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Torah-Box Magazine n°364 France - Béhaalotékha

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L'ÉDITO DE LA SEMAINE

Le judaïsme se vit

On ne comprend réellement une chose qu’en la vivant. Ainsi, pour apprendre un métier ou toute autre aptitude – comme conduire une voiture, par exemple –, on ne peut se satisfaire uniquement de la théorie, même avec des explications d’une grande clarté. L’apprentissage est incontournable pour bien saisir ce à quoi on fait référence. En exerçant, ce qui était abstrait devient vivant, palpable, et l’on en perçoit ainsi toutes les facettes.

Il en est de même dans le judaïsme. On pourra décrire durant des heures ce qu’est le Chabbath à quelqu’un qui n’en a aucune expérience, mais il ne le saisira réellement qu’en l’observant – et ce, de préférence chez une famille pratiquante.

C’est pourquoi les Bné Israël, après avoir reçu la Torah, vont, durant 40 ans dans le désert, mettre en pratique tous les enseignements reçus, encadrés par Moché Rabbénou. Ils n’auront pas à se préoccuper de leurs moyens de subsistance, étant nourris par la manne qui descendait du ciel, vêtus et blanchis par les nuées. Du matin jusqu’au soir, ils apprenaient les modalités qui régissent ces lois, tout en les mettant en pratique. Cette expérience, unique dans l’Histoire – à une telle échelle –, était nécessaire, car elle a permis au peuple de se débarrasser de son ancien mode de vie influencé par la culture égyptienne, et d’acquérir celui de la Torah, qu’ils pourront ainsi transmettre à leur descendance.

Durant ces déplacements dans le désert, le peuple hébreu fera aussi l’expérience de la Émouna (foi). Nourris par D.ieu, ils saisiront qu’en définitive, la subsistance provient de Sa bénédiction. Les déplacements dans ce désert, guidés par les nuées, permettront au peuple de prendre conscience que l’homme se trouve, tout au long de son existence, dirigé par le Créateur, Source de tous les bienfaits. Il apprendra aussi que D.ieu châtie pour les fautes, même pour de la médisance. Après 40 ans d’apprentissage, ‘Am Israël sera enfin prêt à entrer en Terre Sainte, pour

devenir le peuple de la croyance en D.ieu et une référence pour toutes les nations de la terre.

Ce besoin d’apprentissage du judaïsme est toujours d’actualité. Une grande partie du Klal Israël qui, depuis des dizaines d’années, s’était éloigné de toute pratique, revient à ses sources. Ces Juifs ont besoin qu’on leur explique les bases du judaïsme de façon concrète. Comme dans les temps anciens, ils ne savent pas ce qu’est le Chabbath, le rituel des prières ou les lois de la Cacheroute. Ils ont aussi tout un passé qui laisse ses traces, et dont il est difficile de se détacher. Des questions de Émouna font surface face aux épreuves, parfois même des élans de révolte. Ils ne comprennent pas pourquoi, après s’être rapprochés du judaïsme, les choses ne se passent pas comme “prévu”. Ils s’attendent à une tout autre destinée, à être accueillis sur un tapis rouge et couverts d’encouragements pour tous les efforts accomplis. “Il n’y a rien de nouveau sous le soleil”, affirme Chlomo Hamélekh dans Kohélet. Nos ancêtres se sont eux aussi plaints, émettant des regrets liés à leur passé étranger à la Torah.

La solution idéale est de changer de cadre et de vivre au sein d’une communauté pratiquante. Si cela n’est pas évident, il sera nécessaire de profiter des jours de congé pour découvrir notre patrimoine de façon vivante. Nous nous approchons des mois d’été. Torah-Box a prévu à cet effet, à Jérusalem, dans un cadre magnifique, un programme adapté aux Ba’alé Téchouva (qui se rapprochent de la Torah). Logés et nourris, vous y serez encadrés par une équipe de Rabbanim disponibles pour répondre à toutes vos questions et vous faire vivre une expérience riche en sens et en émotions. Une occasion unique à ne pas manquer !

Rav Daniel Scemama

La Yéchiva d'été Torah-Box, pour les 20-30 ans, du 12 au 26/07 : +972 52 792 3306

SOMMAIRE

Rav Daniel Scemama

L'Édito - Le judaïsme se vit

Actualités

Yohan Souffir

Où sont Ron Arad et Eli Cohen ?

Rav Mickael Cohen

Le message d'un rabbin de Villiers-le-Bel

Devinettes sur la Paracha

Couple

5 minutes cruciales

La Paracha pour les enfants

Pff, c’est toujours la même chose !

Rav Yehonathan Gefen

Parachat Béha'alotekha : la compassion

Shabatik

Histoire

D.ieu ou le boulot

Flash Chabbath

DOSSIER Se marier en 2026

Union sacrée ou Mission impossible ?

Responsable publication

David Choukroun

Rédacteurs

Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Sarah Kisielewski, Yohan Souffir, Rav Mickael Cohen, Rabbanite ‘Haguit Chira, Rav Yehonathan Gefen, Hava Sarfaty, David Choukroun, Rav Aharon Sabbah, Rav Ichaï Assayag, Rav Freddy Elbaze, Rav Gabriel Dayan, Murielle Benainous

Mise en page Dafna Uzan

Couverture @hasidiminusa

Secrétariat 01.80.20.5000

Publicité Yann Schnitzler yann@torah-box.com 04.86.11.93.97

Distribution diffusion@torah-box.com

"Le mariage est ce qui fait sortir l’homme de son égoïsme"

Les dix commandements pour une rencontre dont vous sortirez gagnant(e)

"Ils pensent déjà tout connaître du couple…"

Mariages : la folie des grandeurs

Questions au Rav

Recette

Suprêmes

Remarques & commentaires magazine@torah-box.com

Abonnement torah-box.com/magazine

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 Ne pas lire pendant la prière

 Ce magazine contient des enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle

CALENDRIER DE LA SEMAINE

Daf Hayomi 'Houlin 34

Michna Yomit Kélim 8-4

Daf Hayomi 'Houlin 35

Michna Yomit Kélim 8-6

Daf Hayomi 'Houlin 36

Michna Yomit Kélim 8-8

Parachat Béhaalotékha

Daf Hayomi 'Houlin 37

Michna Yomit Kélim 8-10

Daf Hayomi 'Houlin 38

Michna Yomit Kélim 9-1

Daf Hayomi 'Houlin 39

Michna Yomit Kélim 9-3

Daf Hayomi 'Houlin 40

Michna Yomit Kélim 9-5

Mercredi 3 Juin

Rabbi Israël Abi'hssira (de Colomb-Bechar)

Jeudi 4 Juin

Rav Yéhouda Ibn Atar

Vendredi 5 Juin

Rav 'Haïm Bellaïche

Horaires du Chabbath

Paris Lyon Marseille Strasbourg

Entrée 21:31 21:08 20:56 21:08

Sortie 22:55 22:25 22:09 22:31

Zmanim du 6 juin

Paris Lyon Marseille Strasbourg

Nets 05:49 05:52 05:59 05:29

Fin du Chéma (2) 09:49 09:45 09:48 09:28

'Hatsot 13:49 13:39 13:37 13:28

Chkia 21:50 21:26 21:15 21:27

Liban : Le drapeau d'Israël flotte sur la forteresse médiévale de Beaufort, après les violations répétées du cessez-le-feu par le 'Hezbollah

Le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré que l’armée israélienne avait pris le contrôle de la forteresse médiévale de Beaufort, dans le sud du Liban, dans le cadre de l’élargissement de ses opérations contre le 'Hezbollah, soutenu par la République islamique d’Iran. Dans un message publié sur Telegram, le ministre a rappelé que

"quarante-quatre ans après la bataille héroïque de Beaufort et en ce jour de commémoration des soldats tombés lors de la Première Guerre du Liban (1982)", des soldats israéliens "sont revenus au sommet de Beaufort et y ont de nouveau hissé le drapeau d’Israël".

Trump propose à l'Iran un accord aux conditions plus strictes

Le président américain Donald Trump a transmis à l’Iran une nouvelle proposition, plus stricte, de l’accord en cours de négociation, rapportent plusieurs médias américains. Selon Donald Trump, relayé par Axios, le président américain veut surtout consolider la position des États-Unis sur plusieurs dossiers qu’il considère comme

Le sergent-chef Michaël Tyukin, 21 ans, et le sergent Adam Tsarfati, 20 ans, tués au sud-Liban

a annoncé dimanche matin le décès du sergent-chef Michaël Tyukin, 21 ans, d’Achkelon, suite à l'envoi d'un drone suicide piloté à distance par le 'Hezbollah samedi soir. Quatre autres soldats ont été blessés lors de cette attaque. Lundi matin, l'armée a également annoncé que le sergent Adam Tsarfati, 20 ans, de Roch Ha'ayin, avait également été tué dans des circonstances similaires. Trois autres soldats ont été blessés dans cette attaque, dont un grièvement. Tsahal poursuit ses opérations dans le sud du Liban, notamment dans les secteurs du Beaufort et du Wadi al-Saluki.

essentiels, notamment celui des matières nucléaires iraniennes. Un responsable de l’administration américaine a précisé qu’il ne signerait un accord que s’il sert réellement les intérêts américains et respecte ses exigences. "L’Iran ne doit pas obtenir l’arme nucléaire", a également affirmé cette même source.

Tsahal

Des images satellites montrent que l'Iran a remis en état et ouvert la plupart de ses tunnels de missiles

Selon un rapport de CNN, l’Iran aurait rouvert et remis en état la majorité de ses tunnels de missiles endommagés lors des frappes américaines et israéliennes menées pendant la guerre. D’après des images satellites analysées par la chaîne américaine, Téhéran a rapidement dégagé plusieurs accès souterrains à l’aide de bulldozers et de camions. Le rapport estime qu’environ 50 des 69 ouvertures de tunnels touchées auraient déjà été réhabilitées.

Des experts cités par CNN estiment également que l’Iran disposerait encore d’environ 1 000 missiles stockés dans des installations souterraines.

2 blessées dans un attentat à la voiturebélier au sud de Jérusalem, une ado de 17 ans dans un état grave

Deux jeunes filles ont été blessées dimanche soir dans le sud de Jérusalem, lors d'un attentat à la voiture-bélier. De grandes forces de l'ordre et de nombreux secours ont été déployés sur place pour assurer un périmètre de sécurité et transférer les blessées vers les centres de soin. Une jeune fille de 17 ans, en état de conscience, a été prise en charge pour des blessures multiples aux jambes, tandis qu'une autre adolescente de 15 ans a été légèrement blessée.

Le terroriste, un Palestinien originaire de 'Hévron, a été neutralisé sur place par balles.

Tirs du 'Hezbollah : Le ministère de l'Education ordonne la fermeture des établissements scolaires dans le nord

Les autorités israéliennes ont décidé de fermer les écoles dans plusieurs villes situées près de la frontière libanaise, à la suite d’une intensification des tirs de roquettes et des attaques de drones menés par le 'Hezbollah contre le nord d’Israël. Les nouvelles consignes émises par le Commandement du Front intérieur s’appliquent notamment à Kiryat Chemona ainsi qu’à plusieurs localités de HauteGalilée et du plateau du Golan. Les autorités ont aussi restreint les rassemblements et ordonné la fermeture des plages de la région.

Le 'Hezbollah a envoyé plusieurs drones ce dimanche en matinée, sans faire de dégâts.

Washington cible un réseau accusé de fournir des technologies sensibles à l’Iran

Les États-Unis ont annoncé vendredi avoir mis fin aux activités d’un réseau soupçonné d’avoir transféré illégalement des technologies sensibles au bénéfice de l’Iran. D’après le département d’État, ce dispositif "s’est fait passer pour des entreprises américaines et les a escroquées afin d’obtenir

des technologies sensibles destinées à l’armée du régime iranien". Selon Washington, le réseau s’appuyait sur de faux sites internet ainsi que sur des intermédiaires basés à Dubaï afin de faire parvenir discrètement ces technologies vers l’Iran, en contournant les sanctions américaines.

PSG, le prix de la victoire : 1 mort, 1 ado blessé très grièvement, près de 800 interpellations et 450 gardes à vue

La victoire remportée samedi soir par le PSG à la Ligue des Champions a de nouveau donné lieu à des scènes de violences et de dégradations à travers toute la France. Lors d’un point presse, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a maintenu que la situation était restée "globalement sous contrôle", malgré 1 mort à Paris, 780

interpellations et 457 gardes à vue sur l’ensemble du territoire. Les infractions reprochées sont majoritairement, des "atteintes aux personnes dépositaires de l’autorité publique", suivies d’atteintes aux biens — vols et dégradations — et de troubles à l’ordre public, dont des ports d’armes illégaux.

