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Torah-Box Magazine n°363 Israël - Nasso

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PARCE QU’UN TIROIR N’EST PAS

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L'ÉDITO DE LA SEMAINE

Ma santé mentale passe avant tout !

J’ai rencontré dernièrement un Juif certes pratiquant, mais à "sa manière" : il fait abstraction de la Chémirat Négui’a (interdiction de tout contact physique entre personnes de sexe opposé hors liens du mariage), et se permet aussi de regarder des vidéos ou des revues pouvant contenir des visions impudiques. Pour se justifier, il affirme que "sa santé mentale passe avant tout !" Pour plus d’explications, il argumente : "Comment la Torah peut-elle interdire des choses ‘impossibles’ à appliquer à notre époque ? Pour y parvenir, il faudrait se retirer de la société, ne plus aller au travail, ne plus utiliser son smartphone ; bref, de quoi devenir cinglé. Moi, je tiens à rester ‘un être normal’”

Le ton employé ne laissait aucune place au dialogue, et notre discussion s’est terminée. Pourtant, il y a de quoi répondre.

Tout d’abord, chaque époque présente ses propres défis dans l’accomplissement des Mitsvot. Dans les temps anciens, des peuples puissants et redoutables comme les Grecs et les Romains avaient décrété l’interdiction de pratiquer le Chabbath, les fêtes, la circoncision, la pose des Téfilin et l’étude de la Torah, punissant de mort ceux qui les enfreignaient. Il n’y a pas encore si longtemps, sous le régime soviétique, il était interdit de pratiquer quoi que ce soit du judaïsme. Pourtant, il s’est trouvé des Juifs qui, dans une abnégation incroyable, ont malgré tout respecté la Torah, parfois au prix de leur vie.

À certaines époques, garder le Chabbath signifiait se retrouver sans moyens de subsistance ; une femme désirant se purifier devait, pour cela, s’immerger dans un Mikvé glacé en plein hiver. Aujourd’hui, il est relativement facile d’être croyant, et la principale difficulté qui nous reste concerne justement tout ce qui touche à la volupté.

Revenons maintenant à cet argument de "santé mentale". Si au début du XXe siècle, certains courants de pensée psychologiques

et philosophiques ont émis la thèse selon laquelle le fait de réprimer ses pulsions –notamment sexuelles – peut rendre malade mentalement, il s’est vite levé de nombreuses voix — y compris parmi des psychologues, philosophes ou mouvements de protection des mineurs — qui s’opposent à cette approche.

Tout d’abord, on a constaté qu’elle s’oppose à des considérations importantes. En effet, les pulsions humaines incluent des tendances brutes et agressives, ce qui peut déboucher sur des conduites dangereuses en société (violence, meurtre, viol, …). De plus, l’absence totale de contrôle peut aussi conduire à des dépendances, à des difficultés relationnelles, à une instabilité affective, à des troubles obsessionnels, et bien d’autres maux.

La nécessité de définir de nombreux points est également apparue : selon quelle morale va-t-on décider que certaines pulsions sont légitimes et d’autres non ? Jusqu’où ? Qu’estce qui s’appelle le consentement d’autrui ?

Encore un autre argument, bien lourd : comment peut-on réduire l’être humain à la sexualité et négliger la spiritualité et la quête de sens ? (Carl Jung).

En conclusion, beaucoup reconnaissent aujourd’hui les limites d’une société fondée sur l’absence totale de barrières et considèrent qu’au nom de la "santé mentale", notre société se retrouve perdue dans une instabilité inquiétante, faute de repères moraux.

Faisons confiance à la Torah, qui depuis plus de 3000 ans, nous a livré le secret de l’équilibre entre le Yétser Hara’ (mauvais penchant), qui doit être maîtrisé, et le cadre moral et familial — celui du mariage — qui permet de canaliser nos désirs. Elle nous a aussi ordonné de ne pas nous laisser détourner par des visions ou des pensées impudiques, justement pour conserver cet équilibre.

Rav Daniel Scemama

SOMMAIRE

Rav Daniel Scemama

L'Édito - Ma santé mentale passe avant tout !

Actualités

'Haïm Mayer

Lettre fermée à la "rabbine" parisienne

Vie juive

L’étrange Chabbath de Mr Trump

Société

Le Top 7 des amis d’Israël !

Rav Yehonathan Gefen

Parachat Béha'alotekha : la compassion

Shabatik

Histoire

Le chat qui aimait la Torah

Flash Chabbath

Binyamin Tagger

Nazir ? Un choix à risque !

Rav Mickael Cohen

Le message d'un rabbin de Villiers-le-Bel

Devinettes sur la Paracha

Réflexion

Responsable publication

David Choukroun

Rédacteurs

Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Alexandre Rosemblum, Ariel Marciano, Sarah Kisielewski, Rav ‘Haïm Mayer, Rav Avraham Kadoch, Rav Lionel Cohn, Jocelyne Scemama, Rav Yehonathan Gefen, Léa Nabet, Orilia Korchia, Rav Mickael Cohen, Rav Gabriel Dayan, Murielle Benainous

Mise en page Dafna Uzan

La Brit Mila face aux nouvelles restrictions en Europe : réflexion sur une responsabilité collective

Le saviez vous ?

9 choses à savoir sur la bénédiction des Cohanim

Femmes

De toute façon, je m’en sortirai

Éducation

Comment était ta journée ?

Questions au Rav

La Paracha pour les enfants

Pff, c’est toujours la même chose !

Couverture @vidasadikov

Secrétariat 02.37.41.515

Publicité

Daniel Peretz daniel26mag@gmail.com 054-24-34-306

Distribution diffusion@torah-box.com

Remarques & commentaires magazine@torah-box.com

Abonnement torah-box.com/magazine

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 Ne pas lire pendant la prière

 Ce magazine contient des enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle

CALENDRIER DE LA SEMAINE

Grand Mazal-Tov à Mr Moshé 'Haïm Sebbah pour le mariage de son fils Imanouel 27 mai

Daf Hayomi 'Houlin 27

Michna Yomit Kélim 5-11

Daf Hayomi 'Houlin 28

Michna Yomit Kélim 6-2

Daf Hayomi 'Houlin 29

Michna Yomit Kélim 6-4

Parachat Béha'alotekha

Daf Hayomi 'Houlin 30

Michna Yomit Kélim 7-2

Daf Hayomi 'Houlin 31

Michna Yomit Kélim 7-4

Daf Hayomi 'Houlin 32

Michna Yomit Kélim 7-6

Daf Hayomi 'Houlin 33

Michna Yomit Kélim 8-2

Mercredi 27 Mai

Rav Its'hak Ya'akov Weiss

Rav Nissim Rebibo

Jeudi 28 Mai

Rav David Pardo

Horaires du Chabbath

Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya

Entrée 18:58 19:20 19:20 19:20

Sortie 20:21 20:23 20:23 20:24

Zmanim du 30 Mai

Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya

Nets 05:35 05:36 05:37 05:35

Fin du Chéma (2) 09:05 09:07 09:08 09:06

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Un accord avec l'Iran est toujours possible aujourd'hui, estime Marco Rubio

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a dit, avec prudence, que Washington pourrait avoir des nouvelles lundi concernant un potentiel accord avec l'Iran. "Nous pensions avoir des nouvelles hier soir, peutêtre aujourd'hui (lundi), je ne m'avancerais pas trop là-dessus", a déclaré le secrétaire

d'Etat américain depuis New Delhi, en référence à la possibilité d'un accord. Il a également affirmé qu'Israël aurait "toujours" le droit de se défendre quel que soit l'accord entre Washington et Téhéran, faisant écho aux propos du Premier ministre Binyamin Netanyahou.

Les Etats-Unis condamnent les déclarations de Naïm Kassem, qui cherche à replonger le Liban "dans le chaos"

Dénonçant ce qu’il appelle "une campagne délibérée visant à déstabiliser le pays et à se maintenir au pouvoir", le secrétaire d'Etat Marco Rubio a estimé dans un communiqué que le mouvement terroriste du 'Hezbollah "tente activement de replonger le Liban dans le chaos et la destruction". Lors d'une allocution dimanche, le chef terroriste Naïm

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Kassem avait estimé qu’un désarmement du mouvement pro-iranien était inacceptable et revenait à un "anéantissement", tout en appelant le gouvernement libanais à abandonner les négociations directes avec Israël, dont une quatrième session est prévue début juin à Washington.

Le sergent Néhoray Leizer, 19 ans, a été tué au Liban

Le sergent Néhoray Leizer, 19 ans, originaire d'Eilat et soldat du 601e bataillon du génie de combat, est tombé au combat dans le sud du Liban. C'est ce qu'a annoncé le porte-parole de Tsahal lundi matin. Néhoray est la 11e victime israélienne depuis le cessez-le-feu au Liban. Sept de ces décès sont dus à des drones

piégés envoyés par le 'Hezbollah. Lors de cet incident, un autre soldat a été grièvement blessé. La veille, il avait été annoncé que le sergent Noam Hamburger, 23 ans, avait été tué le jour de Chavou'ot à la frontière libanaise, également suite à l'explosion d'un drone piégé.

Slovénie : Janez Janša, allié d’Israël et proche de Yossi Dagan, de retour au pouvoir

La Slovénie, considérée jusqu’ici comme l’un des pays européens les plus hostiles à Israël, vient de basculer politiquement. Le nouveau Premier ministre élu, Janez Janša, proche d’Israël et ami de Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie, a déjà exprimé son soutien aux habitants de Judée-Samarie. Ce changement

pourrait avoir un impact majeur en Europe : depuis la chute de Viktor Orbán en Hongrie, principal rempart contre les sanctions anti-implantations à Bruxelles, la Slovénie pourrait désormais jouer ce rôle stratégique et freiner de nouvelles mesures européennes contre la présence juive en Judée-Samarie.

Chavou’ot au Kotel : plus de 100 000 fidèles en deux jours

La Fondation pour le patrimoine du Kotel a annoncé qu’au moins 100 000 personnes s'étaient rendues au Kotel durant

Chavou’ot et Chabbath. Point culminant de Yom Tov : la prière au Nets au matin de Chavou’ot, qui a réuni plus de 20 000 fidèles sur l’esplanade, dans une ambiance de ferveur marquée par les chants. Toute la nuit de Chavou’ot, des milliers de personnes ont également étudié la Torah et récité le Tikoun de la fête au Kotel et dans les synagogues voisines.

Des tentes de ravitaillement ont été installées sur les axes d’accès pour accueillir les pèlerins, délivrant des dizaines de milliers de kits pour faire le Kiddouch sur place.

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Une pièce de monnaie vieille de 2 000 ans représentant une Ménora est restituée à Israël Deux pièces antiques rares ont été restituées à Israël à l’issue d’une opération conjointe israélo-américaine, a annoncé l’Autorité des antiquités. L’une, frappée à l’époque du Second Temple, porte la plus ancienne représentation connue d’une Ménora à sept branches ainsi qu’une table des pains. L’autre, vieille d’environ 2500 ans, n’est connue qu’en deux exemplaires. Déterrées puis exportées clandestinement, elles devaient être vendues aux enchères aux ÉtatsUnis avant d’être saisies par les autorités. Elles ont finalement été remises à Israël lors d’une cérémonie à New York la semaine passée.

Droit Routier
Droit Militaire Otsaa Lapoal-Faillites
Droit Pénal

Londres : nouvelle attaque contre des fidèles d'une synagogue pendant Chavou'ot

Une nouvelle attaque antisémite a visé la communauté juive de Londres pendant la fête de Chavou’ot. Les faits se sont déroulés devant une synagogue du quartier de Hendon, dans le nord de la capitale britannique. Selon plusieurs témoignages, un membre de la communauté a été violemment frappé et blessé alors qu’il se rendait à l’office. La police britannique est rapidement intervenue et a interpellé un suspect. Cette agression survient dans un contexte de forte recrudescence des actes antisémites au Royaume-Uni depuis le début de la guerre à Gaza. Depuis fin mars, la police londonienne a procédé à plus de 70 arrestations concernant des infractions antisémites.

Vingt-trois Israéliens sourds et muets ont été évacués de Chekhem

Un groupe de 23 Israéliens sourds et muets a été évacué, en fin de semaine dernière, de la ville de Chekhem, en Judée-Samarie, par les forces de sécurité israéliennes. Ils avaient été invités sur place par un Palestinien atteint du même handicap qui résidait au sein de la localité, a indiqué l’armée. Un habitant de la ville aurait été surpris de voir le groupe d’Israéliens et aurait alerté les forces de sécurité locales, qui l'auraient remis à Israël. Les responsables de la sécurité ont réaffirmé que l’entrée dans la Zone A de Judée-Samarie était interdite par la loi aux citoyens israéliens, représentant un danger pour leur vie.

