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Vous avez sans doute entendu parler des madeleines de Proust. Marcel Proust est un écrivain du début du XXe siècle. Dans son œuvre À la recherche du temps perdu, il raconte qu’un jour, déjà adulte, sa mère lui servit une petite pâtisserie, une madeleine, qu’il trempa dans du thé. Dès qu’il en goûta un morceau, la saveur provoqua en lui une émotion intense. Il réalisa que cet étrange phénomène était dû au fait que ce goût lui rappelait les goûters de son enfance à Combray, lorsqu’une de ses tantes lui donnait une madeleine trempée dans du thé. À partir de ce moment, tout un monde disparu de son enfance ressurgit : la maison, les rues, les promenades. Ce souvenir n’était pas accessible par un effort volontaire de la mémoire, mais il surgissait grâce à la sensation, au goût et à l’odeur.
Il y a quelques jours, j’ai connu une expérience semblable. Je me trouvais à proximité d’une personne qui avait mis une chanson d’un ancien chanteur populaire français, Joe Dassin, que je n’avais plus entendue depuis mes 15-16 ans. Soudain, je me suis retrouvé transporté des décennies en arrière, dans mon adolescence, retrouvant l’état intérieur dans lequel je me trouvais alors. J’ai analysé ce souvenir : waouh, c’est bien moi, je me reconnais ! La précision des détails est impressionnante, je n’en reviens vraiment pas. Cette chanson a réussi à décrire de manière parfaite l’être que j’étais à cette époque.
L’adolescence est une phase de notre évolution durant laquelle on se détache petit à petit des rêves de l’enfance pour prendre son envol, en saisissant de mieux en mieux le monde dans lequel on va évoluer. Dans mon cas, je me revois à cette époque me poser des questions existentielles, combattre des idées à la mode qui me semblaient fausses et aspirer à faire de vrais choix dans la vie. Ce potentiel s’exprimera plus tard, lorsque
je me renforcerai dans mon judaïsme : un judaïsme qui, certes, ne m’était pas étranger, mais dont une grande partie m’était encore inconnue.
De mes ‘‘madeleines de Proust’’ (ou plutôt de Joe Dassin), j’ai tiré trois enseignements. Premièrement, nos Sages nous rapportent que lorsque l’homme quitte ce monde, il voit le film de sa vie se dérouler rapidement devant lui (fait également rapporté par des personnes ayant vécu une mort clinique). Ce film est en réalité conservé en nous et ne provient pas d’une projection extérieure, car rien ne s’efface véritablement dans la mémoire. De plus, un homme — quelle que soit son évolution — porte constamment son passé avec lui, et il est impossible de le refouler comme s’il n’avait pas existé. Il resurgira dans toutes sortes d’occasions de la vie, et en faire fi peut causer de graves problèmes psychologiques. L’intelligence consiste à savoir utiliser ce passé à de bonnes fins.
Enfin, les livres de pensée juive développent l’idée que chacun d’entre nous se situe spirituellement à un point précis de son niveau personnel de libre arbitre (Nékoudat Habé’hira). Ce point bouge constamment selon notre évolution, mais il sert néanmoins à fixer les limites de notre choix. En effet, on ne peut pas, du jour au lendemain, sauter des étapes ; au contraire, il est nécessaire de progresser dans notre judaïsme selon ce qui nous est accessible à ce moment-là. Le souvenir de mon point de départ, qui m’est remonté, a mis en évidence la distance parcourue depuis lors jusqu’à aujourd’hui — une distance qui n’a pu être franchie que dans un espace de temps relativement long.
Je terminerai en vous avouant que si Joe Dassin n’a été pour rien dans mon évolution spirituelle, sa chanson est très belle : je me suis surpris en train de la fredonner tout en écrivant ce texte !
Rav Daniel Scemama

Rav Daniel Scemama
L'Édito - ‘’Mes’’ madeleines de Proust
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Deux milliards de musulmans, et moi, et moi, et moi…
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Loi sur l’aide à mourir - Qui décide qu’une vie doit s'arrêter ?
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Pessa’h, les femmes et la délivrance du peuple juif
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Comment cachériser sa cuisine pour Pessa’h en 10 points
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Dans les coulisses de la fabrication des Matsot
Réflexion
La Matsa : un symbole tout en finesse
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Questions au Rav
La Paracha pour les enfants
Oups ! La grosse bêtise !
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Responsable publication
David Choukroun
Rédacteurs
Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Rav Nethanel Abib, Ariel Marciano, Jocelyne Scemama, Sarah Kisielewski, Rav Gad Allouche, Liora Rosenblatt, Rav Yehonathan Gefen, Rav Gabriel Dayan, Elie Marciano, Rav Aharon Sabbah, Murielle Benainous
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Daf Hayomi Mena'hot 66
Michna Yomit Me'ila 3-8
Daf Hayomi Mena'hot 67
Michna Yomit Me'ila 4-2
Roch 'Hodech
Daf Hayomi Mena'hot 68
Michna Yomit Me'ila 4-4
Parachat Vayikra
Daf Hayomi Mena'hot 69
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Michna Yomit Me'ila 5-2
Daf Hayomi Mena'hot 71
Michna Yomit Me'ila 5-4
Daf Hayomi Mena'hot 72
Michna Yomit Me'ila 6-1

Grand Mazal-Tov à Rav Daniel & Jocelyne Scemama pour le mariage de leur fils Michaël !
Mercredi 18 Mars
Rabbi Guershon Liebman
Dimanche 22 Mars
Horaires du Chabbath
Paris Lyon Marseille Strasbourg
Entrée 18:45 18:35 18:32 18:23 Sortie 19:52 19:39 19:35 19:30
Zmanim du 21 Mars
Rav Yossef Dov Halévi Soloveichik (Beth Halevy) Rav Tsi Elimélekh Paris Lyon Marseille Strasbourg
Nets 06:52 06:42 06:40 06:30 Fin du Chéma (2) 09:54 09:45 09:43 09:33 'Hatsot 12:58 12:48 12:46 12:36 Chkia 19:04 18:54 18:51 18:43

Trump écarte pour l’instant un accord avec l’Iran et promet de "terminer le travail"
Donald Trump a affirmé que l’Iran cherchait à négocier pour mettre fin au conflit, mais il a assuré ne pas être prêt à conclure un accord pour le moment. Dans une interview à NBC News, le président a jugé que les conditions proposées par Téhéran n’étaient "pas assez solides", un éventuel compromis devant inclure l’abandon total

du programme nucléaire iranien. Il a également affirmé que les frappes américaines avaient infligé de lourds dégâts à l’île pétrolière de Kharg, principal terminal d’exportation de l’Iran.
Trump s’est dit convaincu que le régime iranien était fortement affaibli et a promis de "terminer le travail".
Israël : Le gouvernement approuve l'octroi de 2,6 milliards de Chékels supplémentaires pour des achats militaires urgents
Le gouvernement israélien a validé l’octroi de 2,6 milliards de shekels supplémentaires destinés à des acquisitions militaires urgentes. Cette enveloppe doit permettre à Tsahal de se procurer rapidement des équipements essentiels afin de répondre aux besoins opérationnels liés à la guerre

Aéroports de Barcelone et de Gérone











DERNIÈRE CHAMBRE

en cours. La mesure s’inscrit dans les efforts du gouvernement pour renforcer immédiatement les capacités de défense du pays face aux menaces sécuritaires. Les fonds serviront notamment à accélérer l’achat de matériels indispensables au bon déroulement des opérations militaires.











R’ Fruhman Benji de Londres et de Sharona Shadchanit








Téhéran menace l’Ukraine après son soutien présumé à Israël

Un haut responsable iranien a affirmé que l’Ukraine était désormais une "cible légitime" pour l’Iran en raison de son soutien présumé à Israël dans la guerre en cours. Ibrahim Azizi, président de la commission de la sécurité nationale du Parlement iranien, accuse Kiev d’avoir aidé l’État hébreu, notamment dans le domaine des drones. Selon lui, cette implication ferait de l’ensemble du territoire ukrainien une cible potentielle pour Téhéran. Il a invoqué l’article 51 de la Charte des Nations unies, relatif au droit de légitime défense, pour justifier cette position.
Cette déclaration laisse entrevoir une possible extension du conflit au-delà du Moyen-Orient.
À Péta'h Tikva, un parking devient hôpital souterrain
L’hôpital Beilinson de Péta'h Tikva a transformé un parking situé à près de 30 m sous terre en véritable hôpital afin de protéger patients et équipes médicales. Médecine interne, chirurgie, soins intensifs, oncologie ou encore dialyse y fonctionnent normalement. Le déploiement a été extrêmement rapide : il n’a fallu que 2h (!) pour rendre l’ensemble opérationnel.
Dans cet espace sécurisé, les patients poursuivent leurs traitements, y compris les chimiothérapies, à l’abri des attaques, même si les conditions sont plus rudimentaires avec des lits séparés par des rideaux plutôt que des chambres individuelles...
Au Liban, certains responsables plaident pour des négociations directes avec Israël
Au Liban, des responsables politiques opposés au 'Hezbollah appellent à l’ouverture de pourparlers directs avec Israël. Selon des propos rapportés par la chaîne Kan, l’un d’eux estime que le refus israélien de l’initiative proposée par le président libanais Joseph Aoun constitue "une erreur stratégique". L’impression dominante à Beyrouth est qu’Israël reste réticent au dialogue à cause de l’incapacité du gouvernement libanais à désarmer l'organisation terroriste.
D’après ce même responsable, l’organisation même de discussions directes entre les deux pays porterait un coup politique majeur au
Gaza : Israël se prépare à l’arrivée sur place d’une force internationale
Israël se prépare au déploiement d’une force internationale dans la bande de Gaza, qui pourrait commencer dès le mois de mai. Le dispositif envisagé comprendrait environ 5000 soldats indonésiens, ainsi que des contingents plus réduits venus du Kazakhstan, du Maroc, de l’Albanie et du Kosovo.
Dans un premier temps, ces troupes seraient déployées autour d’une nouvelle ville palestinienne en construction près de Rafia'h, avec le soutien des Émirats arabes unis. Leur










Leur plan ? Détruire Israël en six heures par une attaque massive et coordonnée de toutes leurs milices. Mais le Gardien d’Israël en a décidé différemment, et ce plan diabolique est en train de s’effondrer sous nos yeux par des miracles successifs !
Depuis la tragédie du 7 octobre, le peuple d’Israël est en guerre. Mais cette guerre est loin d’être un désastre. Au contraire, elle est tout simplement miraculeuse. Certes des vies juives ont été dramatiquement fauchées et aucune parole de consolation ne peut atténuer cette douleur ; pourtant la série de miracles que le Gardien d’Israël envoie à Ses enfants est hors de toute raison.
L’Iran, pays avec lequel Israël est actuellement en guerre aux côtés des ÉtatsUnis, a préparé méticuleusement, depuis plus de 40 ans, une énorme machine de guerre afin de détruire les "infidèles", dont Israël est bien sûr la cible principale.
Remontons dans le passé et essayons de relier les événements, à l’image des pièces du puzzle de Pourim.
Biden au pouvoir, la voie est libre