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Le Koweït tient l’Iran pour seul responsable des attaques et s’engage à se défendre

Le ministère

koweïtien des Affaires étrangères a déclaré lundi tenir l’Iran pour "seul responsable de ces attaques odieuses", après l’interception par les défenses aériennes du pays de missiles et de drones lancés depuis la République islamique. Le pays estime que ces attaques compromettent les efforts visant à apaiser les tensions dans la région et précise qu’il se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre son territoire.

Un restaurant Cachère de Miami étoilé au Michelin, une première mondiale

Le restaurant "Mutra" du chef israélien Raz

Chabtaï, ouvert il y a un an, est entré dans l’histoire de la gastronomie en devenant le premier restaurant Cachère du monde à décrocher une étoile au Guide Michelin. Le consulat d’Israël à Miami a félicité le chef pour cette prouesse : "Le chef israélien Raz Chabtaï a brisé un plafond de verre. Son établissement s’inspire des traditions culinaires multiculturelles de Jérusalem et des communautés immigrées qui ont façonné son identité." Mazal Tov !

Le petit-déjeuner : indispensable ou pas ?

On a longtemps entendu que le petit-déjeuner était "le repas le plus important de la journée". Puis, à l’inverse, certains discours récents ont présenté le fait de ne pas manger le matin comme une solution miracle.

Il faut savoir que l’estomac a idéalement besoin de 13 heures de jeûne dans une journée, donc le petit-déjeuner dépend du rythme de chacun :

• Si vous avez faim le matin : mangez, mais construisez un vrai petitdéjeuner. Évitez le café-biscuit avalé debout, qui donne souvent faim une heure plus tard. Privilégiez des protéines, un fruit, un peu de bon pain, un laitage ou des œufs, selon vos habitudes.

• Si vous n’avez pas faim : inutile de vous forcer, mais restez à l’écoute. Une vraie faim qui arrive à 10h ou 11h mérite une réponse adaptée, pas trois cafés et une fringale incontrôlable plus tard.

• Si vous avez tendance à grignoter le soir : regardez aussi ce qui se passe le matin. Parfois, une journée trop peu nourrissante commence dès le réveil et se termine en envies de sucre.

Le petit-déjeuner n’est pas une obligation universelle, c’est un outil. Bien utilisé, il peut stabiliser l’énergie, la faim et les envies. Mal choisi ou imposé sans réel besoin, il n’apporte pas grand-chose. La vraie question n’est donc pas : "Faut-il petit-déjeuner ?" mais plutôt : "De quoi mon corps a-t-il besoin pour bien démarrer sa journée ?"

Augmentation du coût de la vie ? Les supermarchés 'Ocher 'Ad proposent des voitures !

Les Israéliens ne sont décidément jamais à court d'inventivité... Alors que le coût de la vie continue de grimper, la chaîne de supermarchés Ocher ‘Ad a choisi de proposer à la vente… des voitures neuves ! Et pas n’importe lesquelles : des Kia Sportage proposées à 139.990 Chékels. Les clients intéressés doivent d’abord régler un acompte de 1.800 Chékels à la caisse centrale avant

de finaliser les modalités de vente. Une initiative pour le moins surprenante, qui reflète une tendance de plus en plus visible dans le commerce israélien : les grandes enseignes ne se contentent plus des produits alimentaires ou des biens du quotidien, et élargissent désormais leur offre à des articles bien plus onéreux.

Bonne nouvelle pour les automobilistes israéliens, le prix du carburant en baisse À minuit entre dimanche et lundi, le prix de l’essence en Israël est passé à 7,80 Chékels, a annoncé le ministère de l’Énergie, soit 27 centimes de moins que le prix pratiqué en mai. Il s’agira de la première baisse des prix depuis le début de l’année. En

avril, le prix de l’essence avait dépassé pour la première fois depuis juillet 2022 la barre des 8 Chékels le litre, en raison de la flambée des cours mondiaux du pétrole consécutive à la guerre contre la République islamique d’Iran.

Elyssia Boukobza

Où sont Ron Arad et Eli Cohen ?

Beaucoup pensent que la question des otages est terminée depuis octobre 2025. Pourtant, s’il y a bien une chose que cette région nous a apprise, c’est qu’il ne faut jamais crier victoire trop vite.

Ron Arad et Eli Cohen devront revenir parmi les leurs à la fin de cette guerre. C’est un impératif plus que moral.

Alors que la guerre entre dans une phase particulièrement sensible, que les tensions s’intensifient autour du détroit d’Ormuz et qu’un accord serait sur la table à Islamabad, deux noms patientent depuis beaucoup trop longtemps dans la mémoire collective israélienne, mais surtout dans celle de leurs familles : Ron Arad et Eli Cohen. Eux aussi doivent revenir en Israël, comme tous les autres.

"Sauver des vies justifie des risques, mais on ne peut pas toujours faire des concessions extrêmes pour la récupération de corps.

Le vendredi 8 mars 2026, un événement semble être passé presque inaperçu dans le flot continu de l’actualité : Tsahal aurait tenté de récupérer le corps de Ron Arad, l’aviateur israélien disparu en 1986 et déclaré mort en 2008, dont le destin est devenu un symbole, parfois même utilisé par les ennemis d’Israël. Le ‘Hamas, notamment, avait utilisé son nom dans un visuel consacré aux otages encore détenus en septembre 2025.

Même si cette opération fut infructueuse, elle démontre une nouvelle fois que Tsahal ne laisse personne derrière lui.

Après avoir récupéré en 2019, dans une quasi-indifférence médiatique, le corps de Zachary Baumel, tombé au Liban durant l’opération "Paix en Galilée", puis après avoir retrouvé en Syrie Zvi Feldman en mai dernier, l’État d’Israël semble déterminé à solder ces dossiers historiques.

Si pour le moment, le corps du pilote demeure introuvable et que les informations concernant sa dépouille restent floues, un autre homme attend depuis bientôt soixante ans : Eli Cohen, figure mythique du Mossad, exécuté en 1965 (pendu en place publique sous ‘Hafez el-Assad, père de Bachar el-Assad), dont les ossements reposeraient probablement en Syrie, à Damas. Son retour semblait pourtant envisageable après la chute du régime en décembre 2024. Beaucoup pensaient alors que les nouvelles autorités syriennes seraient enclines à négocier rapidement avec l’État hébreu. Pourtant, là aussi, aucune trace.

Il y a quelques mois, Ran Gvili devenait le dernier otage à revenir de la bande de Gaza, marquant la fin d’une ère et le début d’une nouvelle, où plus aucun otage israélien ne se trouverait dans l’enclave palestinienne — une première depuis 2014. Cela, après la récupération du corps d’Oron Chaoul dans le cadre d’une opération militaire, puis le rapatriement d’Hadar Goldin dans le cadre d’un accord d’échange.

L’éthique morale des soldats israéliens n’est plus à prouver. Mais l’attente, elle, devient interminable. L’actualité va si vite et les événements sont si dramatiques que l’on finit parfois par oublier. Il est peut-être temps de remettre en lumière ce que l’on ne voit plus.

Beaucoup pensent que la question des otages est terminée depuis octobre 2025. Pourtant, s’il y a bien une chose que cette région nous a apprise, c’est qu’il ne faut jamais crier victoire

trop vite. Ramener les otages est une Mitsva fondamentale de la Torah. Mais cette exigence morale ne peut pas effacer une hiérarchie essentielle : sauver des vies justifie des risques, mais on ne peut pas toujours faire des concessions extrêmes pour la récupération de corps. On ne peut pas faire peser une épée de Damoclès au-dessus de la tête de plus de 10,2 millions de citoyens, surtout après le sacrifice de tant de soldats durant cette guerre.

La situation politique du gouvernement sortant est certes instable, mais elle ne peut justifier des concessions extrêmes, comme la libération massive de terroristes, dans le cadre de la récupération de dépouilles. Une chose est sûre : les derniers corps doivent revenir "dans leurs frontières", comme le veut la formule consacrée. Sinon, comment expliquer à nos enfants que tout a été fait pour récupérer les otages, vivants comme morts, mais que

certains héros demeurent encore abandonnés loin des leurs ?

Des rumeurs affirment que Ron Arad aurait été transféré en Iran. Si cela venait à être confirmé, alors il faudrait peut-être une nouvelle opération historique pour aller le chercher, y compris au cœur de Téhéran. Quant à "l’espion de Damas", soit les autorités syriennes s’activent enfin pour le retrouver, soit le Mossad et Tsahal devront prendre leurs responsabilités.

Quoi qu’il en soit, après cette guerre, Ron Arad et Eli Cohen devront revenir. Sinon, ce sera une blessure profonde dans la mémoire collective, entre le devoir de sauver les vivants et les limites des concessions faites pour les morts.

Yohan Souffir
JONAS HALFON

La lumière qui ne s’éteint jamais

Au début de la Parachat Beha’alotekha, Hachem ordonne à Aharon d’allumer chaque jour la Ménora du Michkan. Pourtant, la Torah n’utilise pas le verbe “allumer”, mais “élever” : “Beha’alotekha”. Rachi explique que le Cohen devait tenir la flamme jusqu’à ce qu’elle monte d’ellemême, de façon stable et autonome. Mais pourquoi employer un terme aussi particulier ? Et surtout, pourquoi fallait-il une lumière dans le Temple ? Le Créateur du soleil, de la lune et des étoiles avaitIl besoin que l’homme éclaire Sa demeure avec quelques flammes ?

source de lumière. C’est exactement le rôle des Mitsvot. Lorsqu’un homme utilise un objet matériel pour accomplir la volonté de Hachem, il transforme la matière ellemême en lumière spirituelle.

Le Sfat Emet va encore plus loin. Chaque élément de la création contient une étincelle de spiritualité.

Les Mitsvot ont justement pour mission de révéler cette lumière cachée. La Torah ne demande donc pas à l’homme de fuir le monde matériel, mais de l’élever.

Le Midrach répond : “Ce n’est pas pour Moi que Je vous ai demandé cela, mais pour vous.”

La lumière de la Ménora n’était pas destinée à éclairer le Beth Hamikdach. Elle venait éclairer l’homme lui-même.

Le roi Chlomo écrit dans Michlé : “La Mitsva est une bougie et la Torah est une lumière.” Le Sfat Emet explique que la Torah représente une lumière spirituelle immense, abstraite et invisible. La Mitsva, elle, est le récipient concret qui permet à cette lumière d’apparaître dans le monde matériel.

La Torah ne demande donc pas à l’homme de fuir le monde matériel, mais de l’élever.

Mais la dimension la plus bouleversante de la Ménora concerne le Ner Hama’aravi, la flamme occidentale. La Guemara enseigne qu’elle brûlait miraculeusement plus longtemps que les autres. Même lorsque toutes les flammes s’éteignaient, celleci continuait à éclairer. Elle symbolisait la Présence divine qui ne quitte jamais Israël.

Une bougie, avant d’être allumée, n’est qu’un simple objet fait d’huile, d’une mèche et d’un récipient de terre. Rien d’extraordinaire.

Mais au moment où la flamme apparaît, tout change : ce même objet devient une

C’est peut-être cela, le véritable message de la Ménora. Le Beth Hamikdach a été détruit, mais la lumière, elle, n’a jamais disparu. Elle continue à vivre à travers les Mitsvot, l’étude de la Torah et l’âme de chaque Juif. Comme le dit le verset : “L’âme de l’homme est la flamme de D.ieu.”

Rav Mickael Cohen, Rabbin de Villiers-le-Bel (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)

Parachat Béhaalotékha par Michaël Lumbroso

Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

La Manne ne prenait pas le goût de ce fruit juteux et sucré, gros comme un ballon.

Celui qui n'a pas eu la possibilité de faire le Korban Pessa'h - car il se trouvait à cette distance - aura une seconde chance.

chemin loin)

Elles servaient à donner des instructions de rassemblement ou de départ de l'Assemblée d'Israël.

Ni le goût de ce légume, qui lorsqu'on l'épluche fait pleurer.

(oignons)

D'habitude le nom d'une des tribus, dans notre Paracha, c'est à cette graine que la Manne ressemblait.

Moché s'est étonné de la possibilité de nourrir les 600.000 Bné Israël avec de la viande pendant un mois, alors Hachem lui a fait cette remarque

La Manne tombait sur une couche de ... et en était recouverte d'une autre couche.

Des gens qui étaient impurs et donc qui n'ont pas pu faire le sacrifice pascal ont quand même été voir Moché pour exprimer leur déception et ont formulé cette question

serait-on lésé)

Ce que les Bné Israël ont fait sur les Léviim, et ce qu'ont fait par la suite les Léviim sur la tête de leur taureau.

La Ménora a été sculptée à partir d'un seul bloc d'... massif.

Dans notre Paracha, c'est cet adjectif qui qualifie la femme de Moché. Eldad et Medad ont prophétisé que Moché allait mourir et que c'est ... qui allait faire rentrer le peuple en Israël.

