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Si l’on questionne un adolescent : "À quelle époque aurais-tu aimé naître ?", à coup sûr il vous répondra : "Ben, la nôtre !" Pourquoi ? "Car, avant, on mourait facilement, surtout chez les jeunes enfants. Il n’y avait pas d’électricité, d’eau courante, d’avion ni de moyen de communication. Il fallait travailler durement pour une bouchée de pain, sans droits sociaux élémentaires, ni retraite ou aide gouvernementale. Pas de vacances, pas de loisirs, pas de voyages…"
Pourtant, étonnamment, on constate que l’homme moderne n’est pas vraiment heureux : la joie de vivre n’apparaît pas souvent sur les visages ; beaucoup sont suivis par des psys et prennent régulièrement des antidépresseurs ; on s’endort difficilement ; peu aiment vraiment leur travail et rêvent de retraite ou de chômage rémunéré. On ne sait plus ce qu’est l’amour ou l’amitié ; les couples se dissolvent comme ils se sont formés, et les enfants ne trouvent plus auprès de leurs parents sécurité et chaleur humaine. Triste constat !
Dans le service divin, cette problématique s’exprime aussi. On peine à se lever tôt pour la prière, qui sera vite "expédiée". On recule devant les exercices laborieux de l’esprit afin de comprendre des passages du Talmud. Les discours du rabbin doivent être courts, animés par des histoires captivantes, et sans trop de remises en question. On ne s’intéresse plus au Moussar ; protéger ses yeux des vues impudiques devient "mission impossible". Pourtant, aujourd’hui, tout est à portée de main : des livres expliqués et traduits, des objets de culte à bon prix, des vidéos de Torah très nombreuses et surtout la liberté de pouvoir pratiquer, ce qui n’a pas toujours été le cas tout au long de l’histoire.
La raison essentielle de cette réalité repose sur le fait que le Néfech (l’âme) de l’homme est aujourd’hui très fragile. Malgré les facilités matérielles actuelles – et peut-être justement à cause d’elles –, l’être humain a d’immenses difficultés à surmonter les défis de la vie. Or, l’existence est meublée de challenges qui devraient dans l’idéal nous permettre de grandir, mais qui renvoient une image de soi négative lorsqu’on ne les relève pas, d’où la tristesse qui en découle.
Les maîtres de la ‘Hassidout ont fait de la Sim’ha (joie) un élément primordial pour tout service divin, car ils étaient conscients – déjà à leur époque – d’un affaiblissement de l’énergie positive nécessaire pour accomplir la Torah. Que dire aujourd’hui ! D’ailleurs, révélateur est l’enthousiasme que connaissent, dans tous les milieux, les enseignements de Rabbi Na’hman de Breslev, qui mettait justement l’accent sur la Sim’ha et l’indulgence envers soi comme socle à toute évolution spirituelle.
En conclusion, de la même façon qu’il est important, dans le judaïsme, de se connaître afin de savoir comment évoluer, il est tout aussi nécessaire d’être conscient de l’époque dans laquelle nous vivons. Notre défi aujourd’hui plus que jamais, au vu des événements graves qui se déroulent en Israël, est de garder un moral élevé.
Les nouvelles de la guerre contre l’Iran provoquent une confusion de sentiments : satisfaction d’un côté, car plusieurs figures importantes de ce gouvernement intégriste qui cherchait notre perte ont été abattues, mais aussi une profonde peine pour les victimes tuées par les missiles. Espérons connaître très bientôt un avenir serein en terre sainte, avec la chute de nos ennemis les plus redoutables.
Rav Daniel Scemama

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Rav Daniel Scemama
L'Édito - Pourquoi t'es pas heureux ?
Actualités
Pr Daniel Sebag
Israël-Iran : la guerre de survie
Femmes
Se couvrir la tête pour une femme : mission impossible ?
Rav Chlomo Sabbah
Le message d'un rabbin de Melbourne

Devinettes sur la Paracha
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Parachat Ki-Tissa - L'âme supplémentaire
Shabatik
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Le Steipler m’a glacé le sang
Flash Chabbath
DOSSIER La table juive
À table, le ciel descend sur terre
La seule table au monde en 2026 où l’on se reconnecte
vraiment : la table de Chabbath
Dis-moi comment tu manges...
Histoire - Un repas qui change un destin
Séder de Pessa’h : la pédagogie de la table juive
Questions au Rav
La Paracha pour les enfants
Encore une critique !

Responsable publication
David Choukroun
Rédacteurs
Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Alexandre Rosemblum, Pr Daniel Sebag, Elie Marciano, Rav Aharon Lévy, Ariel Marciano, Rav Chlomo Sabbah, Rav Yehonathan Gefen, Sarah Kisielewski, Rav Nathaniel Mimoun, Rav Gabriel Dayan, Rav Aharon Sabbah, Murielle Benainous
Mise en page
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4 mars 15 Adar
5 mars 16 Adar
6 mars 17 Adar
7 mars 18 Adar
8 mars 19 Adar
9 mars 20 Adar
10 mars 21 Adar
Chouchan Pourim
Daf Hayomi Ména'hot 52
Michna Yomit Kritout 6-2
Daf Hayomi Ména'hot 53
Michna Yomit Kritout 6-4
Daf Hayomi Ména'hot 54
Michna Yomit Kritout 6-6
Parachat Ki-Tissa
Daf Hayomi Ména'hot 55
Michna Yomit Kritout 6-8
Daf Hayomi Ména'hot 56
Michna Yomit Me'ila 1-1
Daf Hayomi Ména'hot 57
Michna Yomit Me'ila 1-3
Daf Hayomi Ména'hot 58
Michna Yomit Me'ila 2-1
Mercredi 4 Mars
Rav Its'hak Aboulafia
Rav Tsvi Hirsch Kaindanover
Samedi 7 Mars
Rav Chim'on Abi'hssira
Rav Alexandre Ziskind
Dimanche 8 Mars
Rav Yossef 'Haïm Zonnenfeld
Lundi 9 Mars
Rav Yoël Sirkiss
Horaires du Chabbath
Paris Lyon Marseille Strasbourg
Entrée 18:23 18:16 18:15 18:02
Sortie 19:31 19:20 19:18 19:09
Zmanim du 7 Mars
Paris Lyon Marseille Strasbourg
Nets 07:21 07:09 07:05 06:59
Fin du Chéma (2) 10:11 10:00 09:57 09:49
'Hatsot 13:02 12:52 12:50 12:40
Chkia 18:43 18:35 18:34 18:22

"40 hauts responsables éliminés en 1 minute" : Israël et les Etats-Unis ont lancé leur opération conjointe baptisée "Rugissement du Lion"
L’opération "Rugissement du Lion" a été lancée ce samedi, une vaste campagne militaire menée conjointement par Israël et les Etats-Unis visant à affaiblir en profondeur le régime terroriste iranien et à éliminer dans la durée les menaces existentielles pesant sur l’État d’Israël et les Etats-Unis. Le porte-parole de l’armée israélienne a indiqué que des dizaines de cibles militaires ont été frappées dans le cadre d’une action coordonnée et synchronisée entre les deux armées. L’armée israélienne affirme avoir porté un coup majeur à la hiérarchie militaire iranienne en éliminant le chef d’étatmajor des forces armées, Abdoul Ra'him Mossawi, considéré comme l’un des plus hauts gradés de l’appareil militaire iranien,

lors d’une série de frappes menées à Téhéran. L’aviation israélienne a été guidée par des renseignements précis et a pu viser plusieurs sites où se réunissaient des membres de la haute direction sécuritaire iranienne. Au total, 40 commandants de haut rang auraient été tués dès la frappe préventive initiale, qualifiée d’“historique” par l’armée israélienne.
Environ douze heures après le lancement de l’opération, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a pris la parole, affirmant que cette “opération décisive” se poursuivrait “aussi longtemps que nécessaire”, appelant la population israélienne à faire preuve de patience et de résilience. “Cette guerre apportera une paix véritable”, a-t-il assuré.







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Tsahal lance une offensive contre le 'Hezbollah après des tirs sur les localités du nord
Suite à des tirs sur plusieurs localités frontalières dans la nuit de dimanche à lundi, Tsahal a déclenché une vaste vague de frappes contre des cibles du 'Hezbollah au Liban, notamment dans la région de Beyrouth et dans le sud du pays. Les tirs sur Israël n'ont grâce à D.Ieu pas fait de blessés. Un haut responsable militaire a déclaré à i24NEWS que le groupe terroriste a lancé
ses missiles depuis une zone située au sud du fleuve Litani, censée être démilitarisée.
La veille, le secrétaire général du 'Hezbollah, Naïm Kassem, avait affirmé que son organisation "se dresserait face à l’agression" des États-Unis et d’Israël, après le lancement de leur opération conjointe contre le régime iranien.
Le président Trump affirme avoir "une très bonne idée" du futur président de l’Iran
Interrogé lors d’un entretien téléphonique accordé à CBS News, le président américain Donald Trump a affirmé dimanche avoir une idée précise de la personne qui pourrait diriger l’Iran après l'élimination samedi d'Ali Khamenei. “Je sais exactement qui, mais je ne peux pas vous le dire”, a-t-il répondu au journaliste qui l'interrogeait,
avant d'ajouter : "Je pense à quelques bons candidats”, sans fournir davantage de précisions. Donald Trump avait confirmé la veille la mort de Khamenei dans un message publié sur son réseau Truth Social, qualifiant le dirigeant iranien de “l’un des hommes les plus maléfiques de l’Histoire”.



L’état-major français dément le redéploiement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée
L’état-major français a démenti formellement lundi un redéploiement du groupe aéronaval français vers la Méditerranée, qui se trouve en Atlantique Nord, après une escale à Malmö en Suède. Ces affirmations interviennent après des informations qui avaient initialement fait état du déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée.
Dimanche, un hangar sur la base française aux EAU a été touché lors d’une attaque de drones délibérée. Les avions
Israël élimine des hauts responsables du renseignement iranien
Tsahal a éliminé plusieurs hauts responsables du Renseignement iranien lors de la frappe d'ouverture de l’opération "Rugissement du Lion", menée sur la base de renseignements de hate précision.
Cette action vise le principal organe de renseignement du régime iranien, placé sous l’autorité directe du guide suprême éliminé par Israël, Ali Khameni. Parmi les responsables ciblés figure Sayed Ye'hya Hamidi, vice-ministre chargé des "affaires israéliennes", qui a piloté au fil des années des activités terroristes contre des cibles juives, occidentales et des opposants au régime en Iran comme à l’étranger. Jalal Pour Hossein, chef de la division espionnage du ministère, a également été éliminé.







Des foules en liesse à travers l’Iran célèbrent la mort de Khamenei
Des foules d’Iraniens sont descendues dans les rues, acclamant avec joie et dansant samedi soir et tôt dimanche matin, alors que se répandaient les informations selon lesquelles le guide suprême Ali Khamenei avait été éliminé par Israël. Les célébrations ont commencé à Téhéran samedi soir, avant même que la télévision d’État ne confirme sa mort. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent également des feux d’artifice.
D’autres vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent les fêtes dans les rues d'autres villes : Dehloran, Karaj, Izeh et dans la ville de Galleh Dar, dans le sud de l’Iran, où la foule a renversé un monument commémorant l’ayatollah Khomeini.
Une partie des noms des 9 victimes de la frappe sur un abri de Beth Chémech rendus publics
Les noms de cinq des neuf personnes assassinées à Beth Chémech ont été rendus publics. Il s'agit de Sarah Elimelekh, sa fille Ronit Elimelekh, Oren Katz, le garçon Gabriel Reva'h, Beloria Cohen et son fils Yossef. Les enfants de Ronit Elimelekh, 45 ans, sont encore hospitalisés. Ronit était une ambulancière dévouée au sein de l'organisation I'houd Hatsala, a consacré sa vie à sauver celle des autres et a fait du bénévolat auprès de personnes âgées vulnérables.
"La plus grande catastrophe de l'histoire de Beth Chémech", a déclaré le député Chass Moché Abitboul, ancien maire de la ville. "De merveilleuses familles, parmi les plus respectables de la ville, ont perdu en un instant ce qu'elles avaient de plus précieux."


