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Notre époque, pauvre en valeurs humaines et, à plus forte raison, en spiritualité, va “contraindre” l’homme à combler son vide existentiel. C’est dans ce contexte, entre autres, que s’est développé un retour aux sources bénéfique chez les Juifs. Cependant, ce mouvement de Téchouva qui éclot un peu partout, se disperse parfois dans des voies tortueuses, faute de connaissance de la tradition juive. C’est ainsi que, si tout le monde s’accorde sur l’importance de se rapprocher des Rabbanim, certains se tournent vers des adresses qui ne sont pas des plus fiables. Ils recherchent des connaisseurs de la mystique juive, des faiseurs de miracles, des devins, de ceux sur lesquels on raconte des récits fantastiques et qui sortent du commun. Dans une génération où des Sages de haute stature ne sont pas nombreux, on risque de tomber facilement dans les bras de charlatans et de marabouts.
Si l’on cherche une référence d’un géant dans la Torah qui possédait justement une vaste connaissance de la kabbale et réalisait de nombreux miracles, c’est bien Baba Salé, Rabbi Israël Abi’hssira. Grand juge, faisant montre d’une érudition impressionnante de toute la Torah, il fut reconnu pour sa sagesse dans tous les milieux. Le ‘Hazon Ich sera impressionné par sa haute stature et on lui proposera de devenir grand rabbin d’Israël. D’ascendance illustre, il fut un véritable serviteur de D.ieu, se purifiant constamment, ne s’alimentant que de Chabbath en Chabbath et protégeant ses yeux de tout soupçon d’indécence. C’est dans ce cadre qu’il réalisa de véritables miracles, bien souvent à l’encontre de tout pronostic médical, juridique ou financier.
Personnellement, j’ai eu le mérite, dans ma jeunesse, de le rencontrer. Il habitait au rez-de-chaussée d’un immeuble d’une simplicité incroyable. On nous fit asseoir dans le “salon” en attendant d’être
introduits auprès du Tsadik, installé dans une chambre voisine. En réalité, dans cette pièce d’accueil, il n’y avait qu’une longue table on ne peut plus rudimentaire et quelques chaises pour la meubler.
C’est alors que mon regard, qui dévisageait les lieux, se posa sur une bassine posée sur la table, contenant du linge propre des membres de la maison. Nous avions d’un côté un personnage qui bouleversait les lois de la création, et de l’autre, sur une table, une bassine de linge représentant l’expression d’une vie bien terrestre, avec ses besoins élémentaires, sans qu’il n’y eût la moindre contradiction entre les deux mondes. Un ami me raconta qu’à une autre occasion, alors qu’il attendait son tour pour être introduit, la femme de ce grand Rav leur avait servi des beignets qu’elle avait confectionnés, naturellement, comme on l’aurait fait pour des membres de la famille.
Dans la maison de Baba Salé, nous sommes bien loin des ambiances silencieuses de recueillement dans lesquelles la spiritualité s’exprime par une atmosphère mystérieuse, encourageant un sentiment planant et irréel ! Pas de musique évoquant on ne sait quel envoûtement, pas de peur destinée à nous préparer à une expérience religieuse, pas de rideaux lourds, de boiseries, de tentures, d’encens ni d’objets impressionnants. Par contre, on y cuisine, on y lave le linge, on vit avec les voisins de l’immeuble. Cette bassine de linge, déposée sans intention particulière sur la table, est à mes yeux porteuse d’un message : celui de la vérité absolue, sans fard et sans masque. Dans le judaïsme, la grandeur va de pair avec la simplicité, la connaissance avec le ‘Hessed ; le miracle se cache dans un décor familier et rassurant. Quand cela n’est pas le cas, il est possible qu’il n’y ait ni grandeur, ni connaissance, et bien entendu… ni miracle !
Rav Daniel Scemama


Rav Daniel Scemama
L'Édito - Dans le salon de Baba Salé
Actualité
Devinettes sur la Paracha
Yohan Souffir
Netanyahou et Trump à Mar-a-Lago : Il est temps de terminer le travail
Histoire juive
Des "lumières" qui ont "éteint" la Torah
Famille
Les résultats scolaires d’un enfant ne déterminent ni sa valeur ni son avenir
Pensée juive
Quitter sa zone de confort pour servir D.ieu
Rav Yehonathan Gefen
Parachat Bo – Le Korban Pessa’h et la vente de Yossef
Shabatik
Histoire
Le bouton inquiétant du Roch Yéchiva
Flash Chabbath
Hiloula
Baba Salé : Histoires inédites !
Rencontre
Ma rencontre avec la Rabbanite Avigaïl Busso, fille de Baba Salé
Chant expliqué
Yodou Lekha Ra’yonaï
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Kundan Lal Gupta : Juste parmi les nations
Femmes
Une femme née dans le camp d’Auschwitz fête ses 81 ans !
Rav Henri Kahn
Le message d'un rabbin de Afoula

Questions au Rav
La Paracha pour les enfants
L’essentiel, c’est de participer
hivernal aux légumes rôtis

Responsable publication
David Choukroun
Rédacteurs
Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Yohan Souffir, Léa Nabet, Elie Marciano, Rav Yehonathan Gefen, Rav Moché Eliahou Busso, Sarah Kisielewski, Moshé ‘Haïm Sebbah, Tamar Ittah, Rav Henri Kahn, Rav Avraham Garcia, Rav Aharon Sabbah, Rav Gabriel Dayan, Murielle Benainous
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21 Janv.
3 Chevat
22 Janv. 4 Chevat
23 Janv. 5 Chevat
24 Janv. 6 Chevat
25 Janv.
7 Chevat
26 Janv.
8 Chevat
27 Janv.
9 Chevat
Daf Hayomi Mena'hot 10
Michna Yomit 'Erkhin 8-2
Daf Hayomi Mena'hot 11
Michna Yomit 'Erkhin 8-4
Daf Hayomi Mena'hot 12
Michna Yomit 'Erkhin 8-6
Parachat Bo
Daf Hayomi Mena'hot 13
Michna Yomit 'Erkhin 9-1
Daf Hayomi Mena'hot 14
Michna Yomit 'Erkhin 9-3
Daf Hayomi Mena'hot 15
Michna Yomit 'Erkhin 9-5
Daf Hayomi Mena'hot 16
Michna Yomit 'Erkhin 9-7
Jeudi 22 Janvier
Rabbi Israël Abi'hssira (Baba Salé)
Rav Israël 'Harif
Vendredi 23 Janvier
Rav David 'Haïm 'Hazan
Rav Yéhouda Arié Leib
Lundi 26 Janvier
Rav Makhlouf Abi'hssira
Mardi 27 Janvier
Rav Réfaël Yicha'ya Azoulay
Horaires du Chabbath
Paris Lyon Marseille Strasbourg
Entrée 17:15 17:15 17:20 16:55
Sortie 18:27 18:23 18:26 18:06
Zmanim du 24 Janvier
Paris Lyon Marseille Strasbourg
Nets 08:31 08:11 08:02 08:08
Fin du Chéma (2) 10:46 10:32 10:26 10:24
'Hatsot 13:03 12:53 12:51 12:41
Chkia 17:35 17:34 17:39 17:14

Un texto de Téhéran aurait stoppé en dernière minute une attaque américaine
Selon le Washington Post, un message du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, adressé à l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a été l’un des éléments ayant dissuadé les États-Unis de lancer une attaque contre l’Iran. Dans ce message, Téhéran aurait informé Washington qu’il annulait les exécutions prévues d’environ 800 personnes, ce qui aurait "quelque peu

apaisé la situation", selon un responsable proche de l’administration américaine. Le quotidien précise toutefois que plusieurs facteurs ont influencé la décision américaine, notamment des discussions entre Trump et Netanyahou, la pression diplomatique de pays du Golfe et les préoccupations concernant les quelque 30 000 soldats américains déployés dans la région.
12 millions de chékels en liquide saisis au passage Allenby dans une tentative de financement du terrorisme
Les forces de sécurité israéliennes ont intercepté deux suspects au passage Allenby, à la frontière entre Israël et la Jordanie, alors qu’ils tentaient de faire entrer environ 12 millions de chékels en liquide dissimulés dans des valises. Selon les services de sécurité, les fonds étaient destinés au financement
d’activités terroristes. L’opération a été menée conjointement par la police des frontières, l’armée, les douanes et les services de sécurité.
Les valises contenant l’argent ont été saisies et les suspects arrêtés puis transférés pour interrogatoire.

Israël privilégierait une frappe américaine significative contre l’Iran plutôt qu’une action ciblée
Selon des sources citées par la chaîne publique israélienne Kan, l'appareil sécuritaire à Jérusalem préférerait que, si les États-Unis devaient intervenir militairement contre l’Iran, ce soit via une frappe d’envergure plutôt que par une série d’actions ciblées. Cette position s’inscrit dans un contexte où les forces américaines actuellement

déployées dans la région sont estimées insuffisantes pour renverser le régime iranien avec des opérations limitées.
Un pic des manifestations a été enregistré jeudi dernier, lorsque plus d'un million d'Iraniens sont descendus dans les rues. Cependant, ces derniers jours marquent un net recul de l'ampleur des protestations.
Israël accorde deux mois au 'Hamas pour se désarmer avant une action de Tsahal
Israël a adressé un ultimatum au 'Hamas, lui offrant un délai de deux mois pour déposer les armes et renoncer à ses capacités militaires, faute de quoi l’armée israélienne interviendra pour procéder à un désarmement forcé.
La décision intervient alors que les négociations et les tensions persistent entre Israël et les autorités de Gaza, et qu’Israël cherche à réduire la menace posée par le 'Hamas tout en minimisant les victimes civiles.
Selon les responsables israéliens, ce délai est destiné à laisser une dernière opportunité au 'Hamas d’abandonner sa logique de confrontation.
États-Unis : Peine de mort requise pour le meurtre de deux employés de l’ambassade d’Israël
Le ministère américain de la Justice a annoncé qu’il demanderait la peine de mort contre l’auteur du meurtre de deux employés de l’ambassade d’Israël à Washington, qualifiant l’attaque d’acte antisémite d’une gravité extrême.
La procureure générale Pam Bondi a déclaré que le département poursuivrait le suspect pour crime haineux et demanderait la sanction maximale prévue par la loi américaine. Les faits remontent à mai 2025, lorsque Sarah Milgrim et Yaron Lischinsky ont été assassinés à la sortie d’un événement au Capital Jewish Museum à Washington.
Le couple, tous deux âgés d’une vingtaine d’années, s’apprêtait à se fiancer.
Téhéran envisagerait une rupture durable avec l’internet mondial, selon des militants
Des militants iraniens affirment que le régime de Téhéran prépare une coupure permanente entre l’Iran et l’internet mondial, transformant l’accès libre au réseau en un privilège réservé à une minorité approuvée par les autorités. Selon un rapport de l’organisation de surveillance de la censure Filterwatch, la majeure partie de la population pourrait
bientôt être confinée à un internet national strictement contrôlé, tandis que seuls des individus habilités auraient accès à l’internet mondial. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de blackout général du réseau, imposé depuis début janvier 2026 alors que le régime réprime des manifestations de grande ampleur.
Falsification du 7 octobre : Hachette rappelle les manuels incriminés

Le groupe Hachette a annoncé le rappel de plusieurs manuels scolaires et d’un dictionnaire après la découverte d’une formulation qualifiant les victimes du 7 octobre 2023 de "colons juifs". L’éditeur a annoncé avoir retiré les ouvrages concernés et lancé un examen complet de ses publications scolaires. Le président Emmanuel Macron avait qualifié de "falsification des faits" cette formulation et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) avait dénoncé une représentation erronée de l’histoire. Pour rappel, le 7 octobre 2023, des milliers de terroristes du 'Hamas ont lancé une attaque massive contre le sud d’Israël, assassinant plus de 1 200 personnes, en majorité des civils, et enlevant 251 otages, dont des enfants et des survivants de la Shoah.
Royaume-Uni : Un adolescent de 16 ans jugé pour planification d’attentats dans des écoles et synagogues
Au Royaume-Uni, un jeune de 16 ans est jugé à Leeds pour avoir planifié plusieurs attaques violentes, notamment contre des écoles et des bâtiments communautaires juifs. Les enquêteurs ont découvert à son domicile des explosifs artisanaux, des armes, des listes de cibles ainsi que du matériel de propagande lié au groupe néonazi interdit The Base La police a indiqué que le suspect exprimait une haine obsessionnelle des Juifs et nourrissait l’intention de commettre des attaques de masse. Les forces de l’ordre estiment que son arrestation a permis d’éviter des actes "d’une extrême gravité".
La Bourse de Tel-Aviv passe officiellement à la semaine du lundi au vendredi
La Bourse de Tel-Aviv a officialisé une réforme de son calendrier en adoptant une semaine de travail du lundi au vendredi, mettant fin à l’ouverture dominicale qui prévalait jusqu’à présent. Cette décision vise notamment à aligner le marché israélien sur les grandes places financières internationales et à améliorer sa lisibilité

pour les investisseurs étrangers. Cette réforme a également été ajustée afin de garantir le respect du Chabbath, l'activité boursière s'arrêtant désormais à 14h le vendredi. Le secteur financier israélien a salué l’initiative comme une mesure importante pour renforcer l’intégration globale des marchés.
Le sénateur républicain Lindsey Graham : "L'antisémitisme ? Plus une personne est proche de D.ieu et plus le monde la haït"
Lindsey Graham, sénateur républicain américain connu pour être l’un des soutiens politiques les plus constants et les plus fermes d’Israël au Congrès, s'est récemment exprimé lors d'un congrès aux Etats-Unis sur les origines de l'antisémitisme. Interrogé sur l'augmentation de l'antisémitisme dans le

monde, il a répondu : "Effectivement, il est en hausse. Et je ne suis pas juif. Savez-vous pourquoi l'antisémitisme existe-t-il ? Parce que plus une personne est proche de D.ieu, plus le monde la hait. Et vous, le peuple juif, le peuple élu, êtes les plus proches de D.ieu.", a-t-il affirmé.
Le Djihad islamique sait où se trouve la dépouille de Ran Gvili mais ne le restituera que sous conditions, affirme l'organisation terroriste
Lors d’un entretien au journal Al-Araby AlJadeed, un porte-parole du Djihad islamique a affirmé que le groupe terroriste savait où se trouvait la dépouille de Ran Gvili, dernier otage encore détenu dans la bande de Gaza. Rejetant la responsabilité de la stagnation des pourparlers sur Israël, il a affirmé que le corps de l'otage se trouvait dans un tunnel dans lequel l’armée israélienne avait coulé du béton et que son extraction nécessitait du matériel d'ingénieurie spécifique. Selon lui, le groupe terroriste serait disposé à coopérer avec le comité chargé de la gestion de la bande de Gaza, qu’il accuse toutefois d’être soutenu par les États-Unis.
Avec un temps pareil dehors, j’ai envie d’une seule chose : rentrer dans la cuisine et préparer une bonne soupe chaude. Allez hop, c’est parti : brocolis, petits pois, courgette, matcha et… ma tablette pour filmer le tout !
Vocabulaire
Sud-Liban : Frappes de Tsahal contre des cibles du 'Hezbollah Tsahal a annoncé lundi avoir mené une série de frappes aériennes ciblées contre des infrastructures terroristes du 'Hezbollah dans plusieurs zones du Sud-Liban. Ces opérations visaient à neutraliser des sites utilisés par l’organisation terroriste pour préparer des attaques contre Israël. Ces installations étaient utilisées pour des séances de tir, des formations à l’emploi de différentes armes ainsi que pour la planification et la préparation d’attaques contre des soldats de Tsahal et des civils israéliens. Tsahal souligne que les activités menées par le 'Hezbollah dans ces zones constituent une violation des accords de cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Liban. Elyssia Boukobza

גֶזֶמ (Mézèg Avir) – temps, climat
(Ba’houts) – dehors
(Ba Li) – j’ai envie
(Léhikaness) – entrer
(Mitba’h) – cuisine
(Lévachel) – cuisiner, cuire, préparer (un plat)
(Marak) – soupe
(Yotsim Ladérekh) – en route, c’est parti

(Afouna) – petit pois
(Kichou) – courgette
(Létsalem) – filmer, photographier D’autres mots avec la racine .ל.ש.ב (cuire, mûrir, se préparer)
(Bichoul) – cuisson, cuisine
(Bachel) – mûr, mature (fruit/ personne)
(Mitbachel) – est en train de cuire/mijoter/se préparer

par Michaël Lumbroso




Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

Il fallait le tremper dans le sang du sacrifice pascal et en asperger l'entrée des maisons.


