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Torah-Box Magazine n°347 France - Vaéra

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n°347

14 janvier 2026 I 25 Tévet 5786 I Vaéra


Amoud Hayomi - Spécial Pessah

Tous ceux qui ont soif d’entendre la parole d’Hachem,

sont invités à nous rejoindre pour cette étude.

Arrivez au

Séder de Pessa’h préparés

AVEC DES DIZAINES DE MILLIERS D’ÉTUDIANTS

COMMENÇONS ENSEMBLE L’ÉTUDE DE « ARVÉ PESSAHIM »

DIMANCHE 14 CHEVAT ( ‫) אי״ה‬, 1 er FÉVRIER 2026 1 PAGE DE GUEMARA PAR JOUR - JUSQU’À ROCH ‘HODECH NISSAN


L'ÉDITO DE LA SEMAINE Capture de Maduro et pédagogie radicale La capture spectaculaire, par un commando américain, de Nicolás Maduro et de sa femme dans leur palais au Venezuela a profondément surpris l’opinion mondiale. En droit international, arrêter le chef d’un autre État en fonction par une opération militaire est quasiment inédit ; cela revient à franchir une ligne rouge diplomatique, car on touche directement à la souveraineté d’un pays. D’ailleurs, même aux États-Unis, le président américain a été vivement critiqué pour cette démonstration de force, au lieu de privilégier les moyens habituels comme les sanctions économiques ou la pression diplomatique. Trump n’a pas l’air d’être le moindrement gêné par ces réactions : il représente l’État le plus puissant sur terre et utilise la loi du plus fort, comme cela a toujours été le cas durant des millénaires. En effet, depuis l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle, c’était la norme, renverser un dirigeant était un acte de guerre ordinaire. Mais voilà que, depuis, la Charte des Nations Unies a établi des règles qui ne permettent plus d’agir de la sorte et cela, le chef d’État américain n’en tient pas compte. Il s’appuie bien entendu sur plusieurs éléments qui “justifient” sa démarche : le gouvernement vénézuélien serait impliqué dans un réseau international de trafic de cocaïne et acheminerait des stupéfiants vers les États-Unis. De plus, il coopérerait avec l’Iran, et permettrait la présence du ‘Hezbollah dans certaines zones. Comment Trump s’arrange-t-il avec le droit international ? Tout simplement : lorsque des régimes menacent leurs voisins et que, juridiquement, ils sont intouchables, protégés par la loi parce qu’ils représentent un État souverain, la seule solution serait la force. En d’autres termes : “Le droit protège la paix, mais quand le droit protège l’agresseur, la force rétablit l’équilibre.” Simple, logique et efficace.

Cette analyse n’a été rapportée ici que parce que, par extension, elle peut tous nous concerner dans notre lutte contre le mal. Donnons un exemple : un enfant de 10 ans acquiert un jour un smartphone. Les parents font un peu la moue, mais que peuvent-ils faire face à l’argument : “tous les copains en ont un !” ? Mais voilà que, de semaine en semaine, voire de jour en jour, l’attitude de cet enfant change. Les résultats scolaires s’en ressentent, son engagement religieux aussi ; il ne communique plus, passant des heures figé sur son écran. Il ne respecte plus ses parents comme avant et, lorsqu’ils cherchent à dialoguer avec lui, il verrouille brusquement la porte de sa chambre. Le père et la mère prennent conseil auprès d’autres parents, mais obtiennent toujours la même réponse : il faut comprendre, il faut accepter, c’est l’air du temps. Mais en attendant, les dégâts se multiplient, avec des relations virtuelles toxiques. Après avoir reçu de leur fiston des réflexions désagréables et choquantes, les parents le soupçonnent d’être mené à la rébellion contre eux. Les bras enchaînés par une sorte de “Charte des Parents Unis”, qui légitimerait cette liberté d’agir de leur fils, ils se morfondent, ne sachant plus quoi faire. Jusqu’au jour où le père, profitant d’une nuit où la porte de la chambre est restée ouverte, prend ce smartphone et le détruit. Le lendemain, c’est la crise. Mais le père tient bon et fait savoir fermement à l’enfant qu’il ne lui permettra plus d’avoir un tel appareil entre les mains. Là aussi, simple, logique et efficace. Cet exemple peut s’étendre à bien d’autres situations qui nous concernent à titre individuel. Dans la lutte contre le mal, il faut parfois oser et ne pas se laisser impressionner par des conventions qui nous tiennent enchaînés ! Rav Daniel Scemama Magazine I n°347

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SOMMAIRE Daniel Scemama 03 Rav L'Édito - Capture de Maduro et pédagogie radicale

07 Actualités Rosemblum 12 Alexandre America First : le grand malentendu 14 Yedia Dans les ruelles du Marais, mille ans de vie juive 17 Benhamou 18 Binyamin Pas de hasard, rien que des occasions Devinettes sur la Paracha

Yehonathan Gefen 21 Rav Parachat Vaéra – Contempler les Tsadikim

23 Shabatik 27 Histoire Anges en cuisine 29 Flash Chabbath Lévi Pinson 30 Rav Le message d'un rabbin d'Ajaccio exclusif 32 Reportage Expédition sur le tombeau de Yossef Hatsadik en plein Chekhem !

34 Hiloula Rav Eliahou Dessler : Sa vie, son enseignement 38 Couple Ma femme ? Je la connais par cœur ! 40 Femmes Question au psy : Je suis déprimée de ne toujours pas

Responsable publication David Choukroun Rédacteurs Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Binyamin Benhamou, Yonathan Alexander, Rav Yehonathan Gefen, Rav Lévi Pinson, Sarah Kisielewski, Yaël Chemama, Nathalie Seyman, Rav Avraham Garcia, Rav Gabriel Dayan, Murielle Benainous Mise en page Dafna Uzan Couverture @hasidiminusa Secrétariat 01.80.20.5000 Publicité Yann Schnitzler yann@torah-box.com 04.86.11.93.97 Distribution diffusion@torah-box.com Remarques & commentaires magazine@torah-box.com Abonnement torah-box.com/magazine

avoir d’enfant

42 Questions au Rav pour les enfants 44 LaC’estParacha pas joli joli ! 46

Recette Salade de patate douce rôtie, roquette & noisettes

 Les annonces publicitaires sont

sous la responsabilité de leurs annonceurs

 Ne pas lire pendant la prière  Ce magazine contient des

enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle


MER

Daf Hayomi Mena'hot 3 Michna Yomit 'Erkhin 5-4

JEU

15 Janv. 26 Tévet

Daf Hayomi Mena'hot 4 Michna Yomit 'Erkhin 5-6

VEN

16 Janv. 27 Tévet

Daf Hayomi Mena'hot 5 Michna Yomit 'Erkhin 6-2

SAM

17 Janv. 28 Tévet

Daf Hayomi Mena'hot 6 Michna Yomit 'Erkhin 6-4

DIM

18 Janv. 29 Tévet

Daf Hayomi Mena'hot 7 Michna Yomit 'Erkhin 7-1

19 Janv. 1 Chevat

Daf Hayomi Mena'hot 8 Michna Yomit 'Erkhin 7-3

MAR

14 Janv. 25 Tévet

LUN

CALENDRIER DE LA SEMAINE

Parachat Vaéra

Roch 'Hodech

Daf Hayomi Mena'hot 9 Michna Yomit 'Erkhin 7-5

20 Janv. 2 Chevat

Mazal Tov à

Mme Dafna Uzan

pour la naissance d'une petite-fille !

Mercredi 14 Janvier Rav Eliahou Eliézer Dessler Rav Ya'akov Halévy

Jeudi 15 Janvier Rav Chalom Mazouz Rav Mordékhaï Benjo

Horaires du Chabbath Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Entrée

17:05

17:05

17:11

16:44

Sortie

18:17

18:14

18:18

17:56

Zmanim du 17 Janvier Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Nets

08:37

08:17

08:07

08:15

Fin du Chéma (2)

10:49

10:33

10:27

10:27

'Hatsot

13:01

12:51

12:49

12:39

Chkia

17:24

17:25

17:30

17:04


ACTUALITÉS Les Etats-Unis "prêts à aider" les Iraniens, assure Trump ; des milliers de morts parmi les manifestants locales, la répression aurait déjà fait au moins 2 000 morts. Un médecin de la ville de Rasht, dans le nord du pays, a indiqué à Iran International qu’un seul hôpital avait reçu au moins 70 corps.

Le président américain Donald Trump a réitéré samedi ses avertissements à l’encontre du régime iranien, alors que le mouvement de contestation s’intensifie en Iran. Il a affirmé que Téhéran faisait face à de "gros problèmes" et a assuré que les ÉtatsUnis se tenaient "prêts à aider" un peuple qui, selon lui, "aspire à la liberté". Il a en outre mis en garde le pouvoir iranien contre une répression sanglante. "S’ils commencent à tuer des gens, comme ils ont tendance à le faire lors des émeutes, nous les frapperons très fort", a-t-il déclaré, sans toutefois préciser la nature d’une éventuelle intervention américaine. Selon des estimations relayées par des sources

Par ailleurs, des manifestants affirment que le système Starlink, propriété d’Elon Musk, a permis une connexion Internet partielle malgré la coupure totale imposée par le régime. Cette connexion aurait facilité la transmission d'informations vers l'étranger. En parallèle, l’Iran a averti dimanche Washington toute attaque américaine conduirait Téhéran à riposter contre Israël et les bases militaires américaines de la région.

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Dov Uzan Magazine I n°347

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ACTUALITÉ Gaza : Le plan américain dans l'impasse, Tsahal se prépare à une éventuelle reprise des combats Le plan de règlement porté a déjà finalisé plusieurs par Donald Trump pour scénarios militaires — Gaza est dans l’impasse, d’une offensive rapide à faute de désarmement une reprise progressive des effectif du 'Hamas. Selon opérations — signe qu’Israël des sources israéliennes se prépare concrètement à et américaines, aucune avancée politique un retour des combats si l’impasse perdure. ou sécuritaire n’est possible tant que le "Sans élimination de la menace armée, il n’y mouvement islamiste reconstitue ses aura ni reconstruction ni stabilité", a confié capacités militaires. En parallèle, Tsahal un responsable américain cité par i24News. Le Venezuela entame des "discussions exploratoires" avec Washington Le Venezuela a annoncé l’ouverture de "discussions exploratoires" avec les EtatsUnis en vue de restaurer des relations diplomatiques rompues depuis 2019, a indiqué le ministère vénézuélien des Affaires étrangères. Le gouvernement intérimaire dirigé par la vice-présidente Delcy Rodríguez a précisé que des diplomates américains

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étaient présents à Caracas pour un "premier diagnostic" en vue d’une reprise progressive des opérations diplomatiques. Cette initiative intervient dans un contexte politique bouleversé après l’arrestation de Nicolás Maduro et de son épouse, ce qui ouvre une phase de transition suivie de près par la communauté internationale.

Municipales 2026 : LFI exclut un candidat à Romilly-sur-Seine après des posts antisémites La France insoumise a retiré l’investiture de son candidat Yves Bouteiller à Romillysur-Seine, après la mise au jour de publications à caractère antisémite sur les réseaux sociaux. Le mouvement affirme que ces propos contreviennent à sa charte et justifient une exclusion immédiate. Selon des éléments confirmés par plusieurs médias, le candidat avait notamment accusé le CRIF de "diriger la France", comparé des "sionistes" au régime nazi et insulté virulamment le député socialiste Jérôme Guedj ; des messages aujourd’hui supprimés mais jugés suffisamment graves pour entraîner sa mise à l’écart.


New York : La condamnation par Mamdani des slogans pro-'Hamas jugée insuffisante Le maire de New York, Zohran Mamdani, a déclaré vendredi que les slogans soutenant des organisations terroristes "n’ont pas leur place dans notre ville", au lendemain d’une manifestation pro-'Hamas organisée en marge d'un événement immobilier lié à Israël dans une synagogue. Les propos ont provoqué une vive indignation dans un quartier juif du borough de Queens. La réaction tardive du maire a été jugée insuffisante par de nombreux responsables politiques. La gouverneure de l’État, Kathy Hochul, a qualifié les slogans pro-'Hamas de "répugnants et dangereux". Le quartier de Kew Gardens Hills, qui compte une importante communauté juive orthodoxe, a vu certaines écoles et institutions religieuses suspendre leurs activités par crainte d’incidents.

SYN

6 Israéliens blessés, dont un gravement, dans un accident de voiture en Thaïlande

Un minibus qui transportait des passagers israéliens s’est renversé à Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande, dans la journée de samedi, a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Six Israéliens âgés d’une vingtaine d’années ont été blessés, dont un gravement, selon Passportcard, une compagnie d’assurance spécialisée dans les voyages. Les médecins, aidés par le groupe Magnus Search and Rescue, ont évacué les blessés vers trois hôpitaux différents de la région. Le ministère israélien des Affaires étrangères a expliqué qu’il était en contact avec les Israéliens blessés et avec leurs familles, ainsi qu’avec les autorités locales.

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ACTUALITÉ Décès à Jérusalem de Ouri Loupoliansky, ancien maire et fondateur de Yad Sarah Ouri Lopoliansky, ancien maire de Jérusalem et fondateur de la célèbre organisation caritative Yad Sarah, est décédé à l’âge de 74 ans après une longue maladie. Cet homme d'une grande humilité fut le premier maire 'Harédi de la capitale et une figure majeure de l’engagement social en Israël. Fondée dans les années 1970, Yad Sarah est devenue l’une des

plus grandes organisations d’aide médicale du pays, fournissant chaque année des équipements et un accompagnement à des centaines de milliers de patients, sans distinction de public. Le Premier ministre Netanyahou a salué "un homme de bonté et de compassion exceptionnelles, qui a consacré sa vie à aider les plus faibles".

