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Torah-Box Magazine n°364 Israël - Chéla'h Lekha

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Chéla'h

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L'ÉDITO DE LA SEMAINE

Le judaïsme se vit

On ne comprend réellement une chose qu’en la vivant. Ainsi, pour apprendre un métier ou toute autre aptitude – comme conduire une voiture, par exemple –, on ne peut se satisfaire uniquement de la théorie, même avec des explications d’une grande clarté. L’apprentissage est incontournable pour bien saisir ce à quoi on fait référence. En exerçant, ce qui était abstrait devient vivant, palpable, et l’on en perçoit ainsi toutes les facettes.

Il en est de même dans le judaïsme. On pourra décrire durant des heures ce qu’est le Chabbath à quelqu’un qui n’en a aucune expérience, mais il ne le saisira réellement qu’en l’observant – et ce, de préférence chez une famille pratiquante.

C’est pourquoi les Bné Israël, après avoir reçu la Torah, vont, durant 40 ans dans le désert, mettre en pratique tous les enseignements reçus, encadrés par Moché Rabbénou. Ils n’auront pas à se préoccuper de leurs moyens de subsistance, étant nourris par la manne qui descendait du ciel, vêtus et blanchis par les nuées. Du matin jusqu’au soir, ils apprenaient les modalités qui régissent ces lois, tout en les mettant en pratique. Cette expérience, unique dans l’Histoire – à une telle échelle –, était nécessaire, car elle a permis au peuple de se débarrasser de son ancien mode de vie influencé par la culture égyptienne, et d’acquérir celui de la Torah, qu’ils pourront ainsi transmettre à leur descendance.

Durant ces déplacements dans le désert, le peuple hébreu fera aussi l’expérience de la Émouna (foi). Nourris par D.ieu, ils saisiront qu’en définitive, la subsistance provient de Sa bénédiction. Les déplacements dans ce désert, guidés par les nuées, permettront au peuple de prendre conscience que l’homme se trouve, tout au long de son existence, dirigé par le Créateur, Source de tous les bienfaits. Il apprendra aussi que D.ieu châtie pour les fautes, même pour de la médisance. Après 40 ans d’apprentissage, ‘Am Israël sera enfin prêt à entrer en Terre Sainte, pour

devenir le peuple de la croyance en D.ieu et une référence pour toutes les nations de la terre.

Ce besoin d’apprentissage du judaïsme est toujours d’actualité. Une grande partie du Klal Israël qui, depuis des dizaines d’années, s’était éloigné de toute pratique, revient à ses sources. Ces Juifs ont besoin qu’on leur explique les bases du judaïsme de façon concrète. Comme dans les temps anciens, ils ne savent pas ce qu’est le Chabbath, le rituel des prières ou les lois de la Cacheroute. Ils ont aussi tout un passé qui laisse ses traces, et dont il est difficile de se détacher. Des questions de Émouna font surface face aux épreuves, parfois même des élans de révolte. Ils ne comprennent pas pourquoi, après s’être rapprochés du judaïsme, les choses ne se passent pas comme “prévu”. Ils s’attendent à une tout autre destinée, à être accueillis sur un tapis rouge et couverts d’encouragements pour tous les efforts accomplis. “Il n’y a rien de nouveau sous le soleil”, affirme Chlomo Hamélekh dans Kohélet. Nos ancêtres se sont eux aussi plaints, émettant des regrets liés à leur passé étranger à la Torah.

La solution idéale est de changer de cadre et de vivre au sein d’une communauté pratiquante. Si cela n’est pas évident, il sera nécessaire de profiter des jours de congé pour découvrir notre patrimoine de façon vivante. Nous nous approchons des mois d’été. Torah-Box a prévu à cet effet, à Jérusalem, dans un cadre magnifique, un programme adapté aux Ba’alé Téchouva (qui se rapprochent de la Torah). Logés et nourris, vous y serez encadrés par une équipe de Rabbanim disponibles pour répondre à toutes vos questions et vous faire vivre une expérience riche en sens et en émotions. Une occasion unique à ne pas manquer !

Rav Daniel Scemama

La Yéchiva d'été Torah-Box, pour les 20-30 ans, du 12 au 26/07 : +972 52 792 3306

SOMMAIRE

Rav Daniel Scemama

L'Édito - Le judaïsme se vit

Actualités

Yohan Souffir

Où sont Ron Arad et Eli Cohen ?

Rav Eliezer Amoyelle

Le message d'un rabbin de Jérusalem

Devinettes sur la Paracha

Couple

5 minutes cruciales

La Paracha pour les enfants

Le bon côté de l’histoire

Rav Yehonathan Gefen

Parachat Chéla’h Lekha - Élévation spirituelle & réussite

Shabatik

Histoire

D.ieu ou le boulot

DOSSIER Se marier en 2026

Union sacrée ou Mission impossible ?

"Le mariage est ce qui fait sortir l’homme de son égoïsme"

Les dix commandements pour une rencontre dont vous sortirez gagnant(e)

"Ils pensent déjà tout connaître du couple…"

Mariages : la folie des grandeurs

Questions au Rav

Recette Suprêmes

Responsable publication

David Choukroun

Rédacteurs

Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Sarah Kisielewski, Yohan Souffir, Rav Eliezer Amoyelle, Rabbanite ‘Haguit Chira, Rav Yehonathan Gefen, Hava Sarfaty, David Choukroun, Rav Aharon Sabbah, Rav Ichaï Assayag, Rav Freddy Elbaze, Rav Gabriel Dayan, Murielle Benainous

Mise en page Dafna Uzan

Couverture @hasidiminusa

Secrétariat 02.37.41.515

Publicité

Daniel Peretz daniel26mag@gmail.com 054-24-34-306

Distribution diffusion@torah-box.com

Remarques & commentaires magazine@torah-box.com

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 Ce magazine contient des enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle

CALENDRIER DE LA SEMAINE

Daf Hayomi 'Houlin 34

Michna

Daf Hayomi 'Houlin 35

Michna Yomit Kélim 8-6

Daf Hayomi 'Houlin 36

Michna Yomit Kélim 8-8

Parachat Chéla'h Lekha

Daf Hayomi 'Houlin 37

Michna Yomit Kélim 8-10

Daf Hayomi 'Houlin 38

Michna Yomit Kélim 9-1

Daf Hayomi 'Houlin 39

Michna Yomit Kélim 9-3

Daf Hayomi 'Houlin 40

Michna Yomit Kélim 9-5

Mercredi 3 Juin

Rabbi Israël Abi'hssira (de Colomb-Bechar)

Jeudi 4 Juin

Rav Yéhouda Ibn Atar

Vendredi 5 Juin

Rav 'Haïm Bellaïche

Horaires du Chabbath

Zmanim du 6 juin

Jéru.

JONAS HALFON

Liban : Le drapeau d'Israël flotte sur la forteresse médiévale de Beaufort, après les violations répétées du cessez-le-feu par le 'Hezbollah

Le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré que l’armée israélienne avait pris le contrôle de la forteresse médiévale de Beaufort, dans le sud du Liban, dans le cadre de l’élargissement de ses opérations contre le 'Hezbollah, soutenu par la République islamique d’Iran. Dans un message publié sur Telegram, le ministre a rappelé que

"quarante-quatre ans après la bataille héroïque de Beaufort et en ce jour de commémoration des soldats tombés lors de la Première Guerre du Liban (1982)", des soldats israéliens "sont revenus au sommet de Beaufort et y ont de nouveau hissé le drapeau d’Israël".

Trump propose à l'Iran un accord aux conditions plus strictes

Le président américain Donald Trump a transmis à l’Iran une nouvelle proposition, plus stricte, de l’accord en cours de négociation, rapportent plusieurs médias américains. Selon Donald Trump, relayé par Axios, le président américain veut surtout consolider la position des États-Unis sur plusieurs dossiers qu’il considère comme

VISION PARFAITE

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essentiels, notamment celui des matières nucléaires iraniennes.

Un responsable de l’administration américaine a précisé qu’il ne signerait un accord que s’il sert réellement les intérêts américains et respecte ses exigences. "L’Iran ne doit pas obtenir l’arme nucléaire", a également affirmé cette même source.

Le sergent-chef Michaël Tyukin, 21 ans, et le sergent Adam Tsarfati, 20 ans, tués au sud-Liban

Tsahal a annoncé dimanche matin le décès du sergent-chef Michaël Tyukin, 21 ans, d’Achkelon, suite à l'envoi d'un drone suicide piloté à distance par le 'Hezbollah samedi soir. Quatre autres soldats ont été blessés lors de cette attaque. Lundi matin, l'armée a également annoncé que le sergent Adam Tsarfati, 20 ans, de Roch Ha'ayin, avait également été tué dans des circonstances similaires. Trois autres soldats ont été blessés dans cette attaque, dont un grièvement. Tsahal poursuit ses opérations dans le sud du Liban, notamment dans les secteurs du Beaufort et du Wadi al-Saluki.

2 blessées dans un attentat à la voiturebélier au sud de Jérusalem, une ado de 17 ans dans un état grave Deux jeunes filles ont été blessées dimanche soir dans le sud de Jérusalem, lors d'un attentat à la voiture-bélier. De grandes forces de l'ordre et de nombreux secours ont été déployés sur place pour assurer un périmètre de sécurité et transférer les blessées vers les centres de soin. Une jeune fille de 17 ans, en état de conscience, a été prise en charge pour des blessures multiples aux jambes, tandis qu'une autre adolescente de 15 ans a été légèrement blessée.

Le terroriste, un Palestinien originaire de 'Hévron, a été neutralisé sur place par balles.

Washington cible un réseau accusé de fournir des technologies sensibles à l’Iran

Les États-Unis ont annoncé vendredi avoir mis fin aux activités d’un réseau soupçonné d’avoir transféré illégalement des technologies sensibles au bénéfice de l’Iran. D’après le département d’État, ce dispositif "s’est fait passer pour des entreprises américaines et les a escroquées afin d’obtenir

des technologies sensibles destinées à l’armée du régime iranien". Selon Washington, le réseau s’appuyait sur de faux sites internet ainsi que sur des intermédiaires basés à Dubaï afin de faire parvenir discrètement ces technologies vers l’Iran, en contournant les sanctions américaines.

PSG, le prix de la victoire : 1 mort, 1 ado blessé très grièvement, près de 800 interpellations et 450 gardes à vue

La victoire remportée samedi soir par le PSG à la Ligue des Champions a de nouveau donné lieu à des scènes de violences et de dégradations à travers toute la France. Lors d’un point presse, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a maintenu que la situation était restée "globalement sous contrôle", malgré 1 mort à Paris, 780

interpellations et 457 gardes à vue sur l’ensemble du territoire. Les infractions reprochées sont majoritairement, des "atteintes aux personnes dépositaires de l’autorité publique", suivies d’atteintes aux biens — vols et dégradations — et de troubles à l’ordre public, dont des ports d’armes illégaux.

Des images satellites montrent que l'Iran a remis en état et ouvert la plupart de ses tunnels de missiles

Selon un rapport de CNN, l’Iran aurait rouvert et remis en état la majorité de ses tunnels de missiles endommagés lors des frappes américaines et israéliennes menées pendant la guerre. D’après des images satellites analysées par la chaîne américaine, Téhéran a rapidement dégagé plusieurs accès souterrains à l’aide de bulldozers et de camions. Le rapport estime qu’environ 50 des 69 ouvertures de tunnels touchées auraient déjà été réhabilitées.

Des experts cités par CNN estiment également que l’Iran disposerait encore d’environ 1 000 missiles stockés dans des installations souterraines.

Un restaurant Cachère de Miami étoilé au Michelin, une première mondiale

Le restaurant "Mutra" du chef israélien Raz Chabtaï, ouvert il y a un an, est entré dans l’histoire de la gastronomie en devenant le premier restaurant Cachère du monde à décrocher une étoile au Guide Michelin. Le consulat d’Israël à Miami a félicité le chef pour cette prouesse : "Le chef israélien Raz Chabtaï a brisé un plafond de verre. Son établissement s’inspire des traditions culinaires multiculturelles de Jérusalem et des communautés immigrées qui ont façonné son identité." Mazal Tov !

Le petit-déjeuner : indispensable ou pas ?

On a longtemps entendu que le petit-déjeuner était "le repas le plus important de la journée". Puis, à l’inverse, certains discours récents ont présenté le fait de ne pas manger le matin comme une solution miracle.

