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La campagne annuelle de Torah-Box a commencé depuis plusieurs semaines et grâce à D.ieu, beaucoup ont répondu généreusement présent. Malgré tout, l’objectif visé n’est toujours pas atteint. Il est vrai que, de façon générale, les gens sont très sollicités, ont déjà d’autres engagements, sont parfois en difficulté financière, ou doivent encore économiser pour des dépenses inévitables.
Mais tout cela est vrai lorsqu’il s’agit de faire un don qui, par définition, demande au donateur potentiel d’octroyer une partie de ses propres biens – et donc de se “priver” – sans obtenir en retour quelque chose de concret. Or, dans le cas de Torah-Box, financer cette association, c’est lui permettre de continuer à produire l’ensemble de ses services, qui, au final, servent les intérêts de chacun.
Prenons l’exemple du magazine TorahBox, très demandé, et pour lequel, pour des raisons financières, il n’est pas possible d’augmenter le tirage ni de multiplier les points de distribution. Ce magazine est distribué gratuitement à près de 20 000 exemplaires, mais… à perte, car la publicité ne couvre qu’une partie des coûts. Il est évident que si tous ceux qui en profitent régulièrement participaient en envoyant leur contribution, on assurerait ainsi l’avenir de sa parution pour l’année à venir, on permettrait une diffusion plus large, tout en enrichissant encore davantage son contenu. Qui en profitera ? Nous tous !
Il en est de même pour les innombrables articles et vidéos proposés tous les jours, sans aucune publicité, sur le site et les réseaux sociaux, dont YouTube avec près de 200 000 abonnés ! Vous êtes également des milliers à suivre quotidiennement sur votre téléphone des cours de Halakha, de Talmud, de Michna, et bien d’autres, produits par Torah-Box. Il n’est pas difficile d’imaginer les efforts de préparation, d’enregistrement, de montage, de programmation et de diffusion que cela demande, sans compter leur coût.
On pourrait allonger cette liste avec d’autres services proposés : la possibilité de poser une question à un Rav à tout moment, de prendre conseil auprès du Admour de Ungvar, d’obtenir les horaires de Chabbath, de consulter des fiches pratiques ou encore de vendre son ‘Hamets. Grâce à Torah-Box, on peut aussi participer à toutes sortes d’actions de ‘Hessed (visites aux malades et aux soldats, aide aux indigents, aux veuves et aux orphelins, cadeaux aux familles touchées par des attentats et la guerre…), qui représentent un mérite extraordinaire.
En définitive, chacun d’entre nous profite régulièrement de toutes ces initiatives, sources de bénédiction. En fait, l’association est tellement présente dans notre paysage quotidien que, pour toute préoccupation touchant de près ou de loin au judaïsme, le premier réflexe est de se tourner vers Torah-Box. Il va de soi que cet organisme fournisse “dans l’immédiat” une réponse ou une solution à chaque problème, comme tous les services qu’une commune fournit à ses habitants. Il nous paraît en effet évident qu’il y ait de l’éclairage dans les rues, un service de collecte des déchets, des routes pour se déplacer, des hôpitaux… Rappelons simplement qu’en réalité, ces services qui nous semblent gratuits sont en fait subventionnés par nous tous, grâce aux impôts que nous payons régulièrement.
Alors, chers amis, nous voulons tous que Torah-Box continue, et même qu’il élargisse ses services et ses productions, car nous en avons tous besoin. N’hésitez pas, participez largement. Vous serez aussi associés au mérite de ce mouvement de Téchouva que cet organisme suscite, en ramenant au bercail du judaïsme de très nombreux Juifs dont les familles s’en étaient éloignées. Il s’agit d’un “placement” sûr et qui “rapporte gros” !
Rav Daniel Scemama
Participez aujourd'hui : torah-box.com/soutien


Rav Daniel Scemama
L'Édito - L'évidence Torah-Box
Actualité
Kosher-Box
Les marrons chauds vendus dans la rue sont-ils
Cachères ?
Rony Hayot
Gaz israélien : Le hold-up du siècle
Vie juive
Le Rabbin Fantôme
Éducation
Le mariage, ça se prépare au biberon
Rav David Lederberger
Le message d'un rabbin de Paris
Femmes

Responsable publication
David Choukroun
Rédacteurs


Connaître ses priorités : la leçon des ‘Hallot
Devinettes sur la Paracha
Rav Yehonathan Gefen
Yitro et la critique constructive
Shabatik
Histoire
Robe ou Guémara ?
DOSSIER Respect des parents : l'épreuve ultime
Jusqu’où va l’honneur dû aux parents ?
Respect des parents : Questions actuelles reçues par Rav Dayan
Le respect filial, bien plus qu’une question de politesse
Histoire : La chemise blanche
Questions au Rav
La Paracha pour les enfants
L’union fait la force
Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Dan Cohen, Rony Hayot, Jocelyne Scemama, Sarah Kisielewski, Batya Berdugo, Rav David Lederberger, Myriam H., Rav Yehonathan Gefen, Nathaniel Mimoun, Elie Marciano, Rav Gabriel Dayan, Rav Avraham Garcia, Murielle Benainous
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Daf Hayomi Mena'hot 24
Michna Yomit Temoura 4-1
Daf Hayomi Mena'hot 25
Michna Yomit Temoura 4-3
Daf Hayomi Mena'hot 26
Michna Yomit Temoura 5-1
Parachat Yitro
Daf Hayomi Mena'hot 27
Michna Yomit Temoura 5-3
Daf Hayomi Mena'hot 28
Michna Yomit Temoura 5-5
Daf Hayomi Mena'hot 29
Michna Yomit Temoura 6-1
Daf Hayomi Mena'hot 30
Michna Yomit Temoura 6-3
Mercredi 4 Février
Rabbi 'Haïm Falaggi
Rav Binyamin Vitali Hacohen
Dimanche 8 Février
Rav Moché Galante
Lundi 9 Février
Rav Mena'hem Mendel de Kotzk
Rav Yéhouda Arié Leib Eiger
Mardi 10 Février
Rav Its'hak 'Haï Boukobza
Horaires du Chabbath
Paris Lyon Marseille Strasbourg
Entrée 17:38 17:35 17:39 17:17
Sortie 18:48 18:42 18:43 18:26
Zmanim du 7 Février
Paris Lyon Marseille Strasbourg
Nets 08:12 07:55 07:47 07:50
Fin du Chéma (2) 10:38 10:24 10:20 10:16
'Hatsot 13:05 12:55 12:53 12:43
Chkia 17:58 17:55 17:58 17:37

"Une attaque américaine entraînera une guerre régionale", menace Khamenei
Le guide suprême iranien Ali Khamenei a adressé dimanche une mise en garde directe aux États-Unis, affirmant que si Washington "déclenche une guerre, elle deviendra cette fois une guerre régionale". Âgé de 86 ans, Khamenei a précisé dans une déclaration relayée par la télévision d’État iranienne
que l’Iran ne cherchait pas l’affrontement et ne se considérait pas comme l’initiateur d’un conflit, tout en prévenant que la nation iranienne répondrait avec force à toute attaque ou provocation visant son territoire ou ses intérêts.
Le point de passage Rafia'h de la bande de Gaza a rouvert ce dimanche
Le passage de Rafia'h entre l’Égypte et la bande de Gaza a réouvert ce dimanche, selon l’annonce faite par Israël. La réouverture s’inscrit dans le cadre du dispositif convenu pour permettre à certaines catégories de personnes de franchir la frontière. Le calendrier prévoit une coordination étroite entre les autorités égyptiennes et israéliennes pour encadrer les passages.

Seules des personnes sélectionnées, répondant à des critères de sécurité établis, pourront entrer ou sortir de Gaza par Rafia'h. Le dispositif ne prévoit pas de passage de marchandises pour l'heure. Cette étape est présentée comme un test encadré, destiné à permettre une ouverture progressive du point de passage fermé depuis l'attaque meurtrière du 7/10.

L'école Beth Hannah dans le XXe arrondissement victime de dégradations
Des dégradations ont été commises dans la nuit de samedi à dimanche par cinq personnes à l'école Beth Hannah située dans le XXe arrondissement de Paris, a indiqué dimanche à l’AFP le parquet. Une enquête a été ouverte pour "dégradations aggravées par deux circonstances (en réunion et en raison de la religion)"."Trois

vitres de l’école ont été brisées, une caméra de vidéosurveillance a été arrachée", précise le Parquet de Paris, indiquant que "dans un square à proximité, les forces de l’ordre ont retrouvé une plaque appartenant à l’établissement. Les vandales ne sont pas des cambrioleurs, selon la police.
Des eurodéputés en Israël pour exprimer leur soutien aux implantations juives de Judée-Samarie
Une délégation de députés du Parlement européen, composée notamment des élus roumains Marina-Georgiana Teodorescu
à la politique d’expansion israélienne dans la région. La visite s’est déroulée à l’initiative du président du conseil régional de Samarie,







Un cliché montre le directeur d'un hôpital de Gaza, devenu citoyen d'honneur de Lyon, en uniforme haut gradé du 'Hamas
Une photo datant de 2016 montrant le directeur de l’hôpital Kamal Adwan à Gaza, Dr. 'Hussam Abou Safiya, apparaissant en uniforme du 'Hamas, a été relayée par des observateurs indépendants sur Internet. Cette révélation intervient alors que la ville de Lyon lui a récemment attribué le titre de citoyen d’honneur. Selon plusieurs sources palestiniennes, l’intéressé aurait occupé un rang élevé au sein des "services médicaux militaires" du 'Hamas. Les soupçons sont renforcés par les déclarations d’un ancien directeur de l’hôpital, A'hmed Kahlot, capturé par Israël plus tôt au cours de la guerre, qui a reconnu que l’établissement avait été transformé en infrastructure militaire sous le contrôle du 'Hamas et qu’il avait, à un moment donné, servi à détenir un soldat israélien kidnappé.
Un enfant israélien sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, selon un rapport

Selon un rapport annuel qui a été diffusé par la caisse d’assurance nationale, vendredi matin, environ deux millions de personnes, dont 880 000 enfants et 150 000 personnes âgées, vivaient sous le seuil de pauvreté en Israël en 2024, soit une augmentation de 0,3 % par rapport à 2023. Avec environ un enfant sur quatre qui vit dans la pauvreté, Israël affiche le deuxième taux de pauvreté infantile le plus élevé des pays de l’OCDE, après le Costa Rica. Selon l’Institut national d’information, 27,8 % des ménages ne peuvent subvenir à leurs besoins avec leur revenu mensuel. Le rapport révèle que 4,7 % de la population renonce à un repas chaud au moins tous les deux jours.

Les États du Golfe préviennent l’Iran qu’une attaque les conduirait à riposter
Plusieurs monarchies du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats, ont averti Téhéran qu’une frappe iranienne contre leurs territoires ou intérêts ne resterait pas sans réponse. En parallèle, ces pays ont aussi fait savoir qu’ils n’autoriseraient pas l’utilisation de leur sol ou de leur espace aérien pour une attaque américaine contre l’Iran. Les responsables saoudiens ont distingué ce scénario d’actions plus limitées, comme des tirs ponctuels visant des bases étrangères, mais ont souligné que des frappes majeures ou coordonnées par Téhéran ou ses alliés pourraient les contraindre à intervenir, malgré leur préférence pour une pression essentiellement économique et diplomatique sur l’Iran.
Le Chékel à son plus haut niveau face au Dollar depuis 4 ans
Avec un taux de 3,09 Chékels pour 1 Dollar, le Chékel israélien a atteint son plus haut niveau depuis 4 ans, dans un contexte de hausse continue du marché boursier local, d’afflux d’investissements dans les secteurs de la technologie et de la défense, et d’un affaiblissement du Dollar sur le marché mondial. La devise locale marque

ainsi une hausse d’environ 3% ce mois-ci, et de 18 % au cours de l’année écoulée. Une augmentation du Chékel réduit les importations, freine la hausse des prix et le coût du crédit pour les consommateurs mais en parallèle, il pose des difficultés aux entreprises israéliennes dépendantes des exportations.
Elyssia Boukobza

La mission du jour : finir les courses en une heure, avec la liste que ma femme m’a donnée. Je me fraie un chemin entre les différents rayons avec le caddie. C’est parti : produits d’entretien, fruits et légumes, boissons et conserves, à la caisse et… mission accomplie
(Messima) – mission, tâche
(Léssayem) – finir, terminer
(Kniyot) – achats, courses
(Réchima) – liste
(Méfalès) – il se fraie (un chemin)
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(Ma’hlakot) – rayons, sections, départements
(Chonot) – différentes
(‘Agala) – caddie, chariot, poussette
יֵרְמוח (‘Homré Nikouy) – produits d’entretien

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(Machkaot) - boissons
(Chimourím) – conserves
(Houchléma) – a été accomplie, a été remplie
D’autres mots avec la racine .ר.מ.ש (garder, préserver)
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(Chomèr) – gardien, vigile
רֶמוח (‘Homèr Méchamèr) –conservateur alimentaire
• תָבש רומְשִל (Lichmor Chabbath) –observer le Chabbath
Chaque hiver, les vendeurs de marrons chauds font leur retour dans les rues et sur les marchés. Ce produit simple et populaire est souvent vendu par des commerçants non juifs et consommé sans réflexion particulière. Pourtant, plusieurs questions halakhiques se posent, qu’il convient d’analyser pour savoir si ces marrons sont réellement Cachères.
La préparation des marrons chauds

