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Torah-Box Magazine n°362 France - Bamidbar

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L'ÉDITO DE LA SEMAINE

Trump et la lecture messianique de l'Histoire

Certains pensent que le soutien inconditionnel qu’accorde Donald Trump à Israël, allant jusqu’à ordonner des frappes contre l’Iran au prix de fortes critiques intérieures, y compris au sein de son propre camp, proviendrait de l’influence évangélique. En effet, le président des ÉtatsUnis entretient depuis des années des liens étroits avec une grande partie du mouvement évangélique américain, avec lequel il partage des valeurs conservatrices chrétiennes. Or, les pasteurs de ce mouvement multiplient les actions de soutien à Israël et voient le régime islamiste iranien comme l’un de ses ennemis majeurs, qu’il faut absolument écarter.

Mais qui sont ces chrétiens évangéliques ? Ils s’inscrivent dans un courant du christianisme protestant, très présent aux États-Unis — plusieurs dizaines de millions de fidèles —, qui octroie une place centrale à la Bible, tout en se détachant de l’autorité de l’Église. Ils lisent la Bible de façon très littérale et beaucoup d’entre eux pensent que le peuple juif, qui a reçu une Promesse divine sur la terre d’Israël, doit impérativement y retourner. En effet, ce retour représente la phase fondamentale qui précède la venue du Messie.

C’est pourquoi, dès le XIXe siècle, plus de 400 personnalités protestantes britanniques et américaines avaient signé une pétition demandant aux grandes puissances de soutenir le retour des Juifs en Palestine ottomane et ce, bien avant la publication de L’État des Juifs de Theodor Herzl. Arthur Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, qui baignait lui aussi dans une culture protestante, rédigera en 1917 la fameuse Déclaration Balfour, qui porte son nom, soutenant l’établissement d’un “foyer national juif” en Palestine.

Il est difficile de cerner les intentions profondes de Donald Trump. En revanche, il est plausible que son entourage politique et une partie importante de son électorat

évangélique aient une influence sur ses décisions, en particulier concernant Israël. Ce qui est incroyable, c’est que l’Iran radical est lui aussi animé par une vision “prophétique” de la fin des temps, selon laquelle la terre entière reconnaîtrait Allah comme D.ieu unique et Mohamed comme Son unique prophète, n’hésitant pas à vouloir utiliser la force nucléaire pour parvenir à cette réalisation. On se retrouve dès lors face à un nouveau type de conflit entre deux États, qui n’est pas uniquement d’ordre politique, mais s’inscrit également dans un cadre apocalyptique et religieux.

Où se situe donc Israël dans tout cela ? Le peuple hébreu retrouve sa terre après un long exil, comme le prévoyaient nos prophètes, mais ce sont des adeptes du protestantisme — dont, soit dit entre parenthèses, l’initiateur, Martin Luther, fut un grand antisémite — qui interviennent pour permettre à ce retour de se réaliser et de se maintenir. Cependant, il nous faut être clairvoyants, car le but final de ce retour des Juifs en Terre sainte selon la pensée évangélique est la venue du Messie qui est, selon leur croyance, Jésus le Nazaréen — comme le nomme Maïmonide —, et que les Juifs reconnaîtront, ‘Has Véchalom, après “sa résurrection” !

Comprenons bien : nous sommes en présence d’un processus divin prévu depuis des millénaires par nos prophètes, et qui se voit activé par des personnages qui, en réalité, représentent un réel danger spirituel pour nous. Les desseins de l’Éternel nous échappent, et les étapes qui nous mènent au dénouement final, avec la venue du véritable Messie, passent parfois par des voies étonnantes. Mais il est de notre devoir de rester prudents et de ne pas nous détourner d’un pouce de la Torah, même si l’on se sent naturellement redevables envers ceux qui permettent notre salut.

Rav Daniel Scemama

SOMMAIRE

Rav Daniel Scemama

L'Édito - Trump et la lecture messianique de l'Histoire

Guide de Chavou'ot

- Réflexion

- Histoire

Évenements

L'équipe Torah-Box conclut l’étude du Talmud pour la protection d’Israël !

Rav Réouven Ohana

Le message du grand rabbin de Marseille

Devinettes sur la Paracha

Femmes

Déborah : prophétesse… et juge !

Biographie

Responsable publication

David Choukroun

Chavou'ot : La lumière du Ba’al Chem Tov

Rav Yehonathan Gefen

Parachat Bamidbar – Les bienfaits du silence

Shabatik

Histoire

Chabbath à Hong Kong au 72e étage

Réflexion

Chavou’ot approche. Es-tu prêt ?

Interview

Le goût du "Limoud Torah"

Pensée juive

Les Téhilim du roi David : la porte de la prière

Questions au Rav

La Paracha pour les enfants

Moi aussi, je compte !

Recette

Rédacteurs

Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Rav Nathaniel Mimoun, Rav Réouven Ohana, Liora Rosenblatt, Rav Yehonathan Gefen, Rav Emmanuel Mimram, Rav Yossef-‘Haï Abergel, Rav Ichaï Assayag, Rav Emmanuel Boukobza, Rav Gabriel Dayan, Murielle Benainous

Mise en page Dafna Uzan

Couverture @haron_3247

Secrétariat 01.80.20.5000

Publicité Yann Schnitzler yann@torah-box.com 04.86.11.93.97

Distribution diffusion@torah-box.com

Remarques & commentaires magazine@torah-box.com

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 Ne pas lire pendant la prière

 Ce magazine contient des enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle

Roch 'Hodech

CALENDRIER DE LA SEMAINE

Daf Hayomi 'Houlin 13

Michna

Daf Hayomi 'Houlin 14

Michna Yomit Kélim 2-5

Daf Hayomi 'Houlin 15

Michna Yomit Kélim 2-7

Parachat Bamidbar

Daf Hayomi 'Houlin 16

Michna Yomit Kélim 3-1

Daf Hayomi 'Houlin 17

Michna Yomit Kélim 3-3

Daf Hayomi 'Houlin 18

Michna Yomit Kélim 3-5

Daf Hayomi 'Houlin 19

Michna Yomit Kélim 3-7

Mercredi 13 Mai

Rav Moché 'Haïm Luzatto (Ram'hal)

Rabbi 'Hanina Ben Dossa

Jeudi 14 Mai

Rav Its'hak Aboulafiah

Lundi 18 Mai

Rav Israël Hagar

Vendredi 22 Mai

Rabbi Israël Ba'al Chem Tov

Rav Mordékhaï Camus Cohen

Roi David

Horaires du Chabbath

Paris Lyon Marseille Strasbourg

Entrée 21:07 20:47 20:37 20:45

Sortie 22:26 22:00 21:47 22:03

Daf Hayomi 'Houlin 20

Michna Yomit Kélim 4-1

Daf Hayomi 'Houlin 21

Michna Yomit Kélim 4-3

Daf Hayomi 'Houlin 22

Michna Yomit Kélim 5-1

Chavou'ot (2ème jour) Chavou'ot

Daf Hayomi 'Houlin 23

Michna Yomit Kélim 5-3

Daf Hayomi 'Houlin 24

Michna Yomit Kélim 5-5

Daf Hayomi 'Houlin 25

Michna Yomit Kélim 5-7

Daf Hayomi 'Houlin 26

Michna Yomit Kélim 5-9

Samedi 23 Mai

Rav David Halévi Dra'ah

Hochéa' Ben Beeri

Lundi 25 Mai

Rav Ya'akov 'Haïm Sofer (Kaf Ha'hayim)

Mardi 26 Mai

Rav Ichmaël Hacohen

Avis aux lecteurs Zmanim du 16 Mai

Paris Lyon Marseille Strasbourg

Nets 06:08 06:08 06:14 05:47

Fin du Chéma (2) 09:57 09:52 09:54 09:36

'Hatsot 13:47 13:37 13:35 13:25

Chkia 21:27 21:06 20:56 21:04

En raison de Chavou’ot qui tombe vendredi et se prolonge directement avec Chabbath, il n’y aura pas de magazine la semaine prochaine.

Nous nous retrouverons la semaine suivante.

Bonne fête et bonne lecture !

En l’an 2448 depuis la création du monde, après avoir quitté l’Egypte au matin du 15 Nissan, les Hébreux traversèrent le désert du Sinaï. Arrivés devant le mont Sinaï, ils campèrent au pied de la montagne. Le 6 Sivan, au plus fort d’un tumulte et d’un ébranlement, le Créateur du monde Se manifesta et offrit la Torah à Son peuple Israël. C’est ainsi que plus de 3 millions d’hommes, femmes et enfants furent les témoins de cette extraordinaire Révélation divine.

"Et l’Eternel vous parla au milieu de ce feu : vous entendiez le son des paroles, mais vous ne perceviez aucune image, rien qu’une voix. Et Il vous promulgua Son alliance, qu’Il vous enjoignait d’observer, à savoir les Dix

GUIDE DE CHAVOU'OT

Commandements. Puis Il les écrivit sur deux tables de pierre." (Dévarim 4, 12-13)

Les Bné Israël unis, comme un seul homme et d’un même cœur, ont accepté de recevoir la Torah avec amour, en affirmant : "Nous ferons, puis nous comprendrons". Ce don fut un événement spirituel d’une grande portée, qui marqua l’essence de l’âme juive pour l’éternité. Tel un mariage entre D.ieu et Son peuple, Il fit un serment d’alliance perpétuelle avec nous, et nous Lui avons juré une fidélité éternelle.

Chaque année, lors de la fête de Chavou’ot, nous renouvelons notre acceptation de ce cadeau divin : D.ieu "redonne" la Torah, et nous Lui renouvelons notre fidélité.

Réflexion

La fête de Chavou’ot commémore l’événement le plus important de l’histoire juive : le don de la Torah au mont Sinaï. Cette révélation divine fut un événement spectaculaire pour tout le peuple juif.

Israël : un peuple uniquement par sa Torah !

Ce moment historique est à l’origine même de la définition de la nation juive. En effet, contrairement aux autres peuples dont l’identité est définie par une langue, une terre et une histoire commune, le peuple juif a davantage vécu en exil que sur sa terre... et il ne représente finalement une nation QUE par sa Torah !

Unité du peuple Juif : un élément indispensable

Le don de la Torah a été possible uniquement car le peuple était uni, comme "un seul homme

avec un seul cœur". L’unité dont il est question ici n’est pas une unité de façade politique ou sociale. C’est une unité des cœurs, qui émane de l’intérieur, et qui peut nous permettre de trouver grâce aux yeux de D.ieu et de recevoir Sa Torah unique... Que nous puissions à Chavou’ot renforcer l’unité de notre peuple, dans ce même objectif !

Préparation et élévation spirituelles…

Les semaines qui précédent la fête, nous nous préparons spirituellement : nous travaillons sur nos traits de caractère afin de nous élever et être prêts à recevoir la Torah. C’est une occasion pour nous tous de lui accorder de l’importance dans notre vie. Que nous puissions toujours avoir conscience de sa vraie valeur et nous renforcer dans son étude et son accomplissement !

CHAVOU'OT : signifie "semaines", en référence aux sept semaines de préparation qui ont précédé le don de la Torah au Sinaï. Cette fête de Matan Torah (don de laTorah), est aussi appelée ‘Hag Hakatsir (fête de la moisson) et Yom Habikourim (jour des premiers fruits), en souvenir de la récolte du blé et des pains portés en offrande au Temple pour remercier D.ieu. La fête débute le 5 Sivan au coucher du soleil et se termine le 7 Sivan à la nuit en diaspora (et le 6 Sivan à la nuit en Israël).

Lois et coutumes

JEUDI 21 MAI 2026

Le ‘Erouv Tavchilin

Lorsque le Chabbath est précédé d’un jour de fête l’entrée de la fête, il faut faire le ‘Erouv Tavchilin qui nous permettra de cuire pendant la fête (uniquement à partir d’un feu existant) pour le repas de Chabbath.

On prend une 'Halla et un plat cuisiné (viande, poisson, œuf dur) - qui seront ensuite consommés pendant le Chabbath - et on récite la bénédiction suivante :

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam Acher Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou ‘Al Mitsvat Érouv.

Bedene ‘Érouva Yehé Charé Lana Léafouyé Oulvachoulé Oul-adlouké Chraga Oulmé’évad Kol Tsorkhana Miyoma Tava Lechabata Lana Oulkhol Israel Hadarim Baïr Hazot.

Par l'intermédiaire de ce 'Erouv, il nous sera permis de cuire au four, de cuisiner, d'allumer le feu et de réaliser tout ce qui nous est nécessaire pendant Yom Tov pour Chabbath, pour nous et pour tous les Juifs qui résident dans cette ville.

Allumage des bougies de Yom Tov

Avant la tombée de la nuit, les femmes allument 2 bougies (pour l’entrée de la fête), et une veilleuse de 24h ou 48h (qui servira le lendemain à allumer les bougies pour le 2ème jour de fête, avant le coucher du soleil).

SÉFARADES

ASHKÉNAZES

JEU 21/05 JEU 21/05 VEN 22/05 VEN 22/05

Bénédiction(s) avant l’allumage des bougies (Pour les Ashkénazes, la bénédiction peut aussi être récitée après l’allumage. Se référer à sa coutume ou à son Rav.)

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha'olam Acher Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Léhadlik Ner Chel Yom Tov.

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha'olam Acher Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Léhadlik Ner Chel Chabbath Ve Yom Tov.

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha'olam Acher Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Léhadlik Ner Chel Chabbath Vechel Yom Tov.

