Skip to main content

Torah-Box Magazine n°366 Israël - Houkat

Page 1


PARCE QU’UN TIROIR N’EST PAS

UN COFFRE-FORT.

UN TESTAMENT. DES LIQUIDITÉS. LA BAGUE DE VOTRE GRAND-MÈRE.

BRICKSTONE

LE PREMIER CENTRE DE COFFRES-FORTS PRIVÉS À JÉRUSALEM

Discret. Sécurisé. Accès biométrique uniquement.

Vous seul détenez la clé.

Situé au centre, dans l’immeuble Clal, Jérusalem

Sécurité 24h/24 et 7j/7

Normes internationales Service personnalisé

Sur rendez-vous uniquement, premier mois offert pour les clients de juin et juillet.*

touche 2 SERVICE PERSONNALISÉ

*Ofrre valable exclusivement à la succursale de Jérusalem

Jérusalem

Immeuble Clal, 97 rue Yaffo

Tel-Aviv

L'ÉDITO DE LA SEMAINE

17 heures de guerre, combien d'heures perdues ?

Il y a quelques jours, les Israéliens se sont réveillés au son des sirènes et ont vite couru aux abris. Il s’est avéré que l’Iran avait lancé vers le pays des dizaines de missiles. Israël a immédiatement riposté en bombardant Téhéran et, au bout de 17 heures, tout était terminé. Bien que depuis des semaines, on ne cesse de parler d’une guerre imminente avec l’Iran, on a tout de même été surpris. En effet, le monde entier suit de près les pourparlers entre les États-Unis et le régime radical iranien qui, en cas d’échec, pourraient effectivement déboucher sur des affrontements. Et ce jour-là, rien n’avait encore été signé.

Cette attaque imprévisible a plongé le pays dans le stress et la confusion, avec un quotidien de nouveau bouleversé : les enfants à la maison, les projets de vacances ainsi que les festivités de mariage en suspens, l’aéroport perturbé, sans compter les dégâts que ces missiles peuvent occasionner.

Le réflexe premier de l’homme devant une telle menace est de chercher à obtenir des informations afin de comprendre la situation, et il se tourne alors “naturellement” vers les médias ! Les journalistes, quant à eux, se sont très vite excités, trouvant là un nouveau sujet sur lequel s’exprimer — le pire pour eux étant lorsqu’il ne se passe rien. Et ils ne vont pas “décevoir”. Outre le passage en revue de l’attaque et de sa riposte, on s’attarde sur les questions que cette salve de missiles aurait “réveillées” ! On discute des intentions réelles de l’Iran, des rapports entre les États-Unis et Israël, de ce qui se trame dans la tête de Donald Trump, de ses relations avec Netanyahou, de l’avenir du Moyen-Orient, de l’état d’alerte d’Israël face à une attaque éclair...

Sommes-nous sortis plus apaisés de toutes ces analyses ? Non ! Plus instruits ? Pas vraiment ! En réalité, c’est beaucoup

d’énergie perdue, des considérations stériles qui, 17 heures plus tard, s’avèrent déjà n’avoir plus aucun sens…

Si les médias exercent une telle emprise sur nous, c’est aussi parce qu’ils prennent place dans un vide existentiel sidéral. L’être humain a besoin de sens, de réflexion, de liens sociaux et de spiritualité. Lorsque ces derniers lui font défaut, les médias deviennent une source permanente de stimulation qui occupe le temps et l’attention sans répondre à ces besoins profonds. De plus, la surabondance d’analyses et de polémiques absorbe l’attention sans conduire à une meilleure compréhension. Souvent même, les médias passent du rôle d’informateurs à celui de “fabricants d’opinions”. Dans notre cas présent, ils n’auront fait qu’augmenter le stress et l’inquiétude. (Il est certes important de s’informer. Mais bien souvent, deux minutes par jour suffisent : la simple lecture des titres permet déjà de savoir l’essentiel.)

Un vrai croyant, lui, lit les faits selon la perspective de la Émouna (la croyance en D.ieu). Rien ne l’ébranle, puisque tout est dirigé par D.ieu, bon et tout-puissant, qui contrôle tout. Les événements peuvent — ou doivent — nous interpeller en vue d’une action positive, d’un comportement à améliorer, voire d’un message qui se faufile à travers eux.

Nous ne connaissons pas l’avenir, particulièrement en ce qui concerne la menace que représente le régime de Téhéran. Mais nous savons que toute l’histoire converge vers un but unique : reconnaître D.ieu. Et notre rôle, en tant que Juifs, est justement de participer à cette reconnaissance. Ne nous détournons pas de cette mission précieuse par ces “bouffeurs de temps” !

Rav Daniel Scemama

SOMMAIRE

Rav Daniel Scemama

L'Édito - 17 heures de guerre, combien d'heures

perdues ?

Actualités

Rony Hayot

Le procès truqué des "colons"

Rav Raphaël Benzaken

Le message d'un rabbin de Jérusalem

Devinettes sur la Paracha

Femmes

L’amour le plus noble au monde

La Paracha pour les enfants

L’art et la manière

Rav Yehonathan Gefen

Parachat ’Houkat - Se "tuer" pour la Torah au 21e siècle

Shabatik

Histoire

L’amputation du Rav Mazouz

Flash Chabbath

DOSSIER Vive le vin

"In vino veritas" : Quand le vin dévoile le secret de la Torah

Le renouveau du vin en Israël, une incroyable success story

Israël révolutionne le vin - Entretien avec "l’Admour du vin"

Kiddouch : quand la coupe déborde

Un verre de vin, c'est bon pour la santé !

Questions au Rav

Recette

Cigares croustillants de saumon, poireaux et herbes fraîches

Responsable publication

David Choukroun

Rédacteurs

Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Sarah Kisielewski, Rav Raphaël Benzaken, Rav Yehonathan Gefen, Rav Nathaniel Mimoun, Rav Yigal Avraham, Rav Gabriel Dayan, Rav Avraham Garcia, Murielle Benainous

Mise en page Dafna Uzan

Couverture @officialmgphotos

Publicité

Daniel Peretz daniel26mag@gmail.com 054-24-34-306

Distribution diffusion@torah-box.com

Distribution diffusion@torah-box.com

Remarques & commentaires magazine@torah-box.com

Abonnement torah-box.com/magazine

 Les annonces publicitaires sont sous la responsabilité de leurs annonceurs

 Ne pas lire pendant la prière

 Ce magazine contient des enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle

CALENDRIER DE LA SEMAINE

juin

8 Tamouz

Jeudi 18 Juin

Daf Hayomi 'Houlin 48

Michna Yomit Kélim 11-5

Daf Hayomi 'Houlin 49

Michna Yomit Kélim 11-7

Daf Hayomi 'Houlin 50

Michna Yomit Kélim 11-9

Parachat 'Houkat

Daf Hayomi 'Houlin 51

Michna Yomit Kélim 12-2

Daf Hayomi 'Houlin 52

Michna Yomit Kélim 12-4

Daf Hayomi 'Houlin 53

Michna Yomit Kélim 12-6

Daf Hayomi 'Houlin 54

Michna Yomit Kélim 12-8

Rabbi Ména'hem Mendel Schneerson (Rabbi de Loubavitch)

Rav David Hacohen Yehonatan

Vendredi 19 Juin

Rav Ya'akov Ben Méir (Rabbénou Tam)

Mardi 23 Juin

Rav Eliahou Manni

Horaires du Chabbath

Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya

Entrée 19:07 19:29 19:29 19:30

Sortie 20:30 20:33 20:33 20:34

Zmanim du 20 Juin 17 juin

Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya

Nets 05:34 05:35 05:36 05:34

Fin du Chéma (2) 09:07 09:08 09:09 09:08

'Hatsot 12:41 12:43 12:43 12:42

Chkia 19:47 19:50 19:49 19:50

Donald Trump annonce un accord avec l’Iran ; Israël reste sceptique

Le président américain

Donald Trump a annoncé dimanche soir la finalisation d’un accord avec l’Iran, qui prévoit notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, la levée du blocus naval américain ainsi qu’un cessez-le-feu immédiat au Moyen-Orient, y compris au Liban. Selon les médiateurs pakistanais, la signature officielle du texte doit avoir lieu le 19 juin à Genève, en Suisse.

a précisé que ce protocole ouvrait une période de négociations de 60 jours en vue d’un accord définitif, tout en soulignant que "la méfiance demeure" envers les États-Unis.

Le vice-président américain JD Vance a fait savoir qu’il comptait assister à la cérémonie, tandis que la présence de Donald Trump demeure "possible". Du côté iranien, le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a affirmé que l’accord mettait "fin immédiatement à la guerre". Il

Si l’Union européenne et plusieurs pays du Moyen-Orient ont salué l’accord, celui-ci suscite en revanche des réserves en Israël, aussi bien au sein de la coalition que dans une partie de l’opposition. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a notamment rappelé que ce texte n’engageait pas Israël, qui reste un État "indépendant et souverain". Le ministre des Finances, Betsalel Smotrich, a lui aussi vivement critiqué le texte, estimant qu’il constitue une mauvaise nouvelle "tant pour Israël que pour l’ensemble du monde libre".

Le bureau JRE, situé au cœur de Baka, vous propose une sélection exclusive de projets de qualité dans les quartiers les plus recherchés de Jérusalem

Baka Residence Harlap 33, Rehavia Shalom Yehuda 5, Arnona

Projet boutique luxueux, composé de deux tours de 10 étages chacune

Appartements du 2 pièces au penthouse Salle de sport pour les résidents Livraison prévue dans 4 ans

JONAS HALFON

+972 54-700-9518

+33619153039

Situé dans une petite rue paisible au cœur de Rehavia, plus que 6 appartements disponibles Livraison prévue dans 4 ans Paiements flexibles jonas@ jerusalem-real-estate co jerusalem-real-estate co

Projet boutique au cœur d’Arnona, avec seulement 2 appartements par étage Livraison prévue dans 1 an Plus que 4 appartements disponibles

Le général druze Hicham Ibrahim nommé secrétaire militaire du ministère de la Défense

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé la nomination du général de brigade Hicham Ibrahim au poste de secrétaire militaire du ministère de la Défense. Membre de la communauté druze, Hicham Ibrahim occupe actuellement les fonctions de chef de l’Administration civile. Au cours de sa carrière militaire, il a exercé

plusieurs responsabilités de premier plan au sein de Tsahal. Dans un communiqué, Katz a félicité le général Ibrahim pour sa nomination et s’est déclaré convaincu qu’il remplira cette mission avec succès "durant une période sécuritaire complexe et particulièrement importante pour l’État d’Israël".

Le président du Somaliland reçu par le président Herzog à Jérusalem

Le président israélien Its'hak Herzog a reçu ce dimanche à Jérusalem le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi. Israël est devenu il y a quelques mois le premier pays au monde à reconnaître officiellement le Somaliland, territoire qui a fait sécession

de la Somalie en 1991. Les autorités du Somaliland ont annoncé, il y a quelques semaines, leur intention d’ouvrir une ambassade à Jérusalem, marquant ainsi un nouveau rapprochement diplomatique entre les deux pays.

VISION PARFAITE

Israël : Deux drones du 'Hezbollah s’écrasent dans le Nord, sans faire de blessés

Deux drones piégés du 'Hezbollah se sont écrasés dimanche matin en territoire israélien, à proximité de la frontière avec le Liban, a affirmé Tsahal. Les engins ont explosé dans une zone militaire, grâce à D.ieu sans faire de blessés. L’incident a provoqué une réaction immédiate du ministre des Finances et membre du cabinet de sécurité, Betsalel Smotrich. Dans un message publié sur X, il a appelé le Premier ministre à appliquer sans délai la doctrine dite "de la Da'hya", selon laquelle tout tir visant des localités civiles du nord du pays entraînerait des frappes contre le bastion du 'Hezbollah dans la banlieue sud de la Da'hya à Beyrouth.

Une journaliste française soutien du 'Hamas réfoulée à Ben Gourion

Le ministre de la Diaspora Ami'hay Chikli a interdit jeudi dernier l'entrée sur le territoire israélien d'Alice Froussard, journaliste à Radio France. Froussard a plusieurs fois accusé d'Israël d'"apartheid" et a déclaré au sujet du 7 octobre "qu’il faut examiner cette attaque dans son contexte". "J’ai le plaisir d’annoncer qu’en ce moment même, Alice Froussard, journaliste française soutenant le 'Hamas (...) est en route de l’aéroport Ben Gourion pour Paris. (...) Elle aussi a constaté que l’État d’Israël a perdu patience face aux sympathisants du 'Hamas et à ceux qui soutiennent les sanctions et les boycotts à son encontre. Bon voyage", a écrit le ministre sur son compte X.

Prières dans le monde juif francophone pour la guérison du Rav Ron Chaya

Le Rav Ron Chaya, Roch Yéchiva de la Yéchiva Yéchou'ot

Yossef à Jérusalem et l'un des initiateurs du mouvement de Téchouva dans le monde francophone, se trouve depuis vendredi dans un état critique mais stable, à la suite d'une hémorragie cérébrale. Le Rav est actuellement à l'hôpital dans le coma. Depuis l'annonce de l'aggravation de son état de santé, la communauté juive se mobilise par des prières et des bonnes actions pour sa guérison. Un rassemblement a notamment été organisé au Kotel dimanche soir. Son épouse a tenu à remercier chaleureusement la communauté et appelle chacun à prier pour la guérison du Rav Ron Moché Ben Aviva.

4 militants britanniques condamnés à la prison ferme pour une attaque violente de l’usine Elbit

Quatre militants pro-palestiniens britanniques ont été condamnés vendredi à des peines de plusieurs années de prison pour un raid mené en 2024 contre une usine de la société de défense israélienne Elbit – un raid qui avait causé plus d’un million de dollars de dégâts. Retenant un lien avec le "terrorisme", le juge a prononcé des peines plus lourdes. Lors de leur attaque, les quatre militants avaient endommagé des ordinateurs, des drones et d’autres équipements, avant de s'en prendre aux agents de sécurité et aux policiers qui tentaient de les arrêter. L'un des accusés, militant "pour la paix", avait notamment frappé une policière avec une masse, lui fracturant la colonne vertébrale.