(bouquet d'hysope)
Le mot Pessa'h signifie qu'Hachem a fait cela aux maisons des Bné Israël



(saut)
Pharaon a demandé qui était concerné par le service divin, Moché lui a répondu tout le monde, aussi bien nos jeunes que nos ... .
(nos vieillards)
À la fin de la plaie, un grand vent est venu transporter toutes les sauterelles vers cet endroit.

(la Mer des Joncs)
Le sang du Korban Pessa'h devait être aspergé sur cet endroit de l'entrée des maisons juives.
(poteau/linteau)

Dans la précipitation de la Sortie d'Égypte, elle n'a pas eu le temps de gonfler...
(la pâte)
Il faut raconter à ses enfants comment Hachem s'est ... de l'Égypte, en leur envoyant autant de plaies.


... car les Bné Israël ont été ... d'Égypte et ne pouvaient pas s'y attarder.

(s'est moqué)
Lors de la huitième plaie, la terre d'Égypte en était tellement recouverte qu'on aurait dit qu'il faisait nuit.


Moché a annoncé que la plaie de la mort des premiers-nés aurait lieu à cette heure.
(sauterelles)

(chassés)
D'ailleurs la Mitsva de raconter la Sortie d'Égypte le soir de Pessa'h s'apprend de ces deux mots de la fin de notre Paracha.
(et tu raconteras à ton fils)

Synonyme de "vos enfants" (Yaldékhem).
(vos enfants)
Les Bné Israël ont été priés de faire aux Égyptiens pour ne pas qu'ils sortent d'Égypte les mains vides.
(demander des ustensiles d'argent et d'or)
Le sacrifice pascal devait être mangé en mode prêt-à-partir : ceinture au corps, ... aux pieds et bâton en main.
(chaussures)
Cette Mitsva qui concerne les premiers-nés garçons est un peu une conséquence de la dixième plaie d'Égypte.

C'est la première Mitsva que les Bné Israël ont reçue en Égypte.
(vers minuit) (rachat du premier-né)


Synonyme d'ustensile (Kéli).
(coupe)

Le sacrifice pascal devait être cuit de cette manière.
Sorte de 'Hamets qui est aussi interdit à la consommation, et au profit pendant Pessa'h, même quand il n'est pas comestible.
(la néoménie) (levain)

Celui qui est comme ça n'a pas le droit de manger le sacrifice pascal.


(incirconcis)
On a l'habitude de surnommer ainsi ce paragraphe de la fin de notre Paracha qui est écrit dans les Téfilin
(consacre-Moi)
L'agneau qui devait servir pour le sacrifice pascal devait être observé pendant quatre jours pour s'assurer qu'il avait cette qualité.
(sans défaut)



Netanyahou
Trump
Mar-a-Lago : Il est temps de terminer le travail
La scène est prête dès 13 h 30, heure locale. La voiture du Premier ministre israélien arrive devant la résidence du président américain. Les journalistes sont déjà présents sur place. Comme déclaration officielle, rien de nouveau sous le soleil de Floride, excepté peut-être cette phrase conjointe des deux hommes : "Des surprises peuvent arriver dans les prochains jours".

À la suite de la rencontre qui a eu lieu entre le Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahou, et le président américain, Donald Trump, lundi 29 décembre 2025 à Mar-aLago, en Floride, il se pourrait bien qu’une bonne partie de l’avenir géopolitique du Proche et du Moyen-Orient se soit jouée ce jour-là.
La scène est prête dès 13 h 30, heure locale. La voiture du Premier ministre israélien arrive devant la résidence du président américain à Mar-a-Lago. Les journalistes sont déjà présents sur place : le show commence.
Derrière les portes closes, la rencontre se serait bien déroulée. Tous les sujets ont été mis sur la table : l’avenir du plan de paix dans la bande de Gaza, le désarmement du ‘Hezbollah au Liban, les négociations — surtout avec la Syrie — et l’influence de la Turquie dans la région.
Soit l’axe du mal dépose les armes, soit il sera anéanti, avec ou sans la bénédiction du monde entier, avec ou sans l’appui américain.
Donald Trump annonce d’emblée la couleur : "Si l’Iran reprend son programme d’enrichissement nucléaire, il y aura une autre attaque", tout en tempérant : "Ils veulent un deal, la dernière fois on y était presque".
En excellent diplomate, “Bibi” Netanyahou n’a pas tari d’éloges sur le 47ᵉ président des États-Unis, et inversement. Mais pour le Premier ministre israélien, cela s’est traduit par un geste inattendu : la remise du Prix d’Israël, initialement réservé aux citoyens israéliens, est attribuée pour la première fois à un chef d’État étranger.
Si peu de choses ont filtré, il se murmure que les deux hommes se seraient mis d’accord pour ne pas passer à la phase 2 tant que le corps de Ran Gvili — dont la famille avait fait le voyage — ne serait pas restitué, et
pour donner un délai de deux mois au ‘Hamas afin qu’il se désarme, faute de quoi les combats reprendraient. Rien d’officiel pour le moment, mais dans les faits, une unité est affichée et répétée sur le dossier iranien.
En revanche, sur le front nord, alors que la date butoir était fixée au 31 décembre 2025, le ‘Hezbollah n’est toujours pas désarmé. Donald Trump dit "soutenir une opération israélienne si nécessaire". Si le gouvernement de Beyrouth semble faire preuve d’une bien meilleure volonté, il reste impuissant, et l’armée régulière libanaise n’a clairement pas les moyens de mener à bien cette mission.
Au sujet des désaccords, reste toujours la question syrienne et celle de Recep Tayyip Erdoğan, le président turc, à qui Trump a promis des F35- "moins puissants que ceux d’Israël". L’administration américaine aimerait que l’armée turque fasse partie d’une force de stabilisation internationale dans la bande de Gaza, car il s’agit du seul candidat crédible à l’heure actuelle.
La Turquie, membre de l’OTAN, possède en effet l’une des meilleures armées de la région. Mais l’influence néfaste du régime d’Ankara sur la Syrie post-Bachar El-Assad, ainsi que le fait qu’elle héberge des membres du bureau politique du ‘Hamas, entraînent pour le moment un refus catégorique de la part du gouvernement israélien.
Comme déclaration officielle, rien de nouveau sous le soleil de Floride, excepté peut-être cette phrase conjointe des deux hommes : "Des surprises peuvent arriver dans les prochains jours".
Si, pour l’heure, les normalisations avec l’Arabie saoudite et l’Indonésie sont au point mort, de nouvelles opérations militaires sont peut-être au programme, à moins que la population iranienne ne se charge elle-même de débloquer la situation, et que la contestation — qui s’étend désormais à tous les compartiments de la société — ne finisse par renverser le régime des mollahs. Rappelons que le président américain
avait menacé ce dernier "d’intervenir si des manifestants sont encore tués".
Quoi qu’il en soit, il est temps de terminer le travail.
Quoi qu’il advienne, cette fois, c’est la fin : il n’y aura pas de cessez-le-feu. C’est eux ou nous, et avec l’aide du Tout-Puissant, de toute la Siyata Dichmaya, ce sera nous. Soit l’axe du mal dépose les armes, soit il sera anéanti, avec ou sans la bénédiction du monde entier, avec ou sans l’appui américain.
Il semblerait que le Premier ministre israélien ait réussi à obtenir du "meilleur ami qu’Israël n’ait jamais eu" ce qu’il était venu chercher lors de ce voyage.
S’il persiste encore de nombreuses incertitudes, il n’y a pas de troisième scénario possible autre que ceux évoqués plus haut. Israël doit capitaliser sur les acquis de ces deux années de guerre. Il ne reste plus qu’à prier et à retenir notre souffle une dernière fois.
Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, l’armée américaine a mené une opération visant à capturer et exfiltrer le président vénézuélien Nicolás Maduro. Cette manœuvre militaire, baptisée "Résolution absolue", a été suivie de frappes sur le pays. Ce changement de régime fait craindre une escalade régionale dans les Caraïbes, avec Cuba notamment.
Si les deux principaux perdants sur la scène internationale sont clairement la Russie et la Chine, la République islamique d’Iran a, elle aussi, du souci à se faire. On pourrait très bien voir le président Massoud Pezeshkian connaître le même sort que son homologue d’Amérique latine, ou encore l’ayatollah Ali Khamenei se faire éliminer par Tsahal.
L’avenir nous dira ce qu’il en est, mais une chose est sûre : un "nouvel ordre mondial" commence tout juste à éclore de son œuf.
Yohan Souffir


Les Lumières promettaient liberté, progrès et reconnaissance. Pour les Juifs d’Europe, elles ont ouvert des portes longtemps fermées, nourrissant l’espoir d’un avenir enfin apaisé. Mais à quel prix, et jusqu’où peut-on s’ouvrir sans se perdre ?
Au XVIIIe siècle, l’Europe se met à croire qu’elle a trouvé la solution à tous ses problèmes. Une idée simple, séduisante, presque magique : si l’homme pense par lui-même, s’il s’affranchit des traditions et de l’autorité religieuse, alors la société deviendra enfin juste, libre et éclairée. C’est le siècle des Lumières. La raison est proclamée reine et l’histoire semble entrer dans une ère nouvelle.
Dans ce climat nouveau, les Juifs d’Europe, longtemps relégués aux marges de la société, commencent à entrevoir un changement. Depuis des siècles, ils vivent enfermés dans des ghettos, privés de droits, cantonnés à quelques métiers tolérés, trop souvent méprisés et haïs, parfois même brûlés et chassés. Mais peu à peu, le vent tourne. Certains États réduisent les discriminations, accordent des droits civiques, ouvrent l’accès à l’armée, aux écoles et aux professions modernes. Pour la première fois depuis très longtemps, le monde extérieur semble entrouvrir ses portes.
Et la lumière fut…
C’est dans ce climat d’ouverture et d’espérance qu’émerge la Haskala, les Lumières juives. Un nouveau type de Juifs apparaît alors sur la
scène européenne. Ils sont cultivés, curieux, tournés vers le monde qui les entoure. Ils lisent l’allemand, s’intéressent aux sciences, à la philosophie, à l’histoire. Ils ne veulent plus vivre en marge de la société, mais la comprendre de l’intérieur, y participer, y trouver leur place. On les appelle les Maskilim, les “éclairés”.
La Haskala se présente comme un projet ambitieux : permettre aux Juifs d’entrer pleinement dans la modernité et dans l’ère des Lumières, sans renoncer, du moins en apparence, à leur identité. Pour ses partisans, le judaïsme doit être formulé dans un langage compréhensible à l’homme moderne. Ils estiment que certaines formes traditionnelles, jugées obscures ou archaïques, empêchent l’intégration et nourrissent le rejet. Ils encouragent donc l’apprentissage des langues du pays, l’accès à la culture générale, l’étude des sciences, ainsi qu’une participation active à la vie civique.
Le premier grand foyer de la Haskala se développe à Berlin, au centre de l’Europe intellectuelle. C’est là qu’émerge la figure la plus emblématique du mouvement, Moïse Mendelssohn. Philosophe respecté,
fréquentant les cercles des Lumières non juifs, Mendelssohn incarne pour beaucoup la preuve vivante qu’un Juif peut réussir dans le monde moderne sans renier sa foi. Il traduit alors le ‘Houmach en allemand, à la fois pour permettre aux Juifs d’apprendre la langue du pays et pour montrer aux non-Juifs que la Bible juive porte une morale universelle, encadrée par des lois destinées à élever l’homme.
Très rapidement, ce mouvement attire de nombreux Juifs. Ils y voient enfin l’espoir d’un avenir nouveau : sortir de la pauvreté, de l’isolement et de l’humiliation subis pendant des siècles, et devenir à la fois modernes, cultivés et intégrés, sans pour autant cesser d’être juifs. La Haskala est d’ailleurs encouragée par les autorités non juives elles-mêmes, lesquelles y perçoivent un moyen de transformer les Juifs en citoyens utiles, instruits et intégrés. Dans ce contexte favorable, le mouvement dépasse rapidement Berlin et gagne l’Europe de l’Est.
La lumière rend aveugle

tournées en dérision, les rabbins critiqués, le yiddish moqué, et la tradition orale jugée archaïque, encombrante, incompatible avec la modernité.
"
Le mot d’ordre devient : “Être
juif à la maison et un homme dans la rue.
Mais peu à peu, la Haskala ne se contente plus d’ouvrir une porte. Ce qui, au départ, se voulait une ouverture vers le monde extérieur devient progressivement une remise en cause de l’intérieur. Le mot d’ordre devient : “Être juif à la maison et un homme dans la rue.” La frontière est tracée. Le judaïsme est relégué à la sphère privée, tandis que l’espace public doit être régi par les normes du monde environnant. Très vite, cette séparation entraîne un glissement plus profond. À force de faire de la raison humaine le critère essentiel, les Mitsvot ne sont plus perçues comme des commandements divins, mais comme des pratiques que l’on évalue. On commence à trier, à hiérarchiser, à juger ce qui est encore “utile” ou “raisonnable”, et à rejeter ce qui ne l’est plus. Les pratiques traditionnelles sont
Plus grave encore, les Maskilim, désormais influents, poussent les autorités locales à intervenir directement dans la vie juive elle-même. Les systèmes éducatifs sont réformés de force. La langue allemande devient obligatoire. Les matières profanes prennent le pas sur l’étude de la Torah.
Le Talmud, considéré comme inutile, voire nuisible à l’intégration, est relégué au second plan. L’école juive cesse progressivement d’être un lieu de transmission spirituelle pour devenir un outil de normalisation sociale.
De cette évolution émergent rapidement des courants réformés. Peu à peu, le culte est modifié pour se rapprocher des pratiques chrétiennes, afin de ne plus apparaître comme trop différent. La prière se fait désormais en allemand. L’orgue est introduit. La séparation entre hommes et femmes dans la synagogue disparaît à son tour. Le mot même de synagogue est délaissé au profit de celui de temple, jugé plus neutre, plus universel. Et surtout, le Talmud est mis à l’écart, tout comme de nombreuses Mitsvot, celles qui rendent la


