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Deux grands médias en Israël ont récemment dévoilé un enregistrement de l’ancien premier ministre Ehoud Barak, dont les propos offensants ont provoqué un tollé dans l’opinion publique. Précisons qu’il s’agit d’un audio datant de plus d’une dizaine d’années, rendu public dans le cadre de documents liés à l’affaire Epstein, avec lequel il entretenait des relations étroites.
Qu’a-t-il dit de si choquant ? Barak se plaint du fait que, dans les débuts d’Israël, on ait accepté “tout ce qui venait”, y compris les immigrants provenant d’Afrique du Nord et du monde arabe. Selon lui, l’État pourrait aujourd’hui être plus sélectif et mieux contrôler la qualité des immigrants (!). Pour cela, il propose de récupérer le monopole que s’est approprié la Rabbanoute afin de réaliser des conversions en masse de non-juifs “désirables”. En d’autres termes, cet ancien premier ministre rêve que la population israélienne soit majoritairement ashkénaze et laïque, dans l’esprit des premiers dirigeants gauchistes du pays, quitte à importer des Goyim en Israël.
Ces propos en soi scandaleux et racistes, font aussi écho à l’expérience douloureuse des Juifs séfarades lors de leur 'Alyah.
Quittant les pays orientaux (Maroc, Irak, Yémen, Tunisie, Égypte…), les nouveaux arrivants étaient souvent pauvres, sans formation universitaire et attachés à la tradition, se distinguant ainsi des Juifs européens ashkénazes du parti travailliste, laïques et dominants à cette époque. Il y eut alors une discrimination évidente envers la population séfarade : installation dans des villes de développement ou des camps de transit, sans accès à des emplois qualifiés, enfants forcés de fréquenter des écoles profanes sans enseignement du judaïsme, provoquant un abandon de leur patrimoine.
Depuis, le temps s’est écoulé, et la situation économique et politique de ces Juifs séfarades a changé ; beaucoup sont aussi revenus au judaïsme. Mais la plaie ne s’est jamais totalement refermée, d’où les réactions indignées et violentes face au discours d’Ehoud Barak. Le comble est qu’il y a une trentaine d’années, au nom des travaillistes, ce dernier avait demandé pardon aux citoyens orientaux pour tout ce qu’ils avaient subi dans les débuts de l’État d’Israël. Il apparaît que ces paroles creuses ne visaient, en réalité, qu’à obtenir des voix pour son parti politique alors en déclin.
En filigrane, derrière cette affaire, émergent deux conceptions totalement différentes, voire aux antipodes : d’un côté, ceux qui ont voulu créer un nouveau type de Juif en Israël, avec une identité nationale dépourvue de toute trace religieuse, aspirant à un État occidentalisé capable de se faire une place, culturellement et économiquement, parmi les grandes nations du monde ; de l’autre, ceux qui puisent leur source dans la Torah, prônent l’A’hdout entre Juifs, et désirent créer certes un pays moderne, mais qui sera fidèle à la tradition. Quiconque vit en Israël sait combien ces deux conceptions se heurtent continuellement. Le système juridique israélien en est l’un des exemples, s’immisçant sans cesse dans les décisions prises à la Knesset lorsqu’elles ne correspondent pas aux conceptions laïques qu’il défend.
Ehoud Barak a bien “raison” - évidemment selon ses conceptions - de penser que ces Juifs venus des pays arabes sont “indésirables”, car en réalité c’est grâce à eux que l’identité juive du pays est préservée, garantissant ainsi la continuité en terre d’Israël d’un patrimoine vieux de plus de trois millénaires.
Rav Daniel Scemama
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Rav Daniel Scemama
L'Édito - L’illusion laïque d’un “nouveau Juif”
Actualité
Rony Hayot
Europe : Chronique d’un naufrage annoncé
Pensée juive
Pourim : les miracles se déguisent !
Société
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Vie juive
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Parachat Térouma - Tokho Kébaro, être à l’intérieur comme à l’extérieur
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DOSSIER Smartphone sans filtre : Attention danger !
Nos téléphones et nous : il est temps de reprendre le contrôle
Un smartphone sans filtre, c’est l’enfer à portée de main
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Rav Moché Mergui
Le message d'un rabbin de Nice
Questions au Rav
La Paracha pour les enfants
Vite fait mais pas bien fait !
Recette Saucisson au chocolat

Responsable publication
David Choukroun
Rédacteurs
Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Rav Yossef-‘Haï Abergel, Elie Marciano, Jocelyne Scemama, Ronen Karta, Rav Yehonathan Gefen, Ariel Marciano, Jordan Lévi, Sarah Kisielewski, Rav Moché Mergui, Rav Avraham Garcia, Rav Gabriel Dayan, Murielle Benainous
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18 février
Roch 'Hodech
7 Adar
Urgences
Pénales 24h/24 (hors Chabat) 050-38-18-358
Daf Hayomi Mena'hot 38
Michna Yomit Kritout 2-1
Daf Hayomi Mena'hot 39
Michna Yomit Kritout 2-3
Daf Hayomi Mena'hot 40
Michna Yomit Kritout 2-5
Parachat Térouma
Daf Hayomi Mena'hot 41
Michna Yomit Kritout 3-1
Daf Hayomi Mena'hot 42
Michna Yomit Kritout 3-3
Daf Hayomi Mena'hot 43
Michna Yomit Kritout 3-5
Daf Hayomi Mena'hot 44
Michna Yomit Kritout 3-7
Mercredi 18 Février
Rav Chabtaï Hacohen
Rabbi Avraham Ibn 'Ezra
Rav 'Azarya Pijo
Rav Réfaël Ya'akov Israël (de Sarcelles)
Jeudi 19 Février
Rav Yom Tov Algazi
Rav Israël Alter
Vendredi 20 Février
Rav Mordékhaï Yaffé
Horaires du Chabbath
Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya
Entrée 16:49 17:11 17:12 17:10
Sortie 18:08 18:09 18:10 18:09
Zmanim du 21 février
Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya
Nets 06:15 06:17 06:18 06:17
Fin du Chéma (2) 09:04 09:06 09:06 09:05 'Hatsot 11:53 11:55 11:55 11:54
Chkia 17:30 17:32 17:32 17:31

Gaza : Riposte ciblée de Tsahal après une violation du cessez-le-feu
Dimanche matin, l’armée israélienne a mené plusieurs frappes en réponse à une violation du cessez-le-feu par le 'Hamas dans le secteur de Beth 'Hanoun. D’après Tsahal, des terroristes armés se seraient positionnés à l’est de la Ligne jaune, à proximité des forces israéliennes, après être sortis

d’infrastructures souterraines. L’armée souligne que franchir cette ligne en étant armé constitue une rupture des engagements et dénonce un non-respect répété des accords. Les frappes ont visé des cibles du 'Hamas de manière "précise" et en conformité avec le droit international.
Israël : Hausse marquée du chômage ds le secteur high-tech, l’IA en toile de fond
La percée effectuée par l’intelligence artificielle (IA) transforme profondément le marché du travail israélien, révèle un rapport publié dimanche par le Service de l’emploi. Le nombre de chômeurs dans le secteur des hautes technologies a ainsi plus que doublé en trois ans. Cette hausse spectaculaire est directement liée à l’introduction d’outils

d’IA capables d’automatiser le codage et d’exécuter des tâches répétitives, réduisant la demande pour les développeurs et analystes logiciels.
La haute technologie reste un pilier de l’économie israélienne, avec 435 000 employés, près de 20% du PIB et plus de 50% des exportations.

Après Paris, c'est au tour de Berlin de réclamer la démission de Francesca Albanese après ses propos sur Israël
L’Allemagne a rejoint la position de la France jeudi, en réclamant la démission de la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens Francesca Albanese en raison de ses récents propos sur Israël. "Mme Albanese s’était déjà permise de nombreux écarts par le passé. Je condamne ses récentes déclarations sur Israël. Elle ne peut rester dans sa fonction", a écrit sur X le
ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul. Albanese a renchéri, dénonçant des "accusations mensongères" et une "manipulation" de ses propos. Pour rappel, Albanese avait participé à un forum de la chaîne anti-Israël et pro-'Hamas Al Jazeera, au cours de laquelle elle avait désigné Israël "comme un ennemi commun de l’humanité".
Les villes à forte population religieuse classées les moins violentes d'Israël
Selon une analyse récente de N12 concernant la criminalité en Israël et basée sur les données policières, la ville de BéèrChéva' figure en tête des grandes villes les plus touchées par la criminalité violente, suivie de Ramla, Achkélon, Bat Yam et Achdod. À l’inverse, plusieurs villes à forte population orthodoxe apparaissent parmi

les plus sûres : Modi'in 'Ilit, Bné-Brak et Beth Chémech affichent les taux les plus bas. L’écart entre Modi'in 'Ilit et Béèr-Chéva' atteint 656 %. La majorité des victimes de meurtres sont des citoyens arabes, tués dans le cadre de guerres intestines entre gangs rivaux.
MSF suspend ses activités à l'hôpital
Nasser de Gaza

Dans un communiqué, l'organisation Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé suspendre ses activités non essentielles à l’hôpital Nasser de Khan Younès à Gaza, en raison de la présence d’hommes armés au sein de l’établissement et à cause "de récents soupçons de transfert d’armes". Ces hommes armés ont également procédé à l’arrestation de patients, a ajouté MSF.
C’est la première fois qu’une organisation humanitaire internationale présente à Gaza reconnaît publiquement la présence d’hommes armés dans un hôpital ou l’utilisation d’un tel établissement pour le transport d’armes.

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Le massacre du 7/10 était "une mise en scène d'Israël", affirme un haut responsable du 'Hamas lors d'une interview
La chaîne de télévision NRK a diffusé une interview d'Oussama 'Hamdan, haut responsable du 'Hamas, au cours de laquelle il nie que le groupe terroriste a tué des civils lors de l'attaque du 7/10, évoquant des théories du complot farfelues. En parallèle, il a juré de répéter le massacre à l'infini. 'Hamdan y rejette les témoignages oculaires et les images des caméras corporelles, les qualifiant de fabrications israéliennes, et prétend qu'Israël a mis en scène des vidéos montrant des hommes armés du 'Hamas tirant sur des civils.
Il affirme encore que le 'Hamas n'a jamais tiré sur des civils et insiste sur le fait que toutes ces allégations sont des mensonges et que la mort de civils est la seule responsabilité d'Israël.
Aujourd’hui, j’ai ouvert le réfrigérateur et à ma grande surprise, j’ai découvert que tous les aliments étaient chauds. C’est quoi ça, un microondes ?! J’ai immédiatement appelé un technicien pour qu’il vienne réparer. J’espère seulement que le moteur n’est pas dans un état critique !
(Pata’hti) – j’ai ouvert
(Mékarèr) – réfrigérateur
La boutique officielle des JO écoule tous ses t-shirts des Jeux de Berlin sous Hitler
La boutique en ligne des Jeux olympiques a écoulé en quelques jours des t-shirts reprenant des visuels des Jeux de Berlin de 1936, commercialisés dans le cadre d’une collection "Heritage". L'initiative a suscité une vive controverse en Allemagne et au sein d’organisations juives. Les appels de plusieurs responsables politiques allemands ainsi que des représentants de la communauté juive qui avaient demandé au Comité international olympique (CIO) de retirer de la vente ces t-shirts sont restés lettre morte.
Le comité s'est plutôt justifié en affirmant que les quantités produites étaient limitées, expliquant ainsi la rupture de stock rapide.

Frigo ou micro-ondes ? רֵרקמ

(Oulétadhémati) – et à ma grande surprise
(Guiliti) – j’ai découvert
(Maakhalim) – aliments
(‘Hamim) – chauds
(Mikrogal) – micro-ondes
(Hitkacharti) – j’ai téléphoné
(Tekhnaï) – technicien, réparateur
(Letakèn) – réparer
(Manoa‘) – moteur
(Matsav Anouch) – état critique (souvent en parlant de blessés) D’autres mots avec la racine .נַ.ק.ת (réparer, arranger)
(Tikoun) – réparation
(Métoukan) – réparé
(Takanon) – règlement (consignes)


Rav Dov
Landau
chlita :
«Le Vaad Harabanim est l’émissaire d’Israël pour accomplir dignement la Mitsva de Matanot Laevionim à Pourim.»
Rav Moché
Sternbuch
chlita :

« Le Vaad Harabanim vient en aide à de très nombreux nécessiteux. Il est juste de leur confier les fonds afin de les transmettre et d’annuler les décrets. »
Rav Yaakov
Meir
Shechter
chlita :

« Donner par le Vaad Harabanim, c’est participer à une Mitsva collective, immense par sa quantité et sa qualité. Grâce à cette Tsedaka, on peut recevoir beaucoup plus du Ciel. »


Rav
Moché
Tsadka
chlita :

« Si tout le peuple d’Israël mérite de donner ses Matanot Laevionim par le Vaad Harabanim. Alors, les bénédictions et les délivrances viendront d’elles-mêmes. »