Il faut savoir que l’estomac a idéalement besoin de 13 heures de jeûne dans une journée, donc le petit-déjeuner dépend du rythme de chacun :

• Si vous avez faim le matin : mangez, mais construisez un vrai petitdéjeuner. Évitez le café-biscuit avalé debout, qui donne souvent faim une heure plus tard. Privilégiez des protéines, un fruit, un peu de bon pain, un laitage ou des œufs, selon vos habitudes.

• Si vous n’avez pas faim : inutile de vous forcer, mais restez à l’écoute. Une vraie faim qui arrive à 10h ou 11h mérite une réponse adaptée, pas trois cafés et une fringale incontrôlable plus tard.

• Si vous avez tendance à grignoter le soir : regardez aussi ce qui se passe le matin. Parfois, une journée trop peu nourrissante commence dès le réveil et se termine en envies de sucre.

Le petit-déjeuner n’est pas une obligation universelle, c’est un outil. Bien utilisé, il peut stabiliser l’énergie, la faim et les envies. Mal choisi ou imposé sans réel besoin, il n’apporte pas grand-chose. La vraie question n’est donc pas : "Faut-il petit-déjeuner ?" mais plutôt : "De quoi mon corps a-t-il besoin pour bien démarrer sa journée ?"

Augmentation du coût de la vie ? Les supermarchés 'Ocher 'Ad proposent des voitures !

Les Israéliens ne sont décidément jamais à court d'inventivité... Alors que le coût de la vie continue de grimper, la chaîne de supermarchés Ocher ‘Ad a choisi de proposer à la vente… des voitures neuves ! Et pas n’importe lesquelles : des Kia Sportage proposées à 139.990 Chékels. Les clients intéressés doivent d’abord régler un acompte de 1.800 Chékels à la caisse centrale avant

de finaliser les modalités de vente. Une initiative pour le moins surprenante, qui reflète une tendance de plus en plus visible dans le commerce israélien : les grandes enseignes ne se contentent plus des produits alimentaires ou des biens du quotidien, et élargissent désormais leur offre à des articles bien plus onéreux.

Bonne nouvelle pour les automobilistes israéliens, le prix du carburant en baisse À minuit entre dimanche et lundi, le prix de l’essence en Israël est passé à 7,80 Chékels, a annoncé le ministère de l’Énergie, soit 27 centimes de moins que le prix pratiqué en mai. Il s’agira de la première baisse des prix depuis le début de l’année. En

avril, le prix de l’essence avait dépassé pour la première fois depuis juillet 2022 la barre des 8 Chékels le litre, en raison de la flambée des cours mondiaux du pétrole consécutive à la guerre contre la République islamique d’Iran.

Elyssia Boukobza

Où sont Ron Arad et Eli Cohen ?

Beaucoup pensent que la question des otages est terminée depuis octobre 2025. Pourtant, s’il y a bien une chose que cette région nous a apprise, c’est qu’il ne faut jamais crier victoire trop vite.

Ron Arad et Eli Cohen devront revenir parmi les leurs à la fin de cette guerre. C’est un impératif plus que moral.

Alors que la guerre entre dans une phase particulièrement sensible, que les tensions s’intensifient autour du détroit d’Ormuz et qu’un accord serait sur la table à Islamabad, deux noms patientent depuis beaucoup trop longtemps dans la mémoire collective israélienne, mais surtout dans celle de leurs familles : Ron Arad et Eli Cohen. Eux aussi doivent revenir en Israël, comme tous les autres.

"Sauver des vies justifie des risques, mais on ne peut pas toujours faire des concessions extrêmes pour la récupération de corps.

Le vendredi 8 mars 2026, un événement semble être passé presque inaperçu dans le flot continu de l’actualité : Tsahal aurait tenté de récupérer le corps de Ron Arad, l’aviateur israélien disparu en 1986 et déclaré mort en 2008, dont le destin est devenu un symbole, parfois même utilisé par les ennemis d’Israël. Le ‘Hamas, notamment, avait utilisé son nom dans un visuel consacré aux otages encore détenus en septembre 2025.

Même si cette opération fut infructueuse, elle démontre une nouvelle fois que Tsahal ne laisse personne derrière lui.

Après avoir récupéré en 2019, dans une quasi-indifférence médiatique, le corps de Zachary Baumel, tombé au Liban durant l’opération "Paix en Galilée", puis après avoir retrouvé en Syrie Zvi Feldman en mai dernier, l’État d’Israël semble déterminé à solder ces dossiers historiques.

Si pour le moment, le corps du pilote demeure introuvable et que les informations concernant sa dépouille restent floues, un autre homme attend depuis bientôt soixante ans : Eli Cohen, figure mythique du Mossad, exécuté en 1965 (pendu en place publique sous ‘Hafez el-Assad, père de Bachar el-Assad), dont les ossements reposeraient probablement en Syrie, à Damas. Son retour semblait pourtant envisageable après la chute du régime en décembre 2024. Beaucoup pensaient alors que les nouvelles autorités syriennes seraient enclines à négocier rapidement avec l’État hébreu. Pourtant, là aussi, aucune trace.

Il y a quelques mois, Ran Gvili devenait le dernier otage à revenir de la bande de Gaza, marquant la fin d’une ère et le début d’une nouvelle, où plus aucun otage israélien ne se trouverait dans l’enclave palestinienne — une première depuis 2014. Cela, après la récupération du corps d’Oron Chaoul dans le cadre d’une opération militaire, puis le rapatriement d’Hadar Goldin dans le cadre d’un accord d’échange.

L’éthique morale des soldats israéliens n’est plus à prouver. Mais l’attente, elle, devient interminable. L’actualité va si vite et les événements sont si dramatiques que l’on finit parfois par oublier. Il est peut-être temps de remettre en lumière ce que l’on ne voit plus.

Beaucoup pensent que la question des otages est terminée depuis octobre 2025. Pourtant, s’il y a bien une chose que cette région nous a apprise, c’est qu’il ne faut jamais crier victoire

trop vite. Ramener les otages est une Mitsva fondamentale de la Torah. Mais cette exigence morale ne peut pas effacer une hiérarchie essentielle : sauver des vies justifie des risques, mais on ne peut pas toujours faire des concessions extrêmes pour la récupération de corps. On ne peut pas faire peser une épée de Damoclès au-dessus de la tête de plus de 10,2 millions de citoyens, surtout après le sacrifice de tant de soldats durant cette guerre.

La situation politique du gouvernement sortant est certes instable, mais elle ne peut justifier des concessions extrêmes, comme la libération massive de terroristes, dans le cadre de la récupération de dépouilles. Une chose est sûre : les derniers corps doivent revenir "dans leurs frontières", comme le veut la formule consacrée. Sinon, comment expliquer à nos enfants que tout a été fait pour récupérer les otages, vivants comme morts, mais que

certains héros demeurent encore abandonnés loin des leurs ?

Des rumeurs affirment que Ron Arad aurait été transféré en Iran. Si cela venait à être confirmé, alors il faudrait peut-être une nouvelle opération historique pour aller le chercher, y compris au cœur de Téhéran. Quant à "l’espion de Damas", soit les autorités syriennes s’activent enfin pour le retrouver, soit le Mossad et Tsahal devront prendre leurs responsabilités.

Quoi qu’il en soit, après cette guerre, Ron Arad et Eli Cohen devront revenir. Sinon, ce sera une blessure profonde dans la mémoire collective, entre le devoir de sauver les vivants et les limites des concessions faites pour les morts.

Yohan Souffir

LE MESSAGE D'UN RABBIN DE JÉRUSALEM

La prière qui n’est jamais perdue

La Paracha de Chéla’h raconte l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire d’Israël dans le désert : l’envoi des explorateurs en Erets Israël. Le peuple vient de sortir d’Égypte, il a reçu la Torah, il s’apprête à entrer dans la Terre promise. Pourtant, à la demande du peuple, Moché envoie douze hommes pour explorer le pays. Les explorateurs partent donc. Ils voient une terre extraordinaire, des fruits immenses, des forces impressionnantes. Mais au lieu de revenir avec confiance, dix d’entre eux effraient le peuple. Ils affirment qu’il sera impossible de conquérir le pays.

Cette nuit-là, le peuple pleure. Et cette plainte entraînera une conséquence terrible : toute cette génération restera dans le désert, et l’entrée en Erets Israël sera repoussée de trente-neuf ans.

par des hommes mauvais qui lui causaient du tort. Il voulut prier pour leur disparition. Son épouse Brouria lui fit remarquer que le verset ne demande pas la disparition des pécheurs, mais celle des fautes. Elle l’encouragea donc à prier pour qu’ils fassent Téchouva. Rabbi Méir accepta, pria, et ils revinrent.

Cela signifie qu’une prière sincère peut ouvrir un chemin. Elle ne force pas l’autre à changer, mais elle peut lui créer les conditions pour entendre, comprendre, rencontrer la bonne personne, recevoir la bonne parole au bon moment.

Deux hommes seulement résistent : Calev ben Yefouné et Yéhochoua bin Noun. Mais un détail mérite attention. Avant le départ, Moché change le nom de Hochéa en Yéhochoua. Rachi explique qu’il a prié pour lui : “Que Hachem te sauve du conseil des explorateurs.”

anciennes "

Beaucoup de retours à la Torah que nous voyons aujourd’hui sont le fruit de prières

Rav Chlomo Wolbe expliquait ainsi que beaucoup de retours à la Torah que nous voyons aujourd’hui sont le fruit de prières anciennes. Des parents, des grands-parents ont pleuré pour leurs enfants. Parfois, ils n’ont pas vu la réponse de leur vivant. Mais une prière dite du fond du cœur n’est jamais perdue. Elle peut rester en attente, puis agir plus tard, sur un enfant, un petit-enfant, une génération suivante.

La question est évidente. Comment peut-on prier pour que quelqu’un fasse le bon choix, alors que nos Sages enseignent : “Tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel” ? Le libre arbitre appartient à l’homme. Personne ne peut choisir à sa place.

La réponse est essentielle. Moché ne prie pas pour supprimer le libre arbitre de Yéhochoua. Il prie pour lui donner la force de rester lui-même. Le Targoum Yonathan explique que Yéhochoua était d’une très grande humilité. Face à des hommes plus âgés, plus imposants, chefs de tribu, il risquait de s’effacer, non par faiblesse morale, mais par modestie. La prière de Moché ne remplace donc pas son choix ; elle l’aide à retrouver l’équilibre nécessaire pour choisir.

Cette idée rejoint un enseignement célèbre de la Guemara. Rabbi Méir était profondément troublé

C’est l’un des grands messages de la Paracha. Moché prie pour Yéhochoua, et cette prière l’accompagne au moment décisif. Elle ne le dispense pas de choisir, mais elle lui donne la force de ne pas se laisser entraîner.

Nous apprenons de là qu’il ne faut jamais sousestimer la puissance d’une Téfila. Prier pour quelqu’un, ce n’est pas prendre sa place. C’est déposer devant Hachem une demande, une lumière, une force qui pourra l’aider à retrouver son chemin.

Une prière sincère ne disparaît pas. Même lorsqu’elle semble sans réponse immédiate, elle reste vivante. Et parfois, bien plus tard, elle devient exactement l’étincelle qui permet à une âme de se relever.

Rav Eliezer Amoyelle, Rav à la Midracha "La Source", Jérusalem (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)

Parachat Chéla'h Lékha par Michaël Lumbroso

Règle du jeu :

Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

nombre de jours d’exploration de la Terre d’Israël.

quarante jours

Ce que les explorateurs ont sorti de leur bouche contre la Terre d’Israël.

médisance

Cette nuit où les Bné Israël en ont eu sans raison, sera fixée une nuit où il y aura de bonnes raisons d’en avoir, pour toutes les générations.

Tout les explorateurs étaient d’accord sur le fait que la Terre d’Israël est une terre où il … du lait et du miel.

pleur

En général, cette Mitsva est accomplie par les femmes lorsqu’elles préparent du pain.

prélèvement de la ‘Halla(

coule

La Terre d’Israël est appelée dans le ‘Houmach la terre de ce peuple.

Canaan

La punition de celui qui transgresse le Chabbath.

La faute des explorateurs était la dixième des Bné Israël dans le désert. En conséquence, la … suivante a été prononcée à leur égard : toute la génération périra dans le désert.

