisés, remplie de pèlerins venus de toute la chrétienté et de soldats installés autour des lieux saints. Binyamin y croise des hommes venus de partout, mais les Juifs, eux, ne sont qu’environ deux cents, regroupés dans un coin de la ville. Un voyage à travers les siècles Après les grandes villes, le voyage prend peu à peu une autre dimension. Binyamin retrouve aussi les lieux qui peuplent la mémoire de son peuple. Des noms connus depuis le Tanakh deviennent soudain bien réels, avec leurs pierres, leurs grottes, leurs tombeaux et les traditions qui continuent de les entourer. À ‘Hevron, il visite Mé’arat Hamakhpéla. Les gardiens montrent aux pèlerins six tombeaux présentés comme ceux des Patriarches et des Matriarches. Mais Binyamin raconte qu’en payant davantage, on peut accéder à une porte de fer dissimulée qui mène vers les grottes
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HISTOIRE JUIVE souterraines. Là, il affirme avoir vu six sépultures portant les noms d’Avraham et Sarah, d’Its’hak et Rivka, de Ya’akov et Léa. Plus loin, en Babylonie, il découvre le tombeau du prophète Yé'hezkel, devenu un véritable centre de pèlerinage. Entre Roch Hachana et Yom Kippour, des Juifs arrivent de régions lointaines et installent leurs tentes autour du sanctuaire, jusqu’à former une véritable petite ville. On y prie, on y étudie, on y commerce. Binyamin raconte même qu’un Séfer Torah attribué au prophète lui-même y est conservé et lu à Yom Kippour, tandis qu’une veilleuse brûlerait sans interruption depuis des siècles. Puis vient Chouchan, l’ancienne capitale d’Assuérus et d’Esther. Là, Binyamin rapporte une histoire pour le moins incroyable. Le tombeau du prophète Daniel se trouve sur l’une des rives du fleuve, dont les habitants semblent prospérer davantage que ceux d’en face. Convaincus que cette Brakha vient du mérite du prophète, ces derniers réclament à leur tour sa dépouille. Une dispute éclate alors entre les
deux rives, jusqu’à ce que le souverain décide d’y mettre fin. Il fait placer le cercueil dans un écrin de cristal et le suspend au milieu du pont, audessus du fleuve, afin qu’il n’appartienne ni aux uns ni aux autres. Une synagogue est construite à cet endroit, et Binyamin affirme qu’au moment de son passage, le cercueil de Daniel se trouve encore là, suspendu entre les deux rives. Tous les chemins mènent à la Torah Et Binyamin continue, toujours plus loin. Après la Perse viennent les routes de l’Inde, puis celles qui mènent jusqu’en Chine, qu’il est le premier voyageur européen connu à mentionner dans un récit de ce type. À mesure que les distances s’allongent, les découvertes se multiplient. Il décrit les redoutables Assassins retranchés dans leurs montagnes, raconte l’étonnante histoire de David Alroy, qui voulut soulever les Juifs pour reprendre Jérusalem, et entend parler de communautés juives installées derrière les montagnes, dont certaines seraient même issues des mystérieuses Dix Tribus d’Israël. Et au bout de toutes ces routes, un constat s’impose. Les Juifs ne vivent nulle part de la même manière. Ici ils sont riches, ailleurs misérables. Ici respectés, ailleurs humiliés. Certains vivent au cœur des plus grandes villes du monde, d’autres dans des communautés minuscules presque oubliées. Les langues changent, les vêtements changent, les souverains changent. Mais quelque chose, lui, ne change jamais. Partout, Binyamin retrouve des synagogues, des Rabbanim, des familles attachées aux mêmes traditions et tournées vers la même Jérusalem. À la fin de son récit, il rapporte même que les communautés s’écrivent, accueillent les voyageurs comme des frères et s’encouragent en disant “Soyez forts dans la Torah de Moché.” C’est peut-être cela, finalement, la plus grande découverte de Binyamin de Tudèle. Il était parti voir ce qu’étaient devenus ses frères dispersés par l’exil. Il les a retrouvés partout. Différents par la langue, la richesse ou le destin, mais fidèles à la même Torah. L’exil a réussi à disperser Israël aux quatre coins du monde, mais il n’a jamais réussi à briser son héritage. Ariel Marciano
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M A G A Z I N E
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Nitsavim - Faire Téchouva par amour Le repentir par amour semble être très difficile, comment peut-on nous garantir qu’il peut être effectué avec facilité ? Comment espérer aimer Hachem et revenir vers Lui "par amour" ? "Cette Mitsva que Je t’ordonne aujourd’hui ne t’est pas cachée et n’est pas lointaine. Elle n’est pas dans les cieux pour dire : ‘Qui montera au ciel pour nous et la prendra pour nous et nous la fera entendre, afin que nous l’accomplissions ?’ Et elle n’est pas non plus de l’autre côté de la mer pour dire : ‘Qui passera de l’autre côté de la mer pour nous et la prendra pour nous, et nous la fera entendre, afin que nous l’accomplissions ?'"(Dévarim 30, 1113)
Un lien naturel d’amour
"
Le repentir par amour semble être très difficile, comment peut-on nous garantir qu’il peut être effectué avec facilité ? Une autre question peut être soulevée : on ne peut aimer une personne que si l’on apprend à la connaître. Or on ne peut pas vraiment connaître Hachem ; il est impossible de réellement Le saisir. Alors, comment espérer L’aimer et revenir vers Lui "par amour" ? Là aussi, pourquoi est-ce si facile ?
De la même façon Le Natsiv répond en indiquant Il y a un grand débat sur le mot "Mitsva". Rachi explique qu’il qu’il existe un lien qu’un Juif et Hachem sont intrinsèquement fait allusion à toute la Torah. intrinsèque entre le liés, même sans aucune Cependant, le Ramban et le connaissance Un Sforno expliquent qu’il s’agit Juif et Hachem, il en parent peut réelle. aimer un de la Mitsva de Téchouva. Le Natsiv pense que cela va de même entre un enfant même s’il ne le connaît pas et même s’il ne fait référence à la Téchouva, Juif et la Torah, qui le voit jamais. La première plus particulièrement à la Téchouva faite par amour, d’un est le moyen de se fois qu’ils se rencontrent, ils seront immédiatement niveau beaucoup plus élevé que connecter à attirés l’un vers l’autre. Le le repentir par la peur. Selon lui, lien naturel entre le parent la Torah affirme que la Téchouva Hachem. et l’enfant comble tout fossé qui par amour serait facilement accessible. (‘Emek Davar) pourrait exister. Quand un père et son fils Supplément spécial Chabbath I n°373
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se rencontrent — même s’ils ne se sont jamais vus —, ils sont attirés l’un vers l’autre presque immédiatement, et cela se fait naturellement.
Résumé de la Paracha
La Torah, créatrice de liens Le Natsiv parle de la façon dont chaque Juif se lie davantage à Hachem par le biais de la Torah. Il semble que de la même façon qu’il existe un lien intrinsèque entre le Juif et Hachem, il en va de même entre un Juif et la Torah, qui est le moyen de se connecter à Hachem. Ceci est confirmé par la célèbre Guémara qui affirme qu’un fœtus apprend toute la Torah dans l’utérus, et avant sa naissance, un ange le frappe au-dessus de la lèvre et lui fait oublier la Torah. Toutefois, celle-ci ne quitte pas la personne, elle s’incruste au plus profond d’elle-même. Le travail de l’homme, tout au long de sa vie, est d’apprendre la Torah par un travail acharné et assidu, mais le lien avec la Torah qu’il étudie est naturellement présent, parce qu’elle est ancrée au plus profond de son âme. Conviction profonde Rav Noa’h Weinberg avait l’habitude d’expliquer, sur la base de cette Guémara, que chaque Juif est profondément convaincu de la véracité de la Torah, donc quand il entendra la vérité, il s’y liera automatiquement, même s’il a été éduqué selon des valeurs qui contredisent la Torah. Ainsi, la Téchouva et la Torah sont toutes deux "facilement" atteintes en raison du lien intrinsèque entre chaque Juif, Hachem et Sa Torah. En cette période de l’année, notre travail est d’essayer de puiser dans cette connexion naturelle, de rechercher ce qui nécessite un nettoyage spirituel qui bloquerait ce lien, mais qui ne le coupera jamais totalement. Puissions-nous tous mériter de nous rapprocher d’Hachem et de Sa Torah. Rav Yehonathan Gefen 28
Magazine I n°373 Supplément spécial Chabbath I n°373
L’alliance contractée par D.ieu avec les Bné Israël inclut les générations à venir. Si une personne s’interpose volontairement contre l’autorité d’Hachem au point de se rebeller et s’adonner à l’idolâtrie, elle sera sévèrement punie.
1
Lorsque les Bné Israël subiront les punitions annoncées dans la Paracha précédente, qu’ils seront exilés de la terre d’Israël et éparpillés parmi les nations, ils finiront par faire Téchouva à la fin des temps. Hachem les ramènera en terre d’Israël et agira avec bienveillance envers eux. Il annulera leur mauvais penchant et les malédictions viseront leurs ennemis.
2
La Torah restera toujours accessible aux Bné Israël dans le sens où ils sauront comment mettre en pratique les prescriptions qui y sont inscrites.
3
Le choix de suivre le bon ou le mauvais chemin est donné à chacun. Moché exhorte le peuple à suivre les prescriptions de la Torah qui est "si proche d’eux".
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Moché prépare sa succession. encourage le peuple, il ordonne l’écriture de Haazinou et de la Torah.