Sirènes, missiles balistiques et lecture de la Parachat Zakhor devant quelques trois cents Juifs, religieux ou pas. Il y a à l’évidence quelque chose d’extraordinaire dans ces jours que nous vivons. Il y aura un avant et un après le 28 février 2026 au Moyen-Orient.
Tel-Aviv, samedi dernier. Des fidèles se sont pressés à la synagogue pour la prière de Cha’harit, comme chaque Chabbath. Ils sont peut-être un peu moins nombreux que d’habitude en raison de la sirène qui a sonné tôt ce matin pour alerter que la guerre avec l’Iran avait démarré. Soudain, retentit une puissante alarme : un missile balistique tiré depuis Téhéran s’apprête à pénétrer le ciel israélien. Se dirigent alors vers un abri public non seulement des dizaines de fidèles de la synagogue, mais tous ceux aux alentours cherchant un abri. La lecture de la Parachat Zakhor se fera devant quelques trois cents Juifs, religieux ou pas.

notre fameuse histoire de survie en Perse antique et dont la guerre en cours semble offrir un prolongement inattendu contre les tyrans antisémites de notre temps.
Il est encore trop tôt pour envisager que l’Iran ne soit plus un ennemi d’Israël ou qu’il intègre un jour les Accords d’Abraham ou de Cyrus. Mais à l’évidence, il y aura un avant et un après le 28 février 2026 au MoyenOrient.
Dans une scène que les présents n’oublieront sans doute pas, ils entendent le rabbin réciter le passage suivant alors que l’Opération Chaagat Haari ("Lion rugissant") a démarré en décimant plusieurs dizaines de responsables de la République islamique, dont le Guide suprême iranien Ali Khamenei. “Souviens-toi de ce que t’a fait ‘Amalek sur le chemin, à votre sortie d’Egypte. Il te rencontra en chemin, démembra tous les gens affaiblis sur tes arrières ; toi, tu étais las et épuisé, et lui ne craignait pas D.ieu. Ce sera lorsque Hachem ton D.ieu t’aura donné le repos de tous tes ennemis alentour, dans le pays que Hachem ton D.ieu te donne en héritage pour l’occuper, tu effaceras le souvenir de ‘Amalek de dessous les cieux, ne l’oublie point”.
Il y a à l’évidence quelque chose d’extraordinaire dans ces jours que nous vivons, en cette semaine de Pourim qui nous renvoie à
Voilà désormais la région débarrassée de son plus dangereux dictateur et Israël de son principal ennemi. Successeur en 1989 du fondateur de la République islamique, Ru’hollah Khomeyni, Ali Khamenei avait depuis développé les capacités de projection de son pays, en renforçant le soutien militaire et financier à ses proxys du Liban avec le ‘Hezbollah, au Djihad islamique et au ‘Hamas côté palestinien, en passant par la Syrie de Bachar El Assad et les ‘Houthis du Yémen. Ce réseau de milices n’était pas une politique défensive, mais l’architecture assumée d’une guerre permanente contre Israël. Si l’Iran est aujourd’hui un Etat pourvoyeur du terrorisme dans le monde, Khamenei en est l’un des principaux responsables. Le tournant nucléaire de l’Iran est également à mettre à son passif. Le Guide suprême ambitionnait de doter l’Iran d’une bombe atomique, ou a minima d’atteindre le stade de puissance du seuil, pour sanctuariser à la fois son territoire contre une attaque massive et son régime contre toute tentative de renversement. Une ambition n’a jamais été démentie depuis 1979, l’année de la naissance de la République islamique : détruire
l’Etat d’Israël. L’opération ‘Am Kélavi en juin dernier et la campagne en cours ont mis un terme à cet objectif maléfique.
En l’espace de deux ans, le monde aura donc été débarrassé des Palestiniens Ye’hia Sinwar et Mo’hammed Deif du ‘Hamas, du chef du ‘Hezbollah libanais ‘Hassan Nasrallah et du Guide suprême iranien. Nul ne s’en plaindra, y compris dans le Golfe persique où les capitales arabes font l’objet depuis samedi de tirs de missiles de l’armée iranienne. C’est peut-être là l’erreur principale des autorités iraniennes. En bombardant l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar, le Koweït ou encore le Bahreïn, Téhéran a encore accentué son isolement diplomatique. Tous ceux qui espéraient, comme le Qatar, échapper aux griffes du loup iranien en multipliant les signes d’apaisement en sont pour leurs frais. Mais, et c’est là l’erreur la plus manifeste des Iraniens, les monarchies du Golfe sont désormais contraintes de soutenir, dans la coulisse, le bienfait des bombardements israéloaméricains. Le double-jeu de Mohammed Ben Salmane est à cet égard intéressant. Riyad n’a cessé depuis plusieurs semaines de mettre en garde publiquement contre une nouvelle guerre contre l’Iran. Mais en réalité, le prince héritier saoudien a en fait vivement conseillé à Donald Trump de profiter de l’opportunité historique d’affaiblir et, pourquoi pas, de faire tomber le régime chiite.
Nul ne sait encore jusqu’où iront les campagnes en cours, américaine d’une part (“Fureur épique”) et israélienne d’autre part (“Lion rugissant”). La mise en place d’une coordination stratégique entre Washington et Jérusalem est sans précédent et atteste de la relation spéciale entre les deux alliés, bien que l’opinion publique américaine soit assez largement opposée à la poursuite de la guerre.
Du côté israélien, il s’agit désormais de parvenir à la satisfaction de deux objectifs majeurs premier lieu, affaiblir les menaces stratégiques que pose la République islamique pour les
intérêts du pays. Autrement dit, Chaagat Haari doit repousser aux calendes grecques les programmes nucléaires et balistiques iraniens, ce qui passe par des bombardements massifs des sites et infrastructures, notamment grâce à l’aide des fameux bombardiers lourds furtifs américains B2. Selon un responsable du Pentagone, les B2 ont largué samedi “des dizaines de bombes de 900 kilos sur des sites de missiles balistiques souterrains en Iran”.
Le second objectif est de fragiliser le régime et si possible de conduire à son effondrement, avec la participation le moment venu des opposants iraniens. “Cette combinaison de forces nous permet de faire ce que j’espérais accomplir

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FEMMES

COUPLE
Se couvrir la tête pour une femme : mission impossible
?
"Mais enfin, tu fais déjà toutes les Mitsvot, en quoi est-ce si difficile pour toi de te couvrir la tête ?" Alors qu’il parlait, elle le regardait avec un sourire dépité : "Les hommes ne pourront jamais comprendre…"

Ils ne firent pas Téchouva du jour au lendemain. Ce fut un processus graduel, au cours duquel chaque jour fut l’occasion de se renforcer encore davantage. Bien qu’ils n’avançaient pas tous deux au même rythme dans leur découverte du judaïsme, la chose ne le dérangeait pas, du moins pas au début.
Ce n’est que lorsqu’ils placèrent les enfants en école religieuse que les choses se compliquèrent. Il lui demanda alors de franchir le pas – se couvrir la tête. Mais à son grand étonnement, il essuya un refus.
Incompréhension
"Comprends-moi, je suis une femme et c’est difficile", tenta-t-elle d’expliquer. "Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est juste que c’est dur pour moi. Quand tu as commencé à faire Chabbath, je t’ai suivi. Quand tu as voulu cachériser la cuisine, je t’ai emboîté le pas. Les Mitsvot liées au couple, je les ai prises sur moi avec joie. Quant aux enfants, bien que je craignais le regard des autres, j’ai accepté qu’on les inscrive à l’école religieuse, car je savais que c’était la meilleure chose pour eux. Mais me couvrir la tête, je n’y arrive pas. Comprends-moi…", supplia-t-elle. Mais il ne comprenait pas. "Non, franchement, je ne te comprends pas. Tu as déjà bien avancé, tu es une femme pratiquante en tous points, et juste à ce niveau, tu bloques ? Observer le
Chabbath et renoncer au shopping ce jour-là, tu l’as bien fait pourtant ! C’est quand même plus difficile que de se mettre un foulard sur la tête…" Alors qu’il continuait à parler, elle le regardait avec un sourire en coin, en pensant à voix haute : "Vous autres les hommes ne pourrez jamais comprendre…"
Quand ses efforts de persuasion s’avérèrent inefficaces, il décida de prendre conseil auprès de son Rav quant à la situation. Ce dernier le redirigea vers Rav Chlomo Zalman Auerbach, de mémoire bénie, afin qu’il puisse exposer au grand de la génération son problème.
Une curieuse opinion
Le Rav le reçut avec le sourire et la chaleur qu’on lui connaissait. Il le fit asseoir et notre homme commença à expliquer au Rav la raison de sa visite. "Mon épouse et moi sommes mariés depuis vingt ans ; nous avons commencé à nous renforcer il y a huit ans. Grâce à D.ieu, nous avons bien évolué, nous mangeons strictement Cachère, nous observons scrupuleusement Chabbath, mes fils et moi-même étudions la Torah, etc." Il marqua une pause. "Le seul problème, c’est que ma femme refuse obstinément de se couvrir la tête. Elle prétend vouloir, mais ne pas y arriver. Elle dit que la chose lui est trop difficile et qu’elle est persuadée que D.ieu le lui pardonnera. J’ai honte d’inviter les gens, et mes fils non plus ne veulent pas que leurs copains voient leur

mère les cheveux découverts. Je ne comprends pas son entêtement, alors qu’elle accomplit toutes les autres Mitsvot sans difficulté…", dit-il, visiblement découragé.
Le Rav posa sa main sur la sienne et, avec l’autre, lui tapota chaleureusement l’épaule. "Mon fils, sais-tu à quel point il est difficile pour une femme de se couvrir la tête ? Tu es un homme et non une femme, c’est pourquoi tu as du mal à comprendre. Sache que la chose la plus difficile pour une femme est de se couvrir la tête. Les cheveux d’une femme font partie d’elle, ils sont une partie intégrante de sa personnalité. Comprends : si on te demandait de te taillader la joue avec un cutter, comment réagirais-tu ? Même si on te demandait de le faire par amour pour D.ieu, ne serait-ce tout de même pas un peu difficile ?"



son couple ? La question ne lui laissait pas de répit.
Divine surprise
À son retour à la maison, il trouva sa femme occupée à préparer le dîner aux enfants... la tête découverte. "Alors, qu’a dit le Rav que tu as consulté ?", demanda-t-elle. "Laisse tomber", lâcha-t-il sur un ton désabusé. "Mais dis-moi, que t’a-t-il conseillé ? Souhaite-t-il me parler ?
Comment gérer cette situation sans mettre en péril la paix au sein de son couple ?
La question ne lui laissait pas de répit. "
Le mari protesta : "Mais c’est un commandement de la Torah comme un autre ! Elle ne peut tout de même pas s’y soustraire !
- Exact, je sais aussi que c’est une Mitsva de la Torah. Mais comprends que pour une femme qui n’en a pas l’habitude, c’est un pas extrêmement dur à franchir.
- Mais enfin, Rav… Et les enfants ?
- Tu as raison. Mais sache que rien n’est plus difficile pour une femme que de se couvrir la tête."
Cette discussion dura encore quelques minutes, au cours desquelles l’homme tentait de "convaincre" le Rav de l’importance de cette Mitsva, et le Rav persistait à se ranger du côté de la femme.
Finalement, notre homme quitta le Rav Auerbach d’une manière conviviale, mais quelque peu désemparé, sans réponse. Comment gérer cette situation sans mettre en péril la paix au sein de
- Non, non…
- Alors ?
- Il a dit que… que je ne pourrais jamais te comprendre. Que les cheveux d’une femme font partie de sa personnalité. Que se couvrir la tête pour une femme est la chose la plus difficile qui soit. Voilà, c’est à peu près ce qu’il a dit", s’empressa-t-il de terminer avant de s’enfermer dans un mutisme presque complet.
Soudain, elle sentit un large sourire illuminer son visage, avant de déclarer : "C’est intéressant. Au moins quelqu’un qui me comprend… C’est un grand Rav ?", demanda-t-elle, toujours avec le sourire. "On ne peut plus grand", répondit-il, plongé dans ses pensées. "Mais pourquoi souritelle ?", se demandait-il.
Il était à mille lieues d’imaginer la surprise qui allait l’attendre le lendemain à son retour de la synagogue. Alors qu’il posait son Talith et ses Téfilin sur la table de l’entrée et s’apprêtait à prendre son petit-déjeuner dans la cuisine, il aperçut sa femme dans le couloir, debout devant le miroir, un foulard sur la tête… "Comment tu me trouves ?", demanda-t-elle, face à l’expression incrédule de son mari. Il resta sans voix, tant sa surprise était grande. Tant sa femme était belle.
"Je confirme, on ne peut plus grand, ton Rav…", dit-elle en souriant.
Rav Aharon Lévy

La Parachat Ki Tissa s’ouvre sur une Mitsva étonnante : le Ma’hatsit Hachékel. Chaque Juif, à partir de l’âge de vingt ans, devait apporter au Michkan une contribution fixe — la moitié d’un Chékel — afin de compter le peuple.
La Guémara précise qu’un
Chékel entier vaut vingt
Guéra. Or la Torah demande précisément la moitié : dix
Guéra. Et elle ajoute que cette Mitsva vient expier la faute du Veau d’or.

