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7 mai 2025 I 9 Iyar I A'haré Mot / Kédochim
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L'ÉDITO DE LA SEMAINE Comment tuer le temps L’ère contemporaine, grâce aux découvertes technologiques, a offert à l’humanité du temps libre. Autrefois, hommes et femmes étaient affairés du matin jusqu’au soir, et s’estimaient heureux d’avoir de quoi manger, se vêtir, un toit où dormir et une descendance viable. Aujourd’hui, notre préoccupation est de savoir comment meubler ce temps gagné. C’est dans ce contexte que la société de consommation s’est développée, chacun cherchant à se créer des moments de plaisir dans ces heures disponibles. Paradoxalement, on en est venu à considérer l’investissement pour la subsistance comme certes nécessaire, mais secondaire, les loisirs devenant l’objectif principal. Les gens cherchent donc un travail qui optimise au maximum ce but, en établissant comme critère fondamental le meilleur salaire pour le moindre temps investi. Seulement, les plaisirs de ce monde sont limités, souvent coûteux, et nous lassent rapidement, ce qui engendre un manque réel de satisfaction ressenti au quotidien. L’apparition du smartphone va alors sembler être la solution à toutes ces frustrations : il permet de s’évader, voyager, découvrir, s’amuser, communiquer, rire, être captivé et accaparé sans voir le temps passer — le tout à moindre coût. Inutile de s’étendre sur les ravages causés par ce petit objet que l’on manipule du bout des doigts. Mais face à un vide existentiel, il est difficile de raisonner : “Déjà qu’on ne trouve pas assez de plaisir dans la vie, si en plus on se prive du smartphone, à quoi bon cette existence triste et ennuyeuse !” Dans le judaïsme, la conception du temps est très différente, voire opposée. Les années qui nous sont octroyées sont limitées par D.ieu pour être optimisées au maximum dans le cadre du service divin. Chaque
jour avec ses défis, chaque heure exploitée représente un acquis éternel : l’homme n’a pas le luxe de perdre son temps. À chaque minute de libre, il est possible d’étudier la Torah, de se perfectionner dans son caractère, d’accomplir un acte de ‘Hessed envers autrui. Bien sûr, il arrive que nous ayons besoin de repos ou de détente, car ainsi l’être humain est conçu. Mais cela ne constitue pas un but, seulement un moyen de poursuivre notre tâche. En réalité, il existe une différence fondamentale entre une vie de Torah et une vie qui ne l’est pas. Toute activité profane, même agréable, ne reste qu’un simple passe-temps. Une fois terminée, le même vide réapparaît. À l’inverse, l’étude de la Torah nous plonge dans une atmosphère transcendante, qui nous élève au-dessus de la matérialité et nous laisse, même après l’avoir quittée, avec un acquis intérieur. C’est durant ces moments d’étude que l’on ressent que l’on vit véritablement. On peut aborder un sujet de Talmud qui, a priori, ne nous concerne pas, et pourtant sentir qu’il éveille une curiosité intérieure, nous indiquant que là se trouve notre véritable centre d’intérêt. Le temps d’étude passe trop vite, le cours s’achève sans qu’on l’ait vu passer ; on attend déjà impatiemment le suivant. L’âme y trouve sa nourriture et en ressort comblée. Nous approchons de la fête de Chavou’ot, le don de la Torah. Pour réaliser la valeur de ce merveilleux cadeau du Ciel, il est essentiel d’en faire l’expérience en participant à son étude. Une nouvelle perspective de la vie s’ouvrira alors à nous, où le temps ne sera plus un vide à combler, mais deviendra au contraire une source de sens qui prolonge notre existence. Rav Daniel Scemama Magazine I n°318
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בס"ד
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Dimanche 25 Mai | Paris
• NOTAIRE ÉQUIVALENCES • MINISTÈRE DE LA SANTÉ • CAISSES DE SANTÉ ET HÔPITAUX ISRAÉLIENS
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SOMMAIRE Daniel Scemama 03 Rav L'Édito - Comment tuer le temps 07 Actualités 10 Tribune Le pape n’est plus, mais... DOSSIER
Cacheroute Aujourd'hui
12 A quoi sert-il de manger Cachère ? 14 Ces produits qui font le buzz 17 Devinettes Cacheroute 18 Resto pas Cachère ? Attention danger ! des alcools : Entretien avec l'expert 20 LaRavCacheroute Chmouel Semelman Yehonathan Gefen 23 Rav Parachat A’haré Mot / Kédochim – La vie n’a pas de prix
25 Shabatik 29 Histoire La carte de l’agent secret du MI6 31 Shmuel Pinto 32 Rav Le message d'un rabbin du Canada Flash Chabbath
34 Opinion Le requin de 'Hadéra Cacheroute 36 Juive 40 Vie Hiloula de Rabbi Méir Ba’al Haness : sa vie
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Femmes Mais qui a piqué mon fromage ? !
Responsable publication David Choukroun Rédacteurs Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Binyamin Tagger, Sarah Kisielewski, Dan Cohen, Rav Yehonathan Gefen, Binyamin Benhamou, Rav Shmuel Pinto, Rav David Haddad, Noémie Hadida, Mia Atlan, Rav Gabriel Dayan, Murielle Benainous Mise en page Dafna Uzan Couverture Mae Mu Secrétariat 01.80.20.5000 Publicité Yann Schnitzler yann@torah-box.com 04.86.11.93.97 Distribution diffusion@torah-box.com Remarques & commentaires magazine@torah-box.com Abonnement torah-box.com/magazine
à suivre - De l’ombre à la lumière 44 Histoire Episode 2 : Un Kaddich qui bouleverse...
46 Questions au Rav Paracha pour les enfants 48 LaDonner, c’est aimer ! 50 Recette Pâté de foie de volaille et confiture d’oignons
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sous la responsabilité de leurs annonceurs
Ne pas lire pendant la prière Ce magazine contient des
enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle
MER JEU
8 mai 10 Iyar
VEN
9 mai 11 Iyar
SAM
10 mai 12 Iyar
DIM
11 mai 13 Iyar 12 mai 14 Iyar
MAR
7 mai 9 Iyar
LUN
CALENDRIER DE LA SEMAINE Daf Hayomi Chevou'ot 6 Michna Yomit 'Avoda Zara 4-12 Daf Hayomi Chevou'ot 7 Michna Yomit 'Avoda Zara 5-2 Daf Hayomi Chevou'ot 8 Michna Yomit 'Avoda Zara 5-4
A'haré Mot Kédochim Daf Hayomi Chevou'ot 9 Michna Yomit 'Avoda Zara 5-6 Daf Hayomi Chevou'ot 10 Michna Yomit 'Avoda Zara 5-8 Daf Hayomi Chevou'ot 11 Michna Yomit 'Avoda Zara 5-10
Pessa'h Chéni
13 mai 15 Iyar
Daf Hayomi Chevou'ot 12 Michna Yomit 'Avoda Zara 5-12
Nos condoléances au Rav Gad Allouche pour le décès de son père, M. Shmouel Allouche. Mercredi 7 Mai Rav Avigdor Kara Rabbi Messa'oud Zerbib (de Constantine)
Jeudi 8 Mai Rav Its'hak Elfassi (Rif) Eli et ses fils 'Hofni et Pin'has Hacohen
Horaires du Chabbath Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Entrée
20:59
20:40
20:31
20:37
Sortie
22:16
21:52
21:40
21:53
Zmanim du 10 Mai Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Nets
06:16
06:15
06:20
05:55
Fin du Chéma (2)
10:01
09:56
09:57
09:40
'Hatsot
13:47
13:37
13:35
13:25
Chkia
21:19
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20:50
20:56
ACTUALITÉ Missile 'houthi : Israël contredit les intox et affirme avoir déjà intercepté ce type de missiles dans le passé Des médias proches des 'Houthis ont prétendu que le missile balistique qui a frappé la zone de l'aéroport Ben Gourion était un nouveau type d'engin capable d'éviter les systèmes radar, mais des sources de haut rang en Israël ont rapidement démenti cette information. Selon ces responsables, il ne s'agissait pas d'un projectile exceptionnel, précisant que "des
missiles similaires ont déjà été interceptés plusieurs fois par le passé par les systèmes israéliens". Les responsables soulignent qu'il n'y a pas eu de défaillance dans la détection de la menace. Le tir de missile en provenance du Yémen sur Israël dimanche a entraîné des dégâts matériels et 6 blessés, mais n'a heureusement pas fait de victimes.
Israël : Le cabinet de sécurité approuve
Médiations pour la libération d'otages : Netanyahou accuse Doha de jouer un "double jeu"
l'extension des opérations militaires à Gaza Le cabinet politique et de sécurité a approuvé dans la nuit de dimanche à lundi l'extension des
opérations
militaires terrestres dans la bande de Gaza. Un plan de reprise de la distribution de l'aide humanitaire aux Gazaouis a également été validé, précisant que la distribution sera effectuée par des entreprises civiles étrangères qui s'assureront de la tenir à l'écart du 'Hamas. L'extension des opérations à Gaza ne devrait intervenir qu'après la visite du président américain, Donald Trump, en Arabie saoudite, dans une dizaine de jours.
De vives accusations respectives se sont exprimées ce dimanche entre Israël et le Qatar. Une fois n'est pas coutume, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou a accusé Doha de jouer un "double jeu" dans le conflit à Gaza. Le ministère qatari des Affaires étrangères a vivement répliqué, affirmant que son rôle de médiateur avait permis la libération de 138 otages. "Les campagnes de diffamation et de pression politique ne dissuaderont pas le Qatar de se tenir aux côtés des peuples opprimés", a-t-il conclu. Selon une source proche de Netanyahou, le Qatar a dernièrement torpillé la libération d'une dizaine d'otages vivants des mains du 'Hamas.
Nouvelle explosion en Iran, après une série d'incidents similaires ces derniers jours Une nouvelle explosion a été signalée dimanche à Mashhad, en Iran. Une autre explosion simultanée s'était produite dans la zone industrielle de Qom. Samedi, un incendie s'est déclaré dans une centrale électrique de Karaj, peu après qu'un séisme de magnitude 4 a secoué la région. Un autre feu a été maîtrisé dans la ville de Paradis. La semaine dernière, une explosion particulièrement violente avait touché une entreprise fabricant des
feux d'artifice et des explosifs dans la province d'Ispahan. Les incidents répétés dans des installations sensibles suscitent de nombreuses interrogations à Téhéran, une semaine après une explosion majeure dans le plus important port commercial du pays, qui a fait des dizaines de morts et près de 1 000 blessés. L'Iran parle pour l'heure de facteurs naturels et indéterminés. Magazine I n°318
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ACTUALITÉS Les soldats Noam Ravid et Yaheli Charor tués dans l'explosion d'un tunnel à Rafia'h Deux soldats de l'unité d'élite du génie de combat Yahalom ont perdu la vie dimanche matin dans le sud de la bande de Gaza. Le capitaine Noam Ravid, 23 ans, originaire de Cha'aré Tikva, et le sergent-chef Yaheli Charor, 20 ans, de 'Omer, ont été tués lors d'une explosion dans un tunnel souterrain qu'ils
inspectaient dans le quartier Jenina de Rafia'h. Deux autres militaires ont été blessés dans cet incident, l'un grièvement et l'autre modérément. Selon les premières évaluations de Tsahal, l'explosion serait due à un engin explosif que l'équipe n'aurait pas détecté lors des vérifications préliminaires.
Israël classé deuxième pays du monde le plus prospère sur le plan humain
Syrie : 600 Druzes fuient vers Hader, sous contrôle israélien, pour échapper aux violences
Une étude mondiale approfondie, menée par des chercheurs des universités de Harvard et de Baylor, a révélé qu’Israël se classe au deuxième rang mondial en termes d’indice de prospérité humaine, juste après l’Indonésie. Les chercheurs constatent que dans les pays riches et développés, comme la GrandeBretagne et le Japon, malgré des niveaux élevés de sécurité économique et d’espérance de vie, de faibles scores ont été enregistrés en matière de sens, de relations humaines et de nature prosociale. En revanche, les pays à faibles revenus mais dotés de communautés fortes et d’une forte participation religieuse, comme l’Indonésie, Israël et les Philippines, ont affiché des niveaux de prospérité élevés.
Au moins 600 Druzes syriens originaires des faubourgs de Damas ont fui vers la ville de Hader et ses villages environnants dans le sud de la Syrie, selon une source druze syrienne. Cet exode intervient dans un contexte d'escalade des violences contre la communauté druze locale. La région de Hader, située dans le gouvernorat de Quneitra, est sous contrôle de Tsahal depuis la chute du régime Assad. Les réfugiés, provenant principalement des localités de Sahnaya et Jaramana en périphérie de Damas, fuient les violences perpétrées par des éléments affiliés au nouveau gouvernement syrien dirigé par le président A'hmed Al-Sharaa.
GB : Cinq hommes, dont quatre citoyens iraniens, arrêtés pour planification d'attentat antisémite Grande-Bretagne : Cinq hommes, dont quatre citoyens iraniens, ont été arrêtés après qu'un attentat terroriste iranien en préparation a été déjoué, a rapporté dimanche le journal britannique The Telegraph. Il s'agit de la plus grande opération antiterroriste au Royaume-Uni de ces dernières années. Les autorités ont jugé qu'une attaque contre un "lieu spécifique", visiblement une cible juive telle 8
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qu'une synagogue, "aurait pu se produire à tout moment". De plus, la police de Londres a arrêté trois autres hommes iraniens lors d'une opération distincte, craignant qu'ils ne tentent de quitter le pays ou de dissimuler des preuves. La ministre de l'Intérieur, Yvette Cooper, a souligné qu'il s'agissait de "deux grandes opérations qui illustrent les menaces les plus graves contre le pays".
L'Argentine déclassifie des archives sur les filières d'évasion nazies vers l'Amérique du Sud Le gouvernement argentin vient de rendre publics près de 1 850 documents classifiés détaillant les mécanismes ayant permis à des fugitifs nazis d'échapper à la justice en s'installant dans le pays après la Seconde Guerre mondiale. Cette importante collection d'archives a été déclassifiée lundi à la demande du Centre Simon Wiesenthal. L'organisation a salué cette décision mardi, la qualifiant d'étape importante vers la transparence historique. Ces documents permettront d'apporter un éclairage sur le financement des "filières d'évasion" qui ont facilité la fuite vers l'Amérique du Sud de milliers de nazis après la guerre. Selon le ministre du Cabinet argentin Guillermo Francos, le président Javier Milei a ordonné cette déclassification car "il n'y a aucune raison de continuer à dissimuler ces informations".
