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Il y a quelques jours, les Israéliens se sont réveillés au son des sirènes et ont vite couru aux abris. Il s’est avéré que l’Iran avait lancé vers le pays des dizaines de missiles. Israël a immédiatement riposté en bombardant Téhéran et, au bout de 17 heures, tout était terminé. Bien que depuis des semaines, on ne cesse de parler d’une guerre imminente avec l’Iran, on a tout de même été surpris. En effet, le monde entier suit de près les pourparlers entre les États-Unis et le régime radical iranien qui, en cas d’échec, pourraient effectivement déboucher sur des affrontements. Et ce jour-là, rien n’avait encore été signé.
Cette attaque imprévisible a plongé le pays dans le stress et la confusion, avec un quotidien de nouveau bouleversé : les enfants à la maison, les projets de vacances ainsi que les festivités de mariage en suspens, l’aéroport perturbé, sans compter les dégâts que ces missiles peuvent occasionner.
Le réflexe premier de l’homme devant une telle menace est de chercher à obtenir des informations afin de comprendre la situation, et il se tourne alors “naturellement” vers les médias ! Les journalistes, quant à eux, se sont très vite excités, trouvant là un nouveau sujet sur lequel s’exprimer — le pire pour eux étant lorsqu’il ne se passe rien. Et ils ne vont pas “décevoir”. Outre le passage en revue de l’attaque et de sa riposte, on s’attarde sur les questions que cette salve de missiles aurait “réveillées” ! On discute des intentions réelles de l’Iran, des rapports entre les États-Unis et Israël, de ce qui se trame dans la tête de Donald Trump, de ses relations avec Netanyahou, de l’avenir du Moyen-Orient, de l’état d’alerte d’Israël face à une attaque éclair...
Sommes-nous sortis plus apaisés de toutes ces analyses ? Non ! Plus instruits ? Pas vraiment ! En réalité, c’est beaucoup
d’énergie perdue, des considérations stériles qui, 17 heures plus tard, s’avèrent déjà n’avoir plus aucun sens…
Si les médias exercent une telle emprise sur nous, c’est aussi parce qu’ils prennent place dans un vide existentiel sidéral. L’être humain a besoin de sens, de réflexion, de liens sociaux et de spiritualité. Lorsque ces derniers lui font défaut, les médias deviennent une source permanente de stimulation qui occupe le temps et l’attention sans répondre à ces besoins profonds. De plus, la surabondance d’analyses et de polémiques absorbe l’attention sans conduire à une meilleure compréhension. Souvent même, les médias passent du rôle d’informateurs à celui de “fabricants d’opinions”. Dans notre cas présent, ils n’auront fait qu’augmenter le stress et l’inquiétude. (Il est certes important de s’informer. Mais bien souvent, deux minutes par jour suffisent : la simple lecture des titres permet déjà de savoir l’essentiel.)
Un vrai croyant, lui, lit les faits selon la perspective de la Émouna (la croyance en D.ieu). Rien ne l’ébranle, puisque tout est dirigé par D.ieu, bon et tout-puissant, qui contrôle tout. Les événements peuvent — ou doivent — nous interpeller en vue d’une action positive, d’un comportement à améliorer, voire d’un message qui se faufile à travers eux.
Nous ne connaissons pas l’avenir, particulièrement en ce qui concerne la menace que représente le régime de Téhéran. Mais nous savons que toute l’histoire converge vers un but unique : reconnaître D.ieu. Et notre rôle, en tant que Juifs, est justement de participer à cette reconnaissance. Ne nous détournons pas de cette mission précieuse par ces “bouffeurs de temps” !
Rav Daniel Scemama

Rav Daniel Scemama
L'Édito - 17 heures de guerre, combien d'heures
perdues ?
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Ma place, c’est la meilleure pour moi !
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Cigares croustillants de saumon, poireaux et herbes

Responsable publication
David Choukroun
Rédacteurs
Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Sarah Kisielewski, Rav Avraham Kadoch, Rav Yehonathan Gefen, Rav Nathaniel Mimoun, Rav Yigal Avraham, Rav Gabriel Dayan, Rav Avraham Garcia, Murielle Benainous
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17 juin
2 Tamouz 19 juin
Daf Hayomi 'Houlin 48
Michna Yomit Kélim 11-5
Daf Hayomi 'Houlin 49
Michna Yomit Kélim 11-7
Daf Hayomi 'Houlin 50
4 Tamouz
3 Tamouz 20 juin
6 Tamouz
Michna Yomit Kélim 11-9
Parachat Kora'h
Daf Hayomi 'Houlin 51
Michna Yomit Kélim 12-2
Daf Hayomi 'Houlin 52
Michna Yomit Kélim 12-4
Daf Hayomi 'Houlin 53
Michna Yomit Kélim 12-6
Daf Hayomi 'Houlin 54
Michna Yomit Kélim 12-8
Jeudi 18 Juin
Rabbi Ména'hem Mendel Schneerson (Rabbi de Loubavitch)
Rav David Hacohen Yehonatan
Vendredi 19 Juin
Rav Ya'akov Ben Méir (Rabbénou Tam)
Mardi 23 Juin
Rav Eliahou Manni
Horaires du Chabbath
Paris Lyon Marseille Strasbourg
Entrée 21:39 21:15 21:03 21:16
Sortie 23:04 22:33 22:17 22:40
Zmanim du 20 Juin
Paris Lyon Marseille Strasbourg
Nets 05:47 05:51 05:58 05:27
Fin du Chéma (2) 09:49 09:46 09:49 09:28
'Hatsot 13:52 13:42 13:40 13:31
Chkia 21:57 21:33 21:22 21:34

Donald Trump annonce un accord avec l’Iran ; Israël reste sceptique
Le président américain
Donald Trump a annoncé dimanche soir la finalisation d’un accord avec l’Iran, qui prévoit notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, la levée du blocus naval américain ainsi qu’un cessez-le-feu immédiat au Moyen-Orient, y compris au Liban. Selon les médiateurs pakistanais, la signature officielle du texte doit avoir lieu le 19 juin à Genève, en Suisse.

a précisé que ce protocole ouvrait une période de négociations de 60 jours en vue d’un accord définitif, tout en soulignant que "la méfiance demeure" envers les États-Unis.
Le vice-président américain JD Vance a fait savoir qu’il comptait assister à la cérémonie, tandis que la présence de Donald Trump demeure "possible". Du côté iranien, le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a affirmé que l’accord mettait "fin immédiatement à la guerre". Il
Si l’Union européenne et plusieurs pays du Moyen-Orient ont salué l’accord, celui-ci suscite en revanche des réserves en Israël, aussi bien au sein de la coalition que dans une partie de l’opposition. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a notamment rappelé que ce texte n’engageait pas Israël, qui reste un État "indépendant et souverain". Le ministre des Finances, Betsalel Smotrich, a lui aussi vivement critiqué le texte, estimant qu’il constitue une mauvaise nouvelle "tant pour Israël que pour l’ensemble du monde libre".
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Le général druze Hicham Ibrahim nommé secrétaire militaire du ministère de la Défense
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé la nomination du général de brigade Hicham Ibrahim au poste de secrétaire militaire du ministère de la Défense. Membre de la communauté druze, Hicham Ibrahim occupe actuellement les fonctions de chef de l’Administration civile. Au cours de sa carrière militaire, il a exercé

plusieurs responsabilités de premier plan au sein de Tsahal. Dans un communiqué, Katz a félicité le général Ibrahim pour sa nomination et s’est déclaré convaincu qu’il remplira cette mission avec succès "durant une période sécuritaire complexe et particulièrement importante pour l’État d’Israël".
Le président du Somaliland reçu par le président Herzog à Jérusalem
Le président israélien Its'hak Herzog a reçu ce dimanche à Jérusalem le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi. Israël est devenu il y a quelques mois le premier pays au monde à reconnaître officiellement le Somaliland, territoire qui a fait sécession

de la Somalie en 1991. Les autorités du Somaliland ont annoncé, il y a quelques semaines, leur intention d’ouvrir une ambassade à Jérusalem, marquant ainsi un nouveau rapprochement diplomatique entre les deux pays.

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Israël : Deux drones du 'Hezbollah s’écrasent dans le Nord, sans faire de blessés

Deux drones piégés du 'Hezbollah se sont écrasés dimanche matin en territoire israélien, à proximité de la frontière avec le Liban, a affirmé Tsahal. Les engins ont explosé dans une zone militaire, grâce à D.ieu sans faire de blessés. L’incident a provoqué une réaction immédiate du ministre des Finances et membre du cabinet de sécurité, Betsalel Smotrich. Dans un message publié sur X, il a appelé le Premier ministre à appliquer sans délai la doctrine dite "de la Da'hya", selon laquelle tout tir visant des localités civiles du nord du pays entraînerait des frappes contre le bastion du 'Hezbollah dans la banlieue sud de la Da'hya à Beyrouth.
Une journaliste française soutien du 'Hamas réfoulée à Ben Gourion
Le ministre de la Diaspora Ami'hay Chikli a interdit jeudi dernier l'entrée sur le territoire israélien d'Alice Froussard, journaliste à Radio France. Froussard a plusieurs fois accusé d'Israël d'"apartheid" et a déclaré au sujet du 7 octobre "qu’il faut examiner cette attaque dans son contexte". "J’ai le plaisir d’annoncer qu’en ce moment même, Alice Froussard, journaliste française soutenant le 'Hamas (...) est en route de l’aéroport Ben Gourion pour Paris. (...) Elle aussi a constaté que l’État d’Israël a perdu patience face aux sympathisants du 'Hamas et à ceux qui soutiennent les sanctions et les boycotts à son encontre. Bon voyage", a écrit le ministre sur son compte X.

Prières dans le monde juif francophone pour la guérison du Rav Ron Chaya

Le Rav Ron Chaya, Roch Yéchiva de la Yéchiva Yéchou'ot Yossef à Jérusalem et l'un des initiateurs du mouvement de Téchouva dans le monde francophone, se trouve depuis vendredi dans un état critique mais stable, à la suite d'une hémorragie cérébrale. Le Rav est actuellement à l'hôpital dans le coma. Depuis l'annonce de l'aggravation de son état de santé, la communauté juive se mobilise par des prières et des bonnes actions pour sa guérison. Un rassemblement a notamment été organisé au Kotel dimanche soir. Son épouse a tenu à remercier chaleureusement la communauté et appelle chacun à prier pour la guérison du Rav Ron Moché Ben Aviva.
Chabbath, à la synagogue y a eu un immense Kiddouch à l'occasion de la Bar Mitsva du fils du Gabay
Lors de la prière de ‘Arvit, il a annoncé qu’il invitait tous ceux qui ne parleraient pas pendant la prière. Quel bonheur
C’était le silence complet jusqu’à ‘Alénou Lechabéa’h.
4 militants britanniques condamnés à la prison ferme pour une attaque violente de l’usine Elbit

Quatre militants pro-palestiniens britanniques ont été condamnés vendredi à des peines de plusieurs années de prison pour un raid mené en 2024 contre une usine de la société de défense israélienne Elbit – un raid qui avait causé plus d’un million de dollars de dégâts. Retenant un lien avec le "terrorisme", le juge a prononcé des peines plus lourdes. Lors de leur attaque, les quatre militants avaient endommagé des ordinateurs, des drones et d’autres équipements, avant de s'en prendre aux agents de sécurité et aux policiers qui tentaient de les arrêter. L'un des accusés, militant "pour la paix", avait notamment frappé une policière avec une masse, lui fracturant la colonne vertébrale.

• תֶסֶנְכה תיֵב (Beth Haknesset) - synagogue
• קָנֲע (‘Anak) – géant, immense
• דובְכִל (Likhvod) – à l’occasion de, en l’honneur de, à l’attention de
• עיִדוה (Hodia’) – il a annoncé
• ןיִמְזמ (Mazmin) – il invite
•
•

(Yidabèr) – parlera, parlerait
(Eizé Kef) – quel kiff, quel bonheur
(Chékèt) – silence, calme
(Mou’hlat) – absolu, total
D’autres mots avec la racine ט.ל.ח. (fixer, déterminer)
(Léha’hlit) – décider
(Ha’hlata) – décision
(Hè’hléti) – déterminé, résolu
Israël signe une première mondiale avec une thérapie génique cérébrale sur un nourrisson
Des médecins israéliens ont réalisé une première mondiale en administrant directement dans le cerveau d’un bébé de huit mois une thérapie génique destinée à traiter une forme rare et potentiellement mortelle d’épilepsie génétique, a annoncé lundi l’Université hébraïque de Jérusalem. L’intervention, menée le mois dernier à
l’hôpital pour enfants Schneider de Péta’h Tikva, a permis d’introduire des copies fonctionnelles du gène essentiel manquant. Cette avancée repose sur les travaux du professeur Rami Akeilan, chercheur au Centre Lautenberg pour l’immunologie et la recherche sur le cancer de la Faculté de médecine de l’université.
Une vache rousse, un phénomène rarissime, voit le jour dans une ferme de Galilée
Une génisse rousse rare est récemment née dans une ferme laitière des montagnes de Galilée, suscitant l’intérêt de l’Institut national de recherche sur la Para Adouma. Baptisé "Temima" (parfaite, intègre) l’animal fait actuellement l’objet d’examens halakhiques et pratiques. Selon les responsables de l’Institut, la génisse est entièrement rousse, mais une question sur

sa validité demeure autour d’un petit défaut causé par la pose d’une étiquette à son oreille peu après sa naissance. Le Beth Midrach de l’Institut devra désormais étudier les implications halakhiques de cette blessure et de sa cicatrisation, afin de déterminer son éventuelle validité future comme Para Adouma.