Royaume-Uni : La belle-sœur de Tony Blair qualifie le 7 octobre de “journée légendaire” La belle-sœur de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, Lauren Booth, a décrit le 7 octobre comme un "jour légendaire dans l’histoire de la nation musulmane". Dans une interview accordée à un journal turc en janvier 2024, publiée récemment, Booth — qui s’est convertie à l’islam en 2010 et vit à Istanbul — a comparé cette période

aux suites des attentats du 11 septembre 2001. Elle a également déclaré que “des millions de personnes embrasseront l'islam” et a encouragé les partisans à rester forts, qualifiant le moment de "point tournant dans l’histoire", tout en évoquant ses visites passées à Gaza.

Manque d’eau : ces signes à contrôler On associe souvent le manque d’eau à une simple sensation de soif. En réalité, lorsque le corps manque d’hydratation, il se déséquilibre. Et les signaux qui l’accompagnent sont souvent banalisés, mais nous épuisent. • Le cerveau est le premier impacté : une déshydratation légère suffit à diminuer la concentration, la mémoire et la clarté mentale. Résultat : fatigue intellectuelle, brouillard mental, irritabilité. • L’énergie chute sans raison apparente : quand l’eau manque, le volume sanguin diminue, la circulation devient moins efficace, et l’oxygène arrive moins bien aux cellules. • La digestion ralentit : l’eau est indispensable au transit. Un manque chronique peut favoriser ballonnements, constipation et inconfort digestif. • La faim peut être trompeuse : le corps confond fréquemment soif et appétit, ce qui peut pousser à grignoter quand un verre d’eau aurait pu suffire. • La peau et les articulations envoient des signaux : tiraillements, teint terne, raideurs articulaires peuvent être liés à une déshydratation. • Les reins travaillent davantage : un manque d’eau rend l’élimination des déchets plus difficile. Boire suffisamment peut apparaître comme une contrainte, mais c’est fondamental pour soutenir notre corps. Répartir l’eau sur la journée, écouter ces signaux et boire régulièrement suffit souvent à retrouver plus d’énergie et de confort. Sarah Kisielewski 10

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Judée-Samarie : Berlin s’oppose aux constructions israéliennes dans la zone E1

L’Argentine suspend le transfert de son ambassade à Jérusalem sur fond de tensions autour du forage gazier

L’Allemagne a appelé Israël à suspendre les constructions dans la zone E1, en JudéeSamarie, exprimant une nouvelle fois son désaccord avec la politique israélienne dans ce secteur. Berlin a mis en garde contre les conséquences politiques et humanitaires du projet, craignant que le projet ne "restreigne davantage la liberté de circulation de la population palestinienne" et ne "compromette gravement les perspectives d’une solution à deux États". Le projet est notamment soutenu par le ministre israélien des Finances Betsalel Smotrich, qui a déclaré à plusieurs reprises que l’expansion des implantations en JudéeSamarie visait notamment à empêcher la création d’un État palestinien.

L’Argentine a mis en pause son projet de transfert de son ambassade à Jérusalem en raison de tensions apparues ces dernières semaines entre le Premier ministre Netanyahou et le président argentin Milei, rapporte la chaîne N12. D’après ces informations, ces frictions seraient liées aux opérations de forage offshore menées par la société israélienne Navitas Petroleum au large des îles Malouines. Ce territoire d’outremer est administré par le Royaume-Uni, mais sa souveraineté est revendiquée par Buenos Aires. Interrogé par N12, le ministère israélien des Affaires étrangères a toutefois souligné que l’Argentine dirigée par Milei demeure "l’un des alliés les plus proches et les plus solides d’Israël", évoquant des relations étroites et continues entre les dirigeants des deux pays. Elyssia Boukobza

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TRIBUNE par Alexandre Rosemblum America First : le grand malentendu Quelque chose a basculé après l’invasion de l’Ukraine ; et de surcroît après le pogrom du 7 octobre. Ce jour-là, Israël a non seulement été attaqué, mais la crédibilité de l’architecture occidentale toute entière a été mise à l’épreuve. America First, "l’Amérique d’abord", apparaît comme l’un des slogans les plus mal compris de ces dernières décennies. Né au début du XXe siècle dans un contexte de repli américain sur sa politique intérieure, le slogan a été depuis revisité par Donald Trump. Pourtant, cette doctrine ne vise pas tant le retrait du monde que la subordination de toute politique étrangère à un calcul strict d’intérêt américain. On y a vu un programme de repli, une tentation isolationniste, presque une abdication stratégique maquillée en patriotisme économique. Cette lecture vient de montrer ses limites. Émettons une première hypothèse. America First ne serait donc pas un projet de retrait du monde, mais un recentrage économique, l’arme à la main si nécessaire. D’abord, c’est une tentative de restaurer une base productive, industrielle et financière que les États-Unis avaient laissé s’éroder pendant des décennies de mondialisation asymétrique. Les hausses des droits de douane l’année dernière en furent le premier acte, avec le président américain annonçant au monde sa politique agressive de taxes sur les importations mondiales. Si ces hausses ont produit des effets réels, elles ont été manifestement insuffisantes pour remettre en marche une machine industrielle trop profondément encrassée, et désossée par le continent asiatique. Mais l’histoire des empires est d’une constance implacable. Lorsqu’un centre de gravité économique s’épuise, lorsqu’un territoire ne suffit plus à soutenir la puissance qu’il entend incarner, l’empire regarde au-delà de son horizon et s’étend vers les ressources qui lui manquent. Pendant l’Antiquité, les chasseurs12

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cueilleurs allaient guerroyer avec les tribus voisines pour se disputer les baies. Les ruées vers les mines d’or ont toujours été source de conflit civilisationnel. Des millénaires plus tard, Donald Trump envoie les hélicoptères de combat à Caracas capturer Nicolás Maduro, le roi déchu du pétrole. Le Venezuela, l’Iran, la Colombie, Cuba seraient, selon cette compréhension des choses, des points de tension énergétique, minérale, stratégique. Ceux qui ont cru que America First était la fin de l’expansionnisme américain se sont lourdement trompés. C’était surtout l’annonce d’une hiérarchisation froide des intérêts américains. Dans cette logique, l’idée d’un partage tacite des zones de friction n’a rien de fantasmatique. Il est parfaitement concevable que certaines régions – l’Ukraine, Taïwan, le Groenland – deviennent des variables d’ajustement dans un grand rééquilibrage mondial. N’y voyez pas un cynisme idéologique, mais un calcul impérial élémentaire : sécuriser les ressources vitales. On pourrait penser que tout le reste, au fond, relève du commentaire. Mais cette grille de lecture économique, aussi nécessaire et évidente soit-elle, est insuffisante pour comprendre la séquence actuelle. Et c’est là où intervient une seconde hypothèse plus globale qu’une simple question d’argent. Quelque chose a basculé après l’invasion de l’Ukraine ; et de surcroît après le pogrom du 7 octobre. Ce jour-là, Israël a non seulement été attaqué, mais la crédibilité de l’architecture occidentale toute entière a été mise à l’épreuve. Pendant plus d’une décennie, les États-Unis ont projeté une image de retenue devenue indistincte


de la faiblesse. Retrait d’Irak, d’Afghanistan, effacement au Moyen Orient, lignes rouges verbales sans traduction opérationnelle : le message envoyé à Pékin, Moscou et Téhéran était limpide. L’Amérique doutait, calculant son image et ses opinions minoritaires internes avant sa puissance externe.

les États-Unis exercent une pression simultanée sur les deux géants qui lui font face.

À cela s’ajoute une dimension monétaire essentielle. Le contrôle des flux énergétiques permet aussi le maintien du dollar, en net recul ces dernières années, comme monnaie de règlement incontournable, y compris et On peut supposer que le 7 octobre n’aurait surtout chez les pays émergents. Acheter pas été envisagé par ses instigateurs du pétrole, c’est continuer à détenir meurtriers dans un contexte où des réserves en dollars. Dans les USA auraient affiché leur contexte d’endettement force. L’alliance ‘Hamas – Iran Lorsqu’un centre unaméricain colossal, cette – ‘Hezbollah, aussi hostile soit-elle, n’engage pas un contrainte systémique devient de gravité acte aussi déstabilisateur un instrument de pérennité économique sans la certitude d’un financière à très long terme. environnement permissif. s’épuise, l’empire L’ouverture vers les L’Ukraine a donné le ton. actifs numériques, la Les délégations du ‘Hamas regarde au-delà réflexion sur de nouvelles reçues en grande pompe à de son horizon et Pékin et à Moscou n’est pas réserves de valeur, un détail gênant, mais s’inscrit l’intégration progressive s’étend vers les dans une logique de validation des cryptomonnaies dans ressources qui lui l’écosystème politique explicite. économique américain participent de la même La réponse américaine actuelle manquent. logique : diversifier les piliers de la doit être lue comme une opération de restauration d’autorité, virile certes, après puissance sans renoncer à la domination des décennies de pudibonderie géopolitique. En monétaire. frappant l’Iran, en mettant un coup de pied dans la fourmilière vénézuélienne, Washington ne Ce que nous observons n’est certainement pas cherche pas seulement à neutraliser des acteurs ce que vous lisez dans les journaux ou entendez hostiles ou à prendre la revanche d’humiliations à la radio, à savoir une fuite en avant improvisée passées et actuelles. L’Amérique redessine les par Trump, caricaturé en un magnat des affaires lignes rouges du système international, laissé à à l’hubris illimitée. C’est la fermeture, brutale l’abandon par les administrations précédentes, et peu soucieuse du "droit" international ce qui a jusqu’ici largement profité à un Sud certes, d’une parenthèse : la parenthèse faible global revanchard, assoiffé de ressources, de et peureuse où l’Occident s’est persuadé que richesse et de pouvoir. l’ordre mondial pouvait se maintenir par inertie Dans ce cadre, le pétrole vénézuélien n’est morale. L’histoire vient de rappeler une règle plus seulement une ressource précieuse, c’est simple : la stabilité ne se proclame pas dans un levier. Il touche la Russie au cœur de son des grands discours de politique générale à la économie de guerre, en fragilisant ses capacités tribune de l’ONU, elle se démontre. Le "retour de financement à long terme. Il inquiète la Chine, du tragique" ? L’avenir le dira, peut-être dans les dont le modèle industriel repose sur un accès toutes prochaines heures... fluide et massif à des ressources énergétiques qu’elle ne contrôle pas. En un seul mouvement, Alexandre Rosemblum

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Dans les ruelles du Marais, mille ans de vie juive On entre dans le Marais juif presque sans s’en rendre compte. Une rue pavée, une enfilade de façades claires, une odeur de pain chaud, quelques lettres hébraïques sur une devanture, un homme qui sort d’une synagogue avec son Talith sous le bras. Et soudain, on comprend : ici, Paris se souvient. La présence juive dans le Marais remonte au Moyen Âge. Dès le XIIIe siècle, une communauté s’installe autour de ce qui deviendra plus tard la rue des Rosiers. Mais en 1306, le roi Philippe le Bel signe l’édit d’expulsion des Juifs de France : en un mois, familles, livres, commerces doivent disparaître. Le quartier perd sa communauté, mais pas sa mémoire. Il faudra attendre la Révolution française et l’émancipation des Juifs de 1791 pour que des familles juives reviennent habiter Paris comme citoyens à part entière, en se joignant aux quelques centaines de "Portugais" et autres Ashkénazes qui y étaient jusque-là plus ou moins tolérés. Beaucoup arrivent d’Alsace et de Lorraine, notamment après l’annexion de ces régions par l’Allemagne en 1871. Ces familles montent à Paris, trouvent refuge dans le vieux Marais populaire, s’installent rue des Rosiers et dans les rues adjacentes. À la fin du XIXe siècle, une nouvelle vague déferle : celle des Juifs d’Europe de l’Est, 14

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chassés par les pogroms et la misère en Russie, en Pologne, en Roumanie, dans l’Empire austro-hongrois. La France, premier pays européen à avoir donné des droits civiques aux Juifs, apparaît alors comme un havre possible. Des milliers de migrants descendent du train à la gare de l’Est et se dirigent vers ce quartier populaire où les loyers sont encore abordables : le Marais. C’est à ce moment-là que le quartier prend son surnom en yiddish : le Pletzl, la "petite place", autour de la rue des Rosiers et de la place Saint-Paul. Comme un shtetl au cœur de Paris Dans ces ruelles étroites, on parle yiddish, français, parfois un peu russe ou polonais. On ouvre des boucheries cachères, des épiceries, des ateliers de confection, des boulangeries. Les immeubles sont vétustes, parfois insalubres, mais la vie est intense, dense, pleine de solidarité.


Certains coins deviennent presque des microshtetls : la rue des Écouffes, la rue FerdinandDuval – un temps surnommée "rue des Juifs" tant la présence y est forte. On construit des synagogues de quartier, de petites maisons d’étude. Le Chabbath, les rues se calment, mais les appartements s’illuminent. On imagine facilement les enfants courant dans les escaliers en colimaçon, l’odeur du gefilte fish, le bruit des machines à coudre le dimanche. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, plus de la moitié des habitants du quartier sont juifs, majoritairement ashkénazes. Le Marais est devenu le véritable cœur de la vie juive populaire parisienne, avec son accent, ses odeurs, sa sociabilité propre. Les ombres de la guerre Puis viennent les années noires. L’Occupation, les lois antijuives du régime de Vichy, les rafles organisées avec la police française. Des familles entières sont arrêtées, parfois à l’aube, parfois à la sortie de l’école, avant d’être dirigées vers le Vél’ d’Hiv, Drancy, puis les camps d’extermination. Plus de la moitié des habitants juifs du Marais ne reviendront pas.

Renaître encore : les Séfarades et le renouveau des années 1960 Après la guerre, le quartier se vide en partie : certains survivants ne veulent plus revenir vivre là où tout a été brisé ; d’autres partent vers des quartiers plus neufs en périphérie. On aurait pu croire que c’en était fini de la vie juive dans le Marais. Mais, une fois de plus, le Pletzl va renaître autrement. Dans les années 1960 et 1970, une nouvelle vague arrive : des Juifs séfarades, venus d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, ou de Turquie après les indépendances et les départs forcés. Beaucoup s’installent en France, notamment à Paris, et redonnent vie au quartier autour de la rue des Rosiers et de la place Saint-Paul.

