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Beaucoup ont cru qu’après la Shoah, l’antisémitisme dans le monde allait s’estomper. Durant la Seconde Guerre mondiale, le peuple juif a été très durement frappé, abandonné par les Nations, dont certaines ont même participé directement au génocide. En prenant conscience de l’ampleur des dégâts, le monde a semblé alors ressentir honte et culpabilité, et décida que plus jamais un tel désastre ne devait se reproduire. Après la création de l’ONU, qui visait entre autres à lutter contre toute discrimination, on établit la Déclaration des droits de l’homme, qui interdit le génocide et toute forme de propagande raciste ; puis, la Cour pénale internationale fut instituée afin de juger les crimes contre l’humanité. On décida aussi d’enseigner la Shoah dans les programmes scolaires, pour ne rien oublier de cette période sombre de l’histoire. Parallèlement, on accorda le retour des Juifs sur la terre de leurs ancêtres. L’Allemagne, quant à elle, versa des allocations aux familles des victimes et aida financièrement le jeune État d’Israël. Apparemment, une parfaite Téchouva (repentir)…
Mais les années ont passé, et des négationnistes ont commencé à émettre des réserves sur les horreurs perpétrées par les nazis ainsi que sur le nombre de victimes. On a troqué l’antisémitisme pour l’antisionisme, allant jusqu’à voter en 1975 à l’ONU une résolution selon laquelle “sionisme égale racisme”. Puis on a accusé Israël d’apartheid, et récemment même de nazisme (!). Ces mêmes organisations internationales censées protéger les Juifs sont devenues les plus virulentes contre Israël, l’accusant systématiquement dans toutes ses actions. Aujourd’hui, la toile - et notamment les réseaux sociaux - est devenue le lieu de prédilection d’un antisémitisme décomplexé et extrêmement violent. Incroyable ! Mais en réalité, l’antisémitisme ne suit aucune logique. Quoi qu’ils fassent, les Juifs seront toujours sur le banc des accusés :
qu’ils s’affichent en accord ou en décalage avec leur judaïsme, qu’ils vivent parmi les Nations ou sur leur terre, qu’ils soient pauvres ou riches, puissants ou faibles. Il nous faut admettre qu’il est pratiquement impossible de déraciner l’antisémitisme des consciences, ce qui n’est pas pour nous rassurer. Mais en nous tournant vers nos écrits anciens, nous trouvons le récit d’un décret d’extermination antisémite dont nous avons été sauvés, et qui sert depuis de référence au peuple juif.
En effet, dans la Méguilat Esther, il est rapporté qu’un antisémite notoire, Haman, avait décrété d’anéantir tout le peuple juif et ce, en un même jour. Il était le premier ministre du roi A’hachvéroch, qui dominait à cette époque le monde entier. Techniquement, on ne pouvait pas annuler cette décision, ni par les pots-de-vin, ni par les relations, ni par voie militaire. Mais Mordékhaï, l’un des grands Sages de l’époque, réalisa que si un tel décret planait au-dessus du peuple d’Israël, c’est que les Juifs avaient commis un écart dans leur comportement.
Effectivement, les Juifs en exil, dans leur souci de plaire au roi A’hachvéroch, avaient participé au festin que ce dernier avait organisé, dans lequel régnaient immoralité et moquerie envers nos écrits et nos objets de culte. Mordékhaï était persuadé que seule une Téchouva collective pourrait les sauver, et c’est alors qu’il décida, accompagné d’Esther, de fixer des jours de jeûne et de prières. Le miracle ne tarda pas à se manifester, et après un retournement de situation improbable, les Juifs furent sauvés et leurs ennemis éliminés.
Cet épisode de l’histoire, commémoré chaque année, nous rappelle inlassablement que l’unique démarche pour neutraliser totalement les dangers provenant de l’antisémitisme est de se tourner sincèrement vers D.ieu.
Pourim Saméa’h !
Rav Daniel Scemama

Rav Daniel Scemama
L'Édito - Le bouclier contre l’antisémitisme
Réflexion
Dard et miel : le secret de l’abeille
Hommage
Rav Ra'hamim Monsonego
Pensée juive
L’ivresse de l’infini : quand l’âme brise ses chaînes
Guide de Pourim
L'histoire de Pourim
Les Mitsvot de Pourim
Lois et coutumes
Rav Yehonathan Gefen
Parachat Tétsavé – Il faut toujours un % de Léchem
Chamaïm
Shabatik
Histoire
La célibataire à chaque Pourim
Spécial Pourim
Quelques faits insolites sur Pourim
Quiz Pourim
Pourim avec style… sans exploser son budget !
Rav Yaakov Gabay
Le message d'un rabbin de Genève
Devinettes sur la Paracha
Femmes
La Méguila est une femme !
Questions au Rav
La Paracha pour les enfants
Allume
!

Responsable publication
David Choukroun
Rédacteurs
Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Elie Marciano, Ariel Marciano, Sarah Kisielewski, Rav Yaakov Gabay, Jocelyne Scemama, Tsipora Cohen, Rav Gabriel Dayan, Murielle Benainous
Mise en page Dafna Uzan
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Daf Hayomi Ména'hot 45
Michna Yomit Kritout 3-9
Daf Hayomi Ména'hot 46
Michna Yomit Kritout 4-1
Daf Hayomi Ména'hot 47
Michna Yomit Kritout 4-3
Parachat Tétsavé
Daf Hayomi Ména'hot 48
Chabbath Zakhor
Michna Yomit Kritout 5-2
Daf Hayomi Ména'hot 49
Michna Yomit Kritout 5-4
Jeûne d'Esther
Daf Hayomi Ména'hot 50
Michna Yomit Kritout 5-6
Pourim
Daf Hayomi Ména'hot 51
Michna Yomit Kritout 5-8
Chouchan Pourim
Daf Hayomi Ména'hot 52
Michna Yomit Kritout 6-2
Jeudi 26 Février
Rav Chemouel Auerbach
Rav Its'hak Ben Oualid
Samedi 28 Février
Rav 'Haïm Yossef David Azoulay ('Hida)
Lundi 2 Mars
Rav Moché Feinstein
Horaires du Chabbath
Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya
Entrée 16:55 17:16 17:17 17:16
Sortie 18:13 18:15 18:15 18:14
Zmanim du 28 Février
Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya
09:01 09:02 09:01
(2)
11:52 11:53 11:54 11:53 Chkia 17:36 17:37 17:38 17:37




L’abeille présente un paradoxe : l’impur produit le pur. Sur un autre plan aussi, le Juif doit suivre l’exemple de l’abeille. Pour servir le Créateur avec joie, il faut savoir ne chercher partout que le “miel”.

Les plus belles leçons de vie nous sont parfois offertes, non pas par les livres, mais par la nature. On l’oublie trop souvent. Seulement, il faut savoir observer et réfléchir, méditer et conclure. Plus qu’un simple exercice, cette pratique est véritablement un art. Et le Rav Avigdor Miller (1908-2001, un des grands maîtres du Moussar — l’éthique) y excellait admirablement. Ses cours et ses ouvrages le disent éloquemment. Il savait contempler la nature et, au fil de quelques observations, tirer d’extraordinaires leçons sur la meilleure façon de servir le Créateur. En témoignent ces quelques réflexions exquises sur l’abeille et ses activités.
Une alchimie spirituelle : l’impur produit le pur
Tout d’abord, il faut rappeler que l’abeille présente un paradoxe au regard des lois alimentaires du judaïsme et au regard des lois de la médecine. C’est un animal “impur” (un insecte non-cachère) et, à ce titre, son produit — le miel — aurait dû être non-cachère. Car selon les règles du Talmud, ce qui “provient de l’impur est lui aussi impur”. Mais l’abeille est une exception à cette règle. Quoique interdite à la consommation, elle produit une substance (le miel) autorisée à la consommation, parce que le miel n’est pas une “sécrétion” de son corps (comme l’est, par exemple, le lait que produit la vache) mais une dose de nectar qu’elle a prélevée et modifiée. Second paradoxe, l’abeille
possède un dard toxique et pourtant elle produit du miel, aliment doux et thérapeutique.
La leçon ? Elle est on ne peut plus claire : peu importe le passé peu glorieux d’un individu ou son tempérament “toxique” (son dard), il est capable, à force d’étude et de travail, de se conduire avec douceur — l’impur produit le pur.
Au service de la communauté
Sur un autre plan aussi, le Juif doit suivre l’exemple de l’abeille. Il vit certes dans un monde matériel et hostile, mais il doit tâcher d’y recueillir les étincelles de sainteté éparses ici et là (le nectar) et, grâce à l’étude et à l’observance des Mitsvot, révéler l’aspect doux et agréable du sacré. Bien sûr, sans se laisser contaminer par l’environnement.
Mais l’abeille est aussi un modèle d’altruisme : elle ne travaille jamais à son propre compte. Son cycle de vie est tout entier consacré à la survie de la ruche et à son bien-être. Si l’on applique ce principe au service divin, la conclusion s’impose d’elle-même : le véritable serviteur n’est pas celui qui recherche son intérêt spirituel propre mais celui qui, comme l’abeille, sacrifie ses intérêts personnels pour le bien de la collectivité.
‘Ayin Tova, le bon regard
Parfois, l’abeille parcourt de grandes distances, traverse ordures et déchèteries, à seule fin de débusquer une fleur. Elle rencontre
de nombreux éléments répugnants mais s’attarde uniquement sur le nectar. Il y a là un enseignement sur la manière de considérer les autres. Il faut avoir un bon regard, ‘Ayin Tova, car pour servir le Créateur avec joie, il faut savoir faire fi des défauts de la société, ignorer la “laideur” du monde, et ne chercher partout que le “miel” (le bien).
L’abeille possède à la fois un atout positif (le miel) et une arme de défense (le dard). De même, le fidèle doit savoir combiner les deux attitudes : être “doux comme du miel” (patient et aimable à l’égard de son prochain) et, quand il le faut, utiliser son “dard” (fermeté inébranlable à l’égard du mal ou du mauvais penchant), sans oublier toutefois qu’on n’y a recours qu’en dernière extrémité, tout comme l’abeille utilise son dard en dernier recours, puisqu’elle l’injecte au prix de sa vie.
mêmes précision et rigueur. C’est pour nous une belle leçon de discipline. Rien, dans le culte, ne doit être laissé au hasard. À l’instar de l’abeille qui construit, touche après touche, et avec une précision mathématique une structure efficace, sans aucune déperdition de cire, le fidèle doit organiser sa journée et gérer son temps, savoir mobiliser toutes les ressources de son esprit. L’ordre et la discipline sont indispensables au service de D.ieu. Et puis, ces œuvres et ces prouesses, l’abeille les réalise toutes dans un intervalle de temps très bref puisque sa durée de vie est très courte. Pourtant, sans jamais se plaindre, elle s’attelle à sa mission : fabriquer du miel.
L’abeille est aussi un modèle d’altruisme : elle ne travaille jamais à son propre compte.
La rigueur (Guévoura) doit donc être manipulée avec soin et utilisée avec parcimonie.
Son cycle de vie est tout entier consacré à la survie de la ruche et à son bien-être
L’alvéole, un chef-d’œuvre de précision
Sur le même registre de rigueur et précision, l’on peut s’émerveiller de la forme hexagonale parfaite des cellules de la ruche. Fidèle aux principes de géométrie, cette structure exploite très judicieusement l’espace disponible. Elle est idéale pour emmagasiner le plus de miel possible, et optimale pour employer le moins de cire possible. L’architecture alvéolaire de la ruche démontre admirablement la sagesse du Créateur. Et l’on peut tirer une conclusion par voie de raisonnement a fortiori : si la Providence a doté ce petit insecte d’une si profonde intelligence et d’un tel savoir-faire, à plus forte raison a-t-elle accordé à l’homme, l’élu de la création, une sagesse extraordinaire, capable des plus grands exploits. Le culte que l’on rend à D.ieu doit donc être empreint de ces

Cette réflexion conduit de surcroît à une conclusion inattendue. L’abeille, si petite soit-elle, témoigne de la sagesse infinie du Créateur, donc de l’existence de D.ieu. Que l’on observe un appareil très ingénieux et l’on s’interroge aussitôt sur son inventeur. Quand on observe une abeille qui pollinise des fleurs et distille le miel pour nourrir l’humanité, on discerne immédiatement la main de Dieu ; et l’on ne peut qu’exprimer sa gratitude au Créateur : “Merci Hachem d’avoir levé le voile sur Ta sagesse.” Ainsi, donc, l’abeille est également associée à la qualité de gratitude.
Mais le Rav Avigdor Miller n’était pas qu’un théoricien ; c’était également un praticien. Surtout un praticien. Il suggérait des exercices mentaux (qu’il appelait volontiers minute de réflexion) pour bien assimiler ses leçons. Voici l’un de ses exercices favoris, intitulé “la quête de l’abeille” et fondé sur la différence essentielle entre la mouche et l’abeille, à savoir que la mouche recherche le déchet ou la putréfaction tandis que l’abeille recherche la fleur, même dans un champ d’épines.




