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Torah-Box Magazine n°263 France - Bechala'h

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n°263

I 24 Janvier 2024 I 14 Chevat 5784 I Bechala'h


CALENDRIER DE LA SEMAINE 24 au 30 janvier 2024 Mercredi 24 Janvier 14 Chevat

Daf Hayomi Baba Kama 83

Mercredi 24 Janvier

Michna Yomit Kétoubot 6-7

Rav Its'hak Abi'hssira (fils du Abir Ya'akov) Rav Ya'akov Yéhochoua' Falk Katz

Limoud au féminin n°109

Vendredi 26 Janvier

NE PAS LIRE PENDANT LA PRIÈRE

Rav Chalom Mordékhaï Schwadron (Maharcham)

Jeudi 25 Janvier 15 Chevat Vendredi 26 Janvier 16 Chevat

Samedi 27 Janvier 17 Chevat Dimanche 28 Janvier 18 Chevat Lundi 29 Janvier 19 Chevat Mardi 30 Janvier 20 Chevat

Tou Bichvat Daf Hayomi Baba Kama 84 Michna Yomit Kétoubot 7-2 Limoud au féminin n°110 Daf Hayomi Baba Kama 85

Samedi 27 Janvier Rabbi 'Haïm Falaggi Rav Binyamin Vitali Hacohen

Mardi 30 Janvier Rav 'Ovadia Hadaya

Nos sincères condoléances pour le décès du

Michna Yomit Kétoubot 7-4

Rav Jean-Paul Amoyelle,

Limoud au féminin n°111

fondateur et président des institutions Otzar Hatorah en France et soutien de Torah-Box

Parachat Bechala'h Daf Hayomi Baba Kama 86 Michna Yomit Kétoubot 7-6 Limoud au féminin n°112 Daf Hayomi Baba Kama 87 Michna Yomit Kétoubot 7-8

Horaires du Chabbath Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Entrée

17:19

17:19

17:23

16:58

Sortie

18:30

18:26

18:29

18:09

Limoud au féminin n°113

Zmanim du 27 Janvier Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Nets

08:28

08:09

08:00

08:05

Fin du Chéma (2)

10:45

10:31

10:25

10:23

'Hatsot

13:03

12:53

12:51

12:42

Chkia

17:39

17:38

17:42

17:18

Daf Hayomi Baba Kama 88 Michna Yomit Kétoubot 7-10 Limoud au féminin n°114 Daf Hayomi Baba Kama 89 Michna Yomit Kétoubot 8-2 Limoud au féminin n°115

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Dan Cohen, Binyamin Benhamou, Rav Yehonathan Gefen, Myriam H., Rav Yigal Avraham, Rav Gabriel Dayan, Rav Aharon Sabbah, Murielle Benainous, Rav Its'hak Zilberstein - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) - Distribution : diffusion@torah-box.com


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L'ÉDITO DE LA SEMAINE La nature, source d’inspiration À l’heure où chaque parent se demande comment parvenir à transmettre à ses enfants ses valeurs et son patrimoine, la Torah nous renvoie vers la nature pour nous éclairer, et plus précisément vers l’arbre. L’homme est comparé à un arbre des champs (Dévarim 20, 19). De même, le Talmud rapporte qu’au moment où Rav Na’hman demanda à Rav Its’hak de le bénir, celui-ci le compara à un arbre qui donne de beaux fruits et beaucoup d’ombre et lui souhaita que sortent de lui d’aussi belles pousses que la sienne (Ta’anit 5b). Cette référence à l’arbre demande des explications, et en voici l’une d’elles. L’arbre se distingue par quatre qualités particulières : 1. Ses racines puisent de la terre la sève qui va monter et se propager dans les branches pour donner des feuilles, des fleurs et surtout des fruits. Ce mouvement du bas vers le haut représente la force du Juif de savoir insuffler à sa descendance un message pouvant aller à contre-courant des conceptions prédominantes de l’époque qui vont dans le sens de la pesanteur, vers la matière. Plus les racines sont profondes et plus l’arbre peut dispenser de la sève, donnant ainsi une bonne récolte. Durant l’hiver, les feuilles tombent, l’arbre est dénudé et son aspect suscite la compassion. En réalité, c’est le moment où il récupère de nouvelles forces qui vont s’exprimer au printemps. De même, le peuple juif, durant ses moments les plus difficiles de l’Histoire, sortira le meilleur de lui-même. Plus sa Émouna et son attache à la Torah seront profondes, plus il parviendra à fructifier. 2. Sa deuxième particularité est sa hauteur : un arbre pousse bien droit et se dresse vers les hauteurs. Cela vient illustrer que tout service divin doit être accompagné par une prise de conscience de la grandeur de l’homme, qui représente le but de toute la création. Le Juif particulièrement doit

constamment garder à l’esprit qu’il est le descendant de ces grands patriarches que furent Avraham, Its’hak et Ya’akov. De plus, D.ieu Se dévoila à ses ancêtres au mont Sinaï, et Son peuple est chargé d’une mission capitale auprès de l’humanité (faire connaître les piliers de la croyance et de la morale qui lui ont été transmis). Cet engagement l’oblige à conserver sa dignité, car ce sentiment est nécessaire pour se réaliser. Les Nazis avaient d’ailleurs compris dans leur démarche malfaisante que le meilleur moyen d’effacer le peuple hébreu, c’était de l’abaisser afin qu’il se conduise comme une bête sauvage. Ceux qui survécurent le mieux à la Shoah furent ceux qui tinrent à leur dignité même au prix de privations, comme le rapporte Victor Frankl dans son livre “Découvrir un sens à sa vie”. 3. L’arbre donne aussi de l’ombre, si importante pour se protéger des intempéries et du soleil. Plus il est haut et imposant, plus son ombre s’étend. En outre, profiter de l’ombre d’un arbre ne cause à ce dernier aucun préjudice. L’exemple que donne un père à ses enfants dans sa conduite journalière est le meilleur message qu’il puisse leur octroyer. Plus il s’efforce de s’élever par ses actes, plus son influence (son ombre) grandira, sans avoir à fournir d’effort particulier vis-à-vis de sa progéniture. 4. Enfin, l’arbre possède une autre particularité : lorsqu’on prend l’une de ses branches et qu’on l’enfouit dans la terre, cette branche donnera naissance à une nouvelle pousse, qui elle-même donnera ses propres fruits ; c’est le principe du marcottage. Cela vient nous apprendre qu’il est nécessaire dans l’éducation de permettre à sa descendance de grandir selon son chemin personnel. Les parents devront toujours rester en relation avec leurs enfants, tout en leur laissant parallèlement leur propre autonomie. “Arbre, arbre, que sortent de toi des pousses aussi belles que la tienne !” (Ta’anit 5b)

Rav Daniel Scemama Magazine I n°263

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ACTUALITÉ Des pourparlers pour mettre au point un accord de libération des otages devraient reprendre Des responsables israéliens ont déclaré dimanche qu'il est possible que les négociations pour la libération des personnes enlevées reprennent bientôt, en raison de la pression des médiateurs. Des sources politiques ont également déclaré que les Américains faisaient

pression sur Israël pour "essayer de parvenir à un accord." Le ministre de la Défense Yoav Gallant a pour sa part donné aux familles les dernières mises à jour sur les efforts opérationnels, de renseignement et politiques déployés par le gouvernement et par l'appareil militaire pour ramener les otages chez eux.

L’Italie ne livre plus d’armes à Israël depuis le 7 octobre – ministre des AE italien Le ministre des Affaires étrangères et Premier ministre adjoint italien, Antonio Tajani, a affirmé samedi aux médias locaux que son pays avait mis fin à toutes les livraisons d’armes à Israël depuis l’assaut meurtrier du 'Hamas le 7 octobre. L’annonce du ministre venait en réponse à la demande d’Elly Schlein, cheffe de file de l’opposition démocrate, qui souhaitait

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que le gouvernement italien mette fin aux exportations d’armes vers le Moyen-Orient. En décembre, le ministre des Affaires étrangères italien avait condamné Israël pour avoir tiré à l’intérieur d’une église de Gaza – une information que l’armée a démentie catégoriquement à plusieurs reprises.