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Ils y apportent leurs mélodies, leurs recettes, leur accent, leur manière de prier. Les odeurs changent : aux kreplach et au strudel Le Marais n’est pas s’ajoutent la dafina, la pastilla, les salades seulement un décor orientales. Les commerces “typique” pour cartes séfarades côtoient les vieilles enseignes postales. C’est un ashkénazes, et le Marais fragment fragile mais devient un espace de rencontre entre ces deux vibrant de l’histoire juive grandes cultures juives.

mondiale, planté au cœur de Paris

Aujourd’hui, des plaques rappellent ces noms, souvent ceux d’enfants, sur les façades des écoles et des immeubles. On y lit : "À la mémoire des enfants déportés de ce quartier". Juste à côté, le Mémorial de la Shoah, rue Geoffroyl’Asnier, veille sur cette mémoire avec ses murs gravés, ses archives, ses expositions. On ne peut pas marcher dans le Pletzl sans sentir ce silence-là, sous le bruit des touristes et des conversations. C’est une mémoire qui ne crie pas, mais qui pèse.

En 1973, le film Les Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury, avec Louis de Funès, immortalise cette ambiance et ancre la rue des Rosiers dans l’imaginaire collectif français. Falafels, librairies et synagogues : un présent foisonnant Aujourd’hui, la vie juive du Marais se lit autant dans les assiettes que dans les pierres. Devant L’As du Falafel, la file s’étire souvent jusque dans la rue, au milieu des touristes, des Parisiens, des jeunes avec Kippa sur la tête et des passants de toutes origines. Les shawarmas et pitas débordantes s’engloutissent debout, au coin Magazine I n°347

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.org de la rue. À quelques pas, d’autres institutions – traiteurs ashkénazes, "délicatesses" d’inspiration new-yorkaise, boulangeries historiques – perpétuent des recettes venues de Pologne ou de Lituanie, revisitées au goût parisien. Les façades colorées de la "boutique bleue" ou de la "boutique jaune", les pâtisseries yiddish, les cheesecakes massifs, les hamantaschen dorées, tout cela raconte un monde qui a traversé la mer et les tragédies pour se poser là, entre deux hôtels particuliers du XVIIe siècle. Mais le quartier n’est pas qu’un décor gourmand. Il est aussi habité par le texte et la prière : librairies juives spécialisées, synagogues discrètes cachées dans des cours, grande synagogue des Tournelles, synagogue Agoudas Hakehilos avec la Yéchiva attenante, sans oublier le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ), installé dans l’hôtel de Saint-Aignan. Autant de lieux où l’on vient étudier, visiter, prier, ou simplement ressentir la profondeur de cette histoire. La blessure de 1982, la quête de justice Au milieu de ce foisonnement, le 9 août 1982, le quartier est à nouveau frappé en plein cœur. Des terroristes pénètrent dans le restaurant Jo Goldenberg, au coin de la rue des Rosiers et de la rue Ferdinand-Duval. Ils lancent une grenade et ouvrent le feu sur les clients et les passants. En quelques minutes, six personnes sont tuées, vingt-deux blessées. Pendant des décennies, cet attentat demeure une plaie ouverte, d’autant que ses commanditaires et ses exécutants restent hors de portée de la justice française. Les stores rouges du restaurant, longtemps restés en place, deviennent un symbole silencieux de ce drame. Plus de quarante ans plus tard, la perspective d’un procès se concrétise enfin : une cour d’assises spécialement composée doit juger plusieurs hommes accusés d’avoir participé à l’attaque, certains par contumace. 16

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Pour les familles de victimes et pour tout le quartier, c’est autant une question de justice que de mémoire. Un quartier fait de strates, de voix et de langues Et pourtant, malgré les expulsions médiévales, les rafles, la Shoah, l’attentat de 1982, l’antisémitisme persistant, le Marais reste avant tout un quartier de vie. Ce qui frappe quand on s’y promène, ce n’est pas seulement la douleur de l’histoire, mais cette capacité presque obstinée à continuer à exister, à prier, à débattre, à rire, à cuisiner. On y croise des familles qui sortent de la synagogue, des adolescents qui se retrouvent devant un falafel, des touristes qui photographient des enseignes en hébreu sans toujours en comprendre la portée. On entend parfois un Chabbath Chalom lancé sur un trottoir, un Toda au comptoir d’une boulangerie, un vieux yiddish qui s’échappe d’une conversation entre habitués. Le Marais juif, c’est cela : une accumulation de couches, d’empreintes, de renaissances. Un quartier qui a vu passer les Juifs médiévaux, les Alsaciens, les réfugiés de l’Est, les séfarades d’Afrique du Nord, les étudiants, les touristes, les militants, les rescapés. Un lieu où l’on peut lire dans la pierre et dans les vitrines la force de la continuité juive. On pourrait dire que c’est un quartier de fantômes. Mais ce serait oublier que ces fantômes sont entourés de vie, de prières, de pages de Talmud, de fumées de grillades et de rires. Le Marais n’est pas seulement un décor typique pour cartes postales. C’est un fragment fragile mais vibrant de l’histoire juive mondiale, planté au cœur de Paris. Un quartier qui, envers et contre tout, continue de dire la richesse plurielle des cultures juives – ashkénazes, séfarades, orientales – à ceux qui prennent le temps de lever les yeux en marchant. Yonathan Alexander


Parachat Vaéra 5786

par Michaël Lumbroso

Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

(il les avala) ‫בלע‬ (endurci) ‫הקשה‬

... tandis que les ... juifs s'amusaient avec elles en les caressant et les chevauchant.

Pendant la plaie du sang, le seul moyen pour les Égyptiens d'avoir de l'eau était de donner cela aux Hébreux en échange.

(poignée) ‫חופן‬

Au début, une énorme grenouille est apparue, les Égyptiens ont commencer à la ... , cela faisait sortir d'elle des essaims de petites grenouilles. (frapper) ‫להכות‬

(argent) ‫כסף‬

Hachem assura que la délivrance ne saurait tarder car Il avait entendu le ... des Bné Israël.

La peste s'abattit sur le bétail, les ... , les ânes et les chameaux des Égyptiens.

(cri d'angoisse) ‫נאקת‬

(chevaux) ‫סוסים‬

Les grenouilles ont envahi toutes les maisons des Égyptiens allant même jusqu'à se jeter dans leurs ... . (fours) ‫תנורים‬

(Juste) ‫צדיק‬

L'âge de Moché Rabbénou lorsqu'il s'est présenté devant Pharaon.

Les Bné Israël n'ont pas écouté Moché à cause du ... ... et du travail pénible. (souffle court) ‫קוצר רוח‬

Lors de la plaie de la grêle, Pharaon a admis avoir péché et a dit qu'Hachem est ... tandis que lui et son peuple sont les coupables.

Le nom du papa de Moché Rabbénou. (Amram) ‫עמרם‬

(80 ans) ‫שמונים שנה‬

(jeté) ‫זרק‬

(enfants) ‫ילדים‬ (bétail) ‫מקנה‬ (lin) ‫פשתה‬

La grêle était accompagnée de ces bruits effrayants qui ont inspiré la terreur aux Égyptiens.

Lors de la quatrième plaie, des bêtes ... sont venues attaquer les Égyptiens... (sauvages) ‫טורפות‬

(la peste) ‫דבר‬

La quantité de cendre qu'Hachem lui avait dit de prendre.

Ce végétal ainsi que l'orge ont été frappés lors de la plaie de la grêle.

Après les quatre expressions de Délivrance, ce qu'Hachem fera au peuple juif (la 5ème expression).

Ce qu'Hachem a fait au cœur de Pharaon pour qu'il multiplie Ses signes et Ses prodiges.

Ce que Moché a fait après avoir pris de la cendre de la fournaise, lors de la sixième plaie.

Lors de la plaie de la lèpre, pas un seul animal du ... des Bné Israël n'est mort.

Grâce à l'étendue des plaies sur l'Égypte, on a pu bien décerner où étaient les ... du territoire égyptien.

(Je les amènerai) ‫והבאתי‬

(doigt) ‫אצבע‬

La cinquième plaie.

Ce que le bâton d'Aharon a fait aux bâtons des magiciens égyptiens.

(frontières) ‫גבולות‬

Lorsque les magiciens égyptiens ont vu la plaie des poux, ils se sont rendus compte que cela provenait du ... d'Hachem.

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(tonnerre) ‫רעם‬


Le billet de Binyamin Benhamou Pas de hasard, rien que des occasions Chaque personne que nous rencontrons, chaque contrariété, chaque difficulté est une occasion d’élévation. Rien n’est dû au hasard.

En Pennsylvanie, des habitants se sont plaints d’une invasion de serpents noirs. Le shérif a proposé une récompense pour en tuer le plus possible. La population s’est mobilisée, les serpents ont disparu… mais l’année suivante, les champs ont été détruits par des milliers de souris. On découvre alors que ces serpents, même s’ils étaient parfois gênants, maintenaient l’équilibre en mangeant justement ces souris. En voulant éliminer la "nuisance", on a supprimé l’équilibre. Cette scène illustre un principe fondamental : Hachem a créé chaque chose "face à l’autre", " " Dans la nature comme dans le monde spirituel, il existe toujours un contrepoids, un opposé, un partenaire d’équilibre. Ce principe ne concerne pas seulement les animaux ou l’écologie, mais aussi les hommes : les Tsadikim (justes) et les Récha’im (mécréants). Hachem orchestre les circonstances pour que les justes rencontrent les épreuves nécessaires à leur perfection. Il place les opposants exacts, au bon moment et au bon endroit, pour permettre à la grandeur humaine d’éclore. À la fin des temps, dit la Guémara, Hachem fera venir tous les peuples pour recevoir leur récompense. Ils protesteront et demanderont 18

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pourquoi Israël est choisi. Alors Hachem convoquera des témoins : non pas des anges, mais justement les ennemis d’Israël. Nimrod sera appelé pour témoigner de la grandeur d’Avraham. Car c’est en résistant à Nimrod, le tyran le plus brillant de son époque, qu’Avraham devint Avraham. L’épouse de Potiphar sera appelée pour attester de la pureté de Yossef, qu’elle tenta de séduire jour après jour. Nabuchodonosor témoignera de ‘Hanania, Mikhaël et ‘Azaria qui refusèrent de se prosterner devant son idole. Darius témoignera de la fidélité de Daniel. Chez tous, l’adversité a été précisément le tremplin de leur grandeur. Puis vient l’exemple le plus frappant : Ya’akov Avinou. Hachem dira : "Que Lavan vienne témoigner de Ya’akov." On pourrait croire que Ya’akov devint grand dans les tentes de Torah de Its’hak, Rivka, Chem et ‘Éver. Mais le texte révèle que sa grandeur s’est réellement révélée chez Lavan, dans un environnement corrompu, où mensonges et tromperies étaient monnaie courante. Ya’akov y a travaillé vingt ans, sans se plaindre, honnête malgré les fourberies, fidèle malgré les injustices, affrontant la chaleur brûlante et les nuits glacées sans jamais abandonner. C’est justement là, dans le pire lieu possible, qu’il a mûri spirituellement.


Le Messilat Yécharim dit : "Tout ce qui existe tous sont calibrés sur mesure pour nos besoins dans le monde n’est qu’une série de spirituels. Le mauvais réflexe est de fuir. tests." Chaque personne que nous Le bon réflexe est de dire : "Voilà mon rencontrons, chaque contrariété, Lavan. Voilà mon test." chaque difficulté est une occasion d’élévation. Rien n’est dû au Chaque épreuve, Mais rien de tout cela n’a de sens sans Émouna. Tant que hasard : tout est Hachga’ha chaque personne l'on pense que les situations Pratit, la Providence divine particulière. Hachem nous difficiles sont accidentelles, difficile est construit comme un poulet on les vit comme des qu’on tourne sur une broche : injustices. Avec la Émouna, une opportunité Il nous expose à différents on comprend qu’elles sont défis pour cuire, polir et directement des cadeaux d’Hachem perfectionner chaque partie pour développer notre envoyée par le de notre caractère. grandeur. Chaque épreuve, Les premiers tests se trouvent Créateur pour chaque personne difficile est dans la famille : frères et sœurs, une opportunité directement parents. Puis viennent le mari, la nous préparer au envoyée par le Créateur pour femme, la belle-famille – parfois monde futur. nous préparer au monde futur. difficiles, mais parfaitement choisis Binyamin Benhamou par Hachem. Ensuite les voisins, les (d’après Rav Avigdor Miller) collègues, le propriétaire, les gens agaçants :

"

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M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Vaéra – Contempler les Tsadikim La simple vision d’un grand homme nous lie profondément à lui, et grâce à ce lien, on bénéficie d’une bénédiction divine nous permettant de devenir meilleurs. La Paracha consacre plusieurs versets à la généalogie des trois premiers fils de Ya’akov : Réouven, Chim’on et Lévi. Mais la liste des descendants de Lévi est bien plus longue que celle des descendants de Réouven et de Chim’on ; pour Lévi, même ses petits-fils sont mentionnés. Le Sforno note cette singularité et explique que la Torah évoque les fils de Réouven et de Chim’on, parce qu’ils furent d’illustres personnages, tandis que la génération suivante n’était pas suffisamment vertueuse pour y figurer. En revanche, les petits-fils de Lévi furent des hommes de stature, ils sont donc cités explicitement. Le Sforno donne une raison à la plus grande vertu des petits-fils de Lévi : ils méritèrent de voir leur grand-père qui vécut très longtemps et c’est ce lien direct avec l’illustre Lévi qui les rendit particulièrement dignes. Par contre, Réouven et Chim’on moururent plus jeunes et leurs petits-fils n’eurent pas le mérite de les connaitre. Une vision à haute valeur ajoutée Pourquoi cette différence eut-elle un effet si marqué sur le niveau des descendants de Réouven, de Chimon et de Lévi ? La Guémara (‘Erouvin 13b) raconte que Rabbi Yéhouda Hanassi attribua sa grandeur au fait qu’il vit une fois le dos de Rabbi Méir. Il ajouta que s’il avait vu le visage de ce dernier, il aurait atteint de plus hauts niveaux encore. Ceci nous montre que le simple fait de voir un homme illustre, même sans écouter ses enseignements ou se mettre à son service, est très bénéfique.

