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J’ai rencontré dernièrement un Juif certes pratiquant, mais à "sa manière" : il fait abstraction de la Chémirat Négui’a (interdiction de tout contact physique entre personnes de sexe opposé hors liens du mariage), et se permet aussi de regarder des vidéos ou des revues pouvant contenir des visions impudiques. Pour se justifier, il affirme que "sa santé mentale passe avant tout !" Pour plus d’explications, il argumente : "Comment la Torah peut-elle interdire des choses ‘impossibles’ à appliquer à notre époque ? Pour y parvenir, il faudrait se retirer de la société, ne plus aller au travail, ne plus utiliser son smartphone ; bref, de quoi devenir cinglé. Moi, je tiens à rester ‘un être normal’”
Le ton employé ne laissait aucune place au dialogue, et notre discussion s’est terminée. Pourtant, il y a de quoi répondre.
Tout d’abord, chaque époque présente ses propres défis dans l’accomplissement des Mitsvot. Dans les temps anciens, des peuples puissants et redoutables comme les Grecs et les Romains avaient décrété l’interdiction de pratiquer le Chabbath, les fêtes, la circoncision, la pose des Téfilin et l’étude de la Torah, punissant de mort ceux qui les enfreignaient. Il n’y a pas encore si longtemps, sous le régime soviétique, il était interdit de pratiquer quoi que ce soit du judaïsme. Pourtant, il s’est trouvé des Juifs qui, dans une abnégation incroyable, ont malgré tout respecté la Torah, parfois au prix de leur vie.
À certaines époques, garder le Chabbath signifiait se retrouver sans moyens de subsistance ; une femme désirant se purifier devait, pour cela, s’immerger dans un Mikvé glacé en plein hiver. Aujourd’hui, il est relativement facile d’être croyant, et la principale difficulté qui nous reste concerne justement tout ce qui touche à la volupté.
Revenons maintenant à cet argument de "santé mentale". Si au début du XXe siècle, certains courants de pensée psychologiques
et philosophiques ont émis la thèse selon laquelle le fait de réprimer ses pulsions –notamment sexuelles – peut rendre malade mentalement, il s’est vite levé de nombreuses voix — y compris parmi des psychologues, philosophes ou mouvements de protection des mineurs — qui s’opposent à cette approche.
Tout d’abord, on a constaté qu’elle s’oppose à des considérations importantes. En effet, les pulsions humaines incluent des tendances brutes et agressives, ce qui peut déboucher sur des conduites dangereuses en société (violence, meurtre, viol, …). De plus, l’absence totale de contrôle peut aussi conduire à des dépendances, à des difficultés relationnelles, à une instabilité affective, à des troubles obsessionnels, et bien d’autres maux.
La nécessité de définir de nombreux points est également apparue : selon quelle morale va-t-on décider que certaines pulsions sont légitimes et d’autres non ? Jusqu’où ? Qu’estce qui s’appelle le consentement d’autrui ?
Encore un autre argument, bien lourd : comment peut-on réduire l’être humain à la sexualité et négliger la spiritualité et la quête de sens ? (Carl Jung).
En conclusion, beaucoup reconnaissent aujourd’hui les limites d’une société fondée sur l’absence totale de barrières et considèrent qu’au nom de la "santé mentale", notre société se retrouve perdue dans une instabilité inquiétante, faute de repères moraux.
Faisons confiance à la Torah, qui depuis plus de 3000 ans, nous a livré le secret de l’équilibre entre le Yétser Hara’ (mauvais penchant), qui doit être maîtrisé, et le cadre moral et familial — celui du mariage — qui permet de canaliser nos désirs. Elle nous a aussi ordonné de ne pas nous laisser détourner par des visions ou des pensées impudiques, justement pour conserver cet équilibre.
Rav Daniel Scemama


Rav Daniel Scemama
L'Édito - Ma santé mentale passe avant tout !
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Devinettes sur la Paracha
Réflexion

Responsable publication
David Choukroun
Rédacteurs
Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Alexandre Rosemblum, Ariel Marciano, Sarah Kisielewski, Rav ‘Haïm Mayer, Rav Avraham Kadoch, Rav Lionel Cohn, Jocelyne Scemama, Rav Yehonathan Gefen, Léa Nabet, Orilia Korchia, Rav Jonathan Chocron, Dolly Souffir, Rav Gabriel Dayan, Murielle Benainous


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Mon effort à moi, il compte ! Recette
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mai
Daf Hayomi 'Houlin 27
Michna Yomit Kélim 5-11
Daf Hayomi 'Houlin 28
Michna Yomit Kélim 6-2
Daf Hayomi 'Houlin 29
Michna Yomit Kélim 6-4
Parachat Nasso
Daf Hayomi 'Houlin 30
Michna Yomit Kélim 7-2
Daf Hayomi 'Houlin 31
Michna Yomit Kélim 7-4
Daf Hayomi 'Houlin 32
Michna Yomit Kélim 7-6
Daf Hayomi 'Houlin 33
Michna Yomit Kélim 8-2

Grand Mazal-Tov à Mr Moshé 'Haïm Sebbah pour le mariage de son fils Imanouel
Mercredi 27 Mai
Rav Its'hak Ya'akov Weiss
Rav Nissim Rebibo
Jeudi 28 Mai
Rav David Pardo
Horaires du Chabbath
Entrée 21:24 21:02 20:51 21:01
Sortie 22:47 22:18 22:03 22:23
Zmanim du 30 Mai
Paris Lyon Marseille Strasbourg
Nets 05:53 05:56 06:02 05:33
09:47
(2)

Un accord avec l'Iran est toujours possible aujourd'hui, estime Marco Rubio
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a dit, avec prudence, que Washington pourrait avoir des nouvelles lundi concernant un potentiel accord avec l'Iran. "Nous pensions avoir des nouvelles hier soir, peutêtre aujourd'hui (lundi), je ne m'avancerais pas trop là-dessus", a déclaré le secrétaire

d'Etat américain depuis New Delhi, en référence à la possibilité d'un accord. Il a également affirmé qu'Israël aurait "toujours" le droit de se défendre quel que soit l'accord entre Washington et Téhéran, faisant écho aux propos du Premier ministre Binyamin Netanyahou.
Les Etats-Unis condamnent les déclarations de Naïm Kassem, qui cherche à replonger le Liban "dans le chaos"
Dénonçant ce qu’il appelle "une campagne délibérée visant à déstabiliser le pays et à se maintenir au pouvoir", le secrétaire d'Etat Marco Rubio a estimé dans un communiqué que le mouvement terroriste du 'Hezbollah "tente activement de replonger le Liban dans le chaos et la destruction". Lors d'une allocution dimanche, le chef terroriste Naïm
Kassem avait estimé qu’un désarmement du mouvement pro-iranien était inacceptable et revenait à un "anéantissement", tout en appelant le gouvernement libanais à abandonner les négociations directes avec Israël, dont une quatrième session est prévue début juin à Washington.
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Le sergent Néhoray Leizer, 19 ans, a été tué au Liban
Le sergent Néhoray Leizer, 19 ans, originaire d'Eilat et soldat du 601e bataillon du génie de combat, est tombé au combat dans le sud du Liban. C'est ce qu'a annoncé le porte-parole de Tsahal lundi matin. Néhoray est la 11e victime israélienne depuis le cessez-le-feu au Liban. Sept de ces décès sont dus à des drones

piégés envoyés par le 'Hezbollah. Lors de cet incident, un autre soldat a été grièvement blessé. La veille, il avait été annoncé que le sergent Noam Hamburger, 23 ans, avait été tué le jour de Chavou'ot à la frontière libanaise, également suite à l'explosion d'un drone piégé.
Slovénie : Janez Janša, allié d’Israël et proche de Yossi Dagan, de retour au pouvoir
La Slovénie, considérée jusqu’ici comme l’un des pays européens les plus hostiles à Israël, vient de basculer politiquement. Le nouveau Premier ministre élu, Janez Janša, proche d’Israël et ami de Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie, a déjà exprimé son soutien aux habitants de Judée-Samarie. Ce changement

Y É C H I V A Y É C H I V A

pourrait avoir un impact majeur en Europe : depuis la chute de Viktor Orbán en Hongrie, principal rempart contre les sanctions anti-implantations à Bruxelles, la Slovénie pourrait désormais jouer ce rôle stratégique et freiner de nouvelles mesures européennes contre la présence juive en Judée-Samarie.


PROXIMITÉ PARTICULIÈRE Cadre agréable et chaleureux avec les Rabbanim

+ Cours du Rav Yehia Benchetrit






Chavou’ot au Kotel : plus de 100 000 fidèles en deux jours

La Fondation pour le patrimoine du Kotel a annoncé qu’au moins 100 000 personnes s'étaient rendues au Kotel durant Chavou’ot et Chabbath. Point culminant de Yom Tov : la prière au Nets au matin de Chavou’ot, qui a réuni plus de 20 000 fidèles sur l’esplanade, dans une ambiance de ferveur marquée par les chants. Toute la nuit de Chavou’ot, des milliers de personnes ont également étudié la Torah et récité le Tikoun de la fête au Kotel et dans les synagogues voisines.
Des tentes de ravitaillement ont été installées sur les axes d’accès pour accueillir les pèlerins, délivrant des dizaines de milliers de kits pour faire le Kiddouch sur place.
Une pièce de monnaie vieille de 2 000 ans représentant une Ménora est restituée à Israël Deux pièces antiques rares ont été restituées à Israël à l’issue d’une opération conjointe israélo-américaine, a annoncé l’Autorité des antiquités. L’une, frappée à l’époque du Second Temple, porte la plus ancienne représentation connue d’une Ménora à sept branches ainsi qu’une table des pains. L’autre, vieille d’environ 2500 ans, n’est connue qu’en deux exemplaires. Déterrées puis exportées clandestinement, elles devaient être vendues aux enchères aux ÉtatsUnis avant d’être saisies par les autorités. Elles ont finalement été remises à Israël lors d’une cérémonie à New York la semaine passée.


Londres : nouvelle attaque contre des fidèles d'une synagogue pendant Chavou'ot
Une nouvelle attaque antisémite a visé la communauté juive de Londres pendant la fête de Chavou’ot. Les faits se sont déroulés devant une synagogue du quartier de Hendon, dans le nord de la capitale britannique. Selon plusieurs témoignages, un membre de la communauté a été violemment frappé et blessé alors qu’il se rendait à l’office. La police britannique est rapidement intervenue et a interpellé un suspect. Cette agression survient dans un contexte de forte recrudescence des actes antisémites au Royaume-Uni depuis le début de la guerre à Gaza. Depuis fin mars, la police londonienne a procédé à plus de 70 arrestations concernant des infractions antisémites.
Vingt-trois Israéliens sourds et muets ont été évacués de Chekhem

Un groupe de 23 Israéliens sourds et muets a été évacué, en fin de semaine dernière, de la ville de Chekhem, en Judée-Samarie, par les forces de sécurité israéliennes. Ils avaient été invités sur place par un Palestinien atteint du même handicap qui résidait au sein de la localité, a indiqué l’armée. Un habitant de la ville aurait été surpris de voir le groupe d’Israéliens et aurait alerté les forces de sécurité locales, qui l'auraient remis à Israël. Les responsables de la sécurité ont réaffirmé que l’entrée dans la Zone
A de Judée-Samarie était interdite par la loi aux citoyens israéliens, représentant un danger pour leur vie.
Chabbath, on mange forcément différemment : plus de pain, plus de plats riches, plus de sucre parfois… et souvent moins d’eau, moins de mouvement, un rythme complètement différent de la semaine. Et dès dimanche matin, beaucoup ont la même sensation : ventre lourd, fatigue, rétention d’eau, envie de "compenser".
C’est souvent là que les mauvaises décisions commencent : ne plus manger, sauter des repas, ou au contraire continuer les excès tout le dimanche en se disant que c’est déjà fichu. Alors qu’en réalité, le corps n’a pas besoin de punition, il a besoin d’apaisement. Pour "éteindre le feu" du Chabbath :
• Bien s’hydrater dès samedi soir pour aider le corps à éliminer
• Revenir à des repas simples : légumes, protéines, aliments peu transformés
• Limiter le sucre et les produits très gras sur la journée
• Éviter de jeûner pour compenser les excès du Chabbath
• Bouger un peu : une marche peut déjà aider à relancer le corps

• Réduire les féculents au déjeuner et surtout au dîner (opter plutôt pour des légumineuses, pleines de fibres, de fer et de protéines)
Le but n’est pas "d’effacer" Chabbath. Le but, c’est d’aider le corps à retrouver son équilibre. Un Chabbath plus riche ne pose pas problème. Ce qui fatigue le corps, ce sont surtout les extrêmes et le manque de cadre derrière. Bien gérer son dimanche, c’est ce qui permet de repartir sur une bonne semaine, avec des bases saines.
Sarah Kisielewski
La Somalie se félicite de la condamnation par 13 pays de l’ouverture prévue d’une ambassade du Somaliland à Jérusalem
La Somalie s’est "félicitée" dimanche d’une déclaration de 13 pays, dont le Qatar, l’Arabie saoudite et le Pakistan, qui ont condamné "fermement" la décision du Somaliland d’ouvrir prochainement une ambassade à Jérusalem. En décembre 2025, Israël est devenu le premier pays à reconnaître le Somaliland comme "Etat indépendant et
souverain" depuis sa sécession en 1991 de la Somalie. L’ambassadeur du Somaliland nommé en Israël, Mohamed Omar Haji Mahmoud, avait annoncé le 19 mai sur X que "l’ambassade de la République du Somaliland sera située à Jérusalem" et qu’elle "ouvrira ses portes prochainement".
Rhône : Un salon qui programmait un prédicateur islamiste radical finalement interdit
Le maire de Meyzieu dans le Rhône a annoncé qu’il interdisait par arrêté municipal la tenue mi-juin d’un salon qui avait programmé un prédicateur islamiste radical proche des Frères musulmans. Vincent Guyot, dit Vincent Souleymane (…) est un prédicateur connu pour ses prises de position à caractère antisémite", écrit Issam
Benzeghiba (divers centre) dans un courrier au préfet du Rhône. "Dans le contexte actuel de fortes tensions nationales et internationales, (…) la prévention des atteintes à l’ordre public impose une vigilance particulière de l’État", avait indiqué jeudi dans un communiqué le CRIF Auvergne-Rhône-Alpes.