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Dans un premier temps, repérez un détail négatif : observez un individu ou une situation qui vous fait “mauvaise” impression ou vous paraît dénué d’intérêt (tel le dard de l’abeille ou une ronce). Dans un second temps, appliquez-vous à en extraire le miel : efforcez-vous de trouver un point positif, un seul. C’est le “nectar” (un mérite, une sagesse, une beauté cachée). Par exemple : “Cette personne parle bruyamment, mais elle dégage une force et une énergie admirables qui, sûrement, lui sont très utiles pour venir en aide à ses proches.” Dans un troisième temps, dites explicitement merci : “Je te remercie, Hachem, de m’avoir donné de percevoir cette sagesse (ou ce bienfait)”.
Pourquoi cet exercice ?
Qui ne s’exerce pas à discerner consciemment le bien, explique le Rav Avigdor, est voué
“par défaut” à jouer le rôle de la “mouche” (au sens spirituel d’individu qui ne s’attache qu’aux imperfections). Quiconque pratique cet exercice modifie progressivement le mode de fonctionnement de son cerveau. Il en retire un double avantage. D’une part il transforme son caractère et s’initie à la joie ; d’autre part il apprend à servir son Créateur avec authenticité, car le monde, pour être l’œuvre de D.ieu, est foncièrement bon, et ne voir que le mal est somme toute une forme d’ingratitude. Voici, pour finir, un autre conseil pratique du Rav, non moins original : mettre bien en vue ce qu’il appelait un “objet de réflexion.” Par exemple, poser sur la table de Chabbath un pot de miel, le regarder et dire : Ce miel a été fabriqué par des milliers de petits ouvriers, émissaires de D.ieu qui, sans jamais avoir appris les sciences, maîtrisent parfaitement la chimie et la géométrie. Merci Hachem. Que ce bienfait est doux !
Elie Marciano



Rav Dov
Landau chlita :
«Le Vaad Harabanim est l’émissaire d’Israël pour accomplir dignement la Mitsva de Matanot Laevionim à Pourim.»
Rav Moché
Sternbuch
chlita :

« Le Vaad Harabanim vient en aide à de très nombreux nécessiteux. Il est juste de leur confier les fonds afin de les transmettre et d’annuler les décrets. »
Rav Yaakov
Meir
Shechter
chlita :

« Donner par le Vaad Harabanim, c’est participer à une Mitsva collective, immense par sa quantité et sa qualité. Grâce à cette Tsedaka, on peut recevoir beaucoup plus du Ciel. »


Rav
Moché
Tsadka
chlita :

« Si tout le peuple d’Israël mérite de donner ses Matanot Laevionim par le Vaad Harabanim. Alors, les bénédictions et les délivrances viendront d’elles-mêmes. »


À l’occasion des 30 jours du décès du Rav Ra’hamim Monsonego, ce vendredi 10 Adar (27/02/2026) , Torah-Box vous propose de découvrir une brève biographie de ce grand Sage de la ville d’Aix-les-Bains. Pensez à allumer une bougie à sa mémoire.

Il y a quelque temps, un sage nous a quittés : Rav Ra’hamim Monsonego – que son âme repose en paix. Il était le fils de l’illustre Rav Yedidya Monsonego, autrefois grand rabbin du Maroc, issu d’une prestigieuse lignée de rabbins, à laquelle le roi lui-même montrait des égards. Né en 1934 à Fès, Rav Ra’hamim est le quatrième d’une fratrie qui compte six frères (dont le sixième est né d’une seconde épouse) et deux sœurs. Très tôt, il montre de grandes aptitudes pour l’étude de la Torah, et, à l’âge de 15 ans (en 1949), il est accueilli à la Yéchiva d’Aix-les-Bains. Il y fera ses études jusqu’en 1957, puis retourne au Maroc, à Casablanca, où il épouse une jeune femme (née Na’hmani).
Il s’installe tout près de son grand frère, Rabbi Aharon. Les deux foyers se partagent les deux étages d’une même maison.
Assidu à l’étude
Durant les années qui suivent, Rav Ra’hamim se consacre à l’étude et à l’enseignement de la Torah dans les institutions Otsar Hatorah. Il y côtoie de grands maîtres (’Hakham Moryossef, par exemple) qui, comme lui, ont marqué une génération d’élèves. La profondeur de son érudition n’échappe pas à son père – le Rav Yedidya – qui, souvent, dira à certaines personnes venues le consulter :
“Quand il s’agit d’une question complexe ou d’un problème ardu qui exige une réflexion approfondie (en hébreu : ‘Iyoun), c’est mon fils Ra’hamim qu’il faut interroger, car il a l’esprit perspicace.” De fait, Rav Ra’hamim était un talmudiste chevronné qui se passionnait pour la Guémara, et aussi pour l’étude du commentaire de Rachi sur le ‘Houmach avec tous les super-commentaires. Il appréciait tout particulièrement l’ouvrage Rav Peninim (recueil de commentaires et d’homélies de Rav Raphaël Berdugo, surnommé l’Ange) où il puisait son inspiration. Sa devise tenait en quelques mots : constance, assiduité et méthode.
Il étudiait systématiquement le Talmud, le commentaire de Rachi et celui des Tosfot, sans jamais faire l’impasse sur un sujet quelconque. Fidèle à la tradition des grands exégètes séfarades du Talmud, il s’employait d’abord à clarifier le passage (en hébreu : la Souguia) pour une lecture parfaitement cohérente. Il avait fait sien cet adage : “Une lecture correcte, c’est un problème à moitié résolu.” Il attachait donc une grande importance au commentaire de Rachi parce que, justement, celui-ci abonde dans ce sens : élucider le sens premier du texte. Ces explications, ainsi que les discussions des Tosfot, il les étudiait une à une, du début du traité jusqu’à la fin. Son objectif ? Très simple :
comprendre toutes les questions, examiner toutes les difficultés, et résoudre tous les problèmes sans jamais en éluder aucun. Sagesse et vertu dans un même écrin
Sept ou huit ans après son mariage, Rav Ra’hamim retourne s’installer à Aix-les-Bains, où il occupe le poste de Méchiv, c’est-à-dire de maître enseignant qui répond à toutes les questions difficiles que lui posent les élèves de la Yéchiva. Par ses conseils, il les oriente et les guide dans leurs études. Il est aussi Maguid Chi’our, c’est-à-dire qu’il dispense un cours magistral quotidien sur lequel s’appuient les élèves pour comprendre et approfondir le sujet étudié. Il remplira cette fonction toute sa vie et, sur le tard, il ira même jusqu’à l’assumer bénévolement. Son Rav et mentor, celui qui l’aura inspiré dans ses études, c’est le Rav Elyovics d’Aix-les-Bains. Mais il a aussi été très proche du Rav Chajkin (élève du grand ’Hafets Haïm).
Plus encore que sa sagesse, sa piété était remarquable, et sa conduite humble et discrète était exemplaire. Rav Ra’hamim se levait tous les jours à deux heures et demie du matin ! Il s’adonnait à l’étude de la Torah puis à la lecture de quelques Bakachot (poèmes liturgiques très chers à la tradition marocaine) jusqu’au lever du soleil. Ses enfants, d’ailleurs, l’entendaient parfois chanter ces poèmes avec ce bel air que les Juifs andalous affectionnent tant. Peu avant le lever du soleil, il allait à la synagogue pour l’office matinal des Vatikin, c’est-à-dire l’office de ces hommes pieux qui font coïncider la récitation de leur ‘Amida (les 18 bénédictions) avec le lever du soleil. Après la prière, il reprenait l’étude et l’enseignement de la Torah, dispensait cours et leçons jusqu’à l’heure du repas. Après une courte sieste, il se consacrait de nouveau à l’étude jusqu’au soir. Puis il allait se coucher à 21h30 ou 22h00 pour se lever, le lendemain, à 2h30.


Cet emploi du temps, empreint de sainteté et de pureté, il l’a respecté toute sa vie, pendant plus de soixante ans, jusqu’au jour où, deux ou trois ans avant son décès, son état de santé ne le lui a plus permis.
Rav Ra’hamim était donc un homme très spirituel, totalement détaché des contingences matérielles, qui ne vivait que pour et par la Torah. Et cette passion, il l’a transmise à ses enfants et à son foyer. Il voulait que ses fils approfondissent la Torah et l’étudient intensément. Il leur a appris qu’il ne suffit pas de lire ou étudier, mais il faut comprendre, trouver une réponse à chaque question, une solution à chaque problème. Les discours de Bar-Mitsva qu’il leur avait préparés le montrent bien : il s’inspirait des commentaires inédits de Rav Haïm de Brisk, un savant maître de la Torah dont les réflexions sont à la fois originales et profondes.
aurait eu avec son mari portait sur une question “existentielle” : elle affirmait que son mari était sa fierté, mais lui objectait que c’est plutôt elle qui était sa fierté…
Rav Ra’hamim était une force tranquille. Humble et discret, certes, il avait des idées bien tranchées, et savait les exprimer clairement quand il le fallait. Ses opinions, fondées sur sa grande érudition, étaient à la fois sages et fermes.
Rav Ra’hamim était donc un homme très spirituel, totalement détaché des contingences matérielles, qui ne vivait que pour et par la Torah "
Un homme totalement spirituel
On devine aisément que Rav Ra’hamim n’attachait aucune importance à l’argent qui, pour lui, n’avait aucune valeur intrinsèque. Il n’en désirait que ce qu’il lui fallait pour subvenir aux besoins de sa famille. La richesse, les bénéfices, ne lui importaient guère. N’ayant aucune notion des prix et de la valeur des objets matériels, il ne savait pas marchander et payait toujours intégralement le prix qu’on lui demandait. Il laissait d’ailleurs le soin de gérer les finances à son épouse qui, extrêmement fière de lui, assumait ce rôle avec bonne volonté. Femme vertueuse, elle approuvait et admirait son mari. Pour elle, il était son “roi”, et elle l’aidait du mieux qu’elle pouvait à accomplir sa mission spirituelle. En témoigne cette petite anecdote que nous ont racontée ses enfants : le tout dernier désaccord qu’elle
Ennemi du lucre, Rav Ra’hamim prenait grand soin de l’argent public, et se montrait très scrupuleux dans l’usage qu’il en faisait. Chargé de mission, il voyageait parfois pour lever des fonds et recruter des élèves susceptibles de s’inscrire à la Yéchiva. Non seulement il ne percevait aucune commission sur cette collecte de fonds que, disaitil, il effectuait au nom du Ciel, mais encore il achetait son billet d’avion à ses propres frais. Et quand on lui a suggéré de se faire au moins rembourser le billet d’avion, il a eu cette réponse : “Puisque je profite également de ce voyage pour aller me recueillir sur la tombe de mes parents, j’y trouve un intérêt personnel et il est normal que je le paye”. Mais ses coreligionnaires, qui ne le voyaient pas de cet œil, sont intervenus auprès de la direction pour s’assurer que les billets de voyage lui seraient désormais payés par la Yéchiva. Autre exemple : il avait besoin d’un cartable pour y mettre les reçus relatifs aux sommes perçues ; il en avait donc acheté un de sa propre poche. Là encore, il avait refusé que la communauté débourse la moindre somme parce que, disait-il, il s’en servait parfois pour mettre sa nourriture ou ses effets personnels. Et puisqu’il lui arrivait de profiter de ce cartable, il ne voulait pas que la Yéchiva le lui paye !
Admiré de tous
Maître responsable et consciencieux, il a formé une génération de rabbins. Son ambition a été de communiquer à ses enfants et à ses disciples de hautes vertus et une passion pour l’étude. Et il y est parvenu remarquablement. Ses anciens élèves, dont beaucoup occupent aujourd’hui des postes importants dans des instituts religieux de prestige, retiennent, outre la discrétion et l’humilité de leur maître, sa manière d’étudier la Torah, sa profondeur et sa sagacité. Tous, sans exception, affirment avoir acquis, grâce à lui, les techniques fondamentales de l’étude et les subtilités de l’analyse talmudique, ainsi que les méthodes et outils qui les ont aidés à évoluer dans l’étude.
Rappelons que Rav Ra’hamim a fait son ‘Alyah il y a environ cinq ans, à l’âge de 86 ans. Il est décédé en Israël, le 12 Chevat dernier. Parmi les nombreux éloges funèbres, il en est un qui a particulièrement ému la famille. C’est celui,
très sobre, du Rav Meïr Wreischner, collègue et ami intime du Rav. Pour décrire la grandeur du défunt, il s’est contenté de lever les mains au ciel, en manière de dire qu’il n’y avait pas assez de mots pour qualifier la personnalité de ce grand homme. Pressé par ses auditeurs de parler davantage, il a eu ces mots : “Rav Ra’hamim, c’est un tout : vertus, étude de la Torah, crainte du Ciel.” Et devant l’insistance de la famille, il a ajouté : “C’est un homme qui excellait dans ses rapports avec autrui.”
En effet, Rav Ra’hamim se gardait non seulement de médire, mais aussi de louer quelqu’un, pour éviter qu’une parole ne mène à un commentaire désobligeant. Il ne parlait donc jamais d’autrui. Mais le plus stupéfiant, c’est sans doute cet aveu qu’il a fait lui-même à l’un de ses petits-fils : “Je ne crois pas avoir fait, de ma vie entière, du mal à qui que ce soit.”
Propos recueillis auprès du Rav Ariel Monsonego, par Elie Marciano