Rav ’Haïm Chmoulévitz rapporte une autre explication du Sforno. (Si’hot Moussar, Maamar 41) Il précise que dans la Paracha de Vaye’hi, la Torah raconte la première rencontre entre Ya’akov et les fils de Yossef : "Les yeux d’Israël étaient alourdis par la vieillesse, il ne pouvait pas voir. Il les approcha de lui, il les embrassa, il les étreignit." (Béréchit 48, 10) Le Sforno commente ce verset : "Il ne pouvait voir, pour que sa bénédiction puisse leur être accordée, donc il les embrassa et les étreignit, afin de s’attacher à leurs âmes et qu’ils reçoivent ses bénédictions." Rav Chmoulévitz explique que si Ya’akov avait pu les voir, il se serait lié à eux à un niveau spirituel très fort. Ceci ayant été impossible, il s’attacha à eux différemment. On comprend à présent pourquoi le fait de voir Rabbi Méir fit une telle différence pour Rabbi Yéhouda. La simple vision d’un grand homme nous lie profondément à ce Tsadik, et grâce à ce lien, on bénéficie d’une bénédiction divine nous permettant de devenir meilleurs. Rav Chmoulévitz explique ensuite pourquoi Rabbi Yéhouda aurait été meilleur s’il avait pu voir le visage de Rabbi Méir. Certes, le fait de voir un grand homme influe sur l’individu, mais si le Tsadik le voit également, cela crée un lien plus fort, donc une influence plus marquée. Pour revenir aux petits-fils de Lévi, ils méritèrent de voir et d’être vus par leur vertueux grandpère et ceci joua un rôle fondamental dans leur ascension spirituelle, chose impossible pour les petits-fils de Réouven et Chim’on.

Supplément spécial Chabbath I n°347

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La Émouna commence par les Tsadikim La Émouna est l’un des domaines les plus touchés par cette influence positive créée par le regard des Tsadikim. On raconte que Rav Yérou’ham Leibovitch rencontra une fois un professeur juif non pratiquant, en vacances à Marienbad. Il conversa avec lui, tentant de le rapprocher de la Torah. Après que le Rav lui ait longuement parlé, le professeur lui demanda s’il avait lu les ouvrages d’Emanuel Kant, célèbre philosophe. Rav Yérou’ham répondit par la négative. Le professeur lui demanda alors s’il avait lu ceux de Freud, psychanalyste réputé pour ses conceptions très lointaines de celles de la Torah. Là aussi, Rav Yérou’ham répondit qu’il n’avait jamais rien lu de cet auteur. Le professeur demanda alors : "Si vous n’avez pas lu les livres de ces ‘érudits’, comment savez-vous que leur idéologie est incorrecte ? Si vous ne connaissez pas leurs doctrines, comment pouvez-vous me convaincre que la vérité est de votre côté ? Et s’ils avaient raison ?" Et tes yeux verront tes maîtres... Rav Yérou’ham répondit : "Ce que je sais, c’est qu’un individu du calibre du ’Hafets ’Haïm, ainsi que de nombreux autres érudits, éminents dirigeants spirituels du peuple juif, ont pu naître de l’étude de la Torah. L’un d’eux a-t-il appris ou été inspiré de l’un des systèmes de valeurs dont vous m’avez parlé ? Pas du tout ! Ces derniers sont un véritable non-sens ! Alors pourquoi devrais-je les consulter ?" C’est un fondement de Émouna que Rav Yérou’ham enseignait ici, à savoir que seule l’étude de la Torah peut produire des individus aussi vertueux que le ’Hafets ’Haïm. Rav Yérou’ham connut personnellement le ’Hafets ’Haïm et le fait de voir de tels géants de ses propres yeux est la façon la plus efficace pour inculquer la Émouna quant à l’authenticité de la Torah. De nos jours, nous n’avons pas le mérite de voir le ’Hafets ’Haïm et c’est peutêtre la raison pour laquelle la séquence de quelques secondes sur ce géant en Torah, dévoilée il y a quelques années, provoqua une telle émotion. Mais chaque génération a ses Tsadikim. Le Sforno, Rav Yérou’ham et Rav Chmoulévitz nous apprennent que plus on a l’opportunité de les voir, plus on mérite d’atteindre un niveau spirituel prodigieux. Rav Yehonathan Gefen 22

Magazine I n°347 Supplément spécial Chabbath I n°347

Résumé de la Paracha Hachem promet à Moché de faire sortir les Bné Israël d’Égypte et de les amener en terre d’Israël.

1

Moché est mandaté par Hachem pour demander à Pharaon, via Aharon, de faire sortir les Bné Israël d’Égypte.

2

Pharaon demande à Moché et Aharon de prouver la véracité de leur mission par le biais d’un miracle. Aharon jette son bâton à terre qui se transforme en serpent. Les magiciens de Pharaon font de même mais le bâton d’Aharon avale celui des magiciens.

3

4

L’Égypte est frappée par la plaie du sang, qui touche tous les points

d’eau.

5

Un essaim de grenouilles envahit l’Égypte.

La plaie des poux frappe l’Égypte. Bien que les magiciens de Pharaon ne réussissent pas à reproduire cette plaie, Pharaon refuse de laisser partir les Bné Israël.

6

7

Des animaux sauvages envahissent l’Égypte et y sèment la terreur.

Tous les animaux égyptiens se trouvant à l’extérieur sont frappés par la plaie de la vermine.

8 9

Des ulcères recouvrent le corps des Égyptiens.

10 Une grêle constituée d’eau et de

feu tombe sur l’Égypte, détruisant les récoltes et causant des victimes parmi la population égyptienne. Pharaon implore Moché à plusieurs reprises afin que certaines plaies cessent pour renvoyer les Bné Israël, mais il finit à chaque fois par changer d’avis.

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SHABATIK

N°460 Feuillet parents-enfants pour Chabbath

PRÉPARATIONS GÉNÉRALESédité : par

USTENSILES À NE PAS OUBLIER :

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

Un étui pour ranger l’Afikomane

Vaéra 5786

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

1 JEU PAR ÉQUIPE

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous) Formez deux équipes qui s’affronteront au coursUne des jeux des pages 1, 2, 3pour et 4 !y verser le vin bassine jetable lors de l’énumération des 10 plaies Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline” Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder

PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS : IDENTIFICATION 1 DES ÉQUIPES

JE U

Maro 3. r

e .O

uf d u r

le d

7

2.

au ne

au un’agslogan à votre équipe. ( 1. Donnez un nom formé de 2 mots qui riment à votre équipe. 2. Trouvez 2 Ép 1. 3 Matsot chemourot 2 points pour les plus points pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( (rondes, faites à la 2 points pour les plus drôles) convaincants, main)

LUI, PAS LUI, QUELQU’UN D’AUTRE. Hazer et

5 suivants, vous direz s’il est Pour chacun des animaux mignon, dangereux ou si ce n’est pas un animal.

tC so at 1. M

5. ‘Hazeret

.

Harossè .‘ t

(laitue ou endives)

Le premier qui donne la bonne réponse remporte le point • Le crocodile • Le tigre em > Dangereux. > Dangereux.

.

h

6.‘Harossèt 7. Oeuf• dur Le rhinocéros 8. Bol>d’eau salée Dangereux.

• Le lapin > Mignon.

ou •ro Le petit chat t > Mignon.

alée

(laitue romaine) 4. Karpass (céleri)

MATSA

Karpass

• Le panda > Mignon.

• Le faon > Mignon.

au s

2

4.

6

2. Épaule d’agneau 3. Maror

’e 8. Bol d

• Le wouawoua > Pas animal.

QUANTITÉS OBLIGATOIRES •DE MATSA & MAROR • La lilicellule L’ours • La tordue • Le scorpion > Pasfaite animal. > Dangereux. animal.de Matsa correspond savoir : 1 Kazayit = 28g>|Pas 1 Kazayit à ½ Matsa chémoura ronde à la main >ADangereux. • Le piranha • Le toudoux • La gourbille •Etapes Le serpent du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas) > Dangereux. > Pas animal. > Pas animal. > Dangereux. Minimum • Le koala Standard > Mignon. Hidour (au mieux) • Le glou > Pas animal.

MAROR

• La biraffe > Pas animal.

1 Kazayit

1 Kazayit

• Le lion 2 Kazayit > Dangereux.

• Le chakophère 1 Kazayit > Pas animal.

• L’araignée-loup > Dangereux.

• Le requin > Dangereux.

> Pas animal.

• L’écureuil roux 1 Kazayit > Mignon.

2 Kazayit

Etapes du Séder • La douche La quantité de Maror

1 Kazayit Maror

Supplément spécial Chabbath I n°347

1 Kazayit 1 Kazayit 2 Kazayit

Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 1

23


SHABATIK

JEU

3

32

UNE FAMILLE EN OR

JEUJEUX EN ÉQUIPE (SUITE)

(jeu d’intuition)

Répondez à la question proposée et gagnez 1 point

Citez des signes de vieillesse.

Cite des noms de famille courants commençant par Ben.

Cite des accessoires classiques pour décorer un bonhomme de neige.

Rides.

Benhamou .

Écharpe.

Perte de cheveux.

Benaroch / Benichou.

Chapeau / Lunettes.

Problèmes d’ouïe

Benchetrit.

Carotte pour le nez.

Pertes de mémoire.

Benzaquen / Benmoussa.

Boutons pour les yeux.

Cheveux blancs.

Bensoussan.

Branches pour les bras.

JEU

4

pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.

LES DÉFIS DE LA SEMAINE Répète sans te tromper, 7 fois, la phrase

“Un plein plat de blé pilé.”

• Le saviez-vous : Qu’arrive-t-il de particulier à la Tour Eiffel en été ? > Elle augmente jusqu’à 17 cm à cause de la dilatation thermique. • Le saviez-vous : À quoi servent les rayures des zèbres ? > Les rayures des zèbres éloignent les insectes. • Le saviez-vous : Quel animal a le sang bleu ? > le sang des pieuvres est bleu parce qu’il contient du cuivre au lieu du fer pour transporter l’oxygène.

• Le saviez-vous : Quel animal, qui n’est pas un poisson, peut-on manger sans faire de Ché’hita ? > La sauterelle Cachère. • Record : En combien de temps l’Australien Lee Stewart a-til tapé tous les nombres de 1 à 1 million en toutes lettres sur une machine à écrire. (8 propositions. Répondez par plus ou moins) > 16 ans (19890 feuilles de papier.)

DANS LE BON ORDRE Classe ces déserts du plus grand au plus petit : • Désert de Gobi, Sahara, Néguev, Antarctique, désert d’Arabie.

> Antarctique, Sahara, désert d’Arabie, désert de Gobi, Néguev.

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Supplément spécial Chabbath I n°347


SHABATIK

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ÉNIGMES

1ère énigme

Quel est votre lien de parenté avec la femme du père du père du mari de votre mère ?

Réponse : C’est votre arrière-grand-mère.

2ème énigme

Un prisonnier est enfermé dans une cellule qui a une fenêtre trop petite pour qu’il puisse passer et deux portes. Une des portes est gardée par un gardien et l’autre porte par un chien qui s’appelle “Aïe”. Le prisonnier est en possession d’un caillou.

per ?

Comment va-il faire pour s’échap

par la fenêtre,

lou sur le gardien : Le prisonnier lance lepellcail Réponse “aïe le chien va vers le gardien et le e, l’ap l qu’i t yan Cro ”.

n. le gardien crie porte qui était gardée par le chie prisonnier peut s’échapper par la

2ème énigme

Quel est l’intrus dans cette liste : Lisbonne – Athènes – Dublin – Budapest – Varsovie – Zurich la capitale de la Suisse (c’est Réponse : : Zurich n’est pascapitales de pays européens. Berne). Les autres sont des

HALAKHA QUIZ

Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.

Peut-on prononcer le nom de Hachem pour éduquer les enfants ?

Peut on répondre “Amen” à la Brakha d’un enfant de moins de 5 ans ?

1. Oui.

1. Oui.

2. Non.

2. Non.

3. Comme on veut.

3. Comme on veut. Réponse : 2

Réponse : 1 Supplément spécial Chabbath I n°347

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SHABATIK

4

JEUX

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant.

Énigme

Quelle innovation naît ainsi de cette observation ?

L’invention accrochée Un ingénieur suisse observa un jour que de petites graines restaient obstinément fixées au pelage de son chien après une promenade. Intrigué par ce phénomène très banal, il décida de l’étudier de près… et en tira une invention devenue incontournable.

Le velcro. En 1941, George de Mestral remarqua que des graines de bardane s’accrochaient solidement aux poils de son chien. En examinant leur structure, il imagina un système d’attache basé sur le même principe : le velcro, aujourd’hui utilisé partout, du textile à l’aéronautique.

B

Réponse de la semaine dernière À votre santé.

La réponse, la semaine prochaine !

Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 26

Supplément spécial Chabbath I n°347

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Anges en cuisine Un groupe d’étudiants assiste à la scène, voyant cette mère épuisée et ces enfants qui n’en peuvent plus. "Les amis, on doit faire quelque chose !"