Israël Katz : "Nous nous opposons à tout retrait de Tsahal du Liban, malgré toutes les pressions"
Peu après l’annonce de l’accord entre les États-Unis et l’Iran, le ministre de la Défense, Israël Katz, a affirmé qu’Israël n’envisageait aucun retrait militaire du Liban, de la Syrie ou de Gaza. Il a assuré que les infrastructures terroristes, en surface comme en sous-sol, seraient démantelées, et que les habitations frontalières utilisées par le 'Hezbollah seraient détruites. Pour lui, la mise en place
de zones tampons constitue "l’un des plus grands succès de Tsahal" depuis le début de la guerre.
"C’est pourquoi nous nous opposons à un retrait de Tsahal du Liban, malgré toutes les pressions", a-t-il déclaré. Le ministre a enfin indiqué que Netanyahou avait présenté cette position au président américain.
'Hassan Youssef, cofondateur du 'Hamas, libéré par Israël sans inculpation après deux ans et demi de détention
'Hassan Youssef, l’un des cofondateurs du 'Hamas en Judée-Samarie, a été libéré après deux ans et demi de détention administrative, sans avoir été inculpé, rapportent les médias palestiniens. Il avait été arrêté le 19 octobre 2023 à son domicile près de Ramallah, dans le cadre d’une vaste vague d’arrestations de terroristes du
'Hamas en Judée-Samarie après le massacre du 7 octobre. Par le passé, Youssef avait déjà été arrêté à plusieurs reprises par Israël et avait passé de longues années en prison, aussi bien en détention administrative qu’à la suite de condamnations liées à ses activités au sein de l’organisation terroriste.

Eurosatory 2026 : Israël dénonce le blocage de ses pavillons

Le ministère israélien de la Défense a vivement dénoncé le blocage des pavillons israéliens au salon Eurosatory 2026, organisé à Paris-Nord Villepinte. Selon Jérusalem, les stands des industriels israéliens ont été barricadés dans la nuit, alors même que les entreprises concernées avaient accepté les conditions imposées par les autorités françaises et ne présentaient que des systèmes défensifs. Israël y voit une décision "cynique et discriminatoire" à visée politique, destinée à écarter ses technologies d’un rendez-vous majeur de la défense. Le ministère a assuré que ces restrictions n’empêcheraient pas les exportations israéliennes de poursuivre leur progression.
"On va tous vous génocider" : des lycéens juifs pris à partie lors d'une rencontre scolaire au théatre de La Scala à Paris
Des lycéens juifs ont été pris à partie le 4 juin au théâtre de La Scala, à Paris, lors d’une rencontre artistique scolaire. Selon plusieurs témoignages, le discours politique déplacé du directeur Frédéric Biessy sur le conflit au Proche-Orient aurait déclenché un climat hostile. Des élèves juifs ont ensuite été visés par des insultes antisémites, des crachats et de graves menaces, dont "On va tous vous génocider". Face à la tension et à l’absence d’intervention des encadrants, les responsables des établissements concernés ont fait sortir leurs élèves avant la fin de la représentation, qu'ils préparaient depuis un an.
Le FSJU et le CRIF ont dénoncé des faits d’une extrême gravité.
Elyssia Boukobza




par Rony Hayot
Pendant trop longtemps, sous pression internationale, l’État d’Israël a imposé à ces communautés une posture intenable de retenue. L’armée recevait l’ordre de se retirer, laissant les villages isolés face au danger. Après des années de laxisme institutionnel, d’attaques non punies et de plaintes classées par milliers, les Mitna’halim ont dit stop.

En ce moment même, les médias occidentaux ne bruissent que d’un seul et unique refrain : le prétendu "terrorisme juif" en Judée-Samarie. À les entendre, de jeunes Israéliens radicalisés sèmeraient l’anarchie la plus totale dans les Yichouvim — agressant de "pauvres Palestiniens innocents", brûlant des récoltes, tuant du bétail et déracinant des oliviers présentés comme millénaires. Ces prétendues victimes arabes ont trouvé une oreille ultracomplaisante auprès des organisations internationales et des innombrables ONG de gauche qui quadrillent le terrain. On leur tend avec empressement des milliers de micros et de caméras, sans que personne dans la presse internationale ne prenne jamais la peine de vérifier la réalité factuelle. Ce parti pris flagrant n’est pas nouveau, mais il atteint aujourd’hui des sommets de mauvaise foi.
Le harcèlement routier est massif et quotidien : jets de pierres, cocktails Molotov, tirs ciblés contre des véhicules civils juifs
universitaires déconnectés et rabbins progressistes — tous ceux qui vivent confortablement à Paris, Londres ou Bruxelles, à des milliers de kilomètres de toute menace existentielle — s’agenouillent sans pudeur devant les spécialistes palestiniens de la victimisation.
On les voit se pavaner sur les plateaux européens, signer des pétitions honteuses et débattre dans les salons feutrés de Paris pour expliquer au monde entier — et surtout à nous qui vivons et saignons ici — que le peuple juif compte lui aussi ses propres "bourreaux". Ces gens agissent par pure lâcheté politique. Ils croient naïvement qu’en prenant publiquement parti pour les ennemis déclarés d’Israël, ils achèteront leur salut face à la catastrophe antisémite qui les attend pourtant de pied ferme dans leurs propres pays.
Ce qui provoque notre plus profonde colère, c’est de voir débarquer en sauveurs dans ce débat biaisé une nouvelle catégorie d’acteurs particulièrement nuisibles : les pseudointellectuels juifs d’Europe. Philosophes de salon, écrivains en quête de reconnaissance,
Ce que ces intellectuels de salon ne disent jamais, c’est ce qui se passe réellement sur le terrain. Profitant des failles chroniques de la Hasbara israélienne, nos adversaires inondent les réseaux sociaux de leur propagande, entièrement basée sur des données falsifiées provenant de trois sources bien identifiées.
L’OCHA d’abord — référence internationale absolue pour le suivi des incidents en JudéeSamarie, malgré le parti pris anti-israélien viscéral de l’ONU. Les faits parlent d’eux-mêmes : sur l’ensemble de l’année, l’ONU elle-même a recensé 9 Palestiniens tués par des résidents d’implantations, contre 17 Israéliens assassinés par des Palestiniens. Des dossiers à charge sans preuves concrètes, sans chiffres vérifiables, sans localisations précises.
Les ONG ensuite — Oxfam, Al-Haq, Yesh Din, B’Tselem, Breaking the Silence. Des structures ultra-politisées, massivement financées par des gouvernements étrangers pour affaiblir Israël de l’intérieur. Preuve de leur dérive totale : l’ancienne directrice générale d’Oxfam GrandeBretagne, Halima Begum, a publiquement accusé sa propre organisation en février 2026 d’entretenir une culture institutionnelle profondément "toxique et antisémite".
Les statistiques officielles israéliennes enfin — police, armée, Chin Beth — qui s’expriment dans un cadre légal strict, soumises aux impératifs diplomatiques et aux pressions extérieures.
L’ensemble des informations diffusées en Occident est donc manipulé à l’extrême. Pas de chiffrage sérieux. Que des suppositions vagues et des estimations sorties de nulle part. C’est pourtant sur ce néant factuel que le monde entier se base pour criminaliser les résidents des implantations.
Rappelons un principe élémentaire : ce n’est pas parce qu’une information non vérifiée est reprise en boucle par cent médias qu’elle devient magiquement une vérité. C’est précisément par ce mécanisme que des termes comme "génocidaires" ou "tueurs d’enfants" deviennent des lieux communs dans la bouche d’antisémites patents — et que des nôtres les relaient sans sourciller.
Avez-vous lu, ne serait-ce qu’une seule fois, la moindre enquête sérieuse sur ce que subissent réellement les habitants juifs de Judée-Samarie ?
Le harcèlement routier est massif et quotidien : des milliers de jets de pierres, de cocktails Molotov, des tirs ciblés contre des véhicules civils juifs. La Route 60 ressemble à un Far West
permanent. Les agriculteurs juifs subissent le vol systématique de leur bétail, les incendies criminels de leurs vergers, le saccage de leurs Hagarot — ces entrepôts indispensables dont les grillages sont coupés nuit après nuit.
Pendant trop longtemps, sous pression internationale, l’État d’Israël a imposé à ces communautés une posture intenable de retenue. L’armée recevait l’ordre de se retirer, laissant les villages isolés face au danger. Avant l’arrivée de David Zini à la tête du Chin Beth, des scandales internes avaient révélé une véritable chasse aux sorcières pour traquer et dissuader les Juifs qui osaient simplement se défendre.
Après des années de laxisme institutionnel, d’attaques non punies et de plaintes classées par milliers, les résidents des implantations ont dit stop. Aujourd’hui, ils se défendent. Ils répondent aux provocations, ils réagissent aux attaques, ils s’arment — parce qu’ils n’ont pas le choix pour survivre. Lorsqu’un habitant de JudéeSamarie, poussé à bout après des décennies d’abandon, décide de protéger sa vie, ses biens et ses enfants, ce n’est pas de l’anarchie : c’est la légitime défense la plus élémentaire.
Nous ne sommes pas en Europe. Ici, lors d’une émeute, on ne risque pas une vitrine cassée. Ici, on kidnappe des enfants. Ici, on vous percute à pleine vitesse pour faire un maximum de morts juifs, en maquillant ensuite l’acte terroriste en accident de la route.
Alors, une bonne fois pour toutes : fichezleur la paix. Si le sort de ces "colons" vous intéresse ne serait-ce qu’un minimum, posez vos stylos moralisateurs et quittez vos plateaux complaisants. Prenez un billet. Venez passer une nuit dans un Yichouv isolé. Venez rouler sur la Route 60.
Si vous n’en avez pas le courage, ayez au moins la décence d’arrêter de signer des pétitions destructrices. Vos écrits ne nous protègent pas face aux balles. Pire : ils alimentent directement en arguments les pires antisémites d’Europe que vous prétendez pourtant fuir et combattre.
Rony Hayot Journaliste et analyste politique

La Paracha de Kora’h raconte une révolte difficile à comprendre. Kora’h n’était pas un homme simple, et ceux qui l’ont suivi n’étaient pas des ignorants. La Torah parle de deux cent cinquante hommes importants, des chefs, des personnalités élevées. Comment des hommes aussi grands ont-ils pu se tromper au point de s’opposer à Moché et Aharon ?
transformer en effronterie, en revendication, en recherche de Kavod.

Le Chem Michmouel attire notre attention sur un détail étonnant. Après leur faute, Hachem demande de récupérer les encensoirs avec lesquels ils ont apporté l’encens, puis d’en faire un revêtement pour le Mizbéa’h. La question est forte : comment des ustensiles liés à une faute aussi grave peuventils devenir une partie de l’autel, le lieu même où l’on apporte les Korbanot ?
C’est exactement ce qui s’est produit avec Kora’h. Son désir de servir Hachem s’est peu à peu mélangé avec une volonté personnelle : pourquoi pas moi ? Pourquoi Aharon ? Pourquoi cette fonction ne me revient-elle pas ? À partir de ce moment-là, ce qui ressemblait à une aspiration sainte est devenu une remise en cause de la volonté divine.
La vraie 'Avodat Hachem ne consiste pas seulement à avoir de grands élans.
C’est pour cela que Moché ne prie pas pour lui. Kora’h ne conteste pas seulement une nomination. Il touche à la racine même de la transmission. Moché et Aharon n’ont pas choisi leur place : Hachem la leur a donnée. S’opposer à eux, c’était donc ne pas s’annuler devant la parole d’Hachem.
Elle consiste à savoir les diriger.
La réponse révèle le fond du problème. Chez Kora’h et ses compagnons, tout n’était pas faux au départ. Ils avaient un élan spirituel. Ils voulaient s’approcher de Hachem, participer davantage au service divin, ressentir eux aussi de la Kédoucha. Cet élan, en soi, est précieux. La Torah ne demande pas un service froid, sans désir ni enthousiasme. Elle veut que l’homme ait envie de servir Hachem.
Mais une Mida doit toujours rester dans sa juste mesure. Le mot Mida signifie justement “mesure”. Une qualité, même belle, devient dangereuse lorsqu’elle dépasse sa limite. L’élan vers Hachem peut devenir grandeur spirituelle ; mais s’il n’est pas maîtrisé, il peut se
Le cuivre des encensoirs devient alors un rappel permanent. Il enseigne que l’élan de Kora’h contenait une force qui aurait pu être utilisée pour la Kédoucha. C’est pourquoi on ne jette pas ces encensoirs. Mais ils deviennent aussi un avertissement : même le désir de servir Hachem doit être guidé, mesuré, purifié.
La vraie ‘Avodat Hachem ne consiste pas seulement à avoir de grands élans. Elle consiste à savoir les diriger. Vouloir se rapprocher de Hachem est indispensable, mais à condition que ce désir reste entièrement soumis à Sa volonté.
Rav Avraham Kadoch, président et fondateur de WorldBrit (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)

Parachat Kora'h
par Michaël Lumbroso

Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un A, la deuxième par un B, etc. Les participants doivent trouver le mot exact en français. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot surligné dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.


A dévoré les 250 hommes de Kora’h.

Depuis la Genèse, Hachem n’en avait pas fait de nouvelle, et là, Moché Lui a demandé d’en faire une




On y entrepose les récoltes de céréales.