Israël signe une première mondiale avec une thérapie génique cérébrale sur un nourrisson

Des médecins israéliens ont réalisé une première mondiale en administrant directement dans le cerveau d’un bébé de huit mois une thérapie génique destinée à traiter une forme rare et potentiellement mortelle d’épilepsie génétique, a annoncé lundi l’Université hébraïque de Jérusalem. L’intervention, menée le mois dernier à

l’hôpital pour enfants Schneider de Péta’h Tikva, a permis d’introduire des copies fonctionnelles du gène essentiel manquant. Cette avancée repose sur les travaux du professeur Rami Akeilan, chercheur au Centre Lautenberg pour l’immunologie et la recherche sur le cancer de la Faculté de médecine de l’université.

Une vache rousse, un phénomène rarissime, voit le jour dans une ferme de Galilée

Une génisse rousse rare est récemment née dans une ferme laitière des montagnes de Galilée, suscitant l’intérêt de l’Institut national de recherche sur la Para Adouma. Baptisé "Temima" (parfaite, intègre) l’animal fait actuellement l’objet d’examens halakhiques et pratiques. Selon les responsables de l’Institut, la génisse est entièrement rousse, mais une question sur

sa validité demeure autour d’un petit défaut causé par la pose d’une étiquette à son oreille peu après sa naissance. Le Beth Midrach de l’Institut devra désormais étudier les implications halakhiques de cette blessure et de sa cicatrisation, afin de déterminer son éventuelle validité future comme Para Adouma.

Israël Katz : "Nous nous opposons à tout retrait de Tsahal du Liban, malgré toutes les pressions"

Peu après l’annonce de l’accord entre les États-Unis et l’Iran, le ministre de la Défense, Israël Katz, a affirmé qu’Israël n’envisageait aucun retrait militaire du Liban, de la Syrie ou de Gaza. Il a assuré que les infrastructures terroristes, en surface comme en sous-sol, seraient démantelées, et que les habitations frontalières utilisées par le 'Hezbollah seraient détruites. Pour lui, la mise en place

de zones tampons constitue "l’un des plus grands succès de Tsahal" depuis le début de la guerre.

"C’est pourquoi nous nous opposons à un retrait de Tsahal du Liban, malgré toutes les pressions", a-t-il déclaré. Le ministre a enfin indiqué que Netanyahou avait présenté cette position au président américain.

'Hassan Youssef, cofondateur du 'Hamas, libéré par Israël sans inculpation après deux ans et demi de détention

'Hassan Youssef, l’un des cofondateurs du 'Hamas en Judée-Samarie, a été libéré après deux ans et demi de détention administrative, sans avoir été inculpé, rapportent les médias palestiniens. Il avait été arrêté le 19 octobre 2023 à son domicile près de Ramallah, dans le cadre d’une vaste vague d’arrestations de terroristes du

'Hamas en Judée-Samarie après le massacre du 7 octobre. Par le passé, Youssef avait déjà été arrêté à plusieurs reprises par Israël et avait passé de longues années en prison, aussi bien en détention administrative qu’à la suite de condamnations liées à ses activités au sein de l’organisation terroriste.

Examens : les erreurs à ne plus commettre

Quand les examens et concours approchent, beaucoup adoptent la même stratégie : dormir moins, réviser plus et carburer au café. Sauf que c’est exactement l’inverse de ce dont le cerveau a besoin. Pour lui permettre d’être performant, on lui donne les bons carburants.

• Premier réflexe : dormir suffisamment. Une nuit blanche ou une soirée de révisions jusqu’à 2h du matin donnent souvent l’impression d’avancer, alors qu’elles perturbent la mémorisation.

• Autre erreur fréquente : réviser jusquà la dernière minute. Relire frénétiquement ses fiches devant la salle d’examen crée souvent plus de confusion que de bénéfice. À la place, faites plusieurs respirations profondes pour équilibrer le corps et le cerveau ensemble.

• Côté alimentation, le cerveau fonctionne principalement grâce au glucose. Sauf que mal combiné, le sucre seul peut provoquer l’effet inverse ! Donc, on associe son petit plaisir sucré avec ce genre de produits :

• un fruit frais ;

• une poignée d’amandes ou de noix ;

• une datte ou quelques carrés de chocolat noir ;

• un sandwich simple si l’épreuve dure plusieurs heures.

Enfin, n’oublions pas l’eau. Une légère déshydratation suffit à diminuer la concentration, la vigilance et les performances intellectuelles. Donc on boit de l’eau, rien que de l’eau !

Prendre soin de son cerveau pendant cette période d’examens n’est pas du temps perdu. C’est au contraire ce qui permet de donner le meilleur de soi-même.

Sarah Kisielewski

Eurosatory 2026 : Israël dénonce le blocage de ses pavillons

Le ministère israélien de la Défense a vivement dénoncé le blocage des pavillons israéliens au salon Eurosatory 2026, organisé à Paris-Nord Villepinte. Selon Jérusalem, les stands des industriels israéliens ont été barricadés dans la nuit, alors même que les entreprises concernées avaient accepté les conditions imposées par les autorités françaises et ne présentaient que des systèmes défensifs. Israël y voit une décision "cynique et discriminatoire" à visée politique, destinée à écarter ses technologies d’un rendez-vous majeur de la défense. Le ministère a assuré que ces restrictions n’empêcheraient pas les exportations israéliennes de poursuivre leur progression.

"On va tous vous génocider" : des lycéens juifs pris à partie lors d'une rencontre scolaire au théatre de La Scala à Paris

Des lycéens juifs ont été pris à partie le 4 juin au théâtre de La Scala, à Paris, lors d’une rencontre artistique scolaire. Selon plusieurs témoignages, le discours politique déplacé du directeur Frédéric Biessy sur le conflit au Proche-Orient aurait déclenché un climat hostile. Des élèves juifs ont ensuite été visés par des insultes antisémites, des crachats et de graves menaces, dont "On va tous vous génocider". Face à la tension et à l’absence d’intervention des encadrants, les responsables des établissements concernés ont fait sortir leurs élèves avant la fin de la représentation, qu'ils préparaient depuis un an.

Le FSJU et le CRIF ont dénoncé des faits d’une extrême gravité.

Elyssia Boukobza

par Rony Hayot

Le procès truqué des "colons"

Pendant trop longtemps, sous pression internationale, l’État d’Israël a imposé à ces communautés une posture intenable de retenue. L’armée recevait l’ordre de se retirer, laissant les villages isolés face au danger. Après des années de laxisme institutionnel, d’attaques non punies et de plaintes classées par milliers, les Mitna’halim ont dit stop.

En ce moment même, les médias occidentaux ne bruissent que d’un seul et unique refrain : le prétendu "terrorisme juif" en Judée-Samarie. À les entendre, de jeunes Israéliens radicalisés sèmeraient l’anarchie la plus totale dans les Yichouvim — agressant de "pauvres Palestiniens innocents", brûlant des récoltes, tuant du bétail et déracinant des oliviers présentés comme millénaires. Ces prétendues victimes arabes ont trouvé une oreille ultracomplaisante auprès des organisations internationales et des innombrables ONG de gauche qui quadrillent le terrain. On leur tend avec empressement des milliers de micros et de caméras, sans que personne dans la presse internationale ne prenne jamais la peine de vérifier la réalité factuelle. Ce parti pris flagrant n’est pas nouveau, mais il atteint aujourd’hui des sommets de mauvaise foi.

Le harcèlement routier est massif et quotidien : jets de pierres, cocktails Molotov, tirs ciblés contre des véhicules civils juifs

universitaires déconnectés et rabbins progressistes — tous ceux qui vivent confortablement à Paris, Londres ou Bruxelles, à des milliers de kilomètres de toute menace existentielle — s’agenouillent sans pudeur devant les spécialistes palestiniens de la victimisation.

On les voit se pavaner sur les plateaux européens, signer des pétitions honteuses et débattre dans les salons feutrés de Paris pour expliquer au monde entier — et surtout à nous qui vivons et saignons ici — que le peuple juif compte lui aussi ses propres "bourreaux". Ces gens agissent par pure lâcheté politique. Ils croient naïvement qu’en prenant publiquement parti pour les ennemis déclarés d’Israël, ils achèteront leur salut face à la catastrophe antisémite qui les attend pourtant de pied ferme dans leurs propres pays.

Ce qui provoque notre plus profonde colère, c’est de voir débarquer en sauveurs dans ce débat biaisé une nouvelle catégorie d’acteurs particulièrement nuisibles : les pseudointellectuels juifs d’Europe. Philosophes de salon, écrivains en quête de reconnaissance,

Ce que ces intellectuels de salon ne disent jamais, c’est ce qui se passe réellement sur le terrain. Profitant des failles chroniques de la Hasbara israélienne, nos adversaires inondent les réseaux sociaux de leur propagande, entièrement basée sur des données falsifiées provenant de trois sources bien identifiées.

L’OCHA d’abord — référence internationale absolue pour le suivi des incidents en JudéeSamarie, malgré le parti pris anti-israélien viscéral de l’ONU. Les faits parlent d’eux-mêmes : sur l’ensemble de l’année, l’ONU elle-même a recensé 9 Palestiniens tués par des résidents d’implantations, contre 17 Israéliens assassinés par des Palestiniens. Des dossiers à charge sans preuves concrètes, sans chiffres vérifiables, sans localisations précises.

Les ONG ensuite — Oxfam, Al-Haq, Yesh Din, B’Tselem, Breaking the Silence. Des structures ultra-politisées, massivement financées par des gouvernements étrangers pour affaiblir Israël de l’intérieur. Preuve de leur dérive totale : l’ancienne directrice générale d’Oxfam GrandeBretagne, Halima Begum, a publiquement accusé sa propre organisation en février 2026 d’entretenir une culture institutionnelle profondément "toxique et antisémite".

Les statistiques officielles israéliennes enfin — police, armée, Chin Beth — qui s’expriment dans un cadre légal strict, soumises aux impératifs diplomatiques et aux pressions extérieures.

L’ensemble des informations diffusées en Occident est donc manipulé à l’extrême. Pas de chiffrage sérieux. Que des suppositions vagues et des estimations sorties de nulle part. C’est pourtant sur ce néant factuel que le monde entier se base pour criminaliser les résidents des implantations.

Rappelons un principe élémentaire : ce n’est pas parce qu’une information non vérifiée est reprise en boucle par cent médias qu’elle devient magiquement une vérité. C’est précisément par ce mécanisme que des termes comme "génocidaires" ou "tueurs d’enfants" deviennent des lieux communs dans la bouche d’antisémites patents — et que des nôtres les relaient sans sourciller.

Avez-vous lu, ne serait-ce qu’une seule fois, la moindre enquête sérieuse sur ce que subissent réellement les habitants juifs de Judée-Samarie ?

Le harcèlement routier est massif et quotidien : des milliers de jets de pierres, de cocktails Molotov, des tirs ciblés contre des véhicules civils juifs. La Route 60 ressemble à un Far West

permanent. Les agriculteurs juifs subissent le vol systématique de leur bétail, les incendies criminels de leurs vergers, le saccage de leurs Hagarot — ces entrepôts indispensables dont les grillages sont coupés nuit après nuit.

Pendant trop longtemps, sous pression internationale, l’État d’Israël a imposé à ces communautés une posture intenable de retenue. L’armée recevait l’ordre de se retirer, laissant les villages isolés face au danger. Avant l’arrivée de David Zini à la tête du Chin Beth, des scandales internes avaient révélé une véritable chasse aux sorcières pour traquer et dissuader les Juifs qui osaient simplement se défendre.

Après des années de laxisme institutionnel, d’attaques non punies et de plaintes classées par milliers, les résidents des implantations ont dit stop. Aujourd’hui, ils se défendent. Ils répondent aux provocations, ils réagissent aux attaques, ils s’arment — parce qu’ils n’ont pas le choix pour survivre. Lorsqu’un habitant de JudéeSamarie, poussé à bout après des décennies d’abandon, décide de protéger sa vie, ses biens et ses enfants, ce n’est pas de l’anarchie : c’est la légitime défense la plus élémentaire.

Nous ne sommes pas en Europe. Ici, lors d’une émeute, on ne risque pas une vitrine cassée. Ici, on kidnappe des enfants. Ici, on vous percute à pleine vitesse pour faire un maximum de morts juifs, en maquillant ensuite l’acte terroriste en accident de la route.

Alors, une bonne fois pour toutes : fichezleur la paix. Si le sort de ces "colons" vous intéresse ne serait-ce qu’un minimum, posez vos stylos moralisateurs et quittez vos plateaux complaisants. Prenez un billet. Venez passer une nuit dans un Yichouv isolé. Venez rouler sur la Route 60.

Si vous n’en avez pas le courage, ayez au moins la décence d’arrêter de signer des pétitions destructrices. Vos écrits ne nous protègent pas face aux balles. Pire : ils alimentent directement en arguments les pires antisémites d’Europe que vous prétendez pourtant fuir et combattre.

Rony Hayot Journaliste et analyste politique

LE MESSAGE D'UN RABBIN DE JÉRUSALEM

L’idolâtrie moderne

La Mitsva de la vache rousse fait partie des commandements les plus mystérieux de la Torah. Pourtant, le Sforno en tire un enseignement très concret. Lors de la combustion de la vache rousse, la Torah demande d’ajouter du bois de cèdre et de l’hysope, deux éléments qui symbolisent des extrêmes opposés : le cèdre représente la grandeur et la puissance, tandis que l’hysope évoque la petitesse et l’effacement. La leçon est claire : les extrêmes ne sont jamais souhaitables. Le chemin de la Torah est celui de l’équilibre.

"

Le danger n’est pas le matériel lui-même. La Torah n’a jamais demandé à l’homme de vivre dans la pauvreté ou de fuir le monde. Le problème apparaît lorsque le matériel devient un but au lieu de rester un moyen. Lorsqu’une personne consacre toutes ses forces à gagner davantage, à posséder davantage ou à paraître davantage, elle risque de sacrifier ce qui devrait être au centre de son existence : sa relation avec Hachem, sa Torah et l’éducation spirituelle de ses enfants.

L’un des plus grands défis de notre génération : vivre au milieu de la matérialité sans perdre de vue l’essentiel

Mais trouver cet équilibre n’est pas toujours simple. Le Rav Dessler explique que le Yetser Hara’ change de visage d’une génération à l’autre. À l’époque du Talmud, l’épreuve majeure était l’idolâtrie. Plus tard, au temps du Rambam, beaucoup furent attirés par la philosophie grecque. Aujourd’hui, ces tentations ont pratiquement disparu. Pourtant, le Yetser Hara’ n’a pas disparu pour autant : il s’est simplement déplacé.