Tout commence en 2020 avec l’élection présidentielle américaine qui voit Donald Trump quitter la MaisonBlanche au profit de Joe Biden. Ce changement politique va produire un effet inattendu sur la scène internationale. Joe Biden se démarque en effet par une politique internationale particulièrement pacifique.
Il a financé et armé ses proxys, milices sanguinaires dans plusieurs pays. Il s’agit du ‘Hamas à Gaza, du ‘Hezbollah au Liban, de la Syrie d’Assad, des ‘Houtis du Yémen et, bien entendu, d’une armée colossale en Iran : les Gardiens de la révolution. Toutes ces armées ont été financées, entraînées et armées par les richesses de l’Iran, ce pays étant prêt à affamer son peuple afin de développer son plan militaire maléfique.
Son plan ? Détruire Israël en six heures par une attaque massive et coordonnée de toutes ses milices.
Mais le Gardien d’Israël en a décidé différemment, et ce plan diabolique est en train de s’effondrer sous nos yeux par des miracles successifs. À nous d’observer cette véritable série de miracles et de ne cesser d’en remercier notre Créateur, ô combien miséricordieux.
Peu après, la Russie se sent libre d’envahir l’Ukraine. Vladimir Poutine pense mener une opération éclair. Il ne parle même pas de guerre, mais d’"opération spéciale". Dans son plan, Kiev doit tomber en quelques semaines.
Mais la guerre s’enlise. Elle devient longue, coûteuse, épuisante. La Russie mobilise ses ressources et concentre toute son attention sur ce front. Résultat : l’un des principaux alliés militaires de l’Iran se retrouve absorbé ailleurs.
Sans ce conflit, la Russie aurait pu jouer un rôle majeur aux côtés de Téhéran dans l’affrontement actuel. De plus, sans cette élection de Biden en 2020, Donald Trump n’aurait pas pu se présenter en 2024 pour un troisième mandat ; il n’aurait donc pas été au pouvoir aux États-Unis aujourd’hui…
Mais poursuivons.
"Laissez un message après le bip…"
Hachem permet à Son peuple de mettre en place un système complètement fou. Il s’agit de vendre à son ennemi juré des bippers –
piégés –, moyen de communication privilégié des chefs de l’armée du ‘Hezbollah. Aucune armée, aucun pays n’aurait réussi une telle prouesse si ce n’est la Main de D.ieu qui a permis à cette audacieuse orchestration d’être mise en place. Ce système a en outre permis à Israël de connaître les positions exactes et les déplacements de tous les chefs terroristes, de déterminer l’emplacement de leurs dépôts et de leurs cachettes.
Israël décide de faire exploser ces engins, et voici que 5 000 hauts responsables du ‘Hezbollah sont simultanément mis hors d’état de nuire. Les ennemis au Liban sont totalement sidérés par cette défaite. Dans leur panique, ils vont enchaîner les erreurs, entre autres la révélation de la position de leur chef Nasrallah, qui sera éliminé sous les bombes israéliennes.
libre désormais. Les avions israéliens peuvent tranquillement traverser l’espace aérien de la Syrie pour atteindre l’Iran !
Poursuivons…
Les ‘Houtis, milices proxys de l’Iran, envoient de nombreux missiles, mais les avions juifs peuvent désormais se rendre aisément sur place pour anéantir leurs dépôts et leurs réserves, afin de les affaiblir considérablement. Les ‘Houtis sont ainsi eux aussi mis sur la touche.
Mais ce n’est pas tout. Le ciel syrien est libre désormais.
Les avions israéliens peuvent tranquillement traverser l’espace aérien de la Syrie pour atteindre l’Iran !
Le ‘Hezbollah, qui représentait une terrible menace pour le peuple juif, est donc totalement KO.
Mais poursuivons.
La Syrie entre en guerre civile. Des opposants au pouvoir d’Assad se lèvent et renversent le pouvoir terroriste de ce dictateur sanguinaire. Ce dernier était fortement lié aux Iraniens… Mais sans la chute du ‘Hezbollah, voisin de la Syrie et allié de celle-ci, jamais le renversement n’aurait pu avoir lieu ! L’armée du ‘Hezbollah aurait alors combattu aux côtés de l’armée d’Assad afin de protéger son précieux allié. Poursuivons.
À la suite de la chute de la Syrie et du chaos provoqué dans le pays, l’État d’Israël mitraille l’arsenal syrien. Tous ses avions de chasse ainsi que ses bateaux de guerre sont anéantis en deux jours. La menace syrienne n’existe plus ! Mais ce n’est pas tout. Le ciel syrien est
L’Iran, si invincible ?
Reste enfin l’Iran. De petites précisions sont nécessaires pour poursuivre le récit miraculeux de la délivrance de D.ieu.
La superficie de l’Iran est de 70 fois celle d’Israël. Ce pays possède de très nombreuses réserves de pétrole dont il consacre la totalité des bénéfices à l’accumulation d’armes. Il affame son peuple et ne développe aucunement le pays autrement que pour l’armer et payer les milices qui lui serviront à anéantir Israël et les pays qui lui sont infidèles.
Cela fait quarante ans qu’il grossit son arsenal de guerre, qu’il développe des armes ultrasophistiquées, des systèmes de défense très modernes, qu’il tente d’acquérir la bombe atomique. Tout cela dans un seul intérêt - il l’annonce ouvertement : détruire Israël, à D.ieu ne plaise.
Revenons au puzzle divin.
Le miracle des bippers est ce qui a permis de neutraliser le ‘Hezbollah, d’anéantir et de mettre hors-jeu la Syrie d’Assad, ainsi que d’entraîner la neutralisation des ‘Houtis du Yémen.
Et puis éclatent les deux guerres d’Iran, dont nous vivons actuellement la deuxième.
Les chemins vers cet ennemi redoutable sont libres, mais la bataille s’avère fort risquée. Les avions israéliens se dirigent vers l’Iran, qui joue à domicile… L’Iran possède des systèmes de défense très sophistiqués. Il possède, comme Israël, plusieurs centaines d’avions de chasse, de très nombreux missiles balistiques, etc.
Les avions juifs entrent et… détruisent tout sur leur passage. Mais ce n’est pas tout… AUCUN avion israélien n’est abattu. Ils reviennent tous intacts. Aucun soldat n’est égratigné.
Le bouclier d’Israël
On est en plein fantastique. Cette guerre est surnaturelle, c’est une guerre de miracles grandioses ! Ouvrons donc les yeux !
C’est une période unique de miracles, de délivrances surnaturelles qu’Hachem nous fait vivre.
Les soldats juifs sont accompagnés par la Main divine et reviennent victorieux de cette guerre ô combien risquée. C’est là la preuve éclatante de l’amour d’Hachem pour Son peuple !
Israël a certes une armée forte qui lui a valu ces victoires, mais cette armée n’est victorieuse que combinée à la force incommensurable des Yéchivot. Des centaines de Yéchivot débordantes d’étudiants de Torah. Des centaines de milliers d’heures d’étude hebdomadaires qui créent un véritable bouclier surnaturel. Des mouvements de Téchouva d’une ampleur encore jamais connue dans le peuple juif. Des foyers juifs fidèles aux valeurs de la Torah face à un monde dépouillé de toute valeur.
Hachem, Tu nous protèges de façon miraculeuse, Tu nous sauves d’ennemis redoutables. Du haut de Ton trône, contemple Ton peuple qui s’applique à observer Tes Mitsvot, à étudier Ta Torah ; par ces mérites, continue, avec toute Ta miséricorde et Ton amour, à protéger Tes enfants, à accorder la victoire aux soldats d’Israël et dévoile-leur leur Machia’h tant attendu…
Rav
Nethanel Abib




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Que pourrait accomplir Israël si ses forces n’étaient plus mobilisées jour et nuit pour sa survie ? Une telle perspective ne serait pas seulement une opportunité matérielle, elle constituerait avant tout un rendez-vous spirituel.

Près de deux milliards d’hommes et de femmes dans le monde se réclament aujourd’hui de l’islam. Vu de loin, cet ensemble peut sembler former un bloc mais la réalité est tout autre. Depuis ses origines, le monde musulman est traversé par une fracture profonde qui structure encore aujourd’hui une grande partie de la géopolitique du Moyen-Orient.
Tout commence au VIIe siècle, à la mort du prophète Mahomet. Une question cruciale surgit alors : qui doit diriger la communauté musulmane ?
Au fil des siècles, cette divergence s’est enracinée et a fini par dessiner deux grands pôles d’influence.
"Si demain une ère de paix venait à s’ouvrir, on ose à peine imaginer ce que pourrait devenir Israël débarrassé de la menace iranienne.
Pour les sunnites, aujourd’hui largement majoritaire, le chef doit être choisi parmi les fidèles les plus capables et respectés du prophète. Les chiites, au contraire, estiment que l’autorité doit revenir à sa famille, et plus précisément à la lignée d’Ali, son gendre. Autrement dit, une succession par le mérite d’un côté, une succession héréditaire de l’autre.
La plupart des pays musulmans sont majoritairement sunnites. Les chiites, minoritaires, se concentrent surtout en Iran, devenu le principal centre du chiisme. On trouve également d’importantes communautés chiites en Irak, au Liban et au Yémen, avec ses ‘Houthis.
Plusieurs États sunnites, notamment l’Arabie saoudite, la Jordanie et les pays du Golfe, redoutent l’expansion stratégique de Téhéran. Dans les grandes lignes, les régimes sunnites apparaissent comme moins radicaux et plus enclins à des relations avec l’Occident, et parfois même avec Israël.
Le fil rouge
Si demain une ère de paix venait à s’ouvrir, on ose à peine imaginer ce que pourrait devenir Israël débarrassé de la menace iranienne.
Depuis sa naissance, L’État hébreu vit entouré d’hostilité. Pourtant, malgré cette pression permanente, il est parvenu à se hisser parmi les puissances économiques, scientifiques et militaires de premier plan.
Que pourrait-il accomplir si ses forces n’étaient plus mobilisées jour et nuit pour sa survie ? Une telle perspective ne serait pas seulement une opportunité matérielle, elle constituerait avant tout un rendez-vous spirituel.
Car la vocation d’Israël n’est pas simplement de prospérer ni même de survivre. Sa mission est d’être un phare spirituel pour les Nations et témoigner de l’existence d’un Créateur Un dans le monde. Or l’histoire biblique nous enseigne combien ce moment peut être délicat. De manière cyclique, Israël se tourne vers son Père dans les périodes de détresse, puis L’oublie lorsque reviennent la sécurité et l’abondance. Ce mécanisme traverse nos Écritures comme un fil rouge, et il apparaît
avec une clarté particulière dans le livre des Juges.
L’histoire juive elle-même en offre un exemple frappant. Lors de l’émancipation en Europe, à l’époque des Lumières, un ciel plus serein semblait enfin s’ouvrir pour les Juifs. Mais au lieu de profiter de cette accalmie pour se consacrer librement — sans menaces ni décrets — à l’étude de la Parole de D.ieu, une grande partie du peuple se laissa entraîner

Si demain une ère nouvelle s’ouvre devant nous, ne manquons pas ce rendez-vous. La paix ne devra pas être un temps d’oubli, mais un temps de fidélité. Elle devra être mise au : éclairer le monde par la sagesse de la Torah et rappeler à l’humanité que nous avons un Roi et un Père





Jocelyne Scemama

Dans un système où la mort devient une option légale, que ressentira une personne âgée dépendante ? Que pensera un malade chronique qui coûte cher ? Que vivra un patient fragile, isolé, qui ne veut pas être un poids pour sa famille ?