L’Europe semble avoir démissionné de l’Histoire. Dans ce “jeu de go” planétaire, le Vieux Continent brille par son absence. Le choix est désormais binaire : un sursaut démocratique et identitaire, ou le silence définitif d’une civilisation qui a renoncé à elle-même.
Vu d’ici, depuis les rives de la Méditerranée orientale, l’Occident et sa déliquescence ne relèvent plus du débat académique, mais d’une évidence tragique. Face au nouveau partage du monde qui définit ce XXIe siècle, l’Europe semble avoir démissionné de l’Histoire. Tandis que trois blocs titanesques — la Chine, qui verrouille les terres rares et les routes du sud, la Russie, qui dynamite l’hégémonie du dollar via les BRICS et les États-Unis transformant L’OTAN en option payante — découpent les zones d’influence de demain, le Vieux Continent s’enfonce dans une léthargie qui ressemble à une agonie.
Ces trois grands blocs ont intégré une vérité brutale que l’Europe refuse encore d’admettre : les instances internationales sont devenues des machines inefficaces, budgétivores et, plus grave encore, les serviteurs de dictatures méprisant la paix. La comédie a assez duré. Le monde libre a mis un temps criminel à réaliser l’absurdité de confier, par l’intermédiaire de l’ONU, la santé mondiale à un ancien membre de groupes armés éthiopiens, les droits des femmes à l’Iran ou la gestion des droits de l’homme à l’Arabie Saoudite.
Comment espérer un équilibre, quand la gestion des territoires palestiniens est déléguée à une rapporteuse pétrie de préjugés antisémites ? Comment s’étonner du chaos quand l’agence onusienne pour les réfugiés à Gaza voit une partie de ses membres basculer dans le terrorisme ? Le changement ne procède plus des nobles discours tenus dans les palais de verre, mais de la force brute et de la stratégie : protectionnisme, investissements massifs, course à l’armement et contrôle des terres rares. Dans ce "jeu de go" planétaire, l’Europe brille par son absence.
Pire que son absence, c’est sa fragmentation qui frappe. Les Britanniques ont ouvert la voie en fuyant les premiers. Polonais, Italiens et Allemands cherchent désormais leur salut individuel dans l’orbite américaine, tandis
que le Luxembourg et l’Irlande privilégient la concurrence fiscale au détriment de la solidarité continentale. La Suède, la Finlande et le Danemark se sont jetés dans les bras de l’OTAN pour pallier l’impuissance européenne.
Pendant ce temps, l’Espagne joue contre son propre camp en légalisant un demi-million de clandestins qui circuleront bientôt, papiers en règle, dans l’ensemble de l’Union. La Hongrie joue la carte de Moscou et de Pékin, alors que les pays baltes prônent un durcissement total face à l’Est. Quant à la France, elle s’isole, drapée dans la vision romantique et obsolète d’une "renaissance européenne" qui ne vient pas. On assiste à un transfert de souveraineté vers des institutions bruxelloises technocratiques, alors que la classe politique française, par manque de vision, liquide ses actifs stratégiques. L’affaiblissement des secteurs agricole et énergétique témoigne d’un désengagement de l’État vis-à-vis de ses intérêts vitaux.
La crise politique s’accompagne d’un ensauvagement quotidien. L’insécurité est devenue l’ombre des Européens. L’autorité de l’État recule face aux trafics, au point d’évoquer le spectre de narco-États. La politique pénale, marquée par une impunité croissante, impose aux citoyens une cohabitation forcée avec une délinquance que l’exécutif semble incapable d’endiguer.
Le paroxysme de cette crise est marqué par l’explosion d’un antisémitisme sans filtre. De Berlin à Marseille, d’Amsterdam à Manchester, des populations entières sont chassées par un climat d’hostilité quotidienne. Même l’école publique n’assure plus son rôle de sanctuaire, devenant un lieu d’éviction pour les enfants juifs. Face à ce sentiment d’abandon, l’exode intérieur se transforme en départ définitif : beaucoup choisissent l’exil pour retrouver la sécurité élémentaire qu’ils ont perdue sur le sol de leurs ancêtres.
Pendant que l’Europe s’enfonce, Israël trace une voie radicalement différente. Ici, l’avenir ne se peint pas en rose mais en bleu et blanc. Nous disposons d’une armée forte, d’une industrie technologique au sommet mondial et d’une dette d’État maîtrisée malgré les conflits. Notre sécurité intérieure ferait pâlir d’envie n’importe quel Européen. Israël n’a pas choisi le bloc américain pour être un simple figurant ou une "sangsue", mais pour être un pilier central du camp occidental, capable de conseiller et d’épauler ses alliés dans la compétition pour la direction du monde.
Israël propose une doctrine fondée sur la clarté morale et la résilience technologique. Là où l’Europe multiplie les hommages et les bougies sans agir, Israël investit dans la défense proactive. Là où l’Europe subit une immigration hors de contrôle et une désindustrialisation massive, Israël mise sur la souveraineté et l'innovation de rupture.
Le plus frappant dans ce tableau européen, c’est la résignation. Des années de choix contestables
ont transformé un continent fier en une masse de "spectateurs mécontents". L’Europe refuse de voir l’éléphant au milieu du salon : elle est submergée par les dettes, la corruption et un cynisme idéologique qui préfère soutenir des structures militantes ambiguës plutôt que de défendre ses propres racines.
Accepter l’inacceptable, c’est valider sa propre disparition. Si les citoyens européens ne retrouvent pas leur fierté et l’exigence de vérité, leur sort est scellé. Ils suivront, à un rythme à peine plus lent, le naufrage français. Cette crise doit servir de signal d’alarme ultime. Le choix est désormais binaire : un sursaut démocratique et identitaire pour sauver l’essentiel, ou le silence définitif d’une civilisation qui a renoncé à ellemême.
L’Europe a perdu une bataille, mais elle est en train de perdre la guerre de l’existence. Il est temps pour elle de regarder vers ceux qui, malgré l’adversité et la solitude, ont choisi de rester debout.
Hayot




Hachem agit parfois apparemment avec dureté envers nous ; cependant tout ce qu’Il fait vise notre bien ultime. Tantôt, notre patron nous fait souffrir ; tantôt notre conjoint ne nous comprend pas ; tantôt nos enfants se rebellent contre nous ; tantôt nous sommes assaillis par des problèmes de santé ou des difficultés financières etc. Pourtant, ces épreuves n’ont qu’un but : nous rapprocher d’Hachem et nous aider à réaliser notre potentiel.

Le récit suivant est authentique et s’est déroulé il y a quelques décennies en Iran. A cette époque, les juifs d’Iran commencèrent à subir diverses persécutions. L’atmosphère générale se fit de plus en plus pesante ; la menace qui planait sur la communauté juive était palpable. De nombreux juifs décidèrent alors de fuir l’Iran pour rejoindre Israël. A cette époque, un certain juif de la communauté fut mystérieusement assassiné. Sa veuve, désormais livrée à ellemême avec cinq enfants, comprit qu’elle devait fuir le pays au plus vite. Il y avait dans sa ville un certain homme iranien, non-juif, qui proposait moyennant paiement de transférer les Juifs désireux de quitter le pays vers Israël.
Un mystérieux passeur
Il s’agissait d’un voyage périlleux de plusieurs jours, effectué clandestinement à travers des régions montagneuses et à dos de chameau. La femme s’organisa avec l’homme pour fuir en compagnie de ses cinq enfants. Le voyage, entrepris dans des conditions presque inhumaines, était terrible. Sans provisions, sans pouvoir se reposer, ils devaient cheminer à travers des régions truffées de dangers, de jour comme de nuit. En outre, le non-juif en question se comportait d’une manière exécrable. D’une cruauté sans pareille, il les obligeait à marcher encore et encore, malgré leur épuisement et les pleurs des enfants en bas âge.
Un jour, le groupe se retrouva au bord d’une falaise avec pour seul moyen d’atteindre l’autre côté de la montagne, une passerelle en bois branlante sans rampe sur les côtés. Voyant cela, la femme fut prise de panique et refusa catégoriquement de continuer. C’est alors que l’homme dégaina une arme et la menaça : "Si vous ne passez pas, votre sort et celui de vos enfants sera semblable à celui de votre défunt mari…"
La femme, terrorisée, prit ses enfants et traversa fébrilement la passerelle jusqu’à atteindre l’autre côté. Ce n’est qu’une fois arrivés sains et saufs en Israël que l’homme dévoila sa véritable identité à la famille. Il embrassa les enfants et dit à la femme : "Je suis juif, comme vous. Pardonnez mes manières, mais si je n’avais agi de la sorte avec vous, vous ne seriez jamais arrivés à destination, tant ce voyage est dangereux. J’étais obligé de vous menacer car autrement, vous auriez rebroussé chemin. Je me hâte à présent de repartir car je dois aider de nombreuses autres personnes à se rendre en Israël". Puis il disparut…
Des épreuves ou des opportunités ?
Cette histoire vraie contient en elle un message extraordinaire, qui est valable pour nous tous. A l’instar de cet homme qui fit subir de terribles épreuves à cette famille dans le
seul but de la sauver, Hachem aussi, pour ainsi dire, agit parfois apparemment avec dureté envers nous ; cependant tout ce qu’Il fait vise à notre bien ultime. Ces épreuves peuvent revêtir une infinité de formes : tantôt, notre patron nous fait souffrir ; tantôt notre conjoint ne nous comprend pas ; tantôt nos enfants se rebellent contre nous ; tantôt nous sommes assaillis par des problèmes de santé ou des difficultés financières etc. L’homme, avec la perception limitée de la réalité qui est la sienne, va souvent vivre ces épreuves comme un mal qu’il doit subir. Pourtant, elles n’ont qu’un but : nous rapprocher d’Hachem et nous aider à réaliser notre potentiel. Hachem sait que par le biais de tels enfants, nous devrons nous efforcer de développer notre patience ; avec tel patron, nous devrons apprendre à juger autrui favorablement et ainsi de suite…
C’est précisément le message de la Méguilat Esther. Quels que soient les obstacles qui se dressent sur notre chemin, nous ne devons pas nous départir de notre foi et devons continuer à croire fermement que de ces mêmes obstacles, germera notre délivrance !
La Méguila comporte exactement 12 196 lettres. Or, si on compte à intervalles réguliers 12 196 lettres à partir du premier Alef de la Torah (donc depuis la troisième lettre du premier mot Béréchit), on arrive à la lettre Samèkh. 12 196 lettres plus loin, on tombe sur la lettre Tav, puis Rèch, formant ainsi le nom Esther !
Par ailleurs, la Guémara (traité ‘Houlin) nous fait remarquer que Mordékhaï est mentionné en allusion dans les mots Mor Déror, qui est l’un des encens de la Kétorèt dans la Parachat Ki Tissa. Or, de la même manière, si on compte à intervalles réguliers 12 196 lettres à partir du Mèm de Mor Déror, on arrive d’abord à la lettre Rèch. 12 196 lettres plus loin, on tombe sur la lettre Dalèt, puis Khaf et enfin Youd, ce qui donne le nom Mordékhaï ! Extraordinaire !
Notons que cette découverte a été révélée par le Rav Weissmandel pendant la Shoa, donc sans ordinateur…
Il y a quelque temps, une grande spécialiste en statistiques et probabilités, tout à fait laïque, a été abasourdie de constater une telle "coïncidence". Elle a donc commencé à déterminer les chances pour que cela arrive dans le cas où, ‘Has Véchalom, la Torah aurait été écrite par un homme.
Après une nuit entière de recherche, elle est arrivée à la conclusion que les probabilités d’en arriver à un tel résultat par hasard étaient ridiculement infimes, et suite à cela, elle a fait
Téchouva !
Voici l’une des merveilles de la Méguila parmi tant d’autres... Excellent moi d’Adar et joyeux Pourim à tous !
Rav Yossef-‘Haï Abergel




Face à l’accélération permanente et à l’immédiateté du numérique, le Chabbath impose un rythme cyclique, prévisible et rassurant. Chaque semaine, quoi qu’il arrive dans le monde, le Chabbath revient et nous offre cet ancrage temporel si important.
Dans un monde hyperconnecté où les notifications rythment notre quotidien, une tradition millénaire revient sur le devant de la scène tel un remède original à la fatigue “numérique” : le Chabbath. De Tel-Aviv à New York, en passant par Paris, une génération de jeunes Juifs redécouvre ce repos hebdomadaire, non pas comme une contrainte religieuse, mais comme un outil de bien-être mental qui permet de s’affranchir de l’aliénation des temps modernes.
Quand la tradition retrouve toute son actualité
Le Chabbath, ce jour de repos sacré qui s’étend du vendredi soir au samedi soir, impose traditionnellement l’interruption de tous les travaux dits “d’exécution” ou de “création” (ils sont rangés dans 39 catégories), notamment l’utilisation des appareils électriques ou électroniques.
Shlain (de confession juive) pratique ce qu’elle appelle “un jour unique de la semaine sans écran” depuis plus de dix ans...

Alors que la connectivité à outrance est devenue une norme, le Chabbath offre une alternative spirituelle et une légitimité culturelle à la déconnexion. Plus qu’une simple désintoxication “numérique”, ce jour saint prend place dans un cadre collectif qui facilite son observance. “Quand je dis à mes collègues ou mes amis que je ne réponds pas le samedi pour des raisons religieuses, c’est bien mieux reçu que si j’affirmais simplement vouloir me déconnecter”, explique David, 32 ans, consultant en stratégie digitale à Lyon.
Pour Sarah, 28 ans, créatrice d’applications web à Paris, cette observance est devenue vitale : “Au début, j’éteignais mon téléphone par obligation religieuse. Mais avec le temps, ce jour de la semaine est devenu mon havre de paix. Vingt-cinq heures sans écran, sans réseaux sociaux, sans courriels professionnels intempestifs.”
Cette appropriation du Chabbath dépasse désormais les frontières religieuses strictes. Même les jeunes issus de familles laïques ou peu pratiquantes, adoptent désormais certains aspects de cette déconnexion hebdomadaire. La célèbre réalisatrice américaine Tiffany
Cette dimension collective est fondamentale. Le Chabbath est une retraite solitaire dans le temps et un moment partagé en famille ou entre amis, autour de repas, de discussions, de promenades. Il offre ce que l’on appelle aujourd’hui un “temps de qualité”, denrée si rare en raison de nos agendas surchargés.
Pour les jeunes Juifs pratiquants qui travaillent dans la technologie de pointe ou les industries créatives, le Chabbath est un espace de créativité différent. Sans la distraction constante des écrans, ils lisent davantage et, l’esprit libre, se ressourcent et se reconnectent. “Mes meilleures idées de startup me viennent souvent le Chabbath”, confie Yonathan,
entrepreneur en cybersécurité à Tel-Aviv, “et je les note aussitôt à l’issue du jour sacré”.
L’intérêt pour le Chabbath dépasse aujourd’hui largement la communauté juive. De nombreux chercheurs en neurosciences et psychologues recommandent des périodes régulières de déconnexion pour préserver la santé mentale. Or le Chabbath fournit justement un modèle éprouvé depuis des millénaires pour y parvenir.
Certaines entreprises de la Silicon Valley encouragent même leurs employés, quelle que soit leur confession, à adopter un jour de déconnexion hebdomadaire, tant elles sont conscientes des effets positifs de ce procédé, non seulement parce qu’il stimule la créativité mais aussi parce qu’il prévient efficacement l’épuisement professionnel (“burn-out”).
Mais attention, l’observance du Chabbath à l’ère du numérique n’est pas exempte de tensions. Certains jeunes expriment une frustration face à ce qu’ils perçoivent comme un décalage avec leur réalité sociale. Il apparaît que dans une “économie de l’attention” où notre temps de concentration disponible est devenu une marchandise convoitée, observer le Chabbath apparaît comme un acte de résistance culturelle. Qu’à cela ne tienne ! Résister, c’est refuser la logique de productivité constante, c’est affirmer que certains instants ne sont pas “commerçables” ni monnayables, mais doivent rester libres de toute activité numérique.
Une sagesse ancienne pour des défis nouveaux
Plus qu’une simple déconnexion technique, le Chabbath propose un rapport différent au temps. Face à l’accélération permanente et à l’immédiateté du numérique, il impose un rythme cyclique, prévisible et rassurant. Chaque semaine, quoi qu’il arrive dans le monde, le Chabbath revient et nous offre cet ancrage temporel si important.
Cette rythmicité hebdomadaire crée également une forme d’expectative positive. “Le jeudi soir, je commence déjà à penser au Chabbath, à ce que je vais cuisiner, aux personnes que j’aimerais inviter”, raconte Myriam, 35 ans, médecin à Bruxelles. “Ça donne une sorte de cadence à ma semaine, un horizon vers lequel je suis portée.”
Des entreprises de la Silicon Valley encouragent même leurs employés à adopter un jour de déconnexion hebdomadaire
Ce regain d’intérêt pour le Chabbath, en particulier parmi les jeunes, participe d’une quête plus large de sens et d’équilibre, dans un monde numérique souvent anxiogène. Quand on puise dans la tradition ancestrale, on trouve des réponses concrètes aux défis modernes de la connexion à outrance et de la “fragmentation” de l’attention.
Que l’on soit orthodoxe ou non, le modèle du Chabbath interpelle : et si la vraie liberté, aujourd’hui, consistait à savoir éteindre ? Et si le luxe suprême était de redevenir, le temps d’une journée, indisponible parce qu’on est occupé à “saisir” la vie, à respirer à pleins poumons, à se donner entièrement aux êtres qui nous sont chers ?
“Le Chabbath, c’est ma façon de dire que je ne suis pas réductible à ma productivité, à mes likes ou à mes notifications”, résume Tom, 30 ans, journaliste à Marseille. “C’est un temps où j’existe purement et simplement, sans devoir me justifier ou documenter chacun de mes instants sur les réseaux sociaux.”
Dans un monde où tout va toujours plus vite, le Chabbath nous rappelle cette vérité simple mais limpide : s’arrêter ne signifie pas perdre du temps, mais au contraire retrouver le temps qui compte vraiment.
Elie Marciano