Selon Rav Dessler, l’idolâtrie moderne porte un autre nom : la recherche obsessionnelle du confort matériel. La réussite se mesure à la taille du compte bancaire, au standing du logement, aux vacances, aux vêtements ou aux plaisirs de la table. Peu à peu, l’homme finit par consacrer l’essentiel de son énergie à améliorer son niveau de vie, au point d’oublier la raison même pour laquelle il vit.

Le Ba’al Hatanya explique que tout objet matériel peut être élevé lorsqu’il est utilisé au service d’Hachem. Une maison peut devenir un foyer de Torah. Une table peut devenir un lieu de Mitsvot. L’argent lui-même peut servir la Tsédaka et le bien. Tout dépend de l’usage que l’on en fait. Mais pour transformer le matériel en spiritualité, encore faut-il ne pas en devenir l’esclave.

La véritable question n’est donc pas ce que nous possédons, mais ce que nous poursuivons.

La Torah nous invite à utiliser ce monde sans nous laisser absorber par lui. C’est peut-être là l’un des plus grands défis de notre génération : vivre au milieu de la matérialité sans perdre de vue l’essentiel. Car lorsqu’un homme sait garder cet équilibre, le matériel cesse d’être une fin et devient un outil pour se rapprocher d’Hachem

Rav Raphaël Benzaken, Roch Yéchiva "Shaaré Shalom", Jérusalem (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)

Parachat 'Houkat

Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

Pour purifier un homme de son impureté contractée par contact avec un mort, il faut lui asperger de l’eau mélangée avec cela.

‘Og était le roi de cette région

Comment s’appelait le non-juif chez qui les Sages d’Israël ont acheté une vache rousse à l’époque du Talmud ?

(Dama fils de Netina) (semence)

Le désert n’est pas un lieu de cela.

Moché a demandé à Edom de traverser sa terre leur assurant que les enfants d’Israël ne passeraient ni par les champs ni par la … .

Le nom de la montagne où a été enterré Aharon Hacohen.

Haar)

Ce mot signifie faute ou purification.

(faute ou purification)

Ce que devient la personne pure qui asperge et purifie un impur.

Les Bné Israël ont critiqué la Manne et l’ont appelée ainsi.

inconsistant)

Hachem a ordonné à Moché de fabriquer un serpent dans ce matériau.

Le nombre de fois que Moché a frappé le rocher avant que les eaux n'en jaillissent.

fois)

La faute de Moché s’est déroulée avec les eaux de la discorde, où les Bné Israël ont … … à Hachem.

querelle)

Le nom du roi des Emoréens qu’Israël a vaincu.

Tout ustensile ouvert qui n’a pas cela dessus deviendra impur s’il se trouve dans la tente d’un mort.

fixe)

Le nombre de jours durant lesquels les Bné Israël ont pleuré la disparition de Aharon.

jours)

Les Bné Israël se sont plaints d’errer dans le désert où il n’y a pas ces fruits qui produisent une boisson importante.

Ce qu’ont fait les Bné Israël à la vue du décès de Aharon.

ont pleuré)

Pour contourner la terre d’Edom, les Bné Israël ont voyagé en sa direction.

Cette Tsadékét est décédée dans notre Paracha

La vache rousse est Cachère si l'on n’a jamais posé cela sur elle.

La ville dans laquelle Myriam a été enterrée.

Il faut une vache rousse de cette qualité, s’il y a ne serait-ce que deux poils noirs, elle est disqualifiée.

défaut)

(la Mer des Joncs)

FEMMES

COUPLE

L’amour le plus noble au monde

Je vous passe les trois semaines de délai entre l’épreuve et les résultats. Lorsque je reçois mes résultats, c’est le choc…

Il m’est arrivé un miracle comme il y en a rarement. Je vais vous expliquer il s’agit de mon bac. Alors oui je sais, c’est bien beau, beaucoup de personnes pensent avoir échoué et finalement, elles ont de bonnes notes... Sauf que pour moi, il ne s’agit pas du tout de cela.

Bac de français

J’ai passé mon bac de français. Je pensais avoir réussi, tout était très bien. Mais voilà que trois heures après l’épreuve, je découvre que non seulement j’ai compris le texte à l’envers, mais bien pire que cela !

pas du tout. De plus, j’ai compris que chacun avait d’autres amoureux. Il y avait écrit : "Fils d’un avocat, il ne peut lui avouer son amour parce qu’il n’est pas noble." J’ai pensé que l’amour n’était pas noble et qu’il avait plusieurs femmes ! Enfin, vous avez compris... le carnage assuré !

C’était l’histoire de deux amoureux et moi, j’ai compris qu’ils étaient mariés, ce qu’ils n’étaient

Oulpan

Chabbath, à la synagogue y a eu un immense Kiddouch à l'occasion de la Bar Mitsva du fils du Gabay

Lors de la prière de ‘Arvit, il a annoncé qu’il invitait tous ceux qui ne parleraient pas pendant la prière. Quel bonheur

C’était le silence complet jusqu’à ‘Alénou Lechabéa’h.

Vocabulaire

Je rentre chez moi, tout le monde me dit : "Ta note ne va pas aller au-delà de 8/20. Tu as fait un contresens, un hors-sujet, tu n’es vraiment pas très douée !" Bref, j’essaye de tenir bon et de leur dire qu’il n’y a qu’Un Seul et Unique qui gère ce monde et que s’Il le veut, Il peut me mettre une note extraordinaire, ce à quoi ils me répondent que je suis complètement "timbrée".

(Beth Haknesset) - synagogue

(‘Anak) – géant, immense

(Likhvod) – à l’occasion de, en l’honneur de, à l’attention de

(Hodia’) – il a annoncé •

(Mazmin) – il invite

(Yidabèr) – parlera, parlerait

(Eizé Kef) – quel kiff, quel bonheur

(Chékèt) – silence, calme

(Mou’hlat) – absolu, total

D’autres mots avec la racine ט.ל.ח. (fixer, déterminer)

(Léha’hlit) – décider

Un Kiddouch de Bar Mitsva

Repêchage providentiel

Bref, je vous passe les trois semaines de délai entre l’épreuve et les résultats. Lorsque je reçois mes résultats, c’est le choc… j’ai eu 17/20 ! Oui, vous avez bien lu : 17/20, alors que d’autres qui pensaient avoir réussi ont eu des notes plus basses.

Il n’y avait vraiment aucune possibilité rationnelle pour avoir une bonne note. J’avais même écrit "baccaloréat" avec un "o" au lieu de "baccalauréat", sans faire exprès, sous le coup du stress ! Mais j’ai vraiment essayé de tenir tête et je me suis rappelée que la particularité d’un Juif était sa confiance aveugle en Hachem. Il y a une très belle phrase qui m’a aidée : une confiance aveugle en Hachem nous rend moins aveugle.

Au début j’essayais de faire des calculs : "et si le correcteur pense comme ça... alors je peux avoir telle note et si… et si..."

Tu as fait un contresens, un hors-sujet, tu n’es vraiment pas très douée ! "
Ta note ne va pas aller audelà de 8/20.

Jusqu’à ce que je me dise que c’est seulement si Hachem le décide qu’il y aurait telle ou telle chose. Je me suis rendue compte qu’il fallait vraiment juste L’implorer et Le convaincre, Lui. Quand je priais, j’essayais de me donner l’image d’un père qui détient tout dans Sa poche, j’avais juste à Le supplier de me le donner si c’était pour mon bien, et c’est une image qui aide beaucoup. Je devais aussi faire un travail pour y croire à 100%, pas juste que ce soit "une chance sur 1000". Hachem le pouvait, c’était évident : allait-Il le faire ? C’était ma surprise.

FEMMES

FEMMES

COUPLE FAMILLE

Enfin, je voudrais juste vous dire mon ressenti lorsque j’ai découvert ma note. Je me suis sentie très très très redevable envers Hachem, et par conséquent, j’avais envie de tout donner pour Lui !

Prière, Émouna : c’est Hachem qui gère

Ce n’était qu’une note, me direz-vous, mais je pense sincèrement que la clé pour servir Hachem est de voir toutes Ses bontés pour savoir à quel point Il nous aime, et surtout renforcer notre Émouna ! C’est vraiment quelque chose qui n’est jamais acquis, c’est un travail constant. Hier, vous pouviez croire aveuglément en Hachem, mais aujourd’hui le Yétser Hara’ essaye de vous faire croire que c’est vous qui gérez.

Il est tellement rassurant et réconfortant de savoir qu’on ne gère rien, et que c’est Lui qui gère tout. On remet tout entre Ses mains, et on sait qu’on est entre les meilleures mains au

monde ! On sait qu’au moindre problème, on a un accès direct aux coulisses du Ciel pour le régler…

Enfin, le plus important est de prier pour se rapprocher d’Hachem, nos demandes ne sont qu’un prétexte pour Lui parler… En tout cas, pour l’avoir ressenti, sachez à quel point Hachem est grand ! Oui, nous devons faire notre part d’effort, notre Hichtadlout, mais toujours garder en tête qu’à côté de nos efforts, il n’y a qu’Un Seul et Unique qui dirige tout, et que le résultat dépend entièrement de Lui.

Je n’ai qu’un seul message, dans la vie : juste prie ! Et vraiment, plus la confiance qu’on met en Hachem est grande, plus Il nous aide. Et ça, c’est vraiment un travail dans le cœur d’être persuadé totalement que c’est Le seul gérant de ce monde. Ein ‘Od Milévado ! Rien n’existe à part Lui.

Bon courage à toutes !

Témoignage anonyme

à la livraison

Nouveau projet boutique à Jérusalem

32 appartements boutiques du 3 au 4 pièces

parking et cave pour chaque appartement

terrasses soucah spacieuses design intérieur et finitions Premium

LA PARACHA POUR LES ENFANTS

L’art et la manière

Les enfants, cette semaine, essayons de ne pas seulement faire ce qu’on nous demande, mais de le faire de la bonne façon.

L'HISTOIRE

Ce matin, les garçons du Talmud Torah partent en sortie. Le car ouvre ses portes, tout le monde est excité. Le Rav donne une consigne claire : "Les enfants, chacun aide un plus petit à monter dans le car. On fait attention, on monte dans le calme."

Ari veut montrer qu’il est efficace. Il attrape le sac d’un petit garçon, le pousse un peu vers la porte et dit : "Allez, dépêche-toi, on n’a pas toute la journée !" Le petit monte dans le car, mais il a les yeux tout tristes. Ari ne comprend pas. Il a aidé, non ?

Un peu plus tard, au parc, un autre enfant n’arrive pas à ouvrir sa gourde. Ari s’approche, la prend rapidement de ses mains, l’ouvre d’un coup sec et dit : "Voilà, c’était pas compliqué." L’enfant murmure à peine "merci".

Le Rav observe la scène et appelle Ari. "Tu aides beaucoup aujourd’hui, mais est-ce que les enfants que tu accompagnes se sentent aidés ou bousculés ?" Ari reste silencieux, le Rav continue : "Aider, ce n’est pas seulement

obtenir le résultat. C’est aussi faire sentir à l’autre qu’il compte."

Au retour, devant le car, le même petit garçon a du mal à porter son sac. Ari s’approche, mais cette fois il ralentit. "Tu veux que je t’aide ?", demande-t-il. Le petit hoche la tête. Ari prend le sac et marche à côté de lui jusqu’au car. "Merci", dit le petit avec un vrai sourire.

Ari comprend alors que le geste ressemble presque au premier, mais pas la manière.

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !

Est-ce qu’il t’arrive d’aider quelqu’un avec impatience ou agacement ?

Comment peux-tu faire une bonne action avec la manière ?

Pourquoi la façon de faire compte-t-elle autant que le résultat ?

Dans ‘Houkat, les Bné Israël ont soif dans le désert. Hachem demande à Moché de parler au rocher pour faire sortir de l’eau, mais Moché frappe le rocher et de l’eau en sort.

À première vue, on pourrait se dire que le résultat est là ; pourtant, Hachem reproche à Moché de ne pas avoir suivi Sa parole à la lettre. Dans une Mitsva, ce n’est pas seulement le résultat qui compte, la manière de faire est aussi très importante.

Parfois, on peut faire une bonne chose mais avec un comportement inadéquat : aider quelqu’un en râlant, répondre mais en soufflant, faire ce qu’on nous demande mais en traînant les pieds…

La Paracha nous enseigne que servir Hachem, c’est aussi apprendre à faire les choses comme il faut, même quand on est fatigué, même quand c’est difficile.

Nos maîtres montrent l’exemple

La Guémara raconte une histoire impressionnante sur Hillel Hazaken, l’un des plus grands Sages du peuple juif. Hillel est connu pour son immense patience et sa gentillesse.

Un jour, deux hommes discutent entre eux. L’un dit à l’autre : "Je suis capable de mettre Hillel en colère." L’autre lui répond : "Impossible." Ils décident alors de faire un pari.

L’homme attend un moment très dérangeant : la veille de Chabbath. Hillel est en train de se laver et de se préparer pour le jour saint. C’est un moment important où chacun veut terminer ses préparatifs à temps.

Finalement, l’homme lui dit : "J’ai beaucoup de questions à te poser, mais j’ai peur que tu te mettes en colère." Hillel lui répond : "Pose toutes les questions que tu veux."

L’homme avoue alors la vérité : "À cause de toi, j’ai perdu beaucoup d’argent ! J’avais parié que je réussirais à te mettre en colère."

Cette histoire nous apprend une leçon immense. Hillel aurait pu répondre aux questions en étant sec, impatient ou vexé. Il aurait pu dire : "Je t’ai répondu, maintenant laissemoi tranquille." Mais il comprend que la manière de répondre compte autant que la réponse elle-même.

Tout à coup, l’homme passe devant la maison de Hillel et crie : "Qui ici s’appelle Hillel ?"

Hillel interrompt ce qu’il fait. Il s’habille, sort et lui demande : "Mon fils, que veuxtu ?"

L’homme lui pose une question étrange, presque ridicule. Hillel ne se moque pas. Il ne dit pas : "Tu me déranges !" Il répond avec calme.

Quelques minutes plus tard, l’homme recommence. Il crie encore devant la maison. Hillel sort de nouveau et l’écoute. L’homme pose une autre question bizarre. Hillel répond encore avec patience.

Puis cela se répète une troisième fois. Encore une interruption. Encore une question. Encore une occasion de s’énerver. Mais Hillel reste calme.

C’est exactement le message de notre Paracha. Hachem demande à Moché de parler au rocher. Le résultat est important, bien sûr. Mais la manière de faire l’est aussi.