Mercredi 25 février 2026, l’Assemblée nationale adopte, en deuxième lecture, la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir en France. On parle de compassion. On parle de liberté. On parle de dignité. Mais une question dérange : qui, dans l’Histoire moderne, a été le premier État à organiser médicalement la mise à mort de malades considérés comme incurables ?
"
commence à tracer une ligne entre les vies qui valent et celles qui ne valent plus, elle entre dans une zone morale extrêmement fragile.
L’Allemagne nazie, avec le programme Aktion T4 . Au départ, on parlait de soulager, de libérer de la souffrance. Puis, progressivement, certaines vies ont été qualifiées d’inutiles. Évidemment, il ne s’agit pas d’assimiler les intentions, mais l’Histoire impose une vigilance : lorsqu’une société
Cela révèle un basculement culturel profond : la mort tend à devenir un droit que l’on peut exiger.
La loi encadre strictement l’euthanasie : maladie grave, souffrance persistante, décision éclairée, procédure collégiale. L’intention affichée est d’accompagner des situations extrêmes. Pourtant, certains juristes soulignent un paradoxe troublant : le délit d’entrave à l’euthanasie pourrait être plus sévèrement sanctionné que l’incitation au suicide.
Autrement dit, empêcher pourrait juridiquement coûter plus cher que pousser. Cela révèle un basculement culturel profond : la mort tend à devenir un droit que l’on peut exiger.
Par ailleurs, plusieurs médecins alertent sur une faille possible : dans la réalité clinique, certaines décisions peuvent être envisagées au moment même où le patient vient d’apprendre un diagnostic brutal, par exemple un cancer très avancé. Dans cet état de choc psychologique intense, avant même qu’un véritable accompagnement ou des alternatives thérapeutiques aient été explorés, la demande pourrait émerger.
Peut-on considérer qu’une décision prise dans un tel bouleversement est pleinement libre et stable ? De plus, dans un système où la mort devient une option légale, que ressentira une personne âgée dépendante ?
Que pensera un malade chronique qui coûte cher ? Que vivra un patient fragile, isolé, qui ne veut pas être un poids pour sa famille ?
La Torah ne légifère pas sous l’émotion. Elle pose des principes stables. La vie n’appartient pas à l’homme. Elle nous est confiée pour remplir une mission. L’être humain n’en est pas le propriétaire absolu. Chaque instant de vie possède une valeur, même fragile, même diminué, même court. On peut éviter un acharnement thérapeutique disproportionné. Mais on ne peut pas poser un acte visant directement à provoquer la mort. Surtout, la Torah rappelle que l’homme n’est pas habilité à décider quelle vie mérite encore d’être vécue.
Si l’on pense que le but de l’existence est uniquement de vivre sans souffrir, alors lorsque la souffrance arrive, la vie peut sembler perdre sa valeur. Mais si la vie est une mission, un passage, une construction intérieure, alors même une période difficile conserve un sens que nous ne voyons pas toujours.
Un homme peut, dans l’épreuve, développer une patience qu’il n’aurait jamais connue autrement. Une femme peut, dans la fragilité, inspirer autour d’elle une force qui inspire. Une famille peut, à travers la maladie, découvrir une solidarité qu’aucune période de confort n’aurait révélée. La souffrance n’est pas recherchée. Elle est combattue. Mais elle ne réduit pas l’existence à l’inutilité. Et la médecine elle-même devrait s’en souvenir. La Haute autorité de santé (HAS) elle-même le reconnaît dans son rapport de 2024 : les erreurs de diagnostic touchent




La médecine évalue la qualité de vie ; la Torah parle de dignité intrinsèque. Si la valeur dépend de critères humains, elle devient variable. Si elle repose sur un principe transcendant, elle demeure constante. Et seule une valeur constante protège véritablement les plus vulnérables.











jusqu’à 10 % des consultations. Un pronostic n’est pas une sentence.
Mais au-delà de l’erreur humaine, il y a ce que la science ne mesure pas. Un Avrekh , père de sept enfants, apprend un verdict implacable : sans opération, il lui reste deux mois à vivre ; avec une opération, six mois tout au plus, au prix de souffrances intenses… pour un résultat identique. Il demande à consulter Rav Moché Feinstein. Le Rav écoute, éclate en sanglots, et passe une nuit entière à chercher – non pas comment mourir dignement, mais quelle Mitsva cet homme pourrait encore accomplir.
Sa réponse : répondre Amen aux bénédictions de ses enfants suffit à justifier ces six mois. L’ Avrekh accepte, est opéré… et vivra six ans de plus. Le médecin, bouleversé, comprend qu’il existe quelque chose au-dessus des lois de la nature, et fait Téchouva Qui, face à ce malade, aurait pu affirmer avec certitude que sa vie ne méritait plus d’être protégée ?
Une question dérangeante
Comment les médecins juifs vont-ils vivre cette nouvelle réalité ? Comment exercer dans un système où ce qui est interdit par leur conscience religieuse devient un droit reconnu par la loi ? Un médecin juif pourra éviter l’acharnement thérapeutique disproportionné.

"On parle de liberté de mourir. Mais la vraie question demeure : qui décide qu’une vie ne mérite plus d’être protégée ?
Et cela pose aussi une question plus large : demain, que signifiera pour une famille juive le fait d’encourager son enfant à devenir médecin dans un tel cadre légal ? C’est une interrogation troublante sur l’évolution d’une vocation historiquement associée au soin et à la protection de la vie.
Mais il ne pourra jamais participer à un acte dont l’objectif est la mort. Il devra invoquer la clause de conscience. Il devra se faire accompagner par un Rav compétent et par un spécialiste du droit, car chaque situation médicale est unique et exige une analyse précise. Cela suppose une vigilance accrue, une formation renforcée, et peut-être des choix professionnels difficiles.
Aujourd’hui, on parle de liberté de mourir. Mais la vraie question demeure : qui décide qu’une vie ne mérite plus d’être protégée ? Les mœurs évoluent. Les sensibilités se transforment. Les critères changent. Est-ce que ça doit signifier que les lois doivent refléter toute transformation sociale ? La Torah maintient le principe que la vie n’est pas un droit que l’on ajuste selon son ressenti. C’est une responsabilité confiée à l’homme. Une responsabilité dont il devra rendre compte. Et c’est peut-être précisément cette exigence, cette stabilité divine dans un monde humain mouvant, qui explique la force de notre Torah.
Rav Gad Allouche




FEMMES
COUPLE

Pessa’h n’est autre que l’opportunité ultime pour cerner et éradiquer notre ego, élément qui constitue la plus grande entrave à notre relation avec le Maître du monde ainsi qu’avec notre entourage.

Mesdames, le moment que vous attendiez toutes impatiemment est enfin arrivé ! Cirer les murs, curer les toilettes, scruter chaque petite miette que votre enfant aurait eu le malheur d’égarer… que de plaisirs ! Mais vous êtes-vous
déjà demandé quel était le sens de ce ménage et récurage ?
En effet, il va sans dire que la fête de Pessa’h regorge d’une profondeur et d’un sens incommensurables.
Examinons-les de plus près.
D’abord, ce n’est pas pour rien que la fête de Pessa’h est considérée comme la naissance du peuple juif, soit celui de son avènement et de sa consolidation. La sortie d’Égypte et le don de la Torah qui s’ensuit symbolisent l’alliance éternelle faite entre Hachem et Son peuple ; nous sommes les ambassadeurs et ambassadrices de D.ieu Lui-même… vous imaginez ?!
Pessa’h contre son orgueil
Si Roch Hachana requiert une introspection sur les fautes commises au courant de l’année, Pessa’h demande une remise en question sur toutes les formes d’esclavage auxquelles nous sommes assujettis. "
Ensuite, la fête de Pessa’h n’est autre que l’opportunité ultime pour cerner et éradiquer notre ego, élément qui constitue la plus grande entrave à notre relation avec le Maître du monde ainsi qu’avec notre entourage. En effet, le mot ‘Hamets en hébreu – qui comprend toutes les formes de levain de blé, d’orge, d’avoine, d’épeautre et de seigle – comporte les lettres ‘Hèt, Mem et Tsadik. Le ‘Hèt est entièrement fermé sur le dessus, ce qui est apparenté à l’ego. À l’inverse, le mot Matsa est constitué des mêmes lettres, sauf qu’au lieu d’un ‘Hèt, l’on y trouve un Hé, qui comporte une ouverture. Pessa’h, c’est l’ouverture à soi et à Hachem. C’est parvenir à éradiquer son ego…
Pensez qu’à chaque miette de pain que vous traquez, c’est en fait votre sentiment de


supériorité que vous cherchez à combattre. Pour toutes les fois où vous avez refusé de pardonner à votre belle-mère, ou bien que votre copine vous a dit un mot de travers, ou encore que vous avez empêché la voisine de palier d’agrandir son appartement, et j’en passe…
Le chemin vers la vraie liberté
Finalement, le dernier point central de Pessa’h repose sur l’interrelation entre la liberté et la Guéoula (délivrance).
Le soir du Séder, nous buvons quatre coupes de vin. Le commentaire sur les premiers versets de la Haggada nous révèle que les deux premières symbolisent la liberté, et les deux dernières, la Guéoula. Mais qu’est-ce que la liberté ? Le dictionnaire propose les définitions suivantes : "Absence de contraintes" ou bien "état d’un individu qui n’est pas soumis à la servitude". Ces dernières sont certainement partiellement vraies, mais nous, les Juifs, avons le vrai dictionnaire : la Torah. Et cette dernière nous révèle que la vraie liberté, c’est d’être le serviteur d’Hachem, seule et unique source de vérité dans ce monde.
Afin d’atteindre cette vraie liberté, à nous de faire le point sur tous les éléments de notre vie desquels nous sommes esclaves : téléphones, timidité, colère, impatience… tous sont différents pour chacun !
Pessa’h, l’aboutissement d’un cheminement spirituel
Ainsi, il est évident qu’une fois que nous avons atteint cette liberté, celle d’être les serviteurs d’Hachem et de respecter Sa Torah comme il se doit, alors la Guéoula viendra ! C’est pour dire à quel point liberté et Guéoula sont intimement liées.
La fête de Pessa’h affirme la transition entre esclavage et liberté, entre asservissement et destruction de nos "menottes" spirituelles. Si Roch Hachana requiert une introspection sur les fautes commises au courant de l’année,


Pessa’h demande une remise en question sur toutes les formes d’esclavage auxquelles nous sommes assujettis. À nous de reconnaître lesquelles nous concernent, et d’y travailler !
En somme, souvenez-vous bien que lorsque vous êtes à la recherche de chaque miette de pain, vous permettez à votre Néchama de prendre le dessus sur votre ego ! La fête de Pessa’h célèbre notre liberté et l’avènement prochain de la Guéoula, et liberté et Guéoula sont intimement liées, puisqu’une fois que nous nous sommes défaits de toutes ces chaînes spirituelles, nous serons prêts à accueillir la rédemption tant attendue. Alors mesdames, si vous voulez que Machia’h vienne, défaitesvous de toutes ces contraintes spirituelles que vous vous imposez à vous-mêmes ! Libérezvous ! ‘Hag Saméa’h.
Liora Rosenblatt