Mme Lévi habite Bné Brak, elle travaille en problème : ses enfants sont trop jeunes pour tant que cuisinière dans une Yéchiva, un centre rester seuls à la maison. Pour sa reprise du d’étude de Torah. Le travail est difficile mais travail après la Chiva’, la semaine de deuil lui permet de subvenir aux besoins de son suivant l’enterrement de son mari, la jeune foyer et de ses enfants. Mme Lévi fait preuve veuve n’a pas d’autre choix que d’emmener d’une grande motivation dans son ses enfants avec elle. travail, elle sait combien il est Le premier jour, tout sacré, puisqu’elle nourrit Mme Lévi va bien. Les grands sainement des centaines couloirs de la Yéchiva d’étudiants en Torah. est combative, elle se transforment en Malheureusement, un aire de jeu pour les décide de ne pas se jour, sa vie bascule. enfants qui courent Son mari est frappé et s’amusent, sous le laisser abattre par par une rupture regard compatissant d’anévrisme sur son cette épreuve qui des étudiants. Mais à lieu de travail et il mesure que les jours va être difficile à meurt sur le coup. C’est passent, la situation une tragédie immense devient plus délicate. surmonter. pour ses enfants, pour elle et 19h. Les étudiants en Torah pour toute la communauté. descendent pour prendre le Elle doit désormais faire face à un défi repas. À cette heure déjà tardive, les enfants existentiel : élever seule ses enfants. À sa place, commencent à tirer sur le tablier de leur mère : beaucoup de personnes auraient pu sombrer "Maman, on est fatigués, on veut rentrer !" dans la dépression, et cela aurait été bien compréhensible. Mais Mme Lévi est combative, Sauf que 19h, c’est un peu l’heure de pointe elle décide de ne pas se laisser abattre par pour la maman qui ne peut évidemment pas cette épreuve. rentrer chez elle. Une fois que les étudiants ont fini de manger, il faut tout nettoyer. Il y a L’épreuve ménagère une vaisselle d’une centaine d’assiettes à laver, Chaque après-midi, elle part à la Yéchiva des marmites à récurer et la serpillière à passer préparer le repas du soir. Mais elle doit dans la salle à manger. Impossible de finir avant désormais composer avec un nouveau 22h, et pendant tout ce temps, les enfants Supplément spécial Chabbath I n°347

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s’accrochent à elle en se plaignant, en criant et en pleurant. Mme Lévi est épuisée, mais elle serre les dents, faute de choix. Un ‘Hessed contestable ? Un groupe d’étudiants assiste à la scène, ils voient cette mère épuisée et ces enfants qui n’en peuvent plus. L’un d’eux dit : "Les amis, on doit faire quelque chose !" Un des étudiants propose : "Écoutez, si on descend tous à 19h pile pour manger, et qu’on finit en 20 minutes, il nous restera 40 minutes avant de reprendre notre étude. Pendant ce temps, on prend tout en charge : la vaisselle, le nettoyage. De cette façon, elle peut rentrer chez elle à une heure décente s’occuper de ses enfants. Les étudiants décident de démarrer leur ‘Hessed dès le lendemain. À 19h, ils sont les premiers dans le réfectoire, ils se dépêchent de manger puis se mettent au travail. À 20h pile, la salle est nettoyée, la vaisselle faite et les tables impeccables. Mme Lévi n’en croit pas ses yeux. Elle remercie ces jeunes avec beaucoup de gratitude parce que, pour la première fois depuis le décès de son mari, elle peut rentrer chez elle à une heure décente.. Le lendemain, le Machguia’h de la Yéchiva, le surveillant spirituel, apprend ce qu'il se passe. Il convoque les étudiants et félicite leur qualité de cœur, mais il leur dit : "Je suis obligé de vous rappeler que votre rôle ici est d’étudier la Torah, pas de faire le ménage ! Votre étude protège le peuple juif et apporte des mérites à Mme Lévi et à toute sa famille" Les étudiants rassurent le surveillant, ils expliquent qu’ils ont mis en place un programme précis pour que cela n’empiète pas d’un instant sur leur étude de Torah. Malgré tout, le surveillant estime que cette initiative peut les épuiser à long terme et que cela pourrait nuire à la qualité de leur étude. Dans le doute, il décide de consulter son Rav, l’un des grands maîtres de la génération passée, Rav El’azar Mena’hem Man Chakh. Rav Chakh écoute, il lève les yeux de surprise et semble s'apprêter à condamner l’initiative des 28 28

jeunes étudiants. Le Machguia’h commence à stresser, il s’attend à être réprimandé lui aussi, de ne pas avoir empêché les étudiants de faire ces travaux ménagers. Soudain, Rav Chakh se lève de sa chaise avec enthousiasme, il tape sur la table : "Quels Ba’hourim extraordinaires ! Des merveilles ! Quelle grandeur !" Grandes bénédictions Le Machguia’h reste bouche bée, Rav Chakh poursuit : "Dis-leur qu’ils continuent ! Ce qu’ils font est magnifique, et cela ne les empêche en rien de progresser dans l’étude de la Torah. Au contraire, leur ‘Hessed désintéressé va leur ouvrir les portes du succès spirituel !" L’enthousiasme de Rav Chakh ne s’arrête pas là : "Ramène-moi ces anges ! Je veux les embrasser, un par un, pour leur dire combien j’admire leur Messirout Néfech, leur don de soi !" Le surveillant sort stupéfait de sa rencontre avec Rav Chakh. Jamais il n’aurait imaginé un tel accueil pour cette initiative. Il va chercher les étudiants pour leur faire rencontrer le Rav qui les embrasse, les félicite et leur donne sa Brakha, sa bénédiction. Aujourd’hui, il faut savoir que ces jeunes sont devenus des responsables de centres d’étude et des directeurs spirituels de tout premier plan. Grâce à l’action des jeunes étudiants, Mme Lévi a pu redonner un équilibre à sa vie après une terrible épreuve. Elle a réussi à faire grandir ses enfants dans la Torah et les Mitsvot, et leur a donné tout l’amour dont ils avaient désespérément besoin après le décès de leur papa pour grandir de façon équilibrée. Dans le judaïsme, le soutien à la veuve et à l’orphelin n’est pas seulement un acte de bonté, mais une obligation que D.ieu nous donne, dont les conséquences spirituelles sont profondes. Si nous sommes confrontés à un cas pareil dans notre vie, ne nous demandons pas si cela va nous prendre du temps. Demandons-nous plutôt : "Qu’est-ce que D.ieu attend de moi maintenant ?"

Supplément spécial Chabbath I n°347

Alexandre Rosemblum


FLASH CHABBATH Une perle sur la Paracha Criez, délivrez ! ""]...[ ‫""ְוְ ַגַ ם ֲ​ֲאִנִ י � ָ​ָׁש ַ​ַמ ְ​ְע �ִ​ִּתי ֶ​ֶאת ַנַ ֲ​ֲא ַ​ַקת ְ �ְּבֵנֵ י ִיִ ְׂש�ְ ָ​ָר ֵ​ֵאל‬ "Et Moi aussi, J’ai entendu le gémissement des enfants d’Israël [...]" (Chémot 6, 5) La Torah nous enseigne qu’il ne convient pas de se plaindre. Comment comprendre que la délivrance commence précisément par ce verset, où Hachem affirme avoir entendu un gémissement ? La clé se trouve dans deux mots : Naaka et Gam Ani. La Naaka n’est pas une plainte accusatoire, c’est un soupir profond, parfois même sans mots, qui exprime une souffrance. Il ne s’agit pas de contester la conduite divine, mais d’admettre que l’on n’a plus de forces. Gam Ani, "Moi aussi ", indique que ce cri s’ajoute à une écoute active d’Hachem, Qui révèle que leur gémissement est désormais en phase avec la délivrance. Se plaindre, c’est "pourquoi nous fais-Tu cela ?" Gémir, c’est "nous n’avons que Toi." S’en remettre uniquement à D.ieu, c’est le début de la délivrance.

Rabbi Chimchon Raphaël Hirsch,

Halakha x 3 Mettre du parfum sur mes mains le Chabbath, permis ? Oui, c’est permis sur la peau car la sueur fait disparaître l’odeur petit à petit. Mais il est interdit d’en mettre sur les vêtements qui conservent l’odeur. (’Hakham Tsvi 92) Une femme peut-elle lire des Téhilim la nuit ? Non. Cependant, ce sera permis le soir pour trois occasions : les soirs de Chabbath et fêtes, la guérison d’un malade, veiller un défunt. (Halakha Beroura 12, 231) Bénédiction pour la santé : donner le prénom de son père ? Non, celui de sa mère, car elle a apporté la partie physique de l’embryon et le père la partie spirituelle. On dira donc : "Prénom du malade" [Ben/Bat] "Prénom de la mère du malade" (Michné Sakhir, Mo’adim 1, 260)

Les lois du langage

la Torah comme principe de vie Ce vendredi 27 Tévet (16/01/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rabbi Chimchon Raphaël Hirsch. Outre ses nombreux ouvrages et commentaires, il fut notamment célèbre pour avoir revitalisé la communauté juive allemande via son principe Torah 'Im Derekh Erets, la Torah intégrée à la vie dans notre monde, ramenant des milliers de personnes à la Torah alors que les tendances assimilationnistes menaçaient d’éteindre la vie juive en Europe occidentale. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !

Mais on me l’a dit ! Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne qu’il est interdit de croire ce que les rumeurs colportent, quelle que soit la nature du méfait prétendument commis. Il est interdit de propager ces rumeurs, à plus forte raison lorsque les dommages causés risquent d’être accrus.

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LE MESSAGE D'UN RABBIN D'AJACCIO À qui s’adressaient vraiment les plaies d’Égypte ? Nos Sages enseignent que lorsque les Nations entrent en conflit, ce n’est pas un hasard de l'Histoire. "Si tu vois des royaumes qui s’affrontent, attends-toi à la venue du Machia’h." Ces secousses mondiales ne sont pas seulement des crises politiques ou militaires ; elles ont aussi pour fonction de réveiller la Émouna du 'Am Israël, de rappeler que l’histoire ne se déroule pas au hasard, mais qu’elle avance vers une finalité.

le peuple juif, et son arrogance, symbolisée par la déclaration "Le fleuve est à moi, je l’ai créé." Mais la Haftara se conclut par un point essentiel : lorsque ces événements se réaliseront, même les plus sceptiques du 'Am Israël reconnaîtront la véracité de la Parole divine. Autrement dit, D.ieu provoque de

grands

bouleversements

historiques non seulement pour

juger les Nations, mais pour C’est à cette lumière que la renforcer la foi de Son peuple. Et Parachat Vaéra prend tout son sens. parfois, ces événements colossaux ne Elle nous replonge dans les premières étapes visent même pas la majorité, mais de la sortie d’Égypte, à travers les une minorité. Quelques individus sept premières plaies. À première vue, ces plaies semblent être seulement, qui doutaient des punitions infligées aux encore, avaient besoin de ces Lorsque ces Égyptiens pour leur cruauté preuves pour affermir leur et leur oppression. Et de fait, événements se Émouna. l’esclavage du peuple juif, ainsi que l’arrogance de Pharaon, réaliseront, même C’est là un enseignement qui niait l’existence et la les plus sceptiques fondamental pour notre puissance de D.ieu, justifient époque. Même si une grande du 'Am Israël pleinement ces châtiments. partie du 'Am Israël est déjà Mais les textes révèlent une consciente de la proximité reconnaîtront dimension plus profonde. Les de la Guéoula, chaque Juif la véracité de la plaies n’étaient pas destinées compte. La venue du Machia’h uniquement aux Égyptiens. parole divine. ne concerne pas une élite, Elles visaient aussi, et peutmais chaque individu. De là être surtout, le 'Am Israël. découle une responsabilité personnelle. Il ne Après de longues années passées en Égypte, une partie du peuple avait été profondément s’agit pas seulement de s’adresser aux foules ou

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marquée par l’environnement idolâtre et par l’oppression. La Émouna s’était affaiblie. Les plaies avaient pour objectif de restaurer cette foi, de montrer concrètement que D.ieu dirige la nature et l’histoire.

de rechercher l’impact le plus visible. Parfois,

Cette idée apparaît clairement dans la Haftara de Vaéra, tirée des prophéties de Ye’hezkel. Le prophète y annonce la chute de l’Égypte aux mains de Nabuchodonosor. Deux raisons sont avancées : la trahison de l’Égypte envers

d’apporter la délivrance pour lui-même et pour

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une seule personne, une seule Mitsva, peut faire pencher la balance. Comme l’enseigne le Rambam, chacun doit se considérer comme se tenant à l’équilibre, capable, par un seul acte, le monde entier. Rav Lévi Pinson, Chalia’h ‘Habad d’Ajaccio (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)


REPORTAGE EXCLUSIF Expédition sur le tombeau de Yossef Hatsadik en plein Chekhem ! Si nous effectuons cette expédition, ce n’est pas uniquement pour visiter un lieu comme un autre. C’est pour nous rendre sur le tombeau de Yossef Hatsadik, Joseph le juste par excellence. Dehors, des Arabes qui crient, à l’intérieur, des gens qui pleurent, chantent et murmurent des Téhilim.