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Melekh Ha’olam Chéhé’héyanou Vékiyémanou Véhigui’anou Lazemane Hazé. 1 3 & & 1 1

2 4

JEUDI 21 MAI 2026 (SUITE)

Lois de Yom Tov

Pendant les jours de Yom Tov, les lois sont les mêmes que celles du Chabbath, excepté qu’il est permis d’allumer un feu, mais uniquement à partir d’une flamme existante (allumée avant la fête, comme une veilleuse de 24h), d’effectuer certains travaux liés à la préparation d’un repas (Okhel Néfech) mais il est interdit d’éteindre un feu ou le gaz. Il est également autorisé de porter des objets permis d’utilisation et nécessaires pendant la fête.

Consommation d’aliments lactés

Il est d’usage de consommer des aliments lactés pendant la fête, en souvenir des Bné Israël qui avaient fait de même après avoir reçu la Torah - ils n’avaient pas encore rendu leurs ustensiles Cachères afin de pouvoir y cuire de la viande.

Veillée d’étude

Le soir de la fête, nous avons l’habitude de veiller et d’étudier la Torah toute la nuit, pour réparer les fautes des Bné Israël qui ont dormi la nuit précédant le don de la Torah... c’est D.ieu Lui-même qui avait dû les réveiller. La coutume est de réciter pendant la veillée le texte appelé "Tikoun de Chavou’ot" (disponible entre autres dans le livre "Krié Mo’èd"), composé d’après le Zohar et le Arizal et constitué d’extraits de très nombreux textes de la Torah. Cependant, s’il vous est difficile de lire le "Tikoun" toute la nuit, renseignez-vous auprès des synagogues à proximité qui organisent des cours de Torah, ce qui vous permettra de participer à cette grande Mitsva, porteuse de nombreuses bénédictions :

“Tous ceux qui veillent sans dormir un seul instant peuvent être assurés d’être préservés durant l’année entière du moindre désagrément.”

(Rabbi ‘Haïm Vital)

“Tous ceux qui récitent le Tikoun de la nuit de Chavou’ot, et s’en réjouissent (...) recevront 70 bénédictions, on les gratifiera des couronnes du monde futur" (Rabbi Chim'on Bar Yo'haï).

"Ils mériteront d’avoir des enfants et petits-enfants érudits en Torah" (Rabbi ‘Haïm Falaggi).

Celui qui reste éveillé toute la nuit doit réciter les Birkot Hacha’har (bénédictions du matin) et les Birkot Hatorah à partir de la mi-nuit ('Hatsot), excepté la bénédiction de Nétilat Yadaïm. La synagogue sera décorée avec des fleurs et des plantes, en souvenir du mont Sinaï qui s’était couvert de fleurs en l’honneur du don de la Torah.

VENDREDI 22 MAI 2026

Lecture des 10 Commandements

Pendant l’office du matin, les hommes écouteront la lecture des 10 commandements, afin de montrer en ce jour leur engagement d’observer les lois données au mont Sinaï.

Les décisionnaires conseillent de ne pas se lever pendant la lecture des 10 commandements pour ne pas donner l'impression que la Torah pourrait se résumer à eux seuls.

Si on souhaite malgré tout les honorer en se tenant debout, il faudra se lever dès le début de la montée correspondante. Les femmes peuvent aussi aller à la synagogue, si elles le peuvent, pour ce moment important.

Lecture de la Méguila de Ruth et des Téhilim

Il est de coutume de lire le livre de Ruth la Moabite (cela pourra se faire si besoin en français ou en phonétique) en souvenir du roi David, un de ses descendants, qui naquit à Chavou’ot et quitta ce monde le même jour 70 ans plus tard. D’après certains de nos maîtres, c’est aussi pour nous montrer l’exemple de Ruth qui se convertit pour rejoindre le peuple juif. On a l’habitude de lire également les Téhilim, dont l’auteur est le roi David.

VENDREDI 22 MAI 2026 (SUITE)

Prière de Yizkor

Les Ashkénazes lisent cette prière le matin à la synagogue, le vendredi 22 mai & samedi 23 mai (2ème jour de Yom Tov) en souvenir des proches parents disparus, et on promet de faire un don à la Tsédaka pour leur mérite.

Allumage des bougies de Chabbath et Yom Tov

Fin du 1er jour de fête. Début du 2ème jour de fête. On allume les bougies de Chabbath et Yom Tov à partir d’une flamme existante uniquement.

SAMEDI 23 MAI 2026

Havdala

Après la tombée de la nuit, on récitera la Havdala habituelle sur le vin, les aromates et une flamme.

AUTRES PAYS

JEU 21/05

Allumage des bougies

Paris 21h15

Lyon 20h54

Marseille 20h43

Nice 20h37

Strasbourg 20h52 20h54 22h14

Toulouse 21h00 21h01 22h13

Montréal 20h07 20h08 21h22

Bruxelles 21h15 21h17 22h42

Casablanca 20h10 20h10 21h12

Genève 20h50 22h19 22h07

Los Angeles 19h34 19h34 20h36

Miami 19h44 19h45 20h42

New York 19h54 19h54 21h02

* A partir d’une flamme existante

ÉVÈNEMENTS

L'équipe Torah-Box conclut l’étude du Talmud pour la protection d’Israël !

Il y a près de 2 ans, Torah-Box réunissait ses Rabbanim, responsables et équipes autour d’un projet exceptionnel : l’étude de tout le Talmud dédiée à la protection de nos soldats et du peuple d’Israël. Un Siyoum profondément émouvant, né dans le contexte de la guerre, et porteur d’un message puissant d’unité et d’effort.

À l’abri des projecteurs et du tumulte du monde, s’est déroulé la semaine dernière un événement profondément émouvant pour la famille TorahBox, mais aussi porteur d’inspiration pour tout le peuple juif ; un événement que je souhaite partager avec vous.

L’idée était simple, et pourtant d’une ampleur saisissante : réunir toute l’équipe de TorahBox, Rabbanim, responsables, créateurs et techniciens, autour de l’étude de l’ensemble du Talmud. Plus de 1 700 feuilles de Guemara, près de deux millions de mots de sagesse ancestrale, à approfondir et à transmettre. Le Siyoum, qui vint couronner cette étude, eut lieu le mercredi 29 avril, dans les salons Aroya à Jérusalem, dans une atmosphère de joie profonde et d’un merveilleux sentiment d’accomplissement, dans tous les sens du terme. Bien davantage qu’une simple cérémonie de clôture, ce moment fut le reflet d’une quête intellectuelle et spirituelle menée avec constance. Chacun y avait non seulement compris, mais aussi éprouvé, combien l’étude est un chemin de longue haleine. Chacun avait ressenti, dans son cœur, la beauté d’un rendez-vous régulier avec une vérité qui dépasse l’homme.

Pour mieux saisir la portée de cet événement, je suis allé directement interroger l’initiateur du

Torah-Box, sur le site comme à travers le monde, est un homme aux multiples facettes, souvent surprenantes. Ancien des commandos de l’armée israélienne, il dirige un Collel à Kiryat Sefer, où il étudie et enseigne tous les domaines de la Halakha, la Loi juive. Mais, parallèlement, il se rend deux à trois fois par semaine sur des bases militaires de Tsahal pour encourager, enseigner, dialoguer, inspirer, et distribuer une multitude de présents signés Torah-Box : Tsitsiot, Téfilin, Kippot, sucreries et autres douceurs.

Rav Haddad, dans quel contexte vous est venue la brillante idée de ce Siyoum ?

Après le tremblement de terre du 7 octobre 2023, le pogrom de Sim’hat Torah, nous nous sommes lancés dans une vaste opération de soutien aux soldats. Au cœur de la tourmente, nous nous rendions désormais quatre fois par semaine auprès d’eux pour les encourager et leur offrir ce qu’ils nous demandaient eux-mêmes : un supplément de Emouna, de foi et de confiance en D.ieu. Plus de 7 000 Tsitsiot (les gilets pareballes les plus recherchés !) ont été distribués, sans compter les Kippot, les Téfilin, les livres

que nous leur avons apportés. Tout cela dans une atmosphère chaleureuse, avec d’immenses barbecues, de la musique, parfois de véritables concerts. À cela s’ajoutaient aussi les visites aux blessés, parfois gravement atteints, dans les hôpitaux et les centres de rééducation. J’ai gardé le contact avec beaucoup de ces soldats sur le long terme. J’ai même été l’officiant de la cérémonie de mariage de plusieurs d’entre eux !

Mais je me disais qu’il fallait faire davantage pour les aider…

Et c’est là que vous avez pensé à un Siyoum Hachass ?

Absolument. Après une année de guerre, au Sim’hat Torah suivant, alors que nous dansions autour de la Torah dans un pays encore en conflit, avec des milliers de soldats sur le front, j’ai eu une illumination. J’ai deux fils, dont l’un est à la Yéchiva et l’autre à l’armée, sur le front sud, à Gaza. Ce qui paraît si difficile à comprendre pour d’autres est, pour eux, d’une clarté évidente. Le

premier étudie pour la protection du second, et le second combat pour la protection du premier. Une solidarité exemplaire, qui reflète toute l’unité du peuple d’Israël. Je me suis dit qu’il fallait élargir cette collaboration, cette unité profonde, à tout le peuple d’Israël, et commencer précisément par ceux qui diffusent la Torah. Le Rav Dessler nous rappelle l’importance capitale de l’étude régulière, en particulier chez ceux qui sont Mezaké Harabim, ceux qui œuvrent à la diffusion de la Torah. Quoi de plus fort qu’un Siyoum de tout le Talmud, mené par tous les membres de Torah-Box, pour la protection de tout le peuple d’Israël ?

Cela a-t-il été facile à mettre en place ?

Heu… pas vraiment ! Les membres de Torah-Box ont déjà leur propre programme d’étude, selon leurs aspirations, et un emploi du temps bien rempli… Je suis d’abord allé présenter le projet et convaincre Binyamin Benhamou, notre cher directeur. Il a finalement accepté de prendre le

premier traité. Ensuite, il a fallu appeler chacun des membres, un par un, expliquer, encourager, persuader, jusqu’à couvrir tout le Talmud. Malgré tous mes efforts, il restait encore un dernier traité, Yébamot, et il faut bien reconnaître qu’il est assez difficile. Pour fermer la boucle, je l’ai pris sur moi, en plus de ce que j’avais déjà prévu…

Sur combien de temps le projet s’est-il étalé ?

En réalité, sur exactement une année. J’ai conclu le dernier traité dans la nuit de la veillée de Hocha’ana Rabba, à la veille de Sim’hat Torah. Et vous ne savez pas le plus frappant. Le matin de Hocha’ana Rabba, veille de Sim’hat Torah, les 20 derniers otages vivants rentraient à la maison !

Avez-vous des anecdotes marquantes ?

Oui, de très nombreuses. Mais je citerai seulement deux soldats grièvement blessés qui avaient demandé la visite de Torah-Box. Le pronostic était sombre, et l’on ne pensait pas qu’ils remarcheraient. Nous leur avons proposé de les associer au mérite de notre étude, et leur récupération physique fut étonnante. Contre toute attente, ils marchent aujourd’hui normalement !

Une autre histoire marquante que je me permets d'ajouter en aparté est celle de cet Avrekh, Rav Raphaël Sabbah, qui venait d’arriver chez TorahBox et s’apprêtait à quitter le bureau. Il croise le Rav Haddad, qui lui lance avec enthousiasme : "Prends un traité pour le Siyoum !" La réponse fuse, instinctive : "Je n’ai pas le temps." Mais le Rav insiste : "T’inquiète pas, vas-y, on a besoin de toi, jusqu’à l’année prochaine."

L’aventure commence. À mi-chemin du traité Ketouvot, l’apocalypse s’abat : événements imprévus, occupations incessantes, préoccupations qui s’accumulent. L’échéance semble s’éloigner, comme un horizon fuyant. "Quand j’aurai le temps", se dit-il, phrase fatale, car le temps ne vient jamais d’aventure. Quelques mois plus tard, il tente un traité plus "facile", mais l’appel du Rav retentit : "Comment ça se passe ? ". Au lieu d’être un psychologue compatissant, le Rav tranche : "On a besoin de toi pour Kétouvot. Continue, en français, sur

Artscroll, peu importe, mais fais-le !" L’emploi du temps ? De 6h à minuit, plein à craquer. Pas d’espace, sauf en renonçant au sommeil ou à la nourriture. Pourtant, face à l’échéance serrée – trois pages quotidiennes – il raccroche et va prier dans un champ : "Hachem, Tu ne m’as jamais laissé tomber ; ouvre-moi le chemin !"

Et là, la mer s’ouvre, comme pour Na’hchon. La décision ferme libère l’impossible : des moments cachés surgissent, la journée reste pleine, mais l’étude s’y niche. Trois pages par jour ! Les trajets de bus d’une demi-heure deviennent des trésors de temps ; les files d’attente, des opportunités précieuses ; les quarts d’heure volés s’additionnent, avec cinq minutes avant le sommeil. Demain ? On ne sait pas encore, mais on y croit. Des forces nouvelles émergent : étude pendant les jeûnes, avant ou après les fêtes, même en attendant sa femme sortie de boutique où il patiente désormais de façon admirable…

On n’a jamais le temps. Vraiment jamais. Mais la solution pour en avoir ? Tout simplement de le créer, par une décision ferme ! Tous ceux qui se sont lancés l’ont vécu : au moment du choix sincère, Hachem ouvre les portes. Cinq minutes ici, dix là, et la journée s’accomplit.

Y a-t-il une suite au projet, ou s’arrête-t-on là ?

Sûrement pas ! Le soir même du Siyoum, nous avons redistribué l’ensemble du Talmud aux participants. Un Siyoum n’est pas un trophée que l’on range, mais une semence pour l’avenir. Nous repartons de plus belle, et plus fort encore, pour le peuple d’Israël ! Cet événement nous trace une direction, et nous rappelle que la plus haute noblesse de l’homme réside dans sa capacité à apprendre, à accomplir, à achever, et surtout à recommencer. Il nous rappelle aussi que lorsque chacun assume sa part de responsabilité, dans l’unité, le peuple d’Israël devient invincible.