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Pourquoi Hachem choisit-Il précisément ce nom parmi tous les autres qui indiquaient sa grandeur ? En quoi le prénom Moché révèle-t-il davantage son essence que les autres ?
"Hachem appela Moché[…]" (Vayikra 1,1) Le Midrach raconte que Moché Rabbénou avait dix noms, chacun mettant en relief sa grandeur ou sa contribution dans le monde. Par exemple, il s’appelait Avigdor, car il était Avihem Chel Guédarim, "le père des barrières", en référence aux décrets qu’il appliqua. Il s’appelait également Yéred, parce qu’il fit descendre la Torah du Ciel… Hachem lui dit que parmi tous ces noms, Il n’utiliserait que celui que Bitya, la fille de Pharaon lui donna : Moché. Elle le nomma ainsi, parce qu’elle le retira des eaux. (Chémot 2, 10)
Nous savons que le nom d’une personne fait allusion à son essence. Rav ’Haïm Chmoulewitz pose deux questions sur ce Midrach. (Si’hot Moussar) Tout d’abord, pourquoi Hachem choisitIl précisément ce nom parmi tous les autres qui indiquaient sa grandeur ? En quoi le prénom Moché révèle-t-il davantage son essence que les autres ? Et deuxièmement, les autres noms font l’éloge direct de Moché, tandis que le prénom Moché semble chanter les louanges de Bitya qui le retira du Nil. Ce prénom n’étant pas intrinsèquement lié à son essence, on comprend mal pourquoi c’est celui qui est utilisé pour le nommer.
Comment absorber un trait de caractère ?
Rav Chmoulewitz répond en rapportant un principe important. Quand une certaine Mida, un trait de caractère, est utilisée à l’égard de quelqu’un, elle est absorbée en lui. Bitya fit preuve d’une grande Messirout Néfech, un retrait de soi, pour faire sortir Moché de l’eau. Son père était un véritable dictateur et elle dérogea
de manière flagrante à son décret de tuer tout garçon juif. Cette grande Messirout Néfech fut imprégnée en Moché Rabbénou. On peut ainsi répondre à la deuxième question : certes, Moché est un prénom qui fait l’éloge de Bitya, mais il montre également que Moché excella dans ce domaine, parce qu’il fut le réceptacle de cette Mida. Et pour répondre à la première question, Rav Chmoulewitz affirme que la Messirout Néfech est la plus nécessaire des qualités chez un dirigeant ; elle fut donc considérée comme plus précieuse que toutes les autres Midot ou accomplissements de Moché.
Rav Chmoulewitz ajoute une preuve au principe mentionné. Le Talmoud Yérouchalmi (Kidouchin 4, 1) affirme que les Juifs sont dotés de trois qualités particulières ; ils sont Ra’hmanim (miséricordieux), Baïchanim (ont honte) et Gomlé ’Hassadim (prodiguent des bienfaits). Le verset rapporté pour évoquer les bienfaits des Juifs est : "Hachem ton D.ieu te gardera l’alliance et la bonté…" (Dévarim 7, 12) Selon le sens simple, ce verset signifie qu’Hachem gardera Sa promesse de prodiguer des bienfaits à l’égard du peuple juif, mais non que les Juifs eux-mêmes se montreront bienveillants. Rav Chmoulewitz affirme que le principe énoncé s’applique également ici ; quand on fait preuve d’une certaine Mida envers autrui, cette Mida s’imprègne en lui. Donc le fait qu’Hachem prodigua des bienfaits au peuple juif transforma ce dernier en peuple charitable.
Et ça marche pour les objets ?
Rav Chmoulewitz estime que même un objet inerte peut être imprégné d’un trait de
Ce principe s’applique de diverses façons dans nos vies, mais se fait ressentir surtout dans le domaine de l'éducation. On sait que l’enfant suit l’exemple de ses parents, mais l’explication du Rav Chmoulewitz va plus loin. Quand un parent agit avec une certaine qualité à l’égard de son enfant, ce dernier prend exemple, mais en plus, il absorbe cette qualité. Ainsi, celui qui fut élevé avec beaucoup d’amour et d’affection sera probablement un parent aimant et affectueux. Inversement, un enfant maltraité par ses parents a souvent tendance à maltraiter les autres.
Dans nos relations interpersonnelles, nous apprenons que la meilleure façon d’influer sur le trait de caractère de quelqu’un est de le traiter avec la qualité qui lui manque. Par exemple, agir avec bonté envers une personne égoïste pourra l’aider à devenir plus bienveillante. Il existe bien sûr d’autres facteurs qui jouent un rôle déterminant sur les traits de caractère, mais l’idée développée indique un facteur essentiel.


1





La Paracha parle des lois relatives aux différents Korbanot, les sacrifices qu’il convenait d’apporter en différentes circonstances au Michkan, le temple portatif construit par les Hébreux dans le désert.
2


Moché fut traité avec Messirout Néfech et incarna, à son tour, cette Mida. Puissions-nous mériter de nous imprégner des qualités avec lesquelles nous sommes traités et d’en faire preuve dans nos relations avec les autres.
Rav Yehonathan Gefen



Le Korban ‘Ola doit provenir exclusivement de taureaux, veaux, boucs, béliers, pigeons ou colombes. Il était entièrement consumé sur le Mizbéa’h, l’autel.
3 Les offrandes de Min’ha pour les personnes démunies étaient faites à partir de farine et d’huile.

4
Le Korban Chelamim était une offrande volontaire dont une partie était consumée sur le Mizbéa’h, une partie consommée par les Cohanim et une partie mangée par le propriétaire du Korban.

5
Le Korban ‘Hatat, le sacrifice expiatoire, était apporté selon différentes modalités en cas de transgression involontaire.

6
Le Korban ‘Olé Véyored était un sacrifice expiatoire variable en fonction des moyens financiers du fauteur.

7
Le Korban Acham Mé’ilot était un sacrifice expiatoire apporté en cas de profit involontaire d’objets sacrés appartenant au Michkan ou au Beth Hamikdach

8
Le Korban Acham Talouï était un sacrifice apporté en cas de doute sur une transgression involontaire d’un interdit de la Torah.

9
Le Korban Acham Guezélot était apporté en cas de faux serment dont l’objectif était de dispenser son auteur d’un dédommagement. caractère. (Si’hot Moussar, Maamar 3) Il souligne que Noa’h fit de gros efforts, durant une très longue période, pour construire l’arche qui éviterait l’anéantissement total du monde. Par conséquent, le bois de l’arche s’imprégna grandement du Koa’h Hahatsala, pouvoir de sauvetage. Le Yalkout Chim’oni précise que cette force se manifesta quand Haman voulut pendre Mordékhaï, il prit une poutre de l’arche pour construire la potence. Or, cette poutre était imprégnée du pouvoir de sauvetage de Noa’h, plusieurs siècles auparavant. Ce Koa’h Hahatsala transforma cette poutre et la fit passer d’un élément de destruction du peuple juif à un vecteur de sauvetage !
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :
Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)
Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne
Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

6.‘Harossèt ret aror
Donnez un nom d’animal et d’une couleur à votre équipe. 2. Trouvez un slogan à votre équipe. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les
2.Épaule d’agneau
Pour chacun des éléments suivants, qui saura donner la bonne réponse en premier parmi les réponses suivantes ? Le raisin - la banane - le froutiblou. 2
Le premier qui donne la bonne réponse remporte le point
• Est tout petit et parfois sec.
> Le raisin.
• Est jaune, rigolo, et peut se manger écrasé.
> La banane.

• Est souvent dans les compotes pour bébés.
> La banane.
• Son jus a une bénédiction particulière.
> Le raisin.
• Est mentionné dans la Torah comme un fruit d’Israël.
> Le raisin.
• Pousse en grappes.
> Le raisin.
• Pousse en régimes suspendus.
> La banane.
A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main
• Brille dans le noir quand on lui chante une berceuse.
• Change de couleur selon l’heure de la journée.
> Le froutiblou.
• On glisse sur sa peau dans les dessins animés.
> La banane.
Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas)
> Le froutiblou.
• Peut servir à faire du vin.
> Le raisin.
Kazayit
• On enlève sa peau avant de l’engloutir.
> La banane.
Kazayit
• Est parfois vert, parfois rouge, parfois noir.
Hidour (au mieux) 2 Kazayit 1 Kazayit
• Tremble quand on lui fait peur.
> Le froutiblou.
MAROR
> Le raisin.
Etapes du Séder
Maror
La quantité de Maror 1 Kazayit
• Est courbé en forme de sourire.
> La banane.




Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.
Citez un métier que les enfants imaginent très différemment de la réalité.
Astronaute.
Pompier.
Vétérinaire.
Policier.
Professeur.
Quelle est la pire chose à faire quand quelqu’un frappe à la porte ?
Faire semblant de ne pas être là.
Ouvrir en pyjama.
Ouvrir en pensant que c’est quelqu’un d’autre.
Crier “j’arrive !” et ne jamais venir.
Ouvrir en parlant au téléphone.
Question rigolote : Qu’est-ce qui est pire que de trouver un ver dans une pomme après l’avoir croquée ?
> Trouver une moitié de ver dans une pomme.
Le double sens : Donne 2 sens au mot proposé.
1. Feuille
> Partie plate et verte d’un arbre. Morceau de papier servant à écrire.
2. Clé.
> Objet servant à ouvrir une serrure. Signe musical.

Quelle est la pire chose à dire quand quelqu’un est en colère ?
Calme-toi !
C’est pas si grave !
Je te l’avais dit !
T’es toujours comme ça !
On en reparlera plus tard.
La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :
• Nuage privé pour la tête.
> Coussin.
• Groupe de gens qui font semblant d’être patients.
> File d’attente.

Le plus proche : Qui donnera la réponse la plus proche de la bonne ?
Combien de secondes dans une journée ?
> 86 400.


• Expliquer calmement. Rester assis. Se retenir de répondre. Choisir entre 40 options. Regarder un écran. Écouter sans parler.
Expliquer calmement (épuisement moral). Se retenir de répondre (niveau critique).
Classe ces actions dans l’ordre croissant de ce qui fatigue sans bouger : > Rester assis (passif). Regarder un écran (fatigue visuelle). Écouter sans parler (charge mentale). Choisir entre 40 options (fatigue décisionnelle).



Réponse : Moins longtemps. Clignement : 0,1 à 0,2 seconde ; battement de coeur : 0,8 seconde.
HALAKHA QUIZ



Quel est l’intrus dans cette liste ? Ours - Marmotte - Cheval - Hérisson - Loir.
Réponse : : Seul le cheval n’hiberne pas.
Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe. Que nous dit le Zohar au sujet du mois de Nissan ?
1. Qu’il est lié à la planète Mars.
2. Que les âmes rôdent autour des arbres.

Réponse : 2



Peut-on se doucher le Chabbath ?
3. Que la nature s’y renouvelle. Oui.
2. Non.
3. Seulement à l’eau froide et par partie

Réponse : 3




Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.


En 2012, une petite ville italienne se retrouva face à une situation très inconfortable.

Ne voyant aucune solution immédiate, la municipalité adopta alors une mesure aussi étonnante que déroutante…

Quelle règle étonnante en rapport à la mort est alors proclamée dans la ville ? Énigme


Faute de cimetière en fonctionnement, la commune adopte un arrêté qui interdit symboliquement aux habitants de décéder sur son territoire, afin de pousser les autorités à débloquer la situation.



Réponse de la semaine dernière
Lire entre les lignes.

La réponse, la semaine prochaine !
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box
Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche



"Cette lettre n’est jamais arrivée, or elle fait partie d’une histoire importante de mon enfance. Si vous arriviez à la retrouver, ce serait pour moi un très beau cadeau..."
Jeremy est un grand industriel juif américain de Chicago. Depuis de nombreuses années, il connaît une grande réussite dans les affaires. Dans le cadre de la belle coutume du Ma’asser, Jeremy redistribue largement une partie de ses revenus pour aider des familles dans le besoin et soutenir des institutions de Torah dans le monde entier.
À l’approche de ses 63 ans, Jeremy se fixe un objectif personnel : terminer l’étude complète du Talmud et célébrer un Siyoum Hachass Malgré un emploi du temps chargé, il étudie chaque jour avec régularité. Grâce à D.ieu et à beaucoup d’efforts, il parvient à terminer le Talmud quelques jours avant son anniversaire.
Le jour J arrive, Jeremy conclut l’étude du Talmud et prend la parole.
"Quand j’étais enfant, mes parents m’avaient inscrit dans une école non-juive à New York. Très vite, j’ai commencé à avoir de sérieux problèmes de comportement. Un jour, à 9 ans, j’ai cassé le tableau de la classe et j’ai blessé légèrement un autre élève.

