





![]()






On est en droit d’avoir de l’aversion à l’égard du régime radical iranien, mais, en revanche, il faut reconnaître que ses responsables sont vraiment très forts. Après avoir été bombardés intensivement par les armées israélienne et américaine, perdant ainsi la plupart de leurs chefs-clés et une grande partie de leur puissance militaire, il y avait lieu de penser qu’ils se plieraient aux exigences de leurs adversaires afin de ne pas être écartés définitivement de la scène politique. Mais non ! Voilà des semaines que les pourparlers se prolongent face à un Trump menaçant, fougueux et impatient, et à l’heure où ces lignes sont écrites, aucun accord n’a encore été signé. Leur tactique semble être de vouloir gagner du temps.
Cette démarche consistant à prolonger les négociations tout en évitant une rupture définitive, en jouant sur un cycle de prétendue soumission puis revendication, apparaît comme fructueuse. Alors qu’à Jérusalem, on bouillonne de colère devant cette stratégie d’usure, à Washington on assouplit les conditions, confronté aux pressions économiques et politiques intérieures comme extérieures. Téhéran semble avoir bien compris certaines faiblesses de l’Occident et mène une guerre d’épuisement face aux États-Unis. Ce régime espère ainsi obtenir des accords provisoires lui permettant de conserver ses capacités nucléaires et ses stocks d’uranium enrichi, tout en allégeant la pression économique qu’il subit.
Cette observation politique nous amène à un tout autre domaine : celui de l’existence, avec cette dimension à travers laquelle l’homme se meut et qui s’appelle le temps.
Le monde dans lequel nous évoluons a été conçu avec cette double facette : d’un côté, un décor plus ou moins statique, avec des saisons cycliques, le jour et la nuit qui se
relaient, des lois qui régissent la nature ; un monde certes merveilleux, mais qui demeure pratiquement immuable. D’un autre côté, chaque moment de l’existence est différent, avec une dynamique impressionnante, une interaction fascinante entre les hommes, un destin unique et ses rebondissements imprévisibles. C’est alors que l’on prend conscience que la vie possède ses opportunités à saisir rapidement et ses épreuves qui nous déstabilisent, les deux étant tributaires de ce paramètre indomptable qu’est le temps.
Nos patriarches et nos Sages de l’Antiquité avaient bien saisi cette réalité et, lorsqu’une Mitsva se présentait à eux, ils s’empressaient de l’accomplir sans jamais perdre la moindre once de temps, car cette opportunité pouvait disparaître d’un instant à l’autre. Ainsi, Avraham, désireux de réaliser la Hakhnassat Or’him (l’accueil des hôtes), agira avec rapidité. Par expérience, nous avons également pu constater que dans la vie, il faut savoir “saisir l’occasion” au risque qu’elle ne nous échappe.
Nous sommes aussi parfois confrontés à une épreuve, comme la passion d’un désir interdit ou la colère. Il nous est très difficile de combattre ces sentiments, car ils se réveillent puissants et impétueux et menacent de nous soumettre à leur volonté. La solution, dans ce cas, est de ne surtout pas se presser, mais au contraire de “gagner du temps”, un peu… comme l’Iran ! Ne pas être impressionné et être conscient que chaque instant gagné est un bénéfice, car il permet à la raison de se réveiller et ainsi de refroidir le Yétser Hara’ (mauvais penchant). Ainsi fonctionne la nature humaine, et les mêmes techniques que certains mettent au service du mal peuvent tout autant être utilisées pour le bien.
La sagesse consiste à savoir quand il faut courir… et quand il faut attendre.
Rav Daniel Scemama


Rav Daniel Scemama
L'Édito - Leçon de vie venue de Téhéran
Actualités
Rony Hayot
‘Harédim : les boucs émissaires de vos faillites
Communauté
Entretien exclusif avec Rav Chlomo Senior, nouveau grand rabbin de Paris
Rav Yehonathan Gefen
Parachat Chéla’h Lekha - Élévation spirituelle & réussite
Shabatik
Histoire
Une salle, deux réceptions
Flash Chabbath
Rav Eliezer Amoyelle
Le message d'un rabbin de Jérusalem

Devinettes sur la Paracha
Vie juive
Le vrai vainqueur de la Ligue des Champions
Réflexion
La fin de la cavale de Bonnie et Clyde
Histoire juive
Les Juifs marocains oubliés de l’Amazonie
Famille
La frustration, une source d’énergie
Questions au Rav
La Paracha pour les enfants
Le bon côté de l’histoire
Recette
Mini-entremets chocolat-noisette et croustillant praliné

Responsable publication
David Choukroun
Rédacteurs
Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Binyamin Benhamou, Rav Eliezer Amoyelle, Jocelyne Scemama, Sarah Kisielewski, Rav Yehonathan Gefen, Déborah Sarah Cohen, Rav Gabriel Dayan, Rav Aharon Sabbah, Murielle Benainous
Mise en page Dafna Uzan
Secrétariat 01.80.20.5000
Publicité Yann Schnitzler yann@torah-box.com 04.86.11.93.97
Distribution diffusion@torah-box.com
Remarques & commentaires magazine@torah-box.com
Abonnement torah-box.com/magazine

Les annonces publicitaires sont sous la responsabilité de leurs annonceurs
Ne pas lire pendant la prière
Ce magazine contient des enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle






Daf Hayomi 'Houlin 41
Michna Yomit Kélim 9-7
Daf Hayomi 'Houlin 42
Michna Yomit Kélim 10-1
Daf Hayomi 'Houlin 43
Michna Yomit Kélim 10-3
Parachat Chéla'h Lekha
Daf Hayomi 'Houlin 44
Michna Yomit Kélim 10-5
Daf Hayomi 'Houlin 45
Michna Yomit Kélim 10-7
Daf Hayomi 'Houlin 46
Michna Yomit Kélim 11-1
Roch 'Hodech
Daf Hayomi 'Houlin 47
Michna Yomit Kélim 11-3
Roch 'Hodech
Mercredi 10 Juin
Rav Mordekhai Eliahou
Rabban Chimon Ben Gamliel
Rabbi Yichmaël
Rabbi 'Hanina
Jeudi 11 Juin
Rabbi Yonathan Ben Ouziel
Vendredi 12 Juin
Rav Meïr Eizenstat
Horaires du Chabbath
Entrée 21:36 21:12 21:01 21:13 Sortie 23:01 22:30 22:14 22:37
Zmanim du 13 Juin
Rabbi 'Hanina Ben Tardyon Paris Lyon Marseille Strasbourg
Nets 05:47 05:50 05:58 05:27
Fin du Chéma (2) 09:48 09:45 09:48 09:27 'Hatsot 13:51 13:41 13:39 13:29 Chkia 21:54 21:31 21:19 21:32 Paris Lyon Marseille Strasbourg

L’Iran et les 'Houthis attaquent Israël, l'aviation israélienne vise des systèmes de défense iraniens
L'Iran a lancé des salves de missiles vers le territoire israélien dans la nuit de dimanche à lundi. Ces tirs font suite aux frappes israéliennes sur des cibles du 'Hezbollah dans la banlieue de Da'hya, à Beyrouth, en représailles à des tirs continus sur le nord d'Israël. En Samarie, quatre maisons ont été très sérieusement endommagées après qu'un missile a touché la zone de plein fouet.


du complexe pétrochimique de Mahshahr, dans le sudouest de l'Iran, a confirmé
Tsahal. La première vague s'est concentrée sur la destruction des systèmes de missiles sol-air dans plusieurs zones de Téhéran, ainsi que dans le centre et l'ouest de l'Iran. La seconde phase de l'opération visait les infrastructures énergétiques et industrielles du sud-ouest de l'Iran.
Lundi matin, on ne comptait grâce à D.ieu aucun blessé, malgré les dizaines de sirènes déclenchées depuis le début de l'attaque. L'armée de l'air israélienne a pour sa part frappé lundi matin plusieurs cibles
En Israël, la ministre des Transports Miri Reguev a déclaré que l’espace aérien du pays restait ouvert et que les opérations à l’aéroport Ben Gourion se poursuivaient normalement jusqu’à nouvel ordre.

L’Iran exige des milliards de dollars avant tout accord avec les États-Unis
L’Iran réclame le déblocage rapide de plusieurs dizaines de milliards de dollars d’avoirs gelés avant toute avancée dans les négociations avec Washington, a indiqué le Wall Street Journal. Téhéran demande notamment un premier versement de 12 milliards de dollars dès un accord préliminaire.
Face à ces demandes, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affiché une position inflexible, assurant qu’aucun allègement des sanctions ni aucun déblocage d’avoirs ne serait envisagé tant que l’Iran n’aura pas pris de mesures irréversibles pour stopper son programme nucléaire et n'aura pas remis la totalité de ses stocks d’uranium enrichi.
De nouvelles sanctions contre des Israéliens de Judée-Samarie à l’étude par la France et ses alliés
La France et plusieurs pays européens travaillent à l’adoption de sanctions coordonnées contre des Israéliens accusés d’être impliqués dans des violences en Judée-Samarie, selon plusieurs diplomates européens. Les mesures envisagées pourraient inclure des gels d’avoirs ainsi que des interdictions de voyager. D’après plusieurs sources diplomatiques, le Royaume-Uni et la Norvège figurent parmi les pays participant aux discussions avec Paris, même si la liste définitive des États impliqués n’a pas encore été arrêtée.
Faute d’accord au sein de l’Union européenne, plusieurs États étudient la possibilité d’agir de manière concertée au niveau national.

Attentat dans le Sharon : un mort et plusieurs blessés
Une personne a été tuée et cinq autres blessées, dont deux grièvement, lors d’un attentat commis ce dimanche dans la région du Sharon. Les attaques se sont produites sur plusieurs sites, notamment près de Kokhav Yaïr, Tsour Its'hak et Tsour Nathan. Selon les premiers éléments de l’enquête, les tirs

ont débuté dans une stationservice à l’entrée de Kokhav Yaïr avant que d’autres incidents ne soient signalés dans les localités voisines. Le terroriste a été neutralisé et d’importantes forces de sécurité ont été déployées dans le secteur pour mener les investigations.
Cha'har Gamla et Ohad Yé'ari tombent dans les combats au Liban
Tsahal a autorisé samedi soir la publication des noms de deux soldats tombés au combat dans le sud du Liban.

Le capitaine Cha’har Gamla, 23 ans, commandant adjoint au sein de l’unité d’élite Egoz, est décédé des suites de graves blessures causées par l’explosion d’un drone piégé du 'Hezbollah. Dans un autre incident,
le sergent Ohad Yé'ari, 21 ans, combattant du bataillon
Chaked de la brigade Giv'ati, a été tué lors d’une opération dans le sud du Liban. Selon les premiers éléments, il aurait été victime d’un tir ami accidentel. Une enquête de Tsahal est en cours afin de déterminer les circonstances exactes du drame.

Un terroriste ayant pris part aux massacres du 7/10 éliminé par Tsahal à Gaza

Tsahal et le Chin-Beth ont annoncé avoir éliminé dans le sud de Gaza Zakr Abou Karim, membre de la force Nukhba du 'Hamas ayant participé à l’attaque de Kissoufim le 7 octobre 2023. Selon l’armée israélienne, il continuait depuis à planifier et coordonner des opérations contre les forces de Tsahal dans la bande de Gaza. Tsahal a indiqué que les forces du Commandement sud poursuivaient leurs opérations conformément aux accords en vigueur, tout en réaffirmant leur engagement à neutraliser toute menace contre les soldats israéliens et les civils.
L’armée a assuré qu’elle continuerait d’agir contre tout danger immédiat visant Israël.
Dans une interview, le président libanais s'en prend au 'Hezbollah et à l'Iran : "Ils ne représentent pas le peuple"
Dans une rare interview accordée à CNN, le président libanais Joseph Aoun a appelé à privilégier la voie diplomatique afin de mettre fin au conflit à la frontière sud de son pays. Il a affirmé que l’état d’hostilité entre Israël et le Liban devait "cesser définitivement" et n’a pas exclu une rencontre avec Binyamin Netanyahou, à condition qu’un accord mettant fin aux combats soit conclu au préalable. Aoun a également vertement critiqué l’Iran, accusant Téhéran d’utiliser le Liban comme "monnaie d’échange" dans ses négociations avec les ÉtatsUnis, une situation qu’il a qualifiée d’"inacceptable".