L'Iran va cesser de livrer des armes à ses proxys via la Syrie (média)

Victoire pour Israël : Selon la chaine saoudienne Al-Adiyat, Téhéran et Damas seraient parvenus à un accord pour cesser les livraisons d'armes iraniennes aux organisations terroristes présentes en Syrie et au Liban via les aéroports de Damas et d'Alep. Objectif : mettre un terme aux frappes israéliennes présumées en territoire syrien, qui se sont multipliées ces dernières années. Selon un rapport détaillé à ce sujet publié par un institut de recherche syrien au début du mois de janvier, Tsahal aurait notamment attaqué les aéroports de Damas et d'Alep au moins 12 fois pour saper la connexion logistique entre les Gardiens de la révolution et les milices en Syrie ainsi que le 'Hezbollah au Liban. Des responsables sécuritaires prônent une nouvelle stratégie face au 'Hezbollah Plusieurs hauts responsables sécuritaires ont proposé au gouvernement un remaniement de la stratégie israélienne au sud-Liban : il s'agirait d'instaurer un cessezle-feu unilatéral de 48h, dont la riposte à la violation serait une réaction militaire d'envergure de la part de Tsahal. Les médias israéliens soulignent également qu'un des responsables a exprimé la nécessité de changer l'équation actuelle, jugée dangereuse, où le 'Hezbollah peut attaquer impunément les habitations dans le nord d'Israël, comme ce fut le cas la semaine dernière avec la mort de Mira et Barak Elon, mortellement touchés par un missile tiré sur leur habitation à Kfar Youval. Magazine I n°263

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ACTUALITÉ "Je rejette la demande du 'Hamas du retrait des forces à Gaza, cela voudrait dire que nos soldats sont morts en vain" (Netanyahou) "Nous poursuivons la guerre sur tous les fronts (...). Nous n'accordons l'immunité à aucun terroriste. Ni à Gaza, ni au Liban, ni en Syrie, ni ailleurs. Celui qui essaie de nous faire du mal, nous l'atteindrons," a déclaré le Premier ministre Netanyahou lors d'une allocution dimanche soir. "Mais pour être clair, je rejette catégoriquement les conditions de reddition des monstres du 'Hamas. (...) Je ne suis pas prêt à supporter une atteinte aussi fatale à la sécurité d'Israël. Seule une victoire complète garantira l’élimination du 'Hamas et le retour de toutes nos personnes enlevées", a-t-il rappelé dans une allusion à peine voilées aux pressions américaines exercées sur Jérusalem.

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À Bruxelles, une marche anti-Israël réunit 9 000 personnes Une marche a réuni environ 9.000 personnes dimanche à Bruxelles, où les manifestants ont marché jusqu’au quartier des institutions européennes pour critiquer Israël et afficher leur soutien aux Palestiniens, selon la police. Aux cris de "Stop au génocide", "Israël : terroriste" ou "Libérez Gaza", la marche de dimanche a défilé dans Bruxelles dans le calme avec une banderole réclamant "Justice pour la Palestine". Certains dans la foule critiquaient l’UE pour son incapacité "honteuse" à protéger les civils palestiniens, d’autres appelant à boycotter les produits et les entreprises d’Israël.


Dans un document, le 'Hamas reconnait "des erreurs dues au chaos" le 7/10

Les attaques des 'Houthis retardent l’arrivée de matériel médical indispensable

Dans un rapport d'une vingtaine de pages publié en début de semaine, le 'Hamas expose sa vision du 7/10 : si selon lui l'attaque meurtrière est "une étape nécessaire contre l'occupation israélienne", il reconnaît que le "chaos a entraîné des erreurs". "Eviter de porter atteinte aux civils, en particulier aux enfants, aux femmes et aux personnes âgées est une obligation religieuse et morale des combattants des brigades AlQassam", y est-il écrit alors qu'ailleurs, le 'Hamas indique avoir fait de son mieux pour éviter de toucher des civils.

"Les attaques des 'Houthis en mer Rouge mettent en danger la vie des personnes qui ont besoin de fournitures médicales essentielles et pour faire face au nombre sans précédent de victimes de la guerre en Israël", a expliqué dimanche Moché Cohen, directeur-général de Yad Sarah, au Times of Israel. Les attaques répétées du groupe soutenu par l'Iran ont contraint les porte-conteneurs à destination d’Israël d'emprunter une route plus longue autour de l’Afrique et du cap de Bonne-Espérance, ce qui allonge le délai d’expédition des marchandises de quelques semaines et augmente les coûts par navire.

1300 Israéliens, pour la plupart des civils, ont été massacrés chez eux et lors du Festival Nova le 7 octobre.

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Dov Uzan Magazine I n°263

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ACTUALITÉ 5 officiers iraniens éliminés à Damas dans une frappe attribuée à Israël, Téhéran promet de se venger Une frappe visiblement israélienne à Damas a entraîné la mort du chef des renseignements en Syrie du Corps des gardiens de la révolution islamique et de quatre autres membres du CGRI iranien, samedi, ont rapporté les médias iraniens. Une source proche des services de sécurité a fait savoir que l’immeuble de plusieurs étages qui a été visé avait

été pris pour cible "par des missiles de précision israéliens". Téhéran a de suite annoncé qu’elle "se réservait le droit de répondre". Le porte-parole du ministère des AE, Nasser Kanani, a déclaré que Téhéran réagirait "au moment et au lieu appropriés" et a condamné "une escalade des attaques agressives et provocatrices" de la part d’Israël.

Des centaines de membres de la tribu indienne des Bné Ménaché demandent à monter en Israël et combattre dans Tsahal Des centaines de jeunes de la tribu des Bné Ménaché, dans le nord-est de l'Inde, veulent immigrer en Israël et s'enrôler dans Tsahal pour participer à la guerre, rapporte jeudi le site d'information Ynet. Lors d'une marche de soutien et de solidarité avec Israël organisée dans la

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ville d'Aizawl, dans le nord-est de l'Inde, les participants ont brandi des drapeaux israéliens et ont demandé au gouvernement de les faire venir immédiatement en Israël afin qu'ils puissent s'enrôler dans les forces de défense israéliennes et combattre aux côtés de leurs soldats, qu'ils appellent "nos frères et sœurs".


Tsahal publie une vidéo d'un tunnel de Khan Younès où étaient détenus 20 otages

L'armée israélienne a publié une vidéo montrant l'intérieur d'un tunnel dans le sud de Gaza, à Khan Younès, où des otages israéliens ont été détenus par le 'Hamas. L'entrée du tunnel se trouvait à l'intérieur de

la maison d'un terroriste du 'Hamas, a ajouté l'armée. Le groupe y aurait détenu 20 otages à différents moments de la guerre, certains d'entre eux ayant déjà été libérés. Sur les images montrées par l'armée, on voit un couloir étroit et sombre à plusieurs dizaines de mètres sous terre débouchant sur une cellule avec une porte à barreaux. On y voit aussi un matelas à même le sol, divers effets éparpillés ainsi qu'une kitchenette insalubre et des sanitaires.

Israël rejette la proposition américaine de normalisation avec Ryad en échange d'un Etat palestinien Le Premier ministre israélien Benjamin selon NBC News. Un des hauts responsables Netanyahou aurait rejeté une proposition de l'administration a déclaré à NBC que les du secrétaire d'État américain Antony espoirs de Biden de remodeler le MoyenBlinken, consistant à normaliser les Orient après la guerre sont complètement relations entre Israël et l'Arabie Saoudite en liés à l'établissement éventuel d'un État échange de l'engagement de l'État hébreu palestinien, une éventualité écartée par de permettre aux Palestiniens de progresser Israël. vers l'établissement de leur propre État, Elyssia Boukobza

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TRIBUNE par Jonathan Serero Guerre d'usure : Israël maintient le cap face au ‘Hamas Après plus de 100 jours, l’opinion israélienne est tiraillée entre accepter un accord sur la libération immédiate des otages contre l’arrêt des combats ou au contraire poursuivre la guerre pour parvenir à détruire le ‘Hamas et remplir tous les objectifs. Les dirigeants du pays réclament au peuple de garder la foi malgré les difficultés rencontrées sur le terrain des opérations mais aussi sur la scène diplomatique. Enlisement. Défiance. Défaite.

Désespoir.

A entendre certains analystes habitués des plateaux de télévision, Israël ne parviendra pas à déloger le ‘Hamas de la bande de Gaza. C’est d’ailleurs un avis partagé par plusieurs hauts officiers de Tsahal cités par le New York Times. Ils considèrent les objectifs fixés par l’échelon politique, à savoir détruire l’organisation terroriste palestinienne et libérer tous les otages, comme "irréalisables". Pour eux, les manœuvres sur le terrain prennent plus de temps que prévu initialement par les échelons politiques et militaires. Un ralentissement qui selon ces hauts fonctionnaires de l’armée israélienne réduit les chances de voir les otages récupérés en vie. Ils préconisent ainsi de s’en remettre à la diplomatie pour libérer au plus vite les captifs retenus dans la bande de Gaza. Les familles des otages réclament aussi la libération de leurs proches dans les plus brefs délais et à n’importe quel prix. Après plus de 100 jours, certains perdent patience. C’est le cas de Dani Algert, le frère d’Its’hak Algert toujours retenu dans la bande de Gaza par les terroristes du ‘Hamas : "Nous sommes ici parce que quelque chose s’est brisé pour 12

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nous. Nous n’avons plus de temps. C’est la roulette russe. Chaque famille laisse la porte de chez elle ouverte avec la lumière allumée car elle espère peutêtre entendre une bonne nouvelle de la part de l’ennemi. On nous avait promis de sauver les otages et de détruire le ‘Hamas, il s’avère que ni l’un ni l’autre ne se sont produits. Le ‘Hamas reste fort à Gaza et nous impose même ses conditions. Les otages sont toujours à Gaza. Nous avons accordé plus de 100 jours de grâce au Premier ministre. Ces jours de grâce sont révolus, il nous faut maintenant des résultats." Au-delà de la douleur et de la peine légitimes exprimées par Dani Algert et les proches des otages, cette déclaration tranche pourtant avec celles des soldats ou réservistes mobilisés sur le terrain des opérations. Dans une interview donnée à Kan, la onzième chaine de télévision israélienne, le responsable de la division Guiv’ati, le lieutenant-colonel Doudou Cohen, assure que "Tsahal avance pas à pas et de façon méthodique dans Khan Younes à la recherche des otages et des responsables du ‘Hamas. L’armée opère de manière chirurgicale sur terre et sous terre contre l’organisation terroriste et toutes ses infrastructures. Nos


hommes font preuve d’une détermination sans faille. Ils se sont adaptés au terrain difficile avec une grande facilité. Plus le temps passe, plus je sens que la confiance grimpe en flèche et nous réduisons nos pertes sur le terrain. Nous ne voyons que le bien dans le peuple d’Israël. Nous ne ressentons aucune usure, bien au contraire. La force et la détermination nous mèneront vers la victoire."

cœur du roi d’Egypte qui refuse de libérer ses esclaves hébreux. Au lieu de renoncer face à l’intransigeance de Pharaon et malgré les différentes plaies imposées à l’Egypte, Moché persiste dans ses requêtes jusqu’à faire plier l’homme le plus puissant de la planète. Sans cette confiance inébranlable dans la réalisation des promesses divines, Moché aurait surement renoncé dès les premières difficultés.

