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Torah-Box Magazine n°371 Israël - Vaet'hanane

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n°371 22 juillet 2026 I 8 Av 5786

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L'ÉDITO DE LA SEMAINE

Nos vacances seront-elles réussies ?

Les grandes vacances approchent. Chacun espère qu’elles seront réussies. Mais au fond, que signifient vraiment des vacances réussies ?

En réalité, il n’existe pas de réponse universelle à cette question, car elle dépend de ce que chacun recherche. Certains aspirent uniquement à se reposer physiquement et mentalement, et à rompre avec les contraintes du travail et du quotidien ; pour d’autres, il s’agit de découvrir de nouveaux lieux et de beaux paysages, de passer du temps avec leurs proches ou, au contraire, de profiter de moments de solitude. La réussite des vacances dépend souvent de leur préparation : choisir une destination, anticiper les aspects pratiques comme le transport, l’hébergement et le budget, prévoir des activités intéressantes, partager ses vacances avec des amis.

Est-ce que, pour autant, on a ainsi assuré cette réussite ? Non, car le facteur “chance” intervient : la météo, la santé, des rencontres imprévues qui peuvent être très agréables ou tout le contraire, des retards d’avion et toutes sortes d’événements que l’on ne maîtrise pas. Alors, finalement, quelle est la clé pour réussir ses vacances ? C’est sans doute notre capacité à nous adapter aux imprévus, facteur souvent sous-estimé. En revanche, celui qui veut que tout se déroule exactement comme prévu ne pourra jamais vraiment profiter de ses vacances.

En réalité, cette réflexion ne concerne pas uniquement les vacances. Elle décrit aussi notre passage dans ce monde. La vie, qu’on le veuille ou non, passe rapidement. Qu’estce qu’une bonne existence ? Une vie remplie de sens et de bonnes actions : construire une belle famille, transmettre une bonne éducation, aider son prochain, mener une vie morale, entretenir de bonnes relations avec son entourage et, bien sûr, acquérir une large connaissance de la Torah ainsi

que respecter les Mitsvot que D.ieu nous a ordonnées.

Pour réaliser un tel programme, il est nécessaire d’être prévoyant. Il n’est pas envisageable de “réussir” son passage dans ce monde en improvisant. Le choix d’un conjoint, d’un lieu d’habitation, d’une activité professionnelle, d’une communauté, d’un Rav, d’un établissement scolaire pour les enfants et de leurs fréquentations, ainsi que les efforts investis dans le service divin, seront primordiaux.

Mais comment peut-on s’assurer que notre existence sera “réussie” ? En effet, la vie est dynamique et nous apporte tous les jours, à toute heure, son lot d’imprévus qui bouleversent nos repères. Pour cela, l’homme a besoin d’un point fixe au milieu d’un monde changeant, afin de l’aider à relever ces défis. Ce repère, c’est le Chéma’ Israël que l’on récite deux fois par jour. Par cet acte, on se rappelle que seul D.ieu est maître de notre destinée et qu’Il est unique.

Cette Emouna que l’on ancre en soi nous permet de ne pas paniquer, quelle que soit la situation, en nous abandonnant entre Ses mains et en naviguant au gré des flots de la vie. C’est en se tournant vers Lui que s’ouvrent à nous les portes du salut.

Nous nous sommes permis de comparer l’existence aux vacances, car cette analogie possède un grand point commun : combien ces vacances regorgent de tentations ! Combien de demandes de divorce relèvet-on à leur retour ! Combien d’adolescents ne reconnaît-on plus ! Ce monde aussi attire l’homme et si, ce dernier n’est pas prudent, il risque de se retrouver pris dans les tentacules de la matière.

En définitive, réussir ses vacances demande de la préparation. Réussir sa vie en exige bien davantage encore !

Rav Daniel Scemama

Rav Daniel Scemama

L'Édito - Nos vacances seront-elles réussies ?

Actualités

Yohan Souffir

La bataille d’Ormuz a commencé : à quand le partage du fardeau ?

Mise au point

Le Sprite n'est plus autorisé ?!

Famille

J’invite souvent mes belles-filles, mais elles se sentent à l’hôtel !

Rav Elie Mimran

Le message d'un rabbin de la Varenne

Remerciement

Rav Yehonathan Gefen

Responsable publication

David Choukroun

Rédacteurs

Parachat Vaèt’hanan – Lorsque mon "bon penchant" exagère

Shabatik

Histoire

Les 900 femmes veuves de la guerre

Flash Chabbath

Devinettes sur la Paracha

Le saviez-vous ?

Vrai ou Faux ?

Où sommes-nous ?

Qui a dit ?

Famille

Cherchez les erreurs

Devinettes

Le défi de la semaine

Les nombres dans la Torah

Les records de la Torah

Quizz

Le bon œil

Mes parents s’aiment mais se disputent tout le temps

Questions au Rav

La Paracha pour les enfants

Les dix commandements qui construisent ta vie

Recette

Tarte

Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Yohan Souffir, Dan Cohen, Rav Gabriel Dayan, Rav Elie Mimran, Rav Yehonathan Gefen, Sarah Kisielewski, Nathalie Seyman, Rav Avraham Garcia, Murielle Benainous

Mise en page Dafna Uzan

Secrétariat 02.37.41.515

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Daniel Peretz daniel26mag@gmail.com 054-24-34-306

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 Ce magazine contient des enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle

CALENDRIER DE LA SEMAINE

22 juillet 8 Av

Daf Hayomi 'Houlin 83

Michna Yomit Kélim 19-2

Jeûne du 9 Av

Daf Hayomi 'Houlin 84

Michna Yomit Kélim 19-4

24 juillet 10 Av

25 juillet 11 Av

26 juillet 12 Av 23 juillet 9 Av

27 juillet 13 Av

28 juillet 14 Av

Daf Hayomi 'Houlin 85

Michna Yomit Kélim 19-6

Parachat Vaèt'hanan

Daf Hayomi 'Houlin 86

Michna Yomit Kélim 19-8

Daf Hayomi 'Houlin 87

Michna Yomit Kélim 19-10

Daf Hayomi 'Houlin 88

Michna Yomit Kélim 20-2

Daf Hayomi 'Houlin 89

Michna Yomit Kélim 20-4

Mercredi 22 juillet

Rav Chim'on Aharon Agassi

Jeudi 23 juillet

Rav Ya'akov Its'hak Halévi ('Hozé de Lublin)

Vendredi 24 juillet

Rav Its'hak Abarbanel

Horaires du Chabbath

Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya

Entrée 18:16 18:38 18:38 18:38

Sortie 19:32 19:34 19:34 19:34

Zmanim du 25 Juillet

Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya

Nets 06:19 06:20 06:21 06:20

Fin du Chéma (2) 09:27 09:29 09:29 09:28

'Hatsot 12:37 12:39 12:39 12:38

Chkia 18:55 18:57 18:57 18:56

L’Iran mobilise le 'Hezbollah et ses alliés face à un conflit régional élargi

L’Iran aurait demandé au 'Hezbollah et à ses autres alliés régionaux de se préparer à une guerre plus vaste, susceptible d’impliquer directement Israël. Selon le quotidien libanais Nidaa Al Watan, Téhéran estime que la période d’attente touche à sa fin et fait désormais des préparatifs militaires une

priorité. L’avertissement intervient alors que les affrontements avec les États-Unis ont repris. Vendredi, lors d’attaques iraniennes de missiles et de drones en Jordanie, deux soldats américains ont été tués, un troisième porté disparu et quatre autres évacués vers des hôpitaux jordaniens, selon le CENTCOM.

Record d’actes antisémites contre des Israéliens à l’étranger

Le ministère israélien des Affaires étrangères a recensé 45 signalements d’actes antisémites visant des Israéliens à l’étranger entre juillet 2025 et juillet 2026, un niveau inédit.

Les faits rapportés comprennent des agressions physiques, insultes, crachats, refus de service et expulsions d’hôtels, de cafés ou de restaurants.

"Nous avons été confrontés à un phénomène d’une ampleur inédite", a déclaré Eliahou Ifra'h, directeur adjoint de la division consulaire. Cette hausse s’inscrit dans l’explosion mondiale de l’antisémitisme depuis le massacre du 7 octobre : les incidents ont augmenté de 340 % en 2024 par rapport à 2022.

Mojtaba Khamenei aurait quitté l’Iran, selon une source sécuritaire israélienne

Selon une source sécuritaire israélienne citée par la chaîne saoudienne Al-Hadath, Mojtaba Khamenei, fils du dirigeant iranien Ali Khamenei, ne se trouverait plus en Iran.

La source n’a précisé ni sa localisation ni la date de son départ. Les messages récemment publiés en son nom seraient rédigés par A'hmad Vahidi et des membres des Gardiens

de la Révolution restés dans le pays. Cette affirmation, qui n’a pas été confirmée par une seconde source, intervient alors que de profondes divisions secoueraient le sommet du régime.

L’Iran aurait également préparé l’assassinat de personnalités israéliennes à Tel-Aviv, en représailles à l’élimination d’Ali Khamenei.

La Belgique interdit l’importation de produits issus des implantations israéliennes

Le gouvernement belge a approuvé samedi l’interdiction d’importer des produits fabriqués dans les implantations israéliennes. Bloquée depuis plusieurs mois en raison d’une impasse politique, la mesure a été adoptée à la hâte, juste avant le départ des ministres pour les vacances d’été, dans le cadre d’un

ensemble de 88 dossiers. Les détails du boycott restent encore flous : les marchandises et les secteurs concernés n’ont pas été précisés, pas plus que la durée de l’interdiction. Cette décision intervient alors que plusieurs pays européens réclament de nouvelles sanctions contre Israël en raison de ses actions en Judée-Samarie.

Le président élu de Colombie veut transférer l’ambassade à Jérusalem

Le président élu de Colombie, Abelardo de la Espriella, prévoit de rétablir les relations avec Israël dès son entrée en fonction, le 7 août, et de transférer l’ambassade colombienne à Jérusalem.

Cette annonce intervient plus de deux ans après la rupture décidée par le président sortant Gustavo Petro en raison de la guerre à Gaza. Le futur ministre colombien des Affaires étrangères, Omar Bula, a rencontré Gideon Saar afin de préparer la reprise des relations.

Les deux pays prévoient également de supprimer réciproquement l’obligation de visa. Israël devrait nommer dès la semaine prochaine un nouvel ambassadeur à Bogotá.

L'AIPAC sanctionne 15 démocrates favorables à l’arrêt de l’aide militaire à Israël L’AIPAC a retiré de son site les liens permettant de financer la campagne de 15 élus démocrates qu’il avait jusque-là soutenus. Ces parlementaires ont voté en faveur d’un amendement proposant de mettre fin à toute l’aide militaire américaine accordée à Israël. Présenté par le républicain Thomas Massie, le texte a finalement été rejeté par 314 voix contre 104, mais 103 démocrates l’ont soutenu. Parmi eux figurait Katherine Clark, numéro deux de la minorité démocrate à la Chambre.

Un porte-parole de l’AIPAC a déclaré que ses membres étaient "déçus" par les élus ayant renoncé à leurs principes.

Une tentative d’assassinat contre un membre de la famille Netanyahou déjouée

Une tentative d’assassinat visant un membre de la famille du Premier ministre Binyamin Netanyahou a été déjouée "à la dernière minute", a révélé le colonel de réserve Ronen Cohen, président de la commission consultative chargée de la protection des personnalités. Selon lui, des renseignements

avaient permis d’identifier la volonté de faire intervenir une cellule après l’élimination d’Ali Khamenei. Il n’a toutefois précisé ni l’identité de la cible, ni le lieu, ni les auteurs du projet. Aucun organisme de sécurité, dont le Chin Beth, n’a pour l’heure confirmé officiellement l’affaire.

Mamdani maintient sa menace d’arrêter Netanyahou à New York

Le maire de New York, Zohran Mamdani, estime que Binyamin Netanyahou devrait être arrêté s’il venait participer à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. Il affirme avoir engagé des "discussions actives" avec le service juridique de la ville pour déterminer les mesures possibles, tout en assurant qu’il ne modifierait pas la loi. Cette

menace paraît toutefois juridiquement irréalisable : la CPI n’a pas compétence aux États-Unis et la législation fédérale interdit aux autorités locales de coopérer avec elle.