La Somalie se félicite de la condamnation par 13 pays de l’ouverture prévue d’une ambassade du Somaliland à Jérusalem

La Somalie s’est "félicitée" dimanche d’une déclaration de 13 pays, dont le Qatar, l’Arabie saoudite et le Pakistan, qui ont condamné "fermement" la décision du Somaliland d’ouvrir prochainement une ambassade à Jérusalem. En décembre 2025, Israël est devenu le premier pays à reconnaître le Somaliland comme "Etat indépendant et

souverain" depuis sa sécession en 1991 de la Somalie. L’ambassadeur du Somaliland nommé en Israël, Mohamed Omar Haji Mahmoud, avait annoncé le 19 mai sur X que "l’ambassade de la République du Somaliland sera située à Jérusalem" et qu’elle "ouvrira ses portes prochainement".

Rhône : Un salon qui programmait un prédicateur islamiste radical finalement interdit

Le maire de Meyzieu dans le Rhône a annoncé qu’il interdisait par arrêté municipal la tenue mi-juin d’un salon qui avait programmé un prédicateur islamiste radical proche des Frères musulmans. Vincent Guyot, dit Vincent Souleymane (…) est un prédicateur connu pour ses prises de position à caractère antisémite", écrit Issam

Benzeghiba (divers centre) dans un courrier au préfet du Rhône. "Dans le contexte actuel de fortes tensions nationales et internationales, (…) la prévention des atteintes à l’ordre public impose une vigilance particulière de l’État", avait indiqué jeudi dans un communiqué le CRIF Auvergne-Rhône-Alpes.

Trump conditionne un accord avec l'Iran au ralliement des pays arabes aux Accords d'Abraham

Le président américain Donald Trump a exhorté lundi les pays arabes, notamment l’Arabie saoudite, le Qatar et le Pakistan, à normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre de l’accord de paix sur l’Iran, une information confirmée par le président américain. Sur les réseaux sociaux, Trump a énuméré les pays avec les dirigeants

desquels il a parlé samedi dans le cadre des discussions pour mettre fin à la guerre avec l’Iran : "J’ai déclaré qu’après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham".

Mojtaba Khamenei se tient dans un lieu secret, affirme le renseignement américain

Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei se cache dans un lieu tenu secret et communique via un réseau complexe de messagers, ont déclaré des responsables américains à CBS News dimanche, citant les services de renseignement américains. Le média ajoute que même les hauts responsables iraniens ne peuvent pas le

contacter directement. "C’est pourquoi vous entendez des gens dire des choses comme : ‘Le guide suprême a donné son accord sur le cadre’ ou ‘Nous attendons une réponse sur les derniers points de l’accord.’ Chaque information qu’il reçoit est obsolète et ses réponses sont très tardives", a expliqué un responsable à CBS.

La pêche au drone désormais interdite en Israël

Le ministère israélien de l’Agriculture a annoncé, la semaine dernière, son intention d’interdire l’utilisation de drones et des équipements associés dans le cadre de la pêche. La pêche au drone, rendue populaire en Israël après que deux pêcheurs chevronnés ont publié leurs prises sur les réseaux sociaux, permet aux passionnés de larguer leurs lignes

à des centaines de mètres au large, là où évoluent de grands animaux, notamment des tortues marines. Saluant cette modification de la réglementation, la Société pour la protection de la nature en Israël a expliqué dans un communiqué que les lignes de pêche reliées à des drones mettaient en danger les nageurs, les surfeurs et les kayakistes.

Modi'in 'Ilit : deux incendies en 24 heures mènent à une découverte troublante

Un incendie s’est déclaré samedi après-midi dans un appartement du quatrième étage d’un immeuble à Modi'in 'Ilit. Grâce à l’intervention rapide des pompiers, la famille a pu être évacuée saine et sauve, malgré d’importants dégâts matériels. Le lendemain, un second incendie, sans aucun lien avec le premier, s’est déclenché au troisième étage, là

encore sans faire de victimes. Intrigués par cette succession d’incidents, les résidents ont fait vérifier les Mézouzot de l’immeuble. Quelle ne fut pas leur suprise en découvrant qu'à l'entrée du bâtiment, le boitier de la Mézouza contenait un parchemin calciné, visiblement de manière intentionnelle...

Elyssia Boukobza

Lettre fermée à la "rabbine" parisienne

Ne te méprends pas : pour Rima et ses copains du ‘Hamas, en passant par les mondialistes, universalistes et autres vermines gauchistes, tu resteras, quoi qu’il arrive, une sale juive sioniste blanche, complice du génocide et des abominables massacres.

Qu’ils sont beaux ces intellectuels, ces philosophes, ces artistes, qui ont le luxe de penser pour nous ce qui est le bien et le mal, le beau et le laid, l’admis et le controversé, l’académique et le pseudoscientifique, le consensuel et le marginal, le légitime et l’anticonformiste, le mesuré et l’excessif, l’équilibré et l’extrême, le robuste et le fragile, le reconnu et le contesté, et le tout souvent à nos frais sans consentement.

extrémiste juif". Ça commence bien, tout dans la nuance.

courage sans nom a cosigné une tribune intitulée : "Mettre fin à l’abomination que constitue le terrorisme extrémiste juif". Ça commence bien "
Cette femme d’un

Notons que le mot redondant dans cet article est le terme abomination ; la seule véritable abomination n’est-elle pas, en réalité, de se servir d’un conflit pour nourrir ses intérêts personnels, s’offrir un coup de communication international et, au passage, gagner en respectabilité dans les cercles mondains, en instrumentalisant le sang versé des victimes ?

Ces dernières semaines ont été le théâtre, une fois de plus, de la mise en surexposition de notre rabbine médiatique adorée des médias bienpensants. Cette femme d’un courage sans nom a cosigné une tribune intitulée : "Mettre fin à l’abomination que constitue le terrorisme

Mais ne te méprends pas : pour Rima et ses copains du ‘Hamas, en passant par les mondialistes, universalistes et autres vermines gauchistes, tu resteras, quoi qu’il arrive, une sale juive sioniste blanche, complice du génocide et des abominables massacres. Tu as beau signer des tribunes,

philosopher des heures sur les plateaux sur la vaste question de l’identité multiple et du débat dans la nuance, rien n’y fera : tu resteras, à leurs yeux, une "colon", soutien du régime. Soit dit en passant, notons que si les Israéliens excellent dans les domaines technologiques, ils ont quelques lacunes en matière de génocide… Bref, revenons à sa lettre, ce n’est pas seulement une honte morale, c’est également une menace stratégique pour l’avenir d’Israël, écrit-elle. Une Parisienne qui conseille un président israélien en matière de stratégie…

Mais allons directement à ce qui nous intéresse toujours, le fond des idées. La vraie réflexion tourne autour de l’invocation sur plusieurs lignes des "valeurs juives". Effectivement, il est toujours étonnant de voir des hommes publics s’exprimer subitement en tant que juifs. Tous ces artistes internationaux qui, lors des différentes remises de prix de leurs films, se sont, en tant que juifs, solidarisés avec le peuple palestinien, ce "peuple martyr", devenu l’alpha et l’oméga de toutes les instances morales et internationales.

Cela me rappelle une scène hallucinante où Cohn-Bendit, député européen écologiste, avait sur-réagi théâtralement face à un opposant. Contexte s’impose, l’opposant avait accusé Cohn-Bendit de ne pas être neutre, mais pour son adversaire. Cohn-Bendit avait alors répondu : "Je suis de trop, on me l’a déjà dit, je suis de trop." Quelle abomination, invoquer l’extermination de six millions de juifs pour gagner un débat télévisé ! Pour des hommes et des femmes qui, à ce jour, n’ont plus grand-chose de juif, si ce n’est leurs noms de famille.

Alors allons-y et sans détour, les valeurs juives, quelles sont-elles ? Alors que nous venons de célébrer Chavou’ot, la réponse est évidente ; la pratique d’un judaïsme au quotidien à la lumière des enseignements de nos pères et de nos maîtres dans une logique de continuité et de filiation qui a commencé il y a quelques milliers

d’années sur une petite montagne. Le respect du Chabbath, le mariage dans la sainteté, les fêtes qui ponctuent notre calendrier, la pudeur, la prière… La transcendance aussi, dans une société qui ne propose que des plaisirs faciles et vains.

On est bien loin des valeurs et du mode de vie de ces rabbins 2.0, artistes et ambassadeurs cosignataires de cette énième tribune délirante, qui manifestement passent la moitié de leur temps libre dans les cocktails parisiens, colloques universitaires et soirées débridées. Défendez le peuple palestinien si bon vous chante mais, de grâce, laissez les valeurs juives à ceux qui les pratiquent et les transmettent au péril de leur vie au long des siècles sur les cinq continents de notre globe !

Rav ‘Haïm Mayer

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L’étrange Chabbath de Mr Trump

À l’heure où l’antisémitisme explose partout, un geste de solidarité envers le peuple juif

vient rappeler une vérité essentielle : le Chabbath ne peut pas être réduit à un symbole. Il demeure, pour Israël, une sainteté unique, un trésor à retrouver et à transmettre.

Il y a quelques jours, on a annoncé une décision totalement inattendue. Le

Président des EtatsUnis a en effet décrété un "Chabbath national" en soutien au peuple juif. Une initiative présentée comme une réponse à la montée de l’antisémitisme dans le monde.

Car depuis le 7 octobre 2023… quelque chose a changé. Le massacre de plus de 1200 Israéliens a déclenché une vague de haine

mondiale. Universités. Médias. Réseaux sociaux. Manifestations. L’antisémitisme explose partout.

Dans ce contexte, cette initiative américaine veut exprimer une solidarité avec le peuple juif. Et il faut le reconnaître : le geste est fort. Rare. Et sincèrement favorable à Israël. Mais cette annonce doit aussi nous faire réfléchir, profondément.

Car au fond… faut-il qu’un président non juif rappelle aux Juifs eux-mêmes la valeur du Chabbath ? C’est peutêtre là le message le plus troublant.

Pendant des générations, beaucoup de Juifs ont abandonné le Chabbath. Par assimilation, par pression sociale, par nécessité économique. De nombreux immigrants juifs arrivés d’Europe en Amérique ne trouvaient pas de travail compatible avec le respect du Chabbath. Alors ils ont lâché, petit à petit.

Et aujourd’hui, l’histoire semble leur tendre un miroir. Peut-être que cette annonce réveillera quelque chose chez eux ou chez leurs enfants. Un souvenir, une nostalgie, une question. Qu’avons-nous abandonné ?

Mais il faut préciser une chose essentielle. Ce "Chabbath national" n'a évidemment pas été le Chabbath de la Torah. Les lois du Chabbath ont été données exclusivement au peuple juif. Il ne s'est agi que d’un jour symbolique. Un genre de dimanche spirituel. Un signe de soutien.

Mais attention à ne pas confondre symbole… et vérité. Car une imitation de Chabbath ne

remplacera jamais le véritable Chabbath. Les Juifs non pratiquants ne doivent pas se satisfaire d’un simple "ersatz" de cette sainteté unique.

Et malgré cela… il faut tout de même saluer cette initiative. Car au-delà de la politique, elle porte peut-être un message plus profond.

Peut-être assistons-nous à quelque chose d’historique. Un monde qui commence, lentement, à reconnaître la vérité du D.ieu unique. Les prophètes ont annoncé un temps où l’humanité entière se rapprocherait d’Hachem. Un monde plus uni, plus spirituel, plus vrai.

Alors oui… cet étrange "Chabbath national" peut sembler surprenant. Mais peut-être est-il aussi un petit signe que l’Histoire avance dans une direction inattendue.

Retour en magasin

Je suis arrivé au magasin pour rendre un article que j’avais acheté hier, car la taille ne me convenait pas. Le vendeur m’a expliqué qu’il était possible de recevoir un remboursement sur la carte bancaire ou un avoir pour un prochain achat, et a ajouté avec un sourire : maintenant, tu as une bonne raison de revenir au magasin

Vocabulaire

(Higa’ti) – je suis arrivé

(‘Hanout) – magasin

(Léha‘hazir) – rendre, rapporter

(Parit) – article, objet

(Kaniti) – j’ai acheté

(Mida) – taille

•

(Hitima) – a convenu, était adaptée

(Mokhèr) – vendeur

(Hé‘hzèr) – remboursement

(Kartis achray) – carte bancaire / carte de crédit

(Zikouy) – avoir, crédit en magasin

(Kniya) – achat

D’autres mots avec la racine

(Hatama) – adaptation, correspondance, compatibilité

(couper)

(Matim) – adapté, qui convient

(Téomim / Téomot) –jumeaux / jumelles

Le "Top 7" des amis d’Israël !

Les amis d’Israël sont peu nombreux. Mais ils existent. Et ils ont quelque chose en commun : ils semblent posséder une forme de boussole morale intacte, une capacité à distinguer instinctivement où se trouve le vrai. Voici donc le "Top 7" des grands amis d’Israël 2026 !

Il faut aujourd’hui pas mal de courage pour afficher publiquement son soutien à Israël. Le ressentiment ambiant, façonné par une partie d’une gauche occidentale, pousse nombre de personnalités à la prudence, au silence ou, au mieux, à un bégaiement rhétorique.