Dans son éditorial daté du 15 janvier 2024, Face à l’intransigeance du ‘Hamas et de Yé’hia le journaliste israélien Avi Issakhrof rappelle Sinwar, Israël doit s’inspirer du plus illustre "qu’il a fallu environ une décennie de ses prophètes. Seul une pression aux Etats-Unis pour parvenir à militaire et une foi en la victoire éliminer Oussama Ben Laden, le finale conduiront le pays à commanditaire des attentats du vaincre les forces terroristes Nous ne 11 septembre 2001. Pendant obscures, avec l’aide de D.ieu. près de dix ans, l’armée ressentons aucune Par ailleurs, lors de la américaine a mené une sortie d’Egypte, Hachem usure, bien au guerre sans merci contre fit emprunter aux enfants l’organisation terroriste contraire. La force d’Israël un itinéraire Al Qaïda, que ce soit en Afghanistan ou en Irak. et la détermination détourné. Rachi explique L’élimination de Ben Laden qu’Il préférait que le peuple nous mèneront a provoqué l’effondrement ne voie pas les ossements des opérationnel du mouvement vers la victoire. enfants d’Efraïm sortis 30 ans islamiste. Al Qaïda s’est disloqué trop tôt. Une vision susceptible en plusieurs organisations et sa de briser leur moral. capacité de nuisance s’est fortement Dans le livre des Chroniques (I 7, 21) on réduite. Même scénario pour Daesh après mentionne ces enfants d’Efraïm, qui avaient l’élimination de son chef Al Bagdadi en 2019". calculé les 400 ans d’exil et décidèrent de "Chez nous en Israël, poursuit le journaliste, sortir plus tôt. Leur épopée fut un terrible après un peu plus de trois mois de guerre, fiasco puisqu’ils trouvèrent tous la mort de la certains appellent à mettre fin aux combats main des Philistins. dans la bande de Gaza pour faire libérer au plus vite les otages comme l’exige d’ailleurs le Sortir trop tôt vers une vie qu’on pense ‘Hamas. Pour ces gens-là, Israël a déjà perdu la plus calme n’est pas toujours la meilleure solution. Il y a parfois un difficile processus guerre le 7 octobre". à traverser, pour enfin arriver à destination. Ce dialogue interne en Israël autour de l’issue Les raccourcis, souvent séduisants, peuvent de cette guerre et la situation des otages cacher de profondes déceptions… Si le peuple renvoie aux Parachiot de la semaine. D.ieu est guidé par un maître digne de ce nom, une confie à Moché la lourde tâche de libérer le foi profonde en D.ieu, beaucoup de courage peuple juif d’Egypte après environ 400 ans et de patience sont nécessaires pour arriver à d’esclavage. D.ieu l’enjoint d’aller réclamer destination. au Pharaon de libérer Son peuple. A chacune des demandes de Moché, D.ieu durcit le Jonathan Serero

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VÉRIFICATION DES ALIMENTS par Dan Cohen

Avant Tou Bichvat, faites la chasse aux insectes dans vos fruits ! Avant de vous délecter des délicieux fruits du Séder de Tou Bichvat, une étape essentielle et obligatoire s’impose à nous tous : la Bdikat Tolaïm, la vérification de la présence d’insectes dans les fruits que vous vous apprêtez à consommer. Il serait absurde – et c’est un faible mot – de transgresser six interdits de la Torah à chaque consommation d’insecte pour cette coutume, aussi belle soit-elle, qui ne revêt pas un aspect obligatoire. Il est bon de prendre quelques instants pour faire les choses comme il faut, alors au travail ! Le 15 du mois de Chevat est connu comme étant le nouvel an des arbres (Roch Hachana 2a). Mais que signifie un nouvel an pour des arbres ? Ont-ils un libre arbitre pour être jugés ? Il est évident que comme chaque "nouvel an" mentionné dans la Michna, le nouvel an des arbres s’adresse à l’homme, comme le suggère la célèbre exégèse du verset "L’homme est un arbre des champs." Les enseignements allégoriques, kabbalistiques et ‘hassidiques foisonnent autour de cette idée. Rappelons-nous cependant que le 15 du mois de Chevat représente le jour où la majorité des pluies sont en principe tombées, où la sève commence à se renouveler et à monter dans les branches pour préparer la nouvelle production de l’année. Pour nous, il s’agit d’une date "fiscale" qui va permettre de déterminer à quelle année 14

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appartiennent les fruits qui atteignent un certain stade de maturité après cette date, ce qui va avoir une incidence sur les prélèvements rituels : Téroumot Ouma’asserot. Avec l’impulsion des kabbalistes de Tsfat au 16ème siècle, Tou Bichvat est devenue une fête populaire au cours de laquelle nous célébrons la nature du Créateur en consommant un maximum de fruits autour d’un Séder ; une soirée ordonnée, où l’on multiplie les bénédictions et l’on se délecte de fruits délicieux et de paroles de Torah. Une coutume bien ancrée appréciée des petits et des grands. C'est l'occasion de revenir sur l’importance de vérifier correctement les fruits avant de les consommer pour éviter la présence du moindre insecte, aussi petit soit-il, car il pourrait représenter jusqu’à 6 interdits de la Torah s’il s’agit d’un insecte ailé ou 5 interdits s’il s’agit d’un insecte terrestre !


Les 6 interdits de la Torah transgressés pour la consommation d’un insecte Insectes terrestres "Tout rampant qui se meut sur la terre est abominable, vous n’en mangerez point." (Vayikra 11, 41) "Tout ce qui rampe sur le ventre, et qui avance sur 4 pattes ou plus, de tout rampant qui se meut sur la terre, vous ne mangerez point." (Vayikra 11, 42) "Ne rendez point impur vos âmes par tout rampant qui se meut sur la terre." (Vayikra 11, 44)

"Ne rendez pas votre âme abominable par tout rampant qui se meut [...]" (Vayikra 11, 43) "[...] et ne vous rendez pas impurs par eux." (Ibid.) Insectes volants Les cinq interdits précédents sont en vigueur, auquel s’ajoute : "Et tout rampant volant est impur pour vous, vous n’en mangerez point." (Dévarim 14, 19)

Vérification des fruits du Séder de Tou Bichvat Datte Ouvrir le fruit en deux, retirer le noyau, vérifier à la lumière l’absence de bête ou de points noirs entre la peau et la chair du fruit. Les points blancs sont généralement des agglomérations de sucre naturellement présent dans les dattes, et ne sont pas des signes d’infestation.

Figue fraîche - Rincer abondamment la figue. Ôter les éventuels pucerons en surface du fruit, ainsi que l’opercule (l’ouverture en bas de la figue). - Ouvrir la figue en deux et la retourner, chair vers l’extérieur, pour accroître la visibilité entre les graines, puis scruter la présence éventuelle de larves blanches. - Si le fruit est propre, le mettre dans un récipient transparent rempli d’eau, chair face à l’eau, et vérifier si des larves blanches en sortent. - Si, au cours d’une seule de ces étapes, on aperçoit une bête, il ne faut pas consommer la figue.

Olive Vérifier l’absence de taches sombres ou noires, ou de trous qui peuvent être le signe d’une infestation par des larves de mouches.

Figue sèche - Vérifier sur la surface extérieure du fruit la présence éventuelle d’acariens minuscules (mais visibles à l’œil nu). - Rincer abondamment la figue sur la surface extérieure. - Couper l’opercule (l’ouverture en bas de la figue). - Couper la figue en deux et l’observer attentivement à la lumière. Si nécessaire, retirer avec une cuillère les graines dans le cas où elles seraient trop collées, pour permettre une bonne visibilité. On peut étirer la peau de la figue, devenue élastique, pour faciliter l’opération. - Si, au cours d’une seule de ces étapes, on aperçoit une bête, il ne faut pas consommer la figue.

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VÉRIFICATION DES ALIMENTS (suite) Vérification des fruits du Séder de Tou Bichvat

Amandes Vérifier tout signe d’infestation extérieure : fils de soie, trous, etc… Si on trouve un signe d’infestation,

il faudra toutes les ouvrir pour vérifier l’absence de bêtes. Sinon, on peut se contenter d’ouvrir un échantillon de 10%.

Raisins secs

Fraises - Choisir des fraises bien fermes et non abîmées.

- Vérifier l’absence de résidus sombres regroupés sur les raisins secs ou sur le sachet.

- Couper le pédoncule avec environ 2 millimètres de chair rouge.

- Séparer les grains de raisins collés entre eux.

