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Torah-Box Magazine n°345 Israël - Vaye'hi

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n°345

31 décembre 2025 I 11 Tévet 5786 I Vayé'hi


L'ÉDITO DE LA SEMAINE L’exil, quelle énigme ! On connaît aujourd’hui l’Espagne comme un État parmi tant d’autres. Pourtant, il y a quelques siècles, elle représentait l’un des pays les plus puissants du monde : colonialiste, riche, dominant et redoutable. En réalité, son déclin commence peu après l’expulsion des Juifs en 1492. Le roi Ferdinand II et la reine Isabelle avaient en effet promulgué à cette époque un décret selon lequel seuls ceux qui acceptaient de se convertir au christianisme pouvaient rester dans le pays ; les autres devaient le quitter. Ce sont ainsi des dizaines de milliers de Juifs qui partirent précipitamment, laissant derrière eux leur situation sociale et leurs biens. En les expulsant, la monarchie perdit une grande partie du commerce d’exportation, des artisans hautement qualifiés, des administrateurs compétents, des banquiers, des médecins, des diplomates, des savants, des astronomes et des traducteurs. Brutalement, l’Espagne se retrouva privée d’une partie essentielle de sa force économique, et le déclin qui suivit en fut une conséquence directe. Des pays concurrents en profitèrent en accueillant ces Juifs, comme l’Empire ottoman, les Pays-Bas, l’Italie et le Maghreb. Étonnant, n’est-ce pas ? Pourtant, des millénaires auparavant, on retrouve ce même phénomène dans l’Égypte antique. Ya’akov et sa famille y descendent à l’heure où une famine fait rage. Mais dès que ce patriarche arrive, la calamité s’arrête. De plus, il bénit Pharaon et, en conséquence, l’eau du Nil se propage jusqu’aux pieds du monarque, permettant d’irriguer des terres arides. Yossef, génie financier, dirige l’économie du pays, accumulant des richesses dans le trésor royal. Ses frères, par leur beauté et leur intelligence, suscitent l’admiration de Pharaon, qui souhaite en faire des chefs d’armée. Mais voilà que peu de temps après ces événements commence la servitude des Hébreux. Incroyable !

Les Juifs auront encore, tout au long de l’histoire, “l’occasion” de connaître de la part des pays d’accueil ce genre de réactions, qui défient la raison. En effet, comment cette haine viscérale, dépourvue de tout fondement, peut-elle déboucher sur le fait de “se tirer une balle dans le pied” en perdant des citoyens si précieux ? L’expérience de l’exil demeura pour beaucoup de Juifs une énigme, un non-sens. Primo Levi, rescapé d’Auschwitz, après avoir tenté d’expliquer la folie collective qui s’était emparée d’un peuple civilisé comme l’Allemagne dans son comportement envers les Juifs, restera en définitive perplexe. L’antisémitisme ne s’explique pas de façon cartésienne, et le Juif en souffrira doublement : déjà par les décrets eux-mêmes, mais aussi par les questions que ceux-ci soulèvent, sans trouver d’apaisement intérieur. Mais en réalité, l’exil fait partie d’un fondement divin établi depuis le début de la Création. D.ieu dévoila à Avraham puis à Ya’akov les quatre formes d’exil que leur descendance subirait, sans que ces patriarches ne cherchent à annuler le décret. Car il fait partie des desseins du Créateur pour amener le monde à sa réparation, jusqu’au jour du dévoilement du Machia’h, qui en marquera l’accomplissement. Il est évident que ce programme dépasse l’entendement de l’homme, incapable d’en saisir les aboutissements. Il est tout aussi certain que les peuples qui nous ont oppressés seront jugés et châtiés, mais ces pérégrinations parmi les Nations étaient inévitables. C’est seulement sous le regard de la Tradition et des explications que nous rapportent nos Sages que notre destin prend une tout autre dimension, d’ordre métaphysique. Toute autre approche viendra forcément heurter l’entendement et provoquer des sentiments d’injustice et de trahison ! Rav Daniel Scemama Magazine I n°345

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SOMMAIRE Daniel Scemama 03 Rav L'Édito - L’exil, quelle énigme ! 07 Actualités Daniel Sebag 16 Professeur Somaliland : L’audacieux coup géopolitique d’Israël

18 Communauté Torah-Box : Vingt ans de Torah. Maintenant, c’est à vous de transmettre !

Birthday ! Torah-box a 20 ans 20 Happy Avec vous, pour vous !

23 Devinettes sur la Paracha juive 24 Vie Le mensonge le plus sanglant de l’histoire européenne Yehonathan Gefen 27 Rav Parachat Vaye’hi – Dan, un potentiel Machia’h 29 Shabatik 33 Histoire La dette de… 896 Chékels !

35 Flash Chabbath 36 Réflexion À la recherche d’une Émouna vivante 42

Rav Dovid Lederberger Le message d'un rabbin de Paris

44 Yedia La communauté juive d’Inde, l’histoire méconnue d’une Illustration non contractuelle

communauté hétéroclite

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Société Le complexe israélien

50 Femmes J’ai rendez-vous sous la ‘Houppa Chaalti 52 A'hat Transmettre la vidéo à celui qui a été volé 54 Questions au Rav Paracha pour les enfants 56 LaPatience et longueur de temps…

58 Recette Filet de saumon au citron confit, ail et herbes

Responsable publication David Choukroun Rédacteurs Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Sarah Kisielewski, Daniel Sebag, Binyamin Benhamou, Ariel Marciano, Rav Yehonathan Gefen, Rav Nathaniel Mimoun, Rav Dovid Lederberger, Sarah Kalman, Jocelyne Scemama, ‘Haya B., Rav Its'hak Zilberstein, Rav Gabriel Dayan, Murielle Benainous Mise en page Dafna Uzan Secrétariat 02.37.41.515 Publicité Daniel Peretz daniel26mag@gmail.com 054-24-34-306 Distribution diffusion@torah-box.com Remarques & commentaires magazine@torah-box.com Abonnement torah-box.com/magazine

 Les annonces publicitaires sont

sous la responsabilité de leurs annonceurs

 Ne pas lire pendant la prière  Ce magazine contient des

enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle


MER JEU

1er Janv. 12 Tévet

Michna Yomit Békhorot 9-5

2 Janv. 13 Tévet

Michna Yomit Békhorot 9-7

Michna Yomit Békhorot 9-3 Daf Hayomi Zéva'him 109

pour la naissance d'un petit garçon Mercredi 31 Décembre Rav Chlomo Eiguer

Vendredi 2 Janvier Rav 'Ezra Sasson Dangour

Horaires du Chabbath

Daf Hayomi Zéva'him 110

Parachat Vayé'hi Daf Hayomi Zéva'him 111

Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Entrée

16:07

16:28

16:29

16:27

Sortie

17:28

17:29

17:30

17:28

Zmanim du 3 Janvier Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

DIM

Michna Yomit Er'khin 1-1

4 Janv. 15 Tévet

Daf Hayomi Zéva'him 112 Michna Yomit Er'khin 1-3

Nets

06:40

06:42

06:42

06:42

LUN

3 Janv. 14 Tévet

Daf Hayomi Zéva'him 108

Mazal Tov à

Jordan Bensamoun & son épouse

5 Janv. 16 Tévet

Daf Hayomi Zéva'him 113

Fin du Chéma (2)

09:11

09:13

09:13

09:13

'Hatsot

11:44

11:45

11:46

11:45

MAR

SAM

31 Déc. 11 Tévet

VEN

CALENDRIER DE LA SEMAINE

6 Janv. 17 Tévet

Daf Hayomi Zéva'him 114 Chkia

16:47

16:48

16:49

16:47

Michna Yomit Er'khin 2-1

Michna Yomit Er'khin 2-3


ACTUALITÉ L’Iran est en "guerre totale" avec les États-Unis, Israël et l’Europe, selon Massoud Pezeshkian Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que son pays se trouvait en "guerre totale" contre les États-Unis, Israël et l’Europe, affirmant que ces puissances cherchent à empêcher son pays de "tenir debout". Il a estimé que cette confrontation était plus complexe et plus difficile que la guerre Iran-Irak des années 1980. Pezeshkian a évoqué les sanctions

internationales, les pressions diplomatiques et les tensions militaires régionales, soulignant que l’Iran fait face à des menaces continues sur plusieurs théâtres. Ces déclarations interviennent alors que l’Iran est accusé par les États-Unis et leurs alliés de soutenir militairement plusieurs groupes terroristes hostiles à Israël et de poursuivre un programme nucléaire controversé.

“Les médecins de Gaza ont tué ma fille en lui injectant de l’air dans les veines”, affirme le père de Noa Marciano Avi Marciano, père de la caporale israélienne Noa Marciano, affirme avoir découvert grâce à une vidéo partagée sur Telegram les circonstances exacte de la mort de sa fille, capturée par le 'Hamas le 7 octobre 2023 : selon lui, un membre du personnel médical de l’hôpital Al-Shifa à Gaza lui aurait

injecté de l’air dans les veines, provoquant sa mort après qu’elle a été blessée mais pas mortellement, et l’aurait vue supplier pour sa vie. L’armée israélienne a ensuite récupéré le corps de la soldate, le 'Hamas ayant immédiatement accusé Israël de sa mort suite à une frappe.

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ACTUALITÉ Une large majorité de Juifs américains craint que l’élection de Mamdani rende New York moins sûre Un nouveau sondage Jewish People Policy Institute (JPPI) montre qu’une forte majorité d’Américains juifs perçoit la victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York comme susceptible de nuire à la sécurité de la communauté juive, avec environ deux tiers des personnes interrogées exprimant cette inquiétude. Selon cette enquête, une part

importante des répondants juge également Mamdani anti-Israël et antisémite, dans un contexte de hausse des actes antisémites signalés aux États-Unis au cours des derniers mois. Il doit officiellement entrer en fonction en janvier 2026, à la tête d’une ville où vivent plus d’un million de Juifs — la plus importante communauté juive au monde.

Une large majorité de Français soutient l’emprisonnement des personnes sous OQTF avant expulsion Un récent sondage de l’institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et Le Journal du dimanche montre qu’une forte majorité des Français est favorable à l’emprisonnement systématique des étrangers sous Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), lorsqu’ils ont commis des crimes ou des délits, avant leur expulsion. Selon cette enquête, jusqu’à 86% des personnes interrogées approuvent

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cette mesure dans la foulée de plusieurs affaires très médiatisées impliquant des criminels déjà visés par une OQTF. La France a prononcé environ 140.000 OQTF en 2024, mais seulement 7% de celles-ci se traduit par des retours effectifs. L'agression de trois femmes dans le métro parisien vendredi après-midi a réalimenté le débat sur l'efficacité de ces mesures.


Israël met en service Or Eitan, son premier système laser de défense opérationnel Israël a officiellement intégré dans son arsenal le système de défense laser Or Eitan (littéralement “la lumière d’Eitan”), conçu pour intercepter des roquettes, mortiers, drones et autres menaces aériennes à l’aide d’un faisceau laser de haute puissance. Ce système développé par Rafael Advanced Defense Systems en coopération avec le ministère de la Défense et Elbit Systems, sera intégré à la multi-couche de défense aérienne israélienne aux côtés de l’Iron Dome, David’s Sling et Arrow. Les autorités évoquent un changement technologique majeur, notamment grâce à un coût d’interception très faible et à une capacité d’action rapide à vitesse de la lumière. Le nom du système rend hommage au capitaine Eitan Oster, tombé au combat en 2024, dont le père a participé au développement du projet.

Itamar Ben-Gvir propose une amende de 50.000 Chékels pour contrer le tapage sonore des muezzins Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et le député Tsvika Fogel promeuvent une proposition de loi visant à interdire l'installation ou l'utilisation de système de sonorisation dans les mosquées sans autorisation spéciale. L’exploitation sans permis entraînerait une amende de 50.000 Chékels, avec possibilité pour la police de confisquer l’équipement. Le projet ajoute que "de nombreux témoignages à travers le pays indiquent qu'après les événements du 7 octobre, dans le but de s'identifier à l'organisation terroriste nazie 'Hamas et de nuire à la qualité de vie des citoyens israéliens, l'intensité de la sonorisation, déjà élevée en temps normal, a considérablement augmenté".

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Dov Uzan Magazine I n°345

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ACTUALITÉ Israël reconnaît officiellement le Somaliland comme État, suscitant l'ire de l'Egypte, de la Turquie et de la Somalie Israël est devenu le premier pays à reconnaître le Somaliland comme État indépendant, signant une déclaration de reconnaissance mutuelle et annonçant une coopération future dans les domaines de l’agriculture, la santé, la technologie et l’économie, selon les autorités israéliennes et somalilandaises. Cette décision s’inscrit, selon Israël, dans l’esprit des Accords d’Abraham. Cependant, de nombreux pays et organisations ont condamné la mesure, estimant qu’elle viole le droit international et menace la stabilité régionale : le gouvernement somalien a qualifié ce geste "d’attaque illégale à sa souveraineté", et une coalition d’au moins 21 pays islamiques et africains a dénoncé la reconnaissance, réaffirmant leur soutien à l’intégrité territoriale de la Somalie.

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Hommage

du

père

d’Aviv

Maor,

sauvagement assassinée vendredi dans un attentat dans le nord d’Israël Aviv Maor, 18 ans, a été tuée vendredi lors d’un attentat combiné à la voiture-bélier suivi d’une attaque au couteau dans le nord d’Israël. L’assaillant a d’abord percuté un homme de 68 ans à Beth Chéan, avant de poursuivre son attaque près du kibboutz 'Ein 'Harod, où Aviv a été mortellement poignardée. Un adolescent de 16 ans a également été légèrement blessé. Le terroriste, originaire de Qabatiya, a été neutralisé par les forces de sécurité. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, son père, Tal Maor, a rendu un hommage déchirant à sa fille, évoquant sa bonté, son amour des autres et la douleur immense de la perdre si brutalement.


ACTUALITÉ Archéologie : Un Mikvé datant du Second Temple découvert sous l’esplanade du Kotel Une équipe d’archéologues israéliens a récemment mis au jour un Mikvé datant de la période du Second Temple sous l’esplanade du Kotel à Jérusalem. Cette découverte fournit une nouvelle preuve matérielle de la vie juive et des pratiques de pureté rituelle à Jérusalem

il y a près de 2 000 ans. Cette découverte s’inscrit dans le cadre des recherches de l’Autorité des antiquités d’Israël et la Fondation pour le patrimoine du Kotel, qui visent à mieux comprendre l’urbanisme, la vie quotidienne et les pratiques rituelles des Juifs de Jérusalem durant l’époque du Second Temple.

Miracle à Ouman : Un missile balistique explose près d'une fabrique de Matsot, des dizaines d'ouvriers juifs sauvés de justesse Un missile balistique a frappé vendredi soir la ville d’Ouman, en Ukraine, à environ 50 mètres de l'importante fabrique de Matsot “Tiferet Hamatzot”, où travaillaient des dizaines d’employés. La fabrique est un centre majeur de production de Matsot pour la communauté juive locale et pour des communautés en Europe et

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aux États-Unis. Malgré des dégâts matériels importants au bâtiment, aucun travailleur n’a grâce à D.ieu été blessé, ce que tous ont qualifié de miracle. Ouman accueille une importante population juive et de nombreux pèlerins, notamment près du tombeau de Rabbi Na'hman de Breslev.