Beaucoup de ceux se proclament défenseurs des minorités, des faibles et des femmes, n’ont pas trouvé les mots pour condamner avec clarté les atrocités du 7 octobre.

Dans ce climat, les amis d’Israël sont peu nombreux. Mais ils existent. Et ils ont quelque chose en commun : au-delà de leurs opinions politiques, de leurs origines ou de leurs univers culturels, ils semblent posséder une forme de boussole morale intacte. Une capacité à distinguer instinctivement où se trouve le vrai, malgré l’assourdissant vacarme idéologique qui nous entoure.

Voici donc le "Top 7" des grands amis d’Israël 2026.

On les accueille…

1- Donald Trump

Pas besoin de le présenter. Dans une Amérique blanche et protestante, où l’antisémitisme n’a jamais totalement disparu, Trump affiche sa sympathie envers les Juifs sans aucun fard. Sous son mandat, l’ambassade américaine sera transférée à Jérusalem, il reconnaitra le Golan israélien et donnera le coup d’envoi aux Accords d’Abraham.

Avec lui, chaque matin, Israël à son lever (décalage horaire oblige), se frotte les yeux, ébahi, apprenant les nouvelles "bontés" de cet envoyé du Ciel envers nous.

Et dernièrement, il va décréter que la meilleure façon d’honorer l’anniversaire des 250 ans des USA, se fera en instaurant un Chabbath national, rendant hommage au peuple juif, à l’intelligence et à l’humanité de ses lois.

Ouah ! "Make America great again in keeping Shabbat."

Son lien avec le judaïsme semble aussi passer par sa fille Ivanka — convertie au judaïsme — et par la vie familiale strictement religieuse qu’elle mène avec Jared Kushner.

Est-ce un Chabbath passé chez eux, respecté selon la Halakha, qui l’aurait tellement enthousiasmé ? Who knows…

2- Javier Milei

Chez lui, c’est encore plus fort. Fasciné par le judaïsme, étudiant la Torah, proche de rabbins, Milei, le Président d’Argentine, a expliqué que ses fonctions l’empêchaient pratiquement d’envisager une conversion complète, sinon... depuis longtemps ce serait fait.

Ses premiers voyages officiels ont été marqués par une prière bouleversée au Kotel, une visite à la Yéchiva de ‘Hévron et une déclaration d’amour au peuple juif : "Vous êtes la morale du monde.."

Son soutien n’est pas géopolitique : il est spirituel. Et sincère !

3- Nikki Haley

Ancienne gouverneure puis ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley s’est illustrée par ses prises de position extrêmement fermes contre les résolutions anti-israéliennes des Nations unies.

Elle considère Israël comme un allié stratégique, mais aussi comme une démocratie injustement ciblée. Après le 7 octobre, elle a défendu sans ambiguïté le droit d’Israël à se défendre et, bouleversée aux larmes, a visité les kibboutz dévastés de Nir ‘Oz, Ré’im et Kfar ‘Aza.

Née en Iran, ayant fui le régime islamique, Abnousse Shalmani est essayiste, romancière et chroniqueuse. Elle intervient régulièrement dans les médias français, où elle développe une pensée extrêmement critique envers l’islamisme.

Après le 7 octobre, elle s’est illustrée par des prises de position particulièrement fermes en faveur d’Israël et contre le ‘Hamas. Sa défense d’Israël s’inscrit dans son rejet du fanatisme, sa connaissance intime des régimes islamistes et sa lucidité sur le positionnement moral très ambigu des nations occidentales.

5- Sophia Aram

D’origine marocaine musulmane, Sophia Aram, humoriste, comédienne et chroniqueuse sur France Inter, est devenue l’une des voix françaises les plus courageuses contre l’antisémitisme contemporain.

ancien combattant de la brigade Golani de Tsahal, grièvement blessé durant la deuxième guerre du Liban. Né à ‘Haïfa dans une famille arabe chrétienne, il est devenu au fil des années l’une des voix les plus puissantes et médiatiques en faveur d’Israël à travers le monde.

À travers ses conférences, interventions télévisées et réseaux sociaux, Yosseph Haddad mène un véritable travail d’information sur Israël. Il parcourt universités, plateaux de télévision et événements internationaux pour répondre aux accusations contre l’État hébreu, démonter les campagnes de désinformation et présenter la réalité complexe de la société israélienne, notamment la coexistence entre Juifs et Arabes israéliens.

Beaucoup de ceux se proclament défenseurs des minorités, des faibles et des femmes, n’ont pas trouvé les mots pour condamner avec clarté les atrocités du 7 octobre.

Son discours aux Molières, ses chroniques après le 7 octobre et sa dénonciation du relativisme moral d’une partie du monde culturel et politique lui ont valu des attaques extrêmement violentes.

Elle incarne une forme rare : la fidélité aux principes, même lorsqu’ils deviennent impopulaires.

6- Yosseph Haddad

Yosseph Haddad est un conférencier, influenceur et militant arabe israélien chrétien,

Son parcours lui donne une crédibilité particulière : Arabe israélien, ancien soldat blessé au combat, parfaitement arabophone et connaissant intimement les récits du monde arabe, il est devenu pour beaucoup une sorte d’"avocat" d’Israël sur la scène internationale.

Il a porté la cocarde jaune du retour des otages sur le revers de son costume, jusqu’au retour du dernier, sans sourciller.

7- Mossab Hassan Youssef

Mossab Hassan Youssef est le fils de l’un des fondateurs historiques du ‘Hamas, le cheikh ‘Hassan Youssef. Né en Judée-Samarie dans une famille profondément impliquée dans le mouvement islamiste, il grandit au cœur même de l’univers du ‘Hamas avant de s’en détacher progressivement.

Après avoir été témoin de la violence interne, du fanatisme et des méthodes du mouvement, il finit par rompre totalement avec cette

4- Abnousse Shalmani

SOCIÉTÉ

idéologie. Son parcours devient mondialement connu lorsqu’il révèle avoir collaboré avec les services israéliens pendant plusieurs années afin d’empêcher des attentats et sauver des vies.

Installé aujourd’hui aux États-Unis, Mossab Hassan Youssef est devenu conférencier et intervenant médiatique. Il dénonce avec une rare virulence le ‘Hamas, l’islamisme radical et la glorification du terrorisme. Son soutien à Israël est particulièrement marquant car il vient précisément de l’intérieur du monde du ‘Hamas. Pour beaucoup, sa parole possède une force unique : celle d’un homme ayant connu de l’intérieur ce qu’il combat aujourd’hui.

Comme on peut le voir, les femmes sont très présentes dans le soutien à Israël, de même que les ressortissants de pays musulmans, qui ont personnellement connu l’islamisme (et pas en théorie, comme l’intelligentsia occidentale !) et ses débordements.

Comme si ceux qui avaient vu de près certaines formes de barbarie reconnaissaient immédiatement ce qui se joue.

L’Occident, au crépuscule de sa trajectoire, décadent, trop heureux de relativiser les abominations, d’arrondir les angles, de déguiser "meurtre" en "résistance", principalement lorsqu’ il s’agit de Juifs, ne discerne lui, plus le vrai du faux.

Et il a de moins en moins de représentants à nos cotés.

Nos amis, de tous bords, "se mouillent pour nous", et leur rareté les rend encore plus précieux : dans une époque tellement confuse, ces hommes et ces femmes rappellent qu’une conscience morale claire existe encore dans l’humanité.

On respire.

Supplément spécial Chabbath MAGAZINE

Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Si la compassion est évidemment une qualité merveilleuse, pourquoi est-elle indispensable pour devenir un véritable érudit en Torah ? Béha'alotekha : la compassion

"Réunis-Moi soixante-dix hommes parmi les anciens d’Israël, dont tu sais qu’ils sont des anciens du peuple et des officiers, tu les prendras à la Tente d’assignation, ils se tiendront là avec toi." (Bamidbar 11, 16)

Rachi explique sur les mots Acher Yada’ta "dont tu sais" : "Ceux que tu connais, car ils furent nommés contremaîtres en Égypte (pour surveiller) les travaux éreintants. Ils eurent pitié d’eux (du peuple) et se firent battre à leur place, comme il est dit : 'Ils frappèrent les contremaîtres du peuple juif' ; ils seront à présent élevés, puisqu’ils compatirent à leur peine."

Un sacrifice au service des autres

Hachem ordonna à Moché Rabbénou de nommer soixante-dix hommes qui seraient membres du Sanhédrin et Il précisa à Moché qu’il devait s’agir de ceux qui furent contremaîtres lors de l’esclavage d’Égypte. Quand les Égyptiens obligèrent ces hommes à punir les Juifs qui ne respectaient pas leurs quotas, ils refusèrent et préférèrent se faire battre par les bourreaux égyptiens plutôt que d’infliger une sanction à leurs frères juifs. En récompense, ils eurent le mérite d’être nommés membres du Sanhédrin.

Rav Moché Chmouel Chapira demande : on comprend bien que celui qui se sacrifie pour le peuple juif en période difficile soit récompensé. Mais en quoi cela le qualifie-t-il à

un tel poste ? Pour pouvoir siéger au Sanhédrin, il faut être versé dans la Torah et remplir d’autres critères. Ces hommes excellaient dans leur empathie – Nossé Bé'ol 'Im ’Havéro –puisqu’ils se préoccupaient énormément de la souffrance de leurs prochains, mais en quoi est-ce une preuve qu’ils étaient compétents pour ce poste convoité ?

La Michna, qui énumère les quarante-huit qualités nécessaires pour acquérir la Torah, nous aidera à répondre à cette question. (Pirké Avot 6, 6) L’une des vertus recensée est Hanossé Bé’ol ’Havéro, celui qui porte le joug de son prochain, ce qui correspond à la compassion. C’est évidemment une qualité merveilleuse, mais pourquoi est-elle indispensable pour devenir un véritable érudit en Torah ?

Comprendre l’autre (surtout) quand il pense différemment

L’un des enseignements du Rav ’Haïm Chmoulevitz, Roch Yéchiva de Mir de mémoire bénie, peut nous éclairer. (Si’hot Moussar 47) Il cite la Guémara (‘Érouvin 13b) affirmant que lors des débats entre Beth Hillel et Beth Chammaï, la Halakha est tranchée selon Beth Hillel, bien que Beth Chammaï fût plus rigoureux. Ceci parce que Beth Hillel évoquait toujours l’opinion de Beth Chammaï avant la sienne.

D’après le sens simple, on comprend qu’en récompense de leur grande modestie, la

Halakha suit l’avis de Beth Hillel . Mais Rav Chmoulevitz estime que leur attitude était la manière optimale de déceler la vérité de la Torah. En rappelant l’opinion de Beth Chammaï, ils travaillaient sur leur compassion – à savoir comprendre l’autre, ce qu’il pense. C’est ce qui leur permit de saisir réellement l’avis opposé et d’en venir à la conclusion exacte ; et c’est en cela que l’empathie est nécessaire à celui qui veut acquérir la Torah. Une personne égocentrique ne pourra pas envisager un autre point de vue et sera donc limitée quant à sa capacité à développer une approche vraie et harmonieuse de la Torah.

Cette explication nous permet de comprendre pourquoi les contremaîtres étaient aptes à être membres du Sanhédrin. Ils excellaient dans la compassion et cette caractéristique leur donna la possibilité d’accéder à la vérité de la Torah. Le fait que les Guédolim se distinguent également par cette qualité n’est pas une coïncidence, car comme nous l’avons vu, ce trait de caractère est primordial pour devenir un Talmid ’Hakham.

Tout pour mes frères !

L’histoire suivante illustre ce point. À l’époque de la création de l’État d’Israël, le gouvernement voulut placer les enfants juifs de Téhéran dans des situations qui les forceraient à abandonner toute pratique religieuse. Le Rav de Brisk fit un scandale à propos de cette ignominie. Il fit tout son possible pour tenter de sauver ces enfants. Rav Chapira écrit que le Rav de Brisk fit organiser une réunion des Guédolim de l’époque, il s’évertua et insista pour assurer l’avenir de ces Juifs iraniens. À la fin de la réunion, chacun retourna chez lui et reprit sa routine. Le Rav de Brisk demanda au Rav Chapira : "Comment leur vie peut-elle reprendre son cours normal ? Qu’adviendra-t-il de ces enfants ?" Sa préoccupation était telle qu’il était prêt à soulever des montagnes en leur faveur.

L’exemple des contremaîtres et les histoires plus récentes concernant de grands Rabbanim nous enseignent l’importance de la compassion, qui n’est pas seulement un trait de caractère admirable et digne de louanges, mais qui est un outil fondamental pour acquérir la sagesse véritable.

Rav Yehonathan Gefen

Résumé de la Paracha

1

2

La Paracha parle de l’allumage de la Ménora et de la sanctification de la tribu de Lévi pour le service au Michkan.