Netanyahou : Israël répondra aux 'Houthis et à l’Iran après le tir sur Ben Gourion Le Premier ministre israélien a promis dimanche des représailles contre les 'Houthis du Yémen et l’Iran, après le tir d’un missile ayant touché pour la première fois la zone de l’aéroport Ben Gourion où le trafic aérien a été brièvement suspendu. "Les attaques des 'Houthis émanent de l’Iran. Israël ripostera à l’attaque des 'Houthis contre notre principal aéroport et en temps voulu et en un lieu choisi par nous, ainsi qu'à leurs maîtres terroristes iraniens", a écrit Netanyahou sur X. Il a joint à son message celui du président américain Donald Trump le 17 mars, qui avait menacé l'Iran de représailles suite aux attaques des 'Houthis. Elyssia Boukobza
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TRIBUNE Le pape n’est plus, mais... Ce qui lui fait mal, ce sont les enfants de Gaza “tués avec cruauté”. Il insiste sur ce mot : cruauté. On comprend bien l’intention. Mais ce qu’il aurait dû faire, avant tout, c’est regarder la vidéo du 7 octobre. Le pape n’est plus. Paix à son âme. D’autant plus qu’il a consacré sa vie aux autres. Mais la mort n’efface pas tout, loin de là. Il faut parler de lui. Cet homme de foi, de convictions. Jamais il ne cache ce qu’il pense. Et à son niveau, ce qu’il pense, pour ses millions de fidèles, c’est ce qu’il faut penser.
Ce n’est plus la justice, c’est l’histoire du “peuple obstiné”. Ceux-là, de toute façon, paient pour les fautes de leurs pères. On connaît la musique. C’est triste. Et honteux. Qu’un homme de cette envergure puisse agir de la sorte.
Le pire ? Ce n’est pas une première. Ce n’est pas un accident. Le pape François Sa dernière “leçon” : au Vatican, n’est pas le premier des papes à il bénit une crèche avec un Avant de dénoncer traiter les Juifs ainsi. Il n’a rien bébé posé sur un keffieh inventé… malheureusement. (symbole de la "résistance" Israël, n’aurait-il pas Le Vatican contre les Juifs… palestinienne). Quel comme un air de déjà-vu. courage ! Quelle audace ! dû parler des 360 N’est-ce pas l’hôpital qui se En plein Noël, il rappelle moque de la charité ? millions de chrétiens au monde que le keffieh est devenu symbole Il est pourtant à la tête persécutés dans du “malheur” et de la d’une institution qui, révolte. Quand le pape les pays arabes du pendant des siècles, a justifié parle du “mal”, tout le monde comprend la cible… Moyen-Orient ? les pires persécutions contre les Juifs. Et a préparé le terrain, Mais il est fin stratège. Il sait que idéologiquement, à la Shoah. certains de ses fidèles ont besoin d’un peu plus d’explications. Alors il frappe encore Avant de dénoncer Israël, n’aurait-il pas dû plus fort. Discours solennel : il ouvre son parler des 360 millions de chrétiens persécutés cœur. Ce qui lui fait mal, ce sont les enfants dans les pays arabes du Moyen-Orient ? Rien de Gaza “tués avec cruauté”. Il insiste sur n’a changé depuis la Shoah. Rav Weissmandl, ce mot : cruauté. Ce qui veut dire cruauté à genoux, avait supplié le représentant du intentionnelle. On comprend bien l’intention. pape en Slovaquie de sauver des enfants Mais ce qu’il aurait dû faire, avant tout, c’est juifs. Réponse froide : "Il n’y a pas de sang juif regarder la vidéo du 7 octobre. Ce pogrom innocent". Le sang juif est coupable. Les Juifs sanglant, plus que barbare. Parmi les pires doivent périr, comme certains en ont le projet, jamais commis. Il faut avoir vu cette horreur car c’est leur châtiment. pour comprendre ce que les mots seuls ne Le Rav Weissmandl s’est relevé. Il a giflé suffisent pas à dire. Voilà son vrai combat. Une compassion triée l’envoyé du pape. Un soufflet pour le peuple sur le volet. Rien, pas un mot, pour les enfants juif. Un soufflet dont l’écho doit résonner à otages. Pas une larme pour les petits Bibas. chaque fois qu’on traite notre peuple de “cruel”. Surtout pas. Ils pourraient troubler notre N’oublions jamais. Quand la compassion jugement. Ils ne méritent pas la compassion. devient sélective, elle n’est plus humaine. C’est ça, la doctrine. Certains méritent d’être plaints, d’autres non. Sélection : la compassion Adapté d’un article de Binyamin Tagger publié sur devient une arme. www.yedia.org
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DOSSIER
La Cacheroute, tout Juif digne de ce nom en a entendu parler. Ce cortège de lois alimentaires vient scrupuleusement régir ce qu'un Juif a le droit de mettre en bouche et ce dont il doit s'abstenir. Mais pourquoi la Torah met-elle tant l'accent sur ce que nous consommons ? Et comment s'assurer aujourd'hui que les aliments que nous ingérons répondent bien aux critères définis par la Torah et nos Sages ? Les réponses à ces questions dans les lignes qui suivent.
A quoi sert-il de manger Cachère ? Pourquoi la Torah met-elle tant l’accent sur réceptif à la crainte et à l’amour de D.ieu. C’est les lois alimentaires ? Et pourquoi cet acte un obstacle spirituel qui empêche la pureté de l’âme. quotidien, celui de manger, est-il aussi central dans le judaïsme ? Il y a quelques décennies, lors La réponse à ces questions d’un séminaire sur le judaïsme, apparait dans la Paracha La Cacheroute n’affecte l’un des participants fut Chémini : "Vous vous grandement touché pas seulement notre sanctifierez et vous par les discours et serez saints, car Je corps ; elle a un impact par l’ambiance du suis saint" (Vayikra 11, magnifique Chabbath direct sur notre âme. 44). La nourriture, plus qu’il vécut. Avant de que d’être un simple partir, cet homme dit à De même que le corps a besoin, est selon la l’un des organisateurs : Torah un acte spirituel. besoin de nourriture saine, "J’ai aujourd’hui pris conscience du vide dans Ce que nous mangeons l’âme a besoin d’une lequel j’ai vécu. Je désire influence notre âme, car m’engager à accomplir la nourriture ingérée pénètre "alimentation" pure. une Mitsva mais je ne sais pas dans notre corps et agit sur notre laquelle. Que me conseillez-vous ?" cœur. Fallait-il conseiller le Chabbath qui est l’une La Torah nous montre ainsi que la nourriture des bases du judaïsme ? Ou peut-être devait-on non-Cachère obstrue le cœur, le rendant moins
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Cacheroute Aujourd'hui conseiller une étude de Torah hebdomadaire voire quotidienne ? Et peut-être fallait-il conseiller les Téfilin ? Finalement, la question arriva chez le géant de la génération précédente, le Rav Chakh, qui répondit : "La Cacheroute !" Voyant l’étonnement de l’assistance, le Rav expliqua : "Regardez : cet homme a été convaincu et pourtant il ne veut s’engager que sur un point. C’est son cœur qui est obstrué, ce qui vient essentiellement par une nourriture non-Cachère et par de mauvaises mœurs." Ainsi, la Cacheroute n’affecte pas seulement notre corps ; elle a un impact direct sur notre âme. De même que le corps a besoin de nourriture saine, l’âme a besoin d’une "alimentation" pure. En choisissant des aliments Cachères, nous purifions notre corps et nous devenons des réceptacles de la lumière divine, ce qui nous rend plus aptes à accomplir les Mitsvot avec enthousiasme et clarté. Na’hmanide (Ramban) explique que les lois de la Cacheroute préservent la pureté de l’âme. En lui interdisant certains aliments, D.ieu a
souhaité éviter que l’homme ne développe des traits de caractère néfastes tels que l’orgueil ou la vulgarité, qui sont eux associés à divers espèces animales. Comme nous le savons, l’homme est constamment tiraillé entre ses désirs matériels et son intellect spirituel. Le rôle des Mitsvot est de renforcer l’intellect et limiter les désirs matériels. La Cacheroute nous aide à éviter les influences négatives qui affaiblissent notre lien avec D.ieu. La Cacheroute n’est pas qu’une question de règles alimentaires, mais un moyen de sanctification. En mangeant Cachère, nous nous engageons à vivre en harmonie avec D.ieu. Comme la Torah nous l’enjoigne : "Soyez saints, au même titre que Je suis saint" (Vayikra 19, 2). Dans les pages qui suivent, nous vous proposons un tour d’horizon des lois les plus actuelles en matière de Cacheroute, un moyen de mettre en pratique cette aspiration à établir un lien puissant avec D.ieu à travers notre alimentation.
Les bons snacks pour un apéro sans frustration L’apéritif, ce moment convivial où les calories s’invitent souvent de manière excessive... Mais nul besoin de choisir entre plaisir partagé et alimentation équilibrée. Voici comment transformer ce moment en pause détente raisonnée : • Pop-corn maison : Fait intéressant, le maïs soufflé nature voit son taux de protéines augmenter à la cuisson. Optez pour des épices (paprika, curry) et très peu de sel ; • Assortiment de crudités : Carottes, concombres, radis et poivrons en bâtonnets : zéro culpabilité, maximum de fraîcheur ; • Sauces intelligentes : Délaissez la mayonnaise au profit du houmous, du tahini ou du yaourt grec aux fines herbes qui apportent protéines et bonnes graisses ; • Œufs mimosa revisités : Des demi-œufs durs garnis d’avocat écrasé ou de houmous pour un apport en protéines de qualité ; • Oléagineux non salés : Une portion modérée d’amandes ou de noix de cajou vous apportera de précieux oméga-3 et des protéines végétales ! • Consommation raisonnée : Limitez-vous à un verre de vin rouge (le raisin rouge possède certaines propriétés antioxydantes) ou préférez une alternative rafraîchissante comme un mélange d’eau pétillante, citron et menthe. Le résultat ? Un moment de partage où vous pouvez vous faire plaisir sans excès, tout en respectant votre équilibre alimentaire et votre organisme. Il ne reste plus qu’à inviter vos amis ! Sarah Kisielewski 13 Magazine I n°318 13
Ces produits qui font le buzz Certains produits paraissent anodins et pourtant… ils posent de véritables problèmes de Cacheroute. Voici quelques uns des pièges les plus fréquents à éviter.
Nutella Vegan En 2024, la marque Ferrero a présenté son nouveau produit : le Nutella plant based, labellisé vegan, donc sans lait, contrairement au Nutella classique, qui contient de la poudre de lait non surveillé. L’organisme de Cacheroute américain Orthodox Union (OU) appose son tampon sur ce produit au lait non surveillé. Quid du Nutella vegan : est il autorisé et même Parvé ? Peut-il être consommé par les consommateurs de lait non surveillé ? Non ! Le OU, qui est le seul à visiter l’usine affirme que le produit ne peut être consommé que s’il y a leur logo de Cacheroute, et que quand ce sera le cas, il sera Parvé, mais pour l’instant aucun Nutella Vegan ne porte le fameux logo OU.
Chocolat Dubaï Une nouvelle mode qui fait fureur sur les réseaux sociaux, et chez les grands distributeurs ! Le chocolat Dubaï, comme tous les chocolats, peut être concerné par différents problèmes de Cacheroute, indépendamment de la question du lait non surveillé. Il contient souvent du lactosérum (sous-produit des fromages, interdit par le Consistoire), de l’huile de palme interdite sans surveillance rabbinique et des arômes douteux. Il faut donc se contenter uniquement des produits avec tampons de Cacheroute ou qui figurent sur la liste du Consistoire.
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Cacheroute Aujourd'hui Franui framboises enrobées de chocolat Le piège est subtil ! Ce produit est commercialisé avec un tampon de Cacheroute, de quoi tromper de nombreux consommateurs soucieux de la Cacheroute. En effet, l’organisme de Cacheroute ne valide que les ingrédients, mais il ne certifie pas le nettoyage méticuleux des framboises pour assurer l’absence d’insectes. Or les framboises sont très souvent infestées. De nombreux internautes non Juifs ont d’ailleurs eux-mêmes publié des vidéos montrant le haut degré d’infestation des Franuis. Ce produit ne doit donc pas être consommé malgré le tampon de Cacheroute.
Fromages On pourrait croire que les fromages sont autorisés pour les consommateurs de lait non surveillé. C’est une grave erreur. De nombreux fromages sont produits à partir de présure animale. Et pour les autres fromages, ils restent interdits s’ils n’ont pas été emprésurés par des Juifs. C’est pourquoi les fromages ne sont permis que s’ils portent un tampon rabbinique. Le Boursin et le Tartare présents sur la liste du Consistoire font exception car ce sont plutôt des sortes de crèmes fraîches améliorées, autorisées pour les consommateurs de lait surveillé.
Attention En Israël, des petits commerçants sans certificat rabbinique vendent des fromages produits en France, sans autorisation du rabbinat. Ces fromages doivent absolument être évités.
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Le pain Il est de notoriété public que le pain de tradition française est autorisé, ce qui est une exception en Europe. Mais attention, ça n’est pas si simple, en particulier de nos jours où les boulangeries produisent tous types de pain, de pâtisseries, mais aussi de plats préparés à base de viande, tels que quiches, tourtes, et autres. Voici donc ce à quoi il faut prendre garde avant d’acheter son pain : • Il doit être cuit sur la sole et non sur des filets enduits de matières grasses. • Les plaques du four ne doivent pas être graissées. • Les fours et les plaques doivent être réservés uniquement aux pains et pas à d’autres préparations telles que des quiches, des pâtisseries ou même des pains viennois. • Le boulanger ne doit pas utiliser des restes de pâtisseries comme levain. • Il faut éviter le pain qui contient des améliorants car ils peuvent être d’origine animale. Certains améliorants sont strictement interdits. Les pains contenant des graines entières comme des graines de pavot ou des graines de tournesol sont autorisés. Les pains à base de farines pauvres en gluten comme les pains de seigle doivent être évités, car il arrive qu’on y ajoute de la poudre de lait. Dan Cohen
Oulpan
ַ �ַּב ֵ �ֵּבית ָָקֶפֶ ה
Au café
Au café, je veux commander un espresso et un gâteau. Le serveur me demande si je veux m’asseoir à l’intérieur ou dehors.
ַַּב� ֵֵּב� ית ָָקֶפֶ ה ֲאֲ ִנִי ְִמין ִ רֹוֹ ֶצֶ ה ְלְ ַהַ ְז .ֶאֶ ְְס � ְְּפ ֶֶרס ֹֹו ְוְ עּו ִּגִ ָּי�ָה ַהַ ֶּמ� ֶ ְלְ ַצַ ר ׁׁשֹוֹ ֵאֵ ל ִֹתי ִִאם ֲאֲ ִנִי ִ אֹו רֹוֶֹצֶ ה ָלָ ֶׁש� ֶ ֶבֶ ת .ִּב�ִ ְְפִנִים א ֹֹו ַַּב� חּו ּץ
Vocabulaire • ( ַ ּב ֵ ּבית ָקפֶ הBabeit kafé) – au café • ( רוֹצֶהRotsé/Rotsa) – veux (masc./ fém.)