La question est évidente. En général, une Mitsva doit être accomplie de manière entière, parfaite. Pourquoi ici la Torah insiste-t-elle sur une moitié ? Si l’on veut réparer une faute aussi grave que l’idolâtrie, n’aurait-il pas été plus logique de donner un Chékel entier ? Et surtout quel rapport avec le Veau d’or ?
Avec le Traiteur





Le Rabbi de Loubavitch explique que la réponse touche à la racine même de la faute du Veau d’or. Le Veau d’or naît lorsque l’homme se perçoit comme autonome. Lorsque le peuple pense pouvoir exister indépendamment, décider par lui-même, construire une représentation qui lui convient. Autrement dit, lorsque le lien avec Hachem s’affaiblit et que l’homme se sent “entier” par lui-même, capable de se définir sans référence à plus grand que lui. C’est précisément cette illusion d’autosuffisance qui ouvre la porte à l’idolâtrie.
Le problème n’était pas seulement l’objet fabriqué, mais l’état d’esprit : croire que l’on peut exister par ses propres moyens.

Le Ma’hatsit Hachékel vient corriger cette illusion. La Torah ne demande pas un Chékel entier parce qu’elle veut graver une vérité dans la conscience du peuple : un Juif n’est pas un tout en soi. Il est une moitié. Il n’est pas déficient, mais il n’est pas autosuffisant. Sa complétude ne se trouve pas en lui seul, mais dans son attachement à Hachem.





Cours avec Rav Y. Benchetrit




Renseignements & Réservations : Baroukh Lellouche www.elysio.org contact@elysio.org +33.9.72.22.48.10

On retrouve cette idée dans la notion de Brit, l’alliance. À l’époque, pour conclure une alliance, on coupait un animal en deux et les partenaires passaient entre les morceaux. Le symbole était clair : chacun n’est qu’une partie et c’est le lien qui crée l’unité entre eux. L’alliance ne fusionne pas deux entités déjà parfaites, elle assemble deux moitiés qui acceptent de ne pas se suffire à elles-mêmes.
La moitié du Chékel n’est donc pas un manque. C’est un rappel que la perfection ne vient pas de l’indépendance, mais de la connexion. Un rappel que l’homme qui se croit entier par luimême finit par se tromper. Et que celui qui accepte d’être une moitié trouve sa complétude dans le lien avec Hachem.
Rav Chlomo Sabbah, Dayan à Melbourne (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)



By Arié Cubby
























Parachat Ki-Tissa 5786
par Michaël Lumbroso



Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

Cette Midda de Miséricorde divine exprime la patience d’Hachem même à l’égard du méchant, accordant un délai pour s’améliorer.

à la colère)
Pour la Mitsva du Ma'hatsit Hachékel, le riche ne devait pas donner plus et le … ne devait pas donner moins.

À la fin de la Paracha, Rachi décrit comment Moché enseignait la Torah, d’abord à Aharon, puis à ses fils, puis aux … , puis au peuple entier.


Le peuple a cru que Moché … à descendre de la montagne, ils ont donc demandé à Aharon de leur façonner une idole.

Ce passage de notre
Paracha est récité lors
Kiddouch : " Les enfants d’Israël observeront … "

Anciens)
Moché a imploré Hachem de pardonner au peuple : "Souviens-Toi d’Avraham, d’Its’hak et d’… , Tes serviteurs…"

Le visage de Moché rayonnait, il portait donc un
qu’il n’ôtait que lorsqu’il enseignait la Torah.

Pour les secondes Tables, le support ne sera pas d’origine divine, Hachem a demandé à Moché : " … … deux Tables de pierre".




Hachem a dit à Moché que son peuple s’est corrompu, car c’est Moché qui a accepté que le Erev Rav égyptien devienne des …
Ce que Moché a fait avec les Tables de la Loi dès qu’il a vu le veau d’or et les danses.
Il a été tué alors qu’il tentait d’empêcher le peuple de commettre la faute du veau d’or.

Hachem a dit que personne ne peut voir Sa face, pourquoi ?
(car nul homme ne peut Me voir et vivre)

Le père de Yéhochoua.




Moché a dit que si Hachem ne pardonnait pas aux Juifs, alors qu’Il efface son nom de Son … .
À chaque fois que les Bné Israël fauteront et qu’ils leur arrivera des , elles contiendront un peu de la punition qu'ils auraient du recevoir à cause du veau d’or.
pour toi")
Lorsque les Bné Israël viennent péleriner au Temple, ils ne doivent pas venir ainsi.
mains vides)

Le nombre de coupables de la faute du veau d’or qui ont été mis à mort.
les jeta)
Moché a … le veau d’or en poussière et l'a mélangé à de l’eau puis en a fait boire aux Bné Israël.
Cette tribu n’a pas pris part à la faute du veau d’or.

Aharon a jeté l’or dans le feu, et les sorciers égyptiens du Erev Rav ont exercé leurs pouvoirs occultes pour en faire sortir un … .

Moché a ordonné aux Lévïm de tuer tous les coupables, même si cela implique la mise à mort d’un … .
proche parent)

La coutume est d’accomplir le souvenir du Ma’hatsit Hachékel ce jour de l’année.



Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Pourquoi la Néchama Yétéra, l’âme supplémentaire, nous quitte-t-elle après Chabbath, mais reste-t-elle en nous après Yom Tov ?
Dans cette Paracha, Hachem enjoint à nouveau au peuple juif de respecter le Chabbath, précisant que c’est un signe entre Lui et la nation, une preuve qu’Hachem créa le monde en six jours et se reposa le septième jour. La Torah emploie les termes Chavat Vayinafach. Chavat signifie se reposer, mais le sens de Vayinafach n’est pas très clair, à première lecture.
Ce mot est habituellement traduit par "revigoré", mais la Guémara y voit une idée profonde. Elle affirme qu’il est l’amalgame de deux mots, Oy et Néfech, ce qui fait allusion à la Néchama Yétéra, l’âme supplémentaire que l’on reçoit pendant Chabbath et dont on ressent le manque à son issue : Oy Avda Néfech, "Malheur, l’âme est partie." (Betsa 16a) C’est la raison pour laquelle on sent des Bessamim (épices odorantes) durant la Havdala pour adoucir la mélancolie éprouvée par la perte de la Néchama Yétéra. (Betsa 33b, Tossefot)
Une couronne en cadeau
Rachi précise que la Néchama Yétéra donne une capacité à se reposer, se réjouir et manger davantage. La Chita Mékoubetset explique qu’elle accorde une faculté d’étudier la Torah et de comprendre les actes de la Providence à un niveau plus élevé. Le Ben Yéhoyada’ cite le Arizal qui affirme que la Néchama Yétéra est la couronne de lumière que chaque Juif reçut lors
du don de la Torah et qui fut retirée à la suite de la faute du Veau d’or. Chaque Chabbath, Hachem dépose à nouveau cette couronne sur la tête de chaque Juif.
Bénéficie-t-on de la Néchama Yétéra pendant Yom Tov ? Les avis sont partagés et le fait que l’on ne sente pas les Bessamim à l’issue d’un Yom Tov indiquerait que ce n’est pas le cas. (Pessa’him 102b) Le Rachbam estime cependant que la Néchama Yétéra nous accompagne aussi durant les fêtes, mais il nous faut alors comprendre pourquoi il n’est pas nécessaire de sentir les Bessamim quand elles se terminent, tandis qu’à la sortie du Chabbath, l’âme en a besoin. Pourquoi la Néchama Yétéra nous quitte-t-elle après Chabbath, mais reste-t-elle en nous après Yom Tov ?
Élévation d’en-Haut et d’en-bas
Pour répondre à cette question, il nous faut analyser une différence fondamentale qui existe entre Chabbath et Yom Tov. Les Livres saints évoquent le concept de "l’élévation d’enHaut" et "l’élévation d’en-bas". Dans le premier cas, on parle d’un moment où une inspiration particulière nous est accordée du Ciel, en cadeau. En revanche, "l’élévation d’en bas" fait référence aux temps où cette inspiration prend racine dans ce monde et où la participation humaine est nécessaire pour l’activer. Chabbath est caractérisé par "l’élévation d’en-Haut", sa
sainteté nous vient sans que nous y prenions part, c’est un "cadeau merveilleux" qu’Hachem nous donne. Quand on offre un objet à quelqu’un, le destinataire ne le mérite pas forcément.
Par contre, en ce qui concerne Yom Tov, il faut se préparer pour atteindre le niveau de sainteté du jour. C’est une "élévation d’en-bas". D’ailleurs, c’est l’homme qui détermine la date du Yom Tov, en fixant celle de Roch ’Hodech, alors que l’entrée du Chabbath n’est pas déterminée par l’être humain. Yom Tov n’est pas un cadeau, mais doit plutôt être mérité.
Le Kédouchat Lévi (Darouch Lépessa’h) et le Sfat Émet (Dvar Chmouel 'Al Tossefot, Pessa’him 102b) expliquent pourquoi, selon l’avis du Ramban, la Néchama Yétéra ne nous quitte pas après Yom Tov. Puisqu’elle est acquise grâce aux préparations de la personne en vue de la fête, le mérite lui reste à jamais. Tandis que la Néchama Yétéra de Chabbath étant un présent, on ne peut la garder éternellement.
Se préparer à recevoir les cadeaux célestes
Ainsi, la Néchama Yétéra de Chabbath est accordée, peu importe l’effort de l’homme. Toutefois, si ce dernier ne ressent pas la sainteté particulière du Chabbath, c’est qu’il n’a pas "exploité" sa Néchama Yétéra. Il ne s’est certainement pas suffisamment préparé au Chabbath, il ne le considère peut-être pas avec la sainteté qui lui est due. Si le Chabbath représente uniquement une opportunité de dormir, de manger et de bavarder davantage, on risque de ne pas sentir son caractère saint. Mais si on lui voue le respect dû et que l’on s’efforce d’étudier plus, de discourir de Torah durant les repas, de passer plus de temps en famille, alors on ressentira sa sainteté à un degré bien plus élevé. C’est d’autant plus le cas pour Yom Tov, quand la Néchama Yétéra dépend des préparatifs (autant matériels que spirituels – étudier les lois et la dimension de la fête) de la personne.
Puissions-nous mériter de ressentir la sainteté de chaque Chabbath et Yom Tov.
Rav Yehonathan Gefen

1






Les Bné Israël sont décomptés au moyen du demi-Chékel.





2 L’ordre de fabrication du Kiyor est donné pour l’ablution des Cohanim avant leur service.
3 L’ordre de l’allumage de la Ménora est donné.
4 D.ieu remet à Moché les tables de la Loi.

5 Les Bné Israël s’impatientent du retour de Moché et fabriquent un Veau d’or chargé de les guider.

6 Hachem est furieux contre les Bné Israël qu'Il envisage d’anéantir. Moché implore Sa miséricorde.

7 Moché aperçoit le Veau d’or et brise les tables de la Loi.

8 Le Veau d’or est réduit en poussière et les coupables doivent boire de l’eau mélangée à sa poussière.

9 Moché s’installe hors du camp et demande à Hachem de conduire les Bné Israël en terre d’Israël, sans intermédiaire. Hachem accepte cette demande.

10
Les deuxièmes tables de la Loi sont fabriquées par Moché et Hachem y inscrira les 10 commandements.

11 Plusieurs commandements sont donnés : interdiction de l’idolâtrie, Chabbath, les trois fêtes de pèlerinage, lois concernant les premiers-nés, les prémices ainsi que l’interdiction du mélange lait-viande.

12 Hachem rédige la Torah. Moché est illuminé par des rayons de lumière et se voile la face sauf quand il parle à Hachem.
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :
Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)
Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne
Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :
Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 points pour Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants,

2.Épaule d’agneau
‘Harossèt
Pour chacun des éléments suivants, qui saura donner la bonne réponse en premier parmi les réponses suivantes ? Or - Argent - La Ziglooshplouf. 2 Le premier qui donne la bonne réponse remporte le point
• On en a fait un veau.
8. Bol d’eau salée
> Or.
• Sert pour le recensement.
> Argent.
• Ça a l’odeur de la sardine.
> La Ziglooshplouf.
• A servi pour fabriquer les Kérouvim, les anges du Michkan
> Or.
• Est de couleur vert rouge bleu jaune.
> La Ziglooshplouf.
DE
• Moyen de paiement pour le rachat du premierné.
> Argent.
• Se dit Zahav en hébreu.