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SHABATIK
N°492 Feuillet parents-enfants pour Chabbath par PRÉPARATIONS GÉNÉRALESédité : USTENSILES À NE PAS OUBLIER :
Nitsavim Vayelekh 5786
Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas
Un étui pour ranger l’Afikomane
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
1 JEU PAR ÉQUIPE
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Une Haggada par personne (si possible, la
même pour tout le monde)
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne Formez équipes s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 ! (voirqui ci-dessous) et Maror pour tous les deux invités Une bassine jetable pour y verser le vin JESiUPessah tombe un jeudi, ne pas oublier le lors de l’énumération des 10 plaies “Erouv tavchiline” Des récompenses (friandises, fruits secs,...) A pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
IDENTIFICATION DES ÉQUIPES
LE QUIZ À ÉTAGES
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1. 3 Matsot chemourot
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1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Les Castors Costauds ou Les Flamants Farceurs 2. Trouvez un PLATEAU DU DES ALIMENTS 2 points pourSÉDER le slogan:leORDRE plus sympa) 3. Expliquez pourquoi: vous êtes les plus forts. slogan à votre équipe. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points. pour ( Males ro plus drôles)
(rondes, faites à la Un quiz sur la Paracha de la semaine ! Avant chaque question, l’équipe choisit son main)
6
arpas 2 (moyen, 2 points) ou Niveau 3 (difficile, 2. Épauleniveau : Niveau 1 (facile, 1 point), s . K Niveau Harossèréponse : on gagne les points. 4 points). On annonce le niveau, puis on écoute la question. 3 d’agneau . ‘ Bonne t Mauvaise réponse : l’autre équipe peut voler la question ! 3. Maror tC so at 1. M
5. ‘Hazeret
5.
(laitue ou endives)
Questions à 1 point
Hazeret
Questions
à 2 points
6.‘Harossèt 7. Oeuf Quedur veut dire le mot “Nitsavim“, motd’eau qui ouvre la Paracha ?e 8. leBol salée Se tenir debout (le peuple étaitm ou debout, bien droit) r
Questions
à 3 points
alée
(laitue romaine) 4. Karpass (céleri)
au s
a Paracha contient la Mitsva de L’alliance n’est pas conclue “Hakhel“. Tous les combien d’années, seulement avec ceux qui sont et à quelle fête, tout le peuple se d’e présents ce jour-là. Avec qui d’autre 8. laBlecture ol rassemble-t-il pour écouter l’est-elle aussi ? de la Torah ? ot Avec les générations futures (“ceux qui Quel âge a Moché quand il Tous les 7 ans, à Souccot (l’année qui neOBLIGATOIRES sont pas ici avec nousDE aujourd’hui“) dit qu’il ne peut plus“sortirQUANTITÉS et suit la Chmita) MATSA & MAROR rentrer“à la tête du peuple ? Pourquoi ne fait-on jamais le Quand le peuple abandonnera A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde lavache mainou de 120 ans Chofar avec unefaite corneàde Hachem, la Torah annonce le taureau ? La Torah ditdu queSéder la Mitsva n’est ni Etapes Kore’h Tsafoun (fin du repas) “Motsi Hester Panim“. Que signifie cette (sandwich) Pour ne pas rappeler la faute du Veau dans le ciel ni au-delà de la mer. expression ? 1 Kazayit 1 Kazayit d’or (l’accusateur1 ne Kazayit peut pas devenir Où Minimum est-elle, alors ? Sa face“(Il ignorera Dans ta bouche et dans ton cœur, Standard 2Hachem“cachera Kazayit 1 Kazayit défenseur) 1 Kazayit pour l’accomplir leur détresse) La Torah mentionne “ceux qui Hidour (au mieux) 2 Kazayit 1 Kazayit coupent ton bois 2 et Kazayit puisent ton eau“. Pour avertir le peuple, Moché Selon la coutume la plus répandue, Selon Rachi, qui sont ces gens ? prend deux témoins éternels. de sons de chofar entend-on Des Cananéens venus se joindre au Lesquels ? MAROR Etapescombien Maror Kore’h (sandwich) endu toutSéder dans la journée ? peuple sous de faux prétextes Le ciel et la terre La quantité de Maror 1 Kazayit 1 Kazayit 100 sons
MATSA
h
Supplément spécial Chabbath I n°373
1
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SHABATIK
32 JEU
UNE FAMILLE EN OR
3
JEU EN ÉQUIPE (SUITE)
(jeu d’intuition)
Répondez à la question proposée et gagnez 1 point
Citez quelque chose qu’on fait quand on n’arrive pas à dormir.
pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.
Citez quelque chose qu’on oublie souvent d’acheter au supermarché.
Citez quelque chose qu’on trouve toujours au fond d’un sac.
Se retourner dans tous les sens
Des clés
Le pain
Regarder son téléphone
Un mouchoir
Le lait
Boire un verre d’eau ou une tisane
De la monnaie
Le sel
Regarder l’heure sans arrêt
Un vieux ticket de caisse
Les sacs poubelle
Lire un livre
Un chargeur ou des écouteurs
L’essuie-tout (sopalin)
JEU
JEUX EN VRAC
4
Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ?
La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :
• Fondante en été, muette sur le mur, je ne montre que toi.
• Petite aiguille agitée qui a toujours le Nord en tête.
> La glace
> La boussole
• Amie de la justice, je pèse sans trembler ; l’automne venu, je brille parmi les signes.
> Le grille-pain
> La balance
JEU
6
• Petit garage à tranches qui les fait bronzer avant le petit-déjeuner.
DISCUTONS JUSQU’À ÊTRE D’ACCORD On vous donne une liste à classer selon une règle. Vous devez discuter pour vous convaincre et vous mettre tous d’accord sur le premier élément du classement. Si tout le monde est d’accord : chaque équipe gagne points.Sinon : personne ne gagne. 3 Laquelle de ces phrases revient le plus souvent dans la bouche de maman à la maison ?
• “Range ta chambre !“
• “Mets un pull, tu vas attraper froid.“
• “Tu as pris ta douche ?“
• “Qui a encore laissé la lumière allumée ?“
• “Tu as fini tes devoirs ?“ • “Baisse le son !“
À vous de vous mettre d’accord : quelle est la phrase qu’on entend le plus ? 30
Supplément spécial Chabbath I n°373
SHABATIK
3 JEU
6
JEUX
LA DRÔLE D’HISTOIRE
On choisit un convive qui sort de table. On lit une histoire interrompue à 4 moments, avec 3 choix possibles à chaque fois. On doit deviner quelle réponse ce convive choisira pour chacun des 4 moments. Le convive revient, on lui lit l’histoire et il donne sa réponse pour chacun des 4 moments. On gagne 1 point par bonne prédiction.
Le chef d’un jour Le rav doit s’absenter dix minutes. Avant de sortir, il te regarde, toi, et déclare devant toute la classe : “Je te nomme responsable. Tu t’occupes de tout !“ La porte se referme. Un grand silence… puis vingt paires d’yeux se tournent vers toi.
Moment 1
Qu’est-ce que tu fais en premier ?
A. Tu montes sur l’estrade et tu imites la voix du rav pour réclamer le silence B. Tu t’assois carrément sur le bureau, décontracté, et tu lances : “Bon, les amis, entre nous, on va bien s’amuser !“ C. Tu fais semblant d’être très occupé à ranger des papiers pour gagner du temps À peine installé, un élève lève la main : “Chef… on a le droit d’aller boire de l’eau ?“ Et aussitôt, dix mains se lèvent avec la même question.
Moment 2
Qu’est-ce que tu réponds ?
A. Tout le monde peut y aller… mais un par un, et en marchant comme des pingouins !“ B. Tu inventes une règle :“Seuls ceux qui trouvent ma devinette ont le droit de sortir“ C. “Personne ne bouge !“— mais tu réalises que toi aussi tu as très soif Soudain, un bruit dans le couloir : des pas qui approchent. Toute la classe se fige. Le rav revient déjà ?
Moment 3
Qu’est-ce que tu fais ?
A. Tu cries “À vos places, il arrive !“ et tu fonces à ta place… B. Tu vas ouvrir la porte d’un air digne pour “accueillir“ le rav… et tu tombes nez à nez avec le concierge C. Tu fais comme si de rien n’était. Fausse alerte, les pas s’éloignent. Mais pendant ce temps, deux élèves ont lancé une bataille de gommes, et un troisième dessine ton portrait au tableau… en chef couronné.
Moment 4
Qu'est-ce que tu fais ?
A. Tu déclares la bataille de gommes “championnat officiel“ et tu comptes les points B. Tu hausses les épaules, tu sors ton goûter et tu grignotes tranquillement en regardant le spectacle C. Tu tapes dans les mains pour ramener le calme… Supplément spécial Chabbath I n°373
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SHABATIK
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Le but de ce jeu est de résoudre une énigme basée sur un fait réel et étonnant. On lit l’histoire, puis on répond aux 4 questions à choix multiples. 1 point par bonne réponse. Au XVIIe siècle, aux Pays-Bas, une fleur venue d’ailleurs a déclenché la toute première“bulle“financière de l’histoire. Pendant quelques mois, des gens ont payé de vraies fortunes pour… des oignons de fleurs. À vous de deviner ! D’où venait la tulipe, cette fleur alors toute nouvelle en Hollande ? A. De l’Empire ottoman (la Turquie actuelle) B. Des Amériques C. De Chine
A. De l’Empire ottoman (arrivée vers 1590)
Au sommet de la folie, en 1637, combien pouvait valoir un seul bulbe de la variété la plus rare (le“Semper Augustus“) ? A. Le prix d’un bon repas B. Le prix d’une belle maison au bord d’un canal d’Amsterdam C. Le prix d’un cheval
B. Le prix d’une maison (environ 5 000 florins, soit une quinzaine d’années de salaire d’un artisan)
Étonnant : on payait souvent très cher des bulbes qu’on ne voyait même pas. Pourquoi ?quinzaine d’années de salaire d’un artisan) A. Parce qu’ils étaient encore sous terre : on achetait des contrats sur des bulbes pas encore récoltés B. Parce qu’on les gardait dans les coffres d’une banque, par sécurité C. Parce que seul un expert avait le droit de les manipuler avant la vente A. Ils étaient encore en terre : c’était un marché“à terme“, sur des bulbes à livrer plus tard
Comment cette folie s’est-elle terminée, en février 1637 ? A. Le roi a interdit les tulipes B. Une maladie a fait faner toutes les fleurs C. Lors d’une vente, les acheteurs ont soudain cessé de venir, et les prix se sont effondrés en quelques semaines
C. Les acheteurs ne se sont plus présentés (à Haarlem), et tout s’est effondré
Venue de l’Empire ottoman, la tulipe fascine tant la Hollande qu’un seul bulbe rare peut valoir une maison. Fait cocasse : les plus belles, striées de flammes, tiraient en réalité leur beauté d’un virus ! On s’échangeait des contrats à prix fous… jusqu’au jour où, à Haarlem, plus personne ne se présente : en une semaine, la fortune de beaucoup part en fumée. La première bulle financière de l’histoire. Une fleur a valu une fortune, puis plus rien du jour au lendemain. Ce qui est à la mode brille fort mais s’éteint vite ; les vrais trésors — la famille, l’étude, les belles actions — ne perdent jamais leur valeur.