Au cours de cette magnifique soirée, quatre Rabbanim ont partagé leur Siyoum personnel avec l’assemblée : le Rav Mordekhaï Bitton pour le traité Nazir, le Rav Avraham Kadoch,

qui a étudié le traité ‘Avoda Zara en binôme avec son jeune fils tout juste Bar-Mitsva, le Rav Moché Avidan, responsable vidéo, pour le traité Bekhorot, puis le Rav Haddad, qui a conclu le Chass. Le Rav Gabriel Dayan, décisionnaire de Torah-Box, nous a également enrichis de ses enseignements.

Le Richon Letsion, grand rabbin de Jérusalem, Rav Chlomo Amar, qui s’est associé à l’événement par amour et respect de la Torah, a souligné que notre époque, qui constitue sans aucun doute les derniers instants précédant la venue du Machia’h, voit peser sur nous de redoutables dangers, matériels comme spirituels. Seule l’étude et la diffusion de la Torah ont la force de nous en protéger. À l’approche de Chavou’ot, il a rappelé que l’ardeur investie dans l’étude et dans la préparation à recevoir la Torah est essentielle ; en retour, Hachem nous récompense avec une telle générosité que les fruits obtenus dépassent de loin l’effort fourni. Il a conclu par une chaleureuse bénédiction adressée à tous les

membres de l’organisation, qui se dévouent sans compter pour le peuple d’Israël.

Binyamin Benhamou, fondateur de Torah-Box, a clôturé la soirée en exprimant sa profonde gratitude envers les épouses des participants, dont le soutien a rendu cette réussite possible. Il a rappelé que l’accomplissement de chacun dépend de sa détermination et de sa volonté de faire de son engagement envers la Torah un véritable projet de vie.

Nous laisserons le mot de la fin au Rav Haddad : "Ce projet se veut un projet pilote, destiné à inspirer l’ensemble des communautés du monde juif. En diffusant l’étude du Talmud à cette échelle, nous pourrions faire naître une source de mérites sans précédent, capable de protéger le peuple d’Israël et de porter le dernier coup de maillet, et hâter ainsi la délivrance finale."

Pour participer à ce beau projet, contactez Torah-Box au 01 80 20 5000 ou au 02 37 41 515 (IL).

Propos recueillis par Rav Nathaniel Mimoun

LE MESSAGE DU GRAND RABBIN DE MARSEILLE

L’unité ne signifie pas l’uniformité

La Paracha de Bamidbar s’ouvre sur le recensement des Bné Israël dans le désert. Chaque tribu est comptée séparément, avec précision. La Torah détaille le nombre exact des membres de Réouven, de Chim'on, de Yéhouda, d’Éfraïm… jusqu’aux douze tribus. Mais ce n’est pas tout. Chaque tribu possède également son emplacement précis autour du Michkan, son ordre de déplacement, et même son propre drapeau.

À première vue, cela peut surprendre. Après la sortie d’Égypte, le peuple juif aurait justement pu devenir un ensemble totalement uni, sans distinctions particulières. Tous avaient été esclaves. Tous avaient traversé ensemble la mer. Pourquoi la Torah insistet-elle autant sur les différences entre les tribus ?

enseigne qu’une véritable unité ne naît pas de l’uniformité, mais de la capacité à réunir des différences autour d’un même centre.

C’est précisément ce que représentait le Michkan dans le désert. Chaque tribu campait à sa place, avec son drapeau et sa personnalité propre, mais toutes étaient tournées vers le même centre : le Michkan, symbole de la Présence divine et de la Torah. L’unité d’Israël ne vient donc pas de l’effacement des particularités, mais du fait que toutes ces particularités sont orientées vers une même mission.

L’unité d’Israël ne vient donc pas de l’effacement des particularités, mais du fait que toutes ces particularités sont orientées vers une même mission.

Cette question devient encore plus forte lorsque l’on constate que ces distinctions ne disparaissent pas une fois entrés en Erets Israël. Chaque tribu reçoit son territoire, son héritage, son organisation propre. Et le Rambam écrit même qu’à l’époque du Machia’h, cette répartition réapparaîtra pleinement : chacun retrouvera sa tribu et sa place.

Pourquoi la Torah tient-elle tellement à préserver ces différences ?

Parce que la Torah ne cherche pas à effacer les identités. Elle ne demande pas aux hommes de devenir identiques. Au contraire, elle

La Torah connaît profondément la nature humaine. Elle sait qu’on ne construit pas un peuple en demandant à chacun d’abandonner ses racines, sa sensibilité ou sa manière d’être. Chaque tribu possédait ses qualités propres : certaines étaient davantage tournées vers l’étude, d’autres vers le leadership, d’autres encore vers la spiritualité ou l’action. Et c’est précisément cette diversité qui faisait la richesse du Klal Israël.

Une mosaïque n’est belle que parce que chaque pièce conserve sa couleur et sa forme. Si toutes les pièces étaient identiques, il n’y aurait plus d’image. De la même manière, le peuple juif devient un véritable 'Am E’had non pas malgré ses différences, mais grâce à elles.

Rav Réouven Ohana, grand rabbin de Marseille (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)

Parachat Bamidbar par Michaël Lumbroso

Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

Cet animal royal était l’emblème de la tribu de Yéhouda.

Ils ont perdu leur statut privilégié lors de la faute du veau d’or au profit des Léviim

Le Midrach affirme que la première apparition des … dans l’Histoire s’est faite dans notre Paracha à propos des Tribus, et les autres peuples ont copié l’idée et brandissent le leur. (les premiers-nés)

Cet arbre était l’emblème de la tribu de Acher.

Aharon et ses fils doivent faire attention de garder leur statut, c’est à dire que personne ne fasse le service à leur place.

Sur le drapeau de Zévouloun, était brodée l’image de ce moyen de transport.

Le prénom du chef de la tribu de Menaché est le même que celui du Rav qui a dit qu’à Pessa’h, il est indispensable de parler de ces trois choses : Pessa’h, Matsa et Maror.

Tout comme les Bné Israël ont entouré le

, les tribus vont établir leur campement tout autour du Michkan

Le nom du troisième fils de Kehat est aussi le nom de la ville où sont enterrés les Patriarches.

Cette tribu, Moché ne l’a pas comptée parmi les enfants d’Israël.

Beaucoup de prénoms dans notre Paracha contiennent ce mot désignant Hachem en tant que fort protecteur.

Le nom du père de Moché et Aharon.

Le nombre total de Bné Israël recensés dans notre Paracha.

À la fin de la cinquième montée de la Paracha, ce mot est écrit dans la Torah surmonté de points au-dessus de chacune de ses lettres.

Ce qui arrivera au non-Lévi qui s’approche Michkan lorsque les Léviim le montent ou le démontent.

Il y a trois familles de Léviim, celle de Guerchon, celle de Kehat, et celle de … .

Les chefs de tribu sont aussi nommés ainsi, car lorsqu’il y avait à débattre de questions importantes concernant l’assemblée, on les appelait.

(les convoqués pour l’assemblée)

Lors du transport des ustensiles du Michkan, ils étaient recouverts d’une peau de cet animal

Sur le drapeau de Dan, était brodée l’image de cet animal

L’autre nom du ‘Houmach Bamidbar est le Livre des … , comme on le traduit en français d’ailleurs.

Sur le drapeau de Menaché, était brodée l’image d’un animal célèbre pour la beauté de

Cet animal était l’emblème de la tribu de Binyamin. BONUS (le loup)

(et Aharon)
(Gamliel)
(Mont Sinaï)
(il mourra)

FEMMES

COUPLE

Déborah : prophétesse… et juge !

L’une des sept prophétesses ayant façonné l’histoire du peuple juif est Déborah, particulièrement connue pour son statut de "juge". Qui étaitelle ? Quelles leçons pouvons-nous tirer de sa personnalité et de ses comportements ? Et comment a-t-elle pu occuper une fonction de "juge" ?

Pour vous situer, Déborah fait son arrivée dans un contexte désastreux : les Juifs s’éloignaient du droit chemin et adoptaient des pratiques allant à l’encontre de la Torah. C’est pourquoi D.ieu les fit tomber sous la domination du roi de Canaan, Yabin. Son général, le cruel Sisra, opprima les Juifs pendant vingt ans. Dans leur grand désespoir, ils appelèrent alors D.ieu à leur secours, qui leur envoya Déborah, la prophétesse.

"
Toute la grandeur d’une femme, et d’un homme, par ricochet, repose sur sa capacité à accepter avec humilité les atouts qu’Hachem lui a donnés

Au milieu du péché et de l’idolâtrie, Déborah resta fidèle à D.ieu et à Sa Torah. Elle craignait D.ieu, et le peuple accourait chez elle pour lui demander conseil. Elle avertit le peuple juif et le pressa de quitter le mauvais chemin où il s’était engagé et de revenir à D.ieu. Toute la nation juive respectait cette grande prophétesse.

Tsni’out et modestie

Une des caractéristiques essentielles de Déborah était sa modestie. En effet, elle

exerçait ses jugements en étant assise dehors en-dessous d’un palmier (Méguila 14), pour rester dans la grande discrétion et pudeur, et ainsi éviter de transgresser l’interdit de Yi’houd. Elle le faisait aussi pour que tout un chacun puisse l’atteindre facilement et profiter de ses enseignements.

Le palmier aux feuilles tournées vers le Ciel représentait également la façon dont Déborah exerçait son rôle : de manière désintéressée et entièrement vouée au service divin. Elle était également une prophétesse de haut niveau, tel que le verset le souligne : "Oudvora Icha Névia", "Et Déborah était une prophétesse", si bien qu’aucun homme de sa génération n’avait la capacité d’émettre des jugements comme elle. (Lisa Aiken, To Be a Jewish Woman 58-59)

Cependant, il est intéressant de constater que, malgré sa grandeur, Déborah a, par la suite, perdu sa prophétie après s’être enorgueillie de ses accomplissements. Nous pouvons tirer

une importante leçon de ce phénomène. Toute la grandeur d’une femme, et d’un homme, par ricochet, repose sur sa capacité à accepter avec humilité les atouts qu’Hachem lui a donnés, et non de les exposer et de s’en vanter, qu’à D.ieu ne plaise. Ainsi, il faut réaliser le potentiel que nous avons en nous et l’exploiter à bon escient, mais en gardant toujours en tête que ce n’est pas un acquis, et que tous nos mérites et atouts proviennent d’Hachem.

Femme et mère avant tout !

Par ailleurs, lorsque Déborah chantait des louanges de remerciements à Hachem, elle se qualifiait de "mère d’Israël". En effet, bien qu’elle fût une femme érudite, brillante et la meilleure juge de sa génération, elle mettait son rôle de mère sur un piédestal. Si une femme d’un si haut niveau octroyait une telle importance à son rôle de mère, ô combien devrions-nous faire de même aujourd’hui !

Ensuite, il est intéressant de souligner que le mari de Déborah était un homme simple, voire même ignare. Malgré cela, elle l’encouragea à exploiter son potentiel afin qu’il ait sa place dans le monde futur. Pour ce faire, elle confectionna des mèches épaisses pour la Ménora du Temple et demanda à son mari de les apporter là-bas. Les mèches étaient conçues de telle sorte à ce que la gloire de D.ieu soit évidente et exacerbée. En guise de récompense, Hachem a fait descendre sur elle une énorme lumière spirituelle lui permettant d’être la juge du peuple d’Israël.

Une femme… juge ?

Mais Déborah était-elle juge comme on l’entend aujourd’hui (ce qui serait interdit pour une femme) ou bien était-elle un cas unique ?

Les Tossafistes, grands commentateurs du Moyen Âge, stipulent que Déborah émettait des jugements par l’entremise de sa prophétie, ce qui ne faisait pas d’elle une figure rabbinique pour autant. Et le fait qu’une femme émette des jugements toraïques par l’entremise de

sa prophétie est tout à fait permis (Tossefot Chavou’ot 30). Par ailleurs, le Ramban et le Ran, deux commentateurs notoires, affirment qu’elle n’a jamais été formellement nommée juge, mais plutôt qu’elle dirigeait le peuple juif et que ce dernier suivait ses conseils comme une reine avec ses sujets. Ainsi, Déborah était un cas unique de l’histoire juive en tout point.

L’histoire de Déborah nous enseigne plusieurs choses : c’est la Tsni’out d’une femme qui lui octroie sa vraie valeur et qui constitue son ultime but dans ce monde ; l’étude de la Torah est, certes, très importante, mais l’essentiel, c’est de travailler sur nos Middot (traits de caractère). Notre mérite dans ce monde repose sur notre intériorité, et la capacité de mettre en pratique ce qu’on apprend dans nos actions de tous les jours. Que nous puissions toutes toujours montrer l’exemple et avancer dans cette voie !

Si une personne projette d’acheter une maison et qu’une autre l’acquiert avant elle, il ne faut ni se peiner ni critiquer l’autre. Il faut être convaincu que cet achat ne lui était pas destiné d’En-Haut et que cette issue est finalement meilleure.

BIOGRAPHIE

Chavou'ot : La lumière du Ba’al Chem Tov

Le Ba’al Chem Tov, fondateur de la ‘Hassidout, est décédé à Chavou’ot, jour du don de la Torah : un symbole fort pour celui qui a révélé combien chaque Juif, même le plus simple, peut s’attacher à Hachem. Aucun lieu n’est trop éloigné, aucun homme trop indigne : tant que la branche n’est pas coupée de l’arbre, elle justifie l’espoir, disait-il.