différence juive trop visible et qui deviennent, aux yeux de beaucoup, un frein à l’acceptation. Les conséquences sociales sont considérables. Dans une Europe de l’Est où l’assimilation restait jusque-là marginale, elle progresse brutalement. Les conversions au christianisme se multiplient, parfois pour faciliter une carrière, parfois simplement pour se sentir pleinement européens. Moïse Mendelssohn luimême, pourtant figure centrale de la Haskala, ne comptera presque aucun petit-fils juif. La plupart de ses descendants se marieront avec des nonJuifs ou se convertiront. Et ce phénomène est loin d’être isolé. Dans les familles les plus éduquées, les mariages mixtes explosent. En l’espace de deux générations, des lignées entières disparaissent du peuple juif. Tout cela, toujours au nom de “l’intégration”.
L’orthodoxie rend la vue
"Nul besoin d’aller chercher la sagesse ailleurs, tout se trouve dans la Torah. L’étude y atteint un niveau intellectuel d’une intensité inédite. L’âme et l’esprit des élèves y sont comblés au point qu’ils n’éprouvent plus le besoin de chercher ailleurs.
En Allemagne, berceau de la Haskala, le combat est particulièrement complexe. Impossible d’ignorer la modernité et l’effervescence intellectuelle des grandes villes européennes. Refuser en bloc le monde extérieur reviendrait à perdre une génération entière. C’est dans ce contexte qu’émerge une figure majeure : Rav Chimchon Raphaël Hirsch. Il comprend que la confrontation frontale serait une impasse. Il choisit une autre voie. Lui aussi étudie à l’université, maîtrise la culture générale, parle la langue de son temps. Mais à la différence des Maskilim, il ne cherche pas à adapter la Torah au monde moderne. Il montre, au contraire, comment il est possible de vivre pleinement dans la modernité sans jamais reléguer la Torah au second plan. Il formule alors un principe devenu central : Torah 'Im Derekh Erets. La culture, le travail, l’engagement civique ont leur place, mais la Torah demeure l’axe, la référence absolue. Rav Hirsch devient ainsi le modèle de ceux qui aspirent à s’ouvrir au monde sans sacrifier leur judaïsme sur l’autel de l’assimilation.
Face à cette vague qui emporte traditions et repères, les maîtres de Torah comprennent très tôt que l’enjeu dépasse une simple querelle intellectuelle. Il ne s’agit pas seulement de répondre aux Maskilim, mais de préserver l’âme même du peuple juif.
À l’Est, là où la Haskala progresse mais où la vie juive traditionnelle reste encore profondément enracinée, la réponse prend une autre forme. Des géants spirituels comprennent que le véritable antidote à l’attraction extérieure réside dans le renforcement intérieur. Parmi eux se dresse la figure de Rav ‘Haïm de Volozhin. Il perçoit très tôt le danger et comprend que si la jeunesse juive cherche ailleurs sens et grandeur intellectuelle, c’est que la Torah n’est plus transmise dans toute sa puissance. Il fonde
alors la première grande Yéchiva moderne : la Yéchiva de Volozhin. Son message est radical et clair : nul besoin d’aller chercher la sagesse ailleurs, tout se trouve dans la Torah. L’étude y atteint un niveau intellectuel d’une intensité inédite. L’âme et l’esprit des élèves y sont comblés au point qu’ils n’éprouvent plus le besoin de chercher ailleurs.
Un peu plus tard, cette réponse prend encore plus forme avec Rav Israël Salanter et le mouvement du Moussar. Il comprend que la crise ne touche pas seulement la foi ou la pratique, mais aussi l’homme lui-même. Dans un monde où les repères s’effritent, Rav Salanter met l’accent sur le travail du caractère et la rigueur morale, afin de former des individus capables de rester fidèles à la Torah sans se laisser emporter par les idéologies de leur temps.
Parallèlement, le monde ‘Hassidique connaît un essor fulgurant. Face à une Haskala qui s’adresse avant tout à la raison, les maîtres 'Hassidiques parlent au cœur. Ils ravivent la ferveur, la joie, l’attachement simple et vivant à D.ieu. Là où la Haskala séduit par l’intellect et l’analyse, le ‘Hassidisme protège par l’émotion et la proximité spirituelle.
Cette reconstruction ne concerne pas uniquement les hommes. Au début du XXe siècle, Sarah Schenirer perçoit avec lucidité que l’assimilation touche aussi le monde féminin, souvent laissé sans réponse éducative face à l’attrait de la culture environnante. Elle fonde alors la première école pour filles, Beth Ya’akov, offrant aux jeunes filles une éducation juive structurée et digne. Ce choix s’avérera décisif pour assurer la continuité spirituelle du peuple juif.
Bien que des Rabbanim d’une stature exceptionnelle aient lutté avec courage et clairvoyance contre la Haskala et les dérives de la réforme, et qu’ils aient permis de sauver d’innombrables âmes de l’assimilation tout
en assurant la continuité du peuple juif, leur combat n’a pas suffi à enrayer totalement le processus engagé. Les secousses provoquées à cette époque continuent de produire leurs effets jusqu’à aujourd’hui.
Les chiffres sont éloquents. De nos jours, près de deux tiers des Juifs non pratiquants aux États-Unis, et près de la moitié en Europe, sont mariés à des non-Juifs. Derrière ces statistiques se cache une réalité plus profonde : pour une part croissante du monde juif, le judaïsme n’est plus vécu comme une appartenance spirituelle structurante, mais comme une identité culturelle, confinée à la sphère privée, parfois réduite à une tradition familiale, à quelques souvenirs ou à un héritage symbolique. La tentation est alors permanente d’adoucir la Torah, de la rendre plus discrète, moins dérangeante, pour “faire moderne”, pour être surtout accepté.
Or vouloir ressembler entièrement au monde extérieur n’a jamais été une protection. Beaucoup de Maskilim étaient convaincus que, si les Juifs devenaient semblables aux autres, l’antisémitisme disparaîtrait. L’histoire a montré exactement l’inverse. Même les Juifs les plus assimilés, les plus éloignés de leur tradition, n’ont pas été épargnés par la barbarie nazie.
Ce qui a permis au peuple juif de traverser les siècles, ce n’est jamais sa capacité à se fondre dans son environnement, mais sa fidélité à ce qui le définit. La Torah, l’étude, les Mitsvot, la transmission exigeante d’une génération à l’autre. Cela n’exclut ni l’intégration ni le dialogue avec le monde moderne. Mais l’histoire rappelle, avec une clarté implacable, qu’il ne faut jamais confondre intégration et assimilation, ni reléguer la Torah et les Mitsvot au second plan. Comme l’écrivait déjà Rav Chimchon Raphaël Hirsch “Pour eux, le progrès est l’absolu et la religion lui est soumise ; pour nous, la religion est l’absolu. Toute la différence est là. Et elle est abyssale.”
Ariel Marciano




FEMMES
COUPLE
Les résultats scolaires d’un enfant ne déterminent ni sa valeur ni son avenir
Dans beaucoup d’écoles, le seul critère d’évaluation reste les notes. Les activités extrascolaires, les talents créatifs, la curiosité ou la persévérance sont rarement valorisés. Résultat : l’enfant apprend tôt que sa valeur se mesure à ses notes et si ses résultats sont fragiles, sa confiance s’effondre.

Il y a quelques mois, une femme est venue me parler de son mari. Un homme doux, brillant, sensible… mais incapable de garder un emploi.
Il commençait un travail, puis l’arrêtait. Il s’autodévalorisait sans cesse : “Je suis nul”, “Je n’y arriverai jamais”, “Je ne suis pas capable”.
Pendant longtemps, sa femme pensait que le problème venait du présent : un manque de motivation, de maturité, d’organisation. Mais en creusant, on a découvert autre chose. Plus enfoui. Plus ancien.
“Tu fais exprès !”, “Tu ne travailles pas !”, “Tu pourrais être brillant, mais tu gâches tout !”
Année après année, cette phrase est devenue son identité : “Je suis un échec.” Et aujourd’hui, à 35 ans, il ne se sent toujours pas digne, ni compétent, ni capable. Les mots entendus quand il avait 8 ans pilotent encore sa vie.
L’enfant sent très vite que ses résultats ne sont plus ses résultats : ils deviennent le reflet de l’angoisse de ses parents. "
Il avait été un enfant intelligent… mais avec un trouble de l’attention jamais diagnostiqué. Et à l’école, on lui répétait : “Tu as du potentiel, mais tu ne l’utilises pas !”,
La pression invisible qui écrase les familles
Cette histoire n’est pas rare. Elle est le miroir d’un phénomène qui s’est amplifié : la scolarité des enfants est devenue le thermomètre de la valeur des parents.
Dans de nombreux foyers, les disputes tournent autour des notes. On entend : “Tu

ne t’investis pas assez !”, “Je fais toujours les devoirs !”, “Tu es trop laxiste !” Et l’enfant sent très vite que ses résultats ne sont plus ses résultats : ils deviennent le reflet de l’angoisse de ses parents.
Les écoles juives qui sont souvent classées parmi les meilleurs lycées de France, avec une réputation d’exigence académique extrêmement élevée, accentuent cette dynamique. Dans beaucoup d’écoles, le seul critère d’évaluation reste les notes.
Les activités extrascolaires, les talents créatifs, la curiosité ou la persévérance sont rarement valorisés. Résultat : l’enfant apprend tôt que sa valeur se mesure à ses notes et si ses résultats sont fragiles, sa confiance s’effondre.
Un père m’a même dit : “Si mon fils a moins de 15, je le regarde avec déception. Pour moi, c’est un échec.” Moins de 15. Pas 4. Pas 8. 15 ! C’est dire à quel point l’enfant n’a plus le droit d’échouer.
Un regard différent, selon la Torah
La Torah offre une perspective profondément différente. Dans Pirké Avot 5,27, il est écrit : “Léfoum Tsa’ara Agra”, “La récompense dépend de l’effort”. Autrement dit : ce n’est pas le score ou le résultat final qui compte, mais le travail, la constance, la volonté de progresser car chaque effort, même imparfait, a sa valeur et fait partie de l’éducation de l’enfant.



Le cadeau le plus précieux que nous puissions offrir
Nous ne pouvons pas protéger nos enfants de tous les échecs — personne ne le peut. Mais nous pouvons leur offrir la confiance en euxmêmes, cette confiance qui leur permettra de continuer à avancer, à se relever, à apprendre, et à se dépasser. Et quand nous valorisons l’effort et la progression, chaque devoir, chaque erreur et chaque tentative devient une occasion de croissance, plutôt qu’une source de stress ou de culpabilité.
C’est là, exactement, que se révèle la pédagogie de la Torah : ne pas mesurer l’enfant à un résultat figé, mais l’accompagner dans sa progression, lui donner confiance, et l’aider à développer son potentiel.
Léa Nabet – Thérapeute de couple Tèl : +972 55 500 57 30

Quand un enfant se heurte à une difficulté, le piège classique est de lui dire : “Pourquoi n’as-tu pas fait mieux ?” au lieu de “Qu’est-ce qui t’a freiné dans ton apprentissage ?” Est-ce la méthode ? La fatigue ? Une lacune dans la compréhension ? Un trouble de l’attention ? En cherchant à comprendre plutôt qu’à juger, nous permettons à l’enfant de rebondir, de progresser, et de transformer ses échecs en forces.