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 32
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Deux jumeaux, deux destins Soudain, une voix s’exclame au fond de la classe : "C’est moi le bouc pour ‘Azazel ! C'est moi le bouc émissaire !" Pas difficile de deviner qui a parlé...
Rav Malkov est enseignant dans un Talmud Torah en Israël. Cette année, il a dans sa classe des jumeaux, Réouven et Dan, qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau : les premiers jours, le Rav les confond allègrement. Mais Rav Malkov se rend compte rapidement que leur ressemblance s’arrête à la dimension physique : sur le plan scolaire, ils sont radicalement différents. Réouven est intelligent, vif d’esprit, enthousiaste, toujours joyeux : un plaisir pour ses enseignants et un excellent camarade. Ses notes sont excellentes, à la joie de ses parents et de son Rav. Dan, lui, est son opposé : fainéant, avachi en fond de classe, rien ne l’intéresse, il n’écoute pas, ne travaille presque pas, et ses notes s’en ressentent... Et pendant ce temps, Réouven reçoit des compliments. Bouc émissaire Quelques jours avant Yom Kippour, Rav Malkov donne un cours sur le service au Beth Hamikdach, le Temple de Jérusalem : "Le jour de Kippour, Il y avait deux boucs identiques apportés au Cohen Gadol : l’un, le Sé’ir Lachem, le "bouc pour Hachem", offert en sacrifice. L’autre, le Sé’ir La’azazel, le "bouc pour Azazel", recevait par confession les fautes du ‘Am Israël, puis était emmené hors de Jérusalem et jeté du haut d’une falaise pour les expier." Soudain, une voix s’exclame au fond de la classe : "C’est moi le bouc pour ‘Azazel ! C’est
moi le bouc émissaire !" Pas difficile de deviner qui a parlé : c’est Dan. Rav Malkov comprend que l’enfant souffre. Dès la pause, il va vers lui : "Et si on allait se promener un peu, toi et moi ?" Dan accepte timidement, d’un signe de tête. Ils déambulent dans la cour, loin des oreilles des autres enfants. Le Rav discute avec lui de tout et de rien puis, le sentant plus ouvert, demande : "Tout à l’heure, qu’est-ce que tu as voulu dire en criant que tu es le bouc émissaire ?" Dan répond, la voix entrecoupée par les sanglots : "En parlant des deux boucs, l’un offert à Hachem, l’autre portant les fautes, j’ai pensé à mon frère et moi. Comme eux, on nous confond, mais on est tellement différents ! Réouven a la chance d’être le ‘bouc pour Hachem’, il est aimé et respecté. Moi, je suis un bon à rien, à jeter du haut d’une montagne…" Pas de tirage au sort humain Rav Malkov comprend l’urgence de sortir Dan de ce schéma négatif : "Mon cher élève, je ressens ta douleur. Mais rappelle-toi : il y a une différence fondamentale entre l’histoire des boucs et les êtres humains. Le bouc pour ‘Azazel a été désigné par tirage au sort, une décision d’Hachem qu’on ne peut contredire. Mais toi, est-ce le sort qui a décidé que tu ne réussirais pas, que tu resterais affalé sur ta chaise, que tu n’écouterais pas en classe ? La réponse est non ! Personne n’a décidé de cette
Supplément spécial Chabbath I n°373
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situation. Avec de la Hichtadlout – un effort personnel –, du travail, des prières et des supplications à Hachem, tu peux tout changer.
faire un foyer exemplaire, un Bayit Nééman Béisraël.
brillants.
Il faut bien comprendre cette phrase de Chlomo Hamélekh, le roi Salomon, dans ses proverbes : "La mort et la vie sont au pouvoir de la langue" (Michlé 18, 21) Quelle force ont les mots que l’on prononce, à manier avec précaution ! Rav Malkov a relevé un élève en échec scolaire pour en faire une personnalité brillante.
Vous pensez que je suis érudit parce que j’ai grandi dans un quartier religieux, Je crois en toi, je veux te voir toucher avec de grandes capacités ? Ce l’excellence. Tu en as la capacité, n’est que partiellement vrai. car ton Yétser Hara', ton Est-ce le sort qui À l’école, je me considérais mauvais penchant, est plus a décidé que tu ne comme un bouc fort que celui des autres émissaire, paresseux, enfants. Cela veut dire réussirais pas, que en échec scolaire. que, si tu le maîtrises tu resterais affalé Mais il y a 30 ans, un et le canalises, il peut sur ta chaise, que tu Rav présent ici, Rav t’aider à atteindre Malkov, m’a dit des mots des sommets n’écouterais pas en qui m’accompagnent insoupçonnés. Hachem t’a classe ? La réponse encore aujourd’hui : donné des qualités que tu est non ! ‘Aucun tirage au sort n’a été ignores encore." effectué sur les êtres humains.’ Dan sèche ses larmes, quelque Si on le veut vraiment, on peut chose a bougé en lui. Les semaines décider de s’améliorer. Je lui dois ce que je suis suivantes montrent une amélioration nette de aujourd’hui." son attitude. Quand Rav Malkov écoute le discours du jeune Trente ans plus tard, Rav Malkov, à la retraite, Rav et comprend qu’il s’agit de Dan, son ancien est invité au mariage de la nièce d’un des élève, il est ému aux larmes : le cancre est jumeaux. Il espère revoir Réouven et Dan, devenu un grand érudit. Les retrouvailles entre perdus de vue depuis. Il reconnaît vite les deux hommes sont pleines d’émotion. Réouven : les retrouvailles sont émouvantes, le petit garçon d’antan est devenu un étudiant Parfois, nous avons l’impression que notre en Torah remarquable, marié et père de famille. vie est déjà "tirée au sort", que nous sommes Mais où est Dan ? Réouven rassure le Rav : "Il condamnés à rester ce que nous sommes. Or la doit être en retard à cause des bouchons." Torah nous apprend l’inverse : si le sort décide Entre-temps, le Rav du marié arrive enfin, du destin des boucs, il ne décide jamais pour un un jeune Rav érudit qui dirige une Yéchiva être humain. Tout dépend de nos efforts et de prestigieuse, formant de nombreux élèves l’authenticité de notre relation à Hachem.
Retrouvailles émouvantes Lors des Divré Torah, sous la ‘Houpa, le dais nuptial, le jeune Rav prend la parole : "Un mot pour ce jeune couple. On pense souvent avoir des prédispositions dans la vie, et c’est en partie vrai : ce couple est prédisposé à s’aimer et à bâtir un foyer fidèle, puisque Hachem Mézaveg Zivouguim, c’est D.ieu qui forme les couples. Mais le plus grand reste devant eux : efforts, travail, communication, écoute, prière et persévérance seront nécessaires pour en 34 34
Voilà toute notre force : aucune situation n’est figée. Avec nos efforts, nos prières, notre étude, notre Téchouva et nos bonnes actions, nous pouvons tout transformer.
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Alexandre Rosemblum
FLASH CHABBATH Une perle sur la Paracha Même ceux qui ne sont pas encore là "] וְ ל ֹא ִא ְּתכֶ ם לְ בַ דְּ כֶ ם ָאנֹכִ י כּ ֵֹרת ֶאת ַה ְּב ִרית ַה ּזֹאת...[" "Ce n’est pas avec vous seuls que Je conclus cette alliance [...]" (Dévarim 29, 13) L’alliance avec Hachem ne concerne pas uniquement ceux qui se trouvent devant Lui. Rachi explique que sont également concernées les générations futures. Comment peut-on être engagé par une alliance à laquelle on n’a même pas assisté ? Un Juif ne reçoit pas la Torah comme un individu isolé. Il la reçoit comme un maillon d’une chaîne. Ce que nous accomplissons aujourd’hui ne nous appartient donc jamais totalement : nous le transmettons à ceux qui viendront après nous. La véritable responsabilité juive consiste, certes, à se demander : "Qu’est-ce que je vais transmettre à mes enfants ?" mais aussi, et surtout : "Qu’estce que les générations futures recevront de moi ?"
Les lois du langage
Tu as parlé en mal de moi ! Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne qu’il est interdit de dénigrer une personne qui a tenu des propos médisants sur notre compte, et ceci pour deux raisons : première raison, il est interdit de croire qu’on nous a dénigrés. Deuxième raison, l’objectif visé n’est certainement pas constructif, mais motivé par un désir de vengeance.
Halakha x 3 Je me réveille la nuit puis me rendors, réciter Modé Ani ? Non, attendre le réveil "officiel" au matin. Néanmoins, si on le récite à ce moment, ce n’est pas un problème. (Michna Beroura, Dirchou 1, 8) Utiliser du jus de raisin blanc pour le Kiddouch ?
Oui, mais il faut donner priorité au jus de raisin rouge, même s’il est de moins bonne qualité que le blanc. (Choul’han ‘Aroukh 272, 4) Le miel espagnol, 100% Cachère ?
Oui, ceux produits en Europe sont autorisés. Vérifier néanmoins l’absence d’une mention "Non UE" qui signifie généralement une production en Chine, et peut être problématique.