Quand on se penche sur la biographie du saint

Ba’al Chem Tov, on doit se rendre à l’évidence : rarement un homme a laissé une empreinte aussi profonde sur tant de Juifs, jamais un maître n’a consolé tant de communautés en détresse ; et pourtant, il ne nous a laissé quasiment aucun élément autobiographique. Les ouvrages qui lui sont attribués – Chiv’hé Habecht, Kéter Chem Tov, Tsevaat Haribach –appartiennent à d’autres que lui. Il n’existe de lui aucun portrait, aucun document officiel. Peut-être était-ce sa manière de souligner son mépris de la chose écrite. Au disciple qui consignait sur le papier l’enseignement recueilli de sa bouche, il dit : “Il n’y a rien de moi dans tes pages ; tu as cru entendre ce que je n’ai pas dit.” Ou encore : “J’ai dit une chose, tu en as entendu une autre et tu en as écrit une troisième.”

Le prophète Elie se révèle à l’orphelin

L’on sait qu’il est né le 18 eloul 5458 (1698) dans un hameau nommé Okop, en Podolie. Ses parents (Eli’ézer et Sarah) étaient d’une générosité légendaire. Leur fils – Israël – leur aurait été offert alors qu’ils approchaient de la centaine. Eli’ézer, dit la légende, était un homme si bon et parfait qu’il fut décidé au ciel

de le mettre à l’épreuve. Un inconnu vêtu en nomade, bâton à la main et besace sur l’épaule, vint frapper à sa porte un vendredi soir, alors que le vieux couple était déjà à table et célébrait le premier repas du Chabbath. Sans mot dire, sans ébaucher un geste réprobateur envers le visiteur qui transgressait la loi, ils l’accueillirent avec chaleur. Et parce qu’ils n’avaient ni offensé ni embarrassé le prophète Élie, celui-ci leur annonça la nouvelle : l’an prochain, ils ne seraient plus seuls.

Avant de mourir, Eli’ézer avait dit à son fils : “Je m’en vais avant de pouvoir faire de toi un homme craignant D.ieu. Souviens-toi d’une chose : D.ieu t’accompagne, et Lui seul est à craindre.” Et Rabbi Israël ajoutera plus tard : “D.ieu voit, D.ieu regarde. Il est en toute vie, en toute chose. Et tout relève de Sa volonté. C’est Lui qui décide du nombre de fois que la feuille roule dans la poussière avant que le vent ne l’emporte.” Tel est le principe de la Providence divine.

Très jeune, Israël s’isole dans les champs et forêts, se consacre à l’étude de manuscrits ésotériques et jouit de l’amitié d’un juste caché. À l’âge de quatorze ans, il rejoint la confrérie

des mystiques (les justes itinérants) alors dirigée par Rabbi Adam Ba’al Chem de Rofchits. Quand le prophète Élie se révèle à lui, il a juste seize ans. Dix ans plus tard, c’est A’hia de Chilo (le précepteur du roi David !) qui lui enseigne la Torah.

Isolation puis… révélation !

Orphelin sans moyens de subsistance, il pratique tous les métiers : précepteur, aide-chantre, sacrificateur rituel. Il se marie jeune mais perd sa première femme. Il se fiance quelques années plus tard avec ‘Hanna, la fille d’un certain Reb Avraham Kitiver, mais le beau-père décède entretemps. Son futur beaufrère, Rabbi Guerchon Kitiver, un des notables les plus respectés de la ville de Brodi, conseille alors à sa sœur de ne pas lier sa vie à ce “rustre” ; ce serait une mésalliance. ‘Hanna choisit d’obéir à la volonté posthume de son père.

"Très jeune, Israël s’isole dans les champs et forêts, se consacre à l’étude de manuscrits ésotériques et jouit de l’amitié d’un juste caché

il se réveilla en sursaut : une flamme immense tournoyait au-dessus de l’âtre. Pensant à un début d’incendie, il se précipita pour l’éteindre. Il vit alors son hôte inondé de lumière ; il perdit connaissance. Revenu à lui, il entendit une voix qui l’admonestait : “On ne regarde pas là où il ne faut pas.” Le Chabbath terminé, le voyageur fit irruption dans les oratoires et synagogues de Brodi et fit part de sa découverte : “Un jaillissement de lumière existe tout près d’ici !” Le Ba’al Chem Tov avait alors trente-six ans.

Comme un père pour ses enfants

On raconte qu’avant la cérémonie, Israël eut un entretien avec ‘Hanna : “Je ne suis pas qui tu crois, mais il ne faut le divulguer à personne.” Il lui raconta la voie qu’il avait choisie, lui prédit les difficultés qu’ils allaient devoir surmonter, les obstacles qui leur resteraient à franchir. ‘Hanna se déclara prête à les affronter à ses côtés.

Années dures, arides. Rabbi Guerchon, honteux de son beau-frère, le poussa à partir au loin. Il lui acheta un cheval et une charrette. Isolés dans les Carpates, Israël et ‘Hanna connurent la misère. Ils creusaient la terre et vivotaient de l’argile qu’ils vendaient aux villageois. Au bout de sept ans de solitude et d’ascèse, Rabbi Israël reçut l’ordre de se révéler. Ce Chabbathlà, un voyageur – élève de Rabbi Guerchon – se trouvait chez Israël et ‘Hanna. Le soir, à minuit,

Rabbi Israël était la générosité faite homme : obligeant, attentif, aimable. Ses disciples, il les aimait comme un père ou un frère aîné, s’intéressait aux activités de chacun jusque dans les moindres détails. Ennemi de la mortification, il les conjurait de veiller sur leur santé. Seuls ne trouvaient pas grâce à ses yeux les rabbins trop prétentieux (“Un jour, il y en aura tant qu’ils empêcheront le Messie de venir !”) et les médecins (“Ils pensent, eux, tout expliquer et ne voient que la surface des maux !”).

Pour répandre sa doctrine, il ne ménageait ni son temps ni ses forces, voyageait partout, depuis les Carpates jusqu’au Dniepr, visitait cinquante bourgades (dont les noms figurent dans les premiers “Éloges” à lui consacrés). Il jette les bases du ‘Hassidisme, cette doctrine qui montre à l’homme “combien il est petit et à quel degré extraordinaire il peut se hisser”. Il s’adresse aux hommes et aux femmes, dans la synagogue et dans la rue, dans les foires et dans les tavernes, à tous les moments de la journée, à toutes les heures de la nuit. Aucun lieu n’est trop éloigné, aucun homme trop indigne : tant que la branche n’est pas coupée de l’arbre, elle justifie l’espoir, disait-il. Et aussi : pour tirer

BIOGRAPHIE

l’homme de la boue, il faut y entrer soi-même. Lui est attribuée cette parole si belle : “Un petit Tsadik aime les petits pécheurs, un grand Tsadik aime les grands pécheurs.”

"Quand tes sources déborderont…"

Il était normal que le Ba’al Chem Tov fît parler de lui. On ne jurait que par ses pouvoirs, on ne citait que ses maximes. Or, sur le plan spirituel, le Judaïsme traversait une crise grave : les institutions rabbiniques, trop rigides, cloisonnées et immuables, ne permettaient aucune évasion, ne toléraient aucune initiative individuelle. Traumatisés par le cauchemar du faux messianisme du XVIIème siècle, les rabbins se méfiaient de tout ce qui paraît nouveau. Le monde juif, bouleversé, suivait l’ascension fulgurante de ce maître avec frayeur ou espoir, ou les deux à la fois. On prenait position pour ou contre. Les milieux rabbiniques traditionalistes aussi bien que les cercles rationalistes de l’émancipation cherchaient des moyens rapides de le combattre avant qu’il ne fût trop tard,

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mais il était déjà trop tard : la légende du Ba’al Chem Tov avait enflammé les cœurs.

Ses admirateurs ne tarissaient pas d’éloges. Ils n’hésitaient pas à le situer au même rang que Moïse. Avec Rabbi Chim’on Bar Yo’haï ou Rabbi Its’hak Louria, les piliers les plus prestigieux de l’histoire de la Kabbale, il entretenait des rapports intimes. Dans ses ascensions vers les sphères supérieures, il lui arrivait de remporter des victoires, et de participer à une séance d’étude aux côtés des patriarches. Il lui arrivait également de converser avec le Messie. À sa question : “Mais quand viendrastu donc ?”, le Messie lui répondit : “Quand ta source débordera, quand ton enseignement se répandra au-dehors.”

Le Ba’al Chem Tov affirmait que la tristesse doit être combattue par la joie et non par une tristesse accrue, comme les ascètes l’entendaient. “L’homme qui se regarde ne peut que sombrer dans la mélancolie, mais dès qu’il ouvre les yeux sur la création autour de lui, il connaît la joie.” Cette joie mène à la délivrance, à D.ieu. Et les Juifs, par milliers, se laissaient porter par cet appel ; ils en avaient besoin pour vivre et survivre.

Lorsqu’il décéda en 1760, le 7 Sivan (2e jour de Chavou’ot en diaspora), vingt-six ans après sa révélation, il ne restait pas en Europe centrale et orientale une seule communauté juive qui ne portât sa marque. Durant Pessa’h, il tomba malade ; ses entrailles le déchiraient.

Contrairement à ses habitudes, il célébra la fête loin des gens, plongé dans une méditation ininterrompue. Au bout de sept semaines, à Chavou’ot, sentant sa fin approcher, il donna à ses intimes des instructions précises pour son enterrement, invita un Minyan pour le dernier service et murmura : “J’ai deux heures pour bavarder avec D.ieu.” Puis, voyant pleurer ses fidèles : “Pourquoi pleurez-vous ? Je sors par une porte pour rentrer par une autre.”

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Bamidbar – Les bienfaits du silence

Le Sdé ’Hémed raconta à sa famille que, jeune homme, il n’était pas doté d’une mémoire spéciale ni de talents intellectuels particuliers. Un jour, il fit une chose qui l’éleva à un très haut niveau et lui donna des pouvoirs surhumains. Que s’est-il passé ?

Dans la Parachat Bamidbar, le chef de la tribu de Gad est parfois appelé Eliassaf ben Ré'ouel et parfois appelé Eliassaf ben Dé'ouel. Le ’Hida explique ce phénomène, au nom du Imré Noam.

Le silence récompensé

Moché Rabbénou fut enterré à Har Nevo dans le territoire de Gad. Le Imré No’am estime qu’il s’agit d’une récompense pour le silence de Gad. Les tribus étaient placées par groupes de trois, avec une tribu à la tête de chaque groupe. Dan était le fils aîné de Bilha, et dirigea l’un des groupes. Gad était le fils aîné de Zilpa, mais il ne fut pas nommé à la tête de son groupe. Il aurait pu s’en plaindre et vouloir, tout comme Dan, diriger un groupe. Mais il resta silencieux et accepta la situation avec équanimité. Il reçut deux récompenses pour son silence. Tout d’abord, Moché Rabbénou fut enterré dans son territoire. De plus, le chef de tribu, qui était Eliassaf ben Dé'ouel devint Eliassaf ben Ré'ouel. Le mot "Ré'ouel" signifie "ami de D.ieu", qui est un nom très élogieux.

Cela nous apprend l’importance du silence, quand bien même il semblerait justifié de prendre la parole. En outre, cette explication nous montre à quel point le silence profite à la personne qui se tait, comme l’enseigne la Michna : "Je n’ai rien trouvé de mieux dans la vie que le silence." (Pirké Avot 1, 17) Le silence profite véritablement à la personne, et le Imré No’am nous montre comment.

Rav Issakhar Frand raconte l’histoire suivante à propos du Sdé ‘Hémed. Ce dernier fut un génie qui écrivit une encyclopédie (intitulée Sdé ‘Hémed – il fut surnommé au nom de son ouvrage) qui couvre des sujets de Halakha de tous genres, triés par ordre alphabétique.

Cette œuvre incroyable montre le savoir gigantesque de son auteur.

Le Sdé ‘Hémed diffamé

Le Sdé ’Hémed raconta à sa famille que, jeune homme, il n’était pas doté d’une mémoire spéciale ni de talents intellectuels particuliers. Un jour, il fit une chose qui l’éleva à un très haut niveau et lui donna des pouvoirs surhumains. Que s’est-il passé ?

Il étudiait dans un Collel et l’un de ses compagnons d’étude était jaloux de lui, à tel point qu’il voulut nuire à sa réputation. Une femme faisait régulièrement le ménage dans la maison d’étude et le compagnon d’étude la soudoya pour qu’elle accuse le Sdé ’Hémed d’avoir agi immoralement à son égard. Elle accepta le soudoiement et lança l’accusation. Tout le monde la crut ; le Sdé ’Hémed eut tellement honte qu’il dut quitter le Collel et s’enfuir. Le responsable du Collel refusa de croire la femme de ménage et la congédia, mais cela ne changea pas la situation du Sdé ’Hémed – sa réputation était déjà entachée.

Par la suite, l’argent du pot-de-vin s’étant épuisé et la femme de ménage n’ayant plus de quoi vivre, elle se rendit chez le Sdé ’Hémed et avoua son péché. Elle promit de dévoiler la vérité et demanda qu’en retour, le Sdé ’Hémed l’aide à retrouver son poste, parce qu’elle avait épuisé toutes ses économies.

Le Sdé ’Hémed raconta qu’il fut tenté d’accepter sa proposition et de rétablir sa réputation. Mais il réalisa ensuite que s’il revenait au Collel et que la femme de ménage racontait toute la vérité, il y aurait alors un double ’Hilloul Hachem : le premier était l’accusation d’une liaison illicite avec la femme de ménage, et le second serait la réputation honteuse du compagnon d’études qui s’était abaissé au point de soudoyer quelqu’un pour calomnier son camarade. Il décida donc de ne pas accepter la proposition. Il se contenta d’aller chez le Roch Collel et de lui demander d’accepter le retour de la femme de ménage, à condition que celle-ci n’avoue rien et ne raconte pas l’histoire du pot-de-vin.