À Pourim, nous sommes invités à franchir le seuil du 'Ad Délo Yada', ce point de nonsavoir où les distinctions entre le compris et l’insaisissable, entre Mordékhaï et Haman, s’effacent. Ce n’est pas une invitation à la déchéance, mais à la transcendance.
Au cœur du Talmud, dans les replis d’une page consacrée à la joie du festin de Pourim, se niche une énigme qui a intrigué, voire stupéfait des générations de talmudistes. L’histoire est aussi brève qu’inexplicable : deux Sages, Rabba et Rav Zeira, célèbrent le festin ensemble. Dans l’exaltation de l’instant, Rabba se lève et "égorge" son ami. Le lendemain, par la force de ses prières, il le ramène à la vie. L’année suivante, Rabba réitère son invitation, mais Rav Zeira décline, murmurant avec une sagesse teintée d’effroi, avec peut-être une pointe d›humour : "Les miracles ne se produisent peut-être pas à chaque fois." (Méguila 7b)
Ce récit est, à première vue incompréhensible. Pour être honnête, à seconde vue voire à la troisième… aussi ! Pourtant, s’arrêter à la lettre de ce texte serait une erreur de lecture. Comme nous l’enseignent nos Maîtres, le Talmud n’est pas seulement un recueil de lois, mais une cartographie de l’invisible. Ce n’est pas une chronique de violence que nous lisons ici, mais le récit d’un événement bien plus significatif qui nous permettra de mieux comprendre la joie profonde de Pourim, un des plus beaux et puissants jours de l’année.
Le vin, miroir du secret
Pour comprendre cet instant, il nous faut d’abord saisir la nature du vin de Pourim. En hébreu, le mot "vin" (Yayin) et le mot "secret" (Sod) partagent la même valeur numérique, 70. Le vin n’est pas seulement un voile qui embrume, mais peut être un solvant qui dissout. Il dissout l’ego, cette sentinelle rigide qui garde les portes de notre conscience. En temps normal, notre cerveau agit comme un garde du corps nécessaire : il filtre l’intensité insoutenable de la lumière divine pour nous permettre de fonctionner dans un monde de matière.
Mais une fois par an, à Pourim, nous sommes invités à franchir le seuil du 'Ad Délo Yada', ce point de non-savoir où les distinctions entre le compris et l’insaisissable, entre Mordékhaï et Haman, s’effacent. Ce n’est pas une invitation à la déchéance, mais à la transcendance. Lorsque le vin entre, les secrets de l’âme s’échappent. Pour Rabba et Rav Zeira, ce qui a jailli ce jour-là n’était pas une ivresse vulgaire, mais une clarté prophétique, une onde de choc de sagesse si pure que les voiles du corps ont commencé à se déchirer.
Pour comprendre cela un peu mieux, rappelonsnous de Nadav et Avihou qui décèdent le jour même de l’inauguration du Michkan, pour avoir, d’après Rachi, pénétré ivres dans le sanctuaire. Pourtant, Moché partage la conclusion suivante avec son frère Aharon, père silencieux malgré la perte tragique de ses enfants : "Ils sont plus grands que toi et moi." Le Or Ha’haïm Hakadoch explique que le sens profond du vin évoqué est que, par amour sans limites pour Hachem, souhaitant s’approcher de Lui, bien que Nadav et Avihou se sentaient mourir, "ils ne se sont pas retenus de s’approcher pour goûter aux délices de l’union, à la tendresse, à l’amitié, à l’affection, à l’ardent désir et à la douceur, jusqu’à ce que leur âme se dissolve en eux."
L’âme est, par nature, nostalgique de sa source. Elle est comme une flamme qui cherche désespérément à se détacher de la mèche pour se perdre dans le grand brasier divin. L’ivresse de Nadav et Avihou comme celle de Rabba et Rav Zeira, n’est pas une ivresse de vin mais une révélation absolue dans laquelle, dans un amour infini, la personne peut voir son âme aspirée par sa divine source.
Le texte talmudique précise : "Rabba se leva" (Kam Rabba). Ce mouvement n’est pas seulement physique ; c’est une ascension de la conscience.

Rabba s’est élevé vers une dimension où le "je" n’existe plus, où l’âme ne perçoit plus que l’Unité absolue de D.ieu. Dans cet état, il a "égorgé" Rav Zeira. En hébreu, le terme Cha’hat peut signifier "égorger", mais il désigne aussi l’action de tirer : Ein Vécha’hat Éla Oumachakh (Houlin 30b), d’étirer ou de projeter, comme on tire une flèche vers le ciel : ‘Hets Cha'hout. (Yirmiyahou 9, 7)
Dans le cadre très particulier de la Sé’oudat Pourim, dans une étude commune des secrets de la Torah, Rabba a projeté son ami Rav Zeira dans une extase si haute qu’elle a provoqué ce que les kabbalistes nomment Klot Hanéfech : l’expiration de l’âme. C’est le syndrome de Nadav et Avihou, ces fils d’Aaron qui, consumés par un amour démesuré pour l’Infini, ont oublié de rester en vie. Ce jour-là, sous l’effet du vin des secrets, Rav Zeira a simplement cédé à cette nostalgie. Son âme a quitté son enveloppe charnelle, non par blessure, mais par pur ravissement.



Si le meurtre était spirituel, pourquoi alors le ramener à la vie ? Et pourquoi Rav Zeira a-t-il refusé l’invitation l’année suivante ? C’est ici que réside la leçon fondamentale de notre existence. Bien que l’âme aspire à l’Infini, D.ieu désire que nous demeurions dans le fini. Le but de la Création n’est pas que nous nous évaporions dans les cieux, mais que nous fassions descendre le ciel sur la terre.
Le miracle de Rabba ne fut pas seulement de faire revenir l’âme de son ami, mais de la convaincre que ce monde de matière valait la peine d’être habité à nouveau. C’est un voyage douloureux : quitter la douceur de l’unité pour la rudesse de la fragmentation. Rav Zeira, en déclinant l’invitation l’année suivante, nous rappelle notre propre fragilité. Il nous dit : "Je ne suis pas certain d’avoir la force de redescendre une seconde fois."

L’inspiration de Pourim
Cet enseignement nous invite à regarder Pourim avec un œil nouveau. Ce n’est pas un carnaval de l’oubli, mais une fête de la mémoire profonde.
C’est le moment où nous nous autorisons, l’espace d’un instant, à briser la cage de notre ego pour nous attacher totalement à Hachem.
C’est le moment où nous recevons à nouveau la Torah, mais, cette fois-ci, dans la joie et avec un immense plaisir.
Nous passons l’année entière à construire nos identités, à polir nos "je", à sécuriser nos existences. Pourim vient nous dire que, derrière ces masques, se cache une vérité plus vaste. En nous invitant à l’ivresse du 'Ad Délo Yada', la Torah nous invite surtout à ressentir l’amour infini d’Hachem à chaque instant, et le plaisir intense de l’étude de la Torah, au point d’oublier notre propre existence, comme si nous vivions dans le monde à venir. Elle nous demande de toucher ce point de lumière où le corps et l’âme ne sont plus
séparés l’un de l’autre, mais où même le corps sait ressentir une joie métaphysique.
Pourim est le meilleur moment pour appliquer les merveilleuses paroles de Rabbi Avraham de Sokhatchov, dans son introduction au ‘Iglé Tal, où il expose la profonde erreur de ceux qui soutiennent à tort que l’étude joyeuse et savoureuse de la Torah, qui inclut innovation et plaisir personnel, est moins pure, Lichma, que l’étude austère accomplie uniquement par devoir de Mitsva. Il conclut alors, dans une phrase mémorable : "Bien au contraire, telle est précisément l’essence même de la Mitsva d’étudier la Torah : être joyeux, empli d’allégresse dans son étude, car alors les paroles de Torah se fondent dans son sang. Dès lors qu’il prend plaisir aux paroles de Torah, il devient intimement uni à la Torah…"
Et c’est là toute la beauté de la joie de Pourim : savourer avec plaisir l’étude de la Torah, dans une découverte sans cesse renouvelée… Rav Nathaniel Mimoun


Exceptionnels



Pourim 5786 - Tout sur la fête
Lundi 2 mars au soir et mardi 3 mars 2026 (mardi 3 mars au soir et mercredi 4 mars à Jérusalem)
L’histoire de la fête
Les Mitsvot
L’histoire de Pourim traverse le temps pour nous délivrer de grands messages qui nous concernent tous encore aujourd’hui…
Le peuple juif : l’unité à tout prix !
A l’époque de Pourim, le peuple juif était dispersé parmi les peuples (suite à un exil forcé), et il était aussi éclaté intérieurement, car il n’y avait pas d’union entre ses membres. La reine Esther, en demandant le rassemblement de tous les Juifs, avait compris que c’est en retrouvant cette unité que le peuple serait sauvé… Ceci est toujours valable de nos jours, et c’est en nous rapprochant les uns des autres que nous connaîtrons la délivrance éternelle.
Le mal : un moyen pour le bien
Le récit de Pourim nous montre également à quel point le décret émis à l’encontre du peuple juif
Les lois & coutumes
Les dates & horaires
s’est finalement retourné contre nos ennemis ! De même, de nos jours, tous les événements qui nous semblent mauvais ne sont que des moyens de nous donner de la bénédiction. Et c’est seulement rétrospectivement que nous comprenons le sens des événements et la bonté divine à notre égard, parce que nous ne pouvons pas entrevoir la finalité des événements au moment où ils se déroulent.
Croire en la Providence divine : une protection éternelle
Enfin, les Juifs ont connu un déclin de leur foi en la Providence divine, ce qui donna à Haman la force de menacer leurs vies. Ce n’est qu’après avoir reconnu qu’Hachem dirige tout, les événements heureux autant que les plus tristes ou fâcheux, qu’ils méritèrent d’être sauvés.




Puissions-nous également aujourd’hui mériter de voir la Main d’Hachem dans tout ce qui se déroule autour de nous…
Haman, ennemi des Juifs en exil
En l’an 357 avant l’ère vulgaire, les Juifs étaient dispersés dans l’Empire perse depuis 70 ans... Le 1er Temple avait été détruit et dans leur exil, ils commençaient à perdre espoir et à oublier leur judaïsme. C’est alors que l’ennemi se leva contre eux : Haman, descendant de la tribu d’Amalek, décida d’exterminer tous les Juifs, sans exception, et tira au sort la date du 13 Adar... Il obtint un décret qui annonça le massacre de la part du roi de Suse, Assuérus, qui avait pour épouse Esther (mais dont il ne connaissait pas l’identité juive...).
Le renforcement des Juifs dans leur foi… et la victoire !
Mordékhaï, le cousin d’Esther, se revêtit de cilices, couvrit sa tête de cendres et implora

tous les Juifs de Suse de prier et revenir à la Torah. Il demanda à sa cousine d’intervenir auprès du roi, mais elle décida d’abord de jeûner durant 3 jours et exigea des siens d’en faire autant. C’est tout le peuple juif qui retourna à la Torah et à ses commandements, en implorant la délivrance. Puis Esther, au péril de sa vie, révéla au roi sa judéité et le complot de Haman. Ce dernier fut pendu et le 14 Adar devint, à la place d’un jour de deuil, un jour de fête, célébrant la victoire des Juifs sur leurs ennemis.
Ce récit (rapporté dans la Méguila d’Esther lue pendant la fête) nous rappelle à quel point toutes les situations, même les pires décrets, peuvent se retourner en notre faveur si nous savons nous tourner vers D.ieu d’un cœur sincère et fidèle, avec Emouna (foi). Par le mérite d’Esther et de Mordékhaï, le peuple Juif put ensuite retourner en Israël et y reconstruire le Temple…