Parachat Térouma 5786 par Michaël Lumbroso




Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

Les planches qui constituaient les murs du Michkan étaient posées au sol sur des … en argent.


En les insérant dans les anneaux fixés aux ustensiles du Michkan, elles permettaient de transporter ces derniers.

socles
Chaque ustensile a été confectionné avec grande … comme Hachem l’a demandé.
précision

La Ménora était faite à partir d’un bloc massif, qu’il fallait marteler pour la former.

Comment s’appelle la base de la Ménora ?

socle
Celui qui veut obtenir la sagesse, priera en direction de cet ustensile du Michkan.


Pour bien comprendre comment confectionner Michkan et ses ustensiles, Hachem a … à Moché sur la montagne leurs formes.

Des pierres précieuses étaient nécessaires pour la confection du Ephod et du … .

Les chérubins formaient une seule pièce avec le … sur lequel ils se tenaient.

Ce métal est le plus précieux après l’or et l’argent.
Ménora
Les branches de Ménora étaient décorées de pommeaux et de … martelées.

La partie de la cour qui était devant le Michkan était un … de 50 coudées sur 50 coudées.
carré
Pour fabriquer les ustensiles, il faut connaître leur longueur, leur largeur et leur … .

Le verset nous dit clairement le but du Michkan : "Ils feront pour Moi un Sanctuaire et … …".





La hauteur de la Ménora n’est pas explicitement écrite dans la Torah, mais Rachi nous révèle qu’elle faisait 18 … de haut.
palmes
Pour attacher les tentures entre elles, il fallait tisser des … à leurs extrémités, pour pouvoir y insérer des crochets les unissant.
Les ailes des Chérubins étaient déployées vers le haut et … le Couvercle du Aron.
Lorsque la Torah parle d’amener du Tekhélet, cela fait référence à de la … teinte en azur.
D’habitude c’est un chiffre, mais dans notre Paracha, c’est une matière

Le Michkan était recouvert de couvertures, certaines en tissus et certaines en ... .

Pour former les murs du Michkan, il y en avait besoin de 48.

Ce que chacun devait amener, motivé par son cœur, pour participer à l’édification du Michkan.
On demande à l’homme de s’entourer, de se lier, de se marier. L’isolement choisi délibérément est considéré comme une dénaturation.

En Chine, une application mobile au nom pour le moins provocateur – "Are You Dead ?" (en chinois Silémé, littéralement "Es-tu mort ?") – a connu un succès viral début 2026 en devenant l’une des applications payantes les plus téléchargées sur l’App Store chinois.
L’application demande à ses utilisateurs de confirmer régulièrement qu’ils sont toujours en vie en appuyant sur un bouton vert. Si une personne ne s’enregistre pas pendant deux jours consécutifs, l’application envoie automatiquement une alerte à un contact d’urgence préalablement désigné. Le principe est volontairement simple : cliquer pour signaler que tout va bien.
Avec l’augmentation constante du nombre de personnes vivant seules – en particulier dans les grandes métropoles – beaucoup redoutent désormais de mourir sans que personne ne s’en aperçoive. Et il ne s’agit pas ici uniquement de personnes âgées ou marginalisées, mais d’une population jeune, active, en apparence insérée et en bonne santé.
Le succès de cette application a d’ailleurs inspiré des versions similaires, aux noms plus édulcorés comme "Are You Alive ?", reposant sur le même principe : signaler sa présence ou alerter un proche en cas de silence prolongé.
Toutes répondent à une angoisse commune : celle de disparaître dans l’anonymat le plus total.
Signalons que cette application chinoise ne prétend nullement offrir un soutien psychologique. Pas de chaleureux "Comment vas-tu ?", ni même un attentif "As-tu besoin de quelqu’un ?" Elle exige simplement une preuve administrative d’existence.
Un clic = vivant.
Pas de clic = alerte.
Les réactions de jeunes utilisateurs chinois sont, à cet égard, particulièrement révélatrices : "Enfin quelqu’un s’occupe de moi !!!", confie l’un d’eux – alors même que l’application n’offre ni écoute, ni soutien moral, seulement un protocole numérique.
Un autre précise : "Ma crainte n’est pas tant la solitude que le fait de disparaître sans laisser de trace, sans que personne ne le sache. Là, je suis rassuré."
La société de consommation, derrière son masque de réseaux dits "sociaux", de contacts et de connexions par millions, a sacrifié le lien humain véritable et la chaleur qu’il procure, que tous les spécialistes désignent comme les facteurs majeurs de longévité et d’équilibre psychique.
"To be or not to be" en chinois
Cette question – "suis-je mort ?", dans sa formulation la plus abrupte – réveille chez de jeunes Chinois en manque de relationnel
quelque chose de bien plus profond que la simple validation de leur existence biologique.
Elle formule en trois mots – are you dead ? –l’interrogation existentielle par excellence : cette vie précieuse, reçue en cadeau… est-ce que je la vis vraiment ?
Ne l’ai-je pas éteinte pour ressembler au troupeau ? Pour satisfaire mes parents, mon environnement, les systèmes en place, et rentrer dans le moule que l’on nous vend comme étant "la vie" ?
"Suis-je mort ?" – non plus au sens métabolique ou médical, mais comme interrogation philosophique et existentielle.
Et il n’est pas fortuit que cette application voie le jour en Extrême-Orient, dans des sociétés où le culte de la norme, du mimétisme et de la masse demeure particulièrement puissant –parfois plus encore qu’en Occident.
Que dit le judaïsme ?
La Torah, dès le premier chapitre de la Genèse, pose un principe fondamental : "Il n’est pas bon que l’homme soit seul" (Béréchit 2, 18). Ce verset, apparaissant à la création d’Adam, ne traite encore ni du mariage ni de la reproduction. Il établit dès le départ qu’un homme vivant seul, ne se mêlant pas à ses semblables, ne remplit pas pleinement sa fonction.
Pour la Torah, la solitude comme choix, n’est pas une option mais une anomalie. Et les exemples sont légion : "Fais-toi un maître, acquiers-toi un ami" (Pirké Avot 1, 6). "Ne te sépare pas de la communauté " (Pirké Avot 2, 5).
L’obligation de prier en Minyan, c’est-à-dire avec un minimum de dix hommes, exprime aussi ce besoin d’être ensemble, même – et peut-être surtout – dans la prière.
Concernant le mariage et la vie de couple, le Talmud affirme : "Celui qui vit sans femme vit sans joie, sans bénédiction et sans Bien" (Yévamot 63a). "Tout homme qui n’a pas de femme n’est pas un homme" (Yévamot 62b). Même le Grand Prêtre, le Cohen Gadol, la plus
haute autorité spirituelle du peuple, ne peut exercer sa fonction que s’il est marié.
Dès sa création, Adam a été voulu structurellement comme un être social. On demande à l’homme de s’entourer, de se lier, de se marier. L’isolement choisi délibérément est considéré comme une dénaturation.
L’État hébreu a tenu à récupérer un à un ses otages (vivants et morts), à la suite du massacre du 7 octobre 2023.
Il y a trois semaines, le corps de Ran Gvili, dernier otage décédé à ne pas avoir été restitué par les factions du ‘Hamas, a été ramené en Israël au prix d’opérations extrêmement périlleuses.
Des commandos d’élite ont dû procéder, en zone hostile, à l’examen et à l’identification de centaines de corps afin de retrouver le sien, Israël ayant été informé qu’il avait été enterré dans une fosse commune dans le secteur de Sajaiya, à Gaza.
Un pays entier, solidaire, a retenu son souffle et entouré la famille Gvili, priant pour le retour du corps. Car aux yeux du judaïsme, le peuple juif est une même entité dont tous les membres doivent être réunis.
Un mort n’est pas une simple dépouille : il fut l’écrin de l’âme et mérite tous les égards possibles. On n’abandonne jamais un défunt à son sort, il reste éternellement lié aux vivants et sous leur responsabilité.
L’appli chinoise révèle les travers d’une société où l’absence d’un être ne surprend plus, où son silence prolongé n’inquiète personne. Pour pallier à l’indifférence générale qui s’est installée dans nos villes, on a donc mis en place un programme qui donnera l’alerte.
Quel avenir pour une société où la vie se valide d’un clic sur une application ?
Difficile de rester optimiste… Jocelyne Scemama


Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Térouma - Tokho Kébaro, être à l’intérieur comme à l’extérieur
L’érudit a généralement l’apparence d’un Tsadik , de quelqu’un dont les intentions d’étudier la Torah et le comportement général sont nobles, mais son mode de vie et ses motivations profondes doivent en être le reflet.
"Ils feront une Arche en bois d’acacia, de deux coudées et demie de long, une coudée et demie de large et une coudée et demie de haut. Tu le recouvriras d’or pur, de l’intérieur et de l’extérieur tu le recouvriras…" (Chémot 25, 1011)
Hachem informe Moché Rabbénou que le Aron Hakodech, l’Arche sainte, doit être recouvert d’or intérieurement et extérieurement. L’Arche symbolise l’étude de la Torah et plusieurs enseignements peuvent être tirés de certains détails de sa construction. La Guémara précise que le recouvrement intérieur et extérieur nous indique que la personnalité du Talmid ’Hakham, de l’érudit, doit être en accord avec son aspect extérieur – c’est ce que l’on appelle Tokho Kébaro. (Yoma 72b) Le Talmid ’Hakham a généralement l’apparence d’un Tsadik, de quelqu’un dont les intentions d’étudier la Torah et le comportement général sont nobles, mais son mode de vie et ses motivations profondes doivent en être le reflet.
Intérieur impeccable
Comment savoir si un érudit est Tokho Kébaro ?
La Guémara raconte que Rabban Gamliel décréta que toute personne qui n’était digne de ce titre ne pouvait pas entrer dans la maison d’étude ; le garde à l’entrée du Beth Hamidrach ne le laisserait pas entrer. Quand Rabban Gamliel fut remplacé par Rabbi El’azar Ben ‘Azaria, celui-ci changea cette règle et permit l’entrée dans la
maison d’étude à tout homme désirant étudier. Ce jour-là, des centaines de bancs durent être ajoutés pour les nouveaux disciples. (Brakhot 28a)
Plusieurs questions peuvent être posées sur cette Guémara ; nous en soulèverons deux. Comment le garde pouvait-il détecter les élèves correspondant au critère de Tokho Kébaro ? Et pourquoi parler de centaines de bancs qui furent ajoutés à la maison d’étude ? Pourquoi ne pas simplement dire que des centaines de nouveaux disciples se joignirent à l’étude ?
Le Michméret Ariel répond en expliquant que ce qui fait la différence entre celui qui est Tokho Kébaro et celui qui ne l’est pas se trouve dans son désir ardent d’étudier, dans sa disposition à le faire malgré les difficultés ou l’inconfort. Par exemple, un élève Tokho Kébaro sera prêt à étudier debout, ne cherchera pas à tout prix à s’assoir. D’ailleurs, nos Sages affirment qu’à une certaine époque, les gens étudiaient debout, et à cause de la Yéridat Hadorot (le déclin au fil des générations), les gens eurent besoin de s’assoir pour étudier convenablement. Ainsi, il n’y avait pas réellement de garde à l’entrée de la maison d’étude, mais le "garde", le "filtre" était l’inconfort, le manque de bancs à l’intérieur. Ceux qui n’étaient pas Tokho Kébaro n’étaient pas suffisamment motivés à étudier dans de telles conditions et restèrent dehors.
Prêt à tout pour l’étude
Et quand Rabbi El’azar Ben ‘Azaria autorisa le retour de tous les disciples, il fallut ajouter des bancs parce que les nouveaux élèves n’étaient pas au niveau d’étudier debout, d’où l’accent mis par la Guémara sur la nécessité d’apporter des sièges.
Nous savons à présent définir la personne Tokho Kébaro Celui qui apparait comme un Tsadik, mais qui s’abstient d’étudier à cause de circonstances pénibles ne peut être qualifié de cette vertu.
Rav Pin’has Scheinberg insistait beaucoup sur l’importance d’un tel effort. Il dit que nombreux sont ceux qui ne sont prêts à étudier que quand tout va bien – ils ont besoin de chambres spacieuses, d’un climatiseur, etc. ; mais si tout ne fonctionne pas comme ils le désirent, ils ne peuvent pas continuer.
Les disciples les plus illustres sont ceux qui poursuivent leur étude en toutes circonstances. C’est le sens de la Michna : "Tel est le chemin de la Torah ; du pain [trempé] dans du sel tu mangeras, tu boiras de l’eau par petites quantités et tu dormiras sur la terre." (Pirké Avot 6, 4) Cela ne signifie pas que l’on doit vivre ainsi pour pouvoir étudier, mais qu’il faut être capable d’apprendre même dans des situations tellement défavorables.
Besoin de confort ?
Rav Scheinberg enseigna cette idée dans ses discours, mais aussi et surtout par son exemple. Quand sa Yéchiva, Torah Or, était à Bensonhurst, les étés étaient parfois caniculaires et les élèves peinaient à poursuivre leur étude (ils n’avaient pas de ventilateurs, sans parler des climatiseurs !). Pourtant, le Rav qui portait plusieurs Talith, ses Téfilin et sa kapota (longue veste portée au-dessus des vêtements) étudiait avec une énergie sans pareille. Il est important de souligner et de garder à l’esprit que la Guémara dans Brakhot admet que l’approche de Rabbi El’azar Ben ‘Azaria était correcte. Même celui qui n’est pas encore Tokho Kébaro doit rester motivé à étudier la Torah. En effet, Mitokh Chélo Lichma Ba Lichma – de l’étude mue par des motivations externes, on en arrive à étudier de façon désintéressée. Celui qui ne désire pas encore se dévouer complètement à l’étude (avec Messirout Néfech, don de soi) doit s’efforcer d’étudier dans l’espoir de développer cette qualité.
Rav Yehonathan Gefen






1 Hachem ordonne aux Bné Israël de Lui construire un lieu de résidence sur terre, le Michkan, dans lequel ils Le serviront.