Trump conditionne un accord avec l'Iran au ralliement des pays arabes aux Accords d'Abraham
Le président américain Donald Trump a exhorté lundi les pays arabes, notamment l’Arabie saoudite, le Qatar et le Pakistan, à normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre de l’accord de paix sur l’Iran, une information confirmée par le président américain. Sur les réseaux sociaux, Trump a énuméré les pays avec les dirigeants
desquels il a parlé samedi dans le cadre des discussions pour mettre fin à la guerre avec l’Iran : "J’ai déclaré qu’après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham".
Mojtaba Khamenei se tient dans un lieu secret, affirme le renseignement américain
Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei se cache dans un lieu tenu secret et communique via un réseau complexe de messagers, ont déclaré des responsables américains à CBS News dimanche, citant les services de renseignement américains. Le média ajoute que même les hauts responsables iraniens ne peuvent pas le
contacter directement. "C’est pourquoi vous entendez des gens dire des choses comme : ‘Le guide suprême a donné son accord sur le cadre’ ou ‘Nous attendons une réponse sur les derniers points de l’accord.’ Chaque information qu’il reçoit est obsolète et ses réponses sont très tardives", a expliqué un responsable à CBS.
Retour en magasin

Je suis arrivé au magasin pour rendre un article que j’avais acheté hier, car la taille ne me convenait pas. Le vendeur m’a expliqué qu’il était possible de recevoir un remboursement sur la carte bancaire ou un avoir pour un prochain achat, et a ajouté avec un sourire : maintenant, tu as une bonne raison de revenir au magasin !
Vocabulaire
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יִתְעגִה (Higa’ti) – je suis arrivé
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(‘Hanout) – magasin •
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(Léha‘hazir) – rendre, rapporter
(Parit) – article, objet
(Kaniti) – j’ai acheté
(Mida) – taille
(Hitima) – a convenu, était adaptée
•
(Mokhèr) – vendeur

(Hé‘hzèr) – remboursement
(Kartis achray) – carte bancaire / carte de crédit
(Zikouy) – avoir, crédit en magasin
(Kniya) – achat
D’autres mots avec la racine ם.א.ת (couper)
(Hatama) – adaptation, correspondance, compatibilité
(Matim) – adapté, qui convient
(Téomim / Téomot) –jumeaux / jumelles

La pêche au drone désormais interdite en Israël
Le ministère israélien de l’Agriculture a annoncé, la semaine dernière, son intention d’interdire l’utilisation de drones et des équipements associés dans le cadre de la pêche. La pêche au drone, rendue populaire en Israël après que deux pêcheurs chevronnés ont publié leurs prises sur les réseaux sociaux, permet aux passionnés de larguer leurs lignes

à des centaines de mètres au large, là où évoluent de grands animaux, notamment des tortues marines. Saluant cette modification de la réglementation, la Société pour la protection de la nature en Israël a expliqué dans un communiqué que les lignes de pêche reliées à des drones mettaient en danger les nageurs, les surfeurs et les kayakistes.
Modi'in 'Ilit : deux incendies en 24 heures mènent à une découverte troublante
Un incendie s’est déclaré samedi après-midi dans un appartement du quatrième étage d’un immeuble à Modi'in 'Ilit. Grâce à l’intervention rapide des pompiers, la famille a pu être évacuée saine et sauve, malgré d’importants dégâts matériels. Le lendemain, un second incendie, sans aucun lien avec le premier, s’est déclenché au troisième étage, là

encore sans faire de victimes.
Intrigués par cette succession d’incidents, les résidents ont fait vérifier les Mézouzot de l’immeuble. Quelle ne fut pas leur suprise en découvrant qu'à l'entrée du bâtiment, le boitier de la Mézouza contenait un parchemin calciné, visiblement de manière intentionnelle... Elyssia Boukobza





Ne te méprends pas : pour Rima et ses copains du ‘Hamas, en passant par les mondialistes, universalistes et autres vermines gauchistes, tu resteras, quoi qu’il arrive, une sale juive sioniste blanche, complice du génocide et des abominables massacres.

Qu’ils sont beaux ces intellectuels, ces philosophes, ces artistes, qui ont le luxe de penser pour nous ce qui est le bien et le mal, le beau et le laid, l’admis et le controversé, l’académique et le pseudoscientifique, le consensuel et le marginal, le légitime et l’anticonformiste, le mesuré et l’excessif, l’équilibré et l’extrême, le robuste et le fragile, le reconnu et le contesté, et le tout souvent à nos frais sans consentement.
extrémiste juif". Ça commence bien, tout dans la nuance.
courage sans nom a cosigné une tribune intitulée : "Mettre fin à l’abomination que constitue le terrorisme extrémiste juif". Ça commence bien "
Cette femme d’un
Notons que le mot redondant dans cet article est le terme abomination ; la seule véritable abomination n’est-elle pas, en réalité, de se servir d’un conflit pour nourrir ses intérêts personnels, s’offrir un coup de communication international et, au passage, gagner en respectabilité dans les cercles mondains, en instrumentalisant le sang versé des victimes ?
Ces dernières semaines ont été le théâtre, une fois de plus, de la mise en surexposition de notre rabbine médiatique adorée des médias bienpensants. Cette femme d’un courage sans nom a cosigné une tribune intitulée : "Mettre fin à l’abomination que constitue le terrorisme
Mais ne te méprends pas : pour Rima et ses copains du ‘Hamas, en passant par les mondialistes, universalistes et autres vermines gauchistes, tu resteras, quoi qu’il arrive, une sale juive sioniste blanche, complice du génocide et des abominables massacres. Tu as beau signer des tribunes,
philosopher des heures sur les plateaux sur la vaste question de l’identité multiple et du débat dans la nuance, rien n’y fera : tu resteras, à leurs yeux, une "colon", soutien du régime. Soit dit en passant, notons que si les Israéliens excellent dans les domaines technologiques, ils ont quelques lacunes en matière de génocide… Bref, revenons à sa lettre, ce n’est pas seulement une honte morale, c’est également une menace stratégique pour l’avenir d’Israël, écrit-elle. Une Parisienne qui conseille un président israélien en matière de stratégie…
Mais allons directement à ce qui nous intéresse toujours, le fond des idées. La vraie réflexion tourne autour de l’invocation sur plusieurs lignes des "valeurs juives". Effectivement, il est toujours étonnant de voir des hommes publics s’exprimer subitement en tant que juifs. Tous ces artistes internationaux qui, lors des différentes remises de prix de leurs films, se sont, en tant que juifs, solidarisés avec le peuple palestinien, ce "peuple martyr", devenu l’alpha et l’oméga de toutes les instances morales et internationales.
Cela me rappelle une scène hallucinante où Cohn-Bendit, député européen écologiste, avait sur-réagi théâtralement face à un opposant. Contexte s’impose, l’opposant avait accusé Cohn-Bendit de ne pas être neutre, mais pour son adversaire. Cohn-Bendit avait alors répondu : "Je suis de trop, on me l’a déjà dit, je suis de trop." Quelle abomination, invoquer l’extermination de six millions de juifs pour gagner un débat télévisé ! Pour des hommes et des femmes qui, à ce jour, n’ont plus grand-chose de juif, si ce n’est leurs noms de famille.
Alors allons-y et sans détour, les valeurs juives, quelles sont-elles ? Alors que nous venons de célébrer Chavou’ot, la réponse est évidente ; la pratique d’un judaïsme au quotidien à la lumière des enseignements de nos pères et de nos maîtres dans une logique de continuité et de filiation qui a commencé il y a quelques milliers
d’années sur une petite montagne. Le respect du Chabbath, le mariage dans la sainteté, les fêtes qui ponctuent notre calendrier, la pudeur, la prière… La transcendance aussi, dans une société qui ne propose que des plaisirs faciles et vains.
On est bien loin des valeurs et du mode de vie de ces rabbins 2.0, artistes et ambassadeurs cosignataires de cette énième tribune délirante, qui manifestement passent la moitié de leur temps libre dans les cocktails parisiens, colloques universitaires et soirées débridées. Défendez le peuple palestinien si bon vous chante mais, de grâce, laissez les valeurs juives à ceux qui les pratiquent et les transmettent au péril de leur vie au long des siècles sur les cinq continents de notre globe !
Rav ‘Haïm Mayer

À l’heure où l’antisémitisme explose partout, un geste de solidarité envers le peuple juif vient rappeler une vérité essentielle : le Chabbath ne peut pas être réduit à un symbole. Il demeure, pour Israël, une sainteté unique, un trésor à retrouver et à transmettre.
Il y a quelques jours, on a annoncé une décision totalement inattendue. Le Président des EtatsUnis a en effet décrété un "Chabbath national" en soutien au peuple juif. Une initiative présentée comme une réponse à la montée de l’antisémitisme dans le monde.
Car depuis le 7 octobre 2023… quelque chose a changé. Le massacre de plus de 1200

Une formation, un diplôme, des valeurs

Israéliens a déclenché une vague de haine mondiale. Universités. Médias. Réseaux sociaux. Manifestations. L’antisémitisme explose partout.
Dans ce contexte, cette initiative américaine veut exprimer une solidarité avec le peuple juif. Et il faut le reconnaître : le geste est fort. Rare. Et sincèrement favorable à Israël. Mais cette annonce doit aussi nous faire réfléchir, profondément.
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Car au fond… faut-il qu’un président non juif rappelle aux Juifs eux-mêmes la valeur du Chabbath ? C’est peut-être là le message le plus troublant.
Pendant des générations, beaucoup de Juifs ont abandonné le Chabbath. Par assimilation, par pression sociale, par nécessité économique. De nombreux immigrants juifs arrivés d’Europe en Amérique ne trouvaient pas de travail compatible avec le respect du Chabbath. Alors ils ont lâché, petit à petit.
Et aujourd’hui, l’histoire semble leur tendre un miroir. Peut-être que cette annonce réveillera quelque chose chez eux ou chez leurs enfants. Un souvenir, une nostalgie, une question. Qu’avons-nous abandonné ?
Mais il faut préciser une chose essentielle. Ce "Chabbath national" n'a évidemment pas été le Chabbath de la Torah. Les lois du Chabbath ont été données exclusivement au peuple
juif. Il ne s'est agi que d’un jour symbolique. Un genre de dimanche spirituel. Un signe de soutien.
Mais attention à ne pas confondre symbole… et vérité. Car une imitation de Chabbath ne remplacera jamais le véritable Chabbath. Les Juifs non pratiquants ne doivent pas se satisfaire d’un simple "ersatz" de cette sainteté unique.
Et malgré cela… il faut tout de même saluer cette initiative.
Car au-delà de la politique, elle porte peut-être un message plus profond.
"Car au fond… faut-il qu’un président non juif rappelle aux Juifs eux-mêmes la valeur du Chabbath ? C’est peut-être là le message le plus troublant.

Peut-être assistons-nous à quelque chose d’historique. Un monde qui commence, lentement, à reconnaître la vérité du D.ieu unique. Les prophètes ont annoncé un temps où l’humanité entière se rapprocherait d’Hachem. Un monde plus uni, plus spirituel, plus vrai.
Alors oui… cet étrange "Chabbath national" peut sembler surprenant. Mais peut-être est-il aussi un petit signe que l’Histoire avance dans une direction inattendue.
Rav Lionel Cohn

Les amis d’Israël sont peu nombreux. Mais ils existent. Et ils ont quelque chose en commun : ils semblent posséder une forme de boussole morale intacte, une capacité à distinguer instinctivement où se trouve le vrai. Voici donc le "Top 7" des grands amis d’Israël 2026 !
Il faut aujourd’hui pas mal de courage pour afficher publiquement son soutien à Israël. Le ressentiment ambiant, façonné par une partie d’une gauche occidentale, pousse nombre de personnalités à la prudence, au silence ou, au mieux, à un bégaiement rhétorique.
Beaucoup de ceux se proclament défenseurs des minorités, des faibles et des femmes, n’ont pas trouvé les mots pour condamner avec clarté les atrocités du 7 octobre.