Netanyahou au Cabinet : "Aucun accord pour l'heure avec le Liban, le 'Hezbollah s'y oppose"
Lors du conseil des ministres, Binyamin Netanyahu a affirmé qu’aucun accord de cessez-le-feu n’avait pour l’heure été conclu avec le Liban, le 'Hezbollah s’y opposant toujours. Selon lui, la situation opérationnelle reste inchangée et les forces israéliennes n’ont reçu aucune instruction en vue d’une mise en œuvre.
Le Premier ministre a toutefois indiqué privilégier la voie diplomatique, soulignant l’importance de poursuivre les discussions avec l’administration Trump.
Israël maintient notamment comme conditions à un accord la démilitarisation du sud du Liban jusqu’au Litani et la possibilité d’agir contre toute menace immédiate.
Grèce : Un Palestinien lié au 'Hamas arrêté pour un projet d’attentat

Les autorités grecques ont arrêté en Crète un Palestinien de 37 ans soupçonné d’entretenir des liens avec le 'Hamas et de préparer une attaque terroriste. Selon les enquêteurs, il était en contact avec plusieurs personnes récemment interpellées à Chypre dans le cadre d’affaires liées au terrorisme et aurait reçu une formation du 'Hamas. D’après des médias grecs, l'individu aurait envisagé de viser un navire de croisière israélien attendu prochainement sur l’île. Des produits chimiques et du matériel servant à la fabrication d’explosifs auraient également été découverts dans un appartement qu’il louait à Athènes.

Gamla Cabernet Sauvignon 2023 offerte dès 180 € d’achat


Livraison 24H OFFERTE dès 149,90 € +2000 références EN STOCK




Slovénie : la présidente fait hisser le drapeau palestinien sur le palais présidentiel
La présidente slovène

Natasa Pirc Musar a ordonné l’installation du drapeau palestinien sur la façade du palais présidentiel, après son retrait du Parlement par le nouveau gouvernement de Janez Janša. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle a réitéré ses accusations de "génocide contre Israël et affirmé que le drapeau resterait hissé pendant une semaine. Cette initiative illustre les profondes divergences entre la présidence et le gouvernement slovène sur le dossier israélo-palestinien. Depuis son arrivée au pouvoir, Janez Janša a adopté une ligne nettement plus favorable à Israël et engagé un rapprochement avec Jérusalem.
Pays-Bas : le rappeur Kanye West a attiré 40.000 personnes malgré la polémique sur ses propos à la gloire d’Hitler
Un concert aux Pays-Bas du rappeur américain Kanye West, dit Ye, a attiré samedi plus de 40.000 personnes. Le chanteur a suscité une vive indignation avec des propos glorifiant le dirigeant nazi Adolf Hitler. Ses déclarations fracassantes, sa chanson Heil Hitler l'an passé et la mise
en vente de tee-shirts affublés d'une croix gammée sur son site web ont suscité de vives réactions contre sa tournée européenne. Le rappeur s'est depuis distancié de ses propos sur les réseaux sociaux, les attribuant au trouble bipolaire dont il souffre.





‘Harédim : les boucs émissaires de vos faillites
Pointer du doigt l’homme en noir, c’est laisser les monopoles siphonner vos comptes bancaires en toute impunité.

Depuis des décennies, une petite musique médiatique, aussi entêtante que nauséabonde, sature l’espace public israélien en désignant systématiquement la communauté ‘Harédi comme le bouc émissaire de tous les maux du pays — crises économiques, fractures civiques qui menacent la cohésion nationale et craintes pour l’avenir de notre démocratie. C’est une stratégie de diversion massive. Il est grand temps de démasquer la vérité et de reconnaître que le secteur ‘Haredi est devenu le bouclier humain idéal d’une classe politique et économique en panne sèche de solutions, une élite qui préfère jeter une communauté en pâture à la foule plutôt que de rendre des comptes sur ses propres privilèges.
Dernièrement, le chœur des indignés s’est étranglé devant le budget supplémentaire alloué aux écoles orthodoxes. On nous balance le chiffre de 500 millions de Chékels comme s’il s’agissait du braquage du siècle. Mais de qui se moque-t-on ? Regardons les chiffres froids : d’éminents économistes israéliens l’ont démontré, ce budget n’est qu’un rattrapage d’une discrimination systémique. Pendant des années, un enseignant orthodoxe a perçu 30 % à 40 % de moins qu’un enseignant du secteur laïque, à diplôme et ancienneté strictement
égaux. Appeler "privilège" l’application tardive du droit du travail et de l’équité salariale est une malhonnêteté intellectuelle révoltante. C’est de l’apartheid administratif, rien de moins. L’image d’Épinal de l’orthodoxe oisif vivant aux crochets de la société est une fake news qui ne survit pas à l’examen du Bureau Central des Statistiques (CBS). La réalité ? Plus de 83 % des femmes orthodoxes travaillent. Ce taux est supérieur à la moyenne des femmes dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE ! Quant aux hommes, leur intégration a bondi de près de 50 % en quinze ans. Ils sont aussi aujourd’hui ingénieurs, experts-comptables, cadres dans la high-tech.
Le problème, ce n’est pas leur volonté de travailler, c’est le système qui les broie. Le rapport 2023 de l’association LATET est un aveu d’échec pour notre économie : la pauvreté dévore désormais les couples où les deux conjoints travaillent. La précarité n’est pas le fruit de la Torah, c’est le produit d’un capitalisme sauvage et d’un coût de la vie devenu délirant. Alors qu’environ 20 % des familles israéliennes vivent sous le seuil de pauvreté, les ‘Harédim, eux, parviennent très nettement à faire reculer leur propre précarité par le travail. L’intégration
économique de cette communauté est une révolution silencieuse.
Parlons sans tabou du "partage du fardeau". Pourquoi les Israéliens n’arrivent-ils plus à finir le mois ? Ce n’est pas parce qu’un étudiant de Bné Brak étudie le Talmud. C’est parce que notre marché est verrouillé par une oligarchie de 15 à 20 familles d’importateurs qui maintiennent des prix 38 % plus élevés que dans le reste du monde développé. C’est parce que nos banques ont empoché un bénéfice record de 25 milliards de Chékels en 2023, en pleine guerre, sur le dos de nos découverts et de nos crédits. Pointer du doigt l’homme en noir, c’est laisser les monopoles siphonner vos comptes bancaires en toute impunité. Le dollar a baissé de 18% en un an ; qui a vu sa voiture, son ordinateur ou son téléphone baisser ?
Dernièrement, au nom du Likoud, le député Dan Illouz a déclaré, tranquillement, que les ‘Harédim refusent de s’intégrer. Il invoque le "besoin existentiel" comme on agite un chiffon rouge : pour justifier des positions extrêmes sans en assumer les conséquences. Si l’intégration des ‘Harédim était réellement vitale pour l’État — sur les plans éducatif, militaire et économique —, les infrastructures nécessaires existeraient. Leur absence totale dit tout. Or, l’absence d’infrastructures d’accueil démontre que cet acharnement répond davantage à des calculs électoralistes de bas étage qu’à une véritable volonté d’inclusion nationale.
000 orthodoxes sans détruire leur identité. L’exigence de conscription massive n’est pas un besoin militaire — les généraux eux-mêmes l’admettent en privé — c’est une tentative de rééducation forcée. On veut briser leur mode de vie sous prétexte d’intégration. Pourtant, quand le sang coule, qui retrouve-t-on en première ligne pour ramasser les corps ou sauver des vies ? Les volontaires de Zaka et de United Hatzalah. Le problème n’est pas leur courage, c’est le mépris d’un système qui refuse de s’adapter à leur différence.
La précarité n'est pas le fruit de la Torah, c'est le produit d'un capitalisme sauvage et d'un
coût de la vie devenu délirant
Mais la fracture la plus profonde, la plus injuste, celle que l’élite de Tel-Aviv tente de dissimuler par ses cris d’orfraie, est foncière. À la création de l’État, des terres immenses ont été offertes gratuitement aux Kibboutzim et aux Mochavim. Aujourd’hui, ces groupes gèrent une rente immobilière colossale, transformant des terres agricoles en centres commerciaux lucratifs. Qui dénonce cette spoliation ? Un enfant né à Bné Brak part avec un handicap structurel face à l’héritage foncier de l’élite historique. On accuse les orthodoxes de coûter cher au budget, alors qu’une minorité monopolise la terre d’Israël depuis 75 ans dans un silence médiatique complice.
Sur la question militaire, l’hypocrisie atteint des sommets stratosphériques. On exige l’enrôlement immédiat des ‘Harédim au nom de l’égalité, mais on ferme les yeux sur les 100 000 citoyens arabes, objecteurs de conscience et autres minorités qui, chaque année, ne servent ni sous les drapeaux, ni dans un service civil. Soyons lucides : Tsahal, dans sa structure actuelle, est incapable d’intégrer 60
Le 7 octobre, les barbares n’ont pas fait de distinction entre un Kibboutznik laïque et un Juif de Jérusalem. Ils ont vu des Juifs. Il est tragique qu’il faille un carnage pour nous rappeler notre destin commun. Fichons la paix aux ‘Harédim. Attaquons-nous aux monopoles, aux cartels bancaires et aux injustices foncières. Construisons enfin un Israël où la dignité n’est pas un privilège réservé à une caste, mais un droit pour chaque citoyen, qu’il porte une Kippa ou non.
Rony
Hayot Journaliste et analyste politique