JÉR

ACTUALITÉ Au menu de la rencontre NetanyahouTrump à Washington : l'Iran et Gaza

Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou était attendu lundi aux EtatsUnis où il devait être reçu par Donald Trump, une visite qui portera sur plusieurs dossiers majeurs, du nucléaire iranien à l’avenir de la trêve à Gaza. Il s’agira de la cinquième rencontre entre les deux hommes aux EtatsUnis depuis la prise de fonctions de M. Trump à la Maison Blanche, il y a près d’un an. Elle intervient alors que Washington souhaite accélérer la cadence pour lancer la deuxième phase du cessez-le-feu, en vigueur depuis octobre entre Israël et le groupe terroriste 'Hamas. Elyssia Boukobza ‫בס"ד‬ Urgences Pénales 24h/24 (hors Chabat) 050-38-18-358

20 Droit Pénal

Droit Routier

Otsaa Lapoal-Faillites

Meurtre | Agression sexuelle |

Conduite en état d’ivresse |

Surendettement | Négociation et

Violence | Délinquance en col blanc

Accident impliquant des victimes |

réduction de dette | Sortie du

| Drogue | Arrestation |

Appel au volant | Excès de vitesse

Négociation de peine | Préparation en vue d’interrogatoire | Droit des mineurs | Infraction Cyber et Informatique | Appels

territoire | Regroupement et mensualisation des dettes | Levée

Représentation devant tous les tribunaux du pays. Bureaux à Jérusalem et Tel Aviv.

de saisie sur les comptes / Salaires / Biens | Protection du bien familiale | Protection sur l’héritage | Faillite personnelle ou professionnelle

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‫בס''ד‬

JÉRUSALEM

2EME SESSION

PROGRAMME Du C'elibat au Zivoug CÉLIBATAIRES 5 étapes pour construire ta vie à 2 ! 20H45

MARDI 23 DÉCEMBRE Etre prêt(e) pour se marier !

20H45

MARDI 30 DÉCEMBRE Le bon choix pour la vie

RAV NATANIEL WERTENSHLAG

RAV YAAKOV SITRUK

20H45

20H45

MARDI 13 JANVIER

Les clés pour reconnaître ton zivoug YOSSEF NABET

du Centre de la famille juive

20H45

MARDI 6 JANVIER

Le mariage: “un jeu d(e)rôle(s)” RAV DAVID SHOUSHANA

MARDI 20 JANVIER

Jeu

+ cadeaux

BINYAMIN BENHAMOU fondateur de Torah-Box

SYNAGOGUE ZKHOUT AVOT. 3 PERETS BERNSTEIN, RAMAT SHARET PAF: 100sh forfait unique pour les 5 dates // Public séparé Réservations sur torah-box.com/evenements - 051-5502652


TRIBUNE par Daniel Sebag Somaliland : L’audacieux coup géopolitique d’Israël Annoncée quelques jours avant le déplacement aux Etats-Unis de Binyamin Netanyahou, la reconnaissance par Israël de la République autoproclamée du Somaliland constitue un audacieux coup géopolitique. Elle vaut à l’Etat hébreu les critiques de nombreuses capitales dans le monde, notamment en Afrique et dans le monde arabe. C’est le prix à payer sans doute pour ce type de risques géostratégiques, résultat d’une analyse serrée des intérêts israéliens dans la zone. Rendue publique le vendredi 26 décembre, la décision israélienne d’accorder une reconnaissance officielle à la région autonome du Somaliland a été accueillie et commentée comme il se doit : un coup de tonnerre. Une onde de choc. "Un moment historique", selon l’expression du président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dit "Irro". Il faut dire qu’Israël est le premier Etat au monde à reconnaître ce territoire situé dans la région de la Corne de l’Afrique. Né en 1991 par une déclaration unilatérale d’indépendance, le Somaliland fait alors sécession de la Somalie, au milieu d’une guerre civile terrible après la chute du régime militaire de Siad Barre. La Somalie a dénoncé la décision israélienne comme une "attaque délibérée", soutenue en ce sens par la Turquie, l’Egypte, Djibouti, l’Union africaine et l’Organisation de la coopération islamique. Le Conseil de coopération du Golfe déplore de son côté "une grave violation des principes du droit international et une atteinte flagrante à la souveraineté et à l’intégrité territoriale" de Mogadiscio. Même tonalité du côté de l’Union européenne qui réaffirme dans un communiqué "l’importance de respecter l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République fédérale de Somalie conformément à sa Constitution, aux chartes de l’Union africaine et des Nations 16

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unies". Une surprise ? Non, bien évidemment. La condamnation d’Israël est chez certains de l’ordre du rituel. Beaucoup plus intéressantes sont les réactions palestinienne et américaine. Condamnant cette annonce, le ministère des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne a rappelé que le Somaliland avait été présenté ces derniers mois, par les autorités israéliennes mais aussi par certains membres de l’administration Trump, comme une "destination" pour des Palestiniens, notamment de la bande de Gaza. En mars 2025, l’agence de presse Associated Press avait révélé que le Somaliland faisait partie des trois territoires avec la Somalie et le Soudan d’un projet américano-israélien pour déplacer une partie des Gazaouis, le temps de la reconstruction du territoire. Un projet décrié et vite abandonné. A cet égard, la réaction de Donald Trump à l’annonce de reconnaissance israélienne mérite d’être lue avec précaution. Le président américain s’est certes opposé à une reconnaissance par son pays du Somaliland, dans une interview au New York Post. "Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui savent ce qu’est le Somaliland ?" Pour autant, l’administration républicaine s’intéresse bien depuis des mois, notamment avec les Israéliens, à


l’avenir de ce territoire et à son intégration La manœuvre israélienne, inédite, future aux Accords d’Abraham. Des rumeurs spectaculaire, osée, présente ainsi des de reconnaissance par les Etats-Unis du bénéfices certains. Elle contribuera, même si Somaliland bruissaient dans les semaines nul n’ose l’avouer pour le moment, à renforcer précédant l’investiture de Donald Trump à la les liens avec Abu Dhabi, signataire des Accords Maison Blanche, en janvier dernier. Les d’Abraham mais aussi investisseur intérêts du territoire, pour Israël majeur au Somaliland dans le port comme pour les Etats-Unis, de Berbera en échange de 440 sont en effet majeurs, d’abord Certains évoquent millions de dollars… et d’un sur le plan commercial. Le droit d’usage de ce même littoral du Somaliland, déjà l’installation port et de l’aéroport comme long de 780 kilomètres, pour des opérations d’une base militaire base débouche en effet sur le militaires au Yémen. détroit de Bab-el Mandeb Egalement menacés par les israélienne au dans le golfe d’Aden, un ‘Houthis alliés de l’Iran, les Somaliland pour couloir stratégique du Emirats ont tout intérêt à transport commercial et surveiller et contrer voir des forces israéliennes militaire par voie maritime. s’installer dans la zone. la menace ‘houthie Derrière la reconnaissance Une position précieuse pour lutter également contre la diplomatique, l’ombre portée au Yémen. piraterie et le terrorisme, deux des alliances militaires. menaces auxquelles sont soumis C’est dans ce contexte de grands depuis plus de deux ans les navires liés bouleversements que s’inscrit la visite à des intérêts israéliens et américains. Qui cette semaine de Binyamin Netanyahou à contrôle Bab-el-Mandeb contrôle une artère Washington. Il y sera sans doute question vitale du commerce mondial. du Somaliland, mais pas seulement. Sur Mais c’est peut-être surtout sur le plan Gaza, Donald Trump pousse le chef du militaire que l’établissement de "relations gouvernement israélien à accélérer le passage diplomatiques complètes", confirmée par le à la seconde phase de son plan de cessez-le-feu ministre israélien des Affaires étrangères, et à temporiser dans le dossier libanais, alors Guid’on Sa’ar, offre des atouts au jeu israélien. que l’échéance prévue pour la démilitarisation Ce rapprochement avec le Somaliland répond du ‘Hezbollah arrive à son terme le 31 à la problématique historique du manque décembre. A l’inverse, M. Netanyahou tentera de profondeur stratégique de l’Etat hébreu. de convaincre le locataire de la Maison Certains évoquent déjà l’installation d’une Blanche d’arracher davantage de concessions base militaire israélienne au Somaliland à la Syrie d’Ahmad Al-Charaa et de se montrer pour surveiller et contrer la menace ‘houthie intransigeant - et menaçant ?- devant la au Yémen. On apprenait ainsi le weekreprise du programme balistique iranien. Au end dernier que le président somalilandais Somaliland comme ailleurs, Israël joue une Abdirahman Mohamed Abdullahi s’était rendu partie à haut risque avec pour corollaire des en visite secrète en Israël en octobre dernier gains attendus de grande valeur. pour y rencontrer non seulement Binyamin Daniel Sebag, Netanyahou et Guid’on Sa’ar, mais aussi le professeur de relations internationales directeur du Mossad, David Barnéa.

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COMMUNAUTÉ par Binyamin Benhamou Torah-Box : Vingt ans de Torah. Maintenant, c’est à vous de transmettre ! Il y a vingt ans, je n’aurais jamais imaginé en être là aujourd’hui. À l’époque, TorahBox n’était qu’une personne, réservée, sans grandes connaissances, mais animée d’une intention sincère, d’une volonté profonde et d’une idée simple : mettre de la Torah là où elle manque et être présent là où on a besoin de lumière. Tout a commencé modestement, par un site, puis par des livres. Comme une Mitsva en entraîne une autre, lorsque Hachem voit que l’on cherche sincèrement à être un ustensile entre Ses mains, Il élargit les possibilités et ouvre de nouveaux chemins. Moché Rabbénou lui-même ne se considérait pas légitime. Il disait : "Je ne suis pas un homme de paroles". Et pourtant, il apparaît que Hachem ne cherche pas les plus éloquents, mais les plus disponibles. Peu à peu, un projet est devenu plusieurs : un livre, puis un livre chaque mois, un Collel, puis deux, puis trois. Des contenus ont vu le jour pour les hommes, pour les femmes, pour les enfants, pour ceux qui sont proches et pour ceux qui sont très éloignés. Avec le temps, ce sont des centaines de milliers de personnes qui ont été touchées, des dizaines de milliers de vidéos, d’articles et d’audios qui ont vu le jour, dans une diffusion continue, jour après jour. À ‘Hanouka, on commence toujours par une seule bougie, une seule flamme. Car une seule idée, une seule personne et une bonne intention peuvent parfois éclairer, et même transformer, la vie de centaines de milliers de personnes. Cette première flamme en a ensuite allumé une autre, puis une troisième. Un collègue, puis un deuxième, puis toute une 18

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équipe. Aujourd’hui, chacun, au sein de TorahBox, allume à sa manière d’autres lumières. À l’époque de ‘Hanouka, les Juifs ont fui dans les montagnes. Ils ont quitté leurs maisons, se sont cachés dans des grottes et dans le désert. Certains criaient contre Matityahou : "Pourquoi nous fais-tu subir cela ? À cause de toi, nous sommes traqués comme des animaux. Tu attires sur nous la colère d’Antiochus, qui sait combien survivront ?" Depuis vingt ans, nous aussi, nous avons souvent entendu ces mêmes questions : "Pourquoi insistezvous ? Pourquoi agir ainsi ? Pourquoi déranger ?" Avec le recul, je peux le dire clairement : ces oppositions ont probablement été parmi les meilleures choses qui nous soient arrivées. La critique oblige à se renforcer et à vérifier en permanence si ce que l’on fait est réellement pour Hachem ou pour soi-même. Comme à l’époque de Matityahou, ce n’est jamais la facilité qui fait naître la lumière. Aujourd’hui, Torah-Box n’est plus une simple idée ni un projet : c’est une présence. Une présence dans les hôpitaux, auprès d’enfants malades, avec des orphelins qui ont tout perdu, aux côtés de nos ‘Hayalim, et auprès de tous ceux qui cherchent un peu de lumière et d’espoir. Chaque semaine, chaque jour, parfois à chaque instant. Il n’y a pratiquement pas un jour qui passe sans qu’une personne ne dise : "Grâce à Torah-Box, je vis autrement. Ma vitalité, c’est la Torah, et ma source de vie, c’est votre site." D’autres témoignent : "C’est grâce à Torah-Box que je suis à la Yéchiva, que j’étudie


au Collel, que j’allume les bougies de ‘Hanouka ou que je me couvre la tête."

transmission de la Torah pour les générations à venir.

Quel Juif francophone peut aujourd’hui passer une semaine sans entendre le nom Torah-Box ? En vingt ans, l’association a profondément transformé l’accès à la Torah dans le monde francophone. Tout a été pensé pour qu’elle soit accessible, compréhensible et gratuite. Cela a demandé d’innombrables efforts, des nuits sans sommeil et des décisions difficiles, afin que personne ne puisse jamais dire : "La Torah n’est pas pour moi."

Nous ne voulons abandonner personne : ni les jeunes ni les plus âgés, ni les hommes ni les femmes, ni les très modernes ni les très religieux. Le secret de Matityahou était de savoir que la vie serait parsemée d’épreuves et de ne pas attendre d’être parfait pour agir. Ce monde n’est qu’un vestiaire, pas un stade ; une salle d’attente, pas la destination ; un couloir avant le grand palais et avant le vrai Médecin. Celui qui le comprend ne s’attarde pas sur lui-même : il se prépare.

"

Nous aurions pu choisir la tranquillité : une carrière dans la Ce regard tourné vers l’avenir high-tech, une vie confortable, Nous lançons nous pousse déjà à penser un bon salaire, une grande aujourd’hui une aux vingt prochaines maison. Les ‘Hachmonaïm années de Torah-Box, aux aussi auraient pu fuir vers grande campagne. Babel, là où se trouvait la nouvelles générations majorité du peuple juif, et aux défis d’un monde Nous la voulons le New York de l’époque. toujours plus rapide, plus historique, aussi Mais ils ont choisi de confus et plus instable. rester, de s’investir et de Nous espérons être historique que l’a combattre pour une seule soutenus et encouragés, été Torah-Box au raison : la continuité du mais surtout transmettre peuple d’Israël. À chaque cours de ces vingt un message simple : ne génération, des hommes et désespérez jamais. Chacun des femmes doivent accepter de dernières années. peut devenir une lumière. Même porter cette mission essentielle : faible au départ, elle peut devenir transmettre. grande et puissante. Une seule bougie peut C’est précisément à ce moment-clé que nous faire reculer l’obscurité. lançons aujourd’hui une grande campagne. Nous la voulons historique, aussi historique Avant tout, je remercie Hachem du fond que l’a été Torah-Box au cours de ces vingt du cœur pour le mérite immense de cette dernières années. Une campagne à la hauteur mission, pour la confiance qu’Il nous accorde, des enjeux, de l’urgence et de la responsabilité pour chaque réussite visible ou invisible, qui est la nôtre. Pour la première fois depuis et pour la force de continuer à diffuser Sa longtemps, nous avons besoin de sentir Torah. Aujourd’hui, nous vous invitons à être concrètement que la communauté est avec à nos côtés pour préparer les prochaines nous, comme elle l’est tout au long de l’année décennies de diffusion du judaïsme. Votre aide à travers notre site, nos contenus et nos aura un coût, mais elle aura surtout un sens : services. Cette campagne n’est pas seulement celui de pouvoir dire, un jour, avec fierté et un appel aux dons ; c’est un moment de vérité, responsabilité : "J’y ai participé." un instant où chacun peut dire : je fais partie Binyamin Benhamou de cette histoire, je prends ma place dans la

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Retour en images et en chiffres sur l’édifice de Torah et de bienfaisance bâti par Torah-Box au service du judaïsme francophone.

Torah-Box en ligne avec vous 1 appel téléphonique toutes les 2 minutes Chaque année, nos Rabbanim répondent à des centaines de milliers de questions sur tous vos sujets, tous canaux de communication confondus : téléphone, interface Question au Rav, WhatsApp, email...

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360 000 heures d’étude de Torah par semaine Il s’agit du plus important volume d’étude de Torah en ligne, via nos programmes quotidiens d’étude de Torah. Vertigineux quand on sait que chaque mot d’étude équivaut à toutes Mitsvot !

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C’est le nombre de personnes qui visionnent nos vidéos sur YouTube. Un chiffre gonfle à chaque seconde.

Vous êtes des centaines de milliers à nous suivre sur nos plateformes, faisant de Torah-Box l’association n°1 de diffusion du judaïsme et des valeurs de la Torah dans le monde. À elle seule, notre chaîne YouTube compte près de 200 000 abonnés.