Dans ce climat, les amis d’Israël sont peu nombreux. Mais ils existent. Et ils ont quelque chose en commun : au-delà de leurs opinions politiques, de leurs origines ou de leurs univers culturels, ils semblent posséder une forme de boussole morale intacte. Une capacité à distinguer instinctivement où se trouve le vrai, malgré l’assourdissant vacarme idéologique qui nous entoure.
Voici donc le "Top 7" des grands amis d’Israël 2026.
On les accueille…
Pas besoin de le présenter. Dans une Amérique blanche et protestante, où l’antisémitisme n’a jamais totalement disparu, Trump affiche sa sympathie envers les Juifs sans aucun fard. Sous son mandat, l’ambassade américaine sera transférée à Jérusalem, il reconnaitra le Golan israélien et donnera le coup d’envoi aux Accords d’Abraham.
Avec lui, chaque matin, Israël à son lever (décalage horaire oblige), se frotte les yeux, ébahi, apprenant les nouvelles "bontés" de cet envoyé du Ciel envers nous.
Et dernièrement, il va décréter que la meilleure façon d’honorer l’anniversaire des 250 ans des USA, se fera en instaurant un Chabbath national, rendant hommage au peuple juif, à l’intelligence et à l’humanité de ses lois.
Ouah ! "Make America great again in keeping Shabbat."
Son lien avec le judaïsme semble aussi passer par sa fille Ivanka — convertie au judaïsme — et par la vie familiale strictement religieuse qu’elle mène avec Jared Kushner.
Est-ce un Chabbath passé chez eux, respecté selon la Halakha, qui l’aurait tellement enthousiasmé ? Who knows…
Chez lui, c’est encore plus fort. Fasciné par le judaïsme, étudiant la Torah, proche de rabbins, Milei, le Président d’Argentine, a expliqué que ses fonctions l’empêchaient pratiquement d’envisager une conversion complète, sinon... depuis longtemps ce serait fait.
Ses premiers voyages officiels ont été marqués par une prière bouleversée au Kotel, une visite à la Yéchiva de ‘Hévron et une déclaration d’amour au peuple juif : "Vous êtes la morale du monde.."
Son soutien n’est pas géopolitique : il est spirituel. Et sincère !
Ancienne gouverneure puis ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley s’est illustrée par ses prises de position extrêmement fermes contre les résolutions anti-israéliennes des Nations unies.
Elle considère Israël comme un allié stratégique, mais aussi comme une démocratie injustement ciblée. Après le 7 octobre, elle a défendu sans ambiguïté le droit d’Israël à se défendre et, bouleversée aux larmes, a visité les kibboutz dévastés de Nir ‘Oz, Ré’im et Kfar ‘Aza.
Née en Iran, ayant fui le régime islamique, Abnousse Shalmani est essayiste, romancière et chroniqueuse. Elle intervient régulièrement dans les médias français, où elle développe une pensée extrêmement critique envers l’islamisme.
Après le 7 octobre, elle s’est illustrée par des prises de position particulièrement fermes en faveur d’Israël et contre le ‘Hamas. Sa défense d’Israël s’inscrit dans son rejet du fanatisme, sa connaissance intime des régimes islamistes et sa lucidité sur le positionnement moral très ambigu des nations occidentales.
5- Sophia Aram
D’origine marocaine musulmane, Sophia Aram, humoriste, comédienne et chroniqueuse sur France Inter, est devenue l’une des voix françaises les plus courageuses contre l’antisémitisme contemporain.
ancien combattant de la brigade Golani de Tsahal, grièvement blessé durant la deuxième guerre du Liban. Né à ‘Haïfa dans une famille arabe chrétienne, il est devenu au fil des années l’une des voix les plus puissantes et médiatiques en faveur d’Israël à travers le monde.
À travers ses conférences, interventions télévisées et réseaux sociaux, Yosseph Haddad mène un véritable travail d’information sur Israël. Il parcourt universités, plateaux de télévision et événements internationaux pour répondre aux accusations contre l’État hébreu, démonter les campagnes de désinformation et présenter la réalité complexe de la société israélienne, notamment la coexistence entre Juifs et Arabes israéliens.
Beaucoup de ceux se proclament défenseurs des minorités, des faibles et des femmes, n’ont pas trouvé les mots pour condamner avec clarté les atrocités du 7 octobre.
Son discours aux Molières, ses chroniques après le 7 octobre et sa dénonciation du relativisme moral d’une partie du monde culturel et politique lui ont valu des attaques extrêmement violentes.
Elle incarne une forme rare : la fidélité aux principes, même lorsqu’ils deviennent impopulaires.
6- Yosseph Haddad
Yosseph Haddad est un conférencier, influenceur et militant arabe israélien chrétien,
Son parcours lui donne une crédibilité particulière : Arabe israélien, ancien soldat blessé au combat, parfaitement arabophone et connaissant intimement les récits du monde arabe, il est devenu pour beaucoup une sorte d’"avocat" d’Israël sur la scène internationale.
Il a porté la cocarde jaune du retour des otages sur le revers de son costume, jusqu’au retour du dernier, sans sourciller.
7- Mossab Hassan Youssef
Mossab Hassan Youssef est le fils de l’un des fondateurs historiques du ‘Hamas, le cheikh ‘Hassan Youssef. Né en Judée-Samarie dans une famille profondément impliquée dans le mouvement islamiste, il grandit au cœur même de l’univers du ‘Hamas avant de s’en détacher progressivement.
Après avoir été témoin de la violence interne, du fanatisme et des méthodes du mouvement, il finit par rompre totalement avec cette
idéologie. Son parcours devient mondialement connu lorsqu’il révèle avoir collaboré avec les services israéliens pendant plusieurs années afin d’empêcher des attentats et sauver des vies.
Installé aujourd’hui aux États-Unis, Mossab Hassan Youssef est devenu conférencier et intervenant médiatique. Il dénonce avec une rare virulence le ‘Hamas, l’islamisme radical et la glorification du terrorisme. Son soutien à Israël est particulièrement marquant car il vient précisément de l’intérieur du monde du ‘Hamas. Pour beaucoup, sa parole possède une force unique : celle d’un homme ayant connu de l’intérieur ce qu’il combat aujourd’hui.
Comme on peut le voir, les femmes sont très présentes dans le soutien à Israël, de même que les ressortissants de pays musulmans, qui ont personnellement connu l’islamisme (et pas en théorie, comme l’intelligentsia occidentale !) et ses débordements.
Comme si ceux qui avaient vu de près certaines formes de barbarie reconnaissaient immédiatement ce qui se joue.
L’Occident, au crépuscule de sa trajectoire, décadent, trop heureux de relativiser les abominations, d’arrondir les angles, de déguiser "meurtre" en "résistance", principalement lorsqu’ il s’agit de Juifs, ne discerne lui, plus le vrai du faux.
Et il a de moins en moins de représentants à nos cotés.
Nos amis, de tous bords, "se mouillent pour nous", et leur rareté les rend encore plus précieux : dans une époque tellement confuse, ces hommes et ces femmes rappellent qu’une conscience morale claire existe encore dans l’humanité.
On respire.
Jocelyne Scemama


Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Le Yétser Hara’ est si fort qu’il peut inciter à ignorer la dégradation que le péché a entraînée et à se concentrer plutôt sur la faute commise et sur le désir qui l’a provoquée...
"Parle aux enfants d’Israël et dis-leur : ‘Si un homme ou une femme se sépare pour faire vœu d’être abstème, voulant s’abstenir en l’honneur d’Hachem’…" (Bamidbar 6, 2)
Rachi explique : pourquoi le chapitre du Nazir suit-il celui de la Sota ? Cela vient nous apprendre que celui qui voit une Sota au moment de sa disgrâce, doit prendre sur lui de s’abstenir de vin (en devenant Nazir), car le vin conduit à l’adultère.
des yeux, loin du cœur
Les commentateurs soulèvent une difficulté concernant la Guémara rapportée par Rachi (Sota 2a). Pourquoi un serment de Nézirout est-il nécessaire pour être plus vigilant ; le fait même de voir la mort de la Sota devrait suffire à motiver l’individu de s’éloigner de tout ce qui l’inciterait à se livrer à la débauche ! (Michoul’han Gavoha, Bamidbar 37-38)
Rav Yossef Leib Bloch, Roch Yéchiva de Telz, pense que le fait de voir la Sota peut avoir un effet délétère. En effet, tout en assistant à ce terrible déshonneur, nos yeux voient une personne qui a commis une grave faute. Le Yétser Hara’ est si fort qu’il peut inciter à ignorer la dégradation que le péché a entraînée et à se concentrer plutôt sur la faute commise et sur le désir qui l’a provoquée. La triste histoire suivante illustre ce point. Le fils d’un ivrogne invétéré emmena celui-ci voir un autre buveur complètement aviné, couché dans la rue. Mais au lieu d’éveiller en son père le désir
de changer, ce dernier alla demander à l’ivrogne où il s’était procuré cet alcool ! À cause de ce penchant puissant et dangereux, celui qui voit la Sota doit prendre un engagement supplémentaire pour éviter d’être entraîné par la faute.
La plaie du regard ne cicatrice pas
Il nous faut encore comprendre comment le simple fait de voir la Sota peut avoir un tel effet. Rav Elia Méir Bloch, fils de Rav Yossef Leib, rapportait le Talmud affirmant qu’il est interdit de regarder le visage d’un homme mauvais. (Méguila 28a) En effet, un simple regard s’imprime dans l’âme de la personne et laisse une marque indélébile. Le Ran dit aussi que cette empreinte l’accompagne éternellement. (Véhaèr ‘Enénou 64). Ainsi, le fait de voir une personne mécréante ou mauvaise peut avoir une conséquence négative sur le niveau spirituel de l’individu. Notons que la Téchouva peut certainement éradiquer l’effet négatif provoqué par des images interdites.
Le même principe s’applique positivement. Voir des personnes vertueuses ou des objets saints peut avoir un effet très bénéfique sur l’homme. Dans le Talmud, Rabbi Yéhouda Hanassi explique pourquoi il a mérité d’atteindre un niveau plus élevé que ses contemporains. Il eut une fois le mérite de voir l’illustre Rabbi Méir de dos. Il ajoute que s’il avait vu le visage de ce dernier, il aurait été encore plus grand. (‘Érouvin 13b)
Aussi, nos Sages affirment que Ya’akov Avinou sut, en voyant son fils Yossef après leur longue
séparation, que celui-ci n’avait pas trébuché en regardant des images interdites. Comment ? Il vit au comportement de Yossef qu’il n’avait pas commis de faute avec ses yeux ; si tel avait été le cas, Ya’akov aurait vu la marque de ces spectacles sur son fils. Voici une preuve supplémentaire que ce que l’on voit nous affecte de manière permanente.
Le commentaire de Rav Bloch a de nombreuses incidences dans nos vies. L’enseignement le plus évident est que le fait de préserver nos yeux de toute souillure est d’une importance capitale quant à notre niveau de Kédoucha
Protection des yeux : tous concernés !
Notons que même les choses qu’il n’est pas nécessairement interdit de regarder peuvent causer un grand dommage à notre bien-être spirituel. Prenons l’exemple du bombardement d’images violentes que propose le monde laïc. Des statistiques montrent qu’un adolescent a déjà vu en moyenne plus de mille meurtres dans les divers médias. Être exposé à des images si malsaines affecte certainement notre sensibilité à la violence.
Rav Chimchon Pinkous soulève un point supplémentaire, quelque peu surprenant. Il estime que les femmes doivent aussi s’abstenir de regarder des images indécentes. On aurait pu penser que ce n’est pas problématique pour elles puisqu’elles ont le droit de voir une autre femme mal habillée. Pourtant, il écrit que cela provoque un grand préjudice à leur âme, puisque ces images pénètrent dans leur essence. Il écrit, en outre, que les femmes sont plus influencées par ce qu’elles voient que les hommes. (Néfech ‘Haya, introduction) C’est pourquoi une femme doit également faire attention à ce qu’elle regarde.
Pour conclure sur une note positive, le regard peut aussi être utilisé pour nous faire grandir. Par exemple, le fait de regarder ses Tsitsit, des livres saints, des synagogues ou des maisons d’étude, la lettre Chin sur les Téfilin que l’on pose sur la tête et, comme nous l’avons précisé plus haut, le fait d’observer des Tsadikim.
Puissions-nous tous mériter de sanctifier nos yeux et d’atteindre ainsi une plus grande proximité avec Hachem.
Rav Yehonathan Gefen








1 La Paracha parle des responsabilités des familles de Guerchon et Mérari pour le démontage, le transport et le remontage du Michkan, le Temple portatif.


2 L’ordre est donné de renvoyer à l’extérieur du camp toute personne impure dans certains cas, comme la Tsara’at, une maladie de peau contractée après certaines fautes, ou suite à un contact avec un mort.

3 La Paracha contient les lois relatives au vol par une personne ayant fait un faux serment pour ne pas rembourser.

4 Elle évoque aussi la part qui revient aux propriétaires et aux Cohanim sur les Korbanot (sacrifices), les Téroumot et Ma’asserot (prélèvements et dîmes).

5 La Torah instaure les lois relatives à une femme soupçonnée d’adultère (Sota), qui doit passer par un processus de vérification instaurée par la Torah.

6 Elle contient aussi les lois relatives au Nazir qui ne peut ni consommer de produits de la vigne, ni se couper les cheveux, ni se rendre impur. Une fois la période du Nézirat écoulée, il devait apporter certains Korbanot avant de se raser les cheveux.