• Se dit Kessef en hébreu.
> Argent.

• Était utilisé pour fabriquer les trompettes.

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main
> Argent.
> Or.
Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas) Minimum
• Élément constitutif de la Ménora
> Or.
• Moyen de paiement pour la caverne de Makhpéla.
> Argent.
• Monnaie d’échange lors de la vente de Yossef.
> Argent.
Hidour (au mieux)
• Était plaqué sur le Aron Hakodech
> Or.
MAROR
• On s’en sert pour faire des Zigloos.
> La Ziglooshplouf.
• Est très apprécié sur la planète Zigoo Zigoo.
Etapes du Séder Maror
> La Ziglooshplouf.
La quantité de Maror 1 Kazayit




Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.
Que demande-t-on de faire à une personne pour prouver qu’elle est hypnotisée ?
Danser.
Dormir.
Imiter un animal.
Chanter.
Faire le fou.
Citez une chose qui ne s’achète pas, même avec beaucoup d’argent.
La santé. L’amour.
Le temps.
La confiance / La sagesse.
La bonne réputation / Le respect.
Quelle est la vitamine contenue majoritairement dans les agrumes (Oranges, Pamplemousse…) ?
• Vitamine A.
• Vitamine B.
• Vitamine C.
> En moyenne, pour 100 g d’orange, on trouve 53 mg de vitamine C loin devant la vitamine B4 avec seulement 8 mg.
Quel fruit possède beaucoup plus de vitamine C qu’une orange ?
• Le Kiwi.
• La mangue.
• La banane.
> Le kiwi vert possède une teneur en vitamine C deux fois supérieure à l’orange ; le kiwi jaune possède, lui, une teneur près de 4 fois supérieure à l’orange.
Supplément spécial Chabbath I n°354

Citez une chose simple qui améliore immédiatement une journée.
Un sourire / Un mot gentil.
Une bonne nouvelle.
Un compliment / Un rayon de soleil.
Un moment de calme.
Un café / un thé.
Lequel de ces fruits ou légumes n’est pas associé à l’été ?
• Raisin.
• Abricot.
• Clémentine.

> La clémentine est un fruit associé à l’hiver.
Lequel de ces aliments fait partie de la même famille que la tomate ?
• Aubergine.
• Cerise.
• Patate douce.
> La tomate et l’aubergine appartiennent à la famille des solanacées. On y retrouve aussi le poivron, le piment ou encore la pomme de terre.


• Autriche, Belgique, France, Ukraine, Suisse, Italie.
Classe ces pays européens dans l’ordre croissant de leur superficie : > Belgique (30 688 km²), Suisse (41 285 km²), Autriche (83 879 km²), Italie (301 340 km²), France (551 695 km²), Ukraine (603 628 km²).


Ma fille a beaucoup de sœurs. Elle a autant de sœurs que de frères. Chacun de ses frères a deux fois plus de sœurs que de frères.
Combien ai-je de fils et de filles ?

Réponse : Quatre filles et trois garçons. Chaque fille a 3 sœurs et 3 frères, et chaque garçon a 2 frères et 4 sœurs.

Quel est l’intrus dans cette liste ? Pythagore, Euclide, Néron, Archimède, Thalès.
Réponse : : Seul Néron est un empereur et pas un savant grec.
Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe. Quel est le but de la recherche du ‘Hamets ? Si l’on trouve du ‘Hamets pendant Yom Tov de Pessa’h, il faut :

1. Ne pas en trouver chez nous pendant Pessa’h de crainte d’en arriver à en consommer
2. Ne pas en posséder pendant Pessa’h
3. Manger la Matsa avec appétit le soir de Pessa’h

Réponses : 1 et 2


Le brûler tout de suite.
2. Attendre la fin de Yom Tov, puis le brûler.
3. Le donner à un non-juif.

Réponse : 2





Dans une cité-État d’Asie célèbre pour sa propreté irréprochable, les autorités ont un jour pris une décision radicale : bannir un produit du quotidien, jugé trop salissant.
Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant.



Quel produit est ainsi proscrit à Singapour ?
Le chewing-gum.
À Singapour, la vente et l’importation de chewing-gum furent interdites en 1992 pour préserver la propreté de la cité-État. La loi a été assouplie en 2004 pour permettre l’achat de chewing-gums à usage thérapeutique, comme ceux à la nicotine, sur ordonnance médicale.






Réponse de la semaine dernière
Retournement de situation.

: Douce saison.
La réponse, la semaine prochaine !
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box
Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche



La jeune fille remarque l’attitude d’Ouriel, mais elle joue le jeu et tente d’engager la conversation. Malheureusement, il reste froid et silencieux...

Ouriel est un jeune homme érudit en Torah qui cherche son Zivoug, son âme sœur, pour se marier et construire un foyer juif authentique. Il a la vingtaine, il est sûr de lui, beau, intelligent et connaît déjà la moitié du Talmud.
Mais il est un peu imbu de sa personne. Et il aborde son premier Chiddoukh, sa première rencontre en vue d’un mariage, comme une sélection. Il se dit : "Il faut que je sois rapide et tranchant : je rencontre la fille, et je dois me décider en quelques secondes : soit je lui laisse une chance, soit non, et si c’est non, je ne dois lui donner aucun espoir."
Son premier Chiddoukh est organisé par un Chadkhan, un entremetteur chargé de proposer des partenaires compatibles "sur le papier".
Ouriel rencontre pour la première fois une jeune fille et arrive plein d’aplomb. Dès les premières minutes, il prend sa décision : la jeune fille n’est pas faite pour lui. La déception qu’il renvoie est palpable.
La jeune fille remarque l’attitude d’Ouriel, mais elle joue le jeu et tente d’engager la conversation. Malheureusement, il reste froid, silencieux et indifférent. Chaque mot tombe dans un vide glacial. À la fin de la rencontre, qui ne dure que quelques minutes, Ouriel tourne la page, sûr de lui. Pour lui, cette rencontre est insignifiante. Pour elle, c’est une humiliation.
Blocage
Quatre années passent, et Ouriel continue ses recherches. Avec le temps, il s’est assagi et
est devenu beaucoup moins dur. À plusieurs reprises, il arrive aux portes des fiançailles, mais tout s’effondre à la dernière minute. Il connaît quatre échecs consécutifs et à chaque échec, une question le hante : "Pourquoi je dois vivre ce calvaire ? Qu’ai-je fait pour mériter ça ?"
Ouriel, désespéré, décide de consulter le maître de sa génération, le Steipler, le père de Rav Kanievsky. Il veut comprendre ce qui se passe et enrayer la malédiction. Il entre chez le Rav, dépose un papier avec son nom et celui de sa mère puis explique brièvement sa situation : "Je suis étudiant en Torah, je veux me marier mais je rencontre depuis plusieurs années des difficultés dans mes Chiddoukhim. Je demande une bénédiction."
Bénédiction impossible
Le Steipler lit le papier, lève les yeux et dit gravement : "Je ne peux pas te bénir. Que D.ieu ait pitié de toi." Ouriel, abasourdi, bafouille : "Pourquoi ?" La réponse reste identique : "Je ne peux pas te bénir. Que D.ieu ait pitié de toi."
Ouriel sort bouleversé. Une semaine plus tard, il tente à nouveau, cette fois via un érudit pour que le Steipler ne reconnaisse pas son écriture. Même réponse : "Je ne peux pas bénir ce garçon. Que D.ieu ait pitié de lui." Désemparé, il s’entête et tente une troisième fois, avec un Ba’al Téchouva à sa place. Ouriel reste à l’extérieur, sur les marches. Dès que le Steipler
voit le papier, il dit : "Je ne peux pas bénir ce garçon. Mais faites-le entrer un instant."
Enfin, le Steipler accepte de le rencontrer de nouveau. Le maître s’isole un instant et le sermonne : "Je ne t’ai pas reçu jusqu’à aujourd’hui car j’aurais aimé que tu comprennes par toimême pourquoi je ne peux pas te bénir. Je souhaitais que tu fasses ton ‘Hechbon Néfech, ton examen de conscience. Mais puisque tu ne t’es pas remis en question, je vais devoir t’orienter. À qui as-tu fait du mal ? Qui as-tu blessé ? À toi de chercher et de corriger."
À qui as-tu fait du mal ? Qui astu blessé ? À toi de chercher et de corriger.
Ouriel s’apprête à demander sa main et voit qu’il a déjà appelé ce numéro quelques semaines auparavant. Surprise : le numéro correspond à celui de sa première rencontre, la jeune fille qu’il avait blessée quatre ans plus tôt !
Il l’appelle avec le cœur battant pour éclaircir ce mystère. Elle décroche : "Oui, c’est bien moi. C’est drôle que tu me reconnaisses seulement maintenant !”
Ouriel bégaie : "Pourquoi tu ne me l’as pas dit plus tôt ?
En entendant ces mots, Ouriel éclate en sanglots. Il se plonge dans ses souvenirs et se rappelle la jeune fille de son premier Chiddoukh qu’il avait ignorée et méprisée, sans un mot d’excuse.
Il comprend le message du Steipler et décide d’appeler son premier Chiddoukh. Il retrouve son numéro via le Chadkhan. Elle décroche, il bafouille et elle sanglote : "Oui, je me souviens…" Ouriel prend une longue inspiration et lui demande pardon du fond du cœur. Il se met à pleurer, elle aussi, puis elle lui dit : "Je te pardonne. Allez, va construire ta vie. Je veux que tu sois heureux."
Après cet appel, Ouriel se sent léger, libéré d’un boulet qu’il traînait depuis des années. Quelques semaines plus tard, on lui fait rencontrer une jeune fille avec qui le courant passe très bien. Il se comporte idéalement et révèle ses belles Midot, ses traits de caractère, sans jouer le jeu ridicule du passé.
Quelques semaines plus tard, le Chadkhan sent que la rencontre va déboucher sur des fiançailles. À la demande des deux jeunes, ils échangent leurs numéros. Le lendemain,
- Si je te l’avais dit, aurais-tu continué le Chiddoukh ? Je ne sais pas. Hachem a décidé qu’il en serait ainsi. Nous avions déjà tout pour former un foyer juif authentique, mais tu devais travailler une Mida, celle de la modestie. Tu es passé par de grandes épreuves, moi aussi. Aujourd’hui, tu as changé, je t’ai pardonné, et je suis prête à avancer avec toi…"
Ouriel consulte à nouveau le Steipler. Cette fois, le maître le reçoit aussitôt avec un grand sourire : "Que tu construises un foyer éternel en Israël !"
Quelques semaines plus tard, les jeunes se fiancent, se marient et fondent une belle famille. Récemment, ils ont célébré leur 40e anniversaire de mariage. Leur amour, entraide et fidélité aux valeurs de la Torah sont admirés de tous.
Dans la vie, nos actions laissent des traces. Blesser quelqu’un, même involontairement, peut freiner notre parcours. Mais réparer ses torts et demander pardon ouvre les portes de la miséricorde divine et restaure les liens brisés. Chaque personne mérite respect et considération, chaque âme est précieuse, et nos Sages, même lorsqu’on ne comprend pas leurs décisions, veillent toujours à notre bien.
Alexandre Rosemblum
Associés à Hachem
"Et vous observerez le Chabbath […]" (Chémot 31,14)
Nos Sages enseignent que toute personne qui observe le Chabbath est considérée comme ayant créé le monde en association avec Hachem. (Chabbath 119b)
Le Or Ha’haïm pose la question suivante : comment pourrions-nous être les associés de D.ieu dans la création du monde alors que ce dernier est déjà complètement achevé ? Par définition, un associé est une personne qui participe à un projet dès le début !
En réalité, Hachem créa le monde en six jours. Or, Chabbath, le septième jour, octroie aux six prochains jours la force nécessaire à leur existence, et ainsi de suite chaque semaine.
Ainsi, chaque Chabbath, nous assistons une nouvelle fois à la création du monde. Par conséquent, chaque Juif qui l’observe pleinement est automatiquement associé au Maître du monde.

Rabbi Yossef ‘Haïm Zonnenfeld, grand rabbin de Jérusalem

Ce dimanche 19 Adar (08/03/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rabbi Yossef ‘Haïm Zonnenfeld. Grand rabbin de Jérusalem à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, il joua un rôle majeur pour la communauté juive durant près de 60 ans. Il écrivit le livre de réponses halakhiques Salmat ‘Haïm. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !
Sortir son chien le Chabbath, permis ?