Hillel nous montre qu’on peut répondre avec calme, patience et respect sans humilier l’autre, même quand on est pressé ou dérangé.

Vous aussi, les enfants, vous pouvez marcher sur les traces d’Hillel : répondre gentiment même quand vous êtes agacé, aider sans rouspéter, parler sans blesser.

L'exercice de la semaine
Les

enfants, cette semaine, quand quelqu’un vous dérange ou vous pose une question au mauvais moment, essayez de répondre calmement, sans brusquer.

Il y a des projets où tout s’harmonise parfaitement. Carasso Nia réunit une alliance rare entre une communauté de qualité, un emplacement privilégié et une expérience de vie d’exception.

Rejoignez des dizaines de familles d’Israël et de l’étranger qui ont déjà choisi d’assurer leur avenir dans ce projet recherché situé sur Derech Bethléem, à Jerusalem. Accès rapide

Salle de sport Commerces boutiques Rooftop spectaculaire

Illustration

Supplément spécial Chabbath MAGAZINE

Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

’Houkat

- Se "tuer" pour la Torah au 21e siècle

Au moment de son Jugement, on demandera à l’homme s’il a fixé un temps d’étude pour la Torah. En quoi cette question s’applique-t-elle aux personnes qui étudient toute la journée ?

"Telle est la Torah pour l’homme qui meurt dans une tente " (Bamidbar 19, 14) La Guémara affirme que les mots de Torah ne peuvent se matérialiser que chez celui qui se tue pour elle, comme il est dit : "Telle est la Torah pour l’homme qui meurt dans une tente." (Brakhot 63a)

Au cours de leur discussion concernant les lois de Para Adouma (la vache rousse), nos Sages apportent le fameux commentaire à propos de la Torah de l’homme qui meurt – cela vient nous enseigner qu’une personne doit "se tuer" pour que la Torah qu’il apprend se concrétise.

Le ‘Hafets ‘Haïm propose une parabole intéressante pour comprendre cette Guémara Un riche commerçant avait tant de clients qu’il ne trouvait pas de temps à consacrer à la prière et à l’étude de la Torah. Au bout de quelques années, il pensa au jour de sa mort alors que son "compte spirituel" était presque vide, ne lui permettant pas l’accès au ‘Olam Haba.

Il décida alors, du jour au lendemain, de prier en présence d’un Minyan et d’étudier pendant deux heures, même si l’heure d’ouverture de son magasin était passée. En arrivant au travail, il trouvait des dizaines de clients qui attendaient d’être servis. Sa femme lui demanda la raison de son retard et il répondit simplement qu’il avait été pris par autre chose qui l’avait retardé. Comme le scénario se répéta, elle mena sa petite enquête et le découvrit profondément plongé dans l’étude de la Torah.

S’absenter du monde

Elle s’emporta, l’accusant de leur causer une perte d’argent conséquente et prétextant que tous leurs clients iraient bientôt chez les concurrents s’il continuait. Il répondit en lui demandant comment elle réagirait si l’ange de la mort venait le reprendre de ce monde. Pourraitelle alors se plaindre de la sorte et arguer que son mari ne peut pas le suivre, parce qu’il est occupé avec tous les clients présents au magasin ? Bien sûr que non ! Le marchand proposa donc à sa femme d’imaginer que durant son étude, il était inexistant, de le considérer comme mort, afin de n’avoir aucune critique à faire quant à son absence au magasin.

Grâce à cette parabole, le ’Hafets ’Haïm explique les mots nos Sages qui affirment qu’il convient de "se tuer" pour la Torah – on doit se considérer comme mort, absent de ce monde durant son étude, au point de ne jamais pouvoir prétendre ne pas avoir le temps d’étudier. De la même manière que s’il était réellement mort, l’individu n’aurait pas pu avancer un tel argument, avec une telle approche, rien ne troublera son temps d’étude, car rien ne sera alors plus important.

Fixer un vrai temps d’étude de Torah

Au moment de son Jugement, on demandera à l’homme s’il a fixé un temps d’étude pour la Torah. Cette question ne semble pertinente que pour ceux qui travaillent et qui disposent donc d’un temps limité pour l’étude : exploiter

ce moment au maximum, sans se laisser distraire et gâcher cet instant précieux.

Mais en quoi s’applique-t-elle aux personnes qui étudient toute la journée ? Rav Eliahou Lopian répond qu’on lui demandera s’il a réellement consacré son temps d’étude à l’étude, sans s’interrompre pour d’autres choses, ou s’il fermait sa Guémara dès qu’une occasion se présentait. Ce message est particulièrement pertinent dans le monde actuel, bombardé de distractions de toutes sortes, nous assaillant de toutes parts. Il est très difficile de rester concentré sur un même sujet, a fortiori sur l’étude de la Torah, qui demande une concentration intense.

Plus d’attention, plus de qualité de vie

Les avancées technologiques rendent la chose d’autant plus difficile. Des études ont montré que le simple fait d’avoir un appareil sur soi affecte la concentration de la personne. L’enseignement du ’Hafets ’Haïm nous montre qu’il faut éloigner au maximum toutes ces distractions. Ce n’est peut-être pas possible en permanence, mais il conviendrait d’éteindre son téléphone portable pendant l’étude. Comme le dit le ’Hafets ’Haïm, on ne pourrait pas se plaindre qu’un défunt ne réponde pas au téléphone, donc si l’on peut véhiculer le message que durant l’étude de la Torah, on est "déconnecté" de ce monde, alors personne n’escomptera que l’on s’interrompe pour répondre à un appel. Selon les situations de l’individu, la façon de procéder variera. Il convient de prendre conseil auprès d’un Rav.

Cette idée ne se limite pas à l’étude de la Torah. Lors de la prière, on peut aussi être facilement déconcentré par un éventuel coup de fil (à passer ou à recevoir dès la fin de la Téfila), et donc tenté d’utiliser son téléphone pendant la prière.

Il en est de même pendant les moments passés en famille ; l’attention que l’on accorde aux membres de la famille joue beaucoup sur la qualité du temps passé avec eux. Si une femme, un mari ou un enfant ressent que l’on aurait préféré regarder l’écran du téléphone (ou tout autre dispositif), la proximité qui est censée naître ou se développer à ce moment sera gâchée.

Puissions-nous tous mériter de nous consacrer au maximum à notre étude, à nos prières et à nos relations interpersonnelles.

Résumé de la Paracha

1

La Paracha décrit le processus de purification par la vache rousse d’une personne qui s’est rendue impure suite à un contact avec un mort.

2 Myriam décède et son puits d’eau disparaît.

3 Les Bné Israël se plaignent du manque d’eau et de leur vie dans le désert.

4 Moché frappe le rocher au lieu de lui parler et de l’eau jaillit à la grande satisfaction des Bné Israël. Hachem l’informe avec Aharon qu’ils ne pourront pas entrer en terre d’Israël.

5 Aharon meurt, les nuées de gloire qui protègent les Hébreux disparaissent alors, le roi d’Arad attaque les Bné Israël et fait des prisonniers. Les Bné Israël implorent Hachem et finissent par remporter la guerre.

6 Les Bné Israël se plaignent à nouveau d’Hachem et de Moché. Ils sont punis par l’envoi de serpents. Hachem demande à Moché de fabriquer un serpent en cuivre et de le suspendre à un poteau en hauteur. Toute personne mordue qui observera ce serpent, qui lèvera donc la tête vers le haut et se rappellera ainsi d’Hachem, sera guérie.

7

Les Bné Israël sortent miraculeusement victorieux des guerres contre Émori et Si’hon et conquièrent leur pays.

8

Les Bné Israël campent dans les plaines de Moav à l’est du Jourdain, face à Jéricho, alors que ‘Og, roi de Bachan, s’apprête à leur livrer la guerre.

N°481

Feuillet parents-enfants pour Chabbath

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :

Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane

‘Houkat

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

1

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

JEU PAR ÉQUIPE

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

1 JEU

IDENTIFICATION DES ÉQUIPES

Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)

Un verre (1 réviit) par personne

Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

3. Maror

1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Les Tigres Timides vs Les Cobras Câlins.

2. Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 poin ts pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points pour les plus drôles)

1. 3 Matsot chemourot (rondes, faites à la main)

2

2. Épaule d’agneau

LE FAST DUEL

3. Maror (laitue romaine)

4. Karpass (céleri)

7.Oeuf dur

4.Karpass

2.Épaule d’agneau
6.‘Harossèt
5.Hazeret

Pour chaque question, le premier qui trouve un mot qui répond à la question et qui commence par la lettre de la semaine, a gagné.

5. ‘Hazeret (laitue ou endives)

6.‘Harossèt

7. Oeuf dur

8. Bol d’eau salée

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder 1

(Les réponses proposées sont données à titre d’exemple)

Fait partie du corps humain

> Oreille, œil, os, ongle

On fait la bénédiction “Boré

péri Ha’ets” avant de les manger

> Orange, olive

Pays

> Oman, Ouganda, Ouzbékistan

QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main

Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun

On fait une bénédiction particulière

> Océan, orage

MAROR

Animaux

> Ours, oiseau, otarie, orque

Etapes du Séder

Métiers

> Opticien, ouvrier, ostéopathe, ophtalmologue, ornithologue

8. Bold’eau sa l é e

(jeu d’intuition)

Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.

Cite des prénoms liés à la joie.

Sim’ha

Gila / Aliza

Acher

Félix / Félicia (latin – heureux)

Joy (anglais – joie)

JEUX EN VRAC

Cite des noms de tours célèbres.

Tour Eiffel

Tour de Pise

Burj Khalifa

Tour de Babel

Elizabeth Tower (Big Ben)

Termine la blague : Ma maison a été cambriolée, ils m’ont tout pris sauf un savon, ma brosse à dents et un gant de toilette.

Son ami répond : “Ah, les …”

Quelle est la suite de sa réponse ?

> … “Ah, les sales voleurs !”

La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :

1. Objet immobile souvent en plastique qui porte les gens

> La chaise.

2. Eau noire qui réveille les morts du matin.

> Le café.

Cite une chose qu’on fait quand on veut faire croire qu’on a compris.

Dire “oui, oui” / “OK” / “je vois”

Hocher la tête

Sourire

Dire “ah oui, bien sûr”

Répéter les derniers mots

Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ?

• Je relie le bébé à sa mère avant la naissance, et je suis la rangée de policiers qui empêche les gens de passer.

> Un cordon.

• Je suis un secret mathématique, le menu rapide du midi et l’incantation que le sorcier murmure pour transformer un crapaud.

> La formule.

À peu près : Combien de livres composent le Tanakh ?

> 24. Le Pentateuque (5 livres), les Nevi’im (Prophètes, 8 livres) et les Ketouvim (Écrits, 11 livres).

5 JEU

3

JEUX

DISCUTONS JUSQU’À ÊTRE D’ACCORD

On vous donne une liste à classer selon une règle. Vous devez discuter pour vous convaincre et vous mettre tous d’accord sur le premier élément du classement. Si tout le monde est d’accord, chaque équipe gagne 3 points. Sinon, personne ne gagne.

Thème : Choses qu’on oublie le plus souvent : du plus fréquent au plus rare.

Pourquoi on est entré dans une pièce ses clés son téléphone un anniversaire ce qu’on allait dire.

À vous de vous mettre d’accord : quelle est la chose qu’on oublie le plus souvent dans cette liste ?

6 JEU

LA DRÔLE D’HISTOIRE

On choisit un convive qui sort de table. On lit une histoire interrompue à 4 moments, avec 3 choix possibles à chaque fois. On doit deviner quelle réponse ce convive choisira pour chacun des 4 moments. Le convive revient, on lui lit l’histoire et il donne sa réponse pour chacun des 4 moments. On gagne 1 point par bonne prédiction

Le repas… très étrange

Tu es invité chez quelqu’un que tu connais à peine. On te sert un plat… tout le monde mange normalement, mais toi… c’est vraiment bizarre

Moment 1

A. Tu continues en mode courage B. Tu demandes discrètement ce que c’est C. Tu bois beaucoup d’eau pour faire passer

> L’hôte te regarde avec un grand sourire : “Alors ? Tu reconnais ?”

Moment 2

A. “Oui, oui, bien sûr !”

Moment 3

B. “Euh… pas du tout” C. “C’est… original !”

> Il est ravi : “C’est une recette familiale secrète… très rare.”

A. Tu fais semblant d’adorer B. Tu poses plein de questions pour comprendre C. Tu ralentis discrètement pour ne plus manger

> Puis il annonce fièrement : “En fait… c’est toi qui as donné la recette la dernière fois !”

Moment 4

A. Tu assumes en rigolant B. Tu dis “Ah non, jamais de la vie !” C. Tu dis “Oui mais… j’avais dit sans cet ingrédient !”

SHABATIK

Les ailes de la liberté 4

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.

essentiels. Un pilote américain, Gail Halvorsen, remarque des enfants qui observent les avions atterrir derrière la clôture de l’aéroport.

Pourquoi le pilote Gail Halvorsen est-il devenu un héros pour les enfants ?

Il a eu envie de leur faire plaisir, alors, à chacun de ses vols, juste avant d’atterrir, il a décidé de jeter de petits paquets attachés à des parachutes fabriqués avec des mouchoirs.

Il faisait ainsi tomber des bonbons et des tablettes de chocolat pour les enfants, qui attendaient près de la clôture de l’aéroport.

Très vite, les enfants ont commencé à l’attendre à chaque passage, les yeux levés vers le ciel. Son geste a ensuite inspiré d’autres pilotes, qui ont eux aussi participé à cette initiative.

On l’a surnommé le “Bombardier de bonbons”.

Réponse de la semaine dernière

Né sous une bonne étoile.

Indice : Ensemble

La réponse, la semaine prochaine !

Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box

Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche

L’amputation du Rav Mazouz

Le médecin est surpris par cette demande : étudier la Torah rendrait heureux et ferait oublier les douleurs ?!

Il y a une trentaine d’années, le directeur d’une Yéchiva de Bat Yam va rendre visite à l’un de ses étudiants hospitalisé à l’hôpital Ikhilov de Tel Aviv.