Elle est devenue une référence de l'interdiction de dire du Lachon Hara’ (médisance).

Personne au monde n'atteindra ce niveau qualité de Moché Rabbénou

Si jamais il vient faire la guerre contre les Bné Israël, ces derniers devront sonner les trompettes.

(noire/belle)

Aharon a reçu des instructions bien précises sur comment allumer celles de la Ménora.

Comme Hachem pouvait se révéler de cette manière à Moché, il a bien fait de se séparer de sa femme pour être tout le temps prêt.

Certains ramassaient la Manne puis la cuisaient dedans.

Hachem a dit à Moché de rassembler ce nombre d'Anciens afin qu'ils l'assistent dans la gestion du peuple juif.

D'autres la broyaient avec ça.

En fonction du son des trompettes, une ... ou une ... , le message était différent.

FEMMES

COUPLE FAMILLE

5 minutes cruciales

Et s’il suffisait de 5 petites minutes pour booster notre relation de couple ? C’est ce que nous propose la Rabbanite ‘Haguit Chira !

Il vous arrive parfois de regarder l’album photo de votre mariage et d’envier ce couple amoureux et insouciant… En le comparant au couple que vous formez aujourd’hui avec votre mari, vous ressentez peut-être de la nostalgie. Où est passé l’amour qui vous unissait il y a seulement quelques années ? Que pouvezvous faire pour que l’amour redevienne l’invité d’honneur de votre maison ?

Pour ce faire, j’aimerais partager avec vous le "secret des 5 minutes". Pour savoir de quoi il s’agit et comment ça marche, lisez les quelques lignes qui suivent !

Le soleil vient de se lever…

Tout d’abord, dès votre lever, prenez 5 minutes pour votre couple. Dès que vous ouvrez les yeux le matin, après avoir prononcé la prière de Moda Ani…, ne vous levez pas de suite. Prenez ces quelques minutes pour méditer à la chance que vous avez d’être mariée et à toutes les bontés qu’Hachem a faites envers vous depuis votre mariage.

Prenez ces 5 minutes pour remercier Hachem de vous avoir envoyé votre Mazal, au bon moment, au bon endroit, et d’avoir le mérite

de construire avec lui un foyer – même si tout n’est pas rose ! Pendant ces 5 minutes, vous ferez l’effort de mettre de côté toutes les pensées négatives que vous entretenez sur votre mari et de développer sur lui un regard positif. Imaginez l’impact que peuvent avoir ces 5 minutes sur le reste de votre journée... Essayez, vous ne serez pas déçue !

Un accueil en beauté !

En fin d’après-midi ou en soirée, lorsque votre mari rentre de sa journée de travail, prenez à nouveau 5 minutes pour faire une pause dans vos activités et l’accueillir avec le sourire et surtout, sans formuler aucune plainte ni critique. Attendre 5 petites minutes avant de lui raconter toute votre misère, je vous assure que ça n’est pas si difficile !

Dites "Bonjour" à votre époux avec le sourire, proposez-lui de se détendre tout en demandant aux enfants d’aller lui chercher de quoi se restaurer. Certes, vous aussi êtes fatiguée, vous aussi avez passé une dure journée, certes les enfants n’ont pas épargné vos nerfs, mais essayez de fournir cet effort pour votre couple. Grâce à ces 5 minutes, votre soirée se transforme en un moment agréable et il y a

de grandes chances pour que vous alliez vous coucher en bonne entente ce soir-là !

De plus, il semble que cette habitude ait des vertus littéralement miraculeuses : une femme de ma connaissance avait pris sur elle depuis plusieurs années d’accueillir son mari chaque soir avec le sourire. Peu importe la journée qu’elle avait passée et les difficultés endurées, elle s’en était fait une règle d’or.

Quelque temps plus tard, cette femme tomba gravement malade. Elle passa une période extrêmement éprouvante, au cours de laquelle elle n’avait souvent pas la force de s’occuper de sa famille ni de sa maison. Mes chères amies, même au plus profond de l’épreuve, cette femme n’a pas failli un seul jour à son habitude ! Même lorsque ses forces l’avaient quittée, elle faisait l’effort surhumain de se lever de son lit, de soigner sa toilette et d’aller accueillir son mari avec le sourire, comme si tout allait parfaitement bien.

petites minutes pour discuter avec votre mari. Chères amies, de grâce, n’allez pas dormir avec votre téléphone en main ! Comprenez que les réseaux sociaux, WhatsApp et consorts sont les ennemis n°1 de votre couple. Une fois couchée, posez votre téléphone/tablette et consacrez encore quelques minutes pour bavarder tranquillement avec votre mari jusqu’à vous endormir. Vous ne réalisez pas la force de ce petit investissement sur votre couple !

"
Grâce à ces 5 minutes, votre soirée se transforme en un moment agréable et il y a de grandes chances pour que vous alliez vous coucher en bonne entente ce soir-là !

Finalement, défiant les prévisions pessimistes des médecins qui avaient presque déjà scellé son sort, cette femme guérit contre toute attente ! Les Rabbanim, interrogés plus tard pour comprendre par quel mérite cette femme avait été sauvée de la mort, répondirent qu’à leur avis, c’étaient les efforts déployés pour recevoir chaque soir son mari avec un visage agréable et souriant qui avaient fait pencher la balance du bon côté.

Aujourd’hui, cette femme est en parfaite santé !

Sous les étoiles

Enfin, lorsque la soirée touche à sa fin et que le temps est venu d’aller dormir, prenez encore 5

Mes amies pour conclure, je voudrais ajouter qu’avec un mari, il ne suffit pas seulement de "bien s’entendre". "S’entendre", cela concerne vos amies, vos collègues ou encore votre belle-mère. Avec votre mari, il ne s’agit pas seulement de vivre en bonne entente, il s’agit de s’aimer, et de s’aimer fort ! De faire en sorte que votre maison soit un cocon d’amour et de chaleur.

Alors, certes, lorsque les divergences d’opinions et les disputes règnent entre vous, il parait difficile d’atteindre l’amour véritable. Mais avec du travail et de l’investissement, pour peu qu’on y mette de la bonne volonté, c’est possible !

La vie est faite de stress, de difficultés, d’épreuves, mais lorsque la maison est ce point d’ancrage chaleureux, stable et aimant, tout devient surmontable ! Lorsque mari et femme s’épaulent et s’aiment, ils deviennent capables de vaincre toutes les difficultés que la vie pose sur leur chemin.

Appliquez le conseil des 5 minutes et je vous souhaite à toutes un foyer rayonnant d’amour et de paix !

Rabbanite ‘Haguit Chira, adapté par Elyssia Boukobza

LA PARACHA POUR LES ENFANTS

Pff, c’est toujours la même chose !

Les enfants, cette semaine, essayons de ne pas faire les Mitsvot par automatisme, mais avec plus de joie et de cœur.

L'HISTOIRE

Chabbath après-midi, des jeunes garçons jouent dans le parc près de la synagogue. À un moment, la maman de Nathan l’appelle depuis un banc : "Dans dix minutes, on rentre pour la Sé’ouda Chlichit."

Nathan souffle : "Encore une Sé’ouda…" Son ami Ariel lui dit : "Moi aussi, des fois j’ai la flemme.

C’est toujours pareil chaque

Chabbath…"

Les garçons recommencent à jouer. Quelques minutes plus tard, ils voient

Chim’on, une personne âgée, sortir de la synagogue avec un grand sourire. Chaque semaine, à la même heure, il installe les livres, arrange les chaises et prépare la table pour la Sé’ouda Chlichit. Nathan lui demande : "Pourquoi vous faites ça avec autant de joie ? Ça fait des années que vous faites la même chose, vous n’êtes pas lassé ?"

plus difficile, c’est de garder la joie même quand on les accomplit depuis des années. Quand on fait une Mitsva comme une habitude, c’est comme une lampe dont la lumière faiblit. Mais quand on remet du cœur dedans, elle se rallume comme une ampoule neuve."

Nathan reste silencieux et pendant la Sé’ouda Chlichit, il chante un peu plus fort que d’habitude. Cette fois, il essaie de penser à ce qu’il fait. En rentrant chez lui après Chabbath, il repense aux paroles de Chim’on.

Nathan comprend quelque chose : ce n’est pas la Mitsva qui change quelqu’un, c’est la façon dont toi, tu la fais.

Chim’on sourit : "Non ! Malgré la fatigue, je me rappelle chaque semaine que je fais une nouvelle Mitsva. Le plus difficile dans les Mitsvot, ce n’est pas de commencer. Le

L'ENSEIGNEMENT

La Torah dit qu’Aharon allumait la Ménora tous les jours dans le Michkan. Mais les Sages remarquent que même après de très nombreuses fois, Aharon allumait avec le même enthousiasme que le premier jour.

Au début, quand on commence quelque chose, on est souvent motivé : une nouvelle Mitsva, un nouveau cours, une bonne

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !

Est-ce qu’il t’arrive de faire certaines Mitsvot en mode "routine" ?

Comment peux-tu remettre un peu plus de cœur dans une Mitsva que tu fais souvent ?

habitude. Mais après quelque temps, on fait les choses sans y penser.

La Torah nous apprend justement la grandeur d’Aharon : réussir à garder énergie et joie même dans les choses du quotidien.

Réciter une Brakha, prier, aider à la maison, étudier… avec toujours plus d’entrain, même si on l’a déjà fait cent fois !

Nos maîtres montrent l’exemple

À Bné Brak vivait un immense maître de Torah : Rav Chakh. Malgré son âge et sa grandeur, ses élèves racontaient qu’il accomplissait les Mitsvot avec une fraîcheur étonnante, comme si c’était toujours la première fois.

Un matin très tôt, un élève arrive à la Yéchiva avant la Téfila Il pense être parmi les premiers, mais il aperçoit Rav Chakh déjà assis à sa place, son Talith soigneusement plié à ses côtés.

Alors que l’élève écoute attentivement, Rav Chakh prend ses Téfilin dans les mains et dit : "Imagine qu’Hachem t’offre chaque matin un trésor immense. Est-ce que tu le recevrais sans joie parce que tu l’as déjà reçu hier ?"

Le Rav se prépare à mettre ses Téfilin. L’élève observe discrètement. Rav Chakh les embrasse avec émotion, les regarde quelques secondes, puis les met lentement, avec concentration.

L’élève est surpris. Rav Chakh a déjà mis les Téfilin des milliers de fois dans sa vie.

Pourtant, il agit avec autant d’attention qu’un jeune garçon qui les mettrait pour la première fois.

Après la Téfila, l’élève ose lui demander : "Rabbi, comment faites-vous pour garder autant d’émotion dans une Mitsva que vous faites tous les jours ?"

Rav Chakh le regarde et répond : "Justement parce que je la fais tous les jours !"

L’élève ne comprend pas, alors le Rav explique : "Le Yétser Hara’ essaie de transformer les Mitsvot en habitude vide. Il veut que l’on fasse les choses sans réfléchir, sans cœur. Mais une Mitsva n’est jamais la même. Chaque jour, Hachem nous redonne une nouvelle occasion de nous rapprocher de Lui, par l’intermédiaire de Ses commandements."

Le garçon fait signe de la tête que non, le Rav sourit : "Alors, pourquoi une Mitsva devraitelle s’user dans ton cœur ?"

Des années plus tard, cet élève raconte encore cette anecdote qui l’a touchée. Ce qui l’a le plus marqué, ce n’est pas seulement la grandeur de Rav Chakh, mais la manière dont il vivait chaque Mitsva avec enthousiasme.

Grâce à lui, on comprend une grande leçon : le plus difficile n’est pas toujours de commencer une Mitsva, mais de continuer à la faire avec joie, même après des années ; en somme, comme Aharon dans notre Paracha, qui allumait la Ménora chaque jour avec le même enthousiasme.

Même vous, les enfants, pouvez déjà vivre cela : dire une bénédiction avec attention, répondre Amen avec énergie, ou faire une Mitsva avec un peu plus de cœur que la veille.

L'exercice de la semaine

Les enfants, cette semaine, choisissez une bonne action que vous faites souvent, une bénédiction, la Téfila, aider à la maison... puis essayez de la faire avec un peu plus de joie et d’attention, comme si c’était la première fois.

MAGAZINE

Supplément spécial Chabbath

Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Si la compassion est évidemment une qualité merveilleuse, pourquoi est-elle indispensable pour devenir un véritable érudit en Torah ?

"Réunis-Moi soixante-dix hommes parmi les anciens d’Israël, dont tu sais qu’ils sont des anciens du peuple et des officiers, tu les prendras à la Tente d’assignation, ils se tiendront là avec toi." (Bamidbar 11, 16)

Rachi explique sur les mots Acher Yada’ta "dont tu sais" : "Ceux que tu connais, car ils furent nommés contremaîtres en Égypte (pour surveiller) les travaux éreintants. Ils eurent pitié d’eux (du peuple) et se firent battre à leur place, comme il est dit : 'Ils frappèrent les contremaîtres du peuple juif' ; ils seront à présent élevés, puisqu’ils compatirent à leur peine."