Il décide de marquer l’événement, en réservant une grande salle. Ses enfants et petits-enfants, ses amis ainsi que ses employés sont invités.
La famille souhaite lui offrir un cadeau particulier pour cette occasion. Les idées circulent : un objet d’art, un voyage, un livre souvenir… mais personne ne parvient à se décider. Finalement, l’un des petits-fils pose la question directement à son grand-père, qui lui répond : "En réalité, Hachem m’a déjà comblé bien au-delà de ce que j’aurais pu imaginer. Mais il y a une chose qui me ferait vraiment plaisir. Quand j’étais enfant, un psychiatre avait envoyé une lettre à mes parents après une consultation. Cette lettre n’est jamais arrivée, or elle fait partie d’une histoire importante de mon enfance. Si vous arriviez à la retrouver, ce serait pour moi un très beau cadeau." La famille, surprise de cette demande, s’affaire à retrouver la lettre.
Mes parents sont convoqués, et le directeur leur dit : ‘Si vous n’emmenez pas Jeremy consulter un psychiatre pour enfants dans les prochains jours, il ne pourra plus rester dans notre école.’
Séance décisive
Le rendez-vous est pris. Le docteur m’allonge sur un sofa et me pose beaucoup de questions.
Pour un enfant agité comme moi, rester allongé aussi longtemps est très difficile. Puis j’entends le psychiatre dire : ‘Je vous enverrai mon rapport par courrier scellé d’ici deux semaines. En attendant, je vous recommande de ne pas renvoyer Jeremy à l’école.’
En rentrant à la maison, le téléphone sonne. C’est le patron de mon père qui, furieux de ne pas avoir été prévenu de son absence, le licencie sur-le-champ. Mon père, préoccupé, avait tout bonnement oublié de le prévenir de mon rendez-vous médical !
À la maison, la tension est forte, mais heureusement, le frère de ma mère travaille dans le même secteur que mon père et, dès le lendemain, il lui propose un poste... à Chicago. La décision est difficile, cela implique de quitter New York ; mais ma famille accepte et, une semaine plus tard, on arrive à Chicago.
Reste la question de l’école. À chaque tentative d’inscription dans une école classique, les
établissements appellent l’ancienne école de New York et découvrent ma mauvaise réputation.
Mon père a alors une idée folle : ‘Inscrivons Jeremy dans une école juive religieuse. Peutêtre qu’il y apprendra un peu de discipline.’
Quand je suis arrivé dans cette école, personne ne connaissait mon passé. J’ai compris que je pouvais recommencer à zéro. Les rabbins m’ont accueilli chaleureusement et m’ont appris les bases du judaïsme, car à la maison nous ne pratiquions rien. Toute mon énergie se canalise dans les études. Les débuts sont difficiles, je dois rattraper un grand retard, mais je travaille énormément.
La fille de Jeremy prend la parole à son tour et, gênée, elle annonce : "Papa, nous sommes désolés, nous avons essayé de retrouver cette lettre, sans succès." Mais à ce moment-là, une voix essoufflée se fait entendre au fond de la salle : "Je l’ai !" Un petit-fils arrive en courant avec une vieille enveloppe. "Je travaille au service postal. Après des semaines de recherches, je crois avoir trouvé l’enveloppe que tu cherchais. Elle est bien au nom de tes parents."
Mon père a alors une idée folle :
'Inscrivons Jeremy dans une école juive religieuse. Peut-être qu’il y apprendra un peu de discipline.'
Peu à peu, les résultats arrivent. Je deviens un bon élève avant d’être l’un des meilleurs de ma classe. Mes parents, impressionnés par ce changement, commencent à se rapprocher du judaïsme. La maison devient Cachère et on commence à observer le Chabbath et les fêtes.
Les années passent. Mon père progresse dans son travail à Chicago jusqu’à diriger une grande usine. À sa retraite, il me confie la direction de l’entreprise, et j’ai repris le flambeau jusqu’à aujourd’hui."
La salle est émue par le discours, mais un petitfils rompt ce moment par sa question : "Papy, et la lettre que tu nous as demandé de chercher ?"
Introuvable, heureusement…
Jeremy dit : "Avec le déménagement, nous avons oublié de communiquer notre nouvelle adresse au psychiatre. La lettre s’est perdue, et avec le temps nous avons complètement oublié cette histoire."
Jeremy ouvre l’enveloppe. Il lit la lettre, puis relève les yeux vers la salle. "Je vais vous la lire."
La salle retient son souffle.
Jeremy lit : "Après une longue consultation avec votre fils, j’ai conclu que son état nécessite son placement dans une institution spécialisée où il devra probablement séjourner toute sa vie afin d’éviter qu’il ne cause des dommages à la société."
Jeremy est estomaqué, et regarde l’assemblée. "Si mes parents avaient reçu cette lettre, qui sait ce que je serais devenu ? Mais regardez comment Hachem a dirigé les choses : mon père a perdu son travail ce jour-là, nous avons déménagé à Chicago, je suis entré dans une école religieuse et toute ma vie a changé. Ce qui semblait être une catastrophe a été le début de mon sauvetage."
Quand nous traversons des moments difficiles, nous ne comprenons pas toujours ce qu'il se passe. Mais parfois, avec le recul, nous découvrons que la Providence divine nous conduisait exactement là où nous devions arriver. Apprenons à déléguer nos problème à Hachem, Il est là pour nous, et guide nos vies pour le meilleur.
Alexandre Rosemblum
Premier appel
"Il appela Moché […]" (Vayikra 1, 1)
Le Ba’al Hatourim remarque que la lettre Alef de Vayikra est écrit plus petite dans le Séfer Torah. Moché Rabbénou, dans son immense humilité, ne voulait pas écrire un mot qui exprimerait un appel particulier et honorifique. Il voulait écrire Vayikar, comme lorsqu’Hachem se révèle à Bil’am, d’une manière plus "accidentelle". Finalement, Hachem lui demanda d’écrire Vayikra, mais Moché réduisit la taille du Alef.
Ce petit Alef est porteur d’une grande leçon : plus une personne grandit spirituellement, plus elle ressent de l’humilité. Ainsi commence le livre de Vayikra : par un appel divin, et par l’humilité de Moché qui y répond.

Ce dimanche 4 Nissan (22/03/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rav Yossef Dov Soloveitchik, connu sous le nom de Beth Halévi, l’ouvrage qu’il écrivit sur le Pentateuque et qui regroupe toutes ses responsa.
Cet arrière petit-fils du Rav ‘Haïm de Volozhin vécut au 19e siècle en Biélorussie, et est considéré comme le premier Rav de la dynastie de Brisk.
N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !
Plaque de cuisson vitrocéramique, cachérisable ?

Oui : nettoyer minutieusement la plaque ; la faire chauffer durant 30 minutes à la température maximale ; recouvrir d’aluminium épais la surface non-superposée à la source de chaleur. Les Ashkénazes ajoutent une couche de papier aluminium avant d’y poser la marmite. (Rav Gabriel Dayan)
Du pain derrière une lourde armoire, l’extraire pour Pessa’h ?

Non, tout endroit inaccessible à Pessa’h n’a pas besoin d’être nettoyé de son ‘Hamets, on ne démontera donc pas l’armoire mais on récitera le Bitoul. (Choul’han ‘Aroukh 438, 2
Une femme doit-elle réciter la bénédiction sur les arbres ?

Oui, comme un homme, dès le 1er du mois de Nissan. (Rivévot Efraïm 6, 106)

J’ai cru une rumeur, que faire ?
Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que quiconque a entendu du colportage, de la Rékhilout, et y a cru, devra se convaincre de la futilité des propos qui ont été rapportés et prendre la résolution de ne plus jamais écouter ni prêter foi à de telles paroles.
Alors que Pessa’h approche à grand pas, Torah-Box vous propose un condensé des lois à connaitre pour cachériser votre cuisine en 10 points !

Les ustensiles que nous utilisons pendant l’année pour du ‘Hamets (blé, orge, avoine, épeautre ou seigle ayant fermenté) ne sont pas utilisables pendant Pessa’h, sauf si les particules de ‘Hamets en sont
extraites conformément aux exigences de la Halakha.
La cachérisation de chaque ustensile est décidée en fonction de son mode d’utilisation.

Les ustensiles ayant été en contact direct avec le feu, sans liquide, doivent être rougis au feu pour être cachérisés. Ils sont entre autres :
Les broches
Les grilles de cuisson du four/de barbecue
Les moules à gâteaux
Certaines poêles

Les ustensiles ayant été en contact avec un liquide chaud doivent être cachérisés à l’aide d’eau bouillante. Pour ce faire, on attendra 24 h après la dernière utilisation à chaud, on nettoiera ensuite très soigneusement l’ustensile avec un bon détergent puis on l’immergera entièrement dans une marmite d’eau bouillante se trouvant sur le feu.
S’il reste la moindre saleté ou tache de rouille sur l’ustensile, la cachérisation n’est pas possible.
On laisse l’ustensile 2 à 3 secondes dans l’eau bouillante et on le rince ensuite à l’eau froide.



Les ustensiles concernés par la Hag’ala sont :
Les casseroles métalliques
Les couverts
Les grilles de cuisinière
Les louches
Les bouilloires
Si les poignées des marmites et poêles sont fixées à l’aide de vis, il faudra tout d’abord les démonter et les nettoyer soigneusement avec un détergent de bonne qualité.

La Hag’ala - l’ébouillantage (suite)
Si elles sont montées avec des rivets, on nettoiera autant que faire se peut et on soumettra l’ustensile à l’examen d’un Rav. Si l’ustensile à cachériser est trop grand et ne rentre pas dans celui rempli d’eau bouillante, il est possible de le tremper en deux fois.
Les ustensiles en aluminium nécessitent une attention particulière car, très souvent, ils sont touchés par des dépôts noirs difficilement nettoyables.



Les ustensiles ne nécessitant pas de cachérisation


Le four
Avant de cachériser le four, on ne l’utilisera pas pendant 24h.


On le nettoiera très soigneusement puis on l’allumera à sa température maximale durant 1 heure. Il faudra obligatoirement changer les plaques du four ou les cachériser par le Liboun.
Pour un four à pyrolyse : on le nettoiera bien puis on le mettra en marche durant 1 heure. Là aussi, les plaques de cuisson devront être changées pour Pessa’h car elles ne sont pas cachérisables.
Tous les ustensiles utilisés uniquement à froid ne nécessitent pas de cachérisation, à condition que même durant le rinçage ils n’étaient pas en contact avec du ‘Hamets. Les ustensiles en verre ne nécessitent pas de cachérisation. Pour les Ashkénazes, le verre n’est pas cachérisable. 04 03 suite
Pour tous les fours, on veillera à bien nettoyer les alentours des joints où se trouvent généralement de nombreuses miettes.


Le four à micro-ondes
Avant de cachériser le micro-ondes, on ne l’utilisera pas pendant 24h. On le nettoiera ensuite minutieusement à l’aide d’un bon détergent puis on y fera chauffer un bol rempli d’eau additionnée de détergent pendant 10 minutes après ébullition du liquide.
Si votre four à micro-ondes comprend aussi des résistances électriques, on le cachérise comme un four.
Si votre four à micro-ondes comprend aussi des résistances électriques, on le cachérise comme un four.