À l’hôpital, le directeur croise une sommité du monde de la Torah, Rav Méir Mazouz de mémoire bénie, Roch Yéchiva des institutions Kissé Ra’hamim à Bné Brak. En effet, la femme du Rav est également hospitalisée là-bas. Le directeur de la Yéchiva veut poser une question au Rav Mazouz sur une histoire qu’il entend régulièrement, mais il est intimidé pour la poser, parce que c’est une question qui le concerne personnellement. Devant des personnalités de Torah d’une telle grandeur, on n’ose pas toujours se lancer…

Un jour, lors de l’une de ses visites, le directeur prend son courage à deux mains et interpelle le Rav : "On m’a raconté qu’un jour, vous avez fait une très mauvaise chute."

Rav Mazouz confirme avoir été grièvement blessé, hospitalisé dans un état critique, avec une infection qui se propage dans l’organisme.

Oublier la douleur

Dans l’équipe médicale, un médecin Juif non religieux a une idée inattendue pour soulager le Rav : "Il y a une émission télévisée où on voit des histoires incroyables de sauvetages dans des cas désespérés. Pourquoi vous ne regardez pas un peu cette émission, ça vous changera les idées et ça vous donnera du courage !"

Le Rav sursaute, il explique que la télévision est nocive, et tout en remerciant la noble intention du docteur, il n’est pas du tout intéressé, lui qui n’a jamais regardé un écran de sa vie.

Le médecin insiste : "Ça doit être long, une journée sans télévision ! Mais alors, qu’est-ce qu’on peut faire pour vous, comment pourraiton vous réconforter ?"

Rav Mazouz dit : "Si vous pouviez faire venir deux étudiants de ma Yéchiva pour étudier une Souguia, un passage du Talmud, cela me rendra heureux et me fera oublier mes douleurs."

Le médecin est surpris par cette demande : étudier la Torah rendrait heureux et ferait oublier les douleurs ?! Malgré son étonnement, il accède à la demande du Rav. En un coup de fil, deux jeunes étudiants de la Yéchiva Kissé Ra’hamim arrivent au chevet de Rav Mazouz. Ils sont essoufflés tellement ils sont allés vite. Ils s’installent à côté du lit d’hôpital et étudient avec le Rav pendant des heures. Rav Mazouz rayonne de joie et oublie totalement la douleur. Funeste diagnostic

Le lendemain, les médecins qui s’occupent de Rav Mazouz se réunissent. Juste après être sortis de leur réunion, ils entrent dans la chambre d’hôpital du Rav, l’air abattu. Le Rav les accueille chaleureusement, voit leur allure et leur dit : "Ne vous inquiétez pas, dites-moi ce que vous avez à me dire, je suis prêt à tout entendre !"

Les médecins se regardent et le chef dit : "Nous sommes désolés de vous annoncer cela, mais on a décidé de vous amputer une jambe pour limiter la propagation bactérienne. On n’a pas d’autre choix. Préparezvous, on vous emmène au bloc."

Le Rav leur sourit et leur dit : "Tout va bien se passer, vous n’aurez pas besoin de m’amputer quoi que ce soit !"

Les médecins sourient poliment au Rav, après tout, ils se disent qu’il ne lui reste que l’optimisme. Une fois arrivé dans la salle d’opération et après avoir procédé aux derniers examens, les résultats les laissent songeurs. À ce stade, l’infection a nettement diminué et ne rend pas urgente une amputation. Ils n’arrivent pas à expliquer ce brusque retournement de situation : en l’espace de quelques heures, on est passé d’une amputation programmée à des résultats inexplicables laissant entrevoir une amélioration.

Un remède éternel mais exigeant

on vient de revenir sur notre décision il y a seulement quelques minutes !"

En l’espace de quelques heures, on est passé d’une amputation programmée à des résultats inexplicables

Le Rav dit : "Je vais vous expliquer. Hier, vous avez eu la gentillesse de ne pas m’allumer la télévision, et à la place, vous avez fait ce que je vous ai demandé : vous avez appelé deux élèves de ma Yéchiva qui sont venus étudier la Torah avec moi. Notre étude a été d’une qualité peu commune. Et la nuit dernière, ils sont venus me voir en rêve, et ils m’ont dit exactement ce que vous venez de me dire."

Le médecin regarde le Rav, il a du mal à comprendre. "Attendez… Vous êtes en train de me dire que vos étudiants sont venus vous dire en rêve que nous allions vous annoncer votre amputation, avant de nous rétracter ?"

Quand ils annoncent cette nouvelle assez incroyable au Rav, ils ne peuvent pas s’empêcher de se remémorer ce qu’il leur a dit avant d’arriver dans la salle d’opération : "Tout va bien se passer, vous n’aurez pas besoin de m’amputer quoi que ce soit !"

Le médecin qui avait appelé la veille les étudiants en Torah demande au Rav : "Comment expliquer que vous étiez à ce point certain que nous n’allions finalement pas vous amputer ?!

Ça relève du prodige !"

Le Rav, très détendu, lance un mystérieux : "C’est simple : j’étais au courant !"

Le médecin va de surprise en surprise, et s’exclame : "Comment ça, au courant ? Mais

Le Rav dit : "Exactement ! Et je vais même vous dire mieux. Ils m’ont dit de ne pas m’inquiéter. Non seulement cette jambe menacée d’amputation va guérir complètement, mais ils m’ont parlé aussi de mon autre jambe. Elle guérira partiellement au début, avant de se rétablir complètement ensuite."

Vous avez deviné la fin de l’histoire… tout s’est passé exactement comme dans le rêve, à la stupéfaction de l’équipe médicale.

Celui qui fait de la Torah sa source de vie et sa priorité absolue bénéficie d’une protection et d’une assistance divine qui transcendent la nature et la science. Quand l’homme s’attache de tout cœur à l’étude et à la diffusion de la Torah, la Torah elle-même intercède pour lui dans les moments de détresse. Comme il est écrit dans Michlé, le livre des Proverbes : "Ce sera la santé pour ton corps, une sève généreuse pour tes membres." (Michlé 3, 8)

Alexandre Rosemblum

FLASH CHABBATH

Une perle sur la Paracha

La terre de vos ennemis vous mangera

"C’est la loi de la Torah [...]" (Bamidbar 19,2)

]...["

À travers la Para Adouma, la vache rousse, ‘Houkat nous enseigne que certaines lois dépassent l’intelligence humaine. Le Midrach souligne que même les plus grands Sages doivent parfois accepter sans comprendre pleinement.

Le ‘Hafets ‘Haïm donnait l’image d’un enfant à qui l’on donne un remède amer : il ne comprend pas, mais parce qu’il fait confiance à ses parents, il le prend malgré tout, et c’est ce qui le sauve.

Ainsi en est-il de notre relation à Hachem : même sans tout comprendre, continuer à avancer avec Émouna maintient notre vie spirituelle. Et de la même manière, dans l’éducation, c’est la confiance dans le cadre donné qui construit l’enfant, bien plus que l’explication immédiate

Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, le Rabbi de Loubavitch

Ce jeudi 3 Tamouz (18/06/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson. Leader spirituel juif mondial du 20e siècle, son action fut reconnue sur le plan international, par les Juifs comme par les non-Juifs. Il œuvra pour la diffusion du judaïsme avec la fondation d’un réseau d’institutions d’études juives et de l’enseignement de la Torah dans le monde entier. Parmi ses œuvres, on retiendra Likouté Si’hot, Torat Mena’hem, Séfer Hamaamarim, Hayom Yom et Iguérot Kodech. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !

Faire un hammam le Chabbath, permis ?

Non, même s’il est en fonction depuis la veille, le fait même de produire de la sueur dans ce cadre-là est une interdiction en soi. (Chemirat Chabbath Kéhilkhata 14, 68)

Péri Haadama. (Yalkout Yossef Mitsvot Hatelouyot Baarets 199) Quelle bénédiction réciter sur le fruit de la passion ?

Acheter du pain de mie n’importe où, permis ?

Non, et ne pas se fier à la composition car les moules peuvent avoir servi pour des produits au beurre, ce qui peut rendre le moule ‘Halavi (lait) ou même non-Cachère. Consommer uniquement avec un tampon de Cacheroute. (Rav Michaël Gabison)

Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne qu’il est interdit de tenir pour vraie le colportage (Rékhilout), même s’il a été émis en présence de la personne visée. Les lois du langage "הרָוֹתּה

Mais il était là !

Boré

DOSSIER

Le vin occupe une place unique dans la vie juive : il accompagne le Kiddouch , les mariages, les fêtes, les bénédictions… mais comme toute chose matérielle, il porte aussi en lui une redoutable exigence de mesure. Dans ce dossier, Torah-Box explore l’âme du vin : sa place dans notre tradition, la révolution viticole israélienne et la responsabilité qui accompagne chaque coupe levée.

"In vino veritas" : Quand le vin dévoile le secret de la Torah

S’il est un fil rouge, au sens propre comme au figuré, qui traverse l’existence juive, de la table du Chabbath aux éclats de joie des mariages, c’est bien le fruit de la vigne. Aucun breuvage n’occupe une place aussi paradoxale, halakhique comme cabalistique, dans la vie d’un Juif.

Tandis que les autres boissons se contentent de la bénédiction générique "Chéhakol Nihiya Bidvaro" (où tout existe par Sa parole), le vin s’offre un privilège royal, une formule exclusive : "Boré Peri Haguéfen" (Béni soit Celui qui crée le fruit de la vigne).

Pourtant, derrière cette sacralisation se cache une tension spirituelle majeure. Le sublime y côtoie le profane, et l’extase divine peut, en quelques gorgées, basculer dans la déchéance. Plongeons dans l’histoire secrète, les méandres législatifs et les profondeurs ésotériques du vin à travers le prisme de la Torah.

Généalogie d'une double nature

L’histoire du vin dans la Torah ne commence pas par une fête, mais par un drame fondateur. Si l’imaginaire populaire voit la faute originelle sous les traits d’une pomme (un héritage du latin chrétien où malum signifie à la fois le

DOSSIER

mal et la pomme), une opinion majeure du Talmud (Brakhot 40a) révèle un secret bien plus troublant : l’Arbre de la Connaissance n’était autre qu’une vigne, qui a toujours été source de catastrophes. Le Midrach Rabba précise même que ‘Hava aurait pressé le raisin pour en offrir le jus à Adam. En goûtant à ce nectar non maîtrisé, l’humanité a libéré un potentiel destructeur, source de bien des gémissements.

Cette ambivalence éclate au grand jour à l’aube du renouveau postdiluvien. Noa’h, salué par D.ieu comme un juste dans sa génération, sort de l’arche. Pour rebâtir le monde dévasté par les eaux, son premier réflexe est agricole, mais d’une nature surprenante : il plante une vigne. Les textes soulignent le glissement sémantique de son statut : le texte dit "Vaya’hel Noa’h", Noa’h commença à être un homme de la terre, mais les Sages du Midrach Tan’houma y décèlent un jeu de mots tragique dérivé de ’Hol (le profane) : en s’attachant exclusivement à la matérialité de la terre sans la transcender, le juste s’est profané.

Le lion : Après quelques verres, il se sent fort, invincible, affirmant que nul n’est son pareil.

Le porc : S’il dépasse la mesure, la dignité s’effondre ; il se vautre dans l’excès et la fange.

Le singe : Totalement ivre, il perd sa raison, s’agite de manière grotesque et oublie sa conscience.

"‘Hava aurait pressé le raisin pour en offrir le jus à Adam. En goûtant à ce nectar non maîtrisé, l’humanité a libéré un potentiel destructeur

Noa’h lui-même finira par s’enivrer et s’exposer dénudé dans sa tente. Plus tard, Loth, neveu d’Avraham, atteindra un tel degré d’inconscience sous l’effet de l’alcool, devenu la référence halakhique de l’"ivresse de Loth", qu’il ignorera l’union incestueuse avec ses propres filles. Le vin porte en lui cette malédiction originelle : il est le catalyseur de la perte de contrôle.

Bien plus tard, les explorateurs envoyés en terre promise ramènent une grappe de raisin monumentale. C’est le mois de Tamouz, la période des premiers fruits (Bikouré ‘Anavim).

C’est alors qu’apparaît une scène d’un mysticisme saisissant rapportée par le Midrach Tan’houma. Au moment où Noa’h plante ses ceps, le Satan (qui incarne la force d’égarement) s’approche et lui propose une association. Noa’h accepte. Le Satan égorge alors successivement quatre animaux au pied de la vigne, dont le sang vient abreuver les racines : un agneau, un lion, un porc et un singe.

Ce pacte d’irrigation sanguine dessine avec une précision psychologique redoutable les quatre étapes de l’ivresse qui guettent l’être humain :

L’agneau : Aux premières gorgées, l’homme est innocent et doux, ignorant des rumeurs du monde.

Le Gaon de Vilna fait remarquer que les lettres primeures, qui précèdent immédiatement celles du mot "םבנע" (raisins) forment le nom de l’ange tentateur et mortifère : Sama-ël.

De plus, la valeur numérique du mot ‘Anavim (172) équivaut exactement à celle du mot ‘Akev (le talon). Ce même talon qui servait jadis à fouler le raisin est la partie du corps la plus éloignée du cerveau. Le jus de la treille possède ce pouvoir : il nous fait quitter la domination de l’intellect pour nous laisser glisser vers la désinhibition.

Le paradoxe du sanctuaire

Malgré ces risques évidents, la Torah ne choisit jamais la voie de l’ascétisme ou de la prohibition totale, se distinguant ainsi d’autres traditions religieuses. Au contraire, le vin se voit attribuer une fonction centrale au cœur

DOSSIER

même du Tabernacle (Michkan), puis du Temple de Jérusalem.

Lors des sacrifices quotidiens, les Cohanim procédaient au Nissoukh Hayaïn : ils versaient du vin pur dans les Chitin, des conduits creusés sur l’Autel qui descendaient jusqu’aux abîmes, symbolisant notre connexion à la générosité divine infinie. Ce geste sacré était le signal attendu par les Léviim pour entonner leurs chants et faire résonner leurs harpes. Le Talmud en tire un principe fondamental : "On ne chante de cantique (Chira) que sur le vin".

Par sa capacité à condenser les forces de la terre, le vin devient le support matériel de la louange cosmique.

C’est ici que réside le paradoxe le plus spectaculaire : le vin est obligatoire sur l’Autel, mais interdit à celui qui s’en approche. Un Cohen ne peut pénétrer dans le Sanctuaire s’il a bu ne serait-ce qu’un verre de vin. Le Midrach (Vayikra Rabba) suggère d’ailleurs que Nadav et Avihou, les deux fils aînés d’Aharon morts consumés par un feu divin, ont péri pour s’être introduits dans le lieu saint en état d’ivresse.