Elle évoque Pessa’h Chéni, la possibilité d’apporter le Korban Pessa’h en retard, dans le cas d’une personne qui s’était rendue impure à la date initiale du 14 Nissan.

3

La nuée céleste indique les directions des déplacements dans le désert.

4 Moché reçoit l’ordre de fabriquer deux trompettes en argent pour rassembler le peuple lorsqu’il souhaitera leur parler, pour les avertir de se préparer à quitter l’endroit, en temps de guerre ou de malheur, et au moment des trois fêtes.

5

Le peuple d’Israël se plaint. Hachem envoie un feu qui dévore une partie du peuple.

6

Le peuple d’Israël réclame de la viande et Hachem leur envoie des cailles.

7 Moché ne peut plus supporter la gestion du peuple, Hachem lui demande de réunir 70 Anciens chargés de l’épauler dans la direction et le jugement des différends.

8 Myriam et Aharon parlent contre leur frère Moché qui s’était séparé de son épouse, devant être en état de pureté permanente pour communiquer avec Hachem. Les deux sont frappés par la Tsara’at, une maladie de la peau.

N°478

Feuillet parents-enfants pour Chabbath

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :

Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane

Béha’alotekha

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

1

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

JEU PAR ÉQUIPE

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

1 JEU

IDENTIFICATION DES ÉQUIPES

Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)

Un verre (1 réviit) par personne

Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

3. Maror

1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Le Explozik vs Les Alpha 7. 2. Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 poin ts pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points pour les plus drôles)

1. 3 Matsot chemourot (rondes, faites à la main)

2. Épaule d’agneau

LE FAST DUEL

3. Maror (laitue romaine)

4. Karpass (céleri)

7.Oeuf dur

4.Karpass

2.Épaule d’agneau

2 (Les réponses proposées sont données à titre d’exemple)

6.‘Harossèt
5.Hazeret

Pour chaque question, le premier qui trouve un mot qui répond à la question et qui commence par la lettre de la semaine, a gagné.

5. ‘Hazeret (laitue ou endives)

6.‘Harossèt

7. Oeuf dur

8. Bol d’eau salée

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder 1

Quelque chose qu’on peut trouver dans une maison.

> lit, lampe, lavabo, lustre.

Quelque chose dans une cuisine.

QUANTITÉS

Un animal.

> lait, louche, lave-vaisselle, légumes.

OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR

> lion, loup, lapin, lézard, lama.

Une partie du corps.

> langue, lèvres, lombaires.

Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun

Une grande ville connue dans le monde.

> Londres, Lisbonne, Lyon, Lille, Los Angeles.

MAROR

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main

Un objet qu’on utilise pour mieux voir.

Etapes du Séder

> loupe, lunettes, lentilles de contact.

Une chose qu’on peut oublier à la maison et regretter aussitôt.

> livre de classe, liste de courses.

Bold

UNE FAMILLE EN OR 3

(jeu d’intuition)

Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.

Cite une chose qui fait rire immédiatement.

Une blague.

Une chute / quelqu’un qui tombe.

Une grimace.

Un fou rire contagieux.

Un bruit drôle.

JEUX EN VRAC

Cite un pays d’Afrique où les gens parlent le français comme langue officielle.

Le Sénégal.

La Côte d’Ivoire.

Le Cameroun.

Le Gabon.

Le Bénin / Le Mali.

Termine la blague : Dis maman, demande Toto, tu as la mémoire des visages ?

– Oui, je crois, Toto. Pourquoi ?

– Parce que je viens de casser… Question : Qu’est-ce que toto a cassé ?

> ton miroir !

Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ?

• Je sers à jouer ou à payer.

> La carte.

• Je peux sortir du four… ou faire surgir un tour.

> La baguette.

La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :

1. Mini-déménageuse hyper organisée.

> La fourmi.

2. Fruit qui sourit avant d’être mangé.

> La banane.

Cite un pays connu pour ses pyramides.

L’Égypte.

Le Mexique.

Le Pérou.

Le Soudan.

Le Guatemala.

3. Combien de km/h peut atteindre une Formule 1 en course ?

> 360 km/h.

À peu près

Combien de km/h peut atteindre une Formule 1 en course?

> 360 km/h.

DANS LE BON ORDRE

JEUX

Classe ces tessitures de voix de la plus grave à la plus aiguë :

• Ténor. Basse. Alto. Baryton. Soprano. Mezzo-soprano.

> Basse. Baryton. Ténor. Alto. Mezzo-soprano. Soprano.

HALAKHA QUIZ

Plus ou moins

Une corde à sauter est plus ou moins longue qu’un vélo

Réponse : : Corde à sauter : jusqu’à 3m. Vélo : 1,60 m à 1,85 m de long d’un bout à l’autre des roues

L’intrus

Quel est l’intrus dans cette liste ? Cône. Pyramide. Sphère. Cylindre. Losange.

Réponse : : Ce sont tous des mammifères marins (ils respirent de l’air et allaitent leurs petits), sauf le saumon, qui est un poisson.

Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.

À la vue de quels animaux récite t-on la bénédiction

“Méchané Habriot” ?

1. Le singe.

2. L’éléphant.

3. Le chameau.

Réponses : 1 et 2 3

Quel problème peut-on rencontrer avec les sushis ?

Le mélange entre le riz et le poisson.

2. Manger avec des baguettes.

3. La feuille d’algue, qui serait remplie d’insectes.

Réponse : 3

Pourquoi avoir choisi des animaux pour ce premier voyage ? Les passagers de la ferme 4

Énigme : En 1783, pour le tout premier vol d’une montgolfière, les frères Montgolfier installent un mouton, un canard et un coq dans la nacelle. Le roi Louis XVI et toute la cour regardent le ballon s’envoler.

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.

Pour tester la survie en altitude ! À l’époque, on pensait que l’air était irrespirable là-haut.

Réponse de la semaine dernière

La réponse, la semaine prochaine !

Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box

Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche

Point de côté.
Indice : Joli coup.

Le chat qui aimait la Torah

Ce chat viendrait de si loin, chaque vendredi soir, pour "assister" au cours du Roch Yéchiva ?! L'histoire paraît invraisemblable...

Nous sommes au début des années 1990, un soir de Chabbath à la Yéchiva Or Saméa’h, une institution de Torah anglophone fondée il y a un demi-siècle à Jérusalem. Les étudiants qui la fréquentent viennent du monde entier, ils ont souvent fait des études universitaires et souhaitent découvrir ou redécouvrir leur judaïsme avant d’entrer dans la vie active.

Un soir, alors que le Roch Yéchiva monte sur l’estrade pour son traditionnel discours sur la Paracha de la semaine, un chat entre dans la salle. Les étudiants, étonnés, se lèvent pour tenter de le faire sortir sans l’effrayer, sans y parvenir. L’animal s’installe paisiblement dans un coin du Beth Hamidrach comme s’il était chez lui. Le Roch Yéchiva fait signe de ne pas intervenir, le calme revient, et le cours peut enfin commencer. Pendant toute la durée de l’intervention, le chat reste immobile et silencieux, mais aussitôt le discours terminé, il se redresse et se faufile rapidement vers la sortie...

Chat Torah

discrètement le chat dans les rues de Jérusalem. La "filature" dure bien une demi-heure, l’animal traverse de nombreuses rues, indifférent à tout, jusqu’au quartier de Na’hlaot, près du célèbre Chouk Ma’hané Yéhouda. Puis il saute sur un balcon et disparaît.

Les deux garçons se regardent, ébaubis. Ce chat viendrait de si loin, chaque vendredi soir, pour "assister" au cours du Roch Yéchiva ?! L’histoire paraît invraisemblable, et pourtant ils en ont été les témoins directs. Ils sentent qu’il leur échappe quelque chose d’essentiel dans toute cette affaire.

Rav Kadouri à la Yéchiva !

À la sortie de Chabbath, ils se rendent sans attendre chez Rav Its’hak Kadouri, géant de la Kabbale qui nous a quittés il y a 20 ans. Après avoir écouté leur récit avec attention, le Rav leur répond simplement : "Je viendrai prier dans votre Yéchiva le Chabbath prochain, à condition que pas un seul étudiant ne manque à la prière."

Le vendredi suivant, au moment précis où le Roch Yéchiva s’apprête à prendre la parole, le fameux chat entre et s’installe dans le même coin, comme s’il se préparait à écouter. Un étudiant se lève pour le chasser, mais d’autres s’interposent aussitôt. Et le félin ne bouge pas de tout le cours.

Deux jeunes étudiants, convaincus qu’il y a là quelque chose de mystérieux, décident de mener l’enquête. À la fin du discours, ils suivent

La nouvelle se répand comme une traînée de poudre : l’immense Mékoubal vient en personne pour Kabbalat Chabbath et ‘Arvit ! Chabbath arrive, tout le monde est là, la grande salle est pleine. Tous les regards oscillent entre le Roch Yéchiva qui va monter à la Téva, Rav Kadouri assis dans l’assemblée, et la fenêtre par laquelle le chat est censé apparaître. Chacun retient son souffle.

Dès que le Roch Yéchiva s’approche de l’estrade, la scène se reproduit pour la troisième fois : le

chat entre et s’installe dans son coin, dans la même posture que les semaines précédentes.

Rav Kadouri fait simplement signe au Roch Yéchiva de commencer sa Dracha.

À la fin du discours, Rav Kadouri prend la parole : "Je demande à chaque personne dont un proche parent est décédé cette année de se lever et de réciter le Kaddich."

Quelques jeunes hommes se lèvent. Le Kaddich est récité avec une intensité particulière, chacun sent que quelque chose d’important est en train de se jouer, sans savoir quoi exactement.

Les étudiants sont bouche bée. Rav Kadouri, sentant la nécessité d’ancrer cette leçon, leur raconte alors une autre histoire.

"Je demande à chaque personne dont un proche parent est décédé cette année de se lever et de réciter le Kaddich".

Survient alors un événement surnaturel : le chat bondit vers le centre de la salle puis retombe sur le sol, mourant sur le coup. Sidération générale.

Rav Kadouri entre dans une petite pièce adjacente et convoque un par un chaque jeune homme qui s’est levé pour le Kaddich. Puis il ressort et annonce : "L’enquête est résolue."

Une cruauté pas réparée

Il explique alors que l’un des élèves a grandi sans père. À sa naissance, le père avait quitté le foyer avec une grande cruauté, laissant la mère seule et sans aucune ressource. En grandissant, le fils s’était forgé une conviction : il ne ferait rien pour cet homme-là. Lorsqu’il apprit récemment sa mort, sa décision était prise, pas de Kaddich. Mais quand Rav Kadouri avait demandé que l’on se lève, le jeune homme avait obéi au Tsadik, malgré tout.

Il avait également précisé que son père habitait à Na’hlaot, à l’endroit exact où le chat avait disparu la semaine précédente. Tout indiquait que le père était revenu sous cette forme pour réparer ses actes, et mériter enfin le Kaddich de ce fils qu’il avait abandonné.

Au 18e siècle, à la Yéchiva de Volozhin, en actuelle Biélorussie, un jeune étudiant décède prématurément. Quelques jours après l’enterrement, le grand Rav ‘Haïm de Volozhin aperçoit dans les couloirs une apparition qui le foudroie de surprise : le jeune défunt en personne.

"Comment se fait-il que tu sois là ?", demande le Rav, la voix tremblante.

Le revenant explique : "Un jour, il me manquait sept centimes pour payer un voyage. Une dame me les a prêtés. J’avais demandé à un ami de la Yéchiva de la rembourser en attendant que je puisse le faire moi-même, mais j’ai complètement oublié, et je suis décédé brutalement peu après. À mon arrivée dans le ‘Olam Haémet, le monde de vérité, il m’a été demandé de redescendre ici pour régler cette dette."

Rav Kadouri conclut en s’adressant à la jeune assemblée : dans notre monde, il y a une justice et un Juge. Les gens s’imaginent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent et qu’à leur mort, tout sera en ordre. Il n’en est rien. La loi du monde de vérité est d’une exactitude absolue, sans la moindre approximation.

C’est ici, de notre vivant, que tout peut encore être réparé. Il faut se souvenir de ses actes et de ses promesses : demander pardon, rendre l’argent emprunté, corriger tout ce dont on se souvient, sans attendre Roch Hachana ou Kippour : la correction doit être constante. Le Saint, béni soit-Il, gouverne le monde avec bonté et miséricorde, mais n’oublions jamais qu’Il est aussi un Juge.

FLASH CHABBATH

Une perle sur la Paracha

On vieillit !

"À 50 ans, il cessera de servir et ne travaillera plus." (Bamidbar 8, 25)

Pourquoi les Léviim doivent-ils quitter leur fonction à l’âge de 50 ans ? Parce qu’à cet âge-là, l’homme commence à faiblir, et donc les Léviim ne peuvent plus supporter le poids du travail.

Le ‘Hafets ‘Haïm explique que, lorsqu’un homme atteint un certain âge, il doit davantage travailler sur son service divin, car il est proche de quitter ce monde-ci. C’est pourquoi il doit accentuer ses efforts sur le monde futur en se renforçant dans l’étude de la Torah, des Mitsvot, la Téfila et les bonnes actions.