Rabbi Israël Méir Hacohen, le ‘Hafets ‘Haïm Ce dimanche 24 Eloul (06/09/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rav Israël Méir Hacohen, plus connu sous le nom de ‘Hafets ‘Haïm, nom de l’ouvrage de référence qu’il écrivit sur les lois du langage. Appelé le "rabbin du siècle" au regard de l’importance majeure de ses enseignements jusqu’à aujourd’hui, il composa notamment le Michna Beroura, un commentaire qui fait autorité portant sur la section Ora’h ‘Haïm du Choul’han ‘Aroukh, le code standard de la Halakha. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous ! Magazine I n°373
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CULTURE
Ména’hem Begin en 3 discours chocs... ! Est-ce ce discours qui envoya la gauche sur la touche ? Toujours est-il que deux jours plus tard, Begin remportera les élections. Le comique en question présentera ses excuses, mais trop tard. Le bien aura déjà été fait... Ména’hem Begin fut sans doute le Premier ministre le plus adulé et le plus vilipendé de tous ceux qui ont gouverné Israël. Orateur de génie, il savait dénoncer une injustice, remettre en place une élite insolente et recadrer un chancelier allemand qui osait tenir des propos moralisants et indécents envers Israël, moins de quarante ans après la Shoah. Lorsqu’il discourait, une ferveur le traversait qu’il transmettait à son public. Plein d’humour, il s’adressera à Chim’on Peres et Its’hak Rabin assis sur les bancs de l’opposition, après presque 3 décennies de domination travailliste, en ces termes : "Que faire ! Vous vous étiez habitués au pouvoir. Il va falloir vous y faire, vous n’y êtes plus. Et vous êtes encore sous le choc. Eh bien, maintenant : habituez-vous !!" Délicieux, et toujours correct. Lorsque Begin prenait la parole à la Knesset, personne ne restait dans les couloirs... Le renversement Rembobinons. Avant sa victoire mythologique de 1977, celle où le pays passe pour la première fois de son histoire du Ma’arakh au Likoud (de la gauche à la droite), un humoriste israélien bien mal inspiré moque les Séfarades dans l’un de ses 36
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sketchs, les traitant de tire-au-flanc à l’armée et leurs accolant le très peu flatteur qualificatif de "Tcha’h-Tcha’h", un terme péjoratif ridiculisant leur prononciation. Son intervention déclenche un tollé dans une population déjà très scindée. Begin, le lendemain, monte aux barricades. Il va récupérer l’insulte et en faire un smash de génie. Son revers de balle ne sera pas seulement politique (nous sommes à deux jours des élections législatives), il sera surtout moral. Il va donner son plus beau discours devant une foule qui l’attend, rassemblée place Malkhé Israël à Tel Aviv : "Jusqu’à ce matin, je ne connaissais pas le mot 'Tcha’h-Tcha’him' et je ne savais pas ce qu’il signifiait. Tcha’h-tcha’h ? Quel est ce mot ? À qui fait-il référence ? Aux Juifs orientaux... ?" Et de continuer, avec sa fougue, en crescendo : "Feinstein, Barazani... Ashkénaze ! Irakien ! Juifs ! Frères ! Tous combattants !!" Et il transforme le terme insultant en instrument de fierté collective, en ciment de solidarité intercommunautaire. Est-ce ce discours qui envoya la gauche sur la touche ? Toujours est-il que deux jours plus tard, le 30 juin 1977, Begin remportera les élections et formera le nouveau gouvernement. Le comique en question présentera ses excuses dans les journaux, mais trop tard. Le bien aura déjà été fait...
Réponse au Chancelier En 1981, cette fois, alors qu’il est Premier ministre depuis quatre ans, il intervient à la télé, Kippa noire sur la tête, et interpelle le chancelier allemand Helmut Schmidt, alors en place, qui s’est pris de défendre publiquement le droit des Palestiniens à l’autodétermination et pousse à un accord international leur promulguant un État. Israël à cette époque a déjà essuyé un nombre incalculable d’attentats plus meurtriers les uns des autres, fomentés par les "petits protégés" de son honneur le chancelier Schmidt. À ce moment, Begin explose et, comme au temps de la Résistance, il mitraille de ses mots l’insolence de l’Allemand qui se permet de donner des leçons de sécurité et d’humanisme au peuple juif. "De vous, chancelier Schmidt, nous allons entendre les conseils ? Vous ? Vous allez nous dicter la politique de sécurité d’Israël ? J’ai été nommé pour veiller à la sécurité de ce peuple, et
cette fonction est sacrée. Et il (Schmidt) donne des conseils, comment nous obliger à accepter un État palestinien... ? Et d’où vient-il ? Du peuple responsable du massacre de 6 millions des nôtres... ? Après tout cela, c’est lui qui va nous dire qu’il faut créer un État palestinien et mettre 3 millions et demi de citoyens israéliens en danger d’extermination ?!" Rappelons que Begin était l’un des fers de lance de la campagne contre l’indemnisation monétaire allemande comme réparation de la Shoah. Dès janvier 1952, il dénonçait cet argent comme du "sang" qu’on ne pouvait d’aucune façon accepter. Épilogue Mais Begin n’était pas une bête politique. C’était d’abord un homme. Les lourdes pertes humaines de la guerre du Liban et l’affaire de Sabra et Chatila, que ses détracteurs voulurent lui faire endosser, eurent raison de lui. Begin avait également perdu celle qui fut la femme de
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CULTURE sa vie, son amour de jeunesse et des premières heures du combat, sa fidèle épouse Aliza. Il démissionnera du poste de Premier ministre en septembre 1983, après avoir annoncé quelques semaines auparavant le fameux : "Je ne peux plus" (Eni Yakhol ‘Od). Lucide et circonspect, comme d’habitude, il reconnaissait que ses forces morales et physiques ne lui permettaient plus de diriger le pays comme il fallait. Ce survol de sa carrière n’est bien sûr pas exhaustif. Comment ne pas rappeler que c’est lui (à droite de l’échiquier politique !) qui osa tendre la main à l’ennemi juré, l’Égypte, pour un accord de paix durable, maintenu d’ailleurs jusqu’à aujourd’hui. Et lui encore, qui savait prendre conseil auprès des Guédolim, chaque fois qu’une décision cruciale pour le pays devait être prise. Né à Brisk, il savait intuitivement où se trouvait la sagesse. À l’approche des prochaines élections en Israël, on s’interroge.
Le langage tenu à la Knesset par nos élus, leur comportement, les dissensions entre les camps serrent le cœur. Certains partis continuent à brandir leur "Juif" de service, – celui sur lequel il est si facile de se défouler –, comme coupable de tous les maux et dysfonctionnements du pays : économiques, sociaux, militaires... Heureusement, Israël, ce n’est pas que ça. Mais c’est aussi ça. On aurait voulu, à l’aune de ces élections, un peu du Begin des années 1970. Une once de sa verve, de son engagement pour son peuple, de son leadership qui n’était pas que politique. Comment disent nos Sages ? À la fin des temps, il n’y aura plus personne vers qui se tourner, plus de chef, plus de dirigeant digne de ce nom, sans doute pour mieux nous faire sentir notre vulnérabilité et notre égarement. On se tournera alors vers le Seul qui pourra rétablir la Paix au sein du peuple et entre les hommes sur terre. Amen, pour très bientôt. Jocelyne Scemama
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À l'aube de la nouvelle année,
L’appel de nos Maîtres
Des milliers de familles attendent notre aide pour entrer dans la nouvelle année avec dignité.
La prière des Guedolim, veille de Roch Hachana
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w w w . v a a d h a r a b a n i m . f r Envoyez votre chèque à : Vaad haRabanim 2 Rehov Yoel Jerusalem
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LE MESSAGE D'UN RABBIN DE FLORIDE Être ou devenir ? Le dernier Chabbath avant Roch Hachana, nous lisons Nitsavim-Vayélekh. Deux mots qui semblent presque contradictoires : “Nitsavim” signifie se tenir debout, tandis que “Vayélekh” signifie avancer. Pourtant, leur association résume peut-être tout le travail de cette période : s’arrêter pour regarder l’année écoulée, puis décider dans quelle direction nous voulons désormais avancer. Une histoire célèbre de Rav Saadia Gaon permet de comprendre cette idée. Au cours d’un voyage, le Rav séjourna dans une auberge dont le propriétaire ignorait totalement son identité. Il le reçut convenablement, comme n’importe quel voyageur de passage. Mais peu à peu, la nouvelle se répandit dans la ville que Rav Saadia Gaon était là. Des habitants commencèrent à affluer pour le rencontrer, lui poser leurs questions et recevoir ses conseils. L’aubergiste comprit alors qui était réellement l’homme qu’il hébergeait. À partir de cet instant, son attitude changea. Il entoura son hôte de tous les égards possibles. Puis, au moment du départ, il se jeta à ses pieds et lui demanda pardon. Rav Saadia Gaon ne comprenait pas : “Pourquoi me demandes-tu pardon ? Tu m’as très bien accueilli !” L’aubergiste lui répondit : “Oui, mais seulement après avoir découvert qui vous étiez. Lorsque vous êtes arrivé, je vous ai traité comme un simple voyageur. Si j’avais su dès le premier instant qui se trouvait devant moi, je vous aurais servi tout autrement.” Ces paroles bouleversèrent Rav Saadia Gaon. Il se mit lui-même à pleurer et à faire Téchouva. Pourquoi ? Parce qu’il comprit que ce que cet homme venait de vivre avec lui, chacun le vit avec Hachem. Plus nous avançons dans la 40
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Torah, plus nous découvrons Sa grandeur. Et plus nous découvrons qui est Hachem, plus nous réalisons que la manière dont nous Le servions hier n’était pas à la hauteur de ce que nous savons aujourd’hui. C’est peut-être cela, NitsavimVayélekh. “Nitsavim” nous demande de nous arrêter. Où en suis-je aujourd’hui ? Qu’ai-je fait de l’année qui vient de s’écouler ? Une journée compte 1 440 minutes : où sont passées toutes celles qui m’ont été confiées ? Où ai-je grandi ? Où ai-je perdu du temps ? Qu’aurais-je pu faire autrement ? Mais Roch Hachana ne nous demande pas de rester face au passé. Après “Nitsavim” vient “Vayélekh”. Une fois le bilan dressé, il faut avancer. La Téchouva ne consiste donc pas seulement à regretter certaines fautes ; elle consiste à comprendre que nous pouvons devenir quelqu’un de différent. C’est pourquoi, avant Roch Hachana, il peut être précieux de se demander concrètement ce que nous voulons devenir. Quelle place voulons-nous donner cette année à la Torah ? À la Téfila ? À notre famille ? À la Tsédaka ? Quelle Midda voulons-nous travailler ? Nos Sages enseignent : “Sur le chemin qu’un homme désire emprunter, on le conduit.” Mais encore faut-il avoir choisi une direction. Car à l’approche de Roch Hachana, la véritable question n’est peut-être pas seulement de savoir qui nous sommes aujourd’hui, mais surtout qui nous voulons devenir demain. Rav Chai Amar, Chalia'h 'Habad de Golden Beach en Floride (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)
Parachat Nitsavim Vayelekh
par Michaël Lumbroso
Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.