Élu il y a quelques semaines grand rabbin de Paris, le Rav Chlomo Senior hérite d’une responsabilité immense à la tête de l’une des plus importantes communautés juives d’Europe. Parcours, défis de l’antisémitisme, jeunesse, ‘Alya, école juive, Mikvaot et avenir du judaïsme français : il répond aux questions de Torah-Box avec franchise et lucidité.
La récente élection du Rav Chlomo Senior au poste de grand rabbin de Paris marque l’ouverture d’une nouvelle page pour la communauté juive parisienne. Héritier d’une longue tradition rabbinique, proche collaborateur du Rav Yossef ‘Haïm Sitruk pendant de nombreuses années, il a consacré sa vie au service des communautés juives de France. Dans cet entretien exclusif, il revient sur son parcours et partage sa vision des grands enjeux auxquels sont confrontés les Juifs de France et de Paris.
Pour commencer, parlez-nous de votre parcours et de ce qui vous a conduit vers le rabbinat.
Je suis né en Algérie, à Saïda, près d’Oran, en 1958. Lorsque nous sommes arrivés en France, la communauté de Nancy nous a accueillis avec une chaleur extraordinaire et nous a beaucoup soutenus. J’ai ensuite grandi à Lyon, où mon père exerçait en tant que rabbin.
Mes années de lycée se sont déroulées à Aix-les-Bains, auprès de maîtres qui m’ont profondément marqué, notamment Rav Chajkin et Rav Its’hak Weil. J’ai poursuivi ma formation en Israël, où j’ai étudié plusieurs années en Yéchiva et au Collel, en particulier à Béer Ya’akov auprès du Rav Wolbe.
De retour en France, je me suis installé à Marseille où j’ai rencontré le Rav Yossef ‘Haïm Sitruk, que j’ai eu le mérite de seconder pendant de nombreuses années. J’ai ensuite exercé à Montpellier, puis à Paris, où j’ai dirigé l’école Otzar Hatorah ainsi que la communauté Toraténou du 19e arrondissement. En 1995, j’ai pris la tête de la communauté de Créteil, que j’ai servie pendant vingt-six ans. J’ai ensuite été nommé Grand Rabbin du 16e arrondissement avant d’être élu, il y a quelques semaines, Grand Rabbin de Paris.
Quel a été votre premier sentiment après cette élection ?
Le sentiment dominant est celui de la responsabilité. La communauté juive parisienne est particulièrement riche : elle compte de magnifiques synagogues, des Baté Midrach, des Mikvaot, des institutions remarquables. Il s’agit désormais de poursuivre et d’optimiser tout ce qui a été construit.
Je tiens d’ailleurs à rendre hommage à mes prédécesseurs pour le travail considérable qu’ils ont accompli. C’est un magnifique défi, mais aussi une immense responsabilité.
Quel message souhaiteriez-vous adresser aux Juifs qui ne fréquentent pas de communauté et vivent leur judaïsme en électrons libres ?
J’aimerais leur dire que toutes les synagogues de Paris sont ouvertes à tous les Juifs, sans distinction de niveau de pratique. Une synagogue n’est pas seulement un lieu de prière ou d’étude ; c’est aussi un lieu où l’on ravive son âme juive.
Je sais que certaines personnes peuvent hésiter par timidité ou parce qu’elles ont le sentiment de ne pas être à leur place. Je voudrais les rassurer : partout, elles seront accueillies avec chaleur, bienveillance et sans aucun jugement.
On retrouve dans cette approche l’influence du Rav Sitruk...
Lorsqu’une famille envisage la ‘Alya, le rôle du rabbin est d’accompagner cette réflexion avec honnêteté, d’expliquer les défis comme les opportunités, afin que la décision soit prise en toute connaissance de cause.
La ‘Alya, vous encouragez ? Déconseillez ?
C’est avant tout un choix personnel. Un rabbin peut conseiller, éclairer, accompagner, mais il ne peut prendre cette décision à la place des intéressés.
"Une synagogue n'est pas seulement un lieu de prière ou d'étude ; c'est aussi un lieu où l'on ravive son âme juive
C’est vrai, mais ces valeurs remontent encore plus loin. Mon père était rabbin, mon grand-père également, et ainsi de suite sur plusieurs générations. J’ai grandi dans l’amour de chaque Juif.
De nombreux Juifs s’interrogent aujourd’hui sur leur avenir en France face à la montée de l’antisémitisme. Comprenez-vous leurs inquiétudes ?
Parfaitement. J’ai connu une France où les Juifs pouvaient vivre leur identité avec fierté. Depuis le 7 octobre, beaucoup de choses ont changé. Les inquiétudes sont réelles. Nous l’avons constaté avec les Mézouzot arrachées à Créteil ou avec les personnes qui hésitent désormais à porter leur Kippa dans la rue.
Cette vague d’antisémitisme ne touche d’ailleurs pas uniquement la France. Elle se manifeste dans de nombreux pays. Il est donc naturel que les Juifs s’interrogent.
Par ailleurs, beaucoup de Juifs continueront à vivre en France. Notre responsabilité en tant que rabbins est donc de leur permettre de vivre pleinement leur judaïsme à travers les écoles, les synagogues, les Mikvaot, les maisons d’étude et toutes les infrastructures communautaires nécessaires.
Comment transmettre aujourd’hui l’amour de la Torah à la jeune génération, qui est assaillie de messages opposés à ses valeurs ?
La priorité absolue est de soutenir et de développer l’école juive. Mais il faut également souligner un phénomène très encourageant : la soif de Torah chez les jeunes.
À l’ACIP 16, nous organisons chaque année de grandes Séli’hot qui ont réuni en coopération avec Torah-Box près d’un millier de jeunes dans une atmosphère extraordinaire d’élévation spirituelle. Nous observons un véritable éveil.
Un autre indicateur : les librairies juives se retrouvent instantanément en rupture de stock à chaque fois qu’un nouveau traité du Talmud est publié aux éditions Artscroll. Cela témoigne d’un désir profond d’étudier.
Il n’existe cependant pas de recette universelle. Chaque communauté doit savoir développer des initiatives adaptées à son public et à ses besoins spécifiques.
Vous évoquez souvent un autre défi : celui des écrans.
Oui, et c’est un sujet extrêmement préoccupant. Je lance un cri d’alarme aux parents : soyez responsables. Ne laissez pas vos enfants passer des heures devant des écrans sans supervision.
Mon épouse, qui enseigne le Kodech, voit régulièrement des élèves épuisées, incapables de se concentrer parce qu’elles ont passé une grande partie de la nuit sur Internet.
C’est un véritable fléau qui mérite toute notre attention.
Un autre problème auquel sont confrontés les jeunes, c’est celui des examens qui tombent pendant Chabbath ou les fêtes. Qu’est-ce qui est fait dans ce domaine ?
Effectivement. Pendant des années, le Rav Sitruk est intervenu auprès du ministère de l’Éducation nationale pour tenter de faire évoluer les choses.

Aujourd’hui encore, les rabbins entretiennent un contact avec les universités et les grandes écoles afin d’anticiper ces situations. Nous transmettons dès le début de l’année les dates concernées. Certaines administrations font preuve de compréhension, d’autres moins. Malheureusement, il n’existe pas encore de dispositif national permettant de résoudre systématiquement ce problème et nous agissons au cas par cas.
Les attaques contre la Brit Mila observées dans certains pays européens doivent-elles inquiéter les Juifs de France ?
Pour le moment, la situation française demeure relativement stable. Sous l’impulsion du grand rabbin de France, l’association des Mohalim a été considérablement renforcée. Les Mohalim suivent des protocoles rigoureux et bénéficient d’une reconnaissance institutionnelle. Malgré les tentatives de remise en cause de la part de certains partis, nous ne sommes actuellement pas confrontés à une menace immédiate.
Un autre sujet qui fait souvent les gros titres de l’actualité juive est celui des cimetières. En quoi ce sujet vous préoccupe-til particulièrement ?
Parce qu’il existe une méconnaissance importante de ces questions. Le principal danger concerne l’expiration des concessions funéraires. Lorsque les familles ne sont pas joignables, les corps peuvent être exhumés et transférés dans des ossuaires. J’appelle donc les familles à être extrêmement vigilantes, à surveiller les échéances des concessions et à laisser des coordonnées actualisées. C’est une responsabilité essentielle.
Les Mikvaot répondent-ils aujourd'hui aux besoins de la communauté parisienne ?
Les progrès réalisés sont considérables. Il fut une époque où Paris ne disposait que d’un seul Mikvé. Aujourd’hui, la capitale et sa région comptent plusieurs dizaines de bains rituels.
Grâce à D.ieu, les besoins sont globalement couverts, même si certains secteurs méritent d’être renforcés. Une politique réfléchie doit accompagner l’évolution géographique des populations juives.
Lorsque vous regardez la communauté juive parisienne dans vingt ans, êtes-vous plutôt optimiste ou plutôt inquiet ?
Je ne suis pas prophète. Personne ne peut savoir ce que l’avenir nous réserve. Notre mission est de fournir aux Juifs toutes les conditions nécessaires pour vivre pleinement leur judaïsme : des écoles, des lieux d’étude, des synagogues, des Mikvaot. Quant à l’avenir, il appartient à Hachem.
Un dernier message pour les lecteurs de Torah-Box ?
Je voudrais rappeler la force extraordinaire de la prière. Depuis toujours, le peuple d’Israël puise dans la Téfila une source de protection, de courage et d’espérance.
Il faut également souligner un phénomène très encourageant : la soif de Torah chez les jeunes
Et j’aimerais également encourager chacun à renforcer sa Émouna Nous avons la certitude que le Créateur accompagne Son peuple et que la promesse divine qu’Il ne nous anéantira jamais demeure. Notre tradition est la seule qui enseigne que la fin des temps connaitre une issue positive. C’est finalement cette confiance qui doit continuer à nous porter.
Propos recueillis par Elyssia Boukobza
du syndic

Le comité de l’immeuble organisé une réunion entre tous les voisins. À la fin, ils ont décidé de réparer l’ascenseur et d’améliorer le nettoyage. À la fin de la réunion, soudain, l’ascenseur s’est ouvert — et un chat en est sorti comme s’il était le président du syndic...
Vocabulaire
דעו (Va’ad Bayit) – syndic, comité d’immeuble
(Irguèn) – il a organisé
(Asséfa) – réunion, assemblée •
•

(Chekhénim) – voisins
(Hé’hlitou) – ils ont décidé
(Létakèn) – réparer •
(Ma’alit) – ascenseur
(Léchapèr) – améliorer
(Nikayon) – nettoyage, ménage, propreté
(Mifgach) – rencontre, réunion
(‘Hatoul) – chat
(Yochev Roch) – président, PDG
D’autres mots avec la racine
(monter, dépasser)
(‘Aliya) – montée, immigration en Israël
(Ma’alot) – degrés
(‘Alout) – coût

Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Si une personne choisit un certain mode de vie, rien ne l’empêchera de vivre en fonction, mais elle devra rendre des comptes sur toutes ses erreurs, en dépit de ses réussites.
"Ils se levèrent de bon matin, ils montèrent au sommet de la montagne en disant : ‘Nous voici, nous monterons vers l’endroit qu’Hachem a dit, car nous avons péché !’ Moché dit : ‘Pourquoi donc transgressez-vous [ce qu’a dit] la bouche d’Hachem ? Et cela ne réussira pas !'" (Bamidbar 14, 40-41)
Après la débâcle des explorateurs, le peuple juif fut puni et dut séjourner dans le désert pendant quarante ans avant que leurs descendants ne puissent entrer en terre promise. Toutefois, un petit groupe de gens, appelés Hama’apilim décidèrent de rectifier leur manque d’enthousiasme à entrer en terre sainte et d’y pénétrer, même sans l’accord d’Hachem. Moché Rabbénou les prévint que suite à leur précédente faute de croire au Lachon Hara’ des explorateurs, ils avaient perdu leur Siya’ta Dichmaya (aide divine) et que leurs efforts seraient vains. Obstinément, ils l’ignorèrent, entrèrent en Erets Israël et furent rapidement anéantis.
Désobéir à Hachem et réussir ?!
Rav Steinman soulève une difficulté dans les mots employés par Moché pour mettre ces hommes en garde. (Ayélet Hachahar, Bamidbar 14, 41) Il dit d’abord qu’ils transgressèrent la parole d’Hachem en entrant, puis il ajoute : "et cela ne réussira pas". Ces mots semblent sous-entendre que d’après Moché, si cela avait eu des chances d’aboutir, ils auraient été autorisés à désobéir à
la parole divine ! Or ce n'est certainement pas le cas : même si leur succès avait été garanti, ils n’auraient pas dû y aller, car Hachem le leur avait interdit. Alors, qu’ajoute Moché en précisant qu’en plus d’être interdit, leur projet ne sera pas fructueux ?
Rav Steinman répond par un principe du ’Hazon Ich basé sur deux affirmations de nos Sages : "Dans la voie qu’un homme veut emprunter, on le mène" et "celui qui vient se souiller [par la faute], on lui permet de le faire". Le ’Hazon Ich affirme qu’il est tout à fait possible qu’un bandit réussisse à voler ou bien qu’un homme non respectueux du Chabbath en vienne à le profaner. Si une personne choisit un certain mode de vie, rien ne l’empêchera de vivre en fonction, mais elle devra rendre des comptes sur toutes ses erreurs, en dépit de ses réussites. Ainsi, d’après Rav Steinman, Moché montrait aux Ma’apilim qu’ils auraient pu croire que même si leur acte allait à l’encontre de la volonté divine, il serait couronné de succès – étant donné qu’un homme peut choisir de fauter et réussir à fauter. Moché dut donc leur dire qu’en plus d’être prohibée, leur tentative n’aboutirait pas.
Ce principe met en relief une idée erronée concernant les actions de l’homme et leurs conséquences. Une personne peut croire que si elle commet une faute, elle n’aura aucun succès et que si elle agit vertueusement, elle en sera couronnée. Cette impression est dangereuse : celui qui faute et qui réussit peut
alors facilement justifier son comportement. Et par ailleurs, celui qui agit correctement et qui échoue peut être vite découragé de poursuivre dans cette voie, étant donné qu’il n’en récolte aucun fruit. Mais en réalité, comme le souligne le ’Hazon Ich, un fauteur peut "brillamment" réussir et une personne pieuse peut rencontrer de nombreuses difficultés.
Téchouva ratée
L’exemple de celui qui fait Téchouva, qui tente de s’améliorer et subit des désagréments est particulièrement important. Prenons celui d’Avraham Avinou. Hachem lui demande de quitter sa famille, son pays, et de se diriger vers Erets Israël, en lui promettant des récompenses dans tous les domaines. Avraham se rend docilement en terre sainte et y est accueilli par une terrible famine. Il quitte la terre, mais ne se plaint pas, ne montre aucun doute sur les conséquences apparemment désastreuses de sa ‘Alya Allait-il accepter ces circonstances sans se lamenter, même s’il lui semblait qu’en guise de "récompense" pour ses bonnes actions, il dut subir la famine ?
Des épreuves qui renforcent
Tout le monde n’est pas capable de suivre Avraham dans ce genre d’épreuves. Son neveu, Loth, l’accompagna en Erets Israël, conscient des promesses extraordinaires faites par Hachem. Et lui aussi fut accueilli par la disette. Il accompagna alors Avraham en Égypte où sa sœur Sarah fut kidnappée par Pharaon. En revenant en terre sainte, Loth semble désenchanté par le périple spirituel d’Avraham, duquel ne découlèrent que des difficultés. À ce moment, il choisit de se séparer d’Avraham et se dit : "Je ne veux suivre ni Avraham, ni son D.ieu !"
Sur le long terme, l’élévation spirituelle procure à l’individu d’immenses bienfaits, mais il arrive souvent qu’un Ba’al Téchouva n’en jouisse pas immédiatement. A contrario, il peut constater une dégradation dans le domaine financier ou autre. Les raisons de ce phénomène sont nombreuses, mais il est fondamental de savoir que les fruits des bonnes actions ne poussent pas instantanément. Au contraire, les revers sont parfois là pour l’aider à renforcer sa Émouna et sa détermination à poursuivre dans le droit chemin.
Rav Yehonathan Gefen