Il faut d’abord comprendre comment sont préparés ces marrons. La méthode est très simple. Les marrons sont incisés à froid à l’aide d’un couteau, uniquement pour éviter qu’ils n’éclatent pendant la cuisson. Cette incision ne pose aucun problème de Cacheroute, car elle est faite à froid, sans chaleur, et le marron est encore dans sa coque. Il n’y a donc aucune transmission de goût éventuel depuis le couteau vers le marron.
Les marrons sont ensuite placés dans une marronnière, un ustensile en métal muni d’un double fond. Dans la partie inférieure, on dépose des braises ou une source de chaleur, tandis que les marrons cuisent dans la partie supérieure, uniquement grâce à la chaleur. Généralement la marronnière est utilisée exclusivement pour les marrons. On ne cuit pas d’autres aliments dans cet ustensile. Il n’y a donc pas lieu de craindre une absorption de goût interdit par le biais du récipient.
De plus, aucun ingrédient n’est ajouté, pas même de l’huile ou un quelconque additif. Cette donnée est essentielle, car elle permet d’écarter immédiatement la crainte d’un mélange avec un produit non Cachère.
La cuisson par un non juif
Reste alors une question centrale : celle de la cuisson par un non juif. Les Sages ont instauré une interdiction rabbinique de consommer

certains aliments cuits par un non juif, appelée Bichoul Goy. Cette interdiction repose sur deux raisons principales. D’une part, le fait de consommer des plats cuisinés par des non juifs pourrait entraîner un rapprochement, susceptible de conduire à des mariages mixtes. D’autre part, les non juifs n’étant pas soumis aux lois de la Cacheroute, les Sages ont craint que des plats cuisinés par eux ne contiennent des ingrédients ou des mélanges interdits.
Toutefois, cette interdiction ne s’applique pas dans tous les cas. L’un des critères fondamentaux est de savoir si l’aliment peut être consommé à l’état cru. En effet, lorsqu’un aliment est mangeable cru, la cuisson effectuée par le non juif n’apporte rien d’essentiel à sa consommation. Elle ne crée donc ni dépendance culinaire ni rapprochement particulier, ce qui est précisément ce que les Sages ont voulu éviter.
Or, le marron peut parfaitement être consommé cru. Par conséquent, même lorsqu’il est cuit par un non juif, il n’entre pas dans le cadre de l’interdiction de Bichoul Goy et demeure autorisé à la consommation (Halikhot 'Olam volume 7, Parachat 'Houkat, paragraphe 7).
Conclusion pratique
Ainsi, du point de vue de la Cacheroute, rien ne s’oppose à la consommation de marrons chauds vendus dans la rue, dès lors qu’ils sont préparés de manière simple, sans ajout d’ingrédients et dans des ustensiles dédiés.
Une seule vigilance demeure toutefois indispensable : vérifier, avant consommation, l’absence de vers ou d’insectes à l’intérieur du marron, comme pour tout fruit ou légume susceptible d’en contenir.
Dan Cohen



Cette victoire américaine et israélienne redessine la carte du monde. Jusqu'à présent, les Accords d'Abraham étaient perçus comme une alliance régionale. La fin du régime Maduro transforme cette donne en créant un véritable pont transatlantique de normalisation.
Regardez autour de vous aujourd’hui, en ce début d’année 2026. Où est cette prospérité promise ? Où sont les baisses massives de factures ? La réalité est un paradoxe cruel : plus nous extrayons de gaz, plus nous payons cher pour allumer une simple ampoule.
Au moment où j’écris ces lignes, le ciel d’Israël est lourd d’une incertitude dramatique. Entre les menaces régionales et l’urgence sécuritaire, parler d’économie peut sembler secondaire. Pourtant, c’est précisément dans ce brouillard que se jouent, dans l’ombre, les plus gros hold-up financiers de notre histoire. Car pendant que nos yeux sont rivés sur les frontières, une autre bataille se livre directement dans nos portefeuilles : celle de la gestion de nos ressources naturelles.
Regardez autour de vous aujourd’hui, en ce début d’année 2026. Où est cette prospérité promise ? Où sont les baisses massives de factures ? La réalité est un paradoxe cruel : plus nous extrayons de gaz, plus nous payons cher pour allumer une simple ampoule. Au 1er janvier, les tarifs du gaz et de l’électricité ont encore grimpé. Comment est-ce possible dans un pays qui déborde d’énergie ?
"Pourquoi le gaz vendu à nos voisins semble-t-il plus "stratégique" que le pouvoir d'achat d'une famille à Achdod ou d'un
retraité à ‘Haïfa qui hésite à allumer son radiateur en hiver ?
Israël est aujourd’hui assis sur un trésor colossal. Les gisements de gaz découverts au large de nos côtes — Tamar, Leviathan, Karish — ne sont pas de simples noms bibliques sur une carte. Ils représentent une richesse qui aurait dû transformer notre société. En 2015, le gouvernement nous faisait une promesse solennelle : ce gaz ferait d’Israël la "Norvège du Moyen-Orient". Pour ceux qui ne connaissent pas le modèle norvégien, c’est simple : l’État récupère la majeure partie des profits des ressources pour financer des hôpitaux gratuits, des écoles d’élite et garantir un coût de la vie dérisoire.
La raison de ce blocage est politique. Il y a dix ans, le gouvernement a signé des accords avec de grandes compagnies privées et des magnats de l’énergie. Pour faire passer ces contrats très avantageux pour les entreprises, l’État a invoqué la "sécurité nationale". Sous prétexte de géopolitique, on a mis de côté les règles de la concurrence. On a donné les clés de nos ressources à des intérêts privés, en leur garantissant des prix élevés et une stabilité totale pendant des années.
Aujourd’hui, nous en payons le prix fort. Ce gaz, qui appartient légalement au peuple, est géré comme l’épicerie privée d’une poignée d’hommes d’affaires. Le gouvernement a laissé s’installer un monopole de fait. Quand vous recevez votre facture d’électricité à la fin du mois, vous ne payez pas seulement le coût de production ; vous payez surtout la marge colossale de ces sociétés qui ont réussi à verrouiller le marché avec la bénédiction de nos dirigeants.
Dernièrement, on a célébré en grande pompe des contrats d’exportation géants, notamment
vers l’Égypte. On nous annonce fièrement des chiffres en milliards d’euros. Mais posez-vous la question : à qui profite cet argent ? Pendant que notre gaz part alimenter les usines de liquéfaction égyptiennes pour ensuite être vendu à l’Europe, le citoyen israélien reste otage d’un prix domestique fixé artificiellement haut.
Pourquoi le gaz vendu à nos voisins semble-t-il plus "stratégique" que le pouvoir d’achat d’une famille à Achdod ou d’un retraité à ‘Haïfa qui hésite à allumer son radiateur en hiver ? Nous agissons comme un pays pauvre qui exporte ses richesses pour quelques devises, tout en laissant sa propre population subir l’inflation. À ce rythme d’exportation effréné, certains experts nous préviennent déjà : nos réserves s’épuisent. Dans vingt ans, nos enfants devront peut-être importer du gaz au prix fort alors que nous en avions en abondance. C’est un sacrifice de l’avenir sur l’autel du profit immédiat.
Vous avez peut-être entendu parler de ce fameux "Fonds souverain", une sorte de tirelire géante où les taxes sur le gaz devaient s’accumuler pour les générations futures. On nous a promis des milliards. En réalité, ce fonds est resté vide pendant des années à cause de niches fiscales et de calculs comptables complexes qui ont permis aux compagnies de ne pas payer leurs impôts exceptionnels tout de suite.
Et aujourd’hui, alors qu’un peu d’argent commence enfin à y entrer, l’État ne l’utilise pas pour soulager votre quotidien ou financer des infrastructures sociales. Il s’en sert pour boucher les trous d’un budget qu’il ne sait plus gérer. Le gaz n’est pas devenu notre richesse commune ; il est devenu le distributeur automatique d’un gouvernement en manque de liquidités.
sécurité de ces installations. Il est inacceptable que les risques soient publics, mais que les bénéfices soient privés.
On nous a volé notre indépendance énergétique pour la transformer en une dépendance à des monopoles. Le mirage s’est dissipé. Ce que nous vivons est un hold-up légalisé où l’État s’endette pour construire des infrastructures dont les profits sont captés par des entreprises étrangères ou des milliardaires locaux.
En tant que citoyen, je refuse d’applaudir ces records d’exportations tant qu’ils ne se traduisent pas par une baisse réelle du coût de la vie. Chaque kilowattheure que nous payons trop cher est le rappel d’une promesse trahie.
Le gaz est à nous, il est temps que l’argent revienne enfin dans les poches de ceux à qui il appartient : les Israéliens.





Le problème n’est pas seulement financier, il est moral. Ce sont nos impôts qui protègent les plateformes gazières en mer. Ce sont nos fils et nos filles qui, sous l’uniforme, assurent la









Cet épisode fait froid dans le dos, non parce qu’une intelligence artificielle a su imiter un rabbin — nous savons désormais qu’elle peut copier, imiter et se substituer à presque tout — mais parce que plus personne ne semble soucieux de vérifier les sources d’une information.
Depuis quelques mois, sur le net, une figure ‘hassidique, barbe blanche et habit traditionnel, apparaissait presque chaque matin sur les réseaux sociaux — TikTok et Instagram compris — pour délivrer ses enseignements.
Des centaines de milliers d’abonnés ont regardé ses vidéos, et certains ont même acheté ses livres qu’il vendait à 19,99 $ seulement. Il invitait ses auditeurs à la fin de chaque cours à se les procurer sur son site.

Il s’agissait ici de la création d’un personnage complet : voix, langage corporel et décor, conçus pour paraître vrais et ainsi vendre des messages apparemment issus du judaïsme authentique.
Ce n’est qu’après plusieurs mois que la vérité a éclaté : tout le personnage avait été créé à l’aide de l’intelligence artificielle.
Le rabbin était presque parfait
"L’affaire a été révélée début janvier par l’agence de presse juive JNS, qui a noté plusieurs incohérences dans ses vidéos : des inscriptions hébraïques dénuées de sens, un Séfer Torah ouvert en "décorum" sans être utilisé, un langage vague, sans référence à des rabbins ou à des ouvrages précis.
Sans une chaîne ininterrompue, humaine et juive qu’aucune virtualité ne pourra jamais remplacer il n’y a pas de transmission authentique possible
Le "rabbin Ména’hem Goldberg" — c’était son nom — semblait pourtant être l’un des influenceurs les plus intéressants du moment. Certains pensaient avoir affaire à un véritable guide spirituel, tandis que d’autres émettaient certaines réserves, ressentant un vague malaise face à ce personnage "trop parfait" se contentant de notions très générales dans ses cours. Mais les plus lucides, eux, ont compris qu’il s’agissait d’une supercherie façonnée par l’IA.
Le site présentant le "Rav" Goldberg affirmait qu’il avait consacré plus de quarante ans à relier "la sagesse de la Torah à la prospérité économique", mais cela sans aucune preuve, certification ni lien avec une communauté. L’identité de l’opérateur reste inconnue, et les ventes se font via la plateforme Gumroad, sans mention claire de société ou de responsable.
D’ailleurs, le compte "rabbiGoldberg1" ne diffusait jamais en direct, ne répondait ni aux commentaires ni aux questions, et ne réagissait jamais à l’actualité. Il n’était rattaché à aucune autorité juive connue.
Mais ce qui choque le plus dans cette affaire de fake rabbin, c’est que, même après la révélation du subterfuge, certains abonnés continuent à y trouver de l’inspiration et estiment que peu importe qu’il s’agisse d’une IA ou d’un humain : "…ses messages m’élèvent. C’est tout ce qui compte pour moi."
Cet épisode fait froid dans le dos, non parce qu’une intelligence artificielle a su imiter un rabbin — nous savons désormais qu’elle peut copier, imiter et se substituer à presque tout — mais parce que plus personne ne semble soucieux de vérifier les sources d’une information : on se moque éperdument de savoir si celle-ci émane d’un être humain ou d’une machine.
Et c’est là que nous entrons en collision frontale avec l’enseignement de nos Sages, qui posent d’emblée dans le Livre des Maximes, l’importance cruciale de la transmission de
maître à élève. Sans une chaîne ininterrompue, humaine et juive — une chaîne qu’aucune virtualité ne pourra jamais remplacer —, remontant à la Source vivante, il n’y a pas de transmission authentique possible : "Moïse reçut la Torah au Sinaï, et la transmit à Josué ;
Josué aux Anciens ; les Anciens aux Prophètes ; et les Prophètes la transmirent aux hommes de la Grande Assemblée." (Avot 1;1)
Ce rabbin fake nous interpelle sur le risque de renoncer à l’exigence de vérité. Il n’est pas qu’un grossier canular qui tente de soutirer 19,99 $ à ses adeptes, mais bien plus, le symptôme d’une transmission que l’on accepte désormais de déléguer... au vide.
Jocelyne
Scemama
Fatigue mentale : quand le repos ne suffit plus
Il arrive de se sentir épuisé alors même que l’on dort suffisamment. Cette fatigue-là peut sembler physique, mais est bien souvent mentale. Elle s’installe progressivement et ne disparaît pas toujours avec un repos classique.
• Le cerveau est sollicité en continu : Notifications, décisions, multitâche saturent l’attention. → Réserver chaque jour un moment calme, sans stimulation permet au mental de réellement souffler.
• Le repos passif ne régénère pas : Les écrans entretiennent l’activité cérébrale. → Préférer un temps de lecture, une musique douce ou une courte marche pour favoriser la récupération.

• Le stress chronique épuise les ressources : Même discret, il consomme beaucoup d’énergie. → Intégrer des respirations lentes dans la journée aide à réduire la charge mentale.
• La concentration diminue : Brouillard mental et irritabilité apparaissent. → Fractionner les tâches et faire des pauses régulières restaure la clarté intérieure.
• Le corps finit par signaler : Muscles tendus, maux de tête, sommeil perturbé. → Écouter ces signaux permet d’agir avant l’épuisement.
La fatigue mentale demande un repos différent : moins de stimulation, plus de présence intérieure. Ralentir, ce n’est pas perdre du temps, mais se permettre d’en retrouver !
Sarah Kisielewski
ÉDUCATION




FEMMES
COUPLE FAMILLE
En tant que parents, nous sommes les gardiens de nos enfants. Pour leur faire comprendre que certains mariages sont interdits, il ne s’agit pas d’imposer ni de menacer mais de transmettre. Et cette transmission commence avant tout à la maison.