MagazineI n°345 I n°345 Magazine


Torah sur le terrain 500+ conférences dans le monde Chaque année, nos Rabbanim répondent à des centaines de milliers de questions sur tous vos sujets, tous canaux de communication confondus : téléphone, interface Question au Rav, WhatsApp, email...

3 centres d'étude à Jérusalem 50 étudiants en Torah étudient le Talmud, la Halakha et suivent une formation rabbinique dans nos centres à Jérusalem.

20 000 personnes rencontrées par le Admour de Ungvar Le Admour, éminent érudit, vous a rencontrés partout dans le monde pour vous conseiller et vous bénir. Notre service a déjà reçu 60 000 appels pour vous faire profiter de son écoute et de ses paroles.

‘Hessed 24/7 5 000 personnes en difficulté aidées Créé il y a 10 ans, notre service ‘Hessed apporte une assistance concrète à nos frères et sœurs en situation de vulnérabilité, en France et en Israël. Distributions alimentaires, fournitures scolaires, vêtements... et bien plus, grâce à vous et pour vous.

30 000 malades Chaque semaine, nos 200 bénévoles se déplacent dans 6 hôpitaux israéliens et à domicile pour rendre visite aux personnes souffrantes. Torah-Box a reçu des certifications des plus grands établissements de santé d’Israël.

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Israël en guerre Torah-Box soutient tout au long de l’année les familles victimes du 7 octobre et des attentats, ainsi que 500 soldats engagés sur les théâtres de guerre. Le commandement de Tsahal nous a remis plusieurs certificats en reconnaissance de notre action.

Torah-Box, maison d’édition à succès 163 livres Torah-Box propose une vaste série d’ouvrages en 18 catégories. Avec en moyenne 6 nouveaux titres chaque année, nos livres sont une référence pour chaque bibliothèque juive.

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1 million de magazines Diffusé près de chez vous dans 650 points de distribution en France et en Israël, ou directement dans votre boîte aux lettres, vous êtes des millions à considérer le magazine comme un indispensable de Chabbath... à côté des fenouils et de la dafina !


Parachat Vaye'hi 5786

par Michaël Lumbroso

Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

‫המלאך הגואל אותי‬ (l'ange qui me délivre...)

(il refusa) ‫וימאן‬ (leurs jeunes enfants) ‫טפם‬

(l'âne) ‫חמור‬

Ce que Yossef a ordonné aux médecins de faire à son père lorsque ce dernier est décédé.

Ya'akov a donné à Yossef la ville de Chékhem, qu'il a conquise par son épée et cette arme, de la main de l'Emoréen.

‫כאפרים ומנשה‬ (comme Ephraïm et Ménaché)

(les jeunes) ‫נערים‬

(cheval) ‫סוס‬ (leur menu bétail) ‫צאנם‬

(son arc) ‫קשתו‬

Comment s'appelle ce que Ya'akov a fait avec ses mains au moment de bénir Ephraïm et Ménaché ?

Nos Patriarches, lorsqu'ils demandaient à quelqu'un de leur faire un serment, ils lui faisaient poser sa main à cet endroit. (sous sa hanche) ‫תחת ירכו‬

(droite) ‫ימין‬

Lorsque les membres de la famille de Ya'akov sont montés en Israël pour l'enterrer, ils ont aussi laissé en Égypte ... ... et leur gros bétail.

D'ailleurs, le serpent le mord à cette partie de son corps. (talon) ‫עקב‬

(le loup) ‫זאב‬

Dan est tel un serpent qui mord cet animal et fait tomber son cavalier en arrière.

(il a interverti) ‫שיכל‬

(Sidra fermée) ‫פרשה סתומה‬

Ya'akov a donné à Ephraïm et Ménaché un héritage équivalent à celui de ces deux enfants.

L'âge auquel Ya'akov est décédé.

(de l'embaumer) ‫לחנוט‬

(Dan) ‫דן‬

Vayé'hi s'appelle une ... ... , car dans le rouleau de la Torah, il n'y a pas d'espace entre Vayigach et Vayé'hi.

Lors de l'enterrement de Ya'akov, toute la famille est montée en Israël à l'exception de ces personnes.

La coutume est que le vendredi soir, les pères de familles bénissent leurs enfants par ce verset de notre Paracha : Qu'Hachem te fasse devenir ... ... ... .

Ephraïm et Ménaché sont désignés ainsi dans la bénédiction de "Hamalakh Hagoël Oti".

La réaction de Ya'akov lorsque Yossef a voulu lui déplacer ses mains d'au dessus d'Ephraïm et de Ménaché.

‫מאה‬ ‫ארבעים ושבע‬ (147)

(Acher) ‫אשר‬

Issakhar est comparé à cet animal qui porte toujours sa charge et ne se repose que très peu.

Yaakov a posé cette main sur la tête d'Ephraïm le cadet, qui se tenait pourtant à sa gauche.

Yéhouda est comparé à cet animal, qui incarne la royauté. (un jeune lion) ‫גור אריה‬

La coutume est de réciter cette bénédiction de Ya'akov avant d'endormir les enfants.

Il est comparé au serpent car de lui, descendra Samson qui attaquait l'ennemi tel un serpent en embuscade.

Binyamin est comparé à cet animal prédateur.

Expression synonyme de "Bli 'Aïn Hara'". ‫בן פורת יוסף‬ (Fils plein de grâce, Yossef)

Sa bénédiction était que son pain serait gras et qu'il fournirait les délices des rois.

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(Réouven et Chim'on) ‫ראובן ושמעון‬


VIE JUIVE

Le mensonge le plus sanglant de l’histoire européenne Il existe un mythe si absurde qu’on pourrait presque en rire… s’il n’avait pas coûté tant de vies. Pendant des siècles, on a accusé les Juifs d’utiliser le sang d’enfants pour les Matsot de Pessa’h, alors même que la Torah interdit strictement la moindre trace de sang. Et pourtant, cette rumeur a traversé les générations, nourri la haine et servi de prétexte à d’innombrables persécutions. Depuis des siècles, les Juifs servent de paratonnerre aux peurs et aux colères des peuples. À chaque crise, on les accuse. Quand la peste noire ravage l’Europe au XIVe siècle, on prétend qu’ils empoisonnent les puits. Quand les récoltes manquent, on dit qu’ils cachent le blé. Quand l’Église interdit l’usure aux chrétiens, on dénonce les prêteurs juifs comme rapaces, avant de leur confisquer leurs biens. On les accuse de profaner les hosties, de conspirer contre les rois, de manipuler l’économie, d’être responsables de tous les maux. Si bien que, comme le disait Jean-Paul Sartre, “Si le Juif n’existait pas, l’antisémite l’inventerait.” Mais parmi toutes ces calomnies, une seule a traversé les siècles avec une force singulièrement meurtrière : l’accusation du “crime rituel”. Selon cette rumeur infâme, les Juifs enlèveraient, à l’approche de Pessa’h, un enfant chrétien afin de le tuer et d’utiliser son 24

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sang dans la fabrication des Matsot. L’absurdité est évidente. La Torah interdit formellement la moindre consommation de sang. Le sang est si rigoureusement interdit que même une infime goutte rend un aliment impropre à la consommation. Et pourtant, ce mensonge va s’imposer comme l’un des plus persistants et des plus sanglants de l’histoire européenne. Le crime originel Tout commence en Angleterre, à Norwich, en 1144. Le corps d’un jeune apprenti tanneur nommé William est retrouvé dans une forêt, peu avant Pâques. Rien ne permet d’établir un meurtre. Aucun élément tangible. Mais un moine, Thomas de Monmouth, qui ne connaissait ni l’enfant ni les circonstances de sa mort, décide d’écrire un récit prétendant révéler “la vérité”. Sans preuve, sans témoignage, il affirme que chaque année, les Juifs du monde entier se réuniraient pour désigner une communauté


chargée de “sacrifier un chrétien”, en souvenir de la crucifixion du Christ. Cette année-là, selon lui, le sort serait tombé sur Norwich. Les Juifs auraient acheté l’enfant, l’auraient “crucifié comme Jésus”, puis abandonné son corps dans la forêt.

d’empêcher que les Juifs ne soient, une fois de plus, accusés à tort. Quand enfin l’Occident commence à perdre de sa vigueur, la calomnie ne disparaît pas pour autant. Elle migre. Elle se déplace vers l’Est, là où de nouvelles communautés juives prospèrent et deviennent à leur tour des cibles idéales. En Pologne et en Lituanie, aux XVIIe et XVIIIe siècles, les mêmes accusations ressurgissent, recyclées presque mot pour mot. Dans l’Empire russe, le crime rituel finit même par s’installer comme une accusation ordinaire, répétée au fil des décennies, brandie au moindre prétexte.

On pourrait croire qu’un mensonge aussi grossier ne survivrait pas à l’épreuve de la raison. Il n’en est rien. La rumeur se répand avec une rapidité vertigineuse. L’histoire de William de Norwich circule de monastère en monastère, copiée dans les manuscrits, reprise dans les sermons. Chaque prédicateur y ajoute une nuance, chaque moine l’adapte à son La rumeur finit par ne connaître ni “Si le Juif terroir. En quelques décennies, le frontières ni mers, elle franchit la schéma s’impose dans l’imaginaire n’existait pas, Méditerranée et frappe jusqu’au chrétien : les Juifs tueraient des Proche-Orient. En 1840, à enfants à la veille de Pessa’h pour l’antisémite Damas, la disparition d’un moine recueillir leur sang et l’utiliser, déclenche une nouvelle vague de prétend-on, dans la fabrication des l’inventerait.” persécutions. Des notables juifs sont Matsot. “Jamais il n’y eut mensonge arrêtés, emprisonnés, torturés pour plus fou”, rappelait Rav Jonathan Sacks. arracher des aveux imaginaires. L’affaire

"

L’Europe se raconte des histoires La calomnie traverse alors la Manche et s’enracine sur le continent. En France, à Blois, en 1171, une simple rumeur de crime rituel conduit au premier bûcher collectif d’Europe : trente et un Juifs sont brûlés vifs. Ailleurs, le même scénario se répète, encore et encore. Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie, PaysBas : aucun pays n’est épargné. Chaque accusation entraîne pillages, expulsions, massacres, année après année. À l’approche de Pessa’h, les familles juives se préparent à célébrer la fête de la liberté mais une angoisse constante les accompagne : quelle communauté sera, cette année, désignée comme coupable ? Le danger est si réel, si omniprésent, qu’au XVIᵉ siècle, le Maharal de Prague a créé son fameux Golem en partie pour protéger les Juifs de ces accusations. La créature avait reçu pour mission de retrouver, avant les autorités, les enfants chrétiens assassinés, afin de déposer leur corps chez le véritable meurtrier et

prend une ampleur internationale, mobilise chancelleries et diplomates. La supercherie est finalement démontrée, l’accusation s’effondre. Mais comme toujours, la vérité arrive trop tard, le poison a déjà fait son œuvre, gravé profondément dans l’esprit des foules, où le mensonge survit bien après que les faits ont été rétablis. Répété sans relâche, le mensonge finit par prendre l’allure de la vérité Et bien sûr, ceux qui ont su tirer profit de cette accusation vieille de mille ans, enracinée dans l’imaginaire collectif, ce sont les nazis. En 1923, Julius Streicher fonde le journal violemment antisémite Der Stürmer, qui ressuscite sans relâche le thème du crime rituel. En mai 1934, un numéro entier lui est consacré, sous un titre glaçant : “Le plan de meurtre juif contre l’humanité non juive révélé”. Les pages sont saturées de caricatures monstrueuses avec des Juifs dépeints comme des vampires assoiffés de sang, entourés d’enfants chrétiens “sacrifiés”. Magazine I n°345

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VIE JUIVE Ces images recyclent les mythes médiévaux et les diffusent à une échelle industrielle. Dans les écoles, sur les murs, dans les vitrines, lors des meetings, le mensonge devient une arme de propagande qui marche beaucoup trop bien… Comment une accusation aussi absurde a-t-elle pu s’imposer avec une telle force, au point de devenir presque évidente pour des générations entières ? La question est d’autant plus troublante que ce mythe ne s’est pas limité aux foules ignorantes ou aux marges violentes de la société. Il a pénétré le cœur même de la culture européenne. Au XIVe siècle, Geoffrey Chaucer, l’un des fondateurs de la littérature anglaise, reprend dans The Prioress’s Tale l’accusation de crime rituel comme un fait allant de soi : des Juifs y assassinent un enfant chrétien et leur mise à mort apparaît légitime. Deux siècles plus tard, William Shakespeare, dans Le Marchand de Venise, décrit le Juif comme un être qui réclame de la chair et du sang chrétien. Des accusations qui arrangent tout le monde Mais comment un tel mensonge a pu s’enraciner à ce point ? Parce qu’il est d’une efficacité redoutable. Il ne se contente pas d’accuser, il donne un sens à la haine. En associant les Juifs au meurtre d’enfants, on les rattache symboliquement à la mort de Jésus, perçue comme un crime jamais expié. Le crime rituel devient ainsi une répétition imaginaire, la preuve supposée que le sang du Christ continue d’être versé. À partir de là, les Juifs cessent d’être vus comme des hommes ordinaires. Ils deviennent les porteurs d’une faute éternelle. Dès lors, tout devient permis. Expulser, dépouiller, brûler n’apparaît plus comme une injustice, mais comme une réponse légitime, parfois même comme un devoir. Et derrière cette indignation prétendument religieuse, il y a aussi évidemment des intérêts bien terrestres : des dettes effacées, des biens confisqués, des pouvoirs consolidés, des fortunes bâties sur des vies brisées. Aujourd’hui, tout cela peut sembler ridicule. Et pourtant, cette manie d’accuser les Juifs de tout 26

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et de n’importe quoi, sans la moindre preuve ni fondement, n’a jamais vraiment disparu. Les “crimes rituels” ont d’ailleurs continué à être évoqués ici ou là, comme en Pologne en 1946, lors du pogrom de Kielce, déclenché par la rumeur selon laquelle des Juifs auraient enlevé et tué un enfant chrétien, ou encore en Syrie, où le thème du crime rituel fut officiellement relancé dans les années 1980, puis repris dans des livres et des productions télévisées. Et les vieilles formules, elles, sont restées : “Les Juifs sont tous riches.” “Ils contrôlent le monde.” “Ils sont responsables du Covid.” Rien n’a changé, seul le vocabulaire évolue, mais le fond, lui, reste le même. Comme le répétait Mark Twain, “L’histoire ne se répète pas, mais elle rime parfois.” Malheureusement, le Juif dérange. Sans doute parce qu’il porte une vérité que le monde ne supporte pas : celle d’un peuple choisi pour rappeler, génération après génération, la présence de D.ieu dans l’Histoire. Parce qu’il ne se soumet pas aux modes, ni aux idoles, ni aux mensonges des époques. Les rumeurs passent, les accusations s’éteignent, les accusateurs disparaissent. Mais le peuple juif, lui, reste. Debout. Fidèle. Vivant. Portant la Torah comme une flamme que rien ne peut éteindre. Pendant que d’autres se perdent à accuser, lui continue d’avancer. Il étudie, il prie, il construit, il éclaire. Et dans ce monde où tout vacille, il rappelle encore avec force que la vérité ne meurt jamais. Ariel Marciano