Les explorateurs étaient impressionnés de voir des géants, ils se sont sentis petits comme ces petits insectes.

Moché a envoyé douze hommes pour faire cela

lapidation

Lorsque Moché demanda aux explorateurs de vérifier la présence d’arbres, c’est une allusion à un homme de cette qualité

sauterelles

décret

Maftir de la Paracha, c’est le troisième paragraphe du Chéma’ Israël.

Vayomer(

Les villes qui sont entourées de murailles sont appelées ainsi.

De quelle tribu faisait partie Calev ben Yéfouné ?

explorer

Les explorateurs ont voulu faire peur aux Bné Israël en leur disant que ce peuple réside au Sud d’Israël.

Juste

La Torah fait une distinction entre celui qui faute de manière intentionnelle et celui qui faute de cette manière.

inadvertance

fortifiées

Yéhouda

nom du désert au Sud d’Israël.

Néguev

Ainsi sont désignés les fils des Tsitsit, faisant ainsi allusion à la façon dont ils doivent être attachés.

fil torsadé

En mettant les Tsitsit, on se souvient des Mitsvot et on les accomplit, et on devient … pour notre D.ieu.

Le Tsitsit doit contenir un fil de cette couleur qui rappelle le Trône de Gloire. :

azur

Un explorateur a porté ce fruit géant, rouge plein de graines.

grenade(

BONUS

Calev a été prier dans cette ville pour être sauvé du complot des explorateurs.

)Hébron‘(

COUPLE

FEMMES

COUPLE FAMILLE

5 minutes cruciales

Et s’il suffisait de 5 petites minutes pour booster notre relation de couple ? C’est ce que nous propose la Rabbanite ‘Haguit Chira !

Il vous arrive parfois de regarder l’album photo de votre mariage et d’envier ce couple amoureux et insouciant… En le comparant au couple que vous formez aujourd’hui avec votre mari, vous ressentez peut-être de la nostalgie. Où est passé l’amour qui vous unissait il y a seulement quelques années ? Que pouvez-vous faire pour que l’amour redevienne l’invité d’honneur de votre maison ?

Pour ce faire, j’aimerais partager avec vous le "secret des 5 minutes". Pour savoir de quoi il s’agit et comment ça marche, lisez les quelques lignes qui suivent !

Le soleil vient de se lever…

Un accueil en beauté !

En fin d’après-midi ou en soirée, lorsque votre mari rentre de sa journée de travail, prenez à nouveau 5 minutes pour faire une pause dans vos activités et l’accueillir avec le sourire et surtout, sans formuler aucune plainte ni critique. Attendre 5 petites minutes avant de lui raconter toute votre misère, je vous assure que ça n’est pas si difficile !

"Tout d’abord, dès votre lever, prenez 5 minutes pour votre couple. Dès que vous ouvrez les yeux le matin, après avoir prononcé la prière de Moda Ani…, ne vous levez pas de suite. Prenez ces quelques minutes pour méditer à la chance que vous avez d’être mariée et à toutes les bontés qu’Hachem a faites envers vous depuis votre mariage.

Grâce à ces 5 minutes, votre soirée se transforme en un moment agréable

Prenez ces 5 minutes pour remercier Hachem de vous avoir envoyé votre Mazal, au bon moment, au bon endroit, et d’avoir le mérite de construire avec lui un foyer – même si tout n’est pas rose ! Pendant ces 5 minutes, vous ferez l’effort de mettre de côté toutes les pensées négatives que vous entretenez sur votre mari et de développer sur lui un regard positif. Imaginez l’impact que peuvent avoir ces 5 minutes sur le reste de votre journée... Essayez, vous ne serez pas déçue !

Dites "Bonjour" à votre époux avec le sourire, proposez-lui de se détendre tout en demandant aux enfants d’aller lui chercher de quoi se restaurer. Certes, vous aussi êtes fatiguée, vous aussi avez passé une dure journée, certes les enfants n’ont pas épargné vos nerfs, mais essayez de fournir cet effort pour votre couple. Grâce à ces 5 minutes, votre soirée se transforme en un moment agréable et il y a de grandes chances pour que vous alliez vous coucher en bonne entente ce soir-là !

De plus, il semble que cette habitude ait des vertus littéralement miraculeuses : une femme de ma connaissance avait pris sur elle depuis plusieurs années d’accueillir son mari chaque soir avec le sourire. Peu importe la journée qu’elle avait passée et les difficultés endurées, elle s’en était fait une règle d’or.

Quelque temps plus tard, cette femme tomba gravement malade. Elle passa une période

extrêmement éprouvante, au cours de laquelle elle n’avait souvent pas la force de s’occuper de sa famille ni de sa maison. Mes chères amies, même au plus profond de l’épreuve, cette femme n’a pas failli un seul jour à son habitude ! Même lorsque ses forces l’avaient quittée, elle faisait l’effort surhumain de se lever de son lit, de soigner sa toilette et d’aller accueillir son mari avec le sourire, comme si tout allait parfaitement bien.

Finalement, défiant les prévisions pessimistes des médecins qui avaient presque déjà scellé son sort, cette femme guérit contre toute attente ! Les Rabbanim, interrogés plus tard pour comprendre par quel mérite cette femme avait été sauvée de la mort, répondirent qu’à leur avis, c’étaient les efforts déployés pour recevoir chaque soir son mari avec un visage agréable et souriant qui avaient fait pencher la balance du bon côté.

Aujourd’hui, cette femme est en parfaite santé !

Sous les étoiles

Enfin, lorsque la soirée touche à sa fin et que le temps est venu d’aller dormir, prenez encore 5 petites minutes pour discuter avec votre mari. Chères amies, de grâce, n’allez pas dormir avec votre téléphone en main ! Comprenez que les réseaux sociaux, WhatsApp et consorts sont les ennemis n°1 de votre couple. Une fois couchée, posez votre téléphone/tablette et consacrez encore quelques minutes pour bavarder tranquillement avec votre mari jusqu’à vous endormir. Vous ne réalisez pas la force de ce petit investissement sur votre couple !

Mes amies pour conclure, je voudrais ajouter qu’avec un mari, il ne suffit pas seulement de "bien s’entendre". "S’entendre", cela concerne vos amies, vos collègues ou encore votre bellemère. Avec votre mari, il ne s’agit pas seulement de vivre en bonne entente, il s’agit de s’aimer,

et de s’aimer fort ! De faire en sorte que votre maison soit un cocon d’amour et de chaleur.

Alors, certes, lorsque les divergences d’opinions et les disputes règnent entre vous, il parait difficile d’atteindre l’amour véritable. Mais avec du travail et de l’investissement, pour peu qu’on y mette de la bonne volonté, c’est possible !

La vie est faite de stress, de difficultés, d’épreuves, mais lorsque la maison est ce point d’ancrage chaleureux, stable et aimant, tout devient surmontable ! Lorsque mari et femme s’épaulent et s’aiment, ils deviennent capables de vaincre toutes les difficultés que la vie pose sur leur chemin.

Appliquez le conseil des 5 minutes et je vous souhaite à toutes un foyer rayonnant d’amour et de paix !

Rabbanite ‘Haguit Chira, adapté par Elyssia Boukobza

LA PARACHA POUR LES ENFANTS

Le bon côté de l’histoire

Les enfants, cette semaine, entraînons-nous à chercher le bon côté des choses plutôt que de nous laisser guider par la peur ou les critiques.

L'HISTOIRE

À l’école, la Mora, la maîtresse, annonce une grande nouvelle : "Les filles, la semaine prochaine, nous allons préparer une sortie spéciale."

Certaines élèves sont tout de suite enthousiastes. "Génial ! On va trop s’amuser !" Mais Dina fronce les sourcils. "Il fait trop chaud en ce moment ! Et si le trajet est long ? Et si on n’aime pas les activités, on est obligé de participer ?"

Très vite, d’autres filles commencent aussi à s’inquiéter. La maîtresse demande : "Dina, il y aura aussi des choses positives dans cette sortie ?" Dina hausse les épaules. "Être avec les copines..."

La maîtresse regarde la classe : "Très bien. Les filles, autre chose ?" Une élève ajoute : "Découvrir un nouvel endroit", puis une autre : "Faire une activité qu’on ne fait pas d’habitude." Petit à petit, l’ambiance change.

Le jour de la sortie, il fait effectivement chaud, et le trajet est un peu long. Mais

Dina rit avec ses amies, participe à l’activité et rentre contente.

Le soir, elle dit à sa maman : "Au début, je voyais seulement ce qui pouvait mal se passer. En fait, il y avait aussi plein de bonnes choses." Sa maman sourit : "C’est ça, avoir un bon regard : ne pas nier les difficultés, mais ne pas oublier le bien."

Dina comprend alors qu’une même situation peut devenir pesante ou agréable, selon le regard qu’on choisit de poser dessus.

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !

Est-ce que quand tu fais face à une situation quelle qu’elle soit, il t’arrive de voir d’abord ce qui peut mal se passer ?

Comment peux-tu chercher aussi le positif dans une situation ?

Quand as-tu déjà changé d’avis en regardant les choses autrement ?

Dans notre Paracha, Moché envoie des explorateurs visiter Erets Israël. Ils voient tous la même terre, les mêmes fruits, les mêmes villes, mais ils ne racontent pas tous la même chose.

La majorité des explorateurs revient avec un regard négatif : ils voient surtout les dangers, les géants, les difficultés. Yéhochoua’ et Calev, eux, voient aussi

les défis, mais ils gardent confiance en Hachem.

La Torah nous apprend ici une grande leçon : deux personnes peuvent regarder la même situation… et ne pas voir la même chose. Avoir un bon regard ne revient pas à faire semblant que tout est facile, mais à choisir de ne pas laisser la peur décider à notre place.

Nos maîtres montrent l’exemple

Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev était connu dans tout le peuple juif pour son regard positif sur chaque Juif. On l’appelait souvent "l’avocat d’Israël", parce qu’il cherchait toujours un mérite en faveur de son prochain.

Un matin, il aperçoit un homme en train de réparer une roue de charrette. Ses mains sont couvertes de graisse, ses vêtements sont sales, et il travaille vite. Mais ce qui choque les passants, c’est que l’homme porte ses Téfilin pendant qu’il répare la charrette.

C’est exactement le contraire des explorateurs dans notre Paracha. Les explorateurs voient Erets Israël, une terre magnifique promise par Hachem, mais ils se concentrent surtout sur ce qui leur fait peur. Ils voient les difficultés avant de voir la bénédiction.

Yéhochoua’ et Calev, eux, savent qu’il y a des défis. Ils ne disent pas que tout sera facile. Mais ils gardent un regard rempli de confiance. Ils choisissent de voir la terre avec les yeux de la Émouna

Certaines personnes sont très dérangées. "Regardez ! Quel manque de respect pour les Téfilin ! Il est en train de travailler dans la saleté avec une Mitsva si sainte !"

Rabbi Lévi Its’hak entend ces paroles. Il regarde la scène, mais il ne voit pas la même chose qu’eux. Les passants voient la graisse, la saleté, le désordre. Lui voit un Juif qui, même au milieu de son travail, n’a pas voulu commencer sa journée sans mettre ses Téfilin.

Alors, il lève les yeux vers le Ciel et dit : "Maître du monde, regarde Ton peuple ! Même quand ils sont occupés, même quand ils travaillent dur, même quand leurs mains sont pleines de graisse, ils veulent rester attachés à Toi !"

Les gens autour de lui se taisent. Ils comprennent alors que Rabbi Lévi Its’hak ne ferme pas les yeux sur ce qui n’est pas parfait. Mais il choisit de regarder ce qu’il y a de bon, ce qu’il y a de sincère, ce qu’il y a de grand dans la personne.

Rabbi Lévi Its’hak nous apprend la même chose dans la vie de tous les jours : deux personnes peuvent regarder exactement la même scène, mais ne pas voir la même chose. L’une verra seulement ce qui ne va pas, l’autre cherchera le bien caché.

Même vous, les enfants, vous pouvez le faire : quand un camarade fait une erreur, on peut se moquer, ou se rappeler qu’il essaie peut-être de progresser. Quand une journée commence mal, on peut dire "c’est nul", ou chercher à positiver. Quand quelque chose semble difficile, on peut se décourager, ou se demander : "Je peux quand même réussir à faire quelque chose de bien dans cette situation."