La frontière entre l’extase spirituelle et l’altération mentale est si ténue que la Torah impose une discipline de fer : le produit est saint, mais l’esprit de l’homme doit rester d’une clarté absolue.

L’âme du vin

Pour comprendre ce traitement de faveur, il faut observer la nature même du raisin. Contrairement à d’autres fruits, il porte sur sa propre peau ses levures naturelles. Il suffit de le fouler et de laisser agir le temps pour que le sucre devienne alcool. Le vin naît d’une alchimie naturelle spontanée.

De surcroît, il possède une double vertu unique : il est à la fois nourrissant (par ses sucres) et réjouissant (par son alcool). Il est le "roi des boissons" comme le pain est le "roi des aliments". Le roi David chantait d’ailleurs : "Le vin réjouit le cœur de l’homme" (Téhilim 104, 15).

La vision juive s’oppose à l’idée qu’un saint homme doive être triste ou austère pour éviter la faute. La véritable sainteté (Kédoucha) ne réside pas dans le rejet de la matière, mais dans sa sublimation. Si l’esprit peut se réjouir de l’étude de la Torah et des Mitsvot, cette joie reste incomplète tant que le corps n’y est pas associé. Le vin intervient alors comme un pont : en apportant une joie physique mesurée, il harmonise le corps et l’esprit dans un même élan de gratitude.

C’est pourquoi les Sages ont institué une "coupe de bénédiction" (Koss Chel Brakha) pour scander chaque moment pivot de l’existence :

- Le Kiddouch et la Havdala pour accueillir et raccompagner le Chabbath,

- Les bénédictions sous le dais nuptial (‘Houpa et Chéva’ Brakhot),

- La Brit-Mila et le rachat des premiers-nés,

- Le Birkat Hamazon d’un repas pris en commun.

Boire du vin dans ces contextes devient une obligation de joie. À tel point que le Talmud considère que celui qui fait le vœu d’abstinence totale (le Nazir) commet, d’une certaine manière, une nuance de faute en se privant volontairement d’un vecteur de complétude offert par Hachem.

Le vin et le secret

Le Talmud (Sanhédrin 70a) fait remarquer que le mot Tiroch (jus de raisin) adopte parfois une graphie privée de Vav. Nos Maîtres en concluent avec un sourire : "S’il le mérite, il sera Roch (à la tête). Sinon, il sera Rach (indigent)." Si le vin peut détruire, il peut aussi ouvrir les portes de notre intériorité.

Le Zohar affirme carrément : "Il n’y a de Kedoucha que par le vin, et il n’y a de bénédiction que par le vin." Pourquoi ? Parce que le vin partage une parenté métaphysique avec le secret. Le Talmud énonce une équation célèbre : "Nikhnass Yaïn, Yatsa Sod" (Quand

Jérusalem

Vive le vin

le vin entre, le secret sort, Sanhédrin 38b).

Et la Guématria confirme magnifiquement la formule : Yaïn = 70 = Sod.

Le vin supprime les filtres et met à nu l’âme.

C’est le test ultime de la personnalité. Le traité ‘Erouvin enseigne que l’homme se révèle à travers trois choses : "par sa poche, par sa colère, et par sa coupe" (Kisso, Ka’asso, Oukosso).

Chez un homme grossier (‘Am Haarets), le vin fait jaillir la vulgarité. En revanche, chez le sage (Talmid ‘Hakham), il libère des torrents de sagesse, ouvre l’esprit aux secrets de la Torah et stimule l’intelligence conceptuelle. Le grand maître Rava avouait d’ailleurs volontiers que c’était grâce au vin et aux bonnes senteurs que son esprit s’ouvrait aux innovations talmudiques les plus brillantes !

Ce nombre 70 est aussi la valeur du mot ‘Ayïn, qui désigne l’œil (la perception extérieure de la réalité), mais renvoie aussi au ‘Iyoun (l’approfondissement qui découvre les trésors cachés, à l’image du ‘Ayn, la source qui puise dans la nappe phréatique). Consommé avec mesure par le sage, le vin libère l’esprit du carcan d’une pensée trop rigide, captive de ses propres structures.

Cette dimension ésotérique projette le vin vers un horizon messianique. Les textes évoquent le "vin conservé dans ses raisins depuis les six jours de la Création", réservé aux justes pour le monde à venir. Le Zohar explique qu’il représente les secrets les plus enfouis de la Divinité. On retrouve ce vin mystique, offert par un ange, dans les mains de Ya’akov Avinou, troisième des patriarches, associé à la vigne, troisième des sept espèces de la terre d’Israël, lorsqu’il l’offre à son père Its’hak avant de recevoir ses bénédictions.

Pourim : l’avant-goût de l’éternité

La fête de Pourim agit comme une joyeuse faille temporelle où la modération habituelle s’efface devant l’obligation talmudique de s’enivrer au point de ne plus distinguer Mordekhaï de Haman (‘Ad Délo Yada’, Talmud traité Méguila 7b).

Contrairement aux miracles spectaculaires qui brisent les lois de la nature (comme l’ouverture de la mer Rouge), Pourim célèbre le miracle du "déguisement", où D.ieu agit de manière invisible à travers des intrigues de cour et des banquets de vin. En s’enivrant avec révérence, le sage dépasse le discernement logique pour laisser jaillir son identité profonde (Sod) et reconnaître la pure déclaration d’amour divin du miracle caché de Pourim. Ce renversement spectaculaire (Venahafokh Hou) libère une joie suprême au-delà de l’entendement. C’est pourquoi les Sages affirment que cette fête messianique, qui abolit toutes les barrières, ne sera jamais abolie.

Le message de la vigne

Le vin est la métaphore parfaite de notre rapport au monde. L’univers dans lequel nous vivons n’est ni bon ni mauvais en soi ; il est une vigne brute. Si l’homme s’y plonge sans but spirituel, s’il se laisse aveugler par le profit ou les plaisirs, il s’enivre, perd le contrôle et descend au rang de l’animal.

Mais si l’homme aborde le monde avec la conscience d’un projet divin, s’il utilise la matière pour réparer et sanctifier la Création, alors la matérialité devient une coupe de bénédiction. Ce vin, consommé avec mesure par un homme empli de sagesse, peut l’aider, dans une joie de Mitsva, à révéler de grandes profondeurs intérieures. Le vin cesse d’être le piège de Noa’h pour redevenir le liquide sacré du Mizbéa’h, de l’autel.

Verser le vin à chaque Chabbath, c’est se rappeler avec le sourire que notre mission n’est pas de fuir le monde, mais de faire jaillir, de l’écorce parfois brute de la réalité, le secret de sa profonde et joyeuse sainteté.

Léhaim !

DOSSIER

Le renouveau du vin en Israël, une incroyable success story

Du nord au sud d’Israël, des centaines de caves offrent des vins pour tous les goûts, des vins de Kiddouch sucrés aux millésimes déjà reconnus sur la scène internationale. Blancs, rosés, avec des bulles, rouges ou oranges, voici une cartographie des vins israéliens à déguster entre amis ou en famille !

Depuis la première vigne plantée en terre d’Israël pour en faire du vin par Noa’h à la sortie de son arche (Genèse 9, 20), le raisin est l’un des symboles d’Israël.

Nous n’allons pas revenir sur les racines historiques du vin en Israël mais raconter l’épopée moderne de la production vinicole depuis le XIXe siècle à nos jours.

En 1870, le baron Edmond de Rothschild, qui veut développer l’agriculture en terre d’Israël, décide de planter du raisin et, quelques années plus tard, crée une première cave à Mikvé Israël, dans le centre du pays, avant de lancer Carmel, le domaine viticole le plus connu d’Israël. Parmi les pionniers sionistes qui vont trouver du travail à Carmel, l’histoire se souvient de David Ben Gourion, qui y a fait un passage rapide. En 2023, Carmel est l’un des deux plus grands producteurs de vins israéliens.

Mais la fin du XIXe siècle voit l’apparition d’autres vignobles, notamment celui de Chim'on Friedman, l’un des dirigeants de la communauté juive de ‘Haïfa, une cave aujourd’hui disparue, et celui de la famille Shor à Jérusalem.

Pionnière de la fabrication du vin en Israël, la famille Shor fonde son vignoble au cœur de la vieille ville de Jérusalem en 1848. Le mur oriental de la cave Shor était tout simplement… le Kotel. En 1929, à la suite des émeutes arabes, le vignoble quitte la vieille ville et s’installe dans le quartier de Beth Israël. Au fil des années, la famille Shor va fonder plusieurs vignobles et dirige aujourd’hui sept caves — Zion, 1848, Arza, Hayotzer… — produisant toujours essentiellement des vins de Kiddouch mais aussi des vins secs plus délicats ces dernières années.

En 2023, si une dizaine de caves produisent plus de 80 % du marché, on dénombre plus de 250 autres caves israéliennes, le vin étant devenu populaire sur les tables locales.

Pas de classement qualitatif dans cette liste car chacun a ses préférences mais juste un panorama rapide des caves —Yékavim en hébreu — les plus connues et les plus intéressantes et uniquement Cachères, car si la majorité des vins fabriqués ici le sont heureusement, quelques dizaines de caves font du vin non surveillé.

Galilée

Vive le vin

C’est dans le nord du pays qu’il y a le plus de vignobles, le climat de cette région offrant de nombreuses opportunités aux œnologues.

Ramat Hagolan

Premier vignoble installé sur le plateau du Golan en 1983, Ramat Hagolan, dirigé par Victor Schoenfeld, un des œnologues les plus connus d’Israël, est l’un des cinq plus gros producteurs de vins israéliens.

Recanati

La famille Recanati, d’origine grecque, est réputée en Israël depuis la ‘Alya du patriarche de la famille en 1935, Léon Recanati. Industriels, banquiers, hommes politiques, philanthropes, les Recanati sont sur le devant de la scène depuis presque un siècle.

En 2000, Leny Recanati fonde cette cave en Galilée qui s’est imposée comme l’un des vignobles les plus connus d’Israël.

Tabor

Cette cave — l’une des plus grandes d’Israël — a été créée en 1999 par quatre familles de Kfar Tabor en Galilée.

Tishbi

En 1935, Michael et Hannah Hemilski, venus de Lituanie et vivant à Chfeya, près de Zikhron Ya’akov deviennent Tishbi, un nom hébraïque que leur suggère le poète ‘Haïm Na’hman Bialik — acronyme de Tochav Chfeya Béerets Israël — qui séjourne chez eux. En 1985, les descendants du couple créent leur propre vignoble, qui abrite un restaurant réputé à Zikhron Ya’akov.

Netofa

Pierre Miodownik, un œnologue francoisraélien de génie qui a à son actif la production de plusieurs vins Cachères en France parmi les meilleurs du monde, décide de créer son vignoble en Galilée en 2006.

Associé à un ancien pilote passionné de vin, Its’hak Tor, ils ont, en moins de dix ans, réussi à se placer sur la carte des vins d’Israël.

Tulip

Combinant "l’amour du vin et des gens", selon leur site, le vignoble Tulip a la particularité d’employer des personnes avec des besoins spéciaux.

Centre du pays

Barkan et Segal

Ces deux vignobles produisent environ 25 % du vin israélien. Installés au kibboutz ‘Houlda, les deux caves ont la particularité d’utiliser des raisins de tout le pays pour la production de 10 séries différentes. Barkan s’est adjoint récemment les services d’un œnologue d’origine française, Olivier Fratty.

Des vins accessibles à tous, tant au niveau du goût que du prix. Barkan a obtenu plus de 500

médailles, devenant l’une des caves israéliennes les plus connues du monde.

Vitkin

Située dans le village de Kfar Vitkin, cette cave prestigieuse s’est offert les services de l’œnologue Assaf Paz, le premier Israélien diplômé de la faculté d’œnologie de Bordeaux. Ses vins typiquement israéliens sont paradoxalement assez proches des vins français ou italiens, qui en fait l’une des caves les plus réputées du pays.

Galilée et Golan
Galilée et Golan

DOSSIER

Teperberg

Encore une cave historique, fondée en 1870 dans la vieille ville de Jérusalem. Avec plusieurs millions de bouteilles par an, Teperberg est l’un des plus gros producteurs vinicoles israéliens.

Mony

Fondé par Shakib Arkol, un chrétien marchand d’olives venu de Galilée dans les monts de Judée, Mony offre une gamme de vins très variée, avec un rosé ressemblant aux rosés de Provence.

Tzora

Au cœur des monts de Judée, le vignoble Tzora fabrique des vins qui se sont fait un nom à l’international surtout depuis que son

œnologue Eran Pick est devenu le premier israélien à obtenir le prestigieux titre de Master of Wine, qui récompense les meilleurs œnologues du monde.

Et pour l’anecdote, Tzora utilise les conseils d’un des plus grands œnologues français, JeanClaude Berrouet, qui a travaillé pour Petrus, l’un des meilleurs vins du monde.

Domaine du Castel

Eli Ben-Zaken, qui a fait son ‘Aliya d’Italie dans les années 1970, avait comme rêve de devenir agriculteur en Israël. Il va devenir l’un des noms les plus emblématiques du vin israélien de qualité. La visite dans la cave familiale installée à Yad Chmona, dans la région de Jérusalem, vaut le détour.

Psagot

Le Yékev Psagot, créé en 2003, s’est fait connaître en 2020 lors de la visite du Secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

La cave a d’ailleurs donné son nom à un de ses millésimes. Ya’akov Berg, le propriétaire de la cave, ne cache pas ses ambitions de changer les mentalités occidentales sur la Judée-Samarie grâce à ses vins.

1945: Menahem Teperberg in the old winery
Les vignes de Tzora
Jérusalem et environs
Judée-Samarie

Gouch ‘Etsion

Jérusalem

Vive le vin

Souvent comparée à la Toscane, la région du Gouch ‘Etsion, au sud de Jérusalem accueille plusieurs vignobles, mais le pionnier est Shraga Rosenberg qui produit du vin depuis 2005. Son vignoble abrite aussi un restaurant et une salle de fêtes.

Tura

Lors de la dernière cérémonie de Yom Ha’atsmaout, Vered Ben Sa’adon a allumé une torche. Cet honneur lui a été donné car sa cave, installée dans la petite localité de Ra’hélim, est devenue l’un des symboles du renouveau de la présence juive en Samarie.

Ramat ‘Hevron

Plusieurs vignobles se sont installés ici, le raisin de la région étant très réputé depuis l’Antiquité.