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Vaye’hi – Dan, un potentiel Machia’h Comment un membre de la tribu de Dan, la plus petite de toutes, put-il atteindre un niveau aussi sublime ? "Dan vengera son peuple, comme l’une des tribus d’Israël. Il sera un serpent sur le chemin, une vipère sur le sentier, qui mord les talons du cheval [de manière que] son cavalier tombe en arrière. En Ton secours, j’espère Hachem !" (Béréchit 49, 16-18) Rachi commente le mot Kéé’had : "On peut expliquer que ‘Comme l’une des tribus d’Israël’ signifie ‘Comme la plus spéciale des tribus’. Il s’agit de David, issu de Yéhouda." L’explication de Rachi laisse sous-entendre qu’il y a une certaine comparaison possible entre Dan et Yéhouda, la tribu de la royauté. Elle semble indiquer que le célèbre membre de la tribu de Dan, Chimchon, aurait pu devenir roi et peut-être même le Machia’h. Or de nombreuses sources bibliques indiquent que la royauté est exclusivement réservée à Yéhouda. Comment un membre de la tribu de Dan, la plus petite de toutes, put-il atteindre ce niveau sublime ? Pourquoi Ya’akov compara-t-il Dan au serpent, l’animal le plus méprisé depuis la faute d’Adam ? Enfin, pourquoi la bénédiction se termine-telle par un appel, apparemment déplacé, à la délivrance ? Réparation du monde Il faut d’abord savoir quel est notre objectif dans ce monde. Rav Milevsky explique que notre tâche consiste à rectifier la faute originelle et élever le monde à son niveau original de sainteté et de pureté. Ce processus est décrit comme un Tikoun. Deux méthodes existent pour y arriver : en nous élevant spirituellement et en influençant les autres dans ce sens, ou en s’infiltrant dans

les forces de l’impureté et en y dénichant les étincelles de sainteté emprisonnées. Le rôle de Yéhouda fut de rectifier le monde de la première façon, en atteignant un haut niveau spirituel et en élevant les autres de la sorte. Ceci fut personnifié par les rois de Yéhouda en général, par David Hamélekh en particulier et plus encore par son fils Chlomo qui construisit le Beth Hamikdach, comme un phare de spiritualité éclairant le monde entier. La deuxième approche, incarnée par Dan, est de s’infiltrer dans les forces impures et de les affaiblir, tout en libérant les étincelles de pureté. D’ailleurs, la tribu de Dan était celle qui marchait à l’arrière dans le désert, la plus exposée à l’ennemi. Pour Rav Milevsky, cela indique sa tendance à se rapprocher des cultures et croyances étrangères. Ce n’est pas un hasard qu’un membre de la tribu de Dan porta l’idole de Mikha d’Égypte en terre d’Israël, où elle devint le centre d’une nouvelle religion, et que cette tribu fut tenue responsable. Élever le mal, une vocation périlleuse Le rôle de Dan est important du fait qu’il n’est pas toujours possible d’élever le monde sans s’infiltrer dans un environnement négatif. Ceci est toutefois très dangereux, étant donné que Dan est ainsi exposé aux forces du mal et prend le risque d’en être influencé, au lieu d’avoir l’effet inverse. Le descendant le plus illustre de Dan, Chimchon, personnifie les failles et les avantages de cette sorte de Tikoun. Nos Sages disent que lorsque

Supplément spécial Chabbath I n°345

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Ya’akov compara Dan à Yéhouda, il faisait référence à Chimchon qui allait diriger le peuple durant l’oppression philistine. Ce dernier est difficile à cerner. D’un côté, il était un grand homme, comme le décrit le prophète : "L’esprit divin commença à le saisir." (Choftim 13, 25) Mais peu après, on apprend que Chimchon vit une femme philistine et décida de se marier avec elle. Les commentateurs expliquent que son rôle était de s’infiltrer chez les Philistins et, spirituellement parlant, d’élever les étincelles de sainteté qui se trouvaient en eux, tout en menant sa propre guérilla. Évidemment, il s’agissait d’une approche très risquée et nos Sages blâment Chimchon, à son niveau, d’avoir été influencé par ce qu’il a vu. (Sota 9b) Ainsi, Yéhouda et Dan ont des rôles parallèles quant à la réparation du monde, mais leurs méthodes sont différentes. Mesurer les risques pour sanctifier Hachem Ya’akov compare Dan à un serpent infâme. Rav Dessler explique que le rôle de Dan dans le Tikoun était de renverser l’effet du serpent. Celui-ci transforme le bien en mal. Rav Dessler ajoute que c’est ce qui fit penser à Ya’akov que le Machia’h pouvait être issu de Dan, dans le personnage de Chimchon. Mais quand il vit par prophétie que Chimchon trébucherait, il termina sa bénédiction en priant pour une véritable délivrance d’Hachem. Comment ces enseignements sont-ils pertinents dans nos vies ? Il est toujours conseillé de se placer dans un environnement le plus protégé et pur qui soit et d’influencer les autres positivement, sans risque. Mais l’individu doit parfois quitter son environnement sûr et se trouver dans un milieu défiant. Certains devront travailler dans des endroits où règne l’immoralité, ou se mettre en contact avec des proches qui y vivent. Si l’opportunité est immense, le risque l’est également. Le Kidouch Hachem qui peut résulter des actions effectuées est de taille et à travers l’exemple, l’on peut véhiculer des enseignements de Torah. Mais le risque d’être happé et rabaissé par l’entourage est très présent. Notre tâche est d’apprendre de Dan et de Chimchon et d’être très vigilant afin de ne pas se laisser affaiblir au lieu d’élever les autres. Comme Ya’akov nous l’enseigne, prions Hachem pour la Délivrance afin de mériter un temps où le monde sera rempli de Torah. Rav Yehonathan Gefen 28

Magazine I n°345 Supplément spécial Chabbath I n°345

Résumé de la Paracha Ya’akov, âgé de 147 ans, demande à Yossef d’être enterré en terre de Canaan.

1

Yossef présente ses deux fils à Ya’akov afin qu’il les bénisse. Ya’akov pose sa main droite sur Efraïm et sa main gauche sur Ménaché. Yossef veut interchanger les mains de son père qui s’obstine à laisser sa main droite sur Efraïm car le devenir de ses descendants sera plus glorieux que ceux de son frère aîné.

2

Ya’akov fait venir ses enfants afin de leur annoncer ce qu’il adviendra d’eux à la fin des temps. Il adresse à chacun des bénédictions et/ou des reproches.

3

Yaa’kov les bénit ensuite collectivement et leur enjoint de l’enterrer dans la grotte de Makhpéla, avec son épouse Léa, ses parents et ses grands-parents.

4

Ya’akov décède. Yossef et une foule nombreuse accompagnent Ya’akov vers sa dernière demeure. Des oraisons funèbres sont faites et un deuil de sept jours est observé.

5

Les frères de Yossef redoutent sa vengeance. Yossef les rassure et continue à assurer leur subsistance.

6 7

Yossef voit la naissance de ses arrière-arrière-petits-enfants.

Yossef fait jurer à ses frères de faire monter ses ossements en terre d’Israël, lorsqu’ils quitteront l’Égypte.

8

9

Yossef décède et est enterré en Égypte.


SHABATIK

N°458 Feuillet parents-enfants pour Chabbath

PRÉPARATIONS GÉNÉRALESédité : par

USTENSILES À NE PAS OUBLIER :

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

Un étui pour ranger l’Afikomane

Vayé’hi 5786

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

1 JEU PAR ÉQUIPE

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous) Formez deux équipes qui s’affronteront au coursUne des jeux des pages 1, 2, 3pour et 4 !y verser le vin bassine jetable lors de l’énumération des 10 plaies Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline” Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder

PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS : IDENTIFICATION 1 DES ÉQUIPES

JE U

Maro 3. r

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7

2.

au ne

au à’avotre g équipe. ( 1. Donnez un nom qui sonne espagnol à votre équipe. 2. Trouvez unpslogan 2 points pour É 1. 3 Matsot chemourot 2 points pour les plus convaincants, le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( (rondes, faites2àpoints la pour les plus drôles) main)

LUI, PAS LUI, QUELQU’UN D’AUTRE. Hazer .

et

Pour chacun des éléments 5suivants, vous direz s’il concerne Ya’akov, Yossef ou Chico do mexico.

tC so at 1. M

(laitue ou endives)

Le premier qui donne la bonne réponse remporte le point • Il se déguise avec le manteau de em son frère.

h

6.‘Harossèt 7. Oeuf• dur Il a eu 2 fils. 8. Bol d’eau salée > Yossef.

• Il aime le guacamole. > Chico do mexico.

MATSA

Harossè .‘ t

ou ro t

> Ya’akov.

alée

(laitue romaine) 4. Karpass (céleri)

5. ‘Hazeret

Karpass

.

au s

2

4.

6

2. Épaule d’agneau 3. Maror

• Il a été en prison. ’e > Yossef. 8. Bol d • Il a eu 12 fils. > Ya’akov.

• Il promet à son père de l’enterrer QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR en Israël. • Il a une grosse moustache. • Son père est marié à deux A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit>de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main sœurs. > Chico de Mexico. Yossef. > Yossef. combattu un ange. Etapes du Séder Motsi (fin du repas) • Il mange épicé. Kore’h (sandwich) • Il aTsafoun • Son grand-père est Avraham. > Ya’akov. Minimum 1 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit > Chico do mexico > Ya’akov. Standard 2 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit • Il interprète les rêves. • Il préfère l’un de ses fils aux Hidour (au mieux) 2 Kazayit 1 Kazayit 2 Kazayit > Yossef. autres. > Ya’akov. • Il a acheté le droit d’aînesse à MAROR Etapes du Séder Maror Kore’h (sandwich) son frère. • Il porte un sombrero. > Chico do mexico

La quantité de Maror > Ya’akov.

1 Kazayit

Supplément spécial Chabbath I n°345

1 Kazayit

1

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SHABATIK

JEU

3

32

UNE FAMILLE EN OR

JEUJEUX EN ÉQUIPE (SUITE)

(jeu d’intuition)

Répondez à la question proposée et gagnez 1 point

JEU

4

Citez des pays anglophones africains.

Cite des choses qu’on trouve chez papy et mamie.

Afrique du Sud.

Bonbons dans une boîte en métal.

Fleurs.

Nigeria.

Albums de famille.

Parfum /Bougies/encens.

Ghana.

Fauteuils confortables

Produits d’hygiène.

Kenya / Botswana.

Jeux de société anciens.

Fruits.

Ouganda / Zimbabwe.

Odeur de gâteau fait maison.

Aliments cuisinés.

Cite des choses qui ont une bonne odeur.

LES DÉFIS DE LA SEMAINE Répète sans te tromper, 7 fois, la phrase

• Mr et Mme Vaisselle ont une fille, comment s’appelle-telle ? > Aude. • Que fait la belette pour chasser les lapins qui, en général, courent plus vite qu’elle ? > Elle les hypnotise en se mettant à danser à coups de sauts et de roulades et autres zigzags. • Que signifie l’expression “Ça ne casse pas trois pattes à un canard” ?

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pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.

“Ta tactique était toc.” > Cela veut dire que ce n’est pas extraordinaire, ça n’a rien d’impressionnant. • Qu’a de particulier le record de Guillaume De Lustrac, qui a bouclé le marathon en 3h25 min ? > Il a couru le marathon entièrement à reculons, établissant ainsi un record du monde original et insolite. • De quelle couleur est le sang des araignées ? > Le « sang » des araignées, appelé hémolymphe, est initialement transparent.

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SHABATIK

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ÉNIGMES

énigme 2èmUne homme dépendant prévoit toujours 1 ou 2 bouteilles. Un jour,

ayant mal calculé son coup, il se retrouve avec des bouteilles vides et meurt. Que s’est-il passé ?

.

Réponse : C’est un plongeur avec des bouteilles d’oxygène

1ère énigme Quatre horloges indiquent respectivement les heures suivantes : 14h20, 14h30, 14h50 et 15h00. L’une d’elle avance de 20 minutes, une autre retarde de 10 minutes, une s’est arrêtée et une seule est à la bonne heure.

Quelle heure est-il ?

Réponse : 14h30

DANS LE BON ORDRE Classe ces pays européens du plus montagneux au plus plat : • Espagne, France, Suisse, Autriche, Italie, Pays-Bas.

> Suisse, Autriche, Italie, Espagne, France, Pays-Bas.

HALAKHA QUIZ

Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.

1. Est conseillée. 2. Est permise. 3. Est contraire à la tradition reçue de génération en génération.

Un Mohel qui ne respecte pas le Chabbath 1. Sa circoncision n’est pas valable. 2. Il faut faire couler une goutte de sang symbolique. 3. Sa circoncision est parfaitement valable.

Réponse : 1

Une anesthésie locale lors de la circoncision…

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Réponse : 3


SHABATIK

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JEUX

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant.

Énigme La musique autrement Avec le temps, Beethoven entendait de moins en moins les notes qu’il jouait. Pour continuer à « sentir » sa musique, il trouva une solution ingénieuse… et assez surprenante.

Qu’a-t-il fait pour percevoir ses compositions malgré sa surdité ? Il a fait couper les pieds de son piano pour poser la caisse directement au sol, afin de sentir les vibrations à travers le plancher et continuer à composer.

B

Réponse de la semaine dernière Des œufs sur le plat.

La réponse, la semaine prochaine !

Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 32

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La dette de… 896 Chékels ! Le client a laissé une ardoise de 891 Chékels, un peu plus de 200 €. Ce n’est pas cette dette qui va ruiner l’épicerie, mais les commerçants s’inquiètent pour lui…

Sur l’avenue principale de Névé Ya’akov, quartier juif du nord de Jérusalem, Mina et son mari tiennent un petit commerce, lieu de passage incontournable où les habitants du quartier viennent faire leurs courses et discuter quelques minutes avec leurs commerçants. Mina et son mari vivent modestement, ils ont affiché une pancarte bien visible au-dessus de la caisse : "La maison ne fait pas crédit." Un jour, un homme d’une soixantaine d’années, à l’allure simple, cheveux grisonnants et rasé de près, entre dans l’épicerie. "Je viens ici régulièrement, mais c’est difficile pour moi de payer au jour le jour. Si vous êtes d’accord, je viendrai tous les 15 du mois et je réglerai la totalité de mes achats, sans faute", dit-il. L’attitude de l’homme inspire la confiance des commerçants qui décident de faire une exception et d’outrepasser la règle affichée sur la pancarte du magasin. Retard de paiement Après quelque temps, Mina et son mari se disent qu’ils ont bien fait de lui accorder un crédit : chaque quinzième jour du mois, toujours ponctuel, l’homme règle au centime près tous ses achats, et il ne manque jamais un seul paiement. Lorsque le 15 tombe un Chabbath, il anticipe systématiquement son paiement pour honorer son engagement sans retard. Trois années passent, l’homme continue à s’acquitter chaque mois de son crédit avec la

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précision d’une horloge. Mais un jour, le 15 du mois, l’homme ne se présente pas. Pas de quoi s’en faire, l’homme viendra sûrement le lendemain. Sauf qu’un jour passe, puis un autre, sans que l’homme ne se présente à l’épicerie. Le client a laissé une ardoise de 891 Chékels, un peu plus de 200 €. Ce n’est pas cette dette qui va ruiner l’épicerie, mais les commerçants s’inquiètent pour lui. Un mois plus tard, le Rav en charge de la caisse de charité du quartier entre dans l’épicerie : "Dites-moi, un homme venait régulièrement faire ses courses et a subitement disparu, n’estce pas ?" Le propriétaire acquiesce et ouvre grands les yeux : il va enfin avoir des nouvelles de l’homme ! Pour 5 Chékels de plus Le rabbin dit : "Cet homme est venu me voir en rêve au cours des trois dernières nuits. Il avait l’air effrayé et m’a supplié : ‘Faites-moi une faveur. Je suis dans le monde d’en Haut, mais on ne me laisse pas entrer au Gan ‘Eden tant que ma dette n’est pas réglée.’ La première nuit, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un simple rêve sans signification réelle. Mais le rêve s’est répété avec encore plus d’intensité. J’ai mené ma petite enquête et j’ai découvert que cet homme est décédé." Mina et son mari sont tristes d’apprendre cette nouvelle, ils avaient de l’affection pour ce gentil client. Le commerçant vérifie le montant