À l’occasion de cette Mitsva qui se présente une fois tous les sept ans, les parents sont tenus d’amener même leurs enfants en bas âge.
Dans le Séfer Torah, ce mot (ch.29) est écrit avec un grand Lamed.
(bien) טוב Ces mots qu’a prononcés Moché pour nous montrer que la Torah est accessible, sont réutilisés dans le Talmud pour dire que la Halakha n’est plus tranchée par le Ciel, mais par les Sages.
(Sodome) סדום Alors les Bné Israël seront assaillis de malheurs et de … . (des calamités) צרות Des Cananéens sont devenus des coupeurs de bois et des … … accompagnant le peuple juif.
Puis après, cette ville voisine. (Gomorrhe) עמורה
(tous) כולם
C’est la première ville de l’histoire qu’Hachem a détruite par une pluie de soufre et de sel.
לא בשמים היא (elle n’est pas dans le ciel)
שואבי מים (puiseurs d’eau)
(dédain) זילזול
(mer) ים
משה רבנו (Moché Rabbénou)
נסתתמו (se sont fermées)
(Sa face) פניו Moché a dit au peuple qu’il sait qu’après sa mort, le peuple commencera à faire le … aux yeux d’Hachem.
(sois fort) חזק
Il a senti que … … … en lui les sources de la sagesse et de la transmission.
Qui se tenait devant Moché lorsqu’il a dit la Paracha de Nitsavim ?
Si tu fais du … , tu auras la vie, et si tu fais du mal, alors tu auras la mort.
La Torah n’est pas inaccessible, au contraire elle est très … de nous.
Certains commentaires disent que la Mitsva qui n’est pas inaccessible, cela ne parle pas de la Torah, ça parle de la … . (repentir) תשובה
(voies d’Hachem) 'דרכי ה
(rassemblement) הקהל
La Torah n’est pas de l’autre coté de la … , qu’il faille la traverser en bateau pour la chercher.
Si les Bné Israël fautent ‘Has véchalom, alors Hachem voilera Sa … .
(et Il les a jetés) וישליכם
Ce mot, Moché l’a beaucoup répété aux Bné Israël et à Yéhochou'a ; nous, on le dit à celui qui est monté à la Torah.
(proche) קרוב
(Eloul) אלול
Celui qui prendrait ‘Has Véchalom les paroles de l’alliance avec … , en pensant qu’il peut faire ce qu’il veut sans aucune crainte, Hachem ne lui pardonnera pas.
Le jour de ses 120 ans, il a annoncé qu’il allait quitter ce monde.
Hachem peut détruire des villes en y faisant pleuvoir du … et du sel.
(libre arbitre) בחירה
Nous avons l’obligation de marcher dans les … … et d’observer Ses commandements.
Hachem met devant nous la vie et la mort, Il nous demande de bien utiliser notre … .
(soufre) גופרית
"Hachem ton D.ieu circoncira ton cœur et le cœur de ta descendance" (ch.30 v.6), les initiales de ces derniers mots forment le nom du mois dans lequel cette Paracha est lue.
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(mal) רע
COMMUNIQUÉ
Là où nous passons Un mot gentil pour le personnel d’un restaurant, d’un hôtel ou d’un magasin, de la patience dans une file d’attente, un sourire plutôt qu’une remarque sèche : ces petits gestes construisent, jour après jour, l’image du peuple de D.ieu. Chers frères et sœurs, Où que nous soyons — dans une rue, un hôtel, un parc, un immeuble, un pays — nous portons un Nom qui n’est pas le nôtre : celui d’Hachem et de Sa Torah. Chaque geste que nous posons en public devient, qu’on le veuille ou non, un témoignage sur ce Nom. C’est une responsabilité immense, mais c’est aussi un honneur. Nous avons souvent des familles bien plus nombreuses que la moyenne nationale. C’est une bénédiction qui a un prix : plus de passages, plus de bruit, plus de consommation, plus de mouvement — et donc, mécaniquement, moins de contrôle sur chaque détail. Ce constat est vrai, mais il ne doit jamais devenir une excuse. Une famille nombreuse n’est pas un prétexte pour être moins soigneux, moins poli ou moins attentif : c’est, au contraire, un appel à redoubler d’exigence. Ce que cela veut dire concrètement Le Kiddouch Hachem se joue dans les détails du quotidien : La propreté des lieux que l’on emprunte. Une salle de fête, un hall d’hôtel, un jardin public, une plage : un papier ramassé, une table débarrassée… Ce sont des gestes qui parlent plus fort que des discours. 42
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Le respect du mobilier et des biens que l’on met à notre disposition. Chaises, tables, salles, halls, appartements de vacances : ce que l’on nous prête mérite un soin encore plus grand ! La politesse envers ceux qui nous accueillent. Un mot gentil pour le personnel d’un restaurant, d’un hôtel ou d’un magasin ; de la patience dans une file d’attente ; un sourire plutôt qu’une remarque sèche. Ces petits gestes construisent, jour après jour, l’image du peuple de D.ieu. Le soutien aux petits commerces locaux. Plutôt que de toujours privilégier les grands supermarchés, prendre le temps d’acheter chez le commerçant du coin, c’est aussi une façon de montrer que nous nous inscrivons dans la vie de l’endroit où nous nous trouvons et que nous en comprenons les enjeux La discipline avec les enfants, sans dureté ni laisser-aller. Leur apprendre, avec amour, à respecter un lieu et à dire merci, c’est leur transmettre, en même temps que la Torah, le sens du Kiddouch Hachem. La vigilance de chaque parent à l’égard de ses propres enfants. Ce n’est pas au voisin, au personnel de l’hôtel ou aux autres familles de surveiller nos enfants à notre place. Chacun est responsable des siens : on ne les laisse pas livrés à eux-mêmes, on sait où ils sont et ce qu’ils font.
Concrètement, au quotidien : on ne crie pas, on ne double pas dans une file d’attente, on n’interrompt pas une activité en cours. Ce sont des détails, mais ce sont eux qui font la différence entre une présence respectée et une présence subie. Dérekh Erets Kadma Latorah Nos Sages nous l’enseignent : la politesse, le savoir-vivre et le respect d’autrui précèdent la Torah elle-même. On ne peut pas prétendre incarner la Torah si l’on néglige le Dérekh Erets (savoir-vivre) qui en est le socle. Nous savons aussi, avec lucidité, qu’une partie du monde ne nous aimera jamais et cherchera toujours des raisons de nous cibler, quoi que nous fassions. Ce n’est pas une raison de nous cacher ni de renoncer à ce que nous sommes. Nous devons rester fiers de notre identité. Les vacances et les moments de détente ont toute
Mais c’est une raison supplémentaire de ne jamais offrir, par notre comportement, un prétexte facile à ceux qui n’attendent que cela. Être fiers de ce que nous sommes et être irréprochables dans notre conduite ne sont pas deux exigences contradictoires, ce sont les deux faces d’une même fierté. L’objectif : laisser une bonne odeur après notre passage Que reste-t-il après notre départ ? Un lieu plus propre, un commerçant qui sourit, un voisin qui dit du bien de nous : voilà ce que signifie laisser une bonne odeur après son passage. Il faut comprendre l’endroit que l’on visite, ses règles, sa sensibilité et ses habitants, puis s’y adapter avec respect, plutôt que d’imposer nos habitudes sans même y penser. Puissions-nous être, partout où nous allons, une source de Kiddouch Hachem — visible, tangible et durable.
leur place et sont même nécessaires.
L’équipe Torah-Box
Miel : on choisit bien, on dose mieux ! À l’approche de Roch Hachana, le miel est partout : avec la pomme, dans les gâteaux, les sauces… Et comme il est naturel, on a vite tendance à le considérer comme un "bon sucre", presque innocent. Le piège, c’est justement celui-là : le miel reste très concentré en sucres, notamment en fructose et en glucose. Cela dit, ce n’est pas un sucre comme les autres. Il contient de nombreux antioxydants, et possède des vertus apaisantes et antimicrobiennes. C’est d’ailleurs pour cela qu’on l’utilise souvent dans une tisane, ou pour adoucir une gorge irritée. Il existe énormément de miels différents dans le monde : acacia, thym, lavande, châtaignier, oranger… Et chaque miel a son goût : l’acacia est plus doux, le châtaignier plus corsé, l’eucalyptus plus marqué. Pas de doute : chacun y trouvera son compte ! Les bons réflexes : lire l’étiquette, chercher une origine claire, privilégier un miel pur, éviter les mélanges flous ou les prix anormalement bas. Et non, un miel qui cristallise n’est pas forcément mauvais : c’est même souvent normal. Pour rappel, il faut impérativement éviter d’en donner aux bébés de moins d’un an, et modérer la consommation en cas de diabète ou de résistance à l’insuline. Pour cette nouvelle année, on choisit un miel de qualité, qu’on apprécie. On évite d’en mettre absolument partout, et surtout, on prend le temps de le savourer. Chana tova ! Sarah Kisielewski Magazine I n°373
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HOMMAGE Hommage à Elie Benacom, un bâtisseur du judaïsme de Tel-Aviv Le décès prématuré d’Elie Benacom, cet infatigable ressusciteur de la vie juive à Tel-Aviv, a laissé la communauté en état de choc. Derrière une discrétion extrême, il aura pourtant marqué la vie de milliers de Juifs. Le décès prématuré d’Elie Benacom à seulement 54 ans, laisse la communauté francophone de Tel-Aviv et bien au-delà sous le choc. Cet infatigable ressusciteur de la vie juive dans la ville aura consacré son existence à rapprocher les Juifs de la Torah avec une discrétion difficile à imaginer. Il était une fois une synagogue fermée Elie monte de France à TelAviv en 1987 alors qu’il n’est encore qu’un adolescent de 14 ans issu d’une famille traditionnaliste. Un vendredi soir, alors qu’il cherche une synagogue pour prier, il aperçoit une petite bâtisse fermée. Il demande alors les clés au Rav Lévin (descendant du célèbre Rav Aryé Levin) qui peine pour y donner un cours de Guémara une fois par semaine, et promet de parvenir à y rassembler Minyan. L’impossible se produit : la petite synagogue de la rue Arnon (aujourd’hui bien connue des Français) reprend lentement vie sous son action acharnée. Sous son impulsion, ce sont d’innombrables synagogues et de cours de Torah qui ressusciteront de leurs cendres à Tel-Aviv, permettant ainsi à des milliers de Juifs, parfois très éloignés, de conserver leur lien avec la Torah. C’est ainsi qu’il fera pendant des années à raison de deux fois par semaine l’aller-retour Tel-Aviv – Jérusalem, deux fois dans la même soirée (!) afin d’amener puis ramener chez lui un vieux Rav érudit de Jérusalem donner un cours de Torah ! 44
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Ailleurs, à Névé Tsédek, on lui montre une ancienne synagogue encore fréquentée par un petit groupe de personnes âgées. 1,2 million de Chékels sont investis pour la rénover, et elle devient le lieu d’une importante communauté fréquentée par la communauté francophone. Le plus frappant lorsqu’on interroge ceux qui l’ont côtoyé, c’est que les milliers de Juifs qui ont bénéficié de son action ne connaissaient même pas son nom ! Des Rabbanim éplorés Lors des Chiv’a, les anecdotes ont commencé à ressortir les unes après les autres. Elie a pu investir des sommes considérables, passer des heures et des jours à racheter une synagogue… et ne même pas être présent le jour de son inauguration ! Lors de l’enterrement, la douleur des Rabbanim qui œuvrent à Tel-Aviv était saisissante. Certains pleuraient au point d’avoir du mal à tenir debout. Ils savaient ce que la ville venait de perdre, celui sans qui la vie juive de la ville balnéaire aurait poursuivi son déclin, pour peut-être disparaitre complètement. Combien de Juifs ont-ils, grâce à lui, trouvé une synagogue, un cours, un endroit où continuer à vivre leur judaïsme ? Sans doute ne le saura-t-on jamais. Et lui aurait probablement préféré qu’il en soit ainsi. Puisse son souvenir être bénédiction et inspirer les autres à suivre sa voie. Elyssia Boukobza
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HALAKHA Peut-on être heureux dans un mariage contraire à la Halakha ?