Ma mère m’a toujours répété qu’il y a des couleurs qui ne s’accordent pas. Elle avait cette fameuse expression : "ça ne se marie pas ensemble". Le rose et le rouge ? Une atteinte au bon goût. L’orange et le vert ? À proscrire… sauf si on veut vraiment ressembler à une carotte ! Et puis, il y avait la règle d’or : pas plus de deux couleurs par tenue. Sans oublier les accessoires à assortir aux vêtements : serre-tête coordonné à la jupe, ceinture de la même couleur que le pull… Bref, tout un art !
En grandissant, on découvre que certaines choses dans la vie sont tout aussi incompatibles : vouloir mener une vie d’artiste et avoir la sécurité financière, voyager sans cesse et chercher à bâtir des relations stables…
Marier les contraires
nos envies et nos besoins bouillonnent en nous… pour certains, les priorités sont très claires, pour d’autres, c’est une vraie bataille intérieure ! Mais nous sommes tous riches de ces forces, et c’est à nous de les canaliser pour faire les bons choix.
Un enfant qui grandit dans un foyer où le judaïsme est vécu avec fierté, cohérence et chaleur développe une identité solide.
J’ai connu des jeunes filles, non-juives, en couple avec des Juifs. Certaines étaient désemparées quand leur amoureux les quittait "juste" parce qu’elles n’étaient pas juives. "Comment au 21e siècle s’empêcher d’être heureux pour ne pas décevoir sa famille ?!"
D’autres, elles, se réjouissaient que leur compagnon soit un Juif "intelligent" capable de choisir ce qu’il y a de bon à prendre dans la religion, sans se brimer.
Pourquoi ressentons-nous deux désirs profonds mais opposés ? Nos rêves, nos peurs,
Au risque de choquer, comment blâmer ces jeunes filles qui n’ont aucune conscience de ce qu’est profondément un Juif : avec une Néchama, un rôle dans ce monde, le devoir de




respecter la Torah et les Mitsvot… La question serait plutôt : comment un garçon juif (ou une fille juive) s’est retrouvé dans cette situation ?
C’est (pas) du gâteau
Faites l’expérience : laissez un magnifique gâteau au chocolat plein de chantilly sur la table du salon, à côte de vos enfants qui jouent, et allez vous enfermer dans votre chambre. Je vous laisse imaginer le désastre quand vous en sortirez !
En tant que parents, nous sommes les gardiens de nos enfants. Pour leur faire comprendre que certains mariages sont interdits, il ne s’agit pas d’imposer ni de menacer mais de transmettre.
Et cette transmission commence avant tout à la maison : dans l’ambiance que l’on crée, dans les valeurs que l’on vit, dans ce que l’enfant voit et ressent au quotidien.
L’école juive vient ensuite consolider ce socle. Même si elle demande parfois des efforts importants –financiers, logistiques ou personnels –, elle reste un pilier fondamental dans la construction de l’identité juive.
Un enfant qui grandit dans un foyer où le judaïsme est vécu avec fierté, cohérence et chaleur développe une identité solide. Cette solidité "l’armera" pour plus tard donnera la force de poser des limites et de garder certaines distances, non par supériorité, mais parce qu’un trop grand rapprochement peut parfois nous transformer en ce gâteau au chocolat, plein de chantilly dévoré.
Il y a des limites à tout
C’est cette force intérieure qui lui permettra, le moment venu, de faire des choix alignés avec ses valeurs et de transmettre à son tour cet héritage.
Un jeune m’avait dit un jour religieux, je ne fais pas Chabbath, je ne mange
pas Cachère mais ça (le mariage avec une nonjuive), c’est impensable !"
Un Juif, aussi éloigné soit-il, porte toujours en lui un sentiment d’appartenance à son peuple, parfois dans un détail, une tradition, une limite qu’il ne franchira pas.
Alors, dans un couple juif, même si l’un est super mate de peau et l’autre blanc comme un cachet d’aspirine, si l’un est archi sociable et l’autre extrêmement réservé, que l’un soit vegan et l’autre fan de couscous boulettes, ils

Show-Room : 43 Chemin des Vignes 93500 BOBIGNY
Uniquemement sur RDV
Matelas
Sans Chaatnez avec fermetures Zip
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Dans la Torah, le Chabbath est présenté de deux manières différentes. Dans la Parachat Yitro, il est lié à la création du monde : six jours de création, puis le repos du septième jour. Dans la Parachat Vaèt’hanan, le Chabbath est rattaché à un tout autre souvenir la sortie d’Égypte. Cette différence interpelle.
Le lien du Chabbath avec la création semble évident. Observer le Chabbath, c’est témoigner que le monde n’est pas le fruit du hasard, qu’il a un Créateur. En cessant toute création le septième jour, nous affirmons que le monde a été voulu et façonné par Hachem. Mais quel rapport y a-t-il entre le Chabbath et la sortie d’Égypte ?
suis Hachem au sein de la terre”. Non pas un D.ieu lointain, retiré du monde, mais un D.ieu présent, qui intervient et dirige chaque détail.
Dire que le Chabbath rappelle la création du monde et dire qu’il rappelle la sortie d’Égypte, c’est donc dire exactement la même chose. Le Chabbath témoigne que le monde n’est pas livré à lui-même. La sortie d’Égypte a été le moment où cette vérité est devenue visible,

Le Beth Halévi donne ici une clé fondamentale. Il explique que le monde ne ressemble pas à une maison construite par un artisan. Une maison, une fois construite, peut continuer d’exister même si l’artisan disparaît. Le monde, lui, ne fonctionne pas ainsi. Il ne peut exister un seul instant sans la volonté de Hachem. À chaque seconde, Hachem le fait exister à nouveau. S’Il cessait, même un instant, le monde disparaîtrait immédiatement. La différence entre les six jours de la création et le Chabbath n’est donc pas que le monde existe ou n’existe pas. Il existe dans les deux cas. La différence est ailleurs. Durant les six jours, Hachem crée du nouveau, quelque chose qui n’existait pas auparavant. À partir du Chabbath, Il continue de faire exister le monde, mais sans créer de nouveauté, en le recréant selon le modèle déjà établi. Le Chabbath ne signifie donc pas que Hachem S’est retiré du monde.
Et c’est précisément là que la sortie d’Égypte prend tout son sens. En Égypte, Hachem a déchiré le voile de la nature. Les plaies, la mer fendue, la manne, l’eau du rocher : tout cela avait un objectif clair, formulé explicitement dans la Torah : “afin que tu saches que Je
Rabbi Israël Salanter rendit visite à un ancien élève devenu très riche, mais qui avait abandonné toute pratique. Celui-ci expliqua son éloignement par une scène qui l’avait bouleversé : il avait vu un Juif manger volontairement non Cachère pour provoquer Hachem, sans qu’aucun mal ne lui arrive. Il en avait conclu que personne ne dirigeait vraiment le monde.
Rabbi Israël Salanter ne répondit pas immédiatement. La fille de cet homme arriva, toute contente, avec son diplôme de grande pianiste. Le Rav demanda alors à son père pourquoi il croyait que sa fille disait vrai. "Parce qu’elle a un diplôme officiel, signé par de grands maîtres", répondit-il. Le Rav lui dit alors que la Torah est, elle aussi, un témoignage. Elle atteste que Hachem S’est révélé, qu’Il est intervenu dans l’Histoire. Pourquoi exiger qu’Il recommence à le prouver chaque jour ?
C’est cela que le Chabbath vient nous rappeler chaque semaine. Une fois, Hachem a révélé Sa présence de manière éclatante. Depuis, Il nous appartient d’en vivre, même lorsque la nature est en suspens.
Rav David Lederberger (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)












FEMMES
COUPLE

Hachem a placé en toi des forces dont tu ignores l’existence, mais croismoi, un jour où tu ne t’y attendras pas, elles feront surface...

Ce vendredi, comme tous les vendredis depuis près de 35 ans, je terminai mes préparatifs en cuisine par le pétrissage de mon pain de Chabbath. J’étais seule et plongée dans mes pensées. Alors que mes mains sentaient doucement la pâte se former, je me mis à sourire et à me remémorer la fois où ma mère était venue chez moi me faire le pain.
C’était un vendredi matin d’été, j’avais eu quelques soucis de santé après la naissance de mon troisième enfant, et ma mère, qui n’avait pas besoin que je formule la demande, avait deviné mon appel au secours. Elle avait donc tapé à ma porte avec les bras chargés de sa grande bassine magique, de farine, d’œufs et surtout d’une grosse dose d’amour et de soutien. Je me rappelle l’avoir faite entrer avec un regard ni étonné ni interrogateur, j’étais heureuse qu’elle soit là, elle qui avait toujours été mon roc et mon pilier.
Puis, avec l’élégance qui la caractérisait, elle se mit au travail de la façon la plus naturelle qui soit. Elle enfila son tablier et se mit à pétrir le pain sous mes yeux admiratifs et reconnaissants. Pendant qu’elle mit la pâte à lever, elle prit une feuille, un stylo et un
compas. Avec simplicité, elle forma un petit cercle au milieu de la feuille à côté duquel elle écrivit mon nom, elle élargit un peu le diamètre et forma un deuxième cercle un peu plus grand qui entourait le premier, à côté duquel elle écrivit "mari et enfants", puis un troisième qui portait la mention "reste de la famille", et enfin un quatrième "reste du monde". Son croquis n’avait pas besoin de légende, mais avec sa voix douce, elle m’invita à s’assoir à côté d’elle.
Je me souvenais mot pour mot de ce qu’elle m’a dit : "Ma fille chérie, la vie d’une femme est d’être sollicitée en permanence. Si tu veux garder l’équilibre et ta santé, tu ne dois jamais perdre ce croquis de vue, ton tableau de priorités. Tu ne dois pas te disperser, ce n’est pas ce que l’on attend de toi. Tout d’abord, tu dois savoir prendre soin de toi, ma fille, tu ne dois pas hésiter, il ne s’agit pas d’égoïsme, mais c’est en prenant le temps qu’il faut pour t’enrichir et t’épanouir que tu pourras mener ta mission à bien. Ensuite, garde en tête que ta priorité, c’est ton mari et tes enfants. Le reste va et vient dans la vie, mais eux seront toujours là, du début à la fin de ta vie. Ils méritent ton entier investissement. Et c’est uniquement lorsque ton noyau sera solide que tu pourras te permettre d’étendre ton aura à des cercles plus extérieurs.




Je sais que je t’ai communiqué ma passion pour le pétrissage des ‘Hallot de Chabbath. Et c’est pour cela que je suis venue aujourd’hui le faire chez toi, car je savais que tu t’efforcerais à réunir tes maigres forces pour pétrir pour Chabbath. J’aimerais, alors que la pâte monte, te dévoiler aujourd’hui ce qui se cache derrière cette Mitsva que nous chérissons tant toutes les deux.
Ce commandement nous est ordonné dans ces quelques lignes : "Et ce sera quand vous mangerez du pain du pays, vous devriez apporter une offrande à D.ieu. Le premier de votre bol pétrisseur, vous ferez un don à D.ieu en offrande..."( Bamidbar 15, 1920). A priori, il y a un problème chronologique dans la phrase : d’abord on pétrit, ensuite on mange. Pourquoi ces actions sont-elles inversées dans le verset ? C’est pour nous enseigner, ma princesse, qu’il ne faut jamais perdre de vue le but de chacune de tes actions. C’est vrai que l’on commence par pétrir la pâte, mais c’est dans le but unique d’avoir du pain à manger. Donc, on mentionne le but avant le moyen. Mais effectivement, une fois qu’on a notre but en tête, il faut que l’on sache comment le mener à bien, et surtout comment lui donner sa dimension spirituelle. Car, ma fille, je pense te l’avoir suffisamment dit durant ta jeunesse, chaque action, aussi banale et minime soit-elle, doit avoir une dimension spirituelle. Je nettoie ma maison pour créer un environnement propre et apte à servir le Créateur, je mange et dors pour avoir des forces pour m’améliorer et rendre fier le Maître du monde…
vie, vraiment tout, doit être ainsi. Donne une connotation spirituelle à chaque détail de ton quotidien, ma fille.
Le pétrissage dès le berceau
Chaque action, aussi banale et minime soitelle, doit avoir une dimension spirituelle
Une autre chose élémentaire que ce verset nous enseigne. Le bol de pétrissage est appelé ’Arissa, le même terme qui désigne le berceau d’un bébé. Maintenant que tu es maman, je veux que tu saches que tout se passe autour du berceau. Il ne faut surtout pas se dire : ‘Il est encore trop petit pour ci ou ça’ et banaliser certains actes sous prétexte qu’il ne comprend pas encore ou qu’on fera tout cela lorsqu’il sera plus grand. C’est faux ! Le berceau d’un bébé est là où tout commence, c’est l’endroit où ce petit être se façonne et prend son chemin. Il faut donc lui donner les bons outils pour devenir la meilleure personne qui soit, une personne qui rendra ses parents et Son Créateur extrêmement fiers.
Ma fille chérie, je suis extrêmement fière de la magnifique jeune femme et maman que tu es devenue, je ne veux pas que tu doutes de toi ou que tu perdes confiance en tes magnifiques capacités. Hachem a placé en toi des forces dont tu ignores l’existence, mais crois-moi, un jour où tu ne t’y attendras pas, elles feront surface et tu penseras à moi, à ce que je t’ai dit aujourd’hui et aux délicieuses ‘Hallot qui nous apportent bien plus qu’une saveur inimitable."
Pour en revenir au verset du pétrissage du pain, on nous dit : oui tu peux manger, mais dans le but de donner ton premier bol de pétrissage en offrande à D.ieu. Il ne s’agit pas d’une nourriture égoïste, purement physique pour satisfaire une pulsion animale. Et tout, dans la
Ce vendredi-là, j’ai pensé à ma maman et à tout ce qu’elle m’avait transmis avec tellement d’amour et de confiance. Elle croyait en moi et je ne lui en serai jamais suffisamment reconnaissante. Je ne doutais plus de moi, de ce que je faisais et même de ce que je décidais de ne pas faire. J’avais tout simplement confiance en moi et en mon rôle. Ce Chabbath, je dégustai mon pain d’une façon très particulière, il avait un goût apaisant, rassurant et plein d’espoir.
Myriam H.

Parachat Yitro 5786 par Michaël Lumbroso




Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

premier des dix commandements.

(Je suis Hachem ton D.ieu)

En entendant la voix d’Hachem, le peuple a senti qu’il allait perdre la vie, il a donc demandé à Moché : "

(Parle-nous toi)
De ce mot, nous apprenons l’obligation de réciter le Kiddouch
(souviens-toi)

Quiconque toucherait à la montagne serait lapidé ou … … .
Ce que Yitro a dit après avoir entendu tous les miracles accomplis pour les Bné Israël.

Ainsi est appelé le mois de Sivan dans la Paracha.


D’habitude ce terme désigne un non-juif, mais associé à l’adjectif "saint", cela désigne le peuple juif.

(le troisième)
Moché a appelé un de ses fils Eliézer car Hachem l’a sauvé du … de Pharaon.

(le glaive)
Hachem a porté les Bné Israël comme sur les … … , montrant par là Son grand amour pour eux.
De ce terme, nous apprenons que les Bné Israël étaient dans une merveilleuse unité avant de recevoir la Torah.

Les Bné Israël devaient se préparer et être dans cet état pour recevoir la Torah.

Ce commandement interdit de kidnapper quelqu’un.
(précipité d'une hauteur) (tu ne voleras pas)
(ailes de l'aigle)

Lorsque Moché est allé chercher la Torah dans le ciel, ils se sont opposés et il a fallu les convaincre qu’elle ne convenait que pour les Bné Israël.