1 Moché Rabbénou envoie douze explorateurs pour explorer la terre d’Israël.




2 Dix explorateurs présentent à leur retour un compte-rendu calomnieux et calamiteux sur cette terre, ce qui fait pleurer le peuple d’Israël, tandis que le rapport de Yéhochoua’ et Kalev est positif et encourageant.

3 Hachem annonce à Moché Rabbénou Sa volonté d’anéantir les Bné Israël et de constituer un nouveau peuple à partir de lui.

4 Moché Rabbénou prie Hachem pour sauver le peuple.

5 Cette demande est partiellement acceptée : Hachem annonce que seule la prochaine génération entrera en Israël, et que l’actuelle mourra au fur et à mesure pendant quarante ans.

6 Une partie du peuple regrette sa conduite et se dirige vers la terre d’Israël. Moché les avertit de l’opposition d’Hachem, mais ce groupe n’écoute pas et finit écrasé par les peuples de ‘Amalek et de Kena’an.

7 La Mitsva du prélèvement de la ‘Halla est donnée.

8 Pratiquer l’idolâtrie sciemment n’est pas pardonnable et son auteur encourt le retranchement spirituel du peuple d’Israël.

9 Dans notre Paracha, un homme profane le Chabbath en ramassant du bois et est mis à mort.

10 La Paracha parle de la Mitsva des Tsitsit, le fait de mettre des franges aux vêtements à quatre coins.
N°479
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :
Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”
Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)
Un verre (1 réviit) par personne

Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !
Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :
1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Les Lions de Juda vs Les Étoiles du Chabbath. 2. Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 poin ts pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points pour les plus drôles)
1. 3 Matsot chemourot (rondes, faites à la main)
2. Épaule d’agneau
3. Maror (laitue romaine)
4. Karpass (céleri)
7.Oeuf dur
Maror
2.Épaule d’agneau
4.Karpass
2 (Les réponses proposées sont données à titre d’exemple)
6.‘Harossèt
5.Hazeret
Pour chaque question, le premier qui trouve un mot qui répond à la question et qui commence par la lettre de la semaine, a gagné.
5. ‘Hazeret (laitue ou endives)
6.‘Harossèt
7. Oeuf dur
8. Bol d’eau salée
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder 1
Quelque chose qu’on peut manger au goûter.
> Nutella, noisette, nougat.
Une partie du corps
Un métier





> Nez, nuque, narine.
DE MATSA & MAROR
> Navigateur, nounou, notaire.
A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main
Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun
Pays connus
> Norvège, Népal, Niger, Nigeria.
MAROR
En rapport avec un téléphone.
> Numéro, nom de contact.
Etapes du Séder
Des parfums de glace.
> Nougat, noix de coco, nutella.


(jeu d’intuition)


Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.
Cite un dessert français connu.
La crème brûlée.
Le macaron.
L’éclair / Le mille-feuille.
Le fondant au chocolat.
Le flan / La crêpe.
Termine la blague :
La maîtresse, énervée, dit à Toto :
Cite une couleur qu’on voit dans un arc-en-ciel.
Le rouge.
Le orange.
Le jaune.
Le vert.
Le bleu / Le violet.

- “Toto, cela fait 5 fois que tu arrives en retard cette semaine. Qu’en déduis-tu ?”
Que répond Toto ?
> - “Euh… qu’on est vendredi ?”
Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ?
• Je peux éclairer le monde… ou aligner des produits.
> Le rayon
• Je peux entourer une image… ou diriger une équipe.
> Le cadre
Cite un pays où il fait très froid toute l’année.
Le Canada. La Russie.
La Norvège.
La Finlande / La Suède. L’Islande.
La définition farfelue : Trouve le
mot qui correspond à cette définition :
1. Balle qui se mange.
> Pomme.
2. Éponge à confiture.
> Pain.
À peu près

Combien de zéros comporte le nombre mille milliards ?
> 12.


Classe ces agglomérations dans l’ordre de la plus faible densité à la plus forte :
• Ville - Hameau - Village - Mégalopole - BourgadeAgglomération.
Mégalopole.
> Hameau - Village - Bourgade - Ville - Agglomération -


Un Espagnol vit-il en moyenne plus ou moins longtemps qu’un Britannique ?



Réponse :

Plus : Espagne : 83-84 ans. Royaume-Uni : 80-81 ans

Quel est l’intrus dans cette liste ? vache – mouton – chameau - chèvre – cerf – gazelle.
Réponse : : Seul le chameau n’est pas Cachère.
Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.
Il est nécessaire de tremper :
1. Les ustensiles en métal.
2. Les ustensiles en bois.
3. Les ustensiles en verre.

Réponses : 1 et 3


Selon les Séfaradim, si on trouve du sang dans le blanc d’un œuf :
1. Il faut jeter l’œuf tout entier.
2. Seul le jaune de l’œuf est Cachère.
3. Il suffit d’en retirer le sang.

Réponse : 3




Quel était son but secret en laissant le champ libre la nuit ? La ruse des lumières 4
À Paris, au XVIIIème siècle, Antoine

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.


Parmentier veut absolument que les Français mangent des pommes de terre pour éviter la famine. Mais le peuple refuse, pensant que c’est un poison. Parmentier installe alors des gardes armés autour de son champ de patates toute la journée, mais il leur donne un ordre très spécial pour la nuit : celui de s’en aller et de laisser le champ sans surveillance.

Pousser les gens à les voler ! En voyant les gardes le jour, les gens se sont dit : “Si c’est gardé, c’est que c’est précieux et réservé aux riches”. Ils ont donc commencé à en piller la nuit pour les goûter.


Réponse de la semaine dernière






Panier à 3 points. Indice : Pas clair.

La réponse, la semaine prochaine !
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box
Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche


"Regardez la pagaille que vous avez laissé s’installer ! Acceptez la proposition du directeur et tout le monde passera une belle soirée."
Dans une grande ville d'Israël, deux salles de fêtes mitoyennes accueillent les célébrations des habitants : Brit-Mila, Bar-Mitsva, mariages... Tandis que la première est grande, belle, bien décorée, la seconde est nettement plus petite et moins fastueuse.
Un dimanche soir, deux familles ont chacune loué une salle pour une soirée de leurs Chéva’ Brakhot les sept jours durant lesquels on récite les sept bénédictions nuptiales qui suivent le mariage. En Israël, ces soirées prennent souvent de l’ampleur : on invite de grands Rabbanim et des proches venus de loin. En fin d’après-midi, la famille Lévi s’installe dans la grande salle qu’elle a réservée et commence à dresser les tables. Un peu plus tard, la famille Bernstein arrive à son tour et se dirige elle aussi vers la grande salle, conformément à ce qui avait été convenu avec la direction.

Le directeur, alerté par les éclats de voix, accourt depuis son bureau. Après quelques minutes d’enquête, la vérité éclate : son secrétaire a attribué par erreur la même grande salle aux deux familles. Débordé, il se tourne vers les Bernstein et leur propose en dédommagement la petite salle avec un menu exceptionnel et les boissons à volonté, précisant au passage qu’il sanctionnera son secrétaire pour cette erreur grossière. Refus immédiat des Bernstein. Il ajoute alors un séjour Chabbath complet à l’hôtel à Tibériade pour toute la famille. Refus à nouveau : les Bernstein attendent des invités importants venus de loin et ont absolument besoin de l’espace.
La grande salle, un ring de boxe ?
La surprise est totale. Les Bernstein découvrent une autre famille déjà sur place, avec un orchestre qui règle ses derniers détails. Monsieur Bernstein prend une grande inspiration, entre dans la salle, attestation de réservation en main, et demande aux Lévi de libérer les lieux. Monsieur Lévi oppose un refus catégorique : lui aussi a loué cette salle, et ses invités commencent à arriver. Aucune famille n’a l’intention de céder, le ton monte rapidement, les plus échauffés semblent même prêts à en venir aux mains.

Le directeur, qui désespère de trouver une solution de ce côté, se précipite vers les Lévi pour les supplier de changer de salle. Leur réponse est cinglante : si les Bernstein s’étaient mieux comportés dès le départ, ils auraient peut-être envisagé un geste. Mais avec des gens aussi mal élevés, hors de question de céder, d’autant que l’orchestre est en place et les invités déjà attablés.
Un employé, excédé par la situation, interpelle le père Lévi : "Regardez la pagaille que vous avez laissé s’installer ! Acceptez la proposition du directeur et tout le monde passera une belle soirée." Monsieur Lévi répond qu’il est prêt à faire quelque chose pour le Chalom, mais uniquement avec l’accord de son épouse. L’employé va aussitôt trouver Madame Lévi qui se montre tout aussi inflexible : ils sont arrivés
en premier, les invités sont attablés, l’orchestre est prêt.
Alors, l’employé ouvre son cœur : "Je ne comprends pas pourquoi vous êtes tous aussi durs. Personne ici n’a besoin d’une délivrance du Ciel dans quelque domaine que ce soit ? Vous ne voyez pas l’occasion rare qui se présente à vous ce soir ? Celui qui cédera aura droit à une grande aide du Ciel, c’est sûr !"
Quelques minutes plus tard, les deux soirées se déroulent finalement dans le calme, et ce n’était pas gagné...
Plus rien à faire...
Je ne comprends pas pourquoi vous
êtes tous aussi durs. Personne ici n’a besoin d’une délivrance du Ciel ?
Ces mots rencontrent un écho. Les familles baissent les yeux, soudain conscientes de leur attitude. La première à réagir est Madame Lévi, touchée au plus profond, la voix entrecoupée de larmes : "On a découvert une maladie grave chez mon père la semaine dernière, dans ses glandes lymphatiques. À la fin de la semaine, il doit partir pour Bruxelles commencer des traitements intensifs."
L’employé saisit l’instant : "Vous ne voyez pas là une occasion unique ? En cédant ce soir, vous offrez un mérite immense pour la guérison de votre père. Qu’avez-vous vraiment à perdre – une salle un peu moins grande – et qu’avezvous à gagner !"
Madame Lévi fait signe à son mari de le rejoindre. Ils s’isolent quelques instants dans un coin de la salle, échangent à voix basse, puis reviennent trouver le directeur : ils acceptent de changer de salle, avec l’orchestre et tous leurs invités. Le directeur laisse échapper un soupir de soulagement et les remercie chaleureusement. Madame Lévi pose une seule condition : que le secrétaire ne soit pas blâmé pour son erreur de réservation. Puis elle dit simplement : "Que ce soit la volonté de D.ieu que mon père guérisse."
Le jeudi suivant, le père de Madame Lévi s’envole pour Bruxelles. Avant de commencer les traitements, une IRM de contrôle est réalisée pour évaluer les toutes dernières évolutions. Une heure plus tard, le professeur revient vers la famille, le visage sombre. La famille redoute le pire. "Alors Professeur, l’évolution n’est pas bonne ?" demande Madame Lévi. "Il n’y a plus rien à faire", répond-il. "Je suis désolé, vous êtes venus pour rien."
Madame Lévi s’effondre. Son mari, soufflé, murmure des Téhilim. Puis le professeur perçoit l’incompréhension sur leurs visages et reprend : "Je m’explique. Nos confrères israéliens nous avaient signalé une tumeur gravissime. Mais l’IRM que nous venons de réaliser révèle une excroissance parfaitement bénigne. Quelques comprimés suffiront : pas de rayons, pas de chimiothérapie. Vous pouvez rentrer chez vous l’esprit tranquille."
Des larmes de joie envahissent le visage de toute la famille. Et dans cet élan, Madame Lévi s’arrête un instant pour remercier D.ieu, parce qu’elle connaît la vraie raison de ce renversement. Ce n’est pas une erreur de diagnostic qui s’est corrigée d’elle-même. C’est le mérite d’avoir cédé, quelques jours plus tôt, lors des Chéva’ Brakhot
Plus le sacrifice est difficile, plus la délivrance dépasse tous les pronostics. Lorsqu’on cède quelque chose à son prochain, Hachem, mesure pour mesure, opère de grandes délivrances.
Alexandre Rosemblum
Trop grand ou trop petit ?
"[...] nous étions à nos propres yeux comme des sauterelles, et ainsi étions-nous à leurs yeux." (Bamidbar 13, 33)
Les explorateurs décrivent ici le sentiment d’écrasement qu’ils ont ressenti face aux géants du pays de Canaan. Mais nos Sages relèvent une nuance frappante : ils pouvaient savoir comment eux se voyaient… mais comment pouvaient-ils savoir comment les autres les voyaient ?
Le Rabbi de Kotzk explique qu’un homme qui se sent petit finit souvent par croire que tout le monde le méprise aussi. Lorsqu’on perd confiance en soi, on déforme le regard des autres et on condamne toute chance de réussir.
Beaucoup d’échecs commencent par une mauvaise image de soi. Un Juif doit savoir qu’avec l’aide d’Hachem, aucune mission n’est trop grande pour lui.