Le Sdé ’Hémed écrivit qu’après cet incident, il devint une personne complètement différente. À partir de ce jour, il put accomplir des prouesses intellectuelles. Imaginez qu’une personne soit capable, à elle seule, d’écrire toute une encyclopédie ! Ce fut l’exploit du Sdé ’Hémed. Par quel mérite ? Parce qu’il garda sa bouche close !

Silence bénéfique

Ce fut également l’attribut de Eliassaf ben Ré'ouel. Il se tut et mérita de ce fait une récompense éternelle ; le nom "ami de D.ieu" et l’enterrement de Moché Rabbénou dans son territoire en Erets Israël.

Comme c’est souvent le cas, ces personnes (prises en exemple) étaient à un niveau extrêmement élevé, mais nous pouvons tous – chacun à son niveau – apprendre cela des illustres personnages et nous efforcer de rester silencieux lorsque nous sommes tentés de parler. Cela peut être en entendant une insulte, en voulant nous défendre (mais avec le risque de causer des conséquences néfastes ou de transgresser l’interdit de Lachon Hara’). Quel que soit le cas, la Michna nous rappelle que le silence est toujours très bon et bénéfique à l’homme.

Résumé de la Paracha

1

La Paracha raconte le décompte du nombre d’hommes de chacune des tribus d’Israël âgés de 20 ans et plus. Les membres de la tribu de Lévi sont comptés à part.

2 La Paracha précise les noms des chefs des tribus.

3 Les Léviim camperont autour du Michkan, le Temple portatif, et seront affectés à son service à la place des premiers-nés, en raison de la faute du Veau d’or. Ils sont aussi chargés du démontage-remontage du Michkan lors des déplacements dans le désert.

4 La Paracha décrit la disposition des tribus d'Israël des quatre côtés du Michkan.

5

Elle indique les noms des Cohanim et Léviim, leur rôle et la position de leur campement autour du Michkan.

6

Afin d’éviter que la famille de Kéhat, préposée au transport des ustensiles du Kodech Hakodachim, le Saint des saints, meurt pour avoir touché aux ustensiles sacrés, ceux-ci seront démontés et transportés dans un premier temps par les Cohanim qui les transmettront par la suite à la famille de Kéhat.

7 Le rôle des Cohanim dans le Michkan est évoqué : l’huile de la Ménora, l’encens, le Korban Tamid (l’offrande perpétuelle), et l’huile d’onction.

8

La Paracha parle de l’interdiction pour les Leviim d’accéder au Michkan sans l’autorisation des Cohanim

N°476

Feuillet parents-enfants pour Chabbath

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :

Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane

Bamidbar

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

1

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

JEU PAR ÉQUIPE

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

IDENTIFICATION DES ÉQUIPES 1 JEU

Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)

Un verre (1 réviit) par personne

Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

3. Maror

1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Le Gang des Gaufres vs Les Ninjas du chocolat. 2. Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 points pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points pour les plus drôles)

1. 3 Matsot chemourot (rondes, faites à la main)

2. Épaule d’agneau

LE FAST DUEL

3. Maror (laitue romaine)

4. Karpass (céleri)

7.Oeuf dur

4.Karpass

2.Épaule d’agneau

2 (Les réponses proposées sont données à titre d’exemple)

6.‘Harossèt
5.Hazeret

Pour chaque question, le premier qui trouve un mot qui répond à la question et qui commence par la lettre de la semaine, a gagné.

5. ‘Hazeret (laitue ou endives)

6.‘Harossèt

7. Oeuf dur

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder 1

Un

8. Bol d’eau salée

Quelque chose de géant que l’on peut voir dans le ciel ou l’espace.

> Étoile. Éclair.

Quelque chose de liquide qui n’est pas du jus de fruit.

animal qui pourrait te servir de toboggan si tu étais minuscule.

QUANTITÉS OBLIGATOIRES

Un pays d’Afrique.

> Eau. Essence.

DE MATSA & MAROR

> Escargot. Écureuil.

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main

> L’Égypte. L’Éthiopie. L’Érythrée.

Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun

Des légumes

> Endive. Échalote. Épinards.

MAROR

Quelque chose que l’on trouve dans une trousse d’écolier.

Etapes du Séder

> Effaceur. Équerre. Étiquette.

Un verbe d’action que tu fais pendant le sport.

> Escalader. Étirer. Élancer (s’).

Bold

UNE FAMILLE EN OR 3

(jeu d’intuition)

Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.

Cite une chose qu’on fait pour éviter de se faire gronder.

Mentir / dire “ce n’est pas moi”

Changer de sujet

Faire semblant d’être sage

S’excuser

Dire “j’ai oublié”

JEUX EN VRAC

Termine la blague : Toto rentre en pleurant :

Cite une chose qu’on fait quand on perd à un jeu.

On râle, on s’énerve

On veut rejouer

On accuse la chance / le jeu

On dit “j’ai fait exprès” de perdre

On rigole quand même

— Maman ! La maîtresse m’a puni pour quelque chose que je n’ai pas fait !

— C’est injuste ! C’était quoi ?

Que répond Toto ?

> Mes devoirs !

Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ?

• Je savoure les aliments… ou j’exprime les pensées.

> La langue.

• Je diffuse des sons… ou je dévoile l’invisible.

> La radio

Cite une chose qu’on fait pour gagner du temps.

On se dépêche

On saute une étape

On fait deux choses en même temps

On prépare à l’avance

On ne fait pas tout

La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :

1. Copie paresseuse qui fait tout comme nous.

> Ombre.

2. Usine à lait avec des pattes.

> Vache.

À peu près

Combien de kilomètres séparent Paris de Jérusalem (à vol d’oiseau) ?

> ≈ 3 300 km.

3

DANS LE BON ORDRE

JEUX

Mets dans l’ordre décroissant de fréquence de parution (du plus fréquent au moins fréquent) :

• Mensuel, quotidien, annuel, hebdomadaire, trimestriel, bimensuel.

Trimestriel (tous les 3 mois). Annuel (chaque année).

Bimensuel (deux fois par mois). Mensuel (chaque mois).

> Quotidien (chaque jour). Hebdomadaire (chaque semaine).

Plus ou moins

Une douche de 5 minutes consomme-t-elle plus ou moins d’eau qu’un bain ?

Réponse :

Moins : Douche : 50–70 L. Bain : 120–150 L.

Quel e st l’intrus dans cette liste ?

Buenos Aires – Lima – São Paulo – Santiago – Bogotá – Montevideo.

Réponse : : Seul São Paulo n’est pas une capitale.

HALAKHA QUIZ

2. 52

3. 70

Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.

Selon nos Sages, combien de bénédictions méritera celui qui fait la veillée de Chavou’ot ?

1. 26

Réponse : 3

Que vaut-il mieux étudier pendant la veillée de Chavou’ot ?

1. Le Tikoun du Ari Zal

La Guémara

3. La Halakha

Réponse : 1

SHABATIK

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.

Lors du marathon des Jeux Olympiques de 1904 à SaintLouis, un coureur nommé Fred Lorz franchit la ligne d’arrivée en premier sous les applaudissements. Tout le monde croit alors qu’il vient de gagner la course. Mais peu après, les organisateurs découvrent un détail très étrange.

Que s’est-il passé pendant la course qui a provoqué sa disqualification ? Enigme

avait parcouru une partie du marathon… en voiture, avant de reprendre la course à pied. Lorsqu’on l’a découvert, il a été immédiatement disqualifié.

Réponse de la semaine dernière

: Un bon planteur.

La réponse, la semaine prochaine !

Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box

Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche

Migraine.
Indice

Chabbath à Hong Kong au 72e étage

Le jeune cadre n’avait pas anticipé cela : en effet, un grand nombre d’hôtels à Hong Kong sont situés dans de gigantesques tours ! Comment faire pour Chabbath ?

Pierre occupe un poste de cadre supérieur au sein d’un grand établissement bancaire français. Il vient d’une famille juive non-pratiquante, mais il a eu le mérite de faire Téchouva il y a peu.

Une fois par semaine, Pierre va au cours de Torah d’un Rav à côté de chez lui. Le jeune homme essaie d’avancer sur un sujet essentiel, celui de la Chemirat ‘Enaïm, la protection des yeux confrontés aux visions interdites. Son Rav lui dit toujours : "Quand tu ne te sens pas au niveau de l’épreuve, baisse la tête, prie et tu verras de grandes délivrances !"

Un jour, son directeur lui fait part d’un projet important : "On va envoyer quelqu’un pour analyser pendant une semaine les processus bancaires de nos filiales à Hong Kong et Macao. Il faut un bon niveau d’anglais et une expertise dans la digitalisation que tu es le seul à avoir dans le département. Tu serais partant ?"

Pierre est motivé, mais après avoir vérifié les dates, il s’aperçoit qu’il devra passer le Chabbath à Hong Kong. Il prend contact avec la communauté juive locale pour la nourriture

Cachère, il pourra prier au Beth ‘Habad local et rester pour les repas de Chabbath. Rassuré, Pierre accepte cette opportunité professionnelle.

Ça monte dans les tours

Trois semaines plus tard, après un long vol, il atterrit un jeudi en début de soirée. Le

lendemain s’annonce chargé, il doit trouver la synagogue pour prier, puis aller à un premier rendez-vous à la banque avant de se préparer pour Chabbath.

Le soir, en arrivant à l’hôtel que la banque lui a réservé, Pierre se retrouve au 72e étage d’un gratte-ciel. Le jeune cadre n’avait pas anticipé cela : en effet, un grand nombre d’hôtels à Hong Kong sont situés dans de gigantesques tours ! Comment faire pour Chabbath ? Il prend sa respiration et réfléchit : "Bon, j’ai une chambre, je peux déjà prier dedans. Mais il me faut au moins de quoi manger, du pain, du vin pour le Kiddouch."

Il pose sa valise, sort rapidement ses deux costumes – celui pour le travail et celui de Chabbath - pour les défroisser, mais en commençant à les ranger dans l’armoire, il prend conscience d’un autre problème : toute la chambre est équipée de systèmes électroniques, or l’utilisation de l’électricité est interdite Chabbath. Il se rend en vitesse à la réception pour voir s’il y a des chambres avec des systèmes mécaniques, mais tout l’hôtel ultramoderne est équipé de cette façon.

Pierre est désemparé : il est épuisé par son voyage, avec un décalage horaire de 6 heures, à l’autre bout du monde à la veille d’un Chabbath qui s’annonce impossible à honorer comme il se doit, ce Chabbath si cher au peuple juif.

Un hôtel à Hong Kong

Il prie intensément Hachem de lui venir en aide : "Maître du monde, Tu connais mon parcours, Tu as vu mes efforts par amour et crainte. Aidemoi à trouver un hôtel qui me permette de passer ce Chabbath avec facilité ! Tu sais comme je suis attaché au Chabbath, je ne peux même plus imaginer le transgresser même d’un cheveu, et s’il le faut, Tu sais très bien que je resterais assis dans la rue tout le Chabbath !"

Toute la chambre est équipée de systèmes électroniques, or l’utilisation de l’électricité est interdite Chabbath.

Pierre n’a plus le temps de contacter sa banque pour essayer de changer la réservation, il prend alors une décision forte : il va à la réception faire annuler la réservation de sa chambre. Il se retrouve avec sa valise dans les rues de Kowloon, la partie nord de Hong Kong, pour chercher un hôtel à ses propres frais à proximité du Beth ‘Habad, dans un quartier animé où l’ambiance et les lumières clignotantes des enseignes, des entreprises et des publicités reflètent l’atmosphère habituelle des mégalopoles asiatiques bondées.

Une aiguille dans une botte de foin

Pendant une heure, tous les hôtels qu’il visite ne sont pas compatibles avec Chabbath. Pierre ne sait plus quoi faire, il s’assoit sur un banc pour souffler un peu. À cette heure avancée de la nuit, le quartier devient peu recommandable.

Pierre se souvient alors des paroles de son Rav à Paris pour préserver ses yeux de la débauche : il baisse aussitôt les yeux, il prie et il remarque une publicité qui traîne par terre. Le prospectus parle d’un petit hôtel qu’il n’a pas visité, au premier étage d’une tour de Nathan Road, à quelques minutes à pied de la synagogue.

Pierre se rend à l’hôtel et en parlant avec le réceptionniste, ce dernier répond positivement

à toutes ses attentes et lui montre même une clé manuelle pour ouvrir sa chambre. La joie de Pierre est immense : ses prières ont été entendues, il pourra porter cette clé sur sa ceinture à clé de Chabbath qu’il a emportée avec lui. Il est déjà 2h30 du matin, mais Pierre est soulagé par cette délivrance inattendue à 10 000 km de chez lui.

Il vient de comprendre qu’il a bénéficié d’une assistance divine extraordinaire, surtout qu’il passe à Hong Kong un Chabbath de grande qualité, se renforçant aussi "grâce" aux difficultés rencontrées.

Cette histoire magnifique est porteuse de grands espoirs pour chacun, spécialement pour ceux qui se rapprochent de la religion. D.ieu nous le dit dans le Midrach de Chir Hachirim : "Ouvrez-Moi une porte (de Téchouva) grande comme le chas d’une aiguille, et Je vous ouvrirai en grand les portes de Mon palais”. C’est cet amour pour Chabbath et le respect des enseignements de son Rav qui ont permis à Pierre de garder Chabbath dans des conditions très particulières, et d’en sortir grandement renforcé.

Nous ne pouvons être que gagnants à nous attacher aux Mitsvot d’Hachem. Et même quand cela nous est difficile, voire impossible, si nous y sommes attachés et que nous sommes déterminés, c’est à ce moment-là que se manifestera l’aide divine. Les Pirké Avot nous enseignent que la récompense correspond à l’effort. Plus nous nous investissons dans une Mitsva sans compter notre peine, plus importante sera la récompense.

Chavou’ot approche. Es-tu prêt ?