(les anges)

Ces deux mots marquent la force d’engagement des Bné Israël pour recevoir la Torah.

Les Tunisiens en font une le jeudi soir de cette semaine en souvenir de celle qui a été faite en l’honneur de la venue d’Yitro.

Le neuvième commandement interdit de porter contre son prochain un
(faux témoignage)
(nous ferons et nous comprendrons)
Pendant qu’Hachem donnait la Torah, pas un oiseau n’a gazouillé, pas une ... n’a beuglé.

Un autre nom de Yitro.
(Réouel)


Yitro est venu accompagner d’elle et de ses deux petits-fils.
Yitro a conseillé à Moché de nommer des … sur les Bné Israël, un pour 1000, un pour 100, un pour 50 et un pour 10.
juges)

festin)

Hachem a menacé les Bné Israël qui n’acceptaient pas la Torah, en leur signifiant que là-bas, serait leur … .
(votre sépulture)
cet endroit, les Bné Israël se trouvaient lors du Don de la Torah, le Midrach déduit qu’Hachem leur a mis la montagne au-dessus de leur tête.
pied de la montagne)

Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Pour savoir si une personne fait bon emploi de ses remarques, il suffit d’analyser sa manière d’agir et ses motivations : essaie-t-elle d’améliorer les conditions de l’autre ou bien cherche-t-elle à grandir et parfaire sa propre situation ?
La Paracha commence par la réaction du beaupère de Moché Rabbénou, Yitro, aux miracles dont profitèrent les Juifs à leur sortie d’Égypte. Rachi souligne que Yitro avait sept prénoms ; l’un d’eux était Yéter, qui signifie "supplémentaire". Ce nom lui a été donné parce qu’il mérita d’ajouter toute une section à la Torah, dans la suite de la Paracha, alors qu’il proposa un nouveau système judiciaire pour remplacer celui déjà en place –dans lequel Moché devait gérer chaque cas. Ce prénom fait donc la louange de Yitro.
Esprit critique
Toutefois, une question peut être soulevée sur l’interprétation de Rachi. La critique de Yitro commence au verset 17 ("Ce que tu fais n’est pas bien"), alors pourquoi Rachi cite-t-il le verset 21 pour évoquer cet épisode ? Pourquoi ne pas rapporter le verset qui marque le début du dialogue entre Yitro et Moché ?
Ce passage de la Torah vient faire l’éloge de Yitro qui mérita d’ajouter une section dans la Torah. Or les quatre premiers versets de sa proposition ne sont pas des propos positifs, ce sont des critiques quant aux problèmes du système existant. Ce n’est qu’au verset 21 qu’il suggère une nouvelle approche. Le mérite de Yitro n’est pas sa capacité à blâmer (il est très facile de décrier sans donner d’idée constructive pour améliorer les choses), mais il est félicité pour l’alternative avancée.
Ceci nous enseigne une leçon importante. Il n’est pas nécessaire d’avoir de grandes qualités pour
voir les points négatifs d’une situation ou d’une personne, cela indique plutôt que l’individu a un ‘Ayin Ra’a – une tendance à se concentrer sur les aspects négatifs des événements et des gens –, ce qui est malsain. En revanche, savoir comment rectifier les problèmes présents demande une capacité à penser de manière positive, constructive.
La critique peut être utilisée pour le bien et pour le mal. Cela peut être un défaut ou une qualité. Pour qu’elle soit correcte, il faut qu’elle soit vecteur de changement, d’amélioration. Rav Yérou’ham Leibovitz écrit que Yitro était un personnage très critique, mais qu’il utilisa ce trait de caractère pour le bien. (Da’at Torah, Yitro, 181-182) Pour savoir si une personne fait bon emploi de ses remarques, il suffit d’analyser sa manière d’agir et ses motivations : essaie-telle d’améliorer les conditions de l’autre ou bien cherche-t-elle à grandir et parfaire sa propre situation ?
La mauvaise critique consiste à ne voir que ce qui va pas chez l’autre, mais sans user de cet outil pour examiner ses propres failles ou erreurs. Yitro eut un esprit contestataire qui lui permit de se demander s’il vivait réellement dans le vrai et s’il le recherchait sincèrement. Nos Sages affirment qu’il était un grand idolâtre, servait plusieurs divinités et comprit qu’elles étaient toutes fausses. Et quand il reconnut la véracité de la Torah, il adhéra à cette vérité, ne
ménagea aucun effort pour changer complètement son mode de vie et pour rejoindre le peuple juif.
L’opinion personnelle est très importante dans l’étude de la Torah et dans la vie en général. Le judaïsme ne prône pas l’acceptation aveugle de tout ce que l’on entend, sans se poser de questions et sans chercher à comprendre et à approfondir.
Chercher des solutions
Et la critique accompagnée d’un œil positif est une base qui permet d’accomplir des changements bénéfiques dans le monde. Yitro réalisa que le système judiciaire était problématique, mais il ne se contenta pas de le blâmer – il chercha et trouva une solution.
L’histoire suivante illustre bien cette idée développée. Lors d’une réunion de plusieurs dirigeants spirituels de la génération (à l’époque du ’Hafets ’Haïm qui était donc présent), Rav Yé’hezkel Sarna, le Roch Yéchiva de ’Hevron, prit la parole et surprit tout le monde en affirmant qu’il existait une personne qui avait accompli pour le peuple juif plus que toutes les personnes alors réunies, ainsi que leurs illustres ancêtres. Il ajouta que cette personne n’avait jamais appris un Daf de Guémara. Puis il termina en attestant qu’une fois qu’il aurait dévoilé qui était cette personne, tout le monde consentirait.
Il s’agit de Sarah Shenirer ; cette femme vécut à une époque où les filles juives ne recevaient aucune éducation "formelle" en Torah. Par conséquent, de nombreuses jeunes femmes issues de familles pratiquantes s’écartaient de la Torah. De ce fait, de nombreux érudits en Torah ne pouvaient se marier, parce qu’il n’y avait pas suffisamment de partis convenables. L’avenir du peuple juif était en danger. Sarah Shenirer prit en compte cette menace et fonda la première chaine d’écoles juives pour filles, le Beth Ya’akov. Elle dut faire face à une forte opposition à cette époque, mais grâce à la guidance des Guédolim tels que le ’Hafets ’Haïm et le Rebbe de Gour, son succès dépassa ses attentes et elle garantit effectivement l’avenir de l’observance de la Torah. Elle ne fut certainement pas la seule à avoir remarqué la gravité de la situation de l’époque, mais elle seule fit preuve de critique constructive et fut motivée à trouver une solution au problème.
Puissions-nous apprendre des exemples de Yitro et de Sarah Shenirer, et ainsi utiliser notre esprit critique de manière constructive.
Rav
Yehonathan Gefen






1 Yitro, beau-père de Moché, entend les miracles accomplis par Hachem en faveur des Bné Israël. Il se rend chez Moché, accompagné de la femme de Moché et de ses deux fils.




2 Yitro constate l’affluence des Bné Israël qui consultent Moché pour résoudre leurs problèmes. Il propose à Moché d’être secondé.

3 Moché suit ce conseil et nomme des juges.

4 Les Bné Israël arrivent devant le mont Sinaï et se préparent à recevoir la Torah. Hachem leur assure d’être Son peuple élu s’ils écoutent Sa voix. Hachem va Se dévoiler à tout un peuple pour la première et unique fois dans l’histoire. Moché monte et descend plusieurs fois du mont Sinaï afin de transmettre au peuple les recommandations d’Hachem.

5 Hachem ordonne aux Bné Israël de se tenir prêts au troisième jour, de se purifier et de ne pas gravir le Sinaï.

6
Hachem descend sur le mont Sinaï dans un nuage épais. Le son du Chofar ainsi que des tonnerres sont entendus, saisissant de frayeur le peuple d’Israël.
7

8

Les dix commandements sont transmis aux Bné Israël.
L’interdit de l’idolâtrie et les lois régissant la construction du Mizbéa’h, l’autel sur lequel les offrandes sont consumées, sont données.
•
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :
Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)
Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne
Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le

8.
• Ezra.
> Juif.
Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

slogan à votre équipe. ( 2 points pour le slogan le 2 points pour les plus convaincants, 2 points
2.Épaule d’agneau
6.‘Harossèt ret aror
Pour chacun des éléments suivants, qui saura donner la bonne réponse en premier parmi les réponses suivantes ? Juif, pas juif, extra-terrestre. (Dans ce jeu, tous nos ancêtres et leurs descendants sont considérés comme juifs.)
Le premier qui donne la bonne réponse remporte le point .
• Haman.
> Pas juif.
• Blimzor.
> E.T.
• Yossef.
• Aharon.
> Juif.
• La reine Esther.
> Juif.
DE MATSA & MAROR
• Avimélekh.
• Zoglop.
> Juif.
• Le roi Chaoul.

> Pas juif.

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main
> E.T.
• Balak.

• Kramulax.
Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun Minimum
> Juif.
• ‘Essav.
> Pas juif.
• Naxo Pidou.
> E.T.
MAROR
Kazayit
> E.T.
> Pas juif.
• Tchoubalax.
Hidour (au mieux) 2 Kazayit 1 Kazayit
> E.T.
• Og.

> Pas juif.
Etapes du Séder Maror (sandwich)
La quantité de Maror 1 Kazayit 1 Kazayit




Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.
Cite des objets qui font du bruit lorsqu’on les utilise.
Aspirateur. Sèche-cheveux. Machine à laver. Perceuse, visseuse. Mixeur.

Répète sans te tromper, 7 fois, la phrase
• De quelle origine est le mot algèbre ? > Arabe.
De quelle couleur est la langue de la girafe ?
1. Rouge.
2. Jaune.
3. Violette.
Cite des choses qui s’achètent au poids.
Fruits. Légumes. Fruits secs / Épices. Bonbons en vrac. Viande / Poisson.

Cite des villes qui commencent par “V”.
Valence. Venise. Vienne. Varsovie. Vancouver.
“La charmante Macha mâche en marchant”
• À quelle langue a été emprunté le mot porcelaine ? > L’Italien.
Quel fruit est toxique pour de nombreux animaux domestiques ?
1. L’avocat.
2. La papaye.
3. La banane.
d’une toxine appelée persine.
> Violette > L’avocat, en raison



Classe ces éléments selon le temps qu’ils prennent, du plus court au plus long.
• Apprendre à conduire. Changer une réputation. Faire bouillir de l’eau. Apprendre une langue. Télécharger une mise à jour. Changer une habitude. > Faire bouillir de l’eau (≈ 5 min). Télécharger une mise à jour (≈ 20 min). Apprendre à conduire (≈ 6 mois). Apprendre une langue (≈ 3 ans). Changer une habitude (≈ 10 ans). Changer une réputation (parfois toute une vie).

n’ai jamais existé, je suis toujours à venir.
Personne ne m’a jamais vu, ni ne me verra jamais.
Et pourtant je suis la confiance de tous.
Pour vivre et respirer sur cette boule terrestre.

Réponse : Demain
L’intrus
Quel est l’intrus dans cette liste : Lisbonne – Vienne – Barcelone – Prague – Varsovie – Oslo.
Réponse : : Seule Barcelone n’est pas une capitale.

HALAKHA QUIZ


Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.
Puis-je faire mon lit pendant Chabbath pour samedi soir ?
1. Oui
2. Non
3. En cas de grand besoin.

Réponse : 2


Peut-on congeler de la nourriture le Chabbath, pour la semaine ?
Oui
2. Non
3. Cela dépend des cas

Réponse : 1





Dans l’Antiquité, un empereur prit une décision pour le moins étonnante.

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant.

Pour afficher son pouvoir — ou son mépris des élites — il accorde un honneur officiel à un compagnon… très inhabituel.



Quel animal fut ainsi promu à une haute dignité ?
L’empereur romain
Caligula fit de son cheval
Incitatus un personnage officiel, lui attribuant même un rang honorifique proche de celui d’un sénateur. Ce geste, à mi-chemin entre provocation politique et extravagance personnelle, est resté célèbre dans l’histoire romaine


Réponse de la semaine dernière
Arc-en-ciel.



Indice : A table !
La réponse, la semaine prochaine !
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box
Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche


"Papa ! Maman ! Le Rebbe a annoncé que dans deux mois, à la rentrée, nous commençons l’étude de la Guémara, avec le traité Baba Metsi’a !" Moché est si heureux qu’il se met à danser tandis que Guittel, les yeux humides, récite des Téhilim avant de confectionner un gâteau pour fêter cette magnifique nouvelle.

Nous sommes à Lomza, en Pologne, avant la Seconde Guerre mondiale. Le nom de cette ville vous est peut-être familier si vous connaissez la à Peta’h Tikva en Israël. Fondée à la fin du XIXe siècle en Pologne, cette Yéchiva a servi de modèle pour les autres institutions d’étude de Torah dans toute l’Europe.
À l’époque, Lomza est un village où vit une petite communauté juive. Moché, un homme simple rempli de crainte du Ciel et d’un grand amour pour la Torah est marié à Guittel, une femme connue elle aussi pour sa piété.
Moché est commerçant en shmattes, en tissus. Sa méthode de travail est simple et efficace : une fois par an, il part pour un long voyage d’un mois dans une grande ville afin d’acheter toutes sortes de tissus qu’il rapporte ensuite dans son magasin ; il les confectionne puis les vend tout au long de l’année.
Moché achète ce stock annuel avec ses propres deniers, sans avoir recours à un crédit. Il lui reste toujours un peu d’argent, avec lequel il a l’habitude d’acheter un cadeau pour son épouse. C’est sa façon de la remercier pour sa patience, et aussi pour le fait de s’occuper seule des enfants et de la maison pendant son absence.