• ( לְ הַ ז ְִמיןLéhazmin) – commander • ‘( עו ּגִ יָּהOuguiya) – petit gâteau • ( הַ ּ ֶמלְ צַרHameltsar) – le serveur • ( ׁשוֹאֵ לChoèl) – demande (pose une question)
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• שבֶ ת ֶ ׁ ָ( לLachévèt) – s’asseoir • ( בִּ ְפנִיםBifnim) – à l’intérieur • ( ַ ּבחו ּץBa’houts) – à l’extérieur D’autres mots avec la racine ן.מ.ז
• ְמן ַ ( זZman) – temps • ְמנָה ָ ( הַ זHazmana) – invitation/ réservation
• ְמן ָ ( מֻ זMouzman) – invité/réservé
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Thème : La cacheroute par Michaël Lumbroso Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un A, la deuxième par un B, etc. Les participants doivent trouver le mot exact en français. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot surligné dans la devinette indique ce qu’il faut chercher. Depuis le combat avec ‘Essav, on doit retirer cette partie de l’animal.
Si on en a consommé, il faudra attendre six heures avant de pouvoir manger des produits lactés.
הנשה גיד (le nerf sciatique)
( ארבהsauterelle)
( בשרviande)
Avant de manger dans un restaurant ou acheter des produits, il faut bien se renseigner sur leur … . ( השגחהsurveillance) סנפירים (nageoires)
( כליםustensiles)
Eux, même leurs animaux se sont habitués à ne pas manger des aliments interdits. ( צדיקיםles Justes)
Si quelqu’un a cuisiné de manière interdite volontairement pendant ce jour-là, ce plat lui sera interdit à la consommation toute sa vie.
Un des deux signes de Cacheroute des animaux, lié à la digestion.
C’est l’interdit de consommer les fruits d’un nouvel arbre, jusqu’à ces trois ans.
Si un poisson a ce signe de Cacheroute, c’est sûr qu’il a aussi l’autre. ( קשקשיםécailles)
( ליבוןCachérisation par le feu) ( שבתChabbath)
( נשרl’aigle) ( פרסהsabot)
Si un œuf dur sur trois contient du sang, on va d’après le … .
Un des deux signes de Cacheroute des poissons.
Si un non-juif le touche, il devient interdit à la consommation.
‘( ערלהOrla)
( זבובla mouche)
( חזירporc)
C’est le moyen de Cachérisation le plus extrême, car cela détruit les absorptions de non-Cachère dans les ustensiles.
Il fait partie de la liste des oiseaux non-Cachères, bien que figurant sur une des quatre faces du Trône céleste.
Un des deux signes de Cacheroute des animaux est qu’ils doivent être fendus.
( טבלTével)
S’ils ont été achetés à des non-juifs, on a l’obligation de les tremper au Mikvé avant de les utiliser, même s’ils sont neufs.
C’est l’interdit de consommer des fruits dont on a pas prélevé la Térouma.
( גרה מעלהruminer)
Cet animal est l’emblème du pas-Cachère !
( ייןle vin)
( דגpoisson)
Si elle tombe dans un verre de vin, on la retire et le vin reste Cachère.
Ces termes de la Torah expliquent la conséquence néfaste de consommer des aliments pas Cachères. ( בם ונטמתםet vous serez bouchés)
Certaines communautés ont la coutume de ne pas consommer ensemble le lait et cet aliment, car cela pourrait être dangereux pour la santé.
Certains aliments que l’on consomme doivent être bien vérifiés afin de s’assurer qu’ils n’en contiennent pas, car leur consommation est pire que celle du cochon. ( תולעיםdes vers)
Parmi les seuls insectes qui soient Cachères.
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( רובla majorité)
Resto pas Cachère ? Attention danger ! Entre déjeuners d'affaires, rencontres entre amis et fringales de mi-journée, les occasions de s'installer dans un restaurant non Cachère ne manquent pas. Le tour d'horizon des différents problèmes qui se posent avec notre expert Cacheroute. Contrat d’affaire au restaurant, restaurant d’entreprise, restaurant universitaire, ou journée d’intégration, les occasions ne manquent pas de risquer de nous retrouver à table avec des partenaires professionnels, dans des établissements sans surveillance rabbinique. Mais ne voyons pas le mal partout : de même qu’il existe des produits du commerce autorisés, il doit certainement exister une solution pour vivre une carrière professionnelle épanouie, y compris avec des non Juifs… n’est ce pas ? Et si on ne consomme que du poisson ? Et du pain ? Des œufs ? Et les crudités ? C’est bon les crudités, non ? Remettons de l’ordre. Les différents problèmes L’interdiction de consommer de la viande dans un établissement non juif est évidente et ne nécessite pas qu’on s’y attarde. Le poisson n’offre guère vraiment d’avantage. En effet, même s’il existe de nombreuses espèces Cachères, il existe également des espèces non Cachères, et il n’est pas permis de s’appuyer sur les dires d’un non 18
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juif pour valider l’espèce, d’autant plus que les autorités sanitaires reconnaissent qu’environ 30% des poissons sont mal étiquetés. Mais ça n’est pas le seul problème. A la question “votre vaisselle est-elle Cachère ?”, certains n’hésitent pas à affirmer qu’ils veillent scrupuleusement à la Cacheroute de leur vaisselle, mais qu’ils mangent les plats du resto d’entreprise. Auraient-ils plus pitié pour leur vaisselle que pour eux-mêmes ? Car en effet, si on cuisait une viande non Cachère dans la poêle de la cuisine, celle-ci deviendrait immédiatement inutilisable pour tout produit Cachère. Il en va de même a fortiori pour les ustensiles d'un restaurant d’entreprise (ou de tout autre établissement non-Cachère). On peut donc exclure du cadre tous les aliments cuits, même le poisson et même les légumes. Le pain ferait-il exception ? En fait, même le pain n’est pas toujours autorisé, comme cela a été développé dans un autre article du présent magazine. Alors j’avais raison ! Les crudités c’est ok, n’est ce pas ? Vous allez me dire que je cherche la petite bête, mais les feuilles de salades et
Cacheroute Aujourd'hui autres herbes aromatiques contiennent une multitude d’intrus, et les cuisines non Cachères ne les nettoient jamais conformément à la Halakha.
Alors quelles sont les solutions ?
Pour donner un exemple que tout le monde comprendra, si on voit une personne entrer au cinéma avec une coupe de popcorn, on en déduira qu’elle est partie voir un film. Parce que l’écrasante majorité des gens qui entrent dans un cinéma avec une coupe de popcorn y entrent pour voir un film.
VOTRE
Il faut dans de telles circonstances faire preuve de courage et montrer respectueusement ses convictions sans les imposer. Il est souvent possible d’emporter sur le lieu de travail Bon mais il ya bien des sa propre gamelle faite maison, et fruits et légumes crus acceptables : carottes, concombres, tomates, Peu de produits pour les grandes occasions, les rencontres professionnelles pommes, poires, non ? qui ne peuvent se faire qu’au ne posent pas Sur le principe, c’est vrai : ce restaurant, suggérer un sont les produits les moins de problème de beau restaurant Cachère concernés par des problèmes du quartier. Les collègues de Halakha, et dans les cas Cacheroute au sein sont bien souvent plus extrêmes c’est vers ces produits d’un établissement compréhensifs qu’on ne peut qu'il aurait fallu théoriquement l’imaginer. Et puis de la même se tourner, avec toutefois un non Cachère. manière qu’on n’accepterait pas bémol important. n’importe quel travail, et pas à n’importe Comme on l’a vu dans le cadre de cet article, quel prix, pourquoi accepter n’importe quelles peu de produits ne posent pas de problème conditions de travail ? Les Mitsvot en général, la de Cacheroute au sein d’un établissement Cacheroute en particulier, notre identité juive, non Cachère. De ce fait, un autre problème ça n’a pas de prix. se pose : le “qu’en dira-t-on” (le Marit ‘Ayin en Dan Cohen hébreu). C’est le regard que portera sur nous un observateur extérieur.
"
De même si on vous voit entrer dans un restaurant d’entreprise ou autre, on aura du mal à imaginer que vous y alliez pour déguster des carottes et des pommes, car en général quand on entre dans un tel établissement c’est pour y manger les menus variés. Donc en faisant acte de présence dans un restaurant non Cachère, on donne une caution à ce restaurant et on laisse entrevoir l’idée qu’en prenant quelques précautions, cela est permis. Cela va si loin qu’il faut même éviter d’entrer dans un restaurant non Cachère pour prendre une boisson autorisée, un verre d’eau ou pour aller aux toilettes, sauf quand il n’y a pas d’autre choix.
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La Cacheroute des alcools : Entretien avec l'expert Rav Chmouel Semelman Les alcools en général - et pas seulement le vin - posent de nombreux problèmes de Cacheroute. Quels sont-ils et comment les éviter ? Le point avec Rav Chmouel Semelman, expert en Cacheroute des alcools. Rav Semelman, y a-t-il une règle générale dans la Cacheroute des alcools ? Il n’y a pas de règle ! Chaque alcool a ses particularités, en fonction de la législation, de la pratique, et de la zone géographique dans laquelle il est produit. Toute extrapolation peut aboutir à de véritables erreurs. Quelle est l’origine de la problématique de Cacheroute en ce qui concerne les alcools ? C’est bien sûr le vin des non-Juifs. A l’époque talmudique, on commercialisait du vin interdit par la Torah, car ce vin avait servi à des libations idolâtres. Sur cette base, les Sages ont interdit tout vin produit ou même seulement touché par un non juif. Donc le problème, c’est uniquement le vin ? C’est l’origine principale du problème ! Vous avez le vin pur sous différentes variétés, y compris le champagne, interdit sans tampon rabbinique. Mais vous avez aussi les apéritifs et les digestifs, presque systématiquement produits à base de vin (comme l’absinthe ou vermouth). En ce 20
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qui concerne les brandies, tels que l’armagnac et le cognac, ce sont des eaux de vie distillées issues de vin. Sur tous ces produits, le tampon rabbinique est absolument nécessaire. Et attention à certains tampons douteux… Des tampons douteux ? Oui, il faut parfois ne pas hésiter à demander conseil auprès de votre rabbin. En effet, le grand rabbinat d’Israël a publié une mise en garde au sujet de certains cognacs produits en France avec des tampons de Cacheroute israéliens. Une production douteuse qui n’a pas été validée à l’importation en Israël. Consulter son rabbin est donc une mesure saine dans ce type de situations. Il faut donc un tampon de Cacheroute pour tous les brandies ? Les brandies constituent une grande famille d’alcools distillés de fruits. Jusqu’à présent, on n’a parlé que des brandies issus de raisin. Mais parmi les brandies, on a aussi le kirsch issu de cerises ou le calvados issu de pommes. A l’époque, tous les Juifs de mon âge prenaient du kirsch sans tampon rabbinique. Mais les
Cacheroute Aujourd'hui choses ont évolué. Aujourd’hui on utilise très souvent des levures de vin (issues de vins non Cachères) dans ce type de produits. Il faut donc au minimum se contenter des boissons référencées sur des listes de Cacheroute, ou mieux, les produits avec tampon.
Et les liqueurs ? Uniquement avec tampon ou autorisation sur une liste. Attention : même les liqueurs autorisées contiennent parfois du lait. Il y a le problème du lait non surveillé et celui de ne pas en consommer avec de la viande.
Quelle différence entre un alcool avec tampon et un alcool sur une liste ? Je vais vous donner un exemple : le pastis Pernod à 40° est autorisé par le Beth Din de Londres. Le Pernod mais pas le Ricard. Pourquoi ? Parce qu’il contient probablement de l’alcool neutre issu de vin non Cachère. Il y a quelques années, un responsable de Cacheroute de Marseille avait déterminé qu’une certaine production était Cachère car elle ne contenait pas d’alcool neutre issu de vin. Des consommateurs continuaient à prendre ces bouteilles de Ricard, alors que personne n’avait visité la fabrication depuis 3 ans, et qu’il n’y avait absolument aucune garantie. Quand vous avez un tampon, vous avez l’assurance que la bouteille en question est certifiée Cachère. Y a-t-il des alcools qu’on peut prendre sans tampon de Cacheroute ? Les gins et les vodkas non aromatisés et produits en Angleterre, en Hollande et dans les pays du Nord de l’Europe sont autorisés. Certaines vodkas françaises sont autorisées sur des listes agréées. Les rhums produits et mis en bouteille dans les îles des Caraïbes sont autorisés. Les cidres classiques produits en France sont autorisés, mais pas les poirés. La vodka non aromatisée est autorisée. La téquila en provenance du Mexique uniquement non aromatisée est autorisée (sauf celle qui contient un ver). La bière non aromatisée fabriquée par des grands producteurs est toujours autorisée. Mais attention : j’ai un jour visité la production d’un monastère, et j’ai constaté qu’il y avait des vapeurs communes dans la production de bière et dans la production de fromages non Cachères, ce qui fait que je n’ai pas pu valider la production. Éviter donc les petites productions, en particulier celles des moines trappistes.
Et les whiskies ? Les whiskies écossais et irlandais ne contiennent jamais d’alcool neutre issu de vin. Mais ils peuvent être maturés dans des sherry casks : des fûts à vin. J’ai établi une classification des whiskies selon leur niveau de Cacheroute du meilleur au moins bon : 1. Pas de maturation dans un fût à vin : Cachère selon tous les avis. 2. Passage dans un fût à vin à fin de deuxième remplissage, sans précision du type de fût. Peu d’influence du vin et peu de considération du producteur. Autorisé par de nombreux décisionnaires. 3. Passage dans un fût à fin de deuxième remplissage, mais la société précise lequel. Concrètement peu d’influence du vin, mais c’est important pour le producteur. 4. Maturation conjointe dans des fûts de whiskies (bourbon) et des fûts de vin. Le double effet est autorisé par une minorité de décisionnaires. 5. Fût de vin total : autorisé uniquement par le Min’hat Its’hak et Rav Moché Feinstein, avec quelques réticences. 6. Double wood, double finish, double maturation : le whisky est mis dans un fût à vin pour le bonifier après qu’il soit complètement terminé. Préférable d’éviter même selon les avis les plus souples. Les whiskies japonais ? Aujourd’hui on peut autoriser tous les single malt mais pas les blended. Il existe en effet un flou sur l’origine de l’alcool. Mais même les producteurs japonais ne précisent pas toujours la maturation des fûts à vin.