Oui, à condition de ne pas le toucher et qu’il ne porte rien d’autre que la laisse et un habit. On devra tenir la laisse à son extrémité, elle ne doit pas pendre et être toujours à plus de 10 centimètres du sol. (Choul’han ‘Aroukh 16 ,305)

Doit-on tremper un ouvreboîte au Mikvé ?
Non, ce n’est pas nécessaire, même s’il est en métal. (Avné Yachfé I, 2-147)
Garder des boissons alcoolisées pendant Pessa’h, permis ?

Oui, à condition qu’elles ne contiennent pas une des cinq céréales ‘Hamets (blé, orge, épeautre, seigle et avoine) comme l'Arak, l’anisette ou la Boukha. Théoriquement on pourrait même en boire, mais préférable de s’en abstenir sauf si tampon Cachère Lépessa’h. (Yabia’ Omer 43 ,8)
Les lois du langage

Je te raconte quelque chose sur lui, et c’est vrai !
Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que la Rékhilout, le colportage, est interdit même dans le cas où les faits rapportés sont absolument véridiques.
Cet interdit demeure en vigueur, que l’auteur du dénigrement soit présent ou non. S’il est effectivement présent, la faute est plus grave encore puisque sa présence ajoute du crédit au récit et que les auditeurs risquent d’y croire davantage.


Autour d’une table se joue bien plus que des repas. Lieu de transmission, de sainteté et parfois même de métamorphose, la table juive est un véritable sanctuaire du quotidien. Du Séder de Pessa’h aux repas de Chabbath, du Tisch ‘hassidique aux histoires qui changent une vie, la table juive transmet notre patrimoine et traverse les générations. Découvrez ce lieu où le pain nourrit le corps… et l'âme !
Nulle religion ne possède, autant que le judaïsme, de symboles si riches et variés. Symboles qui ne sont pas arbitraires mais découlent directement de la réalité qu’ils sont censés représenter. Tout comme le judaïsme est d’inspiration divine, ses symboles le sont aussi et, par conséquent, reflètent fidèlement les éléments des sphères célestes. Selon un Midrach, le Créateur a suivi un “plan d’architecture” tandis qu’Il créait l’univers ; et ce plan, c’est la Torah. C’est pourquoi chaque détail de la création est empreint de sagesse divine et regorge de significations diverses et profondes.
A cet égard, l’exemple de la table est très instructif. Quoi de plus banal qu’une table ? Simple support pour travailler ou manger ! Oui,
mais pas chez nous. Dans le judaïsme, la table est l’archétype même de l’objet apparemment anodin qui, dès qu’on s’y penche, révèle ses multiples facettes et dévoile toute sa portée symbolique.
Un point de rencontre
D’un point de vue pragmatique et concret, la table joue avant tout un rôle de régulateur dans la vie sociale : c’est le moment où la famille se retrouve, resserre ses liens, améliore sa qualité de vie. Et ce moment privilégié, nous ne le devons à nul autre que Moché Rabbénou, car c’est lui qui a institué les repas à heure fixe, ainsi que nous l’apprend le Talmud (Yoma 75b) : “Telles ces poules qui picorent ci et là, les Israélites grignotaient à chaque instant, jusqu’à ce que vînt Moché, qui leur fixa des repas à
heures fixes.” Depuis lors, la famille, quoique dispersée, prise dans le tourbillon de la vie active, se rassemble au moins une fois par jour autour de la table, lors du repas quotidien, et tisse des liens plus étroits.
À la sainteté des repas, s’ajoute une autre composante : l’hospitalité. Un adage talmudique veut que lorsque le Temple existait, les péchés s’expiaient sur l’autel ; depuis sa destruction, c’est la table de chaque individu qui est devenue autel d’expiation.
La représentation de la table comme autel a fondé toute une idéologie ; elle a engendré une pléthore de traditions et influencé les règles de bienséance. C’est dans ce sens que de nombreuses communautés ont pris l’habitude de toujours placer du sel sur la table, en rappel du sel qui se trouvait sur l’autel, et d’enlever les couteaux au moment de la récitation du Birkat Hamazon. On ne posait pas de fer sur l’autel car, utilisé comme arme, il pouvait raccourcir la vie d’un être humain et ne devait donc pas se trouver à proximité du Temple qui rallonge la vie de l’homme. Mais il s’agissait en premier lieu d’encourager les gens à inviter chez eux des hôtes démunis, car le partage du repas avec les pauvres compense ses aspects matérialistes et égoïstes et lui donne une dimension sacrée.
La table, source de bénédiction
Cest le moment où la famille se retrouve, resserre ses liens, améliore sa qualité de vie. "
Mais plus encore que la richesse, la table est source de miracles. La nappe nous le rappelle. Le Talmud souligne en effet l’importance de couvrir la table d’une nappe en l’honneur du Chabbath, même si l’on n’a que très peu à manger. Outre le souci esthétique des choses bien faites que tout juif se doit de cultiver (“L’homme doit toujours prendre soin des belles choses”, selon Rachi), la nappe rappelle la rosée qui tapissait le sol, sous la manne, et la protégeait tel un écrin, dans le désert.
La table, dans ce contexte, c’est le centre du miracle quotidien de la nourriture qui agit à même le corps physique. À titre d’exemple, Avraham avait dressé une table royale à l’intention des trois anges venus lui rendre visite, et le mérite de cette hospitalité lui avait valu la bénédiction
Quand la table est envisagée sous cet angle, elle révèle une autre facette : c’est désormais un réceptacle de sainteté qui attire toutes les bénédictions, spirituelles et matérielles. Sous ce rapport, elle est comparable à la table d’or (munie des pains de proposition) que l’on érigeait autrefois dans le Saint (l’antichambre du Saint des Saints). De même que cette table avait la propriété d’enrichir tous les Cohanim qui goûtaient à son pain, de même la table domestique procure la prospérité matérielle à qui sait l’honorer.

divine, notamment sur la personne de sa femme Sarah qui, malgré son âge avancé, avait retrouvé sa jeunesse. Et pour cause : nourrir l’autre, c’est lui redonner la vie — un acte que D.ieu récompense mesure pour mesure.
C’est dans ce sens aussi que la table pouvait être un rempart contre le mal. À un homme harcelé dans sa vie par de nombreux accusateurs célestes nés de ses propres fautes, le Ba’al Chem Tov avait enjoint : “Rallonge ta table !” (c’est-à-dire accueille davantage d’invités). De la sorte, cet homme s’est entouré de tant de bontés que la stricte justice ne pouvait plus l’atteindre !
Au vu de ces observations, on saisit d’autant mieux la portée de certaines coutumes. Par exemple, il ne faut pas débarrasser la table des miettes ou des croûtons de pain avant le Birkat Hamazon, car la bénédiction divine ne repose pas sur un réceptacle vide. L’on sait également que les anges officiants qui, le vendredi soir, raccompagnent l’homme chez lui, recherchent avant tout une “table prête”. Même si le repas est frugal, le simple fait de dresser la table attire la bénédiction pour toute la semaine, tandis qu’une table non dressée est signe qu’on n’attend pas la visite du divin.
La table, symbole de l’étude
Un réceptacle de sainteté qui attire toutes les bénédictions, spirituelles et matérielles. "
être sublime : “Trois individus mangent à une même table et y échangent des propos de Torah : c’est comme s’ils mangeaient à la table de D.ieu !” Et une anecdote le confirme : un disciple du célèbre Maguid de Mezeritch fut si impressionné et émerveillé par les saintes paroles qui jaillissaient de la bouche du maître, à table, qu’il vit la table s’élever du sol…
Quand un jour les objets inanimés auront tout loisir de parler, la table sera l’un des objets du quotidien qui s’exprimeront pour prendre la défense du juif. La table sur laquelle il aura nourri les pauvres se hissera jusque devant le Trône céleste pour plaider en sa faveur. Voilà pourquoi les grands érudits de notre peuple voulaient qu’on fabrique leur cercueil avec le bois de leur table, cette table qui les avait écoutés jour et nuit étudier, réviser inlassablement la Torah. Ce bois qui avait absorbé l’énergie sacrée, allait pouvoir défendre leur cause au jour du jugement.
Une richesse inépuisable
Il est un autre aspect de la table juive que l’on ne saurait passer sous silence : l’étude de la Torah. Il n’est pas fortuit que le plus grand ouvrage de jurisprudence, le code de vie juive, porte le titre de “Table dressée” (Choul’han ‘Aroukh). Car telle une table dressée, où les aliments sont apprêtés et accommodés pour servir directement à l’alimentation sans préparation supplémentaire, ainsi le Choul’han ‘Aroukh expose des lois simplifiées et organisées, prêtes à l’étude. Ce rapport de sens fait dire à nos Sages que la table (dans toutes les acceptions du terme) d’un érudit doit être impeccable et la conversation doit y
À la lumière de toutes ces réflexions, on comprend l’importance centrale de la table dans la tradition juive. Cet objet, somme toute banal, est pourtant susceptible de remplir maintes et maintes fonctions : point de rencontre, lieu de culte, autel, foyer d’altruisme, centre d’hospitalité, source de bénédictions et de miracles, symbole d’étude, témoin utile. Mais si large que soit cet éventail, il ne couvre même pas une infime partie de la réalité spirituelle de la table juive.
C’est là un trait caractéristique du judaïsme, et toute sa beauté d’ailleurs, que de débusquer dans les objets les plus prosaïques une haute forme de sainteté. Et c’est aussi le souhait le plus intime du Créateur : habiter parmi Ses créatures, au sein de la création.
Elie Marciano
La seule table au monde en 2026 où l’on se reconnecte vraiment : la table de Chabbath
Nous possédons un trésor que D.ieu nous a offert, le Chabbath, mais nous n’en avons pas assez conscience.
Un jour, un "Juif" libéral a dit à Rav Miller que nous devrions être jaloux des liens familiaux des non-Juifs. Il avait vu une famille italienne manger ensemble à l’occasion du Nouvel An, en train de bavarder et de rire, et selon lui, nous n’avons pas de liens aussi forts. Il jalousait cette fraternité entre non-Juifs ! Le Rav lui a répondu qu’aucune nation ne profite autant des liens familiaux que les Juifs, qui en bénéficient chaque semaine, quelles que soient les circonstances : cela se passe pendant Chabbath.
sur ce jour appelé Mékor Habrakha, la source des bénédictions.

La table de Chabbath n’est pas un simple dîner en famille, c’est un trône. On y goûte la bonté de D.ieu dans la matérialité même, et ce plaisir sanctifié rejaillit sur toute la semaine. La maison se ferme aux influences extérieures indésirables, pour devenir un espace Kadoch, un sanctuaire miniature. Nous sommes rassemblés à la table de Chabbath autour de l’essentiel.
"Mais forcément, toi, le Juif ‘libéral’ qui ne respecte pas le Chabbath, qui ne se déconnecte pas de ses gadgets… quand tu es à table le samedi, tu demandes à ta femme : ‘Où est notre fils Kevin ?’ Et ta femme te répond : ‘Kevin est au centre-ville chez ses amis !’ — ‘Et où est notre fille Samantha ?’ — ‘Elle est à la bibliothèque pour réviser ses examens !’
Ce n’est pas une famille juive, mais un dortoir où les enfants font ce qu’ils veulent. Voilà la raison de ta jalousie de cette famille italienne le jour du Nouvel An : même eux se voient plus que ta famille !"
Nous possédons un trésor que D.ieu nous a offert, mais nous n’en avons pas assez conscience. Lorsque Moché a transmis la Mitsva du Chabbath, il a dit :
, "Regardez, D.ieu vous a donné le Chabbath [...]" (Chémot 16, 29) Ce "Regardez", que l’on peut traduire en "Considérez", n’a été prononcé pour aucune autre Mitsva : il ressemble à un bijou précieux accompagné d’un avertissement : "Ce n’est pas n’importe quoi." D.ieu nous demande d’ouvrir les yeux
Rendez-vous compte : nous sommes la seule culture qui permet chaque semaine de relier les gens entre eux, profondément et authentiquement. À Chabbath, où les téléphones sont interdits, c’est la table que nous honorons en nous déconnectant de nos objets personnels pour nous retrouver vraiment.
De là naissent des bénédictions qu’on ne mesure même plus. Les parents et les enfants se voient, se parlent, chantent ensemble. À la table de Chabbath, la famille cesse d’être un dortoir pour redevenir un foyer. Le sommet reste la dimension spirituelle : le temps libéré devient temps d’étude, de prière, de chants.
Voilà la beauté de la table de Chabbath : elle apporte le fameux ‘Oneg Chabbath, le plaisir du Chabbath, du repos physique et moral, de la joie authentique qui nous élève, une famille qui se construit, une dignité retrouvée, une Torah qui rayonne. La table de Chabbath est un jardin d’où poussent d’autres jardins, une mine d’or : réfléchissons-y et optimisons ce jour incroyable.
Binyamin Benhamou