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Ecouter la Méguila d’Esther lundi 2 mars au soir et mardi 3 mars 2026 (mardi 3 mars au soir et mercredi 4 mars à Jérusalem)
Afin de revivre le miracle de Pourim, nous écoutons la lecture de la Méguila deux fois : la veille de fête après la tombée de la nuit, puis le lendemain en journée.
Pendant toute la lecture, nous devons rester silencieux. Et pour effacer le souvenir de Haman, il est de coutume de faire du bruit dès que son nom est prononcé (en tapant du pied ou en agitant des crécelles... coutume respectée scrupuleusement par les enfants !)
* Renseignez-vous sur les horaires de lectures organisées dans les synagogues à proximité de chez vous.
2 Envoyer des présents (Michloa’h Manot)


Pour nous rappeler l’unité du peuple juif et l’importance d’exprimer amour et fraternité envers notre prochain, nous avons l’obligation d’offrir à nos amis des présents. Envoyez au moins 2 mets à une 1 personne. Il s’agit d’aliments prêts à consommer.
Exemple : 2 aliments ou 1 aliment + 1 boisson. Les hommes donnent aux hommes et les femmes aux femmes. Les quantités minimales : 30 g de mets et 8,6 cl de boisson. Essayez d’en

donner à des personnes avec qui vous n’êtes pas en très bons termes.
3 Donner aux pauvres (Matanot Laévyonim)


Particulièrement ce jour, c’est une obligation de soutenir les personnes nécessiteuses et rappeler ainsi à nos enfants l’importance de réjouir le cœur des pauvres !
On fera un don à 2 pauvres différents, soit directement soit par le biais d’organismes de collecte, à condition qu’ils transmettent ces sommes le jour de Pourim
Le montant le plus bas est l’équivalent d’un repas, soit environ 10 Euros. Mais celui qui peut donner avec largesse, DOIT LE FAIRE ABSOLUMENT, telle est la coutume et la plus grande Mitsva de Pourim.
4 Faire un repas de fête (Michté)


La fête de Pourim est célébrée avec une joie indescriptible : autour d’un repas spécial contenant de la viande, en buvant du vin et dans une ambiance extrêmement joyeuse (avec chants, danses et déguisements...), tant pour les parents que pour les enfants ! On s'efforcera de commencer le repas au moins 1h30 avant le coucher du soleil.
Si l’on est en retard, il faut s’efforcer de consommer Kazaït (27gr) de pain avant l’heure du crépuscule.


Lundi 2 mars 2026
• Le jeûne d’Esther


En commémoration des jours de prières et de jeûne que les Juifs ont observés, et qui ont permis leur délivrance. Le jeûne, qui débute à l'aube, concerne aussi bien les hommes que les femmes, sauf en cas de maladie. Les femmes enceintes et qui allaitent sont également dispensées de jeûner. Pour savoir si vous devez jeûner, appelez notre service Question au Rav : 02 37 41 515.
• Souvenir du demi-Chékel

Nous avons l’habitude de donner de l’argent à la charité ou aux institutions de Torah, en souvenir du demi-Chékel offert au Temple. Donnez au moins 75 Chékels par personne, en disant “Zékher Léma’hatsit Hachékel”. Si possible, donnez bien plus, ce don contribuant à réparer nos fautes. Essayez de donner pour votre conjoint et vos enfants si vos moyens vous le permettent. Pour donner le Zékher Léma'hatsit Hachékel, rendez-vous sur : www.torah-box.com/zekher
Lundi 2 mars au soir et mardi 3 mars 2026 (mardi 3 mars au soir et mercredi 4 mars à Jérusalem)
• Les prières spéciales

















Dans les prières de la ‘Amida (18 bénédictions) et du Birkat Hamazon (actions de grâce après le repas), on ajoute le passage appelé “’Al Hanissim”. Dans la prière du matin, une lecture de la Torah spéciale est faite à la synagogue. JEÛNE D’ESTHER
Paris 05:58 19:20 19h26 17:00 Lyon 05:50 19:10 19h15 16:50 Marseille 05:49 19:09 19h13 16:50
Strasbourg 05:36 18:58 19h04 16:40
Jérusalem 04:53 18:12 (3/03)18h13 16:00
Tel Aviv-Jaffa 04:55 18:14 18h17 16:10
Ashdod 04:56 18:14 18h17 16:10
Netanya 04:55 18:13 18h16 16:00
Bruxelles 05:48 19:12 19h18 16:50
Montréal 05:03 18:24 18h29 16:10
Genève 05:45 19:05 19h10 16:50
Casablanca 05:44 19:03 20h06 16:50
Los Angeles 05:06 18:26 18h29 16:20
New York 05:08 18:27 18h31 16:10

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Tétsavé – Il faut toujours un % de Léchem Chamaïm
Ceux qui s’occupent de la communauté doivent le faire en l’honneur du Ciel ; car le mérite de la communauté les aidera et leur vertu demeurera éternellement…
"Ordonne aux enfants d’Israël de prendre pour toi de l’huile d’olive pure, pressée pour l’éclairage, pour alimenter la lampe en permanence." (Chémot 27, 20)
La Paracha Tétsavé commence par les instructions d’Hachem à Moché quant à l’huile utilisée pour la Ménora L’accent est mis sur la nécessité d’une huile parfaitement pure. Pourtant, celle utilisée pour les sacrifices de Min’ha n’est pas soumise à cette obligation. Quelle est la différence entre les deux services ?
cela l’entrainera à les faire, par la suite, pour cette cause.
"Celui qui agit en faveur des autres doit avoir des intentions parfaites pour réussir.
Rav Éliahou Méir Kovner (Michoul’han Gavoha, Tétsavé 187) explique leur symbolique. La Min’ha est un sacrifice personnel, et représente l’accomplissement des Mitsvot sur le plan individuel. En revanche, la Ménora éclaire le monde et symbolise donc l’influence spirituelle sur autrui. Quand une personne effectue sa propre ‘Avoda, l’idéal, bien évidemment, serait que ses motivations soient les plus pures possible, mais si elles ne le sont pas, cela n’élimine pas l’effet de la Mitsva. Comme l’enseignent nos Sages, un homme doit toujours accomplir les Mitsvot, même si ses motivations ne sont pas Léchem Chamaïm, car
En revanche, celui qui agit en faveur des autres doit avoir des intentions parfaites pour réussir. Ainsi, l’huile représente la pureté de notre objectif — qui n’est pas fondamentale dans la ‘Avoda des sacrifices de Min’ha, mais primordiale dans celle de la Ménora
Cette idée est exprimée dans la Michna : "[…] Ceux qui s’occupent de la communauté [on inclut toute personne qui œuvre pour les besoins de la communauté, de la synagogue, ou qui enseigne] doivent le faire en l’honneur du Ciel (Léchem Chamaïm) ; car le mérite de la communauté les aidera et leur vertu demeurera éternellement…" (Pirké Avot 2, 2)
Le Yétser Hara' des serviteurs de la communauté
Rabbénou Yona explique que ces personnes sont plus exposées au Yétser Hara’ de l’honneur, particulièrement présent et actif quand on agit en public. Le Sforno souligne que ce genre d’occupations est très difficile. Et la Michna nous indique comment surmonter ces défis quand on travaille pour la communauté : il faut agir Léchem Chamaïm, pour le bien-être de la
collectivité – ainsi, la personne pourra bénéficier des mérites des membres de la communauté et de leurs ancêtres.
Rav Steinman insistait sur la difficulté de garder de nobles intentions quand on œuvre pour le public, étant donné les nombreux éléments qui peuvent facilement influencer l’individu. La première étape est d’être honnête avec soi-même. Avant l’un de ses voyages à l’étranger, il dut choisir entre deux accompagnateurs potentiels. Il leur demanda pourquoi ils voulaient l’escorter – l’un répondit qu’il désirait voir l’incroyable Kevod Hatorah qui se manifesterait à la vue du Rav. L’autre reconnut qu’il souhaitait visiter les différents sites touristiques. Le Rav choisit le deuxième, car il était plus sincère.
Une petite dose de Léchem Chamaïm pour une grande aide divine
Rav Steinman proposait des conseils pour augmenter la dose de Léchem Chamaïm dans nos actions faites en faveur de la communauté. Il recommanda par exemple à Rav Israël Friedman, éditeur en chef du journal Yated Nééman, de "faire asseoir" le Yétser Hara’ à ses côtés avant de commencer à écrire un article et de lui demander : "Pourquoi veux-tu que j’écrive ? Pour la Parnassa ? C’est réussi. Pour le plaisir ? Ça l’est aussi. Pour le pouvoir et l’influence ? Tu as réussi ! C’est bon, tu as reçu tout ce que tu désirais ?
Alors serait-ce dérangeant si j’agissais aussi Léchem Chamaïm, si j’avais également l’intention d’écrire quelque chose qui renforcerait la foi d’un Juif ou sa pratique des Mitsvot ?"
Rav Steinman disait que dans chacune de nos actions, il faut un niveau de "aussi" Léchem Chamaïm. De cette façon, l’action ne sera jamais entièrement impure. En s’habituant à réfléchir de la sorte, l’individu aura parfois 1% de Léchem Chamaïm dans ses actes, parfois 2% et parfois même 10 ou 20%. L’essentiel étant de ne jamais en être totalement dépourvu.
Les gens qui s’efforcent d’avoir toujours le maximum de pures intentions dans leurs actions, surtout quand elles visent l’ensemble de la communauté, mériteront une grande Siyata Dichmaya (aide divine) pour la réussite de leurs entreprises.
Rav Yehonathan Gefen

1





Hachem ordonne à Moché de préparer une huile d’olive spéciale pour l’allumage de la Ménora du Michkan.




2 Aharon et ses fils doivent se préparer à devenir des Cohanim en servant au Michkan avec leurs futurs habits.

3
Des artisans Sages reçoivent l’ordre de confection des vêtements des Cohanim.

4 Pour le Cohen Gadol, le Efod (tablier) est fait de lin et de laine, on y fixe 2 pierres précieuses dans lesquelles sont gravés les noms des 12 tribus selon leur ordre de naissance, soit 6 tribus par pierre. On fixe 12 pierres précieuses sur le ‘Hochen (pectoral), disposé sur le cœur de Aharon. Le Tsits (plaque d’or) est disposé sur le front d’Aharon avec la mention Kodech Lachem inscrite. L’ordre de fabrication est également donné pour le Mé’il (longue robe de laine), la Kétonet (tunique de lin), le Mitsnéfet (turban de lin), le Avnet (ceinture), la Migba’at (turban) et les Mikhnéssaïm (pantalons de lin).

5 Aharon et ses fils sont nommés lors d’une cérémonie d’investiture au cours duquel des Korbanot sont apportés.

6
Les Cohanim s’entraînent pendant sept jours au service dans le Michkan.

7 Deux fois par jour, un Korban Tamid est offert sur le Mizbéa’h externe.

8 Hachem fait résider la Chékhina parmi les Bné Israël.
N°466
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :
Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)
Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne
Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

6.‘Harossèt ret aror
2. Trouvez un slogan à votre Expliquez pourquoi vous êtes les plus 2 points pour les plus drôles)
2.Épaule d’agneau

Pour chacun des éléments suivants, qui saura donner la bonne réponse en premier parmi les réponses suivantes ? À Pourim - À Pessa’h - Ni l’un ni l’autre - Aux deux. 2 Le premier qui donne la bonne réponse remporte le point
• On se déguise.
> À Pourim.
• On boit du vin.
> Aux deux.
• On lit la Haggada
> À Pessa’h.
• On lit la Méguila
• On a échappé à Pharaon.
> À Pessa’h.
• On offre des cadeaux.
> À Pourim
• On boit 4 verres.
• On mange des herbes amères.
> À Pessa’h
• On mange un gâteau en forme d’oreilles.
> À Pourim
> À Pessa’h
• On mange de la viande.
A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main
> À Pourim
• On dit le Hallel
> Aux deux.
> À Pessa’h.
• On mange des Matsot.
> À Pessa’h
• On mange du ‘Hamets
> À Pourim.
Hidour (au mieux)
• On a échappé à Haman.
MAROR
> À Pourim.

Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas)
• On dit Al Hanissim.
> À Pourim.

• On fait le Kiddouch.
> À Pessa’h.
Kazayit
• On fait un Michté
> À Pourim
Etapes du Séder
• On fait le Séder
> À Pessa’h
La quantité de Maror




Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.
En quels matériaux peut-on construire une maison ?
Béton. Bois. Brique. Pierre.
Terre / Bambou.
Qu’est-ce qui énerve le plus dans le comportement des autres en voiture ?
Ne pas mettre le clignotant.
Coller la voiture devant Klaxonner inutilement..
Téléphoner en conduisant.
Rouler trop lentement.
Changer de voie sans prévenir.