Propos recueillis par Dan Cohen Magazine I n°318
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Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
A’haré Mot / Kédochim – La vie n’a pas de prix La vie est pleine de défis et l’on peut parfois se sentir découragé. Mais si l’on se souvient qu’elle est, en soi, source de joie, on réussira à étouffer tout mauvais sentiment. Un autre avis estime que l’obligation de sauver une vie plutôt que de respecter la Torah provient d’un verset concernant le Chabbath : "Et les enfants d’Israël garderont Rachi explique que les mots "par lesquels il le Chabbath pour faire le Chabbath pour leurs vivra" font référence au monde futur, étant générations…" (Chémot 31, 16) Rabbi Chim’on donné que ce bas monde se termine par Ben Menassia précise que ce verset nous la mort. permet de transgresser le Chabbath pour préserver une vie dans le but À la vie à la mort La Torah nous que la personne sauvée puisse respecter d’autres Chabbatot La Torah nous enjoint de enjoint de dans le futur. (Yoma 85b) Ceci respecter les Mitsvot, puis elle vivre à travers est valable pour chaque Mitsva précise que nous devons vivre et non uniquement pour le grâce à elles. Selon Rachi, elle l’observance Chabbath ; il serait donc autorisé fait référence au seul endroit de transgresser une Mitsva pour où la vie est éternelle, à savoir des Mitsvot et permettre à un Juif malade d’en le monde futur. Mais la Guémara observer d’autres à l’avenir. non de mourir tire une leçon très différente de ce verset. (Yoma 85) Elle parle de en respectant Les commentateurs soulignent une différence de taille entre cette l’obligation de transgresser tout la Torah interprétation et celle de Chmouel. commandement pour sauver une Selon ce dernier avis, s’il est évident que vie, à l’exception de l’interdit de tuer, de l’individu ne survivra pas jusqu’au prochain pratiquer l’idolâtrie et la débauche. Chmouel Chabbath, il n’est pas permis de transgresser le estime que le verset précité est à l’origine de présent Chabbath pour sauver sa vie, tandis que cette injonction. Par les mots "par lesquels il d’après Chmouel, la vie est plus précieuse que vivra", la Torah nous enjoint de vivre à travers toute Mitsva et il convient donc de transgresser l’observance des Mitsvot et non de mourir en un commandement pour le sauver, même s’il respectant la Torah ; il ne faut donc pas faire ne vivra pas ou ne sera pas à même d’effectuer une Mitsva qui mènerait à la mort. La Guémara d’autres Mitsvot plus tard. Le Michna Beroura conclut que l’interprétation de Chmouel est la tranche comme l’avis de Chmouel et statue plus juste. qu’il faut transgresser toutes les Mitsvot (sauf "Vous garderez Mes préceptes et Mes lois que l’homme fera et par lesquels il vivra ; Je suis Hachem." (Vayikra 18, 5)
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Supplément spécial Chabbath I n°318
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les trois susmentionnées) pour sauver une vie. Ceci, parce que la vie est précieuse en soi, même si le fait d’allonger celle d’un malade n’apportera aucun bénéfice tangible.
Résumé de la Paracha
Rien ne vaut la vie
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Cette idée est particulièrement pertinente ces derniers temps, tandis que le monde entier a été affecté par le pire fléau des dernières décennies (Covid-19), qui a coûté la vie à des milliers de personnes. Il est important de se souvenir à quel point la vie est un cadeau unique, à quel point chaque instant doit être chéri. La vie est pleine de défis et l’on peut parfois se sentir découragé – mais si l’on se souvient qu’elle est, en soi, source de joie, on réussira à étouffer tout mauvais sentiment. En vie, on ne se plaint pas Quand le Alter de Novardok commença à fonder des Yéchivot, il n’eut pas de succès. Il créait des Yéchivot qui, par la suite, se sclérosaient, il formait des groupes et ceux-ci se scindaient. De plus, son opinion était controversée. Il alla voir son Rav, le Alter de Kelm. Ce dernier remarqua sa mélancolie et en comprit la raison. Le Motsé Chabbath suivant, quand plusieurs personnes s’étaient rassemblées pour écouter son discours, il monta sur l’estrade et garda le silence pendant un très long moment. Puis, il tapa du poing sur son pupitre et s’écria : "Un être vivant devrait se contenter d’être en vie… !" Il répéta ces mots à maintes reprises, puis demanda à ses disciples de réciter la prière de ‘Arvit. "Ce cours", dit le Alter de Novardok, "dissipa ma tristesse et clarifia mes pensées." Le Alter de Kelm lui avait enseigné une leçon fondamentale — tant qu’une personne est en vie, elle n’a pas à se plaindre. Puissions-nous tous apprécier le cadeau qu’est la vie et l’exploiter au maximum. Rav Yehonathan Gefen 24
Magazine I n°318 Supplément spécial Chabbath I n°318
Yom Kippour est instauré pour toutes les générations.
Des règles sont données concernant les offrandes au Temple, l’interdiction de la consommation du sang et d’un animal non abattu rituellement, et le devoir de recouvrir le sang.
2
La Paracha interdit certaines relations comme l’inceste, les relations hors mariage, l’homosexualité… Des "barrières " sont instaurées afin d’éviter de transgresser ces interdits.
3
La Parachat Kédochim contient de nombreuses Mitsvot : respect des parents, Chabbath, faire un reproche à celui qui enfreint un interdit de la Torah, jugement équitable, aimer son prochain, se lever devant un sage en Torah et respecter une personne âgée, honnêteté dans le commerce.
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La Paracha parle des interdictions de l’idolâtrie, du vol, du mensonge, du faux serment, de retarder la paye d’un employé, de maudire, de mettre une embûche devant une personne, de se venger, de procéder à certains mélanges végétaux, animaux et vestimentaires, comme le Cha’atnez, la laine et le lin, de ne pas porter assistance à une personne en danger.
5
On parle des lois agricoles et de l’obligation de céder une partie de la production aux nécessiteux.
6
La Paracha contient aussi plusieurs interdictions concernant les pratiques idolâtres comme la divination et la sorcellerie, et certaines pratiques non-juives comme certaines coupes de cheveux ou type de rasage, tatouage, débauche…
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SHABATIK
N°425 Feuillet parents-enfants pour Chabbath
PRÉPARATIONS GÉNÉRALESédité : par
USTENSILES À NE PAS OUBLIER :
Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas
Un étui pour ranger l’Afikomane
A’haré Mot Kedochim 5785
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
1 JEU PAR ÉQUIPE
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Une Haggada par personne (si possible, la
même pour tout le monde)
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne (voirqui ci-dessous) et Maror pour Formez tous lesdeux invités équipes s’affronteront au coursUne des jeux des pages 1, 2, 3pour et 4 !y verser le vin bassine jetable lors de l’énumération des 10 plaies Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline” Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS : IDENTIFICATION 1 DES ÉQUIPES
JE U
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7
2.
au ne
’agéquipe. ( auà votre 1. Donnez un nom en anglais à votre équipe. 2. Trouvez un slogan 2 points pour le Ép 1. 3 Matsot chemourot 2 points pour les plus convaincants, slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( (rondes, faites2àpoints la pour les plus drôles) main)
2. Épaule d’agneau 3. Maror
(laitue romaine) 4. Karpass (céleri)
L’UN, L’AUTRE OU LES 2 ? tC so at 1. M
2
5. ‘Hazeret
Karpass 6
4.
5.
Harossè .‘ t
Hazeret
(laitue ou endives)
8. Bol d
h
m
au s
alée
6.‘HarossètPour chacun des éléments suivants, qui saura donner la bonne réponse en premier parmi les réponses suivantes ? Chabbatique - Pas Chabbatique. 7. Oeuf dur Le premier qui donne la bonne réponse remporte le point . 8. Bol d’eau salée ’e e
• Manger en famille. > Chabbatique.
ou ro t
• Avoir des invités.
• Descendre une piste de ski. > Pas Chabbatique.
MATSA
Chabbatique. QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE MATSA & >MAROR • Faire le Moussaf. • Dire un Dvar Torah. A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main • Perdre son porte-monnaie. > Chabbatique. > Chabbatique. > Pas Chabbatique. du Séder Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas) • Motsi Monter à la Torah. • Etapes Mettre les Téfilin. > Chabbatique. > Pas Chabbatique. Minimum 1 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit • Standard Chanter en famille. > Chabbatique.
Hidour (au mieux) • Compter ses sous. > Pas Chabbatique.
MAROR
• Faire le Shabbatik. > Chabbatique.
Être coincé dans l’ascenseur.1 Kazayit 2• Kazayit > Pas Chabbatique. 2 Kazayit 1 Kazayit • Faire une interro. > Pas Chabbatique.
Etapes du Séder • Manger une Dafina. La quantité de Maror > Chabbatique.
Maror 1 Kazayit
Supplément spécial Chabbath I n°318
1 Kazayit 2 Kazayit Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 1
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SHABATIK
JEU
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UNE FAMILLE EN OR
JEUJEUX EN ÉQUIPE (SUITE)
(jeu d’intuition)
Répondez à la question proposée et gagnez 1 point
Nommez quelque chose que les gens font quand ils sont seuls dans un ascenseur.
Citez des clés qu’on a l’habitude d’avoir sur soi.
JEU
4
Nommez un objet que tout le monde a chez soi mais n’utilise presque jamais.
Clés de la maison.
Se regarder dans le miroir.
Un appareil de cuisine spécifique.
Clés de la voiture.
Faire des grimaces.
Des équipements de sport / fitness.
Clés de la boîte aux lettres.
Parler tout seul.
Des livres de décoration / cuisine.
Clés d’un cadenas.
Regarder leur téléphone.
Des outils spécifiques.
Clés de porte d’immeuble
Faire des poses.
Une machine à coudre.
LES DÉFIS DE LA SEMAINE
Répète sans te tromper, 7 fois, la phrase • Le savez-vous : Quels sont les pays qui composent la Scandinavie ? > La Suède, la Norvège et le Danemark. • Mr et Mme Nasse ont une fille, comment s’appelle t-elle ? > Anna • Le savez-vous : Quels sont les pays qui composent les pays baltes ? > L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. • Spécialités culinaires : De quel pays ces plats sont-ils la spécialité ? Polenta crémeuse, Papanasi (dessert traditionnel au fromage blanc), Mici et Sandwich au pastrami de boeuf. > La Roumanie. • Chante un chant de Chabbath.
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pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.
“La grosse cloche sonne”
• Enigme : Je suis un fruit, mais si vous ôtez le N situé au cœur de mon nom, je produis des éclairs. Qui suis-je ? > Une oraNge qui devient un orage. • Termine la blague : Toto court vers sa mère : - “Maman, j’ai vu un zavion ! - On dit avion, Toto. - D’accord ! Maman… > … j’avions vu un zavion.” • Le participant sort de table. Les convives retirent 2 objets de la table. Le participant revient et doit deviner quels objets ont été retirés en moins d’une minute. • Tu as 30 secondes pour faire rire au moins 2 personnes assises autour de la table.
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SHABATIK
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ÉNIGMES
1ère énigme
Un pont qui relie deux villes (A et B) ne peut seulement supporter qu’une tonne et pas un milligramme de plus, sinon il s’effondre. Un camion est pesé dans la ville A et pèse très exactement ce poids. Il commence à traverser le pont et au milieu du pont il s’arrête. Deux oiseaux viennent se poser dessus et pourtant le pont ne s’effondre pas. Pourquoi ?
a déjà diminué au cours du
Réponse : Parce que l’essencecamion a diminué. voyage et le poids du
2ème énigme Monsieur et Madame Touille ont un fils,
comment s’appelle-t-il ? Réponse : Sacha.
3ème énigme Votre enfant est assis à un endroit où, même s’il se lève et part, vous ne pourrez jamais vous asseoir. Où est-il assis ? Réponse : Sur vos genoux !
HALAKHA QUIZ
Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe. Quand Rabbi Chim’on bar Yo’haï Quel est le problème de devenir Bar-Mitsva est sorti de la grotte : au milieu du ‘Omer ? 1. Avant la Bar-Mitsva, un enfant n’a pas l’obligation 1. À Roch Hachana. de faire les Mitsvot. 2. À Kippour. 2. Il n’y a pas vraiment de problème. 3. À Lag Ba’omer. 3. Avant la Bar-Mitsva, un enfant ne comprend pas le sens des Mitsvot. Réponse : 1
Réponse : 3
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SHABATIK
4 A
JEUX
(Jeu de rapidité)
Le but de ce jeu est de trouver le mot mystère en s’aidant uniquement d’un mot indice. Une autre indication est le thème du jeu Exemple : Thème : Paracha Béréchit Mot-indice : Rusé - Mot-mystère : Serpent.
Thème du jour : Les Tanaïm MOTS INDICES :
MOTS MYSTÈRES :
1. Rabbi Chim’on Bar Yo’haï. 2. Rabbi Yéhouda Hanassi. 3. Rabbi ‘Akiva.
1. Zohar. 2. Prince. 3. Kalba Savua. 4. Destruction du Temple. 5. Brouria.
4. Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï. 5. Rabbi Méïr.
B
FRUIT
Trois images te sont présentées, chacune représentant un mot appartenant à un thème différent (exemple : une ville, un aliment et un personnage célèbre).
PAYS
Ces trois mots commencent par la même lettre. Ton objectif est de deviner cette initiale commune en observant attentivement les images et en trouvant les mots correspondants !
OBJ
ET
Réponse de la semaine dernière Initiale cachée : “S” Mots : Suisse - Serpent - Sushis
La réponse, la semaine prochaine ! Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 28
Supplément spécial Chabbath I n°318
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La carte de l’agent secret du MI6 "Cette carte à puce contient des données stratégiques sur ton identité et les systèmes auxquels tu es habilité. À ton niveau de responsabilité, tu n’as pas le droit de la perdre…"
Ethan passe son dernier entretien de recrutement pour intégrer le prestigieux MI6, les services de renseignement extérieurs du Royaume-Uni. Ses compétences sont reconnues en matière de sécurité en Angleterre ; lui, l’agent confirmé de Scotland Yard, les forces de police britanniques. Nouvelle carte dans son jeu Quelques jours plus tard, on informe Ethan de son recrutement. Lors de la signature du contrat, un responsable de la sécurité lui remet une carte à puce : "Tu connais le système : cette carte contient des données stratégiques sur ton identité et tes habilitations. À ton niveau de responsabilité, tu n’as pas le droit de la perdre. Le cas contraire, il faut prévenir le poste central de sécurité au plus vite pour qu’elle soit immédiatement désactivée. Et toi avec !" Le responsable de la sécurité sourit, mais Ethan comprend que la perte de cette carte pourrait lui coûter très cher. Il range cette carte et ses badges dans son porte-cartes sécurisé. En rentrant chez lui, il embrasse ses enfants, libère la nounou et envoie un SMS à sa femme Amy : "C’est bon !" Quelques minutes après, elle lui envoie un message avec l’adresse d’un restaurant Cachère huppé de Londres, accompagné du message : "Tu es le meilleur ! À ce soir 21h !" Le couple passe une agréable soirée au restaurant, et au détour d’une conversation, Amy dit : "Ce soir, c’est Pessa’h Chéni et la Hiloula
de Rabbi Méir Ba’al Haness, un Sage de l’époque de la Michna. Ce serait bien que l’on fasse un petit repas avec de la Matsa demain midi." Introuvable Au moment de régler l’addition, Ethan prend son porte-cartes. En regardant ses nouvelles cartes du MI6, il éprouve une certaine fierté de rejoindre la crème du renseignement. Mais il sort brusquement de ses pensées : où se trouve sa carte à puce ? Ethan essaie de dissimuler sa panique et cherche à nouveau dans son portecartes. Elle ne s’y trouve pas. "Ce n’est pas possible, j’ai dû la laisser au bureau." Sa femme remarque son agitation, il la rassure : "J’ai égaré quelque chose, rien d’important." Sur le chemin du retour, Amy voit bien qu’Ethan est perturbé. "Je te connais, quelque chose te préoccupe. Tu es stressé par ton nouveau travail ? J’ai vu ton visage changer quand tu as ouvert ton portefeuille, tu as vu un badge et ça t’y a fait penser ?" Ethan sursaute : "Quoi ? Tu l’as retrouvé ?" Amy dévisage Ethan. "Tu as perdu un badge ? Pas grave, cela arrive, tu leur en demanderas un nouveau !" Perdu dans ses pensées, Ethan garde le silence tout le chemin du retour. Mais avant de dormir, il a besoin d’épancher son cœur. "J’ai reçu une carte à puce qui contient des informations stratégiques, et je ne la retrouve nulle part. Si je leur signale sa disparition alors que je n’ai même pas commencé à travailler, je peux dire au revoir à mon nouveau poste !" Amy dit : "Tu
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Ethan ne comprend pas pourquoi Amy lui parle de cela maintenant mais il ne veut pas la contrarier. Il acquiesce d’un signe de tête, à contrecœur, et se dirige vers sa pochette de Téfilin. Il pose négligemment une Kippa sur sa tête, ouvre la pochette et quelque chose tombe. Ethan, beaucoup moins investi dans la religion que son épouse, est perturbé : "De quoi "Mince, si les Téfilin sont tombés, je vais devoir jeûner ! Manquait plus que ça !" Il se baisse parles-tu ?" Amy pianote sur son téléphone pour les ramasser, et il pousse un et explique à son mari la Ségoula : cri de surprise : c’est en fait sa "Tu dis la phrase en hébreu : carte à puce qui est tombée ‘Rabbi Binyamin a dit : Tout de la pochette ! Ethan le monde est présumé Si je leur signale ne comprend pas ce malvoyant, jusqu’à ce sa disparition alors qui lui arrive. Cela fait que le Saint, béni soitmalheureusement Il, donne l’autorisation que je n’ai même des semaines qu’il aux yeux de regarder, pas commencé à n’a pas mis ses Téfilin. comme il est écrit dans travailler, je peux Comment la carte a pu Béréchit : Il a ouvert arriver là ? ses yeux, et elle a vu.’ dire au revoir à mon as cherché partout, on ne peut rien faire d’autre maintenant. Ce soir, c’est la Hiloula de Rabbi Méir. C’est un moment propice pour appliquer la Ségoula de nos Sages pour retrouver un objet perdu."