7 Les Cohanim reçoivent l’ordre de bénir l’assemblée d’Israël : c’est la Birkat Cohanim.

8
On parle des offrandes offertes par les 12 chefs de tribus pour le transport du Michkan et l’inauguration du Mizbéa’h, l’autel.
N°477
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :
Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”
JEU
Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)
Un verre (1 réviit) par personne

Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !
Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :
1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Le Crocogato vs Les Turborigolo. 2. Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 points pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points pour les plus drôles)
1. 3 Matsot chemourot (rondes, faites à la main)
2. Épaule d’agneau
3. Maror (laitue romaine)
4. Karpass (céleri)
4.Karpass
2.Épaule d’agneau
2 (Les réponses proposées sont données à titre d’exemple)
6.‘Harossèt
5.Hazeret
Pour chaque question, le premier qui trouve un mot qui répond à la question et qui commence par la lettre de la semaine, a gagné.
5. ‘Hazeret (laitue ou endives)
6.‘Harossèt
7. Oeuf dur
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder 1
Une



8. Bol d’eau salée
Un pays situé en Europe
> France, Finlande.
Un fruit que l’on ramasse en été
émotion que l’on ressent quand on a très peur
> Fraise, framboise, figue.


> Frayeur, frousse, frisson.
Un insecte qu’on trouve dans nos jardins
DE MATSA & MAROR
A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main
> Frelon, fourmi.
Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun
Quelque chose de très chaud qui peut brûler
> Feu, four, flamme.
MAROR
Un objet que l’on utilise pour manger ou cuisiner
> Fourchette, fouet, four.
Etapes du Séder
Quelque chose qui pousse dans un jardin ou une forêt
> Fleur, fougère, foin.


(jeu d’intuition)


Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.
Cite une chose qu’on fait quand on ne veut pas aider
Dire “je suis occupé” ou “plus tard”
Faire semblant de ne pas entendre
Partir / s’éclipser
Faire semblant de faire autre chose
Dire “je ne sais pas faire”
Termine la blague :
Cite une chose qu’on fait quand on est gêné
On rougit / on baisse la tête
On regarde ailleurs
On rigole nerveusement
On se tait / on part
On change de sujet
Un patient chez le médecin : “C’est horrible, à chaque fois que je dis abracadabra, tout le monde disparaît.”
Que répond le docteur ?
> Docteur, docteur, ou êtes-vous ?
Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ?
• Je peux couvrir un bras… ou séparer deux terres.
> La Manche.
• Je fais vibrer la musique… ou j’alimente les appareils.
> La batterie.

Cite un repas typique d’un autre pays d’Europe que la France
La pizza (Italie)
La paella (Espagne)
La raclette (Suisse)
Le goulash (Hongrie)
La moussaka (Grèce)
La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :
1. Soleil de table.
> Lampe.
2. Les gardiennes des pas.
> Chaussures.
À peu près
Combien de minutes dans une semaine ?
> 10 080.



Mets ces pays dans l’ordre croissant de largeur d’est en ouest :
• Italie, États-Unis, Chili (175 km), Norvège, Russie, France.
000 km). États-Unis (4 500 km). Russie (9 000 km).
> Chili (175 km). Norvège (430 km). Italie (600 km). France (1


Un Français vit en moyenne plus ou moins longtemps qu’un Américain ?
Réponse :


Plus : France : 82–83 ans. États-Unis : 76–78 ans.



Quel est l’intrus dans cette liste ?
dauphin – baleine – orque – phoque – saumon – otarie.
Réponse : : Ce sont tous des mammifères marins (ils respirent de l’air et allaitent leurs petits), sauf le saumon, qui est un poisson.
Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses.
L’oignon devient interdit à la consommation :
1. S’il a passé la nuit, épluché
2. Si on a retiré les petites racines
3. Même s’il est dans une boîte hermétique

Réponse : Les 3
Réponse : 1 3

Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.


Au sujet des insectes, le riz est considéré comme :
Parfois infesté
2. Souvent infesté
3. Rarement infesté





L’île des Faisans 4
Pendant des décennies, la France et l’Espagne se sont disputé la souveraineté de l’île des Faisans, située au milieu d’un fleuve frontalier. Pour éviter une guerre éternelle, ils ont trouvé une solution diplomatique qui dure encore aujourd’hui.

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.


De quelle solution s’agit-il ?



du 1er février au 31 juillet, et française le reste de l’année. C’est le seul territoire au monde à “nationalité alternée”.



Réponse de la semaine dernière
Avoir la main verte.



Indice : Après un sprint.
La réponse, la semaine prochaine !
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box
Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche



Ce chat viendrait de si loin, chaque vendredi soir, pour "assister" au cours du Roch Yéchiva ?! L'histoire paraît invraisemblable...
Nous sommes au début des années 1990, un soir de Chabbath à la Yéchiva Or Saméa’h, une institution de Torah anglophone fondée il y a un demi-siècle à Jérusalem. Les étudiants qui la fréquentent viennent du monde entier, ils ont souvent fait des études universitaires et souhaitent découvrir ou redécouvrir leur judaïsme avant d’entrer dans la vie active.
Un soir, alors que le Roch Yéchiva monte sur l’estrade pour son traditionnel discours sur la Paracha de la semaine, un chat entre dans la salle. Les étudiants, étonnés, se lèvent pour tenter de le faire sortir sans l’effrayer, sans y parvenir. L’animal s’installe paisiblement dans un coin du Beth Hamidrach comme s’il était chez lui. Le Roch Yéchiva fait signe de ne pas intervenir, le calme revient, et le cours peut enfin commencer. Pendant toute la durée de l’intervention, le chat reste immobile et silencieux, mais aussitôt le discours terminé, il se redresse et se faufile rapidement vers la sortie...
Chat Torah

discrètement le chat dans les rues de Jérusalem. La "filature" dure bien une demi-heure, l’animal traverse de nombreuses rues, indifférent à tout, jusqu’au quartier de Na’hlaot, près du célèbre Chouk Ma’hané Yéhouda. Puis il saute sur un balcon et disparaît.
Les deux garçons se regardent, ébaubis. Ce chat viendrait de si loin, chaque vendredi soir, pour "assister" au cours du Roch Yéchiva ?! L’histoire paraît invraisemblable, et pourtant ils en ont été les témoins directs. Ils sentent qu’il leur échappe quelque chose d’essentiel dans toute cette affaire.
Rav Kadouri à la Yéchiva !
À la sortie de Chabbath, ils se rendent sans attendre chez Rav Its’hak Kadouri, géant de la Kabbale qui nous a quittés il y a 20 ans. Après avoir écouté leur récit avec attention, le Rav leur répond simplement : "Je viendrai prier dans votre Yéchiva le Chabbath prochain, à condition que pas un seul étudiant ne manque à la prière."
Le vendredi suivant, au moment précis où le Roch Yéchiva s’apprête à prendre la parole, le fameux chat entre et s’installe dans le même coin, comme s’il se préparait à écouter. Un étudiant se lève pour le chasser, mais d’autres s’interposent aussitôt. Et le félin ne bouge pas de tout le cours.
Deux jeunes étudiants, convaincus qu’il y a là quelque chose de mystérieux, décident de mener l’enquête. À la fin du discours, ils suivent
La nouvelle se répand comme une traînée de poudre : l’immense Mékoubal vient en personne pour Kabbalat Chabbath et ‘Arvit ! Chabbath arrive, tout le monde est là, la grande salle est pleine. Tous les regards oscillent entre le Roch Yéchiva qui va monter à la Téva, Rav Kadouri assis dans l’assemblée, et la fenêtre par laquelle le chat est censé apparaître. Chacun retient son souffle.
Dès que le Roch Yéchiva s’approche de l’estrade, la scène se reproduit pour la troisième fois : le
chat entre et s’installe dans son coin, dans la même posture que les semaines précédentes.
Rav Kadouri fait simplement signe au Roch Yéchiva de commencer sa Dracha.
À la fin du discours, Rav Kadouri prend la parole : "Je demande à chaque personne dont un proche parent est décédé cette année de se lever et de réciter le Kaddich."
Quelques jeunes hommes se lèvent. Le Kaddich est récité avec une intensité particulière, chacun sent que quelque chose d’important est en train de se jouer, sans savoir quoi exactement.
Les étudiants sont bouche bée. Rav Kadouri, sentant la nécessité d’ancrer cette leçon, leur raconte alors une autre histoire.
"Je demande à chaque personne dont un proche parent est décédé cette année de se lever et de réciter le Kaddich".
Survient alors un événement surnaturel : le chat bondit vers le centre de la salle puis retombe sur le sol, mourant sur le coup. Sidération générale.
Rav Kadouri entre dans une petite pièce adjacente et convoque un par un chaque jeune homme qui s’est levé pour le Kaddich. Puis il ressort et annonce : "L’enquête est résolue."
Une cruauté pas réparée
Il explique alors que l’un des élèves a grandi sans père. À sa naissance, le père avait quitté le foyer avec une grande cruauté, laissant la mère seule et sans aucune ressource. En grandissant, le fils s’était forgé une conviction : il ne ferait rien pour cet homme-là. Lorsqu’il apprit récemment sa mort, sa décision était prise, pas de Kaddich. Mais quand Rav Kadouri avait demandé que l’on se lève, le jeune homme avait obéi au Tsadik, malgré tout.
Il avait également précisé que son père habitait à Na’hlaot, à l’endroit exact où le chat avait disparu la semaine précédente. Tout indiquait que le père était revenu sous cette forme pour réparer ses actes, et mériter enfin le Kaddich de ce fils qu’il avait abandonné.
Au 18e siècle, à la Yéchiva de Volozhin, en actuelle Biélorussie, un jeune étudiant décède prématurément. Quelques jours après l’enterrement, le grand Rav ‘Haïm de Volozhin aperçoit dans les couloirs une apparition qui le foudroie de surprise : le jeune défunt en personne.
"Comment se fait-il que tu sois là ?", demande le Rav, la voix tremblante.
Le revenant explique : "Un jour, il me manquait sept centimes pour payer un voyage. Une dame me les a prêtés. J’avais demandé à un ami de la Yéchiva de la rembourser en attendant que je puisse le faire moi-même, mais j’ai complètement oublié, et je suis décédé brutalement peu après. À mon arrivée dans le ‘Olam Haémet, le monde de vérité, il m’a été demandé de redescendre ici pour régler cette dette."
Rav Kadouri conclut en s’adressant à la jeune assemblée : dans notre monde, il y a une justice et un Juge. Les gens s’imaginent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent et qu’à leur mort, tout sera en ordre. Il n’en est rien. La loi du monde de vérité est d’une exactitude absolue, sans la moindre approximation.
C’est ici, de notre vivant, que tout peut encore être réparé. Il faut se souvenir de ses actes et de ses promesses : demander pardon, rendre l’argent emprunté, corriger tout ce dont on se souvient, sans attendre Roch Hachana ou Kippour : la correction doit être constante. Le Saint, béni soit-Il, gouverne le monde avec bonté et miséricorde, mais n’oublions jamais qu’Il est aussi un Juge.
Alexandre Rosemblum
La paix !
"[...] Et Il placera la paix sur toi."
Il est très important de prendre à cœur le Chalom Bayit dans son couple, mais il est tout aussi important de se soucier du Chalom Bayit des autres. On raconte à ce sujet l’histoire suivante sur le Rav Nissim Karelitz, le neveu du ‘Hazon Ich
Une dame désira le consulter au sujet de son couple. Elle expliqua alors que lorsqu’on lui a présenté son futur mari, les critères correspondait à un homme érudit en Torah. Mais, après le mariage, cet homme ne correspondait plus aux critères et n’étudiait plus vraiment. C’est pourquoi elle voulait divorcer de son mari.
Le Rav Karelitz lui proposa alors une solution : "Si je trouve une ‘Havrouta (partenaire d’étude) à votre mari, est-ce que vous seriez satisfaite ?"
La dame fut agréablement surprise de la proposition et accepta immédiatement.
Le Rav Karelitz, qui ne dispose que de très peu temps, se chargea de trouver lui-même une ‘Havrouta à son mari pour instaurer de nouveau le Chalom Bayit dans ce couple. Hachem accorde une grande importance au Chalom, et nous devons aussi nous efforcer d’apporter notre aide dans ce domaine aux autres, même si cela nous semble difficile.

Se brosser les cheveux Chabbath, permis ?
Non pour 2 raisons : 1. la probabilité quasi-certaine d’arracher un cheveux2. c’est une action ‘Hol (qui rappelle la semaine). Mais il est permis d’arranger ses cheveux (même mouillés) avec ses mains. (Yalkout Yossef Chabbath 5, 340-7)

Avant consommation, on récitera Boré Péri Haadama et après la consommation celle de Boré Néfachot. Quelle bénédiction sur les céréales Smacks ?
Cachériser une cuillère en bois, possible ?

Oui pour les Séfarades : a/ Attendre 24h après utilisation ; b/ Faire bouillir de l’eau dans une casserole ; c/ Introduire la cuillère pendant que l’eau bout. Interdit

Rabbi ‘Haïm Itskovitz de Volozhin

Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que lorsque le Lachon Hara’ est formulé par deux personnes ou plus, la faute est plus grave encore, étant donné qu’une information rapportée par plusieurs individus semble plus véridique. Les lois du langage Allez, dis-moi !
Ce Chabbath 14 Sivan (30/05/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rav ‘Haïm Itskovitz, plus connu sous le nom de Rabbi ‘Haïm de Volozhin. Illustre disciple du Gaon de Vilna, il vécut au 18e et 19e siècles en Biélorussie et créa la Yéchiva 'Ets ‘Haïm, connu comme la Yéchiva de Volozhin. Il est notamment connu pour avoir écrit le Néfech ha’Haïm, "l’âme de la vie", une œuvre majeure sur les secrets de la prière et l’importance de l’étude, dont le but est "d’inspirer la crainte du Ciel dans le cœur de ceux qui cherchent la voie de D.ieu." Ce livre bouleversa nombre de philosophes, au rang desquels Emmanuel Levinas. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !



Dans un monde qui le confronte et peut l’aliéner à toutes sortes de sollicitations, dépendances et divertissements, la Torah valide et même valorise le fait que l’homme puisse ressentir par moments le besoin légitime d’un retrait volontaire.
Rabbi David Cohen était un personnage étonnant, dans le paysage déjà pittoresque et constamment en mouvement de la Jérusalem du XXe siècle : né en 1887 en Lituanie, élève de prestigieuses institutions telles la Yéchiva de Slobodka, il s’était ensuite tourné vers certaines universités allemandes et suisses, dans une quête des racines de la sagesse et de la mystique humaines.
C’est justement en Suisse qu’il fit la connaissance, en 1915, du Rav Avraham Its’hak Kook : rencontre pour lui décisive, et il le suivra dès lors jusqu’en Erets Israël, comme l’un de ses plus proches disciples.
Rabbi David Cohen fit grande impression à Jérusalem, où l’on ne tarda pas à le surnommer "le Nazir" : il s’était en effet engagé dans une vie particulièrement austère et ascétique, marquée par des jeûnes et même de longs "jeûnes de la parole" ; sans avoir pu faire explicitement vœu de Nazir, il s’abstenait de vin et de tous les produits de la vigne ; il ne taillait pas non plus ni ses cheveux ni sa barbe.

Nazir, il est de fait que le Rav David Cohen aura redonné une sorte d’actualité à cette notion illustrée dans les temps bibliques par le vaillant Chimchon (Samson), mais devenue caduque avec la disparition du second Beth Hamikdach, il y a près de deux mille ans.
Quelle pertinence alors pour nous, aujourd’hui, des lois du Nazir que la Torah nous enseigne dans la Paracha de Nasso ?
L’aspiration spirituelle du Nazir
Il semble que, dans notre monde en perte de repères et de valeurs, marqué par l’abondance, le superflu et les multiples tentations et sollicitations d’une matérialité souvent agressive et dominatrice, le naziréat nous ouvre justement des champs de réflexion profonde quant à la recherche de l’élévation spirituelle et d’une vie de sainteté, quant au rapport au corps et à ses désirs, l’apprentissage nécessaire de la maîtrise de soi et des vertus de l’abstinence, les liens complexes de l’individu et de la société…
Il quitta ce monde en 1972, entouré d’un respect général tinté d’admiration pour son désir sans compromis d’élévation spirituelle, même si certains ne se privaient pas d’émettre les plus grandes réserves quant à la voie extrême dans laquelle il s’était engagé.
Quoiqu’il en soit, et malgré l’impossibilité de respecter de nos jours tous les engagements que doit assumer, selon la loi de la Torah, toute personne désireuse d’adopter le statut de
Sans entrer ici dans les détails du naziréat et du lien établi par les Sages avec le spectacle dissuasif du dérèglement des mœurs, on pourra alors tracer quelques grandes lignes inspiratrices :
Le "chemin de rectitude" et l’élévation spirituelle ne sont pas réservés à une élite, tout Juif qui y aspire peut à tout moment en faire le choix.
La maîtrise des désirs est déjà en soi un chemin spirituel.
Car quand le Nazir se prive de vin et des produits de la vigne, il se détourne certes d’une source de réjouissance et de sociabilité, mais il évite aussi la perte potentielle de toute maîtrise de soi, de ce qui fait la dignité d’un homme. Il se permet d’expérimenter une forme de liberté intérieure, où certaines renonciations volontaires s’avèrent être la clé d’une clarification de l’âme. Et quand le Nazir s’interdit la coupe des cheveux, il renonce certes à une certaine image de soi, mais il s’impose en revanche un rapport nouveau et intime à l’énergie vitale non domestiquée qu’ils représentent.
Quand il s’interdit de se rendre impur dans la proximité avec un proche décédé, il met bien sûr entre parenthèses le désir ou le besoin naturel de sociabilité, mais il apprend également les vertus d’une dose de solitude et de silence, dans le retrait de la société.
Et pourtant, au terme de la période ascétique que cet homme se sera imposé, mû par une profonde aspiration à élever et enrichir son monde spirituel intérieur, il lui faudra sans tarder reprendre le cours d’une vie sociale normale et, chose a priori étonnante, apporter un sacrifice d’expiation !
Ce devoir d’expiation, pour étonnant qu’il puisse paraître en conclusion d’une enthousiasmante période d’élévation spirituelle, nous permet cependant de mieux comprendre les enjeux du naziréat : dans un monde qui le confronte et peut l’aliéner à toutes sortes de sollicitations, dépendances et divertissements, la Torah valide et même valorise le fait que l’homme puisse ressentir par moments le besoin légitime d’un retrait volontaire, afin d’expérimenter et de se ressourcer à des moments précieux d’introspection, de retour sur soi, de pureté et d’authentique intensité spirituelle.
Elle vient cependant imposer immédiatement des limites et des conditions à une aspiration certes née d'un besoin humain d'élévation, mais susceptible de se dégrader dans une mystique malsaine et des excès ascétiques.
Les yeux tournés vers les hauteurs spirituelles, l’homme en effet ne doit pas oublier quel est son véritable défi : faire son chemin de droiture et de sainteté dans le monde matériel qui est le nôtre, au sein de la société des hommes, et même à son service. Voilà pourquoi, après s’être volontairement privé des douceurs et bienfaits offerts dans le monde de la Création divine, il lui faudra apporter sa propre offrande d’expiation, pour s’en être détourné. L’élan ascétique du Nazir est un moyen légitime pour chercher à s’extraire des pesanteurs humaines, pour s’élever dans les voies de la Torah, mais il ne peut devenir une fin en soi.
Binyamin Tagger

Si l’homme se blesse, par exemple en se cassant le pied, il peut regretter d’avoir pris ce chemin, persuadé qu’une autre route aurait évité l’accident. Mais il doit méditer continuellement que tout est dirigé d’EnHaut et que rien n’arrive sans la Volonté divine.

Dans la Parachat Nasso, la Torah affirme : “Ce fut le jour où Moché termina de construire le Michkan.” Pourtant, on sait que les véritables artisans du Michkan étaient Betsalel et Aholiav. Ce sont eux qui ont confectionné les ustensiles, travaillé les matériaux et réalisé l’ensemble de la construction. Pourquoi, alors, la Torah attribue-t-elle le Michkan à Moché ?
Rachi répond par une idée fondamentale. Moché ne s’est pas contenté d’observer le chantier de loin. Il s’est investi totalement dans cette œuvre. Il a supervisé chaque détail, vérifié chaque élément, transmis fidèlement ce qu’Hachem lui avait montré au Har Sinaï. Son implication était si importante que la Torah considère finalement que le Michkan a été construit par lui.

Et c’est précisément là que se trouve une immense source d’encouragement. Beaucoup de personnes se découragent parce qu’elles ont du mal à avancer. Certains étudient et comprennent difficilement. D’autres essayent de progresser dans leur 'Avodat Hachem ou dans leur Téchouva, mais ont l’impression de retomber sans cesse. Pourtant, les ‘Hakhamim enseignent souvent l’inverse de ce que l’on imagine : celui qui doit fournir davantage d’efforts acquiert parfois plus profondément que celui pour qui tout vient facilement.
"
Cette idée revient également à propos de David Hamélekh. Le Beth Hamikdach sera construit par son fils Chlomo, et pourtant il reste constamment associé à David. Pourquoi ? Parce que David a porté ce projet toute sa vie. Il en a rêvé, il l’a préparé, il a consacré son énergie et ses forces à cette construction qu’il ne verrait même pas de ses yeux. Là encore, la Torah ne regarde pas seulement celui qui achève l’œuvre, mais celui qui s’y est donné entièrement. Le Rav Steinman développe alors un principe essentiel : dans la Torah, la véritable acquisition ne dépend pas seulement du résultat, mais surtout du degré d’investissement personnel. Plus une personne met de forces, d’efforts et de cœur dans une chose, plus cette chose lui appartient réellement.
Ce qui construit véritablement une chose, ce n’est pas seulement l’action finale, mais le cœur, les efforts et la persévérance que l’on y investit.
Le ‘Hafets ‘Haïm donnait un exemple frappant. Dans le monde matériel, lorsqu’un artisan fabrique un meuble qui ne convient pas, tous les efforts investis ne changent rien : le résultat final reste inutilisable. Mais dans la Torah, ce n’est pas uniquement le résultat qui compte. Même lorsqu’une personne peine à comprendre une page de Guemara, les efforts qu’elle fournit ont déjà une valeur immense.
C’est peut-être l’un des grands messages de la Torah : ne pas mesurer sa réussite uniquement à ce que l’on voit immédiatement. Moché n’a pas fabriqué le Michkan de ses mains, David n’a pas construit le Temple, et pourtant ces œuvres portent leur nom. Parce qu’au regard de la Torah, ce qui construit véritablement une chose, ce n’est pas seulement l’action finale, mais le cœur, les efforts et la persévérance que l’on y investit.
Pour la guérison complète de Haya Rivka Hanna Bat Noémie Sabine Bouthkia
Rav Jonathan Chocron, rabbin à Allauch (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)

Parachat Nasso par Michaël Lumbroso




Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.


Notre Paracha détient ce record, c'est la plus ...

Lorsqu'elle est dite à la synagogue, la coutume est que les garçons soient sous le Talith de leur père.

La femme Sota devait boire de l'eau dans laquelle était dissout le ... qui a servi à écrire la Paracha de la Sota

Dans le sacrifice que le Nazir doit apporter, ce morceau est à donner en plus au Cohen.


(bénédiction des )Cohanim
Dans la répétition de la ‘Amida, si il n'y a pas de Cohanim, l'officiant introduit la Birkat Cohanim en spécifiant qu'il s'agit d'une Brakha ... dans la Torah.

Même ces parties du raisin sont interdites au Nazir.
bras)
Les fils de Kehat n'ont pas reçu de charrette pour porter les ustensiles du Michkan car ils doivent les porter sur leurs ...


épaules)
Celui qui veut devenir Nazir doit prononcer un de se priver de vin.

L'opposé de la Tsni’out (décence).

Une des lois de Birkat Cohanim est qu'elle doit être récitée par les Cohanim à ... voix.

Ces gens-là ainsi que les personnes atteintes de Tsara’a devaient être renvoyés du camp.
Chaque offrande de Min'ha était accompagnée de cette épice, sauf celle de la femme Sota

Le Nazir devait apporter à la fin de sa période des Matsot et les regrouper dans

Le Nazir n'a pas le droit de manger des raisins frais ni des ... ...

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le Nazir a le droit de boire de la bière, et lorsque la Torah emploie ce mot, c'est pour interdire le vieux vin.
Le Nazir n'a pas le droit de se rendre impur pour ses parents, au même titre que le Cohen ... .

"Hachem éclairera Sa face vers toi et ... " (seconde bénédiction des Cohanim).

Le chef de cette tribu a été le premier à inaugurer le Mizbéa'h

Chaque prince de tribu en a offert un en argent, d'un poids de 70 Chekels, rempli de fine farine mélangée d'huile.

La femme Sota devait boire de l'eau dans laquelle était aussi mélangé du ... .

La Torah qualifie le corps et les cheveux du Nazir

Les chefs de tribus ne sont pas venus apporter tous ensemble leurs offrandes. Ils sont venus chaque jour chacun à leur ... .



sur une responsabilité collective
Pour beaucoup de Juifs à travers le monde, ces événements sont vécus comme un signal inquiétant. Mais au-delà de cette réalité, et en tant qu’hommes de foi, une question difficile doit aussi être posée avec honnêteté : ne portons-nous pas également une part de responsabilité ?
Dans la prière qui précède l’accomplissement de la Brit Mila, le Mohel prie pour qu’aucun décret ne vienne empêcher cet acte saint transmis depuis Avraham Avinou. Depuis des générations, la circoncision rituelle juive a souvent été présentée comme un sujet “controversé”, alors qu’elle fut bien souvent la cible d’un antisémitisme déguisé sous des arguments culturels, sanitaires ou politiques.
La Brit Mila menacée