L’ambassadeur israélien Danny Danon a accusé Mamdani d’attiser la haine au lieu de combattre l’antisémitisme qui sévit dans la ville.

Crown Heights : Un commerçant non juif décide d'honorer le Chabbath de la communauté en fermant sa blanchisserie

À Crown Heights, quartier orthodoxe de Brooklyn, les nouveaux propriétaires non juifs d’une blanchisserie ont annoncé qu’ils fermeraient désormais leur commerce le Chabbath, par respect pour la communauté juive et son jour de repos. Situé au 316 Kingston Avenue, Happy Dry Cleaners était jusqu’ici le seul magasin de cette artère commerçante à rester ouvert le samedi.

L’établissement, récemment repris par Lee Young Kim et son mari Sam après le départ à la retraite de l’ancien propriétaire, adoptera de nouveaux horaires du dimanche au vendredi.

Les nouveaux gérants se disent heureux d’ouvrir ce nouveau chapitre au service du quartier.

'Havat Guil'ad : Deux Palestiniens arrêtés après l’incendie

Deux Palestiniens ont été arrêtés dans la nuit de dimanche à lundi, soupçonnés d’être impliqués dans l’incendie qui a ravagé samedi la zone de 'Havat Guil'ad, en Samarie. Le feu a détruit treize bâtiments et plusieurs véhicules, y compris la maison de Yaël Chéva'h, veuve du Rav Raziel Chéva'h, tué

dans un attentat près de 'Havat Guil’ad il y a huit ans. Les deux individus ont été transférés pour interrogatoire. Les autorités décideront, selon l’avancée de l’enquête, de demander ou non la prolongation de leur détention. La police a assuré qu’elle continuerait d’agir "avec détermination".

La bataille d’Ormuz a commencé : à quand le partage du fardeau ?

Tsahal peut accomplir une grande partie du travail et doit le faire. Mais la véritable réussite de cette guerre réside peut-être dans le fait que les alliés régionaux ont enfin compris l’ampleur de la menace iranienne.

Depuis deux semaines, les hostilités ont repris entre les États-Unis et l’Iran. Le président Donald Trump a été clair : le "cessez-le-feu" est terminé. Les négociations ayant été stoppées, le spectre d’une reprise de la guerre à grande échelle plane chaque jour un peu plus sur la région. Reste à savoir avec qui, contre qui et comment. À l’heure où cette tribune est rédigée, l’armée américaine a mené de nombreuses frappes contre les infrastructures des Gardiens de la Révolution près du détroit d’Ormuz, notamment sur la ville portuaire de Bandar Abbas ainsi que sur l’île stratégique de Qeshm. En réponse, l’Iran attaque les pays du Golfe abritant des bases américaines. Nous assistons désormais, quasiment tous les soirs, à une escalade depuis que la marine des Pasdaran s’en est prise à plusieurs navires marchands, notamment un navire qatari.

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Dans une région majoritairement
sunnite, plusieurs États sont désormais enclins à négocier officiellement avec Israël.

les funérailles du Guide suprême, Ali Khamenei, tandis que son fils, Mojtaba Khamenei, demeure introuvable. En clair, tous les ingrédients sont réunis pour une reprise de la guerre, peutêtre sous un autre nom d’opération — plus "Marteau de la mer" qu’"Epic Fury" — mais il ne fait guère de doute que personne ne semble réellement prêt à signer un accord clair et définitif. Reste à savoir s’il s’agit d’un véritable retour de la coalition américanoisraélienne ou simplement d’une coopération ponctuelle. C’est peut-être là tout l’enjeu.

Le mémorandum d’accord signé il y a un mois ne prévoyait pourtant pas de "reconnaître l’annexion du détroit d’Ormuz par l’Iran", mais seulement d’en assurer la sécurisation. Libre interprétation, excès de confiance... et voilà qu’aujourd’hui la marine d’une organisation classée terroriste prélève de fait des droits de passage sur l’une des routes maritimes les plus stratégiques pour l’approvisionnement mondial en pétrole.

Si, pour le moment, Israël est épargné, les menaces se multiplient, notamment après les déclarations du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. À cela s’ajoutent

Que les choses soient très claires : personne ne considère qu’Israël doive attendre l’aide de qui que ce soit. Nous partons du principe qu’Israël est seul et que le véritable Patron se trouve au Ciel, et non à la Maison-Blanche. Tsahal peut accomplir une grande partie du travail et doit le faire. Mais la véritable réussite de cette guerre réside peut-être dans le fait que les alliés régionaux ont enfin compris l’ampleur de la menace iranienne.

Prenons l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Selon le Wall Street Journal, ces deux pays auraient bien participé à des frappes contre l’Iran au mois de mars dernier, même si leur implication serait restée essentiellement symbolique. Ces opérations, qui ne seront probablement jamais revendiquées, démontrent néanmoins que le régime iranien est aujourd’hui de plus en plus isolé, y compris au sein du monde musulman.

Dans une région majoritairement sunnite, plusieurs États sont désormais enclins à

négocier officiellement avec Israël. C’est le cas du Liban, avec lequel un accord-cadre a été signé et avec lequel de nouveaux pourparlers doivent se tenir à Rome la semaine prochaine. Même le sultanat d’Oman, souvent surnommé "la Suisse du Moyen-Orient" en raison de sa neutralité et de son rôle de médiateur, a rappelé son ambassadeur à Téhéran à la suite des tirs ayant visé son territoire.

Alors, que faire maintenant ? Prenons l’exemple des ‘Houthis, qui ont menacé à de nombreuses reprises les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. N’est-il pas dans l’intérêt de toute la région, Israël compris, d’en finir une bonne fois pour toutes avec eux ?

Enfin, non, Israël ne peut pas faire tomber seul le régime des mollahs. Une telle opération nécessiterait des troupes au sol, le soutien des forces kurdes ainsi que celui des États-Unis.

Que les choses soient également claires : oui, Donald Trump a sans doute manqué de respect

au Premier ministre israélien, allant jusqu’à humilier un allié. Non, Binyamin Netanyahou n’est pas un "gentil toutou". Mais avec le décès, la semaine passée, du sénateur Lindsey Graham et l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, la fenêtre politique favorable à un soutien au gouvernement israélien se referme un peu plus chaque jour. Et peut-être est-il temps de considérer que le vice-président américain est aujourd’hui un adversaire politique d’Israël.

Le temps est compté. Toutes les alliances dirigées contre ce régime sont bonnes à prendre. Certes, tous les pays n’ont pas les mêmes intérêts, mais "les ennemis de mes ennemis sont mes amis". Aujourd’hui, l’Iran est devenu l’ennemi d’une grande partie de la région ainsi que des États-Unis.

Il est donc temps de retrousser nos manches et de repartir ensemble au combat.

Yohan Souffir

Le Sprite n'est plus autorisé ?!

Le rôle d’un Beth-Din en matière de Cacheroute est d’établir des normes strictes et claires à l’attention des établissements sous sa surveillance. C’est ce qu’a fait le Beth-Din de Paris en date du 9/07/2026 en interdisant le Sprite dans les établissements sous sa surveillance.

Depuis le 9 juillet 2026, les réseaux sociaux s’agitent autour d’une question apparemment banale, mais qui réussit à mettre la communauté en émoi : la boisson Sprite estelle toujours Cachère ?

À l’origine de cette controverse, une note privée du Beth-Din de Paris à l’attention des établissements sous sa surveillance, en l’occurrence, les restaurateurs, pâtissiers et bouchers, leur demandant de cesser de servir cette boisson à leur clientèle.

Une note privée qui aurait dû rester privée. Mais à l’ère des réseaux sociaux, plus aucun message privé ne le demeure très longtemps.

Et pourquoi cette polémique ?

ses normes aux établissements sous sa surveillance.

Seulement voilà… Depuis 2 ans, Torah-Box a publié plusieurs réponses au sujet de la Cacheroute du Sprite. En résumé, notre ligne a été d’autoriser le Sprite.

Aujourd’hui, le Beth-Din de Paris a décidé de se montrer strict pour tous les établissements sous sa surveillance

En tant qu’organisme de Cacheroute, le Beth-Din de Paris est en droit d’avoir ses propres standards, même si ses standards sont particulièrement exigeants sur ce point précis. Il est normal qu’il impose

Jusqu’à la publication du présent article, toutes les publications de Torah-Box à ce sujet ont précédé la note du Beth-Din de Paris adressée aux établissements sous leur surveillance. Il n’y a donc jamais eu de débat entre Torah-Box et le Beth-Din de Paris sur la question de la Cacheroute du Sprite.

Le 17 juillet 2023, dans une réponse détaillée consacrée à ce sujet, nous avons expliqué les raisons d’autoriser le Sprite, malgré le remplacement de l’acide citrique par de l’acide tartrique, un sous-produit du vin, en particulier de vin non-Cachère.

En résumé, dans un soda, l’acide tartrique est utilisé comme correcteur d’acidité, pour réguler le pH (potentiel hydrogène) d’une boisson gazeuse. Il n’est pas là pour apporter du goût. Selon les lois d’annulation du vin d’un non juif, il devrait être annulé dans une quantité 60 fois supérieure de liquide. Mais les quantités sont tellement infimes qu’elle représente moins d’un soixantième, ce qui est une raison supplémentaire d’autoriser.

Et pour couronner le tout, nous avons appris que la Coca-Cola Company qui fabrique et commercialise le Sprite n’utilise que de l’acide tartrique certifié Cachère sous le contrôle de l’organisme de Cacheroute américain Orthodox Union (OU). Cela ne signifie pas que l’acide tartrique soit produit à partir de vin Cachère mais que les dépôts de tartre ont été extraits après 12 mois, ce qui constitue une raison supplémentaire de se montrer indulgent.

Aujourd’hui, il existe de l’acide tartrique parfaitement Cachère Laméhadrine fabriqué en Israël à partir de vins Cachères. C’est cette avancée qui a poussé certains organismes de Cacheroute comme Kedassia en Angleterre ou le Beth-Din de Paris en France à se montrer strict, en particulier pour les établissements sous leur surveillance, ce qui est tout à leur honneur. Pourquoi autoriser un ingrédient sujet à débat (l’acide tartrique) alors qu’il est facilement remplaçable par un ingrédient similaire parfaitement Cachère qui ne fait l’objet d’aucun débat (l’acide tartrique issu de vins Cachères) ?

Alors, bien sûr, on peut comprendre l’émotion, car si l’acide tartrique est remplaçable facilement dans une production locale, le Sprite auquel les consommateurs sont habitués n’a peut être pas d’équivalent exact.

Le sujet fait débat au sein des différents tribunaux rabbiniques en Europe et même

en France. Certains décident de le retirer des établissements sous leur surveillance, mais d’autres décident de le maintenir, car rappelons le, chaque Beth-Din même consistorial décide librement de ses critères de Cacheroute.

En conclusion, Torah-Box ne s’est jamais opposé à une décision du Beth-Din de Paris. Simplement, lorsque la composition du Sprite a changé, nous avons expliqué pourquoi il n’y avait pas lieu pour autant de l’interdire. Et aujourd’hui, le Beth-Din de Paris a décidé de se montrer strict pour tous les établissements sous sa surveillance afin que les consommateurs parisiens puissent bénéficier de la Cacheroute la plus stricte au sein des établissements sous le contrôle du Beth-Din de Paris.

Un principe fondamental du Bita’hon est d’accepter pleinement la conduite d’Hachem, sans plainte ni rébellion. On reste convaincu que tout ce que fait le Tout-Puissant est juste et parfait, pour notre bien, même si nous ne le comprenons pas immédiatement.

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J’invite souvent mes belles-filles, mais elles se sentent à l’hôtel !

Le Chabbath et les fêtes, je reçois régulièrement mes enfants mariés. À la fin du Chabbath, je suis très frustrée du fait que mes belles-filles se sentent comme des invitées. J’ai de très bonnes relations avec elles, mais je n’ose rien leur dire. Mes filles ou moi-même faisons la vaisselle pendant que tout le monde discute sur le fauteuil.

J’ai voulu en parler à mes fils, mais mon mari me dit que cela risque de provoquer des problèmes de Chalom Bayit. Du coup, je prends sur moi et cela me fait beaucoup de peine.