Michel Murciano s’est installé à Kyriat Arba’ par idéologie il y a plus de 25 ans, et produit des vins qu’il exporte dans le monde entier.

Néguev

Le Néguev n’apparaît pas de premier abord comme un lieu idéal pour produire du vin, mais les agriculteurs de la région se sont promis de faire fleurir le désert et ont fondé quelque 15 vignobles sur place.

Ramat Néguev

Avec 3000 bouteilles en 2000, c’est environ 300.000 bouteilles par an qui sortent chaque année de cette cave.

Pinto

Les Pinto sont des philanthropes venus de France qui ont décidé de développer le Néguev. Ils ont engagé l’un des œnologues les plus connus du pays, Ya’akov Oriya, qui produit son propre vin orange, un must très recherché par les amateurs.

Et les Français ?

Une vingtaine de vignobles en Israël sont dirigés par des Franco-Israéliens ou ont un œnologue d’origine française.

Citons le Domaine Seror, La Citadelle de diamant, Domaine Herzberg, Domaine Ventura, Ephod, Château Remo, La forêt blanche, etc.

Bonne dégustation !

Michaël Blum

DOSSIER

Israël révolutionne le vin - Entretien "l

’Admour du vin"

Comment un petit pays au climat réputé difficile est-il devenu une terre de grands crus ?

Avec Chimon Badouch, surnommé "l’Admour du vin", plongée dans les vignes d’Israël, entre audace agricole, savoir-faire œnologique et redécouverte d’un terroir biblique.

En quelques décennies, le vin israélien a connu une véritable métamorphose : du traditionnel vin sucré de Kiddouch aux crus qui s’invitent désormais à la table des grands vins internationaux. Pour décrypter cette révolution, nous avons rencontré Chimon Badouch, surnommé "l’Admour du vin", figure incontournable de l’œnologie israélienne. Avec passion et expertise, il nous raconte comment Israël est redevenu une terre de grands vins.

A quel moment la révolution vinicole à laquelle nous assistons aujourd'hui a-t-elle véritablement commencé ?

En réalité, l’histoire moderne du vin en Israël remonte au XIXe siècle, avec l’arrivée des premiers pionniers. En 1882, le baron Edmond de Rothschild arrive en terre d’Israël avec une vision très ambitieuse : faire du sol israélien une terre fertile pour la production viticole. C’était un projet extrêmement novateur pour l’époque. Il y investit des sommes considérables — pas moins de 11 millions de francs — afin de planter des vignes dans la région de Richon Létsion. Pour donner un ordre d’idée,

vingt ans plus tôt, son père, le baron James de Rothschild, avait racheté le prestigieux domaine de Château Lafite pour 4,5 millions de francs ! Cela montre à quel point le baron croyait au potentiel viticole de la terre d’Israël.

Par la suite, sous la domination ottomane, le secteur du vin a connu un net ralentissement, l’alcool étant interdit dans l’islam. À l’époque de l’Indépendance, rares étaient ceux qui produisaient réellement du vin de qualité. L’esprit du pays était davantage tourné vers l’agriculture classique, la reconstruction et les besoins immédiats. Il faudra attendre plusieurs décennies pour voir ce secteur redémarrer, notamment avec les vins de Ramat Hagolan. Ce domaine comptera parmi les premiers à produire en Israël des vins haut de gamme, travaillés avec une vraie exigence œnologique.

Pourquoi, selon vous, le baron de Rothschild a-t-il décidé d’investir de telles sommes dans un projet aussi incertain ?

Parce qu’il avait compris que la terre d’Israël possédait un potentiel viticole extraordinaire. Les fouilles archéologiques ont mis au jour des

Jérusalem

Vive le vin

pressoirs, des installations de vinification et des traces de cépages très anciens, parfois bien plus anciens que ceux découverts en France.

Pour le baron, il ne s’agissait donc pas seulement de développer un secteur économique prometteur. Il voulait aussi redonner ses lettres de noblesse à une industrie autrefois florissante. Et la réussite ne s’est pas fait attendre. Lors de l’Exposition universelle de Paris de 1900, le vin produit à Richon Létsion par les caves Carmel Mizra’hi remporte une médaille d’or. C’est la première grande distinction internationale obtenue par un vin produit en terre d’Israël. Déjà à cette époque, le vin israélien était exporté vers l’Europe.

On dit qu’en Israël, on parvient même à faire pousser des vignes dans le désert. Comment est-ce possible ?

Oui, et c’est l’une des grandes prouesses de la viticulture israélienne. Les Israéliens ont réussi à produire du vin dans le désert, notamment à Ramat Hanéguev, en travaillant avec une approche très fine du terroir. Au départ, certains ont privilégié des cépages portugais, pensant qu’ils seraient mieux adaptés à la chaleur. Mais avec le temps, les vignerons ont découvert que plusieurs cépages répondaient particulièrement bien aux conditions climatiques israéliennes. Dans le désert, l’amplitude thermique joue un rôle essentiel. La chaleur de la journée permet une belle maturation du raisin, tandis que la fraîcheur nocturne aide à préserver l’acidité, la fraîcheur aromatique et l’équilibre du fruit. C’est ce contraste entre le jour et la nuit qui permet d’obtenir des vins à la fois mûrs, structurés et élégants.

Les méthodes d’irrigation ont également été perfectionnées. L’idée n’est pas de donner trop d’eau à la vigne. La vigne doit aller puiser ellemême l’eau dont elle a besoin en profondeur, ce qui favorise un enracinement très profond et donne au raisin une concentration particulière.

C’est là tout le secret de certains vins du désert : si l’on donne tout au raisin, il devient

sans intérêt. Mais s’il doit lutter, descendre chercher l’eau, s’adapter, alors il se bonifie. C’est une belle leçon de vie que nous enseigne ici la terre d’Israël.

On observe un phénomène comparable dans certaines zones du Golan. Certaines années, les vignes ne reçoivent presque aucun arrosage artificiel et se contentent des pluies naturelles. Là encore, cette contrainte maîtrisée peut renforcer la qualité du fruit et l’expression du terroir.

Vous disiez que le renouveau du vin israélien a surtout démarré dans les années 1990. Avez-vous quelques chiffres qui permettent de mesurer cette évolution ?

Israël compte aujourd’hui environ 350 domaines viticoles, qui produisent ensemble près de 50 millions de bouteilles par an. La consommation moyenne reste relativement modeste : environ 5 à 6 litres par personne et par an. Cela peut sembler peu, surtout si l’on compare avec des pays comme la France ou l’Italie, mais il faut tenir compte du fait que les Musulmans ne consomment pas de vin. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le public orthodoxe est aujourd’hui l’un des plus grands consommateurs de vin en Israël.

Avez-vous des anecdotes qui illustrent la manière totalement différente dont on boit du vin aujourd’hui en Israël ?

Lorsque j’ai commencé ma carrière dans le vin, vers 2007, il existait encore très peu de boutiques spécialisées. On trouvait quelques marchands de vin ici et là, mais l’offre restait limitée, et tout n’était pas forcément Cachère. Aujourd’hui, le rapport au vin a complètement changé. Il n’est plus rare de voir des bars à vins dans les mariages, y compris dans des mariages orthodoxes. Certains invités viennent même avec de véritables valises de dégustation ! C’était un phénomène inimaginable il y a encore vingt ans.

DOSSIER

Il y a quelques mois, un homme orthodoxe est venu me voir en m’expliquant qu’il mariait sa fille et qu’il souhaitait commander 24 bouteilles de grand vin, pour un montant de 10 000 Chékels, soit environ 2 700 Euros. Au cours de la soirée, le vin est venu à manquer. Il aurait pu se contenter d’un vin plus simple, d’autant que la plupart des invités n’étaient pas de grands connaisseurs. Mais il a refusé tout compromis. Il a commandé 24 nouvelles bouteilles, puis encore 24 autres. Au total, il a déboursé près de 30 Chékels, soit environ 8 000 Euros, simplement pour honorer ses invités et leur offrir une vraie expérience.

Alors certes, on voit encore parfois de très belles bouteilles servies dans des gobelets en plastique lors de grandes occasions… mais heureusement, cela devient de plus en plus rare ! (Rires)

Quel est le meilleur vin que vous ayez jamais bu ?

Quels conseils donneriez-vous à des débutants qui souhaiteraient commencer à déguster du vin ?

D’abord, le simple fait de vouloir s’intéresser au vin est déjà un excellent début. Le goût se forme avec le temps, par la dégustation, la curiosité et l’attention.

Je ne parlerais pas forcément de “meilleur vin”, mais plutôt de meilleure expérience. Car déguster un vin, ce n’est pas seulement goûter une boisson. C’est une expérience qui mobilise tous les sens : la vue, le nez, la bouche, la mémoire, l’émotion.

L’un des vins qui m’a le plus marqué est un Pontet-Canet 2020, que j’ai dégusté il y a un peu plus d'un an. Cette bouteille restera gravée dans ma mémoire. En la dégustant, j’ai compris ce que pouvait produire l’harmonie parfaite entre un grand terroir, un savoirfaire transmis depuis des siècles et un travail patient de la vigne. Le vin avait une profondeur, une structure, une longueur en bouche absolument remarquables. C’était une expérience inoubliable.

Je conseille de commencer par des vins accessibles, familiers, avant de se lancer dans de très grands crus. Certains vins complexes demandent du temps : ils gagnent parfois à être ouverts plusieurs heures avant la dégustation, voire à être carafés, afin de laisser les arômes s’ouvrir.

L’ouverture de la bouteille doit se faire avec délicatesse. Le vin se sert de préférence dans de larges verres à pied, que l’on tient par la tige et non par le calice, afin de ne pas réchauffer le vin avec la main. Avant même de goûter, il faut prendre le temps d’observer la robe du vin, puis d’approcher le verre pour en découvrir le nez. Les arômes qui s’en dégagent en disent déjà beaucoup : fruits rouges, fruits noirs, notes florales, épices, terre humide, bois, minéralité…

Ensuite seulement, on goûte. Il faut garder le vin quelques instants en bouche, sentir son attaque, sa matière, son équilibre, puis sa finale, c’est-à-dire l’impression qu’il laisse après avoir été avalé. Avec un peu d’entraînement, on apprend à reconnaître les nuances, à mettre des mots sur ce que l’on ressent, et surtout à apprécier chaque étape de la dégustation. Bonne dégustation !

Propos recueillis par David Choukroun et Elyssia Boukobza

DOSSIER

Combien de femmes sont déjà venues voir le Rav pour lui demander d’agir contre la place prise par l’alcool dans certains Kiddouch ? La question peut surprendre. Après tout, le Kiddouch est censé être l’un des plus beaux moments du Chabbath. La Téfila s’achève, les fidèles se retrouvent autour d’une table, échangent quelques paroles de Torah et partagent un instant de fraternité. Et pourtant, derrière certains Kiddouch se cache une réalité beaucoup moins réjouissante. Car le véritable problème ne se voit pas toujours dans la synagogue. Il se joue souvent quelques heures plus tard, une fois les portes refermées.

Pendant que certains prolongent le Kiddouch, des femmes attendent à la maison. Elles ont préparé le repas de Chabbath, dressé la table, rangé la maison et préparé les enfants. Puis le mari rentre. Parfois fatigué, parfois euphorique, parfois irritable. Il ne touche pas aux plats qu’elle a passé des heures à préparer, le Kiddouch l’a déjà rassasié. Il s’endort à table, s’emporte pour un détail, prononce cette parole qu’il n’aurait jamais dite à jeun. Le Talmud l’enseigne : quand le vin entre, les secrets sortent. Et ce qui sort, ce sont les mots qu’on aurait dû taire, les reproches qu’on aurait dû garder, les humiliations qu’aucune excuse du dimanche matin n’effacera vraiment.

Et les enfants regardent. C’est peut-être là le plus grave. Un enfant ne retient pas les discours : il retient des atmosphères. Si le Chabbath devient pour lui synonyme de tensions, de disputes ou d’un père qui perd la maîtrise de lui-même,

alors quelque chose se fissure dans sa relation au Chabbath. Et bien souvent, les conséquences n’apparaîtront que des années plus tard.

Bénie soit la vigne, redoutables sont ses excès Pourtant, la Torah n’a jamais condamné l’alcool. Bien au contraire. Aucune boisson n’occupe une place aussi centrale dans le judaïsme. Le vin accompagne le Kiddouch, la Havdala, les mariages, la Brit Mila, le Pidyone Haben, les quatre coupes du Séder de Pessa’h. Difficile de trouver un grand moment de la vie juive qui ne soit pas accompagné d’une coupe levée en l’honneur de D.ieu.

Mais c’est précisément parce qu’il possède une telle force que la Torah le regarde avec autant de prudence. Car cette même tradition qui place le vin au cœur de la sainteté l’associe aussi à quelques-unes des plus grandes chutes de l’histoire humaine. Le Talmud rapporte que

Kiddouch : quand la coupe déborde

Vive le vin

selon plusieurs de nos Sages, l’arbre dont Adam mangea dans le Gan 'Eden était une vigne. Quant à Noa’h, le tout premier projet qu’il entreprend après avoir survécu au Déluge est de planter une vigne — et l’épisode s’achève dans l’ivresse, l’humiliation et la discorde familiale.

La descente aux verres

Tout commence avec de bonnes intentions. Quelqu’un souhaite offrir un beau

La réussite d'un Kiddouch
ne

se mesure

pas au nombre de bouteilles ouvertes, mais à la quantité de Torah, de fraternité et d'élévation qu'il produit.

Kiddouch. Puis un autre veut faire encore mieux. On ajoute une bouteille de Boukha, un whisky plus prestigieux, un buffet plus impressionnant. Et progressivement, sans que personne ne l’ait vraiment décidé, le Kiddouch devient une forme

de vitrine communautaire, où la générosité se mesure au nombre de bouteilles ouvertes. Le glissement est subtil. Après tout, offrir et partager sont des valeurs profondément juives. Mais peu à peu, le centre de gravité se déplace. Les fidèles parlent davantage du buffet que des paroles de Torah. On vient pour manger, parfois pour boire, alors que le Kiddouch devait avant tout être un moment de sanctification.

Or son nom même nous rappelle sa vocation. Kiddouch signifie sanctification. Un verre de vin partagé autour de paroles de Torah élève le Chabbath. L’excès, lui, produit exactement l’effet inverse. Ce qui devait accompagner la sainteté finit parfois par l’éclipser.