Si on se prépare vraiment à Chavou’ot, on peut atteindre la même élévation spirituelle que celle ressentie au pied du mont Sinaï.

Dans quelques jours, c’est Chavou’ot. Ces jours qui nous séparent de la fête sont précieux. Ils sont là pour nous préparer. Nos maîtres nous enseignent quelque chose d’essentiel : les fêtes juives ne sont pas de simples souvenirs historiques, elles sont une répétition vivante des événements qu’elles commémorent. Autrement dit, chaque année, à Chavou’ot, le don de la Torah se renouvelle réellement. Ce n’est pas une métaphore, mais une réalité spirituelle.

jusqu’à ce que D.ieu révèle la réponse par l’intermédiaire d’un prophète.

Un jugement dont peu de gens parlent

Le Chla Hakadoch révèle quelque chose de frappant : Chavou’ot est le jour du jugement de la Torah. Ce jour-là, chacun est jugé sur la quantité de Torah qu’il a étudiée durant l’année, sur l’ardeur qu’il y a mise, sur la compréhension qu’il en a retirée, mais aussi sur le mérite qu’il a eu dans la diffusion et le soutien de la Torah autour de lui.

Le verdict de ce jugement dépend de deux choses : les efforts fournis tout au long de l’année écoulée et la préparation qu’on effectue maintenant, avant ce jour saint. Si on se prépare vraiment, on peut atteindre la même élévation spirituelle que celle ressentie au pied du mont Sinaï.

La cause : l’abandon de la Torah, plus précisément le fait que les enfants d’Israël ne faisaient plus la bénédiction de la Torah. À première vue, cela semble incompréhensible : comment une bénédiction oubliée peut-elle provoquer un exil aussi terrible ? D’autant plus qu’un autre texte affirme que le premier Temple fut détruit à cause des trois fautes les plus graves : l’idolâtrie, les relations interdites et le meurtre. Alors, quelle est la vraie raison ?

Mon maître, Rav Chmouel Drabkin, l’expliquait de façon lumineuse : les Sages savaient parfaitement que le peuple avait commis ces trois fautes graves. Ce n’était pas cela qui les étonnait. Ce qui les dépassait, c’était comment on en était arrivé là.

Le peuple étudiait encore la Torah, mais il avait perdu conscience de sa valeur. Il la traitait comme une occupation parmi d'autres.

La Torah protège l’homme du mauvais penchant. Pourquoi, n’avait-elle pas suffi à les en protéger ? La réponse du prophète éclaire tout : le peuple étudiait encore la Torah, mais il avait perdu conscience de sa valeur. Il la traitait comme une occupation parmi d’autres. L’oubli de la bénédiction de la Torah n’était pas une distraction, mais le symptôme d’un mal profond : on ne lui donnait plus la place qu’elle mérite.

Pourquoi le premier Temple a-t-il été détruit ?

Le Talmud pose la question directement. Les Sages reconnaissent que, pendant longtemps, ils n’avaient pas la réponse. C’était une énigme,

Et une Torah qu’on ne respecte plus ne protège plus. C’est cela qui a ouvert la porte aux pires déviations.

La Torah n’est pas importante : elle est tout

Tant qu’on accorde plus d’importance à la richesse, aux honneurs ou aux plaisirs de ce monde, certains comportements nous paraîtront toujours étranges ou excessifs : pourquoi arrêter de travailler le Chabbath ? Pourquoi passer une année en Yéchiva ou au séminaire ? Pourquoi faire des sacrifices pour étudier ?

La réponse est simple et radicale : parce que la Torah est la seule raison d’exister. Ce n’est qu’en acceptant cette vérité qu’on comprend la volonté de D.ieu.

Il y a soixante ans, en hiver, à Bné Brak, un Rav devait donner un cours dans une banlieue de Ramat Gan. Aller-retour : une demi-heure à pied sur un chemin de terre. Une pluie torrentielle s’abat, le chemin devient impraticable. Le Rav va voir le ‘Hazon Ich et lui demande s’il vaut la peine d’y aller, car peut-être que personne ne viendra, sauf le gardien de la synagogue.

Le ‘Hazon Ich demande : "Il y aura au moins une personne ?" Le Rav répond : "Oui, le gardien." Le ‘Hazon Ich répond immédiatement : "Alors allez-y sans hésiter."

Et il ajoute que le gardien ne sera plus la même personne après le cours. La Torah transforme, élève, purifie. C’est cela sa force.

La nuit de Chavou’ot

Il est d’usage d’étudier la Torah toute la nuit de Chavou’ot. Le Arizal assure que celui qui étudie toute cette nuit vivra toute l’année.

Quelques jours nous séparent encore de Chavou’ot. Utilisons-les pour raviver cette flamme, pour rappeler que la Torah n’est pas une habitude ni une obligation parmi d’autres, mais la source de toute vie.

Et recevons-la cette année comme si c’était la première fois.

Rav Emmanuel Mimram

Le

goût

du "Limoud Torah"

Où en sommes-nous de l’étude de la Torah dans notre génération où un cours de Torah s’écoute en un clic, où l’intelligence artificielle prétend répondre à tout ? Internet a-t-il rapproché les Juifs de la Torah ou a-t-il appauvri le Limoud ? Peut-on vraiment être transformé par une page du Talmud ? Comment donner envie d’étudier à une génération qui a déjà tout à portée de main ? Entretien avec Rav Ichaï Assayag, Rav et conférencier de Torah-Box, auteur des cours du Daf Hayomi sur le site depuis de nombreuses années.

L’étude de la Torah et nous

Peut-on être un bon Juif sans être un grand érudit ?

Oui, mais on doit être un grand étudiant : pas forcément quelqu’un qui maîtrise tous les textes, mais quelqu’un qui veut savoir et avancer, selon ses capacités.

Est-ce que tout le monde est fait pour étudier la Torah ?

Oui, mais tout le monde n’étudiera pas de la même manière, ni au même niveau : il y a le texte simple, la compréhension des mots, puis les questions, les résumés, la Michna, la Guémara, les commentaires... La Torah est assez vaste pour que chacun y trouve son chemin et son plaisir.

Quid de l’étude de la Torah pour les femmes ?

L’étude des femmes se distingue de celle des hommes, il faut savoir quels

sujets étudier et dans quel cadre. Auparavant, les femmes recevaient surtout les connaissances nécessaires à la vie juive pratique. Aujourd’hui, comme elles sont beaucoup plus exposées au monde extérieur et engagées dans les études générales, il est nécessaire qu'elles aient un bagage fort, pour qu’elles puissent rester solides et protéger leur lien à la Torah.

En quoi l’étude de la Torah change une personne, voire un foyer ?

Étudier tous les jours est un engagement. Une personne engagée a un contact fort avec les textes sacrés, et elle se transforme forcément.

La semaine passée, un voisin m’appelle et me demande de venir chez lui, je comprends à son intonation qu’il veut me voir tout de suite. J’accours à son domicile, il m’ouvre et il me dit avec un grand sourire : "J’ai fini le Chass !" (Tous les traités du Talmud) C’est une personne qui a un métier manuel, qui a eu un déclic il y a 5 ans,

et il a commencé à étudier le Daf Hayomi, une page de Guémara par jour.

Cela a transformé son foyer en véritable havre de Torah : par exemple, son gendre est au Collel, son fils à la Yéchiva, et ce sont des élèves particulièrement sérieux. Il m’a dit qu’il

est content, je lui ai dit qu’il devrait plutôt s’applaudir. Il ne comprenait pas, alors je lui ai précisé ma pensée : "C’est grâce à ton étude qu’ils sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui. Il y a des gens comme toi qui, même s’ils ne sont pas au Collel, montrent que le but de leur vie, c’est la Torah. Et cela crée un engouement."

Le Limoud dans un monde en profonde mutation

Mais est-ce pertinent d’étudier, sinon toute la journée, au moins une partie de la journée ? Le sacrifice à consentir n’est-il pas trop grand ?

Un de mes élèves, peu pratiquant, rachète un magasin d’optique et s’endette. Un jour, il décide de fermer Chabbath et constate que son chiffre d’affaires ne diminue pas. Il se dit alors : "Je vais ouvrir plus tard pour étudier le matin !" Son comptable craint le dépôt de bilan. Quelques mois plus tard, le chiffre d’affaires est inchangé. Aujourd’hui, il ouvre deux heures plus tard, ferme une heure plus tôt, étudie 3 heures par jour et gagne autant qu’avant.

Pourquoi étudier une Torah âgée de plusieurs millénaires dans un environnement qui change sans cesse ?

l’intelligence personnelle, pas seulement l’accès à une réponse.

Qu’est-ce que les nouvelles technologies ont changé dans l’étude de la Torah ?

"

La première chose, c’est la possibilité d’étudier à n’importe quel endroit et à n’importe quel moment. On ne peut plus dire : "J’habite dans une petite ville, comment vais-je étudier ?" Que l’on soit en déplacement, loin d’une grande communauté, la Torah est aujourd’hui accessible sans contrainte d’espace ou de temps.

La Torah est assez vaste pour que chacun y trouve son chemin et son plaisir.

Il faut d’abord se demander ce qui a vraiment changé. L’environnement, certes ; mais l’être humain, lui, reste le même, avec les mêmes défauts, les mêmes qualités, les mêmes questions. Nos Sages disent qu’Hachem a regardé dans la Torah pour créer le monde : elle en contient l’ADN, la clé de la création et de l’être humain. Le monde est devenu plus pratique, mais pas forcément meilleur. L’IA peut donner l’illusion que quelqu’un pense à notre place ; mais si l’homme cesse de réfléchir, il devient moins intelligent. La Torah, elle, oblige à penser, comprendre, analyser, intégrer. Elle développe

Il y a une proximité nouvelle. On peut choisir le sujet, la langue, le format, la durée, le niveau. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les profils. Avant, on avait parfois une synagogue, un Rav, et si cela ne convenait pas, les options étaient limitées.

Aujourd’hui, en quelques clics, on peut trouver un cours sur mesure.

Cela a démocratisé le contact avec la Torah. Des gens qui ne connaissaient presque rien ont pu découvrir leur identité juive grâce à Internet, certains ont fait Téchouva. Pour celui qui enseigne aussi, le changement est immense : un cours qui aurait réuni cinquante personnes physiquement peut aujourd’hui toucher des milliers d’auditeurs.

C’est une révolution de diffusion. Mais cette facilité ne doit pas faire oublier que l’étude demande toujours un engagement personnel.

Voyez-vous aussi des inconvénients dans cette étude en ligne ?

La difficulté est d’approfondir. Un cours audiovisuel doit rester agréable, accessible, fluide. Celui qui écoute ne peut pas toujours poser ses questions, et s’il ne comprend pas un point, il peut rester bloqué. Le vrai Limoud implique un échange : avec un livre ouvert, un Rav, une question que l’on travaille jusqu’au bout.

Si Internet permet une diffusion extraordinaire, la quantité ne remplace pas toujours la qualité. Il existe bien sûr des cours de qualité, mais le très haut niveau, l’étude qui exige de se "casser la tête" se trouve encore plus naturellement dans le Beth Hamidrach, dans le contact direct, dans l’échange.

Avez-vous un exemple d’un parcours transformé grâce à Internet ?

Oui. Un jeune homme habitait dans une petite ville du sud de la France, un endroit très éloigné d’un cadre juif vivant. Il n’y avait presque pas de familles juives autour de lui.

Il a découvert des conférences sur Internet, notamment de grands Rabbanim francophones, et cela a réveillé en lui une recherche d’identité juive.

S’il avait vécu en région parisienne, il aurait sans doute trouvé plus facilement une communauté, des cours, un Rav. Là où il vivait, c’était presque impensable. Internet a été le déclencheur.

Il a ensuite continué à chercher, à poser des questions, puis il est allé à la source : la Yéchiva. Aujourd’hui, il a construit une vie de Torah solide. Ce n’est pas une Téchouva superficielle. Une conférence mise en ligne, parfois sans que celui qui l’a donnée sache qui l’écoutera, peut sauver une âme.

Petite chute, grande frayeur

Mon fils est tombé au parc et s’est fait une petite coupure au front. J’ai immédiatement appelé le centre d’appel de I’houd Hatsala, et un secouriste de garde est arrivé rapidement pour l’examiner. On est allés en ambulance aux urgences où on lui a fait quelques de suture. D.ieu merci, il y a eu plus de peur que de blessure réelle

Vocabulaire

(Nafal) – est tombé

(Guina) – jardin, parc

(‘Hétèkh) – coupure

(Métsa‘h) – front

(Hitkacharti) – j’ai appelé

(Mokèd I’houd Hatsala) – centrale d’appel de I’houd

Hatsala

•

(Konan) – secouriste de garde

(Livdok) – examiner, vérifier

(Miyoun) – urgences (litt. triage)

(Tefarim) – points de suture

(Béhala) – frayeur, grande peur

(Petsi‘a) – blessure

D’autres mots avec la racine ך.ת.ח (couper)

(La‘htokh) – couper

(‘Hatikhah) – morceau, tranche

Se mettre ou se remettre à l’étude de la Torah

Que conseilleriez-vous à quelqu’un qui veut commencer à étudier ?

Le meilleur conseil est personnalisé. Il faut parler avec quelqu’un qui connaît la personne, son niveau, son caractère, son entourage, ses besoins.

Mais au départ, il faut goûter un peu à tout : un cours de Halakha, un peu de ‘Houmach, de Moussar, de Guémara. Pour savoir ce qui nous parle, il faut essayer. La Guémara occupe une place particulière parce qu’elle forme l’esprit. Elle apprend à analyser un texte, à entendre une idée puis son contraire, à peser, à revenir, à reconstruire. Elle ouvre toutes les portes.

Mais on ne commence pas par une Guémara difficile, seul, sans cadre. On peut commencer doucement, avec un ami, avec un Rav, avec un cours adapté.