J’ai du mal à comprendre l’attitude des jeunes couples d’aujourd’hui. Je pense que dans les cours de préparation au mariage, on devrait aussi aborder ce sujet. Aller chez les beauxparents, ce n’est pas aller à l’hôtel !

Merci de m’aider à gérer cette situation sans conflit, Lachon Hara’ ni manque de respect.

Réponse du Rav Gabriel Dayan

Je comprends votre ressenti qui est absolument légitime. Sachez que vous n’êtes pas la seule à vivre cette situation. Beaucoup de parents qui reçoivent régulièrement leurs enfants mariés ressentent la même frustration. Il s’agit malheureusement d’un phénomène assez répandu aujourd’hui.

Il est vrai que certains enfants ont parfois l’impression qu’il est naturel d’être reçus, servis et pris en charge par leurs parents, même après leur mariage. Cela ne part pas forcément d’une mauvaise intention, mais plutôt d’une habitude ou d’un manque de réflexion sur la charge que cela représente. Mais aller chez ses parents ou beaux-parents n’est effectivement pas un séjour à l’hôtel.

pense pas qu’il soit souhaitable de leur faire des reproches. Par contre, il n’est pas bon non plus de tout garder à l’intérieur jusqu’au jour où l’on finit par exploser. Votre souffrance et votre contrariété doivent être entendues et surtout, disparaître !

Ci-dessous quelques conseils (très) pratiques :

1 Vous n’êtes absolument pas obligée d’accepter de les recevoir à chaque fois qu’ils le demandent. Apprenez, dès à présent, à dire de temps en temps que vous ou votre mari êtes trop fatigués pour assumer toute la charge d’un Chabbath. En espaçant gentiment les invitations, ils réaliseront que votre accueil est un privilège et non un dû automatique. Prenez les devants et n’attendez pas qu’ils vous appellent vendredi matin ou jeudi en fin de soirée (là, vous ne serez plus maître de la situation).

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Cela dit, il faut faire très attention à préserver les bonnes relations avec les belles-filles, les gendres et les enfants. Une remarque directe, même faite avec de bonnes intentions, peut être mal reçue, créer une gêne et laisser des traces pour longtemps. C’est pourquoi je ne

Simplifiez l’organisation lorsque vous les recevez : lorsqu’ils viennent, n’utilisez plus votre belle vaisselle. Optez pour de la vaisselle jetable. Cela changera un peu le standing du Chabbath, mais cela enverra un signal subtil. Si une question se pose, répondez simplement et avec un grand sourire, sans

critique et sans aucun reproche : "C’est tellement plus pratique à la fin de Chabbath ! Au lieu de passer une heure et demie devant l’évier ou le lave-vaisselle, on met tout dans un sac et on peut profiter ensemble du Mélavé Malka."

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Ce changement subtil sur la table enverra un signal clair : vous réduisez votre charge de travail.

Vous n’êtes pas obligée de vous imposer à chaque fois une préparation digne d’une grande réception. "Rien" ne vous oblige à préparer des dizaines de salades, de nombreux plats ou un repas particulièrement élaboré à chaque invitation. Pour les prochains Chabbath, réduisez volontairement le nombre d’entrées et simplifiez le menu. Ce changement subtil sur la table enverra un signal clair : vous réduisez votre charge de travail. Cela leur fera prendre conscience, sans qu’un seul mot ne soit prononcé, que l’accueil demande un effort considérable et qu’il est temps pour eux d’alléger votre tâche ou de proposer leur aide. Recevoir ses enfants est une Mitsva et une joie, mais cela ne doit pas devenir une charge qui vous épuise.

4 Vous pouvez demander à vos fils de retrousser leurs manches et d’intervenir auprès de leurs épouses, mais à une condition stricte : ils doivent parler en leur nom propre, et surtout pas en votre nom. Ils peuvent leur dire gentiment : "Tu sais, j’ai remarqué que ma mère est un peu fatiguée ces derniers temps, on devrait lui faire une surprise et l’aider un peu plus à débarrasser ou à ranger après Chabbath." L’initiative doit sembler venir d’eux afin de protéger votre relation avec vos belles-filles.

En agissant ainsi, cela vous soulagera et vous évitera d’accumuler de l’amertume et de la frustration. C’est le meilleur moyen de vous calmer intérieurement et d’éviter une "explosion" future qui, elle, ferait d’immenses dégâts dans la famille.

Votre mari doit obligatoirement valider ce que vous ressentez. Il ne peut pas simplement vous demander de vous taire et de tout garder pour vous. Il a le devoir de s’impliquer, de comprendre votre peine et de coopérer pleinement avec vous dans la mise en place de ces nouvelles habitudes.

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Ce qui vous touche essentiellement, c’est l’indifférence de vos belles-filles, et c’est compréhensible, mais votre mari devrait, lui aussi, retrousser ses manches. Apparemment, il porte des chemises sans manches, donc, je ne vous dirige pas vers lui.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

LE MESSAGE D'UN RABBIN DE LA VARENNE

Apprendre à regarder dans la bonne direction

La Paracha de Vaet’hanan contient un verset étonnant : “Tu sauras aujourd’hui et tu ramèneras à ton cœur que Hachem est D.ieu dans le ciel en haut et sur la terre en bas.” (Dévarim 4, 39).

Une difficulté saute immédiatement aux yeux. Pourquoi la Torah précise-t-elle : “dans le ciel en haut” et “sur la terre en bas” ? Le ciel est évidemment en haut et la terre en bas. Que vient donc nous apprendre cette précision qui paraît si évidente ?

Le Ben Ich ’Haï répond par une parabole.

Un homme demande à son employé de rendre inutilisable une vieille échelle qui permet d’accéder au toit. L’employé grimpe jusqu’en haut en cassant chaque barreau derrière lui. Lorsqu’il arrive au sommet, il réalise qu’il est prisonnier : il a détruit tous les barreaux qui lui permettaient de redescendre.

VISION PARFAITE

Son maître vient le secourir et lui explique : “Tu t’y es mal pris. Tu devais d’abord monter jusqu’au toit, puis casser les barreaux en redescendant. Tu serais ainsi arrivé en bas sans rester bloqué.”

Le lendemain, le maître lui demande de condamner une autre échelle, cette fois-ci celle qui descend à la cave. Se souvenant de la leçon de la veille, l’employé monte en haut de l’échelle et casse les barreaux en descendant. Quelques instants plus tard, il se retrouve au fond de la cave… incapable de remonter.

Son maître lui dit alors : “Tu n’as toujours pas compris. Il ne faut pas appliquer une règle mécaniquement, il faut réfléchir au point d’arrivée. Quand l’échelle mène au toit, tu dois casser les barreaux en redescendant, afin de terminer au sol. Mais quand elle mène à la cave, tu dois d’abord descendre, puis les casser en

remontant, afin de te retrouver de nouveau en haut.”

Le Ben Ich ‘Haï explique que c’est précisément le message du verset. Lorsqu’il s’agit du “ciel”, c’est-à-dire de notre vie spirituelle, il faut toujours regarder vers le haut. Observer ceux qui prient avec plus de ferveur, étudient davantage ou accomplissent les Mitsvot avec plus de soin, afin de s’inspirer d’eux et continuer à progresser.

En revanche, lorsqu’il s’agit de “la terre”, c’est-à-dire du domaine matériel, il faut regarder vers le bas. Il ne s’agit pas de mépriser ceux qui possèdent moins, mais de prendre conscience de tout ce que Hachem nous a déjà donné. Celui qui ne regarde que ceux qui ont davantage ne connaîtra jamais la satisfaction. En revanche, celui qui sait apprécier ce qu’il possède vivra avec gratitude et sérénité.

Oulpan

Messi a reçu une médaille et un chèque, et les clubs et les médias ont gagné beaucoup d’argent. Tout le monde y a gagné, et nous seuls sommes restés avec les yeux rouges de fatigue et pas un Chékel en poche

Vocabulaire

(Kibèl) – a reçu

(Médalya) – médaille

(Mo’adonim) – clubs

(Tikchorèt) – médias, communication

(Hirvi’hou) – ont gagné, ont fait des bénéfices

(Harbé) – beaucoup

(Késsef) – argent

Le problème est que nous faisons souvent exactement l’inverse. Spirituellement, nous nous comparons volontiers à ceux qui font moins que nous, ce qui freine notre progression. Matériellement, nous regardons ceux qui possèdent davantage, ce qui nourrit frustration et jalousie.

ce que l’on possède déjà "
Lever les yeux lorsqu’il s’agit de grandir, et les baisser lorsqu’il s’agit d’apprécier

La Torah nous enseigne donc un principe essentiel : savoir regarder dans la bonne direction. Lever les yeux lorsqu’il s’agit de grandir, et les baisser lorsqu’il s’agit d’apprécier ce que l’on possède déjà. C’est peut-être l’un des plus grands secrets du bonheur.

Rav Elie Mimran, rabbin de la Varenne (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)

Le Mondial : qui a vraiment gagné ?

(Nicharnou) – nous sommes restés

(Eïnayim Adoumot) – yeux rouges

('Ayéfout) – fatigue

(Kiss) – poche

D’autres mots avec la racine .ח.ו.ר ((respirer, être soulagé / avoir de l’espace)

(Réva’him) – bénéfices, profits

(Léhitravéa’h) – prendre ses aises, s’installer confortablement

(Misrad Haréva’ha) – le ministère des Affaires sociales

REMERCIEMENT

"Bonjour,

Je fais depuis quelques années un chemin de rapprochement vers la religion. Ce n’est pas simple, loin de là, surtout que je suis seule dans ce parcours, mes proches n’étant pas pour.

Mais peu importe, ma foi et mon désir sont trop grands et rien ne m’arrête. Alors j’avance et j’apprends chaque jour un peu plus. Mais il ne s’agit pas de moi ici.

Je voudrais vous relater une anecdote qui m’est arrivée, et Torah-Box en est un des acteurs principaux.

Mon fils est étudiant en médecine, et il a, comme chaque année, travaillé dur pour ses examens. Et moi de mon côté, comme chaque année, j’ai prié pour sa réussite. Les résultats tombent petit à petit, il réussit ses examens, on y croit tous et on dit à nos proches qu’on attend confirmation mais que l’année est normalement réussie.

Et puis le dernier point tombe : examen raté, avec un très mauvais résultat, alors que c’est un cours et un examen faciles. Inutile de dire que mon fils était déçu et en colère. D’autant qu’il n’est pas habitué à l’échec. Et finalement, moi non plus. Ça peut paraître un problème futile, mais pour nous c’est une première, et nous devons trouver les clés pour gérer ça.

Mais on traverse ça ensemble, je le soutiens et l’accompagne comme je peux dans ses émotions.

Mais surtout, je prie et remercie Hachem pour cette épreuve. Parce qu’au fil de mes années d’apprentissage grâce à Torah-Box, s’est ancrée en moi cette conviction qu’Hachem sait ce qui est le meilleur pour nous, même si on ne comprend pas tout de suite la raison. Et finalement, ma peine de le voir triste se transforme en sérénité.

Et puis une semaine plus tard, il reçoit un mail de son université l’informant qu’il y a eu

une erreur de calcul dans ses points et qu’il avait bien réussi cet examen ! Incroyable, improbable, mais pourtant vrai.

On est évidemment heureux et soulagés, mais surtout, on a appris beaucoup de choses de cette petite épreuve :

Pour ma part, toujours avoir la foi, même si on ne comprend pas.

Pour mon fils, toujours rester humble malgré les facilités.

Aussi, je voulais vous remercier, vous tous les acteurs de Torah-Box, dans l’ombre ou la lumière, pour tout ce travail d’éducation et d’accompagnement que vous nous offrez au quotidien. Sans vous, je n’aurais pas traversé ce moment de la même manière, et je n’aurais certainement pas compris les enseignements qui s’offraient à moi.

Vous avez un impact tellement important dans la vie de beaucoup de personnes, je n’en suis qu’un mini exemple. Alors je termine par une question qui est plutôt une demande : s’il vous plaît, Torah-Box, continuez ! Merci"

Supplément spécial Chabbath MAGAZINE

Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Vaèt’hanan – Lorsque mon "bon penchant" exagère

Que signifie servir Hachem avec notre Yétser Hara’ ? Et inversement, pourquoi est-il nécessaire de préciser qu’il faut aimer Hachem avec notre Yétser Hatov ? Ce penchant ne nous dirige-t-il pas automatiquement vers les bonnes actions ?