Ensuite, tu donnes une Après avoir tout raconté nouveau poste pièce à la Tsédaka pour à sa femme, Ethan va voir l’élévation de l’âme de Rabbi ses enfants et leur explique le Méir Ba’al Haness. Et comme c’est le miracle. Son petit dernier de 4 ans jour de sa Hiloula, tu allumes une bougie et tu dit en baissant les yeux : "Papa, c’est moi qui ai pries D.ieu pour retrouver ta carte." mis la carte dans ton sac. Hier, elle était dans la poubelle, et je l’ai mise dans un endroit où je La puce à l’oreille suis sûr que tu la retrouverais !" Ethan, trop cartésien, ne trouve pas cela sérieux. Mais après tout, il n’a rien à perdre. Il Ethan rougit car son fils est sûr que son papa fait exactement ce que sa femme lui a indiqué met ses Téfilin tous les jours… Il l’embrasse et et s’efforce tant bien que mal de prier avec il remercie dans son cœur Hachem qui, par le mérite de Rabbi Méir et de cette merveilleuse ferveur pour retrouver sa carte. Ségoula, lui a permis de retrouver la carte. Il Ethan doit commencer son nouveau travail ressent qu’il a reçu un clin d’œil du Ciel pour demain après-midi. Il s’endort sans tranquilité. avancer dans la pratique. Le lendemain… Il n’a pratiquement pas fermé l’œil de la nuit. Il annonce à Amy : "Je vais Ethan est devenu un cadre confirmé au sein du appeler le bureau pour les prévenir que je ne MI6 britannique. Il ne manque plus de mettre trouve pas ma carte." Amy réfléchit un court ses Téfilin tous les jours, et célèbre chaque instant. "Tu n’es plus à quelques heures près. année la Hiloula du Tsadik Rabbi Méir avec une Laisse-toi un peu de temps pour la retrouver." grande joie. Elle en profite pour lui faire prendre conscience Nous ne sommes jamais perdants à avoir foi en de choses essentielles. "Cela fait un moment nos Sages - la Emounat ‘Hakhamim -, à écouter que tu n’as pas mis tes Téfilin. Ce n’est pas notre conjoint et à respecter toutes les Mitsvot. sérieux, tu dois les mettre tous les matins avant d’aller au travail !" Alexandre Rosemblum 30 30
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FLASH CHABBATH Une perle sur la Paracha Respect des parents, (presque) tout le temps ! "]…[ "ִא ׁיׁש ִִא ּּמֹוֹ ְוְ ָָא ִִביו �ִִּת ָיָרא ּּו ִ "Tu craindras ta mère et ton père […]" (Vayikra 19 , 3) Voici une Mitsva très importante mais très compliquée à accomplir, tant les relations sont parfois complexes, notamment lorsque l’on parle du Chalom Bayit, l’harmonie conjugale. Dans la ville de Vinsk, le Or Saméa’h et le Ragatchover étaient les deux grands Rabbanim qui se partageaient les différents problèmes communautaires. Cependant, ils n’étaient pas d’accord sur la façon de traiter les divorces. Le Or Saméa’h pensait qu’il fallait laisser du temps au couple avant de procéder au divorce, alors que le Ragatchover établissait immédiatement l’acte de divorce afin qu’aucun des conjoints ne souffre davantage. Tous les couples qui voulaient divorcer rapidement se rendaient naturellement chez le Ragatchover. Un jour, un couple se rendit chez le Ragatchover accompagné de la mère du mari… Le Rav les fit rentrer et demanda au mari de rentrer seul dans son bureau. Il dit au mari : "Bien qu’il existe une Mitsva de respecter ses parents, en ce qui concerne le Chalom Bayit, tu ne dois pas écouter ta mère ! Rentre chez toi et vis en paix avec ton épouse comme il se doit…"
Les lois du langage
Ne le répète à personne Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que si quelqu’un a dit du Lachon Hara’ devant trois personnes, il est interdit à chacun de le répéter. Si l’un des auditeurs venait malgré tout à répéter ces paroles interdites, il resterait interdit aux autres d’en faire autant.
Halakha x 3 Musique permise pour la Hiloula de Rabbi Méir Ba’al Haness ? Non, interdit d’en écouter jusqu’à celle de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï, quatre jours après. Rabbi Méir Mazouz rapporte que certains ont la coutume d’écouter de la musique ce jour-là, dans le cadre d’une Hiloula organisée. (Mékor Nééman 1, 484) S’épiler pendant le ‘Omer, permis ? Oui, une femme séfarade n’a aucune restriction pour ce type de soins : épilation, coupe de cheveux, maquillage, vernis,... sont permis. Les femmes ashkénazes ne se coupent pas les cheveux. (Halikhot Mo’ed 424) Faire une bénédiction avant de sentir du tabac ? Non, car la source de l’odeur est absente. Pareil pour un habit qui sentirait une bonne odeur de lessive. (Choul’han ‘Aroukh 217, 3)
Hiloula Rabbi Mass’oud Abi’hssira, père de Baba Salé
Ce Chabbath 14 Iyar (10/05/2025) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rabbi Mass’oud Abi’hssira. Fils aîné de Rabbi Ya’akov, il était considéré comme un génie en Torah, d’une sainteté et d’une piété hors du commun, un juge éminent et un dirigeant spirituel absolument exceptionnel. Il mérita trois fils d’une sainteté absolue : Rabbi David, surnommé ‘Atéret Rochénou ("la couronne de notre tête"), Rabbi Its’hak Abi’hssira (Baba ‘Haki) et Rabbi Israël (Baba Salé). N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous ! Magazine I n°318
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LE MESSAGE D'UN RABBIN DU CANADA A’haré Mot-Kédochim : Enrichir son mariage Les Sages soulignent à quel point la parole a un pouvoir immense : elle peut forger un lien solide, nourrir la complicité et l’unité… mais elle peut aussi, si elle est mal utilisée, briser, séparer et créer des blessures durables. La Paracha A’haré Mot-Kédochim aborde notamment les mariages interdits selon la Torah. Ce passage, lu lors de Min’ha le jour de Kippour, revêt une grande importance. Mais au lieu de me focaliser sur les unions prohibées, j’ai préféré explorer d'autres règles : celles qui régissent la vie au sein d’un mariage autorisé. Autrement dit, évoquer les règles, les efforts et les valeurs qui permettent d’édifier un véritable Chalom Bayit.
savoir se parler et s’écouter est vital. Et le premier outil de cette communication, c’est la parole. C’est d’ailleurs ce don de la parole qui distingue l’être humain de l’animal, un cadeau que D.ieu nous a offert pour nous exprimer, échanger, construire. Les Sages soulignent d’ailleurs à quel point la parole a un pouvoir immense : elle peut forger un lien solide, nourrir la complicité et l’unité… mais elle peut aussi, si elle est mal utilisée, briser, séparer et créer des blessures durables.
La parole positive se manifeste par de petites choses : savoir apprécier son conjoint, lui adresser un compliment, un mot tendre, une reconnaissance sincère. Le Meïri nous enseigne qu’un mot doux, dans une relation, peut parfois être plus précieux pour celui qui en a besoin qu’un soutien matériel. Les grandes
"
Créer un foyer harmonieux, c’est un défi constant, un travail de tous les jours. Et c’est un sujet universel : chacun d’entre On raconte l’histoire d’un attentions ont leur nous, à n’importe quelle mari, peu habile dans les étape de sa vie de couple, marques d’affection, qui importance, mais ce peut progresser dans ce décida un jour de faire un sont souvent les mots grand geste : il fit installer domaine. Personne n’a atteint la perfection, mais une nouvelle cuisine pour simples de gratitude il est toujours possible son épouse, une initiative — et nécessaire — d’y qui renforcent le lien longue et coûteuse. Il réfléchir sérieusement et de attendait d’elle une réaction, entre les époux. un mot de gratitude. Mais chercher à s’améliorer. Chercher des réponses dans la société actuelle serait vain : les repères familiaux s’effondrent, les modèles conjugaux se brouillent, et bon nombre de nos valeurs fondamentales se sont perdues en chemin. C’est pourquoi il est impératif de revenir à la source : la Torah. Une Torah à la fois sublime et profonde, qui regorge de sagesses précieuses à appliquer dans tous les domaines de la vie conjugale — y compris les plus intimes. Commençons par ce qui est sans doute l’un des piliers les plus fondamentaux de la vie conjugale : la communication. Dans un couple, 32
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elle déclara : "Tu sais, j’apprécie vraiment ce que tu as fait. Mais ce qui me toucherait encore davantage, ce serait que tu me dises merci lorsque je prépare un plat que tu aimes. Ce genre de reconnaissance, au quotidien, compte encore plus pour moi." Ce témoignage en dit long : dans la vie à deux, les grandes attentions ont leur importance, mais ce sont souvent les mots simples de gratitude, les remerciements pour les gestes du quotidien — un plat cuisiné avec amour, une marque d’attention discrète, une tenue choisie avec soin — qui renforcent le plus durablement le lien entre les époux.
Mais il ne faut jamais oublier que la parole, aussi importante soit-elle, peut également avoir un effet destructeur : elle peut blesser, éloigner, et parfois même briser des liens solides. Nos Sages attirent notre attention sur la sensibilité particulière de la femme, et insistent sur l’importance d’user de délicatesse et de bienveillance dans nos propos. Ils illustrent cela par une scène parlante. Un mari dit à son épouse : "Ta soupe est très bonne, mais elle manque de sel." Une remarque qui, en apparence, semble anodine, mais peut en réalité la blesser profondément. En soulignant ce défaut mineur, il ignore tous les efforts qu’elle a déployés : les courses, la préparation, la cuisson, le service, la vaisselle… Tout cela balayé d’un revers de phrase. C’est pourquoi nos Sages insistent tant sur la sainteté de la parole : elle a le pouvoir de construire, mais aussi celui de détruire. Et c’est précisément ce pouvoir qui nous oblige à la manier avec soin. J’aimerais à présent aborder un autre principe fondamental dans la vie conjugale : la capacité à céder, à ne pas insister pour avoir toujours raison. Dans tout couple, il y a inévitablement des désaccords, des tensions, des moments de friction. Et c’est précisément dans ces instants que cette qualité devient précieuse. Savoir faire un pas en arrière, désamorcer un conflit, laisser tomber une remarque : c’est cela, construire un foyer paisible. J’ai entendu une belle explication sur la manière dont on fixe la Mézouza : selon l’opinion du Rama, on l’incline légèrement. Pourquoi ? Lorsqu’une personne rentre chez elle, elle doit se débarrasser de son statut extérieur — qu’elle soit médecin, avocat ou cadre — et adopter une posture d’humilité. Dans le foyer, elle est l’égal de son conjoint. La Mézouza penchée nous rappelle cette nécessité d’aborder notre maison avec modestie. Rav ‘Haïm Kanievsky affirmait que celui qui développe cette qualité de renoncement, mérite toutes les bénédictions. Il s’appuyait sur un enseignement du Midrach Rabba, dans
la Paracha de Nasso, qui enseigne que l’homme doit apprendre à céder au sein de son foyer. Et en récompense de cette attitude, Hachem comblera tous ses besoins. Enfin, lorsqu’on parle de Chalom Bayit, il est difficile de ne pas évoquer l’amour. Mais de quel amour parlons-nous ? La société véhicule une vision superficielle, réduite à une attirance physique, à une quête de plaisir immédiat. Cet amour-là, centré sur la réception et non sur le don, est fragile et éphémère. Il séduit peutêtre au départ, mais il ne résiste pas à l’épreuve du temps. À l’opposé, nos Sages nous enseignent une autre vision de l’amour : celui qui se construit sur le don de soi. Un amour sincère entre l’homme et la femme, où chacun cherche à donner à l’autre — du temps, de l’attention, de l’affection — et non simplement à recevoir. C’est ce don qui fait naître le véritable attachement. Pour conclure, conseils :
j’aimerais
partager
deux
Le premier nous vient de la Guémara dans Baba Metsi’a, qui nous enseigne une idée magnifique : la Brakha — la bénédiction divine — repose dans le foyer de celui qui honore véritablement son épouse. Rava disait à ses élèves que l’homme qui traite sa femme avec respect mérite que la bénédiction remplisse sa maison. Le second conseil a été transmis par Rabbi ‘Haïm Kanievsky. Avant que les Cohanim ne prononcent leur bénédiction à la synagogue, il recommandait d’approcher l’un d’eux discrètement et de lui demander de penser à soi pendant les mots : "qu’Il t’accorde la paix". Le Sifri explique que cette phrase vise particulièrement la paix dans le foyer, le Chalom Bayit. Ainsi, avec un simple mot murmuré au bon moment, on peut faire de cette bénédiction un canal de paix durable dans son couple. Rav Shmuel Pinto, Rav au Kollel Yismach Moshe, Canada (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com) Magazine I n°318
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OPINION
C’était lundi 21 avril 2025, à 'Hadéra en Israël. Un plongeur de 40 ans. Il s’est jeté à la mer. Il n’est jamais revenu. Un requin l’a attaqué. Il a été dévoré vivant. Les secours n’ont retrouvé que des parties de son corps. Scène insoutenable. Mort brutale. Tragédie absolue. Il ne savait pas que c’était sa dernière plongée. En une seconde, tout a basculé. Mais même dans l’horreur, il y a un message. Un rappel nécessaire pour nous. Depuis Roch Hachana dernier son destin était écrit. "Qui vivra, qui mourra par l’eau, qui décèdera avant son heure…" Tout est inscrit. Tout est scellé. Pas pour faire peur. 34
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Pour réveiller. On s'occupe de nos maisons, nos voitures, notre santé. Mais qui pense à son âme ? Aucune assurance ne garantit demain. La vie, c’est un cadeau. Pourquoi sommes-nous dans ce monde ? Pour enchaîner des vidéos inutiles du type : "Comment fabriquer une fusée avec des Mentos et du Coca ?" "Trop de monde dans les prisons de Cuba ?" "Est-ce que Mbappé aura un jour le Ballon d’Or ?" "La 1ère girafe au monde qui fait du roller ! ?" Des heures de contenus sans importance. Des vidéos faites juste pour cliquer. Au final, rien qui serve ta vie. On gaspille notre temps, notre force, notre vie. (D'ailleurs ne regarde pas la vidéo du requin qui tue l'homme. Ne te remplis pas d’images violentes. Ne nourris pas tes peurs pour rien.