A quoi tient l’importance si grande que l’on attache aux efforts dans le judaïsme ? Tout effort, si minime soit-il, revêt une importance fondamentale. Le véritable serviteur de D.ieu, c’est celui qui fait des efforts pour observer les préceptes de la Torah, tandis que celui qui les observe sans effort ne mérite pas ce titre.
"Aujourd’hui le temps est à l’action ; demain, à la récompense" affirment nos Sages (‘Avoda Zara 3a). Ainsi, l’action est plus précieuse que la pensée ou la parole, et ce d’autant plus que l’action nécessite des efforts. Mieux, une action ne prend son sens que par l’effort qui la sous-tend. On ne dira pas assez combien l’effort est important.
Et les adages ne manquent pas, qui le soulignent : "La récompense est à la mesure de l’effort" (Avot) ; "Ne crois pas qu’on puisse obtenir de résultat sans effort" (Méguila) ; "Qui peine le vendredi, en profite le jour du Chabbath" (‘Avoda Zara) ; "Si l’on ne prépare rien en été, de quoi se nourrira-t-on en hiver ?" (Midrach Ruth Rabba) ; "Tu consommes l’œuvre de tes mains, heureux es-tu" (Psaumes).
Recevoir sans avoir travaillé ?
chez son bénéficiaire un sentiment de honte, celui-là même que ressent le pauvre qui reçoit une aumône.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle D.ieu a en quelque sorte "arraché" l’âme divine à la félicité dont elle jouissait là-haut et l’a convaincue de descendre ici-bas et, chargée d’une mission, œuvrer laborieusement.
Ainsi, D.ieu lui épargnait ce "pain de la honte" dont parle le Zohar, salaire gratuit et immérité, sans valeur.
"Si l’on fait
Mais au-delà de cette réflexion, à quoi tient l’importance si grande que l’on attache aux efforts ?
quelque chose de bien sans aucun effort, l’acte est certes louable mais où est le mérite, où est la récompense ?
De fait, la notion d’effort est intimement liée à celle, plus générale, de mérite et récompense. C’est-à-dire que pour mériter salaire ou récompense, il faut avoir travaillé, fourni des efforts. Et plus on aura travaillé durement, mieux sera justifié le salaire. Si l’on fait quelque chose de bien sans aucun effort, l’acte est certes louable mais où est le mérite, où est la récompense ? Recevraiton une médaille pour une action qui ne nous a rien coûté ? Tout salaire ou récompense serait alors injustifié, et pourrait même provoquer
Elle tient d’une part aux avantages que les efforts répétés procurent à l’homme luimême, et d’autre part au plaisir que les efforts occasionnent au Créateur.
Pour ce qui concerne l’individu, Maïmonide l’a indiqué de manière assez claire. Les efforts réitérés forgent les habitudes de l’homme et modèlent ainsi sa personnalité. Par exemple, il est préférable de faire plusieurs petites aumônes que de faire une seule aumône d’un montant équivalent à celui de toutes les petites aumônes réunies. En effet, les nombreuses répétitions d’une bonne action — donc les efforts réitérés — contribuent à affiner le caractère du fidèle et à ancrer, dans son âme, la noble vertu de la charité.
La valeur de la 101ème leçon
Mais outre ces considérations, la valeur de l’effort ressort clairement d’un verset de la Bible (Malakhi) : "Vous distinguerez celui qui sert D.ieu et celui qui ne Le sert pas." Le Talmud commente : Celui qui sert D.ieu (autrement dit celui qui mérite le titre de Serviteur de D.ieu ou ‘Oved Elokim), c’est celui qui fait des efforts pour observer les préceptes de la Torah, tandis que celui qui les observe sans effort (parce qu’il y est porté naturellement) ne mérite pas ce titre.
L’homme se sanctifie icibas un tant soit peu et, là-haut, on le sanctifie d’autant plus. Car chaque effort se répercute là-haut dans une mesure infiniment plus grande.
Et l’exemple que donnent nos maîtres à ce propos (au traité ’Haguiga) est saisissant : l’un et l’autre sont des justes, mais celui qui révise sa leçon 100 fois n’est pas comparable à celui qui la révise 101 fois. C’est parce qu’il était d’usage, à une époque où l’on devait mémoriser la loi orale, de réviser sa leçon 100 fois. C’était donc une habitude acquise. Et pour changer son habitude, autrement dit pour se dépasser, il fallait fournir un effort extraordinaire qui, dès lors, justifiait l’appellation de serviteur de D.ieu. Aussi cette 101ème fois était-elle aussi importante que les 100 premières fois.
Autre exemple du Talmud, non moins intéressant : celui des âniers (nos actuels taxis) qui facturaient 1 zouz une course de 10 parasanges [unité de distance] mais 2 zouz une course de 11 parasanges. Pourtant, une course de 11 parasanges aurait dû coûter, à ce taux, 1 zouz et 1/10 mais pas 2 zouz. Mais comme cette course excédait le parcours habituel des âniers, ce onzième parasange les "dérangeait" et réclamait de leur part autant d’efforts que les dix premiers. Un peu comme nos heures supplémentaires qui, parce qu’elles sortent du cadre habituel, sont rémunérées deux fois plus que les heures régulières.
En réalité, derrière tout effort se cache un mécanisme complexe que l’âme met en œuvre. Car pour se dépasser — s’entend : dans le domaine du culte et du judaïsme — le fidèle doit absolument méditer sur la grandeur de D.ieu pour faire naître un sentiment conscient et raisonné d’amour et de vénération, propre à le stimuler et à lui communiquer un élan et une énergie nouvelle. Ou encore, attiser davantage l’amour naturel qui gît en lui pour mouvoir sa personne et l’inciter à agir à l’encontre de ses habitudes.
Car si ses sentiments naturels portent déjà le Juif à servir son Créateur, il en faut davantage pour produire un effort et se dépasser, pour progresser et évoluer. Il faut puiser dans les ressources cachées de son âme et, pour ce faire, mener une réflexion appropriée, soutenue par une étude approfondie de la Torah et une prière renouvelée. Aussitôt, une lumière spirituelle irradie l’âme divine qui, de sa demeure (le cerveau), parvient à dominer le cœur. Le sujet est alors apte à se dépasser.
Sanctifie-toi, le Ciel te sanctifiera
Dans ces conditions, l’on comprend aisément que tout effort, si minime soit-il, revêt une importance fondamentale. Par exemple, plus on fera de pas, le Chabbath, pour aller à la synagogue, et plus précieuse sera la Mitsva. Plus on mettra d’effort à préparer le Chabbath et mieux on en profitera. L’homme se sanctifie ici-bas un tant soit peu et, là-haut, on le sanctifie d’autant plus (Yoma 39a). Car chaque effort se répercute là-haut dans une mesure infiniment plus grande. Pour reprendre une célèbre métaphore juive, quand l’ombre se déplace ici-bas de quelques centimètres, le soleil, lui, se déplace là-haut de plusieurs milliers de kilomètres.
Pour toutes ces raisons, les efforts que fournissent les Juifs sont précieux et agréables à D.ieu. D’un point de vue mystique, l’on peut même dire que D.ieu profite de chaque effort que produit l’homme pour se dépasser, au même titre qu’Il se délecte de l’odeur d’une offrande. Car de même que l’offrande est un sacrifice, ainsi l’homme qui se dépasse se "sacrifie" dans la mesure où il quitte sa "zone de confort".
L'offrande est un sacrifice, ainsi
de manière à les rendre appétissants (tout comme le Bénoni réprime, jour après jour, les forces du mal et les brise dans leur élan). Et lorsque les forces du mal sont réprimées, ajoute le Zohar, l’honneur de D.ieu en est magnifié dans toutes les sphères.
Sortir d’Egypte, chaque jour
l’homme qui se dépasse se "sacrifie"
Le Tikouné Zohar va encore plus loin. Il prête ces mots (qu’Its’hak avait adressés à son fils) : "Faismoi des plats comme je les aime" à D.ieu Lui-même.
En voici l’explication ésotérique :
Il est deux manières de faire plaisir à D.ieu : la première est d’annihiler complètement les forces du mal, de transformer l’amertume en douceur, les ténèbres en lumière — c’est le lot des Justes (Tsadikim) qui n’évoluent que dans le domaine du bien et n’ont plus aucun rapport avec le mal ; la deuxième, c’est de contraindre et réprimer, jour après jour, les forces du mal alors qu’elles sont en plein essor et de les faire redescendre de leur "piédestal" — c’est le lot des Juifs moyens, qui sont confrontés quotidiennement, et le seront peut-être toute leur vie, aux forces du mal.
C’est à ces deux formes de culte que songe la Chékhina quand elle réclame à son peuple, à Israël, "des plats (au pluriel) comme Je les aime". Il s’agit d’une métaphore. Le plat, ici, représente le plaisir que retire pour ainsi dire la Chékhina du service divin de chaque Juif. Et de même qu’il est deux manières de servir D.ieu, de même aussi il est deux manières de préparer un plat.
En effet, il existe deux types de gastronomie : l’une consiste à utiliser des ingrédients doux et sucrés pour produire un aliment agréable au palais (comme le Juste qui produit de la lumière) ; l’autre consiste à utiliser des aliments amers et piquants, voire acides, et les apprêter
Cette nécessité de toujours se dépasser, de sortir constamment de sa zone de confort, trouve une expression privilégiée dans le thème de la sortie d’Égypte. Dans un sens allégorique, l’obligation quotidienne de rappeler la sortie d’Égypte rejoint parfaitement l’idée d’évoluer continuellement. En effet, il incombe à chaque Juif de sortir d’Égypte, chaque jour.
L’Égypte (dont l’étymologie, en hébreu, est synonyme de détresse ou exiguïté ou encore resserrement) est le symbole des habitudes et limitations (croyances et préjugés) que nous nous sommes forgées au fil du temps, et qui nous maintiennent dans une certaine paresse, voire inertie. Il importe de s’en affranchir et de s’en débarrasser, autrement dit, de se dépasser.
À la lumière de ces explications, combien belles et significatives sont les paroles de nos Maîtres, qui affirment que les "sages ne connaissent de répit ni dans ce monde, ni dans le monde à venir". Car les Sages évoluent sans cesse, montent constamment d’un degré à l’autre, d’une sphère à l’autre. Dans cette optique, l’effort n’est plus un moyen mais une fin en soi, un véritable bonheur qui fait toute la différence entre les anges célestes, dont le culte est qualifié de statique et figé, et le peuple élu, dont le service, dynamique, est en permanent devenir.
Elie Marciano
Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Y aurait-t-il un lien entre l’exil égyptien et une faute commise par les ancêtres du peuple juif et dont la conséquence directe fut l’asservissement en Égypte ?
"Moché appela tous les anciens d’Israël […] : ‘Tirez à part (Michkhou) et prenez pour vous un bouquet d’hysope, vous tremperez dans le sang qui est dans le récipient, vous toucherez le linteau et les deux poteaux [avec] du sang qui est dans le récipient et vous, vous ne sortirez pas, [aucun] homme, de l’entrée de sa maison, jusqu’au matin. Hachem passera pour frapper l’Égypte, Il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, Hachem sautera au-dessus de l’entrée, et Il ne laissera pas le destructeur venir vers vos maisons pour frapper’." (Chémot 12,2123)
Rabbénou Bé’hayé explique, à propos du mot Michkhou (Tirez à part), que leur arrivée en Égypte fut provoquée par une Méchikha (fait de tirer), comme il est dit : "Ils le tirèrent et firent sortir Yossef."
Un mérite spécial
La dernière plaie – la mort des premiers-nés –fut la plus dure de toutes. Il existe une différence de taille entre la façon dont les autres plaies sont présentées par rapport à celle-ci. En effet, c’est la seule avant laquelle le peuple juif était tenu d’accomplir une Mitsva. Les Juifs durent abattre un agneau, et mettre son sang sur les poteaux et les linteaux des portes, puis consommer l’animal en famille en tant que Korban Pessa’h. S’il leur fallait agir pour être épargnés de la plaie, pourquoi ne durent-ils rien faire pour être graciés des autres fléaux ? La dernière plaie était la plus importante et c’est elle qui permit concrètement la sortie d’Égypte, tandis que les autres avaient pour but de montrer au monde entier l’existence
de D.ieu. Pour mériter de sortir d’Égypte, les Juifs avaient besoin d’un mérite spécial et c’est la raison pour laquelle ils reçurent cette Mitsva.
Que signifie cette Mitsva particulière qu’ils durent accomplir pour pouvoir être libérés ?
De plus, le ’Hikré Lev demande pourquoi il fallait consommer du Korban Pessa’h avant la plaie. (Chémot, Maamar 9) En effet, ce Korban vient commémorer le fait qu’Hachem passa par-dessus les maisons juives et les épargna durant la plaie. Rien ne s’était encore passé concrètement avant la mort des premiers-nés qui puisse justifier de consommer le Korban Pessa’h déjà avant la plaie.
Nos Sages font un lien entre l’exil égyptien et une faute commise par les ancêtres du peuple juif et dont la conséquence directe fut l’asservissement en Égypte. Cette faute devait être rectifiée avant que le peuple juif puisse être libéré de cet exil : la vente de Yossef. La Guémara affirme qu’à cause du favoritisme que Ya'akov manifesta envers Yossef, ce dernier fut vendu et c’est pour cela que les Juifs durent être soumis à l’esclavage égyptien. (Chabbath 10b)
Unité familiale
Le ’Hikré Lev fait le parallèle entre le Korban Pessa’h et l’épisode de la vente de Yossef. Le premier détail est rapporté par Rabbénou Bé’hayé. Quand la Torah enjoint de prendre l’agneau pour le Korban Pessa’h, elle emploie le mot Michkhou, qui est également utilisé lors de la vente de Yossef. La Méchikha "positive" de l’agneau sert de rectification à celle, funeste, qui s’était passée plusieurs siècles auparavant.
Aussi, le peuple devait tremper un bouquet d’hysope dans le sang. Cela fait allusion au fait que les frères de Yossef trempèrent sa tunique dans le sang pour montrer qu’il avait été tué. La ’Hikré Lev ajoute qu’on met l’accent sur l’importance de consommer le Korban Pessa’h en famille, unis, afin de rectifier la terrible scission au sein de la famille de Ya’akov Avinou. Cela nous aide également à comprendre pourquoi il fallait manger du Korban Pessa’h avant la plaie et non après. C’était un Tikoun, une réparation, au fait que les frères s’attablèrent sereinement après avoir jeté Yossef dans un puits, avant la vente. Pour rectifier ce repas pris dans la disparité, chaque famille doit consommer le Korban Pessa’h dans l’unité.
Pessa’h en réponse aux tensions
Le côté familial de Pessa’h est toujours d’actualité, surtout quand on pense aux retrouvailles familiales le soir du Séder et à la transmission de la tradition aux enfants. Qui plus est, l’accent mis sur l’unité ne se limite pas à la famille – nous avons l’habitude de donner une Tsédaka particulière, appelée Kim’ha Dépiss’ha, à nos frères en difficulté et dès le début du Séder, nous invitons les nécessiteux à venir manger avec nous.
Malheureusement, nous n’avons plus le Korban
Pessa’h de nos jours, mais cette fête nous rappelle l’importance de l’unité au sein de la nation en général et de la famille en particulier. Il est malheureusement trop courant de voir des tensions familiales suppurer et entraîner des désagréments, voire pire... Cela peut provenir d’un sentiment de jalousie, d’une certaine arrogance, mais très souvent, c’est l’argent qui en est la cause.
Il est fondamental de se souvenir de quelle que soit la somme en jeu et les arguments que l’on avance pour justifier sa cause, il reste plus important de préserver l’unité familiale ! Les scissions au sein des familles ont de nombreuses conséquences négatives et la plupart des gens admettent que ce que ces tensions gâchent dépasse de loin toute perte monétaire. Les Mitsvot liées au Korban Pessa’h nous rappellent que nous ne fûmes dignes de sortir d’Égypte que lorsque nous avons réussi à nous unir en tant que peuple et que familles.
Puissions-nous tous mériter d’intérioriser cet enseignement et à le mettre en application dans nos vies.
Rav Yehonathan Gefen








1 Des nuées de sauterelles dévorent le peu de verdure restée après la grêle.


2 Pharaon demande que la plaie cesse pour libérer les Bné Israël. Moché répond que tout le peuple et leurs troupeaux doivent partir ; demande refusée par Pharaon qui menace de mort Moché s’il réapparaît devant lui.

3 La plaie de l’obscurité s’abat sur l’Égypte pendant six jours.

4 Pharaon persiste dans son refus de libérer le peuple une fois la plaie finie.

5 La Mitsva de Kiddouch Ha’hodechla sanctification du premier jour du mois - est donnée.

6 Hachem ordonne aux Bné Israël de déposer le sang du Korban Pessa’h sur le linteau et les battants de la porte d’entrée de leur maison.

7 Hachem frappe les premiers-nés égyptiens. Les Bné Israël sortent d’Égypte.

8 L’ordre est donné de consommer de la Matsa et de ne pas consommer de ‘Hamets pendant Pessa’h pour les générations à venir, ainsi que de raconter aux enfants le récit de la sortie d’Égypte.

9 Chassés par les Égyptiens, les Bné Israël n’ont pas le temps de faire lever les pâtes préparées en vue du voyage, d’où la Matsa

10 La Mitsva des Téfilin est donnée.

11 Tous les aînés des Bné Israël sont sanctifiés et doivent être rachetés par le Cohen
N°461
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :
Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)
Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne
Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”
Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

> Moche.
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

slogan à votre équipe. ( 2 points pour le slogan le 2 points pour les plus convaincants, 2 points
‘Harossèt ret aror
Pour chacun des éléments suivants, vous direz s’il apparaît ou non dans la Paracha Bo ou s’il est moche.
Le premier qui donne la bonne réponse remporte le point
J’ai emprunté de l’argenterie et des bijoux à
> Bo.
• Un vieux sandwich aplati au fond du sac.
• J’vois plus rien !
> Bo.
• Vite, vite, vite… il faut partir !
> Bo.
• Une poubelle qui fait la grimace.
> Moche.
• Un vieux chewing-gum collé sous une table.
> Moche.
• Une chaussure pleine de boue qui fait ploc ploc.

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main
• Le fils aîné de mon voisin égyptien est mort.
> Bo.