- Si le fruit est plié, couper au niveau de la pliure pour rendre l’accès parfait. - Tremper les fraises dans une solution d’eau savonneuse pendant 3 minutes, et remuer les fraises avec la main. - Frotter chaque fraise, une à une, délicatement avec une brosse, une éponge souple ou même avec le doigt sur toute sa surface.

- Les tremper 10 minutes dans de l’eau chaude, puis remuer l’eau. - Lorsque l’eau se stabilise, vérifier l’absence d’insecte, de larve ou de cocon (sous l'aspect de petites boules) à l’intérieur de l’eau. Il est plus facile de vérifier sur une surface blanche. - Rincer les raisins secs dans une passoire.

Noix Pour les noix vendues avec leur coquille : après avoir retiré la coquille, vérifier l’absence de fils de soie ou de larve. Pour les noix vendues sans coquille : vérifier si les noix ne sont pas reliées entre elles par des fils de soie, et vérifier entre les morceaux l’absence de larves de mites(ressemblant à de petits asticots).

Grenade S’il n’y a pas de trou sur la peau, ou bien de partie sombre et molle, le fruit est présumé propre.

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Dan Cohen


10 CHOSES À SAVOIR 10 choses à savoir sur Tou Bichvat De la joie à la réflexion en passant par la progression spirituelle, Tou Bichvat est un jour spécial qui offre de belles opportunités pour nous renforcer et avancer. Découvrez en dix points comment. Il est écrit dans la Torah (Dévarim 20, 19) : "Car l’homme est un arbre des champs." "Nous voyons que tout ce qui a trait aux arbres s’applique aussi à l’homme. On peut apprendre beaucoup de choses de l’arbre pour le service divin de l’homme." (Ba’al Hassoulam) 10 idées pour la prière et le service divin, en particulier le jour de Tou Bichvat :

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Le Séfer Hatoda’a indique que le jour de Tou Bichvat on relève quelques menus changements par rapport à un jour ordinaire. On y applique quelques coutumes d’un jour de fête. Par exemple : on ne dit pas les Ta’hanoun, ni le jour même de Tou Bichvat, ni dans la prière de Min’ha de la veille du 15 Chevat, car la grandeur du jour commence déjà la veille. Il faut donc commencer et poursuivre par la joie. Tout comme l’arbre qui donne des fruits sans contrepartie, il en va de même du Juif. "Tu aimeras ton prochain comme toimême" sans recevoir de profit, c’est un don désintéressé. Observons la façon dont nous donnons. Recherchons et mettons en valeur les beaux fruits de nos actions. Le Imré ‘Haïm écrit dans son ouvrage que le 15 Chevat, il faut prier pour les fruits, et les "fruits" sont une allusion aux enfants. Prions pour avoir de bons enfants, 18

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dotés d’amour, de crainte divine, de bonté et de compassion… Le Birkat Chalom explique que les branches suivent la racine. Les branches poussent à partir de la racine, mais chaque branche pousse en fonction de la racine d’où elle provient : d’une racine de pommier, il ne poussera pas une branche d’oranger… De même pour l’homme : son service divin – la racine – est ce qui fixe les résultats. Tou Bichvat est un jour où il est souhaitable d’explorer le but pour lequel le Saint, béni soit-Il, m’a créé dans Son monde, méditer pour voir si je suis dans la bonne voie pour réaliser ce but, et prier pour réussir à mener à bien la finalité pour laquelle nous avons été créés. L’arbre ne pousse pas en un jour. Au départ, c’est une petite pousse, puis il se développe de plus en plus. Après de nombreux labeurs, les fruits poussent. Même principe pour l’homme : observer ses petits progrès, vérifier que le mauvais penchant ne nous pousse pas au désespoir… Cela prend du temps. Le ‘Hidouché Harim écrit que l’abondance déversée sur l’homme à Roch Hachana trouve sa source à Tou Bichvat. Et ces choses sont bien présentes dans l’esprit de tout Juif qui s’ouvre à la source de la Torah ; c’est le


jour pour implorer la réussite dans l’étude de la Torah dans la joie, la compréhension et

nous et remercions pour le merveilleux cadeau offert par notre Père aimant.

l’assiduité. Rabbi Tsadok Hacohen, dans son ouvrage Pri Tsadik, écrit que ce jour-là, il est possible d’accéder à un si haut niveau que nous pouvons manger conformément à la volonté de notre Père céleste. C’est le moment de réussir à manger dans le but d’un Tikoun (réparation) et d’être rassasié. Le jour où la terre d’Erets Israël renouvelle ses forces pour produire de bonnes cultures est un jour joyeux pour le peuple juif qui l’attend avec impatience (Séfer Hatoda’a). Réfléchissons brièvement à quel pays merveilleux et excellent nous avons eu droit ! Retenons combien de Mitsvot sacrées dépendent de la terre d’Israël, réjouissons-

VOTRE

Les quatre espèces de Soukot font allusion aux membres du corps, et l’Etrog fait allusion au cœur du Juif. Le Bné Issakhar a écrit une prière extraordinaire pour implorer à Tou Bichvat d’obtenir un Etrog de qualité supérieure pour Soukot. Le cœur du Juif est le sanctuaire de la Émouna (foi en D.ieu), et il vaut la peine de chanter et d’implorer : "Vétahèr Libénou Lé’ovdékha Béémèt" , "Et purifie notre cœur pour te servir réellement". Tou Bichvat est toujours proche du Chabbath Chira. Tentons de chanter le mieux possible pour arriver à un niveau élevé et remercier notre Père céleste. Puissions-nous exploiter ce moment tout particulier pour nous élever et renforcer nos liens avec le Saint béni soit-Il.

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QUIZZ 1

QUIZZ DE TOU BICHVAT

1 - Qu’est-ce que Tou Bichvat signifie en hébreu ?

A. Le 15 du mois de Chevat B. Le 10 du mois de Chevat C. Le 5 du mois de Chevat

2 - Quel est le sens de cette fête ? A. Glorifier les fruits d’Israël B. Le nouvel an des arbres C. Le nouvel an de la terre

3 - Quelle pratique avons-nous l’habitude d’accomplir en ce jour ? A. Manger des légumes B. Manger des fruits, et plus particulièrement les 7 fruits d’Israël C. Boire du vin

6 - Quelle bénédiction est-il bon de réciter à Tou Bichvat ?

A. Birkat Hamazone B. Chéhé’héyanou C. Al Haguéfèn

7 - Pour quel élément faut-il prier à Tou

Bichvat ?

A. Pour son Zivoug B. Pour les fruits C. Pour la santé

4 - Récite-t-on les Ta’hanounim (prières de

8 - Le Ben Ich ‘Haï a institué une prière à

supplications) le jour de Tou Bichvat ?

réciter lors de Tou Bichvat : à quel sujet ?

A. Oui B. Non C. Seulement si on en a envie

A. Pour obtenir un bel Étrog lors de la fête de Soukot B. Pour mériter une longue vie C. Pour que la terre d’Israël soit prospère

5 - Quel est l’ordre à respecter dans les bénédictions ? A. Haguéfèn - Mézonot - Haadama - Ha’èts Chéhakol B. Mézonot - Haguéfèn - Ha’èts - Haadama Chéhakol C. Aucune importance

9 - Selon le Rav Ména’hem Mendel de Deech, quel personnage aurait institué la fête de Tou Bichvat ? A. Avraham Avinou B. Adam Harichon C. Moché Rabbénou


QUIZZ 2 Réponses 1. A Tou Bichvat signifie le 15 du mois de Chevat en hébreu. En effet, les lettres hébraïques Tèth et Vav ("Tou") ont pour valeur numérique 15.

15 Chevat, il faut prier pour les fruits, et les "fruits" est une allusion aux enfants. Prions pour avoir de bons enfants, dotés d’amour, de crainte divine, de bonté et de compassion…

2. B C’est la date à partir de laquelle l’année des fruits est modifiée. Connaître l’année du fruit est nécessaire pour savoir quels sont les prélèvements à effectuer sur les fruits de l’arbre. Entre deux années de Chémita, les prélèvements diffèrent suivant les années. Si le tiers du développement du fruit est atteint avant le 15 Chevat, il fait partie de l’année qui précède.

8. A L’ouvrage Bné Issakhar écrit à ce propos que nous avons reçu une tradition selon laquelle, à Tou Bichvat, il convient de prier pour qu’Hachem nous aide à trouver un bel Étrog, Cachère et magnifique, pour la fête de Soukot à venir ; car c’est en ce jour que la sève monte dans les arbres, et que les fruits développent la substance qui leur permettra de réaliser leur forme définitive. Par ailleurs, certains ont l’habitude de ramollir le Étrog et de le faire cuire dans du sucre afin d’en faire une confiture qu’on mangera ce jour-là. Selon certains, cette pratique a la faculté de "porter bonheur" aux femmes enceintes pour qu’elles bénéficient d’une délivrance aisée.