Vers la fin de l’année scolaire, Chmoulik – l’un des enfants du couple – rentre à la maison a annoncé que dans deux mois, à la rentrée, nous commençons l’étude de la Guémara, avec le traité Baba Metsi’a !"
Moché est si heureux qu’il se met à danser tandis que Guittel, les yeux humides, récite des Téhilim avant de confectionner un gâteau pour fêter cette magnifique nouvelle. Leur fils va commencer à étudier le Talmud à l’école !
Quelques semaines plus tard, Chmoulik entame l’étude de la Guémara avec un petit livre usagé auquel il manque des pages. La Pologne de l’époque n’était pas celle d’aujourd’hui, les livres n’étaient pas aussi nombreux qu’à l’époque moderne. Chmoulik progresse donc, mais pas aussi bien ni rapidement que s’il avait étudié à l’aide d’un livre en meilleur état.
La période où se tient la foire des tissus approche. Une fois son stock de tissus acquis, Moché réserve l’argent qui lui reste encore pour acheter un cadeau à son épouse. Alors qu’il se met à la recherche d’une attention à même de la satisfaire, ses yeux s’arrêtent sur une magnifique Guémara, celle de Baba Metsi’a,
reliée en cuir, neuve, majestueuse. Chmoulik serait si heureux d’un tel cadeau ! Mais s’il achète l’ouvrage, il ne pourra pas acheter la traditionnelle robe à sa femme…
"Qu’est-ce qui ferait le plus plaisir à ma femme ?", se demandet-il. La réponse lui apparait dans toute son évidence : sa femme aurait voulu qu’il achète la Guémara plutôt qu’une robe pour elle. Moché acquiert donc l’ouvrage, avant de reprendre sa route pour Lomza.
admiratif, voyant l’amour intense qu’ils vouent à la Torah et à leur fils.
Sa femme aurait voulu qu’il achète la Guémara plutôt qu’une robe pour elle. Moché acquiert donc l’ouvrage
Une fois chez lui, Moché est rongé par le doute : était-ce une bonne idée ? Son épouse ne risque-t-elle pas d’être déçue ? Il lui tend nerveusement le paquet, Guittel l’ouvre et reste stupéfaite en découvrant ce magnifique exemplaire du Talmud. Sans dire mot, elle pose le livre sur la table et se rue dans sa chambre en proie aux larmes. Moché est désemparé, il est si triste d’avoir peiné son épouse. Il s’approche de la chambre d’un pas hésitant et embarrassé. Guittel a verrouillé le loquet...
Pourtant, quelques instants plus tard, elle sort vêtue d’une tenue de fête. Sous le regard incrédule de son époux, elle s’exclame : "Quelle excellente idée tu as eu là, Moché ! Je suis si heureuse et émue pour notre fils ! Allons de suite déposer l’ouvrage au ‘Héder. Je viens de passer une robe de fête pour cette belle occasion." Moché tente de dissimuler son soulagement. Il comprend la grandeur et la noblesse de caractère de son épouse.
Un petit livre pour l’enfant, un grand pas pour le judaïsme
Le couple arrive à l’école de leur fils et déposent la Guémara sur le bureau du Rebbe, lui demandant de la remettre à Chmoulik. L’enseignement pose sur eux un regard
Inutile de décrire l’émerveillement du petit Chmoulik quand il découvre le cadeau. Cet amour de la Torah ne l’a jamais quitté, bien au contraire : Chmoulik devient plus tard le célèbre Rav Chmouel Birnbaum, Roch Yéchiva de la prestigieuse Yéchivat Mir à Brooklyn, fondée après la Seconde Guerre mondiale par un groupe de survivants de la Yéchiva de Mir qui avaient trouvé refuge à Shanghai pendant la guerre.
La puissance de l’exemple des parents, c’est là le meilleur conseil d’éducation à donner ! Moché et Guittel n’ont pas seulement offert une Guémara à leur fils, ils lui ont montré, par leurs actes, que la Torah est ce qu’il y a de plus élevé, bien au-delà de tout plaisir matériel.
Le fait d’aimer et de soutenir l’étude de Torah est une Mitsva qui fait mériter de grands bénéfices, et Rav Wolbe souligne que l’éducation consiste surtout à créer une atmosphère où la Torah se vit de façon agréable et authentique. Moché et Guittel incarnent ces valeurs : leur maison était un lieu chaleureux où la joie et l’amour de la Torah se vivaient pleinement.
Nos maîtres sont devenus les grands Sages que nous connaissons souvent grâce à l’exemple vivant de leurs parents. Les gestes simples d’un père et d’une mère, exécutés avec amour et dévouement, sont à même de préparer une vie entière dédiée à l’étude de la Torah et à sa transmission. Nos enfants apprennent moins de nos mots que de nos actes : montrons-leur, dans chaque geste, que la Torah est notre plus grand trésor.
Alexandre Rosemblum



Respecter ses parents est l’un des commandements les plus centraux de la Torah, mais aussi l’un des plus complexes à appliquer. Entre obligation halakhique, bon sens, et situations parfois explosives, cette Mitsva traverse la vie du Juif. À travers une réflexion de fond, des réponses pratiques et une histoire édifiante, ce dossier explore les multiples facettes de cette si belle et difficile Mitsva .
La Mitsva du respect des parents est l’une des plus naturelles et des plus sublimes de la Torah, mais aussi, pour nous tous, l’une des plus exigeantes, parfois même la plus délicate à vivre au quotidien. C’est pourquoi, un jour, les élèves de Rabbi Éli’ezer lui demandèrent : "Jusqu’où s’étend le devoir d’honorer son père et sa mère ?" Le maître répondit : Allez donc observer ce que fit Dama Ben Nétina, un nonjuif d’Achkélon, pour honorer son père."
À l’époque du Second Temple, les Sages cherchèrent à acquérir chez Dama une pierre d’une beauté et d’une rareté extraordinaires, destinée à remplacer un joyau manquant sur le pectoral du Cohen Gadol. La pierre valait 600 000 pièces d’or, certains disent 800 000.
Le
Selon le Talmud de Jérusalem, la pierre tombée était le Yachpé, l’escarboucle. Le Méchekh ‘Hokhma offre ici une remarque d’une beauté saisissante : ce n’est pas un hasard si la leçon de Kiboud Av, le respect dû au père, est transmise par la pierre de Yachpé, sur laquelle est gravé le nom de Binyamin. Celui ci fut le seul des fils de Ya’akov à ne pas avoir causé de peine à son père dans l’épisode de la vente de Yossef : il n’y prit aucune part et n’en eut même pas connaissance. Son respect filial était donc parfait, intact. C’est pourquoi la grande leçon du Kiboud Av fut justement associée à sa pierre.
Revenons chez Dama. Il se trouve que les clés du coffre où reposaient les pierres précieuses
se trouvaient sous l’oreiller du père de Dama
Ben Nétina, profondément endormi. Dama refusa de troubler le sommeil paternel, et la vente fut perdue.
Le Talmud raconte que D.ieu le récompensa : une vache rousse naquit dans son troupeau. Or, un tel animal, d’un roux uniforme sans le moindre poil noir, était d’une rareté prodigieuse ; on pouvait traverser des générations sans en voir une seule. Les maîtres d’Israël vinrent l’acheter. Dama leur dit alors : "Je sais que vous seriez prêts à me payer toute somme que je demanderais.
Mais je ne réclamerai que la valeur que j’ai perdue pour n’avoir pas voulu réveiller mon père." Ainsi Rabbi Éli’ezer enseignait à ses disciples jusqu’où va le respect dû aux parents.
Essayons de transposer ce récit sur une scène contemporaine : Richard Smith IV possède un immeuble de 40M$ sur Madison Avenue. Pour conclure la vente, il suffit à son fils d’envoyer un email de confirmation avant l’heure fixée. Or, l’ordinateur contenant tous les documents se trouve sous l’oreiller de son père, endormi. Par scrupule, il n’ose le réveiller et laisse échapper l’affaire.

Pourquoi donc Dama Ben Nétina ne réveilla-til pas son père, qui se serait sans doute réjoui pour lui ? Le Pné Yéhochoua’ explique que son comportement n’était pas à imiter : le Talmud cite simplement cet exemple pour illustrer l’extrême limite du respect filial, même si, en réalité, le geste fut maladroit. Mais cette interprétation laisse un goût d’inachevé : Rabbi Éli’ezer aurait-il rapporté cette histoire pour rien, surtout qu’elle vient définir la limite de cette Mitsva ? Et pourquoi le Ciel aurait-il récompensé Dama de façon si miraculeuse ?
"Dama préféra renoncer à une immense fortune plutôt que de déranger son père malade.
Rav Moché Feinstein propose une autre lecture : le père de Dama était probablement atteint de démence, ou d’une affection mentale qui le rendait incapable de comprendre ce qu’il se passait autour de lui. Le fils savait qu’un réveil brutal le troublerait inutilement. Il préféra donc renoncer à une immense fortune plutôt que de déranger le sommeil fragile de son père malade. Voilà l’extraordinaire grandeur de cet homme. (Dibrot Moché Kiddouchin 527)
Voilà l’extraordinaire grandeur de cet homme
Au réveil du père, celui-ci apprend ce qu’il s’est passé : "Mais tu es fou ! 40 M$ perdus pour ne pas m’avoir réveillé ? Il faut te faire soigner !"
Tout père censé penserait ainsi : il serait honoré qu’on le tire du sommeil pour sauver une telle fortune. Ne pas le réveiller serait, d’une certaine manière, une forme de manque de respect.
Cette théorie est encore soutenue par un second passage du Talmud (Yerouchalmi, Péa et Kiddouchin) racontant qu’un jour, alors que Dama, vêtu de soie et d’or, siégeait parmi les dignitaires de Rome, sa mère survint, comme prise de folie. Elle lui arracha son habit, le gifla et lui cracha au visage, et lui, silencieux, ne lui fit pas honte. Les Tosfot commentent : "Sa mère avait perdu la raison." Ainsi se dessine un portrait bouleversant : ce fils, élevé dans la dignité, entoura deux parents dérangés de respect et de douceur.
Cette histoire moderne, jugée à New York le 22 décembre 2008, illustre le même esprit et actualise cet enseignement. Une femme, Madame Houpouridou, avait quitté son appartement à loyer modéré pour plusieurs années afin de soigner sa mère mourante en Grèce. Le propriétaire tenta de la faire expulser, prétendant qu’elle avait abandonné le logement. Le tribunal, toutefois, la rétablit dans ses droits.
Hachem a choisi nos parents pour être ceux qui nous ont donné la vie.
par quelques coups de téléphone ou par la visite distraite d’une maison de retraite. Mais il existe encore, rares et précieux, ceux qui demeurent fidèles à l’antique promesse ‘d’honorer son père et sa mère’."
Quelle profonde vérité se cache dans ces mots ! Le respect des parents est une noblesse en voie de disparition.
Pour cette raison seulement, ils méritent notre respect
L’un des juges, Douglas McKeon, ajouta ces mots pleins d’émotion : "Il fut un temps où le soin d’un parent âgé était le signe suprême de la responsabilité filiale. Aujourd’hui, cette vertu s’efface, remplacée

Nous n’avons qu’un père, qu’une mère. Ils ne sont pas éternels. Ils ne sont pas parfaits non plus, parfois ils blessent, se trompent, déçoivent. Mais Hachem les a choisis pour être ceux qui nous ont donné la vie. Pour cette raison seulement, ils méritent notre respect. Ce n’est pas un salaire pour services rendus ; c’est la reconnaissance pour le don de l’existence.
Rappelons-nous qu’au pied du Sinaï, c’est la génération du désert qui reçut la Mitsva d’honorer ses parents. Pourtant, à ce moment, c’était Hachem uniquement qui pourvoyait à tout : la manne tombait du ciel, les vêtements ne s’usaient pas, et pourtant le commandement fut donné. Ce respect ne dépend donc pas des bienfaits reçus : il découle du simple fait d’avoir reçu la vie.
On ne parle pas, bien sûr, de cas complexes d’abus physiques ou psychologiques de parents sur leurs enfants, qui nécessitent une réponse rabbinique personnelle et adaptée. Rav Moché Feinstein, l’un des plus grands décisionnaires halakhiques du XXe siècle, que nous avons cité plus haut, tranche que l’enfant n’est pas tenu d’honorer ses parents lorsque cet honneur risquerait de lui infliger un dommage psychologique grave. De même, Rav Chlomo Zalman Auerbach, géant halakhique du XXe siècle, ainsi que Rav Acher Weiss, maître contemporain et auteur du Min’hat Acher, ont
affirmé que la santé émotionnelle et mentale de l’enfant doit prévaloir, même si cela oblige à restreindre, voire à interrompre le contact avec des parents toxiques, à condition que cela soit fait avec respect, et non par esprit de vengeance.
Certains demanderont : et si mon père ou ma mère ne reconnaît plus mon visage ?
À quoi bon le respect ? À cette question, le Talmud répond par le silence éloquent de Dama : même si ton père dort, même si son esprit s’est effacé, il reste ton père. L’honneur que tu lui rends est l’honneur rendu à la vie même. Il ne sait plus qui tu es, mais toi, tu sais encore qui il est.

rumeur se répandait parmi tout le peuple. Ainsi, l’histoire du geste majestueux de Dama envers son père devenait connue de tous, servant d’exemple vivant de la hauteur d’âme et de la profondeur que peut atteindre le respect filial.
Honorer ses parents, c’est honorer la source de toute vie, Hachem Lui même. C’est honorer aussi la chaîne des générations dont nous sommes les maillons. Celui qui méprise ses parents confisque du même coup la valeur de sa propre existence.
Alors, si vos parents vivent encore, ne tardez pas. Appelez-les. Rendez-leur visite. Écoutezles, tant qu’il est encore temps. Vous ne le regretterez pas…
Le Maharal de Prague s’interroge : pourquoi D.ieu récompensa-t-Il Dama précisément par la naissance d’une vache rousse ? Parce que cette vache représente la ‘Houka, le décret divin sans raison apparente par excellence. Or honorer ses parents, bien que rationnel dans son essence, prend parfois cette dimension supra-logique : on le fait non pas parce que cela fait sens, mais parce que tel est ce qu’Hachem attend de nous.
La raison de cette vache rousse peut aussi résonner d’une manière étonnamment moderne : c’était, pour ainsi dire, une question de communication divine. Comment faire connaître au monde entier un événement que D.ieu veut rendre viral, à une époque sans réseaux sociaux, sans fils d’informations ni sites internet ?
La Providence choisit donc de créer un événement extraordinaire dont tout le monde parlerait. Durant les 420 années d’existence du second Temple, seules sept vaches rousses parfaitement pures furent utilisées pour la purification rituelle. Une vache rousse, c’était une nouvelle d’importance nationale ! La
Rav Nathaniel Mimoun




Rav Gabriel Dayan, responsable du service Question au Rav de Torah-Box, répond à de très nombreuses questions posées par les internautes touchant au respect dû aux parents au quotidien. Voici une sélection des questions les plus brûlantes.