• Amonbofis s’est fait percuté par une centaine de sauterelles.
> Bo.
Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas)
Hidour (au mieux)
• J’ai visité les appartements de mes voisins pendant qu’ils étaient immobiles.
> Bo.
• Un monstre rigolo avec trois dents qui dépassent.
> Moche.
> Moche.
• Une glace au chou fleur et à la betterave.
> Moche.
• Aujourd’hui, Hachem libère les Bné Israël d’Égypte.
> Bo.
Etapes du Séder Maror
• On a mis du sang sur le linteau de notre porte.
> Bo.
• Je suis composé des 2 premières lettres de l’alphabet hébreu.
> Bo.

La quantité de Maror 1 Kazayit 1 Kazayit MAROR




Citez des vêtements qui contiennent des poches.
Pantalon / Short.
Veste.
Manteau / Blouson.
Chemise / Robe.
Salopette / Gilet / Tablier.
Citez des occasions où on a l’habitude de se couvrir les yeux.
En récitant le Passouk Chéma’ Israël.
Une maman quand elle allume les Nérot de Chabbath.
Lorsque on est ébloui par le soleil.
Si on risque de recevoir du sable ou un produit dangereux dans les yeux.
Répète sans te tromper, 7 fois, la phrase
• Énigme : Plus j’ai de gardiens, moins je suis gardé, moins j’ai de gardiens, plus je suis gardé, qui suis-je ?
> Un secret.
• Le saviez-vous : Qu’est-ce qui est toujours différent chez les vrais jumeaux ?
> Les empreintes digitales.
5 JEU

“L’âne au lac a bu l’eau.”
Citez un objet qu’on emprunte à un voisin.
Un outil.
Une échelle.
Du sucre / Du sel.
Une tondeuse.
Une rallonge électrique
• Le saviez-vous : Citez des aliments qui apportent zéro calorie.
> Il n’y en n’a pas. L’eau, les légumes très riches en eau comme les concombres ou la laitue, le thé non sucré et le café sont très faibles en apport calorique.
Quelle note de musique bourdonnent les mouches (en battant des ailes) ?
1.Le Do
2.Le Fa
3.Le Sol
2. Le Fa.


3

Classe ces monuments du plus ancien au plus récent :
• Colisée. Tour de Pise. Pyramides de Gizeh. Empire State Building. Muraille de Chine. Taj Mahal.
Mahal. Empire State Building.
> Pyramides de Gizeh. Muraille de Chine. Colisée. Tour de Pise.Taj


Un jardinier rassemble les trois tas de feuilles qu’il a ramassés avec les deux tas de son apprenti.
Ça
fait combien de tas en tout ?
Réponse :
2ème énigme
Quel est l’intrus dans cette liste ? Violet, Bleu, Vert, Orange, Noir, Jaune.
Réponse : : Noir, ce n’est pas une couleur de l’arc en ciel.

QUIZ
Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1
Puis-je payer un employé moins que le salaire minimum s’il est d’accord ?
1. Cela est permis.
2. Cela est interdit.
3. Cela est à éviter.

Réponse : 1



2. Interdit.
3. Permis si c’est de bon cœur.

Réponse : 2





Construite pour une exposition, elle était censée disparaître au bout de vingt ans.
Finalement, un rôle stratégique la rendit indispensable au pays.


Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant.


Érigée en 1889 pour l’Exposition universelle, elle fut conservée grâce à son utilisation comme antenne de télégraphie sans fil et de radio, devenant un atout scientifique et militaire.


Réponse de la semaine dernière
Sens dessus dessous.




La réponse, la semaine prochaine !
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box
Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche



"Je dois vous avouer quelque chose. Lorsqu’on réfléchit honnêtement, on découvre parfois des failles dans notre service divin, des fissures dans notre crainte du Ciel. Et moi le premier, je ne suis pas parfait…"
Dans une Yéchiva d’excellence de Jérusalem, des centaines d’étudiants en Torah sont affairés à l’étude des textes saints du judaïsme.
Un jour, le Roch Yéchiva demande à tous les étudiants de se réunir immédiatement après la prière de ‘Arvit. Le soir, après la Téfila, les étudiants s’assoient en silence, impatients. Le surveillant de la Yéchiva observe attentivement, comme pour s’assurer qu’aucun élève ne manque à l’appel.
Prise de parole inhabituelle
Les étudiants s’appuient sur leurs pupitres et regardent le Roch Yéchiva fermer son grand Sidour après avoir conduit l’office du soir. Il s’assoit face à eux et les regarde avec un mélange de sérieux et de bienveillance.
honnêtement, on découvre parfois des failles dans notre service divin, des fissures dans notre crainte du Ciel. Et moi le premier, je ne suis pas parfait…"
Dans un silence absolu, il fait monter un étudiant nommé Tsvi et l’invite à s’asseoir à ses côtés. "Tsvi souffre depuis plusieurs mois d’une maladie de la peau complexe. Les traitements n’ont pas fonctionné. Récemment, sa mère l’a emmené chez un médecin qui lui a proposé un traitement aux ÉtatsUnis. Mais la famille de Tsvi est modeste et n’a pas les moyens de financer ce voyage.

Il s’éclaircit la voix et commence : "Chers étudiants, vous savez que je suis ici depuis de nombreuses années. Des milliers d’élèves ont grandi dans la Torah entre ces murs, ont affiné leur vision du monde et perfectionné leurs traits de caractère. Ils se sont mariés et ont construit de magnifiques foyers en Israël.
Aujourd’hui, je peux nommer plusieurs directeurs de Yéchiva issus d’ici, ainsi que des dirigeants de communauté. J’ai vu s’élever des Tsadikim sincères et des érudits modestes qui poursuivent leur étude dans les Collelim d’Israël. Je remercie D.ieu et je me réjouis de tout cela." Il marque une pause. Les étudiants échangent des regards intrigués : le discours est beau, mais ils ne comprennent toujours pas pourquoi maintenant.
Le Roch Yéchiva poursuit : "Je dois vous avouer quelque chose. Lorsqu’on réfléchit
Vous le savez, j’ai lancé un appel aux dons. Pourtant, Tsvi s’oppose fermement à recevoir le moindre centime. Il a exigé que chaque Chékel collecté soit reversé à des personnes nécessiteuses."
Le Roch Yéchiva explique également qu’il a contacté le spécialiste américain, lui demandant s’il venait parfois en Israël, mais le médecin a répondu qu’aucun voyage n’était prévu. "En attendant, Tsvi souffre en silence, sa mère pleure, et aucune solution ne se présente."
Il balaie la salle du regard : tous les étudiants sont suspendus à ses lèvres. "Un jour, alors que je suis à mon bureau, mon téléphone sonne. C’est Avraham le Français, vous le connaissez. Il a étudié ici jusqu’à l’an dernier. Il m’annonce qu’il est à Jérusalem et qu’il se marie dans deux jours. Il me demande de célébrer son mariage, et j’accepte avec joie.
Le mariage se déroule merveilleusement bien. Deux jours plus tard, je reçois un nouvel appel.
J’entends un accent français, celui d’un homme âgé.
‘Bonjour, monsieur le rabbin, je dois absolument vous parler.
- Avec plaisir, qui êtes-vous ?
- Je suis Monsieur Lévi, l’oncle d’Avraham. Quand pourrais-je vous rencontrer ?’
Je lui réponds que je ne serai disponible que le lendemain à 21h.
J’entends alors l’homme chuchoter à son épouse : ‘Rose, reporte notre vol retour. Le rabbin ne peut nous recevoir que demain soir.’
Il refuse tout paiement. En le raccompagnant, je pense soudain à Tsvi. ‘Professeur Lévi, j’ai un élève qui souffre d’un problème de peau. Pourriez-vous l’examiner ?
Tsvi souffre depuis plusieurs mois d’une maladie de la peau complexe. Les traitements n’ont pas fonctionné...
- Avec plaisir. Ce soir, car je repars demain.’
Pendant que Tsvi descend, je présente son dossier médical. Le professeur le parcourt, secoue la tête, puis s’exclame : ‘Ce diagnostic est faux ! Ce n’est pas une maladie de peau, mais une infection bactérienne dans le sang !’
Je tente de lui dire de ne surtout pas repousser son vol, mais il me demande simplement mon adresse, me salue et raccroche. Le lendemain, à 21h précises, on frappe doucement à la porte de mon bureau. Monsieur Lévi, âgé d’environ 70 ans, s’assoit face à moi.
‘En quoi puis-je vous aider ?
- Rav, c’est nous qui sommes venus vous aider !’
Diagnostic sur diagnostic
Voyant mon étonnement, il poursuit : ‘J’ai filmé le mariage. En revoyant les images, j’ai remarqué un bouton suspect sur votre front. J’ai fait un gros plan… cela ne me plaît pas. Il faudrait peut-être faire une biopsie.’
Il m’explique alors qu’il est professeur spécialisé en dermatologie en France, développeur de traitements pour les maladies de peau. Sans attendre, il ouvre une mallette remplie d’instruments, examine le bouton sous tous les angles, le scanne, analyse les données sur son ordinateur, puis m’annonce : ‘Rien de grave. Tout est normal. Appliquez cette crème pendant sept jours, et vous n’aurez plus rien. Soyez en bonne santé jusqu’à 120 ans !’
En quelques minutes, il confirme son diagnostic et rassure Tsvi : ‘Rien de grave. Une pommade pour soulager les démangeaisons, un traitement pour l’infection, et dans une semaine tout sera terminé’.
Le Roch Yéchiva conclut : "Depuis 48h, les démangeaisons ont disparu. Tsvi a dormi paisiblement, et les analyses montrent une amélioration spectaculaire.
Si j’ai voulu partager cette histoire, c’est pour vous enseigner une chose essentielle : celui qui se sacrifie pour préserver la crainte du Ciel et la grandeur des Mitsvot, en particulier la Tsédaka – Tsédaka Tatsil Mimavet – verra Hachem déplacer un génie de la médecine à des milliers de kilomètres pour le sauver.
Merci, cher Tsvi, pour cette leçon magistrale de crainte du Ciel."
Tsvi aurait pu accepter la collecte et subir une intervention incertaine aux ÉtatsUnis. Il a préféré donner aux autres. Nous voyons ainsi la puissance de la Tsédaka et combien l’attachement sincère aux Mitsvot peut transformer des situations totalement improbables pour le bien.
Alexandre Rosemblum
Fais le Bo !
"Et pour tous les Bné Israël, les chiens n’ont pas aboyé […]" (Chémot 11, 7)
Rachi nous explique dans la Paracha Michpatim (Chémot 22,30) que les chiens ont mérité de recevoir les viandes interdites selon la Torah afin de les récompenser de leur attitude.
Mais pour les ânes, Rachi nous explique qu’ils ont aussi reçu une récompense car ils ont aidé les Bné Israël lors de la sortie d’Égypte en portant le butin. Et quelle récompense ont-ils reçu ? La Mitsva du rachat du premier-né de l’âne !
Le Rav ‘Haïm Zonnefeld demande pourquoi l’âne reçoit-il une récompense sous forme de Mitsva tandis que le chien reçoit une récompense sous forme matérielle ? La différence est fondamentale. Lorsque l’âne a entendu que les Bné Israël sortaient d’Égypte, il leur a dit : "Chargez vos sacs sur mon dos, je suis de votre côté", mais le chien, voyant qu’il existait un

Yéhouda Arié
Alter, le Sfat Emet

Ce vendredi 5 Chevat (23/01/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rabbi Yéhouda Arié Leib Alter, connu sous le nom du Sfat Emet, d’après son œuvre majeure. Né en Pologne en 1847, il succéda à son grandpère, le ‘Hidouché Harim, comme Rav de la ‘Hassidout de Gour. D’abord réticent, il accepta finalement de guider des milliers de fidèle, laissant une empreinte spirituelle immense. Son érudition exceptionnelle, la profondeur de ses enseignements sur la Torah, le Talmud et la pensée ‘Hassidique, ainsi que son humilité ont marqué durablement le monde de la Torah. Ses écrits sont étudiés jusqu’à aujourd’hui dans toutes les Yéchivot. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !
Siphon à chantilly le Chabbath, permis ?

Oui, mais interdit d’écrire avec sur un gâteau ou dessiner des formes. Les traits simples ou formes aléatoires (zigzag) sont permis. (Piské Techouvot 5775, 321, 330)
Doit-on prélever le Ma’asser sur les allocations familiales ?

Oui, comme tout gain comme un salaire, une pension ou une aide au logement. (Min’hat David)

Cachériser un ustensile en porcelaine, possible ?
Non, il n’est pas cachérisable s’il a été en contact avec des mélanges ou aliments interdits. (Or Létsion III, 10, 1)

Ça a l’air tellement réaliste !
Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne qu’il est interdit de donner du crédit à un récit diffamatoire, même si les faits incriminés semblent plausibles et correspondent au caractère de la personne mise en cause, aussi longtemps que l’information n’a pas été absolument prouvée et que la Torah nous interdit de tenir ces informations pour vraies.
C’est incroyable : chaque année, on découvre de nouvelles histoires de personnes ayant vécu des miracles grâce à Baba Salé… Je vous en fais part de quelques unes.
Show-Room :
43 Chemin des Vignes 93500 BOBIGNY
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Lit d’ange c’est aussi toute une Gamme de lits coffres !
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père ou un grand-père qui n’a pas profité d’un miracle du Saint ?
L’an passé encore, j’ai ressenti un immense renforcement lors de toutes ces Hiloulot organisées en l’honneur du Tsadik. C’est incroyable : chaque année, on découvre de nouvelles histoires de personnes ayant vécu des miracles grâce à Baba Salé… Je vous en fais part de quelques unes inédites.






Un soir, l’épouse de Baba Salé réveilla son mari avec inquiétude. Elle murmura : "Je crains qu’il y ait un intrus dans le salon." Calmement, Baba Salé répondit : "Ne t’en fais pas, tout va bien."
Le matin suivant, la maison s’éveilla, et les regards convergèrent vers un homme épuisé, allongé au milieu du salon, une valise à ses côtés, contenant toute l’argenterie du couple. À l’arrivée de Baba Salé, le voleur s’écria "La porte, où est la porte ?!"
Baba Salé, toujours serein, lui répondit avec compassion : "Il semble que tu sois bien fatigué, mon ami. Nous allons te servir un petit café. Tu te sentiras mieux." Il prépara le café et apporta des gâteaux. Après que l’homme eut mangé et retrouvé un peu de vigueur, il se tourna vers Baba Salé et commença à expliquer : "Rabbi, je dois t’expliquer. Oui, je suis venu ici pour cambrioler cette maison. J’ai pris tout ce qui avait la moindre valeur et l’ai rangé dans ma valise. Mais au moment où j’ai voulu partir, la porte avait mystérieusement disparu. Les portes et les fenêtres avaient disparu. J’ai cherché pendant des heures… Rabbi, s’il te plaît, laisse-moi partir !"
de voler." L’homme s’inquiéta : "Mais comment vais-je nourrir mes enfants, Rabbi ?"
Baba Salé le rassura : "Ne t’inquiète pas pour cela. D.ieu qui t’a donné des enfants te fournira les moyens de les nourrir. Pour commencer, je vais te donner de l’argent immédiatement pour t’aider dans les prochains mois. En échange, tu me promets de ne plus jamais voler."