Un sacrifice au service des autres

Hachem ordonna à Moché Rabbénou de nommer soixante-dix hommes qui seraient membres du Sanhédrin et Il précisa à Moché qu’il devait s’agir de ceux qui furent contremaîtres lors de l’esclavage d’Égypte. Quand les Égyptiens obligèrent ces hommes à punir les Juifs qui ne respectaient pas leurs quotas, ils refusèrent et préférèrent se faire battre par les bourreaux égyptiens plutôt que d’infliger une sanction à leurs frères juifs. En récompense, ils eurent le mérite d’être nommés membres du Sanhédrin.

Rav Moché Chmouel Chapira demande : on comprend bien que celui qui se sacrifie pour le peuple juif en période difficile soit récompensé. Mais en quoi cela le qualifie-t-il à

un tel poste ? Pour pouvoir siéger au Sanhédrin, il faut être versé dans la Torah et remplir d’autres critères. Ces hommes excellaient dans leur empathie – Nossé Bé'ol 'Im ’Havéro –puisqu’ils se préoccupaient énormément de la souffrance de leurs prochains, mais en quoi est-ce une preuve qu’ils étaient compétents pour ce poste convoité ?

La Michna, qui énumère les quarante-huit qualités nécessaires pour acquérir la Torah, nous aidera à répondre à cette question. (Pirké Avot 6, 6) L’une des vertus recensée est Hanossé Bé’ol ’Havéro, celui qui porte le joug de son prochain, ce qui correspond à la compassion. C’est évidemment une qualité merveilleuse, mais pourquoi est-elle indispensable pour devenir un véritable érudit en Torah ?

Comprendre l’autre (surtout) quand il pense différemment

L’un des enseignements du Rav ’Haïm Chmoulevitz, Roch Yéchiva de Mir de mémoire bénie, peut nous éclairer. (Si’hot Moussar 47) Il cite la Guémara (‘Érouvin 13b) affirmant que lors des débats entre Beth Hillel et Beth Chammaï, la Halakha est tranchée selon Beth Hillel, bien que Beth Chammaï fût plus rigoureux. Ceci parce que Beth Hillel évoquait toujours l’opinion de Beth Chammaï avant la sienne.

D’après le sens simple, on comprend qu’en récompense de leur grande modestie, la

Halakha suit l’avis de Beth Hillel . Mais Rav Chmoulevitz estime que leur attitude était la manière optimale de déceler la vérité de la Torah. En rappelant l’opinion de Beth Chammaï, ils travaillaient sur leur compassion – à savoir comprendre l’autre, ce qu’il pense. C’est ce qui leur permit de saisir réellement l’avis opposé et d’en venir à la conclusion exacte ; et c’est en cela que l’empathie est nécessaire à celui qui veut acquérir la Torah. Une personne égocentrique ne pourra pas envisager un autre point de vue et sera donc limitée quant à sa capacité à développer une approche vraie et harmonieuse de la Torah.

Cette explication nous permet de comprendre pourquoi les contremaîtres étaient aptes à être membres du Sanhédrin. Ils excellaient dans la compassion et cette caractéristique leur donna la possibilité d’accéder à la vérité de la Torah. Le fait que les Guédolim se distinguent également par cette qualité n’est pas une coïncidence, car comme nous l’avons vu, ce trait de caractère est primordial pour devenir un Talmid ’Hakham.

Tout pour mes frères !

L’histoire suivante illustre ce point. À l’époque de la création de l’État d’Israël, le gouvernement voulut placer les enfants juifs de Téhéran dans des situations qui les forceraient à abandonner toute pratique religieuse. Le Rav de Brisk fit un scandale à propos de cette ignominie. Il fit tout son possible pour tenter de sauver ces enfants. Rav Chapira écrit que le Rav de Brisk fit organiser une réunion des Guédolim de l’époque, il s’évertua et insista pour assurer l’avenir de ces Juifs iraniens. À la fin de la réunion, chacun retourna chez lui et reprit sa routine. Le Rav de Brisk demanda au Rav Chapira : "Comment leur vie peut-elle reprendre son cours normal ? Qu’adviendra-t-il de ces enfants ?" Sa préoccupation était telle qu’il était prêt à soulever des montagnes en leur faveur.

L’exemple des contremaîtres et les histoires plus récentes concernant de grands Rabbanim nous enseignent l’importance de la compassion, qui n’est pas seulement un trait de caractère admirable et digne de louanges, mais qui est un outil fondamental pour acquérir la sagesse véritable.

Rav Yehonathan Gefen

Résumé de la Paracha

1

2

La Paracha parle de l’allumage de la Ménora et de la sanctification de la tribu de Lévi pour le service au Michkan.

Elle évoque Pessa’h Chéni, la possibilité d’apporter le Korban Pessa’h en retard, dans le cas d’une personne qui s’était rendue impure à la date initiale du 14 Nissan.

3

La nuée céleste indique les directions des déplacements dans le désert.

4 Moché reçoit l’ordre de fabriquer deux trompettes en argent pour rassembler le peuple lorsqu’il souhaitera leur parler, pour les avertir de se préparer à quitter l’endroit, en temps de guerre ou de malheur, et au moment des trois fêtes.

5

Le peuple d’Israël se plaint. Hachem envoie un feu qui dévore une partie du peuple.

6

Le peuple d’Israël réclame de la viande et Hachem leur envoie des cailles.

7 Moché ne peut plus supporter la gestion du peuple, Hachem lui demande de réunir 70 Anciens chargés de l’épauler dans la direction et le jugement des différends.

8 Myriam et Aharon parlent contre leur frère Moché qui s’était séparé de son épouse, devant être en état de pureté permanente pour communiquer avec Hachem. Les deux sont frappés par la Tsara’at, une maladie de la peau.

N°478

Feuillet parents-enfants pour Chabbath

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :

Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane

Béha’alotekha

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

1

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

JEU PAR ÉQUIPE

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

1 JEU

IDENTIFICATION DES ÉQUIPES

Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)

Un verre (1 réviit) par personne

Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

3. Maror

1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Le Explozik vs Les Alpha 7. 2. Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 poin ts pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points pour les plus drôles)

1. 3 Matsot chemourot (rondes, faites à la main)

2. Épaule d’agneau

LE FAST DUEL

3. Maror (laitue romaine)

4. Karpass (céleri)

7.Oeuf dur

4.Karpass

2.Épaule d’agneau

2 (Les réponses proposées sont données à titre d’exemple)

6.‘Harossèt
5.Hazeret

Pour chaque question, le premier qui trouve un mot qui répond à la question et qui commence par la lettre de la semaine, a gagné.

5. ‘Hazeret (laitue ou endives)

6.‘Harossèt

7. Oeuf dur

8. Bol d’eau salée

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder 1

Quelque chose qu’on peut trouver dans une maison.

> lit, lampe, lavabo, lustre.

Quelque chose dans une cuisine.

QUANTITÉS

Un animal.

> lait, louche, lave-vaisselle, légumes.

OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR

> lion, loup, lapin, lézard, lama.

Une partie du corps.

> langue, lèvres, lombaires.

Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun

Une grande ville connue dans le monde.

> Londres, Lisbonne, Lyon, Lille, Los Angeles.

MAROR

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main

Un objet qu’on utilise pour mieux voir.

Etapes du Séder

> loupe, lunettes, lentilles de contact.

Une chose qu’on peut oublier à la maison et regretter aussitôt.

> livre de classe, liste de courses.

Bold

UNE FAMILLE EN OR 3

(jeu d’intuition)

Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.

Cite une chose qui fait rire immédiatement.

Une blague.

Une chute / quelqu’un qui tombe.

Une grimace.

Un fou rire contagieux.

Un bruit drôle.

JEUX EN VRAC

Cite un pays d’Afrique où les gens parlent le français comme langue officielle.

Le Sénégal.

La Côte d’Ivoire.

Le Cameroun.

Le Gabon.

Le Bénin / Le Mali.

Termine la blague : Dis maman, demande Toto, tu as la mémoire des visages ?

– Oui, je crois, Toto. Pourquoi ?

– Parce que je viens de casser…

Question : Qu’est-ce que toto a cassé ?

> ton miroir !

Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ?

• Je sers à jouer ou à payer.

> La carte.

• Je peux sortir du four… ou faire surgir un tour.

> La baguette.

La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :

1. Mini-déménageuse hyper organisée.

> La fourmi.

2. Fruit qui sourit avant d’être mangé.

> La banane.

À peu près

Cite un pays connu pour ses pyramides.

L’Égypte.

Le Mexique.

Le Pérou.

Le Soudan.

Le Guatemala.

Combien de km/h peut atteindre une Formule 1 en course?

> 360 km/h.

3

DANS LE BON ORDRE

JEUX

• Ténor. Basse. Alto. Baryton. Soprano. Mezzo-soprano.

Classe ces tessitures de voix de la plus grave à la plus aiguë : > Basse. Baryton. Ténor. Alto. Mezzo-soprano. Soprano.

Plus ou moins

Une corde à sauter est plus ou moins longue qu’un vélo

HALAKHA QUIZ

Réponse : : Corde à sauter : jusqu’à 3m. Vélo : 1,60 m à 1,85 m de long d’un bout à l’autre des roues

L’intrus

Quel est l’intrus dans cette liste ? Cône. Pyramide. Sphère. Cylindre. Losange.

Réponse : : Seul le losange est une figure géométrique en 2D.

Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.

À la vue de quels animaux récite t-on la bénédiction

“Méchané Habriot” ?

1. Le singe.

2. L’éléphant.

3. Le chameau.

Réponses : 1 et 2

Quel problème peut-on rencontrer avec les sushis ?

Le mélange entre le riz et le poisson.

2. Manger avec des baguettes.

3. La feuille d’algue, qui serait remplie d’insectes.

Réponse : 3

Pourquoi avoir choisi des animaux pour ce premier voyage ? Les passagers de la ferme 4

Énigme : En 1783, pour le tout premier vol d’une montgolfière, les frères Montgolfier installent un mouton, un canard et un coq dans la nacelle. Le roi Louis XVI et toute la cour regardent le ballon s’envoler.

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.

Pour tester la survie en altitude ! À l’époque, on pensait que l’air était irrespirable là-haut.

Réponse de la semaine dernière

La réponse, la semaine prochaine !

Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box

Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche

Point de côté.
Indice : Joli coup.

D.ieu ou le boulot

Le jeune homme ne doute pas de son choix, en accord avec sa foi. Pourtant, une question le taraude : vient-il de compromettre son avenir professionnel ?

Chlomo vit en Israël, il vient de terminer son service militaire et cherche un emploi stable. Après plusieurs candidatures infructueuses, une proposition intéressante lui parvient enfin avec d’excellentes conditions et de vraies perspectives de carrière.

Tout semble parfait à un détail près. Chlomo est pratiquant depuis quelque temps, et les horaires annoncés lors de l’entretien l’empêcheraient de prier Cha’harit, la prière du matin, en Minyan, en présence d’au moins dix hommes Juifs. Il pourrait accepter et "assurer son avenir matériel" (en apparence) mais renoncer a priori à la prière du matin est hors de question.

Refuser une carrière de rêve

Il s’apprête à le signaler au recruteur, le cœur battant, conscient que cette précision pourrait lui coûter l’opportunité. Il inspire profondément. "Je suis désolé. Ce poste est une superbe opportunité et je vous remercie de votre confiance, mais je ne peux pas commencer à 6h du matin. Je tiens absolument à prier Cha’harit en Minyan, et cet horaire me l’interdit."

Le recruteur est expérimenté, et il regarde Chlomo avec un mélange d’incompréhension et d’admiration. Il a vu de nombreux candidats

refuser des postes pour les raisons les plus diverses, mais jamais encore pour une question de prière.

Dans le silence qui suit, Chlomo se remémore certains jours du service militaire : le sifflement des balles fendant l’air, une explosion à quelques mètres qui aurait pu l’emporter. C’est là, au cœur du danger, qu’il avait fait une promesse à Hachem : s’il survivait, il porterait toujours la Kippa et ne manquerait jamais une prière en Minyan.

Le recruteur rompt le silence avec un sourire en coin. "Je comprends. Je ne porte pas de Kippa, mais je respecte ta décision. Ma fille est devenue religieuse, elle non plus ne transige sur rien." Puis son ton se fait plus grave : "Tu es quelqu’un d’intègre, Chlomo. Mais nos contraintes sont ce qu’elles sont. Je ne peux malheureusement pas retenir ta candidature. Bonne chance pour la suite."