Rav Mordékhaï Eliahou, grand-rabbin d’Israël pendant 10 ans
Ce mercredi 25 Sivan (10/06/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rav Mordékhaï Eliahou.
Décédé en 2010, il fut juge rabbinique et décisionnaire en matière de loi juive, et il fut grand-rabbin séfarade d’Israël de 1983 à 1993. Ses livres, ses décisions halakhiques et ses cours continuent aujourd’hui encore d’être largement étudiés dans le monde juif.
N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !
Halakha x 3

Huile de friture en surface noncachère, permis ?
Non, ces huiles sont en général des mélanges d’huiles de pépins ou de raisins… et deviennent de ce fait interdites à la consommation sans tampon de Cacheroute. (Rav Michael Gabison)

Porter un pin’s le Chabbath, permis ?
Oui, s’il est décoratif et porté avec le vêtement sans habitude de le retirer pour le montrer ou autre. (Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 301, 7)
Après une vilaine grippe, réciter la bénédiction du Gomel ?

Oui pour un Séfarade si la maladie l’a alité ne serait-ce qu’un jour. Un Ashkénaze ne le récite que si la maladie a vraiment mis sa vie en danger. (Kaf Ha’haïm, 219, 44-46)

J’y ai cru, c’est grave ?
Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne la façon de se repentir si l’on a cru un propos médisant. Aussi longtemps que le Lachon Hara’ entendu n’a pas été répété, il faudra : 1. être résolu de ne pas croire ce que l’on a entendu. 2. prendre sur soi de ne plus jamais écouter ni accepter de Lachon Hara’. 3. Demander à D.ieu de nous pardonner.
Cependant, si l’on a répété le Lachon Hara’, on devra s’efforcer, avant ces trois étapes, de convaincre tous nos auditeurs de l'inanité de l’information qu’on leur a révélée et obtenir le pardon de la victime.

La Paracha de Chéla’h Lékha raconte l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire d’Israël dans le désert : l’envoi des explorateurs en Erets Israël. Le peuple vient de sortir d’Égypte, il a reçu la Torah, il s’apprête à entrer dans la Terre promise. Pourtant, à la demande du peuple, Moché envoie douze hommes pour explorer le pays. Les explorateurs partent donc. Ils voient une terre extraordinaire, des fruits immenses, des forces impressionnantes. Mais au lieu de revenir avec confiance, dix d’entre eux effraient le peuple. Ils affirment qu’il sera impossible de conquérir le pays. Cette nuit-là, le peuple pleure. Et cette plainte entraînera une conséquence terrible : toute cette génération restera dans le désert, et l’entrée en Erets Israël sera repoussée de trente-neuf ans.
ne remplace donc pas son choix ; elle l’aide à retrouver l’équilibre nécessaire pour choisir.

Cette idée rejoint un enseignement célèbre de la Guemara. Rabbi Méir était profondément troublé par des hommes mauvais qui lui causaient du tort. Il voulut prier pour leur disparition. Son épouse Brouria lui fit remarquer que la Torah ne demande pas la disparition des pécheurs, mais celle des fautes. Elle l’encouragea donc à prier pour qu’ils fassent Téchouva. Rabbi Méir accepta, pria, et ils revinrent.
Beaucoup de retours à la Torah que nous voyons aujourd’hui sont le fruit de prières
Deux hommes seulement résistent : Kalev Ben Yefouné et Yéhochoua’ Bin Noun. Mais un détail mérite attention. Avant le départ, Moché change le nom de Hochéa’ en Yéhochoua’. Rachi explique qu’il a prié pour lui : “Que Hachem te sauve du complot des explorateurs.”
La question est évidente. Comment peut-on prier pour que quelqu’un fasse le bon choix, alors que nos Sages enseignent : “Tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel” ? Le libre arbitre appartient à l’homme. Personne ne peut choisir à sa place.
La réponse est édifiante. Moché ne prie pas pour supprimer le libre arbitre de Yéhochoua’. Il prie pour lui donner la force de rester lui-même. Le Targoum Yonathan explique que Yéhochoua’ était d’une très grande humilité. Face à des hommes plus âgés, plus imposants, chefs de tribu, il risquait de s’effacer, non pas par faiblesse morale, mais par modestie. La prière de Moché
Cela signifie qu’une prière sincère a de l’effet. Elle ne force pas l’autre à changer, mais elle peut lui créer les conditions pour entendre, comprendre, rencontrer la bonne personne, recevoir la bonne parole au bon moment.
Rav Chlomo Wolbe expliquait ainsi que beaucoup de retours à la Torah que nous voyons aujourd’hui sont le fruit de prières anciennes. Des parents, des grands-parents ont pleuré pour leurs enfants. Parfois, ils n’ont pas vu la réponse de leur vivant. Mais une prière dite du fond du cœur n’est jamais perdue. Elle peut rester en attente, puis agir plus tard, sur un enfant, un petit-enfant, une génération suivante.
C’est l’un des grands messages de la Paracha. Moché prie pour Yéhochoua’, et cette prière l’accompagne au moment décisif. Elle ne le dispense pas de choisir, mais elle lui donne la force de ne pas se laisser entraîner dans la faute. Nous apprenons de là qu’il ne faut jamais sousestimer la puissance d’une Téfila. Prier pour quelqu’un, c’est déposer devant Hachem une demande. C’est une force qui pourra l’aider à retrouver son chemin.
Rav Eliezer Amoyelle, Rav à la Midracha "La Source", Jérusalem (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)

Parachat Chéla'h Lékha par Michaël Lumbroso
Règle du jeu :




Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

nombre de jours d’exploration de la Terre d’Israël.
quarante jours

Ce que les explorateurs ont sorti de leur bouche contre la Terre d’Israël.
médisance


Cette nuit où les Bné Israël en ont eu sans raison, sera fixée une nuit où il y aura de bonnes raisons d’en avoir, pour toutes les générations.

Tout les explorateurs étaient d’accord sur le fait que la Terre d’Israël est une terre où il … du lait et du miel.

pleur
En général, cette Mitsva est accomplie par les femmes lorsqu’elles préparent du pain.
prélèvement de la ‘Halla(

coule
La Terre d’Israël est appelée dans le ‘Houmach la terre de ce peuple.
Canaan

La punition de celui qui transgresse le Chabbath.



La faute des explorateurs était la dixième des Bné Israël dans le désert. En conséquence, la … suivante a été prononcée à leur égard : toute la génération périra dans le désert.

Les explorateurs étaient impressionnés de voir des géants, ils se sont sentis petits comme ces petits insectes.
Moché a envoyé douze hommes pour faire cela

lapidation
Lorsque Moché demanda aux explorateurs de vérifier la présence d’arbres, c’est une allusion à un homme de cette qualité


sauterelles
décret
Maftir de la Paracha, c’est le troisième paragraphe du Chéma’ Israël.
Vayomer(

Les villes qui sont entourées de murailles sont appelées ainsi.
De quelle tribu faisait partie Calev ben Yéfouné ?

explorer
Les explorateurs ont voulu faire peur aux Bné Israël en leur disant que ce peuple réside au Sud d’Israël.

Juste
La Torah fait une distinction entre celui qui faute de manière intentionnelle et celui qui faute de cette manière.
inadvertance

fortifiées
Yéhouda
nom du désert au Sud d’Israël.
Néguev
Ainsi sont désignés les fils des Tsitsit, faisant ainsi allusion à la façon dont ils doivent être attachés.
fil torsadé
En mettant les Tsitsit, on se souvient des Mitsvot et on les accomplit, et on devient … pour notre D.ieu.

Le Tsitsit doit contenir un fil de cette couleur qui rappelle le Trône de Gloire. :
azur

Un explorateur a porté ce fruit géant, rouge plein de graines.
grenade(

Calev a été prier dans cette ville pour être sauvé du complot des explorateurs.
)Hébron‘(




Ce samedi soir, le vrai match n’était pas dans le stade — il était dans ta tête. J’ai posé la question simplement : Dans 10 ans, quand tu te souviendras de ce samedi soir, qu’est-ce que tu veux te dire ? "J’ai eu le courage" ou bien "j’ai craqué" ?
Cette année, la finale de la Ligue des Champions tombait un samedi soir — en plein Chabbath. PSG contre Arsenal. Le match dont tout le monde parlait depuis des semaines. Dans les familles, dans les bureaux, dans les synagogues, chacun demandait : "Tu vas le voir où ?", "T’as prévu quoi ?". La pression sociale était immense et les prétextes déjà préparés : "juste la première mitemps", "je coupe le son", "c’est une fois par an"… J’ai publié un post. Je ne venais pas faire de morale mais juste mettre des mots sur une sensation que tout le monde doit connaître — ce goût amer après une faute, ce "j’aurais pas dû" qui colle à la peau. Et pour rappeler une évidence : même les grands champions ne gagnent pas grâce à la chance. Ils gagnent parce
qu’ils se lèvent à 6h du matin alors que tout le monde dort. Parce qu’ils disent non à la pizza, non au sommeil, non à la paresse. Ils ont appris à résister.
Ce samedi soir, le vrai match n’était pas dans le stade — il était dans ta tête. (Et si tu es marié, si tu as des enfants, l’enjeu était encore plus grand : ils te regardent. Quand tu regardes le match pendant Chabbath, tu leur enseignes quelque chose de terrible : "Papa dit des choses, mais il fait le contraire." Cette leçon-là, elle reste pour toujours.)
J’ai posé la question simplement : Dans 10 ans, quand tu te souviendras de ce samedi soir, qu’est-ce que tu veux te dire ? "J’ai eu le courage" ou bien "j’ai craqué" ?