L'exercice de la semaine

Les enfants, cette semaine, quand vous voyez quelque chose qui vous dérange, essayez de chercher aussi un point positif avant de juger.

Supplément spécial Chabbath MAGAZINE

Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Chéla’h Lekha - Élévation spirituelle & réussite

Si une personne choisit un certain mode de vie, rien ne l’empêchera de vivre en fonction, mais elle devra rendre des comptes sur toutes ses erreurs, en dépit de ses réussites.

"Ils se levèrent de bon matin, ils montèrent au sommet de la montagne en disant : ‘Nous voici, nous monterons vers l’endroit qu’Hachem a dit, car nous avons péché !’ Moché dit : ‘Pourquoi donc transgressez-vous [ce qu’a dit] la bouche d’Hachem ? Et cela ne réussira pas !'" (Bamidbar 14, 40-41)

Après la débâcle des explorateurs, le peuple juif fut puni et dut séjourner dans le désert pendant quarante ans avant que leurs descendants ne puissent entrer en terre promise. Toutefois, un petit groupe de gens, appelés Hama’apilim décidèrent de rectifier leur manque d’enthousiasme à entrer en terre sainte et d’y pénétrer, même sans l’accord d’Hachem. Moché Rabbénou les prévint que suite à leur précédente faute de croire au Lachon Hara’ des explorateurs, ils avaient perdu leur Siya’ta Dichmaya (aide divine) et que leurs efforts seraient vains. Obstinément, ils l’ignorèrent, entrèrent en Erets Israël et furent rapidement anéantis.

Désobéir à Hachem et réussir ?!

Rav Steinman soulève une difficulté dans les mots employés par Moché pour mettre ces hommes en garde. (Ayélet Hachahar, Bamidbar 14, 41) Il dit d’abord qu’ils transgressèrent la parole d’Hachem en entrant, puis il ajoute : "et cela ne réussira pas". Ces mots semblent sous-entendre que d’après Moché, si cela avait eu des chances d’aboutir, ils auraient été autorisés à désobéir à

la parole divine ! Or ce n'est certainement pas le cas : même si leur succès avait été garanti, ils n’auraient pas dû y aller, car Hachem le leur avait interdit. Alors, qu’ajoute Moché en précisant qu’en plus d’être interdit, leur projet ne sera pas fructueux ?

Rav Steinman répond par un principe du ’Hazon Ich basé sur deux affirmations de nos Sages : "Dans la voie qu’un homme veut emprunter, on le mène" et "celui qui vient se souiller [par la faute], on lui permet de le faire". Le ’Hazon Ich affirme qu’il est tout à fait possible qu’un bandit réussisse à voler ou bien qu’un homme non respectueux du Chabbath en vienne à le profaner. Si une personne choisit un certain mode de vie, rien ne l’empêchera de vivre en fonction, mais elle devra rendre des comptes sur toutes ses erreurs, en dépit de ses réussites. Ainsi, d’après Rav Steinman, Moché montrait aux Ma’apilim qu’ils auraient pu croire que même si leur acte allait à l’encontre de la volonté divine, il serait couronné de succès – étant donné qu’un homme peut choisir de fauter et réussir à fauter. Moché dut donc leur dire qu’en plus d’être prohibée, leur tentative n’aboutirait pas.

Ce principe met en relief une idée erronée concernant les actions de l’homme et leurs conséquences. Une personne peut croire que si elle commet une faute, elle n’aura aucun succès et que si elle agit vertueusement, elle en sera couronnée. Cette impression est dangereuse : celui qui faute et qui réussit peut

alors facilement justifier son comportement. Et par ailleurs, celui qui agit correctement et qui échoue peut être vite découragé de poursuivre dans cette voie, étant donné qu’il n’en récolte aucun fruit. Mais en réalité, comme le souligne le ’Hazon Ich, un fauteur peut "brillamment" réussir et une personne pieuse peut rencontrer de nombreuses difficultés.

Téchouva ratée

L’exemple de celui qui fait Téchouva, qui tente de s’améliorer et subit des désagréments est particulièrement important. Prenons celui d’Avraham Avinou. Hachem lui demande de quitter sa famille, son pays, et de se diriger vers Erets Israël, en lui promettant des récompenses dans tous les domaines. Avraham se rend docilement en terre sainte et y est accueilli par une terrible famine. Il quitte la terre, mais ne se plaint pas, ne montre aucun doute sur les conséquences apparemment désastreuses de sa ‘Alya Allait-il accepter ces circonstances sans se lamenter, même s’il lui semblait qu’en guise de "récompense" pour ses bonnes actions, il dut subir la famine ?

Des épreuves qui renforcent

Tout le monde n’est pas capable de suivre Avraham dans ce genre d’épreuves. Son neveu, Loth, l’accompagna en Erets Israël, conscient des promesses extraordinaires faites par Hachem. Et lui aussi fut accueilli par la disette. Il accompagna alors Avraham en Égypte où sa sœur Sarah fut kidnappée par Pharaon. En revenant en terre sainte, Loth semble désenchanté par le périple spirituel d’Avraham, duquel ne découlèrent que des difficultés. À ce moment, il choisit de se séparer d’Avraham et se dit : "Je ne veux suivre ni Avraham, ni son D.ieu !"

Sur le long terme, l’élévation spirituelle procure à l’individu d’immenses bienfaits, mais il arrive souvent qu’un Ba’al Téchouva n’en jouisse pas immédiatement. A contrario, il peut constater une dégradation dans le domaine financier ou autre. Les raisons de ce phénomène sont nombreuses, mais il est fondamental de savoir que les fruits des bonnes actions ne poussent pas instantanément. Au contraire, les revers sont parfois là pour l’aider à renforcer sa Émouna et sa détermination à poursuivre dans le droit chemin.

Rav Yehonathan Gefen

Résumé de la Paracha

1 Moché Rabbénou envoie douze explorateurs pour explorer la terre d’Israël.

2 Dix explorateurs présentent à leur retour un compte-rendu calomnieux et calamiteux sur cette terre, ce qui fait pleurer le peuple d’Israël, tandis que le rapport de Yéhochoua’ et Kalev est positif et encourageant.

3 Hachem annonce à Moché Rabbénou Sa volonté d’anéantir les Bné Israël et de constituer un nouveau peuple à partir de lui.

4 Moché Rabbénou prie Hachem pour sauver le peuple.

5 Cette demande est partiellement acceptée : Hachem annonce que seule la prochaine génération entrera en Israël, et que l’actuelle mourra au fur et à mesure pendant quarante ans.

6 Une partie du peuple regrette sa conduite et se dirige vers la terre d’Israël. Moché les avertit de l’opposition d’Hachem, mais ce groupe n’écoute pas et finit écrasé par les peuples de ‘Amalek et de Kena’an.

7 La Mitsva du prélèvement de la ‘Halla est donnée.

8 Pratiquer l’idolâtrie sciemment n’est pas pardonnable et son auteur encourt le retranchement spirituel du peuple d’Israël.

9 Dans notre Paracha, un homme profane le Chabbath en ramassant du bois et est mis à mort.

10 La Paracha parle de la Mitsva des Tsitsit, le fait de mettre des franges aux vêtements à quatre coins.

N°479

Feuillet parents-enfants pour Chabbath

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :

Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane

Chela’h Lekha

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

1

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

JEU PAR ÉQUIPE

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

1 JEU

IDENTIFICATION DES ÉQUIPES

Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)

Un verre (1 réviit) par personne

Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Les Lions de Juda vs Les Étoiles du Chabbath. 2. Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 poin ts pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points pour les plus drôles)

1. 3 Matsot chemourot (rondes, faites à la main)

2. Épaule d’agneau

LE FAST DUEL

3. Maror (laitue romaine)

4. Karpass (céleri)

7.Oeuf dur

3.

Maror
2.Épaule d’agneau

4.Karpass

2 (Les réponses proposées sont données à titre d’exemple)

6.‘Harossèt
5.Hazeret

Pour chaque question, le premier qui trouve un mot qui répond à la question et qui commence par la lettre de la semaine, a gagné.

5. ‘Hazeret (laitue ou endives)

6.‘Harossèt

7. Oeuf dur

8. Bol d’eau salée

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder 1

Quelque chose qu’on peut manger au goûter.

> Nutella, noisette, nougat.

Une partie du corps

Un métier

QUANTITÉS OBLIGATOIRES

> Nez, nuque, narine.

DE MATSA & MAROR

> Navigateur, nounou, notaire.

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main

Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun

Pays connus

> Norvège, Népal, Niger, Nigeria.

MAROR

En rapport avec un téléphone.

> Numéro, nom de contact.

Etapes du Séder

Des parfums de glace.

> Nougat, noix de coco, nutella.

8. Bold’eau sa l é e

UNE FAMILLE EN OR 3

(jeu d’intuition)

Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.

Cite un dessert français connu.

La crème brûlée.

Le macaron.

L’éclair / Le mille-feuille.

Le fondant au chocolat.

Le flan / La crêpe.

JEUX EN VRAC

Termine la blague :

La maîtresse, énervée, dit à Toto :

Cite une couleur qu’on voit dans un arc-en-ciel.

Le rouge.

Le orange.

Le jaune.

Le vert.

Le bleu / Le violet.

- “Toto, cela fait 5 fois que tu arrives en retard cette semaine. Qu’en déduis-tu ?”

Que répond Toto ?

> - “Euh… qu’on est vendredi ?”

Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ?

• Je peux éclairer le monde… ou aligner des produits.

> Le rayon

• Je peux entourer une image… ou diriger une équipe.

> Le cadre

Cite un pays où il fait très froid toute l’année.

Le Canada. La Russie.

La Norvège.

La Finlande / La Suède. L’Islande.

La définition farfelue : Trouve le

mot qui correspond à cette définition :

1. Balle qui se mange.

> Pomme.

2. Éponge à confiture.

> Pain.

À peu près

Combien de zéros comporte le nombre mille milliards ?

> 12.

3

DANS LE BON ORDRE

JEUX

Classe ces agglomérations dans l’ordre de la plus faible densité à la plus forte :

• Ville - Hameau - Village - Mégalopole - BourgadeAgglomération.

Mégalopole.

> Hameau - Village - Bourgade - Ville - Agglomération -

Plus ou moins

Un Espagnol vit-il en moyenne plus ou moins longtemps qu’un Britannique ?

HALAKHA QUIZ

Réponse :

Plus : Espagne : 83-84 ans. Royaume-Uni : 80-81 ans

L’intrus

Quel est l’intrus dans cette liste ? vache – mouton – chameau - chèvre – cerf – gazelle.

Réponse : : Seul le chameau n’est pas Cachère.

Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.

Il est nécessaire de tremper :

1. Les ustensiles en métal.

2. Les ustensiles en bois.

3. Les ustensiles en verre.

Réponses : 1 et 3

Selon les Séfaradim, si on trouve du sang dans le blanc d’un œuf :

1. Il faut jeter l’œuf tout entier.

2. Seul le jaune de l’œuf est Cachère.

3. Il suffit d’en retirer le sang.

Réponse : 3

Quel était son but secret en laissant le champ libre la nuit ? La ruse des lumières 4

À Paris, au XVIIIème siècle, Antoine

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.

Parmentier veut absolument que les Français mangent des pommes de terre pour éviter la famine. Mais le peuple refuse, pensant que c’est un poison. Parmentier installe alors des gardes armés autour de son champ de patates toute la journée, mais il leur donne un ordre très spécial pour la nuit : celui de s’en aller et de laisser le champ sans surveillance.

Pousser les gens à les voler ! En voyant les gardes le jour, les gens se sont dit : “Si c’est gardé, c’est que c’est précieux et réservé aux riches”. Ils ont donc commencé à en piller la nuit pour les goûter.

Réponse de la semaine dernière

Panier à 3 points. Indice : Pas clair.

La réponse, la semaine prochaine !

Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box

Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche

D.ieu ou le boulot

Le jeune homme ne doute pas de son choix, en accord avec sa foi. Pourtant, une question le taraude : vient-il de compromettre son avenir professionnel ?

Chlomo vit en Israël, il vient de terminer son service militaire et cherche un emploi stable. Après plusieurs candidatures infructueuses, une proposition intéressante lui parvient enfin avec d’excellentes conditions et de vraies perspectives de carrière.