Regretter ses convictions

Ils se quittent en bons termes, mais en sortant du bureau, Chlomo a un pincement au cœur. Il ne doute pas de son choix ; il sait avoir marché dans le chemin d’Hachem. Pourtant, une question le taraude : vient-il de compromettre son avenir professionnel ? Peut-être qu’en refusant une offre pareille, il a fermé lui-

même une porte que peu de gens ont la chance de voir s’ouvrir. Il ferme les yeux, respire, et se souvient d’un enseignement de son Rav, ancré dans la Torah : on n’est jamais perdant quand on suit la volonté d’Hachem. C’est Lui qui gouverne le monde, qui ouvre les portes et crée les opportunités. Cette pensée lui rend sa sérénité. Il est persuadé d’avoir fait le bon choix, convaincu qu’Hachem ne l’abandonnera pas.

La semaine qui suit est difficile, tiraillée entre la fierté d’avoir tenu bon et le doute d’avoir laissé filer une si belle offre. Puis, sept jours plus tard, un nouveau recruteur l’appelle. Dès les premières minutes de l’entretien, ce dernier lui dit avec naturel : "Je vois que tu es pratiquant. Ça tombe bien, chez nous, la prière de Cha’harit en Minyan a lieu à 6h30, et la journée de travail commence après."

Chlomo est submergé par l’émotion. Il y a une semaine à peine, il refusait un poste parfait pour ne pas sacrifier la prière du matin. Voilà qu’un recruteur la lui intègre d’emblée dans l’organisation du travail. Ce nouvel entretien est une réponse directe d’Hachem récompensant la force de ses convictions. Les autres conditions sont un peu moins généreuses que le poste précédent, mais Chlomo est retenu, et il accepte sans hésiter.

Double récompense surprise

Six mois s’écoulent. Chlomo a déjà gravi des échelons : son sérieux et son intégrité ne passent pas inaperçus, il est apprécié, respecté, pleinement à sa place. Un matin, autour d’un café, un collègue lui glisse : "J’ai une sœur qui a redécouvert la Torah, un peu comme toi. Tu voudrais la rencontrer ?" Chlomo n’a jamais vraiment réfléchi à la question du couple, mais il sourit : il n’a aucune raison de dire non.

Le premier Chiddoukh, le premier rendezvous est prometteur. Une connexion évidente s’établit entre eux : des parcours spirituels proches, la même quête de vérité, la même vision des choses, et les rencontres suivantes le confirment : ils comprennent qu’ils sont faits l’un pour l’autre.

La jeune femme propose à Chlomo de rencontrer ses parents. Il arrive un peu tendu, sonne à la porte, et se fige en découvrant l’homme qui lui ouvre. Son futur beau-père, visiblement lui aussi sous le choc, ouvre de grands yeux : "Incroyable. C’est toi que ma fille a choisi ?"

Un silence s’installe, puis laisse place à un éclat de rire. La famille, interloquée, attend une explication du père de la jeune fille, qui dit : "Il y a moins d’un an, j’ai refusé de recruter Chlomo parce qu’il refusait de renoncer à la prière du matin. Et aujourd’hui, ma fille le ‘recrute’ dans notre maison comme mon futur gendre ! Qui sait ? Peut-être me verrez-vous bientôt à la synagogue…"

Chlomo retient difficilement ses larmes, lui qui vient de si loin ! S’il avait accepté ce premier poste en sacrifiant la prière, s’il n’avait pas tenu la promesse faite à Hachem dans les moments les plus sombres de son service militaire, il n’aurait sans doute jamais croisé le chemin de sa future épouse dans ces conditions. Il voit maintenant le tableau dans son intégralité : son renoncement en faveur d’Hachem avait été une marche essentielle vers ce moment. Il dit avec émotion : "Hachem orchestre tout."

Celui qui place Hachem au centre de sa vie et reste fidèle à ses engagements voit toujours les portes s’ouvrir. Comme l’enseigne le Talmud : "Celui qui prie avant de commencer ses affaires, Hachem promet de s’occuper de ses affaires pour lui." Et combien plus encore lorsqu’il prie en Minyan, unissant sa voix à celle de la communauté, multipliant ainsi le mérite et la puissance de sa prière et de celle des autres. Chlomo a fait un choix qui semblait irrationnel aux yeux du monde. Mais en restant attaché à ses valeurs et en donnant la priorité à sa relation avec Hachem, il a non seulement trouvé un travail sur mesure, mais il a aussi construit un foyer fondé sur la Torah.

Alexandre Rosemblum

FLASH CHABBATH

Une perle sur la Paracha

On vieillit !

"À 50 ans, il cessera de servir et ne travaillera plus." (Bamidbar 8, 25)

Pourquoi les Léviim doivent-ils quitter leur fonction à l’âge de 50 ans ? Parce qu’à cet âge-là, l’homme commence à faiblir, et donc les Léviim ne peuvent plus supporter le poids du travail.

Le ‘Hafets ‘Haïm explique que, lorsqu’un homme atteint un certain âge, il doit davantage travailler sur son service divin, car il est proche de quitter ce monde-ci. C’est pourquoi il doit accentuer ses efforts sur le monde futur en se renforçant dans l’étude de la Torah, des Mitsvot, la Téfila et les bonnes actions.

Rav

‘Haïm Bellaïche, grand-rabbin de Tunisie pendant la 2e guerre mondiale

Ce Chabbath 20 Sivan (05/06/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rav ‘Haïm Bellaïche, ancien grand-rabbin de Tunisie. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fit preuve d’un courage remarquable en protégeant la communauté juive tunisienne. Rabbi ‘Haïm Bellaïche était célèbre pour son érudition et sa générosité envers les nécessiteux. Il vivait simplement et tenait une petite épicerie à Tunis, tandis qu’une partie de sa maison servait de Yéchiva.

De hautes personnalités tunisiennes et françaises, civiles comme religieuses, assistèrent à ses funérailles en 1947. Son corps fut ensuite transféré en Israël et réinhumé à Lod, en Israël, en 2021.

N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !

Quelle bénédiction réciter sur le cœur de palmier ?

Faire du couscous précuit le Chabbath, permis ?

Non, car l’eau bouillante qui sera versée complétera le processus de cuisson, ce qui est interdit en ce jour. (Rav Avraham Garcia)

De l’huile sur le visage, Chabbath, permis ?

Oui, tant que la lotion est liquide et que c’est fait pour le plaisir et non pour raisons médicales (Choul’han ‘Aroukh 327, 1)

Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne qu’une personne qui émet couramment des propos médisants est qualifiée par nos Sages de Ba’al Lachon Hara’, littéralement "maître en médisance". Cette faute est bien plus grave que le Lachon Hara’ proféré occasionnellement..

Boré Péri Haadama. (Vézot Habrakha 99) Halakha x 3

Se marier aujourd'hui n'a jamais été aussi compliqué. Ils sont nombreux à rêver d’un foyer, mais ils redoutent l’engagement, manquent de repères ou se laissent happer par les modèles vendus par la société moderne. Préparation insuffisante, attentes irréalistes et dérives autour du mariage lui-même, les questions sont nombreuses. Comment construire aujourd’hui un couple solide, vrai, durable ?

À travers plusieurs regards de spécialistes, ce dossier tente d’apporter des réponses concrètes à un défi très actuel.

Union sacrée ou Mission impossible ?

Avec l’apparition moderne des Pactes de (dé) solidarité, de mariages pour tous et autres versions bêta de la vie de couple, le traditionnel mariage, tel que le promeut la Torah, apparaît souvent comme le dernier recours de couples plus vraiment en phase avec leur temps ou franchement amateurs de sports à hauts risques.

Mais derrière cette hésitation 2.0 se cache en filigrane l’interrogation suivante : pourquoi

donc se lier de plein gré les pieds et les poings dans une relation probablement vouée à l’échec s’il est possible aujourd’hui de vivre son amour en toute liberté, sans avoir à endosser des contraintes qui auront tôt fait de nous empoisonner la vie ? En d’autres termes : pourquoi endosser le joug lorsqu’on peut appuyer sur “quitter la conversation” au moindre conflit ?

Se marier en 2026

Face à cette désintégration de la cellule familiale, ce pilier pourtant incontournable de la vie juive, les jeunes (et les moins jeunes) sont souvent désemparés, à la recherche de repères à même de garantir leur bonheur au sein du couple.

Alors certes, ils sont nombreux à faire le choix de la facilité, ce chemin court que nos Sages appellent long : celui de sauter tout bonnement la case ‘Houpa pour vivre sans contraintes apparentes une vie maritale qui s’avère bien vite dépourvue de toute garantie sur le long terme, avec toutes les conséquences douloureuses que cela implique. D’autres, plus téméraires, s’engageront vers le dais nuptial, parfois à reculons, forts de l’expérience infructueuse de leurs amis qui les auront mis en garde de ne pas commettre cette "erreur fatale"…

"Pourquoi endosser le joug lorsqu'on peut cliquer sur "quitter la conversation" au moindre conflit ?

humaines, à la fois nobles et concrètes de trois spécialistes du mariage chez la jeune génération : Rav David Shoushana, qui accompagne depuis de très nombreuses années les jeunes sur le chemin du mariage ; Chalom Benchetrit, qui forme les jeunes au mariage en s’appuyant sur les enseignements de son père, Rav Yé’hia Benchetrit ; et enfin Mme ‘Hava Sarfaty, Chadkhanit et formatrice de match-makers au sein de l’organisme Kesher.

Car dans une génération en quête de repères, le mariage juif demeure peut-être l’une des plus belles promesses d’avenir.

Elyssia

Boukobza

Mais alors, pourquoi la Torah insiste-t-elle tant sur l’impératif de se marier et de fonder un foyer, au point d’en faire le premier commandement de la Torah (Béréchit 1, 28) et de le répéter à plusieurs autres reprises ? Les Rabbanim ne nous répètent-ils pas que D.ieu ne cherche, à travers Ses commandements, que le bonheur le plus pur de l’homme ?

Et si D.ieu, justement, dans Son infinie sagesse, savait que le seul cadre à même de garantir le bonheur et la pérennité d’un couple résidait dans l’engagement commun et l’investissement entier dans la fondation d’un foyer ? Que les alternatives modernes au mariage, si attractives de prime abord, ne renfermaient en réalité qu’amertume et déceptions sur le long terme ? Que le bonheur conjugal ne s’improvisait pas, mais reposait sur la compréhension des attentes et des responsabilités de chacun ?

Dans le présent dossier, nous découvrirons ensemble les approches profondément

En cas de difficultés financières, l’homme de Bita'hon ne cherche pas à justifier sa situation : il sait que tout vient de la volonté pure de Hachem, qui nourrit toutes les créatures.

Au contraire, il se renforce en pensant que rien n’empêche Hachem de le délivrer, voire de l’enrichir.

DOSSIER

"Le mariage est ce qui fait sortir l’homme de son égoïsme"

Entretien avec Rav David Shoushana

Pourquoi une génération qui rêve d’amour redoute-t-elle autant le mariage ? Entre peur de l’engagement, influence de la société moderne et difficulté à construire un foyer durable, le Rav Shoushana a répondu à nos questions.

Pour mieux comprendre les blocages et les questionnements autour du mariage auxquels sont confrontés de nombreux jeunes aujourd’hui, nous avons interrogé le Rav Shoushana. Ingénieur de formation, ancien rabbin en France, en Espagne et au Portugal pendant près de trente ans, il accompagne depuis des décennies des jeunes couples et des célibataires confrontés aux défis du Chiddoukh et de la vie conjugale.

Qu’est-ce qui freine aujourd’hui les jeunes par rapport au mariage ?

Aujourd’hui, je vois des jeunes de plus en plus angoissés par rapport au mariage. Ils voient autour d’eux des divorces, ils sont exposés aux valeurs de la société moderne, et tout cela vient brouiller leur perception des choses.

Beaucoup invoquent des excuses : les études, la carrière, le fait de “ne pas être prêt”. Mais très souvent, derrière tout cela, il y a simplement la peur de se marier.

En France, je constate un phénomène très marqué : beaucoup de jeunes sont devenus extrêmement carriéristes. Ils veulent absolument un conjoint du même niveau d’études qu’eux. Ils repoussent donc le mariage jusqu’à la fin des études, parfois jusqu’à la trentaine.

Et cette mentalité influence ensuite toute la construction du couple. Aujourd’hui, on voit des couples avec des comptes bancaires séparés, une sorte de cohabitation plus qu’une véritable union. Comme s’ils préparaient déjà la séparation avant même de commencer leur vie commune.

Et lorsque cela échoue, les conséquences deviennent beaucoup plus lourdes : on divorce à trente ans avec des enfants, ce qui complique énormément les choses.

Il y a aussi un autre problème très fréquent : les parents qui s’immiscent trop dans le choix du conjoint. J’ai vu des situations où cette

Se marier en 2026

pression finit par pousser les jeunes à vivre ensemble sans mariage, simplement parce que les familles s’opposaient à leur union.