Quand elle est bien dressée, que l’on y respecte les règles de bienséance, que l’on y prononce les bénédictions appropriées et que l’on y parle de Torah, la table est une sorte de Temple où l’on sert D.ieu. Si par contre on ne pense qu’à y assouvir sa faim ou, pire, donner libre cours à sa gourmandise, alors l’âme animale règne en maître sur le corps et lui imprime ses caractéristiques.
Quelles que soient les fonctions que l’on attribue à la table juive – et il en est de très nombreuses – elle est d’abord et avant tout un lieu où l’on se restaure, où l’on se nourrit, activité indispensable à la survie du corps. L’on a beau être un “ange”, on doit passer par la table pour se maintenir en vie, et se rappeler ainsi qu’on est un simple mortel.
Mais le repas quotidien ne doit pas être ressenti comme la satisfaction d’un simple besoin mais comme un véritable culte rendu au Créateur. Ce doit être un rituel, noble et saint, une occasion de dominer son penchant, de se sanctifier, car : “Ché’at Akhila, Ché’at Mil’hama : se mettre à table, c’est partir en guerre.” Au sens littéral, cela indique qu’on doit éviter de parler pendant qu’on mange pour ne pas avaler de travers, car la trachée (la voie respiratoire) et l’œsophage (où doit normalement circuler la nourriture) se font alors “la guerre”, et l’on risquerait de s’étouffer.
Mais le Zohar, lui, prête à cet adage une tout autre signification. Quand on mange, l’âme divine et l’âme animale font la guerre : la première souhaite ingurgiter l’aliment pour avoir les forces de servir son Créateur tandis que la seconde ne souhaite qu’assouvir ses instincts, éprouver du plaisir. Et si le goût (et la gourmandise) est un sens très charnel, assez difficile à maîtriser, il y a cependant dans les aliments des étincelles de sainteté qui attendent d’être libérées et ramenées à leur source, ce que seul un juif consciencieux, qui mange pour servir son Créateur, est capable d’accomplir. La table est donc un pont entre le profane et le sacré.
Les deux revers de la pièce
Quand elle est bien dressée, que l’on y respecte les règles de bienséance, que l’on y prononce les bénédictions appropriées et que l’on y parle de Torah, la table est une sorte de Temple où
l’on sert D.ieu. Si par contre on ne pense qu’à y assouvir sa faim ou, pire, donner libre cours à sa gourmandise, alors l’âme animale règne en maître sur le corps et lui imprime ses caractéristiques.
On raconte que le Ba’al Chem Tov avait montré à ses disciples un homme qui mangeait de la viande de bœuf alors que c’était un jour de jeûne. Cette viande, il la mangeait avec une telle avidité que des cornes semblaient lui avoir poussé sur le front. Les disciples en étaient stupéfaits. Était-ce une illusion ? Non, répondit avec flegme le Ba’al Chem Tov, comme cet homme se donne tout entier – corps et âme – à cette viande de bœuf, il s’assimile et se confond avec elle !
Dans le même ordre d’idée, le Rabbi de Kotzk, célèbre pour ses traits d’esprit, affirme qu’on “ne doit pas manger pour se remplir la panse, mais pour se revigorer ; autrement, la table n’est plus qu’une vulgaire mangeoire …” Il disait aussi : “Si tu manges pour satisfaire ton palais, c’est du bois que tu manges ; mais si tu manges pour servir ton Créateur, tu te nourris de lumière.”
Un lieu d’hospitalité
Quand on mange, l’âme divine et l’âme animale font la guerre : la première souhaite avoir les forces de servir son Créateur tandis que la seconde ne souhaite qu’assouvir ses instincts "
Le repas collectif est ainsi perçu dans le judaïsme comme une véritable expérience spirituelle, surtout quand il est accompagné de vin (la consommation modérée de vin est bonne pour la digestion, selon la Halakha). C’est pourquoi nombre de Mitsvot sont marquées par la tenue d’une Sé’ouda (circoncision, mariage, repas de fêtes etc.) qui, précisément, les amène à un degré supérieur de perfection.
Les lois du Bichoul Israël et du Stam Yénam témoignent éloquemment que la table possède ce pouvoir de cohésion et de communion. En effet, les Sages ont interdit de consommer un repas, même Cachère, cuit par un nonjuif ou de consommer un vin simplement touché par un nonjuif, afin de dissuader toute fraternisation et assimilation avec eux. Ils avaient parfaitement conscience que la table, c’est-à-dire le repas en commun, développe le sens de l’amitié et rapproche les esprits.
Pour autant, la table n’est pas qu’un lieu où l’on prend ses repas ; c’est aussi un lieu où l’on pratique l’hospitalité. C’est un point de rencontre, un lieu de communication, où les êtres se côtoient, où les esprits discutent et les cœurs se rapprochent, bref un moyen efficace d’observer la Mitsva fondamentale d’Ahavat Israël et de cultiver la joie : “Grande est la consommation [de spiritueux], car elle rapproche” les cœurs et ouvre les esprits (traité Sanhédrin).
Les Tsadikim aussi en avaient conscience. C’est pourquoi ils utilisaient, eux, la table à des fins spirituelles. À commencer par notre père Avraham qui, nous dit le Midrach, ne se contentait pas de servir généreusement à boire et à manger à ses hôtes, mais les pressait (parfois avec insistance) de “rendre grâce à Celui dont ils avaient mangé la nourriture”. Sa table était donc un instrument de propagation du culte monothéiste. Il mettait à profit le repas pour proclamer l’existence d’un D.ieu unique. De là l’idée que la table est un véritable “outil” d’influence spirituelle.
Baba Salé, par exemple, aimait tout particulièrement recevoir ses visiteurs autour d’une table. Il offrait de la Ma’hia à ses hôtes et, ensemble, ils passaient de longues heures à chanter des Piyoutim. Puis la magie opérait :
on assistait à des miracles extraordinaires et beaucoup de prières étaient exaucées.
Les maîtres ‘hassidiques quant à eux tenaient une table (Tish, en yiddish) ou une cour, c’est-àdire organisaient réunions et colloques autour d’une table garnie d’en-cas et de boissons, ou parfois même d’un repas festif. Leurs activités spirituelles, interventions et enseignements, n’avaient pas trouvé de terreau plus fertile où s’épanouir.
La cérémonie du Tisch, au cours de laquelle le Rabbi prend son repas entouré de ses disciples, est omniprésente dans la tradition ‘hassidique. Le maître s’évertue à élever les étincelles de sainteté enfouies dans la nourriture. À sa table, on ne mange pas pour se rassasier mais pour accomplir un Tikoun ou une “réparation”. Ce qu’il reste du plat du Rabbi, les disciples se le partagent avec ferveur car les miettes et restes sont imprégnés de ses saintes pensées. On dit que le Ba’al Chem Tov était capable de voir, à sa table, les âmes qui attendaient qu’on prononce une bénédiction sur un aliment pour être libérées de leur errance.
de la table céleste, si l’on peut s’exprimer ainsi, le reflet direct des sphères spirituelles. Il paraît que le ’Hozé de Lublin (qui possédait le don de voir d’un bout du monde à l’autre) restait assis à sa table de Chabbath des heures durant, sans dire un mot, occupé à contempler les bougies ou le pain. À son disciple qui l’avait interrogé sur les motifs de cette longue méditation silencieuse, le ’Hozé avait répondu : “Je dresse la table dans les mondes supérieurs. Si la table ici-bas n’est pas parfaitement alignée avec la table céleste, la bénédiction ne peut pas y descendre”.

Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev, pour sa part, préparait la table de Chabbath avec grand soin. On rapporte qu’un certain vendredi soir, il s’était arrêté net avant d’entrer dans la salle à manger. Plus tard, il a expliqué avoir aperçu les anges officiants qui hésitaient à pénétrer dans la pièce parce que la nappe n’était pas tout à fait droite. Puisque la table accueille la Présence divine (la Chekhina), elle doit être parfaitement dressée comme l’est la chambre intime de l’âme divine.
Le grand repas
Le Ohev Israël (Rabbi de Apta) de son côté veillait à mettre douze pains sur sa table du Chabbath, en souvenir des douze pains du Temple, qui représentaient les douze tribus d’Israël. Quand il les disposait sur sa table, le Rabbi réalisait ainsi l’union du peuple juif tout entier.
Une carte céleste
Mais la table n’est pas qu’un symbole. Elle recèle une dimension divine que les hommes saints savent distinguer. Elle est la contrepartie
La table cesse donc d’être un objet matériel ; c’est un objet emblématique et spirituel. Elle pose ses pieds à terre, certes, mais elle hisse les hommes aux sphères les plus hautes. Elle est le théâtre d’activités à la fois intenses et spirituelles, le lieu où transitent les bénédictions, où se libèrent les étincelles sacrées et où, très souvent, se joue le destin du peuple d’Israël.
Et son rôle ne s’achèvera pas avec l’exil. En effet, l’ère messianique est toute entière désignée comme “le repas et le bonheur des Justes” et sera célébrée précisément autour d’une table.
Elie Marciano
Un jeune Américain venu en Israël pour le tourisme accepte, presque par hasard, une invitation à un repas de Chabbath. Ce qui devait être une simple soirée devient un tournant décisif dans sa vie. Trois ans plus tard, il revient avec un secret et un cadeau… pour retrouver la table qui a tout changé !
Rav Eli Epstein, l’un des Rabbanim de la célèbre Yéchiva pour Ba’alé Téchouva américains Or Saméa’h, située face au Kotel à Jérusalem, rapporte l’histoire suivante :
"Il y a quelques semaines, un ami à moi, enseignant dans le programme avancé de notre Yéchiva, m’a abordé avec une demande toute simple : ‘Eli, est-ce que cela te dérangerait de recevoir deux garçons de notre programme pour un repas de Chabbath ?’
Après en avoir parlé à mon épouse, nous avons convenu de les inviter pour le repas de Chabbath midi. Comme beaucoup de familles anglophones du quartier, nous recevons régulièrement des invités. Le samedi matin, les garçons sont arrivés avant que je ne rentre moi-même de la synagogue ; ma femme les a accueillis puis est retournée à la cuisine pour terminer les derniers préparatifs en vue du repas, les laissant patienter jusqu’à mon retour.
revenu pour un second séjour, là encore dans le simple but de passer du bon temps.
Après plusieurs semaines à cueillir des bananes dans un kibboutz et quelques excursions dans le nord du pays, Daniel décida de passer son dernier week-end à Jérusalem. Son programme était clair : le Kotel le vendredi soir, puis la mer
Morte le samedi matin.

Chabbath arriva. Au Kotel, Daniel observa les Juifs en chapeau noir en train de prier et les touristes sans couvre-chef prenant des photos. Au bout d’un moment, n’ayant plus rien de particulier à voir, il fit demi-tour pour quitter les lieux. Mais les choses ne se passèrent pas comme prévu.
Meir Schuster, l’un de mes collègues à la Yéchiva, l’intercepta. ‘Où manges-tu ce soir ? Ca te dirait de vivre un véritable repas de Chabbath ?’
Une dizaine de minutes plus tard, je suis rentré de la synagogue et nous avons fait les présentations. Il s’est avéré qu’ils s’appelaient tous les deux Daniel, ce qui nous a permis d’alimenter une amorce de conversation, puis nous nous sommes attablés.
Rencontre inopinée
Au fil de l’échange, l’un des jeunes hommes, un sympathique garçon de 24 ans nommé Daniel Lubin, m’a raconté son histoire. Il était déjà venu en Israël adolescent. Il avait apprécié le voyage, mais sans chercher — ni trouver — la moindre expérience religieuse. À 21 ans, il était
Daniel fut un peu surpris. Mais comme rien de plus excitant qu’une part de pizza n’était prévue à son programme, il accepta. Au pire, cette invitation ferait une anecdote de plus à raconter à ses amis de retour aux États-Unis. Et si la nourriture était vraiment mauvaise, il pourrait toujours aller s’acheter sa pizza plus tard.
Schuster l’associa à un autre jeune homme — un grand Australien, barman de profession, en voyage autour du monde — et les voilà partis découvrir leur premier Kuggel de pommes de terre.
‘Eh bien, poursuivit Daniel, ce repas a changé ma vie. J’ai passé un moment incroyable. La
nourriture était délicieuse, la conversation passionnante et les chants magnifiques. Et tout ça a duré jusqu’à 1h du matin ! Et j’ai su, à cet instant précis, que je me devais de creuser un peu plus cette histoire de religion. Je n’avais jamais eu l’impression qu’il me manquait quelque chose… mais soudain, j’ai compris que la vie pouvait avoir une dimension bien plus riche’.
Des nouveaux horizons qui s’ouvrent
Le lendemain matin, Daniel partit tout de même pour la mer Morte. Le dimanche, il prit son vol retour pour rentrer chez lui.
Je n’avais jamais eu l’impression
qu’il me manquait quelque chose… mais soudain, j’ai compris que la vie pouvait avoir une dimension bien plus riche "
Mais quelque chose en lui avait changé.