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pochette de Téfilin, j’ai découvert un testament soigneusement rédigé, portant la signature d’un avocat. Il y est écrit les mots suivants : ‘Je n’ai pas eu de descendance, mais peutêtre mes actes de bonté et les Mitsvot que j’ai accomplies sont-ils ma véritable La commerçante prend cette affaire postérité. Je souhaite que mon au sérieux, elle va vérifier la appartement soit légué aux dette sur un autre registre et étudiants en Torah qui découvre un oubli : deux L’homme apparaît peinent à subvenir à paquets de cacahuètes à nouveau au Rav à 2,50 Chékels chacun. leurs besoins et qui Tout le monde est n’ont pas les moyens dans son rêve, stupéfait : les rêves de payer un loyer’." mais son visage est du Rav sont réels, le Le Rav et la sœur client est bien venu le transformé, une sont émus par ce voir en rêve… Le Rav testament d’une lumière douce et règle immédiatement grande générosité, la dette. Cette nuit-là, éclatante mais concrètement, ils ne l’homme apparaît à nouveau l’illumine savent pas comment agir. Ils au Rav dans son rêve, mais son se rendent auprès de Rav Its’hak visage est transformé, une lumière douce et éclatante l’illumine. Au contraire Zilberstein, l’un des grands maîtres de du rêve précédent, il a l’air serein et il remercie notre génération, pour lui demander conseil. le Rav pour son action. Le Rav déclare : "De nombreux Avrekhim, des hommes mariés qui étudient la Torah à plein Dernières généreuses volontés temps, rencontrent des difficultés financières Le lendemain matin, le Rav est résolu à en pour se loger. Cet appartement doit être mis savoir plus sur cet homme. Il interroge les à disposition d’un jeune couple en situation habitants de Névé Ya’akov et finit par retrouver précaire, pour deux ans, le temps qu’il stabilise son adresse. Il se rend dans un vieil immeuble sa situation, conformément aux dernières décrépi du quartier et monte les escaliers volontés du défunt." Depuis, cet appartement jusqu’au quatrième étage. Il toque à la porte, sert de pied-à-terre à des familles dans le mais comme personne ne répond, il décide de besoin, perpétuant ainsi les dernières volontés laisser un mot sur lequel il demande à être du défunt. rappelé. Même après notre départ, nos actions Quelques jours plus tard, son téléphone continuent d’exister et d’influencer le monde. sonne, et à l’autre bout du fil, c’est la sœur du L’honnêteté et l’intégrité de cet homme lui ont défunt. Le Rav lui relate l’histoire et demande si l’homme a laissé un testament avec ses permis de trouver la paix, et son dernier geste dernières volontés. La sœur répond : "Je ne de générosité offre encore aujourd’hui un toit pense pas, voyez-vous, il n’avait pas d’enfants, à ceux qui en ont besoin. Chaque acte, aussi il n’a jamais été marié… Mais je vais tout de petit soit-il, peut laisser une empreinte durable. À nous de faire en sorte que cette empreinte même vérifier dans ses affaires." soit une source de Brakha pour les générations Le lendemain, la sœur rappelle le Rav. à venir. Bouleversée, elle parvient à lui annoncer, non sans émotion dans la voix : "En ouvrant sa Alexandre Rosemblum de sa dette sur son registre : 891 Chékels. Le Rav est surpris : "C’est curieux, dans mon rêve, il m’a parlé de 896 Chékels." Soit 5 Chékels de différence entre le rêve du Rav et la dette inscrite par Mina sur son registre.

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FLASH CHABBATH Une perle sur la Paracha Ne rien attendre en retour

Halakha x 3

"‫] ְוְ ָ​ָעִׂש�ִ ָיָת ִ​ִע �ָ​ָּמ ִ​ִדי ֶ​ֶח ֶ​ֶסד ֶוֶ ֱ​ֱא ֶ​ֶמת ַ​ַאל ָנָ א ִ​ִת ְ​ְק ְ �ְּב ֵ​ֵרִנִ י ְ �ְּב ִ​ִמ ְ​ְצ ָ​ָרִיִ ם‬...["

Cuisiner avec de l’eau de rose sans surveillance, permis ?

"Et tu agiras envers moi avec bonté et vérité, de grâce ne m’enterre pas en Égypte" (Béréchit 47, 29)

Oui, si c’est de l’eau de rose 100%. Vérifier l’absence d’alcool qui peut provenir d’une source non-Cachère.

Rachi nous enseigne sur ce verset la chose suivante : la bonté que l’on fait avec les morts est une bonté de vérité parce que l’on n’attend rien en retour. La Guémara (Mo’ed Katan 28b) nous explique que celui qui prononce une oraison funèbre pour un défunt aura alors en retour, le moment venu, une oraison funèbre ; et celui qui s’occupe d’enterrer les défunts sera également enterré le moment venu. On comprend de cette Guémara qu’il y a une récompense pour celui qui s’occupe des préparatifs de l’enterrement des autres. Alors, pourquoi Rachi nous enseigne qu’il ne faut rien attendre en retour ? La réponse est la suivante : bien que l’on n’attende aucune récompense du défunt en luimême, on recevra une récompense d’Hachem par l’intermédiaire d’autres personnes. Et pour tout dire, personne n’est impatient de recevoir cette récompense…

Les lois du langage Laisser brûler un peu pour éteindre l’incendie Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que dans certains cas, il peut être recommandé d’écouter le Lachon Hara’ afin de disculper la victime auprès de celui qui la dénigre et interpréter les propos diffamatoires à son mérite. Par exemple, si l’on souhaite apaiser notre interlocuteur et l’empêcher de propager sa médisance.

Écraser un avocat le Chabbath, permis ? Oui, au moyen d’une fourchette et pas d’un outil spécifique à cela, et dans l’intention de le manger immédiatement. (‘Hazon ‘Ovadia Chabbath 6, 255) Porter des gants le Chabbath, permis ? Oui. Attention : dans une ville sans ‘Érouv, il ne faudra pas les retirer et marcher avec, mais les laisser enfilés aux mains. (Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 301, 37)

Rabbi Ya’akov Kranz, le Maguid de Douvna

Ce mardi 17 Tévet (06/01/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rabbi Ya’akov Kranz, plus connu sous l’appellation de Maguid de Douvna. Très grand Rav de Lituanie ayant vécu au 18e siècle, la qualité de ses prises de parole parvenait à susciter la Téchouva parmi le plus grand nombre. Le Gaon de Vilna l’appelait "Celui qui est cher à mon âme", témoignant de son érudition exceptionnelle. Ses commentaires et paraboles sont toujours ardemment étudiés de nos jours. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !

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RÉFLEXION par Rav Nathaniel Mimoun À la recherche d’une Émouna vivante Croire, c’est bien plus qu’accepter une vérité : c’est donner à D.ieu une place dans sa pensée et dans sa vie. C’est choisir de vivre conscient, et non distrait. Ne pas laisser le bruit du monde couvrir le murmure du Divin…

Au cœur du premier commandement "Je suis l’Éternel ton D.ieu, qui t’ai fait sortir d’Égypte" se cache une question que les plus grands maîtres ont longuement débattue : croire, estce seulement recevoir une vérité héritée, ou bien la découvrir soi-même ? Autrement dit, la Émouna demande-t-elle la soumission confiante ou la réflexion, un cheminement et une analyse personnels ? Rabbénou Bé’hayé, dans l’introduction de son ‘Hovot Halévavot, invite l’homme à s’impliquer : celui qui possède l’intelligence de vérifier sa tradition mais s’en abstient par paresse en portera la responsabilité. La foi, dit-il, ne doit pas être seulement transmise ; elle doit être comprise et intériorisée. Face à lui, l’auteur du Séfer Ha’hinoukh, lui aussi dans son introduction, trace une autre voie : il met en garde contre la tentation de tout rationaliser. Pour lui, la Émouna repose d’abord sur la confiance humble, celle du peuple qui, au Sinaï, a entendu la voix divine et a transmis ensuite cet héritage intact. Notre rôle n’est ainsi pas de disséquer leur savoir, mais d’en boire les paroles "avec soif", telles qu’elles nous sont parvenues. Le ‘Hassid Ya’avets, dans son livre Or Ha’haïm, ramène une constatation déchirante : lors de l’expulsion des Juifs d’Espagne, face aux flammes des bûchers, à la potence de l’estrapade et à l’inconnu de l’exil, ce sont justement les hommes simples qui ont montré une foi inébranlable, alors que les érudits et 36

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autres philosophes ont cédé aux séductions mensongères du baptême. L’enfant juif qui s’endort dans les bras de sa mère aux sons du "Chéma’ Israël", construit sa foi comme une évidence aussi puissante que l’amour maternel, et non sur une spéculation philosophique. Deux approches, donc, à première vue opposées : l’une voit dans la foi une quête intellectuelle, l’autre une fidélité confiante. Mais derrière cette tension se cache peut-être une complémentarité. Savoir et croire : deux visages d’une même lumière Si l’on regarde de plus près, le Séfer Ha’hinoukh (Mitsva 25) lui-même évoque, à propos de ce commandement, ces deux verbes : savoir et croire. Il écrit d’abord qu’il faut "croire qu’il existe un D.ieu unique ayant créé toute chose", puis que l’explication des mots : “Je suis l’Eternel ton D.ieu” est qu’il faut "savoir et croire" qu’il existe un D.ieu dans le monde. De même, le Na’hmanide parle de ceux à qui D.ieu dit : "Je suis l’Éternel" afin qu’ils sachent et croient. Ces mots révèlent une nuance magnifique : la connaissance et la foi ne s’opposent pas, elles se prolongent. L’une éclaire l’autre. Maïmonide lui aussi paraît osciller entre ces deux pôles. Dans ses "Fondements de la Torah", il affirme au tout début que "le fondement des fondements" consiste à Léda’, à savoir qu’il existe


un Être premier. Mais dans son Séfer Hamitsvot, il Là où la raison s’arrête, la foi commence écrit : "Nous sommes enjoints de croire en D.ieu". Un jour, le géant de la génération Ses commentateurs, du Ma’assé Rokéa’h précédente, Rav El’azar Ména’hem au Maharam Schik, montrent alors Mann Shakh demanda au Rav de que cette double expression n’est Brisk (surnommé le Griz) s’il pas une hésitation : elle reflète Certains fallait croire ou savoir. La deux temps de la Émouna. réponse qu’il lui transmit au parviennent à nom de son illustre père, le À l’époque du Sinaï, où la grand Rav ‘Haïm de Brisk, atteindre alors ce Présence divine se révélait éclaire magnifiquement la à découvert, où ces mêmes que l’on appelle une question : "Tant que l’esprit yeux avaient contemplé l’ouverture de la Mer “seconde innocence”, humain peut comprendre, il s’agit de connaissance. Rouge et la Révélation Mais là où la raison atteint croire avec la au sommet du Sinaï, il sa limite, là commence la fallait continuer à croire ; pureté d’un enfant foi. " mais, pour les générations

"

suivantes, la connaissance, mais la rigueur d’un La raison n’est pas l’ennemie la recherche de l’existence de de la foi, elle en est la première scientifique. étape. D.ieu par la réflexion et le récit de L’intelligence humaine tous les miracles passés deviennent explore le monde, cherche D.ieu la manière de faire revivre cette lumière dans la logique et l’ordre des choses. quand la vision n’est plus directe.

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RÉFLEXION par Rav Nathaniel Mimoun Puis, lorsqu’elle arrive au seuil de l’infini, elle s’incline : c’est là que naît la foi véritable, non comme un refuge de l’ignorance, mais comme un acte d’humilité. C’est là que commence la Mitsva de Émouna. Ensuite, le cercle peut se poursuivre. Ce qui dépendait de la Émouna hier, pourra devenir suffisamment logique et évident pour ne dépendre plus que de la raison demain, et ainsi de suite. Le petit enfant commence avec une foi très pure, simple et très naturelle. L’adulte, par sa réflexion, en transforme certaines parts, de plus en plus larges, en connaissances logiques et prouvées. Certains parviennent à atteindre alors ce que l’on appelle une “seconde innocence”, croire avec la pureté d’un enfant mais la rigueur d’un scientifique. Néanmoins certaines parts continueront toujours à appartenir à la Émouna simple et originelle. Ainsi, quand les maîtres disent : "Ils sauront et croiront qu’il existe un D.ieu", ils tracent le mouvement complet : chercher, comprendre, puis accueillir. Le savoir éclaire la route ; la

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Émouna, elle, la fait continuer au-delà de ce que les yeux voient. Pourquoi ordonner de croire ? Rav El’hanan Wasserman, le grand maître de Baranowicz, s’est demandé : comment peut-on ordonner la Émouna ? On peut exiger une action, mais la croyance semble être un état intérieur. Si quelqu’un croit, inutile de le lui commander ; s’il ne croit pas, il ne peut s’y forcer. De plus, comment peut-on ordonner à un jeune enfant de 13 ou 12 ans, de croire en D.ieu ? Attend-on d’un enfant de 5ème une recherche philosophique approfondie, alors que nous savons bien que les cours de philosophie, avec leur clarté légendaire, ne débuteront pas avant la Terminale ? Sa réponse est d’une lumineuse simplicité : la Mitsva de foi ne commande pas de penser quelque chose, mais de purifier le cœur. Elle nous appelle à ne pas laisser nos désirs, nos passions ou notre orgueil étouffer la voix du vrai. Quand l’homme cesse de plier son intelligence


aux envies de son cœur, la vérité apparaît d’ellemême, claire et indiscutable. La Émouna, dès lors, n’est plus une idée imposée d’en haut : c’est la conséquence naturelle d’un cœur apaisé, d’un esprit sincère. On raconte qu’un Maskil, un libre penseur de l’école de la Réforme, vint un jour provoquer Rav ‘Haïm de Brisk : "J’ai des questions sur la foi", lui dit-il. Rav ‘Haïm sourit : "Pour les questions, il y a des réponses. Mais pour les réponses qui ne sont que des prétextes, il n’y en a pas." Autrement dit : lorsque le doute est sincère, le dialogue illumine. Mais lorsque le doute masque une résistance du cœur, aucune preuve ne peut percer. La foi commence là où l’homme accepte de se tenir sans faux semblants devant la vérité. La foi, souveraineté du cœur et de l’esprit Le ‘Hazon Ich pousse encore plus loin la réflexion. Nos Sages disent qu’un Apikoros (un esprit renégat) peut être quelqu’un "qui a la possibilité d’étudier la Torah mais ne le fait pas". Pourquoi

avoir relié l’interdiction pratique de Bitoul Torah, perdre son temps, à l’hérésie qui est une faute intellectuelle ? L’homme, censé soumettre son intellect à la sagesse divine, et qui détourne son esprit vers des rêves vides et des plaisirs sans but, laisse peu à peu s’installer l’indifférence, et cette indifférence devient, sans qu’il ne s’en rende compte, l’oubli de D.ieu. Croire, c’est donc bien plus qu’accepter une vérité : c’est donner à D.ieu une place dans sa pensée et dans sa vie. C’est choisir de vivre conscient, et non distrait. Ne pas laisser le bruit du monde couvrir le murmure du Divin. Nous pouvons maintenant comprendre l’une des plus mystérieuses histoires du maître ‘Hassidique Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev. Rabbi Lévi Its’hak était déjà un grand érudit lorsqu’il commença à se rapprocher de la ‘Hassidout et à s'attacher à son maître Rabbi Shmelke de Nikelsbourg, et ce avant d’étudier

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RÉFLEXION par Rav Nathaniel Mimoun chez le Maguid de Mézeritch. Cette nouvelle voie était considérée avec scepticisme par son beau-père Rabbi Israël Perets de Loubertov, luimême érudit. À son retour, son beau-père, curieux, l’accueillit et le questionna : "Eh bien, mon cher gendre, qu’as-tu donc appris là-bas de si grand ?" Rabbi Lévi Its’hak, les yeux emplis d’une étrange clarté, répondit d’une voix lente et pénétrée : "J’ai appris qu’il y a un Créateur du monde." Le beau-père, interloqué, appela alors la servante occupée dans la maison et lui demanda : "Dismoi, ma fille, sais-tu qu’il existe un Créateur du monde ?" "Bien sûr que oui", répondit-elle sans hésiter. Le beau-père se tourna vers le jeune rabbin et lui dit avec une pointe d’ironie : "Tu entends ? Même la servante le sait ! Était-il donc nécessaire d’aller jusqu’à Nikelsbourg pour apprendre cela ?" Rabbi Lévi Its’hak sourit doucement, puis répondit, d’un ton à la fois humble et vibrant : "Elle, elle le croit… mais moi, je le sais" (selon

Oulpan

Auprès de son maître, la Présence divine était si évidente qu’elle n’appartenait plus à la Émouna, la foi, mais à la Yédi’a, la connaissance. Entre la tête et le cœur : trouver l’équilibre La Émouna n’est pas une contrainte, mais un chemin. Elle nous invite à unir ce que la vie sépare souvent : la recherche et la confiance, la raison et l’intuition, la candeur de la grand-mère et la perspicacité du penseur, l’étude et la prière. Elle commence dans la réflexion – car D.ieu a donné à l’homme une intelligence pour Le chercher – mais elle se poursuit au fond du cœur, lorsque nous reconnaissons l’étincelle divine présente au fond de nous, quand la raison se fait silence et que demeure l’évidence intérieure : Hakadoch Barouh Hou est là, partout et même en moi, et dirige le monde entier, sans aucun doute possible ! Rav Nathaniel Mimoun

ְ ‫ּב‬-‫ּת ָֹוָרה‬ Torah-Box construit les 20 prochaines ‫ ַהַ ָּׁשִׁנִים‬20 ‫ֹוְקס בֹוָנָה ֶאֶ ת‬ ‫ָּצְָרָפָ ִ​ִתית‬ ְ ַ‫ַהַ ָּבּ אֹות ֶ​ֶׁשל ַהַ ַּיֲַהֲדּות ַה‬ années du judaïsme francophone

Après 20 ans de travail, et une génération en pleine mutation, TorahBox lance une vaste campagne. L’objectif ? 10 000 participants. L’objectif ? poser les fondations pour construire l’avenir du judaïsme francophone. Avec l’aide d’Hachem, nous y parviendrons.