3. B Notons qu’il faudra faire très attention à bien vérifier les fruits afin de s’assurer qu’ils ne contiennent pas de vers et autres insectes. Enfin, il est conseillé, à l’orée de ce jour saint, d’apprendre parfaitement toutes les lois des préséances qui existent entre les différentes bénédictions afin de ne pas risquer de prononcer une bénédiction inutilement. 4. B On ne récite pas les Ta’hanounim car il s’agit d’un jour de joie. Par ailleurs, on ne fait pas d’oraison funèbre pour un mort ce jour-là. 5. B C’est en effet dans cet ordre qu’ils sont mentionnés dans le verset de la Torah. 6. B En effet, il est souhaitable de consommer un "fruit nouveau" afin de pouvoir réciter la bénédiction Chéhé’héyanou. 7. B Le Imré ‘Haïm écrit dans son ouvrage que le

9. B En effet, Adam Harichon prit peur lorsqu’il vit les jours diminuer à mesure que progressait l’hiver. Ensuite, quand il remarqua que les jours augmentaient à nouveau à partir de Tou Bichvat, il décida de faire de ce jour une fête. En réalité, Adam Harichon était inquiet du fait de la malédiction que la terre avait reçue, comme le dit le verset : "La terre est maudite à ton encontre" (Béréchit 3, 17). Son inquiétude se trouva renforcée lorsqu’il constata la chute des feuilles des arbres et le dessèchement de l’herbe ; il pensa que ces phénomènes étaient dus à la malédiction divine et qu’il n’y aurait plus de fruits. Aussi, quand arriva Tou Bichvat et que les arbres commencèrent à bourgeonner, il fut rassuré sur ce plan et c’est pourquoi il fit de ce jour une fête.


LES SÉGOULOT

Tou Bichvat : les Ségoulot de chaque fruit d’après les Kabbalistes Le rituel de Tou Bichvat n’est pas une obligation Halakhique mais une coutume contenant de merveilleuses Ségoulot (phénomènes métaphysiques tirés de la Torah) apportant abondance et bénédictions. Chaque fruit possède une Ségoula particulière. Il est suffisant de regarder le fruit et d’avoir l’intention adéquate en le mangeant pour profiter des bienfaits qu’elle peut nous apporter.

Sagesse & Parnassa Le blé (gâteaux, pain) est une Ségoula pour la lucidité, la sagesse et la réussite dans les études. Demandez aussi la Parnassa (subsistance) dans l’abondance.

Chalom Bayit La bière et l’orge perlée constituent une Ségoula pour le Chalom Bayit. Une femme Sota (soupçonnée d’adultère, qui se voit être disculpée) devait amener un sacrifice d’orge, se purifier pour son mari, et méritait ainsi d’avoir un garçon.

Bouche pure La grenade a la même couleur que les lèvres, comme il est dit "Tes lèvres sont comme un fil d’écarlate". Sa Ségoula est la protection de la bouche du Lachon Hara’ (médisance) et des mauvaises paroles. 22

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Mariage Le vin, le jus de raisin, les raisins secs, les feuilles de vigne farcies constituent une Ségoula pour les Zivougim (trouver son conjoint). Ce n’est pas sans raison que lors d’un mariage, nous chantons "Les raisins de la vigne s’assemblent aux raisins de la vigne". Le raisin est aussi le symbole de la fécondité : "Ta femme sera comme une vigne féconde".


Enfants Tsadikim Les olives et son huile sont une Ségoula pour avoir des enfants Tsadikim. De la même manière que les feuilles des olives ne tombent pas, ainsi aurons-nous le mérite que nos enfants ne se dirigent vers aucune mauvaise direction. Elles assurent également "un bon nom" car "un bon renom est préférable à l’huile parfumée" et une bonne mémoire car l’huile d’olive est une Ségoula reconnue pour la mémoire.

Santé La datte est une merveilleuse Ségoula pour la grandeur et la réussite. Comme la datte est le cœur du ciel, ainsi nous demandons "aide-nous à nous élever comme la datte". La datte est aussi une Ségoula pour la guérison et la bonne santé. Bon Séder à tous ! Rabbanite Yemima Mizra'hi

Préparation du Séder d’après la Kabbala La coutume des Kabbalistes est de préparer 4 assiettes différentes, chaque assiette contenant entre quatre et dix fruits, ce qui fait en tout entre 12 et 30 fruits (extrait du livre "Péri ‘Ets Hadar", réédité par Rav Mordékhaï Eliahou et traduit pour vous par Torah-Box).

1ère assiette Mettre des fruits se mangeant dans leur totalité, le fruit et l’écorce Par exemple : des raisins, des pommes (précision : les petits pépins sont considérés comme étant une partie du fruit), de la confiture de cédrat, des citrons (petits ou en confiture), des poires, des fraises, des caroubes, des coings, des goyaves, des kakis. Prier Hachem : "Que ce soit Ta volonté que l’on soit beaux de l’extérieur et beaux de l’intérieur."

2ème assiette Mettre des fruits dont l’écorce se mange et l’intérieur se jette Par exemple : des olives, dattes, abricots, pêches, prunes, cerises. Prier Hachem : "Que ce soit Ta volonté que l’on mérite de sortir de nous toute chose inutile : la haine, la jalousie, la tristesse, la rivalité, la rancune, la rancœur."

3ème assiette Mettre des fruits dont l’écorce se jette et l’intérieur se mange Par exemple : de l’ananas, des marrons, grenades, noix, amandes, pistaches, noisettes, pignons, pamplemousses, kiwi, de la coco ou de la cardamome... Prier Hachem : "Que ce soit Ta volonté que l’on voit la bonté et la douceur en chaque personne, y compris en nous. Et que l’on ait le mérite de juger chacun favorablement, sans voir en lui une quelconque ‘écorce’, D.ieu préserve."

4ème assiette Mettre les sept fruits d’Israël Le blé, l'orge, le raisin, la figue, la grenade, l'olive, la datte. Prier Hachem : "Que ce soit Ta volonté de faire sortir de la terre d'Israël de beaux fruits juteux, en multitude, sains et nourrissants ; que nous méritions les plus beaux bouquets des quatre espèces pour Soukot, et puissions-nous accomplir le verset : 'Va manger en joie ton pain et bois d'un coeur joyeux ton vin, car D.ieu a déjà accepté tes actions.'" Magazine I n°263

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Le billet de Binyamin Benhamou Voici la meilleure récompense que l’on puisse offrir à D.ieu Vous connaissez probablement le verset "‫ "זֶ ה ֵקלִ י וְ ַאנְ וֵ הּו‬que l’on récite tous les matins dans la prière "‫"אז יָ ִשׁיר מ ֶֹשׁה‬ ָ , et quand on lit la Parachat Bechala’h. Mais connaissez-vous vraiment sa signification, ou plus exactement ses significations ? Une leçon de vie nous attend. Lorsque la mer s’est ouverte, le peuple d’Israël s’est retrouvé poursuivi par les Égyptiens. Ces derniers étaient en colère, avides de vengeance après les dix plaies qui se sont abattues sur eux et voyant les Hébreux emporter toutes leurs richesses. Ils étaient armés : "‫"( "וַ ִ ּי ְירא ּו ְמאֹד‬Nos ancêtres furent remplis d’effroi") (Bechala’h 14, 10). Puis survint ce sauvetage miraculeux qui s’est produit devant nos yeux "‫"יָ ְרד ּו בִ ְמצוֹ ל ֹת ְּכמוֹ ָאבֶ ן‬ ("Les flots les ont couverts, ils se sont enfoncés dans l’eau comme des pierres dans la mer") (Bechala’h 15, 5). Le peuple vient d’être sauvé de la mort par le biais d’une expérience où ils ont vu la main d’Hachem… Plein d’émotion, pour rendre la pareille à Hachem, tout le peuple juif prend sur lui un Néder, un serment : "ּ‫"זֶ ה ֵקלִ י וְ ַאנְ וֵ הו‬, "Zé K.Éli Véanvéhou" (Bechala’h 15, 2). Il existe deux interprétations possibles de ce serment, l’une célèbre, l’autre moins. - Première interprétation : "ּ‫"זֶ ה ֵקלִ י וְ ַאנְ וֵ הו‬ traduction : "C’est mon D.ieu [je L’aime] je vais [toute ma vie] L’embellir, Le glorifier". C’est parler d’Hachem au monde entier et L’embellir à nos yeux, pas pour convertir les gens, mais simplement pour rendre hommage à la vérité. Nos ancêtres l’ont toujours fait ! Prenons quelques exemples. Fiers d’Hachem Pourquoi le roi Salomon était-il marié à mille princesses du Moyen-Orient ? Il avait accompli la promesse de "ּ‫"זֶ ה ֵקלִ י וְ ַאנְ וֵ הו‬, il diffusait et représentait la Torah, les rois du monde entier étaient fiers de donner leur fille à un homme si inspirant. 24

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Au temps du Second Temple de Jérusalem, beaucoup de non-Juifs respectaient les Mitsvot, comme la femme de l’empereur Néron pendant son règne, et Néron lui-même - après son règne parce que les Romains ne l’aurait pas toléré (Talmud Guittin 56a). Nombreux sont les aristocrates romains qui ne parlaient pas affaires le saint jour du Chabbath. Les hommes d’affaires juifs de l’époque parlaient d’Hachem dans les pays du Proche-Orient et même avec le couple royal. La reine Hélène s’est convertie, elle est devenue Nazir sept ans, elle apportait des sacrifices au Temple, elle était très Froum ! (Talmud Nazir 19b) Tout cela parce que nos ancêtres n’étaient pas silencieux… Pendant des centaines d’années, le "ּ‫ "זֶ ה ֵקלִ י וְ ַאנְ וֵ הו‬était diffusé, nous étions fiers d’Hachem, nous diffusions Sa grandeur là où nous allions. Aujourd’hui, comme l’enseigne Rav Avigdor Miller, nous devons déjà commencer à parler d’Hachem à nous-mêmes, aux nombreux Juifs qui ne connaissent pas leurs racines. Ensuite, faire pénétrer les mots de la prière, notamment dans les "Psouké Dézimra", ces Psaumes qui font grandir l’honneur Hachem, au lieu de bâcler la prière... - Il y a une seconde explication à ce serment de "ּ‫ "זֶ ה ֵקלִ י וְ ַאנְ וֵ הו‬rapporté par Abba Chaoul dans la Guémara, moins connue. On peut parler d’un ‘Hidouch, d’une interprétation innovante. "ּ‫"אנְ וֵ הו‬ ַ est un jeu de mot : "moi et Lui" ; sous-entendu, je serai comme Lui, je vais Lui ressembler (Talmud Chabbath 133b). Rav Avigdor Miller nous enseigne que quand une personne admire quelqu’un, elle veut lui ressembler. Par exemple, quand une grande actrice s’appelle


Shirley, des milliers de parents appellent leur fille Shirley.