Garde ton émotion pour ce qui a vraiment du sens. Préserve ton cœur pour les vraies douleurs.) Tu n’es pas né pour ça. Tu es là pour servir D.ieu. Pour grandir. Pour apporter de la lumière. Pour remplir le monde de Torah, de Mitsvot, de bonté, d’amour. Tout le reste est accessoire. L’argent, la réussite, les plaisirs… Tu ne les emporteras pas. Ceux qui misent tout sur ce monde repartent les mains vides. Ceux qui investissent dans la Torah gagnent pour l’éternité. La vie ici est courte. Le 'Olam Haba, c’est pour toujours. Puissions-nous vraiment vivre. Pas juste exister. Puissions-nous éclairer, réparer, changer le monde. N’oublie pas : La vie est une mission. L'ange de la mort jette ses flèches à chaque instant. Chaque minute compte. Connecte-toi à Torah-Box.com et sois fidèle à ta synagogue. À la famille du plongeur : Qu'Hachem vous réconforte. Binyamin Benhamou P.S : Il connaissait un peu le risque. La Torah l’enseigne : ne prends jamais de risque inutile avec ta vie. Mais ce n’est pas le sujet ni le moment. Magazine I n°318
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CACHEROUTE Maîtrisez-vous la Cacheroute au quotidien ? Êtes-vous sûr de maîtriser parfaitement les lois de la Cacheroute au quotidien ? Testez vos réflexes grâce à ce quiz pratique et enrichissez vos connaissances !
1. Un produit labellisé vegan est-il automatiquement Cachère ? A. Oui, puisque vegan signifie sans produit animal ! B. Non, vegan ne garantit en aucun cas la Cacheroute. C. Si on est soi-même vegan, on permet.
Réponse
Un produit certifié vegan ne contient aucun ingrédient d’origine animale : ni viande, ni poisson, ni œufs, ni lait, ni gélatine, ni colorants issus d’insectes comme le rouge cochenille. Cela peut laisser penser qu’un produit vegan est automatiquement Cachère — mais c’est faux. En effet, la Halakha ne permet pas de se fier uniquement aux déclarations des fabricants, et les produits vegan sont très souvent fabriqués avec les mêmes ustensiles que des aliments non-Cachères, sans Cachérisation préalable. De plus, ils peuvent contenir du jus de raisin ou du vin, interdits sans une supervision rabbinique stricte. Ainsi, un produit vegan ne peut être consommé que s’il porte un vrai tampon de Cacheroute ou figure sur une liste autorisée, comme celle du Consistoire.
2. Puis-je faire confiance à un restaurateur
que je connais s’il dit utiliser uniquement des produits Cachères mais qu’il n’a pas de certificat ? A. Non, sans certificat officiel, je ne mange pas (sauf cas très particuliers). B. Je peux lui faire confiance sans problème. C. S'il y a des photos de Rabbanim dans le restaurant, c'est bon.
Réponse
Il est strictement interdit de consommer quoi que ce soit dans un restaurant qui ne dispose pas d’un certificat de Cacheroute en cours de validité — a fortiori si ce certificat a été retiré.
Cependant, dans le cas particulier où le propriétaire du restaurant est un proche, et que l’on sait avec certitude qu’il respecte pleinement les principes suivants : il est Chomèr Chabbath, met les Téfilin chaque jour, est marié, prie trois fois par jour à la synagogue, évite les événements sans séparation hommes-femmes, inscrit ses enfants dans des écoles juives, sa femme observe les lois de la Tsni’out (y compris en se couvrant la tête), alors on pourra envisager de lui faire confiance — à condition qu’il fournisse une explication claire sur l’absence de certificat de Cacheroute, explication qu’il conviendra de soumettre à une autorité rabbinique compétente.
Cette directive, formulée ici dans d’autres termes, a été transmise oralement à Rav Gabriel Dayan en 1999 par le Dayan Rav Nissim Rébibo.
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3. Puis-je manger des sushis au poisson
Réponse Plusieurs
problèmes de Cacheroute se posent ici. Le poisson cru est souvent coupé en lamelles, ce qui empêche de vérifier s’il possède des écailles — seul signe halakhique qu’un poisson est Cachère. Il peut donc être facilement remplacé par un poisson interdit. De plus, les couteaux peuvent avoir servi à découper des fruits de mer non Cachères, entraînant une contamination par les graisses. Parfois, tous les poissons sont posés ensemble dans les mêmes présentoirs, sans séparation, ce qui accentue le mélange. Enfin, certaines marinades utilisées sont tenues secrètes, rendant impossible la vérification de leur composition. Quant au riz à sushi, il est généralement assaisonné avec du vinaigre, qui doit être certifié Cachère pour éviter l’usage d’alcool vinique non Cachère. De plus, selon la Halakha, la cuisson du riz doit être faite par un Juif pour être considérée comme Cachère. C’est pourquoi il est impératif de ne consommer des sushis que dans un établissement strictement Cachère, avec un contrôle rabbinique fiable.
Cachère préparés devant moi dans un restaurant non Cachère ? A. Oui, si tout est fait devant moi. B. Si on est dans un endroit sans Cachère à proximité, on peut permettre. C. Non, c'est interdit.
4. Ai-je le droit de boire un café en
Réponse Même
sans consommer d’aliments interdits, le simple fait de s’asseoir dans un lieu non Cachère peut poser un problème de Marit ‘Ayin — c’est-à-dire donner l’apparence que l’on mange non Cachère, ce qui peut induire les autres en erreur. Certains avis se montrent plus permissifs lorsqu’il s’agit d’un endroit où l’on ne consomme habituellement que des boissons, mais il est tout de même préférable d’éviter ce genre de situations autant que possible.
terrasse d’un resto non Cachère ? A. Oui, si je ne consomme que la boisson. B. Il vaut mieux éviter, afin d'éviter tout problème de Marit ‘Ayin. C. Si c’est pour un Chidoukh, on est plus permissif.
5. Dans un café non Cachère, puis-je commander une boisson surmontée d’une rondelle de citron ? A. Pourquoi pas ! B. Non, mieux vaut éviter. C. Ça dépend si le couteau utilisé pour couper le citron est utilisé uniquement pour cela ou non.
Réponse Selon la Halakha, le citron est
considéré comme un Davar 'Harif, c’est-àdire un aliment fort, capable d’absorber et de transmettre les goûts. Cela signifie que si un couteau ayant servi auparavant à couper des aliments non-Cachères est ensuite utilisé pour couper un citron, le citron risque d’absorber ce goût interdit et devient à son tour non-Cachère. La boisson dans laquelle il est plongé pourrait donc être interdite à la consommation. Ainsi, si le couteau est exclusivement utilisé pour couper des citrons, il n’y a aucun problème. Mais s’il est utilisé pour d’autres aliments, alors on considère que le citron peut avoir été contaminé. Dans le doute, mieux vaut demander à ce qu’on ne mette pas de rondelle de citron dans la boisson. Magazine I n°318
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CACHEROUTE SUITE
6. Peut-on se fier uniquement à la liste des ingrédients pour déterminer si un produit est Cachère ? A. Non, il faut que l’aliment figure au moins sur une liste de Cacheroute. B. Oui, c'est suffisant. C. En cas de force majeure, on peut permettre.
Réponse
Même si un produit alimentaire affiche une liste d’ingrédients apparemment Cachères, cela ne suffit pas pour le considérer comme permis à la consommation. Certains composants non Cachères, comme la gélatine animale, sont faciles à identifier, mais d’autres — comme certains additifs alimentaires — ne sont indiqués que par des codes (ex. : E471), et plusieurs de ces additifs ne sont pas Cachères.
De plus, il existe des auxiliaires technologiques, souvent non mentionnés sur l’emballage car présents en très faible quantité, mais qui jouent un rôle actif dans la recette (conservation, goût, etc.) et ne sont donc pas annulés selon la Halakha. Par ailleurs, même si les ingrédients sont Cachères, un produit peut rester interdit s’il a été fabriqué sur les mêmes lignes que des produits non Cachères, sans Cachérisation préalable. Conclusion : pour qu’un produit manufacturé soit autorisé, il faut impérativement qu’il figure sur une liste reconnue comme celle du Consistoire ou qu’il porte un tampon de Cacheroute fiable.
7. Peut-on réchauffer un plat Cachère dans un micro-ondes où ont été réchauffés des aliments non Cachères ? A. Oui, à condition que le plat soit doublement scellé. B. Non, car l’odeur du non Cachère peut pénétrer dans le plat. C. Si ce n’est pas du porc qui a été cuit avant, c’est possible d’être permissif en cas de besoin.
Réponse Lorsqu’un aliment chauffe, il libère de la vapeur qui peut transporter des particules de goût. Dans un micro-ondes non-Cachère, cette vapeur peut s’être imprégnée des vapeurs d’aliments interdits précédemment réchauffés, ou avoir été absorbée par les parois, puis revenir contaminer un nouveau plat.
C’est pourquoi il est permis d’utiliser un microondes non-Cachère uniquement si l’aliment est entièrement recouvert de deux enveloppes hermétiques (par exemple deux sacs plastiques non troués).
Une seule protection ne suffit pas toujours à bloquer la vapeur ou les transferts de goût. Deux barrières sont nécessaires pour garantir l’absence de contamination selon la Halakha. Il faudra aussi nettoyer minutieusement le plateau-tournant.
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8. Le popcorn vendu au cinéma ou en fête foraine est-il Cachère ? A. Oui, c'est juste du maïs soufflé et du sucre ! B. Non, il est interdit à la consommation. C. Si le vendeur nous certifie que c’est Cachère, c’est bon.
Réponse Le pop-corn, sucré ou salé,
est en principe composé d’ingrédients Cachères comme le maïs, le sel, le sucre ou le caramel. Mais pour que ces éléments adhèrent au maïs, on utilise souvent de l’huile, généralement de l’huile de palme car elle est moins chère. Or, cette huile est souvent chauffée dans des installations où sont également traitées des graisses animales, ce qui peut entraîner une contamination non-Cachère si elle n’est pas produite sous supervision rabbinique. De plus, certains pop-corns contiennent des arômes ou additifs qui peuvent poser problème. C’est pourquoi seul un pop-corn avec une certification rabbinique fiable peut être considéré comme Cachère, et il ne faut pas se fier aux simples affirmations des vendeurs, qui ne connaissent pas forcément les détails de la fabrication.
9. Les chips "nature" sont-elles Cachères partout ? A. Oui, c'est des pommes de terre ! B. Si c’est des chips Lay’s, c’est bon. C. Non, il faut que le produit figure sur la liste du Consistoire ou qu’il porte un certificat de Cacheroute.
Réponse Même si les chips ne
sont faites qu’à base de pommes de terre et d’huile, elles ne sont pas automatiquement Cachères. Certaines peuvent contenir des additifs ou des émulsifiants non Cachères, utilisés pour améliorer la texture ou la couleur. De plus, l’huile de palme utilisée pour la friture doit être certifiée, et les friteuses peuvent aussi servir à d’autres produits non Cachères. C’est pourquoi il ne faut jamais consommer de chips sans garantie de Cacheroute. Il est préférable de choisir celles figurant sur la liste du Consistoire ou, mieux encore, avec une surveillance rabbinique indiquant une cuisson faite par un Juif (Bichoul Israël).
10. Puis-je m’appuyer sur la liste de produits autorisés par Rav Wolf ? A. Oui, si Rav Wolf permet, pourquoi pas ? B. Non, Rav Wolf destine spécifiquement sa liste aux personnes vivant dans des régions sans commerces Cachères à proximité. C. Si le produit est vraiment bon, on peut faire une exception de temps en temps.
Réponse
La liste du Rav Wolf a été établie pour répondre à des situations particulières, elle repose sur des critères bien plus souples que ceux du Consistoire, notamment en ce qui concerne l’autorisation du lactosérum issu de fromages nonCachères. “Cette liste n'a donc en aucune manière vocation à revêtir une portée générale. Elle n'a de valeur que dans l'impossibilité avérée et vérifiée de se procurer des produits alimentaires sous surveillance permanente.” (Rav Wolf)
1=B 2=A
3=C 4=B
5=C 6=A
7=A 8=B
9=C 10=B
Réponses
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VIE JUIVE Hiloula de Rabbi Méir Ba’al Haness : sa vie À l'occasion de la Hiloula du saint Rabbi Méir Ba’al Haness ce lundi 14 Iyar (12 mai), découvrez très brièvement son parcours de vie. Celui qui parle du Tsadik le jour de sa Hiloula, celui-ci priera pour lui ! Allumez une bougie et dites : "Likhvod Rabbi Méir, Zékhouto Taguèn ‘Alénou" puis priez. Que son mérite protège tout le Klal Israël, Amen !