Je traverse une situation qui me fait beaucoup souffrir. Je suis juive mais je ne me définirais pas comme très croyante. Je vis le judaïsme comme un héritage historique. Je ne me vois pas devenir beaucoup plus observante ou croyante. Je suis en couple avec un non-juif que j’aime. Je suis consciente que la Halakha exige de construire sa vie avec un Juif mais après des années de vie commune, quitter cette personne représenterait un chagrin immense. J’ai du mal à comprendre quel sens cela aurait pour moi si de toute façon, je ne me destine pas à une vie religieuse plus exigeante. Mes futurs enfants seront juifs selon la Halakha et je pourrais les inscrire dans une école juive si cela nous semblait possible, leur faire découvrir les fêtes, préserver la Cacheroute… Ce qui me fait souffrir, c’est le poids de ma famille et mes amis, qui m’ont déjà annoncé qu’ils ne viendraient pas à mon mariage si j’épousais mon compagnon, ce qui me donne envie de m’éloigner d’eux. Ma question n’est donc pas de savoir comment vivre une telle situation lorsque l’on est déjà engagé dans une relation pareille, mais comment trouver une paix intérieure sans avoir le sentiment de renier son histoire familiale, tout en ne sacrifiant pas non plus notre vie ? On me dit souvent que je ne serais jamais heureuse, ce qui me met dans un malheur profond et je n’en dors plus. Mais j’ai le sentiment que le bonheur d’un couple dépend de nombreux facteurs et que chaque histoire est singulière.
La réponse de Rav Gabriel Dayan
Derrière votre question, on ne voit pas une personne qui méprise la Torah ou qui cherche à justifier ses choix. Vous ne cherchez ni à provoquer, ni à contester la Halakha ; vous cherchez simplement à comprendre comment vivre avec la réalité qui vous déchire et qui vous fait souffrir. 46
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Sachez que votre lien avec le peuple juif et avec Hachem n’a jamais disparu. Même lorsqu'une personne s'est éloignée du chemin qu'elle aurait dû suivre, elle reste toujours précieuse aux yeux d'Hachem. La Torah ne regarde jamais un Juif comme perdu ou rejeté ; au contraire, Elle attend son retour avec patience.
Quatre heures avant Roch Hachana
L'instant où tout peut encore
basculer 4 heures avant l’entrée de Roch Hachana, nos Grands Sages se réuniront au Kottel Hamaaravi, la Techouva, la prière et le don nous seront de précieux plaidoyers.
1-800-22-36-36
w w w . v a a d h a r a b a n i m . f r Envoyez votre chèque à : Vaad haRabanim 2 Rehov Yoel Jerusalem
Envoyez votre don dans l'enveloppe jointe
Envoyez votre don à l'un des Rabanim de votre région (demandez la liste au numéro 1-800-22-36-36).
Appelez ce numéro pour un don par carte de crédit : 1-800-22-36-36 en Israël: 00. 972.2.501.91.00
Un reçu sera envoyé pour tout don
+33 7 83 70 35 28
Veuillez libeller vos chèques à l'ordre de Vaad haRabanim
Envoyez vos noms
HALAKHA Cependant, il faut aussi avoir le courage de regarder la vérité en face. Vous me demandez comment retrouver la paix intérieure dans cette situation. La réponse est difficile à entendre, mais elle est importante : on ne peut pas trouver une véritable sérénité en restant dans une situation qui est en contradiction avec la volonté de la Torah. Non pas parce que Hachem chercherait à vous faire souffrir, mais parce qu’il existe une contradiction profonde entre ce que votre Néchama sait être juste et la réalité dans laquelle vous vivez aujourd’hui. Vous décrivez très justement ce sentiment d’être "entre deux mondes". Ce malaise n’est pas uniquement dû au regard de votre famille ou de votre entourage. Il provient aussi du fait que, malgré votre attachement à votre compagnon, une partie de vous reste profondément liée à votre identité juive et sait que le chemin que vous empruntez n’est pas celui que la Torah souhaite pour vous. Parfois, nous cherchons à apaiser une douleur en conservant ce qui en est la source. Mais une blessure ne peut réellement commencer à guérir que lorsque l’on accepte de retirer ce qui empêche la guérison. C’est pourquoi je ne peux "malheureusement" pas vous dire : "Continuez ainsi et vous trouverez la sérénité." Ce serait vous donner un espoir que je ne crois pas conforme à la vérité ! Je comprends combien ce conseil peut sembler impossible. Des années de vie partagée représentent une histoire importante, des souvenirs, des habitudes, des projets et un attachement profond. Personne ne peut demander de traverser une telle épreuve sans douleur. Ce serait manquer de sensibilité. Mais il existe des moments dans la vie où l’on doit 48
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avoir confiance dans le fait que Hachem ne nous demande jamais de renoncer à quelque chose sans préparer, avec encore plus de bonté, un chemin mieux éclairé. Aujourd’hui, vous avez peut-être l’impression que quitter cette situation signifierait perdre votre bonheur. Mais parfois, ce que nous ressentons comme une perte immédiate est en réalité l’ouverture vers une vie bien meilleure. Vous dites ne pas vous voir aujourd’hui dans une démarche de plus grande observance. C’est bien dommage car vous ignorez ce que vous laissez derrière vous et il ne faut jamais décider de son avenir uniquement à partir de l’endroit où l’on se trouve aujourd’hui. Le premier pas vers la paix intérieure consiste à accepter l’idée de mettre fin à cette situation et à entamer un véritable processus de reconstruction. Ce chemin demandera certainement du courage, du temps et beaucoup de douceur envers vous-même. Mais c’est sur ce chemin que vous pourrez retrouver une cohérence intérieure entre votre cœur et votre lien avec Hachem. Je voudrais également vous dire de ne pas vous éloigner de la communauté juive. Même si vous avez ressenti de la peine ou du jugement, ne laissez pas cette petite épreuve vous couper de vos racines. Vous avez une place, vous êtes une fille d’Israël, et la porte de la Torah reste toujours ouverte. Ne voyez pas cette étape comme un échec ou comme une condamnation. Voyez-la comme un retour vers vous-même, vers votre Néchama et vers ce que Hachem attend de vous pour votre plus grand bien. Je prie pour que Hachem vous accompagne dans cette épreuve avec douceur et bonté, et qu’Il vous permette de construire, avec le temps, une vie remplie de paix véritable, de lumière et de bénédiction.
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Un merveilleux programme de préparation à Roch Hachana...
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Voici une histoire somme toute amusante, mais de laquelle nous allons pouvoir, avec l’aide d’Hachem, tirer tout notre programme de renforcement en Eloul…
Les vacances touchent à leur fin. Lorsque Rina vit revenir de loin ses petits trésors de 6 et 8 ans avec une joie non contenue, elle fut très surprise de ne pas voir les visages renfrognés qu’elle attendait après ce qui devait être des fatidiques au revoir avec leurs nouveaux amis rencontrés au club de vacances. Elle était pourtant loin d’imaginer ce qu’elle allait entendre…
rouge, je n’aurais rien à faire, et qu’après m’en être occupée un mois entier, vous vous êtes enfin décidés à laver son bocal, et là…. Vous l’avez mis dans de l’eau trop chaude…
Un lapin en cadeau
Maman regarde ses petits amours, si gentils, si sincères, prêts à tout, pour recevoir l’approbation tant attendue.
"Maman, maman, tu sais, que les Cohen ont acheté un lapin pour les vacances ? - Euh… oui…, répond maman, qui commence à avoir peur de ce qui va lui arriver… - Eh ben, tu devineras jamais quoi !, continue Yossi, de plus en plus excité. Mme Cohen a dit que c’est complètement immmmmpossible de le ramener chez eux, et que si t’es d’accord, ils nous l’offrent !! Oui maman, ils nous l’offrent, graaaaaaaaatuitement, t’as vu comme elle est gentille Mme Cohen ?" 100 kilos viennent de tomber sur Rina… "Mes chéris, je suis bien d’accord que Mme Cohen est vraiment gentille, mais, comment ramener un lapin… et puis, qui va s’en occuper, lui donner à manger, nettoyer sa cage ?! - Nous, nous !, crient les enfants en bondissant de tous côtés. - Je te prooomets, dit Elie, que tous les jours j’irai chercher la nourriture et je ferai tout ce qu’il faut pour qu’il ait bien à manger…" Yossi lui coupe la parole en s’exclamant : "Et moi je laverai la cage, Mme Cohen m’a déjà tout expliqué, tu verras, t’auras rien à faire… - Les enfants, est-ce que je dois vous rappeler que vous aviez aussi promis que pour le poisson 50
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- Maman, maman, mais nous avons changé, je te dis. Maman, on s’est vraiment dit en chemin, qu’on allait faire tout ce que tu nous diras, et que, cette fois-ci, t’auras pas à t’inquiéter."