Aujourd’hui, les gens veulent vivre sans contraintes. Ils veulent jouir de leur liberté. Mais le mariage exige exactement l’inverse : être prêt à partager, à donner, à faire passer l’autre avant soi-même.

En Israël, la problématique est différente. Ici, les gens se marient plus facilement, mais je constate souvent un décalage entre les conjoints au niveau des convictions religieuses ou sociales.

Et puis il y a une particularité des Français en Israël : ils ont beaucoup de mal avec la compartimentation de la société israélienne. Ils ne veulent pas entrer dans une “case”. Mais du coup, comme ils refusent souvent de se définir eux-mêmes, ils peinent à trouver un conjoint qui leur corresponde.

Le système du Chiddoukh peut-il fonctionner même pour des personnes peu religieuses ?

Le principe du Chiddoukh, c’est simplement de réunir un maximum d’éléments compatibles afin d’augmenter les chances de réussite du couple. On n’impose rien à personne. On essaie simplement de mettre toutes les chances de son côté.

Que répondez-vous à ceux qui disent : “J'ai déjà une copine, je n’ai pas besoin de me marier” ?

L’expérience prouve qu’une “copine” n’est pas forcément notre future femme.

Beaucoup invoquent des excuses : les études, la carrière, le fait de “ne pas être prêt”.

Mais très souvent,

derrière

tout cela,

il y a simplement la peur de se marier.

Bien sûr. À mes yeux, cela n’a même pas forcément de rapport direct avec le niveau religieux.

Si l’on sort complètement de cette démarche, les rencontres deviennent très aléatoires. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes rencontrent quelqu’un simplement dans le cadre du travail, parce qu’ils n’ont pas le temps de chercher ailleurs.

Mais lorsqu’une personne veut réellement se donner toutes les chances de trouver quelqu’un qui corresponde à ses critères, alors le Chiddoukh reste le meilleur moyen.

Je me souviens d’un jeune homme que j’accompagnais. Il me racontait régulièrement ses difficultés avec son amie. En parallèle, il avait pris l’habitude de se confier à une autre amie. Finalement, il s’est marié avec cette amie-là !

Les gens pensent souvent qu’ils connaissent une personne parce qu’ils vivent avec elle. Mais sans engagement réel, chacun peut encore jouer un rôle. Très souvent, le vrai visage apparaît après l’engagement, et c’est là que surviennent parfois de grandes surprises. Et contrairement à ce que beaucoup imaginent, vivre ensemble avant le mariage ne donne aucune garantie de réussite. On constate même souvent le contraire.

Mais il y a aussi quelque chose de plus profond. Même quelqu’un qui n’est pas très croyant sait au fond de lui que c’est Hachem qui forme les couples. Lorsque je passe par une démarche de Chiddoukh, je laisse à Hachem la possibilité de me faire rencontrer mon conjoint de manière plus objective. Tandis que lorsque je m’engage émotionnellement sans cadre, je perds souvent cette objectivité. Les sentiments brouillent la perception des choses.

DOSSIER

Que faire pour éviter que l’organisation technique d’un mariage ne vire au cauchemar ?

Nos Sages ont déjà affirmé : “il n’y a pas de Kétouba sans querelle”. Le mariage est le premier commandement de la Torah parce qu’il vient justement s’opposer aux forces négatives qui cherchent à brouiller la perception de l’homme. Lorsqu’un homme et une femme fondent un foyer, le Satan fait tout pour gâcher cette construction. Si je suis croyant, je refuse de jouer son jeu. Je vais faire des concessions. Le jeu en vaut la chandelle !

Nos Sages disent aussi que le meilleur récipient pour contenir la Brakha, c’est le Chalom Lorsqu’un couple choisit la voie du Chalom, il attire la Brakha dans son foyer. Le mariage, c’est comme apprendre à faire cohabiter l’eau et le feu !

Beaucoup de jeunes disent : “Qu’est-ce que la Torah m’apporte sentimentalement ?

Ce ne sont que des contraintes…”

Un homme peut se croire très fort, très indépendant, très accompli. Mais nos Sages affirment qu’un homme sans femme n’est pas un homme. Comment une personne peut-elle espérer atteindre le maximum de son potentiel si elle reste enfermée dans son égoïsme ?

La seule personne capable de faire réellement grandir un homme, c’est sa femme. La femme est un miroir. Elle révèle les qualités de l’homme, mais aussi ce qu’il doit corriger.

C’est dans le cadre du mariage que l’on apprend véritablement à donner. Tant qu’on vit seul, on peut croire qu’on est généreux. Mais le vrai don de soi commence dans la vie de couple.

Avez-vous été confronté à des situations illustrant cette peur du mariage ?

Oui, énormément. Je me souviens d’une jeune femme qui m’avait appelé en pleurs quelques jours seulement après son mariage. Son mari

avait quitté la maison ! Il donnait toutes sortes d’excuses : des problèmes financiers, des doutes sur ses sentiments… Mais après avoir parlé avec lui, j’ai compris que la véritable raison était sa peur du mariage. Il s’était engagé sans mesurer réellement ce que signifiait porter le joug du mariage. Il avait paniqué et avait voulu fuir. Finalement, Baroukh Hachem, après lui avoir longuement parlé, il est revenu auprès de sa femme. Aujourd’hui, ils ont des enfants.

Cette histoire résume très bien ce que je vois aujourd’hui : beaucoup veulent le mariage, mais sans accepter réellement ce qu’il implique.

Une Ségoula pour le Chalom Bayit ?

Un jour, un homme m’a arrêté dans la rue et m’a demandé si je sonnais du Chofar. Vu que ce n’était pas du tout Roch Hachana, je lui en ai demandé la raison. Il m’a répondu qu’il avait entendu dire qu’il s’agissait d’une Ségoula pour le Chalom Bayit ! Je lui ai conseillé d’aller plutôt consulter un Rav ou un conseiller conjugal religieux. Mais ça ne l’intéressait pas outre mesure. C’était une Ségoula qu’il voulait. Quelque temps plus tard, j’ai appris que ce couple avait finalement divorcé.

Aujourd’hui, les gens cherchent des raccourcis. Nos Sages disent que l’homme est né pour l’effort. Or notre génération ne veut plus fournir d’efforts ! Je me souviens que Rav Ezra’hi m’avait confié un jour : “Je ne donne jamais de Brakha pour le Chalom Bayit, parce que les gens penseront qu'ils sont dispensés de fournir des efforts.”

C’est exactement ce que l’on voit aujourd’hui. Celui qui baisse les bras ne peut pas avancer. Le mariage demande du travail, des concessions et des efforts constants. Mais c’est précisément cet investissement qui permet de construire quelque chose de solide et de durable.

Propos recueillis par Elyssia Boukobza

Se marier en 2026

Les dix commandements pour une rencontre dont vous sortirez gagnant(e)

Voici les astuces essentielles à garder sous la main pour optimiser la rencontre qui vous conduira vers l’accomplissement de votre Mazal . Après avoir pris connaissance de ces quelques précieux conseils, vous ne pourrez plus jamais dire qu’on ne vous avait pas prévenus !

1

Rencontrez quelqu’un d’unique qui ne sera en aucun cas interchangeable

On ne choisit pas un partenaire pour la vie comme on embauche quelqu’un pour ses capacités à accomplir quelques tâches précises, ni pour ses performances avérées. Avant d’être une liste de qualités (et de quelques défauts, parce qu’il en faut), cette personne est à envisager comme un tout, dont les composantes fonctionnent ensemble, et de manière indissociable. S’imaginer pouvoir faire des "retouches" ou faire un copier-coller de ce qui vous a plu sur une personne, n’existe que dans notre imagination !

2 Mettez-vous face à vos attentes mais aussi face à vos limites

Chaque rendez-vous est l’occasion de gagner en objectivité sur les atouts et les limites de

votre personnalité. Livrez quelque chose de vous-même, qui vous est propre et réellement personnel, en oubliant les discours tout faits des lettres de motivation générées par ChatGPT.

Il ne s’agit pas de se vendre, mais d’entrer en relation avec l’autre. Sa façon de réagir et de vous percevoir est le meilleur renseignement que vous puissiez obtenir sur lui, comme sur vous-même !

3

Entrez dans la discussion, avec enthousiasme et prudence

Nous sommes ce que nous aimons. Racontez ce qui vous plaît dans la vie, ce qui vous fait vibrer chaque jour. Expliquez ce qui vous intéresse, partagez vos rêves et vos projets, mais ne parlez pas seul : mesurez votre pertinence en ne perdant jamais de vue l’intérêt que l’autre porte à vos propos.

DOSSIER

Ne vous vantez pas, ne vous précipitez pas pour poser toutes vos cartes sur la table, donnez la meilleure version de vous-même mais sans qualifier ce que vous faites de "génial" et de "passionnant".

Gardez à l’esprit qu’au-delà des informations échangées, vous êtes surtout venu faire connaissance avec la façon dont vous pouvez entrer en relation avec l’autre.

Vous êtes venus prendre la mesure d’un degré de complicité, du sentiment d’être compris, et de l’envie que vous avez de vous rapprocher de la personne que vous avez en face.

4

Parlons de vos défauts, parce qu’il le faut

Quels sont vos principaux défauts ? Ne dites jamais ce qui est désormais banni de tous les entretiens d’embauche : je suis perfectionniste et je ne sais pas dire non. Être perfectionniste n›est officiellement pas un défaut et masquer ses limites en faisant semblant de s’accuser, cache très mal votre orgueil ou votre manque de confiance à vous envisager de façon lucide et responsable.

5 Apprenez à être critique, mais de la meilleure manière

Méfiez-vous de quelqu’un qui n’a que des qualités, qui ne parle jamais de ses failles. Les hommes et les femmes qui ignorent leurs propres limites sont à fuir, ils sont les pires partenaires de la vie à deux.

Pour rappel, ce n’est pas l’amour qui nous permet de tolérer les manques de notre partenaire, bien au contraire, plus on aime, plus on est en attente. Ce qui nous oblige à supporter l’autre, c’est la conscience de nos propres défauts.

6 Peut-on parler de tout ? Surtout pas !

"La liste des "ex", les déceptions de votre histoire sentimentale, les indélicatesses subies lors des rencontres précédentes ou la façon dont on s’est fait quitter, sont à proscrire et sont littéralement interdites lors d’un premier rendez-vous !

Les hommes et les femmes qui ignorent leurs propres limites sont à fuir, ils sont les pires partenaires de la vie à deux

Apprenez plutôt à être honnête sans vous dégrader pour autant : je fais subir aux autres ce que j’imagine être du perfectionnisme, parce que je suis impatient et intolérant face aux erreurs. Idem pour tous les Je ne sais pas dire non et autres formules du genre.

Votre lucidité vous honore ; votre honnêteté vous fait grandir aux yeux de l’autre, parce qu’elle installe de la confiance et parce que cette confiance vous oblige.

Ce n’est ni le moment de présenter votre tableau de chasse en racontant toutes vos conquêtes (qui n’ont pas abouti, on se demande pourquoi), ni de vous poser en victime de ceux qui vous ont blessé. Ces discussions sur votre passé sont des pièges. Elles favorisent une connivence qui semble immédiate ("nous nous sommes trop bien compris !") mais il s’agit en réalité d’une fausse complicité, fondée sur la curiosité facile que suscitent les détails croustillants.

Vous aurez le sentiment d’avoir été intéressant, mais ce n’est qu’un feu de paille. Tout ce que vous aurez confié trop tôt sera retourné contre vous.

7

Jérusalem

Se marier en 2026

Ce que l’on réserve pour "plus tard"

Il y a un certain nombre de choses qui semblent être posées comme des divergences avant la rencontre. Il sera tout à fait judicieux d’attendre d’avoir posé des bases communes aux échanges (ou au moins le second rendezvous) pour faire le point sur ces sujets, même s’ils vous semblent très importants. "Il ne veut pas faire sa ‘Alya", ou encore "elle ne veut pas se couvrir la tête" attendra de savoir si la personne nous intéresse de par ailleurs pour être discuté.

La différence anime la discussion de ceux qui n’ont rien d’autre à se dire, mais elle fixe aussi le filtre (critique) à travers lequel tout sera perçu. Créez du lien d›abord ; les différences se discutent à partir d’un minimum d’affinités déjà établies.

8

Les trois niveaux d’une discussion qui fait avancer la relation

Il y a ce que l’on raconte, comme la formation, la famille, les vacances et l’activité professionnelle. Il s’agit du descriptif, voire, de l’anecdotique. C’est généralement votre façon de vous présenter, quel que soit l’interlocuteur, et celui qui est en date en face de vous, le ressent ; et il est là pour autre chose. Même s’ils remplissent les vides, ces échanges doivent être courts et ne pas s’installer comme un mode relationnel, car ils prendraient la place de ce qui est à venir, en vous laissant dans la friend zone.