Toujours de pair avec Aviram. Un tel homme ne pourra pas amener les encens.

Kora’h a contesté que Aharon l’ait reçue.

Sa présence indique à Moché de venir au Ohel Moéd.

La voiture de fonction de l’époque


Moché connaissait ce secret : les Kétorét ont le pouvoir d’arrêter cela.

La terre l’a ouverte pour engloutir Kora’h.

La terre l’a aussi englouti, ne laissant aucune trace de Kora’h et de ses complices.


Signifie “il a attiré par la parole” ou “il se sépara”.
a pris)
En France lors des mouvements de protestation, c’était les gilets jaunes, ici, les … bleus.
On doit lui donner un dixième des récoltes.


“Puisque tout le peuple était, pourquoi ne serions-nous pas tous au même niveau ?”

Ici sur le bâton d’Aharon, chez le Cohen Gadol, sur son front.

Ce mot a les mêmes lettres que Kédochim ( ), et a prouvé qui l’étaient.

Puisqu’il a demandé, on ne l’a pas cité en tant qu’ascendant de Kora’h.
Elles ont été recyclées en tant que revêtement du Mizbéa’h (l’autel).

La Michna dans Avot prend pour exemple de dispute qui n’est pas Léchem Chamaïm (pour le Ciel), celle de Kora’h et …

Sa jalousie lui a causé sa perte.

Celui qui a bon œil en donne un quarantième.



FEMMES
COUPLE

Je vous passe les trois semaines de délai entre l’épreuve et les résultats. Lorsque je reçois mes résultats, c’est le choc…
Il m’est arrivé un miracle comme il y en a rarement. Je vais vous expliquer : il s’agit de mon bac. Alors oui je sais, c’est bien beau, beaucoup de personnes pensent avoir échoué et finalement, elles ont de bonnes notes... Sauf que pour moi, il ne s’agit pas du tout de cela.
Bac de français
J’ai passé mon bac de français. Je pensais avoir réussi, tout était très bien. Mais voilà que trois heures après l’épreuve, je découvre que non seulement j’ai compris le texte à l’envers, mais bien pire que cela ! C’était l’histoire de deux amoureux et moi, j’ai compris qu’ils étaient mariés, ce qu’ils n’étaient pas du tout. De plus, j’ai compris que chacun avait d’autres amoureux. Il y avait écrit : "Fils d’un avocat, il ne peut lui avouer son amour parce qu’il n’est pas noble." J’ai pensé que l’amour n’était pas noble et qu’il avait plusieurs femmes ! Enfin, vous avez compris... le carnage assuré !

Il n’y avait vraiment aucune possibilité rationnelle pour avoir une bonne note. J’avais même écrit "baccaloréat" avec un "o" au lieu de "baccalauréat", sans faire exprès, sous le coup du stress ! Mais j’ai vraiment essayé de tenir tête et je me suis rappelée que la particularité d’un Juif était sa confiance aveugle en Hachem. Il y a une très belle phrase qui m’a aidée : une confiance aveugle en Hachem nous rend moins aveugle. Au début j’essayais de faire des calculs : "et si le correcteur pense comme ça... alors je peux avoir telle note et si… et si..."
Je rentre chez moi, tout le monde me dit : "Ta note ne va pas aller au-delà de 8/20. Tu as fait un contresens, un hors-sujet, tu n’es vraiment pas très douée !" Bref, j’essaye de tenir bon et de leur dire qu’il n’y a qu’Un Seul et Unique qui gère ce monde et que s’Il le veut, Il peut me mettre une note extraordinaire, ce à quoi ils me répondent que je suis complètement "timbrée".
Repêchage providentiel
Bref, je vous passe les trois semaines de délai entre l’épreuve et les résultats. Lorsque je reçois mes résultats, c’est le choc… j’ai eu 17/20 ! Oui, vous avez bien lu : 17/20, alors que d’autres qui pensaient avoir réussi ont eu des notes plus basses.
Jusqu’à ce que je me dise que c’est seulement si Hachem le décide qu’il y aurait telle ou telle chose. Je me suis rendue compte qu’il fallait vraiment juste L’implorer et Le convaincre, Lui. Quand je priais, j’essayais de me donner l’image d’un père qui détient tout dans Sa poche, j’avais juste à Le supplier de me le donner si c’était pour mon bien, et c’est une image qui aide beaucoup. Je devais aussi faire un travail pour y croire à 100%, pas juste que ce soit "une chance sur 1000". Hachem le pouvait, c’était évident : allait-Il le faire ? C’était ma surprise.
Enfin, je voudrais juste vous dire mon ressenti lorsque j’ai découvert ma note. Je me suis sentie très très très redevable envers Hachem, et par conséquent, j’avais envie de tout donner pour Lui !
Prière, Émouna : c’est Hachem qui gère
Ce n’était qu’une note, me direz-vous, mais je pense sincèrement que la clé pour servir Hachem est de voir toutes Ses bontés pour savoir à quel point Il nous aime, et surtout




renforcer notre Émouna ! C’est vraiment quelque chose qui n’est jamais acquis, c’est un travail constant. Hier, vous pouviez croire aveuglément en Hachem, mais aujourd’hui le Yétser Hara’ essaye de vous faire croire que c’est vous qui gérez.
Il est tellement rassurant et réconfortant de savoir qu’on ne gère rien, et que c’est Lui qui gère tout. On remet tout entre Ses mains, et on sait qu’on est entre les meilleures mains au monde ! On sait qu’au moindre problème, on a un accès direct aux coulisses du Ciel pour le régler…
Ta note ne va pas aller audelà de 8/20. Tu as fait un contresens, un hors-sujet, tu n’es vraiment pas très douée ! "
Enfin, le plus important est de prier pour se rapprocher d’Hachem, nos demandes ne sont qu’un prétexte

pour Lui parler… En tout cas, pour l’avoir ressenti, sachez à quel point Hachem est grand ! Oui, nous devons faire notre part d’effort, notre Hichtadlout, mais toujours garder en tête qu’à côté de nos efforts, il n’y a qu’Un Seul et Unique qui dirige tout, et que le résultat dépend entièrement de Lui.
Je n’ai qu’un seul message, dans la vie : juste prie ! Et vraiment, plus la confiance qu’on met en Hachem est grande, plus Il nous aide. Et ça, c’est vraiment un travail dans le cœur d’être persuadé totalement que c’est Le seul gérant de ce monde. Ein ‘Od Milévado ! Rien n’existe à part Lui.
Bon courage à toutes !
Témoignage anonyme

Les enfants, cette semaine, entraînons-nous à être contents de notre rôle à la maison, à l’école... et à bien l’utiliser.
À la table de Chabbath, toute la famille est réunie. Les bougies brillent encore, les ‘Hallot sont couvertes et papa distribue les rôles pour le repas.
"David, tu peux tenir mon Sidour pour le Kiddouch ; Ariel, tu distribueras les morceaux de ‘Halla, et Yoni, tu peux aider maman à apporter les salades."
Yoni se fige. "Pourquoi Ariel distribue la ‘Halla ? Moi aussi je veux faire ça."
Ariel baisse les yeux. Papa répond calmement : "Tu l’as déjà fait la semaine dernière. Aujourd’hui, c’est son tour."
Yoni croise les bras. Pendant tout le début du repas, il boude. Quand maman lui demande d’apporter les salades, il les pose sans sourire. Dans sa tête, il répète :
"Pourquoi lui et pas moi ?"
Un peu plus tard, mamie demande où est la salade d’aubergines. Personne ne l’a apportée. Yoni se rappelle qu’elle est restée dans la cuisine. Il va la chercher, puis remarque aussi qu’il manque des petites cuillères et de l’eau. Il apporte tout à table.

Dans la Paracha, Kora’h se révolte contre Moché et Aharon. Il veut une place qui ne lui appartient pas. Pourtant, Kora’h est déjà quelqu’un d’important : c’est une personnalité éminente de la lignée de Kéhat, fils de Lévi, et a donc un rôle précieux dans le service d’Hachem.
Alors, pourquoi se révolte-t-il ?
Mamie sourit : "Merci Yoni, tu as sauvé le repas !"
Papa le regarde : "Tu vois ? Tout le monde a une place. Celui qui distribue la ‘Halla est important. Celui qui voit ce qui manque aussi."
Yoni regarde Ariel. Il comprend qu’en voulant absolument le rôle de son frère, il a presque oublié le sien. À la fin du repas, il aide encore à débarrasser. Cette fois, il le fait avec plus de cœur.
Il découvre qu’on peut être utile quel que soit son rôle.

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !
Est-ce qu’il t’arrive de vouloir la place de quelqu’un d’autre ?
Quelle chose importante fais-tu à la maison, même si tout le monde ne la remarque pas ?
Comment peux-tu être satisfait de ta propre place ?
Parce qu’il regarde ce que les autres ont, au lieu de voir ce qu’Hachem lui a déjà donné. La jalousie lui fait croire que sa place ne suffit pas. La Torah nous apprend ici une grande leçon : chacun a son rôle, ses forces, sa mission. Vouloir prendre la place de quelqu’un d’autre peut nous faire perdre la nôtre.
Au lieu de dire : "Pourquoi lui et pas moi ?", on peut apprendre à dire : "Qu’est-ce que moi, je peux apporter ?"
Rabbi Zoucha d’Anipoli était un grand Tsadik connu pour son humilité. Il ne cherchait pas à ressembler aux autres, ni à prendre une place qui ne lui appartenait pas. Il voulait simplement servir Hachem avec les forces qu’il avait reçues.
On raconte qu’un jour, ses élèves le voient très ému. Rabbi Zoucha pleure. Ils s’approchent, inquiets. "Rabbi, pourquoi pleurezvous ?"
Rabbi Zoucha leur répond : "J’ai peur du jour où je monterai au Ciel."

chacun d’utiliser ses propres qualités, sa propre mission.
C’est exactement l’erreur de Kora’h. Kora’h a une place importante. Il fait partie de la tribu de Lévi, il a déjà une mission précieuse. Mais au lieu de voir ce qu’Hachem lui a donné, il regarde la place de Moché et d’Aharon. Et cette jalousie le pousse à se révolter.


Les élèves sont surpris. Pour eux, Rabbi Zoucha est un homme très saint, rempli de Torah, de bonté et de crainte d’Hachem. "Mais Rabbi, de quoi avez-vous peur ?"
Rabbi Zoucha explique alors : "Quand j’arriverai devant le tribunal céleste, on ne me demandera pas : ‘Pourquoi n’as-tu pas été comme Moché Rabbénou ?’ On ne me demandera pas non plus : ‘Pourquoi n’astu pas été comme Avraham Avinou ? On me demandera : ‘Zoucha, pourquoi n’astu pas été Zoucha ? Pourquoi n’as-tu pas utilisé les forces que Hachem t’a données pour exploiter pleinement ton potentiel ?’ Que répondre ?"
Cette phrase marque profondément ses élèves. Rabbi Zoucha leur apprend ainsi une grande leçon : Hachem ne demande pas à chacun d’être quelqu’un d’autre. Il ne demande pas à un enfant d’avoir exactement les mêmes talents que son frère, son ami ou son voisin. Il demande à
Rabbi Zoucha, lui, enseigne le contraire. Il ne dit pas : "Pourquoi je ne suis pas comme un ?" Il se demande : "Est-ce que je suis vraiment celui que je dois être ?"
Grâce à lui, on comprend qu’il ne sert à rien de passer son temps à regarder la place des autres. Un enfant peut être moins fort en dessin, mais très bon dans une autre matière ; un autre peut parler plus fort que les autres, mais savoir écouter ; un autre encore peut ne pas être le premier de la classe, mais aider un autre enfant en difficulté.
Chacun a quelque chose à apporter, et quand on accepte sa place, on peut vraiment évoluer pleinement.
Les enfants, cette semaine, au lieu de vous comparer à quelqu’un, cherchez une qualité que Hachem vous a donnée et utilisez-la pour faire du bien autour de vous.