L’homme réfléchit profondément et finit par accepter l’accord.
Puis Baba Salé déclara : "La porte est ici !" et la porte réapparut. Bien sûr, l’homme abandonna tout ce qu’il avait volé. En signe de grâce, Baba Salé lui offrit l’une de ses ‘Hanoukiot. L’homme la vendit, utilisant l’argent pour subvenir aux besoins de ses enfants. Il décida ensuite de choisir une profession honnête et revint chez Baba Salé, cette fois-ci non plus en tant que voleur, ni en tant que preneur, mais en tant que donneur.

Baba Salé lui répondit avec bienveillance : "Un Juif ne peut pas voler de cette manière. Le vol n’est pas acceptable. Tu dois prendre la décision d’arrêter
La capacité de Baba Salé à aider les individus à se transformer et à les doter des moyens nécessaires pour y parvenir était véritablement remarquable. Il faut retenir que ces miracles quotidiens qu’il produisait n’étaient pas une fin en soi, mais plutôt la conséquence de son incroyable service divin.


Moché Eliahou Busso, petit-fils de Baba Salé, raconte :
et nous demanda de l’accompagner pour réciter la bénédiction.

"En 1976, alors que mon saint grand-père séjournait chez nous au 80, rue des Archives à Paris, le ciel était extrêmement couvert et il était impossible d’apercevoir la lune. Baba Salé en fut profondément attristé. La Mitsva de la bénédiction de la lune lui était précieuse entre toutes ; il ne pouvait concevoir d’y renoncer, pas même une seule fois. Mais pour l’heure, aucune solution naturelle ne permettait d’accomplir la Mitsva

Le dernier jour où il était encore possible de réciter la bénédiction, Baba Salé était assis à la maison, dans l’attente, espérant le moment où il pourrait enfin bénir la lune. A l’époque, je n’étais qu’un jeune adolescent âgé de 14 ans. Toutes les quelques minutes, il m’appelait et m’envoyait vérifier en bas si la lune était visible. Je descendais encore et encore, et chaque fois je revenais avec la même réponse : le ciel était totalement couvert, sans la moindre possibilité d’apercevoir la lune.
Soudain, il se leva brusquement et déclara : "Maintenant, nous descendons réciter la bénédiction de la lune !"
J’essayai de lui expliquer que les nuages étaient épais et lourds, qu’il était inutile de le fatiguer à descendre quatre étages pour rien. Mais il resta ferme dans sa décision. Il prit son bâton, appela mon père — que D.ieu le bénisse — ainsi que moi-même,
Nous descendîmes donc avec lui, le soutenant de chaque côté, et sortîmes dans la rue à la recherche de la lune. Mais il était impossible de distinguer l’endroit où elle se trouvait. Baba Salé évalua l’endroit où la lune devait se situer à ce moment-là. Il leva alors les yeux vers le ciel couvert, puis soudain, il leva son bâton et le dirigea vers un point précis dans les nuages. Il se mit à déplacer le bâton de droite à gauche, comme s’il repoussait les nuages, puis pointa son bâton dans une direction et s’adressa à la lune en disant : "Alors, montre-toi enfin !" (!
)
Entretemps, un policier s'était approché de notre attroupement qui gênait quelque peu la circulation. Mais en apercevant la silhouette du Tsadik, il ne nous importuna pas.
Et c’est alors que l’extraordinaire se produisit : les nuages s’écartèrent exactement à l’endroit qu’il avait désigné de son bâton, et la lune apparut entre eux. Aussitôt, nous commençâmes à réciter la bénédiction de la lune à haute voix, dans une immense joie. Pendant toute la durée de la bénédiction, la lune resta parfaitement visible, claire et lumineuse. Ce n’est qu’une fois la bénédiction achevée que les nuages revinrent recouvrir la lune.
C’est alors que Rav Yossef David Frankforter, alors tout jeune, fit son apparition : "Chalom ‘Alékhem !", gratifia-



t-il Baba Salé de son sourire. "’Alékhem Hachalom !" répondit Baba Salé, avant que les personnes présentes ne racontent au Rav le miracle qui venait de se produire sous leurs yeux ébahis. Stupéfait, Rav Frankforter raccompagna le Tsadik chez lui, où il partagea son repas dans une joie indescriptible, celle d’avoir pu accueillir la Présence divine à travers la bénédiction de la lune.
Selon la famille de Baba Salé, il ne fait aucun doute que c’est grâce au dévouement absolu du Tsadik envers la Mitsva de la bénédiction de la lune que, cette fois encore, la possibilité de réaliser cette Mitsva lui fut accordée, au-delà des contingences de la nature. Signe que, dans les Cieux, on chérissait sa personne et ses Mitsvot
En effet, voici ce qui s’était produit 30 ans auparavant, en 1946…
A cette époque, Baba Salé séjournait à Lyon. Le temps imparti pour réciter la bénédiction de la lune touchait à sa fin, et la lune restait invisible. Quelqu’un lui apprit alors qu’à Marseille, située à près de 380 kilomètres, le ciel était dégagé et qu’il était certainement possible d’y accomplir la Mitsva. Sans hésiter une seconde, Baba Salé se leva et entreprit un long et éprouvant voyage en train, durant de nombreuses heures, jusqu’à Marseille, où il eut effectivement le mérite de réciter la bénédiction de la lune !
Lorsqu’un Juif ne renonce pas à faire une Mitsva, même au prix de l’abnégation, les cieux s’ouvrent pour l’aider. Car chaque effort accompli pour une Mitsva reste gravé, et D.ieu S’en souvient pour lui venir en aide dans celles qui suivront.




Une autre histoire, qui s’est déroulée il y a… une semaine ! Un ami à moi s’est réveillé deux semaines auparavant, sans raison apparente, couvert de plaques et de cloques sur tout le corps. La douleur était insupportable : il ne pouvait ni dormir ni marcher normalement et en souffrait toute la journée. Dans le cadre de son travail à Torah-Box, il a rencontré Rav Moghrabi, un homme qui fut le serviteur de Baba Salé durant les dix dernières années de sa vie et qui est, par ailleurs, marié à sa petitefille. Cet homme lui a simplement donné une bouteille d’eau bénie par Baba Salé. En effet, il conserve chez lui un grand broc
d’eau qu’il remplit en permanence et qui a été bénie par le Tsadik. Mon ami a appliqué cette eau sur son corps… Eh bien, le lendemain (!) il n’avait plus rien ! J’en suis encore bouleversé. Mais je ne devrais pas l’être : c’est un simple manque de Emouna de ma part.
Tout cela, comme le disait Baba Salé, ce n’est pas de la magie. L’arak bénie ou l’eau bénie par un Tsadik n’ont aucune efficacité en elles-mêmes. C’est uniquement la Emouna de celui qui reçoit qui leur confère la capacité de transformer la matière et d’opérer des miracles. N’oubliez pas d’enseigner la Emouna autour de vous… Binyamin Benhamou



Et puis ce sourire. Une douceur, une lumière, une Kédoucha qui transperce. Elle parlait, et de sa bouche sortait un flot ininterrompu de Torah…
Il y a quelques mois, je suis ressorti bouleversé de ma rencontre avec la Rabbanite Avigaïl Busso, la fille du saint Baba Salé (oui, sa fille, avec le même visage que son saint père !)
J’étais venu pour l’inviter à notre séjour pour la Hiloula de son ancêtre Rabbi Its’hak Abi’hssira en janvier 2026 au Maroc. Sa réponse/réaction m’a transpercé : "Est-ce pour renforcer les gens dans leur judaïsme ?"
Pas : "Qui organise ?" Pas : "Quand ?" Pas : "Quelles conditions ?" Non. Sa seule question : est-ce que cela sert Hachem ? Est-ce que cela élève des Juifs ? Est-ce que cela rapprochera le Machia’h ? Est-ce que son déplacement, malgré l’âge, malgré l’effort, pourrait aider — ne seraitce qu’un peu — le service divin d’autres âmes ?
Cette pureté d’intention m’a laissé sans voix. Tellement rare. Et ce n’était que le début.
Je n’ai même pas osé lui rappeler qu’elle avait déjà participé à une soirée Torah-Box. Je me suis dit : à son âge, avec toutes les sollicitations… Et



pourtant, c’est elle qui m’a dit : "Torah-Box ? Bien sûr ! Je me rappelle de la soirée, du lieu, de qui a parlé avant moi."
Et puis ce sourire. Une douceur, une lumière, une Kédoucha qui transperce. Elle parlait, et de sa bouche sortait un flot ininterrompu de Torah : versets, commentaires, enseignements… Mais surtout cette soif d’apprendre, à 87 ans passés, comme une petite fille qui découvre le monde. Après chaque commentaire de Paracha que nous partagions, elle en voulait encore.
Cette scène m’a ouvert les yeux. On a tellement besoin, pour notre ‘Avodat Hachem, de nous rapprocher des Tsadikim. Ils nous montrent — ou nous remontrent — le chemin. Leur lumière éclaire ce qui, chez nous, devient parfois flou. Leur sainteté est pure, limpide, sans appel.
Elle ne se discute pas. Un petit cadeau du Ciel.
Et si vous vous posiez la question : oui, elle souhaite participer à la Hiloula !
Binyamin Benhamou
Cette année, Torah-Box aura l'honneur d'avoir à ses côtés la Rabbanite Avigaïl Busso lors de notre voyage au Maroc à
l'occasion de la Hiloula de Rabbi Its'hak Abi'hssira. Dépêchez-vous, il ne reste que quelques places ! www.torah-box.com/2026



Ce Piyout fut composé par Rabbi Israël Abi’hssira en deux temps. Rédigée au Maroc, la première partie porte la signature "Israël". Après son ‘Aliya en terre d’Israël, il compléta le texte de trois strophes supplémentaires, signées "‘Hazak", exprimant l’aspiration à la reconstruction de Jérusalem et à la rédemption d’Israël. Ce Piyout lui tenait particulièrement à cœur et était fréquemment chanté à sa table.
Mes pensées Te rendront grâce,
D.ieu Toi qui m’as formé dès le ventre de ma mère.
Pour Ta proximité lors de la révélation au mont Sinaï, je Te rends grâce,
afin d’illuminer ma lampe (mon âme) de sainteté.
C’est pourquoi, dans mes supplications, je Te demande : accorde-moi le mérite de Te glorifier et de Te louer par mon chant, en Ton honneur tous les jours et toutes les années de ma vie, à jamais, pour l’éternité.
Refrain :
Je me réjouirai en Toi, je me réjouirai en Toi, je me réjouirai, en Toi, Je me réjouirai en Toi, D.ieu éternel. Je me réjouirai en Toi, Toi qui es le Rédempteur de mon âme, (Toi qui accordes) une rédemption éternelle.
Elles (Ses bontés) sont la joie de mon cœur, lorsque je me souviens de Ses bontés.
Car Il a choisi, parmi toutes les nations, Israël, Ses serviteurs, un rejeton les enfants d’une plantation parfaite, les Patriarches, qui aimaient Hachem de tout leur cœur, et surnommés
Ses bien-aimés
C’est pour cela qu’ils sont intègres, comme une pierre de justice parfaite, qu’Il a fait grandir et élevés depuis la racine même de leur origine les Patriarches. (Refrain)
Je sollicite Ta volonté, Toi qui es le Vivant pour l’éternité, Maître de toute volonté. Comme au commencement lorsque Tu as conduit le troupeau d’Israël dans un pâturage bon et merveilleux, en pourvoyant à tous leur besoins dans le désert où régnait alors pour Israël toute joie, chose bonne et réjouissante. Ô Berger d’Israël, à jamais, prête l’oreille à leur voix. (Refrain)
Tu es le D.ieu jugeant les impies selon l’attribut de la justice.
Tu es le témoin de leurs mauvaises actions, et le juge qui les juge pour leurs actes.
Lève-Toi donc pour affronter juger les orgueilleux, les ennemis d’Israël, Sors, je T’en prie, armé, pour exercer Ta vengeance contre eux, et mener toute chose à son accomplissement, et Ton Nom et Ton Trône seront pleinement rétablis, qui sont, voilés et dissimulés au yeux de tout être vivant. (Refrain)
Vers Celui qui accomplit, à Lui seul, des merveilles, je prie qu’Il combatte mon rival J’espère sans cesse en Sa bonté, au matin comme au soir, Qu’Il ne dresse pas de protection en sa faveur (de mon adversaire), mais qu’il détruise sa forteresse
Alors nous chanterons pour Sa gloire les chants parfaits et suprêmes, le chant qui englobe tous les chants. (Refrain)

Observe Sion, lieu de notre rendez-vous d’antan, lorsque
Israël se rassemblait et montait vers le Temple. Orienté face à la Demeure sublime Jérusalem céleste de notre sanctuaire, où se trouve le Temple supérieur. C’est elle qui dispense une force sainte et suprême au Jardin d’Éden d’en haut, solidement établi. Car vers eux se tournent tous nos désirs, toute notre aspiration et notre attente : leur reconstruction, le Temple et le Parvis (Refrain)
Celle-ci fut pour moi une consolation dans mon affliction, la douleur de l’exil.
Grande est la promesse, faite par Hachem au père Avraham Avinou d’une multitude éprouvée soumis à dix épreuves, Lors de l’Alliance entre les morceaux, elle (la promesse) resplendit lui fut révélée.
disant : quand et où ils trouveront le repos hors de l’exil.
En Toi, m’attacher à Toi Hachem, sont tous mes désirs, ma passion et mon aspiration pour toujours. (Refrain)
Révèle la fin des temps à ce peuple chargé d’épreuves accumulées au cours de son exil.
Grande est ma douleur et mon labeur, d’une manière si prodigieuse qu’elles étonnent tous ceux qui les observent.
Les pères et les jeunes enfants, attendent et espèrent Ta délivrance.
De grâce, accomplis un signe de bonté, que Tu prends plaisir en nous et que Tu nous sauveras.
L’éclat de Sa splendeur est ma grandeur, car Hachem se glorifie de la grandeur d’Israël.
C’est pourquoi nous Te demandons : ramène Tes enfants sur leur hauteur, grandeur et splendeur comme jadis, et par cela
Ton Nom sera exalté. (Refrain)
Traduction et explication par Moshé Haïm Sebbah