- Un élève énerve son instituteur ? Il faut faire preuve de patience avant de l’expulser. Votre conjoint est trop bavard selon vous, et vous manquez de patience pour l’écouter… ? Prenez votre respiration et dites-vous : "ּ‫"זֶ ה ֵקלִ י וְ ַאנְ וֵ הו‬ (C’est mon D.ieu, Je veux Lui ressembler). Vous êtes patient avec vos clients, ne pourriez-vous pas l’être avec la personne la plus importante pour vous ?

Pourquoi les Loubavitch portent-ils un chapeau tourné vers le bas ? Parce que le Rabbi l’a fait. S’il taillait sa barbe d’une certaine façon, ils feraient de même, parce qu’ils veulent ressembler à leur "Juif de référence". Le plus grand compliment que vous pouvez faire à quelqu’un, c’est vouloir lui ressembler. Au passage, notez que la nature humaine est ainsi Pour y arriver, plongez vos yeux dans les livres, faite que l’on ressemble à ceux qu’on lisez la vie des personnes imprégnées admire : si vous admirez votre chien par les Middot d’Hachem et ou un influenceur stupide sur remplissez votre esprit de ces Instagram, vous leur ressemblerez façons de faire, lentement et sous certains aspects. À vous calmement. Si vous priez de voir qui vous suivez.

"

Si vous priez et étudiez la et étudiez la Torah dans cette intention Torah dans cette Mais nous, nous voulons d’imiter Hachem, nos ressembler à Hachem. Alors, patriarches et nos intention d’imiter comment s’y prendre ? matriarches, une aide divine Réponse : en adoptant les Hachem, nos se dévoilera à vous pour y "traits de caractère", en arriver. Étudiez les livres patriarches et nous calant sur la conduite Messilat Yécharim, Or’hot de D.ieu dans ce monde ! Tsadikim, Tomer Devora, ils nos matriarches, contiennent des programmes Le Créateur du monde, une aide divine se de travail sur notre caractère. unique, a toutes les qualités les plus parfaites. C’est cela dévoilera à vous Commençons par prendre 5 notre idéal national : glorifier minutes par jour, mais à fond, Hachem en étant calqué sur Ses pour y arriver. Imiter D.ieu

Middot. Voilà le meilleur moyen de réussir notre vie. - Parfois, nous entendons un ‘Hazan à la synagogue qui chante la prière "‫"אז יָ ׁ ִשיר מ ׁ ֶֹשה‬ ָ avec une voix magnifique, émouvante… mais si en rentrant chez lui, son petit-déjeuner n’est pas prêt et qu’il se met vite en colère, a priori, il ne pense pas aux mots qu’il prononce à la synagogue. Dans la prière, on parle de la patience de D.ieu à la colère. Chanter comme un coq des louanges à D.ieu est facile ; faire pénétrer les louanges et les qualités d’Hachem en nous pour l’imiter, c’est la plus belle louange au monde pour Lui. C’est bien cela qu’Il attend de nous !

pour accomplir ce serment qu’on a tous pris devant la mer Rouge et qui a permis que nous vivions aujourd’hui : "‫זֶ ה ֵקלִ י‬ ‫"וְ ַאנְ וֵ ה ּו‬, je veux ressembler à mon D.ieu. Soyons fiers des Mitsvot d’Hachem, récitons les Brakhot à voix haute, avant et après manger, achetons et portons les plus beaux objets en ce qui concerne les Mitsvot mais surtout… n’oublions pas la plus belle louange pour D.ieu : L’imiter ! Binyamin Benhamou (d’après les enseignements du Rav Avigdor Miller) Pour retrouver ce cours en version intégrale et en vidéo : www.torah-box.com/kitsour Magazine I n°263

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LeESSENTIEL billet de Binyamin Benhamou

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M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Béchala’h : Comment réussir à persévérer dans nos actes ? Alors que le peuple juif se préparait à sortir d’Égypte, Moché Rabbénou se soucia de récupérer les ossements de Yossef Hatsadik pour les enterrer en Erets Israël. La Guémara dans Sota rapporte un verset de Yéhochou’a qui semble contredire le récit que la Torah nous fait dans la Paracha de cette semaine ; c’est le peuple juif, et non Moché Rabbénou, qui apporta les ossements de Yossef en terre d’Israël.

La Guémara répond que si une personne entame une Mitsva sans la terminer et que quelqu’un d’autre s’en charge, c’est le Gomer, celui qui complète l’action, qui est crédité de la Mitsva. Moché a seulement commencé la Mitsva d’enterrer Yossef en Erets Israël, mais ne put pas l’achever, c’est donc aux Bné Israël qu’elle revient.

Beth Hamikdach, comme il est écrit dans les Téhilim (30, 1) : "Mizmor Chir ’Hanoukat Habaït Lédavid", bien qu’il ne fit que commencer cette édification. Ceci laisse sous-entendre que la récompense est réservée au Mat’hil, à celui qui commence (Midrach Cho'her Tov 122, 1).

Celui qui commence la Mitsva ou celui qui la finit : à qui revient le mérite ?

Rav Moché Feinstein résout cette contradiction. Il écrit que si le Mat’hil n’a pas terminé l’action commencée indépendamment de sa volonté, il en est tout de même gratifié.

Pourtant, le Midrach Cho'her Tov affirme que le roi David est crédité de la construction du

En revanche, s’il est fautif, même d’une erreur très subtile, c’est le Gomer qui est crédité.

Supplément spécial Chabbath I n°263

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David n’était absolument pas responsable de son incapacité à construire le Beth Hamikdach. Mais Moché ne put pas entrer en Erets Israël à cause de la faute des Mé Mériva, donc son incapacité à terminer l’enterrement de Yossef était en quelque sorte due à son erreur, ce qui explique que la Mitsva ne soit pas mentionnée en son nom (Igrot Moché, ‘Hochen Michpat 49, 2). La faute de Moché fut minime, mais cela suffit à lui retirer le mérite de la Mitsva. Nous aussi traversons des moments dans notre quotidien où nous avons l’opportunité de terminer certaines Mitsvot, mais nous n’y parvenons pas à cause de notre manque de persévérance.

L’écriture du Michna Beroura dura vingt-cinq années, lors desquelles le ’Hafets ’Haïm endura de nombreuses tribulations qui retardèrent l’édition de son œuvre. La plupart des gens auraient capitulé dans de telles circonstances, voyant en elles un signe que l’entreprise en question ne devait pas aboutir.

"

Mais le ’Hafets ’Haïm comprit que toutes les difficultés étaient envoyées par le Yétser Hara’ pour empêcher le Michna Beroura de paraître. Il persévéra et réussit finalement à éditer l’un des ouvrages les plus marquants du dernier siècle. C’est l’un des conseils dont on dispose pour savoir comment mener à bien nos entreprises : rester concentré sur l’importance de nos actions.

Nous avons des élans de grandeur qui nous stimulent à atteindre de hauts niveaux. Et pour qu'ils persistent, C’est souvent le cas pour l’étude de la Torah – il faut un acte lorsqu’une nouvelle série concret, dès le de cours commence, il y a beaucoup de personnes début, en espérant qui viennent y assister, Nous avons, nous aussi, des mais au fur et à mesure qu’il préservera élans de grandeur qui nous que les semaines passent, les participants se font de plus en l’impulsion du stimulent à atteindre de hauts niveaux. Mais l’inspiration du plus rares. moment. moment s’affadit souvent : pour la

Rav Ya’akov Kaminetsky remarqua ce phénomène concernant le Daf Hayomi : de nombreuses personnes commencent le nouveau cycle par Brakhot, mais pour le traité suivant – Massékhet Chabbath –, "Ba Chabbath, Ba Ménou’ha !" ("quand Chabbath arrive, on se met au repos") ! Vaincre (enfin) le manque de persévérance

Nous avons également du mal à faire preuve de persévérance dans notre élévation spirituelle. Durant les Jours redoutables par exemple, entre Roch Hachana et Yom Kippour, nous prenons facilement de bonnes résolutions, mais elles deviennent souvent un lointain souvenir. Comment rester assidu dans nos décisions ? 28

maintenir, il faut un acte concret, dès le début, en espérant qu’il préservera l’impulsion du moment. Par exemple, après avoir entendu un beau cours de Moussar, il faudrait le traduire dans les faits tout de suite. Aussi, quand on ressent une certaine proximité avec Hachem, il faut essayer de se souvenir de cet instant, en prendre une photographie à l’intérieur de soi pour pouvoir la regarder à tout moment, dès que l’on désire retrouver cette ardeur. Ceci afin de nous aider à ne pas simplement entamer de bonnes actions, mais également les mener à bien.