Pour cachériser un lave-vaisselle, on nettoie tout d’abord le filtre situé dans la partie inférieure, on en fera disparaître toute trace de ‘Hamets et on le mettra en marche à vide avec du produit vaisselle. De nombreux décisionnaires pensent qu’il faut aussi verser de l’eau bouillante sur les paniers.


La plaque de cuisson se cachérise au moyen de la Hag’ala. La plaque vitrocéramique : on la nettoie consciencieusement avant de l’allumer à température maximale durant une vingtaine de minutes.

On recouvre ensuite de papier aluminium toute la surface qui n’est pas superposée à la source de chaleur.
La plaque à induction : après l’avoir bien nettoyée, on l’ébouillantera (si cela est possible), et on recouvre ensuite de papier aluminium toute la surface qui n’est pas superposée à la source de chaleur.


Pour les Séfarades, cela est suffisant. Pour les Ashkénazes : on la recouvrira d’une feuille multi-cuisson ou on placera un disque de relais en aluminium/inox au moment de la cuisson afin qu’il y ait toujours un écran entre la source de chaleur et l’ustensile.
La cachérisation de la Plata de Chabbath étant très problématique, il vaut mieux en acheter une spéciale pour Pessa’h. Si ce n’est pas envisageable, on la montrera à un Rav. 07
L’évier et le plan de travail devront être très bien nettoyés.
On ne les utilisera pas à chaud durant 24 heures et on y versera ensuite de l’eau bouillante provenant directement du récipient dans lequel elle a bouilli.
08

Si l’on craint que le plan de travail ne s’abîme, on
se contentera de le recouvrir de papier aluminium très épais ou de PVC.

Le réfrigérateur, le congélateur, les éléments de cuisine, les placards, les tiroirs et les tables devront être nettoyés soigneusement afin d’en retirer toute trace de ‘Hamets. Certains recouvrent les étagères,

mais ce n’est pas une obligation.

Thermomix



Le bol du Thermomix n’est pas cachérisable étant donné qu’il y a une fente entre sa partie métallique et la poignée en plastique. Il y a également d’autres parties inaccessibles. Il faut donc acheter un nouveau bol pour Pessa’h. La base : il est extrêmement compliqué, voire risqué, de cachériser
À l’approche de Pessa’h, ma mère aussi m’a demandé de nettoyer ma chambre. C’est l’occasion de jeter ma magnifique collection d’emballages de chewinggum. Mais quand je trouve des photos de l’école… je m’assois pour les regarder pendant des heures — et la chambre reste exactement dans le même état…
Vocabulaire
la base. Pour plus de détails, contactez le service Question au Rav.
Pour savoir comment cachériser un ustensile, faites appel au service Question au Rav : 01 80 20 5000 ; : 02 37 41 515 ; Par WhatsApp : +33 6 24 44 66 07. Rav Gabriel Dayan



Le ménage de Pessa’h... qui ne se fait pas vraiment

(Méfoar) – magnifique, prestigieux
(Likrat) – à l’approche de
(Bikcha) – a demandé
(Lénakot) – nettoyer
(‘Héder) – chambre, pièce
דְזִה (Hizdamnout) – occasion •
(Lizrok) – jeter •
(Ossef) – collection
(‘Atifot) – emballages
(Temounot) – photos
(Cha’ot) – heures
(Nichar) – reste
D’autres mots avec la racine .
(jeter/lancer)
(Zrika) – jet, lancer, piqûre
(Mizrak) – seringue
(Zarkor) – projecteur




Dans ce reportage immersif où l’équipe Torah-Box fabrique en live des Matsot à l’approche de Pessa’h, Rav Nathaniel Mimoun vous guide à travers les 7 étapes de la préparation, depuis le pétrissage jusqu’à la cuisson finale — dans le strict respect de la Halakha. Chaque geste est empreint de Kavana, chaque instant respire la sainteté de la fête de la liberté.
Fabriquer une Matsa cachère pour la Mitsva du soir du Séder n’a rien d’ordinaire. Derrière cette galette simple en apparence se cache une organisation d’une grande précision, où chaque geste est mesuré et chaque minute compte. Tout repose sur une attention extrême portée aux moindres détails. Cette rigueur porte surtout un message : le soin que nous mettons à accomplir les Mitsvot devrait toujours être à la hauteur de leur importance.
L’équipe Torah-Box, Binyamin Benhamou son responsable, Rabbanim et Avrékhim du Collel, ont délaissé leurs occupations en cette veille de fête pour revêtir tabliers et gants jetables et venir accomplir cette Mitsva si spéciale.
Tout commence avec un ingrédient qui semble pourtant banal : la farine. Elle a été surveillée depuis la récolte du blé afin d’éviter tout contact avec l’humidité qui pourrait déclencher un processus de fermentation. Les sacs sont
manipulés avec précaution et immédiatement refermés, afin qu’aucune impureté ne puisse entrer en contact avec leur contenu. La farine est ensuite pesée avec précision. Chaque récipient contient exactement 500 g, la quantité nécessaire pour une fournée de pâte.
Mais avant que la pâte ne puisse être préparée, un autre élément essentiel doit être prêt : l’eau.
Dans une pièce spécifique où est introduite notre équipe, appelée la salle de l’eau, la température est glaciale, 16°C seulement ! C’est la température requise pour s’assurer que l’eau ne permettra pas à la pâte de fermenter. Alors certes, il fait froid, mais les cœurs sont pleins de chaleur enthousiaste pour l’accomplissement de cette Mitsva unique.
L’eau utilisée pour la fabrication des Matsot a été puisée la veille dans une source naturelle. Cette précaution vise à éviter les produits de traitement présents dans l’eau courante, qui pourraient favoriser la fermentation. L’eau est
ensuite soigneusement mesurée puis filtrée afin d’en garantir la pureté.
Les lieux ont évidemment été très soigneusement astiqués avant que les différents matériaux n’y soient introduits et ce, pour s’assurer d’une production parfaitement conforme. Lorsque notre équipe pénètre les lieux, ce n’est pas seulement que ça sent le propre, mais on a carrément l’impression de pénétrer dans un bloc opératoire aseptisé !
Un autre élément est aussi primordial : l’horloge fixée au mur. Tous les yeux sont constamment
rivés dessus, elle est au cœur de tout le processus. Car dans la fabrication des Matsot, le temps est un facteur décisif ! Dès que l’eau entre en contact avec la farine, le compte à rebours commence. Selon la tradition, tout le processus – du pétrissage jusqu’à la cuisson – doit être réalisé en moins de 18 minutes. Passé ce délai, la pâte pourrait commencer à fermenter et devenir ‘Hamets. Dès que le compte à rebours est lancé, l’opération prend des allures de mission impossible !
La farine arrive directement dans la pièce, devant la fenêtre de la chambre où se trouve l’eau. L’Admour de Ungvar verse la farine dans la cuve et y ajoute délicatement l’eau. À cet instant précis, dès que l’eau entre en contact avec la farine, le compte à rebours commence : 18 minutes, pas une de plus ! A ce moment, les pétrisseurs entrent en action. Leur rôle est de mélanger la farine et l’eau avec une grande dextérité et rapidité afin d’obtenir une pâte homogène.

La pâte est ensuite transmise à ceux qui vont l’affiner. Par pressions précises et répétées, ils l’étirent et la replient encore et encore jusqu’à obtenir une texture parfaitement uniforme. Peu à peu, la pâte prend la forme d’un long rouleau. Les mouvements des jeunes hommes sont si vigoureux que les tables ont été stabilisées avec des blocs de béton pour éviter qu’elles ne bougent ! On n’a jamais vu une telle énergie. Même les outils sont adaptés pour prévenir tout risque : certains manches sont recouverts de papier aluminium, changé à chaque fournée afin qu’aucun petit morceau de pâte ne puisse rester coincé et fermenter.



division
Lorsque la pâte est prête, elle est découpée en petits pâtons.
Chacun d’eux correspond à une future Matsa. Chacun des membres de notre équipe reçoit immédiatement une portion, car chaque seconde compte dans cette chaîne de fabrication minutieusement orchestrée.
Pressés par le temps, nous commençons aussitôt à étaler les pâtons. Les enfants aussi, qui font partie intégrante du processus depuis le début, se mettent au travail avec entrain ! La pâte est posée sur une plaque en inox, matériau choisi pour deux raisons : empêcher la pâte de se réchauffer et éviter qu’elle ne colle.
Les Rabbanim nous rappellent qu’une règle doit dominer toute cette étape : la pâte ne doit jamais rester immobile. Même quelques secondes d’inactivité pourraient favoriser un début de fermentation, donc attention…



C’est alors qu’intervient celui que l’on appelle parfois l’”artiste” de la chaîne de fabrication. Son rôle est de donner à la Matsa sa forme définitive.
À l’aide d’un rouleau à pâtisserie en inox d’un seul tenant, il étale la pâte jusqu’à obtenir une forme parfaitement ronde et une épaisseur régulière. La Matsa commence à prendre forme, incroyable !



La Matsa est ensuite transmise aux “piqueurs”. Leur mission consiste à perforer la pâte à l’aide d’un rouleau spécial qui crée une multitude de petits trous sur toute sa surface. Ces perforations jouent un rôle essentiel : elles permettent à la pâte de “respirer” pendant la cuisson. Grâce à ces petits trous, la Matsa ne gonfle pas et reste parfaitement plate.
7

Vient enfin l’étape de la cuisson. La température du four dépasse les 750°c, de quoi dénoter avec la fraîcheur ambiante ! Pour enfourner la Matsa, Binyamin Benhamou utilise un long bâton recouvert de papier, remplacé à chaque fournée. Le papier brûle dans le four et est immédiatement changé. Les Rabbanim, dont Rav Dayan et Rav Haddad, déposent eux aussi avec précaution la Matsa sur le sol du four. À une telle chaleur, la cuisson est fulgurante : sous leurs yeux ébahis, ils voient en quelques secondes seulement leur Matsa se saisir et devenir croustillante !





Il ne faut pas se fier aux causes naturelles : Tout provient de Hachem. Un homme pauvre peut s’enrichir, un faible peut triompher, comme David face à Goliath, les Makabim contre les Grecs ou Israël lors de la guerre des Six Jours.

Mais le travail n’est pas terminé. Une fois sortie du four, chaque Matsa passe entre les mains du Rav Nissim Haddad qui fait pour l’occasion office de Bodèk, c’est-à-dire celui qui en vérifie minutieusement la conformité. Son rôle est de s’assurer que la Matsa est parfaitement cachère et qu’aucun défaut n’est apparu durant la cuisson. Il passe sur chaque Matsa et reste stupéfait de la parfaite conformité de la production.
Une dernière Mitsva vient conclure le processus : la Hafrachat ‘Halla. Toutes les Matsot sont alors rassemblées, puis Rav Dayan prononce la bénédiction puis prélève une petite portion symbolique en souvenir de la part de pâte qui était autrefois donnée aux Cohanim au temps du Temple.
Ces Matsot produites avec les plus grandes précautions et un amour immense pour la Mitsva

procurent à toute notre équipe réunie au grand complet une joie indescriptible : celle de tenir entre nos mains le fruit de notre labeur, ces Matsot de Mitsva qui viendront trôner sur notre table du Séder de Pessa’h et célébrer notre liberté !