Le lendemain de Chabbath, les messages ont commencé à pleuvoir. L’un d’eux m’a particulièrement touché. Un homme m’a écrit : "Grâce à ton post, j’ai résisté. J’ai attendu la sortie de Chabbath pour voir le replay. Et j’étais fier de dire à tout le monde à la synagogue : aujourd’hui c’est Chabbath. Celui qui garde le Chabbath, le Chabbath le garde. Qu’est-ce que c’est que 2h de match pour une transgression du Chabbath à vie ?"
Rendez-vous compte : on parle d’une différence à l’échelle de toute une vie — avoir vu un match d’1h30 en direct ou en différé ! C’est tout. C’est la seule vraie différence.
pas : la fierté d’avoir tenu. Samedi matin à la synagogue, il marchait la tête haute.

Cet homme a vu le replay après Chabbath. Les buts étaient là, le résultat était là, la joie était là. Mais il avait en plus ce que les autres n’avaient

Le trophée de la LDC sera dans une vitrine, dans une archive. Dans quelques années, plus personne ne s’en souviendra. Mais cette fierté-là ? Elle restera pour l’éternité.
Le Talmud nous enseigne qu’Hachem a dit : "J’ai un cadeau précieux dans Mon trésor, et Chabbath est son nom." Chabbath ne nous demande pas de sacrifier notre joie — il nous a juste demandé de la différer pour la rendre plus grande et plus vraie.
La finale de la LDC dure 2 heures. La fierté d’avoir résisté ? Toute la vie. Et le salaire ? Éternel.
Chalom !
L’homme doit s’habituer à la confiance absolue, conscient que Hachem gère tout et qu’il est entre de bonnes "mains". Il sait que sa Parnassa est fixée à Roch Hachana et qu’elle lui parviendra, même s’il développe ses affaires, car comme le disent nos Sages : "Marbé Nékhassim, Marbé Déaga" – beaucoup de biens, beaucoup de soucis. Il recevra sa subsistance sereinement, convaincu que Hachem agit pour son bien. Sa sérénité et sa concentration pendant la Téfila et l’étude de la Torah révèlent son véritable niveau de Bita’hon.

Très vite, photos, chansons, livres puis films transforment Bonnie et Clyde en légende populaire. L’histoire de ce couple criminel illustre parfaitement la manière dont un comportement coupable peut être romantisé jusqu’à en devenir légitime.

Bonnie and Clyde forment sans doute le couple criminel américain le plus mythique du XXe siècle.
Lui, Clyde Barrow, petit délinquant texan et elle, Bonnie Parker, jeune femme fascinée par les films, rêvent d’une autre vie. Durant la Grande Dépression des années 1930, ils sillonnent les USA au rythme des braquages, vols de voitures et fusillades.
Ils auraient assassiné au moins neuf policiers et trois civils.
Pendant près de deux ans, leur cavale passionne les journaux. Le FBI et la police les traquent sans relâche. Mais paradoxalement, une partie du public américain les admire car ils incarnent une forme de révolte romantique et antisociale, dans un monde plongé dans la noirceur d’une profonde crise économique.
une embuscade près de Bienville Parish, en Louisiane. Leur voiture est criblée de balles avant même qu’ils puissent réagir.
Bonnie et Clyde meurent sur place. Mais leur fin marque surtout le début du mythe.
"De criminels à héros
Deux paumés, petits braqueurs sans avenir, deviennent sur les écrans, embellis et fougueux, des personnages glamour, avides de liberté
Très vite, photos, chansons, livres puis films transforment leur vie en légende populaire.
L’histoire de Bonnie and Clyde incarne parfaitement la manière dont un comportement coupable peut être romantisé jusqu’à en devenir légitime, à travers une profonde distorsion morale.
Deux paumés, petits braqueurs sans avenir, deviennent sur les écrans, embellis et fougueux, des personnages glamour, avides de liberté. Ainsi, la culture populaire réussit à transformer des criminels en héros.
Le 23 mai 1934, tout s’arrête. Informées de leur trajet, les forces de l’ordre leur tendent
La majeure partie du monde médiatique occidental repose d’ailleurs sur ce mécanisme :
si on sait mettre en scène avec talent, avec un visuel séduisant, la relation passionnée et passionnelle d’individus, leurs actes deviennent excusables, voire désirables.
La romantisation finit par effacer le jugement moral. Bien des thèmes autrefois considérés comme interdits et tabous ont été récupérés et glorifiés, jusqu’à en devenir des modèles.
Les chefs-d’œuvre de la littérature française encensent la faute. Mais leurs auteurs, les Flaubert, Stendhal et autres, la décrivent avec tant de talent, de finesse, de poésie, de "compréhension" de la psyché humaine, qu’elle finit par être cautionnée, puis sublimée. Puis recherchée.
Quand l’émotion remplace le jugement
Certains réussissent quand même à garder la tête froide. L’auteur américain W.F. Strong écrit à propos de Bonnie et Clyde : "Ils partageaient
des dégénérescences complémentaires qui se faisaient passer pour du véritable amour."
Combien de dégénérescences nos sociétés modernes nous ont- elles vendues comme étant “libératrices” et “incontournables” ?
Toute personne ayant grandi au contact de la culture occidentale a été influencée, à un degré ou à un autre, par cette vision biaisée où la passion justifie tous les débordements. Publicités, films, romans jouent sur cette corde sensible, où l’interdit devient séduisant dès lors qu’il est enveloppé d’émotion et d’esthétisme.
Nos Sages l’avaient déjà formulé en une phrase saisissante : "Les eaux volées sont douces au goût", observation tellement exacte de la nature humaine. Notre seule chance d’échapper à ce piège réside dans le recul, la lucidité et la conscience de cette mise en scène permanente qui cherche à embellir la chute pour mieux nous y entraîner.
Jocelyne Scemama
On parle souvent du poids, du cholestérol ou de la glycémie. Mais il existe un autre indicateur qui mérite toute notre attention : notre masse musculaire. Vous est-il déjà arrivé de porter un pack d’eau, monter quelques étages ou déplacer un meuble... et de vous dire : "Je crois que j’ai pris un ‘coup de vieux’ ?"
À partir de 40 ans, nous commençons naturellement à perdre du muscle. Cela ne se voit pas forcément sur la balance. En revanche, cela peut se ressentir au quotidien : moins d’énergie, récupération plus lente, davantage de fatigue ou impression d’être moins solide qu’avant.
La bonne nouvelle ? On peut agir à tout âge !
Comment préserver son capital musculaire ?
• Continuer à bouger régulièrement, même si ce n’est pas du sport à proprement parler

• Profiter des occasions du quotidien : prendre les escaliers, porter ses courses, marcher davantage
• Intégrer un peu de renforcement musculaire dans la semaine, à son rythme
• Veiller à consommer suffisamment de protéines au cours de la journée
• Supprimer les régimes trop restrictifs qui font fondre le muscle en même temps que la graisse On associe souvent la santé à un chiffre sur la balance. Pourtant, rester fort et autonome vaut parfois bien plus que perdre quelques kilos, et prendre soin de ses muscles aujourd’hui, c’est investir dans sa qualité de vie de demain.
Sarah Kisielewski

Quand on évoque les grandes diasporas juives, les noms défilent presque d’eux-mêmes : New York, Paris, Londres. Mais sûrement pas le cœur de la forêt amazonienne. Et pourtant, pendant près de deux siècles, là où il n’y a que des fleuves sans fin, une chaleur étouffante et une végétation à perte de vue, des Juifs ont prié, étudié et célébré Chabbath. Pas quelques aventuriers isolés perdus dans la jungle, mais de véritables communautés, avec leurs synagogues, leurs cimetières, leurs rouleaux de Torah, leurs fêtes et leurs Chabbatot. Et même un Rav marocain, enterré au beau milieu de la jungle brésilienne, aujourd’hui encore surnommé par les habitants le “faiseur de miracles”. Cette histoire semble sortie d’un film. Elle est pourtant bien réelle. Et tout commence… au Maroc
Du Mellah à la jungle
Au XIXème siècle, des milliers de Juifs s’entassent dans les Mellahs de Fès, Tanger, Tétouan, Rabat, Salé ou encore Marrakech. La vie y est rude : pauvreté, taxes écrasantes, statut inférieur, persécutions récurrentes et, surtout, un horizon désespérément fermé. Peu de droits, peu de métiers, peu d’espoir.
Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, un immense pays entrouvre ses portes : le Brésil. En 1824, sa nouvelle constitution accorde une chose rarissime pour l’époque, la liberté de culte. Le catholicisme reste la religion officielle, mais les Juifs peuvent enfin pratiquer leur foi, ce qui était impensable sous l’ancien ordre colonial. Les ports s’ouvrent, le commerce explose, et une région attire bientôt tous les aventuriers du monde : l’Amazonie.
Pourquoi ? Parce qu’on y trouve l’or blanc de l’époque, le caoutchouc. Ce matériau révolutionnaire permet de produire des tissus imperméabilisés, puis, à la fin du siècle, les pneumatiques dont l’industrie automobile naissante est si avide. Le latex des arbres amazoniens vaut une fortune. Alors certaines familles juives marocaines se disent une phrase un peu folle : si nous voulons recommencer notre vie, c’est maintenant.
Et ils embarquent. Ils quittent le Mellah, traversent l’océan, débarquent au Brésil. Mais pas dans les grandes villes confortables du littoral. Non. Ils remontent plus loin, toujours plus loin, par bateau, par fleuve, jusqu’au cœur de l’Amazone.
La manne de la forêt
Les premières familles, les Acris, les Benjó, les Sabbá, arrivent à Belém dès 1810. Puis,
avec l’explosion du commerce du caoutchouc entre 1850 et 1910, des centaines d’autres suivent. Très vite, près de neuf cents familles juives s’installent à Belém, tandis que beaucoup s’enfoncent encore davantage dans les terres, devenant regatões, ces commerçants fluviaux qui remontent inlassablement les rivières pour ravitailler les exploitations de caoutchouc les plus reculées.
Leurs embarcations portent des noms qui en disent long sur leur âme : Rei Davi, le Roi David, ou Princesa de Tânger, la Princesse de Tanger. Des souvenirs de leurs origines, et la promesse de ce qu’ils rêvent de reconstruire. Ils vendent du tissu, des outils, des médicaments, de la nourriture. Le bateau devient leur magasin, parfois leur maison. Leur vie tout entière se déroule sur l’eau.

"Maroc. Bref, ils recréent un petit Maroc juif au milieu de la jungle.
Leur fidélité va jusqu’à inventer un judaïsme aux couleurs de l’Amazonie. Quand Matsot manquent Pessa’h, ils les confectionnent à partir de farine de tapioca. Dans les coins les plus reculés, faute de Mikvé, c’est l’Amazone lui-même qui sert. Et pour une Brit Mila, ils remontent des semaines entières en barque jusqu’aux grandes villes Mohel.
Certaines histoires laissées par cette communauté frôlent carrément le miracle. À Cametá, une tempête emporte un jour la synagogue toute entière. Le bâtiment disparaît dans les eaux. Mais le Séfer Torah, lui, est retrouvé intact, flottant paisiblement sur le fleuve.
Le plus impressionnant, c’est qu’au beau milieu de nulle part, ils n’ont jamais abandonné leur judaïsme.
Mais le plus impressionnant n’est pas qu’ils aient survécu économiquement dans un milieu aussi hostile. Le plus impressionnant, c’est qu’au beau milieu de nulle part, ils n’ont jamais abandonné leur judaïsme.
Matsa de tapioca et Birkat Amazon À Belém, ils érigent la synagogue Cha’ar Hachamayim, “la Porte des Cieux”, encore debout aujourd’hui. Ils ouvrent des cimetières juifs le long des fleuves. Ils gardent Pessa’h, Kippour, la Mimouna. Ils continuent de préparer la Dafina et de chanter les mélodies marocaines de leurs grands-parents. Ils conservent même leur langue, la Haketía, ce judéo-espagnol mêlé d’hébreu et d’arabe qu’ils avaient emporté du
Un riverain le repêche, et selon la tradition locale, sa famille prospère à partir de ce jour. Là où le bois et les pierres sont emportés, la Torah, elle, reste à flot.
Une Hiloula sous les tropiques
Restait un immense problème. Comment demeurer un bon Juif quand le premier Rav se trouve à des milliers de kilomètres ? Les familles correspondaient encore avec les rabbins du Maroc, mais une simple réponse halakhique pouvait prendre des mois. Au Maroc, les maîtres comprennent vite le danger : sans encadrement, ces communautés finiront par se diluer et se perdre.
Alors, en 1908, le Grand-Rabbin du Maroc, Rabbi Raphaël Ankawa, envoie l’un des siens au cœur de l’Amazonie : Rabbi Chalom Emanuel
Moyal, originaire de Salé. Sa mission : rallumer la flamme. Organiser les mariages, renforcer la Cacheroute, répondre aux questions de Halakha. Pendant deux ans, Rabbi Moyal voyage sans relâche, de ville en ville, de fleuve en fleuve, sous une chaleur écrasante, au milieu des maladies tropicales et d’une nature impitoyable, simplement pour aller chercher quelques familles juives oubliées du monde. Quitter le Maroc pour sauver des âmes perdues dans la jungle, il faut imaginer le dévouement.
Mais l’histoire prend un tournant tragique. Au bout de deux ans seulement, Rabbi Moyal contracte la fièvre jaune et s’éteint à Manaus en 1910.
Et c’est là que se produit l’invraisemblable. Peu à peu, les habitants non juifs de Manaus se mettent à raconter des histoires.
Pour un Juif, ce n’est jamais la loi de la jungle
Lorsque le commerce du caoutchouc s’effondre, au début du XXème siècle, beaucoup de familles plient bagage pour rejoindre São Paulo, Rio de Janeiro ou les grandes villes du Nord. Mais les traces, elles, sont restées.