Je ne veux pas attribuer à mon fils le prénom de mon père !
Je suis enceinte, Baroukh Hachem. Dans le cas où c’est un garçon, la coutume voudrait que je le nomme selon mon père, mon beau-père ayant déjà été nommé. Je suis très gênée de cette coutume que l’on m’impose, d’autant plus que la relation que j’ai avec mon père est loin d’être idyllique. Mon enfance, adolescence et débuts en tant que jeune adulte ont été marqués par des humiliations, des reproches constants, des violences psychologiques et physiques et je tente chaque jour de reconstruire en moi ce qui a été inévitablement détruit.
Le souci, c’est qu’il y a de fortes chances que mon père le prenne personnellement. Il sera vexé, me parlera de manque de Kiboud Av et d’injustice vu que mon beau-père a été nommé, etc. J’ai pensé à lui dire qu’un Rav nous avait conseillé de donner le nom d’un Rav illustre, mais je pense que cette explication ne lui suffira pas, il voudra savoir qui est ce Rav, lui parler pour comprendre sa décision, etc. Que puis-je faire pour me sortir de cette situation ?
Réponse de Rav Dayan
1. Il n’existe pas dans la Halakha une obligation de donner à un enfant le prénom d’un parent. Il s’agit d’une coutume, belle et émouvante, mais qui n’a pas force de loi. Un couple a le plein droit de choisir le prénom de son enfant selon sa volonté, et aucun tiers, pas même les parents, ne peut imposer une décision dans ce domaine.
2. Le prénom appartient aux parents du nouveau-né, pas à la génération précédente. Autrement dit, nommer un enfant est une décision du père et de la mère exclusivement, en fonction de ce qu’ils ressentent juste et bénéfique pour eux et pour leur enfant.
3. Dans de nombreuses familles tunisiennes, la coutume est effectivement de donner à un premier garçon le prénom du grandpère paternel, et au second celui du grandpère maternel. Elle repose sur une idée de respect familial et de continuité, mais elle n’a de valeur que tant qu’elle est vécue dans la
joie et la paix. Dès lors qu’elle crée douleur, angoisse ou injustice, elle cesse d’être une Mitsva [facultative] et devient une source de souffrance, ce que la Torah ne cautionne jamais.
4. La Torah ne demande jamais de se soumettre à une coutume familiale au prix de sa santé émotionnelle ou de sa dignité. Choisir un prénom pour son enfant ne concerne pas le confort, la subsistance ou l’honneur concret du parent. Il s’agit d’un choix spirituel et intime du couple. Votre père peut être peiné, mais cela ne rend pas sa demande obligatoire sur le plan halakhique si cela vous dérange ! Vous pouvez, et devez, rester respectueuse, sans pour autant renoncer à votre autonomie.
5. La Torah n’exige pas de revivre la souffrance pour faire plaisir à celui qui l’a causée. Nos maîtres, les Poskim, écrivent que lorsqu’un parent agit d’une manière qui
détruit ou humilie son enfant, il n’y a pas de Mitsva à s’y exposer.
6. Sur le plan pratique, voici une idée originale, absolument Cachère : vous direz à votre papa que compte tenu du fait que votre grossesse est compliquée et considérée comme à risque (vous avez tenu à garder cela en secret jusqu’à ce jour), un Rav vous a
conseillé, pendant la grossesse, d’allumer des bougies pour l’élévation de l’âme d’un grand Tsadik, afin que son mérite vous protège ainsi que le bébé. Le Rav a ajouté, que lorsque la naissance se déroulera bien, vous appellerez le bébé du nom de ce Tsadik, en signe de reconnaissance. Choisissez donc un prénom de Tsadik et Mazal Tov !



Mes parents m’appellent au téléphone mais c’est encore Chabbath. Ai-je l’obligation de leur répondre ? Je crains qu’ils ne se fâchent ou ne s’inquiètent.
Réponse de Rav Dayan
Durant Chabbath et Yom Tov, il est interdit d’utiliser le téléphone. Le fait de ne pas répondre à ses parents ne constitue absolument pas un manque de respect. Vous n’avez rien à craindre (Choul’han ‘Aroukh - Yoré Dé’a 240, 15). Vous les rappellerez après Chabbath, ils seront ravis de vous écouter. Profitez de l’occasion afin de leur

expliquer l’importance de ce grand jour qui est la source de toutes les bénédictions. Une fois par semaine, Hachem nous demande de cesser toute activité afin que l’on puisse prendre conscience qu’Il est vraiment le maître, le vrai patron, et que toutes nos actions de la semaine ne sont bénies que par Lui.

Ma fille va avoir, Bé’ezrat Hachem, un petit garçon. Je lui ai demandé que, selon mes rites et coutumes, son frère, qui est extrêmement religieux, soit le Sandak, car le papa de son mari est non-juif et le papa de ma fille est décédé. Selon mes coutumes, c’est la lignée de la femme, alors ce serait le frère. Celui-ci a cinq filles et pas de garçon, et ça permettrait peut-être qu’Hakadoch Baroukh Hou écoute ses prières. Elle m’a dit catégoriquement : "Non, ce sera un rabbin, nous l’avons décidé, mon époux et moi." Son frère est sûr qu’il sera Sandak. Personnellement, je ne veux pas aller à la Brit-Mila, et concernant mon fils, c’est lui qui prendra sa décision. Qu’est-ce que vous en pensez ?
Réponse de Rav Dayan
1. Il n’est absolument pas possible d’imposer un Sandak à votre fille et votre gendre.
2. Un Sandak imposé est généralement une source de souci et nuisance pour les parents du bébé.
3. Éviter de semer la panique apportera beaucoup plus de Brakha qu’autre chose.
4. Si votre fils désire avoir un garçon, il faut penser à un autre, vrai, moyen. Taper dans le moteur de recherche du site Torah-Box : comment mériter un garçon ?


Si mon père me dit de faire quelque chose et ma femme veut le contraire, qui doisje écouter ? Sachant que mon père est Rav.
Réponse de Rav Dayan
S’il ne s’agit pas d’une action interdite, il faut écouter sa femme en s’efforçant de faire en sorte que le père ne soit pas au courant. Si cela n’est pas possible, il faut faire tout de même la volonté de sa femme. Si votre père vous fait une remarque, il faut

lui expliquer que la paix au sein du foyer est d’une importance majeure et que vous auriez souhaité lui faire plaisir, si ce n’était la volonté de votre femme. Si votre papa est Rav, il ne sera pas nécessaire de s’attarder sur les explications d’une telle évidence.

Un homme dont les parents vont contre la Halakha de façon volontaire a-t-il l’obligation de les honorer ? Si oui, comment ne pas devenir fou face à la contradiction d’honorer quelqu’un qui va contre la Torah qui est la chose la plus chère au monde ?
Réponse de Rav Dayan
1. L’obligation de respecter ses parents est en vigueur même s’ils ne respectent pas les Mitsvot et que leur conduite n’est pas conforme aux exigences de la Halakha (Choul’han ‘Aroukh - Yoré Dé’a, 240, 18).
2. Il est absolument permis de faire comprendre à son papa ou à sa maman qu’ils transgressent une faute mais cela doit se faire d’une manière très respectueuse.
3. Il faut éviter de leur dire d’une manière directe et explicite et ne pas mettre leur faute en évidence. Si les parents ne consomment pas des aliments Cahères par exemple, il faut leur dire : "Papa, maman, il faut consommer des aliments Cahères. Il est mentionné à plusieurs endroits des écrits de la Halakha qu’il n’est pas permis de consommer des aliments non Cahères. Les conséquences d’un tel acte sont très graves, etc." (Choul’han ‘Aroukh - Yoré Dé’a, 240, 8 et 11).
4. Chaque jour, vous avez l’obligation de prier pour eux afin qu’Hachem les aide à comprendre la gravité de leurs actes. Si vous agissez ainsi, ils feront Téchouva
5. Vous écrivez : "Comment ne pas devenir fou face à la contradiction d’honorer quelqu’un qui va contre la Torah qui est la chose la plus chère au monde ?" Réponse : Il est permis de devenir fou mais il est interdit de leur manquer de respect (Yalkout YossefKiboud Av Vaèm éd. 5765, p. 354, 3 et note 3).
6. N’ayez crainte, ce respect n’est pas frappé par l’interdiction de respecter un renégat ou un méchant (Choul’han ‘Aroukh - Yoré Dé’a, 240, 18).
7. Le fait même que les parents aient mis au monde un enfant suffit pour que ce dernier soit reconnaissant et respectueux envers eux (Séfer Ha’hinoukh, Mitsva 33).


Ma mère m’insulte, comment la respecter ?
Ma mère est constamment désagréable avec moi et m’insulte sans arrêt sans raison. Je suis son fils et je veux la respecter, mais cela m’est très pénible, je ne tiens plus. Que puis-je faire ?
Réponse de Rav Dayan
Selon la Halakha, vous avez l’obligation de vous taire et d’accepter l’humiliation (Choul’han ‘Aroukh - Yoré Dé’a 240, 3 et 8). Si cela vous est difficile, il faut quitter le domicile de vos parents afin d’éviter tout manquement à cette Mitsva d’une importance majeure. Cependant, la meilleure solution serait de ne rien faire qui soit en contradiction avec les souhaits de votre maman. Si cela vous pose un problème, je vous invite à me faire parvenir vos interrogations afin que je puisse vous venir en aide.
Si votre maman n’a plus toute sa raison, veuillez me contacter de nouveau.
En résumé :
1. Il faut garder le silence (Talmud Chabbath 88b et Talmud Yoma 23a).

2. Les prières de ceux qui ne répondent pas lorsqu’ils subissent un affront ont un impact particulier. "Agir" de la sorte (et garder le silence) est grandement bénéfique pour être exaucé. Donc profitez de ce moment solennel pour vous adresser à Hachem et demandez-Lui ce qu’il y a de plus cher à vos yeux (Talmud Chabbath 88b).
3. Il faut réfléchir aux motifs l’ayant poussée à agir de la sorte (Talmud Yébamot 62b, Talmud Sanhédrin 76b et Rambam, Hilkhot Ichout 15, 19).
4. Il faut prier pour que les insultes ne se retournent pas contre votre maman (Pélé Yo’ets, Kouf, Klala, Kaf Ha’haïm, Yoré Dé’a 116, 105 ; Ba’al Hatourim sur Béréchit, 23, 2 et Nétivot Hama’arav éd. 5766, p. 301, 47).

Si je parle de la colère, mon père se sentira visé !
À propos du respect des parents, j’aimerais savoir s’il m’était permis Chabbath de faire un Dvar Torah à ma famille sur une Mida (trait de caractère), comme la colère par exemple, sachant que mes parents vont automatiquement se sentir visés, surtout mon père ? Serait-ce un manque de respect ?
Réponse de Rav Dayan
1. Il est à noter que si vos parents se mettent en colère, c’est que leurs enfants ne font pas tous les efforts pour leur éviter d’être dans tous leurs états. Donc il serait plus judicieux que votre Dvar Torah porte par exemple sur le respect des parents. Ils apprécieront davantage et vous n’aurez rien à vous reprocher.
2. Il est absolument permis de faire comprendre à son papa ou à sa maman qu’ils transgressent une faute - si c’est vraiment le cas -, mais cela doit se faire d’une manière
très respectueuse. Il faut éviter de le leur dire d’une manière directe et explicite et ne pas mettre sa faute en évidence (Choul’han ‘Aroukh - Yoré Dé’a 240, 8 & 11) Donc votre idée est bonne.
3. Vous avez l’obligation de prier, quotidiennement, en leur faveur. Vous mentionnerez leur prénom ainsi que celui de la maman. Je peux vous assurer que si vous agissez ainsi, ils changeront de manière de faire. Réussite assurée, tôt ou tard. (Téhilim 145, 16 & 18).