La cuisson des Matsot est accompagnée d’un grand luxe de précautions. Tel l’amant qui apporte un grand soin à ce qui concerne sa bien-aimée et veille à tous les détails, ainsi l’adorateur soigne chaque détail de la Mitsva et cherche tout le temps à l’embellir.
La Matsa est un aliment de pauvreté. Symbole de simplicité et d’humilité, elle n’en est pas moins riche de significations. Faut-il préciser que c’est une des rares Mitsvot (d’origine biblique) liées à la consommation ? Selon le Zohar, la Matsa est une nourriture de foi et un aliment thérapeutique. Elle a donc ce rare avantage d’être à la fois un aliment matériel et spirituel.
Pour bien comprendre la symbolique de la Matsa, il faut d’abord évoquer quelques lois liées à sa préparation. Alors qu’on peut se contenter d’une Matsa régulière pour la fête de Pessa’h, il faut, pour le soir du Séder, une Matsa préparée expressément pour les besoins de la fête — Léchem Mitsva. La Matsa est dite Chemoura (surveillée) car elle est faite d’une farine qu’on a préservée de toute humidité, depuis la moisson jusqu’à l’emballage du produit fini. Elle se compose exclusivement de farine et d’eau, mais d’une eau spéciale, qu’on a laissée reposer la nuit précédente — Mayim Ché-Lanou. On s’assure ainsi que cette eau a bien refroidi pour éviter que la pâte ne lève trop vite. En outre, quand on pétrit la pâte, on la “surveille” pour qu’elle ne fermente pas, conformément à l’injonction du verset : “Vous surveillerez les Matsot”. On se dépêche de la préparer et de la mettre au four dans un délai de dix-huit minutes. Sa forme est ronde et fine, percée de trous pour garantir une cuisson rapide et uniforme.
Reprenons ces éléments pour les expliquer un à un dans la perspective du service divin.
Le symbole de l’eau
Dans la littérature ésotérique, l’eau incarne la bonté (‘Hessed). Il arrive que la bonté soit pratiquée à “chaud” — impulsive et incontrôlée, ou même teintée d’orgueil (‘Hamets), et c’est pourquoi il faut laisser reposer “l’eau” pendant la nuit, autrement dit refroidir l’enthousiasme matériel et intempestif afin d’obtenir une vertu de bonté décantée, sereine et humble. Ce temps de repos est synonyme de patience et de pondération, vertus qui, à l’inverse de la précipitation caractéristique de la fermentation (‘Hamets), sont indispensables au service divin.
Pour reprendre une pensée du Ba’al Chem Tov, de même qu’une eau qui a “passé la nuit” n’est pas prompte à faire lever la pâte, ainsi en est-il d’un désir qui a passé la nuit. En d’autres termes, l’homme doit ajourner la réalisation de son désir, qu’il soit mû par un sentiment de bonté (‘Hessed) ou de rigueur (Guevoura), afin de ne pas y mêler le “levain” de l’intérêt personnel.
D’autre part, une eau qui a reposé et “dormi” la nuit représente la capacité de l’homme à “dormir”, c’est-à-dire à mettre de côté son “moi” (Ani – ses facultés intellectuelles) pour se soumettre au Créateur. Seules les eaux qui ont subi un tel processus conviennent à la préparation de “l’aliment de foi” qu’est la Matsa.
Il n’est pas indifférent de noter que les Tsadikim participaient personnellement au puisage de l’eau. Ce rituel relève des préparatifs de la Mitsva, préparatifs qui, dans certains cas, sont plus importants que la Mitsva elle-même. Pessa’h en est le meilleur exemple puisqu’on nettoie la maison un mois durant dans le but de célébrer une fête qui ne dure que sept ou huit jours...
Lechem Mitsva
Matsa ne serait qu’un aliment ordinaire ; parée de zèle et de dévotion, elle devient un digne réceptacle de la Présence divine qui se manifeste le soir du Séder.
"Une eau qui a reposé et “dormi” la nuit représente la capacité de l’homme à “dormir”, c’est-à-dire à mettre de côté son “moi”
Dans les fabriques de Matsot, on entend sans cesse le rappel : “Léchem Matsat Mitsva !” (“au nom de la Matsa de Mitsva”). Pour le Ba’al Chem Tov, cette formule n’est pas qu’une simple déclaration ; elle a pour effet de susciter une vitalité et d’incorporer à la pâte matérielle une forme de sainteté. Sans parole ni ferveur (Kavana), la
Une surveillance rigoureuse
L’effort physique que réclament le pétrissage vigoureux de la pâte, sa formation rapide et la cuisson manuelle des Matsot, est associé à la purification du corps. Les hommes pieux avaient coutume de transpirer et de s’épuiser à la tâche. Il s’agit de la “sueur de Mitsva”, propre à purifier l’âme.
Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev aimait à dire : “Les non-juifs ont raison de dire qu’on mêle du sang à nos Matsot. Ce n’est pas leur sang, mais le nôtre ! C’est la sueur, ce sont les efforts, les
Lorsqu’on est sous tension, il est fréquent de remarquer un changement dans notre relation avec la nourriture : on grignote davantage, on cherche du sucré, quelque chose qui "console" Ce phénomène porte un nom : l’alimentation émotionnelle. Quand le stress augmente, le corps libère du cortisol. Cette hormone peut stimuler l’appétit et donner envie d’aliments riches en sucre ou en gras, car ils procurent un apaisement aussi rapide que temporaire. Voici quelques clés pour craquer sans sombrer.
• Stress intense : respiration et pause
Avant d’ouvrir le placard, prenez 5 respirations profondes, pour faire la différence entre faim réelle et faim émotionnelle.
• Grignotage automatique : structurer ses repas

Des repas équilibrés, avec protéines, fibres et bons gras, stabilisent la glycémie et limitent les fringales.
• Besoin de réconfort : choisir d’autres alternatives
Marche courte, appel à un proche, musique… Donnez au cerveau des moments de détente.
• Fatigue : nourrir aussi le système nerveux
Magnésium (amandes, cacao ou même en comprimés), oméga-3 (poissons gras, noix) et vitamine B participent à une meilleure gestion du stress.
La nourriture peut apporter du plaisir, et c’est normal. Mais dans les périodes difficiles, prendre soin de son corps avec bienveillance est souvent la meilleure façon de soutenir aussi son équilibre émotionnel.
Sarah Kisielewski
dépenses qu’on effectue pour fabriquer les Matsot !” La cuisson revêt un sens symbolique : de même que le feu “saisit” la pâte et la brûle pour la transformer en Matsa, de même le “feu de l’adhésion” à D.ieu (la Dvékout) doit consumer l’homme tout entier.
La cuisson des Matsot est accompagnée d’un grand luxe de précautions. Ce sont les lois destinées à préserver la pâte de l’humidité ou du levain, ainsi que les mesures rigoureuses telles que l’exclusion du sel, l’emploi d’une eau qui a reposé, le nettoyage des ustensiles toutes les dix-huit minutes, etc. Toutes ces précautions traduisent, non pas une “phobie” du ‘Hamets, mais un sentiment d’amour pour le Saint, béni soit-Il. Tel l’amant qui apporte un grand soin à ce qui concerne sa bien-aimée et veille à tous les détails, ainsi l’adorateur soigne chaque détail de la Mitsva et cherche tout le temps à l’embellir.
Il convient de rappeler que, contrairement aux autres interdits de la Torah, le levain (‘Hamets) est défendu à Pessa’h même en quantité infime,
et ne s’annule pas même à proportion d’un pour mille. C’est que le levain représente la conscience de soi et l’orgueil, et, à ce titre, est intolérable. Cette surveillance rigoureuse de la Matsa représente donc le travail spirituel du fidèle qui s’efforce de purger sa personne de toute vanité, qui entraîne son âme à la vigilance et l’habitue à guetter la moindre démarche du mauvais penchant qui tenterait de corrompre son service divin.
Voilà donc un paradoxe : fine et plate, la Matsa est néanmoins “épaisse” de sens. À cet égard, elle n’est pas sans rappeler ces puces informatiques qui sont ultrafines (de quelques nanomètres) et qui rivalisent pourtant avec toutes les autres. La Matsa, et surtout celle que l’on brise le soir du Séder, proclame que “rien n’est plus entier qu’un cœur brisé”.
Elie Marciano


par Michaël Lumbroso



Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.


La Torah dit que c’est la partie la plus grasse de l’animal.
Chaque matin, elles étaient retirées de l’Autel et déposées sur le sol, puis étaient miraculeusement absorbées sur place.


La Paracha parle de l’offrande du ‘Omer, mais sous le nom de Min’hat

La première chose qu’un voleur doit faire pour se repentir.
Si le Grand Sanhédrin a émis une décision erronée qui a impliqué que la majorité du peuple a fauté gravement, alors un sacrifice de faute doit être apporté, et ce sont eux qui appuieront leurs mains sur la tête de l’animal.

Pour le sacrifice de ‘Ola, il faut faire la Ché’hita de l’animal à cet endroit de l’Autel.

le côté)
cette personne faute, bien qu’elle ait un rang élevé, elle doit aussi apporter un sacrifice de ‘Hatat.



… Il s’agit de grains d’orge sous cette forme qui ont été préalablement torréfiés.

La première chose à faire avant d’emmener un sacrifice de faute Acham).

Ce type de sacrifice est obligatoire pour celui qui a transgressé la volonté d’Hachem par inadvertance.

Si un homme a touché quelque chose d’… et qu’il a ensuite oublié son état et est entré dans le Sanctuaire, il devra apporter un sacrifice de faute.

Synonyme de mentir.


Comme son nom l’indique, un Korban (sacrifice) est un moyen de se … d’Hachem.

Nom d’un sacrifice qui est devenu le nom d’une prière.
Il y a plusieurs de sacrifices, Paracha les décrit en détail.

Pour les sacrifices d’oiseaux, le Cohen rompt avec son ongle la tête du volatile au niveau de sa
Si quelqu’un a juré de façon mensongère concernant un … qui lui a été confié, il devra payer un cinquième en plus et apporter une offrande de délit.

Avant d’abattre son sacrifice, celui qui l’amène doit appuyer ses mains sur la … de l’animal.

La Ché’hita d’un sacrifice de ‘Ola doit se faire de ce côté de l’Autel.

Cela et du miel ne peuvent être apportés en offrande sur l’Autel.

Le sang des sacrifices devait être aspergé sur les … de l’Autel.

Certaines offrandes de farine devaient être cuites à la poêle, d’autres au … .

Étant mariée, est-ce qu’une personne peut entrer dans notre chambre, voire même s’asseoir sur le lit ? À défaut même de faire la réflexion à la personne en la mettant mal à l’aise.