Magazine I n°263 Supplément spécial Chabbath I n°263

Rav Yehonathan Gefen


SHABATIK

SHA BA TIK

N°360

Feuillet parents-enfants pour Chabbath édité par

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :

USTENSILES À NE PAS OUBLIER :

Bechala’h 5784

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

Un étui pour ranger l’Afikomane

1 JEU PAR ÉQUIPE

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

Préparer une ou deux bougies de 24h pour Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde) les besoins de la fête Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 ! Préparer les kazétim (mesures) de Matsa Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne JEetUMaror pour tous les invités (voir ci-dessous) Une 2bassine points pour lejetable slogan pour y verser le vin lors de l’énumération le plus sympa des 10 plaies 1 Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline” Des récompenses (friandises, fruits secs,...) les 2. enfants afin qu’ils participent 1. Donnez le nom des habitants d’un pays d’Afrique à votre équipe (ex : les pour Congolais) Trouvez un slogan à votre équipe. ( au2Séder points

IDENTIFICATION DES ÉQUIPES

2 points pour les plus convaincants, pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( les plus drôles) PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

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LA RÉPONSE EST UN NOMBRE 7

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(Jeu de connaissance et de réflexion)

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On vous donne un nombre qui est la réponse à une question. À vous de trouver la question en rapport avec la 1. 3 Matsot chemourot 2 points à son équipe. Paracha.Le premier qui trouve la question rapporte (rondes, faites à la main)

•1

• 1 en semaine, 2 le vendredi et 0 le Chabbath.

7 jours

• H (laitue romaine) 5. Combien de temps après la sortie d’Égypte, 4. Karpass>(céleri)

azere t • 2448

> En quelle année a eu lieu la sortie d’Égypte ?

tC so at 1. M

l’ouverture de la Mer Rouge a-t-elle lieu ? 5. ‘Hazeret

aross de parts de manne recevaient les Bné > ‘HCombien èt . Israël quotidiennement ? (Rachi 12:40)

6

r

a pas 2. Épaule > Combien d’Égyptiens survivent s . K à la fermeture 4 d’agneau de la Mer Rouge ? 3. Maror

alée

(laitue ou endives)

L’UN, L’AUTRE OU LES 2 ?

3

au s

6.‘Harossèt 7. Oeuf dur 8. Bol d’eau Poursalée chacune des affirmations suivantes, qui saura donner la bonne réponse entre les réponses suivantes ’e? em 8. Bol d ouEn Égypte - Dans le désert - Dans les deux - Dans aucun des deux.

h

ro t

QUANTITÉS OBLIGATOIRES MATSA & MAROR Il y fait très chaud. Les Bné Israël DE ont fait la Brit-Mila. Les Bné Israël ont chanté A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main un chant. Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas) Minimum 1 Kazayit 1 Kazayit Yossef a retrouvé 1 Kazayit Les Bné Israël ont mangé de la manne. 2 Kazayit Ya’akov Avinou y a Standard 1 Kazayit 1 Kazayit ses frères. vécu.2 Kazayit Hidour (au mieux) 2 Kazayit 1 Kazayit > En Égypte.

> Dans le désert.

MATSA

> Dans les deux.

> Dans le désert.

Supplément spécial Chabbath I n°263

Kore’h (sandwich) Il y coule le Nil. 1 Kazayit > En Égypte.

> En Égypte.

> En Égypte.

Maror 1 Kazayit

> Dans les deux.

Les Bné Israël ontMAROR travaillé dur. Etapes du Séder Il n’y a pas d’eau. La quantité de Maror

1

29

> En Égypte.


SHABATIK

SHA BA TIK

JEU

4

32

UNE FAMILLE EN OR

JEUJEUX EN ÉQUIPE (SUITE)

(jeu d’intuition)

Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.

JEU

5

Le choisir soigneusement

Céréales

Eau / Nourriture

L’acheter

Croissants / pains au chocolat

Un téléphone qui capte

L’emballer

Tartines

Un ami

Mettre une carte

Oeuf

Un chameau

Enlever le prix

Fromage / yaourt

Une Guemara.

LES DÉFIS DE LA SEMAINE Répète sans te tromper, 7 fois, la phrase

“Quatre coquets coqs croquaient quatre croquantes coquilles.”

• Que signifie l’expression : “Faut pas pousser mémé dans les orties.” > Au départ, il s’agit de l’expression “faut pas pousser” qui signifie qu’il ne faut pas exagérer, abuser ou dépasser les limites, à laquelle on a ajouté “mémé dans les orties” pour qu’elle soit plus imagée et pour renforcer le sens. • Trouve les mots manquants : Hachem ne vous ____ pas, Il vous prépare. Faites confiance à Son plan et non à votre _______ . > punit, douleur. • Record : Combien de musiciens étaient réunis lors du concert de musique classique qui a eu lieu le 1er Septembre 2019 à St Petersbourg ? (10 propositions. Répondez par plus ou moins) > 8097 musiciens. • Le participant sort de table. Les convives retirent 2 objets

30

Qu’aimeriez vous avoir avec vous si vous étiez perdu dans le désert ?

Que manget-on au petit déjeuner ?

Que fait-on avant d’offrir un cadeau ?

de la table. Le participant revient et doit deviner quels objets ont été retirés en moins d’une minute. • Tu as 30 secondes pour faire rire au moins 2 personnes assises autour de la table. • Savez-vous quelle est la température la plus basse jamais mesurée à la surface de la terre ? > - 98° Celsius... Cette température a été mesurée en Antarctique. • Le métier bizarre : Devinez quel est ce métier bizarre en rapport avec le commerce. (10 questions permises. Répondre par oui ou par non.) > Client mystère. Commandité par des entreprises, le client mystère est un “faux client” chargé de contrôler la qualité d’un produit ou d’une prestation suivant des critères bien précis.

Supplément spécial Chabbath I n°263


SHABATIK

SHA BA TIK

3 ÉNIGMES 1ère énigme

Surpris par une tempête de neige en pleine montagne, vous errez frigorifié dans la nuit, mais vous trouvez par chance, un refuge. L’abri est sombre, froid et désert. Il y a heureusement une bougie, une lampe à huile et un poêle à bois. Vous fouillez vos poches : une seule allumette.

Qu’allumez-vous en premier ? L’allumette.

Réponse :

2ème énigme Qu’est-ce qu’un squelette dans une armoire ?

Réponse : C’est une personne qui a gagné une partie de cache-cache.

HALAKHA QUIZ

Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.

Mon dentiste utilise des éponges faites à base de collagène d’origine animale pour faciliter la cicatrisation (Ces éponges se résorbent d’elles-mêmes avec le temps). Que faire ?

Que peut-on faire si on a acheté un appareil ménager dont on a égaré la facture et que pendant la période de garantie, l’appareil tombe en panne ?

1. Changer de dentiste.

1. On ne peut rien faire.

2. Ce n’est pas un problème.

2. On peut demander la facture d’un ami qui a acheté le

3. Revenir 2 heures plus tard pour demander au dentiste

d’enlever l’éponge.

même appareil.

3. On peut racheter un appareil et utiliser la nouvelle

facture pour faire réparer l’ancien appareil. Réponse : 2 et 3.

Supplément spécial Chabbath I n°263

31 3

Réponse : 2 (Car ces éponges ne sont pas consommables)


SHABATIK

4

SHA BA TIK LE TEXTE FOU

Celui qui trouve un mot manquant du texte rapporte

1

2 points à son équipe.

LE TEXTE À TROUS

Un mois après leur libération précipitée, les Bné Israël terminent leurs réserves de Matsot, et commencent à se languir de la nourriture qu’ils mangeaient en Égypte. Tout leur manque terriblement : les concombres, les courgettes, les ––––– (oignons)… Ils se plaignent à _____ (Moché), et pleurent le “bon vieux temps”. Pourtant, Hachem les rassure, et leur envoie bientôt de la Manne, un pain céleste sous forme de _____ (semoule), qui peut prendre tous les goûts que l’on veut. Chaque jour, chacun reçoit la quantité d’un ‘Omer pour chaque membre de sa famille. Par contre, comme il est interdit de porter dans un lieu public le Chabbath, Hachem envoie des portions doubles le _____ (vendredi). La Manne est plus ou moins facile à trouver et prête à manger, en fonction du niveau de son propriétaire. Si un Ben Israël s’est mal conduit, sa part sera loin de _____ (sa tente), et il devra la cuire. Hachem fait cela pour bien occuper la journée de ceux qui ont tendance à fauter, afin de ne pas leur laisser le temps de _____ (s’ennuyer) et de succomber au Yétser Hara’. Moché Rabbénou, quant à lui, reçoit sa Manne tous les matins au creux de sa main, déjà propre à la consommation.

2

QUI SUIS-JE ?

(Jeu de rapidité.)

La 1 équipe qui donne la bonne réponse gagne

1 point.