Vocabulaire • ‫‘( עֲבֹודָ העֲבֹודָ העֲבֹודָ ה‬Avoda) – travail • ‫( ּדֹור‬Dor) – génération • ‫( ִמ ְּׁש ַּתּנֶה‬Michtané) – en constante transformation, qui change

• ‫( יֹוצֵ א ְּב ַק ְמּפֵ יְין‬Yotsé Békampeyn) – lance une campagne • ‫‘( ֲענָק‬Anak) – géant, immense, vaste • ‫( ּיַעַ ד‬Ya’ad) – objectif, destination • ‫( ִמ ְש ַׁת ְּת ִּפים‬Michtatfim) – participants • ‫( מַ טָ ָּרה‬Matara) – objectif 40

certaines versions : "Elle, elle le dit… mais moi, je le sais").

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ֹ ‫ְׂש ִ​ִרים � ְ​ְׁש‬ � ׂ ‫ְ​ְל ַ​ַא ַ​ַחר ֶ​ֶע‬ ‫נֹות‬ ֹ ‫ֲ​ֲע‬ ‫בֹו ָ​ָדה ְוְ ִ​ִעם ּדּ ֹ​ֹור‬ ֹ � ‫ ּ​ּתֹו ָ​ָרה‬,‫� ֶ​ֶׁש ּ�ִּמ ְ​ְׁש ַ �ַּת ֶ �ֶּנה‬ ‫ּבּ ֹ​ֹו ְ​ְקס ֹיֹו ֵ​ֵצא ְּב�ְ ַ​ַק ְ​ְמ ֵ​ֵּפְיְ ין‬ ? ‫ ַ​ַה ַ​ַּי ַ​ַעד‬.‫ֲ​ֲע ָ​ָנק‬ .‫ ִמִ � ְ​ְׁש ַ �ַּת ְ​ְּת� ִ​ִפים‬10,000 ַ ִ�‫ַ​ַמה ַ​ַה ַ​ַּמ� ָ �ָּט ָ​ָרה? ְ​ְל ַ​ַהִּנ‬ ‫יַח‬ ֹ ‫סֹו‬ ֹ ְ‫ֶ​ֶאת ַ​ַהְי‬ ‫ִלְִבִנִַיַ ת‬ ְ ‫דֹות‬ .‫ָ​ָעִתִ יד ַיַ ֲ​ֲהדּות ָ​ָצ ְ​ְר ַ​ַפת‬ ‫ְ​ְּב� ֶ​ֶעְזְ ַ​ַרת ַ​ַה � � ּ​ֵּׁשם ֲ​ֲא ַ​ַנ ְ​ְחנּו‬ . ַ‫ַ �ַּגם ַנְַצְ ִלִ יַח‬

• ַ‫( לְ הָ נִ יח‬Léhania’h) – poser • ‫( יְסֹודֹות‬Yéssodot) – fondements • ‫לִבנִ יַת‬ ְ (Lébnyat) – pour construire • ‫‘( עָ ִתיד‬Atid) – futur, avenir • ַ‫( נַצְ לִ יח‬Natslia’h) – nous réussirons

D’autres mots avec la racine .‫ה‬.‫נ‬.‫ב‬ (construire) • ‫( ִבּנְ יָן‬Binyan) – bâtiment, édifice • ‫( ּתֹוכְ נִ ית ְבּנִ ָיּה‬Tokhnit Bnya)– plan de construction • ‫( מּובנֶה‬Mouvné)– structuré, construit


LE MESSAGE D'UN RABBIN DE PARIS Là où repose la vraie couronne À la fin de la Parachat Vayé’hi, la Torah rapporte un épisode saisissant. Après la mort de Ya’akov Avinou, toute sa famille accompagne sa dépouille jusqu’à son lieu d’inhumation, où un deuil de sept jours est observé. Ce deuil ne passe pas inaperçu : les peuples environnants, les Cana‘anim et les Yichma‘elim, observent la scène avec attention. Nos Sages expliquent que lorsque ces nations voient la famille d’Israël avancer pour enterrer son patriarche, elles envisagent d’abord d’attaquer. Le peuple juif est encore fragile, numériquement faible, et l’occasion semble idéale pour en finir. Pourtant, au dernier moment, quelque chose les fait reculer. Ils remarquent que la couronne de Yossef, vice-roi d’Égypte et l'homme le plus puissant de son époque, n’est pas posée sur sa tête. Elle est accrochée au cercueil de son père. Mais pourquoi ce détail change-t-il tout ? La réponse se trouve dans un autre passage clé de la Paracha, celui de la bénédiction d’Éphraïm et de Ménaché. Ya’akov croise volontairement ses mains afin d’accorder la bénédiction majeure au plus jeune. Yossef pense assister à une erreur et tente d’intervenir, mais Ya’akov l’arrête : il sait parfaitement ce qu’il fait. Ce qui frappe ici n’est pas seulement cette scène, mais surtout l’attitude des enfants. Ni Éphraïm ni Ménaché ne protestent. Aucun ne conteste l’autorité du père ou du grand-père. Tous deux s’effacent. C’est précisément pour cette raison que leur nom devient la formule de bénédiction de toutes les générations : "Que D.ieu te fasse comme Éphraïm et Ménaché." Leur grandeur ne réside ni dans la domination ni dans la conquête, mais dans leur capacité à s’effacer devant ceux qui les précèdent. Rav Ya’akov Kamenetsky illustrait cette idée par une anecdote. Lors d’un voyage en avion, l’homme assis à côté de lui remarque que le 42

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Rav, déjà âgé, est accompagné avec un respect extrême par un homme d’une soixantaine d’années. Intrigué, il lui demande s’il s’agit de son infirmier. Le Rav lui répond simplement : "C’est mon fils." L’homme reste stupéfait. Un fils qui traite son père avec un tel respect lui paraît inconcevable. Rav Kamenetsky lui explique alors la différence fondamentale de vision. Pour le judaïsme, l’humanité commence avec Adam Harichone, façonné directement par les mains d’Hachem. Plus on remonte dans les générations, plus on se rapproche de la perfection originelle. Il est donc naturel de respecter les anciens. À l’inverse, une vision du monde qui voit l’homme comme le produit d’une évolution progressive depuis le singe conduit nécessairement à penser que les générations récentes sont supérieures aux précédentes, puisque l’homme serait en constante progression par rapport à ses ancêtres. C’est précisément cela que les nations ont compris. Lorsqu’elles viennent attaquer, elles s’imaginent que Ya’akov Avinou est mort et que Yossef a pris les rênes du pouvoir. L’ancien n’est plus : désormais c’est la nouvelle génération qui décide. Et dans un tel cas, pensent-elles, il est possible d’en finir avec le peuple juif. Mais lorsqu’elles arrivent, que voient-elles ? Elles constatent que la couronne n’est pas sur la tête de Yossef, mais sur le cercueil de Ya’akov. Elles comprennent alors que Yossef HaTsadik ne s’est pas substitué à son père, qu’il continue de s’y référer pour chaque décision, pour chaque problème. Yaakov Avinou est vivant. Et tant qu’il est vivant dans l’esprit de ses descendants, on ne peut rien contre sa descendance. Rav Dovid Lederberger (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)


9,615 3,157 1,754 4,996 346 Soutien pour les fêtes

Cas médicaux

Aide au mariage

Soutien aux familles nécéssiteuses

Mariage d'orphelin/es

Vaad haRabanim La caisse de Tsedaka des Grands de la génération

Chaque jour tout au long de l'année Chaque jour, grâce à vous, ce sont des milliers de familles en difficulté qui sont soutenues, à travers tout le pays. Chaque jour, vos noms et vos requêtes seront retransmis aux Grands de la génération qui prieront pour vous.

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La communauté juive d’Inde, l’histoire méconnue d’une communauté hétéroclite L’Inde, ce pays imprégné de diversité spirituelle, dévoile un panorama religieux saisissant. Audelà de ces facettes bien connues, la présence juive, moins visible mais tout aussi fascinante, mérite une attention particulière. Focus sur l’une des plus anciennes et des plus intéressantes communautés de l’histoire du peuple d’Israël. Au sommet de leur présence, dans les années 1950, les Juifs en Inde comptaient environ 30 000 personnes, une fraction minuscule parmi les 300 millions d’habitants du pays. Aujourd’hui, alors que la population indienne a atteint 1,43 milliard, on estime qu’il ne reste que près de 5 000 Juifs sur le sous-continent. La première mention des Juifs en Inde est attribuée au Livre d’Esther, où le royaume d’Assuérus est décrit comme s’étendant "de l’Inde jusqu’à Kouch". Le nom de l’Inde résonne également dans le Talmud et les Midrachim, où l’on trouve des mots d’origine indienne, notamment des noms d’épices, de plantes, d’animaux, de textiles, de pierres précieuses, suggérant une connaissance de l’Inde et de ses produits, ainsi que des liens commerciaux entre la colonie juive de la Terre d’Israël, de Babylone et d’Inde. L’une des particularités remarquables de la vie des Juifs en Inde est l’absence de persécution 44

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en raison de leur judéité. En effet, perçus comme une composante ethnique au sein de la mosaïque complexe de l’Inde, ces derniers y ont vécu des siècles sans connaître de persécution ni d’antisémitisme. Leur situation économique a, de plus, été généralement favorable. Répartition interne des Juifs indiens Les Juifs d’Inde sont divisés en trois groupes principaux, qui diffèrent entre eux en termes de tradition historique, de structure sociale et de coutumes : 1. Les Juifs bagdadi (de Bagdad) 2. Les Juifs de Cochin 3. Les Bné Israël. Les Juifs bagdadiens, une histoire d’émigration et d’intégration Le terme "Juifs Bagdadi" était à l’origine employé pour désigner les Juifs originaires de la région entre le Tigre et l’Euphrate, une terre


riche en culture et en traditions juives. Au fil du temps, cette appellation s’est étendue pour inclure les Juifs de Syrie, de diverses régions de l’Empire ottoman, du Yémen, ainsi que des Perses et des Afghans non arabophones. Les Juifs bagdadiens étaient aussi parfois appelés "Séfarades", faisant référence à leur tradition de prière plutôt qu’à leur origine géographique.

mondiale. Certains membres de la famille Sassoon ont même étendu leurs activités jusqu’en Chine.

Au XIXe siècle, de nouvelles opportunités économiques en Extrême-Orient, sous l’influence britannique, ont attiré un autre groupe de Juifs bagdadiens en Inde, notamment du Yémen. Certains venaient de familles riches ayant fui Basra et Bagdad en raison persécutions.

Selon les légendes locales, les premiers Juifs ont foulé ces rivages à l’époque du roi Salomon, tandis que d’autres histoires parlent de réfugiés en provenance de Babylonie. Même si ces récits manquent de preuves tangibles, ils attestent de la présence ancienne d’une communauté juive.

Après 1947, de nouvelles réglementations économiques en Inde ont compliqué les affaires de nombreux Bagdadiens, les poussant à émigrer vers d’autres pays tels que l’Angleterre, le Canada, l’Australie et les États-Unis, avec Au XVIIIe siècle, le port de Basra, dans le golfe une minorité s’installant en Israël. Aujourd’hui, la communauté Bagdadi en Inde décline, Persique, est devenu un important centre ne comptant plus que quelques commercial pour la British East India centaines de membres, Company, incitant de nombreux principalement des Juifs de Basra et de Bagdad Les Juifs de personnes âgées. à émigrer progressivement en Inde, principalement Bagdad ont Les Juifs de Cochin, à Surat, sur la côte ville de refuge et de grandement ouest. La communauté prospérité marchande juive de contribué à langue arabe à Surat, en Pendant près de la prospérité grande partie composée deux millénaires, la économique et de bagdadiens, comptait communauté juive près de cent personnes. de Cochin, enclavée au culturelle de Avec le développement de cœur de la luxuriante plaine l’Inde Calcutta et Bombay, Surat a de Malabar, a prospéré sur perdu de son importance, les rivages de la côte sud conduisant les marchands de l’Inde. Cette ville était juifs bagdadiens à se autrefois le foyer de l’une déplacer vers ces centres des denrées les plus prisées commerciaux florissants. de l’Antiquité : les épices.

de

Les Juifs de Bagdad ont grandement contribué à la prospérité économique et culturelle de l’Inde, établissant en outre des imprimeries hébraïques, des écoles et des synagogues. David Sassoon, arrivé à Bombay en 1833, a fondé une dynastie commerciale majeure, créant une entreprise qui s’étendrait à l’échelle

Juif de Cochin, avec de courtes papillotes sur les côtés de la tête, vers 1900 Des documents commerciaux trouvés dans la Guéniza du Caire révèlent des échanges entre les marchands juifs et l’Inde dès le Ixe siècle. Au XVIe siècle, deux groupes distincts de Juifs Magazine I n°345

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: arrivèrent à Cochin : les Juifs de Cranganore, dont la communauté fut quasi détruite par les Portugais en 1524, et les Anoussim — Juifs forcés de se convertir au christianisme — fuyant l’Espagne et le Portugal.

laissant derrière eux sept familles. Ces naufragés auraient nagé jusqu’au village de Navegaon, où ils se seraient installés. Au fil du temps, ils auraient oublié leurs traditions et la langue hébraïque, adoptant les coutumes locales.

À partir de là, la communauté de Cochin se scinda en trois groupes endogamiques distincts : les "Blancs", les "Foncés/Noirs" et les "Libérés". La dénomination "Foncés" correspondait aux descendants des Juifs locaux, dotés de leurs propres synagogues et rituels. La nomination "Blancs" correspondait aux descendants de Juifs migrants d’Inde, d’Espagne, d’Allemagne, puis des Pays-Bas, et de Syrie. La nomination "Libérés" correspondait aux descendants d’anciens esclaves ayant adhéré à la foi juive après leur libération.