DOSSIER

La grandeur de savoir s’arrêter

Face à cette réalité, la première étape est peutêtre de retrouver le véritable sens du Kiddouch. Car contrairement à ce que beaucoup imaginent, il existe des situations où boire n’est pas une Mitsva, mais une véritable 'Avéra. Le ‘Hayé Adam écrit explicitement qu’une personne qui sait que l’alcool la conduira à la faute ne doit pas boire, même dans un contexte de Mitsva (Kelal 155, 30). Celui qui sait que l’alcool le rend agressif, blessant ou incontrôlable n’a donc aucune obligation de boire. Aucune.

Car aucune Mitsva ne justifie que l’on humilie son épouse, que l’on blesse son prochain ou que l’on abîme son foyer. Le propre de l’homme est précisément sa capacité à rester maître de luimême. Lorsque cette maîtrise disparaît, verre après verre, l’homme abandonne peu à peu ce qui fait sa grandeur. C’est pourquoi le Or’hot ‘Haïm écrit à propos de l’ivresse : “Il n’y a pas de

faute plus grande que celle-ci” (cité par le Beth Yossef, Ora’h ‘Haïm 695).

Cette prise de conscience doit être individuelle, mais elle est aussi collective. Les Rabbanim et les responsables communautaires ont un rôle essentiel à jouer pour rappeler que le Kiddouch n’est pas un apéritif communautaire, mais un moment de sanctification. La réussite d’un Kiddouch ne se mesure pas au nombre de bouteilles ouvertes, mais à la quantité de Torah, de fraternité et d’élévation qu’il produit.

Depuis des millénaires, nos ancêtres sanctifient le Nom de D.ieu sur une coupe de vin. Cette coupe nous a été transmise comme un instrument de bénédiction. À nous de veiller à ce qu’elle demeure une coupe qui élève, et non une coupe qui fait tomber. Car le véritable “Lé’haïm” n’est pas celui qui fait tourner les têtes. C’est celui qui apporte davantage de vie, davantage de paix et davantage de sainteté dans nos foyers.

Emplacement idéal, à proximité: université, gare, parc High Tech...

VOUS PRÉPAREZ VOTRE ALYA ?

Bloquez le prix aujourd'hui avec un faible acompte afin de préparer votre arrivée en douceur.

IDÉAL INVESTISSEURS

Fort potentiel de plus value à la livraison.

ACCESSIBLE À TOUS

5% a la signature (140 900₪ "42 000 €"), solde à la livraison dans 4 ans

4 et 5 pièces avec climatisation, cave et parking à partir de 2 818 000₪

SANS AUCUNE INDEXATION !

DOSSIER

Un verre de vin, c'est bon pour la santé !

Dans la Torah, le Nazir fait vœu de s’abstenir totalement de vin et de tout produit issu de la vigne. Pourquoi une telle abstinence alors que le vin accompagne tant de Mitsvot ?

Le sujet revient régulièrement : un jour, une étude explique que le vin rouge serait bon pour le cœur, et quelques mois plus tard, une autre affirme exactement l’inverse. Pas évident de s’y retrouver. En tant que Juifs, la question revêt une dimension particulière, car le vin fait partie intégrante de notre tradition. Kiddouch, fêtes, mariages... Difficile de passer à côté !

La Torah elle-même lui accorde une place importante. Le Talmud affirme : "Le vin possède deux vertus : il rassasie et réjouit." (Brakhot 35b). Plus surprenant encore, on y trouve cette affirmation : "La première cause des guérisons, c’est le vin ; la première cause de la longévité, c’est le vin." (Baba Batra 58b).

Le vin : oui, mais…

engendre la débauche." (Bamidbar Rabba 20) Autrement dit : le vin peut élever l’homme, tout comme il peut lui faire perdre ses repères.

La Torah nous montre également cette dualité à travers le Nazir, qui fait notamment vœu de s’abstenir totalement de vin et de tout produit issu de la vigne. (Bamidbar 6, 1-4) Pourquoi une telle abstinence alors que le vin accompagne tant de Mitsvot ?

Ce n’est pas le vin qui est en cause, mais la place qu’on lui donne. "

Justement parce que la Torah reconnaît sa puissance. Le vin peut être un outil de sainteté lorsqu’il est utilisé avec mesure, mais certaines personnes choisissaient temporairement de s’en éloigner pour renforcer leur maîtrise de soi et leur élévation spirituelle. Le message est donc clair : ce n’est pas le vin qui est en cause, mais la place qu’on lui donne.

À première vue, le message semble clair. Pourtant, nos Sages ont également multiplié les mises en garde. "Lorsque le vin rentre, les secrets sortent." (‘Erouvin 65a). "Le vin

À l'époque de nos Sages, le vin était généralement consommé dilué avec de l'eau et en quantité modérée. Il accompagnait

le repas. On ne buvait pas pour oublier ses problèmes, se détendre après une journée difficile ou chercher une forme d'évasion.

Aujourd’hui, les connaissances médicales ont beaucoup évolué. Le raisin contient naturellement des polyphénols et d’autres antioxydants intéressants pour l’organisme.

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le vin rouge a longtemps bénéficié d’une bonne réputation. Cependant, les recherches récentes montrent que les éventuels bénéfices sont largement contrebalancés par les effets de l’alcool lui-même, notamment sur le foie, certains cancers, le sommeil et la santé cardiovasculaire lorsque la consommation devient régulière.

Qu’en est-il des alcools forts ?

Whisky, vodka, arak, rhum, gin ou cognac ont un point commun : ils contiennent tous beaucoup plus d’alcool que le vin. Contrairement à certaines croyances populaires, aucun d’entre eux n’apporte de bénéfice particulier pour la santé. Le whisky n’est pas meilleur pour le cœur, la vodka n’est pas plus "pure" et l’arak n’est pas plus digestif parce qu’il est traditionnellement consommé au Moyen-Orient.

Le principal danger des alcools forts réside dans leur concentration : un petit verre peut contenir autant d’alcool qu’une quantité beaucoup plus importante de vin. Résultat, il devient plus facile de dépasser ses limites sans même s’en rendre compte. De plus, les effets sur les réflexes et le comportement apparaissent souvent plus rapidement.

Faut-il s’inquiéter du verre de Kiddouch du vendredi soir ?

Pour une personne en bonne santé, une consommation occasionnelle et modérée n’est généralement pas problématique. Ce qui inquiète les professionnels de santé, c’est davantage la consommation régulière,

l’habitude quotidienne ou la recherche systématique de l’effet relaxant de l’alcool.

Au fond, le judaïsme nous transmet ici une leçon très actuelle. Nous ne sanctifions pas le vin parce qu’il aurait des vertus médicamenteuses. Nous l’utilisons pour marquer un moment de sainteté, de gratitude ou de joie. Ce n’est pas parce que nous récitons une bénédiction particulière sur le vin (Boré Péri Haguéfen), qu’il est une bénédiction en soi. Lever une coupe pour le Kiddouch, un mariage ou une Sim’ha fait partie de notre tradition depuis des millénaires. L’essentiel est de garder à l’esprit que, comme pour beaucoup de choses dans la vie, la vraie bénédiction se trouve dans l’équilibre. C’est probablement ce que nos Sages avaient déjà compris lorsqu’ils nous ont laissé à la fois des louanges du vin... et des avertissements contre ses excès.

Si quelqu’un nous fait perdre de l’argent, on se dira : "Pourquoi m’inquiéter ? Ce que je ne dois pas perdre, je ne le perdrai pas, ou je le recevrai autrement, et celui qui m’a pris le perdra à son tour." Il peut aussi se rappeler qu’il vaut mieux perdre de l’argent que de le dépenser en soins médicaux (D.ieu préserve).

Le vin du Kiddouch me donne des migraines...

Dois-je boire le vin du Kiddouch si cela me donne mal à la tête ? Et peut-on faire le Kiddouch sur du vin blanc ?

Réponse du Rav Yigal Avraham

Si le jus de raisin ne vous fait pas mal à la tête, utilisez-le à la place du vin — c’est la solution idéale (hors Pessa’h). Pour le vin blanc : le rouge est préférable, mais le blanc est parfaitement valide.

Si le blanc est de meilleure qualité, on le privilégiera (Choul’han ’Aroukh 272, 4 ; Michna Beroura 10).

Chabbath : laisser un écran connecté à des cours de Torah

Dans le cas où on maitrise parfaitement le système de prises connectées, est-ce qu’on peut programmer un écran Chabbath qui s’allume tout seul (ou qui reste allumé depuis l’entrée de Chabbath) sur une playlist de cours de Torah qu’on aura préalablement choisis ? Le but n’est pas de rester scotché aux écrans, mais de prévoir dans la maison une pièce où des cours sont disponibles à chaque moment, avec la possibilité ou non de les suivre.

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Il est strictement interdit d’agir comme mentionné dans votre question.

Le Chabbath n’est pas seulement un jour où certaines actions sont interdites, c’est surtout un jour où l’on change complètement l’atmosphère de la maison. Nos prophètes, les Néviim, ainsi que nos Sages, les ‘Hakhamim, ont insisté sur le fait que ce jour est différent de toute la semaine. Chabbath est un jour durant lequel on se détache du rythme habituel et des préoccupations ordinaires.

Même lorsque tout est préparé à l’avance, le fait de laisser volontairement des dispositifs fonctionnant en continu dans un espace de la maison va à l’encontre de cet esprit. Le Chabbath doit se ressentir dans l’ambiance de la maison : dans la sérénité et la direction vers des choses plus élevées. Ce n’est donc pas seulement une question d’actions interdites, mais aussi de respect de l’esprit même du Chabbath tel que voulu par la Torah.

Il est important de bien protéger la sainteté du Chabbath et de l’honorer comme il faut, selon l’esprit de la Torah. Celui qui fait attention à respecter ce grand jour reçoit en retour une grande protection d’Hachem : le Chabbath devient pour lui une source de bénédiction et de protection dans tous les domaines de sa vie. Tout n’est pas dit à ce sujet ! (Iguerot Moché Ora’h ‘Haïm 4, 60 ; Chémech Oumaguen 2, 64 ; ‘Arokh Hachoul’han 338, 5 ; ‘Helkat Ya’akov Ora’h ‘Haïm 70, etc.)

Cuire en même temps du poisson et du lait dans un four

Pour quelqu’un qui ne mélange pas le poisson et le lait, peut-on cuire dans le même four en même temps une pizza au fromage et une autre avec du thon ?

Réponse de Rav Avraham Garcia

Ceux qui s’abstiennent de consommer du poisson et du lait devront apparemment s’abstenir aussi de les cuire dans le même four. (‘Hazon ‘Ovadia Ta’arovet 27)

Chanson IA & nom de D.ieu

Peut-on, selon la Halakha, utiliser une intelligence artificielle vocale pour générer une chanson qui chante des Téhilim ou des versets, avec les noms de D.ieu prononcés, ou faut-il remplacer ces noms par Hachem ou une forme modifiée ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Du point de vue de la Halakha, il n’y a pas d’interdit à utiliser une intelligence artificielle vocale pour générer une chanson contenant des Téhilim ou des versets, même lorsque les noms d’Hachem y sont prononcés.

Un appareil électronique n’est pas soumis aux Mitsvot et n’a pas d’interdiction de prononcer les noms d’Hachem en vain. Mais il est malgré tout préférable d’éviter cela, afin de préserver le respect et l’importance particulière dus aux noms d’Hachem, et de ne pas les banaliser.

Quelle partie du Tsitsit embrasser pendant le Chéma’ ?

Quand on embrasse les Tsitsit dans le troisième paragraphe du Chéma’, doit-on embrasser les fils ou les nœuds ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Il est bien d’attarder son regard sur les nœuds et les fils et d’embrasser à ces deux endroits, également, mais ce n’est pas obligatoire, il suffit de voir et d’embrasser les fils. (Kaf Ha’haïm sur Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 24, 4-5)

Yi’houd dans une boutique ?

Mon mari est audioprothésiste et travaille dans une boutique où il est seul avec une assistante. Cette situation me met mal à l’aise et, au-delà de l’aspect du respect dans le couple, je m’interroge aussi sur la question du Yi’houd (isolement interdit). Mon mari me dit qu’il n’y a pas de problème puisque la boutique est ouverte et accessible aux passants. Est-ce effectivement le cas ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

1. Si la devanture de la boutique est vitrée et que les passants voient ce qui s’y passe, il n’y a pas de Yi’houd.

2. Si votre mari et son assistante se trouvent seuls, dans l’arrière-boutique, c’est interdit !

3. Si la devanture de la boutique n’est pas vitrée et que les clients peuvent y entrer sans sonner au préalable, il n’y a pas de Yi’houd. (Michméret Hayi’houd 25, 8)

Pour les détails à connaître sur le lieu du travail, consultez cette question-réponse : https://www.torah-box.com/question/employes-etudiants-dans-un-milieu-mixte-ce-qu-il-faut-savoir_44459.html

Cigares croustillants de saumon, poireaux et herbes fraîches

Le fondant du saumon, la douceur des poireaux et la fraîcheur des herbes se marient à merveille dans ces cigares dorés et croustillants. Une entrée raffinée et hyper tendance qui fera sensation à table.

Ingrédients

• 8 feuilles de brick

• 300 g de saumon frais

• 2 poireaux nettoyés et vérifiés

• 1 échalote

• Quelques brins d’aneth et de ciboulette

• 2 cuil. à soupe de crème épaisse Parvé

• 40 g d’huile

• Sel, poivre

Pour 4 personnes

Préparation : 25 min

Cuisson : 20 min

Difficulté : moyen

Réalisation

- Coupez le saumon en petits dés.

- Émincez les poireaux et l’échalote puis faites-les revenir dans l’huile jusqu’à obtenir une texture fondante. Ajoutez le saumon, les herbes fraîches et la crème. Assaisonnez puis laissez refroidir légèrement.

- Déposez une cuil. de farce sur chaque feuille de brick puis roulez soigneusement afin de former des cigares bien serrés.

- Badigeonnez les cigares d’huile puis disposez-les sur une plaque recouverte de papier cuisson.

- Enfournez à 190 °C pendant environ 20 min, jusqu’à obtenir une belle coloration dorée et croustillante.

Bon appétit !

Chabbath Chalom ! Murielle Benainous

Perle de la semaine par

"Pour faire la guerre, il faut être 2 ; je ne serai jamais le 2ème" (Rav Réfaël Ya'akov Israël de Sarcelles)

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Torah-Box Magazine n°366 Israël - Houkat by Torah-Box - Issuu