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De retour dans sa routine confortable et familière aux Etats-Unis, Daniel ressentait désormais un manque inexplicable. Il n’arrivait pas à oublier l’expérience vécue à cette table de Chabbath, à Jérusalem. A la première occasion, il se mit en contact avec la communauté juive orthodoxe locale, afin de trouver des ressources à même de lui en apprendre davantage sur son judaïsme. Hachem mit sur son chemin plusieurs rabbins compétents et dévoués qui l’aidèrent dans son cheminement. Sous leur direction, de nouveaux horizons s’ouvrirent à lui. Il s’y plongea avec un entrain et un enthousiasme sans pareil. Rapidement, il devint un véritable Ba’al Téchouva et découvrit par lui-même l’intensité de l’étude approfondie de la Torah et d’une vie fidèle à ses principes. Il aspirait à intégrer une Yéchiva et à étudier à plein temps, mais estima plus prudent de terminer d’abord ses études universitaires.
Son diplôme en poche, Daniel revint en Israël — là où son aventure avait commencé trois ans plus tôt. La boucle semblait désormais bouclée.
Un repas qui change la vie
Enfin, presque.

J’écoutais le récit du jeune homme avec intérêt et admiration. Lorsqu’il eut terminé, je fis une remarque à première vue anodine : ‘Je ne savais pas que Meir Schuster recevait luimême des invités pour le Chabbath. Je pensais qu’il envoyait les jeunes dans d’autres familles. Quelle chance d’avoir mangé chez lui, ça doit être une expérience extraordinaire !’
Daniel répondit : ‘Non, vous avez mal compris. Je n’ai pas mangé chez Schuster. Il m’a envoyé dans une famille américaine.
- Ah bon ? Laquelle ?’
Mais au lieu de répondre, Daniel désigna la table. Je le regardai, perplexe. ‘Comment ça ? C’était quelqu’un dans cet immeuble ?’ Il hocha la tête. Je commençai à énumérer les noms de mes voisins anglophones. Mais Daniel secoua la tête. " Non. C’était ici, dans cette maison !
- Vraiment ? Quelle coïncidence ! Qui vivait ici il y a trois ans ?’ A peine fini ma phrase, et sous le regard hébété de mon épouse, je me souvins soudain que nous habitions cet appartement depuis à peu près 7 ans…
Daniel sourit.
‘Tu veux dire que tu as mangé ici, chez nous ?’ Il acquiesça : ‘Oui.
- Tu le savais depuis le début, alors ? C’est toi qui as fait en sorte de venir chez nous pour ce repas ?
- Exactement. Cela fait trois ans que je rêve de revenir ici. Je suis même venu avec un petit cadeau. Je me suis souvenu que nous avions bu un petit Lé’haïm et que vous n’aviez pas de verres à liqueur. Alors je vous ai acheté ce petit
service pour vous remercier — pour le repas… et pour tout le reste !’
Cette fois, la boucle était vraiment bouclée ! Pour la première fois depuis très longtemps, je restai sans voix. Mais en vérité, aucun discours n’était nécessaire. Je me contentai de m’imprégner du moment, bouleversé et heureux de constater que moi et ma famille avions eu un tel impact dans la vie d’un autre Juif, et tout cela grâce à un simple repas de Chabbath. Et avec si peu d’effort.
Voilà la véritable raison pour laquelle je raconte cette histoire. Non pour me vanter de nos merveilleux repas de Chabbath — le mérite en revient à ma femme. Ni simplement pour partager une anecdote sympathique. Je la raconte parce qu’elle prouve que chacun d’entre nous a la capacité de changer le monde. Et cela ne demande pas d’efforts extraordinaires, mais un minimum d’attention. Est-ce si difficile d’inviter un hôte à sa table du Chabbath ?"
(Source : Or Saméa’h)
Quand on veut perdre du poids, le premier réflexe est : "Je dois faire du sport." On s’inscrit en salle, on transpire, et pourtant… La balance ne bouge toujours pas ; pire, le chiffre augmente ! Beaucoup se découragent alors, sans comprendre le pourquoi du comment.
• La perte de poids commence dans l’assiette : L’idée n’est pas de "compenser" des excès avec une séance de sport. Pour perdre du poids, déficit calorique et alimentation équilibrée restent primordiaux.
• Le sport ne fait pas toujours baisser le chiffre : Quand on commence une activité, surtout du renforcement musculaire, on développe du muscle. Or le muscle est plus lourd que la graisse ! Résultat : le poids peut stagner, voire augmenter.
• Le corps se transforme grâce au sport : silhouette plus tonique, métabolisme plus rapide et meilleure sensibilité à l’insuline. Autrement dit, on est toujours gagnant lorsqu’on inclut de l’activité physique dans sa routine.

• Se fier uniquement à la balance est la plus grosse erreur : La prise de mensurations, le miroir, les vêtements et notre niveau d’énergie sont souvent les meilleurs indicateurs. Alors, sport ou nutrition : il n’y a pas de débat. L’assiette crée la base. Le sport transforme la composition du corps. La balance, elle, n’est qu’un détail.
Sarah Kisielewski
Ici apparaît tout le génie d’un enseignement délivré autour d’une table, destiné à traverser les générations et atteindre l’éternité. La sortie d’Égypte et le droit à une vraie liberté parlent à chacun, qu’il soit simple ou sage, docile ou révolté. Chacun, avec son tempérament et les défis de son époque, peut trouver dans son enseignement une réponse qui remplira sa vie de sens.
Dans un mois, les familles juives à travers le monde se réuniront à leur table pour célébrer le
Séder de Pessa’h. Si l’évènement fondateur qu’est la sortie d’Egypte est rappelé chaque jour lors de nos prières et de nos actions de grâce après les repas, il est un jour dans l’année – deux en diaspora – où il est une Mitsva toute particulière de s’en entretenir en famille – c’est, vous l’avez compris, la soirée du Séder Or il n’est pas anodin que cette Mitsva tout à fait fondamentale pour notre Emouna prenne place précisément autour d’une table et d’un repas. Comme si la croyance ne pouvait être transmise qu’accompagnée de chaleur humaine et de douceurs gustatives… Un secret que les ménagères juives se sont jalousement réservé à travers les siècles !
Emouna et Msoki
La soirée du Séder — littéralement soirée de "l’ordre", titre admirablement optimiste, lorsque nous voyons le joyeux désordre qui habite cette cérémonie pleine de vie — est ainsi un réel dialogue entre l’enfant qui interroge et les parents qui réfléchissent avec lui pour faire vivre son héritage : l’histoire de la sortie d’Égypte et les miracles que D.ieu a déployés pour délivrer Son peuple de l’oppression.
L’image ancestrale symbolique décrite par la Hagada est celle de quatre enfants assis autour d’une table : le sage, le Racha’ — ou enfant terrible et agressif —, le simple et celui qui ne sait pas poser de questions
Quelle est la source de ces quatre attitudes différentes au Séder de Pessa’h ? La réponse est simple : à plusieurs reprises, la Torah nous prévient que nos enfants viendront nous
interroger sur leurs racines et le sens de toute la soirée du Séder — dans Chémot à deux reprises, aux chapitres 12 et 13, puis dans Dévarim, au chapitre 6. Le fait intéressant est que ces questions ne sont pas identiques et les réponses varient aussi.
C’est ici qu’apparaît tout le génie d’un enseignement délivré autour d’une table, destiné à traverser les générations et atteindre l’éternité. La Torah n’est pas et n’a jamais été une religion dogmatique aux réponses monolithiques. La sortie d’Égypte et le droit à une vraie liberté doivent et peuvent parler à chacun, qu’il soit simple ou sage, docile ou révolté. Chacun, avec son tempérament et les défis de son époque, à condition de chercher honnêtement la vérité, peut trouver dans son enseignement une réponse qui remplira sa vie de sens.
Contrairement à la Hagada qui mentionne le Sage en premier, nous allons commencer par le simple.
Sa question "Qu’est-ce que cela ?" apparaît dans Chémot 13, bien avant la question très élaborée du Sage qui n’apparaît que dans Devarim 6. Ceci vient nous rappeler que l’approche d’un Juif doit toujours faire précéder le "quoi" au "pourquoi". Si l’esprit critique et cartésien des Lumières coule dans nos veines, il ne faut pas oublier que le peuple juif a mérité la Révélation par une phrase surprenante : "Na’assé Vénichma’" ("Nous ferons puis nous comprendrons"). Il est nécessaire d’entendre l’enseignement, de l’intégrer réellement, avant de passer à l’étape suivante, demander pourquoi, voire remettre
en question pour approfondir à nouveau. Pour devenir réellement sage, il faut accepter de passer par la case du simple, ce qui nous permet d’apprendre avant de philosopher.
La question suivante posée à table est celle du Sage : "Que sont ces témoignages, décrets et lois que l’Éternel notre D.ieu nous a ordonnés ?" La question est détaillée et précise, le Sage souhaite tout comprendre. Nous nous attendions ici à une réponse circonstanciée. Attente déçue, car la réplique est surprenante : "Tu lui enseigneras les lois de Pessa’h : on ne prendra aucun dessert après l’Afikoman !"
En quoi est-ce capital ?
Le père et l’enseignant, confrontés à un enfant doué d’un esprit profond et affûté, doivent satisfaire ses demandes de connaissance, mais ils doivent aussi le prévenir d’un danger qui menace les personnes intelligentes : l’intellectualisme. Tout peut être ramené aux faits intellectuels et l’être humain risque de se désincarner en une froide machine à calculer toujours précise. La réponse donnée à cet enfant a la douceur de la madeleine — ‘Hamets ? — de Proust : "Si tu veux vivre comme un homme, il ne faut jamais perdre le goût de la Matsa."
On ne consomme pas de dessert après l’Afikoman, dernier morceau de Matsa consommé à table pour garder son goût en bouche. Les enseignements doivent être compris, approfondis, mais aussi ressentis et savourés.
Mais voici qu’à notre table siège un autre personnage : le Racha’, généralement traduit par méchant ou pervers.
La source de sa question se trouve dans Chémot 12,26 : "Lorsque vos enfants vous diront : ‘Qu’est-ce que ce travail pour vous ?’" Soit : "Pourquoi nous imposez-vous un tel labeur ? Pourquoi devrions-nous subir le Maror et son amertume ? Pourquoi y a-t-il autant de lois pesantes ?"
Derrière les mots, la pédagogie
La Hagada continue en nous conseillant "d’agacer les dents du rebelle" par notre réponse. Le rebelle souffre terriblement et ses paroles nous blessent, ses morsures sont cruelles et dangereuses. S’il attaque et méprise, pour notre protection, nous devons lui écrêter les dents. Si nous savons entendre le cri de l’âme de ce Juif qui souffre, les morsures ne pourront plus nous blesser, car ses attaques ne seront alors plus personnelles, elles ne sont que l’expression d’un mal-être profond, d’une recherche de vérité.
Si nous prenons 570 — valeur numérique du mot Racha’ (עשר) —, à quoi nous retirons 366 — valeur des dents du Racha’ (Chinav, וינש) —, il ne reste plus que 204, exacte valeur du Juste — le Tsadik (קידצ).
Derrière chaque Racha’ se cache un Tsadik — un Juste —, duquel nous ne désespérons jamais et qu’il faut avoir la grandeur de percevoir. C’est là le sens profond de la réponse de l’éducateur de la Hagada faite au Racha’.
Nous abordons enfin le quatrième enfant : celui qui ne sait pas poser de question. La Hagada nous donne une suggestion étrange : "At" — "tu" au féminin — "Péta’h Lo" — ouvriras le dialogue. Le sujet est féminin mais le verbe est masculin. Ce déséquilibre nous enseigne que l’essentiel de la transmission pour un jeune enfant passe par le sentiment, l’affect, la douceur d’une mère et aussi… son savoir-faire culinaire ! Ce discours maternel l’atteindra bien plus qu’un discours abstrait et mathématique, qu’il entend souvent du côté paternel. Il est indispensable de faire vivre nos valeurs, d’apprendre à en ressentir la beauté et la puissance à nos enfants, et cela passe inéluctablement par la table juive autour de laquelle toute la famille est réunie.
De nos jours, nous disait le Rabbi de Loubavitch, s’est ajouté un cinquième enfant : celui qui n’est même pas à table. Lui non plus ne peut être oublié, car une table de Séder ne pourra jamais être complète tant qu’un des enfants ignore qu’une porte vers la liberté s’ouvre ce soir-là.
Rav N. Mimoun & E. Boukobza

Peut-on cachériser soi-même de la viande Taref ? La viande Cachère étant trop chère pour moi, j’ai entendu dire qu’on pouvait saler de la viande Taref pour en retirer le sang.