"Tu aimeras Hachem, ton D.ieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et par tous tes moyens."

(Dévarim 6, 5) Rachi explique, sur les mots "De tout ton cœur" : "Avec tes deux penchants".

Dans la Paracha de cette semaine figure le premier paragraphe du Chéma’, dans lequel l’ordre nous est donné de servir Hachem de "tous nos cœurs". Le mot "cœur" se traduit en hébreu par Lev, "ton cœur" est transcrit pas Libékha (ךבל), avec une seule lettre Beth. Or, dans le Chéma’, il est écrit avec deux Beth (ךבבל).

Rachi explique que l’expression "de tous tes cœurs" fait référence aux deux penchants, Yétser Hatov et Yétser Hara’, le bon et le mauvais. La lettre Beth symbolise le cœur et le fait qu’il y en ait deux vient inclure les deux forces qui le constituent, le bon et le mauvais penchant. (Sifté ‘Hakhamim, Dévarim 6, 15)

Servir D.ieu avec notre mauvaise inclination ?

Plusieurs commentateurs débattent sur la signification d’un service d’Hachem avec notre Yétser Hara’. Par ailleurs, Rav Moché Feinstein se demande ce que la Torah attend de nous quand elle nous exhorte à servir Hachem avec notre Yétser Hatov. Pourquoi est-il nécessaire de préciser qu’il faut aimer Hachem avec notre Yétser Hatov ? Ce penchant ne nous dirige-t-il pas automatiquement vers les bonnes actions ?

(Darach Moché, Dévarim 6, 15)

Eh bien, non. Si le Yétser Hatov était livré à luimême, il n’aurait pas nécessairement dirigé l’individu vers l’accomplissement de la Volonté divine. Sans la guidance de la Torah qui est la source suprême de morale, on aurait pu définir le bien et le mal selon notre propre logique et se tromper. Selon Rav Feinstein, le Yétser Hatov peut entraîner une personne à faire des actions qui contredisent la définition que donne la Torah du vrai et du faux.

Bien mal acquis ne profite jamais

Il donne l’exemple de la charité. Le Yétser Hatov incite parfois la personne à donner de l’argent aux autres, mais certaines causes peuvent être mauvaises. Rav Its’hak Berkovits précise qu’il n’est pas toujours approprié de donner de la Tsédaka à quelqu’un. Cela risque, par exemple de le rendre trop dépendant des autres, ou bien cet argent va être utilisé dans des buts peu louables, auxquels cas, il vaut mieux ne rien donner. Pour accomplir correctement la volonté d’Hachem, il nous faut utiliser les mots de la Torah comme guide. Cela signifie souvent demander à une autorité compétente, qui transmettra fidèlement le Da’at Torah. Rav Moché Feinstein ajoute l’exemple de la miséricorde mal placée, envers les mauvaises personnes. C’est un défaut qui a nui à d’illustres personnages dans l’histoire juive. L’exemple le plus connu est peut-être celui du roi Chaoul. Il

reçut l’ordre divin d’anéantir tout le peuple d’Amalek, y compris les femmes, les enfants et les animaux. Chaoul vainquit l’armée d’Amalek et tua tout le monde, excepté le roi, Agag, ainsi que quelques animaux. (Chmouel 1, 15)

La Guémara explique le raisonnement a fortiori de Chaoul qui n’élimina pas tout le peuple. Il tira sa déduction de la Mitsva de ‘Égla ‘Aroufa, une cérémonie solennelle qui avait lieu suite au décès d’une personne entre deux villes. (Choftim 21, 1-9)

Celle-ci montre l’intérêt que porte la Torah à la mort d’un seul homme et met l’accent sur la valeur de la vie humaine.

La mauvaise pitié

Chaoul se dit que si la vie d’un individu est si chère, celles de toute une nation le sont d’autant plus. (Yoma 22b) La Guémara ajoute que suite à cet argument "miséricordieux", une Bat Kol (voix céleste) dit : "Ne sois pas trop vertueux." (Kohélet 7) À cause de son sentiment de pitié et de sa désobéissance, la royauté lui fut retirée. Quelles furent les conséquences de son erreur ? Agag eut un enfant et l’un de ses descendants fut Haman. Ainsi, la "compassion" de Chaoul a failli provoquer la destruction de tout le peuple juif.

Les deux exemples rapportés montrent comment le Yétser hatov peut éloigner une personne de la volonté d’Hachem. Ils sont particulièrement pertinents dans la société moderne, alors que des messages différents, voire opposés, sont prônés dans divers domaines, comme le rôle de l’étude de la Torah, du travail, de la technologie...

Comment peut-on savoir si notre conception est conforme à celle de la Torah ou si elle suit les idées de notre Yétser Hatov ? Ce n’est pas simple, certes, mais comme nous l’avons expliqué, la meilleure façon de discerner la vérité est de se tourner et de faire appel à des personnes plus versées dans l’étude de la Torah, c’est-à-dire les maîtres en Torah et les Talmidé ‘Hakhamim, les érudits. Sans leur éclairage, on risque de ne pas utiliser notre Yétser Hatov correctement.

Puissions-nous tous mériter d’utiliser nos deux penchants pour accomplir la volonté d’Hachem.

Rav Yehonathan Gefen

Résumé de la Paracha

1 Moché implore Hachem de le laisser entrer en terre d’Israël, Hachem refuse et lui demande d’encourager son successeur Yéhochoua’.

2 Moché rappelle aux Hébreux le don de la Torah sur le mont Sinaï. Il répète les dix commandements pour une grande partie de cette génération qui n’était pas présente lors du don de la Torah.

3 Un avertissement est adressé aux Bné Israël afin qu’ils se conforment strictement à la volonté d’Hachem d’observer les 613 Mitsvot de la Torah, sans ajouter ni retirer quoi que ce soit.

4 Les Hébreux reçoivent l’ordre de ne pas oublier Hachem après être entrés en Israël, de ne pas L’éprouver comme par le passé et de suivre Ses préceptes afin de vaincre nos ennemis.

5 De nombreux commandements sont rappelés : la Mitsva d’aimer Hachem, de réciter le Chéma’ Israël, de mettre les Téfilin et de fixer une Mézouza à sa porte, de répondre aux enfants qui posent des questions sur la nécessité de pratiquer les Mitsvot de la Torah, interdiction de pactiser avec un des peuples de la terre de Canaan, interdiction de se marier avec une personne appartenant à l’un des peuples de la terre de Canaan, l’ordre de détruire toute forme d’idolâtrie en Israël.

6 Hachem a choisi le peuple d’Israël car Il l’aime et par respect du serment avec ses patriarches, Il récompense ceux qui accomplissent Ses préceptes et punit ceux qui les transgressent.

N°486

Feuillet parents-enfants pour Chabbath

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :

Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane

Vaet’hanane 5786

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

1

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

JEU PAR ÉQUIPE

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

IDENTIFICATION DES ÉQUIPES 1 JEU

Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)

Un verre (1 réviit) par personne

Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder

PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS

:

1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Les Étoiles Filantes ou Les Chevaliers du Chabbath.

2. Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 poin ts pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points pour les plus drôles)

1. 3 Matsot chemourot (rondes, faites à la main)

2

2. Épaule d’agneau

LE MOT CACHÉ

3. Maror (laitue romaine)

4. Karpass (céleri)

5. ‘Hazeret

7.Oeuf dur 3. Maror

2.Épaule d’agneau

4.Karpass

6.

5.Hazeret

‘Harossèt

On vous donne trois indices, du plus difficile au plus facile. Buzzez dès que vous pensez avoir trouvé ! Plus vous buzzez tôt, plus vous gagnez de points : 3 points au 1er indice, 2 points au 2ème, 1 point au 3ème.

1

Indice 1 : Je grandis chaque année mais je ne bouge jamais de place.

Indice 2 : On peut lire mon histoire en me coupant.

Indice 3 : Mes branches s’étendent vers le ciel, mes racines vers la terre.

Standard Hidour (au mieux)

Indice 1 : Je suis partout sans jamais être visible moi-même.

Indice 2 : Certains animaux me perçoivent mieux que les humains.

QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE MATSA

& MAROR

Indice 3 : Je permets d’entendre une mélodie ou un cri.

1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main

Indice 1 : Je nais d’un écrasement mais je finis par être célébré.

Indice 2 : Plus le temps passe sur moi, plus on me respecte.

Indice 3 : Je suis fait de raisin écrasé et j’attends des années dans une cave.

L’arbre Le vin

Le son

2 Kazayit

Kore’h (sandwich)

1 Kazayit

SHABATIK

UNE FAMILLE EN OR

(jeu d’intuition)

Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.

Citez quelque chose qu’on fait pour se donner du courage avant un événement important.

Respirer profondément

Se répéter des phrases positives

Écouter de la musique

Prier / Dire des Tehilim

Demander un conseil à quelqu’un

JEUX EN VRAC

Citez un endroit où le temps semble passer plus lentement.

La salle d’attente

Les transports en commun

L’école (en fin de journée)

Un repas ennuyeux

Une file d’attente

Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ?

• On me trouve dans un porte-monnaie, et je suis aussi une salle dans une maison.

> La pièce

• Je fonds au soleil en été, et je suis aussi ce dans quoi on se regarde le matin.

> La glace

5 JEU

L’INTRUS MALIN

Citez une chose qu’on emporte toujours en vacances mais qu’on n’utilise jamais.

Un livre

Une trousse de pharmacie complète

Un deuxième maillot de bain

Un guide touristique

Des vêtements “au cas où”

La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :

• Cimetière vertical où les livres reposent debout en attendant qu’on les réveille.

> La bibliothèque

• Machine à voyager dans le temps qui ne fonctionne que vers l’arrière.

> La mémoire / le souvenir

On vous donne 4 mots du même univers. Trois vont ensemble, un est l’intrus. Trouvez pourquoi !

Pomme, poire, banane, mangue

Pourquoi la banane est-elle l’intrus ? C’est le seul fruit qu’on épluche avec les doigts sans couteau.

JEU

6

JEUX 3

LA DRÔLE D’HISTOIRE

On choisit un convive qui sort de table. On lit une histoire interrompue à 4 moments, avec 3 choix possibles à chaque fois. On doit deviner quelle réponse ce convive choisira pour chacun des 4 moments. Le convive revient, on lui lit l’histoire et il donne sa réponse pour chacun des 4 moments. On gagne 1 point par bonne prédiction

Le chat du voisin

Tu rentres chez toi et tu trouves un chat que tu ne connais pas, assis devant ta porte, qui te regarde fixement.

Moment 1

Qu'est-ce que tu fais ?

A. Tu le caresses et tu essaies de voir s’il a un collier

B. Tu rentres chez toi en l’ignorant

C. Tu prends une photo pour la poster sur les réseaux du quartier

Le chat te suit à l’intérieur dès que tu ouvres la porte, comme s’il connaissait déjà la maison.

Moment 2

Qu'est-ce que tu fais ?

A. Tu le laisses entrer et explorer

B. Tu le bloques gentiment dehors et tu fermes la porte

C. Tu appelles un membre de ta famille pour décider ensemble

Le chat se dirige directement vers la cuisine et s’assoit devant un placard précis, comme s’il attendait quelque chose.

Moment 3

Qu'est-ce que tu fais ?

A. Tu ouvres le placard pour voir ce qu’il y a

B. Tu lui donnes à manger, pensant qu’il a juste faim

C. Tu décides que c’est trop étrange et tu le fais sortir

Moment 4

Tu ouvres le placard : à l’intérieur, un papier plié avec ton prénom dessus. Tu le lis : “Bon anniversaire ! Ce chat est ton cadeau.”

Qu'est-ce que tu fais ?

A. Tu cherches immédiatement qui a pu organiser cette surprise

B. Tu prends le chat dans tes bras, ému, sans te poser de questions

C. Tu appelles toute ta famille pour leur raconter ce qui vient de se passer

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.