"La notion de ‘spectateur passif’ était une abomination pour Kundan Lal. S’il voyait quelque chose – ou quelqu’un – qui demandait de l’attention, il s’en occupait, sans jamais se laisser intimider par l’ampleur du problème", écrit Gupta.
Vinay Gupta est le petit-fils d’un nommé Kundan Lal. Sa curiosité piquée par certaines rumeurs familiales, il s’est mis à rechercher, dans des documents familiaux et des archives publiques, tout ce qui concernait les activités de son grand-père. Il a rassemblé ces renseignements en un livre, A Rescue in Vienna, dans lequel il relate la façon dont ce dernier, efficacement et dans la discrétion la plus absolue, a réussi à sauver un certain nombre de Juifs pendant la période de la Shoah.
Kundan Lal, né en 1893, est un homme d’action, industriel, impliqué dans le mouvement national indien et philanthrope à ses heures perdues. Il a fondé une organisation caritative appelée Shri Kundan Lal Trust, à laquelle il a fait don de la majorité de ses biens. En 1941, il a créé une école de filles (plus tard transformée en établissement mixte).
En 1938, il se rend à Vienne (récemment annexée par l’Allemagne nazie). Il s’y était déjà rendu une dizaine d’années auparavant
pour acheter des machines modernes pour ses usines, mais voulait à présent se rendre au salon professionnel de Wiener Messe, tout en profitant de cette occasion pour traiter des problèmes de santé. Il comptait en particulier consulter le Dr Gustav Singer, de renommée mondiale. Mais Vienne avait bien changé, et tous les médecins juifs avaient été congédiés. Kundan Lal, stupéfait de l’atmosphère lourdement antisémite qui s’était installée à Vienne, profitera à partir de là de tous ses séjours ultérieurs pour rencontrer des Juifs et chercher à les aider.
Les visas
D’après Gupta, c‘est à l’hôpital qu’il fait la connaissance d’Alfred et Lucy Wachsler, qui s’y réfugiaient sous des prétextes médicaux, s’y sentant plus en sécurité qu’ailleurs. C’est alors qu’il réfléchit à la manière de leur venir en aide. Sans aucun lien officiel ni moyens diplomatiques (contrairement à Schindler et
à Sugihara), il ne peut compter que sur ses initiatives individuelles.
Alfred étant fabricant de meubles, il lui trouve un poste dans ses usines. Par la suite, il invente ou finance des emplois, parfois dans de véritables entreprises, parfois dans des entreprises fictives, ce qui sert de motif légal pour demander des visas de travail pour l’Inde. À l’époque, l’Inde britannique n’était pas encore autonome, et c’est donc à l’Angleterre qu’il fallait demander des visas. On devait les adresser au consulat britannique le plus proche, c’est-à-dire, pour les Allemands et les Autrichiens, à Vienne ou à Berlin. Mais les instructions et les quotas provenaient du bureau des Indes à Londres, en coordination avec le ministère de l’Intérieur du RoyaumeUni. Par ailleurs, les consulats locaux (comme celui de Vienne) pouvaient émettre un visa sur présentation d’une lettre d’invitation ou de parrainage depuis l’Inde.
protégé d’une arrestation. Peu après, il aurait été rappelé par les Britanniques, probablement sous pression, et a quitté Vienne en 1939, peu avant la guerre. Les Britanniques ne l’ont pas puni ouvertement, mais ils ont mis un terme discret à sa progression de carrière, comme on le faisait souvent avec ceux qui avaient agi "hors cadre" – même pour des raisons morales. Il en fut très affecté.
- Alfred et Lucy Wachsler : Alfred était menuisier ou artisan du bois. Lucy était enceinte à l’époque de leur rencontre. Kundan Lal leur propose un travail en Inde et les aide à obtenir les visas. Ils émigrent en Inde avec leur enfant. Alfred a ouvert plus tard un atelier de mobilier utilisant du teck birman, travail manuel avec des artisans locaux.
"Il n’était pas seulement notre sauveur, mais notre père dans un pays étranger
On ne sait pas exactement de quelle façon Kundan Lal a obtenu tous les visas qu’il désirait, mais il est assez probable qu’en tant qu’industriel installé à Ludhiana, il rédigeait des lettres d’embauche et de garantie financière pour des ressortissants autrichiens juifs, leur fournissant ainsi le motif d’entrée légal exigé par l’administration britannique. En pratique, la vérification des garanties était assez superficielle.
Il a cependant fini par attirer l’attention. D’après Gupta, la Gestapo aurait commencé à s’intéresser à lui à la fin de 1938, après la Nuit de cristal. Il aurait alors été convoqué et interrogé par les autorités allemandes, mais son statut diplomatique (il était fonctionnaire du service consulaire britannique, représentant les intérêts de l’Inde britannique auprès de l’ambassade du Royaume-Uni en Autriche) l’a
- Fritz Weiss : Avocat à Vienne, diplômé en droit de l’Université de Vienne, il se cachait à l’hôpital, feignant une maladie pour échapper à la persécution. Kundan Lal lui offre un poste dans une entreprise fictive appelée Kundan Agencies afin d’obtenir pour lui un visa pour l’Inde.
- Hans Losch : Spécialiste textile, qui avait perdu son emploi en raison des lois antisémites. Il voit une annonce dans un journal autrichien que Kundan Lal avait passée pour attirer des travailleurs qualifiés (menuiserie, textile) en Inde (il n’acceptait toutefois que les candidats juifs). Il lui propose le rôle de manager dans la fictive Kundan Cloth Mills à Ludhiana, logement fourni, participation aux bénéfices.
- Alfred et Siegfried Schafranek : Alfred Schafranek (et son frère Siegfried) tenaient une usine de contreplaqué en Autriche, avec beaucoup d’employés. Sous les persécutions nazies, leur entreprise avait été menacée. Kundan Lal leur assure un poste, un moyen de

quitter l’Autriche, et une fois arrivés en Inde, il les aide à monter une usine de contreplaqué dans un hangar derrière leur nouvelle maison à Ludhiana.
- Siegmund Retter : Homme d’affaires dans le domaine des machines-outils. Avec sa famille, il voit son commerce s’effondrer sous les lois anti-juives, puis Kundan Lal organise pour lui la possibilité de venir en Inde et de reprendre ses activités.
Mais il ne s’arrêtait pas là. Les familles juives arrivaient épuisées, sans argent et souvent sans bagages. Kundan Lal les installait d’abord dans sa maison principale à Ludhiana, où il leur avait réservé des chambres, avant de leur trouver de petits logements proches, souvent dans des dépendances ou des maisons louées à ses frais. Il leur fournissait les premiers meubles, des vêtements adaptés au climat indien, et les aidait à trouver leur place. D’après les témoignages, il partageait ses repas avec eux, les aidait à s’orienter dans la ville, et refusait toute rémunération.
Après la guerre
Certaines des familles aidées par Kundan Lal (notamment les Wachsler) ont été internées par les autorités britanniques en Inde, classées administrativement comme enemy aliens (à cause de leur nationalité allemande) et détenues au camp de Purandhar. Plusieurs ne furent libérées qu’en 1946.
"Si les témoignages des descendants Wachsler et
Retter sont jugés recevables, il pourrait alors être le premier Indien à recevoir officiellement le titre de "Juste parmi les nations"
Pourtant, ce camp n’était pas un camp punitif, mais un centre d’internement civil. Les conditions y étaient dures mais nettement meilleures que dans les camps européens. Kundan Lal a continué à leur envoyer de la nourriture, des vêtements et des livres, et a adressé plusieurs lettres au gouvernement pour demander leur libération. Il n’a pas été entendu, mais il a gardé le contact avec les familles, et les a accueillies à nouveau chez lui à leur libération, en 1946.
Par la suite, les Wachsler sont retournés à Ludhiana, où Kundan Lal les a de nouveau accueillis chez lui. Alfred a rouvert un atelier de menuiserie, où il fabriquait des meubles en teck birman. En 1951, ils ont émigré en Israël, avec leur fils qui avait grandi en Inde.
Voici comment le décrit une lettre d’Alfred Wachsler : "Il n’était pas seulement notre sauveur, mais notre père dans un pays étranger. Il nous a accueillis à la gare, nous a donné son toit, sa nourriture et la paix. Il nous a dit : ‘Vous êtes en sécurité maintenant. Reconstruisez votre vie.’ Un témoin raconte que la cour de la maison de Kundan Lal était ‘pleine de rires d’enfants parlant un mélange d’allemand, d’hindi et de pendjabi’."
Hans Losch, qui avait été technicien textile à Vienne, s’est très rapidement intégré dans l’industrie du tissu à Ludhiana. Son fils unique est devenu ingénieur à Bombay. Après l’indépendance, Hans Losch est resté en Inde et a pris la nationalité indienne. Il est décédé à Delhi dans les années 1960.
Siegmund Retter, commerçant en machinesoutils, a relancé son activité après la guerre grâce à l’aide financière de Kundan Lal. Il a ouvert un petit atelier d’outillage à Amritsar,
qu’il a ensuite transmis à un associé indien. En 1950, il est parti avec sa famille en Australie, où il a retrouvé d’autres réfugiés viennois.
Alfred et Siegfried Schafranek ont fondé une fabrique de contre-plaqué à Bombay (Mumbai), qui a prospéré dans les années 1950. Puis Siegfried est reparti en Europe après la mort de sa femme, et Alfred est resté en Inde jusqu’à sa mort en 1965.
Fritz Weiss, juriste viennois, a refait sa vie à Calcutta, où il a travaillé comme conseiller juridique pour une entreprise britannique. Il a épousé une femme juive originaire de Bagdad, issue de la communauté juive irakienne de Calcutta. Il est mort en 1958, mais ses descendants ont gardé la mémoire de Kundan Lal, et son fils, avocat à Tel Aviv, a contribué aux recherches de Gupta dans les années 2000.
Toutes ces familles ont gardé le souvenir de Kundan Lal comme d’un homme silencieux, sans vanité, et d’une droiture absolue. Elles
ont correspondu entre elles pendant des décennies, formant une sorte de petite diaspora de Ludhiana, entre Israël, l’Australie, l’Inde et l’Angleterre. Certaines lettres échangées à l’occasion des fêtes juives comportaient la mention : "À l’homme qui nous a rendu notre lendemain."
Et pourtant, étonnamment, il ne figure pas encore parmi les "justes parmi les nations". Gupta, le petit-fils de Kundan Lal, travaille avec des historiens israéliens et indiens pour constituer un dossier complet, contenant des copies de passeports autrichiens, des lettres de remerciement et des photographies de groupe prises à Ludhiana, dans l’intention de soumettre le dossier à Yad Vashem avant 2026. Si les témoignages des descendants Wachsler et Retter sont jugés recevables, il pourrait alors être le premier Indien à recevoir officiellement ce titre.
Antidouleurs : attention à l’automatisme !
Mal de tête, douleur musculaire, gêne persistante… Les antidouleurs font aujourd’hui partie des gestes de santé les plus banalisés. Leur efficacité est réelle, et leur utilité incontestable. Pourtant, leur usage fréquent pose question, car la douleur n’est jamais anodine.
• Un antidouleur agit sur le symptôme : Il apaise la sensation douloureuse, sans traiter la cause qui l’a déclenchée : fatigue, stress, posture, inflammation ou déséquilibre plus profond.
• Une prise répétée sollicite l’organisme : Le foie et les reins, chargés d’éliminer ces substances, peuvent être mis à rude épreuve lorsque les prises deviennent régulières.

• Le système digestif peut être fragilisé : Certains antidouleurs irritent la muqueuse gastrique et favorisent brûlures ou inconfort.
• La douleur est parfois un signal d’alerte : La masquer systématiquement peut retarder l’identification d’un problème sous-jacent.
• Tous les antidouleurs ne se valent pas : Leur usage dépend du contexte, de l’âge, de l’état de santé et des traitements associés.
Les antidouleurs sont des outils précieux lorsqu’ils sont utilisés avec discernement. Les prendre ponctuellement peut soulager, mais apprendre à écouter les messages du corps permet souvent d’agir plus en profondeur, et de consulter si les symptômes persistent. La douleur n’est pas une fatalité à faire taire, mais un langage à comprendre.
Sarah Kisielewski



FEMMES
COUPLE

fête ses 81 ans !
Chaque Chabbath, elle prie pour la protection du ‘Am Israël au moment d’allumer les bougies.

Le 21 décembre 2025, Angela Orosz-Richt a fêté ses 81 ans. Un bel âge qui est une occasion à fêter, mais pas seulement… car Madame Orosz-Richt est née dans le camp d’AuschwitzBirkenau !
Un ange qui voit le jour en enfer
Fille d’une prisonnière juive hongroise, elle est née dans le plus grand secret d’un baraquement de prisonnières. À sa naissance, elle pesait moins d’un kilo, ce qui n’était pas étonnant, vu que sa mère avait subi les tortures nazies et les privations. Trop faible à la naissance, Angela n’a même pas crié. Un silence qui lui a certainement sauvé la vie.
Jusqu’en novembre 1944, tout enfant Juif né dans le camp était immédiatement tué, sa survie n’est due qu’à un miracle. Un an après la libération du camp, elle ne pesait que 3 kilos et ne bougeait pratiquement pas. Les médecins hongrois étaient pessimistes sur ses chances de survie.
Mais c’était sans compter sur la force d’Angela Orosz-Richt. Le père d’Angela, également déporté, périt dans le camp. Quant à sa mère,
victime des expériences du Dr Mengele (qu’Hachem efface son nom), elle ne put avoir d’autre enfant par la suite.
Revanche de vie, leçon de vie
75 ans plus tard, Madame Angela Orosz-Richt est une énergique mère de 2 enfants, grandmère de 8 petits-enfants et deux fois arrièregrand-mère ! Elle vit au Canada et intervient en tant que volontaire au musée de la Shoah à Montréal.
Madame Angela Orosz-Richt est juive orthodoxe et prie pour la protection du ‘Am Israël chaque Chabbath au moment d’allumer les bougies.
Elle fera exceptionnellement le voyage cette année en avril à Auschwitz, à l’occasion de l’anniversaire de la libération du camp.
Angela Orosz-Richt a déclaré : "J’ai une mission : pointer du doigt les responsables de l’inhumanité dans laquelle je suis née."
Elle est également le témoin lumineux que le bien triomphe de toutes les natures et que les miracles existent !
L’équipe Torah-Box
La Parachat Bo se situe à un moment charnière de la sortie d’Égypte. Les événements sont en cours, les plaies s’enchaînent, la tension entre le peuple juif et Pharaon est à son comble. Pourtant, cette Paracha invite à faire précisément l’inverse de ce que l’événementiel impose : prendre du recul.
Le peuple juif est alors plongé dans une réalité insupportable. Un esclavage total, sans issue apparente. Comme le disent nos Sages, on n’a jamais vu un esclave s’échapper d’Égypte. Quand on vit une telle situation, il est presque impossible de penser autrement qu’à la souffrance immédiate. Tout le regard est absorbé par ce qu'il se passe, par ce qui fait mal, par ce qui semble sans avenir.