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Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Malgré leurs nobles intentions, ces 250 hommes firent une terrible erreur : ils ne réalisèrent pas que la seule façon de se lier à Hachem est d’accomplir Sa volonté, et non de faire ce que l’on croit être un moyen de rapprochement, mais qui va en réalité à l’encontre de la Torah.
Dans la Paracha, il est écrit : "Il [Moché] parla à Kora’h et à toute sa faction en ces termes : ‘Au matin, Hachem fera savoir qui est digne de Lui, qui est le saint qu’Il admet auprès de Lui ; celui qu’Il choisira, Il le rapprochera de Lui. Faites ceci : munissez-vous d’encensoirs, Kora’h et tout son parti ; mettez-y du feu et remplissezles de parfum, devant Hachem, demain. Or l’homme que distinguera Hachem, c’est celuilà qui est saint. Assez donc, enfants de Lévi !'" (Bamidbar 16, 5-7)
Quand l’âme faute
À propos des mots : "Assez donc, enfants de Lévi", Rachi explique : N’étaient-ils pas stupides d’entreprendre d’approcher [l’encens] alors que Moché les avait avertis de la sorte ! En réalité, ils fautèrent avec leurs âmes.
Dans la rébellion de Kora’h contre Moché Rabbénou, on comptait 250 illustres hommes. Rachi, rapportant un Midrach Tan’houma, se demande ce qui les motiva à entreprendre une révolte si insensée contre Moché. Il souligne qu’ils n’étaient pas idiots mais qu’ils fautèrent avec leurs âmes. Les commentateurs peinent à comprendre en quoi cela répond à la question initiale concernant leur motivation à la rébellion. Et puis, que signifie "ils fautèrent avec leurs âmes" ?
Le Netsiv explique que les intentions des 250 hommes étaient totalement différentes de
celles de Kora’h, Datan et Aviram. Ces derniers étaient poussés par la jalousie et par un désir de pouvoir, tandis que leurs partisans avaient essentiellement des intentions "louables" . Ils souhaitaient se rapprocher d’Hachem en participant au service des Cohanim. Ils savaient qu’ils allaient mourir à cause de cela, mais étaient prêts à risquer leurs vies pour atteindre cette "proximité" avec Hachem.
Fauter pour se rapprocher ?!
Le Netsiv ajoute qu’ils n’avaient pas de réelles plaintes contre Moché et Aharon, mais ils savaient que la seule manière de parvenir à effectuer le service sacerdotal était de se joindre à la rébellion de Kora’h. Puisque leurs motivations, bien que clairement fourvoyées, étaient Léchem Chamaïm (en l’honneur d’Hachem), ils eurent une mort plus digne ; ils furent tués par un feu saint. Leur mort ressemblait à celle de Nadav et Avihou, qui eurent de nobles motivations.
"Ils fautèrent avec leurs âmes" : cela signifie qu’ils agirent de plein gré contre la volonté d’Hachem pour se rapprocher de Lui, tout en sachant qu’ils mourraient en conséquence. (‘Émek Davar, Bamidbar 16, 1)
Évidemment, malgré leurs nobles intentions, ces 250 hommes firent une terrible erreur en voulant se rapprocher d’Hachem. Ils ne réalisèrent pas que la seule façon de se lier à
Hachem est d’accomplir Sa volonté, et non de faire ce que l’on croit être un moyen de rapprochement, mais qui va en réalité à l’encontre de la Torah.
Le Netsiv, dans Parachat Chéla’h Lekha, écrit que l’approche de cette assemblée constituait une transgression de l’interdit "Ne suivez pas votre cœur et vos yeux". Il explique que ce commandement inclut le fait de créer des nouvelles Mitsvot ou des moyens hardis de se lier à Hachem alors que cette action est en fait une faute. (‘Émek Davar, Bamidbar 15, 41. Il explique que de tels actes sont appelés ‘Avérot Lichma, des fautes commises avec de bonnes intentions).
On a tout pour être heureux
En quoi cette leçon est-elle pertinente dans nos vies ? Parfois, certaines personnes sont élevées à un niveau supérieur au nôtre. Il nous faut alors réaliser que bien que chacun soit censé faire le maximum d’efforts pour s’élever dans la spiritualité, si la Providence juge que nous ne méritons pas ces titres, cela signifie que l’on n’en a pas besoin pour se rapprocher d’Hachem. De manière plus générale, ceci nous rappelle que le lien entre Hachem et chaque individu est unique et que chacun est doté des capacités et est placé dans les situations qui lui conviennent parfaitement pour optimiser cette relation.
Cette idée est illustrée par l’histoire suivante, concernant deux grands Ba’alé Moussar : Rav Naftali Amsterdam dit une fois à son maître, Rav Israël Salanter : "Si seulement j’avais la tête du Chaagat Arié (un génie en Torah), le cœur du Yessod Véchorech Ha’avoda (un grand Tsadik, célèbre pour sa ‘Avodat Hachem enflammée et pleine d’émotions) et les Midot (qualités) du Rabbi (faisant référence à Rav Salanter), je pourrais être un bon ‘Oved Hachem (serviteur de D.ieu)." Rav Israël lui répondit : "Naftali, avec ta tête, ton cœur et tes Midot, tu peux être un réel ‘Oved Hachem !"
Puissions-nous tous mériter de prendre leçon des propos de Rav Israël et de servir Hachem de la meilleure façon possible, chacun selon sa nature.
Rav Yehonathan Gefen




2


1 Kora’h conteste l’autorité de Moché, lui reprochant de s’être attribué avec son frère Aharon tous les privilèges.




Hachem avertit Moché de s’écarter des contestataires afin de ne pas être atteint par la punition divine qui allait les frapper.

3 Sur ordre d’Hachem, la terre engloutit toute l'assemblée de Kora’h.

4
Le peuple se révolte contre Moché et Aharon les accuse d’être responsables de la mort de la faction de Kora’h, ce qui occasionne une épidémie mortelle parmi les Bné Israël.

5 Après que son bâton ait fleuri, Aharon est désigné par Hachem pour être un Cohen.

6
Des Cohanim sont désignés pour garder l’entrée du Michkan et éviter l’entrée involontaire de personnes étrangères.

7
La Paracha parle de la Mitsva de remettre aux Cohanim certains prélèvements sur les sacrifices offerts au Michkan, du rachat par le Cohen des aînés mâles. Pour les animaux, l’aîné des ânes doit être acheté contre un mouton offert au Cohen. L’aîné des animaux purs doit être offert au Cohen

8
Les Léviïm reçoivent un dixième du produit de la récolte des fruits appartenant à un Israël en contrepartie de leur service au Michkan. Ils prélèvent un dixième sur le Ma’asser reçu qui est ensuite remis au Cohen
N°480
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :
Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”
Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)
Un verre (1 réviit) par personne

Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !
Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :
1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Les Guerriers de la Torah vs Les Aigles d’Israël.
2. Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 poin ts pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points pour les plus drôles)
1. 3 Matsot chemourot (rondes, faites à la main)
2. Épaule d’agneau
3. Maror (laitue romaine)
4. Karpass (céleri)
4.Karpass
2.Épaule d’agneau
2 (Les réponses proposées sont données à titre d’exemple)
6.‘Harossèt
Pour chaque question, le premier qui trouve un mot qui répond à la question et qui commence par la lettre de la semaine, a gagné.
5. ‘Hazeret (laitue ou endives)
6.‘Harossèt
7. Oeuf dur
8. Bol d’eau salée
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder 1
Quelque chose qu’on peut trouver dans une maison
> meuble, miroir, matelas, microondes
Quelque chose qu’on peut manger
> miel, melon, mangue, macarons




Un objet qu’on utilise tous les jours sans y penser > montre, miroir, mug
A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main
Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun
Une chose qu’on peut porter sur soi > manteau, masque, montre
MAROR
Un endroit où il y a beaucoup de monde
Etapes du Séder
> marché, métro, magasin
Un métier où on aide ou soigne des gens
> médecin, masseur



(jeu d’intuition)


Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.
Cite un fruit tropical très connu.
La banane
L’ananas / Le kiwi
La mangue
La papaye
La noix de coco
Cite un métier médical qu’on trouve à l’hôpital.
Le médecin
L’infirmier / infirmière
Le chirurgien
L’anesthésiste / Le brancardier
Le radiologue
Termine la blague : Deux pneus discutent :

Cite une chose qu’on fait quand on attend quelqu’un.
Regarder son téléphone
Dire des Tehilim
Écouter de la musique
S’asseoir / patienter
Tourner en rond
• Discrète sur la tête, je trace aussi mon chemin dans l’eau
-Ça va toi ?
-Bof…
Quelle est la suite de sa réponse ?
> je suis crevé !
Le double sens : Quel mot correspond à cette définition a double sens ?
• On m’achète a la boulangerie et je fais apparaître des oiseaux
> La baguette
> La raie
La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :

1. Médicament en plaquettes contre la mauvaise humeur.
> Chocolat
2. Champignon portatif contre le ciel.
> Parapluie
À peu près : Combien de côtés possède la forme géométrique qu’on appelle icosagone ?
> 20.


Classe ces diplômes du plus élevé au plus bas :
• Baccalauréat -Doctorat - Brevet - CAP - Licence - Master.
> Brevet - CAP - Baccalauréat - Licence - Master - Doctorat


Un oiseau en vol va plus ou moins vite qu’une voiture en ville ?

Réponse :


Moins : Oiseau : 20–40 km/h - Voiture en ville : 50 km/h

Quel est l’intrus dans cette liste ?
Seine – Volga – Tibre – Danube – Tamise
Réponse : : Seule la Volga ne traverse pas une capitale
Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.

Quand les Cohanim bénissent l’assemblée, ils accomplissent :
1. Une Mitsva qui émane de la Torah
2. Une Mitsva d’ordre rabbinique
3. Une coutume

Réponse : 1


Est-on inclus dans la Birkat Cohanim quand on se trouve sur leurs côtés ?
1. Oui
2. Non, dans tous les cas
3. Non, sauf en cas de force majeure

Réponse : 1





La bonne adresse 4
La ville de Baarle, à la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas , a une particularité qui a une importance pour chaque habitant qui veut construire sa maison.
Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.





Pourquoi les habitants de cette ville choisissent-ils très précautionneusement l’endroit où sera l’entrée de leur maison ?
Parce que la frontière traverse la ville comme un puzzle, découpant les bâtiments en morceaux belges et néerlandais. , la frontière ne suit pas une ligne droite. Elle passe au milieu des rues, traverse les trottoirs et coupe même certaines maisons. Il arrive qu’un salon soit dans un pays et la cuisine dans l’autre. C’est l’emplacement de l’entrée qui va déterminer dans quel pays se trouve officiellement la maison. Les habitants font donc très attention à ce détail lorsqu’ils construisent ou rénovent leur maison.


Réponse de la semaine dernière




Etre à l’ouest. Indice : Un bon Mazal.

La réponse, la semaine prochaine !
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box
Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche



Le médecin est surpris par cette demande : étudier la Torah rendrait heureux et ferait oublier les douleurs ?!

Il y a une trentaine d’années, le directeur d’une Yéchiva de Bat Yam va rendre visite à l’un de ses étudiants hospitalisé à l’hôpital Ikhilov de Tel Aviv.
À l’hôpital, le directeur croise une sommité du monde de la Torah, Rav Méir Mazouz de mémoire bénie, Roch Yéchiva des institutions Kissé Ra’hamim à Bné Brak. En effet, la femme du Rav est également hospitalisée là-bas. Le directeur de la Yéchiva veut poser une question au Rav Mazouz sur une histoire qu’il entend régulièrement, mais il est intimidé pour la poser, parce que c’est une question qui le concerne personnellement. Devant des personnalités de Torah d’une telle grandeur, on n’ose pas toujours se lancer…
Un jour, lors de l’une de ses visites, le directeur prend son courage à deux mains et interpelle le Rav : "On m’a raconté qu’un jour, vous avez fait une très mauvaise chute."
Rav Mazouz confirme avoir été grièvement blessé, hospitalisé dans un état critique, avec une infection qui se propage dans l’organisme.
Oublier la douleur
Dans l’équipe médicale, un médecin Juif non religieux a une idée inattendue pour soulager le Rav : "Il y a une émission télévisée où on voit des histoires incroyables de sauvetages dans des cas désespérés. Pourquoi vous ne regardez pas un peu cette émission, ça vous changera les idées et ça vous donnera du courage !"
Le Rav sursaute, il explique que la télévision est nocive, et tout en remerciant la noble intention du docteur, il n’est pas du tout intéressé, lui qui n’a jamais regardé un écran de sa vie.
Le médecin insiste : "Ça doit être long, une journée sans télévision ! Mais alors, qu’est-ce qu’on peut faire pour vous, comment pourraiton vous réconforter ?"
Rav Mazouz dit : "Si vous pouviez faire venir deux étudiants de ma Yéchiva pour étudier une Souguia, un passage du Talmud, cela me rendra heureux et me fera oublier mes douleurs."
Le médecin est surpris par cette demande : étudier la Torah rendrait heureux et ferait oublier les douleurs ?! Malgré son étonnement, il accède à la demande du Rav. En un coup de fil, deux jeunes étudiants de la Yéchiva Kissé Ra’hamim arrivent au chevet de Rav Mazouz. Ils sont essoufflés tellement ils sont allés vite. Ils s’installent à côté du lit d’hôpital et étudient avec le Rav pendant des heures. Rav Mazouz rayonne de joie et oublie totalement la douleur. Funeste diagnostic
Le lendemain, les médecins qui s’occupent de Rav Mazouz se réunissent. Juste après être sortis de leur réunion, ils entrent dans la chambre d’hôpital du Rav, l’air abattu. Le Rav les accueille chaleureusement, voit leur allure et leur dit : "Ne vous inquiétez pas, dites-moi ce que vous avez à me dire, je suis prêt à tout entendre !"
Les médecins se regardent et le chef dit : "Nous sommes désolés de vous annoncer cela, mais on a décidé de vous amputer une jambe pour limiter la propagation bactérienne. On n’a pas d’autre choix. Préparezvous, on vous emmène au bloc."
Le Rav leur sourit et leur dit : "Tout va bien se passer, vous n’aurez pas besoin de m’amputer quoi que ce soit !"
Les médecins sourient poliment au Rav, après tout, ils se disent qu’il ne lui reste que l’optimisme. Une fois arrivé dans la salle d’opération et après avoir procédé aux derniers examens, les résultats les laissent songeurs. À ce stade, l’infection a nettement diminué et ne rend pas urgente une amputation. Ils n’arrivent pas à expliquer ce brusque retournement de situation : en l’espace de quelques heures, on est passé d’une amputation programmée à des résultats inexplicables laissant entrevoir une amélioration.
Un remède éternel mais exigeant
on vient de revenir sur notre décision il y a seulement quelques minutes !"
En l’espace de quelques heures, on est passé d’une amputation programmée à des résultats inexplicables
Le Rav dit : "Je vais vous expliquer. Hier, vous avez eu la gentillesse de ne pas m’allumer la télévision, et à la place, vous avez fait ce que je vous ai demandé : vous avez appelé deux élèves de ma Yéchiva qui sont venus étudier la Torah avec moi. Notre étude a été d’une qualité peu commune. Et la nuit dernière, ils sont venus me voir en rêve, et ils m’ont dit exactement ce que vous venez de me dire."
Le médecin regarde le Rav, il a du mal à comprendre. "Attendez… Vous êtes en train de me dire que vos étudiants sont venus vous dire en rêve que nous allions vous annoncer votre amputation, avant de nous rétracter ?"
Quand ils annoncent cette nouvelle assez incroyable au Rav, ils ne peuvent pas s’empêcher de se remémorer ce qu’il leur a dit avant d’arriver dans la salle d’opération : "Tout va bien se passer, vous n’aurez pas besoin de m’amputer quoi que ce soit !"
Le médecin qui avait appelé la veille les étudiants en Torah demande au Rav : "Comment expliquer que vous étiez à ce point certain que nous n’allions finalement pas vous amputer ?!
Ça relève du prodige !"
Le Rav, très détendu, lance un mystérieux : "C’est simple : j’étais au courant !"
Le médecin va de surprise en surprise, et s’exclame : "Comment ça, au courant ? Mais
Le Rav dit : "Exactement ! Et je vais même vous dire mieux. Ils m’ont dit de ne pas m’inquiéter. Non seulement cette jambe menacée d’amputation va guérir complètement, mais ils m’ont parlé aussi de mon autre jambe. Elle guérira partiellement au début, avant de se rétablir complètement ensuite."
Vous avez deviné la fin de l’histoire… tout s’est passé exactement comme dans le rêve, à la stupéfaction de l’équipe médicale.
Celui qui fait de la Torah sa source de vie et sa priorité absolue bénéficie d’une protection et d’une assistance divine qui transcendent la nature et la science. Quand l’homme s’attache de tout cœur à l’étude et à la diffusion de la Torah, la Torah elle-même intercède pour lui dans les moments de détresse. Comme il est écrit dans Michlé, le livre des Proverbes : "Ce sera la santé pour ton corps, une sève généreuse pour tes membres." (Michlé 3, 8)
Alexandre Rosemblum
La terre de vos ennemis vous mangera
"Moché, les entendant, tomba sur sa face" (Bamidbar 16, 4)
Pourquoi Moché tomba-t-il sur sa face ?
Rabbi Ya’akov Ben Naïm (de mémoire bénie) nous explique : nos Sages enseignent qu’il est interdit de regarder la face d’un impie (Méguila 28a). Si c’est ainsi, au moment où Kora’h rejeta Hachem et Moché, Son serviteur, il fit preuve d’hérésie. Dès lors, il fut interdit de le regarder.
Le verset vient donc nous enseigner que Moché tomba sur sa propre face à cause de celle de Kora’h. Pourquoi ? Afin de ne pas le voir !

Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, le Rabbi de Loubavitch
Ce jeudi 3 Tamouz (18/06/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson. Leader spirituel juif mondial du 20e siècle, son action fut reconnue sur le plan international, par les Juifs comme par les non-Juifs.
Il œuvra pour la diffusion du judaïsme avec la fondation d’un réseau d’institutions d’études juives et de l’enseignement de la Torah dans le monde entier. Parmi ses œuvres, on retiendra Likouté Si’hot, Torat Mena’hem, Séfer Hamaamarim, Hayom Yom et Iguérot Kodech. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !

Faire un hammam le Chabbath, permis ?
Non, même s’il est en fonction depuis la veille, le fait même de produire de la sueur dans ce cadre-là est une interdiction en soi. (Chemirat Chabbath Kéhilkhata 14, 68) Halakha x 3

Boré Péri Haadama. (Yalkout Yossef Mitsvot Hatelouyot Baarets 199) Quelle bénédiction réciter sur le fruit de la passion ?
Acheter du pain de mie n’importe où, permis ?

Non, et ne pas se fier à la composition car les moules peuvent avoir servi pour des produits au beurre, ce qui peut rendre le moule ‘Halavi (lait) ou même non-Cachère. Consommer uniquement avec un tampon de Cacheroute. (Rav Michaël Gabison)

Mais il était là !
Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne qu’il est interdit de tenir pour vrai le colportage (Rékhilout), même s’il a été émis en présence de la personne visée. Les lois du langage


Le vin occupe une place unique dans la vie juive : il accompagne le Kiddouch , les mariages, les fêtes, les bénédictions… mais comme toute chose matérielle, il porte aussi en lui une redoutable exigence de mesure. Dans ce dossier, Torah-Box explore l’âme du vin : sa place dans notre tradition, la révolution viticole israélienne et la responsabilité qui accompagne chaque coupe levée.
"In vino veritas" : Quand le vin dévoile le secret de la Torah
S’il est un fil rouge, au sens propre comme au figuré, qui traverse l’existence juive, de la table du Chabbath aux éclats de joie des mariages, c’est bien le fruit de la vigne. Aucun breuvage n’occupe une place aussi paradoxale, halakhique comme cabalistique, dans la vie d’un Juif.
Tandis que les autres boissons se contentent de la bénédiction générique "Chéhakol Nihiya Bidvaro" (où tout existe par Sa parole), le vin s’offre un privilège royal, une formule exclusive : "Boré Peri Haguéfen" (Béni soit Celui qui crée le fruit de la vigne).
Pourtant, derrière cette sacralisation se cache une tension spirituelle majeure. Le sublime y côtoie le profane, et l’extase divine peut, en quelques gorgées, basculer dans la déchéance. Plongeons dans l’histoire secrète, les méandres législatifs et les profondeurs ésotériques du vin à travers le prisme de la Torah.
L’histoire du vin dans la Torah ne commence pas par une fête, mais par un drame fondateur. Si l’imaginaire populaire voit la faute originelle sous les traits d’une pomme (un héritage du latin chrétien où malum signifie à la fois le

mal et la pomme), une opinion majeure du Talmud (Brakhot 40a) révèle un secret bien plus troublant : l’Arbre de la Connaissance n’était autre qu’une vigne, qui a toujours été source de catastrophes. Le Midrach Rabba précise même que ‘Hava aurait pressé le raisin pour en offrir le jus à Adam. En goûtant à ce nectar non maîtrisé, l’humanité a libéré un potentiel destructeur, source de bien des gémissements.
Cette ambivalence éclate au grand jour à l’aube du renouveau postdiluvien. Noa’h, salué par D.ieu comme un juste dans sa génération, sort de l’arche. Pour rebâtir le monde dévasté par les eaux, son premier réflexe est agricole, mais d’une nature surprenante : il plante une vigne. Les textes soulignent le glissement sémantique de son statut : le texte dit "Vaya’hel Noa’h", Noa’h commença à être un homme de la terre, mais les Sages du Midrach Tan’houma y décèlent un jeu de mots tragique dérivé de ’Hol (le profane) : en s’attachant exclusivement à la matérialité de la terre sans la transcender, le juste s’est profané.
Le lion : Après quelques verres, il se sent fort, invincible, affirmant que nul n’est son pareil.
Le porc : S’il dépasse la mesure, la dignité s’effondre ; il se vautre dans l’excès et la fange.
Le singe : Totalement ivre, il perd sa raison, s’agite de manière grotesque et oublie sa conscience.
"
‘Hava aurait pressé le raisin pour en offrir le jus à Adam. En goûtant à ce nectar non maîtrisé, l’humanité a libéré un potentiel destructeur
Noa’h lui-même finira par s’enivrer et s’exposer dénudé dans sa tente. Plus tard, Loth, neveu d’Avraham, atteindra un tel degré d’inconscience sous l’effet de l’alcool, devenu la référence halakhique de l’"ivresse de Loth", qu’il ignorera l’union incestueuse avec ses propres filles. Le vin porte en lui cette malédiction originelle : il est le catalyseur de la perte de contrôle.
Bien plus tard, les explorateurs envoyés en terre promise ramènent une grappe de raisin monumentale. C’est le mois de Tamouz, la période des premiers fruits (Bikouré ‘Anavim).
C’est alors qu’apparaît une scène d’un mysticisme saisissant rapportée par le Midrach Tan’houma. Au moment où Noa’h plante ses ceps, le Satan (qui incarne la force d’égarement) s’approche et lui propose une association. Noa’h accepte. Le Satan égorge alors successivement quatre animaux au pied de la vigne, dont le sang vient abreuver les racines : un agneau, un lion, un porc et un singe.
Ce pacte d’irrigation sanguine dessine avec une précision psychologique redoutable les quatre étapes de l’ivresse qui guettent l’être humain :
L’agneau : Aux premières gorgées, l’homme est innocent et doux, ignorant des rumeurs du monde.
Le Gaon de Vilna fait remarquer que les lettres primeures, qui précèdent immédiatement celles du mot "םבנע" (raisins) forment le nom de l’ange tentateur et mortifère : Sama-ël.
De plus, la valeur numérique du mot ‘Anavim (172) équivaut exactement à celle du mot ‘Akev (le talon). Ce même talon qui servait jadis à fouler le raisin est la partie du corps la plus éloignée du cerveau. Le jus de la treille possède ce pouvoir : il nous fait quitter la domination de l’intellect pour nous laisser glisser vers la désinhibition.
Malgré ces risques évidents, la Torah ne choisit jamais la voie de l’ascétisme ou de la prohibition totale, se distinguant ainsi d’autres traditions religieuses. Au contraire, le vin se voit attribuer une fonction centrale au cœur
même du Tabernacle (Michkan), puis du Temple de Jérusalem.
Lors des sacrifices quotidiens, les Cohanim procédaient au Nissoukh Hayaïn : ils versaient du vin pur dans les Chitin, des conduits creusés sur l’Autel qui descendaient jusqu’aux abîmes, symbolisant notre connexion à la générosité divine infinie. Ce geste sacré était le signal attendu par les Léviim pour entonner leurs chants et faire résonner leurs harpes. Le Talmud en tire un principe fondamental : "On ne chante de cantique (Chira) que sur le vin".
Par sa capacité à condenser les forces de la terre, le vin devient le support matériel de la louange cosmique.
C’est ici que réside le paradoxe le plus spectaculaire : le vin est obligatoire sur l’Autel, mais interdit à celui qui s’en approche. Un Cohen ne peut pénétrer dans le Sanctuaire s’il a bu ne serait-ce qu’un verre de vin. Le Midrach (Vayikra Rabba) suggère d’ailleurs que Nadav et Avihou, les deux fils aînés d’Aharon morts consumés par un feu divin, ont péri pour s’être introduits dans le lieu saint en état d’ivresse.
La frontière entre l’extase spirituelle et l’altération mentale est si ténue que la Torah impose une discipline de fer : le produit est saint, mais l’esprit de l’homme doit rester d’une clarté absolue.
L’âme du vin
Pour comprendre ce traitement de faveur, il faut observer la nature même du raisin. Contrairement à d’autres fruits, il porte sur sa propre peau ses levures naturelles. Il suffit de le fouler et de laisser agir le temps pour que le sucre devienne alcool. Le vin naît d’une alchimie naturelle spontanée.
De surcroît, il possède une double vertu unique : il est à la fois nourrissant (par ses sucres) et réjouissant (par son alcool). Il est le "roi des boissons" comme le pain est le "roi des aliments". Le roi David chantait d’ailleurs : "Le vin réjouit le cœur de l’homme" (Téhilim 104, 15).
La vision juive s’oppose à l’idée qu’un saint homme doive être triste ou austère pour éviter la faute. La véritable sainteté (Kédoucha) ne réside pas dans le rejet de la matière, mais dans sa sublimation. Si l’esprit peut se réjouir de l’étude de la Torah et des Mitsvot, cette joie reste incomplète tant que le corps n’y est pas associé. Le vin intervient alors comme un pont : en apportant une joie physique mesurée, il harmonise le corps et l’esprit dans un même élan de gratitude.
C’est pourquoi les Sages ont institué une "coupe de bénédiction" (Koss Chel Brakha) pour scander chaque moment pivot de l’existence :
- Le Kiddouch et la Havdala pour accueillir et raccompagner le Chabbath,
- Les bénédictions sous le dais nuptial (‘Houpa et Chéva’ Brakhot),
- La Brit-Mila et le rachat des premiers-nés,
- Le Birkat Hamazon d’un repas pris en commun.
Boire du vin dans ces contextes devient une obligation de joie. À tel point que le Talmud considère que celui qui fait le vœu d’abstinence totale (le Nazir) commet, d’une certaine manière, une nuance de faute en se privant volontairement d’un vecteur de complétude offert par Hachem.
Le Talmud (Sanhédrin 70a) fait remarquer que le mot Tiroch (jus de raisin) adopte parfois une graphie privée de Vav. Nos Maîtres en concluent avec un sourire : "S’il le mérite, il sera Roch (à la tête). Sinon, il sera Rach (indigent)." Si le vin peut détruire, il peut aussi ouvrir les portes de notre intériorité.
Le Zohar affirme carrément : "Il n’y a de Kedoucha que par le vin, et il n’y a de bénédiction que par le vin." Pourquoi ? Parce que le vin partage une parenté métaphysique avec le secret. Le Talmud énonce une équation célèbre : "Nikhnass Yaïn, Yatsa Sod" (Quand
le vin entre, le secret sort, Sanhédrin 38b).
Et la Guématria confirme magnifiquement la formule : Yaïn = 70 = Sod.
Le vin supprime les filtres et met à nu l’âme.
C’est le test ultime de la personnalité. Le traité ‘Erouvin enseigne que l’homme se révèle à travers trois choses : "par sa poche, par sa colère, et par sa coupe" (Kisso, Ka’asso, Oukosso).
Chez un homme grossier (‘Am Haarets), le vin fait jaillir la vulgarité. En revanche, chez le sage (Talmid ‘Hakham), il libère des torrents de sagesse, ouvre l’esprit aux secrets de la Torah et stimule l’intelligence conceptuelle. Le grand maître Rava avouait d’ailleurs volontiers que c’était grâce au vin et aux bonnes senteurs que son esprit s’ouvrait aux innovations talmudiques les plus brillantes !
Ce nombre 70 est aussi la valeur du mot ‘Ayïn, qui désigne l’œil (la perception extérieure de la réalité), mais renvoie aussi au ‘Iyoun (l’approfondissement qui découvre les trésors cachés, à l’image du ‘Ayn, la source qui puise dans la nappe phréatique). Consommé avec mesure par le sage, le vin libère l’esprit du carcan d’une pensée trop rigide, captive de ses propres structures.
Cette dimension ésotérique projette le vin vers un horizon messianique. Les textes évoquent le "vin conservé dans ses raisins depuis les six jours de la Création", réservé aux justes pour le monde à venir. Le Zohar explique qu’il représente les secrets les plus enfouis de la Divinité. On retrouve ce vin mystique, offert par un ange, dans les mains de Ya’akov Avinou, troisième des patriarches, associé à la vigne, troisième des sept espèces de la terre d’Israël, lorsqu’il l’offre à son père Its’hak avant de recevoir ses bénédictions.
Pourim : l’avant-goût de l’éternité
La fête de Pourim agit comme une joyeuse faille temporelle où la modération habituelle s’efface devant l’obligation talmudique de s’enivrer au point de ne plus distinguer Mordekhaï de Haman (‘Ad Délo Yada’, Talmud traité Méguila 7b).
Contrairement aux miracles spectaculaires qui brisent les lois de la nature (comme l’ouverture de la mer Rouge), Pourim célèbre le miracle du "déguisement", où D.ieu agit de manière invisible à travers des intrigues de cour et des banquets de vin. En s’enivrant avec révérence, le sage dépasse le discernement logique pour laisser jaillir son identité profonde (Sod) et reconnaître la pure déclaration d’amour divin du miracle caché de Pourim. Ce renversement spectaculaire (Venahafokh Hou) libère une joie suprême au-delà de l’entendement. C’est pourquoi les Sages affirment que cette fête messianique, qui abolit toutes les barrières, ne sera jamais abolie.
Le message de la vigne
Le vin est la métaphore parfaite de notre rapport au monde. L’univers dans lequel nous vivons n’est ni bon ni mauvais en soi ; il est une vigne brute. Si l’homme s’y plonge sans but spirituel, s’il se laisse aveugler par le profit ou les plaisirs, il s’enivre, perd le contrôle et descend au rang de l’animal.
Mais si l’homme aborde le monde avec la conscience d’un projet divin, s’il utilise la matière pour réparer et sanctifier la Création, alors la matérialité devient une coupe de bénédiction. Ce vin, consommé avec mesure par un homme empli de sagesse, peut l’aider, dans une joie de Mitsva, à révéler de grandes profondeurs intérieures. Le vin cesse d’être le piège de Noa’h pour redevenir le liquide sacré du Mizbéa’h, de l’autel.
Verser le vin à chaque Chabbath, c’est se rappeler avec le sourire que notre mission n’est pas de fuir le monde, mais de faire jaillir, de l’écorce parfois brute de la réalité, le secret de sa profonde et joyeuse sainteté.
Léhaim !
Rav Nathaniel Mimoun