Rabbi Méir est l’un des cinq "Sages du Sud" (avec Rabbi Yéhouda, Rabbi Yossi, Rabbi Chim’on et Rabbi El’azar) à qui Rabbi ‘Akiva enseigna la Torah à la fin de sa vie, après la mort de ses 24.000 élèves ; ce sont eux qui l’ont diffusée ensuite dans tout le peuple juif. Il est aussi l’élève de Rabbi Yichma’el et continue à apprendre chez Rabbi Elicha’ Ben Abouya, même après que celui-ci abandonne la pratique religieuse. Rabbi Méir était issu d’une famille de prosélytes – des descendants de l’empereur Néron (Guitin 56b). Hachem a donné, Hachem a repris Sa femme, Brouria, qui était la fille de Rabbi ‘Hanania Ben Téradion, était connue pour son érudition, sa sagesse et ses bonnes actions. Elle lui donna une fille, qui épousa un Sage. Les deux fils de Rabbi Méir moururent prématurément, comme le raconte le Midrach (Michlé 31b) : "Ses deux fils moururent un Chabbath à l’heure de Min’ha, pendant qu’il donnait un cours. Que fit sa femme ? Elle les laissa sur le lit, en les recouvrant d’un drap. À l’issue du Chabbath, Rabbi Méir revint de la maison d’étude et demanda où étaient leurs fils. "Ils sont allés à la 40
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maison d’étude !" répondit-elle. Il s’étonna de ne pas les avoir vus là-bas… mais elle lui tendit la coupe de la Havdala. Quand il reposa la question un peu plus tard, elle répondit : 'Ils sont allés à la maison d’étude !' répondit-elle. Il s’étonna de ne pas les avoir vus là-bas… mais elle lui tendit la coupe de la Havdala. Quand il reposa la question un peu plus tard, elle répondit : 'Ils sont allés à tel endroit et ils ne vont pas tarder !' Elle lui servit le quatrième repas (Mélavé Malka) et quand il eut récité le Birkat Hamazon, elle lui dit : 'Mon maître ! J’ai une question à te poser : hier, un homme m’a confié un dépôt et maintenant il vient me le réclamer. Devons-nous le lui rendre ?' Il lui répondit : 'Ma fille ! Un dépositaire n’est-il pas tenu de restituer le bien à son propriétaire ?' Elle lui dit : 'Je ne l’aurais pas fait sans ton accord !' Que fit-elle ? Elle le prit par la main, le fit monter dans la chambre de leurs fils, le rapprocha du lit et souleva le drap. Quand il vit ses deux fils morts, il commença à pleurer en disant : 'Mes fils ! Mes fils !' A ce moment-là, elle lui dit : 'Mon maître ! Ne m’as-tu pas dit que nous devions rendre le dépôt à son propriétaire ? L’Éternel a donné, l’Eternel a repris !' Ainsi, elle réussit à lui apporter apaisement et réconfort. C’est à propos d’une telle femme qu’il est dit (Michlé 31,10) : 'Une femme vaillante, qui la trouve ?'"
Suivant un conseil rapporté au nom du Ba’al contre le mauvais œil et de lui cracher sept fois Chem Tov, une personne en danger qui souhaite au visage… et elle fit ce qu’il lui avait demandé ! bénéficier d’un salut miraculeux doit donner dix- Ensuite, il lui déclara : "Va dire à ton mari : 'Tu huit pièces destinées à l’achat de bougies pour m’avais ordonné de cracher une fois, et moi, j’ai l’élévation de l’âme de Rabbi Méir Ba’al Haness craché sept fois !'" en disant à trois reprises : "Je fais ce don Ses élèves lui demandèrent : "Estpour l’élévation de l’âme de Rabbi Méir Ba’al Haness. D.ieu de Méir, Une personne il permis de mépriser ainsi la réponds-moi ! Éternel notre D.ieu Torah (que tu incarnes) ? Si tu et D.ieu de nos pères, de même qui souhaite nous en avais informés, nous que Tu as entendu la prière aurions amené et fouetté bénéficier d’un de Méir, Ton serviteur et que le mari jusqu’à ce qu’il se Tu as opéré en sa faveur des salut miraculeux réconcilie avec sa femme !" miracles et des prodiges, agis Il leur répondit : "Le respect de la sorte avec moi et avec doit donner dixde Rabbi Méir ne saurait être tous les enfants d’Israël qui ont huit pièces pour plus important que celui du besoin de miracles dissimulés Saint béni soit-Il ! et manifestes, Amen !"
"
l’élévation de l’âme Si la Torah a demandé que Son La hantise des anges de Rabbi Méir saint Nom, écrit dans la sainteté, Rabbi Méir aimait et poursuivait la soit effacé dans l’eau pour la Ba’al Haness paix ; il aimait ses semblables et les rapprochait de la Torah. Le Talmud (Guitin 52b) raconte que deux hommes se disputaient chaque vendredi. Quand Rabbi Méir arriva dans leur ville, il réussit à les empêcher de se quereller pendant trois semaines… jusqu’à ce qu’ils se réconcilient. Il entendit l’ange accusateur proclamer : "Malheur à moi, car Rabbi Méir m’a expulsé de cette maison !" La paix
faire boire à la femme soupçonnée d’adultère et rétablir ainsi paix au sein du couple, je dois renoncer à ma dignité à fortiori !" (Talmud de Jérusalem, Sota 1,4). Rabbi Mair s’éteignit le 14 Iyar. Ses dernières volontés furent exécutées : son cercueil fut ramené plus tard à Tibériade où il fut enseveli à proximité du lac. Rav David Haddad
Chaque vendredi soir, Rabbi Méir donnait cours à la synagogue de ‘Hamta : un tiers était consacré à la Halakha, un autre tiers à la Agada et un dernier tiers, à des apologues. Une fois, son discours dura plus longtemps qu’à l’accoutumée et l’une de ses fidèles auditrices revint chez elle après l’extinction des bougies. Quand elle expliqua à son mari les raisons de son retard, il lui dit : "Va-t’en et ne reviens pas dans cette maison avant d’avoir craché au visage de celui qui a donné le cours !" Quand Rabbi Méir l’apprit, il demanda à la femme de prononcer une formule incantatoire Magazine I n°318
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FEMMES FAMILLE
Mais qui a piqué mon fromage ? !
ÉDUCATION FEMMES COUPLE
Les souris parviennent rapidement à une source importante de fromage. Les bonhommes eux, arrivent plus tardivement à cet eldorado. Ils s’y installent durablement, soulagés au vu de l’étendue du stock de fromage...
Chères amies, comment réagissez-vous, dans votre quotidien, au changement ? Par exemple, saute d’humeur de votre mari, annonce d’une mauvaise nouvelle, changement de programme inattendu... Pour y réfléchir ensemble, je vous propose cette semaine un apprentissage très instructif du célèbre livre Qui a piqué mon fromage ?, de Spencer Johnson qui, bien que tiré de la littérature profane, porte un esprit très toraïque sur le changement. Des souris et des hommes C’est l’histoire de deux souris et de deux bonhommes qui se retrouvent parachutés dans un labyrinthe. Leur objectif : trouver, au plus vite, un maximum de fromage, et en profiter pleinement. Leur méthode : pour les souris, pas de méthode. Elles se fient à leur flair, avancent à la mesure de leur instinct. Pour les bonhommes, des réflexions poussées ; une rationalisation est faite sur l’élaboration de leur trajet dans le labyrinthe. Leur résultat : les souris parviennent assez rapidement à une source importante de fromage, en profitent pleinement, mais ne s’y installent pas définitivement non plus. Méfiance oblige, leur flair leur indique qu’un beau jour, le stock arrivera à sa fin, et qu’il faudra changer d’endroit. Elles l’évaluent donc quotidiennement, et se tiennent prêtes pour leur prochaine quête de fromage. Les bonhommes eux, lourds de leurs calculs en tous genres, arrivent plus tardivement à cet eldorado. Ils sont enfin rassurés et s’y installent 42
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durablement, décorent le lieu, et pensent être soulagés à vie au vu de l’étendue du stock de fromage. Mais ce qui devait arriver, arriva : voilà qu’un beau jour, il n’en reste plus rien ! Dépités, ils râlent et s’enlisent dans la déprime. Se préparer à encaisser Ce qu’ils en auront appris : les souris ont su rebondir face au changement, car elles s’y étaient préparées bien avant qu’il ne survienne. Ainsi, elles ont, sans réfléchir et sans l’ombre d’un doute sur le futur succès de leur opération, poursuivi leur chemin dans le labyrinthe à la recherche d’un nouveau fromage. Évidemment, elles en ont vite trouvé un nouveau, et ainsi de suite. Quant aux bonhommes, l’un d’eux s’est un jour réveillé de sa léthargie et a tenté de convaincre son ami d’en faire de même. Pensez-vous ! Le poids de sa nostalgie l’a bien trop embarrassé : c’était CE fromage qu’il voulait retrouver, et dans CET endroit-là, et rien d’autre. Tant pis pour lui, l’optimiste a quitté cet endroit et s’est vu attribuer de nouvelles forces vivifiantes, de par son action ayant pris le dessus sur sa réflexion, afin d’atteindre son nouvel objectif. Il parvint à trouver un gisement bien plus important, mais cette fois-ci, il ne s’y est pas enlisé ; il a profité sans perdre de vue que le fromage changerait à nouveau de place. À lui se d’adapter ! Agile dans l’action ou enlisé dans nos manques Forts de cette réflexion, il nous revient de nous interroger nous-mêmes sur la question :
sommes-nous plus proches de ceux qui se préparent en permanence au changement, ou de ceux qui vivent perpétuellement dans la nostalgie de ce qu’ils n’ont pas, ou plus, ou de l’échec de leurs plans ("J’ai prévu que mon enfant deviendra comme cela, c’est comme ça et pas autrement") ? Plus profondément encore, gardons-nous l’agilité de celui qui vit concrètement dans l’action, ou sommes-nous encombrés par nos manques permanents, ce qui nous enlise ? En effet, la fonction principale de notre Yetser Hara’ est de nous donner l’illusion constante d’avoir des manques. Et notre erreur, à nous, est de vouloir les combler au lieu d’apprendre à les maîtriser. Par exemple, je pense que mon enfant est beaucoup trop agité, surtout par rapport à celui de ma copine : beaucoup penseront à aller lui acheter de nouveaux jouets, pour qu’il s’occupe, au lieu de prendre le temps de jouer avec lui,
afin qu’il se sente mieux et ait moins besoin de se faire remarquer. C’est cela, maîtriser nos manques, c’est résoudre leur racine, et non les dissimuler. C’est justement ce qu’incarnent les souris dans notre fable : sans trop faire de calculs, nous devons nous aussi parvenir à accepter les choses telles qu’elles sont, et continuer à avancer. Impensable de rester figé par une quelconque situation pour un Juif qui croit en la grandeur du Roi des mondes ! La solution se trouvera toujours dans l’action et dans le mouvement. C’est alors que nous trouverons des trésors encore plus grands que nos objectifs initiaux… à nous les meilleurs fromages, les amies ! Miam, cela m’a donné envie de manger un super repas ‘Halavi…pas vous ? Noémie Hadida בס”ד
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HISTOIRE À SUIVRE De l’ombre à la lumière – Episode 2 : Un Kaddich qui bouleverse... Découvrez la course-poursuite palpitante de Sophie en quête de son héritage, au cœur d’une enquête qui lui fera découvrir la beauté du judaïsme. Suspens, humour et sentiments... à suivre chaque semaine ! Dans l’épisode précédent : Sophie, mère divorcée qui élève seule sa grande fille Léa, n’est pas heureuse dans sa vie. Alors qu’elle vient de perdre son emploi et que sa fille enchaîne des bêtises d’adolescente, elle reçoit une lettre mystérieuse, puis un coup de fil, et annonce soudain à Léa qu’elles doivent partir en Israël…
l’enterrement. Comme par hasard, je reçois une lettre aujourd’hui m’indiquant qu’elle m’a nommée “curatrice” de ses biens. Elle n’avait pas d’autre famille. Je n’y connais rien dans la religion, mais je me souviens qu’ils n’attendent pas pour enterrer les morts. Donc on doit prendre l’avion dès demain.
“Maman, qu’est-ce qui t’arrive ? On ne connaît personne là-bas ! Mais qu’est-ce qu’il y a dans cette lettre ?
- Ah… ok”, répondit Léa. Et ce fut tout.
- On doit partir, et rapidement.” Sophie se lève d’un bond de sa chaise et se met à déambuler dans l’appartement. “Mais on ne peut pas partir comme ça, tu as ton travail, moi le lycée ! - Le lycée ? Tu t’entends parler ? Tu n’y vas même plus et c’est au commissariat que je te récupère. On va partir. Et comme ça, tu auras des souvenirs de vacances à raconter à tes soidisant amis... - C’est pas vrai, ils sont… - Léa, je dois me rendre en Israël et il est hors de question que je te laisse seule à Paris. Tu n’es pas encore majeure et ton père est à l’étranger en ce moment, donc la discussion est close. - Mais dis-moi au moins pourquoi tu dois partir si vite !” Sophie s’arrête net. Elle réalise qu’elle s’est mise à marcher de pièce en pièce, sans même s’en rendre compte, avec sa fille la suivant derrière elle. “Tu te souviens de ma tante Ida, la sœur de ma mère ? Elle vivait dans une maison de retraite à Jérusalem. C’est la maison de retraite qui vient de m’appeler. Ida est morte cet aprèsmidi et on doit se rendre en Israël pour 44
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Les valises sont préparées rapidement et le taxi pour l’aéroport est commandé pour 7h du matin. Sans un mot, Léa va se coucher. Et Sophie s’effondre sur le sofa. Sa tante Ida n’est plus. Elle arrivait à peine à s’imaginer son visage, quand sa tante Ida était venue quelques fois d’Israël pour les vacances et qu’elle et sa mère pouvaient rester discuter des heures. Elle se souvenait d’une femme au caractère fort et de cette phrase étrange : “Ein Mazal Léisraël !” Les liens dans la famille n’avaient jamais été forts. On parlait peu et on s’embrassait rarement. Alors pourquoi la désigner elle, comme légataire testamentaire ? Sophie ne ferma pas l’œil. Une fois la logistique exécutée et l’hôtel réservé, elle partit se faire un énième café, plutôt que d’aller se coucher. Comment se pouvait-il que dans une même journée elle perde son travail, récupère sa fille au commissariat et se retrouve à faire ses valises pour assister à l’enterrement de sa tante, dans un pays où elle n’a jamais été ? Ça n’avait aucun sens ! Elle chassa vite ses idées de sa tête. Rapidement, ce fut l’heure de se rendre à l’aéroport et Léa, qui, d’ordinaire, se plaignait de tout, était étrangement calme. Tout ça avait l’air surréaliste.