Hachem, je Te promets, j’ai changé ! Elle pense alors : "Nous entrons dans le mois d’Eloul, moi aussi j’ai promis des choses l’année dernière que je n’ai pas réussi à tenir, et pourtant, je vais demander à D.ieu une année de bénédictions pour toute la famille, la santé, la subsistance, le Chalom dans ma maison, et tant d’autres choses encore, et j’espère qu’Hachem, dans Sa grande miséricorde, me l’accordera. Je vais Lui promettre de changer, exactement comme mes deux petits trésors viennent de le faire…" Maman reste pensive, ses petits continuent de parler, crier, gesticuler… Elle ne les entend plus… Puis, comme sortant de son rêve, elle leur dit : "Allez vite chercher Pinou, nous devons rentrer à la maison, un programme bien chargé nous attend." Combien nous pouvons nous inspirer de cette histoire en ces jours qui précédent Roch Hachana ! Nous avons souvent honte de nous présenter devant Hachem avec un bilan somme toute mitigé de l’année qui vient de s’écouler. Mais Hachem nous demande seulement d’être purs et entiers, tout comme ces enfants, qui, bien
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que conscients de leurs fautes passées, mais aussi déterminés à s’améliorer, ne pensent qu’à attendrir le cœur de leur maman.
Soyons convaincus qu’Hachem attend d’être "attendri", si l’on peut s’exprimer ainsi, par la sincérité de notre cœur. Dans Sa miséricorde infinie, Il nous donne tellement de choses que nous ne méritons pas. Comme le dit le ’Hazon Ich en quelques mots si puissants : Hachem aime que nous nous renforcions, même d’un seul instant… Hachem veut qu’on Le supplie, à l’instar de ces enfants, simplement parce qu’ils n’ont aucun doute que, de leur maman, ils peuvent tout obtenir. Nous devons implorer Hachem, en étant convaincu qu’Il peut tout. ‘Ayin Tova - Un bon œil Réalisons, tout comme la maman de notre histoire, combien Hakadoch Baroukh Hou est
Oulpan
bon et miséricordieux avec nous. Lorsque, dans la prière de Tachlikh que nous lisons à Roch Hachana, nous évoquons les 13 Attributs de miséricorde, c’est dans le but de nous en inspirer : Hachem est miséricordieux, compatissant, lent à la colère, prodigue en bonté… C’est l’œil bienveillant de la maman qui lui a permis de faire confiance à ses enfants, que cette fois-ci, ils tiendraient leurs engagements ! Or le Méiri explique qu’Hachem nous juge exactement comme nous jugeons autrui. En étant cléments dans notre jugement envers autrui, nous attirerons sur nous la clémence d’Hachem. Un cœur sincère, une Émouna parfaite, et un œil bienveillant… quel merveilleux programme d’Eloul pour se préparer à Roch Hachana, et être, avec l’aide d’Hachem, gratifiée d’une Chana Tova Oumétouka. ‘Haya Esther Smietanski
יס ָמה ׁ ֶש ָּי ְצ ָאה ְ ַה ִּס Le mot de passe חּופׁ ָשה ְ ַל parti en vacances
ֹ אש ֹון ָ ּב ֲע ׁ ַ ּב ֹּיום ָה ִר בו ָדה ׁ ,חּופ ָשה ְ ַאח ֲֵרי ַה ַה ַּמ ְח ׁ ֵשב ְמ ַב ֵּק ׁש ַהבְּ ָעיָ ה.יס ָמה ְ ִס ִהיא ׁ ֶש ַא ֲח ֵרי ֹ ֹ ׁ ְש בּועות לו ׁ ָשה ׁ ָש ֹ ׁ ֶשל ַ ּגם,חו ֶפ ׁש יכים ִ ֲא ַנ ְחנּו ְצ ִר ׂ ַל ֲע "איּפּוס ִ ש ֹות ֹ יס ָמה" ַל ִּז ָ ּכ !רון ְ ִס
Le premier jour de retour au travail après les vacances, l’ordinateur demande un mot de passe. Le problème, c’est qu’après trois semaines de vacances, nous aussi, nous avons besoin de faire une “réinitialisation du mot de passe” à notre mémoire !
Vocabulaire ֹ ‘( ֲעAvoda) – travail • בו ָדה • ( ַא ֲח ֵריA’haré) – après • חּופ ׁ ָשה ְ (’Houfcha) – vacances • ( ַמ ְח ׁ ֵשבMa’hchev) – ordinateur • ( ְמ ַב ֵּק ׁשMévakèch) – demande • יס ָמה ְ ( ִסSisma) – mot de passe • ( בְּ ָעיָ הBé’aya) – problème ֹ • בּועות ( ׁ ָשChavou’ot) – semaines • יכים ִ ( ְצ ִרTsrikhim) – ont besoin, doivent 52
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• ( ִאיּפּוסIpouss) – réinitialisation ֹ ( ִּז ָ ּכZikaron) – mémoire, souvenir • רון D’autres mots avec la racine .ב.ש.(( חpenser, calculer)
• ’( ֶח ׁ ְשבּ ֹוןHechbon) – compte, facture, calcul, note (au café, au restaurant)
• ( ַמ ְח ׁ ָש ָבהMa’hchava) – pensée, réflexion ֹ ( ַמ ְח ׁ ְשMa’hchevon) – calculatrice • בון
Pose ta question, un rabbin répond !
Séder de Roch Hachana : beignets d’épinard obligatoires ?! Pour la fête de Roch Hachana, est-on obligé de faire frire les beignets d’épinards et de potiron si on a des soucis de digestion, ou peut-on les cuire à la poêle sans passer par la friture ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Pour le soir de Roch Hachana, il n’est absolument pas obligatoire de frire les épinards. Vous pouvez absolument les cuire à l’eau. Dans une pousse normale, l’épinard est touché par de nombreux insectes, et l’on trouve également des larves entre les épaisseurs de la feuille, qui ne s’enlèvent par l’intermédiaire d’aucun nettoyage ; c’est pour cela qu’il faut utiliser uniquement des herbes de pousse spéciale "sans vers", se trouvant sous haute surveillance, de les laisser tremper dans de l’eau et un peu de savon liquide et de bien rincer chaque feuille. Si on n’en trouve pas, on achète des épinards déjà mixés.
Utiliser le Ma’asser pour l’éducation de mes enfants adoptés Hachem m’a accordé deux enfants naturels, et j’ai par ailleurs adopté deux autres enfants. Est-ce que je peux déduire de mon Ma’asser les frais d’éducation de mes deux enfants adoptés, conformément à l’enseignement donné par Ketoubot 50a au nom de Rabbi Chmouel Bar Na’hmani : "Pratiquer la Tsédaka constamment : celui qui élève un orphelin dans sa maison et s’inquiète de son mariage" ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Oui, il vous est tout à fait permis d’utiliser votre Ma’asser pour subvenir aux besoins de vos deux enfants adoptés. Même s’ils vivent sous votre toit comme vos propres enfants, ils ne sont pas considérés, d’un point de vue Halakhique, comme vos enfants naturels. Vous n’avez donc pas l’obligation de les entretenir au même titre que vos propres enfants. C’est pourquoi il est permis d’utiliser votre Ma’asser pour les dépenses liées à leur nourriture, leur éducation, leurs vêtements et à leurs autres besoins. Ceci découle de l’enseignement mentionné explicitement dans le Talmud. (Ketoubot 50a)
Kala "mal habillée" : peut-on réciter les Chéva’ Brakhot sous la ‘Houpa ? Je révise mon examen pour obtenir un diplôme qui me permettra de célébrer une ‘Houpa et il me reste un point à éclaircir : lorsqu'une Kala n'est pas habillée de manière pudique, comment le Rav qui organise la ‘Houpa doit faire pour réciter les 7 Brakhot ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Le Rav se dirigera dans une autre direction afin de ne pas être face à la Kala. Bien entendu, il agira avec finesse et délicatesse. Il n’est pas nécessaire de se retourner complètement en effectuant une rotation de 180°, un simple changement d’orientation permettant de ne plus être face à la Kala suffit. D’après certains Poskim, il suffit de fermer les yeux. Il pourra agir de la sorte en cas de vrai besoin. (Michna Beroura 75, 1) Il en sera de même pour toutes les autres personnes qui réciteront une des 7 Brakhot sous la ‘Houpa. 54
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Ils préparent le Kiddouch avant la fin de la prière ! J’étais dans une synagogue dont la "coutume" est de préparer le Kiddouch pendant la ‘Hazara de Moussaf. Généralement, je dois me déplacer de ma place car les fidèles préparent le Kiddouch dans l’espace où moi et d’autres fidèles prient. Arrive la Birkat Cohanim de la ‘Hazara de Moussaf et les fidèles (et moi y compris) se regroupent le plus possible face aux Cohanim afin de recevoir leur bénédiction. Cependant, un fidèle étant resté sur les préparatifs du Kiddouch me demande de l’aider afin de dresser la nappe. Je lui réponds d’attendre une seconde la fin de la bénédiction, et c’est alors qu’il se met dans une colère noire, m’ordonne de partir, de "dégager". Il m’insulte aussi, et me dit de ne plus jamais revenir. Ma réaction a été de sortir sur le champ afin de ne pas déranger la Birkat Cohanim et la suite de la prière avec ses cris (J’ai malheureusement répondu à cet homme de ne pas s’inquiéter, que je ne reviendrai pas à cette synagogue). J’aimerai savoir si ma réaction était juste, et comment pourrai-je m’améliorer car j’ai malheureusement gardé un peu de rancœur envers cet homme (environ 30 minutes) ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Apparemment, vous avez agi comme il le fallait ! Malheureusement, cette mode de préparer le Kiddouch avant même la fin de la prière se propage comme une épidémie. Il faut y mettre une fin. C’est une honte ! Si les gens étaient vraiment conscients de l’ampleur du manque de respect envers Hachem et la Téfila, ils ne se permettraient pas d’agir avec une telle insolence et une telle légèreté. Il vous a fait honte en public, donc, un peu de Kpéda (rancœur) envers lui durant 30 minutes, cela est parfaitement compréhensible. Vous êtes un ange ! L’essentiel est de ne pas entretenir cette rancœur et de faire l’effort, avec le temps, de l’effacer.