Rabbi ‘Haïm Itskovitz de Volozhin

Ce Chabbath 14 Sivan (30/05/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rav ‘Haïm Itskovitz, plus connu sous le nom de Rabbi ‘Haïm de Volozhin.

Illustre disciple du Gaon de Vilna, il vécut au 18e et 19e siècles en Biélorussie et créa la Yéchiva Ets ‘Haïm, connu comme la Yéchiva de Volozhin.

Il est notamment connu pour avoir écrit le Néfech ha’Haïm, "l’âme de la vie", une œuvre majeure sur les secrets de la prière et l’importance de l’étude, dont le but est "d’inspirer la crainte du Ciel dans le cœur de ceux qui cherchent la voie de D.ieu."

Ce livre bouleversa nombre de philosophes, au rang desquels Emmanuel Levinas.

N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !

Quelle bénédiction sur du schnitzel ?

Boré Miné Mézonot si la chapelure a pour but de donner du goût ou de rassasier (cas le plus courant), ou Chéhakol si le but est que la viande ne colle pas à la poêle ou soit ramollie. (Or Létsion II, 14-19) Halakha x

Avant consommation, on récitera Boré Péri Haadama et après la consommation celle de Boré Néfachot. Quelle bénédiction sur les céréales Smacks ?

Cachériser une cuillère en bois, possible ?

Oui pour les Séfarades : a/ Attendre 24h après utilisation ; b/ Faire bouillir de l’eau dans une casserole ; c/ Introduire la cuillère pendant que l’eau bout. Interdit pour les Ashkénazes. (Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 451)

Les lois du langage

Allez, dis-moi !

Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que lorsque le Lachon Hara’ est formulé par deux personnes ou plus, la faute est plus grave encore, étant donné qu’une information rapportée par plusieurs individus semble plus véridique.

RÉFLEXION par Binyamin Tagger

Nazir ? Un choix à risque !

Dans un monde qui le confronte et peut l’aliéner à toutes sortes de sollicitations, dépendances et divertissements, la Torah valide et même valorise le fait que l’homme puisse ressentir par moments le besoin légitime d’un retrait volontaire.

Rabbi David Cohen était un personnage étonnant, dans le paysage déjà pittoresque et constamment en mouvement de la Jérusalem du XXe siècle : né en 1887 en Lituanie, élève de prestigieuses institutions telles la Yéchiva de Slobodka, il s’était ensuite tourné vers certaines universités allemandes et suisses, dans une quête des racines de la sagesse et de la mystique humaines.

C’est justement en Suisse qu’il fit la connaissance, en 1915, du Rav Avraham Its’hak Kook : rencontre pour lui décisive, et il le suivra dès lors jusqu’en Erets Israël, comme l’un de ses plus proches disciples.

Rabbi David Cohen fit grande impression à Jérusalem, où l’on ne tarda pas à le surnommer "le Nazir" : il s’était en effet engagé dans une vie particulièrement austère et ascétique, marquée par des jeûnes et même de longs "jeûnes de la parole" ; sans avoir pu faire explicitement vœu de Nazir, il s’abstenait de vin et de tous les produits de la vigne ; il ne taillait pas non plus ni ses cheveux ni sa barbe.

Nazir, il est de fait que le Rav David Cohen aura redonné une sorte d’actualité à cette notion illustrée dans les temps bibliques par le vaillant Chimchon (Samson), mais devenue caduque avec la disparition du second Beth Hamikdach, il y a près de deux mille ans.

Quelle pertinence alors pour nous, aujourd’hui, des lois du Nazir que la Torah nous enseigne dans la Paracha de Nasso ?

L’aspiration spirituelle du Nazir

Il semble que, dans notre monde en perte de repères et de valeurs, marqué par l’abondance, le superflu et les multiples tentations et sollicitations d’une matérialité souvent agressive et dominatrice, le naziréat nous ouvre justement des champs de réflexion profonde quant à la recherche de l’élévation spirituelle et d’une vie de sainteté, quant au rapport au corps et à ses désirs, l’apprentissage nécessaire de la maîtrise de soi et des vertus de l’abstinence, les liens complexes de l’individu et de la société…

Il quitta ce monde en 1972, entouré d’un respect général tinté d’admiration pour son désir sans compromis d’élévation spirituelle, même si certains ne se privaient pas d’émettre les plus grandes réserves quant à la voie extrême dans laquelle il s’était engagé.

Quoiqu’il en soit, et malgré l’impossibilité de respecter de nos jours tous les engagements que doit assumer, selon la loi de la Torah, toute personne désireuse d’adopter le statut de

Sans entrer ici dans les détails du naziréat et du lien établi par les Sages avec le spectacle dissuasif du dérèglement des mœurs, on pourra alors tracer quelques grandes lignes inspiratrices :

Le "chemin de rectitude" et l’élévation spirituelle ne sont pas réservés à une élite, tout Juif qui y aspire peut à tout moment en faire le choix.

La maîtrise des désirs est déjà en soi un chemin spirituel.

Car quand le Nazir se prive de vin et des produits de la vigne, il se détourne certes d’une source de réjouissance et de sociabilité, mais il évite aussi la perte potentielle de toute maîtrise de soi, de ce qui fait la dignité d’un homme. Il se permet d’expérimenter une forme de liberté intérieure, où certaines renonciations volontaires s’avèrent être la clé d’une clarification de l’âme. Et quand le Nazir s’interdit la coupe des cheveux, il renonce certes à une certaine image de soi, mais il s’impose en revanche un rapport nouveau et intime à l’énergie vitale non domestiquée qu’ils représentent.

Quand il s’interdit de se rendre impur dans la proximité avec un proche décédé, il met bien sûr entre parenthèses le désir ou le besoin naturel de sociabilité, mais il apprend également les vertus d’une dose de solitude et de silence, dans le retrait de la société.

Le véritable défi de l’homme

Et pourtant, au terme de la période ascétique que cet homme se sera imposé, mû par une profonde aspiration à élever et enrichir son monde spirituel intérieur, il lui faudra sans tarder reprendre le cours d’une vie sociale normale et, chose a priori étonnante, apporter un sacrifice d’expiation !

Ce devoir d’expiation, pour étonnant qu’il puisse paraître en conclusion d’une enthousiasmante période d’élévation spirituelle, nous permet cependant de mieux comprendre les enjeux du naziréat : dans un monde qui le confronte et peut l’aliéner à toutes sortes de sollicitations, dépendances et divertissements, la Torah valide et même valorise le fait que l’homme puisse ressentir par moments le besoin légitime d’un retrait volontaire, afin d’expérimenter et de se ressourcer à des moments précieux d’introspection, de retour sur soi, de pureté et d’authentique intensité spirituelle.

Elle vient cependant imposer immédiatement des limites et des conditions à une aspiration certes née d'un besoin humain d'élévation, mais susceptible de se dégrader dans une mystique malsaine et des excès ascétiques.

Les yeux tournés vers les hauteurs spirituelles, l’homme en effet ne doit pas oublier quel est son véritable défi : faire son chemin de droiture et de sainteté dans le monde matériel qui est le nôtre, au sein de la société des hommes, et même à son service. Voilà pourquoi, après s’être volontairement privé des douceurs et bienfaits offerts dans le monde de la Création divine, il lui faudra apporter sa propre offrande d’expiation, pour s’en être détourné. L’élan ascétique du Nazir est un moyen légitime pour chercher à s’extraire des pesanteurs humaines, pour s’élever dans les voies de la Torah, mais il ne peut devenir une fin en soi.

Binyamin Tagger

Si l’homme se blesse, par exemple en se cassant le pied, il peut regretter d’avoir pris ce chemin, persuadé qu’une autre route aurait évité l’accident. Mais il doit méditer continuellement que tout est dirigé d’EnHaut et que rien n’arrive sans la Volonté divine.

La lumière qui ne s’éteint jamais

Au début de la Parachat Beha’alotekha, Hachem ordonne à Aharon d’allumer chaque jour la Ménora du Michkan. Portant, la Torah n’utilise pas le verbe “allumer”, mais “élever” : “Beha’alotekha”. Rachi explique que le Cohen devait tenir la flamme jusqu’à ce qu’elle monte d’ellemême, de façon stable et autonome. Mais pourquoi employer un terme aussi particulier ? Et surtout, pourquoi fallait-il une lumière dans le Temple ? Le Créateur du soleil, de la lune et des étoiles avait-Il besoin que l’homme éclaire Sa demeure avec quelques flammes ?

change : ce même objet devient une source de lumière. C’est exactement le rôle des Mitsvot. Lorsqu’un homme utilise un objet matériel pour accomplir la volonté de Hachem, il transforme la matière ellemême en lumière spirituelle.

Le Sfat Emet va encore plus loin. Chaque élément de la création contient une étincelle de spiritualité. Les Mitsvot ont justement pour mission de révéler cette lumière cachée. La Torah ne demande donc pas à l’homme de fuir le monde matériel, mais de l’élever.

Le Midrach répond : “Ce n’est pas pour Moi que Je vous ai demandé cela, mais pour vous.” La lumière de la Ménora n’était pas destinée à éclairer le Beth Hamikdach. Elle venait éclairer l’homme lui-même.

Le roi Chlomo écrit dans Michlé : “La Mitsva est une bougie et la Torah est une lumière.” Le Sfat Emet explique que la Torah représente une lumière spirituelle immense, abstraite et invisible. La Mitsva, elle, est le récipient concret qui permet à cette lumière d’apparaître dans le monde matériel.

La Torah ne demande donc pas à l’homme de fuir le monde matériel, mais de l’élever.

Mais la dimension la plus bouleversante de la Ménora concerne le Ner Hama’aravi, la flamme occidentale. La Guemara enseigne qu’elle brûlait miraculeusement plus longtemps que les autres. Même lorsque toutes les flammes s’éteignaient, celleci continuait à éclairer. Elle symbolisait la Présence divine qui ne quitte jamais Israël.

Une bougie, avant d’être allumée, n’est qu’un simple objet fait d’huile, d’une mèche et d’un récipient de terre. Rien d’extraordinaire. Mais au moment où la flamme apparaît, tout

C’est peut-être cela, le véritable message de la Ménora. Le Beth Hamikdach a été détruit, mais la lumière, elle, n’a jamais disparu. Elle continue à vivre à travers les Mitsvot, l’étude de la Torah et l’âme de chaque Juif. Comme le dit le verset : “L’âme de l’homme est la flamme de D.ieu.”

Rav Mickael Cohen, Rabbin de Villiers-le-Bel (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)

Parachat Béhaalotékha par Michaël Lumbroso

Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

La Manne ne prenait pas le goût de ce fruit juteux et sucré, gros comme un ballon.

(pastèque)

Celui qui n'a pas eu la possibilité de faire le Korban Pessa'h - car il se trouvait à cette distance - aura une seconde chance.

chemin loin)

Elles servaient à donner des instructions de rassemblement ou de départ de l'Assemblée d'Israël.

Ni le goût de ce légume, qui lorsqu'on l'épluche fait pleurer.

(oignons)

D'habitude le nom d'une des tribus, dans notre Paracha, c'est à cette graine que la Manne ressemblait.

Moché s'est étonné de la possibilité de nourrir les 600.000 Bné Israël avec de la viande pendant un mois, alors Hachem lui a fait cette remarque

La Manne tombait sur une couche de ... et en était recouverte d'une autre couche.

Des gens qui étaient impurs et donc qui n'ont pas pu faire le sacrifice pascal ont quand même été voir Moché pour exprimer leur déception et ont formulé cette question

serait-on lésé)

Ce que les Bné Israël ont fait sur les Léviim, et ce qu'ont fait par la suite les Léviim sur la tête de leur taureau.

La Ménora a été sculptée à partir d'un seul bloc d'... massif.

Dans notre Paracha, c'est cet adjectif qui qualifie la femme de Moché. Eldad et Medad ont prophétisé que Moché allait mourir et que c'est ... qui allait faire rentrer le peuple en Israël.

Elle est devenue une référence de l'interdiction de dire du Lachon Hara’ (médisance).

Personne au monde n'atteindra ce niveau qualité de Moché

Rabbénou

Si jamais il vient faire la guerre contre les Bné Israël, ces derniers devront sonner les trompettes.

(noire/belle)

Aharon a reçu des instructions bien précises sur comment allumer celles de la Ménora.

(bougies)

Comme Hachem pouvait se révéler de cette manière à Moché, il a bien fait de se séparer de sa femme pour être tout le temps prêt.

Certains ramassaient la Manne puis la cuisaient dedans.

Hachem a dit à Moché de rassembler ce nombre d'Anciens afin qu'ils l'assistent dans la gestion du peuple juif.

D'autres la broyaient avec ça.