2 Les Bné Israël réunissent les matériaux nécessaires à l’édification du Michkan ainsi qu’à la fabrication de certains ustensiles.

3 De nombreux ordres de construction sont donnés : le Aron Hakodech (l’arche) servira à entreposer les tables de la Loi, le Kaporet (le couvercle), deux Kérouvim (les chérubins), le Choul’han Hapanim (la table des pains de proposition) et ses ustensiles, la Ménora (le chandelier) dotée de 7 branches et d’ornements en forme de coupes, fleurs et boutons, le toit du Michkan, 48 poutres verticales pour soutenir les tentures, le Massakh (le rideau) à l’entrée du Michkan, le Mizbéa’h (autel) et ses accessoires.

4 Le Michkan était divisé en 2 parties : le Saint (Kodech) et la partie interne, le Saint des Saints (Kodech Hakodachim).

5 Des instructions sont données concernant l’emplacement des ustensiles du Michkan.
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :
Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)
Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne
Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

6.‘Harossèt ret aror
slogan à votre équipe. ( 2 points pour le slogan Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2
2.Épaule d’agneau
Pour chacun des éléments suivants, qui saura donner la bonne réponse en premier parmi les réponses suivantes ? Haman - Vachti ou Gromboulik. 2
Le premier qui donne la bonne réponse remporte le point
• Qui a été pendu à la fin ?
> Haman.
• Qui a refusé de se présenter à une invitation royale ?
> Vachti.
• Qui voulait éliminer tout un peuple d’un seul décret ?
• Qui est tombé dans son propre piège ?
> Haman.
• Qui exige que tout le monde s’incline devant lui ?
> Haman.
> Haman.
• Qui était la Reine ?

• Qui a interdit les légumes parce que “ça fait du bruit dans la soupe” ?
> Gromboulik.
• Qui a organisé un Michté pour les femmes ?
> Vachti.


A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main
• Qui a provoqué un miracle sans le vouloir ?
Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas)
> Vachti.
• Qui a disparu de l’histoire dès le premier chapitre ?
Hidour (au mieux)
> Vachti.
MAROR
• Qui a un serviteur personnel nommé Bifteck ?
> Gromboulik.
• Qui organise chaque année le concours de la moustache la plus menaçante ?
> Gromboulik.
• Qui vit dans une grotte décorée de posters de lui-même ?
> Gromboulik.
Etapes du Séder
• Qui aurait pu sauver sa place avec un sourire… mais non ?
Maror
> Vachti.
La quantité de Maror 1 Kazayit
> Haman.
• Qui a été invité à un festin royal sans savoir que c’était son arrêt de mort ?
> Haman.
Kazayit




Répondez à la
Où cache-t-on le double des clés de la maison ?
Sous le paillasson
Dans l’armoire électrique
Chez un voisin/concierge
Dans un pot de fleurs
Dans la boîte aux lettres
et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la
Donnez une qualité indispensable pour faire confiance à quelqu’un.
Honnêteté.
Fiabilité.
Sincérité.
Discrétion.
Responsabilité.
Répète sans te tromper, 7 fois, la phrase
• Lequel de ces mots possède un sens contraire à “patibulaire” : gourmand, rassurant ou vigoureux ?
> Rassurant.

Citez une raison pour laquelle on évite un appel téléphonique.
On n’a pas le temps.
On n’a pas envie de parler.
On redoute le sujet.
Peur d’une mauvaise nouvelle.
On est fatigué.
“L’ouïe de l’oie de Louis a ouï.”

• Quel pays d’Europe a pour capitale la ville de Podgorica ?
> Monténégro.
• Quelle est la couleur du Coca-Cola sans colorant ?
> Transparent.
De quelle couleur naissent les flamands roses ?
1. Rose.
2. Jaune.
3. Gris-blanc.
> Gris-blanc.
Qu’est-ce que l’astronaute Charles Duke a laissé sur la lune ?
1. Une photo de famille.
2. Une mini-statue de la liberté.
3. Un harmonica.

sur la Lune en 1972, il a décidé d’y laisser une photo de lui, de ses deux fils et de sa femme. Cette photo se trouve toujours sur la Lune.
> Lorsque l’astronaute Charles Duke, de la mission Apollo 16, a marché


Classe les activités selon l’ordre croissant de consommation d’énergie :
• Réfléchir intensément, dormir, se disputer, regarder un écran, marcher, ressasser une idée.
Dormir, regarder un écran, réfléchir intensément, marcher, se disputer, ressasser une idée.

Sur une île de 100 habitants vivant le long d’un cercle, tous ont le même discours “je ne mens jamais mais mon voisin de gauche ment toujours”.




Réponse : 50 menteurs. 1 personne sur deux ne ment jamais et 1 sur 2 ment toujours. Un menteur ou une personne disant la vérité diront toujours qu’ils disent la vérité. Un menteur dira de son voisin de gauche (qui dit la vérité) qu’il ment. Une personne qui dit la vérité dira de son voisin de gauche (qui ment), qu’il ment. Ainsi, il y a alternance entre personnes disant la vérité et menteurs, d’où le fait qu’il y a la moitié des personnes qui mentent.
Quel est l’intrus dans cette liste ? Parenthèse, clé de sol, portée, mesure, tempo, dièse.
Réponse : : Seule la parenthèse n’est pas une notation musicale.
Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.
Au sujet de Pourim, quel interdit apprend-on du mot Sim’ha ?
1. Celui de jeûner.
2. Celui de faire des oraisons funèbres.
3. Celui de travailler.

Réponse : 2


Que se passe-t-il pour une personne qui travaille pendant Pourim ?
Elle va s’enrichir.
2. Elle ne verra aucune bénédiction dans ce travail.
3. Elle transgresse un interdit.

Réponse : 2




Dans les années 1930, un grand pays décida qu’il ne suffisait pas de transformer l’économie.

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant.


Il fallait aussi remodeler le rythme de la vie quotidienne. Il prit une décision qui allait bouleverser les habitudes de millions de personnes.


Que fait alors le gouvernement soviétique pour améliorer la rentabilité de sa population active ?
Ils ont fixé des semaines de 5 puis 6 jours.
L’URSS remplaça la semaine habituelle par une semaine de 5 jours (1929), puis de 6 jours (1931), avant de revenir à la semaine de 7 jours en 1940. Cette réforme visait à maintenir une production quasi continue.


Réponse de la semaine dernière
La tour Eiffel.



Indice : assermenté.
La réponse, la semaine prochaine !
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box
Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche


Pourquoi ses enfants ne parviennent-ils pas à se marier ? Personne ne le sait. Les parents restent dans l’incompréhension la plus totale. Ils ne savent plus quoi faire...

Dans un petit immeuble en pierre typique de Jérusalem, deux voisins vivent l’un en dessous de l’autre. On pourrait croire qu’ils mènent une vie semblable : ils sont mariés, leurs garçons étudient la Torah, leurs filles sont au séminaire… et pourtant, un fossé immense les sépare.
Au deuxième étage habite la famille Shreiber. Leur appartement est constamment en effervescence : rires, chants, danses, paroles de louange adressées à Hachem, invités nombreux.
Tout respire la Sim’ha et la vitalité. Cette atmosphère joyeuse a une raison bien précise : tous les six mois environ, l’un des enfants Shreiber se marie. Fiançailles, Chéva’ Brakhot, repas de fête et célébrations se succèdent presque sans interruption. Dans le quartier, on ne cesse de leur souhaiter Mazal Tov, tant cette famille enchaîne les mariages de ses nombreux enfants avec une Brakha qui semble exceptionnelle.
Le mystère est entier
Un étage plus bas, la réalité est tout autre. Monsieur Rosenthal voit les années passer sans parvenir à marier ne serait-ce qu’un seul de ses enfants. Le Mazal semble lui avoir totalement tourné le dos. À chaque fois qu’un Chiddoukh potentiel est évoqué, tout s’effondre avant même de commencer.
Pourquoi ses enfants ne parviennent-ils pas à se marier ? Personne ne le sait. À chaque tentative, la famille du prétendant ou de la prétendante

fait savoir qu’elle ne souhaite pas poursuivre. Les propositions échouent les unes après les autres, sans jamais fournir d’explications claires. Les parents restent dans l’incompréhension la plus totale. Ils ne savent plus quoi faire, si ce n’est continuer à prier et à multiplier, malgré tout, les démarches pour leurs enfants.
Un jour, alors que Monsieur Rosenthal tente d’encaisser une nouvelle déception à la suite d’un Chiddoukh infructueux, on frappe à sa porte. C’est Monsieur Shreiber, le voisin du dessus, celui qui marie ses enfants les uns après les autres. Après quelques mots cordiaux, il explique que, Baroukh Hachem, sa famille s’agrandit, et qu’avec tous les mariages, l’appartement devient trop étroit pour accueillir enfants et petits-enfants. Il lui demande alors de signer un document autorisant des travaux d’agrandissement.
Relations conflictuelles
À l’instant même où il entend ces mots, Monsieur Rosenthal a l’impression de recevoir une gifle en plein visage. Une colère violente monte en lui, qu’il n’arrive plus à contenir. Toute l’amertume accumulée au fil des années jaillit d’un coup. Sa voix tremble, chargée de douleur et de frustration, lorsqu’il reproche à son voisin son manque de compassion, son insensibilité face à ses propres difficultés.
Alertée par les éclats de voix, Madame Rosenthal intervient depuis l’autre pièce, d’un ton calme et posé. Elle rappelle à son mari que tout vient du
Ciel, qu’il n’y a pas lieu d’être jaloux, que chacun a son Mazal. Elle l’encourage à se réjouir du bonheur de leur voisin et à signer le document.
Monsieur Rosenthal est encore secoué, mais la voix sereine de sa femme et la justesse de ses paroles commencent à l’apaiser. Malgré tout, il peine à se résoudre à signer. Elle lui rappelle alors le vœu qu’il avait formulé avant leur mariage : suivre ses conseils en toutes circonstances. Elle cite même les paroles de la Torah adressées à Avraham : "Tout ce que te dira Sarah, écoute sa voix." Finalement, il signe, non sans ajouter qu’il ne le fait que par fidélité à son engagement. Le document est remis au voisin, qui le remercie chaleureusement et le bénit.
Quelques semaines plus tard, on frappe de nouveau à la porte. Cette fois, il s’agit de l’entrepreneur chargé des travaux, accompagné de Monsieur Shreiber. Il explique qu’il est impossible d’agrandir l’appartement du deuxième étage sans passer par celui du premier. Deux mois de chantier seront nécessaires.
Monsieur Rosenthal atteint ses limites. Il parle d’aller au tribunal mettre fin à cette situation insupportable. Sa femme l’apaise de nouveau, lui rappelant que tout vient d’Hachem : céder à la colère ne lui apportera rien, au contraire. Elle lui conseille simplement de demander que les dégâts soient réparés.
Plus apaisé, Monsieur Rosenthal monte alors voir son voisin et lui demande de prendre ses responsabilités. Gêné, Monsieur Shreiber s’excuse sincèrement et fait immédiatement nettoyer le chantier.
Après deux mois qui ont semblé interminables, les travaux prennent enfin fin. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
Elle lui parle d’Émouna, de confiance, et l’invite à ne pas laisser la jalousie prendre le dessus.
Après une hésitation, il accepte, en serrant les dents,
Monsieur Rosenthal ressent cette annonce comme une seconde gifle. La colère refait surface. Une fois encore, sa femme intervient avec douceur. Elle lui parle d’Émouna, de confiance, et l’invite à ne pas laisser la jalousie prendre le dessus. Après une hésitation, il accepte, en serrant les dents, rappelant derechef qu’il agit uniquement en raison de son vœu de mariage.
Après l’effort, le réconfort
Très vite, l’appartement des Rosenthal se transforme en chantier. Pendant deux mois, les ouvriers vont et viennent, le balcon se couvre de gravats, et un jour, un seau de ciment s’écrase sur la terrasse. La patience de
Quelques jours plus tard, le téléphone de Monsieur Rosenthal sonne. Les Chadkhanim lui annoncent non pas une, ni deux, ni trois, mais quatre propositions de mariage pour ses enfants, dont trois émanant de familles érudites en Torah. Stupéfait, il demande qui est la quatrième. La Chadkhanite lui explique qu’il s’agit de l’entrepreneur des travaux, profondément marqué par la patience et la dignité dont Monsieur Rosenthal a fait preuve durant toute cette période. Touché, il souhaite présenter sa fille, et a parlé de cette famille à son Rav, ce qui a entraîné d’autres propositions.
Comme il est essentiel d’écouter les conseils de son conjoint, quelles que soient les circonstances ! Le bien accompli, même dans la douleur ou l’incompréhension, reçoit toujours une réponse du Ciel. Chaque acte de ‘Hessed porte en lui la promesse d’une délivrance. Celui qui accepte de céder finit toujours par recevoir bien plus qu’il n’aurait pu imaginer.
Alexandre Rosemblum