Du nord au sud d’Israël, des centaines de caves offrent des vins pour tous les goûts, des vins de Kiddouch sucrés aux millésimes déjà reconnus sur la scène internationale. Blancs, rosés, avec des bulles, rouges ou oranges, voici une cartographie des vins israéliens à déguster entre amis ou en famille !
Depuis la première vigne plantée en terre d’Israël pour en faire du vin par Noa’h à la sortie de son arche (Genèse 9, 20), le raisin est l’un des symboles d’Israël.
Nous n’allons pas revenir sur les racines historiques du vin en Israël mais raconter l’épopée moderne de la production vinicole depuis le XIXe siècle à nos jours.
En 1870, le baron Edmond de Rothschild, qui veut développer l’agriculture en terre d’Israël, décide de planter du raisin et, quelques années plus tard, crée une première cave à Mikvé Israël, dans le centre du pays, avant de lancer Carmel, le domaine viticole le plus connu d’Israël. Parmi les pionniers sionistes qui vont trouver du travail à Carmel, l’histoire se souvient de David Ben Gourion, qui y a fait un passage rapide. En 2023, Carmel est l’un des deux plus grands producteurs de vins israéliens.
Mais la fin du XIXe siècle voit l’apparition d’autres vignobles, notamment celui de Chim'on Friedman, l’un des dirigeants de la communauté juive de ‘Haïfa, une cave aujourd’hui disparue, et celui de la famille Shor à Jérusalem.
Pionnière de la fabrication du vin en Israël, la famille Shor fonde son vignoble au cœur de la vieille ville de Jérusalem en 1848. Le mur oriental de la cave Shor était tout simplement… le Kotel. En 1929, à la suite des émeutes arabes, le vignoble quitte la vieille ville et s’installe dans le quartier de Beth Israël. Au fil des années, la famille Shor va fonder plusieurs vignobles et dirige aujourd’hui sept caves — Zion, 1848, Arza, Hayotzer… — produisant toujours essentiellement des vins de Kiddouch mais aussi des vins secs plus délicats ces dernières années.
En 2023, si une dizaine de caves produisent plus de 80 % du marché, on dénombre plus de 250 autres caves israéliennes, le vin étant devenu populaire sur les tables locales.
Pas de classement qualitatif dans cette liste car chacun a ses préférences mais juste un panorama rapide des caves —Yékavim en hébreu — les plus connues et les plus intéressantes et uniquement Cachères, car si la majorité des vins fabriqués ici le sont heureusement, quelques dizaines de caves font du vin non surveillé.
Galilée

C’est dans le nord du pays qu’il y a le plus de vignobles, le climat de cette région offrant de nombreuses opportunités aux œnologues.
Ramat Hagolan
Premier vignoble installé sur le plateau du Golan en 1983, Ramat Hagolan, dirigé par Victor Schoenfeld, un des œnologues les plus connus d’Israël, est l’un des cinq plus gros producteurs de vins israéliens.
Recanati
La famille Recanati, d’origine grecque, est réputée en Israël depuis la ‘Alya du patriarche de la famille en 1935, Léon Recanati. Industriels, banquiers, hommes politiques, philanthropes, les Recanati sont sur le devant de la scène depuis presque un siècle.
En 2000, Leny Recanati fonde cette cave en Galilée qui s’est imposée comme l’un des vignobles les plus connus d’Israël.
Tabor
Cette cave — l’une des plus grandes d’Israël — a été créée en 1999 par quatre familles de Kfar Tabor en Galilée.
En 1935, Michael et Hannah Hemilski, venus de Lituanie et vivant à Chfeya, près de Zikhron Ya’akov deviennent Tishbi, un nom hébraïque que leur suggère le poète ‘Haïm Na’hman Bialik — acronyme de Tochav Chfeya Béerets Israël — qui séjourne chez eux. En 1985, les descendants du couple créent leur propre vignoble, qui abrite un restaurant réputé à Zikhron Ya’akov.
Pierre Miodownik, un œnologue francoisraélien de génie qui a à son actif la production de plusieurs vins Cachères en France parmi les meilleurs du monde, décide de créer son vignoble en Galilée en 2006.
Associé à un ancien pilote passionné de vin, Its’hak Tor, ils ont, en moins de dix ans, réussi à se placer sur la carte des vins d’Israël.
Combinant "l’amour du vin et des gens", selon leur site, le vignoble Tulip a la particularité d’employer des personnes avec des besoins spéciaux.
Barkan et Segal
Ces deux vignobles produisent environ 25 % du vin israélien. Installés au kibboutz ‘Houlda, les deux caves ont la particularité d’utiliser des raisins de tout le pays pour la production de 10 séries différentes. Barkan s’est adjoint récemment les services d’un œnologue d’origine française, Olivier Fratty.
Des vins accessibles à tous, tant au niveau du goût que du prix. Barkan a obtenu plus de 500
médailles, devenant l’une des caves israéliennes les plus connues du monde.
Située dans le village de Kfar Vitkin, cette cave prestigieuse s’est offert les services de l’œnologue Assaf Paz, le premier Israélien diplômé de la faculté d’œnologie de Bordeaux. Ses vins typiquement israéliens sont paradoxalement assez proches des vins français ou italiens, qui en fait l’une des caves les plus réputées du pays.

Teperberg
Encore une cave historique, fondée en 1870 dans la vieille ville de Jérusalem. Avec plusieurs millions de bouteilles par an, Teperberg est l’un des plus gros producteurs vinicoles israéliens.
Mony
Fondé par Shakib Arkol, un chrétien marchand d’olives venu de Galilée dans les monts de Judée, Mony offre une gamme de vins très variée, avec un rosé ressemblant aux rosés de Provence.
Tzora
Au cœur des monts de Judée, le vignoble Tzora fabrique des vins qui se sont fait un nom à l’international surtout depuis que son

œnologue Eran Pick est devenu le premier israélien à obtenir le prestigieux titre de Master of Wine, qui récompense les meilleurs œnologues du monde.
Et pour l’anecdote, Tzora utilise les conseils d’un des plus grands œnologues français, JeanClaude Berrouet, qui a travaillé pour Petrus, l’un des meilleurs vins du monde.
Domaine du Castel
Eli Ben-Zaken, qui a fait son ‘Aliya d’Italie dans les années 1970, avait comme rêve de devenir agriculteur en Israël. Il va devenir l’un des noms les plus emblématiques du vin israélien de qualité. La visite dans la cave familiale installée à Yad Chmona, dans la région de Jérusalem, vaut le détour.

Psagot
Le Yékev Psagot, créé en 2003, s’est fait connaître en 2020 lors de la visite du Secrétaire d’État américain Mike Pompeo.
La cave a d’ailleurs donné son nom à un de ses millésimes. Ya’akov Berg, le propriétaire de la cave, ne cache pas ses ambitions de changer les mentalités occidentales sur la Judée-Samarie grâce à ses vins.
Gouch ‘Etsion
Souvent comparée à la Toscane, la région du Gouch ‘Etsion, au sud de Jérusalem accueille plusieurs vignobles, mais le pionnier est Shraga Rosenberg qui produit du vin depuis 2005. Son vignoble abrite aussi un restaurant et une salle de fêtes.
Tura
Lors de la dernière cérémonie de Yom Ha’atsmaout, Vered Ben Sa’adon a allumé une torche. Cet honneur lui a été donné car sa cave, installée dans la petite localité de Ra’hélim, est devenue l’un des symboles du renouveau de la présence juive en Samarie.
Ramat ‘Hevron
Plusieurs vignobles se sont installés ici, le raisin de la région étant très réputé depuis l’Antiquité.

Michel Murciano s’est installé à Kyriat Arba’ par idéologie il y a plus de 25 ans, et produit des vins qu’il exporte dans le monde entier.
Le Néguev n’apparaît pas de premier abord comme un lieu idéal pour produire du vin, mais les agriculteurs de la région se sont promis de faire fleurir le désert et ont fondé quelque 15 vignobles sur place.
Ramat Néguev
Avec 3000 bouteilles en 2000, c’est environ 300.000 bouteilles par an qui sortent chaque année de cette cave.
Pinto
Les Pinto sont des philanthropes venus de France qui ont décidé de développer le Néguev. Ils ont engagé l’un des œnologues les plus connus du pays, Ya’akov Oriya, qui produit son propre vin orange, un must très recherché par les amateurs.
Et les Français ?
Une vingtaine de vignobles en Israël sont dirigés par des Franco-Israéliens ou ont un œnologue d’origine française.
Citons le Domaine Seror, La Citadelle de diamant, Domaine Herzberg, Domaine Ventura, Ephod, Château Remo, La forêt blanche, etc.
Bonne dégustation !
Michaël Blum