Réponse de Rav Gabriel Dayan
1. Personne n’est censé entrer dans votre chambre à coucher. Bien entendu, en cas d’infraction, on ne fera pas de remarque. Mais à l’avenir, agissez en amont et veillez à prendre les mesures pour que cela ne se reproduise pas.
2. Si dans votre question, il s’agit des enfants : les parents ne doivent pas permettre l’accès à leur chambre à leurs enfants. Il s’agit d’une vérité évidente et il n’y a pas un homme ou une femme de sens (mariés) qui n’en soient pénétrés. Les raisons sont suffisamment claires et évidentes pour se passer de commentaires.
Ils doivent prendre conscience qu’il existe des règles de politesse et des lois de Dérekh Erets (savoirvivre). S’ils veulent grandir et faire partie des êtres humains, ils doivent les apprendre. Vous êtes sensée, brillante et intelligente. Donc, il n’est pas nécessaire de commenter davantage. (‘Houlin 95b [Taraf Hababa] ; Nidda 16b ; Pessa’him 112a ; Midrach Rabba 95...)
Lorsqu’un couple juif se marie, tout est placé sous le signe de la pureté, le mariage commence dans une élévation spirituelle. Or une partie des diamants naturels provient de zones de guerre, parfois liées à l’exploitation humaine. Cela peut sembler en contradiction avec la sainteté du mariage. Aujourd’hui, il existe des diamants de laboratoire, identiques physiquement, mais traçables et éthiques. Du point de vue de la Halakha et de la Hachkafa, est-il préférable – ou au moins recommandé – de choisir un diamant de laboratoire pour la bague de mariage afin d’éviter toute possible exploitation ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
D’un point de vue strictement halakhique, il n’y a pas lieu de craindre que le simple fait d’acheter un diamant dans une bijouterie implique nécessairement une participation à des chaînes d’exploitation ou à des situations problématiques. La Halakha ne demande pas à une personne de soupçonner systématiquement qu’un produit vendu de manière normale et légale aurait une origine problématique ou immorale, tant qu’il n’y a pas d’élément précis qui laisse penser qu’il y a un souci. Lorsqu’un objet est commercialisé de façon normale sur le marché, on peut s’appuyer sur la présomption de légalité et de conformité. La Halakha n’exige pas que l’on fasse des recherches approfondies sur l’origine de chaque objet, lorsqu’il n’y a pas d’indice particulier éveillant un doute.
Cependant, si quelqu’un préfère choisir un diamant de laboratoire par sensibilité personnelle, c’est possible. Il n’y a aucun problème halakhique à utiliser un diamant synthétique pour la bague, mais c’est à condition que ce soit avec l’accord de la Kala.
Attention ! Afin d’agir conformément aux coutumes répandues, la bague transmise sous la ‘Houppa ne doit pas être garnie de pierres ou d’une quelconque gravure. (Choul’han ‘Aroukh Even Ha’ézer 31, 2 ; Yalkout Yossef Sova Sma’hot I, 183, 15 ; Haïroussin Véhanissouin I, 215, 224) Cependant, il vous est absolument possible – et même conseillé – d’acheter une autre bague que vous offrirez à votre Kala, dans la soirée, en rentrant à la maison (après le mariage).
À plusieurs occasions, on dit la phrase David Mélekh Israël ‘Haï Vékayam. Pouvez-vous donner l’explication de cette phrase : en quoi David Hamélekh est encore vivant, qu’estce que ça nous change de le savoir... ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Le sens littéral est : "David, roi d’Israël, est vivant et subsiste." On parle du roi David, ancêtre du Machia’h. (Roch Hachana 25a) Le passage raconte que, lorsque le tribunal fixait le début du mois, on transmettait un message codé pour annoncer que la sanctification du nouveau mois avait été réalisée. La formule utilisée était David Mélekh Israël ‘Haï Vékayam. Il ne s’agissait pas simplement d’une proclamation historique, mais d’un signe ayant un sens profond. Nos maîtres expliquent cette phrase à plusieurs niveaux :
1. Le Maharcha explique que ‘Haï Vékayam (vivant et subsistant) ne signifie pas, bien entendu, une vie physique, mais une permanence spirituelle : la royauté, la force et la mission de David continuent d’exister dans le peuple d’Israël. Même après la disparition de son royaume, la lignée demeure et conserve sa vigueur.
2. Certains de nos maîtres relient cette expression à la lune, symbole d’Israël. De même que la lune disparaît puis renaît, la royauté de David peut sembler s’effacer, mais elle se renouvelle. Donc, dire David Mélekh Israël ‘Haï Vékayam au moment de la sanctification du mois souligne cette idée de continuité malgré les phases d’obscurité.
Est-ce que le Machia’h, lors de son dévoilement public, doit obligatoirement être marié ou pas forcément ?

Réponse de Rav Aharon Sabbah
Je n’ai pas trouvé de source explicite concernant le statut marital requis du Machia’h Cependant, on peut déduire qu’il sera marié.
En effet, le Rambam écrit que l’un des critères définissant le Machia’h est qu’il étudie la Torah et qu’il accomplisse intensément les Mitsvot, à l’image de son ancêtre, le roi David. (Hilkhoth Mélakhim 11, 4)
Or, l’une des Mitsvot de la Torah est précisément de se marier et de procréer, ce que le roi David a également respecté. Nous pouvons donc déduire de cet enseignement que le roi Machia’h sera marié, et qu’il aura même probablement des enfants…














Les enfants, cette semaine, apprenons qu’après une erreur, on peut toujours faire quelque chose pour arranger les choses.
L'HISTOIRE
À la maison, la veille de Chabbath, tout le monde s’active. Maman prépare la cuisine, papa met la table et les enfants aident à ranger le salon.
Yonathan, 9 ans, joue avec un ballon en mousse. "Attention, pas dans le salon !" lui
dit sa sœur. Mais Yonathan lance quand même le ballon… et crac ! Le ballon renverse un verre posé sur la table. Le jus de raisin se renverse sur la nappe blanche toute propre.
La maison devient soudain très silencieuse. Yonathan reste immobile. Il regarde la nappe tachée et sent son cœur battre très vite.
Papa arrive dans le salon. "Que s’estil passé ?" Yonathan baisse la tête et reconnaît tout de suite sa faute. "C’est… moi."
Il a envie de disparaître. Il pense que tout est fichu, que son père va être très fâché. Papa regarde la nappe quelques secondes, puis dit calmement : "Bon… maintenant, qu’est-ce qu’on peut faire ?"
ensemble une éponge et commencent à frotter la table. Yonathan tient la nappe pendant que papa enlève la tache.
Au bout de quelques minutes, la table est propre et une autre nappe est posée.
Papa regarde Yonathan et dit "Tu vois ? Une erreur, ça arrive. L’important, c’est de réparer." Yonathan respire enfin.
Plus tard, en allumant les bougies de Chabbath, il repense à ce moment. Il comprend que même quand on fait une bêtise, tout n’est pas perdu.

Yonathan relève la tête, surpris. Papa dit : "Tu peux m’aider à nettoyer." Ils prennent
L'ENSEIGNEMENT
Quand un enfant commence à étudier la Torah, il débute souvent par Vayikra. Pourtant, ce livre parle beaucoup des sacrifices apportés au Temple. On peut penser que ce n’est pas très attirant pour un enfant !
Mais les Sages expliquent : "Que ceux qui sont purs viennent étudier les choses pures." Les enfants ont un cœur pur, et la Torah veut leur apprendre que quand on fait une bêtise, on peut la réparer.

Les enfants, posons-nous les bonnes questions ! Que fais-tu quand tu fais une bêtise : essaies-tu de la cacher ou de la réparer ?
Pourquoi est-il important de reconnaître son erreur ?
Quelle chose pourrais-tu réparer aujourd’hui ?

Rav Sitruk explique que dans le Temple, lorsqu’une personne faisait une faute, elle apportait un sacrifice pour montrer qu’elle regrettait et qu’elle voulait s’améliorer. Pour un enfant, cette idée est très importante. La Torah nous apprend qu’il existe toujours une deuxième chance.
Faire une erreur, ce n’est pas grave si on décide ensuite de faire mieux. La Torah nous donne l’espoir et la force de toujours recommencer.

À Tunis vivait un grand maître de Torah connu pour sa sagesse et sa grande droiture : Rav ‘Haï Taieb Lo Met. Beaucoup de Juifs venaient le consulter pour des questions de Halakha, mais aussi pour recevoir un conseil ou une bénédiction.

"Pourquoi es-tu venu me voir ?" Le garçon répond : "Parce que je savais que ce n’était pas bien de cacher." Le Rav dit : "Tu vois, mon fils, une erreur peut arriver à tout le monde. Mais reconnaître son erreur et chercher à la réparer, voilà ce qui fait grandir une personne."

Un jour, dans sa Yéchiva, un jeune élève étudie avec un livre ancien appartenant à la bibliothèque. Ces livres sont précieux certains ont été utilisés pendant des décennies par les élèves qui ont étudié la Torah dans cet endroit. Pendant l’étude, le garçon tourne une page un peu trop vite, et une grande déchirure apparaît sur la feuille. Le garçon reste immobile, son cœur bat très vite. Il regarde autour de lui pour voir si quelqu’un l’a remarqué, personne ne semble avoir vu la scène.
Dans sa tête, mille pensées se bousculent : "Si je ferme le livre, peut-être que personne ne s’en rendra compte. Ce livre appartient à la Yéchiva, je vais avoir de gros ennuis…" Pendant de longues minutes, il essaie de continuer à étudier, mais il n’y arrive pas. La page déchirée lui revient sans cesse à l’esprit.
Finalement, il se lève et se dirige vers la pièce où se trouve Rav ‘Haï Taieb. Il frappe doucement à la porte. "Entre", dit le Rav. Le garçon entre, la tête baissée, et raconte toute l’histoire, y compris le fait qu’il a failli cacher ce qui s’était passé.
Rav ‘Haï Taieb écoute attentivement sans l’interrompre. Puis il lui demande :
Il prend alors le livre et appelle un autre élève qui sait réparer les pages abîmées. Ensemble, ils recollent la feuille avec soin. Puis Rav ‘Haï Taieb se tourne vers le garçon et lui dit : "Regarde, le livre est réparé. Mais ce qui est encore plus important, c’est que ton cœur aussi est réparé."
Le garçon sort du bureau beaucoup plus léger. Ce jour-là, il comprend une grande leçon de Torah : quand on fait une erreur, ce qui compte vraiment, c’est d’avoir le courage de la reconnaître et de la réparer.
Comme nous l’apprend la Paracha de Vayikra : quand une personne faisait une faute, elle apportait un sacrifice pour montrer qu’elle regrettait et qu’elle voulait s’améliorer. La Torah nous enseigne ainsi qu’il existe toujours un chemin pour réparer.
L'exercice de la semaine
Les
enfants, cette semaine, si vous faites une erreur, essayez de ne pas la cacher. Reconnaissezla et cherchez comment la réparer.
Un dessert simple, rapide et parfait pour Chabbath : ce flan Parvé au lait de soja offre une texture douce et légère. Il peut se préparer à l’avance et se déguste bien frais.
Pour 10 ramequins
Difficulté : Facile
Temps de préparation : 15 min
Temps de cuisson : 45 min

• 1 litre de lait de soja
• 8 œufs
• 250 g de sucre
• 1 cuil. à café d’extrait de vanille
Pour le caramel :
• 200 g de sucre


Réalisation
- Préchauffez votre four à 180°C.

- Préparez le caramel : faites fondre le sucre dans une casserole à petit feu. Attention à ne pas le brûler ! Répartissez-le ensuite dans les 10 ramequins.
- Fouettez les œufs avec le sucre. Ajoutez la vanille.
- Chauffez le lait de soja jusqu’à frémissement, puis versez-le sur les œufs en fouettant jusqu’à obtenir un mélange lisse.


- Répartissez dans les ramequins et faites cuire au bainmarie environ 45 min, jusqu’à ce que le flan soit pris.
- Laissez refroidir, puis placez au frais avant de démouler.
Chabbath Chalom !
Murielle Benainous






Nous appelons chacun à devenir partenaire de la grande œuvre de Kim'ha dePiss'ha Vaad Harabanim.
La mitsva de Tsédaka en faveur du Vaad Harabanim possède un mérite immense : elle a la force d’écarter de nous tout décret difficile, particulièrement en ces temps troublés, et d’éveiller la miséricorde divine.











Perle de la semaine par

"Détends-toi... jamais Hachem ne perd le contrôle des évènements !"
(Rav Yigal Avraham)