Réponse de Rav Gabriel Dayan
La viande Taref, provenant d’une bête non cachère ou d’une bête cachère mais n’ayant pas subie la Che’hita, ne se cachérise pas ! Elle reste Taref quoi qu’on lui fasse !
La viande provenant d’une bête cachère ayant subie la Che’hita doit obligatoirement être cachérisée avant d’être consommée, c’est à dire qu’il faut :
- la rincer à l’eau froide ;
- la tremper dans de l’eau froide (durant 30 minutes) ;
- la poser sur une grille et bien la saupoudrer de gros sel de tous les côtés (durant 60 minutes) ;
- la rincer minutieusement à l’eau froide 2-3 fois (après avoir retiré le sel, soit en secouant la viande, soit en la rinçant sous un jet d’eau).
Cette cachérisation permet, certes, de consommer la viande car elle a pour but d’extraire le sang mais les deux catégories de viande mentionnées précédemment, dans le paragraphe 1, restent absolument non-cachères et non consommables même après un salage. (Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 7-1 ,69)
Est-que télécharger des musiques sur YouTube à partir d’une plateforme qui convertit en MP3, c’est du vol ?

Réponse de Rav Aharon Sabbah
- Vous faites référence à de la musique dont les auteurs n’autorisent pas la conversion en MP3 ni le téléchargement. Sachez que, sans leur autorisation explicite, convertir et télécharger ces fichiers fait l’objet d’un débat halakhique : selon certains avis, cela constitue une interdiction de la Torah liée au vol. (Zkhouyot Yotsrim, ‘Emek Hamichpat IV, 7 ; 462).
- En revanche, d’autres décisionnaires le permettent, en se basant sur le principe de Zouto Chel Yam : lorsqu’un objet est perdu en mer, on peut se l’approprier, même en connaissant le propriétaire, car celui-ci a perdu tout espoir de le récupérer (Baba Métsi’a 24a, Darké ‘Hochen I, 258 ; Véen Lamo Mikhchol IX, 4 ,9 ; Vayachev Moché 1, 25). Cette permission ne s’applique toutefois pas en cas d’usage commercial (Zkhouyot Yotsrim 10, 6).
- Il est donc recommandé, par mesure de piété, de ne rien télécharger illicitement sur internet ; celui qui s’en abstient est digne de bénédiction. (Min’hat Tsvi 18 ,1 ; Véen Lamo Mikhchol IX, 9, 4). Concrètement, celui qui adopte l’avis strict devra, en cas de doute, vérifier auprès du responsable de la chaîne si le téléchargement est autorisé par l’auteur.
Quelques précisions importantes :
Si la loi du pays où vous résidez interdit ce téléchargement, il faut impérativement s’y conformer. Cette réponse concerne uniquement la musique Cachère.
Je suis Avrekh Collel et j’ai aussi les aides sociales, je ne roule pas sur l’or mais je vis très bien. Quelqu’un veut me donner son Ma’asser, qu’en pensez-vous ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Si votre situation financière vous oblige à vous restreindre sur des besoins élémentaires, si vous devez calculer avec soin chacune de vos dépenses, si vos achats sont faits avec précaution, et que, par exemple, lorsqu’une belle tenue attire le regard de votre épouse, vous tournez votre main sept fois avant de la sortir du porte-monnaie et/ou vous hésitez longuement avant de faire un soin médical, alors vous entrez dans la catégorie de ceux qui peuvent recevoir du Ma’asser
En revanche, si vous vivez sans pression financière et sans devoir renoncer à des choses nécessaires ou convenables, même si vous n’êtes pas dans l’aisance, il est préférable de laisser le Ma’asser à ceux dont la situation est délicate.
J’ai entendu dans un cours qu’il ne faudrait pas allaiter un bébé plus de deux ans, sinon cela pourrait lui nuire intellectuellement. Pourtant, il me semble que Chmouel a été sevré à trois ans et que les avis divergent. Pouvez-vous m’éclairer : jusqu’à quel âge est-il permis d’allaiter mon bébé ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
1. De nos jours, la médecine recommande l’allaitement exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois.
2. De 6 à 24 mois et dans la mesure du possible, l’allaitement est toujours recommandé, parallèlement à une alimentation complémentaire [soupes, compote, etc.].
3. De 24 mois à 48 mois, il est absolument permis d’allaiter, à condition que le bébé n’ait pas arrêté l’allaitement durant 72 heures. S’il a arrêté l’allaitement suite à une maladie, la reprise est permise. (Choul’han ‘Aroukh Even Ha’ézer 82, 7)
4. Si l’enfant montre qu’il a vraiment besoin de sa maman ou qu’il souffre d’une faiblesse et que l’allaitement lui fera du bien, il est permis de l’allaiter jusqu’à l’âge de 5 ans. (Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 81, 7)














Les enfants, cette semaine, si l'on vous fait une remarque ou une critique constructive, écoutez-la et transformez-la en une action concrète d'amélioration de votre comportement.
L'HISTOIRE
À la maison, Léa aide ses parents à mettre la table. Elle pose les assiettes un peu vite, sans faire attention. Une cuillère tombe par terre. "Mince…", marmonne-t-elle.
Maman la regarde et essaie de la tranquilliser : "Prends ton temps, Léa. Quand on se précipite, on fait moins bien les choses."
Léa soupire, elle pense : Oh, ça va, je sais ce que je fais !" Et elle continue comme avant.
Plus tard, à l’école, la Mora, la maîtresse rend les contrôles. Léa a une bonne note, mais plusieurs phrases sont entourées en rouge. "Tu as bien compris, mais tu dois mieux présenter ton travail", a commenté la Mora.
Léa hésite, puis accepte. Ensemble, elles réécrivent une réponse plus claire. Léa se rend compte que c’est nettement mieux.
En rentrant à la maison, Léa aide son petit frère à ranger ses jouets. Il ne veut pas écouter. "Arrête d’être têtu !", lui dit-elle. Puis elle repense à sa journée. "Moi aussi, j’ai été têtue…"
Le soir, avant de dormir, Léa comprend quelque chose d’important : écouter une remarque, ce n’est pas toujours agréable, mais c’est une occasion d’apprendre beaucoup de choses.

Léa sent son cœur se serrer. Elle a envie de répondre : "Mais j’ai réussi le contrôle, à quoi bon s’attarder sur la présentation ?!" mais par respect, elle se retient.
À la récréation, elle en discute avec son amie Sarah qui lui dit : "Tu veux que je t’aide à corriger tes fautes de présentation ?"
L'ENSEIGNEMENT
Dans la Paracha Ki-Tissa, le peuple juif fait une grande erreur avec le Veau d’or, juste après avoir reçu la Torah. Cela nous paraît incompréhensible, aujourd’hui, mais il y a une leçon importante que la Torah veut nous enseigner, aujourd’hui.
Les Sages expliquent qu’Hachem n’a pas tant reproché l’erreur elle-même qu’une chose en particulier : le peuple était entêté, il n’acceptait pas qu’on lui fasse des remarques pour s’améliorer.

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !
Est-ce qu’il t’arrive de refuser d’écouter quand on te fait une remarque ?
Qui peut t’aider à t’améliorer dans la vie de tous les jours ?
À partir d’une remarque qu’on te fait, quelle petite chose pourrais-tu essayer de mieux faire demain ?
La Torah nous enseigne ici une grande leçon : être intelligent, ce n’est pas dire "j’ai raison" tout le temps. Être fort, c’est savoir écouter quand quelqu’un nous fait une remarque, même si ce n’est pas agréable.
Quand un parent, un professeur ou un ami nous corrige, ce n’est pas pour nous embêter. C’est pour nous aider à grandir. Au lieu de nous fâcher, essayons d’apprendre. C’est la meilleure recette pour devenir meilleur chaque jour.
Rav ‘Ezra Attia, de mémoire bénie, était le Roch Yéchiva de Porat Yossef à Jérusalem. Chaque jour, des centaines de garçons viennent étudier auprès de lui, recherchant son exigence bienveillante.
Un matin, pendant le cours, Rav Attia remarque qu’un élève regarde ailleurs, joue avec son stylo et ne suit pas vraiment la Guémara. Le Rav s’approche lentement, pose la main sur le pupitre et dit : "Ferme ton livre un instant." Toute la classe se tait. Puis il ajoute : "Si tu es ici, c’est pour apprendre. Pas pour faire semblant."

m’attaque." Rav Attia le regarde droit dans les yeux et lui répond : "Il n’y a aucune attaque, mais il y a une clé. À toi de décider si tu ouvres la porte."
, on raconte que Rav ‘Ezra Attia préfère mille fois un élève qui fait des erreurs mais écoute, qu’un élève brillant qui refuse toute remarque. Pour lui, l’intelligence sans humilité ne construit rien.


L’élève baisse la tête. Il pense que le Rav est en colère.
Mais après le cours, Rav ‘Ezra Attia l’appelle. Il l’invite à s’asseoir près de lui et lui demande simplement : "Dis-moi, est-ce que tu veux vraiment réussir ?" Le garçon hoche la tête. Alors Rav Attia lui explique : "Quand je te fais une remarque, c’est précisément parce que je crois en toi. Si je pensais que tu étais perdu, je ne dirais rien. Une remontrance, c’est un cadeau, une chance de devenir meilleur."
Il répète souvent à ses élèves : "Le plus grand danger pour une personne, ce n’est pas de se tromper, au contraire. C’est de ne pas vouloir entendre quand on lui montre comment progresser."
Un autre jour, un élève vient le voir, visiblement blessé. "Kevod Harav, quand on me reprend, j’ai l’impression qu’on
Rav ‘Ezra Attia montre par son exemple qu’un Juif grandit quand il accepte qu’on lui parle, quand il écoute un parent, un maître, ou même un ami. Celui qui se ferme reste bloqué, pendant que celui qui écoute avance.
Grâce à lui, ses élèves apprennent que la vraie force n’est pas de répondre, de se justifier ou de se braquer. La vraie force est d’accepter la remarque, et de se remettre en cause pour avancer. Et même un enfant peut déjà pratiquer cela : entendre une remarque, respirer, et faire un petit effort de plus.
Les enfants, cette semaine, quand quelqu’un vous fait une remarque, essayez de ne pas répondre tout de suite. Écoutez jusqu’au bout, puis réfléchissez à la façon dont vous pouvez vous améliorer en fonction de cette remarque.
Le gingembre apporte un coup de pep’s printanier, la touche d’orange donne une douceur subtile et originale. Une soupe lumineuse, parfaite pour accueillir les premiers jours de mars.
Pour 4 personnes
Difficulté : Facile
Temps de préparation : 15 min
Temps de cuisson : 25 min

Ingrédients


• 900 g de carottes nouvelles, pelées et coupées en rondelles
• 2 petits oignons jaunes émincés
• 2 gousses d’ail
• 1,5 cuil. à soup d’huile d’olive
• 750 ml de bouillon de légumes
• 300 ml de jus d’orange fraîchement pressé
• 1,5 cm de gingembre frais râpé
• Sel, poivre
Optionnel : une pincée de coriandre moulue ou quelques feuilles de coriandre pour servir
Réalisation
– Dans une casserole, faites revenir les oignons et l’ail dans l’huile d’olive pendant 3–4 min.
– Ajoutez les carottes et le gingembre, puis laissez revenir 2 min.
– Versez le bouillon, portez à ébullition puis laissez mijoter 20–25 min jusqu’à ce que les carottes soient tendres.
– Mixez finement au mixeur plongeant.
– Ajoutez le jus d’orange, ajustez le sel et le poivre.

Servez chaud ou tiède, décorez avec un filet d’huile d’olive et, éventuellement, quelques feuilles de coriandre.
Pour une version encore plus photogénique, ajoutez quelques graines de grenade sur le dessus pour un contraste rouge vif.
Bon appétit !
Murielle Benainous



Perle de la semaine par "Combien est grand l'homme qui a marché sur la lune... mais combien est-il petit, ne pouvant atteindre le cœur de son prochain pourtant si proche de lui." (Rav Yossef Chlomo Kahanman)