’Admour du vin"
Comment un petit pays au climat réputé difficile est-il devenu une terre de grands crus ?
Avec Chimon Badouch, surnommé "l’Admour du vin", plongée dans les vignes d’Israël, entre audace agricole, savoir-faire œnologique et redécouverte d’un terroir biblique.
En quelques décennies, le vin israélien a connu une véritable métamorphose : du traditionnel vin sucré de Kiddouch aux crus qui s’invitent désormais à la table des grands vins internationaux. Pour décrypter cette révolution, nous avons rencontré Chimon Badouch, surnommé "l’Admour du vin", figure incontournable de l’œnologie israélienne. Avec passion et expertise, il nous raconte comment Israël est redevenu une terre de grands vins.
A quel moment la révolution vinicole à laquelle nous assistons aujourd'hui a-t-elle véritablement commencé ?
En réalité, l’histoire moderne du vin en Israël remonte au XIXe siècle, avec l’arrivée des premiers pionniers. En 1882, le baron Edmond de Rothschild arrive en terre d’Israël avec une vision très ambitieuse : faire du sol israélien une terre fertile pour la production viticole. C’était un projet extrêmement novateur pour l’époque. Il y investit des sommes considérables — pas moins de 11 millions de francs — afin de planter des vignes dans la région de Richon Létsion. Pour donner un ordre d’idée,
vingt ans plus tôt, son père, le baron James de Rothschild, avait racheté le prestigieux domaine de Château Lafite pour 4,5 millions de francs ! Cela montre à quel point le baron croyait au potentiel viticole de la terre d’Israël.
Par la suite, sous la domination ottomane, le secteur du vin a connu un net ralentissement, l’alcool étant interdit dans l’islam. À l’époque de l’Indépendance, rares étaient ceux qui produisaient réellement du vin de qualité. L’esprit du pays était davantage tourné vers l’agriculture classique, la reconstruction et les besoins immédiats. Il faudra attendre plusieurs décennies pour voir ce secteur redémarrer, notamment avec les vins de Ramat Hagolan. Ce domaine comptera parmi les premiers à produire en Israël des vins haut de gamme, travaillés avec une vraie exigence œnologique.
Pourquoi, selon vous, le baron de Rothschild a-t-il décidé d’investir de telles sommes dans un projet aussi incertain ?
Parce qu’il avait compris que la terre d’Israël possédait un potentiel viticole extraordinaire. Les fouilles archéologiques ont mis au jour des
pressoirs, des installations de vinification et des traces de cépages très anciens, parfois bien plus anciens que ceux découverts en France.
Pour le baron, il ne s’agissait donc pas seulement de développer un secteur économique prometteur. Il voulait aussi redonner ses lettres de noblesse à une industrie autrefois florissante. Et la réussite ne s’est pas fait attendre. Lors de l’Exposition universelle de Paris de 1900, le vin produit à Richon Létsion par les caves Carmel Mizra’hi remporte une médaille d’or. C’est la première grande distinction internationale obtenue par un vin produit en terre d’Israël. Déjà à cette époque, le vin israélien était exporté vers l’Europe.
On dit qu’en Israël, on parvient même à faire pousser des vignes dans le désert. Comment est-ce possible ?
Oui, et c’est l’une des grandes prouesses de la viticulture israélienne. Les Israéliens ont réussi à produire du vin dans le désert, notamment à Ramat Hanéguev, en travaillant avec une approche très fine du terroir. Au départ, certains ont privilégié des cépages portugais, pensant qu’ils seraient mieux adaptés à la chaleur. Mais avec le temps, les vignerons ont découvert que plusieurs cépages répondaient particulièrement bien aux conditions climatiques israéliennes. Dans le désert, l’amplitude thermique joue un rôle essentiel. La chaleur de la journée permet une belle maturation du raisin, tandis que la fraîcheur nocturne aide à préserver l’acidité, la fraîcheur aromatique et l’équilibre du fruit. C’est ce contraste entre le jour et la nuit qui permet d’obtenir des vins à la fois mûrs, structurés et élégants.
Les méthodes d’irrigation ont également été perfectionnées. L’idée n’est pas de donner trop d’eau à la vigne. La vigne doit aller puiser ellemême l’eau dont elle a besoin en profondeur, ce qui favorise un enracinement très profond et donne au raisin une concentration particulière.
C’est là tout le secret de certains vins du désert : si l’on donne tout au raisin, il devient
sans intérêt. Mais s’il doit lutter, descendre chercher l’eau, s’adapter, alors il se bonifie. C’est une belle leçon de vie que nous enseigne ici la terre d’Israël.
On observe un phénomène comparable dans certaines zones du Golan. Certaines années, les vignes ne reçoivent presque aucun arrosage artificiel et se contentent des pluies naturelles. Là encore, cette contrainte maîtrisée peut renforcer la qualité du fruit et l’expression du terroir.
Vous disiez que le renouveau du vin israélien a surtout démarré dans les années 1990. Avez-vous quelques chiffres qui permettent de mesurer cette évolution ?
Israël compte aujourd’hui environ 350 domaines viticoles, qui produisent ensemble près de 50 millions de bouteilles par an. La consommation moyenne reste relativement modeste : environ 5 à 6 litres par personne et par an. Cela peut sembler peu, surtout si l’on compare avec des pays comme la France ou l’Italie, mais il faut tenir compte du fait que les Musulmans ne consomment pas de vin. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le public orthodoxe est aujourd’hui l’un des plus grands consommateurs de vin en Israël.
Avez-vous des anecdotes qui illustrent la manière totalement différente dont on boit du vin aujourd’hui en Israël ?
Lorsque j’ai commencé ma carrière dans le vin, vers 2007, il existait encore très peu de boutiques spécialisées. On trouvait quelques marchands de vin ici et là, mais l’offre restait limitée, et tout n’était pas forcément Cachère. Aujourd’hui, le rapport au vin a complètement changé. Il n’est plus rare de voir des bars à vins dans les mariages, y compris dans des mariages orthodoxes. Certains invités viennent même avec de véritables valises de dégustation ! C’était un phénomène inimaginable il y a encore vingt ans.
Il y a quelques mois, un homme orthodoxe est venu me voir en m’expliquant qu’il mariait sa fille et qu’il souhaitait commander 24 bouteilles de grand vin, pour un montant de 10 000 Chékels, soit environ 2 700 Euros. Au cours de la soirée, le vin est venu à manquer. Il aurait pu se contenter d’un vin plus simple, d’autant que la plupart des invités n’étaient pas de grands connaisseurs. Mais il a refusé tout compromis. Il a commandé 24 nouvelles bouteilles, puis encore 24 autres. Au total, il a déboursé près de 30 Chékels, soit environ 8 000 Euros, simplement pour honorer ses invités et leur offrir une vraie expérience.
Alors certes, on voit encore parfois de très belles bouteilles servies dans des gobelets en plastique lors de grandes occasions… mais heureusement, cela devient de plus en plus rare ! (Rires)
Quel est le meilleur vin que vous ayez jamais bu ?
Quels conseils donneriez-vous à des débutants qui souhaiteraient commencer à déguster du vin ?
D’abord, le simple fait de vouloir s’intéresser au vin est déjà un excellent début. Le goût se forme avec le temps, par la dégustation, la curiosité et l’attention.

Je ne parlerais pas forcément de “meilleur vin”, mais plutôt de meilleure expérience. Car déguster un vin, ce n’est pas seulement goûter une boisson. C’est une expérience qui mobilise tous les sens : la vue, le nez, la bouche, la mémoire, l’émotion.
L’un des vins qui m’a le plus marqué est un Pontet-Canet 2020, que j’ai dégusté il y a un peu plus d'un an. Cette bouteille restera gravée dans ma mémoire. En la dégustant, j’ai compris ce que pouvait produire l’harmonie parfaite entre un grand terroir, un savoirfaire transmis depuis des siècles et un travail patient de la vigne. Le vin avait une profondeur, une structure, une longueur en bouche absolument remarquables. C’était une expérience inoubliable.
Je conseille de commencer par des vins accessibles, familiers, avant de se lancer dans de très grands crus. Certains vins complexes demandent du temps : ils gagnent parfois à être ouverts plusieurs heures avant la dégustation, voire à être carafés, afin de laisser les arômes s’ouvrir.
L’ouverture de la bouteille doit se faire avec délicatesse. Le vin se sert de préférence dans de larges verres à pied, que l’on tient par la tige et non par le calice, afin de ne pas réchauffer le vin avec la main. Avant même de goûter, il faut prendre le temps d’observer la robe du vin, puis d’approcher le verre pour en découvrir le nez. Les arômes qui s’en dégagent en disent déjà beaucoup : fruits rouges, fruits noirs, notes florales, épices, terre humide, bois, minéralité…
Ensuite seulement, on goûte. Il faut garder le vin quelques instants en bouche, sentir son attaque, sa matière, son équilibre, puis sa finale, c’est-à-dire l’impression qu’il laisse après avoir été avalé. Avec un peu d’entraînement, on apprend à reconnaître les nuances, à mettre des mots sur ce que l’on ressent, et surtout à apprécier chaque étape de la dégustation. Bonne dégustation !
Propos recueillis par David Choukroun et Elyssia Boukobza


Combien de femmes sont déjà venues voir le Rav pour lui demander d’agir contre la place prise par l’alcool dans certains Kiddouch ? La question peut surprendre. Après tout, le Kiddouch est censé être l’un des plus beaux moments du Chabbath. La Téfila s’achève, les fidèles se retrouvent autour d’une table, échangent quelques paroles de Torah et partagent un instant de fraternité. Et pourtant, derrière certains Kiddouch se cache une réalité beaucoup moins réjouissante. Car le véritable problème ne se voit pas toujours dans la synagogue. Il se joue souvent quelques heures plus tard, une fois les portes refermées.
Pendant que certains prolongent le Kiddouch, des femmes attendent à la maison. Elles ont préparé le repas de Chabbath, dressé la table, rangé la maison et préparé les enfants. Puis le mari rentre. Parfois fatigué, parfois euphorique, parfois irritable. Il ne touche pas aux plats qu’elle a passé des heures à préparer, le Kiddouch l’a déjà rassasié. Il s’endort à table, s’emporte pour un détail, prononce cette parole qu’il n’aurait jamais dite à jeun. Le Talmud l’enseigne : quand le vin entre, les secrets sortent. Et ce qui sort, ce sont les mots qu’on aurait dû taire, les reproches qu’on aurait dû garder, les humiliations qu’aucune excuse du dimanche matin n’effacera vraiment.
Et les enfants regardent. C’est peut-être là le plus grave. Un enfant ne retient pas les discours : il retient des atmosphères. Si le Chabbath devient pour lui synonyme de
tensions, de disputes ou d’un père qui perd la maîtrise de lui-même, alors quelque chose se fissure dans sa relation au Chabbath. Et bien souvent, les conséquences n’apparaîtront que des années plus tard.
Bénie soit la vigne, redoutables sont ses excès
Pourtant, la Torah n’a jamais condamné l’alcool. Bien au contraire. Aucune boisson n’occupe une place aussi centrale dans le judaïsme. Le vin accompagne le Kiddouch, la Havdala, les mariages, la Brit Mila, le Pidyone Haben, les quatre coupes du Séder de Pessa’h. Difficile de trouver un grand moment de la vie juive qui ne soit pas accompagné d’une coupe levée en l’honneur de D.ieu.
Mais c’est précisément parce qu’il possède une telle force que la Torah le regarde avec autant de prudence. Car cette même tradition
qui place le vin au cœur de la sainteté l’associe aussi à quelques-unes des plus grandes chutes de l’histoire humaine. Le Talmud rapporte que selon plusieurs de nos Sages, l’arbre dont Adam mangea dans le Gan 'Eden était une vigne. Quant à Noa’h, le tout premier projet qu’il entreprend après avoir survécu au Déluge est de planter une vigne — et l’épisode s’achève dans l’ivresse, l’humiliation et la discorde familiale.
Tout commence avec de bonnes intentions. Quelqu’un souhaite offrir un beau
Kiddouch. Car contrairement à ce que beaucoup imaginent, il existe des situations où boire n’est pas une Mitsva, mais une véritable 'Avéra. Le ‘Hayé Adam écrit explicitement qu’une personne qui sait que l’alcool la conduira à la faute ne doit pas boire, même dans un contexte de Mitsva (Kelal 155, 30). Celui qui sait que l’alcool le rend agressif, blessant ou incontrôlable n’a donc aucune obligation de boire. Aucune.
La réussite d'un Kiddouch ne se mesure pas au nombre de bouteilles
ouvertes, mais à la quantité de Torah, de fraternité et d'élévation qu'il produit.
Kiddouch. Puis un autre veut faire encore mieux. On ajoute une bouteille de Boukha, un whisky plus prestigieux, un buffet plus impressionnant. Et progressivement, sans que personne ne l’ait vraiment décidé, le Kiddouch devient une forme de vitrine communautaire, où la générosité se mesure au nombre de bouteilles ouvertes.
Le glissement est subtil. Après tout, offrir et partager sont des valeurs profondément juives. Mais peu à peu, le centre de gravité se déplace. Les fidèles parlent davantage du buffet que des paroles de Torah. On vient pour manger, parfois pour boire, alors que le Kiddouch devait avant tout être un moment de sanctification.
Or son nom même nous rappelle sa vocation. Kiddouch signifie sanctification. Un verre de vin partagé autour de paroles de Torah élève le Chabbath. L’excès, lui, produit exactement l’effet inverse. Ce qui devait accompagner la sainteté finit parfois par l’éclipser.
La grandeur de savoir s’arrêter
Face à cette réalité, la première étape est peut-être de retrouver le véritable sens du
Car aucune Mitsva ne justifie que l’on humilie son épouse, que l’on blesse son prochain ou que l’on abîme son foyer. Le propre de l’homme est précisément sa capacité à rester maître de luimême. Lorsque cette maîtrise disparaît, verre après verre, l’homme abandonne peu à peu ce qui fait sa grandeur. C’est pourquoi le Or’hot ‘Haïm écrit à propos de l’ivresse : “Il n’y a pas de faute plus grande que celleci” (cité par le Beth Yossef, Ora’h ‘Haïm 695).
Cette prise de conscience doit être individuelle, mais elle est aussi collective. Les Rabbanim et les responsables communautaires ont un rôle essentiel à jouer pour rappeler que le Kiddouch n’est pas un apéritif communautaire, mais un moment de sanctification. La réussite d’un Kiddouch ne se mesure pas au nombre de bouteilles ouvertes, mais à la quantité de Torah, de fraternité et d’élévation qu’il produit.
Depuis des millénaires, nos ancêtres sanctifient le Nom de D.ieu sur une coupe de vin. Cette coupe nous a été transmise comme un instrument de bénédiction. À nous de veiller à ce qu’elle demeure une coupe qui élève, et non une coupe qui fait tomber. Car le véritable “Lé’haïm” n’est pas celui qui fait tourner les têtes. C’est celui qui apporte davantage de vie, davantage de paix et davantage de sainteté dans nos foyers.