Ces dernières années, plusieurs pays d’Europe ont vu apparaître des débats, des enquêtes judiciaires et des tentatives de restrictions concernant la Brit Mila. En Belgique, des Mohalim ont été poursuivis pour exercice illégal de la médecine. En Scandinavie, certains responsables politiques ont demandé l’interdiction de la circoncision sur mineurs. Dans d’autres pays, des exigences médicales toujours plus strictes ont été imposées.
Pour beaucoup de Juifs à travers le monde, ces événements sont vécus comme un signal inquiétant. La Brit Mila n’est pas un simple acte culturel ou une tradition secondaire. Elle constitue l’un des fondements mêmes de l’identité juive, l’Alliance éternelle entre Hachem et Son peuple. Toucher à la Brit Mila revient, d’une certaine manière, à toucher au cœur même du judaïsme.
Mais il serait, je pense, erroné de ne voir dans cette situation qu’une attaque extérieure. Et il est vrai qu’il existe parfois derrière
certains discours une hostilité profonde envers les traditions religieuses juives. Sous couvert de modernité, de droits de l’enfant ou de considérations idéologiques, certains cherchent en réalité à effacer progressivement toute expression religieuse forte de l’espace public européen.
Mais au-delà de cette réalité, et en tant qu’hommes de foi, une question difficile doit aussi être posée avec honnêteté : ne portons-nous pas également une part de responsabilité ?
Dans notre tradition, il ne peut exister de décret sans raison spirituelle. Lorsque le peuple juif agit conformément à la Volonté divine, Hachem protège Ses Mitsvot. Cela oblige donc chacun à une introspection sincère. Peut-être avons-nous, parfois inconsciemment, affaibli la dimension sacrée de la Brit Mila elle-même ?
L’un des problèmes majeurs de ces dernières décennies est la médicalisation progressive de la circoncision rituelle. Dans de nombreux endroits, la Brit Mila a commencé à être présentée comme un acte principalement médical plutôt que comme un acte de sainteté. Bien entendu, l’hygiène, la sécurité et le professionnalisme sont indispensables. Aucun Mohel sérieux ne peut négliger ces aspects. Cependant, lorsque l’on transforme progressivement la Brit Mila en simple procédure médicale, on ouvre soi-même la porte à une redéfinition complète de l’acte.
Car si la Brit Mila devient uniquement un acte médical, alors les États peuvent immédiatement prétendre qu’elle doit être réservée exclusivement aux médecins, aux hôpitaux et aux structures sanitaires officielles. C’est précisément ce que l’on voit aujourd’hui apparaître dans plusieurs pays européens. En voulant parfois rassurer le monde moderne ou obtenir une forme de reconnaissance institutionnelle, certains ont involontairement donné des arguments à ceux qui souhaitent contrôler ou limiter cet acte traditionnel fondamental.
Or, la Brit Mila n’a jamais été fondée sur la médecine — sinon Hachem Lui-même nous aurait demandé de la pratiquer par les meilleurs médecins !
Elle repose plutôt sur une transmission spirituelle remontant à des millénaires. Le Mohel n’est pas simplement un technicien. Il est le dépositaire d’une mission sacrée, accomplie selon des règles précises de Halakha, de pureté et de crainte du Ciel afin de faire entrer le nourrisson dans les portes de la sainteté pour lui assurer sa protection divine au travers de cette Alliance sacrée.
de sa protection spirituelle. Nos Sages nous enseignent que la force du peuple juif réside précisément dans sa fidélité à la Torah, même lorsque le monde extérieur ne comprend pas toujours ses commandements.
Pour une responsabilité collective
Aujourd’hui, le danger est réel. Si les responsables communautaires ne prennent pas conscience de l’importance de préserver la sainteté intégrale de la Brit Mila, les restrictions risquent de se multiplier dans les années à venir. Ce qui commence par des exigences administratives peut rapidement évoluer vers des limitations beaucoup plus graves.
Dans notre tradition, il ne peut exister de décret sans raison spirituelle. Lorsque le peuple juif agit conformément à la Volonté divine,
Hachem protège
La réponse ne doit cependant pas être la peur ou la colère. Elle doit être le renforcement. Renforcement de la Halakha. Renforcement de la formation sérieuse des Mohalim. Renforcement de la conscience spirituelle autour de cette Mitsva. Renforcement également de l’unité communautaire afin de défendre la Brit Mila avec dignité, intelligence et fidélité à la tradition.
Une circoncision "politiquement correcte" ?
Un second problème est apparu sous la pression du "politiquement correct" et de certaines influences modernes. Par crainte des critiques extérieures ou afin de rendre la pratique plus "acceptable" aux yeux du monde contemporain, certains ont parfois cherché à modifier ou minimiser certaines étapes traditionnelles de la Brit Mila. Là encore, cela constitue un danger spirituel considérable.
Lorsqu’un acte sacré est progressivement vidé de sa profondeur pour satisfaire les attentes idéologiques du moment, il perd une partie
La Brit Mila a traversé les empires, les persécutions, les exils et les interdictions. Des générations de Juifs ont parfois risqué leur vie pour accomplir cette Alliance sacrée. Ce n’est donc pas uniquement une question juridique ou politique. C’est une question d’identité, de fidélité et de responsabilité collective.
Et peut-être que le véritable combat commence d’abord par notre capacité à redonner à la Brit Mila toute sa sainteté, toute sa pureté et toute sa place centrale dans la vie juive.
Rav Avraham Kadoch, Mohel et directeur de l’association WorldBrit
Et si la bénédiction la plus puissante ne se trouvait pas à l’autre bout du monde, mais dans la synagogue de votre quartier ? Derrière ces quelques versets récités par les Cohanim se cachent des trésors de bienfaits…

Un jour, le Rav Steinman déclara : "Les gens viennent me voir pour me parler de leurs problèmes, ils demandent des bénédictions et sont même prêts à se déplacer à l’autre bout du monde à cet effet. Ignorent-ils donc qu’à la synagogue tout près de chez eux, est récitée chaque jour la bénédiction des Cohanim, dont l’efficacité est garantie par D.ieu en Personne ?!"
Voici 9 choses à savoir sur la Brakha des Cohanim.
Elle est composée de trois versets, d’où son autre appellation, "la triple bénédiction".
La bénédiction est récitée lors de la reprise de la ‘Amida par l’officiant. Les Cohanim accomplissent alors la Mitsva d’étendre les paumes de leurs mains, leurs bras étendus en direction de l’assemblée. Mais ces versets servent de Brakha en d’autres occasions également, par exemple lors du Pidyon Haben, le rachat du premier-né.
"L’Eternel parla à Moché en ces termes : ‘Parle ainsi à Aharon et à ses fils. Voici comment vous
bénirez les enfants d’Israël, vous leur direz : Que l’Eternel te bénisse et te protège, que l’Eternel fasse rayonner Sa face sur toi et te soit bienveillant. Que l’Eternel dirige Son regard vers toi et t’accorde la paix ! Ils imprimeront ainsi Mon Nom sur les enfants d’Israël et Moi Je les bénirai’".
Voici ce que rapporte le Midrach Tan’houma (Nasso 8) : "Lorsque les Bné Israël entendirent D.ieu dire : ‘Voici comment vous bénirez les enfants d’Israël’, l’assemblée d’Israël s’adressa à D.ieu : ‘Maître du monde ! Tu demandes aux Cohanim de nous bénir. Nous n’avons besoin que de Ta bénédiction, d’être bénis par Ta bouche, comme il est dit : ‘Jette un regard du haut des cieux, Ta sainte demeure, et bénis Ton peuple Israël.’’ Le Saint béni soit-Il leur répondit alors : ‘Bien que J’aie demandé aux Cohanim de vous bénir, Je suis parmi eux et vous bénis, comme il est dit : ‘Ils imprimeront ainsi Mon Nom sur les enfants d’Israël et Moi Je les bénirai’".
On a pour usage de ne pas regarder les Cohanim au moment de la bénédiction, nos Sages ayant affirmé que toute personne qui regarde les Cohanim lors de la récitation de la Brakha voit
sa vision s’assombrir, car la Présence Divine repose alors sur les Cohanim. C’est pour cette raison que les Cohanim s’enveloppent d’un Talith et recouvrent leur visage et leurs mains. Certains pères présents dans l’assemblée recouvrent leurs fils du Talith pendant la Brakha.
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C'est une Ségoula contre les mauvais rêves
La Guémara (Brakhot 55b) rapporte que si l’on est perturbé par un rêve que l’on a fait, on récitera à la synagogue le texte relatif aux mauvais rêves au moment où les Cohanim étendent leurs paumes, et on aura l’intention de finir sa prière en même temps que les Cohanim, pour que le Amen dit par l’assemblée serve également à sa prière.
Le Méiri explique que nos Sages ont choisi ce moment spécifiquement du fait que le public est le plus concentré, et cet Amen est récité avec plus de concentration que les autres Amen de la prière.
L’auteur du Torat ‘Haïm de Kassov donne une explication très belle aux propos de Yossef Hatsadik adressés aux ministres de Pharaon, lorsque ceux-ci lui demandèrent d’interpréter leurs rêves : "Les solutions sont entre les mains de D.ieu, relate-les moi, de grâce". Les termes de "Na Li", "à moi, de grâce", écrit le Torat ‘Haïm, forment en valeur numérique le terme de Amen, une allusion au Amen auquel on répond après la Brakha des Cohanim !
Les jours ordinaires, la Brakha des Cohanim n’est récitée qu’à la prière du matin, à Cha’harit, et à Moussaf les jours où la prière de Moussaf est récitée. Les jours de jeûne, on récite également la bénédiction des Cohanim à Min’ha. A Yom Kippour, l’usage est de s’abstenir de réciter la Brakha des Cohanim à Min’ha, contrairement aux autres jeûnes, mais de la réciter uniquement à Né’ila.
Les Ashkénazes et les Séfarades d’Europe occidentale (à part à Amsterdam) ainsi que les ‘Habad suivent l’usage de réciter la Brakha des Cohanim uniquement pendant les fêtes et non pendant les jours de semaine, ni le Chabbath. La raison de cette coutume, qui vient annuler l’accomplissement d’une Mitsva, tient à ce que la vraie joie ne s’exprime que dans les fêtes, et on ne peut bénir le peuple en l’absence de joie.
En l’absence de Cohanim, l’officiant lit une brève introduction avant la Brakha, puis lit verset par verset la formulation de la bénédiction, et l’assemblée répond après chaque verset : "Ken Yéhi Ratson". C’est l’usage également lorsque la bénédiction des Cohanim n’est pas récitée, comme dans la maison d’un endeuillé ou dans les lieux où l’usage n’est pas de la réciter chaque jour. Lorsqu’un Miniyan se forme composé uniquement de Cohanim (comme c’est souvent le cas à Djerba !), tous montent sur l’estrade pour réciter la Brakha, et ce même s’il n’y a personne dans l’assemblée hormis eux pour bénéficier de leur Brakha ! "Qui bénissentils ?", s’interroge alors la Guémara, avant de répondre : "Leurs frères juifs affairés dans les champs" (Sota, 38b).
Rabbi 'Haïm Kaniewsky, à qui on avait demandé quelle était la meilleure Ségoula pour trouver son conjoint, avait répondu qu'il fallait se concentrer sur le terme "Vi'hounéka" ("qu'Il te fasse trouver grâce") ; en effet, il s'agit de trouver grâce à son futur conjoint !
D’après un usage courant, les pères bénissent (et dans certaines communautés - les mères) les enfants le soir de Chabbath et à Yom Kippour avec les versets de la Brakha des Cohanim. Dans certaines communautés, les parents récitent cette bénédiction avant que leurs enfants ne partent en voyage ou n’entreprennent quelque chose de nouveau.



FEMMES
COUPLE

“De toute façon, je m’en sortirai”
À force de préparer l’après, on oublie de se poser la seule vraie question : a-t-on vraiment tout fait pour sauver ce mariage ? Le divorce n’est pas interdit. Il est parfois nécessaire. Mais il ne devrait jamais être le plan A déguisé en plan B.

“La prestation compensatoire, plus la pension alimentaire, ça devrait tourner autour de 1 000 euros. Avec les allocations et les aides au logement, je devrais m’en sortir. Ric-rac, c’est sûr, et il faudra que je reprenne le travail sérieusement. Mais ça devrait aller.” Elle marque une pause. “De toute façon, ça fait déjà plusieurs mois que je fonctionne seule. Le matin, c’est moi. Le soir, c’est moi. Lui, il est au travail. Je ne lui demande rien. Alors franchement, le divorce ne changera pas grand-chose.”
Je l’écoute. Et je reconnais ce discours. Je l’ai entendu des dizaines de fois. Il annonce que quelque chose est en préparation.
prouve — d’abord à soi-même — qu’on peut vivre sans lui. Et une fois cette démonstration faite, la conclusion semble logique : “Alors pourquoi rester ?”
C’est une forme d’anesthésie émotionnelle. On ne ressent plus la douleur du couple parce qu’on ne s’y investit plus. On a déjà, mentalement, quitté la maison.
Mais cette logique a un problème fondamental : elle repose sur une illusion. "
Quand on s’entraîne à ne plus avoir besoin de l’autre
Ce que cette femme décrit, sans en avoir forcément conscience, c’est un processus mental très courant : au lieu de travailler sur le couple, on commence à travailler sur l’après. On efface progressivement l’autre de l’équation. On prend tout en charge, on s’organise, on
Mais cette logique a un problème fondamental : elle repose sur une illusion.
“Je fais déjà tout” — vraiment ?
Oui, peut-être qu’elle gère 80 à 90 % du foyer. C’est peut-être même vrai. Mais ce qu’on oublie dans ce calcul, c’est que ces 10 à 20 % restants — la facture qu’il règle, la panne de voiture qu’il gère, la présence physique qu’il représente pour les enfants même quand il rentre tard — elle devra les absorber aussi. Seule.
Et au-delà de la logistique, il y a quelque chose qu’aucun tableau Excel ne mesure : la stabilité d’un foyer. Deux salaires, c’est une sécurité


financière différente. Un père à la maison, même imparfait, c’est une présence que les enfants perçoivent, même s’ils ne la voient pas.
Les chiffres sur le papier… et la réalité
1 000 euros de pension. C’est ce qu’elle a calculé. C’est ce que le juge ordonnera peutêtre. Mais entre ce que le juge ordonne et ce qui arrive sur le compte en banque, il y a parfois un monde.
Les maris récalcitrants existent. Beaucoup. Des hommes qui, une fois la séparation actée, se retrouvent dans la colère, le ressentiment, ou simplement les difficultés financières — réelles ou arrangées. Ils versent en retard. Ils versent moins. Parfois ils ne versent plus du tout. Et elle, elle se retrouve à courir après, à relancer, à menacer d’huissier, à attendre — avec des enfants à nourrir et des factures qui, elles, n’attendent pas.
Ce scénario n’est pas l’exception. C’est une réalité que des milliers de femmes découvrent après coup, quand la vie réelle ne suit pas le scénario prévu.
Ce que les enfants ne diront pas tout de suite
On pense souvent que les enfants s’adaptent. Et c’est vrai — ils s’adaptent. Mais s’adapter n’est pas la même chose qu’aller bien.
Un foyer déstabilisé, c’est des repères qui bougent. C’est un enfant qui doit apprendre à vivre dans deux maisons, avec deux rythmes, deux règles, deux univers. C’est une maman plus fatiguée, plus tendue, parfois plus absente même quand elle est là. C’est une fragilité dans la construction identitaire — un sentiment diffus de ne pas être comme les autres, de porter quelque chose de lourd qu’on ne sait pas nommer.
Cette fragilité peut se manifester des années plus tard : des difficultés scolaires, des relations affectives compliquées à l’adolescence, une méfiance envers l’engagement. On ne peut pas anticiper comment elle se manifestera. Mais on sait qu’elle sera là.