Pendant des siècles, cette communauté s’est identifiée en tant que Bné Israël plutôt que comme Juifs, mais leur véritable héritage juif a été redécouvert au Xe siècle grâce à un érudit juif venu du Moyen-Orient. Il leur a enseigné la Torah et les coutumes religieuses juives, restaurant ainsi leur identité perdue. Leur pratique d’observer strictement le Chabbath, les distinguant des autres communautés indiennes, leur a valu le surnom de Shaniwar Telis — "pressoirs à huile pour bougeoirs du samedi" — ceci en raison de leur profession d’origine, l’extraction de l’huile de sésame.

Au XVIIIe siècle, Cochin comptait huit synagogues dans cinq villes et villages différents. Malgré les tensions internes et les préjugés, cette communauté juive sut prospérer, contribuant à l’économie locale et à la richesse culturelle de l’Inde. Au milieu du XXe siècle, de nombreux Juifs de Cochin ont émigré en Israël et la ville ne compte plus à ce jour que quelques membres. Les Bné Israël, une histoire juive enracinée en Inde Dans l’État indien du Maharashtra, les Bné Israël, la plus grande communauté juive d’Inde, ont une histoire captivante. Selon la légende, leurs ancêtres auraient échoué sur les côtes du Maharashtra à bord d’un navire naufragé,

Au XVIIIe siècle, les Bné Israël ont commencé à revendiquer leurs traditions religieuses, se rapprochant davantage d’autres communautés juives en Inde. Ils ont préservé des coutumes distinctes telles que la cérémonie de la Malida, où les hommes se rassemblent autour d’une assiette contenant riz, fruits, fleurs et épices pour chanter des louanges à D.ieu. La communauté Bné Israël a également joué un rôle remarquable dans l’histoire militaire de l’Inde, combattant aux côtés du héros marathe Shivaji. Leur importance s’est accrue sous la domination britannique, où de nombreux membres ont servi dans l’armée britannique, bénéficiant de préférences spéciales. Aujourd’hui, leur nombre en Inde a considérablement diminué, la plupart ayant émigré en Israël et dans d’autres pays occidentaux. En conclusion, l’Inde, pays de diversité spirituelle et culturelle, abrite depuis des millénaires une histoire juive de coexistence et d’harmonie. Malgré la diminution de leur nombre, les communautés juives laissent derrière elles un héritage culturel précieux, enrichissant le patrimoine et la mosaïque culturelle de cette nation. Sarah Kalman

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SOCIÉTÉ Le complexe israélien Comment la gauche israélienne laïque pourrait présenter un programme de communication au monde, clair et cohérent, quand on retrouve en son sein des hommes politiques, des professeurs et des militaires haut gradés utilisant le même narratif que celui de nos ennemis, contestant le bien-fondé de l’installation juive en Erets Israël.

Les Israéliens sont bons en tout. Le pays, âgé d’à peine 77 ans, se distingue dans tous les domaines de pointe : armement, économie, high-tech, création musicale et cinématographique, médias, utilisation maximale des nouvelles technologies dès leur apparition – et de l’IA en particulier. Et tout cela, avec en toile de fond des guerres perpétuelles et excessivement coûteuses pour le trésor israélien. On n’ose pas imaginer ce que serait devenu le pays sans les menaces avoisinantes et les milliards de Chéquels attribués à la sécurité. Affolant… ! Le cerveau juif marche vite et bien, et l’Israélien, travailleur et ambitieux, met ses talents au service de cet énorme accélérateur de particules qu’est Israël. Le pays dépasse aujourd’hui de loin son modèle, c’est-à-dire ses voisins occidentaux, qui ont parfois dix fois son âge. Alors que toute l’administration israélienne est merveilleusement bien informatisée, en 48

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France, dans un bureau ou une mairie, on peut encore aller chercher un vieux classeur sur une étagère pour retrouver votre dossier. Ici, même au conseil régional de la petite localité de Méguilot, à la Mer Morte, ça n’existe plus depuis longtemps… Mais. Car il y a un "mais". Et il est de taille. Le fiasco de la communication Il existe un domaine dans lequel les Israéliens sont très, très mauvais. Toutes ces "grosses têtes", ces cerveaux aiguisés, originaux, stratèges tout-terrain, n’arrivent pas à expliquer au monde la position d’Israël et son droit à la légitime défense. Si l’Europe dans sa majorité fait de toute manière la sourde oreille, refusant d’entendre la position israélienne, il n’en reste pas moins qu’une partie de l’opinion publique est tout simplement très mal informée des tenants et aboutissants de la guerre actuelle et manipulée


sans le vouloir par des médias tendancieux qui, eux-mêmes, achètent la propagande islamiste. La décision récente de l’ONU de reconnaître un État palestinien, et l’énorme ratissage de pays qui ont voté en faveur de cette décision, mettent une fois de plus en exergue ce qu’on appelle ici "le fiasco de la communication israélienne".

Car comment la gauche israélienne laïque, pourrait présenter un programme de communication au monde, clair et cohérent, quand on retrouve en son sein des hommes politiques, des professeurs et des militaires haut gradés utilisant le même narratif que celui de nos ennemis, contestant le bien-fondé de l’installation juive en Erets Israël.

La droite, elle, intransigeante dans ses Dès le début de la riposte israélienne au positions territoriales, n’ose cependant massacre du 7 octobre 2023, alors que pas non plus remonter trop "haut" le ‘Hamas vendait déjà son "bluff" et rencontrer son passé biblique, sur l’attaque intentionnelle de l'hôpital Al Ahli de Gaza faisant L’État hébreu se celui du peuple juif, attestant notre implantation ici. prétendument 500 morts, les serait détaché ratés s’enchaînent. Chaque Ce constat pathétique d’un fois, Israël réagit trop tard, de ses racines État surdoué – surnommé maladroitement, alors que nation" à historiques, celles- "start-up l’adversaire a déjà une l’étranger – qui échoue dans longueur d’avance. là mêmes qui, en l’explication de ses droits

"

les plus fondamentaux sur Alors que le bureau de la réalité, donnent la scène internationale, nous communication publique israélienne (Hasbara) au peuple juif sa donne à réfléchir. aurait dû recevoir des fonds La justification absolue de légitimité de considérables pour présenter au notre résidence sur cette terre, monde sa position, armé des outils vivre ici. à nos propres yeux et à ceux des médiatiques les plus sophistiqués, Nations, se trouve dans le livre saint on apprend que ce ministère a fermé ses lors du contrat irrévocable signé entre D.ieu, portes avant même d’être né, dévoré par des Créateur du ciel et de la terre, et notre père luttes intestines. Avraham. On hallucine ! “En ce jour-là, l’Éternel fit alliance avec Avraham, et dit : ‘Je donne ce pays à ta Quand l’ennemi vient de l’intérieur postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au Ce problème ne date pas d’hier. Depuis la grand fleuve, au fleuve Euphrate’” (Béréchit naissance d’Israël en 1948, jamais un corps 15, 18) de communication public efficace n’a pu être mis en place. L’éditorialiste du journal Yated Toute autre attestation sera toujours nulle Neeman propose une explication originale – et et non avenue, et nous ne pourrons ouvrir logique – à cette mystérieuse problématique, un ministère de Public Relation florissant et qu’est l’incapacité des gouvernements crédible, que le jour où nous nous serons israéliens à se défendre sur la place publique. nous-mêmes pleinement réconciliés avec nos L’explication tiendrait au fait que l’État hébreu racines. se serait détaché de ses racines historiques, Amen, pour bientôt ! celles-là mêmes qui, en réalité, donnent au Jocelyne Scemama peuple juif sa légitimité de vivre ici. Magazine I n°345

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FEMMES FAMILLE

J’ai rendez-vous sous la ‘Houppa

ÉDUCATION FEMMES COUPLE

"La Présence divine réside dans les maisons, maintenant reste à savoir si Elle aura chez vous une place confortable ou si Elle se tiendra à la porte... prête à partir."

J’ai dit oui ! Le plus gentil garçon du monde a demandé ma main. Comme beaucoup d’entre nous, j’avais rêvé du jour de mon mariage bien avant de le rencontrer. Au programme : rose, paillettes et fête ! C’était sans compter sur une femme exceptionnelle qui a donné une autre couleur à mon mariage... et qui a changé ma vie. J’avais plein d’idées arrêtées sur mon mariage : salle, traiteur, orchestre... Même ma majestueuse robe de mariée m’attendait dans la vitrine de ce célèbre couturier que j’avais repéré dès mon troisième rendezvous avec Ariel. Rassurez-vous, je m’étais contentée de l’admirer, je n’avais pas (encore) versé d’acompte. Mon fiancé ne pouvait qu’être d’accord avec moi sur le choix des centres de table ou sur la jetée de pétales de roses qui viendrait accueillir mon arrivée sous la ‘Houppa. Bref, tout était fin prêt pour recevoir famille et amis et faire la fête jusqu’au bout de la nuit ! Par contre, personne ne m’avait parlé des cours de préparation, un terme un peu barbare pour me dicter tout ce que je dois savoir sur les lois de pureté en tant que femme mariée. Les copines m’avaient déjà raconté l’essentiel ; j’espérais donc que les cours allaient être brefs et rapides : "tout ce qu’il faut savoir en dix points", pour que je trouve quoi offrir aux invitées après le Mikvé. Des cours surprenants Pourtant, au lieu de commencer à me dicter une série d’interdictions, elle me posa plein de 50

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questions inattendues : "Qu’apprécies-tu chez ton fiancé ? Comment imaginez-vous votre vie de famille ?" La suivante : "Quelle place donneras-tu à la Présence divine ?" me laissa muette. "Mais oui ! La Chékhina réside dans les maisons, maintenant reste à savoir si Elle aura chez vous une place confortable ou si Elle se tiendra à la porte, prête à partir." Quel rapport entre ma préparation au mariage et la Présence divine ?! J’avais suffisamment d’invités à gérer pour songer à une présence de plus ! J’avais dû parler sans m’en rendre compte, parce qu’elle me dit du tac au tac : "Tu t’égares à consacrer toute ton énergie à l’ambiance de ta soirée, quand tu devrais donner toute ton attention à cette Invitée si spéciale. Parce que c’est Elle qui conditionnera le succès de ton mariage et la réussite de ton foyer. Et cela commence par le jour du mariage." Ce premier cours m’avait prise... de court. Est-ce qu’il se pouvait que, dans ma super organisation, j’aie manqué le côté religieux ? Cette dame avait réussi à piquer ma curiosité. La semaine suivante, je revenais chez elle armée de mon classeur du mariage, décidée à lui prouver que oui, mon mariage aurait une dimension spirituelle ! J’étais toute fière de lui montrer les choix les plus minutieux pour la décoration, l’arrangement floral ou encore les cadeaux pour les invités. Mais de nouveau, elle me posa des questions surprenantes : "Vas-tu porter un voile ? Astu prévu la chaise de la mariée sur laquelle la


Kala s’assoit pour prier avec ferveur avant la cérémonie et bénir les femmes ? Souhaites-tu tourner autour de ton ‘Hatan sous la ‘Houppa ?" Une minute ! On ne parle pas de cela sur les blogs de mariées ! "Ce ne sont pas des détails, mais des étapes à part entière dans la cérémonie de mariage. En respectant ces temps forts, tu invites Hachem à résider parmi vous et pas seulement pour ce grand jour, mais pour ceux que vous vivrez en tant qu’époux." Ce deuxième cours surprenant bouleversa ma vision des choses. Moi qui souhaitais à tout prix un mariage hors du commun, je crois que je vais l’avoir ! Le grand jour

à Hachem. Je jeûne. Aujourd’hui pour moi, c’est aussi saint que Yom Kippour : toutes mes erreurs et fautes passées me sont pardonnées, je me sens comme une reine.

Et telle une reine, on m’accompagne ensuite pour que je prenne place dans une salle attenante à la ‘Houppa, sur le Kissé Kala (la chaise de la mariée). Quand la Rabbanite m’a expliqué que c’était un moment où je pouvais bénir les autres, je n’ai pas hésité ! Bien sûr, la chaise est à mon image : ornée de fleurs et À l’extérieur, on de paillettes. Une à une, des de ma famille et mes s’affaire autour de femmes amies viennent s’asseoir à mes côtés quelques moi : la coiffeuse instants. C’est un moment arrange mes privilégié. Je bénis chacune d’entre elles, d’un mot, d’un cheveux avec souhait.

"

Les mois ont filé à toute attention allure : déjà le jour du mariage ! Elles sont émues... et moi aussi ! Il Je me suis levée dès l’aube, pas du y a plus d’ambiance que si j’avais fait tout par appréhension : au contraire, je venir la plus grande des stars en jet privé ! veux pouvoir profiter de chaque moment pour Lentement maintenant, je m’avance entourée prier et me rapprocher d’Hachem. de mes parents en direction de la ‘Houppa. Elle À travers chacun de mes cours de préparation, est majestueuse. En face de moi mon fiancé j’ai appris bien plus que ce à quoi je m’attendais. me sourit. Son regard ému vaut le plus beau Pour pouvoir comprendre la nécessité des règles de pureté, j’ai d’abord compris ce de tous les accessoires. qu’est la pureté d’un couple juif, la beauté de la construction à deux, dans le partage et la complicité. Et la Madrikhat Kala qui m’avait été imposée au départ s’est révélée être une super conseillère de mariage ! À l’extérieur, on s’affaire autour de moi : la coiffeuse arrange mes cheveux avec attention. La robe de la vitrine m’attend suspendue à un cintre, agrémentée de manches. Comme me l’a si bien dit la Rabbanite : "On attend de la reine qu’elle montre sa grâce et son élégance, avec dignité." À l’intérieur, c’est une autre dimension : je récite des Téhilim les yeux clos. Je me concentre sur chacun des Psaumes et j’ouvre mon cœur

La cérémonie se déroule comme dans un rêve. Je suis présente, mais dans une autre dimension. C’est à ce moment que je ressens la Présence divine comme une force qui enveloppe tout. Du coin de l’œil sous mon voile, je vois le sourire de la Rabbanite. Elle la devine, elle aussi. Le verre est cassé, la cérémonie est terminée. Déjà, tous se précipitent vers nous pour nous féliciter. Forts de toute cette spiritualité, mon mari et moi sommes prêts à construire un foyer de Kédoucha. Que la fête commence... ‘Haya B. Magazine I n°345

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A'HAT CHAALTI par Rav Its'hak Zilberstein Transmettre la vidéo à celui qui a été volé Deux voisins, une entrée commune, un refus obstiné… et un cambriolage qui fait tout basculer. Ce qui semblait être un simple désaccord financier devient une véritable question de justice, de responsabilité et de profit partagé. Jusqu’où va l’obligation d’aider son prochain lorsque l’on a investi seul ? Une histoire concrète, tendue, qui met à l’épreuve nos intuitions morales et révèle la finesse du regard de la Halakha sur les rapports humains.

Réouven et Chim’on sont propriétaires de boutiques juxtaposées l’une à l’autre. Ces derniers temps, les effractions et cambriolages se multipliant dans le coin, Réouven s’adresse à son voisin Chim’on et lui propose : "Que penses-tu d’installer des caméras cachées autour de l’entrée commune de nos commerces ? Ainsi, en cas de cambriolage, nous pourrions retrouver les voleurs grâce aux films des caméras !" "Je ne suis pas intéressé par investir dans l’installation de caméras !" répond Chim’on. Quelques jours plus tard, Réouven réitère sa proposition à son voisin, consistant à installer 52

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des caméras, et de nouveau, il essuie un refus catégorique. N’ayant plus le choix, Réouven décide d’installer seul des caméras pour un coût de 6000 Chékels. Une semaine plus tard, en pleine nuit, des cambrioleurs forcent le magasin de… Chim’on ! Ils pillent tout le contenu de la boutique et dérobent une importante somme d’argent ! Chim’on demande alors à Réouven : "Mon cher ami, tu détiens un film grâce auquel je pourrais récupérer mon argent. Je t’en prie, transmetsmoi les photos qui ont été prises hier soir par ton appareil, et ainsi tu accompliras pleinement la Mitsva de “rendre un objet perdu à son propriétaire”."