Tout semble parfait à un détail près. Chlomo est pratiquant depuis quelque temps, et les horaires annoncés lors de l’entretien l’empêcheraient de prier Cha’harit, la prière du matin, en Minyan, en présence d’au moins dix hommes Juifs. Il pourrait accepter et "assurer son avenir matériel" (en apparence) mais renoncer a priori à la prière du matin est hors de question.

Refuser une carrière de rêve

Il s’apprête à le signaler au recruteur, le cœur battant, conscient que cette précision pourrait lui coûter l’opportunité. Il inspire profondément. "Je suis désolé. Ce poste est une superbe opportunité et je vous remercie de votre confiance, mais je ne peux pas commencer à 6h du matin. Je tiens absolument à prier Cha’harit en Minyan, et cet horaire me l’interdit."

Le recruteur est expérimenté, et il regarde Chlomo avec un mélange d’incompréhension et d’admiration. Il a vu de nombreux candidats

refuser des postes pour les raisons les plus diverses, mais jamais encore pour une question de prière.

Dans le silence qui suit, Chlomo se remémore certains jours du service militaire : le sifflement des balles fendant l’air, une explosion à quelques mètres qui aurait pu l’emporter. C’est là, au cœur du danger, qu’il avait fait une promesse à Hachem : s’il survivait, il porterait toujours la Kippa et ne manquerait jamais une prière en Minyan.

Le recruteur rompt le silence avec un sourire en coin. "Je comprends. Je ne porte pas de Kippa, mais je respecte ta décision. Ma fille est devenue religieuse, elle non plus ne transige sur rien." Puis son ton se fait plus grave : "Tu es quelqu’un d’intègre, Chlomo. Mais nos contraintes sont ce qu’elles sont. Je ne peux malheureusement pas retenir ta candidature. Bonne chance pour la suite."

Regretter ses convictions

Ils se quittent en bons termes, mais en sortant du bureau, Chlomo a un pincement au cœur. Il ne doute pas de son choix ; il sait avoir marché dans le chemin d’Hachem. Pourtant, une question le taraude : vient-il de compromettre son avenir professionnel ? Peut-être qu’en refusant une offre pareille, il a fermé lui-

même une porte que peu de gens ont la chance de voir s’ouvrir. Il ferme les yeux, respire, et se souvient d’un enseignement de son Rav, ancré dans la Torah : on n’est jamais perdant quand on suit la volonté d’Hachem. C’est Lui qui gouverne le monde, qui ouvre les portes et crée les opportunités. Cette pensée lui rend sa sérénité. Il est persuadé d’avoir fait le bon choix, convaincu qu’Hachem ne l’abandonnera pas.

La semaine qui suit est difficile, tiraillée entre la fierté d’avoir tenu bon et le doute d’avoir laissé filer une si belle offre. Puis, sept jours plus tard, un nouveau recruteur l’appelle. Dès les premières minutes de l’entretien, ce dernier lui dit avec naturel : "Je vois que tu es pratiquant. Ça tombe bien, chez nous, la prière de Cha’harit en Minyan a lieu à 6h30, et la journée de travail commence après."

Chlomo est submergé par l’émotion. Il y a une semaine à peine, il refusait un poste parfait pour ne pas sacrifier la prière du matin. Voilà qu’un recruteur la lui intègre d’emblée dans l’organisation du travail. Ce nouvel entretien est une réponse directe d’Hachem récompensant la force de ses convictions. Les autres conditions sont un peu moins généreuses que le poste précédent, mais Chlomo est retenu, et il accepte sans hésiter.

Double récompense surprise

Six mois s’écoulent. Chlomo a déjà gravi des échelons : son sérieux et son intégrité ne passent pas inaperçus, il est apprécié, respecté, pleinement à sa place. Un matin, autour d’un café, un collègue lui glisse : "J’ai une sœur qui a redécouvert la Torah, un peu comme toi. Tu voudrais la rencontrer ?" Chlomo n’a jamais vraiment réfléchi à la question du couple, mais il sourit : il n’a aucune raison de dire non.

Le premier Chiddoukh, le premier rendezvous est prometteur. Une connexion évidente s’établit entre eux : des parcours spirituels proches, la même quête de vérité, la même vision des choses, et les rencontres suivantes le confirment : ils comprennent qu’ils sont faits l’un pour l’autre.

La jeune femme propose à Chlomo de rencontrer ses parents. Il arrive un peu tendu, sonne à la porte, et se fige en découvrant l’homme qui lui ouvre. Son futur beau-père, visiblement lui aussi sous le choc, ouvre de grands yeux : "Incroyable. C’est toi que ma fille a choisi ?"

Un silence s’installe, puis laisse place à un éclat de rire. La famille, interloquée, attend une explication du père de la jeune fille, qui dit : "Il y a moins d’un an, j’ai refusé de recruter Chlomo parce qu’il refusait de renoncer à la prière du matin. Et aujourd’hui, ma fille le ‘recrute’ dans notre maison comme mon futur gendre ! Qui sait ? Peut-être me verrez-vous bientôt à la synagogue…"

Chlomo retient difficilement ses larmes, lui qui vient de si loin ! S’il avait accepté ce premier poste en sacrifiant la prière, s’il n’avait pas tenu la promesse faite à Hachem dans les moments les plus sombres de son service militaire, il n’aurait sans doute jamais croisé le chemin de sa future épouse dans ces conditions. Il voit maintenant le tableau dans son intégralité : son renoncement en faveur d’Hachem avait été une marche essentielle vers ce moment. Il dit avec émotion : "Hachem orchestre tout."

Celui qui place Hachem au centre de sa vie et reste fidèle à ses engagements voit toujours les portes s’ouvrir. Comme l’enseigne le Talmud : "Celui qui prie avant de commencer ses affaires, Hachem promet de s’occuper de ses affaires pour lui." Et combien plus encore lorsqu’il prie en Minyan, unissant sa voix à celle de la communauté, multipliant ainsi le mérite et la puissance de sa prière et de celle des autres. Chlomo a fait un choix qui semblait irrationnel aux yeux du monde. Mais en restant attaché à ses valeurs et en donnant la priorité à sa relation avec Hachem, il a non seulement trouvé un travail sur mesure, mais il a aussi construit un foyer fondé sur la Torah.

Alexandre Rosemblum

Se marier aujourd'hui n'a jamais été aussi compliqué. Ils sont nombreux à rêver d’un foyer, mais ils redoutent l’engagement, manquent de repères ou se laissent happer par les modèles vendus par la société moderne. Préparation insuffisante, attentes irréalistes et dérives autour du mariage lui-même, les questions sont nombreuses. Comment construire aujourd’hui un couple solide, vrai, durable ?

À travers plusieurs regards de spécialistes, ce dossier tente d’apporter des réponses concrètes à un défi très actuel.

Union sacrée ou Mission impossible ?

Avec l’apparition moderne des Pactes de (dé) solidarité, de mariages pour tous et autres versions bêta de la vie de couple, le traditionnel mariage, tel que le promeut la Torah, apparaît souvent comme le dernier recours de couples plus vraiment en phase avec leur temps ou franchement amateurs de sports à hauts risques.

Mais derrière cette hésitation 2.0 se cache en filigrane l’interrogation suivante : pourquoi

donc se lier de plein gré les pieds et les poings dans une relation probablement vouée à l’échec s’il est possible aujourd’hui de vivre son amour en toute liberté, sans avoir à endosser des contraintes qui auront tôt fait de nous empoisonner la vie ? En d’autres termes : pourquoi endosser le joug lorsqu’on peut appuyer sur “quitter la conversation” au moindre conflit ?

Se marier en 2026

Face à cette désintégration de la cellule familiale, ce pilier pourtant incontournable de la vie juive, les jeunes (et les moins jeunes) sont souvent désemparés, à la recherche de repères à même de garantir leur bonheur au sein du couple.

Alors certes, ils sont nombreux à faire le choix de la facilité, ce chemin court que nos Sages appellent long : celui de sauter tout bonnement la case ‘Houpa pour vivre sans contraintes apparentes une vie maritale qui s’avère bien vite dépourvue de toute garantie sur le long terme, avec toutes les conséquences douloureuses que cela implique. D’autres, plus téméraires, s’engageront vers le dais nuptial, parfois à reculons, forts de l’expérience infructueuse de leurs amis qui les auront mis en garde de ne pas commettre cette "erreur fatale"…

"Pourquoi endosser le joug lorsqu'on peut cliquer sur "quitter la conversation" au moindre conflit ?

humaines, à la fois nobles et concrètes de trois spécialistes du mariage chez la jeune génération : Rav David Shoushana, qui accompagne depuis de très nombreuses années les jeunes sur le chemin du mariage ; Chalom Benchetrit, qui forme les jeunes au mariage en s’appuyant sur les enseignements de son père, Rav Yé’hia Benchetrit ; et enfin Mme ‘Hava Sarfaty, Chadkhanit et formatrice de match-makers au sein de l’organisme Kesher.

Car dans une génération en quête de repères, le mariage juif demeure peut-être l’une des plus belles promesses d’avenir.

Elyssia

Boukobza

Mais alors, pourquoi la Torah insiste-t-elle tant sur l’impératif de se marier et de fonder un foyer, au point d’en faire le premier commandement de la Torah (Béréchit 1, 28) et de le répéter à plusieurs autres reprises ? Les Rabbanim ne nous répètent-ils pas que D.ieu ne cherche, à travers Ses commandements, que le bonheur le plus pur de l’homme ?

Et si D.ieu, justement, dans Son infinie sagesse, savait que le seul cadre à même de garantir le bonheur et la pérennité d’un couple résidait dans l’engagement commun et l’investissement entier dans la fondation d’un foyer ? Que les alternatives modernes au mariage, si attractives de prime abord, ne renfermaient en réalité qu’amertume et déceptions sur le long terme ? Que le bonheur conjugal ne s’improvisait pas, mais reposait sur la compréhension des attentes et des responsabilités de chacun ?

Dans le présent dossier, nous découvrirons ensemble les approches profondément

En cas de difficultés financières, l’homme de Bita'hon ne cherche pas à justifier sa situation : il sait que tout vient de la volonté pure de Hachem, qui nourrit toutes les créatures.

Au contraire, il se renforce en pensant que rien n’empêche Hachem de le délivrer, voire de l’enrichir.

DOSSIER

"Le mariage est ce qui fait sortir l’homme de son égoïsme"

Entretien avec Rav David Shoushana

Pourquoi une génération qui rêve d’amour redoute-t-elle autant le mariage ? Entre peur de l’engagement, influence de la société moderne et difficulté à construire un foyer durable, le Rav Shoushana a répondu à nos questions.

Pour mieux comprendre les blocages et les questionnements autour du mariage auxquels sont confrontés de nombreux jeunes aujourd’hui, nous avons interrogé le Rav Shoushana. Ingénieur de formation, ancien rabbin en France, en Espagne et au Portugal pendant près de trente ans, il accompagne depuis des décennies des jeunes couples et des célibataires confrontés aux défis du Chiddoukh et de la vie conjugale.

Qu’est-ce qui freine aujourd’hui les jeunes par rapport au mariage ?

Aujourd’hui, je vois des jeunes de plus en plus angoissés par rapport au mariage. Ils voient autour d’eux des divorces, ils sont exposés aux valeurs de la société moderne, et tout cela vient brouiller leur perception des choses.

Beaucoup invoquent des excuses : les études, la carrière, le fait de “ne pas être prêt”. Mais très souvent, derrière tout cela, il y a simplement la peur de se marier.

En France, je constate un phénomène très marqué : beaucoup de jeunes sont devenus extrêmement carriéristes. Ils veulent absolument un conjoint du même niveau d’études qu’eux. Ils repoussent donc le mariage jusqu’à la fin des études, parfois jusqu’à la trentaine.

Et cette mentalité influence ensuite toute la construction du couple. Aujourd’hui, on voit des couples avec des comptes bancaires séparés, une sorte de cohabitation plus qu’une véritable union. Comme s’ils préparaient déjà la séparation avant même de commencer leur vie commune.

Et lorsque cela échoue, les conséquences deviennent beaucoup plus lourdes : on divorce à trente ans avec des enfants, ce qui complique énormément les choses.

Il y a aussi un autre problème très fréquent : les parents qui s’immiscent trop dans le choix du conjoint. J’ai vu des situations où cette

Se marier en 2026

pression finit par pousser les jeunes à vivre ensemble sans mariage, simplement parce que les familles s’opposaient à leur union.