En fonction du son des trompettes, une ... ou une ... , le message était différent.

par Rav Avraham Kadoch

La Brit Mila face aux nouvelles restrictions en Europe : réflexion

sur une responsabilité collective

Pour beaucoup de Juifs à travers le monde, ces événements sont vécus comme un signal inquiétant. Mais au-delà de cette réalité, et en tant qu’hommes de foi, une question difficile doit aussi être posée avec honnêteté : ne portons-nous pas également une part de responsabilité ?

Dans la prière qui précède l’accomplissement de la Brit Mila, le Mohel prie pour qu’aucun décret ne vienne empêcher cet acte saint transmis depuis Avraham Avinou. Depuis des générations, la circoncision rituelle juive a souvent été présentée comme un sujet “controversé”, alors qu’elle fut bien souvent la cible d’un antisémitisme déguisé sous des arguments culturels, sanitaires ou politiques.

La Brit Mila menacée

Ces dernières années, plusieurs pays d’Europe ont vu apparaître des débats, des enquêtes judiciaires et des tentatives de restrictions concernant la Brit Mila. En Belgique, des Mohalim ont été poursuivis pour exercice illégal de la médecine. En Scandinavie, certains responsables politiques ont demandé l’interdiction de la circoncision sur mineurs. Dans d’autres pays, des exigences médicales toujours plus strictes ont été imposées.

Pour beaucoup de Juifs à travers le monde, ces événements sont vécus comme un signal inquiétant. La Brit Mila n’est pas un simple acte culturel ou une tradition secondaire. Elle constitue l’un des fondements mêmes de l’identité juive, l’Alliance éternelle entre Hachem et Son peuple. Toucher à la Brit Mila revient, d’une certaine manière, à toucher au cœur même du judaïsme.

Mais il serait, je pense, erroné de ne voir dans cette situation qu’une attaque extérieure. Et il est vrai qu’il existe parfois derrière

certains discours une hostilité profonde envers les traditions religieuses juives. Sous couvert de modernité, de droits de l’enfant ou de considérations idéologiques, certains cherchent en réalité à effacer progressivement toute expression religieuse forte de l’espace public européen.

Mais au-delà de cette réalité, et en tant qu’hommes de foi, une question difficile doit aussi être posée avec honnêteté : ne portons-nous pas également une part de responsabilité ?

Une médicalisation dangereuse

Dans notre tradition, il ne peut exister de décret sans raison spirituelle. Lorsque le peuple juif agit conformément à la Volonté divine, Hachem protège Ses Mitsvot. Cela oblige donc chacun à une introspection sincère. Peut-être avons-nous, parfois inconsciemment, affaibli la dimension sacrée de la Brit Mila elle-même ?

L’un des problèmes majeurs de ces dernières décennies est la médicalisation progressive de la circoncision rituelle. Dans de nombreux endroits, la Brit Mila a commencé à être présentée comme un acte principalement médical plutôt que comme un acte de sainteté. Bien entendu, l’hygiène, la sécurité et le professionnalisme sont indispensables. Aucun Mohel sérieux ne peut négliger ces aspects. Cependant, lorsque l’on transforme progressivement la Brit Mila en simple procédure médicale, on ouvre soi-même la porte à une redéfinition complète de l’acte.

Car si la Brit Mila devient uniquement un acte médical, alors les États peuvent immédiatement prétendre qu’elle doit être réservée exclusivement aux médecins, aux hôpitaux et aux structures sanitaires officielles. C’est précisément ce que l’on voit aujourd’hui apparaître dans plusieurs pays européens. En voulant parfois rassurer le monde moderne ou obtenir une forme de reconnaissance institutionnelle, certains ont involontairement donné des arguments à ceux qui souhaitent contrôler ou limiter cet acte traditionnel fondamental.

Or, la Brit Mila n’a jamais été fondée sur la médecine — sinon Hachem Lui-même nous aurait demandé de la pratiquer par les meilleurs médecins !

Elle repose plutôt sur une transmission spirituelle remontant à des millénaires. Le Mohel n’est pas simplement un technicien. Il est le dépositaire d’une mission sacrée, accomplie selon des règles précises de Halakha, de pureté et de crainte du Ciel afin de faire entrer le nourrisson dans les portes de la sainteté pour lui assurer sa protection divine au travers de cette Alliance sacrée.

de sa protection spirituelle. Nos Sages nous enseignent que la force du peuple juif réside précisément dans sa fidélité à la Torah, même lorsque le monde extérieur ne comprend pas toujours ses commandements.

Pour une responsabilité collective

Aujourd’hui, le danger est réel. Si les responsables communautaires ne prennent pas conscience de l’importance de préserver la sainteté intégrale de la Brit Mila, les restrictions risquent de se multiplier dans les années à venir. Ce qui commence par des exigences administratives peut rapidement évoluer vers des limitations beaucoup plus graves.

Dans notre tradition, il ne peut exister de décret sans raison spirituelle. Lorsque le peuple juif agit conformément à la Volonté divine,
Hachem protège

Ses Mitsvot.

La réponse ne doit cependant pas être la peur ou la colère. Elle doit être le renforcement. Renforcement de la Halakha. Renforcement de la formation sérieuse des Mohalim. Renforcement de la conscience spirituelle autour de cette Mitsva. Renforcement également de l’unité communautaire afin de défendre la Brit Mila avec dignité, intelligence et fidélité à la tradition.

Une circoncision "politiquement correcte" ?

Un second problème est apparu sous la pression du "politiquement correct" et de certaines influences modernes. Par crainte des critiques extérieures ou afin de rendre la pratique plus "acceptable" aux yeux du monde contemporain, certains ont parfois cherché à modifier ou minimiser certaines étapes traditionnelles de la Brit Mila. Là encore, cela constitue un danger spirituel considérable.

Lorsqu’un acte sacré est progressivement vidé de sa profondeur pour satisfaire les attentes idéologiques du moment, il perd une partie

La Brit Mila a traversé les empires, les persécutions, les exils et les interdictions. Des générations de Juifs ont parfois risqué leur vie pour accomplir cette Alliance sacrée. Ce n’est donc pas uniquement une question juridique ou politique. C’est une question d’identité, de fidélité et de responsabilité collective.

Et peut-être que le véritable combat commence d’abord par notre capacité à redonner à la Brit Mila toute sa sainteté, toute sa pureté et toute sa place centrale dans la vie juive.

Rav Avraham Kadoch, Mohel et directeur de l’association WorldBrit

LE SAVIEZ VOUS

9 choses à savoir sur la bénédiction des Cohanim

Et si la bénédiction la plus puissante ne se trouvait pas à l’autre bout du monde, mais dans la synagogue de votre quartier ? Derrière ces quelques versets récités par les Cohanim se cachent des trésors de bienfaits…

Un jour, le Rav Steinman déclara : "Les gens viennent me voir pour me parler de leurs problèmes, ils demandent des bénédictions et sont même prêts à se déplacer à l’autre bout du monde à cet effet. Ignorent-ils donc qu’à la synagogue tout près de chez eux, est récitée chaque jour la bénédiction des Cohanim, dont l’efficacité est garantie par D.ieu en Personne ?!"

Voici 9 choses à savoir sur la Brakha des Cohanim.

1 C'est une Mitsva de la Torah

Elle est composée de trois versets, d’où son autre appellation, "la triple bénédiction".

La bénédiction est récitée lors de la reprise de la ‘Amida par l’officiant. Les Cohanim accomplissent alors la Mitsva d’étendre les paumes de leurs mains, leurs bras étendus en direction de l’assemblée. Mais ces versets servent de Brakha en d’autres occasions également, par exemple lors du Pidyon Haben, le rachat du premier-né.

2 Où elle prend sa source

"L’Eternel parla à Moché en ces termes : ‘Parle ainsi à Aharon et à ses fils. Voici comment vous

bénirez les enfants d’Israël, vous leur direz : Que l’Eternel te bénisse et te protège, que l’Eternel fasse rayonner Sa face sur toi et te soit bienveillant. Que l’Eternel dirige Son regard vers toi et t’accorde la paix ! Ils imprimeront ainsi Mon Nom sur les enfants d’Israël et Moi Je les bénirai’".

3 C'est D.ieu qui bénit Israël

Voici ce que rapporte le Midrach Tan’houma (Nasso 8) : "Lorsque les Bné Israël entendirent D.ieu dire : ‘Voici comment vous bénirez les enfants d’Israël’, l’assemblée d’Israël s’adressa à D.ieu : ‘Maître du monde ! Tu demandes aux Cohanim de nous bénir. Nous n’avons besoin que de Ta bénédiction, d’être bénis par Ta bouche, comme il est dit : ‘Jette un regard du haut des cieux, Ta sainte demeure, et bénis Ton peuple Israël.’’ Le Saint béni soit-Il leur répondit alors : ‘Bien que J’aie demandé aux Cohanim de vous bénir, Je suis parmi eux et vous bénis, comme il est dit : ‘Ils imprimeront ainsi Mon Nom sur les enfants d’Israël et Moi Je les bénirai’".

4 La Chékhina repose sur les Cohanim

On a pour usage de ne pas regarder les Cohanim au moment de la bénédiction, nos Sages ayant affirmé que toute personne qui regarde les Cohanim lors de la récitation de la Brakha voit

sa vision s’assombrir, car la Présence Divine repose alors sur les Cohanim. C’est pour cette raison que les Cohanim s’enveloppent d’un Talith et recouvrent leur visage et leurs mains. Certains pères présents dans l’assemblée recouvrent leurs fils du Talith pendant la Brakha.

5

C'est une Ségoula contre les mauvais rêves

La Guémara (Brakhot 55b) rapporte que si l’on est perturbé par un rêve que l’on a fait, on récitera à la synagogue le texte relatif aux mauvais rêves au moment où les Cohanim étendent leurs paumes, et on aura l’intention de finir sa prière en même temps que les Cohanim, pour que le Amen dit par l’assemblée serve également à sa prière.

Le Méiri explique que nos Sages ont choisi ce moment spécifiquement du fait que le public est le plus concentré, et cet Amen est récité avec plus de concentration que les autres Amen de la prière.

L’auteur du Torat ‘Haïm de Kassov donne une explication très belle aux propos de Yossef Hatsadik adressés aux ministres de Pharaon, lorsque ceux-ci lui demandèrent d’interpréter leurs rêves : "Les solutions sont entre les mains de D.ieu, relate-les moi, de grâce". Les termes de "Na Li", "à moi, de grâce", écrit le Torat ‘Haïm, forment en valeur numérique le terme de Amen, une allusion au Amen auquel on répond après la Brakha des Cohanim !

6 En Erets Israël, c'est tous les jours

Les jours ordinaires, la Brakha des Cohanim n’est récitée qu’à la prière du matin, à Cha’harit, et à Moussaf les jours où la prière de Moussaf est récitée. Les jours de jeûne, on récite également la bénédiction des Cohanim à Min’ha. A Yom Kippour, l’usage est de s’abstenir de réciter la Brakha des Cohanim à Min’ha, contrairement aux autres jeûnes, mais de la réciter uniquement à Né’ila.

Les Ashkénazes et les Séfarades d’Europe occidentale (à part à Amsterdam) ainsi que les ‘Habad suivent l’usage de réciter la Brakha des Cohanim uniquement pendant les fêtes et non pendant les jours de semaine, ni le Chabbath. La raison de cette coutume, qui vient annuler l’accomplissement d’une Mitsva, tient à ce que la vraie joie ne s’exprime que dans les fêtes, et on ne peut bénir le peuple en l’absence de joie.

7 Et s’il n’y a pas de Cohanim ?

En l’absence de Cohanim, l’officiant lit une brève introduction avant la Brakha, puis lit verset par verset la formulation de la bénédiction, et l’assemblée répond après chaque verset : "Ken Yéhi Ratson". C’est l’usage également lorsque la bénédiction des Cohanim n’est pas récitée, comme dans la maison d’un endeuillé ou dans les lieux où l’usage n’est pas de la réciter chaque jour. Lorsqu’un Miniyan se forme composé uniquement de Cohanim (comme c’est souvent le cas à Djerba !), tous montent sur l’estrade pour réciter la Brakha, et ce même s’il n’y a personne dans l’assemblée hormis eux pour bénéficier de leur Brakha ! "Qui bénissentils ?", s’interroge alors la Guémara, avant de répondre : "Leurs frères juifs affairés dans les champs" (Sota, 38b).

8

C'est une Ségoula pour se marier !

Rabbi 'Haïm Kaniewsky, à qui on avait demandé quelle était la meilleure Ségoula pour trouver son conjoint, avait répondu qu'il fallait se concentrer sur le terme "Vi'hounéka" ("qu'Il te fasse trouver grâce") ; en effet, il s'agit de trouver grâce à son futur conjoint !

9 Même les enfants en profitent !

D’après un usage courant, les pères bénissent (et dans certaines communautés - les mères) les enfants le soir de Chabbath et à Yom Kippour avec les versets de la Brakha des Cohanim. Dans certaines communautés, les parents récitent cette bénédiction avant que leurs enfants ne partent en voyage ou n’entreprennent quelque chose de nouveau.