Le verre qui refusait de se briser

En 1903, le chimiste français Édouard Bénédictus travaille dans son laboratoire avec des flacons en verre contenant une solution chimique. L’un d’eux tombe accidentellement de son étagère et touche le sol. À sa grande surprise, le flacon ne vole pas en éclats comme attendu : il se fissure de l’intérieur mais conserve sa forme entière. Bénédictus range l’objet sans y prêter plus attention. Quelques jours plus tard, un fait divers tragique va lui rappeler cette expérience.

Qu’a appris Bénédictus qui l’a poussé à comprendre l’utilité de son flacon resté intact, et qu’a-t-il inventé grâce à cette observation ?

Bénédictus apprend que deux personnes ont subi de graves coupures lors d’un accident de voiture, à cause d’éclats de verre de pare-brise. Il se souvient alors de son flacon qui, en se brisant, n’avait projeté aucun éclat. Il a l’idée de fabriquer du verre “feuilleté”, collé à une fine couche de celluloïd — c’est l’invention du verre Triplex, ancêtre direct des pare-brises modernes qui ne se brisent jamais en éclats tranchants.

Réponse de la semaine dernière

Serviette en papier

Indice : Nationalité

La réponse, la semaine prochaine !

Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box

Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche

Les 900 femmes veuves de la guerre

"Maître du monde, comment ces femmes peuvent-elles supporter une telle souffrance ? Vont-elles devoir passer leur vie sans jamais pouvoir se remarier, malgré leur jeune âge ? La douleur de la perte d’un mari ne suffit-elle pas ?"

Nous sommes en novembre 1973, au lendemain de la guerre de Kippour. Le 6 octobre de cette année, jour de Kippour, une attaque surprise des ar mées égyptienne et syrienne plonge Israël dans une crise profonde. Bien qu’Israël parvienne à renverser la vapeur avec une importante victoire militaire, les pertes sont très lourdes : 2689 morts, plus de 7000 blessés et près de 300 prisonniers.

Autre conséquence directe de cette guerre : 900 jeunes femmes, dont la plupart s’étaient mariées récemment, se retrouvent dans une situation dramatique.

Leurs maris partis au combat ne sont jamais revenus : tués au front, disparus ou capturés. Et les corps retrouvés sont souvent impossibles à identifier. On ne peut pas imaginer combien la douleur et l’incertitude sont difficiles à vivre pour ces familles.

Rabbins dans l’impasse

Les plus grands rabbins de la génération étudient la question en profondeur, examinent chaque possibilité offerte par la Halakha, passent au crible les responsa des générations précédentes et explorent toutes les sources disponibles – en vain. Quelques mois plus tard, reconnaissant leur incapacité à trancher un sujet aussi délicat, ils décident d’envoyer le dossier entier entre les mains de Rav ‘Ovadia Yossef, fraîchement nommé Richon Letsion, grand-rabbin séfarade d’Israël.

Selon la loi juive, ces femmes deviennent des ‘Agounot, littéralement des épouses "enchaînées" : la Halakha indique qu’une femme veuve ne peut se remarier qu’après confirmation certaine du décès de son mari, faute de quoi, si elle se remarie, elle se retrouverait dans une situation interdite, et les enfants nés d’une telle union seraient qualifiés de Mamzérim, un statut qui limite lourdement leurs possibilités de mariage au sein de la communauté. Pour ces jeunes femmes, la situation est cauchemardesque : elles ne peuvent ni prendre pleinement le deuil de leur mari, ni refaire leur vie.

Pendant trois semaines, le maître s’enferme dans son bureau, entouré de livres, étudiant sans relâche de jour comme de nuit, oubliant régulièrement de manger, ne dormant presque pas, absorbé par une seule quête : trouver une solution pour ces centaines de femmes dans l’impasse. En dehors de l’étude, il prie sans cesse et implore le Maître du monde de l’éclairer.

Un matin, une idée lui vient : si les corps sont méconnaissables, peut-être que la plaque d’identification du soldat permettrait de l’identifier ? Mais une enquête révèle que les soldats avaient souvent l’habitude d’échanger leurs plaques en signe de camaraderie et de fraternité. Un corps retrouvé avec une plaque ne correspondait donc pas nécessairement à l’identité réelle du défunt. Chaque piste explorée par le Rav s’effondre ainsi, le plongeant un peu plus dans le doute et l’impuissance, malgré son acharnement et son dévouement.

Quand le maître rêve...

Une nuit, Rav ‘Ovadia s’effondre en larmes. Accablé par son impuissance, il s’adresse à D.ieu dans une prière déchirante : "Maître du monde, comment ces femmes peuvent-elles supporter une telle souffrance ? Vontelles devoir passer leur vie sans jamais pouvoir se remarier, malgré leur jeune âge ? La douleur de la perte d’un mari ne suffit-elle pas ? Je T’en supplie, guide-moi, donne-moi la sagesse pour leur venir en aide !" Épuisé par des semaines d’étude et de prières incessantes, il s’endort, les larmes encore sur ses joues.

Exposé décisif

"Pourquoi pleures-tu, Rav ‘Ovadia ? Nous sommes fiers de toi dans les Cieux. Ton travail et ta dévotion sont une source de joie."

Dans son sommeil, un rêve lui vient. Lui apparaît le visage rayonnant de Rav Yossef Kolon, surnommé le Maharik, grand rabbin italien du 15e siècle dont l’érudition influence jusqu’à aujourd’hui la loi juive. Le Maharik lui parle avec douceur : "Pourquoi pleures-tu, Rav ‘Ovadia ? Nous sommes fiers de toi dans les Cieux. Ton travail et ta dévotion sont une source de joie." Rav ‘Ovadia répond : "Mon maître, que puis-je faire pour ces 900 femmes éplorées ? Je ne trouve aucune solution !" Rav Kolon sourit et dit : "Pourquoi ne consultes-tu pas mon livre ? J’ai écrit sur ce sujet dans la section qui traite des échanges de vêtements entre soldats." Il lui indique la question n°88 de son ouvrage.

Rav ‘Ovadia se réveille en sursaut, se lave les mains et se précipite vers sa bibliothèque. Il trouve le livre, tombe sur le passage en question : le Maharik y explique comment, dans un cas similaire et malgré les échanges d’identité, il est possible de trancher en faveur de la permission pour les épouses de se remarier. La clé du problème se trouvait à portée de main, il fallait l’illumination de ce rêve pour la découvrir.

Les semaines suivantes, Rav ‘Ovadia prépare un dossier complet. Le grand jour arrive : il présente sa solution devant une assemblée de rabbins. Pendant deux heures, il détaille chaque argument, mentionne chaque source. Les rabbins sont fascinés par cet exposé unique et éblouis par une telle profondeur intellectuelle. Le grandrabbin de Jérusalem témoigne : "J’ai été complètement abasourdi par l’immense sagesse de Rav ‘Ovadia. Son raisonnement était brillantissime, je n’avais pratiquement jamais rien entendu de tel dans notre génération. Son intelligence nous surpasse."

Ce moment marque un tournant historique. Les 900 femmes peuvent enfin faire leur deuil et recommencer à vivre après tant de douleurs.

Cette histoire illustre la puissance infinie de la Torah associée à la prière, seules capables de résoudre les situations les plus complexes, même celles qui semblent sans issue. Que ce soit face à des épreuves de santé, des difficultés familiales, des problèmes professionnels ou tout autre défi, la Torah et la prière sont les clés qui ouvrent toutes les portes.

Comme le rappellent les Pirké Avot, la Torah, la prière et les actes de bonté sont les piliers qui soutiennent le monde. Rav ‘Ovadia lui-même enseignait que la Torah, par sa profondeur et sa sagesse infinies, est capable de transformer des épreuves en opportunités et d’apporter réconfort et clarté face aux plus grands défis, et que ceux qui s’y attachent fermement en retirent des bénédictions sans limite et une force capable de surmonter l’impossible.

Une perle sur la Paracha

515 Téfilot, pas une de plus !

"J’implorai Hachem […] (Dévarim 3, 23)"

Le Yalkout Chim’oni nous enseigne que Moché récita pas moins de 515 prières afin de pouvoir pénétrer en terre d’Israël ! Nous apprenons cela du mot Vaèt’hanan dont la valeur numérique équivaut à 515.

Comment obtient-on 515 ? Le Pné Yéhochoua’ fait le décompte des Téfilot de Moché. Il commença à prier après la victoire sur Si’hon et ‘Og, le 15 Av. (Guémara Baba Batra)

Moché Rabbénou décéda le 7 Adar, et 200 jours séparent ces deux dates. Or, chaque jour, il y a 3 Téfilot, on obtient donc 600 Téfilot au total.

Les Chabbatot sont à déduire de ce total puisqu’il est interdit de faire des demandes pour ses besoins pendant ce jour saint. Durant cette période de 200 jours, il y 28 Chabbatot, soit 84 Téfilot. Le total des Téfilot de Moché est donc de 600-84 = 516 !

Mais Moché décéda dans l’après-midi, il faut donc retirer une prière… Le nombre de ses Téfilot est donc de 515. Le compte est bon !

Les lois du langage

Fallait pas que j’écoute !

Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne la façon d’éviter d’entendre du Lachon Hara’. Si notre interlocuteur s’apprête à médire d’une certaine personne, il faudra s’empresser de lui demander si le sujet de la conversation nous concerne réellement, ou si nous pouvons avoir une influence quelconque sur la personne visée. Bien qu’il est absolument interdit de croire un propos médisant, on pourra prendre ses dispositions pour éviter un éventuel préjudice.

FLASH CHABBATH

Halakha x 3

Fumer pendant le jeûne du 9 Av, permis ?

Oui, mais il est vivement recommandé de ne pas fumer pendant ce jeûne... En cas de réel besoin, on peut le permettre, mais on devra fumer discrètement, à l’abri des regards (‘Hazon ‘Ovadia Ta’anit 32)

Mes Téfilin sont tombées, que faire ?

Si tombées avec leur boîtier plastique, donner deux pièces à la Tsédaka. Si tombées "à nu", jeûner un jour ou si cela est impossible, faire un jeûne de la parole pendant lequel ne rien prononcer d’interdit (mensonges, colportages, vulgarités...).

Porter des lunettes de soleil sans correction le Chabbath ?

Si on souffre vraiment de l'excès de luminosité, cela est permis même dans une ville sans ‘Erouv. Si ce n'est pas le cas, c'est à éviter si l'on se trouve dans une

Rabbi Its’hak Abarbanel, le dernier grand sage juif d’Espagne

Ce vendredi 10 Av (24/07/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rav Its’hak Abarbanel. Né en 1437 à Lisbonne et mort en 1508 à Venise, il fut un homme d’État, ministre des finances des royaumes du Portugal, de Castille, d’Aragon et de Naples. Commentateur de la Torah, il est aussi l’un des leaders des Juifs dans la péninsule ibérique. Son prestige fut tel que les rois catholiques firent tout leur possible pour qu’il ne quitte pas l’Espagne en 1492, lors de l’expulsion des Juifs. Il avait l'habitude de dire : "L’amour transforme une personne en deux, et deux personnes en une". N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !

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Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

Les deuxièmes tables de la Loi étaient faites cette matière.

Sur les Tables, étaient gravées les Dix … .

(commandements)

La Terre d’Israël est une terre où il … du lait et du miel.

Durant six …, tu feras tout ton travail, mais le septième …, tu ne feras aucun travail. (jours) םימי

Moché met en garde les Bné de ne pas oublier Hachem en arrivant en Israël et en y trouvant des maisons … … … qu’ils n’ont pas remplies.

de tout bien)

C’est interdit d’en fabriquer ou de se prosterner devant.

Lorsque Hachem a donné la Torah, la montagne était dans cet état.

(embrasé de feu)

"Et ces … que je t’ordonne aujourd’hui seront sur ton cœur" (extrait du 1er paragraphe du Chéma’).

"Et vous qui êtes attachés à Hachem, votre D.ieu, vous êtes tous … aujourd’hui".

Le commandement préféré des parents.

La sortie d’Égypte est décrite comme étant la sortie d’un … du sein d’un … .

Ce qu’il nous est demandé de faire de tout notre cœur, de toute notre âme et de toutes nos ressources.

(tu aimeras Hachem ton D.ieu)

La lecture à la Torah des Dix Commandements se fait avec des … particuliers.

(honore ton père et ta mère)

Rabbi ‘Akiva attendait toute sa vie de pouvoir réaliser ce commandement d’aimer Hachem de toute son …

Hachem a cet attribut de bonté, Il n’abandonnera pas le peuple juif.