Qu’est-ce qui rend quelqu’un immédiatement plus sympathique ?
Un sourire sincère.
L’écoute / L’humilité
La gentillesse.
L’humour.
La politesse.
Lequel de ces mots est à l’origine un mot russe ?
• Camarade.
• Abricot.
• Bistrot.
• Ballet.
> Bistrot est dérivé du russe bystro signifiant “vite” et importé par l’occupant russe à la suite de la bataille de Paris de 1814.
Lequel de ces mots utilisés en français n’est pas d’origine arabe ?
• Bazar.
• Kamikaze.
• Sucre.
• Guitare.
> Kamikaze est un mot japonais qui désigne un pilote de l’aéronavale ou de l’armée de l’air japonaise.
Qu’est-ce qu’un animal arboricole
• Un animal qui mange des feuilles.
• Un animal qui vit dans les arbres.
• Un animal qui s’attaque aux troncs d’arbres.

• Un animal qui se nourrit exclusivement de fruits.
> Un animal qui vit dans les arbres.
Quel verbe est utilisé pour désigner le cri des dauphins ?
• Gazouiller.
• Glapir.
• Siffler.
• Chanter.
> Le dauphin n’est pas le seul animal à utiliser le sifflement pour s’exprimer; il en est de même pour le cygne, le merle ou encore le serpent.


Classe ces écritures selon le nombre croissant de caractères de leur alphabet.
• Alphabet latin / Alphabet grec / Hiragana japonais / Caractères chinois.
Alphabet grec (24 lettres). Alphabet latin (26 lettres). Hiragana japonais (46 signes). Chinois (plusieurs milliers).

Jack et Pierre vont laver une cheminée. Après avoir fini, Jack est propre tandis que Pierre est sale. Par la suite, Jack se lave tandis que Pierre non.

1. Oui.
2. Non.
3. Seulement en cas de force majeure.


Pourquoi Jack va-t-il se laver alors qu’il est propre et Pierre ne va-t-il pas se laver alors qu’il est sale ?
Réponse : parce qu’après avoir fini, Jack et Pierre se regardent voyant que Pierre est sale se dit que lui aussi doit être sale. Pierre voyant que Jack est propre se dit que lui aussi doit être propre.

Quel est l’intrus dans cette liste ? Mercure, Neptune, Soleil, Uranus, Saturne, Jupiter.
Réponse : : Seul le soleil est une étoile et non une planète.
Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.
Peut-on s’acquitter de la lecture de la Méguila en l’écoutant en direct à la radio ?

Réponse : 2


Peut-on utiliser un micro pour lire la Méguila ?
Non.
2. Oui, mais seulement si on peut aussi entendre le lecteur sans micro.
3. Oui, dans tous les cas.

Réponse : 2




En bricolant un petit circuit, un ingénieur insère par erreur un composant.

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant.


Le dispositif se met alors à produire des impulsions régulières... exactement au rythme recherché par la médecine.

Quelle invention médicale est née de cette bévue ?
Le pacemaker implantable (stimulateur cardiaque).
Dans les années 1950, Wilson Greatbatch découvrit par un mauvais composant qu’un oscillateur pouvait générer des impulsions proches d’un battement de cœur, ouvrant la voie au premier pacemaker implantable moderne.


Réponse de la semaine dernière




Indice : Coup de théâtre
La réponse, la semaine prochaine !
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box
Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche



Une amie de Talia qui va bientôt se marier lui demande : "Tu as déjà entendu parler de la force de la lecture des Téhilim à Pourim ?"
Talia, jeune fille religieuse habitant Jérusalem, est très attachée à Hachem et à Sa Torah, elle a une grande Émouna, d’excellents traits de caractère… une vraie Tsadéket.
Talia arrive en âge de se marier, elle prie Hachem de lui envoyer son mari avec lequel elle pourra construire un foyer empli de Torah, de crainte du Ciel et de bonnes Midot.
Un profil comme celui de Talia est idéal pour un jeune homme Froum cherchant à se marier ; et pour de futurs beaux-parents, c’est la bru rêvée. Quand Talia commence les Chiddoukhim, ses parents sont émus, nostalgiques : dans quelques mois, leur fille chérie quittera la maison !
Mais contrairement aux attentes, cela ne se passe pas tout à fait comme prévu. Talia reçoit de nombreuses propositions, mais malheureusement, aucune n’aboutit, sans que l’on n’en comprenne la raison. Cela dure de nombreux mois, et pour la première fois de sa vie, Talia traverse des moments de tristesse. Elle prie encore plus, le cœur brisé.
Téhilim inefficaces ?
jour d’agrément extraordinaire ! En lisant des Téhilim ce jour-là, on peut ouvrir toutes les portes du Ciel !"
Ce cours renouvelle les forces et l’espoir de Talia. Le matin de Pourim, elle se lève un peu avant l’aube et prend son livre de Téhilim. Quelques heures plus tard, Talia finit la lecture de l’intégralité des Téhilim et, avec des larmes, elle intercale une prière personnelle pour mériter de rencontrer son futur mari.

En terminant sa lecture, Talia se sent vraiment soulagée : cette fois, elle a le sentiment qu’elle va rencontrer très prochainement son futur mari. Pourim se passe très bien, puis vient Pessa’h, ensuite Chavou’ot… Les mois passent, mais Talia est toujours célibataire.
L’année a été assez éprouvante pour Talia et ses parents en raison de toutes ces rencontres qui n’aboutissent pas. Mais Talia a un caractère volontaire et combatif, elle ne se laisse pas abattre et recommence la lecture de l’intégralité du livre des Téhilim. Malheureusement, le même scénario semble se reproduire pour la deuxième année consécutive : les semaines passent, et toujours rien à l’horizon.
Quelques jours avant Pourim, Talia assiste à un cours sur l’importance de la prière, et le conférencier cite Rabbi Aharon Yekel Schor, l’auteur de l’ouvrage Beth Aharon, un commentaire majeur de la Torah. Le Rav, qui a vécu il y a quelques siècles, écrivait que par la lecture des Téhilim, il est possible de sortir de toutes les difficultés. Le conférencier raconte que le Admour de Nadvorna demandait à ses ‘Hassidim de se lever très tôt le matin de Pourim et de lire tout le livre de Téhilim. "Pourim est un
Persévérance
Une amie de Talia qui va bientôt se marier lui demande si elle a déjà entendu parler de la force de la lecture des Téhilim à Pourim. Talia soupire : "J’ai déjà essayé deux fois, et le résultat n’est pas là."
Son amie l’encourage : "Tu sais ce qu’il est écrit dans le Talmud que si une personne prie sans être exaucée, il faut qu’elle continue jusqu’à
l’être. Je suis sûre que tes prières ont de l’effet, même si on ne le voit pas encore. Continue, chaque prière compte !"
Ces encouragements touchent beaucoup Talia qui recommence pour le troisième Pourim consécutif la lecture de tout le livre des Téhilim À nouveau, elle supplie Hachem de lui envoyer cette année son mari.
Quelques mois après, Talia rencontre un jeune homme qui a l’air différent des autres. Il a fait Téchouva il n’y a pas longtemps, et il étudie déjà la Torah comme un Avrekh expérimenté, avec beaucoup de motivation et de crainte du Ciel. Quelque temps plus tard, Talia sent qu’elle a enfin rencontré l’homme de sa vie. Mais elle a encore quelque chose qui la fait douter, et elle décide de poser sans détour la question au jeune homme.
"On n’a pas beaucoup parlé de ta Téchouva, j’aimerais que tu me racontes pourquoi tu as décidé de revenir à tes racines, s’il y a eu un événement déclencheur en particulier…"
Quand l’invisible se révèle
cœur a augmenté. J’ai décidé de commencer à étudier la Torah dans une Yéchiva. Mais là aussi, je ne savais pas ce qui avait déclenché cet enthousiasme.
Et la troisième année, toujours à Pourim, je me suis senti prêt à me marier avec une jeune fille Tsadéket, qui n’est pas attachée aux futilités de ce monde matériel. Pendant trois années consécutives, le jour de Pourim a été pour moi un nouveau départ, une base pour progresser. J’espère que ça ne va pas s’arrêter…"
Le jeune homme entend des sanglots étouffés de Talia, il s’inquiète : "Je t’ai fait de la peine ?"
Pendant trois années consécutives, le jour de Pourim a été pour moi un nouveau départ, une base pour progresser.
Le jeune homme lui dit : "Il y a quelques années, je n’étais pas celui que tu vois maintenant. La Torah ne m’intéressait pas et j’avais cette expression terrible en bouche, ‘tuer le temps’. Un jour de Pourim, il y a trois ans, j’ai eu comme un élan spirituel. Sans comprendre pourquoi, j’ai voulu me rapprocher d’Hachem. J’ai progressé sur tous les plans : Chabbath et fêtes, Cacheroute, prières à la synagogue…
Et ça ne s’est pas arrêté là. Au Pourim suivant aussi, j’ai ressenti un désir, encore plus fort que l’année d’avant, d’avancer, comme si une lumière du Ciel me montrait le chemin. Ma volonté de servir Hachem de tout mon
Talia répond : "Pas du tout, au contraire ! Je n’ai jamais rien entendu d’aussi beau. Je vais te dire pourquoi. Je comprends que dès le départ, Hachem t’avait déjà choisi pour être mon futur mari. Sauf qu’il fallait t’aider à devenir celui que tu es aujourd’hui. Chacune de mes lectures a eu de l’effet sur toi."
Les deux individus ont été émerveillés par la manière dont Hachem orchestre les événements, pour aider chaque personne qui place ses espoirs en Lui. Les fiançailles ont lieu et le mariage se déroule rapidement après, dans une grande Sim’ha.
Croyons à toutes nos prières, même si nous ne voyons pas les résultats. Hachem orchestre les événements à la perfection. Il faut juste être patient et confiant. Comme pour le peuple juif à l’époque de Pourim, le destin de Talia et de son mari a été transformé en ce jour exceptionnellement saint. De la même façon qu’à l’époque de Mordékhaï et Esther, le peuple a prié et a fait Téchouva, Talia a prié et son futur mari a fait Téchouva.
Alexandre Rosemblum





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Pourim est sans doute la fête la mieux célébrée et, paradoxalement, la moins bien connue dans ses nombreux aspects. Voici quelques détails qui n’ont pas fini de nous étonner.


Saviez-vous, par exemple, que :
Esther n’est pas la nièce de Mordekhaï mais sa cousine germaine ; elle était de surcroît sa femme.
Esther était plus charmante que belle, plus gracieuse que jolie.
Le nom de D.ieu n’apparaît pas une seule fois dans toute la Méguila, parce que c’était une période de dissimulation divine.
Le prénom de Haman tire sa source du verset “Est-ce de l’arbre défendu que tu as mangé ?!” (en hébreu : Hamin, qui peut se lire aussi Haman) où D.ieu interpelle Adam qui vient de commettre le péché originel.
Le destin d’Esther était marqué par la tragédie car elle est née orpheline de père et de mère.
Elle s’appelait aussi Hadassa, réminiscence du myrte qui dégage une bonne odeur, car elle était pieuse, et pieuses étaient ses actions.
Le nom de D.ieu est tout de même inscrit en allusion dans le verset “Que le roi et Haman daignent venir aujourd’hui”, dont les 4 premiers mots ont pour acrostiche le Nom sacré. C’est à ce stade du récit que la Providence se manifeste ouvertement.
Lors du festin organisé par le roi Assuérus, on servait à chaque invité un vin plus âgé que lui.
Il s’est écoulé 4 ans entre le banquet initial (qui a coûté la vie ou la répudiation à la reine Vachti) et le mariage d’Assuérus avec Esther. Et 5 ans entre ce mariage et le funeste projet de Haman.

Elle s’appelait Esther, prénom qui signifie "voile", parce que D.ieu avait voilé Sa présence à l’époque de Pourim.
Le prénom Mordekhaï signifie en araméen myrrhe franche, et renvoie au premier et meilleur ingrédient de l’huile d’onction, pour enseigner que Mordekhaï était le plus grand de sa génération.
Dans le passage qui relate la pendaison des dix fils de Haman, trois lettres sortent du lot parce que la tradition exige de les écrire en plus petit. Elles forment le sigle de l’année 5707 (=1946/47), soit l’année du procès de Nuremberg, où dix criminels nazis ont été condamnés à mort par pendaison (le 11e s’étant suicidé, tout comme le 11ème enfant de Haman – une fille – s’était suicidé).


Ce n’est qu’après la nomination de la reine Esther que Haman est entré en faveur auprès du roi parce que, disent nos Sages, “D.ieu envoie toujours le remède avant la plaie”.
Mordekhaï et Haman sont tombés d’accord sur une seule chose : que la consommation de vin ne soit pas imposée aux convives ! Mais leurs intentions étaient différentes : Mordekhaï voulait que les Juifs ne soient pas forcés de boire un vin interdit ; le second, lui, voulait qu’ils le boivent librement et sans contrainte, pour accroître ainsi leur péché.