FEMMES

COUPLE

“De toute façon, je m’en sortirai”

À force de préparer l’après, on oublie de se poser la seule vraie question : a-t-on vraiment tout fait pour sauver ce mariage ? Le divorce n’est pas interdit. Il est parfois nécessaire. Mais il ne devrait jamais être le plan A déguisé en plan B.

“La prestation compensatoire, plus la pension alimentaire, ça devrait tourner autour de 1 000 euros. Avec les allocations et les aides au logement, je devrais m’en sortir. Ric-rac, c’est sûr, et il faudra que je reprenne le travail sérieusement. Mais ça devrait aller.” Elle marque une pause. “De toute façon, ça fait déjà plusieurs mois que je fonctionne seule. Le matin, c’est moi. Le soir, c’est moi. Lui, il est au travail. Je ne lui demande rien. Alors franchement, le divorce ne changera pas grand-chose.”

Je l’écoute. Et je reconnais ce discours. Je l’ai entendu des dizaines de fois. Il annonce que quelque chose est en préparation.

prouve — d’abord à soi-même — qu’on peut vivre sans lui. Et une fois cette démonstration faite, la conclusion semble logique : “Alors pourquoi rester ?”

C’est une forme d’anesthésie émotionnelle. On ne ressent plus la douleur du couple parce qu’on ne s’y investit plus. On a déjà, mentalement, quitté la maison.

Mais cette logique a un problème fondamental : elle repose sur une illusion. "

Quand on s’entraîne à ne plus avoir besoin de l’autre

Ce que cette femme décrit, sans en avoir forcément conscience, c’est un processus mental très courant : au lieu de travailler sur le couple, on commence à travailler sur l’après. On efface progressivement l’autre de l’équation. On prend tout en charge, on s’organise, on

Mais cette logique a un problème fondamental : elle repose sur une illusion.

“Je fais déjà tout” — vraiment ?

Oui, peut-être qu’elle gère 80 à 90 % du foyer. C’est peut-être même vrai. Mais ce qu’on oublie dans ce calcul, c’est que ces 10 à 20 % restants — la facture qu’il règle, la panne de voiture qu’il gère, la présence physique qu’il représente pour les enfants même quand il rentre tard — elle devra les absorber aussi. Seule.

Et au-delà de la logistique, il y a quelque chose qu’aucun tableau Excel ne mesure : la stabilité d’un foyer. Deux salaires, c’est une sécurité

financière différente. Un père à la maison, même imparfait, c’est une présence que les enfants perçoivent, même s’ils ne la voient pas.

Les chiffres sur le papier… et la réalité

1 000 euros de pension. C’est ce qu’elle a calculé. C’est ce que le juge ordonnera peutêtre. Mais entre ce que le juge ordonne et ce qui arrive sur le compte en banque, il y a parfois un monde.

Les maris récalcitrants existent. Beaucoup. Des hommes qui, une fois la séparation actée, se retrouvent dans la colère, le ressentiment, ou simplement les difficultés financières — réelles ou arrangées. Ils versent en retard. Ils versent moins. Parfois ils ne versent plus du tout. Et elle, elle se retrouve à courir après, à relancer, à menacer d’huissier, à attendre — avec des enfants à nourrir et des factures qui, elles, n’attendent pas.

Ce scénario n’est pas l’exception. C’est une réalité que des milliers de femmes découvrent après coup, quand la vie réelle ne suit pas le scénario prévu.

Ce que les enfants ne diront pas tout de suite

On pense souvent que les enfants s’adaptent. Et c’est vrai — ils s’adaptent. Mais s’adapter n’est pas la même chose qu’aller bien.

Un foyer déstabilisé, c’est des repères qui bougent. C’est un enfant qui doit apprendre à vivre dans deux maisons, avec deux rythmes, deux règles, deux univers. C’est une maman plus fatiguée, plus tendue, parfois plus absente même quand elle est là. C’est une fragilité dans la construction identitaire — un sentiment diffus de ne pas être comme les autres, de porter quelque chose de lourd qu’on ne sait pas nommer.

Cette fragilité peut se manifester des années plus tard : des difficultés scolaires, des relations affectives compliquées à l’adolescence, une méfiance envers l’engagement. On ne peut pas anticiper comment elle se manifestera. Mais on sait qu’elle sera là.

Le deuxième mariage : la solution ou la complexité ?

Et si elle rencontre quelqu’un de bien ? Tout le monde le dit — il faut tourner la page, recommencer, être heureuse.

Ce qu’on dit moins, c’est que le deuxième mariage est structurellement l’un des défis les plus complexes de la vie adulte. Dans un premier mariage, l’enjeu est déjà de trouver comment deux personnes différentes apprennent à vivre ensemble. Dans un second mariage, il faut faire coexister deux histoires, deux familles, des enfants qui ne se sont pas choisis, un ex-conjoint qui reste présent, des loyautés divisées, des jalousies non dites. Les statistiques de divorce des deuxièmes mariages sont, partout dans le monde, plus élevées que celles des premiers.

Ce n’est pas une condamnation, mais une réalité à regarder en face.

La vraie question

A force de préparer l’après, on oublie de se poser la seule vraie question : a-t-on vraiment tout fait pour sauver ce mariage ?

Avec un professionnel. Avec l’honnêteté de dire ce qui ne va pas pour arranger, sans avoir déjà décidé de la conclusion.

La Torah nous enseigne : “La femme sage construit sa maison” (Michlé 14, 1). Construire ! Pas subir ni fuir — construire. Ce verset ne dit pas que c’est facile. Il dit que c’est un acte actif, volontaire, qui demande de l’intelligence et du courage. La femme sage ne calcule pas ce qu’elle gagnera à partir. Elle se demande d’abord ce qu’elle peut encore bâtir.

Le divorce n’est pas interdit. Il est parfois nécessaire. Mais il ne devrait jamais être le plan

A déguisé en plan B.

Avant de calculer ce qu’on gagnera à partir, il vaut la peine de regarder honnêtement ce qu’on perdra. Pas seulement soi. Nos enfants.

Fondatrice du Centre de la Famille Juive +972 55 500 57

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Comment était ta journée ?

Pour que votre enfant se confie à vous, il doit savoir que ce qu’il vous confiera sera reconnu et accepté. Chaque parent a son rôle à jouer pour favoriser l’échange avec son enfant en créant un climat propice autour de lui.

"Comment s’est passée ta journée ?", cette phrase vous l’avez sûrement déjà prononcée un bon nombre de fois à la sortie de l’école. Certains

sont curieux d’en apprendre plus sur leur enfant, d’autres sont convaincus qu’elle retombera à plat, comme d’habitude. Vaines tentatives ou maladresse de votre part ? Comment favoriser l’échange avec son enfant ?

1Accepter et reconnaitre les émotions de votre enfant

Pour que votre enfant se confie à vous, il doit savoir que ce qu’il vous confiera sera reconnu et accepté. Sinon il n’essaiera même pas.

Pour les plus petits, vous pouvez dire par exemple : "Je comprends, tu es en colère, ton jouet est cassé", au lieu de : "Ce n’est rien, ce n’est qu’un jouet" ; ou encore "Tu tapes du pied, j’ai l’impression que quelque chose te met en colère", au lieu de : "Arrête tout de suite avec tes caprices". Ici, il s’agit de reconnaître et d’accepter son enfant, avant de le blâmer et de le juger.

Plus grands, si votre adolescente vous dit : "Maman, je n’ai pas envie d’aller à cet endroit", évitez de lui répondre : "Comment ça, tu ne veux pas ? Tu devrais être heureuse, c’est super". Dites plutôt : "J’ai l’impression que tu as besoin de te retrouver un peu seule en ce moment".

Ainsi, vous adoptez une posture où vous évitez les jugements, les comparaisons… Vous ne niez pas ce que l’enfant ressent ni ne lui donnez de réponse toute faite. A la place, vous acceptez ce qu’il vous dépose et là où il en est.

Lorsqu’on écoute son enfant simplement pour le voir développer ses opinions, même lorsqu’elles divergent des nôtres (et vous n’y échapperez pas à l’adolescence !), cela renforce son sentiment d’être accepté. En le tirant vers le haut et en le félicitant pour chaque bonne chose plutôt qu’en l’acculant à chaque erreur, vous créez une atmosphère positive propice à un réel échange. S’il vous raconte une erreur qu’il a commise, ne vous énervez pas, mais félicitezle d’abord avoir eu la force de vous en parler et ensuite réprimandez-le justement. Vous valorisez ainsi qu’il se confie davantage. En lui faisant comprendre qu’il sera toujours gagnant à vous parler et que vous serez là pour l’aider et trouver des solutions à tout, il se sentira alors

en sécurité pour exprimer ses pensées et ses sentiments sans crainte de jugement.

2 Montrer l'exemple

On le sait sans vraiment le réaliser au quotidien mais l’enfant reproduit ce qu’il voit chez ses parents. Alors, observez-vous en tant que parent. Est-ce que l’un de vous est aussi d’un caractère plutôt renfermé, qui montre rarement ses sentiments et intériorise beaucoup ?

L’enfant est souvent le miroir du parent auquel il s’identifie… Essayez de vous travailler et de vous ouvrir. Par exemple, commencez par lui raconter votre journée, comment vous vous êtes senti, ce que vous avez fait, en adaptant bien sûr votre discours à son âge. Une autre occasion de montrer l’exemple, c’est aussi lorsque le couple parental communique devant ses enfants. En vivant un espace d’échange bienveillant, dans l’écoute et le respect mutuel de l’opinion de chacun, avec empathie pour l’autre conjoint, cela donne un exemple quotidien puissant qui

Bien gérer l’après Chabbath

Chabbath, on mange forcément différemment : plus de pain, plus de plats riches, plus de sucre parfois… et souvent moins d’eau, moins de mouvement, un rythme complètement différent de la semaine. Et dès dimanche matin, beaucoup ont la même sensation : ventre lourd, fatigue, rétention d’eau, envie de "compenser".

C’est souvent là que les mauvaises décisions commencent : ne plus manger, sauter des repas, ou au contraire continuer les excès tout le dimanche en se disant que c’est déjà fichu. Alors qu’en réalité, le corps n’a pas besoin de punition, il a besoin d’apaisement. Pour "éteindre le feu" du Chabbath :

• Bien s’hydrater dès samedi soir pour aider le corps à éliminer

• Revenir à des repas simples : légumes, protéines, aliments peu transformés

• Limiter le sucre et les produits très gras sur la journée

• Éviter de jeûner pour compenser les excès du Chabbath

• Bouger un peu : une marche peut déjà aider à relancer le corps

• Réduire les féculents au déjeuner et surtout au dîner (opter plutôt pour des légumineuses, pleines de fibres, de fer et de protéines)

Le but n’est pas "d’effacer" Chabbath. Le but, c’est d’aider le corps à retrouver son équilibre. Un Chabbath plus riche ne pose pas problème. Ce qui fatigue le corps, ce sont surtout les extrêmes et le manque de cadre derrière. Bien gérer son dimanche, c’est ce qui permet de repartir sur une bonne semaine, avec des bases saines.

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s’imprime en eux. Mais si vous montrez que vous vous faites sans cesse des reproches et cherchez la moindre erreur chez votre conjoint pour l’acculer, cela lui prouve au contraire qu’il n’y a pas d’échange véritable et qu’il vaut mieux se taire…

3 Être accessible

L’accessibilité se déploie dans notre attitude quotidienne. C’est-à-dire que si nous formulons des phrases telles que : "Tu peux tout me raconter", mais qu’au quotidien nous avons un comportement impulsif ou préoccupé par des milliers de problèmes, cela envoie un message contraire. Un enfant a besoin d’un espace de confiance pour se confier et non d’un espace rempli de tension.

Comment se montrer accessible malgré tout et surtout dans le rush et l’agitation du quotidien ?

A travers des moments d’attention et des pauses de qualité que l’on s’accorde avec son enfant. Nul besoin de quantité de moments, privilégiez la qualité d’un petit moment où on est présent pleinement (et pas en train de penser à la tâche qu’on doit reprendre juste après), c’est déjà bien mieux. Surtout lors des moments "critiques" le matin et le soir où nous pouvons parfois "bousculer" les enfants, les hâter etc… Ce sont les plus importants : la séparation et les retrouvailles sont des moments-clés dans lesquels notre qualité de présence les rassure et crée du lien.

Etre à l’écoute c’est d’abord être attentif et les observer au quotidien afin de pouvoir déceler des changements de comportement. Mais c’est aussi prendre le temps de nous intéresser à ce qu’ils aiment : votre fils peut vous parler des heures des Playmobil ? Alors intéressezvous à ce sujet que vous trouvez lassant. Votre adolescent a faim et vous réclame à manger ? Alors mobilisez-le pour préparer quelque chose avec vous. Ce sont tous ces moments où vous vous mettez à leur hauteur qui créent une atmosphère d’accessibilité. Et c’est à travers ces moments anodins que, l’air de rien, votre enfant vous parlera et se confiera… et vous n’aurez plus qu’à tendre l’oreille !