(signes de cantillation)

Cette interdiction est tellement évidente qu’il paraît inutile de l’inclure dans le Décalogue.

Moché met en garde les Bné Israël de ne pas faire une sculpture, image de toute … , mâle ou femelle.

Cette expression inclut le soleil, la lune, les étoiles.

Le nombre de Chabbath qui séparent Ticha’ Béav de Roch Hachana.

(tu ne tueras

Dans le 3ème commandement, il est marqué que Hachem la reporte sur les fils jusqu’à la 4ème génération.

faute des pères)

Le Chéma’ doit être récité au moment du coucher et au moment du … .

Celui qui fait pression au propriétaire d’un objet pour qu’il accepte de le vendre transgresse l’interdit de Lo … , tu ne … point..

Et si vos vacances étaient aussi l’occasion de tester vos connaissances en judaïsme… tout en s’amusant ? En famille, entre amis ou simplement pour se lancer un petit défi, découvrez un cahier

rempli de jeux, de questions étonnantes et d’anecdotes autour de la Torah et du judaïsme. "Vrai ou faux", "Qui a dit ?", records, chiffres insolites…

À vous de jouer !

Le fruit défendu n’était pas forcément… une pomme !

La Torah elle-même ne précise pas la nature du fruit mangé par Adam et ‘Hava. Elle parle simplement du "fruit de l’arbre".

Une année juive peut durer… 13 mois

Pour que Pessa’h tombe toujours au printemps, le calendrier juif ajoute de temps à autres un mois supplémentaire. Sept fois au cours d’un cycle de dix-neuf ans, l’année compte donc deux mois d’Adar pour un total de 13 mois.

Plusieurs opinions sont rapportées par nos Sages (figue, raison, cédrat blé), mais le texte biblique ne mentionne aucune pomme, mention qui provient des écrits chrétiens.

Le judaïsme compte… quatre Nouvel An !

La Michna enseigne qu’il existe quatre "débuts d’année", chacun servant à effectuer des calculs différents : le Nouvel An des rois et des fêtes, celui de la dîme du bétail, celui des années et des cultures, et enfin le Nouvel An des arbres. Hachana n’est donc pas le seul nouvel an du calendrier juif !

Le miel est cachère, mais pas l’abeille

Nos Sages enseignent (Békhorot "Tout ce qui provient d’un animal impur est impur ; tout ce qui provient d’un animal pur est pur". Pourtant, le miel d’abeille est permis, alors que l’abeille n’est pas Cachère ! Nos Sages expliquent qu’en réalité, l’abeille transporte et transforme le nectar des fleurs, mais que le miel n’est pas une sécrétion produite par son corps. C'est ce que découvrira la science bien plus tard.

Une ânesse a parlé dans la Torah ?

Oui ! Lorsque le prophète Bil’am partit pour maudire le peuple d’Israël, son ânesse aperçut un ange qui lui barrait le chemin, alors que Bil’am ne le voyait pas. Après avoir été frappée par Bil’am pour avoir dévié du chemin, D.ieu donna la parole à l’ânesse et elle demanda à son maître pourquoi il la maltraitait.

Des corbeaux ont livré les repas du prophète Éliyahou

Durant une période de sécheresse, le prophète Éliyahou se cacha près d’un torrent. Matin et soir, des corbeaux lui apportaient du pain et de la viande, tandis qu’il buvait l’eau du cours d’eau. Un véritable Uber Eats version Tanakh !

Un roi d’Israël échappa à des cannibales.

Le roi impie Ménaché fut un jour capturé par l’armée du roi d’Assyrie, après avoir entraîné le peuple dans l’idolâtrie et refusé d’écouter les avertissements d’Hachem. Ses ennemis l’enfermèrent dans une cuve de cuivre chauffée par-dessous. Face au danger, Ménaché finit par invoquer Hachem, fit Téchouva et fut sauvé.

Une ombre est repartie en arrière

Le roi ‘Hizkiyahou demanda à recevoir un signe confirmant sa guérison. Le prophète Yécha’yahou pria alors D.ieu et l’ombre, au lieu de continuer à avancer, recula de dix degrés sur le cadran du roi A’haz.

Moché Rabbénou est né et est décédé le même jour de l’année.

Toutes les Mitsvot sont citées explicitement dans la Torah.

Le roi David n’a jamais vu le Beth Hamikdach construit.

Une personne aveugle peut recevoir une ‘Alya à la Torah.

Il est interdit de courir pendant Chabbath.

On peut accomplir la Mitsva de Tsédaka avec un simple sourire.

(certaines formes de bonté sont considérées comme étant de la Tsédaka)

Le Chofar est obligatoirement fabriqué à partir d’une corne de bélier.

Le mont Sinaï est la plus haute montagne de la région.

Le Cohen Gadol portait huit vêtements lorsqu’il officiait.

Certaines communautés à Jérusalem n’ont pas recours à un orchestre lors des mariages, mais uniquement à des voix et des percussions.

Esther est le seul livre du Tanakh où le Nom d’Hachem n’apparaît jamais.

Certaines communautés ne consomment pas de dinde par souci de Cacheroute.

Il existe une Mitsva de réjouir sa femme et ses enfants pendant les fêtes. Jérusalem est mentionnée par son nom dans les cinq livres de la Torah.

Sur le bord de mer à Deauville

Sur la place Rouge à Moscou

Dans les grottes de Lascaux

Dans le théâtre romain de Césarée, en Israël

En plein Wall Street, NY
A Universal Studios, Hollywood

"Suis-je le gardien de mon frère ?"

Caïn

"Ton peuple sera mon peuple, et ton D.ieu sera mon D.ieu." 1 5 3 4 2

Esther A

"Comment pourrais-je commettre un si grand mal et pécher envers D.ieu ?"

Yossef

Mordékhaï A A A A

Moché B

‘Essav B

Yossef C

Ruth B

Myriam C

Les courses en vacances à l’étranger… 8 pièges se cachent dans cette épicerie. Saurez-vous les repérer ?

8. Les bonbons

Le poulet du boucher

Le vin sans hachgaha

Le pain non cacher

fromage local

David C A’hachvéroch C

"Et qui sait si ce n’est pas pour une circonstance comme celle-ci que tu es parvenue à la royauté ?"

Esther B

"Nous ferons et nous entendrons."

Les explorateurs

Les fils de Ya’akov B

Les enfants d’Israël C

Reponses : 1a ; 2b ; 3a ; 4a ; 5c

Dans cette cuisine cachère, 8 erreurs se sont glissées. Saurez-vous les retrouver ?

8. Les crevettes

Le lait versé sur le poulet 7. Pizza et rôti au four

5. La chenille dans la salade

4. L’œuf taché de sang

3. Le couteau dans le beurre

2. Fromage et saucisson ensemble

1. Le lait sur le feu à côté de la viande

Essayez de deviner ce qui se cache derrière ces définitions.

Je suis consommée au Séder de Roch Hachana, je représente les mérites du peuple juif, je fais partie des sept espèces de fruits qui poussent en Erets Israël et j’ai un goût acidulé, je suis...

Je suis un jour du calendrier hébraïque qui marque le début d’une période, c'est à cette date les Juifs se lamentèrent en vain et reçurent un châtiment pour les générations, le Machia’h est né en même temps que moi et je suis appelé à devenir un jour de joie, je suis… 9eL vA

Toute de bleu parée, je suis un monument juif vieux de plusieurs siècles, mon nom signifie "étrange" en arabe, on dit de moi que je fus fondée par des Cohanim venus de Jérusalem, j’attire chaque année plusieurs milliers de pèlerins du monde entier à l’occasion de Lag Ba’omer, je suis...

Choisis une heure de la journée (une autre chaque jour, tu peux t’aider d’un rappel) durant laquelle tu ne diras ni n’écouteras du Lachon Hara’.

Les heures de la sieste et de la nuit ne comptent pas !

à abrejD

A chaque semaine, son défi

Trouve chaque jour 3 choses pour lesquelles tu peux remercier Hachem aujourd’hui.

Ex. : "Merci Hachem pour ce délicieux petitdéjeuner", "Merci Hachem d’avoir retrouvé mes clés", "Merci Hachem pour cette belle sortie en famille", etc.

Dis chaque jour un compliment à chacun des membres de la famille.

"Sarah, tu es super forte au bowling !", "Yonathan, bravo, tu es très responsable", "Maman, ton repas est délicieux", etc.

C’est le nombre d’hommes d’Israël âgés de vingt ans et plus, aptes à partir à l’armée, recensés dans le désert. Les membres de la tribu de Lévi n’étaient pas inclus

Querelle

C’es le nombre de personnes qui se joignirent à Kora’h dans sa révolte contre Moché.

Livre de Bamidbar

Beth Hamikdach

Ce sont les 42 étapes parcourues par les enfants d’Israël dans le désert, depuis leur sortie d’Égypte jusqu’aux plaines de Moav (Parachat ).Mass’é C’est le nombre total de taureaux offerts au Temple durant les sept jours de Souccot : treize le premier jour, puis un de moins chaque jour, jusqu’à sept le septième jour.

2 réponses !

1. C’est à cet âge que Sarah décéda 2. C’est le nombre de provinces sur lesquelles régna le roi A’hachvéroch à l’époque de Pourim !

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Quel est le verset le plus long du Tanakh ?

Il s’agit du verset d’Esther 8, 9

"Les secrétaires du roi furent alors convoqués, le vingt-troisième jour du troisième mois, qui est le mois de Sivan. On écrivit tout ce que Mordékhaï ordonna aux Juifs, aux satrapes, aux gouverneurs et aux princes des provinces s’étendant de l’Inde à l’Éthiopie, soit cent vingt-sept provinces : à chaque province selon son écriture, à chaque peuple selon sa langue, et aux Juifs selon leur écriture et leur langue."

Quel personnage de la Torah a vécu le plus longtemps ?

Métouchéla’h (Mathusalem) détient le record de longévité : il vécut 969 ans. Il était le fils de ‘Hanokh et le grand-père de Noa’h (Noé) (Béréchit 5, 27).

Quel roi a régné le plus longtemps

Ménaché, roi de Yéhouda, régna pendant 55 ans à Jérusalem. Il monta sur le trône alors qu’il n’avait que douze ans.

Quel fut le sacrifice le plus impressionnant mentionné dans le Tanakh ?

Lors de l’inauguration du premier Beth Hamikdach, le roi Chlomo offrit avec le peuple 22 000 bovins et 120 000 moutons en sacrifices de paix.

Quel est le livre le plus court du Tanakh ?

Il s’agit du livre du prophète ‘Ovadia, qui ne comporte qu’un seul chapitre de 21 versets. Il fait partie des Douze Petits Prophètes, appelés en hébreu Trei ‘Assar. Sa prophétie annonce notamment le châtiment d’Édom.

Lisez les scénarios suivants et essayez de les interpréter d'un bon œil en donnant une explication positive. Vous gagnez si vous devinez l’une des explications proposées !

L’ami qui n’offrait pas de cadeaux

Tu célèbres la Bar Mitsva de ton fils. Vient le moment d’ouvrir les enveloppes… et là, tu remarques que l’un de tes amis n’a pas fait de cadeau. Tu laisses passer. Tu te dis qu’il a sûrement oublié, ou qu’il traverse peut-être une période financière compliquée. Six mois plus tard, tu organises la Bat Mitsva de ta fille. Et cette fois encore… le même ami n’offre aucun cadeau, tout en arrivant à la fête avec ses enfants. Là, tu te dis que c’est quand même étrange. Sauf si…

Réponses indulgentes possibles :

1. Cette personne traverse de réelles difficultés financières et ne peut pas offrir de cadeau.

2. Elle est très tête en l’air et a simplement oublié.

3. Elle a bien fait un cadeau, mais celui-ci s’est perdu… deux fois

4. Pour elle, l’essentiel est la présence, pas le cadeau.

"Le rabbin chez McDonald’s"

Tu vois le Rabbin de ta synagogue sortir de chez McDonald’s à Paris (non Cacher), avec un sac à la main. Il regarde à droite et à gauche comme s’il craignait d’être aperçu.