Plusieurs cimetières juifs ont été retrouvés dans le bassin amazonien. Les synagogues historiques tiennent toujours debout. Et des descendants portent encore fièrement les noms de Benchimol, Azoulay, Sabbá, Benjó ou Acris.
Des gens disent avoir été guéris après être venus prier sur sa tombe. D’autres affirment avoir reçu des bénédictions. Sa sépulture devient un lieu de pèlerinage populaire, couvert de plaques de remerciement, de bougies et de petites pierres déposées par des fidèles.
À tel point qu’aujourd’hui encore, on le surnomme au Brésil “O Santo Judeu Milagreiro de Manaus”, le Saint Juif Faiseur de Miracles. Un Rav marocain, mort dans la jungle, devenu figure de vénération au fin fond de l’Amazonie…
L’histoire juive est aussi faite de ces petites flammes perdues au bout du monde, qui, contre vents, fièvres et tempêtes, refusent obstinément de s’éteindre.
Surtout, dans une vitrine du Musée juif de São Paulo repose un qui, à lui seul, résume tout. Écrit dans l’Espagne du XVIème siècle, passé clandestinement au Maroc pour échapper à l’Inquisition, puis transporté jusqu’au cœur de l’Amazonie par ces réfugiés marocains. Un seul rouleau qui raconte quatre siècles d’exil, de fuite et de fidélité.
Au fond, que nous dit cette histoire ? Qu’un Juif peut traverser les siècles, les océans, les empires, les jungles et l’isolement le plus total, en emportant avec lui son Chabbath et ses fêtes, sa Cacheroute et son rouleau de Torah. Car l’histoire juive est aussi faite de ces petites flammes perdues au bout du monde, qui, contre vents, fièvres et tempêtes, refusent obstinément de s’éteindre.
Ariel Marciano

LʼAlyah nʼest pas quʼun déménagement. Cʼest un acte de vie - celui de construire quelque chose de nouveau, dans un pays qui est le vôtre avant même dʼy avoir posé vos valises. La bonne nouvelle ? La partie fiscale est bien plus simple quʼon ne le croit. Cinq points suffisent à partir lʼesprit léger.
1. Faire le point sur son patrimoine français
Parts sociales, immobilier, participations diverses : un simple inventaire permet dʼanticiper sereinement les éventuelles implications fiscales du départ. Pris en amont, tout se règle facilement.
2. Informer lʼadministration fiscale française
Un courrier au centre des impôts, une déclaration spécifique pour lʼannée du départ, une autre en tant que non-résident lʼannée suivante - et vous partez sur des bases claires et solides.
3. Vendre sa résidence principale au bon moment
Bonne nouvelle pour les propriétaires : lʼexonération de plus-value sʼapplique si vous vendez avant le 31 décembre de lʼannée qui suit votre départ, sous réserve de ne pas avoir mis le bien en location durant cette période. Un peu dʼanticipation sur le calendrier, et cette opportunité est pleinement préservée.
4. Structurer son activité professionnelle
Société française, structure israélienne, clients des deux côtés : chaque situation a sa bonne configuration. Bien pensée en amont, cette étape devient un vrai levier dʼoptimisation - et non une contrainte.
5. Obtenir son certificat de résidence fiscale israélienne
Cʼest le document qui officialise votre installation en Israël auprès de lʼadministration fiscale française. Il permet de sʼappuyer sur la convention franco-israélienne de 1995 et de tourner la page sereinement. À noter : ce document ne sʼobtient pas au lendemain de lʼarrivée — il nécessite de justifier dʼune résidence réelle en Israël, selon des critères bien déterminés.
Chez BNG&CO, nous accompagnons les olim sur lʼensemble de ces étapes — de lʼinventaire patrimonial jusquʼà lʼobtention du certificat de résidence fiscale. Une seule équipe, deux expertises : française et israélienne. Pour que vous puissiez vous concentrer sur lʼessentiel — votre nouveau départ.
Consultation gratuite pour chefs d’entreprises ou professions libérales sur le meilleur choix fiscal après l’alya.





Qui aime la frustration ? Personne. Nous préférons être comblés, satisfaits plutôt que frustrés. Pourtant, elle existe pour tous les êtres humains, et nous ne la choisissons pas.

"La plus belle chose que l’on puisse expérimenter, c’est le côté mystérieux de la vie". (Albert Einstein) À chaque fois que je pense à cette phrase, je réprime un frisson. Le célèbre physicien de l’énergie tient un tel propos. La plus belle chose, c’est l’expérience. Le mystérieux. L’inattendu.
Cette phrase évoque mille et une choses. L’escargot avançant sur l’herbe mouillée après la pluie, le dernier article dans son rayon au supermarché, l’amie qui frappe à votre porte après de longues années, le vent, la neige, le goût du chocolat, la douceur du feu dans la cheminée...
Le côté mystérieux de la vie se vit aussi dans des moments désagréables à la première impression. Dans la frustration. Elle arrive sans prévenir et nous surprend tant elle n’est pas désirée.
Qu’est-ce que la frustration ?
Nous sommes tous des êtres avec des idéaux, des désirs, des volontés qui se traduisent en projets, en actes, en vécu. Nous tendons à les mettre en œuvre. Nous imaginons que pour notre équilibre, il est nécessaire d’agir d’une certaine façon, et nous sommes certains de notre choix, proches de nous-mêmes, de notre moi profond.
La réussite est souvent au tournant, avec le bonheur qui suit. Qu’en est-il quand ce n’est pas le cas ? Ce n’est pas ce que nous attendions, voulions, espérions, ce pour quoi nous priions ni ce dont nous rêvions. Combien de jeunes filles rêvant de se marier jeunes n’ont rencontré l’heureux élu qu’à la trentaine ? Combien de parents ont senti que leur enfant n’était pas celui qu’ils espéraient ? D’autres ont prié pour obtenir un poste ou un diplôme sur mesure...
Les exemples ne manquent pas. Même au quotidien : voir défiler le bus sous ses yeux, être déçue du comportement d’un proche, goûter un repas qui n’est pas à son goût, voir une soirée annulée...
Nos pensées et sentiments affluent. Pourquoi ? Mais non, juste non. Pas maintenant, pas là, ici, à moi. Ce n’est pas possible. Ce n’est pas ça que je veux, ce que j’avais prévu. Il y a une erreur. Eh bien non : il y a une force au-dessus de toi. Pour nous, descendants d’Avraham, un Créateur qui aime Ses Créatures et S’en occupe. Alors pourquoi ? Pourquoi me frustrer moi ?
Frustré mais vivant
Prenez une grande inspiration et respirez. Vous êtes en vie. Et vous n’avez pas l’objet, la situation, la personne, le vous-même que vous vouliez tellement. Vous êtes. Sans ce quelque chose. Et vous êtes frustrée. Mais en vie. C’est cela, à mon avis, la plus belle chose qu’on puisse

expérimenter. Un soi frustré. Pourquoi ? Je me ressens encore plus vivante, je suis encore plus moi-même.
Réfléchissez. Au début, c’est vrai, c’est la colère qui nous envahit, la tristesse, la déception. Puis la rancœur, l’abattement, le désespoir. Pourtant, si vous vous posez après cette explosion, vous verrez que l’univers est toujours là, le soleil se lève, se couche, les arbres s’agitent au gré du vent, les personnes qui vous aiment sont là.
Alors, vous vous rendez compte que vous appartenez encore au vivant, et c’est là le miracle, le mystère de la vie. Dans les mots du roi David : "D.ieu, Tu m’as éprouvé mais à la mort, Tu ne m’as pas voué." (Téhilim 118, 18).
Célébration ultime de la vie.



nous. Quel homme ne vous dira pas que sa meilleure affaire arriva le jour où il pensait avoir tout perdu ? Ou telle femme qui, après avoir rompu des fiançailles, entrevit enfin le style de conjoint qu’elle recherchait. Car c’est dans l’absence que jaillit la présence.
"Vous possédez une force pour construire quelque chose de nouveau, d’unique. De la destruction naît la lumière. Telle est la grandeur de l’être humain.
Cette vie est tellement grande et précieuse que vous allez en faire autre chose. Cet autre chose qui découle de la frustration est propulsé par une énergie surpuissante. L’énergie, la nôtre ! Plus la frustration est grande et vécue intensément, plus vous avez le potentiel d’aller loin. Vous possédez une force pour construire quelque chose de nouveau, d’unique. De la destruction naît la lumière. Telle est la grandeur de l’être humain.
Essentielle frustration
Comment ? Se retrouver avec soi-même, sans ce qui était voulu, amène à se questionner. Qui suis-je ? Pourquoi tenais-je tellement à cela ? Peut-être que sans, c’est possible aussi. Vous découvrirez d’autres facettes de vousmême. Vous irez encore plus loin, encore plus haut. Ne savons-nous pas que c’est bon pour un enfant de s’ennuyer ? Oui ! Un enfant aime être actif mais c’est justement dans l’ennui qu’il va déployer un effort pour trouver un jeu, une activité, un bonheur. C’est pareil pour
Maintenant, j’imagine un peu – à mon niveau – ce que signifia pour Rabbi ‘Akiva la perte de ses 24 000 élèves. L’œuvre d’une vie. Le monde était désolé, détruit, nous disent nos maîtres. Mais il recommence. Avec 5 élèves qui ont assuré la transmission jusqu’à nous. Avraham Avinou renonce à sa vie entière, dont la valeur primordiale était la bonté, pour obéir à D.ieu et aller vers la ‘Akéda, la ligature d’Its’hak. La lumière qui en a résulté protège notre peuple jusqu’à aujourd’hui.
Enfin, le plus beau reste pour la fin. Quand vous parvenez à vivre cela, à sublimer votre épreuve, à aller de l’avant avec la frustration, vous réalisez qu’en réalité, vous avez reçu ce que vous vouliez. Différemment, certes. D’une certaine manière, si vous êtes honnête, vous n’avez rien perdu. La frustration a contrarié votre imaginaire, la vie est advenue en plus grand. L’enfant aura vécu son moment d’ennui qui ne l’est donc plus par définition, l’adulte aura été celui qu’il se devait d’être – et non celui qu’il a été contraint d’être. La frustration est apparue de par elle-même une source de satisfaction. Comme D.ieu le voulait.
Pour en revenir à Einstein : "Le hasard, c’est D.ieu qui Se promène incognito." Remplacez dans la phrase "le hasard" par "dans ma vie" et vous percevrez la puissance du lien qui unit le Créateur à Sa Création. Dans la frustration. À nous de Le déceler et de L’en remercier…
Déborah Sarah Cohen