Le contact direct avec un Rav reste la meilleure chose. Quand on ne l’a pas, Internet peut être

une aide précieuse, mais il faut garder le souci d’être guidé.

Comment redonner un second souffle à quelqu’un qui étudie déjà depuis un certain temps, mais s’ennuie ou tourne en rond ?

Il lui faut deux choses : un challenge et de la profondeur.

Un challenge, c’est un cadre clair : par exemple étudier le Rachi de la Paracha chaque semaine, une Halakha par jour, un passage de Messilat Yécharim, ou le sujet d’une fête avant qu’elle arrive ; en résumé, un début, une fin, un rythme. La profondeur, c’est ne pas se contenter de lire. Il faut poser des questions, résumer, écrire, partager, écouter d’autres questions, demander à un Rav. Même quelques mots de Rachi peuvent ouvrir un monde entier lorsqu’on les étudie vraiment.

L’étude doit être active, et pour qu’elle devienne un plaisir, elle doit être adaptée. Ce qui donne du

goût à l’un ne donnera pas forcément du goût à l’autre. Mais quand on trouve le bon sujet, le bon niveau et le bon cadre, l’effort devient source de joie.

Faut-il intégrer la ‘Hassidout ou la Kabbala dans son étude ?

Il faut être prudent. La Kabbala demande un très haut niveau de connaissance et de piété.

L’aborder trop tôt, de manière trop légère, peut être dangereux. La ‘Hassidout peut avoir une grande force : elle élève, elle donne du goût, elle met du baume au cœur, elle rapproche. Mais elle doit venir comme un ajout, pas comme le plat principal. Pour donner une image : un plat sans sel manque de goût, mais trop de sel gâche tout.

Il faut d’abord un plat de résistance.

Celui qui a déjà des bases solides peut apprécier la profondeur de ces enseignements. Mais si l’on s’arrête uniquement à cela, sans Torah écrite, sans Halakha, sans Guémara, sans capacité

d’analyse, on risque de rester au premier degré et de mal comprendre.

La Guémara apprend justement le Pilpoul : dire une chose, puis son contraire, revenir, analyser, reconstruire. C’est une école de pensée. Quand cette base existe, d’autres textes peuvent être vécus avec plus de justesse.

Votre mot de la fin ?

Le Néfech Ha’haïm explique qu’Hachem s’est basé sur la Torah pour créer le monde. Quand on étudie la Torah, on étudie en quelque sorte la façon de penser d’Hachem, Sa manière de regarder le monde. Il donne une image magnifique : celui qui étudie la Torah trempe son cerveau dans le cerveau d’Hachem.

La Torah purifie le cerveau, elle change l’homme. Elle ne lui donne pas seulement des connaissances : elle le rend meilleur.

Rav Ichaï Assayag Propos recueillis par Alexandre Rosemblum

Pensée juive

Les Téhilim du roi David : la porte de la prière

Comment pouvons-nous lire ces psaumes pour notre compte personnel, comme si nous les avions nous-mêmes rédigés, sachant que le roi David les a composés dans des circonstances très personnelles ?

Bien que faisant partie du Tanakh, les Téhilim ne sont pas étudiés au même titre que les autres livres du canon biblique juif. En effet, le livre est composé de psaumes, c’est-à-dire de prières d’une très grande beauté littéraire, qui peuvent s’apparenter à des poèmes et qui décrivent les situations les plus diverses, joyeuses ou tristes, composant la vie d’un être humain.

Au même titre que le Sidour, le livre des Téhilim ne quitte pas le pupitre du fidèle juif. Son importance est telle que dans les moments de joie comme dans les moments de détresse, il est notre compagnon inséparable.

Le principal auteur des Téhilim est le roi David. Tous les psaumes ont été rédigés par inspiration divine, ce qui implique que bien que l’on soit en présence de textes d’une très grande beauté, on ne peut se suffire de cet aspect littéraire pour apprécier les Téhilim à leur juste valeur.

Dans le Midrach Téhilim, il est rapporté que "tout ce que David a dit, il l’a dit par rapport à sa propre personne et par rapport à l’ensemble du peuple juif, pour toutes les générations". Cela signifie que les 150 psaumes contiennent l’ensemble des pensées, des sentiments et des demandes de chaque Juif jusqu’à la fin des temps.

Cela explique le phénomène du sentiment d’identification que l’on ressent en lisant les Téhilim. Pour peu que l’on comprenne quelque peu l’hébreu, on a le sentiment de s’exprimer avec ses propres mots.

L’auteur des Téhilim

On peut se demander pourquoi le roi David a eu le privilège extraordinaire de rédiger un livre de prières qui accompagne le peuple juif dans toutes les occasions et dont nombre de psaumes sont repris dans les prières quotidiennes, ainsi que lors des prières de Chabbath et des fêtes.

Le roi David a passé une grande partie de sa vie en prière. Les débuts de sa vie furent difficiles, puisqu’il fut mis à l’écart très tôt et passait son temps à garder les troupeaux de son père dans des lieux désertiques. Là-bas, il eut tout le loisir de développer une grande proximité avec Hachem et de se répandre devant son Créateur en supplications et en louanges.

On peut noter ici qu’à l’instar des plus grands personnages du peuple juif, David était berger. Le rôle de berger exige patience et dévouement, mais il révèle surtout les qualités de miséricorde de celui qui l’exerce. Les animaux sont livrés à la seule pitié du berger et dépendent entièrement de lui. Ceux qu’Hachem choisit pour être les

bergers d’Israël doivent être capables avant tout de miséricorde envers le peuple d’Israël.

Sur les 150 psaumes, 73 sont explicitement signés par David. D’autres auteurs sont mentionnés, mais le livre lui est attribué principalement. Nos Sages expliquent que de nombreux personnages du Tanakh étaient aptes à écrire les Psaumes. Cependant, Hachem préféra donner ce grand mérite à David, car ses paroles de louanges et de prières sont particulièrement appréciées.

Le Midrach rapporte également qu’Adam avait perçu par prophétie la venue au monde de l’âme du roi David. Il demanda à Hachem de lui accorder une vie suffisamment longue et lui transmit soixante-dix années de sa propre vie. Or l’âme d’Adam contenait en elle toutes les âmes du peuple juif.

Cela explique le fait impressionnant que chaque Juif, quel que soit son niveau spirituel, se sente immédiatement impliqué, lié et sensibilisé dès qu’il commence à lire, à prier ou à supplier Hachem avec le livre des Téhilim en main.

Au-delà du temps

Le livre des Téhilim contient tous les événements qui sont arrivés au peuple juif depuis l’origine et tous ceux qui vont se produire jusqu’à la fin des temps. Le Radak rapporte que le roi David a prié pour tous les besoins du peuple juif : la guérison des malades, le maintien en bonne santé, une subsistance abondante et l’annulation de tous les mauvais décrets.

Les psaumes étaient récités dans l’enceinte du Beth Hamikdach lors de l’offrande des différents sacrifices. Les Léviim les chantaient selon une tradition musicale précise, accompagnés d’instruments et de mélodies particulières. Cette tradition s’est perdue avec la destruction du Temple, mais la force des Téhilim est restée entre les mains du peuple juif.

Le livre des Téhilim contient les deux aspects que sont la prière et la prophétie.

Personne ne peut nier qu’il s’agit avant tout d’un livre de prières, composé de tous les sentiments que peut ressentir un homme dans sa vie : joie,

reconnaissance, bonheur, détresse, inquiétude. C’est un livre qui nous enseigne véritablement comment prier : savoir s’exprimer devant son Créateur, Le remercier pour Ses bienfaits, et Le supplier de pallier nos défauts et de nous pardonner nos fautes.

Mais le livre des Téhilim est également un livre de prophétie. Certains psaumes décrivent des événements qui se sont produits bien après l’époque du roi David, comme l’exil des Juifs en Babylonie après la destruction du Premier Temple.

Prière circonstancielle ou intemporelle ?

Un certain nombre de psaumes se rapportent à des circonstances précises de la vie du roi David. Le psaume 3 décrit par exemple sa fuite devant son fils Avchalom, qui s’était rebellé contre lui. Malgré sa situation très difficile et le danger réel dans lequel il se trouvait, David exprime sa confiance inébranlable en Hachem.

Pensée juive

Une question se pose alors : comment pouvonsnous lire ces psaumes pour notre compte personnel, comme si nous les avions nousmêmes rédigés, sachant que le roi David les a composés dans des circonstances très personnelles ? La réponse rejoint ce que nous avons dit précédemment : les paroles du roi David sont des paroles de prophétie. Les Sages nous ont livré un principe selon lequel toute prophétie nécessaire aux générations futures a été écrite. Chaque Juif peut donc retrouver sa propre situation dans les mots inspirés du roi David, pour peu qu’il fasse l’effort de les comprendre.

La lecture des psaumes permet également de se rapprocher d’Hachem et d’y puiser encouragement, foi et confiance à chaque moment de la vie. Le Chla Hakadoch affirme que celui qui désire sincèrement s’attacher à Hachem et réciter Ses louanges doit réciter les Téhilim avec ferveur.

Lorsqu’un individu désire s’adresser à Hachem, s’il le fait à travers les mots de David Hamélekh, ses paroles auront plus d’impact. David a demandé à Hachem que le mérite de la lecture des Téhilim soit équivalent à celui de l’étude de la Torah. Pour cela, il est nécessaire de les réciter avec concentration, ferveur, et en s’efforçant de comprendre ce que l’on dit.

Le roi David, personnage central

Le roi David a succédé au roi Chaoul, premier roi d’Israël. Chaoul avait été choisi par Hachem pour ses grandes qualités morales, mais fut écarté de la royauté après la guerre contre ‘Amalek C’est ainsi que David fut oint par le prophète Chmouel en tant que roi sur tout Israël. Dès lors, l’inspiration divine l’habita, mais David n’en éprouva point d’orgueil.

Cette grandeur et cette humilité sont caractéristiques de la personnalité du roi David. En butte à l’hostilité de sa famille dès son plus

Pourquoi on grignote entre les repas ?

On pense souvent que grignoter, c’est un manque de discipline, alors qu’en réalité, c’est une conséquence physiologique : un repas pas assez rassasiant, un rythme irrégulier, une fatigue accumulée, et le corps réclame. Alors on mange un peu, puis encore un peu, sans vraiment s’arrêter, et on a l’impression de ne jamais être calé.

Posons de meilleures bases :

• Vérifier ses repas : assez de protéines ? assez de fibres (légumes/légumineuses) ?

• Éviter de sauter des repas : même si par moments l’appétit est faible, mieux vaut se "forcer" de consommer un repas léger (crudités et œufs durs, ou yaourt avec fruits et oléagineux) pour éviter de grignoter ensuite

• Structurer ses horaires pour limiter les dérèglements

• Boire suffisamment : la soif est souvent confondue avec la faim

• Toujours avoir une collation sur soi au besoin, plutôt que grignoter toute la journée

• Manger en conscience, sans distraction : c’est LA clé principale pour éviter de craquer trop souvent.

Prendre une collation n’est pas un problème en soi. Mais si cela devient automatique et récurrent, c’est là qu’on parle de grignotage et qu’il faut comprendre qu’il y a quelque chose à ajuster, parfois en faisant appel à un professionnel. Pour se reconnecter avec ses signaux et rééquilibrer pour de bon.

Pensée juive

jeune âge et rejeté par la société, il fut sacré roi d’Israël, mais resta égal à lui-même.

L’épisode de Goliath va ensuite révéler à tous la force de sa foi. Lorsque le géant philistin défia le camp d’Israël, David, simple berger, l’affronta avec la certitude que le Nom divin ne pouvait être profané.

Avant d’être reconnu comme roi d’Israël et de régner effectivement sur son peuple, David dut traverser de nombreuses épreuves. Ce parcours où se succèdent gloire et adversité est caractéristique de sa personnalité exceptionnelle. Les psaumes qu’il a composés reflètent, dans leur diversité, les sentiments intenses éprouvés par ce grand homme, à la fois prophète, guerrier et poète.

Après quarante ans d’un règne glorieux, le roi David dut faire face à la révolte de son fils Avchalom. Ce dernier réussit à attirer derrière lui une partie du peuple et se fit couronner roi. David décida alors de quitter Jérusalem afin d’éviter qu’Avchalom ne s’en prenne aux habitants de la ville.

Dans sa fuite, David rencontra Chim’i Ben Guéra, membre de la famille de Chaoul, qui l’insulta gravement. Avichaï Ben Tsrouya proposa immédiatement au roi de l’exécuter.

Mais David répondit que si cet homme proférait de telles paroles, c’est que D.ieu le permettait. Il demanda donc qu’on l’épargne.

En épargnant Chim’i Ben Guéra, David fit preuve de magnanimité et de mansuétude. Cette grandeur de caractère trouva grâce aux yeux d’Hachem, puisque de Chim’i descendit Mordékhai Hayéhoudi, qui jouera un rôle central dans le sauvetage du peuple juif à l’époque de Pourim.

Un message universel et intemporel

Le roi David a dit : "Je suis prière". Ainsi que l’explique Rabbi Na’hman de Breslev, le roi David incarnait la prière. Depuis son plus jeune âge, il n’avait connu que l’adversité et se tournait constamment vers D.ieu pour continuer à exister.

Le message principal que nous livre le roi David est d’apprendre à nous tourner vers Hachem dans toutes les circonstances de la vie, et d’arrêter de croire que nous pouvons nous débrouiller seuls. Ce message s’exprime sous différentes formes dans tout le livre des Téhilim.