Réponses indulgentes possibles :

1. Il est simplement entré pour utiliser les toilettes.

2. Il a acheté une boisson fermée (eau, soda…).

3. Le sac provient de McDonald’s, mais contient autre chose.

4. Il a assisté à une réunion sur place, mais a juste commandé un café ou un coca.

La présentation «volée» par le collègue

Tu viens de commencer un nouveau travail. À l’approche d’une réunion, tu prépares mi- nutieusement une présentation que tu en- voies d'abord à un collègue, à sa demande. Quelle n’est pas ta surprise lorsqu'en réu- nion, c’est lui qui expose ta présentation comme si c'était la sienne ! Tout le monde le félicite et toi, tu te sens trahi. Sauf si…

Réponses indulgentes possibles :

1. Ce collègue pensait qu’il s’agissait d’une présentation au nom de tout le département.

2. Il a un véritable complexe par rapport à toi. Tu pries pour qu'il acquiert plus d’estime de lui-même.

3. Comme il a modifié certains détails, il ne perçoit pas cela comme un plagiat.

Testez vos connaissances en loi juive

Il n’y a pas de synagogue là où je pars en vacances !

On priera seul.

On annule les vacances.

On marche jusqu’à la synagogue la plus proche, même si c’est dans un autre pays.

2

3

Location sans cuisine Cachère, quelle est la meilleure solution pour manger ?

On prendra dehors tous les repas (restaurants Cachères uniquement !).

On se servira de vaisselle jetable pour manger des plats Cachères n’ayant pas été cuisinés sur place.

On cachèrisera la cuisine pour pouvoir y cuisiner.

En vacances, peut-on utiliser le grille-pain non-Cachère ?

Oui, si on le cachérise en le trempant dans l’eau bouillante.

Oui, si c’est occasionnel.

Non, c’est interdit.

4

Chabbath à Center Parcs, peut-on porter à l’extérieur ?

C’est permis dans son propre jardin, s’il est bien entouré d’une clôture.

C’est permis dans tout le domaine.

C’est interdit à cause du problème de Marit ‘Ayin

6

5

Peut-on passer Chabbath dans un camping-car ?

Non, c’est interdit.

7

Oui, si tous les systèmes électriques (voyants, alarmes, etc.) sont désactivés.

Oui, seulement si on ne conduit pas après avoir bu le Kiddouch.

Dans l’avion, quel horaire suivre pour les prières ?

L’heure qu’il est au sol.

L’heure qu’il est dans le pays de destination.

L’heure qu’il est à Greenwich.

8

En train au moment de la Téfila, peuton prier la ‘Amida assis ?

Non, on se lèvera, quitte à passer pour une personne étrange.

Non, il est préférable de rater la prière.

Oui, si on n’a pas d’autre choix.

A-t-on le droit de prier en short ?

Oui, si la climatisation ne marche pas.

Non, sauf si on n’a aucun autre choix.

Oui, si on porte un haut à manches longues.

Reponses : 1a ; 2b ; 3c ; 4a ; 5b, 6a, 7c, 8b

FEMMES

COUPLE

Mes parents s’aiment mais se disputent tout

le temps

J’ai 14 ans, j’ai des parents très gentils qui se soucient beaucoup de moi. Le problème, c’est qu’ils passent leur temps à se disputer et j’en souffre beaucoup. Le plus bizarre, c’est que j’ai l’impression qu’ils aiment ça. Est-ce possible d’aimer les disputes et d’avoir besoin de se disputer pour pouvoir aimer ? Je souffre énormément de cette situation et je ne sais pas comment les aider.

Réponse de Mme Nathalie

Au sein de certains couples amoureux, aussi désagréables qu’elles soient, les disputes sont nécessaires. Elles permettent un rééquilibrage de la relation et une remise en question des protagonistes indispensable à une bonne communication. Mais à l’excès, elles sont extrêmement nuisibles au couple comme à son entourage, en particulier pour l’enfant face à la querelle parentale. Comment devez-vous réagir ou ne pas réagir face à cette situation que vos parents vous imposent ? Penchons-nous sur le sujet.

doit rester saine, sans insultes, rabaissement/ domination ou violence de la part de l’un ou l’autre. Prouver que l’on sait rester respectueux et digne face à la personne que l’on aime, même si l’on est fâché, ne peut que renforcer l’estime et l’amour entre les époux.

La place de la dispute dans le couple

La dispute conjugale n’est pas forcément négative. Utilisée à bon escient et bien dosée, elle peut même être plutôt constructive pour le couple. Elle permet de mieux connaître les limites de l’autre, ses frustrations, de mettre à jour certains conflits, d’empêcher l’autre de nous négliger ou même de provoquer un dialogue profond et sincère entre les conjoints ; et ainsi avoir le plaisir de se réconcilier et repartir sur de bonnes bases. La relation en sort grandie. Mais pour cela, la discussion

Hélas, pour certains couples, se quereller se trouve être leur principal mode de communication. Pour eux, leur amour se vit sur le mode de l’agressivité et implique qu’on ait besoin de pousser l’autre dans ses retranchements. Parfois, c’est pour continuellement tester son conjoint. Et d’autres fois, pour ne jamais tomber dans la routine avec ce besoin de pimenter leur couple et d’avoir des disputes pour se sentir vivants. Ou bien parce qu’il y a un problème plus profond qui n’arrive pas à sortir au grand jour, et c’est le seul moyen qu’ils aient trouvé pour continuer à se parler.

Évidemment, chacun peut décider du couple qu’il a envie de construire, mais il faut aussi comprendre que ce n’est pas une situation saine et que, tôt ou tard, la relation risque d’atteindre le point de non-retour pour ne plus se relever. Car plus l’on se dispute, et plus l’on risque de se manquer de respect, et ainsi diminuer de façon considérable l’estime que l’autre a de nous-même. On perd cette notion

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de stabilité qui définit le couple, et même de crédibilité dans l’entourage. Mais ce sont les enfants qui sont le plus touchés par ce mode de vie.

L’enfant devant la dispute parentale

Pour l’enfant, le couple que forment ses parents constitue un cocon, un lieu de sécurité. L’enfant qui voit ses parents se disputer en souffre et devient anxieux. En revanche, s’il les voit par la suite se réconcilier, cette dispute pourra avoir un impact positif sur lui en lui faisant comprendre l’importance de la réconciliation après une querelle et cela aura de plus un effet apaisant sur lui.

ne plus rien entendre si vous devez rester chez vous.

La lettre est un excellent moyen de réagir. Écrivez toutes vos émotions, votre souffrance, ce que vous aimeriez dire, et adressez-la à vos parents. C’est peut-être le déclic qu’ils ont besoin pour faire évoluer leur histoire.

Conseils à vos parents

L’enfant qui voit ses parents se disputer en souffre et devient anxieux.

Pour l’enfant contraint de supporter une situation de disputes incessantes, il se trouvera exposé à une intimité qu’il ne sait pas gérer et qui peut le plonger dans le désarroi le plus total.

Un enfant est une éponge. Il absorbe toutes les émotions de ses parents en les revivant à sa manière. C’est pourquoi cette situation l’amène à se sentir démuni et désorienté. Lorsqu’il est témoin ou pris à partie, les places de chacun sont redistribuées : les parents se comportent comme les enfants et les enfants prennent la place des parents en essayant d’enrayer la dispute. Ce qui est vraiment très déstabilisant pour les enfants et très égoïste de la part des parents.

Comment réagir ?

Le meilleur conseil à vous donner est que vous vous éloigniez au maximum de ces querelles. Il s’agit du problème de vos parents, et, même si vous en souffrez, vous devez rester à votre place d’enfant. Sinon, vous risquez plus tard de garder une certaine rancune envers eux. Vous devez vous protéger de cette situation anxiogène, en sortant voir une amie ou bien en mettant un casque avec de la musique afin de

En hébreu, l’homme se dit Ich et la femme Icha. Lorsque l’on enlève le nom d’Hachem de ces mots, nous nous retrouvons avec Ech, le feu. Il est dit qu’Hachem Se retire du foyer où règne le feu de la discorde.

Vous ne protégez pas assez votre fille d’une situation qui l’angoisse. Il faut revoir votre mode de communication entre époux, car communiquer ce n’est pas que s’exprimer et monopoliser le dialogue, c’est aussi savoir écouter et faire preuve d’empathie et de compréhension. Le plus important sera de retrouver le respect, l’amour et tout simplement le plaisir de discuter et d’être ensemble entre conjoints.

Le meilleur moyen d’enseigner à nos enfants à se respecter et s’aimer les uns les autres est de leur en donner l’exemple vivant. Il est naturel d’avoir parfois des opinions divergentes et parfois de se disputer. Toute la question est de savoir comment le faire tout gardant un certain respect, tout en protégeant vos enfants, et tout en sachant dépasser vos désaccords par la suite pour en faire une dispute constructive.

Une thérapie de couple pourra vous être utile afin d’arriver à comprendre pourquoi vous en êtes arrivés à ce stade, à désamorcer cette situation qui fait souffrir toute votre famille.

Réfléchissez : quelle image voulez-vous que vos enfants aient du mariage ? C’est cette image qu’ils garderont pour construire leur vie future.

Béhatsla’ha !

Plage mixte : être habillée Tsni’out, est-ce une solution ?

Est-ce que je peux aller dans une plage mixte en Israël si je reste habillée Tsni’out (pudique) ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Une plage mixte, ce n’est pas beau. Il n’y a pas une belle atmosphère. C’est un endroit qu’Hachem n’aime pas et Il retire de là-bas Son regard bienveillant. On doit s’y sentir très mal à l’aise, même si on est habillé correctement. Le premier verset du premier Téhilim est très clair à ce sujet : "Heureux l’homme qui ne suit pas les conseils des méchants, qui ne se trouve pas sur le chemin des pécheurs, et qui ne prend pas place aux côtés de ceux qui se moquent des Mitsvot."

Explications : une plage mixte n’offre pas un environnement parfumé de Kédoucha. La Tsni’out ne se résume pas seulement aux vêtements que l'on porte sur soi ; elle dépend aussi de l’ambiance générale dans laquelle on se trouve. S’installer dans un lieu où les critères de Tsni’out ne sont pas respectés crée une atmosphère de légèreté. Cela éveille la colère d’Hachem, et mieux vaut ne pas se trouver dans les alentours. Même lorsqu’on n’a pas l’intention de mal agir, le simple fait de se trouver dans un environnement où les valeurs de la Kédoucha et de la Tsni’out sont mises de côté, influence forcément la sensibilité spirituelle de celui qui s’y trouve. Nos Sages nous enseignent que l’homme est fortement influencé par son entourage. Plus une personne aspire à la proximité d’Hachem, plus elle doit fuir les endroits qui l’éloignent et l’empêchent d’atteindre ce but. (Rambam Hilkhot Dé’ot 6, 1)

Le roi David nous enseigne que le bonheur commence par le choix des lieux que l’on fréquente. Même lorsqu’on ne participe pas aux comportements interdits, le fait de s’installer volontairement dans un environnement éloigné des valeurs de la Torah nous éloigne de la pureté et nous empêche de bénéficier des bienfaits d’Hachem. (Téhilim 1, 1)

Lorsqu’on cherche vraiment à grandir dans la ‘Avodat Hachem (l’accomplissement des Mitsvot), on devrait plutôt rechercher des endroits qui nous tirent vers le haut et qui inspirent le raffinement, la finesse et la noblesse.

Pourquoi certains couples n’ont pas d’enfants ?!

Comment expliquer que certains couples n’ont pas d’enfants alors que tout le reste du monde en a ? Est-ce qu’il y a un manque chez ces couples ? Ou serait-ce un signe qu’Hachem n’approuve pas cette union ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Seul Hachem connaît les raisons profondes pour lesquelles certains couples sont éprouvés par cette attente. Nul n’est en mesure d’affirmer qu’il y aurait un manque chez eux ou que cette épreuve traduirait un problème de fond. Bien au contraire, de très grands Tsadikim ont eux aussi traversé de longues années d’attente avant d’avoir mérité des enfants. La première chose à savoir, et c’est une chose certaine, c’est que l’absence d’enfants n’est absolument pas le signe d’un manque de mérite, d’un défaut chez le couple, et encore moins d’un rejet d’Hachem. Ses voies nous dépassent complètement, et Lui seul en connaît les raisons secrètes.