Il nous reste souvent des morceaux de pain Motsé Chabbath. Je les garde dans un sachet et quand nous sortons dans un parc, on les jette aux canards, aux oiseaux... Estce bien permis ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
C’est une immense Mitsva ! À condition que cela n'aille pas à l’encontre des règles officielles, publiées par les responsables du parc. (Michna Beroura 171, 11 ; Piské Techouvot 171, 8 ; ‘Ets Hassadé 22, 1)
Il est à noter que Rabbi ‘Haïm Falaggi conseille vivement de nourrir les animaux (avec des aliments que l’on n’a pas l’intention de consommer), car ils iront plaider en notre faveur en priant Hachem d’avoir également pitié de celui qui les a nourris. (Roua’h ‘Haïm Ora’h ‘Haïm, 605, 2 ; Réfoua Vé’haïm 12, 74)
BlaBlaCar : doit-on
prélever le Ma’asser sur ce que l’on reçoit ?
J’ai effectué un voyage et, afin de rentabiliser les frais d’essence et de péage, j’ai pris des covoitureurs via le site BlaBlaCar. L’idée principale de ce site : mettre en relation des conducteurs qui ont des places libres avec des passagers qui veulent faire le même trajet et donc, de partager les frais de transport tout en voyageant à plusieurs. J’aimerais savoir si je dois donner le Ma’asser ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Les sommes reçues via BlaBlaCar doivent être considérées comme des revenus et sont, donc, soumises au Ma’asser
Explications : vous avez l’air de penser que si une somme ne fait que "rembourser" une dépense, alors elle ne devrait pas être considérée comme un "gain" (vous dépensez d’un côté et vous récupérez de l’autre) et, donc, elle n’est pas soumise au Ma’asser. Ce n’est pas exact !
Dans le cas que vous décrivez, les sommes reçues par les covoitureurs via BlaBlaCar doivent être considérées comme un revenu et il faut en prélever le Ma’asser car le trajet devait de toute façon être effectué et les frais auraient été engagés dans tous les cas (essence, péages, etc.).
En d’autres termes : si vous n’aviez pas pris de covoitureurs, vous auriez eu exactement les mêmes dépenses, mais sans aucune rentrée d’argent. Le fait d’en avoir pris, crée donc un bénéfice net. C’est pour cela que ces sommes sont considérées comme un revenu à part entière, comparables à un petit "salaire", et qu’elles sont soumises au Ma’asser. Dire que ces sommes seraient totalement exemptées de Ma’asser reviendrait à dire que beaucoup de revenus ne seraient jamais concernés par le Ma’asser car ils servent aussi à couvrir des frais.
Attention !! L'utilisation de ce genre de service demande une certaine vigilance ! Les passagers peuvent être différents les uns des autres. Il faut être prudent afin d'éviter tout problème. Vous êtes sensé, brillant et intelligent. Donc, il n’est pas nécessaire de développer davantage.
Nous habitons en Israël et avons fait les papiers pour le Heter ‘Iska. Mais j’ai cru comprendre que cela ne permet que les intérêts liés à un prêt immobilier. Nous faisons donc attention à ne pas être à découvert pour ne pas payer d’intérêts. Le compte courant reste donc toujours dans le vert, tellement bien que nous recevons dernièrement (sans rien avoir demandé bien sûr) ce que la banque appelle Ribit Och. Est-ce permis ou faut-il rendre ces sommes a la banque et demander à ne pas les recevoir ?

Réponse de Rav Aharon Sabbah
Vous faites référence à l’intérêt créditeur sur compte courant. Il s’agit de l’intérêt que la banque crédite lorsque le compte courant présente un solde positif (c’est-àdire qu’il n’est pas à découvert). Autrement dit, la banque vous verse une petite somme d’intérêt sur l’argent restant à disposition dans votre compte courant. Dans le cas où la banque dispose d’un contrat appelé Héter ‘Iska – un partenariat commercial qui permet de contourner l’interdiction de prêter à intérêt (Ribit) en envisageant le dépôt non pas comme un prêt, mais comme un investissement – alors l’intérêt perçu ne tombe pas sous l’interdiction de la Torah. En effet, le Héter ‘Iska considère votre solde positif non pas comme un prêt que vous auriez consenti à la banque, mais comme un capital investi chez elle. L’intérêt versé est donc interprété comme une part des bénéfices générés par la banque grâce à l’utilisation de votre capital investi.
Ainsi, même si l’opération n’est pas liée à un bien immobilier, il est permis selon la Halakha de percevoir ces gains.
À noter que certaines personnes ne s'appuient pas sur le Héter ‘Iska et refusent donc de percevoir ces intérêts. Cependant, même d’après cet avis, si ces intérêts ont déjà été perçus, il n'est pas obligatoire de les restituer, sauf dans une démarche de piété afin d'être irréprochable devant le Ciel. (Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 161, 2)
Je suis en train de produire des chaussures en Chine, et le fournisseur me dit que le cuir intérieur de la chaussure est du cuir de porc. J’ai vu une réponse sur les Questions au Rav qui disait que c’était permis, mais étant donné que le public auquel je compte vendre les chaussures est un public ‘Harédi (orthodoxe), je voulais m’assurer qu’il n’y a aucun problème. Vaut-il mieux éviter ou il n’y a réellement aucun problème ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Il est absolument permis de commercialiser ou de porter des chaussures fabriquées avec de la peau de porc. Il n’existe, à ce sujet, aucune interdiction dans la Halakha. Une question similaire a été posée à nos maîtres concernant des pinceaux fabriqués à base de poils de porc : leur utilisation est également permise. (Choul’han ‘Aroukh 303, 27 ; Michna Beroura 87 ; Or Létsion II, 43, 3 ; Chemonat Hacheratsim 81 ; Michna Beroura, 327, 10)














Les enfants, cette semaine, entraînons-nous à chercher le bon côté des choses plutôt que de nous laisser guider par la peur ou les critiques.
L'HISTOIRE
À l’école, la Mora, la maîtresse, annonce une grande nouvelle : "Les filles, la semaine prochaine, nous allons préparer une sortie spéciale."
Certaines élèves sont tout de suite enthousiastes. "Génial ! On va trop s’amuser !" Mais Dina fronce les sourcils. "Il fait trop chaud en ce moment ! Et si le trajet est long ? Et si on n’aime pas les activités, on est obligé de participer ?"
Très vite, d’autres filles commencent aussi à s’inquiéter. La maîtresse demande : "Dina, il y aura aussi des choses positives dans cette sortie ?" Dina hausse les épaules. "Être avec les copines..."
La maîtresse regarde la classe : "Très bien. Les filles, autre chose ?" Une élève ajoute : "Découvrir un nouvel endroit", puis une autre : "Faire une activité qu’on ne fait pas d’habitude." Petit à petit, l’ambiance change.
Le jour de la sortie, il fait effectivement chaud, et le trajet est un peu long. Mais
Dina rit avec ses amies, participe à l’activité et rentre contente.
Le soir, elle dit à sa maman : "Au début, je voyais seulement ce qui pouvait mal se passer. En fait, il y avait aussi plein de bonnes choses." Sa maman sourit : "C’est ça, avoir un bon regard : ne pas nier les difficultés, mais ne pas oublier le bien."
Dina comprend alors qu’une même situation peut devenir pesante ou agréable, selon le regard qu’on choisit de poser dessus.

Est-ce que quand tu fais face à une situation quelle qu’elle soit, il t’arrive de voir d’abord ce qui peut mal se passer ?
Comment peux-tu chercher aussi le positif dans une situation ?
Quand as-tu déjà changé d’avis en regardant les choses autrement ?

Dans notre Paracha, Moché envoie des explorateurs visiter Erets Israël. Ils voient tous la même terre, les mêmes fruits, les mêmes villes, mais ils ne racontent pas tous la même chose.
La majorité des explorateurs revient avec un regard négatif : ils voient surtout les dangers, les géants, les difficultés. Yéhochoua’ et Calev, eux, voient aussi
les défis, mais ils gardent confiance en Hachem.
La Torah nous apprend ici une grande leçon : deux personnes peuvent regarder la même situation… et ne pas voir la même chose. Avoir un bon regard ne revient pas à faire semblant que tout est facile, mais à choisir de ne pas laisser la peur décider à notre place.
Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev était connu dans tout le peuple juif pour son regard positif sur chaque Juif. On l’appelait souvent "l’avocat d’Israël", parce qu’il cherchait toujours un mérite en faveur de son prochain.
Un matin, il aperçoit un homme en train de réparer une roue de charrette. Ses mains sont couvertes de graisse, ses vêtements sont sales, et il travaille vite. Mais ce qui choque les passants, c’est que l’homme porte ses Téfilin pendant qu’il répare la charrette.

C’est exactement le contraire des explorateurs dans notre Paracha. Les explorateurs voient Erets Israël, une terre magnifique promise par Hachem, mais ils se concentrent surtout sur ce qui leur fait peur. Ils voient les difficultés avant de voir la bénédiction.

Yéhochoua’ et Calev, eux, savent qu’il y a des défis. Ils ne disent pas que tout sera facile. Mais ils gardent un regard rempli de confiance. Ils choisissent de voir la terre avec les yeux de la Émouna

Certaines personnes sont très dérangées. "Regardez ! Quel manque de respect pour les Téfilin ! Il est en train de travailler dans la saleté avec une Mitsva si sainte !"
Rabbi Lévi Its’hak entend ces paroles. Il regarde la scène, mais il ne voit pas la même chose qu’eux. Les passants voient la graisse, la saleté, le désordre. Lui voit un Juif qui, même au milieu de son travail, n’a pas voulu commencer sa journée sans mettre ses Téfilin.
Alors, il lève les yeux vers le Ciel et dit : "Maître du monde, regarde Ton peuple ! Même quand ils sont occupés, même quand ils travaillent dur, même quand leurs mains sont pleines de graisse, ils veulent rester attachés à Toi !"
Les gens autour de lui se taisent. Ils comprennent alors que Rabbi Lévi Its’hak ne ferme pas les yeux sur ce qui n’est pas parfait. Mais il choisit de regarder ce qu’il y a de bon, ce qu’il y a de sincère, ce qu’il y a de grand dans la personne.
Rabbi Lévi Its’hak nous apprend la même chose dans la vie de tous les jours : deux personnes peuvent regarder exactement la même scène, mais ne pas voir la même chose. L’une verra seulement ce qui ne va pas, l’autre cherchera le bien caché.
Même vous, les enfants, vous pouvez le faire : quand un camarade fait une erreur, on peut se moquer, ou se rappeler qu’il essaie peut-être de progresser. Quand une journée commence mal, on peut dire "c’est nul", ou chercher à positiver. Quand quelque chose semble difficile, on peut se décourager, ou se demander : "Je peux quand même réussir à faire quelque chose de bien dans cette situation."
Les enfants, cette semaine, quand vous voyez quelque chose qui vous dérange, essayez de chercher aussi un point positif avant de juger.
De mini-entremets ultra gourmands mêlant mousse chocolat-praliné, noisettes croquantes et base croustillante aux Gavottes. Un dessert raffiné et fondant, parfait pour impressionner vos invités !
Pour 6 personnes
Temps de préparation : 35 min
Difficulté : Moyen

Ingrédients


• 200 g de chocolat noir
• 100 g de pâte pralinée
• 300 ml de crème liquide entière (éventuellement Parvé)
• 80 g de noisettes concassées
• 100 g de biscuits Gavottes émiettés (Réva’ Léchéva’ en Israël)
• 40 g de beurre (ou margarine) fondu
• Quelques copeaux de chocolat
• 6 moules à muffins ou verrines
Réalisation
- Mélangez les Gavottes émiettées, les noisettes concassées et le beurre fondu. Tassez la préparation au fond des moules ou verrines afin de former une base croustillante.
- Faites fondre au bain-marie le chocolat noir avec la pâte pralinée. Laissez tiédir.
- Montez la crème liquide bien froide en chantilly souple, puis incorporez-la délicatement au mélange chocolat-praliné afin d’obtenir une mousse légère.
- Répartissez la mousse sur les bases croustillantes puis réservez plusieurs heures au réfrigérateur.
- Décorez avec quelques copeaux de chocolat au moment de servir.
Chabbath Chalom !
Murielle Benainous





Perle de la semaine par

"L'essence de la sagesse est de réaliser que l'on sait très peu."
(Rav 'Haïm de Volozhin)