Si on est capable de sortir de l’anecdote, alors on peut commencer à échanger sur ce que l’on pense, la façon dont on analyse, dont on élabore une réflexion sur les faits et sur les événements qui ont marqué notre vie. Ce n’est pas ce qu’on raconte sur notre parcours qui est important, quelqu’un d’autre pourrait le faire à

notre place. Ce que nous avons compris de ces étapes révèle notre capacité à intégrer notre vécu, notre niveau de conscience face à ce qui nous arrive. La profondeur est ce qui donne un goût unique à une personne, c’est ce qui fait que nous nous attacherons à elle, et pas à une autre.

Et puis, progressivement, et c’est ce qui permet à la relation de "décoller" pour faire place au feeling, il y a l’expression verbale et non verbale de ce que l’on ressent. On vibre avec une personne que l’on apprend à aimer, parce qu’on s’intéresse à elle parfois plus qu’à nous-mêmes, et qu’on a touché ce à quoi elle est sensible. Pour le dire (très) vite, on peut considérer que l’on aime la personne, quand on ne cherche plus à distinguer le fait d’aimer et d’être aimé, parce que ce sont désormais les deux faces de la même pièce.

9 Entre deux rendez-vous : appels, messages, visio et autres moyens de communication

Privilégiez les rendez-vous de visu aussi longtemps qu’un véritable attachement ne s’est pas enclenché. Si vous investissez trop vite la relation à distance, la réalité s’en trouvera distendue, voire faussée. Quand vous avez envie de téléphoner, appelez pour dire quelque chose de précis, de concret, ne laissez pas les discussions vides et redondantes installer l’ennui entre vous.

Ecrivez des messages régulièrement, ne faites pas attendre votre réponse si c’est l’autre qui a pris l’initiative de l’échange. Rédigez de façon concise, précise, des choses pensées et ressenties, qui donneront de la consistance au lien. Pour rappel, lors d’une rencontre en vue de mariage, tout ce qui ne fait pas avancer la relation, fait de la place à ce qui la creuse, la vide de ses contenus, et la prive de ce qui produit du sens, de la joie, et de l’envie de grandir.

DOSSIER

10

Des doutes à la décision finale

Il n’y a pas de décision sans doute. Choisir est toujours douloureux, parce que cela implique le sacrifice de tout ce qu’on ne choisira pas. Le doute fait partie intégrante de la décision ; sans lui, il n’y aurait rien à choisir.

Si vous avez besoin de parler ou de conseils, adressez-vous à une personne déjà mariée, qui est bien dans sa vie, en qui vous avez confiance : quelqu’un capable de vous parler des moindres détails de votre apparence comme de la mesure à donner aux compromis nécessaires à toute décision. Qu’elle soit proche ou professionnelle, cette personne doit surtout être en mesure de vous critiquer comme de vous soutenir. Sinon, ce n’est pas la bonne personne. Et au bout de ces discussions, tous les meilleurs conseillers du monde ne devront jamais vous forcer, ni

Oulpan

encore moins décider à votre place. Cela va sans dire, mais c’est pourtant ce qu’il se passe encore beaucoup trop souvent.

Le cœur a ses raisons qui ne sont connues que de vous-même. Ce n’est ni votre père, ni votre mère, ni votre meilleure amie, ni même votre raison qui aura le dernier mot. En toutes circonstances, votre cœur saura discerner qu’au-delà de toutes "les cases", qui sont cochées (ou pas !), vous avez rencontré une personne unique à vos yeux. Personne n’aura besoin de vous pousser à vous engager : l’envie d’écouter ce que votre cœur confirme au bout de ce cheminement, pèsera autant dans la balance que toute la rationalité qui soutient la valeur à votre engagement.

C’est ce que je vous souhaite, de tout mon cœur.

Passer son bac en Israël

La veille du bac en mathématiques, tout le monde est très stressé Certains ont coefficient 5, et d’autres 3 ou 4. Seul

Dani reste détendu et rigole : "Si on a traversé la guerre, on traversera ça aussi !"

Vocabulaire

(Bagrout) – baccalauréat

(Matematika) –mathématiques

(Nora) – très, incroyablement

(Lé’houtsim) – stressés, angoissés •

(Kaélé) – ceux-là, certains •

(Yé’hidot) – unités (ici coefficient)

•

(Nichar) - reste

(Ninoa’h) – détendu, apaisé •

(Tso’hèk) – rigole, rit •

(‘Avarnou) – on a passé, on a traversé

(Mil’hama) – guerre

D’autres mots avec la racine ר.ב.ע. (passer / traverser)

•

(Ma’avar)– passage, transition •

(‘Avéra) – transgression, faute

(Léha’avir Bikorèt) –critiquer

Hava Sarfaty

Se marier en 2026

“Ils pensent déjà tout connaître du couple…”

Après plusieurs années de fréquentation sans mariage, beaucoup de jeunes hommes ont le sentiment de déjà maîtriser la vie à deux. Pourtant, le mariage leur réserve souvent des découvertes, des responsabilités et des défis qu’ils n’avaient jamais imaginés. Pour Chalom Benchetrit, c’est précisément pour cela que les cours de préparation au mariage restent indispensables.

Aujourd’hui, beaucoup de jeunes arrivent au mariage avec l’impression d’être déjà prêts. Ils ont parfois vécu en couple, connaissent déjà leur futur conjoint depuis plusieurs années et pensent donc ne plus avoir grand-chose à apprendre. Résultat : on prépare énormément la soirée du mariage… mais beaucoup moins la vie de couple qui commence ensuite ! Pourtant, construire un foyer demande bien plus que de l’alchimie, cela exige de la connaissance et des outils pour bâtir sur des bases solides.

C’est précisément là qu’intervient Chalom Benchetrit. Fils du Rav Yé’hia Benchetrit, il accompagne depuis plusieurs années de jeunes futurs mariés à travers des cours de préparation au mariage. Marié et père de famille à Jérusalem, il travaille principalement avec des jeunes traditionnalistes souvent rebutés par les cadres religieux classiques,

auxquels il tente de transmettre une approche authentique et exigeante du couple.

Beaucoup de jeunes pensent surtout au jour du mariage. Prépare-t-on aujourd’hui suffisamment à la vie qui commence après la fête ?

Malheureusement, pas du tout. Aujourd’hui, même des jeunes religieux peuvent faire cette erreur. Ils pensent au costume, au photographe, à l’organisation de la soirée… Certains vont même jusqu’à annuler des cours de préparation au mariage pour régler des détails secondaires liés au mariage, en se disant qu’ils les rattraperont plus tard. Pourquoi ? Parce qu’ils ont l’impression qu’ils savent déjà.

Et lorsqu’ils ne sont pas religieux, c’est encore plus fort, parce qu’ils vivent souvent déjà avec leur conjoint. Ils pensent donc tout connaître de

DOSSIER

la vie de couple. Mais ils doivent comprendre une chose fondamentale : lorsqu’on vit dans une relation interdite par la Torah, le Yétser Hara’ aide justement le couple à tenir. Il brouille la perception des choses. Ce n’est souvent que dans le cadre de la vraie vie après le mariage, une fois que la Mitsva nous incombe de fonder un foyer, que le Yétser Hara’ retourne sa veste, s’en mêle et que les difficultés font surface.

Pourquoi la Torah considère-t-elle le mariage comme une étape incontournable ?

La majorité des problèmes de couple découlent de problèmes personnels présents à la base. C’est pour cela que, dans mes cours, je mets énormément l’accent sur le fait qu’une personne doit d’abord apprendre à se connaître et à être équilibrée.

Ce n’est que sur cette base qu’on peut réellement construire un couple.

sincère envers l’autre pour tout ce qu’il nous apporte. Tous ces fondements sont inculqués lors des cours de préparation, aux côtés évidemment des lois de pureté familiale.

Quel est le moment idéal pour suivre ces cours ?

"Lorsqu’on vit dans une relation interdite par la

Torah, le Yétser Hara’ aide

Mon rôle est d’aider les jeunes à acquérir une véritable joie dans l’application de leurs responsabilités en tant que piliers du foyer. L’homme constitue les fondations de sa maison. Comme le dit très bien mon père : “Le père est un repère.” Et pour s’épanouir dans son foyer, il faut prendre connaissance qu’il existe plusieurs piliers fondamentaux. Le premier, c’est la vérité, c’est-à-dire la cohérence avec soi-même et avec le conjoint, clarifier qui je suis réellement, comprendre mes tendances profondes et mes mécanismes intérieurs. Ensuite vient la joie : développer une joie véritable. Puis le respect : apprendre à me respecter et respecter réellement la volonté de l’autre. Après cela, vient le dialogue : instaurer une vraie communication, et non un débat permanent où chacun cherche à avoir raison. Ensuite la bonté : apprendre à être dans le don. Et enfin la gratitude : développer une reconnaissance

En théorie, le moment idéal aurait presque été juste après le mariage. Parce qu’acquérir uniquement de la théorie sans pouvoir l’appliquer concrètement au quotidien est très difficile. Mais dans la pratique, ce n’est pas réaliste. Juste après le mariage, les gens commencent leur vraie vie, avec de nouvelles responsabilités, une nouvelle organisation… C’est donc pour cela qu’on fait les cours avant le mariage : au moins pour transmettre la connaissance. Ensuite, il faudra apprendre à l’appliquer réellement dans la vie quotidienne.

justement le couple à tenir.

C’est précisément la définition de la maturité, c’est-à-dire la capacité à vivre sa connaissance en pleine conscience et selon sa volonté.

Mais en réalité, il n’est jamais trop tard pour apprendre et mieux vaut tard que jamais !

Qu’est-ce qui fait la différence entre un couple épanoui et un autre en difficulté ?

La conscience et la connaissance. Concrètement, je vois souvent la différence entre des gens qui ont reçu une vraie préparation au mariage et ceux qui ne l’ont pas reçue. Très souvent, les couples qui ont besoin de cours de Chalom Bayit après le mariage sont souvent ceux qui n’avaient pas fait de préparation avant. Or beaucoup des outils qu’ils recherchent après le mariage auraient pu être transmis bien avant.

Si un garçon suit des cours de préparation mais pas la fille, cela peut-il fonctionner ?

Jérusalem

Se marier en 2026

Cela ne fonctionne pas dans un seul sens. Une formation composée principalement de lois à appliquer, avec très peu d’éthique et de pensée juive, cela ne suffit pas. J’observe souvent les dégâts lorsqu’il n’y a pas de véritable connaissance sur le rôle d’une femme au sein de son foyer. Une bonne vision de la vie n’est pas quelque chose qu’on impose. C’est quelque chose qui se construit, qui se travaille, qui s’intègre progressivement dans la personne, la maison et le couple.

Avez-vous un exemple concret ?

Un jour, une fille en couple depuis deux ou trois ans et qui était sur le point de se marier m’a contacté. Elle venait d’apprendre que son fiancé avait passé une soirée pas très recommandable avec ses copains. Elle se

sentait complètement trahie et commençait même à remettre en question tout le mariage.

Je lui ai alors expliqué qu’elle était elle-même dans une forme d’incohérence. Cela faisait des années qu’ils sortaient ensemble sans respecter les limites fixées par la Halakha, puis soudain elle voulait exiger de lui un comportement parfaitement religieux.

Mais il n’y a pas de miracle. Rien n’est gratuit ! Si un couple veut du respect mutuel, alors ils doivent chacun devenir des personnes respectables et ce, par exemple par le biais de la formation prémaritale. Baroukh Hachem, après un long travail en partenariat avec une Madrikhat Kala, ils ont chacun pris conscience de leur rôle, se sont renforcés et vivent heureux aujourd’hui.

Propos recueillis par Elyssia Boukobza

Site de rencontres juives sérieuses en france, 100% gratuit !

DOSSIER

Mariages : la folie des grandeurs

Calèches, feux d’artifice, robes griffées, pool-party, décorations florales à cinq chiffres…

Derrière cette surenchère du faste et cette quête du mariage “unique”, ne serait-on pas tout simplement en train de passer à côté de l’essentiel ?

Le mariage ne fait plus autant rêver qu’autrefois, c’est un fait. Les jeunes hésitent davantage, mettent des années à se décider avant de franchir le pas et finalement se marient plus tard. Là où, avant, le mariage représentait le véritable début de la vie — l’indépendance, la construction de son foyer, les premières expériences amoureuses — il est désormais envisagé, puis vécu, comme une véritable atteinte à la liberté individuelle.