Les Téhilim sont divisés en cinq livres. Le Midrach enseigne que David a écrit cinq livres de Téhilim qui font pendant aux cinq livres de la Torah. Ce parallélisme s’explique par le fait que celui qui étudie la Torah sans crainte du Ciel n’a aucune valeur ; David est donc venu enseigner la crainte du Ciel dans le livre des Téhilim

Ainsi, non seulement le roi David nous enseigne comment prier, mais il nous apprend également comment arriver à la crainte du Ciel. La prière et la crainte du Ciel sont inextricablement liées.

Puissions-nous nous élever en prières devant notre Créateur et épancher notre cœur devant Lui, inspirés et illuminés par le livre des Téhilim ! Rav Emmanuel Boukobza

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Bar-Mitsva : est-il obligé de lire les 7 montées ?

Est-il nécessaire de faire apprendre à un futur Bar-Mitsva les sept montées de sa Paracha ainsi que la Haftara ? Ou bien est-il préférable de le laisser décider ? Y a-t-il une obligation à ce sujet au niveau halakhique ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

1. Il n’y a aucune obligation à ce sujet.

2. Les parents feraient bien d’informer le Bar-Mitsva des coutumes de la famille.

3. On n’oblige pas. On lui fait part de nos souhaits.

4. S’il refuse de faire plaisir à ses parents, on essaie de le convaincre mais sans insister lourdement.

5. Il faut œuvrer pour qu’il lise au moins la première montée, le Maftir et la Haftara

6. Dans l’éducation, on ne laisse pas croire l’enfant qu’il décide. Sinon, c’est la porte ouverte aux pires des choses. Ce n’est pas parce qu’on veut l’étouffer, mais parce qu’il n’a tout simplement pas encore les outils pour faire les bons choix.

Un enfant ne sait pas toujours ce qui est bon pour lui ou ce qui doit être évité. Il réfléchit avec une compréhension limitée, et sans recul. Il agit souvent selon ce qui lui fait envie sur le moment, sans voir le bien de ce que l’on attend de lui et les conséquences de ses actes.

Les parents, eux, ont l’expérience et une vision plus large. Ils savent le diriger et faire des choix qui le construisent correctement.

L’enfant a besoin de ce cadre. Ce n’est pas une contrainte, c’est une sécurité. Grâce à cela, il apprend peu à peu à distinguer ce qui est bien de ce qui ne l’est pas, et à grandir comme il se doit.

Avec le temps, bien sûr, on lui donne plus de place. Mais au début, c’est aux parents de le guider, parce que l’enfant n’a pas encore la maturité nécessaire pour le faire seul.

Rompre un Chiddoukh : faut-il demander pardon à l’autre ?

Si on était bien avancé dans un Chiddoukh, et que finalement l’un des deux décide d’arrêter les rencontres (manque de compatibilité), doit-il demander Mé’hila (pardon) ? Si oui, comment ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Si la séparation s’est faite dans le calme, avec respect et sans paroles blessantes, il n’y a aucune obligation de demander une Mé’hila. Chacun sait que les rencontres ne mènent pas obligatoirement sur une suite concrète. Le fait de constater une incompatibilité et de mettre fin aux rencontres fait partie d’un processus normal. Cela peut évidemment faire de la peine ou entraîner une certaine déception, mais cela ne constitue pas une faute Ben Adam Lé’havéro (envers son prochain) nécessitant une demande de pardon. Au contraire, il est plus juste d’interrompre, de suite, les rencontres lorsqu’on ressent qu’elles ne mèneront pas vers du concret, plutôt que de les prolonger artificiellement. Par contre, il y a des cas où une Mé’hila est nécessaire, voire obligatoire. Si, par exemple, l’un des deux a laissé espérer de manière excessive ou ambiguë une issue positive, si la rupture a été faite de manière brusque ou blessante, s’il y a eu un manque de considération, des paroles déplacées ou un comportement irrespectueux, ou encore si l’un a le sentiment d’avoir causé une peine qui aurait pu être évitée.

Il est à noter que lorsque l’on désire interrompre, il faut toujours réfléchir correctement pour savoir quoi dire. Toute vérité n’est pas bonne à dire, surtout lorsqu’elle risque de blesser.

Après le repas de vendredi soir, je vais sur le canapé et je m’endors n’ayant pas encore fait Birkat Hamazon. Quand je me réveille, il est 2h ou encore plus tard. Puis-je encore réciter le Birkat à cette heure-ci ? Je suis encore rassasiée mais plusieurs heures se sont écoulées.

Réponse de Rav Gabriel Dayan

A priori, il est interdit de vous installer sur le canapé sans avoir récité le Birkat Hamazon, si vous pensez que vous allez vous endormir !

À l’avenir, mieux vaut ne pas tenter l’expérience car le canapé fait oublier les meilleures résolutions : une fois allongée, toutes vos bonnes intentions disparaissent et ne tiendront pas face à un coussin.

En ouvrant les yeux, si et seulement si : 1. Vous vous sentez bien rassasiée et 2. Vous n’avez aucune envie de manger, il est possible de réciter le Birkat Hamazon s’il n’y a pas plus de 6 heures qui se sont écoulées depuis la fin du repas. (Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 184, 5 ; Michna Beroura 20 ; Halakha Broura 9, 392-395)

Marocain / Tunisien : peut-on suivre les décisions

du Yalkout Yossef ?

Est-ce qu’un juif d’origine tunisienne ou marocaine doit suivre ce qui est écrit dans le Yalkout Yossef ? Et sinon, quels sont les Poskim issus de ces origines ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

1. Si vous ne résidez pas en Israël, il est possible d’adopter les coutumes de ses parents même si cela va à l’encontre de ce qui est mentionné dans le Yalkout Yossef.

2. Ceci est valable uniquement si la coutume ne va pas à l’encontre d’une Halakha explicite dans le Talmud ou le Choul’han ‘Aroukh. Et même dans une telle éventualité, cela n’est pas toujours évident : certaines coutumes ont l’air d’être en contradiction avec la Halakha mais après une recherche approfondie, on peut s’apercevoir que ce n’est pas le cas. (‘Atéret Avot 1, 51-56, introduction)

3. Si vous résidez en Israël : tout dépend de l’autorité rabbinique à qui l’on adresse votre question. Il y a deux avis à ce sujet. Certains Poskim affirment haut et fort qu’il faut, tout de même, conserver les coutumes de ses parents. (Chémech Oumaguen 2, 34 ; ‘Atéret Avot 1, 41-45, introduction)

4. Quoi qu’il en soit, il est préférable que vous nous fassiez part des questions auxquelles vous faites allusion afin que nous puissions y répondre de la manière la plus précise possible.

LA PARACHA POUR LES ENFANTS

Moi aussi, je compte !

Les enfants, cette semaine, découvrons que chacun d’entre nous a une place importante, quelle que soit notre personnalité.

L'HISTOIRE

À l’école, la maîtresse annonce un projet spécial : "Les filles, pour la fête de fin d’année, nous allons préparer un spectacle."

Toute la classe est pleine d’enthousiasme.

"Moi, je veux être la narratrice !", "Moi, je veux jouer un rôle !", "Et moi, je veux parler sur scène !"

Toutes les mains sont levées, sauf celle de Yaëlle, au fond de la classe, qui reste silencieuse. La maîtresse distribue les rôles, puis elle regarde Yaëlle. "J’ai un rôle pour toi. Tu seras responsable de la musique."

Yaëlle baisse les yeux. "Alors… je ne parle pas ?"

"Non", répond la maîtresse. "Mais c’est très important." Yaëlle est triste, toute sa classe sera sur scène, sauf elle.

Les répétitions commencent, Yaëlle s’occupe de lancer les musiques au bon moment, sans vraiment s’impliquer. Un jour, elle oublie d’appuyer sur le bouton. Les filles hésitent, ne savent plus quand parler. La maîtresse arrête tout : "On recommence. Sans la musique, ça ne fonctionne pas."

Yaëlle relève la tête. La fois suivante, elle est très concentrée. Elle lance la musique exactement au bon moment. La scène

devient fluide, belle, vivante.

La maîtresse dit : "Bravo à toutes, et bravo à Yaëlle. Sans elle, pas de spectacle."

Le jour du spectacle, tout se passe parfaitement, et les parents applaudissent la troupe. Yaëlle sourit. Elle comprend que même si on ne la voit pas toujours, elle est essentielle.

L'ENSEIGNEMENT

Au début de la Paracha de Bamidbar, la Torah nous raconte qu’Hachem demande de compter tout le peuple d’Israël. Quel est l’intérêt de compter chaque personne une par une ? Parce que chacun compte. Même s’il y a beaucoup de monde, la Torah ne voit pas un groupe, elle voit chaque personne : chacun a une place, une importance, un rôle unique.

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !

Est-ce qu’il t’arrive de penser que ce que tu fais n’est pas important ?

Est-ce que tu reconnais le rôle des autres, même quand on ne le voit pas ?

Quelles sont les choses que toi seul peux apporter ?

Parfois, on peut penser : "Moi, je ne suis pas important…" Mais la Torah nous apprend le contraire : chaque personne est précieuse.

Un peu comme dans une équipe : si une seule personne manque, quelque chose ne fonctionne pas pareil.

La Torah nous enseigne donc une grande leçon : chacun a sa place, et le monde a besoin de toi, exactement comme tu es.

Nos maîtres montrent l’exemple

Aux États-Unis vivait un immense maître de Torah : Rav Moché Feinstein. Des milliers de personnes, du monde entier, lui envoyaient des questions très importantes : rabbins, communautés, familles…

Un jour, Rav Moché reçoit une enveloppe un peu différente. L’écriture est hésitante, les mots sont simples, c’est une lettre écrite par un jeune garçon. Il y pose une question de Torah avec ses mots à lui.

Le Rav a tellement de questions urgentes à traiter, peut-être que celle-ci peut attendre. Après tout, "ce n’est qu’un enfant". Mais Rav Moché ne réagit pas ainsi. Il lit la lettre attentivement,puis il s’assoit pour écrire une réponse claire, détaillée, expliquée de manière à ce qu’un enfant puisse comprendre.

Quelques jours plus tard, la lettre est envoyée. On raconte que ce garçon a reçu la réponse avec une grande joie. Il s’est senti important. Il a compris que sa question comptait vraiment. Et cela lui a donné envie de continuer à apprendre.

Le secrétaire du Rav s’étonne : "Pourquoi prendre autant de temps pour une question aussi simple ?"

Le Rav répond : "Pour cet enfant, cette question est très importante. Et si je ne lui réponds pas sérieusement, il peut penser que sa question ne compte pas. Et s’il pense que sa question ne compte pas, peut-être qu’un jour, il arrêtera de poser des questions. Et s’il arrête de poser des questions, il peut s’éloigner de la Torah."

Ces mots marquent profondément le secrétaire. Rav Moché reprend sa plume, il relit ce qu’il a écrit, corrige, reformule, ajoute des explications. Il veut être sûr que l’enfant comprenne parfaitement.

Des années plus tard, il raconte cette histoire : "Un des plus grands Rabbanim du monde a pris le temps de me répondre."

Grâce à Rav Moché Feinstein, on comprend une grande leçon : ce ne sont pas seulement les grandes choses qui comptent. Chaque personne, même la plus jeune, même la plus discrète, a une valeur immense. Comme dans Parachat Bamidbar, Hachem ne regarde pas seulement le peuple dans son ensemble. Il compte chaque personne une par une, pour nous montrer que chacun a sa place.

Et même un enfant peut déjà vivre cela : écouter un camarade, répondre à quelqu’un, ne pas ignorer une question, et faire sentir à l’autre qu’il compte.

L'exercice de la semaine

Les enfants, cette semaine, essayez de faire attention à quelqu’un qu’on ne remarque pas toujours : écoutez-le, répondez-lui, ou aidezle. Même un petit geste peut faire sentir à quelqu’un qu’il compte vraiment.

Carpaccio de betteraves et feta aux herbes

Une entrée fraîche, colorée et raffinée, parfaite pour ouvrir votre repas de Chavou’ot. La douceur des betteraves, le caractère de la feta et le croquant des noix s’y marient à merveille.

Pour 4 personnes

Temps de préparation : 10 min

Difficulté : Facile

Ingrédients

• 3 betteraves cuites

• 150 g de feta

• Quelques feuilles de roquette

• 2 cuil. à soupe d’huile d’olive

• 1 cuil. à soupe de vinaigre balsamique

• Quelques noix concassées

• Sel, poivre

Réalisation

- Coupez les betteraves en fines rondelles et disposez-les harmonieusement dans une assiette.

- Émiettez la feta sur les betteraves, puis ajoutez la roquette et les noix concassées.

- Dans un petit bol, mélangez l’huile d’olive, le vinaigre balsamique, le sel et le poivre.

Bon appétit !

- Versez la vinaigrette sur le carpaccio juste avant de servir bien frais.

Murielle Benainous

Veille de Chavouot 5786

Face à la situation difficile que traversent de nombreux étudiants en Torah, nous faisons appel à votre générosité de manière toute particulière cette année.

Nous vous invitons à soutenir le fonds « Amalei HaTorah Mitokh HaDehak », dédié à l’aide d’urgence pour des milliers de Talmidei ‘Hakhamim méritants vivant dans la précarité, sous l’égide du Vaad harabanim. Votre participation peut faire une réelle différence.

Que vous méritiez de voir vos enfants grandir dans la voie de la Torah, et que la Torah ne quitte jamais votre bouche ni celle de votre descendance, pour

À la veille de Chavouot, un double appel résonne : celui de Rav Palagi, qui nous enseigne comment ouvrir une porte au miracle par la Tsedaka, et celui des Guedolim de notre génération, qui nous enjoignent à soutenir tous ceux qui traversent de grandes difficultés. Et nous garantissent des délivrances personnelles. Car donner, c’est aussi recevoir.

Envoyez vos Kim’ha dePiss’ha

"Plus le Juif se sent loin de D.ieu, plus intense est son aspiration à se rapprocher de Lui." (Ba'al Chem Tov )

Perle de la semaine par

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