Organiser un concert mixte dans une synagogue Est-il permis d’organiser un concert de chants musicaux hommes et femmes dans une synagogue hors office ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il n’est pas permis d’agir comme mentionné dans votre question et surtout dans une synagogue. Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...
Une équipe de Rabbanim répond à vos questions du matin au soir, selon vos coutumes :
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LA PARACHA POUR LES ENFANTS Mission (pas) impossible Les enfants, cette semaine, même si quelque chose vous semble difficile, ne dites pas "je n’y arriverai jamais" et cherchez une première étape facile pour commencer à avancer.
L'HISTOIRE Le jour de la rentrée, Yonathan reste devant la porte de sa nouvelle classe. Cette année, il change d’étage, de Rav, et presque tous ses amis sont dans l’autre classe. Dans son ventre, ça se serre. "Je n’y arriverai pas", se dit-il à voix basse. Le Rav s’approche. "Tu viens ?" Yonathan baisse les yeux. "Et si je n’arrive pas à suivre ?" Le Rav lui montre la classe. "Tu n’as pas besoin de réussir toute l’année aujourd’hui ! Pour l’instant, tu as juste une étape à faire : entrer, t’asseoir, et écouter." Yonathan respire et entre. Il s’assoit au deuxième rang. Sur la table d’à côté, un garçon cherche un crayon. Yonathan hésite. Il ne le connaît pas. Puis il sort un crayon et le lui tend. "Tiens, je te prête le mien." Le garçon sourit. "Merci. Moi, c’est Ariel." Plus tard, le Rav demande à chacun de lire une phrase. Quand vient son tour, Yonathan a peur de se tromper. Il repense : une étape à la fois. Il lit doucement. Ce n’est pas parfait, mais il l’a fait.
À la récréation, Ariel l’appelle : "Tu viens jouer avec nous ?" Yonathan sourit. La journée qui semblait trop dure devient beaucoup plus respirable. Le soir, il comprend que tout n’est pas devenu facile d’un coup. Mais il a fait les bons choix : entrer en classe, écouter le cours, prêter un crayon, lire une phrase, jouer avec les autres enfants. La Torah nous apprend que le bien n’est jamais loin. Même quand une étape fait peur, on peut avancer avec courage, un petit pas après l’autre.
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L'ENSEIGNEMENT Dans Parachat Nitsavim, Moché dit aux Bné Israël que la Torah n’est pas trop loin : elle n’est ni "dans le ciel", ni "de l’autre côté de l’océan". Elle est proche, dans notre bouche et dans notre cœur, pour que nous puissions l’étudier et la mettre en pratique. Dans Vayélekh, une nouvelle étape commence : Moché ne conduira plus le peuple, Yéhochoua’ prendra le relai. Alors, Moché répète : "Soyez forts et courageux."
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Ces deux Parachiot nous apprennent que Hachem ne nous demande pas l’impossible. Il nous demande d’avancer, avec nos capacités. Dire la vérité, faire une Brakha, demander pardon, aider sans râler, répondre avec respect : tout cela est déjà à notre portée. On peut commencer là où l’on est. Même quand une étape fait peur, le prochain bon choix est devant nous.
Nos maîtres montrent l’exemple On rapporte une belle histoire sur le jeune Rav ‘Ovadia Yossef et son maître, Rav ‘Ezra Attia, Roch Yéchiva de Porat Yossef. Rav ‘Ovadia aime énormément la Torah. Il veut étudier, comprendre, avancer. Mais sa famille vit simplement, et son père tient un magasin. À un moment, le père pense que son fils doit l’aider davantage au travail. Pour le jeune ‘Ovadia, c’est une étape difficile. D’un côté, il veut respecter son père. De l’autre, son cœur brûle pour la Torah. Peut-être aurait-il pu se dire : "La Torah est trop loin pour moi. Je n’ai pas les mêmes possibilités que les autres." À la Yéchiva, Rav ‘Ezra Attia remarque son absence. Il comprend qu’un grand avenir peut parfois dépendre d’un petit pas qu’il faut aider à faire. Rav Attia va voir le père. Il lui parle avec respect et lui explique que son fils a une soif de Torah exceptionnelle. Mais le père répond qu’il a besoin d’aide au magasin. Alors, Rav ‘Ezra Attia montre à quel point il croit en cet enfant. D’après ce que l’on rapporte, il se présente lui-même au magasin pour aider, afin que le jeune ‘Ovadia puisse retourner étudier. Imaginez la scène : un grand Rav, un Roch Yéchiva, prêt à se déranger pour qu’un enfant ne perde pas son chemin de Torah. Cette histoire nous apprend une grande leçon. La Torah n’est pas réservée à ceux pour qui tout est facile. Parfois, il y a des
obstacles, de la fatigue, des devoirs, des responsabilités, ou l’impression que c’est trop dur. Mais il existe souvent un petit pas possible. Dans Nitsavim, Moché dit que la Torah n’est pas inatteignable. Au contraire : elle est proche, dans notre bouche et dans notre cœur, pour que nous puissions la faire. Et dans Vayélekh, Moché répète : "Soyez forts et courageux." Parce qu’avancer demande parfois du courage. Le jeune ‘Ovadia n’est pas devenu un grand maître en une journée. Il a avancé étape après étape, page après page, effort après effort. Et Rav ‘Ezra Attia l’a aidé à ne pas abandonner au moment où un obstacle s'est présenté. Les étapes de ta journée peuvent sembler difficile : suivre en classe, faire une Brakha avec attention, demander pardon, ou recommencer un exercice après une erreur. Il ne faut pas dire : "C’est trop dur pour moi." La Torah est grande, mais elle commence par un petit pas.
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RECETTE Gâteau grenade aux amandes et crème vanillée Un dessert festif qui fait beaucoup d’effet tout en restant assez simple à réaliser. Un must sur la table de Roch Hachana ! Pour 8 à 10 personnes
Temps de préparation : 30 min
Temps de cuisson : 13 min
Difficulté : Moyenne
Ingrédients Pour le biscuit aux amandes • 200 g de margarine au goût de beurre, en pommade • 1 verre de sucre glace • 1 c. à soupe d’extrait de vanille • 1 verre de poudre d’amandes • 3 verres de farine, à ajuster selon la consistance de la pâte Pour la crème • 500 ml de crème liquide entière Parvé • ¼ verre de lait végétal • 4 cuil. à soupe de poudre pour pudding à la vanille • 200 g de yaourt nature au soja Pour la décoration • 1 grenade
Réalisation - Préchauffez le four à 180 °C. - Déposez dans un saladier la margarine, le sucre glace, l’extrait de vanille, la poudre d’amandes et une partie de la farine. Pétrissez en ajoutant progressivement le reste de farine, jusqu’à obtenir une pâte homogène qui puisse être facilement étalée. - Étalez assez finement la pâte au rouleau. À l’aide d’un gabarit en papier, découpez deux formes de grenade identiques, qui constitueront les deux étages du gâteau. - Déposez délicatement les deux biscuits sur une plaque recouverte de papier cuisson. Enfournez pour environ 13 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient très légèrement dorés. Laissez-les refroidir complètement avant de les manipuler. - Pendant ce temps, versez la crème liquide, le lait végétal, le pudding et le yaourt au soja dans le bol d’un robot. Fouettez jusqu’à obtenir une crème ferme qui se tient bien. Transférez la crème dans une poche munie d’une douille ronde ou cannelée. - Déposez le premier biscuit en forme de grenade sur le plat de service. Pochez de petites rosaces de crème sur toute sa surface. - Posez délicatement le deuxième biscuit pardessus, sans appuyer, puis recouvrez-le à son tour de rosaces de crème. - Ouvrez la grenade, prélevez les grains et répartissez-les généreusement sur le dessus du gâteau. Conservez au frais jusqu’au moment de servir. Chana Tova ! Mérav Malka
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Message reçu par Torah-Box : Bonjour , je viens vers vous car je suis dans une situation assez complexe mon mari est parti et nous à laissé sans le sous mon bébé et moi . Des assistantes sociales sont venues le voir suite à un signalement des voisins et ont constaté qu'il n'y avait pas ce qu'il fallait pour le nourrir et nourrir ma petite fille de 15 mois . En conséquence ils ont décidé de placé ma fille veille de roch achana . Hier le propriétaire de notre appartement m'a appelé pour me prévenir que mon mari ne répond pas et qu'il refuse de s'acquitter du payement du loyer . Il m'a prévenue que si le loyer n'est pas payer aujourd'hui il faudra que je trouve un autre logement. J'ai besoin d'une aide d'urgence pour m'aider à trouver un logement et déplacer mes affaires. J'attends votre retour Merci à vous
Difficile d'imaginer dans quelle situation se trouvent certains de nos frères et sœurs veille de fête… Cette année encore, les demandes d'aide explosent. On s'était fixés d'aider a minima 1085 familles. 252 familles ont déjà leur colis alimentaire assuré grâce aux premiers dons. Il reste 833 familles dans l'attente. Parmi elles :
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Plus de 35% n'ont pas pu faire de courses depuis plusieurs semaines et vivent sur des restes de courses / de la bienveillance de leur voisinage, qui tente d'aider dans la mesure du possible.
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12% ont un enfant gravement malade ou handicapé à la maison.
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Près de 80 familles vivent dans des logements extrêmement précaires et insalubres.
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1/4 sont des mamans seules avec enfants, endettées car elles n'arrivent pas à supporter les frais avec leur seule paie, et sans aide de leur ex-conjoint.
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"Celui qui a confiance en Hachem est plus heureux que celui qui possède toutes les richesses du monde." (Rabbi Yékoutiel Yéhouda Halberstam)