Aujourd’hui, les gens veulent vivre sans contraintes. Ils veulent jouir de leur liberté. Mais le mariage exige exactement l’inverse : être prêt à partager, à donner, à faire passer l’autre avant soi-même.

En Israël, la problématique est différente. Ici, les gens se marient plus facilement, mais je constate souvent un décalage entre les conjoints au niveau des convictions religieuses ou sociales.

Et puis il y a une particularité des Français en Israël : ils ont beaucoup de mal avec la compartimentation de la société israélienne. Ils ne veulent pas entrer dans une “case”. Mais du coup, comme ils refusent souvent de se définir eux-mêmes, ils peinent à trouver un conjoint qui leur corresponde.

Le système du Chiddoukh peut-il fonctionner même pour des personnes peu religieuses ?

Le principe du Chiddoukh, c’est simplement de réunir un maximum d’éléments compatibles afin d’augmenter les chances de réussite du couple. On n’impose rien à personne. On essaie simplement de mettre toutes les chances de son côté.

Que répondez-vous à ceux qui disent : “J'ai déjà une copine, je n’ai pas besoin de me marier” ?

L’expérience prouve qu’une “copine” n’est pas forcément notre future femme.

Beaucoup invoquent des excuses : les études, la carrière, le fait de “ne pas être prêt”.

Mais très souvent,

derrière

tout cela,

il y a simplement la peur de se marier.

Bien sûr. À mes yeux, cela n’a même pas forcément de rapport direct avec le niveau religieux.

Si l’on sort complètement de cette démarche, les rencontres deviennent très aléatoires. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes rencontrent quelqu’un simplement dans le cadre du travail, parce qu’ils n’ont pas le temps de chercher ailleurs.

Mais lorsqu’une personne veut réellement se donner toutes les chances de trouver quelqu’un qui corresponde à ses critères, alors le Chiddoukh reste le meilleur moyen.

Je me souviens d’un jeune homme que j’accompagnais. Il me racontait régulièrement ses difficultés avec son amie. En parallèle, il avait pris l’habitude de se confier à une autre amie. Finalement, il s’est marié avec cette amie-là !

Les gens pensent souvent qu’ils connaissent une personne parce qu’ils vivent avec elle. Mais sans engagement réel, chacun peut encore jouer un rôle. Très souvent, le vrai visage apparaît après l’engagement, et c’est là que surviennent parfois de grandes surprises. Et contrairement à ce que beaucoup imaginent, vivre ensemble avant le mariage ne donne aucune garantie de réussite. On constate même souvent le contraire.

Mais il y a aussi quelque chose de plus profond. Même quelqu’un qui n’est pas très croyant sait au fond de lui que c’est Hachem qui forme les couples. Lorsque je passe par une démarche de Chiddoukh, je laisse à Hachem la possibilité de me faire rencontrer mon conjoint de manière plus objective. Tandis que lorsque je m’engage émotionnellement sans cadre, je perds souvent cette objectivité. Les sentiments brouillent la perception des choses.

DOSSIER

Que faire pour éviter que l’organisation technique d’un mariage ne vire au cauchemar ?

Nos Sages ont déjà affirmé : “il n’y a pas de Kétouba sans querelle”. Le mariage est le premier commandement de la Torah parce qu’il vient justement s’opposer aux forces négatives qui cherchent à brouiller la perception de l’homme. Lorsqu’un homme et une femme fondent un foyer, le Satan fait tout pour gâcher cette construction. Si je suis croyant, je refuse de jouer son jeu. Je vais faire des concessions. Le jeu en vaut la chandelle !

Nos Sages disent aussi que le meilleur récipient pour contenir la Brakha, c’est le Chalom Lorsqu’un couple choisit la voie du Chalom, il attire la Brakha dans son foyer. Le mariage, c’est comme apprendre à faire cohabiter l’eau et le feu !

Beaucoup de jeunes disent : “Qu’est-ce que la Torah m’apporte sentimentalement ?

Ce ne sont que des contraintes…”

Un homme peut se croire très fort, très indépendant, très accompli. Mais nos Sages affirment qu’un homme sans femme n’est pas un homme. Comment une personne peut-elle espérer atteindre le maximum de son potentiel si elle reste enfermée dans son égoïsme ?

La seule personne capable de faire réellement grandir un homme, c’est sa femme. La femme est un miroir. Elle révèle les qualités de l’homme, mais aussi ce qu’il doit corriger.

C’est dans le cadre du mariage que l’on apprend véritablement à donner. Tant qu’on vit seul, on peut croire qu’on est généreux. Mais le vrai don de soi commence dans la vie de couple.

Avez-vous été confronté à des situations illustrant cette peur du mariage ?

Oui, énormément. Je me souviens d’une jeune femme qui m’avait appelé en pleurs quelques jours seulement après son mariage. Son mari

avait quitté la maison ! Il donnait toutes sortes d’excuses : des problèmes financiers, des doutes sur ses sentiments… Mais après avoir parlé avec lui, j’ai compris que la véritable raison était sa peur du mariage. Il s’était engagé sans mesurer réellement ce que signifiait porter le joug du mariage. Il avait paniqué et avait voulu fuir. Finalement, Baroukh Hachem, après lui avoir longuement parlé, il est revenu auprès de sa femme. Aujourd’hui, ils ont des enfants.

Cette histoire résume très bien ce que je vois aujourd’hui : beaucoup veulent le mariage, mais sans accepter réellement ce qu’il implique.

Une Ségoula pour le Chalom Bayit ?

Un jour, un homme m’a arrêté dans la rue et m’a demandé si je sonnais du Chofar. Vu que ce n’était pas du tout Roch Hachana, je lui en ai demandé la raison. Il m’a répondu qu’il avait entendu dire qu’il s’agissait d’une Ségoula pour le Chalom Bayit ! Je lui ai conseillé d’aller plutôt consulter un Rav ou un conseiller conjugal religieux. Mais ça ne l’intéressait pas outre mesure. C’était une Ségoula qu’il voulait. Quelque temps plus tard, j’ai appris que ce couple avait finalement divorcé.

Aujourd’hui, les gens cherchent des raccourcis. Nos Sages disent que l’homme est né pour l’effort. Or notre génération ne veut plus fournir d’efforts ! Je me souviens que Rav Ezra’hi m’avait confié un jour : “Je ne donne jamais de Brakha pour le Chalom Bayit, parce que les gens penseront qu'ils sont dispensés de fournir des efforts.”

C’est exactement ce que l’on voit aujourd’hui. Celui qui baisse les bras ne peut pas avancer. Le mariage demande du travail, des concessions et des efforts constants. Mais c’est précisément cet investissement qui permet de construire quelque chose de solide et de durable.

Propos recueillis par Elyssia Boukobza

Se marier en 2026

Les dix commandements pour une rencontre dont vous sortirez gagnant(e)

Voici les astuces essentielles à garder sous la main pour optimiser la rencontre qui vous conduira vers l’accomplissement de votre Mazal . Après avoir pris connaissance de ces quelques précieux conseils, vous ne pourrez plus jamais dire qu’on ne vous avait pas prévenus !

1

Rencontrez quelqu’un d’unique qui ne sera en aucun cas interchangeable

On ne choisit pas un partenaire pour la vie comme on embauche quelqu’un pour ses capacités à accomplir quelques tâches précises, ni pour ses performances avérées. Avant d’être une liste de qualités (et de quelques défauts, parce qu’il en faut), cette personne est à envisager comme un tout, dont les composantes fonctionnent ensemble, et de manière indissociable. S’imaginer pouvoir faire des "retouches" ou faire un copier-coller de ce qui vous a plu sur une personne, n’existe que dans notre imagination !

2 Mettez-vous face à vos attentes mais aussi face à vos limites

Chaque rendez-vous est l’occasion de gagner en objectivité sur les atouts et les limites de

votre personnalité. Livrez quelque chose de vous-même, qui vous est propre et réellement personnel, en oubliant les discours tout faits des lettres de motivation générées par ChatGPT.

Il ne s’agit pas de se vendre, mais d’entrer en relation avec l’autre. Sa façon de réagir et de vous percevoir est le meilleur renseignement que vous puissiez obtenir sur lui, comme sur vous-même !

3

Entrez dans la discussion, avec enthousiasme et prudence

Nous sommes ce que nous aimons. Racontez ce qui vous plaît dans la vie, ce qui vous fait vibrer chaque jour. Expliquez ce qui vous intéresse, partagez vos rêves et vos projets, mais ne parlez pas seul : mesurez votre pertinence en ne perdant jamais de vue l’intérêt que l’autre porte à vos propos.

DOSSIER

Ne vous vantez pas, ne vous précipitez pas pour poser toutes vos cartes sur la table, donnez la meilleure version de vous-même mais sans qualifier ce que vous faites de "génial" et de "passionnant".

Gardez à l’esprit qu’au-delà des informations échangées, vous êtes surtout venu faire connaissance avec la façon dont vous pouvez entrer en relation avec l’autre.

Vous êtes venus prendre la mesure d’un degré de complicité, du sentiment d’être compris, et de l’envie que vous avez de vous rapprocher de la personne que vous avez en face.

4

Parlons de vos défauts, parce qu’il le faut

Quels sont vos principaux défauts ? Ne dites jamais ce qui est désormais banni de tous les entretiens d’embauche : je suis perfectionniste et je ne sais pas dire non. Être perfectionniste n›est officiellement pas un défaut et masquer ses limites en faisant semblant de s’accuser, cache très mal votre orgueil ou votre manque de confiance à vous envisager de façon lucide et responsable.

5 Apprenez à être critique, mais de la meilleure manière

Méfiez-vous de quelqu’un qui n’a que des qualités, qui ne parle jamais de ses failles. Les hommes et les femmes qui ignorent leurs propres limites sont à fuir, ils sont les pires partenaires de la vie à deux.

Pour rappel, ce n’est pas l’amour qui nous permet de tolérer les manques de notre partenaire, bien au contraire, plus on aime, plus on est en attente. Ce qui nous oblige à supporter l’autre, c’est la conscience de nos propres défauts.

6 Peut-on parler de tout ? Surtout pas !

"La liste des "ex", les déceptions de votre histoire sentimentale, les indélicatesses subies lors des rencontres précédentes ou la façon dont on s’est fait quitter, sont à proscrire et sont littéralement interdites lors d’un premier rendez-vous !

Les hommes et les femmes qui ignorent leurs propres limites sont à fuir, ils sont les pires partenaires de la vie à deux

Apprenez plutôt à être honnête sans vous dégrader pour autant : je fais subir aux autres ce que j’imagine être du perfectionnisme, parce que je suis impatient et intolérant face aux erreurs. Idem pour tous les Je ne sais pas dire non et autres formules du genre.

Votre lucidité vous honore ; votre honnêteté vous fait grandir aux yeux de l’autre, parce qu’elle installe de la confiance et parce que cette confiance vous oblige.

Ce n’est ni le moment de présenter votre tableau de chasse en racontant toutes vos conquêtes (qui n’ont pas abouti, on se demande pourquoi), ni de vous poser en victime de ceux qui vous ont blessé. Ces discussions sur votre passé sont des pièges. Elles favorisent une connivence qui semble immédiate ("nous nous sommes trop bien compris !") mais il s’agit en réalité d’une fausse complicité, fondée sur la curiosité facile que suscitent les détails croustillants.

Vous aurez le sentiment d’avoir été intéressant, mais ce n’est qu’un feu de paille. Tout ce que vous aurez confié trop tôt sera retourné contre vous.

7

Jérusalem

Se marier en 2026

Ce que l’on réserve pour "plus tard"

Il y a un certain nombre de choses qui semblent être posées comme des divergences avant la rencontre. Il sera tout à fait judicieux d’attendre d’avoir posé des bases communes aux échanges (ou au moins le second rendezvous) pour faire le point sur ces sujets, même s’ils vous semblent très importants. "Il ne veut pas faire sa ‘Alya", ou encore "elle ne veut pas se couvrir la tête" attendra de savoir si la personne nous intéresse de par ailleurs pour être discuté.

La différence anime la discussion de ceux qui n’ont rien d’autre à se dire, mais elle fixe aussi le filtre (critique) à travers lequel tout sera perçu. Créez du lien d›abord ; les différences se discutent à partir d’un minimum d’affinités déjà établies.