21h00 Nous sommes en route vers l’un des lieux les plus chargés en tension et symboliques du conflit israélo-palestinien : le tombeau de Joseph, Yossef Hatsadik, en plein cœur de Naplouse (ou Chekhem en hébreu). Suivez-nous pour la découverte d’un lieu absolument unique, sous haute tension sécuritaire ! Dans les dédales de Naplouse Cette zone appartenait à Israël avant que l’Etat de s’en retire ; aujourd’hui elle est sous contrôle de l’Autorité palestinienne. Normalement, l’accès aux particuliers est prohibé. En tant qu’Israéliens, il nous est interdit de nous y rendre. Mais une fois par mois, Israël contrôle la zone et permet l’accès au tombeau de Joseph dans des créneaux très limités. Nous serons sous haute escorte de Tsahal, chaque visite ayant davantage des airs d’opération militaire que de pèlerinage. En 2025, un tournant a toutefois eu lieu : les autorités israéliennes ont en effet commencé à allonger les horaires de visite jusqu’au matin, voire à permettre l’accès au tombeau de jour et non plus seulement de nuit. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, et nous nous y rendons donc de nuit. 32

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Nous venons d’être arrêtés par la police qui attend l’arrivée des 15 premiers cars pour les escorter ensemble dans les dédales de Naplouse. Yossef, du fond du puits à la royauté en Egypte Si nous effectuons cette expédition, ce n’est pas uniquement pour visiter un lieu comme un autre. C’est pour nous rendre sur le tombeau de Yossef Hatsadik, Joseph le juste par excellence. Rappelons que la Bible nous raconte que ce fils de Ya’akov fut vendu par ses frères à l’âge de 17 ans seulement et se retrouva esclave en Égypte. Convoité pour sa grande beauté, il résista à la tentation la plus forte et la plus répandue de notre génération, avec la femme de Potiphar, chez qui il travaillait. Accusé à tort, Yossef fut jeté en prison. Il fut dénigré par les Égyptiens. Il fut ciblé comme “l’Hébreu”. Ce n’est que bien plus tard, après un long passage de 12 ans en prison, qu’il accéda au poste de vice-roi d’Egypte, notamment grâce à sa capacité à interpréter les rêves. Durant son mandat, il géra brillamment la famine qui s’abattit sur l’Egypte, aussi bien sur le plan financier que stratégique. La Torah raconte que, avant de quitter ce monde, Yossef demanda à ce que ses os soient exhumés et emportés hors d’Egypte. Et lorsque le peuple


d’Israël pénètre enfin en terre promise, c’est ici, à Chekhem, qu’il est inhumé, sur le terrain que Ya’akov son père avait lui-même acquis. Yossef est appelé “Hatsadik”, le Juste, parce qu’il incarne la maîtrise de soi et la fidélité à un D.ieu en exil, malgré la tentation féminine poussée à son paroxysme. C’est en surmontant cette épreuve qu’il accéda au statut de Tsadik par excellence. Nous nous rendons aujourd’hui sur la tombe d’un homme qui, selon la tradition de la Torah, sut rester droit dans un monde retors, sut rester fidèle dans un environnement hostile et étranger, et nourrit ceux-là mêmes qui plus tard l’opprimeront. Haute tension 01:00 Nous voilà à Naplouse – ou Chékhem, d’après la Torah. Vous le devinez, nous ne sommes pas ici pour faire du tourisme, nous nous trouvons dans une zone très hostile. Nous avons vu l’armée fermer des rues et des soldats postés à tous les carrefours. Des tireurs d’élite sont très certainement postés sur les toits. Des moyens de surveillance scannent les alentours afin de repérer les tentatives de jets de pierres, de cocktails Molotov ou même de tirs du côté des Palestiniens.

des Téhilim et allument des bougies en l’honneur de Yossef Hatsadik. Le fait de pouvoir rester jusqu’au matin sur le tombeau est un moment surréaliste. Le paradoxe d’une prière 01:45 Nous quittons le tombeau alors que les rues de Naplouse sont plongées dans la pénombre. Nous regagnons notre bus blindé, comme si chaque prière dite aujourd’hui avait un prix sécuritaire extrêmement élevé et était d’une valeur inestimable.

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Nous nous rendons sur la tombe d’un homme qui, selon la tradition de la Torah, nourrit ceux-là mêmes qui plus tard saccageront son tombeau.

C’est la raison pour laquelle ce pèlerinage s’est de tous temps effectué de nuit, où alors l’affluence de la population locale est moins importante, il est plus aisé d’effectuer des contrôles et le risque d’émeutes autour des convois est moindre.

01:12 Nous venons de passer le portail d’entrée du site. Nous voici sur le tombeau de Yossef Hatsadik, et là le contraste est frappant : dehors, on entend des bruits de tension, des Arabes qui crient, des soldats sont postés partout ; à l’intérieur, dans une petite pièce blanche, face à la tombe recouverte de tissus, des gens pleurent, chantent, prient, murmurent

Une question se pose : pourquoi toutes ces précautions sécuritaires pour avoir le droit de se recueillir sur la tombe d’un Tsadik qui a transformé la haine de tout un peuple en paix et en délivrance ?

Certains en Israël voient en cela la preuve qu’Israël devrait réinvestir cette zone de façon permanente et montrer que nous n’abandonnons pas nos lieux saints. D’autres y voient le symbole d’un conflit sans fin, où quelques mètres carrés de pierres – car c’est bien de cela qu’il s’agit ici – sont transformés en ligne de front. Ce que nous sommes venus montrer aujourd’hui, c’est peut-être aussi ce paradoxe, celui de notre peuple qui doit être surprotégé pour pouvoir prier sur la tombe de Yossef Hatsadik, cet ancêtre qui a su rester intègre jusqu’à la fin, envers et contre tout. Binyamin Benhamou Magazine I n°347

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HILOULA

Rav Eliahou Dessler : Sa vie, son enseignement À l'occasion de la Hiloula de notre maître Rav Eliahou Dessler ce mardi 24 Tévèt (13/01/2025), l’équipe Torah-Box est heureuse de vous faire découvrir très brièvement quelques anecdotes de sa vie. Que son mérite protège tout le Klal Israël, Amen ! Rabbi Eliahou Eli’ézer Dessler (1892–30 décembre 1953) est considéré comme l’un des plus grands maîtres de Moussar (éthique juive) selon la méthode de Kelm au XXe siècle. Rav en Angleterre avant d’être nommé guide spirituel à la Yéchiva de Poniewicz, il est également l’auteur du célèbre ouvrage de pensée juive Michtav Mééliahou. Une enfance à l’ombre des géants du Moussar Rabbi Eliahou naît en 1892 à Homel (aujourd’hui en Biélorussie). Il est le fils de Rabbi Réouven Dov Dessler, principal disciple du fondateur de l’école de Moussar de Kelm, Rabbi Sim’ha Zissel Ziv, surnommé le Saba de Kelm. Sa mère, ‘Hanna Freidel, était la petitefille du fondateur du mouvement du Moussar, Rabbi Israël Salanter. 34

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Jusqu’à l’âge de 14 ans, le jeune Eliahou est instruit par des professeurs privés, avant d’être envoyé étudier à la source même du mouvement de pensée, la Yéchiva de Kelm, sous la direction de Rabbi Tsvi Hirsch Braude, gendre du Saba de Kelm. Dès son plus jeune âge, Rabbi Eliahou a fait montre de dons intellectuels et moraux d’exception. Cette période laissera une empreinte indélébile sur le jeune homme, qui considèrera toute sa vie qu’il est un enfant de la Yéchiva de Kelm. Il reçoit l’ordination rabbinique (Sémikha) de son oncle, Rabbi ‘Haim ‘Ozer Grodzinski, l’une des plus grandes autorités spirituelles de la communauté juive lituanienne. Exil vers l’Angleterre En 1920, Rabbi Eliahou épouse Bluma, fille de Rabbi Na’houm Zeev Ziv et petite-fille du


Saba de Kelm. Au sein de la grande famille, d’autres beaux-frères sont aussi des figures importantes de la méthode Kelm. Il aura deux enfants : son fils Rabbi Na’houm Zeev Dessler, qui deviendra plus tard fondateur de l’Académie hébraïque de Cleveland, et sa fille ‘Hanna Freidel, qui épousera Rabbi Eliahou Yéhochoua’ Gledtsahler.

Son épouse décèdera deux ans plus tard en 1951 et sera inhumée au cimetière de Sanhédria à Jérusalem. Peu après, en 1953, à l’âge de 61 ans, Rabbi Eliahou Dessler meurt subitement d’une crise cardiaque et est enterré au cimetière Chomré Chabbath de Bné Brak.

Le Mikhtav Mééliahou (Lettre d’Eliahou) Après avoir refusé une proposition d’occuper le poste de juge rabbinique à Vilna, Rabbi Après sa mort, plusieurs de ses élèves, dirigés Eliahou accompagne son père en Angleterre par Rabbi Aryeh Carmell et Rabbi ‘Haïm Friedlander, s’attachent à rassembler les en 1928 pour des soins médicaux. enseignements de leur maître et Sur place, il accepte un poste à les compiler dans une œuvre de rabbin — d’abord dans magistrale en 5 volumes : le Les cours de Moussar le quartier East End de Mikhtav Mééliahou. Le livre Londres, puis à Dalston. Il qu’il dispense à la est publié entre 1955 et y fonde une Yéchiva dans 1997. Cette collection Yéchiva acquièrent laquelle il dispense luide lettres, discours même des cours à des une renommée qui et enseignements sur élèves venus de divers l’éthique et la Emouna horizons. dépasse de loin les reflète les idées centrales Au début des années du mouvement du Moussar. frontières 1940, il rejoint le Kollel de Traduit en plusieurs langues, il d’Erets Israël. s’agit d’une des œuvres de pensée Gateshead comme Machguia’h (guide spirituel), convaincu que ce juive les plus largement étudiées dans rôle lui permettra d’avoir un plus grand impact les Yéchivot modernes. sur l’étude du Talmud et du Moussar. En L’enseignement de Rav Dessler, qui s’est parallèle, il tient la tête d’un Talmud Torah où diffusé dans l’ensemble du monde juif et étudient pas moins de 400 élèves. A la même a profondément influencé les écoles de période, il contribue également à la création pensée moderne, se distingue par une large d’un séminaire de jeunes filles à Gateshead, maîtrise des sources classiques, y compris où il dispense des cours de pensée juive aux de la littérature ‘hassidique, et explore des femmes et jeunes filles de la communauté. concepts clés de la pensée juive tels que le "point de libre-arbitre" — la sphère limitée où ‘Alya en Erets Israël l’homme exerce sa liberté de choisir. En 1947, à l’invitation de Rabbi Yossef Chlomo Kahaneman, Rabbi Eliahou devient guide Une grande sensibilité spirituel à la grande Yéchiva de Poniewicz. Il Les histoires qui circulent au sujet de Rav monte définitivement en Israël en 1949 et Dessler révèlent une personnalité d’une s’installe à Bné Brak. Les cours de Moussar grande sensibilité spirituelle. qu’il dispense à la Yéchiva acquièrent une renommée qui dépasse de loin les frontières Avant que la Rabbanite Dessler ne le rejoigne d’Erets Israël. Jusqu’à aujourd’hui, ils sont à Bné Brak, Rav Dessler prenait ses repas à étudiés dans l’ensemble du monde des l’orphelinat créé par le Rav Kahanman pour les survivants de la Shoah. Mme Munk, qui Yéchivot.

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HILOULA

Rabbi Yossef Chlomo Kahaneman

dirigeait la cantine, avait l’habitude de montrer sa grande estime pour le Rav en lui gardant de côté une friandise ou un autre plat de choix qu’elle ne servait pas aux autres. Ce traitement de faveur mettait Rav Dessler extrêmement mal à l’aise, et il demanda plusieurs fois à Mme Munk de s’abstenir de le faire.

Rabbi ‘Haïm Friedlander

Un jour, alors qu’il entrait dans la cantine, Rav Dessler vit un jeune garçon courir en direction de la sortie. Il l’arrêta et lui demanda pourquoi il fuyait. Il s’avéra que le jeune garçon avait volé une cerise laissée de côté pour le Rav Dessler. Quand il réalisa ce qu’il s’était passé, Rav Dessler alla voir Mme Munk et lui dit : "Soit je mange exactement la même chose que tout le monde, soit je ne peux pas continuer." Rav Dessler traitait ses élèves avec le plus grand respect. Quand ces derniers venaient lui rendre visite à ‘Hol Hamo’èd, il s’écriait : "Quel honneur que vous soyez venus me rendre visite !" Puis il sortait d’une vieille armoire des coupes d’argent et un peu de vin. "J’ai concocté ce vin moi-même, leur disait-il, et je ne le sors que pour mes invités les plus importants." Rav Dessler était tellement désireux d’honorer les autres qu’il faisait tout son possible pour éviter de demander aux autres de faire quelque chose pour lui. Après le décès de son épouse, ce fut un élève nommé Chalom Ullman qui fut chargé de le seconder à la maison. Mais c’était à peine si le maître acceptait que son élève ne lui prépare une tasse de café ! De même, il déclinait ses offres de cirer ses chaussures en l’honneur de Chabbath ou de l’aider à la fabrication du vin pour le Kiddouch. A la Yéchiva, on avait pris l’habitude de plaisanter en disant que c’était davantage Rav Dessler qui servait Chalom Ullman que l’inverse.

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Un enseignement du maître : Des fautes qui deviennent des mérites ?! "Un niveau plus élevé est celui de la personne peut-être jamais eu ce réveil. La faute devient qui fait Téchouva par amour… Et plus il alors, a posteriori, un élément du cheminement approfondit son regret et reconnaît la gravité de spirituel. la faute, plus sa reconnaissance envers le Saint béni soit-Il est grande. Par amour, il s’attache Attention, cette transformation ne repose davantage à D.ieu… En effet, puisque c’est la évidemment pas sur une banalisation de la faute faute qui l’a conduit à ces prises de conscience, ni sur une justification du péché. Au contraire, alors celui qui revient par amour — elle naît d’une compréhension dont la Téchouva est grande car empirique de ce que la faute elle naît de la reconnaissance a provoqué en l’homme des bontés de D.ieu — voit La faute cesse d’être comme éloignement du ses fautes transformées en mérites. Étant donné que un passé à occulter, divin. Mais justement, c’est précisément cette lucidité c’est la faute qui l’a élevé elle devient le point à un tel amour, D.ieu, qui va ouvrir la porte à un dans Son immense bonté, amour décuplé, autrement de départ d’une les considère comme des plus authentique et mûri. mérites." (Rav Eliahou connexion sublime Dessler, Mikhtav Mééliahou, L’homme découvre alors que Yom Kippour – Soukot, Discours avec le Créateur D.ieu ne S’est en fait jamais sur la Téchouva) détourné de lui. Il réalise que, malgré ses égarements, il a été porté Dans son Mikhtav Mééliahou, le Rav Dessler nous révèle un principe sublime de la et accompagné. Cette conscience fait éclore pensée juive : il existe une forme de retour vers en son cœur un amour puissant, un désir de D.ieu si élevée que même les fautes passées proximité authentique, qui dépasse largement peuvent se transformer en mérites ! la simple peur de la sanction. Il s’agit de la Téchouva accomplie par amour. Ainsi, dans la Téchouva accomplie par amour, Lorsque l’homme revient vers D.ieu par la faute cesse d’être uniquement un passé crainte – crainte de la faute, du jugement ou embarrassant à occulter. Elle devient au des conséquences –, ses fautes sont certes contraire le point de départ d’une connexion effacées. Mais lorsqu’il revient par amour, lorsqu’il prend pleinement conscience de la plus forte et sublime avec le Créateur. Le Rav bonté infinie du Créateur, de la patience et de Dessler enseigne que, par la bonté divine, D.ieu la miséricorde qu’Il lui a accordées malgré ses considère alors ces fautes comme des mérites, erreurs, alors il atteint une dimension tout à fait puisqu’elles ont permis à l’homme d’atteindre différente : ce ne sont pas seulement les fautes un niveau spirituel qu’il n’aurait peut-être qui disparaissent, mais celles-ci deviennent jamais atteint autrement. elles-mêmes des mérites. C’est là l’un des enseignements les plus Comment le comprendre ? merveilleux du maître du Moussar : rien n’est Rav Dessler nous enseigne que c’est jamais perdu, même l’égarement de l’homme précisément la faute qui a conduit la personne à peut devenir le catalyseur de son élévation. cette prise de conscience, à cet amour et ce lien renouvelés avec D.ieu. Sans la chute, il n’y aurait Elyssia Boukobza

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COUPLE FAMILLE

Ma femme ? Je la connais par cœur !