Aujourd’hui, de nombreux jeunes – et leurs parents ! – acceptent l’idée qu’il convient d’abord d’acquérir son indépendance financière avant de penser au mariage. Cette indépendance matérielle entraîne dans son sillage une indépendance psychologique. Et une fois tout ce petit monde parfaitement indépendant, pas étonnant que le mariage perde autant de son attrait…

Save the date

Et c’est là que s’opère un glissement. Puisque la vie conjugale elle-même n’attire plus personne, toute l’excitation va se reporter sur le jour du mariage. Que va-t-on faire d’original ? De spectaculaire ? De suffisamment exceptionnel pour rendre l’évènement inoubliable ? C’est ainsi que les futurs mariés vont investir tous leurs efforts et leurs économies dans

la préparation technique : les fleurs, la décoration, les Kippot, les animations, les robes griffées à 15.000 euros, la Toscane, la pool-party, etc. Comme si toute la joie qu’on n’arrive plus à projeter dans la vie à deux se concentrait désormais dans la mise en scène de la relation.

Et paradoxalement, cette quête de l’unique produit généralement l’effet inverse ! Tous veulent créer un mariage qui sortira de l’ordinaire et pourtant, ils finissent tous par cloner les mêmes codes : les mariés arrivent en calèche, des feux d’artifice viennent clôturer la cérémonie de la ‘Houpa, les mariés font leur entrée dans la salle dans des effets de son et lumière dignes de Star Wars… Phénomène encore amplifié avec l’omniprésence des réseaux sociaux et le besoin viscéral d’uploader instantanément tout contenu à même de susciter l’intérêt…

Résultat des courses ? On assiste à une véritable surenchère du faste, où l’essentiel est depuis longtemps perdu de vue et où le degré d’émerveillement des invités devient le seul point de repère. C’est le prix que certains sont prêts à payer uniquement pour créer un évènement spectaculaire, qui leur procurera le sentiment de vivre et d’offrir quelque chose d’unique.

Se marier en 2026

Le palmarès des unions sous stéroïdes… et ce qu’elles disent de notre époque

Le riche – et fier de l’être

Un riche homme d’affaires a récemment marié sa fille aux Etats-Unis. La salle ? Non point, le désert réaménagé en complexe à ciel ouvert ! Ça se passe dans le Mojave, plus précisément. Et si déjà le ciel est ouvert, alors l’arrivée des mariés se fera par hélicoptère, histoire de rappeler aux invités que le plafond des dépenses, lui aussi, a disparu depuis longtemps…

Alors certes, pourquoi se priver si on a largement les moyens de se permettre certaines folies ? Mais de là à transformer la fête en superproduction hollywoodienne, il n’y a qu’un pas que certains auraient mieux fait de ne pas franchir.

La vraie question reste en suspens : ne seraiton pas en train de passer à côté de l’essentiel ?

L’important c’est la rose

Pour Gilbert Bécaud, sans doute, mais certains ont pris le chanteur sixties un peu trop au sérieux. Débourser 50.000 euros pour une décoration florale qui aura fané avant même que vous ne terminiez de lire cet article, c’est… que dire ?!

Un conseil : une fête conforme aux exigences de la Halakha a sans aucun doute beaucoup plus de charme que la reproduction en live du jardin botanique.

Celle qui n’a pas les moyens de sa politique

Une Ganénèt d’une petite localité située aux alentours de Jérusalem parvient péniblement à clôturer son mois (les mois seraient-ils plus longs en Israël ?!). Forcément, elle est divorcée et a 6 enfants à charge, avec un salaire qui avoisine acrobatiquement les 1500 euros par mois. Sur ce, son aînée se fiance. Mazal Tov ! Mais pourquoi cette modeste famille se sent-elle obligée de rejoindre la course folle du qu’en dira-t-on (avec de très maigres chances de victoire, disons-le) en engageant des prestataires haut de gamme, en organisant à tout prix une soirée de henné en plus de celle du mariage, en augmentant les dépenses superflues qui engendrent stress, tensions et inquiétude ?

Conclusion : si vous ne souhaitez pas d’huissiers parmi vos invités, organisez une soirée proportionnelle à vos moyens.

La fête de la musique

Un mariage où chaque chanteur viendrait chanter sa propre chanson, ça vous rappelle un sketch ? Et pourtant ce n’est pas une plaisanterie. Cela s’est passé récemment dans un autre continent, où un mariage particulièrement luxueux a réuni Mordékhaï Bendavid, Ya’akov Shwekey, Ichay Ribo et d’autres stars de la jewish music. Pourquoi pas, après tout ?

Fait étonnant à relever : certains mariages avec simple orchestre ou même DJ auraient tout de même connu une ambiance festive.

D. Choukroun, H. Sarfaty et E. Boukobza

Je suis en école non-juive, que faire ?

Qu’est-ce qu’il faut faire quand je suis dans une école non-juive ?

Réponse de Rav Aharon Sabbah

Une personne scolarisée dans une école non-juive peut être confrontée à de nombreuses difficultés : respect de la Cacheroute, du Chabbath, influences contraires à la Torah, mauvaises fréquentations, etc.

La première démarche à entreprendre est de parler avec gentillesse à vos parents pour leur expliquer les défis que vous rencontrez. Essayez de les convaincre, ou faites appel à un tiers de confiance (rabbin ou proche de la famille) pour leur exposer l’importance d’un cadre éducatif conforme aux valeurs de la Torah. L’idéal serait de rejoindre une école juive authentique, où les lois de la Torah sont rigoureusement respectées. (non-mixité, cours de Torah etc.)

Si cela n’est pas envisageable pour des raisons financières, n’hésitez pas à nous contacter : nous ferons notre possible pour vous aider à trouver une solution, Bé’ezrat Hachem

En attendant d’avoir le mérite de changer d’école, voici quelques conseils essentiels pour préserver votre identité juive et rester fort spirituellement :

1) Continuez à observer les Mitsvot selon vos possibilités. Tenez à jour l’étude quotidienne de la Torah, rejoignez si possible une communauté juive où des cours de Torah sont dispensés. Vous pouvez aussi créer un réseau de soutien avec d’autres membres de la communauté (amis, familles, associations), cela vous portera moralement et spirituellement.

2) Si des activités scolaires tombent pendant Chabbath ou une fête juive, discutez-en avec vos parents ou un Rav. Il est parfois possible de demander des ajustements dans le respect des lois françaises et de la Halakha.

3) Ne mangez jamais à la cantine ou chez vos camarades, même si on vous assure d’un plat vegan ou végétarien. Préparez chaque jour un repas strictement Cachère que vous emporterez dans votre sac.

4) Ne créez pas de lien d’amitié trop forts. Il ne s’agit en aucun cas de haine ou de rejet envers les non-Juifs – D.ieu nous en préserve – car tous les hommes sont des créatures de D.ieu. Il s’agit simplement de se préserver sur le plan spirituel. Les influences extérieures peuvent, parfois sans qu’on en ait conscience, affaiblir ou éteindre notre flamme intérieure. Cela dit, nous devons toujours rester respectueux et bienveillants envers tous, sans exception.

Le Rav de Satmar a transmis la haine de l’État d’Israël ?

J’ai entendu que le Rabbi Yoël Teitelbaum de Satmar s’est opposé au retour du peuple juif sur sa terre. Il se serait battu contre l’établissement de l’État d’Israël, et c’est au nom de cette lutte que ses élèves participent activement à différents forums antisémites...

Réponse de Rav Ichaï Assayag

Habitant à Bné Brak près d’un quartier nommé "Satmer", cautionné par le Admour luimême et habité en majorité par les disciples du Admour, il est impossible, voire ridicule, de définir le Rav comme militant contre le retour du peuple juif sur sa terre. Cependant, il est vrai qu’il était un opposant farouche à la facette laïque (temporelle, Baroukh Hachem) de l’État d’Israël, et ce, non pas par "haine", mais par un sentiment de responsabilité de perpétuer notre Torah et ses pratiques religieuses à toutes les couches du peuple juif. En conclusion, les personnes qui participent à des forums antisémites ne représentent qu’elles-mêmes, et leur besoin de publicité gratuite.

Récemment sur Torah-Box a été mentionnée la question de la religion d’un enfant issu d’une mère non-juive mariée à un Juif. Mon cas est bien plus compliqué que celuici. Cela remonte à mon arrière-grand-mère, c’était une juive hongroise qui à cette époque avait réussi à "cacher" sa judéité, comme nous l’avait conseillé Theodor Herzl. La montée de l’horrible antisémitisme grandissant, elle fut contrainte de refaire sa vie en Algérie. Elle fut la mère de ma grand-mère maternelle, ce qui veut dire que ma filiation à mon arrière-grand-mère est totalement incluse dans la branche maternelle. Les maris de mon arrière- grand-mère, de ma grand-mère et de ma mère n’étaient et ne sont pas de confession juive. Est-ce que je suis alors considéré tel un Juif ou non ?

Réponse de Rav Freddy Elbaze

D’après vos informations, si vous êtes bien le fils de votre mère qui est la fille de votre grand-mère et dont celle-ci est aussi la fille de votre arrière-grand-mère qui était sans aucun doute juive, alors vous l’êtes vous aussi.

Mon père refuse que je sorte mes Tsitsit !

J’ai récemment lu qu’il fallait porter les Tsitsit à l’extérieur. J’habite à Créteil, et mon père ne veut pas que je porte les Tsitsit et la Kippa dehors par peur d’une agression antisémite (bien qu’il me semble que le risque est moindre). Dois-je porter les Tsitsit à l’extérieur et désobéir à mon père, ou l’écouter et les ranger dans mon pantalon ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Tu dois obéir à ton papa et ne pas faire sortir les Tsitsit.

Explications : d’après certains décisionnaires, les Tsitsit doivent être à l’intérieur des habits et non pas à l’extérieur. Donc, ton papa ne te demande pas de faire une faute.

Il est vrai que tu as une âme pure et que tu veux avoir les Tsitsit à l’extérieur, mais si cela fait peur à ton papa, il est obligatoire de l’écouter.

Même si tu penses que cela ne présente aucun danger, il ne faut pas oublier que de nos jours, en France, il est préférable d’être le plus discret possible. Écoute ton papa, tu mériteras de vivre longtemps et tu ne connaîtras que du bien.

Suprêmes de poulet farcis aux champignons et sauce thym-moutarde

Des suprêmes de poulet généreusement garnis et relevés d’une sauce exquise. Une recette élégante et savoureuse, idéale pour un repas convivial raffiné.

Ingrédients

• 4 suprêmes de poulet

• 250 g de champignons de Paris nettoyés

• 1 échalote

• 2 cuil. à soupe d’huile d’olive

• 1 cuil. à soupe de moutarde à l’ancienne

• 200 ml de crème végétale

• Quelques branches de thym

• Sel, poivre

Pour 4 personnes

Préparation : 20 min

Cuisson : 25 min

Difficulté : facile

Réalisation

- Émincez les champignons et l’échalote, puis faites-les revenir dans une poêle avec 1 cuil. à soupe d’huile d’olive jusqu’à obtenir une préparation bien fondante. Salez et poivrez.

- Incisez les suprêmes de poulet afin de former une poche, puis garnissez-les de la préparation aux champignons. Refermez avec un cure-dent si nécessaire.

- Faites dorer les suprêmes dans une poêle avec le reste d’huile d’olive, puis déposezles dans un plat allant au four. Ajoutez le thym et enfournez à 190 °C pendant environ 25 min.

- Préparez la sauce en mélangeant la crème végétale et la moutarde dans la poêle de cuisson. Laissez réduire quelques minutes, puis nappez les suprêmes au moment de servir.

Chabbath Chalom ! Murielle Benainous

LE COIN SYMPATIK

Prions pour la guérison complète de

Gérard Shimon ben Dina

Nadine Mireille Raymonde bat Marthe

Véronique bat Emilie Germaine

Moshé ben Myriam

Talia Haya bat Sarah Marc ben Gina Melissa bat Esther

Rebecca Haya Hanna bat Noémie Sabine

Jeannine bat Eva Enzo ben Claire

Déborah bat Martine Maïssa

Patrick Nathan ben Gomara Deborah bat Martine, Maïssa

Chlomo 'Hay ben Guila Fabienne bat Gabrielle

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom www.torah-box.com/refoua-chelema

Une bonne blague

Un cosaque, pas fan des Juifs, demande à un vieux Juif : "Vous, les juifs... Qu'est-ce qui vous rend si intelligents ?!"

Le vieil homme s'assure qu'ils sont seuls et chuchote : "Des têtes de poisson !

- Des têtes de poisson ?, demande le cosaque.

- Oui, répond le vieux juif. On les mange et les cerveaux nous rendent intelligents.

- Vous en avez sur vous ?

- Bien sûr, seulement 5 roubles."

Après avoir donné l'argent, il regarde la tête de poisson et grimace en la mâchant. Puis une illumination le frappe : "Attendez ! Un poisson entier frais au marché coûte seulement 2 roubles, mais vous m’en avez vendu seulement la tête pour 5 !

- Eh bien ! s'écrie le vieux Juif, ça fonctionne déjà !"

Perle de la semaine par

"D.ieu répond à tes prières de 3 façons :

1. Oui 2. Pas encore 3. J'ai mieux

(Rav Yigal Avraham )
pour toi"

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