Ainsi, chaque parent a son rôle à jouer pour favoriser l’échange avec son enfant en créant un climat propice autour de lui. Car ce dialogue est primordial autant pour le protéger que pour lui apporter des bénéfices tout au long de sa vie, et ainsi venir enrichir le lien parent-enfant. Ce lien se construit avec lui depuis son plus jeune âge et à chaque instant.

Soyez des parents pour lesquels vos enfants diront, lorsqu’ils auront des soucis, "Je dois en parler avec mes parents" et non "S’ils le savent, je suis fichu !". Afin qu’ils vous considèrent comme un allié sur le chemin de leur vie.

Orilia Korchia, psychologue clinicienne

Montrer une photo de moi avant que je ne devienne pudique

Je suis entièrement Tsni’out (pudique) depuis presque 2 ans, mais au mariage de mon frère, je ne l’étais pas et ma robe n’était pas Tsni’out. Aujourd’hui, ma mère a décidé de faire louer cette même robe, mais la personne qui s’occupe de la location a besoin de la photo de cette robe portée.

Ma mère veut envoyer une photo de moi portant cette robe au moment où je n’étais pas encore Tsni’out. Y a-t-il un problème à ce qu’elle l’envoie ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

1. Si la robe n’est pas Tsni’out, il faut éviter de la louer afin d’éviter de venir en aide à une personne qui ne s’habillera pas conformément aux exigences de la Halakha

2. Montrer la photo à une femme, uniquement, n’est pas un grand problème.

Prier seul ou dans un Minyan "bof" ?

Mieux vaut-il prier dans un Minyan faible où les gens ne répondent pas toujours au Kaddich et où il y a pile dix hommes, ou prier seul ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Il n’y a aucun doute à ce sujet : il faut prier avec le Minyan en question même si certains des fidèles ignorent l’importance du Kaddich ou des autres parties de la prière. Le mérite de prier en Minyan (avec dix personnes au moins) ou de pouvoir répondre au Kaddich et à la Kédoucha, est d’une importance trop grande pour se priver de ces occasions.

Avec votre douceur et votre exemple personnel, vous finirez par influencer positivement les autres fidèles. Ils finiront, eux aussi, par prendre davantage conscience de l’importance de la Téfila et s’efforceront de se conformer plus sérieusement à la Halakha. (Talmud Brakhot 6a, 8a ; Maguen Avraham 15 sur Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 90 ; Iguerot Moché Ora’h ‘Haïm 2, 27).

Utiliser une pince à épiler pour un homme

Est-il permis pour un homme de prendre une pince à épiler pour enlever les poils de la barbe ? Le but est d’éviter d’utiliser une lame et d’avoir une taille soignée pour avoir un bon aspect au travail. J’ai entendu que, puisque les femmes ne le font pas (elles n’ont pas de barbe), ce ne serait pas ressembler à une femme de faire ainsi. Qu’en pensezvous ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Il est permis d’agir comme mentionné dans votre question, car les poils de la barbe ne sont pas arrachés à la racine par le biais d’une lame (Ta’ar). (Me’hkeré Erets 6 Yoré Déa 6 ; Véguila’h Hacohen 15 et 25) Il est interdit d’agir ainsi s’il s’agit des poils de la zone des Péot.

Est-ce que le pain vendu dans une boulangerie sans certification de Cacheroute officielle, où il y aurait un rabbin impliqué pour l’allumage du four (sans confirmation claire de son identité ni de supervision formelle), peut être considéré comme Cachère et permis à la consommation, sachant qu’il n’y a aucun produit carné (pas de viande ni de sandwichs), et que les ingrédients sont uniquement : eau de ville, farine T80 bio sans additifs, sel de Guérande et levain naturel ? Le levain est fait par un Juif, c’est pour cela qu’on appelle ça levain naturel : il est composé simplement d’eau et de farine de seigle.

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Dans ce domaine, mieux vaut ne pas laisser l’imagination du boulanger prendre trop d’initiatives sans supervision, sinon on finit parfois avec des surprises qui ne font pas très plaisir.

Personnellement, je pense qu’il faut se limiter à ce qui est effectivement vérifiable et sous une supervision effective (au moins de temps à autre). Récemment, nous avons été informés d’un cas où du pain vendu en boulangerie contenait des éléments totalement inattendus, ce qui rappelle que l’absence de contrôle effectif peut réserver de véritables surprises. À Paris et surtout en région parisienne (et en fait, en France et même à travers le monde), une grande partie de la communauté consomme du pain provenant de boulangeries non surveillées, mais, à mon avis, cela ne suffit pas à en établir la Cacheroute. Le simple fait de connaître la liste des ingrédients ne peut jamais garantir une consommation sans risque, car de nombreux paramètres peuvent entrer en jeu. Il s’agit là d’un avis personnel qui est le fruit de nombreuses expériences recueillies au fil des années : 1. Parfois, les boulangers ajoutent de la poudre de lait comme améliorant. À Amsterdam, par exemple, le pain est très souvent ‘Halavi. Donc, il est interdit à la consommation même si tous les autres ingrédients sont absolument Cachères. (Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 1 ,97)

2. Dans certaines boulangeries, le pain est cuit sur des plaques graissées. Les matières grasses sont assez souvent d’origine animale. Donc, strictement interdites.

3. Le boulanger peut cuire sur les mêmes supports des spécialités susceptibles de contenir des graisses animales ou des ingrédients laitiers : pains spéciaux, pizzas ou mini-pizzas au fromage ou à la viande, tourtes (aux lardons ou au fromage), baguettes viennoises ou pâtisseries.

4. Parfois, les restes de pâtisseries de la veille sont utilisés comme levain pour la fabrication du pain frais du jour. Ces pâtisseries contiennent des matières grasses interdites. (Liste du Consistoire de Paris de juillet 2025, rubriques "Pain boulanger" et "Pains industriel")

Conclusion : tant que vous n’êtes pas convaincu de la Cacheroute de ce que vous mettez en bouche, il faut s’abstenir.

LA PARACHA POUR LES ENFANTS

Pff, c’est toujours la même chose !

Les enfants, cette semaine, essayons de ne pas faire les Mitsvot par automatisme, mais avec plus de joie et de cœur.

L'HISTOIRE

Chabbath après-midi, des jeunes garçons jouent dans le parc près de la synagogue. À un moment, la maman de Nathan l’appelle depuis un banc : "Dans dix minutes, on rentre pour la Sé’ouda Chlichit."

Nathan souffle : "Encore une Sé’ouda…" Son ami Ariel lui dit : "Moi aussi, des fois j’ai la flemme.

C’est toujours pareil chaque

Chabbath…"

Les garçons recommencent à jouer. Quelques minutes plus tard, ils voient Chim’on, une personne âgée, sortir de la synagogue avec un grand sourire. Chaque semaine, à la même heure, il installe les livres, arrange les chaises et prépare la table pour la Sé’ouda Chlichit.

plus difficile, c’est de garder la joie même quand on les accomplit depuis des années. Quand on fait une Mitsva comme une habitude, c’est comme une lampe dont la lumière faiblit. Mais quand on remet du cœur dedans, elle se rallume comme une ampoule neuve."

Nathan reste silencieux et pendant la Sé’ouda Chlichit, il chante un peu plus fort que d’habitude. Cette fois, il essaie de penser à ce qu’il fait. En rentrant chez lui après Chabbath, il repense aux paroles de Chim’on.

Nathan comprend quelque chose : ce n’est pas la Mitsva qui change quelqu’un, c’est la façon dont toi, tu la fais.

Nathan lui demande : "Pourquoi vous faites ça avec autant de joie ? Ça fait des années que vous faites la même chose, vous n’êtes pas lassé ?"

Chim’on sourit : "Non ! Malgré la fatigue, je me rappelle chaque semaine que je fais une nouvelle Mitsva. Le plus difficile dans les Mitsvot, ce n’est pas de commencer. Le

L'ENSEIGNEMENT

La Torah dit qu’Aharon allumait la Ménora tous les jours dans le Michkan. Mais les Sages remarquent que même après de très nombreuses fois, Aharon allumait avec le même enthousiasme que le premier jour.

Au début, quand on commence quelque chose, on est souvent motivé : une nouvelle Mitsva, un nouveau cours, une bonne

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !

Est-ce qu’il t’arrive de faire certaines Mitsvot en mode "routine" ?

Comment peux-tu remettre un peu plus de cœur dans une Mitsva que tu fais souvent ?

habitude. Mais après quelque temps, on fait les choses sans y penser.

La Torah nous apprend justement la grandeur d’Aharon : réussir à garder énergie et joie même dans les choses du quotidien.

Réciter une Brakha, prier, aider à la maison, étudier… avec toujours plus d’entrain, même si on l’a déjà fait cent fois !

Nos maîtres montrent l’exemple

À Bné Brak vivait un immense maître de Torah : Rav Chakh. Malgré son âge et sa grandeur, ses élèves racontaient qu’il accomplissait les Mitsvot avec une fraîcheur étonnante, comme si c’était toujours la première fois.

Un matin très tôt, un élève arrive à la Yéchiva avant la Téfila Il pense être parmi les premiers, mais il aperçoit Rav Chakh déjà assis à sa place, son Talith soigneusement plié à ses côtés.

Alors que l’élève écoute attentivement, Rav Chakh prend ses Téfilin dans les mains et dit : "Imagine qu’Hachem t’offre chaque matin un trésor immense. Est-ce que tu le recevrais sans joie parce que tu l’as déjà reçu hier ?"

Le Rav se prépare à mettre ses Téfilin. L’élève observe discrètement. Rav Chakh les embrasse avec émotion, les regarde quelques secondes, puis les met lentement, avec concentration.

L’élève est surpris. Rav Chakh a déjà mis les Téfilin des milliers de fois dans sa vie. Pourtant, il agit avec autant d’attention qu’un jeune garçon qui les mettrait pour la première fois.

Après la Téfila, l’élève ose lui demander : "Rabbi, comment faites-vous pour garder autant d’émotion dans une Mitsva que vous faites tous les jours ?"

Rav Chakh le regarde et répond : "Justement parce que je la fais tous les jours !"

L’élève ne comprend pas, alors le Rav explique : "Le Yétser Hara’ essaie de transformer les Mitsvot en habitude vide. Il veut que l’on fasse les choses sans réfléchir, sans cœur. Mais une Mitsva n’est jamais la même. Chaque jour, Hachem nous redonne une nouvelle occasion de nous rapprocher de Lui, par l’intermédiaire de Ses commandements."

Le garçon fait signe de la tête que non, le Rav sourit : "Alors, pourquoi une Mitsva devraitelle s’user dans ton cœur ?"

Des années plus tard, cet élève raconte encore cette anecdote qui l’a touchée. Ce qui l’a le plus marqué, ce n’est pas seulement la grandeur de Rav Chakh, mais la manière dont il vivait chaque Mitsva avec enthousiasme.

Grâce à lui, on comprend une grande leçon : le plus difficile n’est pas toujours de commencer une Mitsva, mais de continuer à la faire avec joie, même après des années ; en somme, comme Aharon dans notre Paracha, qui allumait la Ménora chaque jour avec le même enthousiasme.

Même vous, les enfants, pouvez déjà vivre cela : dire une bénédiction avec attention, répondre Amen avec énergie, ou faire une Mitsva avec un peu plus de cœur que la veille.

L'exercice de la semaine

Les enfants, cette semaine, choisissez une bonne action que vous faites souvent, une bénédiction, la Téfila, aider à la maison... puis essayez de la faire avec un peu plus de joie et d’attention, comme si c’était la première fois.

Verrines mousse chocolat et spéculoos

Ingrédients

• 200 g de chocolat noir

Un dessert gourmand et facile à préparer, où la douceur de la mousse au chocolat rencontre le croquant parfumé des spéculoos. À servir bien frais. Pour 6 verrines

• 400 ml de crème liquide entière bien froide

• 2 cuil. à soupe de sucre

• 8 spéculoos émiettés

• Quelques copeaux de chocolat pour la décoration

Préparation : 15 min

Cuisson : 5 min

Repos : 2 h

Difficulté : facile

Réalisation

- Faites fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-ondes, puis laissez-le tiédir légèrement.

- Montez la crème liquide bien froide avec le sucre, jusqu’à obtenir une chantilly légère.

- Incorporez délicatement le chocolat fondu à la crème fouettée, à l’aide d’une spatule, pour garder une texture aérienne.

- Répartissez les spéculoos émiettés au fond des verrines, puis ajoutez la mousse au chocolat.

- Décorez avec quelques copeaux de chocolat, puis réservez au frais pendant au moins 2h avant de servir.

Bon appétit !

Murielle Benainous

CLASSE MEKHINA

Perle de la semaine par

"Un homme qui n'a pas au moins 'une heure pour lui' chaque jour, n'est pas un homme." (Rabbi Moché Leib de Sassov)

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