Le deuxième mariage : la solution ou la complexité ?
Et si elle rencontre quelqu’un de bien ? Tout le monde le dit — il faut tourner la page, recommencer, être heureuse.
Ce qu’on dit moins, c’est que le deuxième mariage est structurellement l’un des défis les plus complexes de la vie adulte. Dans un premier mariage, l’enjeu est déjà de trouver comment deux personnes différentes apprennent à vivre ensemble. Dans un second mariage, il faut faire coexister deux histoires, deux familles, des enfants qui ne se sont pas choisis, un ex-conjoint qui reste présent, des loyautés divisées, des jalousies non dites. Les statistiques de divorce des deuxièmes mariages sont, partout dans le monde, plus élevées que celles des premiers.
Ce n’est pas une condamnation, mais une réalité à regarder en face.
A force de préparer l’après, on oublie de se poser la seule vraie question : a-t-on vraiment tout fait pour sauver ce mariage ?
Avec un professionnel. Avec l’honnêteté de dire ce qui ne va pas pour arranger, sans avoir déjà décidé de la conclusion.
La Torah nous enseigne : “La femme sage construit sa maison” (Michlé 14, 1). Construire ! Pas subir ni fuir — construire. Ce verset ne dit pas que c’est facile. Il dit que c’est un acte actif, volontaire, qui demande de l’intelligence et du courage. La femme sage ne calcule pas ce qu’elle gagnera à partir. Elle se demande d’abord ce qu’elle peut encore bâtir.
Le divorce n’est pas interdit. Il est parfois nécessaire. Mais il ne devrait jamais être le plan
A déguisé en plan B.
Avant de calculer ce qu’on gagnera à partir, il vaut la peine de regarder honnêtement ce qu’on perdra. Pas seulement soi. Nos enfants.
Léa Nabet
Fondatrice du Centre de la Famille Juive +972 55 500 57

ÉDUCATION




FEMMES
COUPLE FAMILLE
Pour que votre enfant se confie à vous, il doit savoir que ce qu’il vous confiera sera reconnu et accepté. Chaque parent a son rôle à jouer pour favoriser l’échange avec son enfant en créant un climat propice autour de lui.

"Comment s’est passée ta journée ?", cette phrase vous l’avez sûrement déjà prononcée un bon nombre de fois à la sortie de l’école.
Certains sont curieux d’en apprendre plus sur leur enfant, d’autres sont convaincus qu’elle retombera à plat, comme d’habitude. Vaines tentatives ou maladresse de votre part ? Comment favoriser l’échange avec son enfant ?
1 Accepter et reconnaitre les émotions de votre enfant
Pour que votre enfant se confie à vous, il doit savoir que ce qu’il vous confiera sera reconnu et accepté. Sinon il n’essaiera même pas.
Pour les plus petits, vous pouvez dire par exemple : "Je comprends, tu es en colère, ton jouet est cassé", au lieu de : "Ce n’est rien, ce n’est qu’un jouet" ; ou encore "Tu tapes du pied, j’ai l’impression que quelque chose te met en colère", au lieu de : "Arrête tout de suite avec tes caprices". Ici, il s’agit de reconnaître et d’accepter son enfant, avant de le blâmer et de le juger.
Plus grands, si votre adolescente vous dit : "Maman, je n’ai pas envie d’aller à cet endroit", évitez de lui répondre : "Comment ça, tu ne veux pas ? Tu devrais être heureuse, c’est super". Dites plutôt : "J’ai l’impression que tu as besoin de te retrouver un peu seule en ce
moment". Ainsi, vous adoptez une posture où vous évitez les jugements, les comparaisons… Vous ne niez pas ce que l’enfant ressent ni ne lui donnez de réponse toute faite. A la place, vous acceptez ce qu’il vous dépose et là où il en est.
Lorsqu’on écoute son enfant simplement pour le voir développer ses opinions, même lorsqu’elles divergent des nôtres (et vous n’y échapperez pas à l’adolescence !), cela renforce son sentiment d’être accepté. En le tirant vers le haut et en le félicitant pour chaque bonne chose plutôt qu’en l’acculant à chaque erreur, vous créez une atmosphère positive propice à un réel échange. S’il vous raconte une erreur qu’il a commise, ne vous énervez pas, mais félicitez-le d’abord avoir eu la force de vous en parler et ensuite réprimandez-le justement. Vous valorisez ainsi qu’il se confie davantage. En lui faisant comprendre qu’il sera toujours gagnant à vous parler et que vous serez là pour l’aider et trouver des solutions à tout, il se sentira alors en sécurité pour exprimer ses pensées et ses sentiments sans crainte de jugement.
On le sait sans vraiment le réaliser au quotidien mais l’enfant reproduit ce qu’il




voit chez ses parents. Alors, observez-vous en tant que parent. Est-ce que l’un de vous est aussi d’un caractère plutôt renfermé, qui montre rarement ses sentiments et intériorise beaucoup ?
L’enfant est souvent le miroir du parent auquel il s’identifie… Essayez de vous travailler et de vous ouvrir. Par exemple, commencez par lui raconter votre journée, comment vous vous êtes senti, ce que vous avez fait, en adaptant bien sûr votre discours à son âge. Une autre occasion de montrer l’exemple, c’est aussi lorsque le couple parental communique devant ses enfants. En vivant un espace d’échange bienveillant, dans l’écoute et le respect mutuel de l’opinion de chacun, avec empathie pour l’autre conjoint, cela donne un exemple quotidien puissant qui s’imprime en eux. Mais si vous montrez que vous vous faites sans cesse des reproches et cherchez la moindre erreur chez votre conjoint pour l’acculer, cela lui prouve au contraire qu’il n’y a pas d’échange véritable et qu’il vaut mieux se taire…
En lui faisant
comprendre qu’il sera toujours gagnant à vous parler, il se sentira alors en sécurité pour exprimer ses pensées
privilégiez la qualité d’un petit moment où on est présent pleinement (et pas en train de penser à la tâche qu’on doit reprendre juste après), c’est déjà bien mieux. Surtout lors des moments "critiques" le matin et le soir où nous pouvons parfois "bousculer" les enfants, les hâter etc… Ce sont les plus importants : la séparation et les retrouvailles sont des momentsclés dans lesquels notre qualité de présence les rassure et crée du lien.
Etre à l’écoute c’est d’abord être attentif et les observer au quotidien afin de pouvoir déceler des changements de comportement. Mais c’est aussi prendre le temps de nous intéresser à ce qu’ils aiment : votre fils peut vous parler des heures des Playmobil ? Alors intéressez-vous à ce sujet que vous trouvez lassant. Votre adolescent a faim et vous réclame à manger ? Alors mobilisez-le pour préparer quelque chose avec vous. Ce sont tous ces moments où vous vous mettez à leur hauteur qui créent une atmosphère d’accessibilité. Et c’est à travers ces moments anodins que, l’air de rien, votre enfant vous parlera et se confiera… et vous n’aurez plus qu’à tendre l’oreille !
L’accessibilité se déploie dans notre attitude quotidienne. C’est-à-dire que si nous formulons des phrases telles que : "Tu peux tout me raconter", mais qu’au quotidien nous avons un comportement impulsif ou préoccupé par des milliers de problèmes, cela envoie un message contraire. Un enfant a besoin d’un espace de confiance pour se confier et non d’un espace rempli de tension.
Comment se montrer accessible malgré tout et surtout dans le rush et l’agitation du quotidien ?
A travers des moments d’attention et des pauses de qualité que l’on s’accorde avec son enfant. Nul besoin de quantité de moments,
Ainsi, chaque parent a son rôle à jouer pour favoriser l’échange avec son enfant en créant un climat propice autour de lui. Car ce dialogue est primordial autant pour le protéger que pour lui apporter des bénéfices tout au long de sa vie, et ainsi venir enrichir le lien parentenfant. Ce lien se construit avec lui depuis son plus jeune âge et à chaque instant.
Soyez des parents pour lesquels vos enfants diront, lorsqu’ils auront des soucis, "Je dois en parler avec mes parents" et non "S’ils le savent, je suis fichu !". Afin qu’ils vous considèrent comme un allié sur le chemin de leur vie.
Orilia Korchia, psychologue clinicienne


Alléger
La question n’est pas de fuir ses responsabilités, mais plutôt de comprendre pourquoi, intérieurement, ces responsabilités deviennent parfois si lourdes à porter.
"Je dois" : deux mots qui traversent l’esprit de nombreuses femmes au petit matin. "Je dois me lever. Je dois préparer les enfants. Je dois travailler. Je dois gérer la maison. Je dois assurer..." La journée n’a pas encore commencé que la pression est déjà installée ! Il y a non seulement beaucoup à faire, mais on est déjà fatiguée rien qu’à l’idée de recommencer : refaire les mêmes choses, porter, organiser, répondre...
Une lassitude silencieuse, une saturation s’installent. Parfois, disons-le, on n’en a même pas envie, mais on se lève quand même. Parce que "je dois". Bien sûr, certaines choses doivent être faites : préparer les repas, gérer la maison, accompagner les enfants. La question n’est pas de fuir ses responsabilités, mais plutôt de comprendre pourquoi, intérieurement, ces responsabilités deviennent parfois si lourdes à porter.
Poids du quotidien
Il y a d’abord la charge mentale : penser à tout, anticiper, organiser, coordonner. Beaucoup de femmes connaissent cette sensation d’avoir une liste invisible dans la tête qui ne s’arrête jamais vraiment.
Mais il y a aussi des couches plus profondes, des injonctions intégrées depuis longtemps : être une bonne fille, bien faire les choses,
ne pas décevoir, mériter l’amour et la reconnaissance. Peu à peu, certaines actions ne sont plus choisies, elles deviennent presque automatiques, guidées par la peur de mal faire, de décevoir ou d’être jugée.
À cela s’ajoute souvent le perfectionnisme, toujours en faire un peu plus pour prouver sa valeur. Lorsque le quotidien devient uniquement une succession d’obligations, le sens finit parfois par disparaître.
Dans les enseignements ‘Hassidiques, notamment dans le Tanya, Rabbi Chnéor Zalman de Lyadi explique que lorsque la conscience se rétrécit, tout devient plus lourd. Lorsqu’une personne se voit uniquement à travers ses obligations, ses manques ou ses peurs, la vie peut rapidement devenir écrasante. Mais lorsqu’elle se reconnecte à une vision plus large d’elle-même, à son âme et à son rôle, la perspective change et le poids s’allège.
Cela ne signifie pas supprimer les responsabilités mais plutôt retrouver, à l’intérieur de ces responsabilités, une autre posture.
1 Parfois, le premier pas est très concret : accepter de ne pas tout porter seule. Apprendre à déléguer une tâche, laisser les
enfants participer, accepter l’aide de son mari peut déjà alléger considérablement la pression. Tout ne repose pas uniquement sur nous.
2 Regarder ce qui se cache derrière certains "je dois" : une réelle nécessité ? Une habitude ? Une peur ? Le besoin de prouver sa valeur ?
3 Lorsque c’est la peur qui se cache derrière nos actions, il peut être libérateur de la regarder en face. De quoi ai-je peur ? Très souvent, ces peurs s’appuient sur des scénarios qui paraissent évidents, mais qui, une fois questionnés, perdent beaucoup de leur force. Il suffit alors d’oser une petite action différente : dire non, faire suffisamment bien au lieu de parfaitement...
4 Il arrive aussi que la fatigue vienne du fait que tout est devenu uniquement obligation. Lorsqu’il n’y a plus de place pour ce qui nous nourrit, même les choses les plus simples deviennent pesantes. S’accorder quelques moments pour soi – un café tranquille, quelques pages d’un livre, une marche courte, un appel à une amie – n’est pas un luxe. Ce sont des respirations nécessaires qui permettent souvent de retrouver un peu d’élan.
5 Un autre élément peut transformer l’expérience du quotidien : la joie volontaire. Rabbi Na’hman de Breslev enseignait que la joie est surtout un travail intérieur. Il expliquait que même si l’on ne ressent pas encore la joie, on peut commencer par agir avec joie ; et peu à peu, la joie finit par apparaître. Mettre de la musique en rangeant, chanter avec les enfants, sourire, être en mouvement...
Et si on commençait ?

Observer un "je dois" dans la journée
Choisis une tâche que tu fais presque automatiquement et demande-toi : nécessité ou habitude ? Peur ou exigence ?
Si tu réalises que cette action est surtout guidée par une peur ou une habitude, essaie simplement d’en prendre conscience sans te juger. Le simple fait de voir clairement ce qui nous pousse à agir permet déjà de desserrer un peu la pression et d’ouvrir la possibilité de faire autrement. Prendre conscience de ce qui se cache derrière certaines actions est déjà un premier pas vers plus de liberté.