"Je te les donnerai avec plaisir", répond Réouven, "une fois que tu m’auras payé la moitié des frais d’installation des caméras, soit 3000 Chékels !"

entre ses champs et celui de son voisin de telle sorte que le champ intérieur soit entouré sur trois côtés, et ouvert sur le quatrième côté, le propriétaire du champ intérieur ne devra pas participer aux frais de construction de "Cela s’apparente aux valeurs de la barrière, car la séparation de son Sodom !", s’insurge Chim’on. "Si tu ami ne lui rend pas service et ne lui as en ta possession quelque chose procure aucun profit, sachant que qui peut m’aider sans que cela te Dire que l’un son champ reste ouvert sur le coûte quoi que ce soit, en quoi quatrième côté. Mais si celui qui cela te dérange-t-il de me le profite sans est encerclé (le propriétaire du donner ? Cela rentre dans le que l’autre n’y champ intérieur) installe une cadre de “l'un profite tandis barrière sur le quatrième côté, que l’autre n’en manque pas”. perde est ici une il doit tout assumer, c’estJ’en tire un profit tandis que cela ne te change rien, puisque erreur, car celui à-dire qu’il doit payer à son voisin qui l’encercle la moitié tu as décidé de toute façon qui profite révèle des frais de construction du d’installer des caméras pour toi…" par là même que mur. En effet, si celui qui en profite révèle qu’une barrière La question est donc : Réouven à son champ lui est utile, il doit l’investissement est-il obligé de donner les payer pour un tel profit. films à son voisin, ou n’y est-il lui était Nous pouvons donc en déduire pas contraint et peut exiger une nécessaire. que dire de Réouven "qu’il ne perd participation aux frais d’installation des caméras ? rien" à ce que son ami utilise les caméras qu’il a installées est incorrect, Réponse : car Réouven a investi dans l’installation des Il est écrit dans le Responsa caméras, et au départ, son intention était "Divré Malkiel" (tome III, ch. 157) : de faire participer Chim’on (comme nous "Tout objet impliquant des frais l’avons vu, il lui a demandé sa participation). quelconques communs à deux personnes Au moment de l’installation, il ne pouvait pas est partagé par ces deux personnes, et l’obliger à payer, mais dès lors que Chim’on chacun force l’autre à donner une part de ces manifeste un intérêt pour les caméras, dépenses." Cependant, ceci est valable dans Réouven est en droit d’exiger sa participation le cas où une telle dépense est nécessaire aux frais investis pour les caméras qui leur ou d’usage. Mais pour toute dépense non serviront communément. indispensable ou qui ne serait pas d’usage, En résumé : Réouven est en droit de réclamer l’un des deux peut dire : "Je ne suis pas prêt de la part de Chim’on la moitié des frais à investir pour cela". Dès lors, s’il s’avère que d’installation des caméras. cette dépense lui sert, s’il est effectivement

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considéré comme associé dans le profit de ce qu’a fait son ami pour le bien commun, on peut le contraindre à participer à cette dépense. Le Divré Malkiel précise les paroles de la Michna dans Baba Batra (4b). Nous apprenons que si quelqu’un possède trois champs autour du champ de son voisin et installe une barrière

Rav Its'hak Zilberstein Pour égayer votre table de Chabbath, commandez sans plus attendre les livres A'hat Chaalti, volume 1, 2, 3, 4 et 5 au : 02.37.41.515 ou www.torah-box.com/editions Magazine I n°345

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Pose ta question, un rabbin répond !

Convertie, participer à un repas de Noël Cachère chez mes parents avec une crèche ? Je suis convertie, aucun de mes parents n’est juif. Pourtant, ils sont très investis pour que je puisse pratiquer ma religion quand je viens chez eux, notamment sur la Cacheroute. Ils souhaitent que je continue à faire le repas de Noël avec eux (repas Cachère) mais ils mettent une crèche en décoration car, pour eux, c’est une décoration comme une autre qui va avec le sapin ; je précise qu’ils ne sont pas croyants. Que faire ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Participer à un repas lié à une telle fête, avec des symboles religieux, pose une réelle difficulté Halakhique, même si vos parents ne sont pas croyants et même si le repas servi est strictement Cachère. Mais dans votre situation, il faut prendre en compte leur réaction en cas de refus. C’est pourquoi on peut distinguer deux cas : • s’il existe un risque réel de blessure profonde, de conflit durable ou de rupture familiale (c.q.f.d.), alors il n’est pas interdit d’aller chez eux ce jour-là, en gardant une intention claire : vous n’êtes ni participante à une fête religieuse ni en adhésion à ses symboles, mais présente uniquement pour préserver le lien familial ; • par contre, s’il n’y a pas de risque de tension importante, et que vos parents peuvent vous comprendre, il est préférable de repousser l’invitation pour une autre occasion, et de leur proposer, par exemple, de venir les voir le lendemain, dans un cadre neutre. Dans tous les cas, la manière de présenter les choses est essentielle : avec douceur et reconnaissance pour leurs efforts. Il est à noter que lorsque vous aurez des enfants, il faudra réfléchir de nouveau à la stratégie à adopter.

Avoir un calendrier de l’avent Est-il autorisé d’avoir un calendrier de l’avent durant le mois de décembre ? Même si l’on ne fête pas Noël que cela n’a rien à voir avec cette fête et que c’est juste pour se faire plaisir ou même ouvrir les cases durant les jours de ‘Hanouka. Réponse de Rav Gabriel Dayan Dans tous les domaines de la vie, nous devons être reconnaissables en tant que peuple élu du Créateur en nous dissociant des habitudes sociales des peuples qui nous entourent qui, quand elles n’ont pas leur source dans des pratiques idolâtres, sont, assez souvent, un moyen de nous éloigner de notre Émouna. (Midrach raconte, Vayikra 264) C’est, donc, une chose à éviter. Dans la tradition des peuples qui nous entourent, le calendrier en question a pour but de faire patienter les enfants jusqu’à la fête de Noël. D’ailleurs, le mot "avent" est emprunté au latin chrétien adventus, dérivé du latin classique advenire (arriver). Ce mot désigne l’arrivée de JC., c’est-à-dire sa naissance. Nous avons l’obligation d’éviter l’imitation des usages enracinés des autres peuples. La différence entre les "décrets" de la Torah et les "décrets" des autres sociétés consiste à savoir que les premiers sont des décrets de D.ieu, tandis que les autres sont le produit de l’esprit humain. La Torah nous demande d’être vigilants et de ne pas tomber dans le piège du conditionnement qui conduit à adopter les pratiques des sociétés étrangères. Rav Chimshon Raphaël Hirsch résume ainsi le commandement en question : repoussez toute pratique irrationnelle ou liée à la religion de ces peuples ou à leur attrait pour l’immoralité. Gardez-vous donc de célébrer leurs fêtes ou de respecter des coutumes fondées sur des croyances religieuses (ou non). Mais respectez-les et n’agissez pas de manière à les déranger durant leurs jours fériés ou troubler ces fêtes... (Le ‘Houmach, éditions Artscroll, 689-691) 54

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Bénédiction de la "galette des rois" Quelle Brakha devons-nous faire sur une galette des rois ? Réponse de Rav Gabriel Dayan En général, la galette des rois est une galette à base de pâte feuilletée, cuite au four, et mangée accompagnée de confitures. Certains la préfèrent lorsqu’elle est fourrée avec diverses préparations : frangipane, fruits, crèmes, chocolat, compote de pommes… Selon la Halakha, il est strictement interdit d’en consommer le 6 janvier. La Brakha de la galette des rois est Mézonot.

Vêtements léopard, problématiques ? Y a t-il un problème avec les vêtements léopard, sachant que c’est devenu un motif assez courant ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Vraisemblablement, vous faites allusion aux vêtements pour femmes et jeunes filles avec motif léopard. Ces motifs sont devenus courants dans la mode actuelle, certes, mais, justement, c’est cela le problème. Explications : l’essence de la Tsni’out n’est pas seulement de couvrir le corps, mais d’avoir une apparence qui n’attire pas l’attention. Un motif léopard, de par sa nature contrastée et sauvage, est souvent considéré comme "voyant" ou "audacieux". Il est associé à une certaine assurance, à l’envie de "rugir" et à une certaine affirmation de soi. La Halakha recommande aux femmes juives de privilégier des habits qui mettent en avant la noblesse intérieure plutôt que de captiver le regard extérieur. Le motif léopard peut manquer de la délicatesse et du raffinement attendus d’une personne attachée aux valeurs de la Tsni’out. Il est, donc, à éviter car il est perçu comme étant en opposition avec l’esprit de discrétion et de modestie.

Tenir la comptabilité d’un restaurant Taref Ai-je le droit de tenir la comptabilité d’un restaurant non-Cachère et d’un commerce de vin ? Tout en sachant que, dans ces deux cas, je suis salarié d’un cabinet comptable et je ne travaille pas exclusivement pour ces dossiers. Réponse de Rav Gabriel Dayan Étant donné que vous n’êtes pas le propriétaire de la société et que vous n’avez pas un lien direct avec les aliments, il est absolument permis de poursuivre vos activités et de gérer les dossiers du restaurant en question. (Badé Hachoul’han 1, 7 et 8 sur Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 117) Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

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LA PARACHA POUR LES ENFANTS Patience et longueur de temps… Les enfants, cette semaine, apprenons à ne pas nous décourager quand les résultats n’arrivent pas tout de suite.

L'HISTOIRE Dans la classe de l’école Torah Véda’at, les élèves préparent une grande exposition pour la fin de l’année. Chacun reçoit une petite graine à planter dans un pot. "Dans quelques semaines, vous verrez le résultat", explique le maître. Nathan, 9 ans, rentre chez lui très motivé. Il plante sa graine avec soin, l’arrose, puis la pose sur le rebord de la fenêtre. Chaque matin, il regarde la terre… mais rien ne pousse. Les jours passent. Chez son ami Ariel, une petite tige verte apparaît déjà. Nathan commence à douter. "Peut-être que ma graine n’a pas germé", pense-til. Il est déçu et se demande s’il a fait quelque chose de mal. Un soir, sa maman s’assoit près de lui et lui dit : "Toutes les graines ne poussent pas à la même vitesse. Certaines ont juste besoin de plus de temps." Nathan continue alors à arroser, sans se décourager. Il prie Hachem et Lui demande d’aider sa plante à pousser. Et puis, un matin, alors qu’il n’y croit

presque plus, une petite pointe verte sort enfin de la terre. Nathan sourit de toutes ses dents. À l’école, le maître regarde son pot et lui dit : "Tu vois, Nathan ? Ce qui grandit lentement est souvent ce qui s’enracine le plus profondément." Nathan comprend alors quelque chose d’important : parfois, les résultats n’arrivent pas tout de suite. Mais quand on fait les choses avec patience et confiance, le travail finit par payer, et Hachem accorde Sa bénédiction.

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L'ENSEIGNEMENT Ya’akov Avinou bénit ses petits-enfants, Efraïm et Menaché, en leur souhaitant de se multiplier comme des poissons. Au début, cette bénédiction semble étrange, car dans le désert, leurs tribus ne sont pas les plus nombreuses. Le Gaon de Vilna explique que la Brakha de Ya’akov ne devait pas se réaliser tout de suite. Ce n’est qu’après l’entrée en Erets Israël que la bénédiction a pris toute sa force. 56

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En très peu de temps, Efraïm et Menaché sont devenus si nombreux qu’ils ont manqué de place. Yéhochoua’ leur a alors conseillé de grandir discrètement, pour éviter le mauvais œil. Nous apprenons ainsi que les Brakhot ressemblent à des graines : elles ont parfois besoin de temps pour pousser, mais elles finissent toujours par fleurir au bon moment.


Nos maîtres montrent l’exemple Rav Chlomo Zalman Auerbach, l’un des plus grands décisionnaires de notre génération, était connu non seulement pour son immense savoir en Torah, mais aussi pour sa sensibilité et sa manière unique de rassurer ceux qui traversaient des périodes difficiles. Il répétait souvent que certaines bénédictions et certaines réussites mettent du temps à se dévoiler, même quand elles sont déjà en route. Un jour, un jeune père de famille vint le voir, très troublé. Depuis plusieurs années, il faisait de grands efforts : il étudiait la Torah dès qu’il le pouvait, travaillait honnêtement et priait avec ferveur. Pourtant, m a l g r é tout cela, sa situation ne s’améliorait pas. Ses enfants grandissaient, les dépenses augmentaient, et il avait l’impression de rester toujours au même point. Avec émotion, il dit au Rav : "Rabbi, j’ai l’impression que mes prières restent sans réponse. Je fais ce que je peux, mais je ne vois aucun résultat. Pourquoi la Brakha tarde-t-elle autant ?" Rav Auerbach l’écouta attentivement, sans l’interrompre, puis il lui dit : "Quand tu plantes une graine, que vois-tu les premiers jours ? Rien. La terre reste vierge, silencieuse. Pourtant, sous la surface, quelque chose commence déjà à grandir." Voyant que l’homme l’écoutait avec attention, Rav Auerbach ajouta : "Il existe des plantes qui poussent très vite, mais

qui sont fragiles. Et il y en a d’autres qui prennent beaucoup de temps à sortir de terre, mais qui deviennent ensuite solides et durables." Puis il fit le lien avec la Paracha : "Ya’akov Avinou a béni Efraïm et Menaché en leur souhaitant de se multiplier comme des poissons. Cette Brakha ne s’est pas réalisée tout de suite. Dans le désert, on ne voyait presque rien. Mais quand le moment est venu, en Erets Israël, la bénédiction s’est révélée d’un coup, avec une force incroyable." Rav Auerbach conclut sur ces mots : "Ne pense jamais qu’une Brakha est perdue parce qu’elle tarde. Si elle vient d’Hachem, elle attend simplement le bon moment. Ton travail, tes prières et tes efforts sont comme des graines. Même si tu ne vois encore rien, ils poussent déjà." Le père de famille repartit apaisé. Sa situation n’avait pas encore changé, mais son regard, lui, avait évolué. Il comprenait désormais que l’attente faisait parfois partie de la bénédiction.

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RECETTE Filet de saumon au citron confit, ail et herbes Voici une recette savoureuse et élégante de poisson pour Chabbath.

Ingrédients Pour 6 personnes

•1 grand filet de saumon entier (ou 6 pavés)

Temps de préparation : 5 min

Temps de repos : 20-30 min

•2 citrons confits (ou 1 citron frais)

Temps de cuisson : 20-35 min

•4 gousses d’ail émincées

Difficulté : Facile

•3 cuil. à soupe d’huile d’olive •1 bouquet de coriandre ou persil plat, nettoyé, vérifié et haché •Sel, poivre •1 cuil. à café de paprika doux •½ cuil. à café de cumin (optionnel)

Réalisation - Préchauffez le four à 180°C. - Déposez le saumon dans un plat allant au four. - Dans un bol, mélangez l’huile, l’ail, les herbes, les épices, du sel et du poivre. - Coupez les citrons confits en petits morceaux et ajoutez-les au mélange. - Étalez cette marinade sur le poisson. - Laissez reposer 20-30 min. - Enfournez pour 20 min pour des pavés ou 35 min pour un filet, jusqu’à ce que le saumon soit cuit mais encore fondant. Astuce : Ce plat se marie très bien avec un riz aux amandes ou des légumes rôtis. Chabbath Chalom ! 58

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Murielle Benainous


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"Quand tu fais ce que tu peux, D.ieu fait ce que tu ne peux pas." (Rabbi David 'Hanania Pinto)


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