"Honore ton père et ta mère", l’un des Dix Commandements, un précepte difficile, complexe et vaste, à la jonction des rapports entre l’homme et D.ieu et des rapports entre les hommes. Entre respect filial, crainte et Dérèkh Erets, une Mitsva qui touche à tous les aspects de la vie.
C’est l’un des trois préceptes dont la Torah dit qu’il accorde vie et longévité à son auteur ; c’est de plus un précepte que la Michna qualifie de profitable à l’homme ici-bas et dans l’au-delà ; c’est enfin l’un des Dix Commandements : on l’aura deviné, il s’agit du respect filial. “Honore ton père et ta mère”, c’est la difficile Mitsva du Kiboud Av Vaèm, si complexe et vaste dans son champ d’application.
Difficile, car c’est un des rares préceptes que l’on n’observe jamais assez, comme le répète inlassablement la littérature juive ; complexe, car il est ambivalent et revêt deux formes, donc compte pour deux obligations : il faut à la fois honorer et craindre (ou révérer) ses parents ; et vaste, car il revêt des formes diverses et variées, et touche à tous les aspects de la vie : le langage, le boire et le manger, l’attitude etc. Son rang assez curieux de cinquième commandement en dit long : il est à la jonction des rapports entre l’homme et D.ieu (comme le sont tous les commandements inscrits sur la 1ère table) et des rapports entre les hommes eux-mêmes (comme le sont tous les
commandements inscrits sur la 2ème table) ; c’est donc qu’il participe de l’un et de l’autre.
Pour mieux comprendre ce précepte, il importe de le situer dans la liste des 613 Mitsvot de la Torah. Il faut savoir que les préceptes de la Torah se répartissent en trois grandes catégories : les “règles” (en hébreu : ‘Édot, litt. témoignages), les “lois” (en hébreu : ’Houkim) et les “statuts” (en hébreu : Michpatim).
Les “règles”, ce sont les préceptes qui n’ont pas forcément de caractère rationnel mais qui, après coup, se révèlent compréhensibles. Par exemple, l’obligation de se reposer le jour du Chabbath : de prime abord, elle ne paraît pas logique, mais dès que la Bible nous en fournit l’explication — imiter l’exemple de D.ieu qui S’est reposé le 7ème jour après l’œuvre de création — elle nous apparaît tout à fait logique. Ainsi, les règles (ou ‘Édot) sont des Mitsvot à caractère symbolique.
La 2ème catégorie comprend les “lois”, ces Mitsvot qui sont purement et simplement des
décrets promulgués par D.ieu et qui n’ont aucun fondement logique, en tout cas pas du point de vue de la raison humaine. Par exemple, l’interdiction de mélanger du lait et de la viande ou encore le rituel de la vache rousse Les lois (ou ‘Houkim) sont donc des Mitsvot à caractère irrationnel (au sens positif du terme, c’està-dire supra-rationnel).
Les “statuts” (Michpatim) quant à eux sont des préceptes parfaitement logiques et rationnels qui, même s’ils ne nous avaient pas été ordonnés par le Créateur, n’en auraient pas moins été institués par la société, car ils nous sont dictés par la raison. Pour reprendre les termes du Talmud (‘Erouvin 100b), “même si la Torah ne nous avait pas été donnée, nous aurions appris du chat les règles de chasteté et de modestie, car cet animal a l’habitude de faire ses besoins et sa toilette avec discrétion ; la fourmi, elle, nous aurait enseigné la valeur de l’effort laborieux et de l’honnêteté, car elle ne touche pas aux provisions de sa congénère ; la colombe, par son exemple, nous aurait convaincus de l’importance de la fidélité entre époux ; et le coq, des bonnes manières, lui qui, avant de s’approcher de sa femelle, la courtise poliment”. Les statuts (ou Michpatim) sont donc des lois à caractère logique.
Néanmoins, et comme tous les autres préceptes de la Torah, le respect des parents possède également une dimension irrationnelle et une dimension symbolique. C’est dire que même s’il est foncièrement logique, ce précepte n’en contient pas moins des éléments qui le rapprochent des ’Houkim et des ‘Édot.
Quand un homme honore ses parents, il exprime sa reconnaissance à la source de sa vie "
Le respect des parents, précepte logique ou non?
Quand on aborde la Mitsva fondamentale du Kiboud Av Vaèm ou respect des parents, il n’est pas difficile de savoir à quelle catégorie elle appartient. Elle s’inscrit évidemment sous la rubrique des Michpatim, lois rationnelles. En effet, toute société suppose nécessairement une hiérarchie, et le subalterne doit respecter son supérieur. Un enfant doit donc honorer et respecter ses parents tout simplement parce qu’ils lui ont donné la vie. C’est logique.
Le commandement du Kiboud Av Vaèm se révèle irrationnel quand on lit cette loi codifiée par Maïmonide (Michné Torah, ‘Rebelles’ ch. 6) : “Jusqu’à quel point un homme doit-il honorer ses parents ? Quand bien même ils se saisiraient de sa bourse pleine d’or et la jetteraient sous ses yeux à la mer, il ne devrait pas les humilier […] ni se mettre en colère contre eux. Qu’il accepte plutôt le décret (= facteur irrationnel) de l’Écriture et garde le silence. Et jusqu’à quel point doit-il les révérer ? Admettons qu’il est richement habillé et occupe le premier rang dans une assemblée. Ses parents surviennent, déchirent ses vêtements et le molestent […] il doit encore garder le silence, craindre et redouter le Roi des rois qui lui a ordonné de tout accepter.” Autre cas : même si le fils est le fruit d’une union illégitime (bâtardise), il est tenu de respecter ses parents. Même s’il n’a jamais demandé à naître dans ces conditions, et même s’il doit porter cette flétrissure toute sa vie, il doit encore obéir à ce précepte. C’est donc une Mitsva en partie irrationnelle.
Symbolique, le commandement du Kiboud Av Vaèm l’est à bien des égards. Il suffit, pour s’en convaincre, de se rappeler que “l’Écriture a mis sur un même pied d’égalité le respect que l’on doit à ses parents et celui que l’on doit à D.ieu. [...] De même qu’Il a ordonné d’honorer et vénérer Son grand Nom, ainsi a-t-Il ordonné d’honorer et craindre ses parents” (Maïmonide, idem). Quand un homme honore ses parents,
il exprime sa reconnaissance à la source de sa vie, à ceux qui lui ont donné la vie ; il apprend ainsi, et reproduit en miniature, donc symboliquement, cette attitude qui consiste à vénérer et adorer son Créateur parce qu’Il est la source ultime de toute vie. En d’autres termes, ce commandement nous enseigne le devoir de gratitude (Hakarat Hatov).
Il reste, pourtant, que l’obligation d’honorer ses parents demeure une Mitsva essentiellement logique, pour la raison que nous avons indiquée au début (le nécessaire respect de la hiérarchie). Toutefois, il y a, outre ce motif, d’autres considérations moins formelles, mais tout aussi importantes. Car cette obligation relève de surcroît d’un domaine très différent, qui occupe une large place dans le judaïsme : le Dérèkh Erets.
Qu’est-ce que le Dérekh Erets ?
ne se conforment pas aux bonnes manières se mettent eux-mêmes à l’index.
Repas et règles de bienséance
"
Ceux qui ne se conforment pas aux bonnes manières se mettent euxmêmes à l’index.
L’expression Dérèkh Erets est utilisée par le Talmud sous des sens divers. Il s’agit en premier lieu et littéralement de “la manière du monde”, c’est-à-dire de la manière dont les gens se conduisent, du comportement tenu pour convenable. Cette notion ne figure pas dans un code halakhique déterminé et, bien que décrites dans le détail dans le Talmud, les Halakhot relatives à ce sujet ne sont pas contraignantes. Plutôt que comme une loi, le Dérèkh Erets est considéré comme le fondement de tout progrès possible.
Les règles peuvent changer selon les lieux et selon les époques, mais un individu est généralement censé calquer son comportement sur la coutume dominante. Le Dérèkh Erets est exigé de tout le monde. Bien que les Sages déplorent l’existence d’ignorants, ils acceptent l’idée qu’un ignorant puisse savoir bien se conduire même s’il est dépourvu d’éducation formelle ; par contre, “qui ne connaît ni la Michna, ni la Bible, ni le Dérèkh Erets n’est pas un homme civilisé”. En d’autres termes, ceux qui
Les règles de savoir-vivre et les usages en vigueur à l’époque du Talmud ont été recueillis dans un court traité intitulé Dérèkh Erets, qui est un trésor d’informations sur la morale et le comportement de cette époque. La Halakha relative au Dérèkh Erets couvre bien des domaines de l’existence. Ainsi, de nombreuses lois sont consacrées aux règles de bienséance respectées pendant les repas. Ces règles comportent quelques maximes frappées au coin du bon sens telles : “Il est interdit de parler pendant le repas, car on risque d’avaler la nourriture de travers”, ainsi que des indications sur la manière de consommer différents plats.
Le traité raconte aussi, non sans une certaine malice, comment Rabbi ‘Akiva invita deux de ses disciples chez lui pour vérifier leur connaissance de la politesse et des bonnes manières. Il leur présenta de la viande qui n’avait pas été assez cuite ; le premier, qui était bien élevé, goûta la viande, constata qu’elle était immangeable et la laissa sur son assiette ; tandis que le second s’efforçait de déchiqueter le morceau posé devant lui. Rabbi ‘Akiva lui dit, d’un air amusé : “Pas comme ça, mon fils. Mets ton pied sur l’assiette et tire.”
Respect des parents et des éminences grises
Les règles de Dérèkh Erets possédaient encore une autre dimension, qui concerne directement notre sujet : l’obligation citée dans la Torah de respecter certaines personnes et de les traiter d’une manière particulière. Il y avait une exhortation générale à respecter les parents (“Tu honoreras ton père et ta mère”), les Sages et le roi. Des distinctions avaient été tracées entre les manières respectives de se comporter avec chacun, mais une attitude de respect
envers les aînés et envers ceux qui possédaient la sagesse était enjointe par la loi biblique qui fut développée pour trouver son expression dans les règles de courtoisie. En présence de qui doit-on se lever ? Qui doit entrer ou sortir le premier d’une pièce ? À qui doit-on faire l’honneur d’accomplir une action en premier ? Tous ces sujets, qui sont largement facultatifs mais qui n’en ont pas moins été intégrés à la tradition halakhique formelle, sont abordés dans le code de Dérèkh Erets. La règle de base est que lorsqu’un honneur doit être fait, c’est à la personne qui en est la plus digne qu’il revient ; s’il s’agit au contraire d’une basse besogne, c’est au membre le moins important du groupe de commencer. Ainsi, c’est le personnage le plus important qui pénètre le premier dans une pièce, mais c’est le moins important qui sort en tête.
en sa présence sans son autorisation préalable, surtout si ses paroles risquent d’être entachées d’irrespect, ces règles ne s’appliquaient pas scrupuleusement et n’entraient généralement en vigueur que lorsque les fils avaient atteint l’âge adulte et souhaitaient d’eux-mêmes honorer leurs parents.
Honore… ton fils !

Les nombreuses subtilités du 5ème commandement
Les Halakhot relatives au respect dû au père ou à l’enseignant sont très nombreuses et soulignent que les supérieurs doivent être honorés. Dans la vie familiale au quotidien, il n’est, bien sûr, pas possible, et notamment pour les enfants, d’observer toutes les subtilités des bonnes manières et des usages ; et pour certains sages, le père ou le rabbin qui accepte de renoncer aux honneurs qui lui sont dus est honoré de toute façon. En revanche, le monarque ne pouvait agir de même, car l’honneur fait au roi, contrairement à celui qui revient au rabbin et au père, ne porte pas seulement sur sa personne ; il est rendu à l’institution monarchique. Le rabbin, ou le père, dont la sagesse vient d’un effort personnel, peut se permettre de renoncer aux honneurs et aux cérémonies. C’est pourquoi, bien qu’il soit dit que le fils n’a pas le droit de s’asseoir sur le siège de son père, de le contredire ou de parler
Le Talmud nous en donne une illustration amusante. Dans son testament, un père indiquait qu’il laissait tous ses biens à son fils à condition que celui-ci devienne sot. Les Sages ne parvenaient pas à trouver une explication logique à cette étrange disposition et firent appel à Rabbi Yéhochou’a Ben ’Hanania, renommé pour ses connaissances et pour sa perspicacité. Lorsqu’ils arrivèrent chez lui, ils le trouvèrent à quatre pattes, son plus jeune fils sur le dos. Les Sages attendirent respectueusement qu’il ait fini de jouer. Lorsqu’ils purent enfin lui demander son avis sur le testament, il répondit : “Vous avez compris tout seuls. Le père voulait dire que son fils n’aurait l’héritage que lorsqu’il aurait lui-même des enfants.”
Comme tous les récits du Talmud, celuici résume en peu de mots, et de manière très imagée, une idée profonde : si le père a droit à des honneurs et peut légitimement les “réclamer”, il doit lui aussi assumer ses responsabilités de père à l’égard de son enfant. Il doit le “ménager” et surtout ne pas le pousser dans ses derniers retranchements, mais plutôt lui vouer tendresse et affection afin de le prédisposer à honorer le 5ème des Dix Commandements. À la lumière de ces réflexions, les marques d’honneur relèvent d’une attitude réciproque, à double sens, comme le sont d’ailleurs tous les préceptes si harmonieux de notre sainte Torah.
Elie Marciano
"Le grand-père du marié voudrait dire quelques mots", annonce le chanteur. Tout le monde se tait et observe avec curiosité le grand-père, tentant de deviner ce qu’il s’apprête à dire dans le micro.
La musique bruyante donne le rythme à tous les participants, de grands cercles se forment dans toute la joyeuse salle au centre de laquelle se trouve le marié. Il danse d’un cercle à l’autre, un grand sourire aux lèvres, sa famille, ses voisins et ses amis l’applaudissent, se réjouissant pour lui.

Au fond de la salle, un homme âgé assis sur une chaise observe avec émotion son petit-fils, le ‘Hatan. Ses yeux versent des larmes de joie. Il se rappelle les jours sombres de sa jeunesse, dans les camps de concentration. À la fin de la guerre, il était isolé, tout son entourage avait été assassiné. Et aujourd’hui, il se trouve en habits de fête, avec des centaines d’invités venus se réjouir au mariage de son petit-fils.
Un lourd passé
Il se lève soudain, et, à pas lents, s’approche de la scène où se trouve l’orchestre. Il glisse quelques mots à l’oreille du chanteur, qui demande à tous ses musiciens d’interrompre la musique. "Le grand-père du marié voudrait dire quelques mots", annonce le chanteur. Tout le monde se tait et observe avec curiosité le grand-père, tentant de deviner ce qu’il s’apprête à dire dans le micro.
"Je vais vous raconter une histoire liée directement à ce mariage que nous célébrons maintenant", commence le grand-père d’une voix tremblante d’émotion. "Cela s’est passé il y a des dizaines d’années. Dans la localité d’Europe où nous habitions, une peur terrible
régnait. Les Nazis étaient arrivés et avaient conquis toute la région. Nous avions entendu des rumeurs selon lesquelles à chaque endroit où ils arrivaient, ils organisaient un transfert organisé des Juifs en direction des camps de concentration. Nous ne savions pas alors si les chambres à gaz étaient une réalité ou simplement des rumeurs exagérées, mais nous étions certains que l’expulsion des Juifs ne provenait pas d’un sentiment de bonté, et que des jours difficiles nous attendaient.
Quelques jours plus tard, nous voyons de grandes affiches dans toutes les rues du ghetto : ‘Tous les Juifs du ghetto sont tenus de se présenter demain à 5h du matin sur la place principale pour se préparer au transfert. Un sac par personne est autorisé. Toute personne qui ne se présentera pas et ne suivra pas cette instruction sera exécutée."
Partout, des cris et des pleurs montent. Je me hâte de rentrer chez moi, la situation n’est pas différente du tumulte extérieur. Mes parents sont effrayés et paniqués, et je ressens la même chose.
Nous préparons quelques objets en vue du transfert. Soudain, papa se tourne vers moi, me tend une chemise blanche qu’il vient de laver et me demande de la repasser. Devant cette situation anachronique, je proteste avec respect : "Papa, il nous reste peut-être quelques heures à vivre, et tout ce qui t’importe maintenant, c’est une chemise repassée ?!"
Mais papa ne renonce pas. ‘Mon cher fils, je voudrais que tu me repasses une chemise’, le visage marqué par la peur et l’inquiétude. Je cesse toute contestation : si papa veut que je lui repasse une chemise, je me conforme à ce qu’il me demande.
Je m’approche du poêle, allume le feu, puis quelques instants plus tard, je prends les braises et les insère dans le grand fer à repasser, puis je commence mon repassage. Enfin, je tends à papa une chemise repassée et pliée. Il la regarde, ses yeux exprimant la satisfaction.
Dans les affres de la Shoah, le fils n’a pas cherché à comprendre un ordre insolite de son père : il a agi. À cet instant, il a accompli la Mitsva de Kiboud Av Vaem dans sa forme la plus pure.
‘Je sais exactement où nous allons’, me dit-il, ‘et c’est précisément pourquoi je t’ai demandé de me repasser une chemise. La sainte Torah nous dit : ‘Honore ton père et ta mère, pour prolonger tes jours.’ La Mitsva de respect des parents est la meilleure Ségoula pour mériter la longévité.’
Le repassage qui protège
Puis il ajoute : ‘J’ignore le sort qui nous attend. Mais toi, mon fils, tu es jeune et nous voulons que tu vives. Nous voulons que tu survives à cette période terrible, et, avec l’aide de D.ieu, tu fonderas une famille. Poursuis la chaîne des générations de notre famille, et fais en sorte de nous donner des petits-enfants et des descendants animés de crainte du Ciel et étudiant la Torah. C’est pourquoi je voulais te donner un mérite, j’ai fait en sorte que tu fasses des efforts pour le respect des parents, pour que cette Mitsva t’accompagne, et, grâce à elle, tu pourrais vivre encore de longues années, avec l’aide de D.ieu’.
Que puis-je dire ?" poursuit le grand-père. "Après cette nuit, nous avons vécu des jours très difficiles. Je n’ai plus revu mes parents
depuis l’instant où nous sommes descendus du train. J’ai moi-même été envoyé aux travaux forcés, travaillant dans des conditions atroces pendant quatre années, les gens autour de moi tombaient et mouraient à chaque instant et, plus d’une fois, j’ai senti que ma fin approchait. Je me disais que dans un jour ou deux, on enverra également mon corps sur la pile de cadavres qui ne faisaient qu’augmenter. Je n’étais pas sûr qu’on prendrait la peine de me conduire jusqu’au crématorium pour brûler mon corps…
Mais non. Grâce à D.ieu, je n’ai pas rendu mon dernier souffle. Envers et contre tout, j’ai réussi à survivre. J’ai passé la guerre, et pendant tout ce temps, j’ai senti que je ne vivais que grâce au mérite de cette grande Mitsva.
Et maintenant, alors que j’assiste au mariage de mon cher petit-fils, avec une chemise repassée et des habits de fête, je veux que vous sachiez, mes chers invités, que ce grand mariage et cette merveilleuse joie que vous voyez ici, nous la devons à cette chemise repassée…"
Dans les affres de la Shoah, le fils n’a pas cherché à comprendre un ordre insolite de son père : il a agi. À cet instant, il a accompli la Mitsva de Kiboud Av Vaem dans sa forme la plus pure. Dans le décalogue de Parachat Yitro, il est annoncé : "Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent [...]" (Chémot 20, 12)
Ce mérite l’a porté et protégé ; et aujourd’hui, ce mérite est visible. Il se tient sous la ‘Houppa, se manifeste dans la joie du mariage, dans la famille réunie, dans l’éternité de la Torah. Les Mitsvot construisent l’avenir du peuple juif ; le respect des parents en est un fondement.
Alexandre Rosemblum