Transformer progressivement la phrase intérieure
Prends une phrase que tu te répètes souvent : "Je dois préparer le dîner", "Je dois tout gérer." Essaie de temps en temps de la reformuler : "Je choisis de nourrir ma famille", "Je choisis de faire ma part aujourd’hui."
Au début, cela ne change pas grand-chose, l’esprit peut même résister ou avoir l’impression que c’est artificiel. C’est normal. Mais répéter cette reformulation, avec un peu de conscience, peut progressivement modifier la manière dont on vit certaines obligations. Peu à peu, on ne les subit plus tout à fait de la même manière. Ce n’est pas une transformation instantanée mais un début de déplacement intérieur.

Créer une respiration dans la journée
Demande-toi quel petit moment pourrait te faire du bien aujourd’hui. Ces petites respirations permettent souvent d’alléger le poids du "je dois". Peut-être que la vie ne nous demande pas d’en faire toujours plus, mais simplement d’apprendre à porter ce qui est là avec un peu plus de conscience et de douceur envers nous-mêmes.
Lorsque l’on remet Hachem au cœur de notre quotidien, même les gestes les plus simples prennent une autre dimension : ils deviennent une manière, à notre échelle, de construire, d’élever et de donner du sens à notre foyer et à ceux qui nous entourent.
Dolly Souffir

Je suis entièrement Tsni’out (pudique) depuis presque 2 ans, mais au mariage de mon frère, je ne l’étais pas et ma robe n’était pas Tsni’out. Aujourd’hui, ma mère a décidé de faire louer cette même robe, mais la personne qui s’occupe de la location a besoin de la photo de cette robe portée.
Ma mère veut envoyer une photo de moi portant cette robe au moment où je n’étais pas encore Tsni’out. Y a-t-il un problème à ce qu’elle l’envoie ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
1. Si la robe n’est pas Tsni’out, il faut éviter de la louer afin d’éviter de venir en aide à une personne qui ne s’habillera pas conformément aux exigences de la Halakha
2. Montrer la photo à une femme, uniquement, n’est pas un grand problème.
Mieux vaut-il prier dans un Minyan faible où les gens ne répondent pas toujours au Kaddich et où il y a pile dix hommes, ou prier seul ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Il n’y a aucun doute à ce sujet : il faut prier avec le Minyan en question même si certains des fidèles ignorent l’importance du Kaddich ou des autres parties de la prière. Le mérite de prier en Minyan (avec dix personnes au moins) ou de pouvoir répondre au Kaddich et à la Kédoucha, est d’une importance trop grande pour se priver de ces occasions.
Avec votre douceur et votre exemple personnel, vous finirez par influencer positivement les autres fidèles. Ils finiront, eux aussi, par prendre davantage conscience de l’importance de la Téfila et s’efforceront de se conformer plus sérieusement à la Halakha. (Talmud Brakhot 6a, 8a ; Maguen Avraham 15 sur Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 90 ; Iguerot Moché Ora’h ‘Haïm 2, 27).
Est-il permis pour un homme de prendre une pince à épiler pour enlever les poils de la barbe ? Le but est d’éviter d’utiliser une lame et d’avoir une taille soignée pour avoir un bon aspect au travail. J’ai entendu que, puisque les femmes ne le font pas (elles n’ont pas de barbe), ce ne serait pas ressembler à une femme de faire ainsi. Qu’en pensezvous ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Il est permis d’agir comme mentionné dans votre question, car les poils de la barbe ne sont pas arrachés à la racine par le biais d’une lame (Ta’ar). (Me’hkeré Erets 6 Yoré Déa 6 ; Véguila’h Hacohen 15 et 25) Il est interdit d’agir ainsi s’il s’agit des poils de la zone des Péot.
Est-ce que le pain vendu dans une boulangerie sans certification de Cacheroute officielle, où il y aurait un rabbin impliqué pour l’allumage du four (sans confirmation claire de son identité ni de supervision formelle), peut être considéré comme Cachère et permis à la consommation, sachant qu’il n’y a aucun produit carné (pas de viande ni de sandwichs), et que les ingrédients sont uniquement : eau de ville, farine T80 bio sans additifs, sel de Guérande et levain naturel ? Le levain est fait par un Juif, c’est pour cela qu’on appelle ça levain naturel : il est composé simplement d’eau et de farine de seigle.

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Dans ce domaine, mieux vaut ne pas laisser l’imagination du boulanger prendre trop d’initiatives sans supervision, sinon on finit parfois avec des surprises qui ne font pas très plaisir.
Personnellement, je pense qu’il faut se limiter à ce qui est effectivement vérifiable et sous une supervision effective (au moins de temps à autre). Récemment, nous avons été informés d’un cas où du pain vendu en boulangerie contenait des éléments totalement inattendus, ce qui rappelle que l’absence de contrôle effectif peut réserver de véritables surprises. À Paris et surtout en région parisienne (et en fait, en France et même à travers le monde), une grande partie de la communauté consomme du pain provenant de boulangeries non surveillées, mais, à mon avis, cela ne suffit pas à en établir la Cacheroute. Le simple fait de connaître la liste des ingrédients ne peut jamais garantir une consommation sans risque, car de nombreux paramètres peuvent entrer en jeu. Il s’agit là d’un avis personnel qui est le fruit de nombreuses expériences recueillies au fil des années : 1. Parfois, les boulangers ajoutent de la poudre de lait comme améliorant. À Amsterdam, par exemple, le pain est très souvent ‘Halavi. Donc, il est interdit à la consommation même si tous les autres ingrédients sont absolument Cachères. (Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 1 ,97)
2. Dans certaines boulangeries, le pain est cuit sur des plaques graissées. Les matières grasses sont assez souvent d’origine animale. Donc, strictement interdites.
3. Le boulanger peut cuire sur les mêmes supports des spécialités susceptibles de contenir des graisses animales ou des ingrédients laitiers : pains spéciaux, pizzas ou mini-pizzas au fromage ou à la viande, tourtes (aux lardons ou au fromage), baguettes viennoises ou pâtisseries.
4. Parfois, les restes de pâtisseries de la veille sont utilisés comme levain pour la fabrication du pain frais du jour. Ces pâtisseries contiennent des matières grasses interdites. (Liste du Consistoire de Paris de juillet 2025, rubriques "Pain boulanger" et "Pains industriel")
Conclusion : tant que vous n’êtes pas convaincu de la Cacheroute de ce que vous mettez en bouche, il faut s’abstenir.














Mon effort à moi, il compte !
Les enfants, cette semaine, apprenons à donner le meilleur de nous-mêmes sans nous comparer aux autres.
À la synagogue, quelques jours avant Chavou’ot, le Rav annonce : "Les garçons, cette année, nous allons décorer la synagogue avec des fleurs, en souvenir du mont Sinaï qui était fleuri au moment du don de la Torah." Tout le monde est ravi, sauf Yoni, il n’est pas très doué pour les travaux manuels...
Le soir, il s’installe à la table du salon avec du papier, des ciseaux et de la colle. Il découpe des fleurs en essayant de s’appliquer. Certaines sont de travers. Il se dit : "Franchement, c’est pas incroyable…"
autres décorations. Quand tout est terminé, la synagogue est magnifique. Chaque décoration apporte quelque chose de spécial.

Le Rav rassemble les garçons et : "Vous voyez ? Toutes les décorations ne se ressemblent pas. Mais chacune a rendu la synagogue plus belle pour recevoir la Torah."
Yoni regarde ses fleurs accrochées au mur. Elles ne sont peut-être pas les plus réussies, mais elles ont leur place, elles aussi. Ce jour-là, Yoni comprend que même un petit effort compte énormément aux yeux d’Hachem.

Le lendemain, les garçons arrivent à la synagogue avec leurs décorations. Certains ont préparé de grandes affiches, d’autres des fleurs magnifiques et colorées. Yoni hésite presque à sortir les siennes de son sac.
Le Rav regarde chaque décoration avec attention, puis il s’arrête devant celles de Yoni. "C’est toi qui a fait tout ça ?! C’est remarquable !" Il accroche les fleurs de Yoni près de l’arche sainte avec les
Dans la Paracha de Nasso, les chefs des tribus apportent chacun une offrande au Michkan. Pourtant, il y a quelque chose d’étonnant : leurs cadeaux sont exactement les mêmes ! Pourquoi la Torah répète-telle chaque offrande séparément au lieu d’écrire une seule fois la liste ?
Cela nous apprend une grande leçon : même quand deux personnes font la même Mitsva, chaque effort est unique et important aux yeux d’Hachem.

enfants, posons-nous
Est-ce qu’il t’arrive de penser que ce que tu fais n’est pas assez bien ?
Est-ce que tu compares parfois ton travail à celui des autres ?
Parfois, on peut penser que ce qu’on fait n’a pas tellement d’importance, or la Torah nous apprend le contraire : même une bonne action que beaucoup d’autres font aussi a une valeur immense quand cela vient de toi.
Hachem ne regarde pas seulement l’action, il regarde aussi le cœur, l’effort et l’intention de chaque personne. Et ça, personne ne peut le remplacer.
À Bné Brak vivait un immense maître de Torah : le ‘Hazon Ich. Outre son immense savoir, des milliers de personnes venaient lui poser des questions et demander des conseils.
Un jour, un jeune garçon entre chez lui avec son père. L’enfant est triste et n’ose presque pas parler.
Le ‘Hazon Ich lui demande : "Qu’est-ce qui ne va pas ?"
Le garçon finit par répondre : "À l’école, les autres réussissent mieux que moi. Certains comprennent plus vite, répondent mieux, et moi, j’ai l’impression que ce que je fais ne vaut pas grand-chose."
une personne à une autre. Il regarde ce que chacun fait avec les capacités qu’il a reçues."
Le père du garçon voit alors le visage de son fils changer. Lui qui était découragé commence à se redresser.


Avant qu’ils ne partent, le ‘Hazon Ich lui dit encore : "Ne regarde pas ce que les autres réussissent. Demande-toi seulement si toi, aujourd’hui, tu as fait de ton mieux."

Le ‘Hazon Ich l’écoute attentivement, puis il lui demande : "Dis-moi, quand Hachem demande à quelqu’un de s'investir pour la Torah, est-ce qu’Il demande à tout le monde d’être pareil ?"
Le garçon réfléchit et secoue la tête.
Le Rav continue : "Non. Hachem ne demande pas à chacun d’être le meilleur. Il demande à chacun de donner le meilleur de lui-même."
Puis il prend un exemple. "Imagine deux personnes qui portent un sac. L’une est forte et porte facilement un grand poids. L’autre est plus faible et porte un petit sac, mais avec difficulté. Aux yeux d’Hachem, les efforts du deuxième peuvent avoir encore plus de valeur."
Le garçon écoute attentivement, et le ‘Hazon Ich ajoute alors une phrase que certains de ses élèves rapporteront plus tard : "Hachem ne compare pas
Des années plus tard, ce garçon raconte souvent cette rencontre. Ce jour-là, il a compris une grande leçon : même si les autres font plus ou mieux, chaque effort personnel a une immense valeur. Comme dans la Paracha de Nasso : les chefs des tribus apportaient tous la même offrande, mais la Torah les compte chacun séparément, pour montrer que chaque personne et chaque effort sont uniques.
Et même un enfant peut déjà vivre cela : faire une Mitsva avec sérieux, étudier avec attention, ou aider à la maison… même si personne ne le remarque.
Les enfants, cette semaine, essayez de faire une chose du mieux possible, sans vous comparer aux autres. Hachem regarde surtout les efforts que chacun fait avec son propre cœur.
Ingrédients

• 200 g de chocolat noir


Un dessert gourmand et facile à préparer, où la douceur de la mousse au chocolat rencontre le croquant parfumé des spéculoos. À servir bien frais. Pour 6 verrines
• 400 ml de crème liquide entière bien froide
• 2 cuil. à soupe de sucre
• 8 spéculoos émiettés
• Quelques copeaux de chocolat pour la décoration
Préparation : 15 min
Cuisson : 5 min
Repos : 2 h
Difficulté : facile

Réalisation
- Faites fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-ondes, puis laissez-le tiédir légèrement.
- Montez la crème liquide bien froide avec le sucre, jusqu’à obtenir une chantilly légère.
- Incorporez délicatement le chocolat fondu à la crème fouettée, à l’aide d’une spatule, pour garder une texture aérienne.
- Répartissez les spéculoos émiettés au fond des verrines, puis ajoutez la mousse au chocolat.
- Décorez avec quelques copeaux de chocolat, puis réservez au frais pendant au moins 2h avant de servir.
Bon appétit !
Murielle Benainous




Le cursus scolaire qui allie l’Etude et les études
BAC ISRAÉLIEN 4 & 5 Yehidot en hébreu ou en français
CURSUS OLIM CURSUS YESHIVA
12h de Kodech 12 h d’Oulpan intensif
Kodech intensif 25h hebdomadaire OU
M. Nissim BENTSVI
AVEC L’APPROBATION DE
Rav Yehia Teboul chlitaAv Beith-Din de Lyon et Région
Rav Alain Shlomo Senior chlita Grand Rabbin de Paris 16e
Rav Yossef Eliahou chlita Rosh Collel à Jerusalem
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Perle de la semaine par

"Un homme qui n'a pas au moins 'une heure pour lui' chaque jour, n'est pas un homme." (Rabbi Moché Leib de Sassov)