Parallèlement aux consultations indispensables avec des médecins spécialistes, nos Sages, les ‘Hakhamim, enseignent qu’il y a toujours des actions à mener et certains aspects de nos Mitsvot à renforcer. Il ne faut pas voir ces efforts comme le signe qu’on n’en fait pas assez, mais plutôt comme des chances supplémentaires. Ce sont, en fait, des moyens spirituels pour ouvrir les portes de la Brakha et favoriser un résultat positif. Chaque action, chaque bonne pensée, chaque effort est un pas de plus pour obtenir un cadeau tant attendu.

On m’a dit qu’il serait permis de se faire passer pour "fou" en Israël auprès des autorités dans le seul objectif de toucher une pension du Bitoua’h Léoumi. Je connais une personne qui touche ainsi une somme considérable à ne rien faire et qui n’est absolument pas malade psychiatrique. Est-ce vrai ? Le cas contraire, que faut-il dire à la personne ?

Réponse de Rav Avraham Garcia

Cette pratique est interdite. De plus, le Bitoua’h Léoumi constitue une forme de grande caisse de Tsédaka destinée aux personnes dans le besoin. Le tromper à ce sujet est assimilé à du vol, et relève au minimum de la catégorie de la Gnévat Da’at (tromperie). (Ma’adané Chlomo ‘Hochen Michpat 367 ; Pit’hé ‘Hochen 1)

Que faire du reste des bougies de Chabbath ?

Peut-on jeter les mèches que l’on a utilisées pour allumer les bougies de Chabbath ? Et si on allume avec des chauffe-plats, est-ce la même loi ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

1. Les mèches : il est recommandé de les placer, tout d’abord, dans un sachet en plastique avant de les mettre dans le récipient destiné aux ordures ménagères. (Guinzé Hakodech 19, 12)

2. Les chauffe-plats : il est permis de les jeter. Certains de nos maîtres conseillent d’agir comme mentionné dans le paragraphe précédent mais c’est une grande mesure de rigueur. (Guinzé Hakodech 20, 9)

Débrancher un ventilateur pendant Chabbath

Pendant Chabbath, peut-on débrancher un ventilateur dans une chambre puis le rebrancher le lendemain de Chabbath dans la salle à manger ? Peut-on utiliser une rallonge pour éviter de devoir débrancher et rebrancher une prise de ventilateur pendant Chabbath ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

1. Le branchement d’appareils électriques est strictement interdit durant Chabbath sauf s’il s’agit d’une situation où la vie est en danger. (Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 329, 1 ; Moracha 6, 91-103...)

2. Déplacer un ventilateur qui fonctionne d’une pièce à l’autre (sans le débrancher) est permis, à condition qu’il n’y ait aucune incidence sur l’alimentation électrique. (Halakha Broura 17, 231 ; Ma’assé Hachabbath 2, 32-33 ; Min’hat Acher 2, 35)

3. L'interdiction s'applique également lorsque le branchement ou le débranchement du ventilateur s'effectue hors tension (à l'arrêt), alors que ce dernier est connecté à une minuterie murale.

LA PARACHA POUR LES ENFANTS

Les dix commandements qui construisent ta vie

Les enfants, cette semaine, essayons d’appliquer un des dix commandements dans une vraie situation du quotidien.

L'HISTOIRE

Le matin du 9 Av, la synagogue est différente. Les lumières sont faibles, les adultes sont assis plus bas que d’habitude, le rideau est retiré de l’arche sainte et personne ne parle fort.

Ariel entre avec son père, il chuchote : "Pourquoi tout le monde a l’air triste ?"

Papa dit : "Car aujourd’hui, on commémore la destruction du Beth Hamikdach. Mais on apprend aussi comment le reconstruire." Ariel ne comprend pas. Reconstruire le Temple ? Il faut des outils de construction, non ?!

Son père dit : "Tu vois ? Reconstruire, ça commence comme ça." Ariel est surpris. "Juste avec une place sur un banc ?" Papa répond : "Oui. Le Beth Hamikdach a été détruit à cause de la haine gratuite, mais il se reconstruit aussi avec des petits gestes d’amour : respecter l’autre, dire la vérité, ne pas chercher à tout prendre pour soi."

Ariel comprend une chose : les dix commandements ne sont pas seulement de grandes paroles entendues au mont Sinaï. Ce sont des choix de vie à appliquer au quotidien.

Un peu plus tard, deux garçons se disputent une place près de l’entrée. Ariel les regarde, puis il pense aux dix commandements rappelés dans Parachat Vaèt’hanan : respecter, ne pas jalouser, ne pas prendre ce qui n’est pas à soi, dire la vérité. Il dit aux garçons : "On peut peutêtre laisser cette place à celui qui était là, et l’autre vient s’asseoir avec moi ?" Les garçons se calment, et Ariel fait un peu de place sur son banc.

Dans Parachat Vaèt’hanan, Moché rappelle aux Bné Israël les ‘Asséret Hadibrot, les dix commandements qu’ils ont entendus au mont Sinaï.

On pourrait croire que ce sont seulement des "règles" : ne fais pas ceci, respecte cela, souviens-toi du Chabbath… Mais en réalité, Hachem donne au peuple juif une base pour construire sa vie.

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !

Est-ce qu’il t’arrive de vouloir avoir raison à tout prix ?

Quel petit choix peut aider à mettre plus de paix autour de toi ?

Cette semaine, quels commandements pourrais-tu appliquer concrètement ?

Les ‘Asséret Hadibrot nous apprennent à respecter Hachem, nos parents, la vérité, le Chabbath, et aussi les autres : ne pas voler, ne pas jalouser, ne pas faire de mal.

Sans règles, chacun fait ce qu’il veut, et le monde devient vite injuste. Avec la Torah, on apprend à se tenir droit, même quand personne ne regarde. Les grandes paroles du mont Sinaï commencent par des petits choix dans la vie de tous les jours.

Nos maîtres montrent l’exemple

La Guémara raconte qu’au moment de la destruction du Beth Hamikdach, Jérusalem traverse une période terrible. La ville est encerclée, les gens ont peur, beaucoup ne savent plus quoi faire.

À ce moment-là, vit un très grand Sage :

Rabban Yo’hanan Ben Zakaï. Il comprend que le Beth Hamikdach est condamné, mais il comprend aussi que même si les murs tombent, la Torah ne doit pas tomber. Si le peuple garde la Torah, alors il pourra continuer à vivre, à grandir, et un jour à reconstruire.

C’est exactement ce que nous rappelle Vaèt’hanan avec les ‘Asséret Hadibrot Hachem donne au peuple juif des commandements qui construisent une vie droite : ne pas voler, ne pas mentir, respecter ses parents, garder le Chabbath, ne pas jalouser ce qui appartient à l’autre, se souvenir qu’Hachem dirige le monde.

Rabban Yo’hanan Ben Zakaï réussit à sortir de Jérusalem et à rencontrer le chef romain. C’est un moment très impressionnant. Il aurait pu demander de l’argent, une grande maison, bref, quelque chose pour lui-même.

Mais il demande autre chose : "Donnemoi Yavné et ses Sages." Yavné était une ville où les maîtres de Torah pourraient continuer à enseigner. Rabban Yo’hanan Ben Zakaï se contente de demander un endroit où la Torah pourra se perpétuer. Il comprend que le peuple juif ne tient pas seulement avec des pierres, aussi saintes soient-elles. Le peuple juif tient par la Torah, par les Mitsvot, par le Chabbath, par le respect des parents, par l’honnêteté, par la façon dont on se comporte les uns avec les autres, par le Émet, la vérité.

Le 9 Av, on pleure la destruction. Mais on ne s’arrête pas seulement aux larmes. On se demande aussi comment reconstruire. Rabban Yo’hanan Ben Zakaï nous montre que reconstruire commence par la Torah. Pas seulement dans les grands discours, mais dans les petits choix de chaque jour.

Toi aussi, tu peux avoir ton "Yavné". Quand tu dis la vérité au lieu de mentir, quand tu fais de la place à quelqu’un d’autre au lieu de tout prendre pour toi, quand tu respectes ton père et ta mère même quand ça te contrarie, quand tu ne dis pas de mal sur quelqu’un même si tu en as envie, tu construis.

L'exercice de la semaine

Cette semaine, choisis un des dix commandements et applique-le dans une situation concrète : dire la vérité, respecter tes parents, ne pas prendre ce qui n’est pas à toi ou ne pas jalouser ce qu’un autre a reçu.

Tarte soleil fraise & pistache

Une tarte feuilletée jolie, fruitée et gourmande, parfaite à partager pour un dessert aussi simple qu’élégant.

Pour 8 à 10 personnes

Temps de cuisson : 30 min

Ingrédients

• 2 rouleaux de pâte feuilletée

• 180 g de pâte de pistache ou de crème de pistache

• 250 g de fraises fraîches nettoyées et vérifiées

• 1 œuf pour la dorure

• 30 g de pistaches concassées

• Sucre glace

Temps de préparation : 20 min

Difficulté : Facile

Réalisation

- Préchauffez le four à 180°C.

- Déroulez la première pâte feuilletée sur une plaque recouverte de papier cuisson.

- Étalez la crème de pistache en laissant 2 cm de bord libre.

- Coupez les fraises en petits dés et répartissez-les sur la crème de pistache.

- Recouvrez avec la deuxième pâte feuilletée et soudez les bords.

- Déposez un verre au centre, puis découpez 16 à 24 bandes tout autour.

- Retirez le verre et torsadez chaque bande sur elle-même 2 ou 3 fois pour obtenir un joli soleil.

- Badigeonnez d’œuf battu et parsemez de pistaches concassées.

- Faites cuire environ 30 minutes, jusqu’à obtenir une belle couleur dorée.

- À la sortie du four, laissez tiédir puis saupoudrez de sucre glace.

Chabbath Chalom !

Disposez quelques fraises entières et des pistaches autour de la tarte pour une présentation encore plus gourmande. Conseils :

Murielle Benainous

LE COIN SYMPATIK

Après le jeûne : on reprend en douceur !

Après de longs jeûnes comme Kippour ou Tich’a Béav, on n’a qu’une seule envie : boire beaucoup, manger vite, et “rattraper” ce qu’on n’a pas avalé depuis 25h.

Mais le corps, après plusieurs heures de disette, a surtout besoin de sortir de son état de “survie”, et de se réveiller doucement.

Le piège, c’est de transformer la sortie du jeûne en buffet royal : pain, gâteaux, café, plats lourds, sucre… Résultat : ventre gonflé, nausées, maux de tête, digestion lourde, et parfois encore plus de fatigue.

Les bons réflexes :

• Boire, mais lentement : quelques gorgées, puis encore un peu après quelques minutes. Inutile de vider une bouteille d’un coup : ça brusque l’estomac et n’hydrate pas davantage.

• Manger, mais progressivement : une datte, un fruit, une compote, une soupe, un yaourt… selon ce que l’on tolère. L’idée n’est pas de se remplir, mais de relancer la digestion.

• Vient ensuite le vrai repas, léger mais nourrissant : œufs, poisson, fromage, soupe de légumes, salade, un peu de riz, pommes de terre ou pain. On évite de mélanger trop de choses, surtout lorsque le corps est déjà épuisé.

• Le café peut attendre un peu, tout comme les pâtisseries et les aliments très gras. Après un jeûne, le corps n’a pas besoin d’un choc, mais de stabilité.

Bien sortir d’un jeûne, c’est avant tout respecter le rythme de son corps et ce qu’il vient de traverser, en alliant douceur et simplicité. Pour retrouver son énergie et éviter un lendemain difficile.

Sarah Kisielewski

Prions pour la guérison complète de

Ruth bat Rina

David ben Mazal

Martine Haya Mouchka bat

Fortuné Mazal

Aby Haya bat Rahel

Danielle bat Mazal tov

Martine Ruth bat Florine

Mordehaï ben Messaouda

Doron Moché ben Cynthia Léa

Yossef ben Rahma Chantal bat Ninette Dominique

Esther bat Mazaltov

Gabriela bat Tania Tamara

Odette Myriam ben Oureida

Mimoun ben Yvonne Levi ben Amélie

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom www.torah-box.com/refoua-chelema

Perle de la semaine par

"Une parole gentille peut éviter des années de souffrance."
(Rabbi Ya'akov Kaminetski)

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