ÉDUCATION FEMMES COUPLE

Agir et réagir en robot parce que "je la connais" peut évidemment apporter une sécurité rationnelle. Mais une relation, est-ce une entreprise ?

À toi mon fils, Connaître ta femme "par cœur", voici une consigne tellement idéale, romantique, et pourtant… Quel homme sur la planète peut prétendre connaître sa femme par cœur ? Très peu, voire pas. Évidemment, quelle lourde responsabilité que d’imposer une telle exigence à un jeune (ou moins jeune) homme, celle de devoir connaître sa femme par cœur. Combien d’expérience faudrait-il avoir pour connaître une personne ! Et pourtant, c’est l’une des injonctions que l’on impose, de façon dissimulée ou pas, à nos jeunes qui commencent à aborder la question du mariage. La magie de l’imprévisible

une sécurité rationnelle, mais une relation, estce une entreprise ? Non ! Une relation, c’est tout ce qu’il y a de plus humain, une alchimie composée d’émotions, de joies, de blessures, de surprises, de réactions, de vulnérabilité, etc. Et cette alchimie, avec ses hauts et ses bas, diffuse ce qui va faire vivre cette flamme que l’on appelle communément… la complicité ! Se découvrir chaque jour

Mais avançons encore plus loin. Qui peut affirmer se connaître soi-même "par cœur" ? Dans toutes les situations, à tous les moments de sa vie ? Pas grand monde. Pour commencer, on n’a jamais tout vécu jusqu’à 120 ans ; même si certains On n’est pas qui événements se ressemblent, on n’est pas qui l’on était hier et l’on était hier l’on n’est pas celui que l’on sera demain. C’est la force de l’être et l’on n’est pas humain.

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Qui pourrait se vanter, même au bout de plusieurs années de mariage, de connaître sa femme ? C’est une erreur celui que l’on Prétendre connaître une fondamentale et une personne, c’est oublier que pression qui peut être très sera demain. cette personne (comme chacun dommageable pour plusieurs C’est la force de dans ce monde) n’est jamais raisons. La première, c’est la seule ! Elle est accompagnée sans déception que cela peut créer si on n’y parvient pas. Mais pas l’être humain. arrêt par son Créateur, invisible certes, mais qui est présent chaque que : vouloir absolument "connaître instant et influence son évolution de façon sa femme par cœur" peut aussi créer le risque d’éteindre petit à petit cette magie du transcendante. couple qui se cache minutieusement dans ces Combien de fois t’es-tu dit en ton for intérieur : réactions surprenantes, spontanées, et même "Je n’aurais jamais cru que j’avais ces forces" ? cette vulnérabilité. Agir et réagir en robot parce Combien de fois as-tu été surpris de tes propres que "je la connais" peut évidemment apporter réactions ? Tu regardes parfois ta propre 38

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histoire et tu t’étonnes de toi-même. Et oui tu l’as fait, parce que tu regorges de forces et de ressources dont toi-même ne connais même pas l’existence. Alors oui, chaque jour on apprend sur soi ! A chaque instant, on apprend à se connaître et il s’agit même d’une obligation que de le faire. En revanche, il ne faut jamais avoir la prétention de se connaître par cœur… A la découverte du moi Pourquoi ? Parce que garder cette ouverture sur soi ou sur l’autre de "je ne la connais pas par cœur", offre justement un nouvel espace propice au changement, à l’évolution, offre de la place à l’émergence d’une nouvelle facette de sa lumière. C’est une découverte de soi ou de l’autre. On parle alors d’épanouissement !

Oulpan

Finalement, pour revenir à cette consigne qui au fond, n’est pas si idyllique que cela : non, ne t’impose pas de connaître ta femme "par cœur" et au contraire laisse ta tête et ton cœur ouverts à toutes sortes de réactions ; cellesci sont le jeu de la relation à trois, toi, elle et Hachem, car oui vous n’êtes pas deux, vous êtes trois, et quand la conscience de ce trio existe, toutes les chances de comprendre l’autre et de faire grandir ton couple sont réunies, quel que soit l’âge du mariage. Alors ne cherche pas à la connaître "par cœur" mais plutôt répète-toi, chaque jour : "Je ne la connais pas, car chaque jour elle est une nouvelle personne et je vais apprendre à être pour l’aimer comme elle est aujourd’hui… sachant qu’elle n’est jamais seule (et moi non plus) !" Yaël Chemama, coach thérapeute

Les joies ‫ַהַ ֵּכֵיף‬ ְ ְ‫ֶ​ֶׁשְּב‬ de la colocation ! ‫ִלְִהיֹות ׁשּוָתָ ף‬ ‫ַ​ַהִּד�ִ ָיָרה ְ �ְּב ַ​ַבָּל�ָ ָ​ָגן‬ ֹ ‫ּוְמ‬ ‫יָסה‬ ָ ‫כֹו ַ​ַנת ַ​ַה ְ �ְּכ ִ​ִב‬ ְ ֹ ‫יָׁשה ְ�ְּכ‬ ‫מֹו‬ ָ � ‫ַ​ַמ ְ​ְר ִ​ִע‬ ֹ ׁ‫ׁש‬ ֹ ‫"ִמי ֹו ֵ​ֵטף‬ ִ .‫ְ​ְט ַ​ַר ְ​ְקטֹור‬ ֹ "? ‫ֶ​ֶאת ַ​ַה ֵ �ֵּכ ִ​ִלים‬ ‫צֹו ֵ​ֵעק‬ ֶ‫ ְ�ְּכ � ֶ​ֶׁש‬,‫ָ​ָנ ָ​ָתן ֵ​ֵמ ַ​ַה ִ�ִּמ ְ​ְט ָ �ָּבח‬ ֶ‫ְ​ְר ָ​ָפ ֵ​ֵא ל ִ​ִמ ְ​ְת ַ​ַח ֵ�ֵּמק ְ �ְּב �ֶא‬ ֹ ְ‫ֶ​ֶל ַ​ַג ְ​ְנ ִ​ִטּיּות ְו‬ ‫עֹוֵזֵ ב ֶ​ֶאת‬ .‫ַ​ַה �ֶ​ֶּז ֶ​ֶבל ַ �ַּב ֶ​ֶּפ ַ​ַתח‬

L’appart’ est en bazar et la machine à laver fait un boucan de tracteur. “Qui lave la vaisselle ?” crie Nathan depuis la cuisine, pendant que Raphaël s’esquive élégamment, laissant la poubelle sur le pas de la porte.

Vocabulaire • ‫( ּבַ ָּלגָן‬Balagan) – bazar, désordre • ‫( ְמכֹונַת ּכְ ִביסָ ה‬Mekhonat Kvissa) – machine à laver • ‫יׁשה‬ ָ ‫( מַ ְר ִע‬Marʿicha) – elle fait du bruit

• ‫( ְט ַר ְקטֹור‬Traktor) - tracteur • ‫( ׁשֹוטֵ ף‬Chotef) – il lave • ‫( ּכֵלִ ים‬Kélim) – vaisselle (litt. : les ustensiles) • ‫( צֹועֵ ק‬Tsoʿék) – il crie

• ‫( ִמ ְתחַ ּמֵ ק‬Mit’hamek) – il (s’)esquive • ‫( זֶבֶ ל‬Zével) – poubelle, ordures • ‫( ּפֶ תַ ח‬Péta’h) – entrée, seuil

D’autres mots avec la racine .‫ף‬.‫ט‬.‫ׁש‬ (laver, rincer, déferler) • ‫( ְׁש ִטיפָ ה‬Chtifa) – rinçage, lavage • ַ‫( ְׁש ִטיפַ ת מֹוח‬Chtifat Moa’h) – lavage de cerveau

• ‫( ֶׁשטֶ ף ִּדּבּור‬Chétef Dibour) – flot de paroles

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FEMMES FAMILLE

Question au psy : Je suis déprimée de ne toujours pas avoir d’enfant

ÉDUCATION FEMMES COUPLE

Je suis mariée depuis six ans et nous ne sommes toujours pas parents. Nous n’allons plus dans les Brit-Milot ou dans les voyages Cachères organisés car nous souffrons trop d’être le seul couple sans enfant. Depuis 4 ans, mon mari et moi nous sommes beaucoup renforcés en Torah. Je me couvre la tête, il va à la synagogue tous les jours, j’ai fait toutes les Ségoulot possibles et imaginables, mais rien ! Je précise que nous avons entamé toutes les démarches médicales nécessaires et j’en suis à ma quatrième FIV qui échoue. Je suis très malheureuse ! Pourquoi ne nous envoie-t-Il pas un enfant malgré tous nos efforts matériels et spirituels ?

Réponse de Mme Nathalie Seyman, psychologue

Le désir d’enfant est ancré dans notre instinct maternel. Or il arrive que ce qui paraît si naturel ne soit pas forcément facile à obtenir. Comment faire en sorte pour que cette épreuve ne nous détruise pas ? Acceptez vos émotions Lorsque l’on vit ce genre d’épreuves, il est normal de diriger sa tristesse et sa frustration vers les autres (pourquoi eux et pas nous ?). Il est plus facile d’être en colère contre les autres que d’affronter sa propre tristesse. Une femme de notre entourage qui tombe enceinte reste un rappel douloureux de ce que nous vivons : la peur de ne jamais avoir d’enfant, de ne pas être "comme tout le monde" et d’être en quelque sorte punie. L’infécondité crée une véritable souffrance chez la femme, elle s’attaque à son "rôle mythique", sa raison d’être, pouvant créer un sentiment violent de dévalorisation. Il se peut que l’obsession s’installe, toute la vie tournant autour de ce désir d’enfant. Le couple s’isole et des tensions peuvent se créer dans leur vie conjugale. Pour éviter d’en arriver à ce stade, il ne faut pas refouler les sentiments négatifs que vous 40

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pouvez ressentir. Au contraire, il faut s’autoriser à les ressentir pour les comprendre et mettre des mots dessus. Le but de cette introspection est de réaliser que tout ce que vous ressentez n’est qu’un symptôme de la peur de ne pas réussir à avoir d’enfants. Et vous avez le droit ! Perçus ainsi, vos sentiments deviennent bien plus acceptables et il sera plus facile pour vous de les dépasser. Pour le reste, écoutez-vous : si la perspective d’une Brit-Mila vous déprime, n’y allez pas. Laissez-vous le temps d’aller mieux. Appréhendez la situation différemment Aujourd’hui, nous avons la sensation dans notre société actuelle que tout doit s’obtenir, et rapidement. Or nous avons tous un combat à mener. Pour certains, ce sera de trouver leur Mazal, pour d’autres la Parnassa et pour d’autres, avoir un enfant. Les épreuves nous sont envoyées pour trouver une force en nous que nous ne soupçonnions pas. Il faut remplacer cette sensation de sanction par l’image d’un chemin particulier à emprunter pour une raison que nous ne sommes pas à même de comprendre. Si quelqu’un vous annonçait avec certitude que vous tomberez enceinte dans deux ans par exemple, il est sûr que vous attendriez patiemment en vous investissant sur autre chose en attendant, confortée par ce qui vous attendra dans deux ans. Ce qui vous freine


est votre manque de confiance en l’avenir. Investissez-vous dans une activité qui C’est cette vision qu’il vous faut modifier. Ce vous tient à cœur et que vous n’avez jamais désir d’enfant vous a amenée à vous renforcer osé faire ou eu le temps de commencer en Torah : c’est magnifique ! Hachem (rendre visite à des malades, aider a probablement encore d’autres des gens dans le besoin ou un projets pour vous avant de vous envoyer un beau bébé. Faites-Lui hobby qui vous passionne…). Nous avons la L’investissement extérieur vous confiance.

"

sensation dans aidera à ne pas tomber dans le cercle vicieux de l’obsession notre société Le corps n’est pas une et vous apportera beaucoup. machine à obéir à ce que nous actuelle que tout avons décidé pour lui. Il est Expliquez à vos proches doit s’obtenir, et aussi lié à notre conscience avec des mots simples que s’ils qu’à notre inconscient. C’est veulent vous aider, il faudra rapidement. Or pourquoi il faut rechercher qu’ils vous comprennent si des réponses du côté de son nous avons tous vous n’avez pas envie d’en psychisme : chaque corps a son un combat à parler ou si vous préférez ne histoire et sa mémoire. Parfois, il ne faut pas aller trop loin pour pas être présente à un évènement. mener. comprendre d’où vient le blocage.