De fait, les Juifs ont accepté de plein gré à Pourim ce qu’ils avaient accepté jadis sous la contrainte : la Torah et ses commandements.



En sa qualité de reine, Esther a eu le privilège de régner précisément sur 127 provinces parce que son ancêtre, notre mère Sarah, a su “régner” sur les 127 années de sa vie, c’est-à-dire a employé judicieusement tout son temps.
Mordekhaï ne s’est pas prosterné devant Haman, de même que son ancêtre – Binyamin – ne s’était pas prosterné jadis devant l’ancêtre de Haman – ‘Essav (parce que Binyamin n’était pas encore né à cette époque).
Si les Juifs avaient consenti à renier leur foi, ils auraient eu la vie sauve. Mais cette idée ne leur a même pas effleuré l’esprit.
Esther a entamé un jeûne prolongé de trois jours ou 72 heures, soit la valeur numérique du mot ‘Hessed (bonté), pour solliciter la bonté divine.
Esther a fait fermer tous les établissements de bain et les barbiers de la ville pour obliger Haman à laver luimême Mordekhaï et lui couper les cheveux avant de le promener dans la ville.

Dans un passé lointain, Haman s’était vendu à Mordekhaï pour être son esclave.
C’est le 13 Nissan que le décret d’extermination a été promulgué, et il devait prendre effet onze mois plus tard, soit le 13 Adar.
Par solidarité avec Esther, le peuple aussi a jeûné les 14, 15 et 16 Nissan, même si c’était alors la fête de Pessa’h et qu’il aurait fallu manger la Matsa et boire les 4 coupes de vin. D’où l’insistance d’Esther : “Jeûnez […] ne mangez ni ne buvez”, c’est-àdire jeûnez, malgré l’obligation de manger et boire.
Lorsque Esther, qui jeûnait, s’est présentée devant Assuérus, trois anges sont venus à sa rescousse. Le premier lui a redressé la tête, le second lui a communiqué un rayon de grâce et le troisième a allongé démesurément le sceptre du roi (d’environ 30 mètres) pour signifier à la reine qu’elle était la bienvenue.






Selon le prophète Jérémie, l’exil à Babylone, c’était censé durer combien de temps ?
A . Le temps d’un café
B. 70 ans, pas 69, pas 71
C. Jusqu’à ce que Assuérus apprenne à compter
2. Pourquoi Assuérus a-t-il lancé un festin si gigantesque qu’on en parle encore ?
A . Pour frimer et prouver que la prophétie de Jérémie était une fake news
B. Parce qu’il avait trop commandé chez le traiteur
C. Pour dire "Je vous aime" aux Juifs de son royaume
3. Quelle excentricité Assuérus a-t-il commise durant son banquet ?
A . Il a déclaré la guerre à son reflet dans le miroir
B. Il a osé piquer les vêtements sacrés du Grand Prêtre
C. Il a crié Chabbath Chalom à tout le monde
4. Pourquoi Vachti a-t-elle posé un lapin royal au Roi ?
A . Parce qu’elle était malade (ou qu’elle avait une "mauvaise tête".
B. Parce que sa robe n’était pas assortie aux rideaux du palais
C. Parce qu’elle attendait un livreur de pizzas et que, personne d’autre qu’elle ne pouvait signer le reçu
5. Quelle a été la sentence pour le refus de Vachti
A . Un exil sans Wi-Fi
B. La mise à mort
Pourquoi Esther a-t-elle gardé son CV secret sur ses origines ?
A . Elle avait peur que sa tête finisse sur une pique

B. Tonton Mordekhaï lui avait dit : "Chut, motus et bouche cousue !"
C. Elle voulait battre le record du "secret le plus longtemps gardé"
7. Qui a joué les espions et démasqué le complot contre le roi ?
A . Haman, entre deux crises de colère
B. Esther, entre deux essayages de robes
C. Mordekhaï, qui traînait opportunément. près de la porte
8. Pourquoi Haman voulait-il rayer tous les Juifs de la carte ?
A . Parce que Mordekhaï refusait de lui faire une révérence
B. Parce qu’il pensait qu’ils cachaient un trésor sous leurs chapeaux
C. Parce qu’il avait perdu au Scrabble contre un Juif et qu’il était très mauvais perdant
9. Que fit Esther avant d’aller voir le roi sans invitation ?
A . Elle a pris un cours de self-défense au cas où Assuérus serait de mauvaise humeur
B. Elle a testé 42 coiffures différentes pour être "on fleek"
C. Elle a jeûné trois jours

10. Pourquoi le roi Assuérus n’arrivait-il pas à dormir ?
A . Il avait peur des monstres sous son lit royal
C. Une cellule VIP avec vue sur les jardins



B. Le ronflement de son garde du corps faisait trembler les murs
C. L’ange du sommeil le réveillait sans cesse



11. Que propose Haman comme honneur pour le chouchou du roi ?
A . Un abonnement illimité à la salle de sport du palais
B. Porter la robe royale et monter le cheval du roi
C. Avoir sa tête gravée sur les pièces de monnaie, mais uniquement de profil
12. Que répond Esther quand le roi lui demande qui était le coupable ?
A . "C’est le colonel Moutarde, dans la bibliothèque, avec le chandelier !"
B. "Ce méchant Haman que voilà !"
C. "Regardez là-bas, un avion !"
13. Comment Haman a-t-il fini ses jours ?
A . Il a glissé sur une peau de banane devant tout le monde
B. Il fut pendu sur sa propre potence
C. Il a été condamné à écouter les blagues d’Assuérus jusqu’à la fin des temps
14. Et les dix fils de Haman, dans tout ça ?
A . Ils ont fini au coin, privés de dessert
B. Ils sont partis en exil très loin
C. Ils ont rejoint leur père sur la potence
15. La morale de l’histoire (la vraie de vraie) ?
A . Que D.ieu tire les ficelles en coulisses, même quand Il semble caché
B. Qu’il faut toujours vérifier qui s’assoit à votre table
C. Que la vengeance est un plat qui se mange très épicé
16. Combien de fois on lit la Méguila ?
A. Une fois, et basta
B. Deux fois : une la nuit, une le jour (mission complète !)
C. Trois fois, pour être sûr sûr sûr

17. Quand tout le monde fait du bruit au nom de Haman, que fait l’officiant ?
A . Il en profite pour aller boire un verre d’eau
B. Il attend le silence et répète les mots si on n’a rien entendu
C. Il crie encore plus fort pour couvrir les crécelles
18. Pourquoi les femmes sont-elles obligées d’écouter la Méguila ?
A . Parce qu’elles ont un meilleur sens de l’écoute
B. Parce qu’elles étaient aussi dans la ligne de mire du décret
C. Pour réveiller leur mari quand il s’endort entre deux chapitres
19. Tu as parlé pendant la lecture (sacrilège !). La punition ?
A . Tu dois offrir tes oreilles d’Haman à ton voisin
B. Tu dois relire toi-même tout ce que tu as raté à cause de ton bavardage
C. Tu es condamné à porter ton costume jusqu'à Pessa’h
20. C'est quoi la "vraie joie" de Pourim ?
A . Faire des blagues lourdes et se moquer de tout le monde
B. Une joie pure, sainte et partagée avec les autres
C. Réussir à calculer la trajectoire balistique parfaite pour lancer un bonbon sur le chapeau du 'Hazan sans qu'il s'en aperçoive

B 4/ A 5/ B 6/ B 7/ C 8/ A 9/ C 10/ C 11/ B 12/ B 13/ B 14/ C 15/ A 16/ B 17/ B 18/ B 19/ B 20/ B
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הָלָרְגה (Hagrala) – tirage au sort
(Méraguechèt) –enthousiasmante, émouvante
(Tormim) – ils donnent/ donateurs
• יוּכיִס (Sikouy) – chance, probabilité
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(Lizkot) – gagner, mériter
(Prassim) – lots, prix •
(Chavé ‘Erekh) – de valeur
לע (‘Al Hadérekh) – en chemin, en même temps
(Ya’alé) – monter/être tiré (au sort)
D’autres mots avec la racine .ה.כ.ז (gagner/mériter)
• תוּכְז (Zekhout) – mérite/droit
•
(Zakay) – éligible/qui a droit
• הֶכזְמ (Mézaké) – qui donne droit/qui fait mériter







































À l’approche de Pourim, l’excitation monte : déguisements, Michlo’hé Manot, Michté… Mais entre la créativité et le budget, l’équilibre n’est pas toujours évident. Bonne nouvelle : il est tout à fait possible de créer des présentations élégantes, originales et cohérentes sans dépenser une fortune.
Voici trois approches simples et efficaces.
Avant même d’acheter quoi que ce soit, posez-vous cette question : Quel est le fil conducteur de notre Pourim cette année ? L’idéal est d’unifier les déguisements, les Michlo’hé Manot et le Michté. Cela donne une impression de cohérence, d’originalité… et surtout, cela simplifie les achats !
Imaginons par exemple un thème “Asie”. Vous pourriez vous déguiser dans un style asiatique, préparer un Michloa’h Manot composé de sushis revisités à base de bonbons roulés ou de petits gâteaux
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Assortir le Michloa’h au déguisement
Cette option est idéale pour ceux qui veulent rester créatifs sans trop se compliquer la tâche.
Si vous êtes déguisé en Américain, pourquoi ne pas offrir du pop-corn maison accompagné d’une petite boisson gazeuse ? Si votre enfant se déguise en abeille, un petit pot de miel et quelques bonbons jaunes et noirs feront parfaitement l’affaire. Un pompier pourra offrir des douceurs

Choisir un thème global
découpés façon maki, y ajouter un sachet de thé ou une boisson inspirée, puis servir au Michté des nouilles sautées et des beignets de poulet.
Ce principe fonctionne avec une multitude d’univers : une ambiance italienne, costume de chef italien ou pizzaiolo avec mini-pizzas ou gressins et jus pétillant, pâtes au Michté Un esprit mexicain, sombrero et poncho, tortillas sucrées, citronnade, et tacos au repas.
L’astuce économique : ce sont les mêmes ingrédients ou couleurs qui servent pour le Michloa’h Manot et pour le repas. On optimise les achats.

rouges, un boulanger des mini-‘Hallot ou des biscuits faits maison, un magicien des œufs surprises, et une hôtesse de l’air une boite repas à compartiments.
L’idée ici est de créer un clin d’œil amusant et cohérent. Une simple étiquette assortie au costume crée l’effet “waouh”.

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Des thèmes uniquement pour les Michloa’h Manot (petit budget, grand effet)
Vous pouvez également choisir un concept uniquement pour le Michloa’h Manot, sans lien avec le déguisement. Cette approche est souvent la plus économique et la plus simple à mettre en œuvre.
Une couleur dominante
Une première option consiste à choisir une couleur dominante et à décliner tout le contenu autour de celle-ci : tout en rouge (coca cola, barre de chocolat et paquet de chips par exemple), tout en vert, en noir et or pour une version plus chic. L’effet visuel est immédiat et vous permet d’acheter des produits simples tout en conservant une présentation soignée.
Un thème de repas
Pour un Michloa’h Manot “petit-déjeuner” utilisez un joli plateau sur lequel vous déposerez du lait, jus d’orange, crackers ou petits pains, fruits frais, confiture et beurre sans oublier les couverts adéquats. Pour une version “apéro” remplacez par des crackers, olives, boisson alcoolisée ou pétillante, mendiants, boutargue.
Un kit prêt à l’emploi


cuillères, un assortiment de bonbons ou de vermicelles en chocolat, éventuellement une ou deux portions de glace, accompagnées d’une cuillère à service.



Une saveur unique
L’orange (cake à l’orange, jus, fruit frais et bonbons assortis), même principe avec le chocolat, citron, caramel…
L’avantage : acheter en quantité et décliner intelligemment sans multiplier les dépenses.
Astuces créatives pour les parents de jeunes enfants
Faire participer les enfants est une idée merveilleuse. Vous transformez le moment en véritable activité éducative et joyeuse. Et cela ne coûte presque rien !
Pour une soupe, utilisez un grand gobelet en carton dans lequel vous glisserez un sachet de soupe instantanée, quelques croûtons, un peu de vermicelles et une petite cuillère attachée avec un joli ruban. L’ensemble est compréhensible et chaleureux.
Pour les amateurs de glaces, composez un Michloa’h Manot façon “bar à glace” : des cornets ou coupelles en carton, de petites
Préparer son propre papillon (un sachet cellophane rempli d’un coté de petits poissons ou bretzels et de l’autre de petits bonbons ou chamallows, le tout séparé par une pince à linge et une chenille en métal qui fera office d’antennes).
Une flûte à champagne remplie de bonbons avec une cigarette en chocolat pour un effet amusant.
Un contenant plein de petites surprises, sur lequel on ajoute une tête de clown ou juste un chapeau et de grandes chaussures.