“Léa, je sais que notre voyage est plus que soudain. Je dois t’avouer que je m’attendais à ce que ce soit une vraie lutte pour te convaincre. Alors je tenais à te remercier. Qu’est-ce qui t’a décidé ? - Tu as dit que Ida est morte et qu’elle n’avait pas d’autre famille que nous. Personne ne devrait jamais être enterré tout seul.” Les larmes montèrent instantanément aux yeux de Sophie. Ainsi donc, sa fille dévoilait un cœur généreux et rempli de valeurs. Finalement, peut-être que ce voyage dans l’inconnu avait du bon ? Arrivées à l’aéroport de Ben Gourion, ce qui frappa les deux femmes fut cette vague de chaleur et cette magnifique lumière qui leur sauta aux yeux. Leur premier contact avec Israël fut bruyant et rempli d’une énergie nouvelle. Mais pas le temps de profiter, arrivées dans leur hôtel à Jérusalem, elles avaient juste le temps de se changer avant de se remettre en route pour le cimetière. Elles se tenaient immobiles et droites, en attendant le corbillard. Puis, une dame d’une soixantaine d’années arriva et se mit à marcher dans leur direction d’un pas énergique. C’était Ronit Malka, la coordinatrice de la maison de retraite. Une fois les présentations faites, les femmes attendirent qu’une dizaine d’hommes ainsi que le rabbin précèdent le corps de la défunte tante. Le Rav se mit à parler en hébreu. Ni Sophie ni Léa ne comprenaient ne serait-ce qu’un mot, mais elles sentaient la solennité de ce moment. Puis, le Rav s’arrêta de parler et se mit à prier : “Yitgadal Véyitkadach Chémé Rabba…” Sophie sentait des larmes monter du plus profond de son être. Elle tenta de se raisonner en mettant son étonnante émotion sur le compte du voyage et de la fatigue. Intriguée, Sophie interrogea la directrice sur les dernières paroles du Rav. Celle-ci lui répondit : “Il a dit que vous avez tout compris
au sens véritable de la prière. Celle qui dépasse les mots. Et il a ajouté qu’il était temps que vous reveniez à vous, véritablement à vous.” Sophie n’était pas plus avancée. Ronit offrit de les raccompagner à l’hôtel. Au moment de les quitter, elle leur dit qu’il y aurait beaucoup de tri à faire dans les affaires de sa tante, qui aimait tout garder. Cette nuit-là Sophie dormit d’un sommeil sans rêve. Le lendemain matin, bizarrement, Léa n’était pas de mauvaise humeur au réveil et ne grogna pas quand sa mère lui donna le programme de la journée. Direction la maison de retraite d’Ida... et Ronit n’avait pas menti la veille : impossible de circuler dans la chambre de la vieille tante ! Des piles de livres, de bibelots, ça sentait la poussière et Léa n’arrêtait pas d’éternuer ! Après un tri rapide du courrier (mais pourquoi sa tante avait gardé tous les coupons de réduction du supermarché ? !), Sophie décida d’ouvrir une vieille boite en fer rouillée avec, encore visible, une étoile de David dessus. A l’intérieur, elle trouva une dizaine de dessins crayonnés, ainsi que des lettres regroupées ensemble par un ruban. Elle détacha le ruban et attrapa la première lettre. Tant bien que mal, elle parvint à déchiffrer les premiers mots : “Vous les avez volés ! Rendez-les-moi, vous savez que vous nous avez trahis, c’est à nous !” Sophie baissa les yeux et vit la signature : la lettre avait été écrite par Ida Grinbaum. Sur l’enveloppe, un nom illisible était barré avec écrit en rouge par-dessus : “Inconnu à cette adresse”. Mais de quoi parlait-elle ? Et qu’est-ce qu’on avait bien pu voler à sa tante ? Mia Atlan Magazine I n°318
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Pose ta question, un rabbin répond !
Monter à la Torah en short Est-il possible de monter à la Torah en short lundi et jeudi en Israël ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Si le short recouvre le genou, cela n’est pas interdit. Mais ce n’est pas la meilleure chose à faire. 2. Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas une chose à faire. Rav ‘Ovadia Yossef permet s’il n’y a vraiment pas le choix. (Rachi sur Talmud Méguila 24a ; Ye’havé Da’at 4, 8 ; Piské Techouvot 53, 15 ; Ma’yan Omer I, 5777, 248, 8.) 3. Si la personne a déjà été appelée par le responsable, personne ne fera la moindre remarque. 4. Il est à noter que la prière et la montée au Séfer Torah sont des moments solennels, d’une importance majeure. Nous nous présentons face à Hachem, le Créateur du monde. Il convient donc d’être habillé respectueusement, au moins pareillement au moment où l’on se présenterait devant un ministre ou un président. Ainsi, il sera possible de mériter toutes les bénédictions mentionnées dans la Torah.
Se marier le jour de la ‘Azkara de son père Un couple choisit une date pour son mariage, et s’aperçoit, a posteriori, qu’il s’agit du jour de la ‘Azkara du père du ‘Hatan. Faut-il reprogrammer le mariage ? Est-il interdit de se marier le jour de la ‘Azkara d’un des parents ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Il est permis de se marier dans l’année de deuil pour le papa ou la maman. Il en est de même s’il s’agit du jour de la ‘Azkara. 2. S’il s’agit d’un premier mariage pour le ‘Hatan, cela est permis après le sept jours de deuil. 3. Dans les communautés ashkénazes, si le ‘Hatan a déjà un garçon et une fille : le mariage est permis uniquement après la période des trente jours de deuil, de préférence dans la journée du trentième jour et non dans la nuit. (Divré Sofrim - Kitsour - 5776, 45, 30 ; Choul’han ‘Aroukh Yoré Déa’ 392, 1 ; ‘Haïm Va’héssed 19, 1 ; Yabia’ Omer 7 Yoré Déa’ 41 ; ‘Aroukh Hachoul’han Yoré Déa’ 392)
Être témoin d'un mariage de Mé’halel Chabbath Est-il bien d’être témoin d’un mariage religieux dont les mariés ne sont pas Chomer Chabbath ? Réponse de Rav Gabriel Dayan - Premier cas : Si le ‘Hatan et la Kala vont respecter les lois de la pureté familiale, il est permis d’être témoin, même s’ils ne respectent pas le Chabbath. (Bina Vada’at 23, 6) - Second cas : Si, dans le futur, ils ne respecteront pas les lois de la pureté familiale (en général, la Kala n’est pas Nidda le jour de son mariage), même s’ils respectent le Chabbath (et à plus forte raison s’ils ne respectent pas le Chabbath) : cela n’est pas interdit. Mais d’après certains décisionnaires, il est préférable de laisser "l’honneur" à une autre personne ou à une personne rémunérée pour cela - le rabbin qui organise la ‘Houppa, par exemple. (Tsits Eli’ezer 19, 39 ; ‘Helkat Ya’akov 1, 23 ; Bina Vada’at 23, 6-7 ; Lifné ‘Iver 214-219)
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Se couper les ongles le soir J’ai toujours entendu qu’il était interdit de se couper les ongles le soir. Confirmez-vous l’interdit ou la coutume ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il est permis de couper ses ongles durant la nuit. (Chmirat Hagouf Véhanéfech 68, 3 ; Piské Techouvot 260, 8, 84). Dans certains écrits de nos maîtres, il est mentionné que, selon la Kabbale, il faut éviter de se couper les cheveux et les ongles durant la nuit, mais cela engage uniquement : 1. Ceux qui font partie d’une communauté où il est habituel de suivre cette coutume ; 2. Ceux qui désirent agir de la sorte ; 3. Ceux qui ont atteint un certain niveau spirituel. (Israël Véhazmanim 1, 286 ; ‘Hayé Halévi 5, Ora’h Haïm 47 ; Chévet Hakéhati 6 ; ‘Inyanim Chonim 472)
Porter du rouge pour une femme Est-il permis de mettre du rouge pour une femme ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il va sans dire que le rouge est une couleur particulièrement attirante. Le rouge est : - la couleur des camions de pompiers ; - l’un des signaux lumineux obligeant l’arrêt d’un véhicule, le "feu rouge" ; - la couleur du signal lumineux annonçant qu’un véhicule va ralentir. Etc. 1. Une femme doit donc éviter de porter, en public, des habits de couleur rouge afin de se conformer aux exigences de la Halakha concernant la Tsni’out. (‘Oz Véhadar Lévoucha 371, 372) 2. À la maison, cela n’est pas interdit, si l’on ressent un tel besoin. 3. Cette restriction est en vigueur uniquement lorsque c’est tout l’habit qui est rouge, ou une partie assez importante. 4. Le bordeaux foncé n’est pas interdit. 5. Le rose foncé ou le rose saumoné ainsi que l’orange abricot ne sont pas interdits.
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Une équipe de Rabbanim répond à vos questions du matin au soir, selon vos coutumes :
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LA PARACHA POUR LES ENFANTS Donner, c’est aimer ! Les enfants, cette semaine, donnons aux autres et ainsi, apprécions-les davantage : de l’aide à la maison pour ses parents, ses frères et sœurs, un mot gentil pour son professeur, des sourires à ses camarades, céder sa place dans les transports en commun…
L'HISTOIRE En rentrant chez lui, Yossi trouve une maison en effervescence. Son frère joue avec quelques amis. Ils sont tous occupés à construire une ville entière en miniature. Il y a là un mélange hétéroclite assez intéressant : des bouts de bois pour représenter les rues et certains bâtiments, des maisons en Légo, des petits personnages en plastique, des voitures, et même des animaux. Yossi observe son frère du coin de l’œil, très affairé. Il a l’air joyeux, plein d’entrain et d’ardeur. Ses amis discutent avec enthousiasme pendant que maman leur propose des fruits et de l’eau fraîche. Yossi regarde tout ce petit monde encore une fois, puis regagne sa chambre. Il s’allonge sur le lit en prenant un livre. Qu’il est ennuyeux ! Il attrape un jeu électronique qui traîne à côté de lui. Le jeu ne s’allume pas… Bon, que faire ? Descendre faire du vélo ? Yossi regarde par la fenêtre. Il aperçoit quelques camarades de classe. Mais cela ne
L'ENSEIGNEMENT "Tu aimeras ton prochain comme toimême." (Vayikra 19,18) Rabbi ‘Akiva dit à propos de ce verset : "C’est un grand principe de la Torah." La Guémara (Chabbath 31a) raconte qu’un jour, un non-Juif est venu voir Hillel Hazaken.
"Je voudrais me convertir au judaïsme, mais à une condition : apprends-moi la Torah pendant que je me tiens sur un seul pied." Hillel répondit : "Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse." 48
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lui dit rien. En ce moment, Chim’on l’énerve, il ne supporte pas Réouven, et Gadi, avec ses airs de premier de la classe, c’est vraiment trop pour Yossi de jouer avec lui… Oh ! Le comble. Maintenant, il aperçoit Yéhouda. Même lui est en bas ! Raison de plus pour ne pas descendre ! Yéhouda est celui qu’il aime le moins de toute sa classe. Il n’arrête pas de faire des remarques et de critiquer tout le monde. Avec de tels amis, il vaut encore mieux rester tout seul à la maison, quitte à s’ennuyer…
us osons-no p , s t n fa Les en s! s question e n n o b s er le de détest
rive e cela t’ar Est-ce qu s? e personn certaines l’affection essens de r u t e u q Est-ce utres ? pour les a t peut-on , commen is v a ié que n o t À r ou l’amit u o m a l’ r renforce s? aux autre l’on porte
Le ‘Hidouché Harim se demande pourquoi la réponse a-t-elle été édictée à la forme négative ? Il répond que cette personne n’était pas apte à comprendre la Mitsva de l’amour du prochain. Tout au plus, il aurait pu comprendre qu’il ne faut pas lui nuire. Un dicton populaire dit : "Vivre et laisser vivre les autres". Il ne faut pas déranger les autres avec des choses que nous-mêmes n’aurions pas aimées. Ainsi, Hillel a répondu à son interlocuteur dans un langage qu’il pouvait comprendre, avec une formulation qui lui est accessible.
Nos maîtres montrent l’exemple Rav Dessler dit que le fait de donner aux autres génère de l’amour envers eux. Nos Sages disent par ailleurs : "Si tu désires éprouver de l’amour pour ton prochain, occupetoi de lui de façon bienveillante." Rav Dessler rapporte qu’il a vu de ses propres yeux un jeune couple. Ce couple avait un enfant unique qui était vraiment gracieux. Il représentait tout pour eux. La guerre éclata dans la région où ils habitaient, et cette famille fut contrainte de se séparer pour échapper au danger. Le père et son fils allèrent dans un endroit, tandis que la mère dut se rendre dans un autre lieu. Ils ne purent se retrouver pendant plusieurs années. Durant tout cette période, la mère languissait beaucoup son petit enfant, qu’elle ne pouvait voir. Lorsque la guerre prit fin, la famille put enfin se retrouver saine et sauve. La joie était à son comble. La mère retrouva son enfant, son fils si cher à ses yeux. Nous pourrions nous attendre à ce que, par la suite, l’amour qui existait entre la mère et son fils soit plus grand et plus profond que celui existant entre le père et son fils… La mère désirait en effet combler les nombreuses années où son fils lui avait tant manqué.
Et pourtant, l’attachement du père envers son fils était bien plus profond que celui qu’éprouvait la mère pour son fils. Elle l’avait laissé petit et le retrouvait déjà grand. À ses yeux, c’est comme si elle retrouvait un autre enfant. Elle éprouvait encore de la nostalgie pour le petit enfant avant la guerre. Quel enseignement peut-on tirer de cette histoire ? Le Rav Dessler explique : durant toute la guerre, le père s’était occupé jour et nuit de son enfant. Il avait cherché à le protéger. Il s’était préoccupé de son bien-être dans des situations très difficiles. Il lui avait beaucoup donné. Par le don, le lien et l’amour qui l’unissaient à son fils s’étaient renforcés et enracinés. La mère, elle, n’avait pas pu donner tout cela à son fils. Et ce manque les avait éloignés l’un de l’autre. Elle le comblera ensuite… en lui donnant. En fait, plus on donne à quelqu’un, plus on l’aime.
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RECETTE Pâté de foie de volaille et confiture d’oignons Pour sublimer votre repas de Chabbath, rien de tel qu’un pâté de foie de volaille maison, relevé d’un soupçon de whisky et accompagné d’une confiture d’oignons rouges douce et parfumée.
Ingrédients
Pour 6-8 personnes Préparation : 35 min
Pour le pâté : • 500 g de foies de volaille grillés • 2 oignons moyens émincés • 2 cuil. à soupe d’huile
Temps de repos : 2h de repos Difficulté : Moyenne
• 1 petite gousse d’ail
Réalisation
• 1 cuil. à café de sucre
Le pâté :
• Sel, poivre noir
- Faites revenir les oignons émincés dans l’huile jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.
• 1 pincée de muscade (facultatif) • 2 à 3 œufs durs • Un peu de whisky pour le parfum Pour la confiture d’oignons : • 2 gros oignons rouges coupés en fines lamelles • 2 cuil. à soupe d’huile • 2 cuil. à soupe de sucre roux • 1 cuil. à soupe de vinaigre balsamique • Sel, poivre
- Ajoutez l’ail émincé, puis les foies de volaille. Faites cuire environ 5 min, pas plus, pour éviter qu’ils ne sèchent. Incorporez le sucre, le sel, le poivre et la muscade. - Laissez tiédir, puis mixez les foies avec les œufs durs jusqu’à obtenir une texture lisse. Ajoutez un filet de whisky pour parfumer. - Réservez au frais pendant au moins 2h. La confiture d’oignons : - Faites revenir les oignons dans l’huile à feu doux pendant 10 min. - Ajoutez le balsamique.
sucre
et
le
vinaigre
- Laissez réduire doucement pendant 15 à 20 min, en remuant souvent, jusqu’à obtention d’une texture confite. - Salez, poivrez, et laissez refroidir. Astuce
Servez le pâté sur des tranches de pain grillé, surmonté d’une cuillerée de confiture d’oignons. Succès garanti ! Chabbath Chalom ! Murielle Benainous 50
Magazine I n°318
Perle de la semaine par
"Parfois on demande à D.ieu de changer notre situation sans savoir qu'Il nous a mis dans cette situation pour nous changer." (Rabbi Na'hman de Breslev)