Ma femme n’ose pas acheter des habits par crainte de ne pas avoir assez d’argent car notre situation financière est très juste. J’aimerais également lui acheter des sousvêtements, mais malheureusement, même si j’achète sur internet, il y a des images qui ne sont pas Tsni’out. Ai-je le droit d’acheter pour elle à sa place ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
1. Pour les vêtements de son épouse, il faut aller jusqu’à emprunter de l’argent. Ce n’est pas une simple recommandation, mais une obligation.
2. Si cet achat vous expose à des problèmes de Tsn’iout, c’est à votre femme de s’en charger !
3. Si elle possède déjà 17 robes, 19 chemisiers et 27 paires de chaussures, l’obligation est à revoir.
Est-il possible de réchauffer une choucroute sur une Plata samedi midi ?

Réponse de Rav Avraham Garcia
Puisqu’il s’agit d’un plat déjà cuit et sec, il n’est déjà plus assujetti aux lois de cuisson (Choul’han ‘Aroukh 318, 4). S’il manque une de ces deux conditions, il faudra poser à nouveau votre question. Au passage, nous avions déjà écrit à ce sujet que certains Rabbanim interdisent de poser quoi que ce soit directement sur la plaque. (‘Hazon Ich et autres)
J’ai l’air ridicule en posant cette question peut-être. Je ne suis pas juif, mais j’ai beaucoup d’affection pour une femme juive. Est-ce choquant ou interdit ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Vous avez beaucoup d’affection pour une femme juive, ce n’est pas "choquant", mais... il y a un "mais".
Il est naturel qu’un homme éprouve de l’affection pour une femme, que ce soit par admiration ou par attirance. Cela fait partie de la nature humaine et cela n’a rien d’étonnant. Toutefois, il est important de savoir que la Torah interdit non seulement le mariage entre un juif et une non-juive, mais également de se lier d’amitié avec elle. Même si vos sentiments sont sincères et naturels, la Torah fixe des limites claires pour préserver la pureté des relations et éviter tout risque de transgression.
J’ajouterais encore un point important : l’affection et l’attirance que vous ressentez pour cette femme ne lui sont pas exclusives. Ce que vous admirez chez elle – sa personnalité, sa sensibilité, sa manière d’être – existe aussi chez d’autres femmes, même non-juives.
Autrement dit, ce n’est pas "la judéité" qui déclenche les battements du cœur, mais la nature humaine. Et celle-ci est très créative et pleine de surprises. Avec un peu de patience et les yeux ouverts, le cœur sait très bien retrouver le même élan ailleurs.
Et rassurez-vous : le monde compte encore suffisamment de femmes formidables pour que vous n’ayez pas à vous limiter à une seule adresse.
Quelle bénédiction faire sur le chocolat Dubaï ? Il est composé de chocolat, crème de pistache, Té'hina et Kadaïf (vermicelles de pâte filo croustillants). Le Kadaïf rendil l’aliment Mézonot, ou le fait qu’il ne soit là que pour le côté croustillant est-il accessoire ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
1. La Brakha du chocolat de Dubaï est Chéhakol étant donné que la crème et le chocolat constituent les parties essentielles, celles que tout bon gourmand professionnel vise vraiment et qu’il repère à trois mètres (d’autant plus que le goût du Kadaïf n’est pas tellement prononcé à part son côté croustillant). D’ailleurs, il porte bien le nom "Chocolat de Dubaï" et non "Kadaïf de Dubaï".
2. En Israël, il y a le Pessekzman, cette fameuse barre de chocolat fourrée à la crème de noisettes, à l’intérieur de laquelle il y a une fine couche de gaufrette. De nombreux décisionnaires pensent que sa Brakha est également Chéhakol étant donné que la partie essentielle reste, après tout, le chocolat et la crème de noisettes ; et tout amateur de chocolat ne manque jamais de les repérer. (Cha’aré Habrakha 5774, 720 ; Vézot Habrakha 5777, 262 ; ‘Houké ‘Haïm 359, 21)
3. Notre réponse porte uniquement sur la Brakha du chocolat en question. Quant à sa Cacheroute, c’est une autre question, et celle-là, même les gourmands en tremblent !
Je suis en deuil suite au décès de mon papa, dont le mois n’est pas terminé, et je travaille dans un cabinet dentaire en binôme avec une praticienne que j’assiste et qui met de la musique - pas fort, mais que j’entends quand même. Est-ce que c’est péché, et comment gérer cette situation très embarrassante car je ne peux pas lui interdire d’écouter de la musique durant un an. C’est impossible !

Réponse de Rav Gabriel Dayan
A priori, il ne s’agit pas d’une musique entraînante qui donne envie de danser entre deux soins dentaires.
Dans ces conditions, et d’autant plus que votre attention est entièrement dirigée vers votre travail, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Vous n’écoutez pas réellement la musique : elle ne constitue qu’un bruit de fond, au même titre que le bourdonnement des appareils du cabinet, lesquels, heureusement, ne sont pas soumis aux lois de la Avélout.
Vous pouvez donc travailler tranquillement et sans imposer à votre collègue une année de silence, ce qui serait une mission impossible. Vous n’allez tout de même pas lui demander de transformer le cabinet en salle de méditation silencieuse pendant un an, ce qui serait beaucoup plus douloureux qu’une carie.













Les enfants, cette semaine, apprenons qu’en s’entraidant et en demandant de l’aide, on avance beaucoup mieux.
L'HISTOIRE
Ce mercredi après-midi, le petit Léon est à la maison. Maman est occupée, papa travaille, et Léon décide de tout gérer tout seul. Il aide son petit frère à faire ses devoirs, prépare le goûter, range un peu le salon… et il essaie en même temps de finir son propre travail scolaire.
Au début, il est vraiment fier de lui. Mais très vite, Léon s’énerve. Son frère pose trop de questions, le goûter tombe par terre et ses devoirs sont bâclés. Il commence à hausser le ton sur son petit frère pour décharger sa frustration.

Sarah la met au courant de la situation, et maman dit à Léon : "Tu sais, même les adultes demandent de l’aide. C’est comme ça qu’on avance mieux." Léon se détend, et il accepte enfin de l’aide. Sarah aide le petit frère à finir ses devoirs, maman s’occupe du goûter, et Léon peut terminer ses devoirs sereinement.
Le soir, Léon se sent soulagé. Il comprend qu’en partageant les responsabilités, tout devient plus simple et plus agréable.

Sa grande sœur Sarah observe la scène. Elle s’approche et lui demande : "Pourquoi tu ne demandes pas un peu d’aide ?" Léon répond : "Parce que je peux et je veux m’en sortir tout seul ! Sarah sourit : "Faire tout, tout seul, ce n’est pas forcément une qualité !"
Un peu plus tard, maman sort de la cuisine et voit Léon fatigué, les sourcils froncés.

Dans la Paracha de Yitro, le ‘Am Israël reçoit la Torah au mont Sinaï. C’est un moment intense : Hachem parle à tout Son peuple. Pourtant, juste avant cela, Yitro, le beaupère de Moché, lui donne un conseil très simple : ne fais pas tout tout seul.
Moché écoutait les problèmes du peuple du matin au soir, sans s’arrêter. Yitro lui dit : "Ce n’est pas bon. Tu vas t’épuiser,
Les enfants, posons-nous les bonnes questions !
As-tu déjà voulu tout faire tout seul, que ce soit une tâche à la maison ou un exposé à l’école ?
Pourquoi faut-il savoir demander de l’aide ?
À qui pourrais-tu demander de l’aide la prochaine fois que tu es en difficulté ?
et le peuple aussi." Il lui propose alors de s’entourer d’autres responsables pour l’aider.
La Torah nous enseigne ici une grande leçon : même Moché Rabbénou a besoin de conseils. Tout faire seul n’est pas toujours une bonne idée. Le mieux, c’est de savoir demander de l’aide quand on en a besoin. Hachem veut que la Torah soit vécue avec équilibre, chacun a sa place.
Le Ben Ich ‘Haï, Rav Yossef ‘Haïm de Bagdad, était un immense savant, respecté dans tout le monde juif. Des foules venaient le voir pour des questions de Torah, de vie quotidienne. Malgré sa grandeur, il répétait souvent une idée très importante un homme, même très sage, ne peut pas tout faire seul.
Un jour, les responsables de la communauté de Bagdad vinrent le trouver, très inquiets. Il y avait de plus en plus de familles, de plus en plus de questions, de plus en plus de besoins. Rabbi , lui dirent-ils, "tout le monde vient vers vous. Nous avons peur que vous vous épuisiez. Mais les gens veulent parler uniquement avec vous."

Le Ben Ich ‘Haï décida alors d’organiser la communauté autrement. Il forma des élèves capables de répondre aux questions simples. Il confia certaines tâches à Rabbanim. Luimême se concentra sur les décisions les plus importantes et sur l’enseignement de la

Les gens furent d’abord surpris. Mais très vite, ils comprirent que tout fonctionnait mieux. Les questions étaient traitées plus rapidement, les responsables se sentaient utiles, et le Rav gardait ses forces pour guider la communauté sur le long terme.

Le Ben Ich ‘Haï les écouta attentivement, puis leur répondit : "Vous avez raison de vous inquiéter. Même une lampe très puissante finit par s’éteindre si on l’utilise trop souvent."
Il expliqua alors que la Torah ne veut pas qu’un dirigeant porte tout sur ses épaules. Au contraire, elle veut que chacun ait une responsabilité, à son niveau. Il cita la Paracha de Yitro, où Moché Rabbénou accepte le conseil de son beau-père Yitro et apprend à déléguer. "Si Moché Rabbénou a accepté un conseil", dit-il, "comment pourrais-je refuser ?"
Le Ben Ich ‘Haï expliquait souvent aux enfants : "Celui qui veut tout faire seul finit fatigué et énervé. Celui qui apprend à partager progresse… et rend les autres plus forts aussi."
Grâce à cette organisation, la communauté de Bagdad devint encore plus soudée. Chacun comprit que servir Hachem, ce n’est pas être un héros solitaire, mais avancer ensemble, en écoutant les bons conseils.
L'exercice de la semaine
Les
enfants, cette semaine, quand une tâche vous semble trop lourde, demandez de l’aide ou partagez le travail avec quelqu’un d’autre.
On poursuit sur la lancée fruitée de Tou Bichvat avec ce gâteau réconfortant et très rapide à préparer.
Pour 8 à 10 personnes
Difficulté : Facile
Temps de préparation : 5 min
Temps de cuisson : 30-35 min



• 150 g de farine
• 100 g de poudre d’amandes
• 100 g de sucre de canne
• 3 œufs
• 100 ml d’huile
• 100 ml de lait (ou lait végétal pour la version Parvé)
• 1 sachet de levure chimique
• 1 pincée de sel
Mélange de fruits secs :
• 50 g de noix
• 50 g de noisettes
• 50 g de noix de cajou
• 50 g de raisins secs (ou abricots coupés en dés)
Optionnel : zestes d’orange ou une pincée de cannelle
- Préchauffez le four à 180°C. Chemisez un moule à gâteau avec du papier sulfurisé.
- Dans un saladier, mélangez les ingrédients secs : farine, poudre d’amandes, levure, sucre, sel (et éventuellement la cannelle).
- Dans un autre bol, fouettez les œufs avec l’huile et le lait jusqu’à obtenir un mélange lisse.
- Incorporez les ingrédients secs au mélange liquide avec une spatule. Ajoutez encore les fruits secs et mélangez délicatement.
- Versez la pâte dans le moule et lissez le dessus.
- Enfournez 30 à 35 min — la pointe d’un couteau doit ressortir propre. Laissez refroidir avant de démouler.

Pour un gâteau encore plus gourmand et plus de moelleux, laissez tremper les raisins secs dans un peu de rhum ou de jus d’orange avant de les intégrer à l’appareil.
Bon appétit !
Murielle Benainous




Glatt Cacher Lamehadrin
Glatt Cacher Lamehadrin Sans
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