Conclusion : La créativité avant le budget
Chaque détail peut faire la différence.
Une boîte simple, mais pensée avec cohérence, aura souvent plus d’impact qu’un plateau surchargé sans fil conducteur.
Privilégiez le fait maison, les emballages sobres, quelques serviettes colorées ou un ruban bien choisi : ce sont ces petites attentions qui donnent du charme et de la personnalité à votre Michloa’h Manot.
Souvenez-vous que la présentation transforme tout : même des produits très simples prennent une allure festive lorsqu’ils sont réunis autour d’une idée claire et ludique.
Pourim est une fête de joie, de partage et d’unité. Le Michloa’h Manot n’est pas une compétition, mais une expression d’amitié sincère.
En choisissant un thème global, vous simplifiez l’organisation, vous maîtrisez votre budget et vous créez un effet harmonieux.

Tsipora Cohen
Que cette fête de Pourim soit remplie de joie, de générosité et de belles surprises !

Parce que chacun à sa facon de voir les choses, Tsip Itsouv personnalise vos cadeaux à votre goût et selon votre budget !
Un seul numéro : +972 (0)583254502




Parachat Tétsavé possède une particularité unique. Depuis la naissance de Moché Rabbénou jusqu’à la fin de la Torah, son nom apparaît dans toutes les sections… sauf une : Tétsavé.
Le Ba'al Hatourim souligne cette anomalie et la relie à un épisode dramatique : la faute du Veau d’or. À ce moment-là, Moché supplie
D.ieu de pardonner le peuple juif et ajoute cette phrase radicale : “Sinon, efface-moi de Ton livre que Tu as écrit.”
réellement prises, déclare : “Celui chez qui tu trouveras tes objets ne vivra pas.” Peu après, Ra'hel meurt tragiquement. La parole d’un grand crée une réalité.

Nos Sages enseignent qu’une parole prononcée par un juste laisse toujours une trace. Même si elle est conditionnelle, même si elle n’était pas destinée à se réaliser. La Torah en donne une illustration frappante avec Ya’akov.
Lorsque Lavan accuse sa famille d’avoir volé ses idoles, Ya’akov, ignorant que Ra'hel les a

Ainsi, la demande de Moché s’accomplit : dans Tétsavé, son nom disparaît.
Mais que voulait dire Moché lorsqu’il dit : “Efface-moi” ? Pensait-il réellement convaincre D.ieu par une menace ? En réalité, il exprimait une conception primordiale de la responsabilité.
Le ‘Hovot Halevavot explique que chacun espère une année de bénédictions, mais les mérites personnels ne suffisent pas toujours. Rabbénou Yona propose alors une voie : devenir indispensable à la communauté. Une personne seule peut manquer de mérite ; mais lorsqu’elle porte le collectif, elle est jugée avec lui.
Moché agit exactement ainsi. Il dit à D.ieu : si le peuple a fauté, moi aussi suis concerné. Je suis leur chef, leur guide. On ne peut pas condamner Israël sans me condamner également.
“Efface-moi”, signifie : je ne me tiens pas en face d’eux, je me tiens avec eux.
Même lorsque D.ieu propose à Moché de reconstruire un nouveau peuple uniquement à partir de lui — une occasion historique de devenir le nouveau patriarche d’Israël — Moché refuse catégoriquement. Un capitaine ne quitte pas son navire. Si le peuple coule, il coule avec lui.
C’est cette solidarité absolue qui obtient le pardon. Moché ne sauve pas Israël malgré lui, mais parce qu’il refuse d’exister sans lui. Son nom disparaît d’une Paracha pour que le peuple, lui, ne disparaisse pas de l’Histoire.
Rav Yaakov Gabay, rabbin à Genève (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)

Tetsavé 5786 par Michaël Lumbroso
Règle du jeu :




Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.


Ainsi s’appelle la ceinture des Cohanim.
Un sacrifice commence à être validé à partir du moment ou l'on jette un peu de son … sur l’autel.



Les premiers Cohanim de l’histoire ont été Aharon et … .
enfants)
En général, la Paracha dans laquelle le nom de Moché n’est pas cité coïncide avec la semaine dans laquelle on célèbre sa …

Il porte huit vêtements lors de son service, c’est le Cohen …

Les vêtements d’Aharon étaient pour la gloire (Lékavod) et …
Il faut effacer le … de 'Amalek de dessous le ciel.

(le souvenir)
Le col du Méïl (robe) du Cohen Gadol devait être ourlé à l’intérieur pour doubler l’épaisseur afin qu’il ne se … pas.

Sur la bordure inférieure de ce vêtement du Cohen Gadol, on devait suspendre clochettes et grenades.




(Hiloula)
(fine fleur) (le sang)
Il est ordonné de préparer trois sortes de pains lors du service inaugural : des Lékhem Matsot, des Rekiké Matsot et des … Matsot.
(des miches non-levées)
Comme leur nom l’indique, ces parties du Éphod étaient cousues dans le dos et rejoignaient le torse là où allait se fixer le pectoral.
Hachem a ordonné aux Bné Israël de prendre de l’huile d’olive pure afin d’allumer une … …
perpétuelle)
Le Tsits du Cohen Gadol était fixé sur son front au moyen d'un … … attaché à l’arrière de la tête.


L’huile requise pour la Ménora est fabriquée avec la première … extraite de l’olive.
(goutte)

Ces deux mots finissent la Paracha d’'Amalek.

Ainsi est appelée la meilleure qualité de farine.

Les deux anneaux d’or du Mizbéa’h devaient être placés sur ses deux …

Le sacrifice perpétuel est de ce type, un mouton le matin et un autre l’après-midi.

Ces deux mots devaient être gravés sur la plaque frontale du Cohen Gadol.
(cordon azur)
La quantité de vin qu’il fallait amener avec le sacrifice quotidien.
quart de Hin)

Pour introduire le Cohen au Service, il fallait lui verser cela sur la tête...

(sacre pour Hachem)
...et prendre du sang du sacrifice pour l’appliquer sur trois endroits du Cohen, sur la … … droite, sur le pouce de la main droite et le gros orteil du pied droit.



FEMMES
COUPLE

La Méguilat Esther aurait pu offrir un scénario passionnant aux metteurs en scène hollywoodiens des années cinquante...
À part un navet insipide au titre de "Esther et le Roi", produit par un sous-traitant de la Twentieth Century Fox Film Corporation, aucune des géantes de réalisations cinématographiques américaines — toutes dirigées par des émigrants juifs ashkénazes — ne s’est attaquée à l’histoire d’Esther pour en faire une superproduction.
Et cet oubli reste… un mystère.
Car, si un texte se serait prêté à merveille à un péplum, c’est bien la Méguila, offrant un scénario passionnant aux metteurs en scène hollywoodiens des années cinquante.

On compte sur eux pour une distribution éclatante avec leurs jeunes poulains : Kirk Douglas ou Paul Newman (juifs aussi) enturbannés en Mordékhaï, Elizabeth Taylor, "bijoutée" et apprêtée pour le rôle de Vachti (vu les cachets mirobolants de Liz, on aurait repoussé sa pendaison à la fin du film… histoire d’amortir le coût de sa prestation), Yul Brynner couronné de sa calvitie en Assuérus, et Bette Davis, presque cinquantenaire, aurait été parfaite en Zérech.
Et pour Esther… ?
"Who is going to take the role?", se serait insurgé Robert Aldrich ou Orson Welles, en tapant du pied et se grattant la tête.

de la Torah
Dans l’avion pour Sydney, Rav Ruben parvient, à l’aide des enseignements de la Torah et du Rabbi, de Loubavitch, à démystifier les croyances wokistes de certains passagers. Des surprises dans l’épilogue, des moments d’émotion, d’humour et... d’élévation !



Et c’est pour cela que la Méguila ne fut vraisemblablement jamais adaptée : on ne trouva personne pour le casting d’Esther… !
Aucune comédienne ne fut à la hauteur du rôle.
Katharine Hepburn trop froide, Ava Gardner bien trop exubérante et Grace Kelly bien trop blond pour incarner la bouleversante discrétion de notre Reine.
assassinés à Sydney
A la mémoire des Kedochim Hanoukah 2025. ד’’יה



Le projet est donc tombé à l’eau, et personne (on respire… !) ne put pénétrer ce Saint des Saints qu’est le Texte de la Méguila
Drôles de dames
La Méguila est féminine de la tête aux pieds et ce sont des femmes qui sont toutes nominées aux premiers rôles.

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Belles, mauvaises, lumineuses ou intrigantes, elles mènent l’action et se déplacent sur l’échiquier astiqué du palais de Suze, permettant, coup après coup, de faire avancer le dénouement.
Commençons par la première : Vachti.




FEMMES

Elle perdra la vie à cause de son insolence, mais ouvrira à Esther, sans le vouloir, les portes du royaume de Perse et, finalement, celles de la délivrance du peuple Juif. La Providence utilisera l’impertinence, l’arrogance et le parler vulgaire de cette reineobjet, recluse dans ses robes fourreau et ses caprices, pour introduire l’une des nôtres dans le Palais, au moment et à l’endroit clefs de l’action.
Puis, place à Zérech, femme d’Haman le Méchant.
Elle souffle le froid et le chaud dans la nuque de son mari, l’exhortant dans un premier temps à bâtir une potence pour se débarrasser définitivement de Herr Rabbiner Mordékhaï von Kich, puis le décourageant en lui faisant remarquer que si Mordékhaï est juif, "personne ne pourra rien contre lui…"

Lâche, insatisfaite, jamais contente, manipulatrice, elle est la face sombre de la féminité et en cristallise tous les défauts.
Zérech, c’est également le pendant d’un autre petit monstre féminin du XXe siècle, qui épousa l’incarnation du Mal : Magda Goebbels.
Cette dernière, femme du ministre de la propagande d’Hitler, Joseph Goebbels, personnifia toutes les valeurs de l’Aryenne : mère et épouse modèle, dévouée, fidèle et travailleuse pour la vitrine, elle cache cruauté, endoctrinement et entêtement. On ose à peine croire qu’elle eut un père adoptif juif (!!!), du nom de Samuel Friedländer, qui aimera la petite Magda comme sa propre fille et lui offrira son nom.
Raideur de l’orgueil
Magda Goebbels se suicida le 1er mai 1945 dans le bunker d’Hitler, juste après avoir administré à chacun de ses six enfants, âgés de 4 à 12 ans, une capsule de cyanure.


Des témoignages attestent de son sourire, de son amabilité et de sa coquetterie jusqu’au dernier jour.
Magda Goebbels, comme Zérech, avait opté pour la raideur absolue du Din. Ces femmes, formatées par leurs seules conceptions, refusent, dans leur rigidité narcissique, d’écoper avec l’erreur qui menace de les entamer.
Toutes-puissantes, dénaturées, exsangues de compassion, elles sont la face noire et glacée de la féminité, préférant l’autodestruction à la remise en question.
Échec et mat
Et enfin, place à Esther.
La Reine juive est, elle, l’incarnation d’une féminité rayonnante, bienfaisante, compatissante envers autrui, tout en reconnaissant que seule la Providence lui permet de se mouvoir sur l’échiquier.