Addictions, troubles de l’attention, perte d’imagination, exposition précoce à des contenus choquants… Le smartphone n’est plus un simple outil : il façonne désormais nos comportements, ceux de nos enfants, et parfois même nos relations familiales. À travers un état des lieux documenté, un témoignage de terrain et l’analyse d’une psychologue spécialisée, ce dossier met en lumière une réalité que beaucoup préfèrent ignorer — et propose des solutions concrètes pour reprendre le contrôle.
Nos téléphones et nous : il est temps de reprendre le contrôle
Si un petit village d’irréductibles continue de se protéger farouchement de l’intrusion du numérique dans leur vie, force est de constater que partout ailleurs, les écrans se sont taillés une place de choix dans notre quotidien, s’y sont installés et ne semblent pas vouloir s’en déloger. Addiction, troubles de l’attention, dépression, exposition à des contenus d’une extrême violence et inappropriés sont désormais le lot quotidien de milliards d’êtres humains. Ces maux ne se sont pas développés sans raison : des algorithmes sournois et ultra-élaborés ont été pensés pour nous maintenir, nous pauvres humains, des heures durant devant nos écrans à sécréter insidieusement une hormone du plaisir qui nous submerge et qui rapidement, vient se retourner contre nous.
La sonnette d’alarme des rabbins
Il n’est pas inintéressant de rappeler que dès les prémices du smartphone, alors que ces petits
appareils n’en étaient qu’à leurs tout débuts et que la perspective d’un danger quelconque pour l’humanité n’avait effleuré l’esprit de personne, les Grands du peuple d’Israël – qui puisent leur sagesse de la Torah – avaient non seulement déjà pointé le problème du doigt mais y avaient même proposé des solutions qui ont rapidement été mises en place, et qui avec le temps se sont encore perfectionnées.
Leur solution, révolutionnaire à cette époque ?
Poser sur nos appareils un filtre – c’est-à-dire un logiciel capable de trier et de bloquer les contenus indésirables – afin de permettre un accès sécurisé à Internet sans se laisser happer ni souiller par tout ce qui s’y trouve.
Mais commençons déjà par un petit survol des dangers qui guettent nos jeunes (mais pas que) sur la toile. (Si vous comptez parmi les heureux qui en ont déjà conscience et s’en sont déjà éloignés, vous pouvez passer au paragraphe

suivant ; pour les autres, prenez le temps de lire ce qui suit).
Le saviez-vous ?
- Les adolescents passent en moyenne 7 à 9 heures par jour sur des écrans. (Source : Common Sense Media, 2021, États-Unis)
- En France, 40 % des enfants ont déjà été contactés par un inconnu en ligne. (Source : Association e-Enfance / 3018, 2022)
- 46 % des adolescents disent être “presque constamment en ligne”. (Source : Pew Research Center, 2022)
- Le premier contact avec des contenus dits "pour adultes" apparait autour de 11 ans en moyenne. (Source : ARCOM, 2023, France)
- 1 enfant sur 3 dans le monde a été exposé à des contenus inappropriés en ligne. (Source : UNICEF, 2021)
Des chiffres qui font froid dans le dos, n’estce pas ? Comme vous pouvez le constater, ils proviennent des sources les plus fiables. Et il n’est pas étonnant de voir désormais les gouvernements, notamment aux Etats-Unis et en France, mettre en place des réglementations visant à limiter, voire à contrer, l’influence néfaste d’Internet sur les jeunes. Pour rappel, en avril 2024, une loi du Congrès tente de bannir TikTok du territoire américain (une bataille judiciaire est actuellement en cours), tandis qu’en France, à la rentrée 2024, le gouvernement a lancé une expérimentation sur un échantillon de 200 collèges au cours de laquelle les écoliers doivent déposer leur téléphone dans un casier pendant toute la journée. D’autres pays, notamment Israël, le Royaume-Uni, l’Italie et les Pays-Bas instaurent des mesures similaires, l’objectif étant de réduire le cyberharcèlement, d’améliorer la concentration et de limiter l’exposition aux réseaux sociaux.
Une maman se confie
Petit rappel d’un autre ordre, mais fort intéressant : le terme en hébreu moderne pour
dire "écran" est ךסמ ; or son féminin en hébreu biblique, הכסמ, signifie quant à lui… idole ! Simple coïncidence, lapsus linguistique ou clin d’œil avant-gardiste de la langue hébraïque ?
Mais voyez plutôt ce que nous confie une maman qui vit en Israël :
"Pendant plusieurs années, ma mère, qui vit en France et est traditionnaliste, a souhaité m’offrir son ancien téléphone, qu’elle avait remplacé par un autre plus perfectionné. Ce serait l’occasion, m’assurait-elle, de pouvoir communiquer plus facilement, d’avoir accès à des applications qui facilitent la vie et de pouvoir rester au courant des dernières nouvelles de la famille. Vu que nous sommes orthodoxes avec mon mari et que nous vivons dans un quartier religieux, nous ne souhaitions pas exposer nos enfants à ce type d’appareils. J’ai longtemps résisté à la proposition, jusqu’à ce que je dise à ma mère qu’en plus d’être incompatibles avec nos valeurs, ces appareils nous vaudraient sûrement des soucis avec la direction des écoles de nos enfants, où la possession de smartphone par les parents n’est pas autorisée. A partir de cet argument, ma mère a compris et ne m’en a plus reparlé. Or quelques mois plus tard, j’accouchai d’un petit garçon. Comme elle l’a toujours fait, ma mère est venue de France pour m’aider et elle a eu l’occasion de passer plusieurs semaines à la maison. Je voyais qu’elle prenait énormément de plaisir à s’occuper des enfants et à passer du temps avec eux. Un soir, elle est venue me voir et m’a confié : ‘Tu sais, depuis le temps que je suis chez toi, j’observe tes enfants avec attention. Je peux te dire que la décision courageuse que vous avez prise ton mari et toi de fermer l’accès de votre foyer aux smartphones et aux tablettes est la meilleure que vous n’ayez jamais prise. Je réalise à quel point vous étiez clairvoyants et avez vu des choses que les autres ne voient pas. Quelle différence entre tes enfants et ceux des autres ! Tes enfants sont capables de jouer, de lire des livres, de sortir au jardin, de rire des histoires que je leur raconte. Ils sont respectueux, attentifs, altruistes. Tu n’en es pas consciente car tu vis dans une bulle surprotégée, mais
ce sont des aptitudes qui n’existent plus du tout chez les enfants, qui passent leur temps à visionner des contenus abrutissants et sont happés par l’infernale compétition instaurée par les réseaux sociaux !’"
L’illusion du contrôle
Alors certes, la boussole du judaïsme est, on le voit dans cette histoire, ce qui a permis à cette famille de se protéger des influences néfastes des nouvelles technologies, mais en réalité, tout un chacun, même des non-juifs sans attache religieuse particulière, comprennent naturellement l’urgence et l’intérêt de filtrer et d’opérer un contrôle sur le flux continu déversé par Internet.
Une autre maman israélienne, puéricultrice, nous confie : "Dans les petites classes, nous reconnaissons très rapidement les enfants qui passent du temps devant les écrans. Nous les appelons même : Yaldé Massakhim, les enfants des écrans. Ils sont généralement plus excités,
moins sociables et moins créatifs que les autres. Ça saute aux yeux dès les premiers jours."
Alors certes, nous sommes adultes et vaccinés et nous aimons à penser que nous sommes en mesure d’exercer un contrôle sur nos temps d’écran et sur ce que nous consommons virtuellement. Nous nous reposons naïvement sur la bonne éducation et les bons cadres scolaires que nous offrons à nos enfants. La réalité vient hélas contredire avec rudesse cette croyance. La vérité, telle que la Torah nous l’avait déjà révélée il y a des millénaires, c’est que l’homme est finalement peu de choses face aux influences néfastes surtout lorsque, comme aujourd’hui, elles sont décuplées par une technologie ultra perfectionnée. D’où l’impératif, pour le Juif, mais finalement pour toute l’humanité, de prendre les mesures nécessaires et concrètes pour se prémunir. C’est ce que les lignes qui suivent vous proposent de faire.
Elyssia Boukobza