8

Les trois niveaux d’une discussion qui fait avancer la relation

Il y a ce que l’on raconte, comme la formation, la famille, les vacances et l’activité professionnelle. Il s’agit du descriptif, voire, de l’anecdotique. C’est généralement votre façon de vous présenter, quel que soit l’interlocuteur, et celui qui est en date en face de vous, le ressent ; et il est là pour autre chose. Même s’ils remplissent les vides, ces échanges doivent être courts et ne pas s’installer comme un mode relationnel, car ils prendraient la place de ce qui est à venir, en vous laissant dans la friend zone.

Si on est capable de sortir de l’anecdote, alors on peut commencer à échanger sur ce que l’on pense, la façon dont on analyse, dont on élabore une réflexion sur les faits et sur les événements qui ont marqué notre vie. Ce n’est pas ce qu’on raconte sur notre parcours qui est important, quelqu’un d’autre pourrait le faire à

notre place. Ce que nous avons compris de ces étapes révèle notre capacité à intégrer notre vécu, notre niveau de conscience face à ce qui nous arrive. La profondeur est ce qui donne un goût unique à une personne, c’est ce qui fait que nous nous attacherons à elle, et pas à une autre.

Et puis, progressivement, et c’est ce qui permet à la relation de "décoller" pour faire place au feeling, il y a l’expression verbale et non verbale de ce que l’on ressent. On vibre avec une personne que l’on apprend à aimer, parce qu’on s’intéresse à elle parfois plus qu’à nous-mêmes, et qu’on a touché ce à quoi elle est sensible. Pour le dire (très) vite, on peut considérer que l’on aime la personne, quand on ne cherche plus à distinguer le fait d’aimer et d’être aimé, parce que ce sont désormais les deux faces de la même pièce.

9 Entre deux rendez-vous : appels, messages, visio et autres moyens de communication

Privilégiez les rendez-vous de visu aussi longtemps qu’un véritable attachement ne s’est pas enclenché. Si vous investissez trop vite la relation à distance, la réalité s’en trouvera distendue, voire faussée. Quand vous avez envie de téléphoner, appelez pour dire quelque chose de précis, de concret, ne laissez pas les discussions vides et redondantes installer l’ennui entre vous.

Ecrivez des messages régulièrement, ne faites pas attendre votre réponse si c’est l’autre qui a pris l’initiative de l’échange. Rédigez de façon concise, précise, des choses pensées et ressenties, qui donneront de la consistance au lien. Pour rappel, lors d’une rencontre en vue de mariage, tout ce qui ne fait pas avancer la relation, fait de la place à ce qui la creuse, la vide de ses contenus, et la prive de ce qui produit du sens, de la joie, et de l’envie de grandir.

DOSSIER

10

Des doutes à la décision finale

Il n’y a pas de décision sans doute. Choisir est toujours douloureux, parce que cela implique le sacrifice de tout ce qu’on ne choisira pas. Le doute fait partie intégrante de la décision ; sans lui, il n’y aurait rien à choisir.

Si vous avez besoin de parler ou de conseils, adressez-vous à une personne déjà mariée, qui est bien dans sa vie, en qui vous avez confiance : quelqu’un capable de vous parler des moindres détails de votre apparence comme de la mesure à donner aux compromis nécessaires à toute décision. Qu’elle soit proche ou professionnelle, cette personne doit surtout être en mesure de vous critiquer comme de vous soutenir. Sinon, ce n’est pas la bonne personne. Et au bout de ces discussions, tous les meilleurs conseillers du monde ne devront jamais vous forcer, ni

Oulpan

encore moins décider à votre place. Cela va sans dire, mais c’est pourtant ce qu’il se passe encore beaucoup trop souvent.

Le cœur a ses raisons qui ne sont connues que de vous-même. Ce n’est ni votre père, ni votre mère, ni votre meilleure amie, ni même votre raison qui aura le dernier mot. En toutes circonstances, votre cœur saura discerner qu’au-delà de toutes "les cases", qui sont cochées (ou pas !), vous avez rencontré une personne unique à vos yeux. Personne n’aura besoin de vous pousser à vous engager : l’envie d’écouter ce que votre cœur confirme au bout de ce cheminement, pèsera autant dans la balance que toute la rationalité qui soutient la valeur à votre engagement.

C’est ce que je vous souhaite, de tout mon cœur.

Passer son bac en Israël

La veille du bac en mathématiques, tout le monde est très stressé Certains ont coefficient 5, et d’autres 3 ou 4. Seul

Dani reste détendu et rigole : "Si on a traversé la guerre, on traversera ça aussi !"

Vocabulaire

(Bagrout) – baccalauréat

(Matematika) –mathématiques

(Nora) – très, incroyablement

(Lé’houtsim) – stressés, angoissés •

(Kaélé) – ceux-là, certains •

(Yé’hidot) – unités (ici coefficient)

•

(Nichar) - reste

(Ninoa’h) – détendu, apaisé •

(Tso’hèk) – rigole, rit •

(‘Avarnou) – on a passé, on a traversé

(Mil’hama) – guerre

D’autres mots avec la racine ר.ב.ע. (passer / traverser)

•

(Ma’avar)– passage, transition •

(‘Avéra) – transgression, faute

(Léha’avir Bikorèt) –critiquer

Hava Sarfaty

Se marier en 2026

“Ils pensent déjà tout connaître du couple…”

Après plusieurs années de fréquentation sans mariage, beaucoup de jeunes hommes ont le sentiment de déjà maîtriser la vie à deux. Pourtant, le mariage leur réserve souvent des découvertes, des responsabilités et des défis qu’ils n’avaient jamais imaginés. Pour Chalom Benchetrit, c’est précisément pour cela que les cours de préparation au mariage restent indispensables.

Aujourd’hui, beaucoup de jeunes arrivent au mariage avec l’impression d’être déjà prêts. Ils ont parfois vécu en couple, connaissent déjà leur futur conjoint depuis plusieurs années et pensent donc ne plus avoir grand-chose à apprendre. Résultat : on prépare énormément la soirée du mariage… mais beaucoup moins la vie de couple qui commence ensuite

Pourtant, construire un foyer demande bien plus que de l’alchimie, cela exige de la connaissance et des outils pour bâtir sur des bases solides.

C’est précisément là qu’intervient

Chalom Benchetrit.

Fils du Rav Yé’hia

Benchetrit, il accompagne depuis plusieurs années de jeunes futurs mariés à travers des cours de préparation au mariage.

photographe, à l’organisation de la soirée… Certains vont même jusqu’à annuler des cours de préparation au mariage pour régler des détails secondaires liés au mariage, en se disant qu’ils les rattraperont plus tard.

Pourquoi ? Parce qu’ils ont l’impression qu’ils savent déjà.

Marié et père de famille à Jérusalem, il travaille principalement avec des jeunes traditionnalistes souvent rebutés par les cadres religieux classiques, auxquels il tente de transmettre une approche authentique et exigeante du couple.

Beaucoup de jeunes pensent surtout au jour du mariage. Prépare-t-on aujourd’hui suffisamment à la vie qui commence après la fête ?

Malheureusement, pas du tout. Aujourd’hui, même des jeunes religieux peuvent faire cette erreur. Ils pensent au costume, au

Et lorsqu’ils ne sont pas religieux, c’est encore plus fort, parce qu’ils vivent souvent déjà avec leur conjoint. Ils pensent donc tout connaître de la vie de couple.

Mais ils doivent comprendre une chose fondamentale : lorsqu’on vit dans une relation interdite par la Torah, le Yétser Hara’ aide justement le couple à tenir. Il brouille la perception des choses. Ce n’est souvent que dans le cadre de la vraie vie après le mariage, une fois que la Mitsva nous incombe de fonder un foyer, que le Yétser Hara’ retourne sa veste, s’en mêle et que les difficultés font surface.

Pourquoi la Torah considère-t-elle le mariage comme une étape incontournable ?

La majorité des problèmes de couple découlent de problèmes personnels présents à la base. C’est pour cela que, dans mes cours, je mets énormément l’accent sur le fait qu’une personne doit d’abord apprendre à se connaître et à être équilibrée. Ce n’est que sur

DOSSIER

cette base qu’on peut réellement construire un couple.

Mon rôle est d’aider les jeunes à acquérir une véritable joie dans l’application de leurs responsabilités en tant que piliers du foyer. L’homme constitue les fondations de sa maison. Comme le dit très bien mon père : “Le père est un repère.” Et pour s’épanouir dans son foyer, il faut prendre connaissance qu’il existe plusieurs piliers fondamentaux. Le premier, c’est la vérité, c’est-à-dire la cohérence avec soi-même et avec le conjoint, clarifier qui je suis réellement, comprendre mes tendances profondes et mes mécanismes intérieurs. Ensuite vient la joie : développer une joie véritable. Puis le respect : apprendre à me respecter et respecter réellement la

Lorsqu’on vit dans une relation interdite par la Torah, le Yétser Hara’ aide justement le couple à tenir. "

volonté de l’autre. Après cela, vient le dialogue : instaurer une vraie communication, et non un débat permanent où chacun cherche à avoir raison. Ensuite la bonté : apprendre à être dans le don. Et enfin la gratitude : développer une reconnaissance sincère envers l’autre pour tout ce qu’il nous apporte. Tous ces fondements sont inculqués lors des cours de préparation, aux côtés évidemment des lois de pureté familiale.

Quel est le moment idéal pour suivre ces cours ?

En théorie, le moment idéal aurait presque été juste après le mariage. Parce qu’acquérir uniquement de la théorie sans pouvoir l’appliquer concrètement au quotidien est très difficile. Mais dans la pratique, ce n’est pas réaliste. Juste après le mariage, les gens commencent leur vraie vie, avec de nouvelles responsabilités, une nouvelle organisation… C’est donc pour cela qu’on fait les cours avant le mariage : au moins pour transmettre la connaissance. Ensuite, il faudra apprendre à l’appliquer réellement dans la vie quotidienne. C’est précisément la définition de la maturité, c’est-à-dire la capacité à vivre sa connaissance en pleine conscience et selon sa volonté.

Mais en réalité, il n’est jamais trop tard pour apprendre et mieux vaut tard que jamais !

Qu’est-ce qui fait la différence entre un couple épanoui et un autre en difficulté ?

La conscience et la connaissance. Concrètement, je vois souvent la différence entre des gens qui ont reçu une vraie préparation au mariage et ceux qui ne l’ont pas reçue. Très souvent, les couples qui ont besoin de cours de Chalom Bayit après le mariage sont souvent ceux qui n’avaient pas fait de préparation avant. Or beaucoup des outils

Jérusalem

Se marier en 2026

qu’ils recherchent après le mariage auraient pu être transmis bien avant.

Si un garçon suit des cours de préparation mais pas la fille, cela peut-il fonctionner ?

Cela ne fonctionne pas dans un seul sens. Une formation composée principalement de lois à appliquer, avec très peu d’éthique et de pensée juive, cela ne suffit pas. J’observe souvent les dégâts lorsqu’il n’y a pas de véritable connaissance sur le rôle d’une femme au sein de son foyer. Une bonne vision de la vie n’est pas quelque chose qu’on impose. C’est quelque chose qui se construit, qui se travaille, qui s’intègre progressivement dans la personne, la maison et le couple.

Avez-vous un exemple concret ?

Un jour, une fille en couple depuis deux ou trois ans et qui était sur le point de se marier m’a contacté. Elle venait d’apprendre que

son fiancé avait passé une soirée pas très recommandable avec ses copains. Elle se sentait complètement trahie et commençait même à remettre en question tout le mariage.

Je lui ai alors expliqué qu’elle était elle-même dans une forme d’incohérence. Cela faisait des années qu’ils sortaient ensemble sans respecter les limites fixées par la Halakha, puis soudain elle voulait exiger de lui un comportement parfaitement religieux.

Mais il n’y a pas de miracle. Rien n’est gratuit ! Si un couple veut du respect mutuel, alors ils doivent chacun devenir des personnes respectables et ce, par exemple par le biais de la formation prémaritale. Baroukh Hachem, après un long travail en partenariat avec une Madrikhat Kala, ils ont chacun pris conscience de leur rôle, se sont renforcés et vivent heureux aujourd’hui.

Propos recueillis par Elyssia Boukobza

DOSSIER

Mariages : la folie des grandeurs

Calèches, feux d’artifice, robes griffées, pool-party, décorations florales à cinq chiffres…

Derrière cette surenchère du faste et cette quête du mariage “unique”, ne serait-on pas tout simplement en train de passer à côté de l’essentiel ?