Dans la Torah, le Nazir fait vœu de s’abstenir totalement de vin et de tout produit issu de la vigne. Pourquoi une telle abstinence alors que le vin accompagne tant de Mitsvot ?
Le sujet revient régulièrement : un jour, une étude explique que le vin rouge serait bon pour le cœur, et quelques mois plus tard, une autre affirme exactement l’inverse. Pas évident de s’y retrouver. En tant que Juifs, la question revêt une dimension particulière, car le vin fait partie intégrante de notre tradition. Kiddouch, fêtes, mariages... Difficile de passer à côté !
La Torah elle-même lui accorde une place importante. Le Talmud affirme : "Le vin possède deux vertus : il rassasie et réjouit." (Brakhot 35b). Plus surprenant encore, on y trouve cette affirmation : "La première cause des guérisons, c’est le vin ; la première cause de la longévité, c’est le vin." (Baba Batra 58b).
Le vin : oui, mais…
engendre la débauche." (Bamidbar Rabba 20) Autrement dit : le vin peut élever l’homme, tout comme il peut lui faire perdre ses repères.
La Torah nous montre également cette dualité à travers le Nazir, qui fait notamment vœu de s’abstenir totalement de vin et de tout produit issu de la vigne. (Bamidbar 6, 1-4) Pourquoi une telle abstinence alors que le vin accompagne tant de Mitsvot ?
Ce n’est pas le vin qui est en cause, mais la place qu’on lui donne. "
Justement parce que la Torah reconnaît sa puissance. Le vin peut être un outil de sainteté lorsqu’il est utilisé avec mesure, mais certaines personnes choisissaient temporairement de s’en éloigner pour renforcer leur maîtrise de soi et leur élévation spirituelle. Le message est donc clair : ce n’est pas le vin qui est en cause, mais la place qu’on lui donne.
À première vue, le message semble clair. Pourtant, nos Sages ont également multiplié les mises en garde. "Lorsque le vin rentre, les secrets sortent." (‘Erouvin 65a). "Le vin
À l'époque de nos Sages, le vin était généralement consommé dilué avec de l'eau et en quantité modérée. Il accompagnait
le repas. On ne buvait pas pour oublier ses problèmes, se détendre après une journée difficile ou chercher une forme d'évasion.
Aujourd’hui, les connaissances médicales ont beaucoup évolué. Le raisin contient naturellement des polyphénols et d’autres antioxydants intéressants pour l’organisme.
C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le vin rouge a longtemps bénéficié d’une bonne réputation. Cependant, les recherches récentes montrent que les éventuels bénéfices sont largement contrebalancés par les effets de l’alcool lui-même, notamment sur le foie, certains cancers, le sommeil et la santé cardiovasculaire lorsque la consommation devient régulière.
Qu’en est-il des alcools forts ?
Whisky, vodka, arak, rhum, gin ou cognac ont un point commun : ils contiennent tous beaucoup plus d’alcool que le vin. Contrairement à certaines croyances populaires, aucun d’entre eux n’apporte de bénéfice particulier pour la santé. Le whisky n’est pas meilleur pour le cœur, la vodka n’est pas plus "pure" et l’arak n’est pas plus digestif parce qu’il est traditionnellement consommé au Moyen-Orient.
Le principal danger des alcools forts réside dans leur concentration : un petit verre peut contenir autant d’alcool qu’une quantité beaucoup plus importante de vin. Résultat, il devient plus facile de dépasser ses limites sans même s’en rendre compte. De plus, les effets sur les réflexes et le comportement apparaissent souvent plus rapidement.
Faut-il s’inquiéter du verre de Kiddouch du vendredi soir ?
Pour une personne en bonne santé, une consommation occasionnelle et modérée n’est généralement pas problématique. Ce qui inquiète les professionnels de santé, c’est davantage la consommation régulière,
l’habitude quotidienne ou la recherche systématique de l’effet relaxant de l’alcool.
Au fond, le judaïsme nous transmet ici une leçon très actuelle. Nous ne sanctifions pas le vin parce qu’il aurait des vertus médicamenteuses. Nous l’utilisons pour marquer un moment de sainteté, de gratitude ou de joie. Ce n’est pas parce que nous récitons une bénédiction particulière sur le vin (Boré Péri Haguéfen), qu’il est une bénédiction en soi. Lever une coupe pour le Kiddouch, un mariage ou une Sim’ha fait partie de notre tradition depuis des millénaires. L’essentiel est de garder à l’esprit que, comme pour beaucoup de choses dans la vie, la vraie bénédiction se trouve dans l’équilibre. C’est probablement ce que nos Sages avaient déjà compris lorsqu’ils nous ont laissé à la fois des louanges du vin... et des avertissements contre ses excès.
Sarah Kisielewski

Si quelqu’un nous fait perdre de l’argent, on se dira : "Pourquoi m’inquiéter ? Ce que je ne dois pas perdre, je ne le perdrai pas, ou je le recevrai autrement, et celui qui m’a pris le perdra à son tour." Il peut aussi se rappeler qu’il vaut mieux perdre de l’argent que de le dépenser en soins médicaux (D.ieu préserve).

Dois-je boire le vin du Kiddouch si cela me donne mal à la tête ? Et peut-on faire le Kiddouch sur du vin blanc ?

Réponse du Rav Yigal Avraham
Si le jus de raisin ne vous fait pas mal à la tête, utilisez-le à la place du vin — c’est la solution idéale (hors Pessa’h). Pour le vin blanc : le rouge est préférable, mais le blanc est parfaitement valide.
Si le blanc est de meilleure qualité, on le privilégiera (Choul’han ’Aroukh 272, 4 ; Michna Beroura 10).
Chabbath : laisser un écran connecté à des cours de Torah
Dans le cas où on maitrise parfaitement le système de prises connectées, est-ce qu’on peut programmer un écran Chabbath qui s’allume tout seul (ou qui reste allumé depuis l’entrée de Chabbath) sur une playlist de cours de Torah qu’on aura préalablement choisis ? Le but n’est pas de rester scotché aux écrans, mais de prévoir dans la maison une pièce où des cours sont disponibles à chaque moment, avec la possibilité ou non de les suivre.

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Il est strictement interdit d’agir comme mentionné dans votre question.
Le Chabbath n’est pas seulement un jour où certaines actions sont interdites, c’est surtout un jour où l’on change complètement l’atmosphère de la maison. Nos prophètes, les Néviim, ainsi que nos Sages, les ‘Hakhamim, ont insisté sur le fait que ce jour est différent de toute la semaine. Chabbath est un jour durant lequel on se détache du rythme habituel et des préoccupations ordinaires.
Même lorsque tout est préparé à l’avance, le fait de laisser volontairement des dispositifs fonctionnant en continu dans un espace de la maison va à l’encontre de cet esprit. Le Chabbath doit se ressentir dans l’ambiance de la maison : dans la sérénité et la direction vers des choses plus élevées. Ce n’est donc pas seulement une question d’actions interdites, mais aussi de respect de l’esprit même du Chabbath tel que voulu par la Torah.
Il est important de bien protéger la sainteté du Chabbath et de l’honorer comme il faut, selon l’esprit de la Torah. Celui qui fait attention à respecter ce grand jour reçoit en retour une grande protection d’Hachem : le Chabbath devient pour lui une source de bénédiction et de protection dans tous les domaines de sa vie. Tout n’est pas dit à ce sujet ! (Iguerot Moché Ora’h ‘Haïm 4, 60 ; Chémech Oumaguen 2, 64 ; ‘Arokh Hachoul’han 338, 5 ; ‘Helkat Ya’akov Ora’h ‘Haïm 70, etc.)
Pour quelqu’un qui ne mélange pas le poisson et le lait, peut-on cuire dans le même four en même temps une pizza au fromage et une autre avec du thon ?

Réponse de Rav Avraham Garcia
Ceux qui s’abstiennent de consommer du poisson et du lait devront apparemment s’abstenir aussi de les cuire dans le même four. (‘Hazon ‘Ovadia Ta’arovet 27)
Peut-on, selon la Halakha, utiliser une intelligence artificielle vocale pour générer une chanson qui chante des Téhilim ou des versets, avec les noms de D.ieu prononcés, ou faut-il remplacer ces noms par Hachem ou une forme modifiée ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Du point de vue de la Halakha, il n’y a pas d’interdit à utiliser une intelligence artificielle vocale pour générer une chanson contenant des Téhilim ou des versets, même lorsque les noms d’Hachem y sont prononcés.
Un appareil électronique n’est pas soumis aux Mitsvot et n’a pas d’interdiction de prononcer les noms d’Hachem en vain. Mais il est malgré tout préférable d’éviter cela, afin de préserver le respect et l’importance particulière dus aux noms d’Hachem, et de ne pas les banaliser.
Quand on embrasse les Tsitsit dans le troisième paragraphe du Chéma’, doit-on embrasser les fils ou les nœuds ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Il est bien d’attarder son regard sur les nœuds et les fils et d’embrasser à ces deux endroits, également, mais ce n’est pas obligatoire, il suffit de voir et d’embrasser les fils. (Kaf Ha’haïm sur Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 24, 4-5)
Mon mari est audioprothésiste et travaille dans une boutique où il est seul avec une assistante. Cette situation me met mal à l’aise et, au-delà de l’aspect du respect dans le couple, je m’interroge aussi sur la question du Yi’houd (isolement interdit). Mon mari me dit qu’il n’y a pas de problème puisque la boutique est ouverte et accessible aux passants. Est-ce effectivement le cas ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
1. Si la devanture de la boutique est vitrée et que les passants voient ce qui s’y passe, il n’y a pas de Yi’houd.
2. Si votre mari et son assistante se trouvent seuls, dans l’arrière-boutique, c’est interdit !
3. Si la devanture de la boutique n’est pas vitrée et que les clients peuvent y entrer sans sonner au préalable, il n’y a pas de Yi’houd. (Michméret Hayi’houd 25, 8)
Pour les détails à connaître sur le lieu du travail, consultez cette question-réponse : https://www.torah-box.com/question/employes-etudiants-dans-un-milieu-mixte-ce-qu-il-faut-savoir_44459.html














Le fondant du saumon, la douceur des poireaux et la fraîcheur des herbes se marient à merveille dans ces cigares dorés et croustillants. Une entrée raffinée et hyper tendance qui fera sensation à table.

• 8 feuilles de brick
• 300 g de saumon frais
• 2 poireaux nettoyés et vérifiés
• 1 échalote
• Quelques brins d’aneth et de ciboulette
• 2 cuil. à soupe de crème épaisse Parvé
• 40 g d’huile
• Sel, poivre


Pour 4 personnes
Préparation : 25 min
Cuisson : 20 min
Difficulté : moyen
Réalisation
- Coupez le saumon en petits dés.
- Émincez les poireaux et l’échalote puis faites-les revenir dans l’huile jusqu’à obtenir une texture fondante. Ajoutez le saumon, les herbes fraîches et la crème. Assaisonnez puis laissez refroidir légèrement.
- Déposez une cuil. de farce sur chaque feuille de brick puis roulez soigneusement afin de former des cigares bien serrés.
- Badigeonnez les cigares d’huile puis disposez-les sur une plaque recouverte de papier cuisson.
- Enfournez à 190 °C pendant environ 20 min, jusqu’à obtenir une belle coloration dorée et croustillante.
Bon appétit !
Chabbath Chalom ! Murielle Benainous
Quand les examens et concours approchent, beaucoup adoptent la même stratégie : dormir moins, réviser plus et carburer au café. Sauf que c’est exactement l’inverse de ce dont le cerveau a besoin. Pour lui permettre d’être performant, on lui donne les bons carburants.
• Premier réflexe : dormir suffisamment. Une nuit blanche ou une soirée de révisions jusqu’à 2h du matin donnent souvent l’impression d’avancer, alors qu’elles perturbent la mémorisation.
• Autre erreur fréquente : réviser jusquà la dernière minute. Relire frénétiquement ses fiches devant la salle d’examen crée souvent plus de confusion que de bénéfice. À la place, faites plusieurs respirations profondes pour équilibrer le corps et le cerveau ensemble.
• Côté alimentation, le cerveau fonctionne principalement grâce au glucose.
Sauf que mal combiné, le sucre seul peut provoquer l’effet inverse ! Donc, on associe son petit plaisir sucré avec ce genre de produits :
• un fruit frais ;
• une poignée d’amandes ou de noix ;
• une datte ou quelques carrés de chocolat noir ;
• un sandwich simple si l’épreuve dure plusieurs heures.
Enfin, n’oublions pas l’eau. Une légère déshydratation suffit à diminuer la concentration, la vigilance et les performances intellectuelles. Donc on boit de l’eau, rien que de l’eau !
Prendre soin de son cerveau pendant cette période d’examens n’est pas du temps perdu. C’est au contraire ce qui permet de donner le meilleur de soi-même.



Perle de la semaine par

"Pour faire la guerre, il faut être 2 ; je ne serai jamais le 2ème" (Rav Réfaël Ya'akov Israël de Sarcelles)