Or la Torah ne se contente pas de décrire ce vécu. Elle cherche à enseigner une autre manière de regarder l’histoire. Le verset dit : "Acher Hit’alalti BéMitsraïm". Au sens simple, cela signifie qu’Hachem a frappé et puni l’Égypte. Mais Rachi donne une lecture plus précise, en expliquant que cela signifie qu’Hachem s’est joué de l’Égypte. L’expression surprend. Comment parler de “jeu” face à tant de douleur ?
Ce terme vient justement nous obliger à changer de perspective. L’Égypte se vit comme une puissance absolue. Elle domine économiquement, politiquement, matériellement. Elle donne l’impression que tout fonctionne selon ses règles, selon ses dieux, selon sa logique. Et lorsqu’on est témoin d’une telle réussite, on peut finir par croire que c’est là que se trouve la vérité.
C’est exactement ce qui s’est produit. À force de voir l’Égypte prospérer et leur propre situation s’effondrer, les Hébreux ont commencé à douter. Douter de Qui dirige le monde. Douter

de la valeur de leur voie. Quand celui qui réussit semble être celui qui s’impose par la force et le matériel, le doute devient presque inévitable.
Les plaies viennent alors casser cette illusion. Non pas seulement pour punir l’Égypte, mais pour démonter le décor. À chaque plaie, un élément central du système égyptien se fissure. Ce qui semblait solide devient instable. Ce qui paraissait éternel s’effondre. L’ordre du monde n’est plus celui que l’Égypte croyait maîtriser.
C’est cela le sens du “jeu”. L’Égypte pensait diriger, alors qu’elle était dirigée. Elle croyait construire sa puissance, alors qu’elle participait à un projet qui la dépassait. Pendant que le décor s’écroule, le peuple juif apprend à regarder autrement.
La Parachat Bo enseigne ainsi une leçon fondamentale. L’histoire n’est pas une succession d’événements sans sens. Même lorsqu’on est plongé dedans, même lorsqu’on ne comprend pas, il existe un projet. Il ne s’agit pas forcément de savoir lequel, mais de savoir qu’il existe.
La sortie d’Égypte ne commence pas seulement quand les chaînes se brisent. Elle commence quand le regard change. Quand le peuple comprend que la réussite matérielle n’est pas un critère de vérité, et que derrière ce qui semble être un chaos se cache une direction. C’est ce regard-là que la Paracha Bo nous apprend à adopter. Ne pas rester prisonniers de l’événementiel. Apprendre à prendre du recul. Et comprendre que si Hachem dirige l’histoire, c’est pour conduire le monde vers sa finalité, la Guéoula, avec la venue du Machia’h le plus rapidement.
Rav Henri Kahn, fondateur de la revue Kountrass (D’après un cours paru sur torah-box.com)

Existe-t-il des Ségoulot pour ne plus avoir peur de prendre l’avion ?

Réponse de Rav Avraham Garcia
Il y a une Ségoula connue qui est de prendre avec soi des feuilles de la ‘Arava que l’on a frappé à Souccot, à Hocha’ana Rabba (Séfer Hazékhira). Dans la ‘Hassidout ‘Habad, il est rapporté de prendre un Téhilim, un Tanya et un livre d’étude de Torah. (Cha’aré Halakha Ouminhag 54 ; Dvar Mélekh 105)
Pour la Tsédaka, si on pense juste la donner mais sans le dire, ce n’est pas considéré comme un Néder, n’est-ce pas ? On ne contrôle pas forcément nos pensées, donc je voulais savoir ce qu’il en est.

Réponse de Rav Aharon Sabbah Il faut tout d’abord savoir qu’un vœu de donner à la Tsédaka qui a uniquement été pensé – mais non exprimé verbalement – fait l’objet d’une discussion halakhique.
D’après le Choul’han ‘Aroukh, cela n’est pas considéré comme un vœu formel. (‘Hochen Michpat 112, 8) Toutefois, selon le Rama, cela est tout de même considéré comme un Néder qu’il convient de respecter. (Yoré Dé’a 259, 13)
Cependant, même selon l’avis du Rama, cela ne s’applique que si la personne a eu une véritable intention claire et ferme de donner ce don, c’est-à-dire qu’il a complètement résolu dans son cœur de donner ce don. (‘Aroukh Hachoul’han 259, 39 ; Dérekh Émouna, Matanot ‘Aniim 8, 19)
Ainsi, dans votre cas, où vous indiquez ne pas avoir eu le contrôle total de votre pensée, et n’avoir donc pas formalisé intérieurement l’intention de faire un don en tant que vœu, ce n’est pas considéré comme un vœu selon tous les avis.
Mon épouse et moi nous couchons tôt. Je me réveille quotidiennement à 2h du matin, je n’ai plus envie de dormir. Je reste éveillé deux heures. Mon épouse se réveille un peu plus tard pour s’en aller à 4h du matin. Je me rendors alors pour me réveiller pour de bon à 6 heures. Comment faire les Mitsvot ?

Réponse de Rav Avraham Garcia
Puisque vous êtes réveillé à 2h, faites Nétilat Yadaïm sans bénédiction (trois fois alternées sur chaque main). Si vous n’avez pas dormi un sommeil fixe auparavant (ce qui n’est pas votre cas), il y aurait une discussion. Mais puisque vous vous êtes couché normalement le soir, vous devez dire les Birkot Hatorah à votre réveil de 2h, avant toute étude. C’est une excellente occasion pour étudier de la Guémara, du Moussar, lire des Téhilim, voire même réciter le Tikoun ‘Hatsot.
Le second sommeil ne pose aucun problème halakhique. À votre réveil à 6h, vous refaites Nétilat Yadaïm avec bénédiction, comme chaque matin. Dites les Birkot Hacha’har normalement à 6h. Si vous aviez déjà récité les Birkot Hatorah à 2h, ne les répétez pas.
Je tiens aussi à vous dire que votre rythme peut même devenir une grande source d’élévation.
Rav Dayan, dans une vidéo de l’émission Panim El Panim, vous permettez de réciter le Kiddouch du Chabbath soir devant une télévision allumée. Je pense que c’est vraiment exagéré. Avez-vous d’autres permissions de ce genre ? J’attends impatiemment de vous lire.

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Le Chabbath, au retour de la synagogue, calmer un volcan conjugal prime sur l’idéal. Réfléchissez avant de "troller" un Rav en mode pompier : la prochaine fois, je vous envoie direct chez le mari pour tester votre "humour" en live !
Votre ton moqueur déforme complètement notre conseil privé, donné dans un contexte bien précis. Il avait pour but de désamorcer une crise en proposant un pansement d’urgence pour un mari fumant de colère pour qui le Chalom vaut plus que tous les pixels du monde.
Ceux qui veulent des slogans peuvent en faire. Un Rav, lui, doit parfois choisir ce qui apaise aujourd’hui, pour permettre à demain d’exister. Entre faire des phrases qui font sourire et donner un conseil qui permet à un foyer de tenir, j’assume pleinement d’avoir choisi la seconde voie. Certains préfèrent transformer un conseil pastoral donné dans une situation explosive en slogan ridicule. D’autres ont compris qu’il s’agissait d’un acte de responsabilité, d’humanisme et d’intelligence, destiné à éviter une crise inutile et à préserver un foyer.
Je laisse volontiers les commentaires moqueurs à ceux qui donnent des avis théoriques depuis leur fauteuil. Mon rôle, lui, est d’aider des gens réels, avec des problèmes réels, même quand cela demande autre chose que des phrases toutes faites.
Mon bébé est né prématuré et l’on doit obligatoirement l'allaiter, or je ne suis pas en mesure de le faire physiquement. Puis-je accepter un don de lait maternel à l’hôpital sachant que cela ne vient pas forcément de femmes juives ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Vraisemblablement, le bébé n’est pas en mesure de boire au biberon. Lorsque la mère ne peut pas allaiter et qu’une femme juive n’est pas disponible pour cela, il est permis de confier le bébé à une femme non-juive afin qu’elle l’allaite. (Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 81, 7)













Les enfants, cette semaine, découvrons que l’on apprend beaucoup de choses en regardant les plus grands autour de nous. Charge à vous d’être des exemples pour les plus petits !
À la maison, l’ambiance est animée. Papa se prépare pour aller à la synagogue et maman met la table du petit-déjeuner. Sur la chaise, Yaël, 4 ans, observe attentivement chaque geste. Elle ne comprend pas encore toutes les prières, mais elle aime regarder papa mettre son Talith et ses Téfilin
"Pourquoi tu fais ça tous les matins ?", demande-t-elle. Papa sourit : "Parce que c’est comme ça que je parle à Hachem, ma fille."
Un peu plus tard, son grand frère Aharon, 10 ans, aide maman à préparer les bougies pour Chabbath. Il sait bien comment mettre l’huile et préparer les mèches. Yaël, elle, le regarde fascinée et doucement, elle essaie de reproduire les mêmes gestes, même si elle se trompe parfois.
Après le repas, Aharon demande : "Pourquoi Yaël doit rester avec nous ? Elle est encore petite !" Papa répond : "Parce qu’on apprend d’abord avec les yeux et les oreilles. En voyant comment on sert Hachem, Yaël apprend déjà."
Yaël ne sait pas encore prier seule, bien sûr. Mais elle sent que servir Hachem fait partie de la vie, comme manger ou dire bonne nuit. Sans le savoir, elle apprend déjà ce qu’elle fera plus tard. Et toute la maison devient un endroit où l’on grandit… ensemble.

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !
Qu’est-ce que tu as appris simplement en regardant les adultes autour de toi ?

Le soir, la famille se réunit autour de la table. Papa chante, maman sourit, les enfants chahutent gentiment. Personne ne dit à Yaël : "Tu es trop petite, va jouer ailleurs." Au contraire !
L'ENSEIGNEMENT
Dans Parachat Bo, Pharaon accepte presque de laisser partir les Bné Israël… mais il pose une condition : que seuls les adultes aillent servir Hachem. Pour lui, les enfants doivent rester à l’écart. Ils joueront maintenant, et serviront D.ieu plus tard, quand ils seront grands. Moché Rabbénou refuse totalement cette idée. Il répond que chez le peuple juif, tout le monde est concerné : les jeunes, les vieux, les garçons, les filles… et même les bébés.
Comment peux-tu participer à certaines activités des grands, même si tu es encore "trop jeune" ?
Comment peux-tu toi aussi montrer l’exemple à quelqu’un de plus petit que toi ?
Pourquoi ? Parce que, pour le ‘Am Israël, la ‘Avodat Hachem commence dès l’enfance. Les enfants ne servent pas encore comme les adultes, mais ils apprennent en regardant, en écoutant et en vivant avec eux. C’est ce qu’on appelle le ‘Hinoukh, l’éducation.
La Torah nous enseigne que c’est en voyant les parents servir Hachem que les enfants apprendront à Le servir à leur tour.
Rav Chimchon Raphaël Hirsch expliquait souvent que l’éducation juive ne commence pas quand un enfant devient grand, mais dès qu’il commence à observer le monde qui l’entoure. Pour lui, un enfant apprend bien plus avec ses yeux qu’avec de longs discours.
Un jour, alors qu’il était Rav dans sa communauté de Francfort, un père vint le voir avec une question. "Rabbi", dit-il, "Mon fils est encore très jeune, mais il est sage. Il ne comprend pas vraiment la prière, ni les Mitsvot. Est-ce vraiment utile de l’emmener à la synagogue ou de le faire participer à la table de Chabbath ? Ne vaut-il pas mieux attendre qu’il soit plus grand ?"

au contraire, insistait pour que les enfants viennent, voient, ressentent et vivent la vie juive. "Ce n’est pas un détail", disait Rav Hirsch, "c’est la base même de notre

Rav Hirsch racontait qu’il avait vu des enfants qui ne savaient pas encore lire une seule prière, mais qui, devenus adultes, servaient Hachem avec un cœur fort et joyeux, simplement parce qu’ils avaient grandi dans une maison où la Torah se vivait chaque jour dans une atmosphère

Rav Hirsch sourit et répondit : "Dis-moi, quand apprends-tu à ton enfant à parler ? Attends-tu qu’il comprenne les règles de la grammaire ?" Le père répondit : "Bien sûr que non ! Il apprend en écoutant."
Le Rav expliqua alors : "Il en va de même pour le service d’Hachem. Un enfant n’a pas besoin de tout comprendre pour apprendre. En voyant son père prier avec concentration, sa mère allumer les bougies avec amour, en entendant les chants de Chabbath, il grave dans son cœur ce qu’est une vie juive."
Il ajouta que c’est exactement ce que Moché Rabbénou a répondu à Pharaon. Pharaon pensait que seuls les adultes devaient servir Hachem, et que les enfants devaient rester à l’écart. Moché,
Il concluait ainsi : "Si nous voulons que nos enfants servent Hachem demain, nous devons leur montrer aujourd’hui comment on Le sert. Pas avec des ordres, mais avec l’exemple."
Les élèves qui entendaient ces paroles comprenaient alors une chose essentielle : chez le peuple juif, on n’attend pas que l’enfant soit prêt pour l’éduquer ; on l’éduque pour qu’il soit prêt.
Les enfants, cette semaine, observez un adulte qui sert Hachem de belle manière (prière, bénédiction, Limoud Torah, Mitsvot) et essayez de faire une petite chose comme lui, même sans tout comprendre.
Un cake réconfortant et facile à préparer, à servir en entrée ou à Sé’ouda Chlichit, ou même à emporter pour un encas savoureux.
Pour 6 à 8 personnes
Difficulté : Facile
Temps de préparation : 5 min
Temps de cuisson : 1h05



• 3 œufs
• 150 g de farine
• 1 sachet de levure chimique
• 10 cl d’huile d’olive
• 10 cl de boisson végétale (amande, avoine ou soja nature)
• 1 petite patate douce ou carotte, coupée en petits dés
• 1 petit panais ou courge, en dés
• 1 oignon rouge émincé
• 1 c. à soupe de thym ou romarin
• Sel, poivre
• Facultatif : 1 poignée de noix ou noisettes concassées
- Rôtissez les légumes : disposez les dés de légumes et l’oignon sur une plaque avec un peu d’huile, de sel, de poivre et d’herbes. Faites-les cuire 20 min à 200 °C.
- Pendant ce temps, battez les œufs avec l’huile d’olive et le lait végétal.
- Ajoutez la farine et la levure.
- Incorporez les légumes rôtis tiédis (et les noix).
- Versez la préparation dans un moule à cake huilé.
- Enfournez pour 45 min à 180 °C, jusqu’à ce que la lame d’un couteau ressorte sèche.
Bon appétit !
Murielle Benainous
Dans un grand appartement parisien, Sarah se lève un matin et voit dans le couloir la toile Picasso achetée des millions par son mari avec la signature raturée et à la place écrit SARAH en grandes lettres.
Intriguée, elle avance dans le salon et là, même surprise : sur le Van Gogh, la signature est raturée et à la place : SARAH.
Dans l’entrée, idem avec leur Rembrandt, SARAH vient remplacer la signature !
Affolée, elle demande à Salomon : "Mais enfin, chéri, qu’est-ce que c’est que ça ?" "Ne t’inquiète pas, lui répond-il. J’ai un contrôle fiscal, j’ai préféré tout mettre à ton nom !"

Itshak ben Esther
Tamar ben Abraham
Pascale bat Jeannine
Yaacov ben Myriam
Benjamin Elihaou ben Srira
Juliette Sophia Haya bat Victorine Julie Judith
Arena Annaelle bat Gabriella
Patricia bat Denise
Eliane bat Aziza
Isaac Raphael ben Martine Nouna

Salomé bat Annie Hanna
Herel ben Hinda Mordehai ben Janette
Yrmiahou
Raphael Eliahou
ben Véronique Myriam Messoud ben Rahel
Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom www.torah-box.com/refoua-chelema


Perle de la semaine par

"La Torah est la clé de la vie éternelle." (Rabbi 'Haïm de Volozhin)