La question de la protection numérique est devenue l’un des grands défis de notre époque. Téléphones, ordinateurs, tablettes : ces outils font désormais partie intégrante de nos vies. Parents, adolescents, enfants, personnes religieuses ou non, personne n’y échappe.
Derrière l'usage quotidien du smartphone se cache une réalité complexe. Contenus inadaptés, accès incontrôlé, dépendance, exposition précoce : beaucoup pensent être protégés alors qu’ils ne le sont pas. Et lorsqu’un problème survient, il est souvent déjà trop tard.
Dans cette interview, Joseph Berrebi a rencontré Daniel Dahan, spécialiste de la protection numérique. À travers son expérience de terrain, il nous aide à comprendre comment fonctionnent les systèmes de protection et pourquoi il est aujourd’hui indispensable de ne plus fermer les yeux sur ces enjeux.
Qu’est-ce qui te choque le plus aujourd’hui dans l’usage du smartphone ?
Ce qui me choque le plus, c’est le manque total de règles. On a l’impression que chacun peut faire ce qu’il veut, quand il veut. Le smartphone donne accès à du divertissement immédiat, partout, tout le temps, et pousse les gens à faire des choses qu’ils n’auraient jamais faites sans cet outil.
Il n’y a plus de règles claires, plus de limites. Les horaires disparaissent. Le travail, l’étude, la prière, le repos, tout se mélange. La concentration s’effondre. J’ai des étudiants qui me disent suivre un cours à la fac tout en regardant des vidéos en parallèle, avec un écouteur dans une
oreille. J’ai déjà vu des chauffeurs conduire tout en scrollant sur TikTok.
Ça me fait penser aux débuts de l’automobile. À l’époque, il n’y avait pas de feux, pas de panneaux, pas de trottoirs. Sur la même route, il y avait des enfants qui jouaient, des charrettes, des piétons, des voitures. À New York, en 1929, il y a eu des centaines de morts, avant qu’on comprenne qu’il fallait des règles.
Internet et le smartphone en sont encore là. Ça fait vingt ans que ça existe, mais on n’a toujours pas posé de cadre clair. Et tant qu’on ne reprend pas le contrôle, on reste dans une liberté totale qui ressemble de plus en plus à une jungle.
Est-ce qu’on a perdu le contrôle de notre société face aux écrans ?
Oui, clairement, on a perdu le contrôle. Il n’y a pas vraiment de débat là-dessus. Mais pour moi, la vraie question c’est : comment est-ce qu’on le reprend.
Aujourd’hui, on voit des comportements qui seraient impensables sans smartphone. Des jeunes qui se filment en pleine rue pour TikTok, des gens qui préfèrent sortir leur téléphone pour filmer un accident plutôt que d’aider, et une société qui donne de la valeur à une personne en fonction de son nombre de followers. Un enfant de 12 ans peut aujourd’hui tout voir, tout consommer, tout savoir.
Le problème, c’est la manière dont on réagit. La plupart du temps, on attend la catastrophe. On attend qu’un enfant tombe sur un contenu problématique. Et souvent, on ne le découvre qu’un an ou deux plus tard. C’est seulement à ce moment-là qu’on commence à agir.
Et là, on tombe souvent dans l’extrême inverse. L’enfant avait tout, sans cadre, et du jour au lendemain on lui enlève tout : plus de réseaux sociaux, plus d’Instagram, plus de TikTok, plus de Snapchat. Mais ça ne fonctionne pas. Bloquer brutalement ne règle pas le problème.
Le vrai travail doit se faire à la source. Dès le début. Il faut poser des règles claires d’utilisation, un cadre, une logique. On peut reprendre le contrôle, oui, c’est possible. Mais seulement si on accepte de comprendre réellement le problème, et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
TAG est alors devenue une association internationale, qui a pour but de guider, conseiller et accompagner aussi bien les adultes que les enfants, en proposant des solutions de filtrage.
C’est quoi un filtre et comment ça s’installe ?
Tant qu’on ne reprend pas le contrôle, on reste dans une liberté totale qui ressemble de plus en plus à une jungle. "
Un filtre est un logiciel de protection qui permet de contrôler l’accès aux contenus présents sur Internet, que ce soit sur un téléphone, une tablette ou un ordinateur. Il sert à bloquer les contenus inappropriés et à encadrer l’utilisation du numérique, sans pour autant empêcher l’usage normal de l’appareil.
Ce filtre est entièrement personnalisable. Il fonctionne un peu comme une pâte à modeler : on peut l’adapter à chaque personne. Il existe différents niveaux et différentes catégories de filtrage, allant de très strict à plus ouvert, en fonction de l’âge, du profil et des besoins de chacun.
Alors TAG, concrètement, c’est quoi ?
TAG est une association internationale née avec l’arrivée des premiers smartphones. C’est précisément à ce moment-là que de nombreux Rabbanim ont perçu les problèmes que ce type d'outils allait engendrer. Pourtant, à l’époque, beaucoup de personnes pensaient qu’ils exagéraient. Le danger n’était pas encore visible.
Aux États-Unis, un immense rassemblement a alors été organisé, appelé le Kinous Klal Israël. Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies à New York, au point de remplir deux stades de baseball. Lors de cette assemblée, les Rabbanim ont alerté sur les dérives d’Internet et des smartphones, et sur les conséquences à long terme.
À l’issue de ce rassemblement, une décision a été prise : créer une structure capable d’accompagner concrètement les gens face à ces nouveaux défis. C’est ainsi qu’est née l’association TAG.
C’est souvent là que les craintes apparaissent. Beaucoup de personnes ont peur d’installer un filtre, par peur de ne plus pouvoir travailler, d’accéder à leurs outils habituels ou d’utiliser Internet comme avant. Notre rôle est justement de les rassurer et de mettre en place un filtre sur mesure, adapté à leur réalité.
Quels sont aujourd’hui les principaux dangers d’Internet ?
Il existe plusieurs dangers sur Internet, mais le plus évident reste l’exposition à des contenus inadaptés, notamment les contenus adultes. Beaucoup de parents pensent que leur enfant n’y sera jamais confronté parce qu’il est bien éduqué, équilibré, entouré, scolarisé dans un bon cadre. Cette idée est malheureusement fausse.
Un enfant a naturellement des questions. C’est normal, cela fait partie de son développement. Le véritable problème ne réside pas dans les questions, mais dans les réponses qu’il reçoit.
Aujourd’hui, lorsqu’un enfant s’interroge, il ne se tournae pas vers un adulte, un enseignant ou un parent : il interroge Internet. Et Internet ne filtre pas ses réponses en fonction de l’âge, de la maturité ou de la sensibilité de l’enfant. Il propose des images, des vidéos et des contenus bruts, parfois choquants.
Il faut comprendre qu’une seule image peut suffire à perturber durablement un enfant. Une exposition précoce peut affecter son regard sur lui-même, sur les autres, sur les relations humaines, et lui faire perdre son innocence bien avant l’âge.
Le danger est d’autant plus grand que l’enfant ne cherche généralement pas ce type de contenu. Dans la majorité des cas, le premier choc n’est pas intentionnel : il survient au détour d’une recherche anodine. Un match de football, un film, un site de streaming ou même un site d’achat peuvent contenir des publicités ou des liens renvoyant vers des contenus problématiques. Internet fonctionne comme une toile : un lien en entraîne un autre, souvent sans que l’on s’en rende compte.
Beaucoup de parents se rassurent en se disant : “Mon enfant n’ira jamais chercher ce genre de contenu.” Mais la réalité est différente. Les chiffres montrent qu’une grande majorité d’enfants y sont exposés, volontairement ou non, souvent très jeunes.
L’expérience de terrain est sans appel : un téléphone non filtré finit toujours par exposer l’enfant à des contenus qu’il n’est pas prêt à voir. Espérer que l’enfant ne tombe jamais dessus revient à laisser un poison dans son réfrigérateur en espérant que l'enfant n'y touchera pas.
Certains parents disent : “Mais si je ne lui donne pas de téléphone, mon enfant va se retrouver isolé socialement.” Que leur répondre ?
C’est une vraie angoisse chez les parents, et elle est légitime. Personne n’a envie que son enfant soit mis à l’écart, qu’il n’ait plus de copains ou qu’il se sente exclu. C’est d’ailleurs pour cette raison que beaucoup de parents finissent par céder.
Je me souviens d’une maman, dans une école non religieuse, très consciente de ces enjeux. Elle travaille même dans le domaine du numérique et aide les familles à réduire le temps d’écran. Un jour, elle racontait que chaque dimanche, elle disait à son fils : “Va jouer au foot, va faire du sport, va voir tes copains.” Et lui lui répondait simplement : “Mais maman, je n’ai plus de copains. Ils sont tous sur leur téléphone.” C’est une réalité sociale qu’on ne peut pas ignorer. Mais il faut bien comprendre une chose : mettre un filtre ne signifie pas couper l’enfant du monde. Un filtre bien réglé permet justement de trouver un équilibre. On peut lui laisser les outils dont il a réellement besoin pour rester en lien avec les autres. WhatsApp, par exemple, est souvent indispensable aujourd’hui, et il peut parfaitement rester accessible. Dans certains cas, même des réseaux sociaux peuvent être conservés, avec des limites et des réglages adaptés.
Les contrôles parentaux intégrés peuvent-ils suffire pour protéger un enfant ?
Le contrôle parental, à lui seul, ne suffit pas. D’abord parce que ce n’est pas un outil de protection, mais un outil de surveillance. Très vite, cela devient du “flicage” : les parents regardent, contrôlent, valident chaque application, chaque action. Or un enfant, surtout à l’adolescence, a besoin d’un minimum de vie privée. L’enfant se sent surveillé, étouffé, et finit soit par contourner le système, soit par chercher un autre téléphone derrière le dos de ses parents.
Ensuite, le contrôle parental n’est pas un filtre. Il peut bloquer ou autoriser des applications, limiter des horaires, mais il ne va pas analyser les contenus à l’intérieur des sites, des images ou des vidéos. Il n’a pas la capacité de comprendre ce qui est réellement problématique et de le filtrer en profondeur.
Enfin, ces systèmes ont énormément de failles. Ils sont pensés pour de très jeunes enfants, souvent entre 8 et 10 ans. Or le vrai problème commence plus tard, à l’adolescence. À 12 ou 13 ans, les enfants connaissent déjà très bien la
technologie. Ils échangent entre eux, se donnent des astuces, et dès qu’un contournement est trouvé, il circule très vite.
Le filtre concerne-t-il aussi les adultes, ou estce uniquement pour les jeunes ?
Il n’y a pas d’âge maximum pour avoir un filtre. Chez TAG, nous accompagnons aussi bien des jeunes que des adultes. Le filtre n’est pas réservé aux enfants, loin de là.
Chez l’adulte, le filtre sert avant tout à lutter contre les pulsions et les addictions. Si on est honnête avec soimême, chacun a ses fragilités. On passe tous énormément de temps sur nos téléphones, parfois sans s’en rendre compte. Le filtre aide à reprendre conscience et à se fixer des règles claires : pas de téléphone à table, pas de téléphone dans la chambre, pas de téléphone au volant. Aujourd’hui, beaucoup de gens vont aux toilettes avec leur téléphone et y restent de longues minutes, voire beaucoup plus. D’autres consultent leur téléphone en conduisant, alors qu’il suffit de lire un message pour augmenter fortement le risque d’accident.
comme quelqu’un qui se fait interdire de casino pour ne pas replonger.
J’ai aussi accompagné des adultes avec d’autres types d’addictions, par exemple aux jeux d’argent. Dans un cas, avec l’accord de la personne et de son épouse, nous avons bloqué tous les sites de jeux. Ce n’est évidemment pas une solution magique. Il y a toujours un travail personnel à faire derrière. Mais bloquer, c’est déjà sortir de la spirale, reprendre de l’air, et se donner une chance de traiter le problème.
Un téléphone non filtré finit toujours par exposer l’enfant à des contenus qu’il n’est pas prêt à voir. Espérer que l’enfant ne tombe jamais dessus revient à laisser un poison dans son réfrigérateur en espérant que l'enfant n'y touchera pas. "
J’ai vu des situations très parlantes. Après le 7 octobre, une personne avait téléchargé Telegram pour regarder en boucle des vidéos extrêmement violentes. Il a essayé de s’autocontrôler avec un contrôle parental, en bloquant et débloquant l’application sans cesse. Il m’a dit qu’il avait téléchargé et supprimé l’application des centaines de fois. Ce genre de lutte seul est très difficile.
Quand le blocage passe par un tiers, comme TAG, ce n’est plus la même chose. Bien sûr, la personne peut demander un déblocage, mais il y a une retenue, une gêne saine. Cela crée un temps de réflexion. Certains nous disent même clairement : “Bloquez-moi définitivement ce site, je ne veux plus y avoir accès.” Un peu
Quelles sont, selon toi, les règles de base à mettre en place sur l’usage quotidien des écrans ?
Il y a quelques règles simples qui, si on les applique vraiment, peuvent éviter énormément de problèmes. Par exemple : pas de téléphone à table, pas de téléphone dans la chambre, et on n’emmène pas le téléphone aux toilettes. Ce sont des règles basiques, mais elles changent beaucoup de choses.
Le point le plus important, c’est l’exemple. Les parents doivent montrer l’exemple. Le “fais ce que je dis, pas ce que je fais”, ça ne fonctionne pas. Si un enfant voit ses parents constamment sur leur téléphone, il fera exactement la même chose.
Beaucoup de parents utilisent aussi le téléphone comme un baby-sitter. C’est compréhensible, c’est pratique, mais la facilité d’aujourd’hui devient souvent la difficulté de demain. Si on habitue un enfant à être occupé en permanence par un écran, ou s’il nous voit, nous, toujours le téléphone à la main, tôt ou tard, ça se retourne contre nous.
Contact pour information et installation du filtre : +33 7 66 03 77 38

Le monologue de Jordan, de l’esclavage numérique à la liberté d’être!
“J’ai failli tout perdre : ma femme, mes trois enfants, mon existence même. Mais comment?, me direz-vous. Je vous répondrai : ma femme, parce que je l’ai beaucoup négligée; mes enfants, parce que j’ai cessé de m’occuper d’eux; mon existence, parce qu’elle a perdu peu à peu tout son sens. Et pourquoi?, me direz-vous. Eh bien, à cause d’une petite chose qui, pendant longtemps, m’a possédé littéralement et m’a dominé cruellement : mon téléphone, mon tyran.
La descente aux enfers
Quand j’y repense, c’était une véritable descente aux enfers. Oh, j’en suis remonté, mais le souvenir de cette période me hante encore. Dire que pendant des années je n’ai pas lâché mon smartphone. Pas un seul instant. À mon réveil, avant d’ouvrir les yeux, ma main le cherchait déjà sur la table de chevet. Avant même de m’adresser à ma femme, je vérifiais mes messages. C’était mon premier réflexe ; mon instinct.
Je revois cette image : à table, Sarah, les enfants… Je fais semblant d’écouter. Quand ils me parlent, je hoche la tête, je souris à point nommé, mais le cœur n’y est pas. Mes yeux sont rivés sur l’écran du téléphone. Mes doigts, frénétiquement, font défiler les images. Je feins
de participer à la conversation mais les enfants savent bien que je ne suis pas là. Ma femme aussi le sait. Mes phrases incomplètes achèvent de me trahir. Mon regard est vide.
Et le soir, au lit, pire encore. À Sarah, qui veut faire le point sur la journée, je dis toujours “dans deux minutes, chérie.” Deux minutes qui deviennent une heure, puis deux. Sarah se tourne vers le mur et s’endort seule. Chaque soir.
Combien de belles occasions cet appareil a pu saper! Réunions de famille, conférences, loisirs. Je m’installe toujours dans un coin et fais semblant de participer ou de suivre la scène du regard. Je fais les gestes qu’on attend de moi, mais mon esprit n’est pas là. Que se passet-il dans mon cerveau ? Il repasse en boucle les notifications que j’ai consultées : qui me les a écrites ? combien de likes y a-t-il sur ma dernière publication? Je pense à cette vidéo devenue virale...
Un triste souvenir. Au restaurant — sortie en famille — au lieu de m’occuper de mes proches, de profiter de ce moment privilégié pour m’intéresser aux projets et aux progrès de mes enfants, aux mille et un tracas amusants de ma femme, au lieu de les conseiller sur le choix du menu, je n’attends qu’une chose : photographier
le plat que je viens de commander pour le poster sur les réseaux et le montrer aux autres ; pour attendre les commentaires. Pourquoi ? Dans quel but ? Je ne saurais me l’expliquer. Quel gâchis ! Une chose est sûre : ma famille se serait sentie moins “seule” si elle était sortie sans moi.
Au début, ce n’était que WhatsApp Les groupes d’amis, les anciens de l’école, les discussions interminables sur des sujets qui, franchement, n’avaient aucune importance. Puis Instagram. Pour voir ce que font les autres. Savoir comment ils vivent, ce qu’ils ont et que je n’ai pas. Comparer, toujours comparer. Puis TikTok, ce grand trou noir qui engloutit les minutes et les heures. Et les likes, ces petits chiffres qui règlent mon existence, qui me disent que je vaux quelque chose, que j’existe.
Mais comment ai-je pu mener ce train de vie ?
Comment ai-je toléré cette curiosité compulsive sans but ni fin ? Cette obsession à guetter une notification, un message, une quelconque reconnaissance numérique ? Mon bonheur, je ne le tirais plus de mes lectures, ni du sourire de ma fille, ni même du regard si doux de ma femme. Il venait désormais de cet objet froid, qui tient à peine dans le creux de ma main.
Mais ce n’est pas tout. Il y a autre chose. Les images indécentes qui surgissent à tout bout de champ. Sur Instagram, sur TikTok, parfois même sur WhatsApp, dans ces groupes que l’on croyait inoffensifs. Moi ? Tombé dans le même piège que les autres ? Oui. Évidemment, j’avais d’abord détourné le regard, écarté aussitôt l’image. Ce n’est rien, me disais-je, je n’y prêterai aucune attention.
Mais petit à petit l’œil s’habitue. Le cœur palpite. On regarde le temps d’une seconde ; puis une autre seconde; et l’on contemple carrément. Je me dis “juste cette fois”. Mais il y a toujours une autre fois et encore une fois.
L’algorithme le sait bien. Il épie, il étudie ; il attise et nourrit ma curiosité. Il prend doucement les commandes, et me fait croire astucieusement que je suis toujours aux commandes. Et le piège
se referme, la tentation est irrésistible. Ah, comment je me suis fait avoir !
Je n’oublierai jamais le regard de Sarah quand elle m’a demandé pourquoi j’étais resté si longtemps dans la chambre avec mon téléphone. “Des articles intéressants”, ai-je dit. Elle m’a dévisagé longuement, et j’ai vu dans ses yeux qu’elle ne me croyait plus. Mais elle n’a rien dit.
Je repense à cette nuit-là. Impossible de fermer l’œil. J’ai pris soudain conscience de la gravité de mes égarements. J’ai souillé ce que j’avais de plus pur jusque-là : mes yeux. Plus aucune Chemirat ‘Enayim. Le plus grave, sans doute, c’est de voir un mal qui vous ronge et de l’accepter avec indifférence. Un mal lent et insidieux. On ne devient pas impur du jour au lendemain. C’est un travail de sape. Le Yetser travaille lentement mais sûrement…
Et puis est venu ce jour fatidique, la goutte qui a fait déborder le vase.