Mes conseils

Qu’ils ne vous jugent surtout pas et

S’il vous est difficile de faire seule votre introspection, n’hésitez pas à consulter un thérapeute. La parole peut énormément vous apporter. Il vous amènera à trouver puis à dénouer vos blocages, à dépasser votre colère en vous aidant à vous apaiser et à vous sentir mieux dans votre corps pour mieux appréhender les situations du quotidien. Le médical seul n’a pas toutes les réponses. Il ne faut pas mettre le religieux de côté. Gardez en tête que la médecine est l’outil mais Celui Qui guérit est Hachem. Continuez sur votre voie sans jamais penser que c’est pour rien, car il est certain que ce n’est pas le cas. Demandez des Brakhot à un Rav et parlez avec lui, il pourra répondre à vos questions et peutêtre que ses paroles vous feront du bien. Bravo pour toutes vos Ségoulot, elles peuvent vous aider car une Ségoula est une sorte de "remède" qui a la faculté de régler certains soucis. Mais elles ne sont pas infaillibles : elles sont des coups de pouce qu’Hachem nous a donné. La meilleure des Ségoula reste la prière !

surtout qu’ils soient patients. Ils doivent bien comprendre que vos décisions ne sont pas dirigées contre eux. Personne ne peut comprendre ce que ressentent les femmes qui vivent cette épreuve. La meilleure façon qu’ils auront de vous aider sera de faire preuve de patience. Sachez

faire

une

pause

dans

vos

démarches médicales. Périodiquement, vous devez vous réapproprier votre corps. Le temps de vacances en amoureux, d’un week-end, d’un séjour familial… Oubliez tout, concentrez-vous sur votre mari et sur votre bien-être. Gardez confiance en Hachem. C’est le plus difficile mais le plus important des conseils. Au sujet de l’infertilité dans la Torah, on retrouve souvent cette phrase très juste et qui résume tout : Ein Od Milvado, "Tout vient de Lui". Nathalie Seyman Magazine I n°347

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Pose ta question, un rabbin répond !

Ma femme a pris du poids et cela me dérange, ne rien dire ? Je suis marié depuis longtemps, ma femme a pris du poids et cela me dérange réellement. De plus, ce n’est pas bon pour sa santé. Je ne sais pas comment aborder le sujet car j’ai peur d’elle et de sa réaction, et j’ai privilégié le Chalom Bayit au détriment du physique. Y a-t-il une solution à part supporter, s’effacer et ne rien dire pour le Chalom, ce que je fais depuis trop longtemps ? Est-ce qu’un homme a le droit de s’exprimer et de faire valoir ses idées en ces temps où les femmes dominent, ou son rôle se cantonne-t-il à pourvoyeur de Parnassa ? Réponse de Rav Avraham Garcia Le Chalom Bayit n’est pas le silence ni l’effacement d’un des deux conjoints. Dans la Torah, le couple est une alliance de deux volontés, pas la disparition de l’une au profit de l’autre. Le mari a le droit d’avoir un ressenti, de l’exprimer, mais il devra le faire avec respect, sagesse et responsabilité. Se taire pendant des années alors que quelque chose vous pèse n’est pas une Mitsva. À long terme, cela crée une frustration, une distance et parfois une amertume, ce qui est l’inverse du Chalom Bayit. Cela est délicat car si votre épouse traduira votre volonté comme un manque d’amour, alors vous créez blessure, insécurité et fermeture. En revanche, si le message est : "Je tiens à toi, à ta santé, à notre avenir, et je veux que nous soyons en bonne santé", alors le dialogue devient possible. Dans le judaïsme, le corps n’est jamais traité comme un objet esthétique, mais comme un Kéli, un récipient pour la vie, la santé et la mission de chacun. Le sujet ne peut être abordé que par l’angle du bien-être et du "nous", jamais par la critique ou encore moins ‘Has Véchalom par la comparaison. Il ne faut jamais dire les choses avec des mots directs sur le poids et encore moins en mettant la faute sur elle seule. Il faut vous inclure dans le problème et proposer un chemin commun, par exemple la marche ensemble, des repas plus équilibrés à deux, avoir un rythme partagé : jamais dire "toi, change", mais "nous, avançons". Le fait même de proposer à son épouse une marche à deux est déjà en soit séduisant et réconfortant. Votre peur pourrait être compréhensible, mais une relation où l’un a peur de parler n’est pas équilibrée. Si toute parole entraîne colère ou fermeture, ou que le dialogue est devenu difficile voire impossible, alors ce n’est plus seulement une question de poids, mais de communication conjugale. Dans ce cas, la meilleure des solutions n’est ni le silence, ni l’affrontement, mais un Rav ou un conseiller, accepté par les deux membres du couple, qui traitera du problème dans un cadre respectueux et neutre. Pour votre dernière question au sujet de la Parnassa, je dois vous dire que le rôle de l’homme ne se limite pas à la Parnassa, l’homme non plus n’est pas un distributeur de moyens, la femme n’est pas une dominatrice, mais chacun a une place, et une responsabilité. L’effacement total n’est pas de l’humilité, c’est une fuite. Conclusion : vous devez parler, mais vous n’avez pas le droit de blesser, et le silence prolongé n’est pas une solution. Le dialogue doit être bienveillant, progressif et centré sur le "nous". Si seul, c’est trop difficile, faites-vous aider. C’est une force, pas un échec.

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Je trouve mon Chiddoukh trop carriériste ! Je suis en Chiddoukh avec une fille depuis plusieurs mois. Tout me plaît chez elle (son physique, son caractère et son projet de vie). J’ai juste un peu peur qu’elle soit trop carriériste aux dépens de la maison. J’ai un ressenti depuis deux semaines comme quoi je perds mon temps avec elle car je n’ai pas envie de me fiancer avec elle. J’ai donc décidé d’arrêter. Mes proches ne comprennent pas mon choix. Est-ce raisonnable ou ce n’est pas une raison suffisante ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il faut reprendre avec la jeune fille en question ! Elle n’est pas encore mariée, elle est étudiante, et vit aujourd’hui dans un cadre où toutes ses journées sont organisées autour de ses études, de ses résultats et de son avenir professionnel. Dans une telle situation, il est presque normal que son discours, ses préoccupations et ses priorités soient centrés sur cela. Il est donc tout à fait possible que ce que vous percevez comme un excès de carriérisme ne soit pas un trait profond de sa personnalité, mais simplement le reflet de sa situation actuelle. Très souvent, après le mariage, la vision d’une femme évolue : les priorités se réorganisent, les sentiments mûrissent, et le rapport à la vie du mariage et aux responsabilités communes prend une place nouvelle. En d’autres termes, il est fréquent que le mariage, lui-même, fasse surgir des dimensions qui ne pouvaient pas s’exprimer avant.

Cuisson des ‘Hallot après la viande : attendre 6 heures pour manger ‘Halavi ? J’ai fait cuire mes ‘Hallot quelques heures après avoir fait cuire de la viande dans mon four. Du coup, mes ‘Hallot sont considérées comme Bassari ; mais si je veux les manger avec du Parvé, est-ce que je dois attendre 6 heures pour manger du ‘Halavi ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Dans un tel cas, il n’est absolument pas nécessaire d’attendre 6 heures pour consommer des aliments laitiers car aucune des deux raisons pour l’attente des 6 heures mentionnées dans les écrits de nos maîtres ne s’applique à votre cas. Selon le Rambam, il faut attendre 6 heures car en général, il reste des particules de viande entre les dents. Après six heures, elles perdent leur statut de "viande" (on ne les considère plus comme de la viande), mais il faut, tout de même, les retirer. Cette exigence est valable pour tous, sans distinction, même pour ceux qui ne trouvent rien entre les dents. L’auteur du Tour, Rabbénou Ya'akov rapporte une autre opinion : la viande ne se digère pas rapidement. Ce n’est qu’après six heures que la digestion est achevée. Avant cette limite, le goût remonte à la bouche. Ils ont donc interdit la consommation de produits laitiers. (Tour 89, Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 89, 1) Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

Une équipe de Rabbanim répond à vos questions du matin au soir, selon vos coutumes :

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LA PARACHA POUR LES ENFANTS C’est pas joli joli ! Les enfants, cette semaine, apprenons à ne pas nous cacher derrière des excuses quand on fait quelque chose de pas bien.

L'HISTOIRE À la maison, Rivka aide sa maman à préparer le dîner. Son petit frère, David, joue dans le salon avec des cubes. À un moment, il renverse une pile de livres posés sur la table. Les livres tombent par terre dans un grand bruit. Rivka sursaute et se fâche : "Pourquoi tu fais toujours n’importe quoi ?!" David baisse la tête. Il voulait simplement attraper un cube coincé sous les livres. Un peu plus tard, leur cousine Myriam arrive en courant et, sans faire attention, renverse un verre d’eau sur la nappe toute propre. Cette fois, Rivka ne dit rien. Elle prend un torchon et aide à essuyer. Maman observe la scène et demande calmement : "Rivka, pourquoi tu t’es énervée contre David mais pas contre Myriam ?" Rivka hésite : "Euh, David aurait dû faire attention…" Maman sourit : "David n’a pas fait exprès. Il ne voulait rien abîmer. Myriam non plus. Ce qui compte, ce n’est pas seulement ce qui s’est passé, mais pourquoi ça s’est passé." Le soir, papa ajoute : "Parfois, deux personnes font la même chose, mais leurs intentions

L'ENSEIGNEMENT Dans la Paracha, une grande question se pose : pourquoi l’Égypte a-t-elle été punie pour avoir fait souffrir les Bné Israël, alors qu’Hachem avait annoncé à Avraham que ses descendants passeraient par une période difficile ? Le ‘Hatam Sofer explique que ce n’est pas parce qu’un événement est prévu par Hachem que les personnes qui font du mal sont excusées. Les Égyptiens n’ont pas agi 44

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sont très différentes. L’une agit par erreur ou par nécessité, l’autre par méchanceté. Et ça, Hachem le voit toujours." Rivka regarde son petit frère jouer tranquillement. Elle s’approche et lui dit : "Pardon de m’être énervée." David lui sourit. Rivka comprend alors une chose importante : on peut réparer une bêtise, mais les mots et les intentions laissent une trace bien plus profonde.

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pour accomplir la volonté d’Hachem, mais par méchanceté et par haine. C’est pour cela qu’ils ont été punis. Pharaon a même essayé de se justifier en disant qu’il était "juste", mais Moché lui a répondu qu’il n’avait aucune crainte d’Hachem. Nous apprenons ici que l’intention compte énormément : faire quelque chose de mal reste mal, même si Hachem sait que cela arrivera. La Torah nous demande toujours de choisir le bien.


Nos maîtres montrent l’exemple Un jour, alors qu’il était encore jeune, Rav ‘Ovadia Yossef, maître de la génération, entendit une discussion très troublante. Un homme disait : "Si cette personne a souffert, c’est que c’était écrit du Ciel. Donc, ceux qui lui ont fait du mal n’y sont pour rien." Rav ‘Ovadia s’arrêta net. Cette phrase le choqua profondément. Il expliqua plus tard que cette idée est fausse et dangereuse, qu’elle va à l’encontre de la Torah et qu’elle peut faire énormément de dégâts. Il donna alors un exemple simple et compréhensible : "Imaginons qu’un professeur annonce qu’un contrôle aura lieu à la fin de la semaine. L’élève sait que c’est prévu. Mais si un camarade décide de lui voler son cahier, de le frapper ou de se moquer de lui, peut-il dire : ‘Ce n’est pas ma faute, le contrôle était prévu ?’ Bien sûr que non ! Le contrôle était décidé, mais la méchanceté ne l’était pas." Rav ‘Ovadia expliquait que c’est exactement ce que la Torah nous apprend avec l’histoire de l’esclavage en Égypte. Oui, Hachem avait annoncé à Avraham que ses descendants passeraient par une période difficile. Mais les Égyptiens n’ont jamais été chargés d’exécuter ce décret. Ils ont agi par cruauté, par haine, par désir de dominer et d’humilier. C’est pour cela qu’ils ont été punis.

Il ajoutait que Pharaon lui-même s’est trompé. Quand il a dit : "Hachem est juste, et moi aussi", il pensait pouvoir se justifier. Mais Moché lui a répondu clairement : "Tu n’as pas agi par crainte d’Hachem. Tu as agi par méchanceté." Rav ‘Ovadia Yossef insistait beaucoup sur ce point auprès des jeunes : "Un enfant ne peut jamais dire : ‘C’était écrit que mon camarade serait triste, alors ce n’est pas grave si je l’ai blessé.’ Même si Hachem dirige le monde, chacun reste responsable de ses choix." Il concluait toujours par cette phrase forte : "Hachem écrit l’histoire, mais Il nous laisse choisir si nous voulons être du côté du bien… ou du côté de la cruauté." Les élèves comprenaient alors une chose essentielle : le fait qu’Hachem permette quelque chose ne rend jamais la méchanceté acceptable. Au contraire, chaque situation est une occasion de choisir la bonté.

de la L'exercice

semaine

aine, cette sem , s t n fa n Les e se de elque cho u q d n a u q de vous, e autour iv r r a le b puis-je désagréa omment C " : s u o t z-v si ce n’es demande é, même t n o b c e réagir av ?" pas facile

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RECETTE Salade de patate douce rôtie, roquette & noisettes Une salade douce, chic et savoureuse pour rehausser vos entrées de Chabbath !

Ingrédients Pour 6 personnes • 2 grandes patates douces coupées en cubes ou demi-lunes

Préparation : 10 min

• 2 cuil. à soupe d’huile d’olive

Cuisson : 40 min

• 1 cuil. à café de paprika doux • 1 cuil. à café de sirop d’érable ou miel

Difficulté : Facile

• Sel & poivre • 100 g de roquette nettoyée et vérifiée (ou type Gouch Katif) • ½ oignon rouge émincé finement • 70 g de noisettes ou noix de pécan • 2 cuil. à soupe de cranberries ou de raisins secs (optionnel mais recommandé) Vinaigrette douce au citron : • 3 cuil. à soupe d’huile d’olive • 1 cuil. à soupe de jus de citron • 1 cuil. à café de moutarde douce • 1 cuil. à café de miel • Sel & poivre

Réalisation - Mélangez les patates douces avec l’huile, le paprika, le sirop d’érable, le sel et le poivre. - Faites cuire à 200°C env. 30 min, jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées. -Torréfiez les noisettes, puis concassezles grossièrement (10 min à 180 °C). - Mélangez tous les ingrédients dans un grand plat : roquette, patates tiédies ou refroidies, oignon rouge, noisettes, et cranberries. - Battez à la fourchette tous les ingrédients de la vinaigrette et versezla sur les patates douces juste avant de servir. Bon appétit ! Astuce

Cette salade est aussi excellente avec un filet de Te’hina au citron pour une version plus israélienne. Murielle Benainous 46

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Perle de la semaine par

"Si ce que je sais n'est pas en phase avec ce que vis, je ne sais rien..." (Rav Yigal Avraham)


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