Notre amie, notre sœur, notre reine, a fait en elle le vide, débarrassée de tout égo, pour devenir le canal épuré et transparent par lequel le Très-Haut va agir.
Souple, silencieuse, évanescente, réceptacle parfait, sans besoin de manifestation de force, sans rien devoir emprunter au masculin, utilisant et connaissant parfaitement sa nature, elle va atteindre une proximité prophétique avec le Divin.
Elle s’efface devant son Créateur sans pourtant jamais disparaître.
Méguilat Esther… Méguilat Mystère
C’est cela le secret de la féminité juive : réussir à être présente, radieuse, agissante, et, dans le même temps, rester reliée à sa voix intérieure, à l’écoute de Celui qui a dit — et le monde fut.
Quelle gageure !
On le sait bien, des évènements familiaux, on en a beaucoup dans notre tradition, les repas y ont une place inéluctable, et le Michté de Pourim ne fait pas exception. En apprenant à gérer cette fête sans panique, on évite les kilos inutiles.
• Respirez ! Paniquer avant un repas = stress = cortisol = prise de poids potentielle.
• Buvez (de l’eau) : Avant et après un excès, on s’hydrate plus qu’à l’accoutumée. À retenir : gras, alcool, sel et sucre provoquent de la rétention d’eau.
Mangez : Prenez simplement l’habitude de démarrer vos repas par une petite assiette de légumes. Ils vont tapisser l’estomac de fibres et "préparer le terrain" pour le reste. Résultat : votre corps profite de tous les nutriments ingurgités et assimile moins de calories que prévu. Magique !
• Profitez : Un repas ne peut mathématiquement pas ruiner vos efforts. La clé est dans la conscience : on se fait plaisir, sans culpabilité, en repartant de plus belle dès le repas suivant !
Jocelyne Scemama

• Faites des choix ! Le plus grand piège à Pourim : les Michlo’hé Manot reçus. Nombreux sont ceux qui se disent que Pessa’h arrive et prennent donc leur estomac pour un aspirateur. Choisissez ce qui vous fait vraiment plaisir, donnez ou vendez le reste.
Pour aborder vos futurs repas de fête avec sérénité, rappalez-vous : tout est dans l’équilibre. Nous sommes tous capables de se faire plaisir tout en s’imposant des limites, pour notre corps, et notre esprit.
Sarah Kisielewski

Pourquoi certaines actions comme s’asseoir dans un restaurant non Cachère sont considérées comme un cas de Marit 'Ayin, alors que le port d’une perruque par une femme mariée ne l’est pas malgré une apparence extérieure qui pourrait être interprétée différemment par beaucoup ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Le concept de Marit 'Ayin a effectivement été avancé par certains décisionnaires comme argument pour s’opposer au port de la perruque, craignant qu’elle puisse donner l’apparence d’un non-respect de l’obligation de se couvrir la tête. Mais avec l’évolution des manières de s’habiller, cet argument n’est plus retenu par l’ensemble des décisionnaires car la perruque est aujourd’hui largement répandue et reconnue comme un moyen de couverture de la tête, et il est évident dans l’esprit de tous qu’une femme mariée a nécessairement la tête couverte.
En d’autres termes, étant donné qu’il s’agit d’une Halakha connue de tous, il est évident qu’une femme mariée porte quelque chose sur la tête, même si la nature exacte de cette couverture n’est pas immédiatement identifiable. Par conséquent, l’argument de Marit 'Ayin ne s’applique plus, puisqu’il n’existe aucun doute quant au fait que l’obligation de couverture de la tête est bien respectée.
D’une manière générale, on ne peut pas appliquer ce même raisonnement à une personne qui entre dans un restaurant non Cachère ou qui porte un faux piercing.
Dans le cas de la perruque, même si, à première vue, on ne la voit pas forcément, les gens savent que c’est quelque chose de fréquent. Il n’y a donc pas de risque réel que quelqu’un pense que cette femme sort la tête découverte en transgressant la Halakha. Par contre, pour un faux piercing ou le fait d’entrer dans un restaurant non Cachère, la situation est différente. Ces choses ne sont pas perçues comme "habituelles" ou "reconnues" dans un cadre permis. Quand on voit quelqu’un avec un piercing visible, on suppose que c’est un vrai. De même, si une personne entre dans un restaurant non Cachère, la plupart des gens penseront qu’elle y mange, et non qu’elle y va juste pour parler ou faire autre chose.
La différence vient donc du regard des autres : dans le cas de la perruque, tout le monde connaît la réalité et ne se trompe pas ; dans les deux autres cas, la confusion est encore trop probable.
Étant donné que, selon les Halakhot de la Cacheroute, la consommation de certains animaux est interdite, avons-nous néanmoins le droit de prendre des médicaments fabriqués à partir de substances provenant de leur organisme ? En effet, la Torah nous enseigne l’importance de préserver notre santé et notre vie en priorité. Comment ce principe s’applique-t-il dans ce cas précis ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
1. S’il s’agit d’une situation où la personne risque sa vie et qu’il n’y a pas d’autres moyens, il est permis d’utiliser toute substance médicamenteuse même si elle contient des particules non Cachères.
2. Si la personne n’est pas en danger mais qu’elle rencontre un souci de santé, il est permis d’utiliser une substance médicamenteuse n’ayant pas de goût agréable ou des produits à avaler.
Peut-on faire un contrat de Issakhar et Zévouloun alors qu’on sait que la personne trompe ses clients dans son travail ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Il est interdit de signer un contrat Issakhar et Zévouloun avec une personne dont les activités professionnelles sont suspectes.
On a l’obligation de lui faire une réprimande, il est interdit de l’aider et de l’encourager (Messayéa’ Yedé ‘Ovré ‘Avéra) mais il est aussi interdit de tirer profit d’un argent obtenu malhonnêtement.
En d’autres termes, s’associer à une telle personne donnerait une légitimité à ses gains et conclure un tel contrat pourrait être perçu comme une approbation de ses pratiques. D’autre part, un contrat Issakhar et Zévouloun a pour but de créer un mérite spirituel ; il ne peut jamais reposer sur des sommes obtenues d’une manière interdite.
Statut d’un enfant d’une convertie au judaïsme mariée à un non-juif
Une femme convertie au judaïsme (par un tribunal orthodoxe reconnu), pratiquante depuis dix ans, se marie avec un non-juif mais continue de pratiquer. Ses enfants seront-ils reconnus comme juifs, étant donné que la mère est juive ? Ou le fait qu’elle se soit mariée avec un non-juif, dix ans après sa conversion, invalide-t-il sa conversion et, par conséquent, la judéité des enfants à naître ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Le statut des enfants en question dépend du statut de leur maman, même si son conjoint est non-juif. Si la conversion de la maman était sérieuse, si elle n’a pas trompé le tribunal rabbinique, si elle a respecté scrupuleusement les Mitsvot durant les dix années suivant sa conversion, et que le mauvais esprit s’étant emparé d’elle l’a conduit à se marier avec un homme non-juif (!), ses enfants sont Juifs.
Par contre, si la conversion de la maman n’était pas sérieuse, si elle n’a pas fait preuve d’honnêteté envers le tribunal rabbinique, si elle n’a pas respecté scrupuleusement les Mitsvot depuis les premiers instants suivant l’immersion au Mikvé, alors, la validité de la conversion est remise en question et le statut des enfants doit être réexaminé.














Les enfants, cette semaine, choisissez un moment précis chaque jour (avant l’école, après les devoirs ou avant de dormir) pour honorer Hachem : une phrase de Torah, un effort, ou une parole positive. Même cinq minutes comptent.
L'HISTOIRE
À l’école, c’est la pause de midi. Dans la cour, les élèves parlent fort, courent, rient. Certains racontent leur dernière sortie familiale, d’autres se disputent pour un ballon. No’am est assis sur un banc avec son ami Élie. Ils mangent leur sandwich tranquillement, puis Élie dit : "Tu sais, ce matin le maître a expliqué un Passouk super intéressant…"
No’am relève la tête. "Ah oui ? C’était quoi ?" Élie lui raconte ce qu’il a appris. No’am écoute, pose une question, puis partage à son tour une petite idée qu’il a entendue à la maison. Sans s’en rendre compte, d’autres camarades s’approchent. Yonathan s’assoit à côté d’eux, David aussi. Chacun ajoute un mot ou une question pour nourrir l’échange.
La cour est toujours bruyante autour d’eux, mais leur petit groupe est calme. Même le surveillant passe et sourit : "J’aime vous voir comme ça !"
pendant quelques minutes. Mais ça a changé l’ambiance. Il s’est senti plus tranquille, plus joyeux.
En rentrant chez lui, No’am raconte à sa maman : "Tu sais, aujourd’hui à l’école, on a parlé de Torah pendant la récré." Maman lui répond avec enthousiasme : "Kol Hakavod mon fils ! Tu as allumé un flambeau qui ne s’éteindra jamais !"
Le soir, dans son lit, No’am sourit en repensant à ce que lui a dit sa maman. Il comprend que même à l’école, même pendant une pause, on peut faire briller le Ner Tamid, lumière perpétuelle.

Plus tard, en classe, No’am repense à ce moment. Il comprend qu’ils n’ont rien fait d’extraordinaire. Ils ont juste parlé de Torah
L'ENSEIGNEMENT
Dans Parachat Tétsavé, Hachem demande d’allumer un flambeau qui doit briller tout le temps. Cette lumière représente la Torah. Elle n’est pas faite seulement pour la synagogue ou l’école : elle accompagne la vie de chaque Juif, à chaque instant.
Nos Sages expliquent que la Torah éclaire le monde comme une lampe éclaire une

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !
De quoi parles-tu pendant les récréations avec tes ami(e)s ?
As-tu déjà essayé de partager une idée de Torah avec eux, ou à table avec ta famille ?
pièce sombre. Quand on parle de Torah, quand on étudie ensemble, même quelques minutes, on allume une petite lumière, qui repousse beaucoup d’obscurité.
La Paracha nous apprend que chacun peut participer à cette lumière perpétuelle : en parlant de Torah, en étudiant un peu chaque jour, ou simplement en choisissant des paroles saintes plutôt que des paroles banales.
Rav Méir Chapira est encore jeune quand une idée commence à lui trotter dans la tête. Dans les communautés juives, il voit la même chose partout : chacun étudie la Torah à son rythme, dans son coin.
Un jour, il se pose une question très simple : comment relier tous les Juifs du monde, même ceux qui vivent très loin les uns des autres ?
Seule la Torah peut faire cela Il imagine quelque chose qui va révolutionner le monde de la Torah : chaque jour, partout sur la planète, les Juifs étudient la même page de Talmud. Un Juif en France, un autre au Maroc, un autre aux États-Unis… tous ouvriraient le même livre, au même endroit. Il appelle cela le Daf Hayomi : une page par jour.
jour." Le silence se fait dans la salle. Les Sages comprennent immédiatement la force de cette idée.
Un mois plus tard, le premier jour de Roch Hachana, commence le premier cycle du Daf Hayomi. Grâce à Rav Chapira, des milliers puis des millions de Juifs commencent à étudier chaque jour la même page. Certains le font tôt le matin avant le travail, d’autres le soir à la maison, d’autres encore pendant une pause. Même quand on ne se connaît pas, on est reliés par la même Torah. Et nous en sommes au 14e cycle d’étude !


Voilà la lumière perpétuelle : une Torah qui ne s’éteint jamais, même quand un Juif est fatigué, même quand il n’a que dix minutes, même quand il est seul.

Mais Rav Méir Chapira doute. Il est jeune, et autour de lui se trouvent de très grands Rabbanim. Il a peur que son idée paraisse trop ambitieuse. Il va donc demander conseil au ‘Hafets ‘Haïm. Après l’avoir écouté, le maître de la génération lui dit que l’idée est excellente.
Rav Chapira présente son idée lors du premier Congrès mondial de l’Agoudat Israël à Vienne, le 16 août 1923. "J’ai longtemps réfléchi à ce qui peut unir un Juif vivant en Pologne, un au Maroc, un autre en France, et un autre en Amérique. La réponse est simple : étudier ensemble la même Torah, chaque
Chacun peut participer à alimenter le feu de la Torah, en particulier les enfants : en parlant de Torah avec un ami, en apprenant un petit enseignement chaque jour.
Les enfants, cette semaine, choisissez un moment fixe chaque jour pour apprendre ou partager une petite idée de Torah, même très court. C’est comme ça qu’on fait resplendir le Ner Tamid.
À la fois moderne et intemporel, ce tataki apporte à la table de Pourim une élégance subtile, sans jamais voler la vedette à la convivialité de la fête.

• 600 g de thon rouge ultra frais (qualité sashimi si possible)
• 3 cuil. à soupe de graines de sésame (blanc et noir)
• 3 cuil. à soupe de sauce soja
• 1 cuil. à soupe d’huile de sésame
• 1 cuil. à café de gingembre frais râpé
• Le zeste et le jus d’un citron vert
• Fleur de sel


Pour 6 personnes
Préparation : 10 min
Temps de repos : 15-20 min
Difficulté : Facile
- Mélangez ensemble la sauce soja, l’huile de sésame, le gingembre râpé, le jus et le zeste de citron vert.
- Enrobez le thon de ce mélange. Roulez-le ensuite délicatement dans les graines de sésame afin de l’enrober uniformément.
- Chauffez une poêle à feu vif. Faites saisir le thon 20 à 30 secondes par face seulement. L’extérieur doit être marqué, l’intérieur rester cru et fondant.
- Déposez au frais pendant 15 à 20 min pour raffermir légèrement la chair et faciliter la découpe.
- Coupez le thon en fines tranches avec un couteau long et parfaitement affûté.
- Servez avec un filet d’assaisonnement et quelques zestes frais pour une touche finale éclatante.

Pour un résultat digne d’un restaurant, utilisez une matière première irréprochable, procédez à une cuisson très vive et une découpe nette au dernier moment.
Chabbath Chalom !
Murielle Benainous

By Arié Cubby
























Perle de la semaine par

"Lorsqu'un homme quitte ce monde, on devrait ressentir son absence..." (Rav Moché Feinstein)