Yossi, mon fils âgé de neuf ans, me demande de l’aider à faire ses devoirs. Je lui dis d’attendre car je suis occupé à regarder quelque chose. C’est une vidéo stupide, futile, que j’ai tôt fait d’oublier. Mais lorsque j’ai levé les yeux, il était déjà parti. Sarah, elle, m’observait depuis la cuisine. Son expression était terrible, je ne l’oublierai jamais. Ce n’était pas de la colère, ni de la tristesse, mais du désespoir. Et je m’entends dire ce que je redoutais tant : “Jordan, je n’en peux plus. Il n’y a plus de place pour nous dans ta vie, ton téléphone a déjà tout pris. Je pars. Je ne veux pas que mes enfants suivent ton exemple. Un père se doit d’être plus responsable”.
Ces mots m’ont atteint profondément.
Non pas parce qu’elle en avait assez. Mais parce que, bêtement, j’étais en train de tout perdre. Ma vie. Mon foyer. Mon âme.
La route vers la liberté
J’ai enfin compris qu’un téléphone intelligent (ou rusé ?) n’est pas juste un outil. C’est une machine qui dévore le temps, qui absorbe et dilue mon attention. C’est une machine qui me tue à petit feu. Oh, très bien conçue. Trop bien même. Ingénieurs, créateurs, publicistes, psychologues, comportementalistes, se sont donné la main pour créer une dépendance. Une addiction. Un vice.

pour commettre le péché, aujourd’hui c’est le téléphone qui l’amène jusqu’à nous. L’indécence, la tentation, est littéralement à portée de main. Un divertissement gratuit et futile s’offre à nous. On devient accro. On a besoin de stimulation constante. Et surtout, on apprend à fuir la réalité et l’on n’est plus capable d’être seul avec soi-même. Le silence devient insupportable. On ne sait plus réfléchir, méditer, prier, orienter sa ferveur. Tout devient superficiel et l’on ne vit plus réellement. C’est exactement ce qui m’est arrivé. J’ai été dépouillé de ma personne.
Le sevrage a été très dur, je dois l’avouer, mais graduel.
Les notifications sont des appâts ; les likes, de la drogue à petites doses ; les algorithmes, des manipulateurs qui connaissent nos faiblesses mieux que nous-mêmes. "
Les notifications sont des appâts ; les likes, de la drogue à petites doses ; les algorithmes, des manipulateurs qui connaissent nos faiblesses mieux que nous-mêmes.
Et pour quelqu’un comme moi, qui prétend vivre dans l’esprit de la Torah, qui cherche à préserver son intégrité, c’est une catastrophe. Si autrefois il fallait se rendre à la source du mal
J’ai commencé par supprimer TikTok. Juste ça. Et pourtant, j’ai bien cru que j’allais devenir fou. Combien de fois n’ai-je pas allumé machinalement l’écran pour cliquer sur l’icône qui n’existait plus ?
Puis Instagram Ensuite j’ai quitté tous les groupes WhatsApp sauf trois : la famille, la synagogue et un groupe d’étude. J’ai désactivé toutes les notifications sauf celles de Sarah.
Mais par-dessus tout, ce qui m’a aidé, ce sont les règles que j’ai instaurées et la discipline à laquelle je me suis astreint. J’en ris aujourd’hui, mais ce petit sablier rouge m’a bien aidé. À chaque envie de consulter mon téléphone, je retournais le sablier et laissais s’écouler la poudre rouge, le temps de relire les quelques consignes que j’avais soigneusement notées sur une feuille de papier. Et souvent, l’envie m’est passée.
Oui, une discipline de fer : pas de téléphone avant neuf heures du matin, pas de téléphone après huit heures du soir. Pas de téléphone dans la chambre, pas de téléphone à table. Jamais. Mon téléphone avait désormais sa juste place :
dans le tiroir de l’entrée. Plus dans ma poche. Plus dans ma vie.
Quant aux images indécentes, j’ai tout simplement installé un filtre. Un vrai. Pas un de ces petits programmes que l’on contourne en deux clics. J’ai confié à ma femme le soin de choisir le mot de passe associé à ce filtre, sans jamais me le communiquer. Les premières semaines ont été très dures. Mais j’ai tenu bon et je ne le regrette pas. Pour ma femme, pour mes trois enfants, pour moi. Pour retrouver mon identité.
À table, je parle désormais à mes enfants. Un miracle ! Je les écoute vraiment. Voir s’illuminer leur visage quand mes yeux regardent les leurs et leur rappellent que je suis là, entièrement là, c’est ma récompense.
Avec Sarah aussi, j’ai retrouvé quelque chose de précieux. Non pas de ces liens qu’on tisse sur les réseaux sociaux, mais celui des âmes. Nos regards se comprennent comme autrefois. Des silences complices. Le plaisir d’être là l’un pour l’autre.
La vie a repris ses droits. Aujourd’hui, mon smartphone est ce qu’il doit être : un simple outil, que je contrôle et qui ne me contrôle pas. C’est moi qui l’utilise et non pas lui qui m’utilise. Je n’ai plus besoin de mes écouteurs et je n’ai jamais autant écouté. Mon téléphone est absent et moi je suis présent. Il ne pense plus à ma place, c’est moi qui pense. Je réfléchis, je médite, et c’est magnifique. C’est maintenant que naissent les idées les plus originales, les plus belles, les plus nobles. Je dors mieux. Je suis moins anxieux. Mon esprit n’est plus submergé d’informations inutiles, d’images toxiques. Je suis plus calme et plus proche de moi-même.
Alors, laisser ce petit écran grignoter mon existence ? Plus jamais. Me déshumaniser ? Pas question. Il faut certes du courage et de la discipline ; il faut être honnête avec soi-même. Mais c’est possible. Car cette nouvelle vie, belle et intense, pleine et ancrée dans la réalité, favorise un regard pur et un cœur serein. Cette vie vaut tous les likes du monde.”
Jordan Lévi
Le plaisir est parfois perçu comme l’ennemi d’une alimentation équilibrée. Pourtant, l’absence de plaisir crée automatiquement frustration, tensions et excès. Le plaisir, lorsqu’il est conscient, fait partie intégrante de l’équilibre.
• Manger sans plaisir frustre : À long terme, cela favorise les compulsions. Intégrer des aliments qu’on aime permet de stabiliser la relation à la nourriture.
• Le plaisir apaise le corps : Il favorise une meilleure digestion et une sensation de satisfaction. Manger dans le calme et savourer équilibre le corps et l’esprit.
• Le plaisir choisi diffère du plaisir subi : L’un nourrit, l’autre vide. Choisir consciemment ce que l’on mange permet de se faire plaisir sans excès.

• La culpabilité perturbe les signaux internes : Elle brouille aussi bien la faim que la satiété. Manger sans jugement aide à retrouver ses repères corporels.
• Le plaisir soutient la régularité : Une alimentation avec quelques petits excès est plus facile à maintenir que la privation constante. Chercher la justesse plutôt que la restriction favorise l’équilibre sur la durée. Le plaisir n’est pas un obstacle à la santé, mais un allié lorsqu’il est vécu avec conscience. En lui laissant une place juste, l’alimentation devient plus stable, plus sereine et plus respectueuse du corps.
Sarah Kisielewski
Les écrans, insidieusement, volent notre temps, mais aussi ronge notre imagination, fragilise notre attention, abîme notre estime de soi et sème la zizanie dans nos familles. La psychologue Nathalie Seyman, qui reçoit enfants et adolescents au quotidien, tire la sonnette d’alarme et insiste : sans filtre solide, les parents se rassurent souvent à tort.
Vous travaillez avec les enfants et les ados. Qu’est-ce que vous observez aujourd’hui ?
Je me rends compte que les enfants d’aujourd’hui n’ont plus aucune imagination. Ils ne savent plus s’ennuyer, donc ils développent moins de pensée créatrice. Or ce manque les empêche ensuite de faire des choses plus “évoluées”. Je le vois dans des choses très simples : si je propose un dessin puis un coloriage, ils vont presque tous faire la même chose. Ils ne font pas l’effort d’inventer.
Les écrans font sécréter de la dopamine de manière contante : on reçoit une dose de plaisir en continu. Du coup, il n’y a plus d’effort à fournir pour “aller chercher” cette dopamine. Et forcément, il y a beaucoup moins de résistance à la frustration. Même sur le plan culturel, cela se voit : dans les films, tout est déjà visualisé ; les appels se font avec caméra. Résultat, les enfants lisent moins, ils n’ont plus besoin de s’imaginer les personnages, ils n’entraînent plus ce muscle intérieur. Et oui, ça fait peur pour l’avenir.
ce sont les écrans. Et il y a un autre point essentiel : cette dépendance à la dopamine favorise ensuite des addictions plus toxiques encore à l’avenir, bien plus dangereuses.
A votre sens, les parents sont-ils suffisamment sensibilisés sur la question des filtres ?
Beaucoup utilisent des filtres comme Family Link. Mais les parents sont souvent désespérés, parce que les enfants réussissent à contourner. J’ai eu le cas d’un enfant qui restait des heures et des heures sur les écrans, car il avait réussi à contourner le filtre, alors que ses parents le pensaient en train de faire ses devoirs. Si on installe un filtre, il faut quelque chose de solide, pas un outil que les enfants peuvent contourner très facilement en quelques manipulations.

Mais j’insiste : interdire et limiter ne suffit pas : il faut des outils concrets. Je ne parle pas de surprotection, mais de protection. Et aujourd’hui, il faut une solution matérielle solide, parce que les enfants sont bien plus forts techniquement que les parents.
Les enfants ne savent plus jouer. Ils ne savent plus créer. On constate une vraie pauvreté intellectuelle. Et surtout, des troubles de l’attention : les images vont très vite et le cerveau s’habitue à ne plus se focaliser sur un seul sujet mais sur mille en même temps. Pour moi, les troubles de l’attention sont liés aux écrans, sans aucun doute. Il peut y avoir d’autres facteurs, mais le facteur numéro un aujourd’hui,
Quels sont les effets à long terme ?
Troubles de l’attention, problèmes relationnels, parfois hyperactivité. Et lorsqu’on leur retire le téléphone, certains enfants font des crises comme celles de toxicomanes qu’on tenterait de sevrer.
La dopamine est une hormone qu’on va normalement chercher, mais là elle s’offre
en continu. Et quand le téléphone s’éteint ou n’est plus à disposition, on observe aussi chez beaucoup d’adultes un regain de dépression, une recrudescence des mal-être. Chez les ados, je remarque une perte de confiance en eux. Ils sont exposés sans cesse à la comparaison, notamment sur Instagram, qui donne l’impression d’avoir à faire à des individus beaux, minces, à qui la vie sourit. Comparé à leur vie qui leur semble si plate, on comprend que ce poison combiné aux difficultés naturelles de l’adolescence, peuvent donner un très mauvais départ dans la vie.
Un filtre suffit à parer à tout ça ?
"
Les enfants d’aujourd’hui n’ont plus aucune imagination. Ils ne savent plus s’ennuyer, donc ils développent moins de pensée créatrice.
Pour moi, la meilleure solution, c’est de permettre un usage avec filtre une fois de temps en temps, et le reste de la semaine s’en tenir à un téléphone Cachère.
Avec des filtres basiques, en réalité il n’y a pas de contrôle. Il faut faire très attention : souvent, les parents se rassurent eux-mêmes, mais le filtre n’a pas d’effet.
Vous avez une anecdote marquante, suite à votre travail auprès des jeunes ?
Dans une école religieuse en France, un enfant avait réussi à obtenir un téléphone à l’insu de ses parents. Il montrait à ses copains des choses très choquantes. On parle de très jeunes ados, de 12-13 ans. Un de ces copains est venu me consulter pour essayer de faire face à ce qu’il avait vu. Avec un travail intensif, il a surmonté et aujourd’hui il va très bien.
Comment expliquer que des parents donnent un smartphone à leur enfant ? Est-ce de la naïveté ? De la pression sociale ? De la lassitude ?
Je ne blâme pas les parents. Pour l’écrasante majorité, ils s’investissent dans l’éducation et veulent bien faire. Mais eux-mêmes travaillent énormément avec leur téléphone, les enfants
le voient et veulent pareil. Et il y a une pression sociale. Les parents ont aussi souvent la sensation de pouvoir maîtriser, de contrôler… mais ça les dépasse très vite. Et si un enfant tombe sur des contenus qu’il n’aurait pas dû voir, il faut savoir que ça n’a pas de rapport avec l’éducation. La curiosité, à la base, est saine. Le problème avec Internet, c’est qu’elle peut très vite déboucher sur des catastrophes.
Et dans les couples, quelles sont les problématiques ?
Le problème de l’addiction et du temps passé, c’est qu’on a moins de temps de qualité avec son conjoint, moins d’attention pour lui. Je vois beaucoup plus de femmes consulter, parce qu’elles font mieux la part des choses. L’homme, souvent, a moins besoin d’attention de la part de sa femme, et donc il s’oublie.
A votre sens, les dégâts dont vous parlez sont-ils irréversibles ?
Jamais rien n’est irréversible. L’être humain est résilient, on peut toujours surmonter. Même si un enfant voit des images négatives, on peut toujours, avec du travail et de la volonté, réparer ce qui a été brisé.
Quelles solutions proposez-vous ?
D’abord, parler aux enfants et leur expliquer pourquoi on ne veut pas offrir l’accès à ces appareils. Si on n’explique pas, l’attirance sera encore plus forte. La protection, c’est donner les armes pour se protéger. Il faut s’allonger sur le “pourquoi” : addiction, troubles du sommeil et de l’attention, violence, impudeur, etc. Et surtout, savoir qu’on peut toujours repartir du bon pied. Ne jamais penser que c’est fini. Je vois toute la journée des gens qui s’en sortent. Déjà dire “je veux m’en sortir”, c’est le premier pas. L’humain possède des forces qu’on ne soupçonne pas.
Propos recueillis par Elyssia Boukobza

La Parachat Térouma ouvre un grand chantier : la construction du Michkan, le Sanctuaire. C’est là que résidait la Chékhina, la Présence divine. Pourtant, la Torah précise que la parole d’Hachem à Moché sortait “d’entre les Kérouvim”. Deux figures placées au-dessus de l’Arche : un homme et une femme, face à face.
Un détail interpelle. La Torah, dans les Dix Commandements, interdit formellement toute représentation. Alors comment comprendre l’ordre de fabriquer ces Kérouvim, au cœur même du Saint des Saints ? N’est-ce pas contradictoire ?