Le mariage ne fait plus autant rêver qu’autrefois, c’est un fait. Les jeunes hésitent davantage, mettent des années à se décider avant de franchir le pas et finalement se marient plus tard. Là où, avant, le mariage représentait le véritable début de la vie — l’indépendance, la construction de son foyer, les premières expériences amoureuses — il est désormais envisagé, puis vécu, comme une véritable atteinte à la liberté individuelle.

Aujourd’hui, de nombreux jeunes – et leurs parents ! – acceptent l’idée qu’il convient d’abord d’acquérir son indépendance financière avant de penser au mariage. Cette indépendance matérielle entraîne dans son sillage une indépendance psychologique. Et une fois tout ce petit monde parfaitement indépendant, pas étonnant que le mariage perde autant de son attrait…

Save the date

Et c’est là que s’opère un glissement. Puisque la vie conjugale elle-même n’attire plus personne, toute l’excitation va se reporter sur le jour du mariage. Que va-t-on faire d’original ? De spectaculaire ? De suffisamment exceptionnel pour rendre l’évènement inoubliable ? C’est ainsi que les futurs mariés vont investir tous leurs efforts et leurs économies dans

la préparation technique : les fleurs, la décoration, les Kippot, les animations, les robes griffées à 15.000 euros, la Toscane, la pool-party, etc. Comme si toute la joie qu’on n’arrive plus à projeter dans la vie à deux se concentrait désormais dans la mise en scène de la relation.

Et paradoxalement, cette quête de l’unique produit généralement l’effet inverse ! Tous veulent créer un mariage qui sortira de l’ordinaire et pourtant, ils finissent tous par cloner les mêmes codes : les mariés arrivent en calèche, des feux d’artifice viennent clôturer la cérémonie de la ‘Houpa, les mariés font leur entrée dans la salle dans des effets de son et lumière dignes de Star Wars… Phénomène encore amplifié avec l’omniprésence des réseaux sociaux et le besoin viscéral d’uploader instantanément tout contenu à même de susciter l’intérêt…

Résultat des courses ? On assiste à une véritable surenchère du faste, où l’essentiel est depuis longtemps perdu de vue et où le degré d’émerveillement des invités devient le seul point de repère. C’est le prix que certains sont prêts à payer uniquement pour créer un évènement spectaculaire, qui leur procurera le sentiment de vivre et d’offrir quelque chose d’unique.

Se marier en 2026

Le palmarès des unions sous stéroïdes… et ce qu’elles disent de notre époque

Le riche – et fier de l’être

Un riche homme d’affaires a récemment marié sa fille aux Etats-Unis. La salle ? Non point, le désert réaménagé en complexe à ciel ouvert ! Ça se passe dans le Mojave, plus précisément. Et si déjà le ciel est ouvert, alors l’arrivée des mariés se fera par hélicoptère, histoire de rappeler aux invités que le plafond des dépenses, lui aussi, a disparu depuis longtemps…

Alors certes, pourquoi se priver si on a largement les moyens de se permettre certaines folies ? Mais de là à transformer la fête en superproduction hollywoodienne, il n’y a qu’un pas que certains auraient mieux fait de ne pas franchir.

La vraie question reste en suspens : ne seraiton pas en train de passer à côté de l’essentiel ?

L’important c’est la rose

Pour Gilbert Bécaud, sans doute, mais certains ont pris le chanteur sixties un peu trop au sérieux. Débourser 50.000 euros pour une décoration florale qui aura fané avant même que vous ne terminiez de lire cet article, c’est… que dire ?!

Un conseil : une fête conforme aux exigences de la Halakha a sans aucun doute beaucoup plus de charme que la reproduction en live du jardin botanique.

Celle qui n’a pas les moyens de sa politique

Une Ganénèt d’une petite localité située aux alentours de Jérusalem parvient péniblement à clôturer son mois (les mois seraient-ils plus longs en Israël ?!). Forcément, elle est divorcée et a 6 enfants à charge, avec un salaire qui avoisine acrobatiquement les 1500 euros par mois. Sur ce, son aînée se fiance. Mazal Tov ! Mais pourquoi cette modeste famille se sent-elle obligée de rejoindre la course folle du qu’en dira-t-on (avec de très maigres chances de victoire, disons-le) en engageant des prestataires haut de gamme, en organisant à tout prix une soirée de henné en plus de celle du mariage, en augmentant les dépenses superflues qui engendrent stress, tensions et inquiétude ?

Conclusion : si vous ne souhaitez pas d’huissiers parmi vos invités, organisez une soirée proportionnelle à vos moyens.

La fête de la musique

Un mariage où chaque chanteur viendrait chanter sa propre chanson, ça vous rappelle un sketch ? Et pourtant ce n’est pas une plaisanterie. Cela s’est passé récemment dans un autre continent, où un mariage particulièrement luxueux a réuni Mordékhaï Bendavid, Ya’akov Shwekey, Ichay Ribo et d’autres stars de la jewish music. Pourquoi pas, après tout ?

Fait étonnant à relever : certains mariages avec simple orchestre ou même DJ auraient tout de même connu une ambiance festive.

D. Choukroun, H. Sarfaty et E. Boukobza

Je suis en école non-juive, que faire ?

Qu’est-ce qu’il faut faire quand je suis dans une école non-juive ?

Réponse de Rav Aharon Sabbah

Une personne scolarisée dans une école non-juive peut être confrontée à de nombreuses difficultés : respect de la Cacheroute, du Chabbath, influences contraires à la Torah, mauvaises fréquentations, etc.

La première démarche à entreprendre est de parler avec gentillesse à vos parents pour leur expliquer les défis que vous rencontrez. Essayez de les convaincre, ou faites appel à un tiers de confiance (rabbin ou proche de la famille) pour leur exposer l’importance d’un cadre éducatif conforme aux valeurs de la Torah. L’idéal serait de rejoindre une école juive authentique, où les lois de la Torah sont rigoureusement respectées. (non-mixité, cours de Torah etc.)

Si cela n’est pas envisageable pour des raisons financières, n’hésitez pas à nous contacter : nous ferons notre possible pour vous aider à trouver une solution, Bé’ezrat Hachem

En attendant d’avoir le mérite de changer d’école, voici quelques conseils essentiels pour préserver votre identité juive et rester fort spirituellement :

1) Continuez à observer les Mitsvot selon vos possibilités. Tenez à jour l’étude quotidienne de la Torah, rejoignez si possible une communauté juive où des cours de Torah sont dispensés. Vous pouvez aussi créer un réseau de soutien avec d’autres membres de la communauté (amis, familles, associations), cela vous portera moralement et spirituellement.

2) Si des activités scolaires tombent pendant Chabbath ou une fête juive, discutez-en avec vos parents ou un Rav. Il est parfois possible de demander des ajustements dans le respect des lois françaises et de la Halakha.

3) Ne mangez jamais à la cantine ou chez vos camarades, même si on vous assure d’un plat vegan ou végétarien. Préparez chaque jour un repas strictement Cachère que vous emporterez dans votre sac.

4) Ne créez pas de lien d’amitié trop forts. Il ne s’agit en aucun cas de haine ou de rejet envers les non-Juifs – D.ieu nous en préserve – car tous les hommes sont des créatures de D.ieu. Il s’agit simplement de se préserver sur le plan spirituel. Les influences extérieures peuvent, parfois sans qu’on en ait conscience, affaiblir ou éteindre notre flamme intérieure. Cela dit, nous devons toujours rester respectueux et bienveillants envers tous, sans exception.

Le Rav de Satmar a transmis la haine de l’État d’Israël ?

J’ai entendu que le Rabbi Yoël Teitelbaum de Satmar s’est opposé au retour du peuple juif sur sa terre. Il se serait battu contre l’établissement de l’État d’Israël, et c’est au nom de cette lutte que ses élèves participent activement à différents forums antisémites...

Réponse de Rav Ichaï Assayag

Habitant à Bné Brak près d’un quartier nommé "Satmer", cautionné par le Admour luimême et habité en majorité par les disciples du Admour, il est impossible, voire ridicule, de définir le Rav comme militant contre le retour du peuple juif sur sa terre. Cependant, il est vrai qu’il était un opposant farouche à la facette laïque (temporelle, Baroukh Hachem) de l’État d’Israël, et ce, non pas par "haine", mais par un sentiment de responsabilité de perpétuer notre Torah et ses pratiques religieuses à toutes les couches du peuple juif. En conclusion, les personnes qui participent à des forums antisémites ne représentent qu’elles-mêmes, et leur besoin de publicité gratuite.

Récemment sur Torah-Box a été mentionnée la question de la religion d’un enfant issu d’une mère non-juive mariée à un Juif. Mon cas est bien plus compliqué que celuici. Cela remonte à mon arrière-grand-mère, c’était une juive hongroise qui à cette époque avait réussi à "cacher" sa judéité, comme nous l’avait conseillé Theodor Herzl. La montée de l’horrible antisémitisme grandissant, elle fut contrainte de refaire sa vie en Algérie. Elle fut la mère de ma grand-mère maternelle, ce qui veut dire que ma filiation à mon arrière-grand-mère est totalement incluse dans la branche maternelle. Les maris de mon arrière- grand-mère, de ma grand-mère et de ma mère n’étaient et ne sont pas de confession juive. Est-ce que je suis alors considéré tel un Juif ou non ?

Réponse de Rav Freddy Elbaze

D’après vos informations, si vous êtes bien le fils de votre mère qui est la fille de votre grand-mère et dont celle-ci est aussi la fille de votre arrière-grand-mère qui était sans aucun doute juive, alors vous l’êtes vous aussi.

Mon père refuse que je sorte mes Tsitsit !

J’ai récemment lu qu’il fallait porter les Tsitsit à l’extérieur. J’habite à Créteil, et mon père ne veut pas que je porte les Tsitsit et la Kippa dehors par peur d’une agression antisémite (bien qu’il me semble que le risque est moindre). Dois-je porter les Tsitsit à l’extérieur et désobéir à mon père, ou l’écouter et les ranger dans mon pantalon ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Tu dois obéir à ton papa et ne pas faire sortir les Tsitsit.

Explications : d’après certains décisionnaires, les Tsitsit doivent être à l’intérieur des habits et non pas à l’extérieur. Donc, ton papa ne te demande pas de faire une faute.

Il est vrai que tu as une âme pure et que tu veux avoir les Tsitsit à l’extérieur, mais si cela fait peur à ton papa, il est obligatoire de l’écouter.

Même si tu penses que cela ne présente aucun danger, il ne faut pas oublier que de nos jours, en France, il est préférable d’être le plus discret possible. Écoute ton papa, tu mériteras de vivre longtemps et tu ne connaîtras que du bien.

Suprêmes de poulet farcis aux champignons et sauce thym-moutarde

Des suprêmes de poulet généreusement garnis et relevés d’une sauce exquise. Une recette élégante et savoureuse, idéale pour un repas convivial raffiné.

Ingrédients

• 4 suprêmes de poulet

• 250 g de champignons de Paris nettoyés

• 1 échalote

• 2 cuil. à soupe d’huile d’olive

• 1 cuil. à soupe de moutarde à l’ancienne

• 200 ml de crème végétale

• Quelques branches de thym

• Sel, poivre

Pour 4 personnes

Préparation : 20 min

Cuisson : 25 min

Difficulté : facile

Réalisation

- Émincez les champignons et l’échalote, puis faites-les revenir dans une poêle avec 1 cuil. à soupe d’huile d’olive jusqu’à obtenir une préparation bien fondante. Salez et poivrez.

- Incisez les suprêmes de poulet afin de former une poche, puis garnissez-les de la préparation aux champignons. Refermez avec un cure-dent si nécessaire.

- Faites dorer les suprêmes dans une poêle avec le reste d’huile d’olive, puis déposezles dans un plat allant au four. Ajoutez le thym et enfournez à 190 °C pendant environ 25 min.

- Préparez la sauce en mélangeant la crème végétale et la moutarde dans la poêle de cuisson. Laissez réduire quelques minutes, puis nappez les suprêmes au moment de servir.

Chabbath Chalom ! Murielle Benainous

Perle de la semaine par "D.ieu répond à tes prières de 3 façons : 1. Oui 2. Pas encore 3. J'ai mieux pour toi"

(Rav Yigal Avraham )

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