l’argent est honnête. C’est vrai. Mais Rav Dov allait plus loin. On ne peut pas construire un Sanctuaire si l’on n’a pas travaillé ses Midot
La Torah dit : “Quand tu prêteras de l’argent à ton frère, ne sois pas pour lui comme un créancier.”
En réalité, ces Kérouvim ne sont pas une image à vénérer. Ils ne représentent pas D.ieu. Ils représentent un modèle. Celui du lien entre un homme et une femme. La parole divine ne sort pas d’un symbole abstrait. Elle surgit entre deux êtres capables de se regarder, de se respecter, de construire ensemble. Le message est clair : le véritable lieu de la Chékhina n’est pas seulement un espace sacré. C’est la relation.
Nos Sages enseignent que la Chékhina ne réside pas dans des pierres. Pas dans un bâtiment.
Mais dans un foyer où il y a de l’amour, du respect, de la vérité. Là où l’on sait écouter, où l’on accepte les différences, où l’on cherche un conseil dans la Torah quand les tensions apparaissent.
Construire un Michkan, c’est d’abord construire ses Midot. Travailler son caractère. Apprendre à ne pas se mettre en colère. Chercher la vérité. Faire un effort pour comprendre l’autre. Chaque progrès intérieur crée un espace pour la Présence divine.
Un grand maître contemporain, Rav Dov Yafé, posait une question simple. Pourquoi la Paracha de Michpatim, qui traite des lois sociales et des relations humaines, précède-t-elle Térouma ?
On répond souvent : avant d’apporter des dons pour le Sanctuaire, il faut s’assurer que
Rachi explique : ne l’écrase pas. Considère-toi comme pauvre toi aussi. Ce regard change tout. Aider l’âne de son ennemi. Faire du bien à quelqu’un qu’on n’aime pas. Ce sont des gestes qui construisent un monde habitable pour la Chékhina. Le Beth Hamikdach a été détruit à cause de la haine gratuite. Cela suffit à comprendre que les pierres ne tiennent pas sans amour.
Il y a un autre point qui mérite qu’on s’y arrête.
Le mont Sinaï a été le lieu de la révélation la plus grandiose de l’histoire. Pourtant, aujourd’hui, il n’a pas gardé sa sainteté. On peut y monter. En revanche, l’emplacement du Temple reste saint. Pourquoi ? Parce que la sainteté qui vient d’en haut, sans effort humain, ne s’ancre pas. La Kedoucha durable naît là où l’homme investit de lui-même.
Le mariage s’appelle “Kidouchin”. Le mot vient de “Kedoucha”. La sainteté n’est pas automatique. Elle se construit. Quand un homme fait l’effort d’écouter sa femme. Quand une femme fait l’effort de comprendre son mari. Quand chacun cherche à donner avant de réclamer. Là, quelque chose de plus grand que les deux s’installe.
La Paracha de Térouma ne parle pas seulement d’or, de bois et de tentures. Elle nous rappelle que le plus grand Sanctuaire est celui que nous bâtissons chaque jour, dans nos maisons, par nos efforts, nos Midot, et notre capacité à aimer.
Rav Moché Mergui, Roch Yéchiva Torat ‘Haïm (CEJ Nice) (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)


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Rav Alain Shlomo Senior chlita Grand Rabbin de Paris 16e Rav Yossef Eliahou chlita Rosh Collel à Jerusalem
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J’ai des éternuements à répétition, j’éternue 40 fois par jour surtout chez moi. J’ai vu deux allergologues, ils n’ont rien trouvé. Pouvez-vous me donner une Brakha et me donner des conseils ?

Réponse de Rav Avraham Garcia
Je vous conseillerais de dire juste après votre éternuement : Lichou'atékha Kiviti Hachem. Ne mentionnez pas le nom de D.ieu mais Hachem (Kaf Ha’haïm 170, 3 ; Noheg Bé’hokhma 155), et pensez avec ces mots que D.ieu vous guérisse.
Que pensez-vous du ‘Erouv du Raincy ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas nous prononcer à ce sujet. Vous devez vous conformer à l’opinion du Rav de votre communauté. Que ce soit celle de l’allée Chatrian ou celle du Rav Tolédano, les deux communautés, les plus anciennes de la "région" GagnyRaincy-Villemomble-Montfermeil.
Si on fait un genre de pâte d’amande avec des amandes en poudre, une goutte d’eau et qu’on en fait des boules, est-ce que la Brakha est Ha’ets ou Chéhakol ? Et si on ajoute un peu de sucre, c’est la même chose ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
La Brakha de ces délices est Chéhakol. (Cha’aré Habrakha 5774, 658 et 780. Rav ‘Ovadia Yossef pense que la Brakha est Ha’ets mais certains décisionnaires ne partagent pas cet avis étant donné que dans les gâteaux en question, les amandes ne sont vraiment pas reconnaissables. (Yabi’a Omer 7, 29)
Quelle est la gravité de ne pas prier en Minyan régulièrement ? Y a-t-il des différences selon la Téfila (Cha’harit, Min’ha ou Ma’ariv) et selon la facilité d’accès à l’office ?

Réponse de Rav Avraham Garcia
Certains ont tenté de déduire des propos de la Halakha et du Talmud que l’obligation de prier avec Minyan n’est pas une obligation formelle. (Choul’han ‘Aroukh 90, 9 ; Binyan Chlomo 2, 25 ; ‘Emek Brakha ; Brakhot 7b, explication du Smag)
Néanmoins, tous les Poskim s’entendent pour dire que c’est une obligation, et que c’est uniquement en cas d’empêchement – comme une souffrance ou une maladie – que l’on peut s’en exempter. (Iguerot Moché 2, 50 ; Michna Beroura ; Maguen Avraham 90, 15 ; Min’hat Its’hak 7, 6 ; Pessa’him 46a ; ‘Houlin 122b ; Le Piské Techouvot (90, 8) nous rapporte tout ce qui a été écrit sur cette obligation. Si on n’a pas le choix, on devra préférer avoir Minyan à Cha’harit, en raison des deux Barékhou et des Kaddichim qui sont plus nombreux.
Je suis Séfarade né en France de parents nés en France. J’ai acheté de la viande Té’oudat Rabbanoute pour faire un barbecue. J’ai invité un ami Séfarade à manger mais qui n’a pas voulu manger à cause de la Té’ouda, me disant que la viande n’est pas Cachère pour lui et pour moi. Cet ami m’a aussi dit que les légumes posés sur le barbecue qui ont touché cette viande ne sont plus Cachères. Cela m’a vexé profondément au point de me sentir comme n’étant pas Juif et de tout jeter a la poubelle. Où est la vérité ?

Réponse de Rav Avraham Garcia
Il n’existe aucune Halakha disant que la viande avec une Té’oudat Rabbanoute (que moimême ne consomme pas) ne serait "pas Cachère" pour un Séfarade. Elle est Cachère.
On peut tout à fait dire légitimement que ce niveau de Cacheroute n’est pas suffisant pour soi, pour des raisons de Minhag personnel, de rigueur ou autres. Mais dire que cette viande n’est pas Cachère, ni pour soi ni pour l’autre, est faux et excessif.
Deuxièmement, éliminer de manière aussi radicale une Cacheroute reconnue par une Rabbanoute officielle n’est ni juste ni responsable. La bonne formule aurait été : "C’est Cachère, mais ce n’est pas mon niveau de Cacheroute."
Enfin, et c’est peut-être le point le plus important, il ne faut se sentir ni vexé ni humilié lorsque des personnes manquent de délicatesse dans leur manière de parler. Malheureusement, certains confondent rigueur personnelle et vérité absolue, et oublient le Dérekh Erets. Cela ne remet en question ni votre judaïsme, ni votre Cacheroute, ni votre valeur.
La Torah demande de la rigueur, mais aussi de la mesure, de l’humilité et du respect de l’autre. Peut-être qu’un jour, vous aussi ne consommerez plus de viande avec ce Hekhcher ; pas parce que ce n’est pas Cachère, mais parce que vous voudriez alors manger "plus strict" et "plus Cachère" encore. Ne vous culpabilisez pas, et soyeux heureux du niveau que vous avez pour l’instant.
Je souhaiterais savoir si l’écriture française d’un prénom est importante ? Par exemple, le prénom Nathane s’écrit de plusieurs façons (Natane, Nathane), laquelle choisir ? En hébreu, il s’agit de la même écriture.

Réponse de Rav Gabriel Dayan
L’orthographe du prénom en langue française n’a aucune importance ! C’est au choix du client.













Les enfants, cette semaine, décidons de faire un peu plus d’effort dans ce que nous faisons chaque jour.
À la maison, Ariel est assis à la table du salon avec son cahier ouvert devant lui. Il a encore des devoirs à finir, mais il entend son frère jouer dans la chambre d’à côté. Il écrit vite, sans trop relire, juste pour terminer et le rejoindre.
Maman l’appelle : "Tu veux me montrer ton travail ?" Ariel hausse les épaules : "Bof… j’ai un peu bâclé." Maman dit : "La prochaine fois, prends un peu plus de temps, d’accord ?" Ces mots restent dans la tête d’Ariel.
Le lendemain à l’école, le maître annonce un contrôle surprise. Ariel commence à écrire, puis s’arrête. Il pourrait faire ça rapidement, comme d’habitude, mais il repense à maman. Il relit ses phrases, corrige ses fautes, ajoute un croquis. Ça lui prend plus de temps, mais il se sent fier de lui.
À la récréation, le sac de billes d’un copain tombe. Ariel hésite une seconde, puis il l’aide à ramasser. "Merci", lui dit son ami avec un sourire.
En rentrant à la maison, Ariel est fatigué. Sa petite sœur a laissé ses jouets partout dans le salon. Il n'a pas envie de participer, mais comme elle lui demande de l'aide, alors il range sans râler et encourage même sa petite sœur : "Bravo Esti, tu ranges super bien !"
Le soir, dans son lit, Ariel repense à sa journée. Il comprend qu’il n’a pas fait de choses extraordinaires. Mais il a essayé de faire de son mieux et de surmonter sa flemme.
Finalement, il se dit que donner le meilleur de soi-même, ce n’est pas forcément faire de grands exploits, mais c’est surtout faire les petites choses avec le cœur.

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !
Est-ce qu’il t’arrive de faire les choses trop vite ?
À quelles occasions pourrais-tu faire un peu plus d’effort ?

L'ENSEIGNEMENT
Dans notre Paracha, Hachem demande de fabriquer deux chérubins au-dessus de l’Arche sainte. Rachi explique que ces chérubins avaient un visage d’enfants. Nos Sages disent que presque tous les objets du Michkan pouvaient être fabriqués avec d’autres matériaux quand il n’y avait pas d’or. Mais pas les chérubins : eux devaient être faits uniquement en or pur.
Pourquoi ? Parce que les chérubins représentent les enfants, juste au-dessus
de la Torah. Cela nous apprend que, quand il s’agit de Torah et de bonnes actions, on ne fait pas "vite fait".
Pour un enfant aussi, il existe un "or pur". Ce sont ses efforts, sa sincérité, son respect, sa gentillesse. Quand un enfant prie, quand il aide à la maison, quand il fait attention à ses paroles ou qu’il écoute en classe, il offre son or pur à Hachem.
La Torah nous apprend qu’un enfant peut déjà servir Hachem avec excellence.
Rav Méir Chapiro était un immense Rav, connu dans le monde entier pour son amour de la Torah. Il était très attentif à la transmission de la Torah et à l’éducation des enfants. Il disait souvent que l’avenir du peuple juif se construit d’abord dans les petites classes.
Un jour, alors qu’il visitait une école, il entra discrètement dans une salle où de jeunes garçons apprenaient à lire leurs premiers mots de Torah. Il resta debout au fond, sans parler, observant chaque enfant. Certains lisaient très bien, d’autres hésitaient, d’autres encore regardaient par la fenêtre.
moitié. On donne le meilleur : du temps, de la patience, de l’attention, même quand c’est fatigant."

: "Un enfant sent tout. Il sait quand on s’applique… et quand on fait vite. Et quand on lui donne de l’or pur, il apprend à en donner aussi."

On raconte qu’après cette visite, Rav Méir Chapiro prit l’habitude, lors de ses déplacements, de toujours réserver un moment pour parler aux enfants. Pas pour leur faire de grands discours, mais pour leur poser une question, les encourager, ou leur dire combien leur effort était précieux.

Quand le cours se termina, l’enseignant s’approcha, un peu gêné, et il dit à voix basse : "Rabbi, excusez-nous… ce ne sont encore que des enfants. Tout n’est pas parfait." Rav Méir Chapiro répondit : "Bravo ! Mais, vous savez, c’est ici que tout commence."
Il s’assit alors à côté d’un petit garçon qui avait du mal à lire. Il ne lui fit aucune remarque. Il lui demanda simplement son prénom, puis l’encouragea à relire une phrase, lentement. L’enfant recommença, lettre après lettre. Quand il termina, Rav Méir Chapiro lui sourit largement : "Tu vois ? Chaque effort compte énormément !"
Plus tard, il expliqua aux enseignants : "La Torah nous apprend que les Chérubins avaient un visage d’enfant et qu’ils devaient être faits uniquement en or pur. Cela signifie que lorsqu’il s’agit des enfants, on ne fait pas les choses à
Pour lui, chaque enfant était comme un petit Chérubin posé au-dessus de la Torah. Et même si un enfant ne comprenait pas tout, même s’il faisait des erreurs, son désir sincère valait déjà énormément aux yeux d’Hachem.
Grâce à Rav Méir Chapiro, nous apprenons une chose très importante : servir Hachem ne commence pas par être parfait. Cela commence par donner son "or pur" : faire de son mieux, être entier et faire chaque jour un peu plus d’efforts pour avancer.
L'exercice de la semaine
Les enfants, cette semaine, choisissez un moment précis (devoirs, prière, aide à la maison…) et décidez d’y mettre un peu plus de cœur que d’habitude.
Une douceur dont on ne se lasse pas et qui viendra agrémenter savoureusement vos Michlo’hé Manot !
Pour 1 gros saucisson ou 2 petits
Temps de préparation : 5 min

Ingrédients


• 200 g de chocolat noir
• 80 g de beurre doux ou margarine coco
• 60 g de sucre glace
• 1 sachet de sucre vanillé
• 1 œuf (ou 40 ml de crème pour une version sans œuf)
• 120 g de biscuits secs, écrasés grossièrement
• 50 g de noisettes ou amandes concassées
• Sucre glace pour l’enrobage

Réalisation
- Faites fondre le chocolat et le beurre à feu doux ou au bain-marie.
- Retirez du feu, puis ajoutez le sucre glace et le sucre vanillé.
- Incorporez l’œuf (ou la crème)..
- Ajoutez les biscuits écrasés et les fruits secs.
- Mélangez bien jusqu’à obtenir une préparation homogène.
- Versez la préparation sur du film alimentaire.
- Roulez en forme de saucisson et serrez bien.
- Placez au réfrigérateur pendant au moins 3h.
- Roulez dans le sucre glace avant de servir.

Sortez le saucisson du réfrigérateur 10 à 15 minutes avant dégustation. Conservez au réfrigérateur jusqu’à 7 jours, bien emballé. Découpez en tranches fines pour une jolie présentation festive !
Bon appétit !
Murielle Benainous







Le Souk À faire avec belle - maman
Le Tombeau de Ra chel

Le Kotel Tante Hanna WIGBOX

Dim-Jeu 8:30-22:30 Ven 8:30-11:30 Motsei Chabat - 1h et quart après Chabat jusqu’à 23:00
Perle de la semaine par

"La crainte et l'amour de D.ieu sont les ailes des bonnes actions." (Rav Yigal Avraham)