ère

1. Je suis le pays que les Bné Israël ont évité en sortant d’Égypte. > Le pays des Philistins. 2. Ce sont mes ossements que Moché a pris avec lui lorsqu’il a quitté l’Égypte. > Yossef. 3. J’ai regretté de libérer les Bné Israël. > Pharaon. 4. Nous avons eu peur en voyant approcher l’armée de Pharaon. > Les Bné Israël. 5. J’ai levé mon bâton pour que la mer s’ouvre en deux. > Moché Rabbénou. 6. Nous avons coulé avec nos cavaliers. > Les chevaux égyptiens. 7. Nous avons chanté un chant pour louer Hachem. > Les Bné Israël. 8. Nous avons joué du tambourin pour louer Hachem.

> Les femmes d’Israël.

9. Je suis le désert que les Bné Israël ont traversé après avoir traversé la mer. > Le désert de Chour. 10. Mes eaux sont amères. > Mara. 11. Je suis l’animal que Hachem a envoyé pour que les Bné Israël mangent de la viande. > La caille - “Ha slav”. 12. Je suis la nourriture qui est tombée du ciel dans le désert. > La manne. 13. Je suis le jour pendant lequel tombent deux rations de manne. > Le sixième jour. 14. J’ai été choisi par Moché Rabbénou pour mener la guerre contre ‘Amalek. > Yéhochoua.

Envoyez-nous vos commentaires sur www.torah-box.com/shabatik Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 32

Supplément spécial Chabbath I n°263

4


Quand la loi pour l’avortement a été avortée... Sans prière, nous ne sommes rien. La raison pour laquelle l’histoire a eu un impact sur le ministre est uniquement grâce à la prière. Nous sommes en 1977 en Israël. Le premier ministre de l’État d’Israël est alors Mena’hem Begin, et Chmouel Tamir est ministre de la Justice. Ce dernier estime qu’en raison de la situation économique, de nombreux couples ne peuvent plus subvenir correctement aux besoins d’une famille qui s’agrandit. Il souhaite lancer une grande campagne pour libéraliser l’avortement en Israël. Il pense ainsi – à tort – que de nombreuses familles ne seront pas "pénalisées" par le poids financier des enfants... Lorsque les rabbins et la plupart des Juifs observant la Torah apprennent qu’Israël essaye de légaliser l’avortement, c’est la consternation et l’inquiétude. Les autorités rabbiniques en Israël décident d’envoyer une délégation de rabbins pour parler avec Chmouel Tamir, afin de le dissuader d’aller de l’avant avec cette terrible idée. Une délégation rabbinique d’envergure Cette délégation comprend entre autres Rav Michael Stern, haute autorité rabbinique d’Ezrat Torah, un quartier religieux de Jérusalem, et Rav Raphaël Lévine, fils de l’un des rabbins les plus aimés d’Israël au 20ème siècle, Rav Arié Lévine. Rav Raphaël Lévine a été choisi car de nombreux membres des mouvements de résistance et de défense avant la création de l’État d’Israël avaient un grand respect pour son père Rav Arié Lévine. Il était surnommé le "père des prisonniers" pour son dévouement affectueux

et solidaire envers les juifs de ces organisations clandestines qui étaient arrêtés par les Britanniques et emprisonnés à Jérusalem. Il était également surnommé le "Tsadik de Jérusalem" pour sa générosité sans limites, ainsi que pour son amour et sa tolérance envers tous les Juifs. L’espoir est que Chmouel Tamir, ancien combattant indépendantiste israélien, en vienne à écouter au moins le fils de Rav Arié Lévine. Deux jours avant la réunion, Rav Raphaël Lévine appelle chacun des rabbins de la délégation et les supplie de prier de tout leur cœur. Ils doivent prier Hachem avec une grande intensité afin que la délégation réussisse d’une manière ou d’une autre dans sa mission capitale. L’histoire du fils de Rav Arié Lévine Deux jours plus tard, le grand jour arrive. La délégation s’assoit dans le bureau du ministre Tamir. Chaque rabbin se présente brièvement à tour de rôle, quand arrive le tour de Rav Raphaël Lévine : "Je suis le fils du Rav Arié Lévine." Les yeux de Chmouel Tamir s’illuminent. Face à tous les rabbins de la délégation, il s’exclame : "Notre rabbin bien-aimé !" Il regarde Rav Lévine, et lui dit : "Que voulez-vous me dire ? Je vous écoute." Rav Raphaël Lévine prend la parole et dit : "Monsieur le ministre, je voudrais partager avec vous une petite histoire. Quand j’étais

Supplément spécial Chabbath I n°263

33


beaucoup plus jeune, un couple non-religieux a frappé un jour à la porte de notre appartement. Le couple voulait parler à mon père, qui les a invités à entrer et à s’asseoir, après quoi une grande dispute a soudainement commencé entre le mari et sa femme. Il s’est avéré que la femme attendait un enfant, et l’homme, qui était à l’école de médecine, ne voulait pas mettre l’enfant au monde. Il sentait que cette naissance imprévue l’empêcherait d’étudier, et de toute façon, il ne voulait pas d’enfant à ce moment-là. C’est pour cela qu’ils avaient décidé de consulter mon père pour avoir ses conseils, car il était respecté de tout le monde en Israël, comme vous le savez. Mon père a écouté les deux parties. Il s’est assis avec eux pendant plus d’une heure, essayant de convaincre le mari que le couple devait mettre l’enfant au monde. Il a souligné que l’enfant n’apporterait que du Na’hat - du plaisir et de la satisfaction - et aurait un impact positif majeur sur la famille. Au bout d’une heure de discussion, le père fut convaincu par les arguments de Rav Arié Lévine. Il a accepté de laisser vivre le fœtus. Il s’est engagé à respecter le choix de son épouse de mettre l’enfant au monde et de l’élever avec amour." Après avoir conclu l’histoire, Rav Raphaël Lévine se penche sur le bureau vers le ministre de la Justice, il le regarde attentivement dans les yeux et dit doucement. "Peu de temps après cette mésentente, le couple a eu un petit garçon. Ils l’ont appelé Chmouel. Il a grandi pour devenir la personne importante dont le nom est… Chmouel Tamir. Oui, vous !" Chmouel Tamir est complètement choqué par le récit de Rav Raphaël qu’il conteste avec véhémence : "Je n’ai jamais entendu cette histoire !" Rav Raphaël Lévine répond : "Appelez votre maman tout de suite pour vérifier !" 34 34

Sans attendre, Chmouel Tamir saisit le combiné du téléphone et compose le numéro de téléphone de sa maman. Son fils n’y va pas par quatre chemins. "Maman, c’est vrai que papa a voulu que tu avortes quand tu étais enceinte de moi ?" Le silence au bout du fil est pesant. La mère du ministre se met à bégayer : "Mon fils, tu dois comprendre, les temps étaient différents, la situation était dure, nous n’arrivions pas à boucler nos fins de mois et papa devait finir ses études de médecine…” Chmouel Tamir met fin à la conversation, il regarde les rabbins silencieux et dit fermement : "Vous n’avez rien à craindre, messieurs les rabbins. Ce projet de loi n’arrivera jamais à la Knesset tant que je serai ministre de la Justice." Sans prière, point de salut En sortant, l’un des rabbins de la délégation, Rav Stern, interroge Rav Raphaël Lévine : "Je ne comprends pas quelque chose. Vous connaissiez cette histoire il y a deux jours, n’est-ce pas ?" Rav Raphaël sourit. "Oui, en effet." Rav Stern est encore plus étonné : "Alors, pourquoi avoir appelé chacun de nous pour nous demander de prier ? Il était clair que le problème était résolu d’avance !" Rav Raphaël Lévine dit : "C’est précisément le contraire. Sans prière, nous ne sommes rien. La raison pour laquelle l’histoire a eu un impact sur le ministre est uniquement grâce à la prière !" Ce magnifique dénouement nous rappelle que D.ieu nous a placés dans ce monde parce que nos vies comptent ; pas seulement pour nous, mais pour le monde. Nous avons tous une mission, et D.ieu nous a dotés de dons particuliers qui nous rendent uniques, et nous permettent de faire des choses que personne d’autre ne pourra jamais faire à notre place.

Supplément spécial Chabbath I n°263


FLASH CHABBATH

HALAKHOT

1. Une femme non-mariée peut-elle se tremper au Mikvé ?

Une perle sur la Paracha "[…] ‫וְ ָהיָ ה ַ ּב ּיוֹ ם ַה ׁ ּ ִש ׁ ּ ִשי וְ ֵהכִ ינ ּו ֵאת ֲא ׁ ֶשר‬ ‫"יָ ִביא ּו‬

> Non, il est strictement interdit de se tremper avant le mariage. (Tchouvat Harivach) 2. Jeter du pain à la mer, permis ?

> Oui, et il est bien mieux qu’il

serve aux poissons plutôt qu’il soit jeté. (Talmud ‘Houlin 105b)

3. Lire le Chéma’ avec les Ta’amim (cantillation) ?

> Oui, il le faut d’après les Séfarades. Pas besoin pour les Ashkénazes. (Ora’h ‘Haïm 61, 24)

Hiloula du jour Ce samedi 17 Chevat (27/01/2024) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rabbi ‘Haïm Falaggi. En raison de l’immensité de ses connaissances, il fut nommé "le sage parfait" par son grand-père et occupa successivement les postes de juge rabbinique, de Roch Yéchiva avant d’être président du tribunal rabbinique et grand-rabbin d’Izmir, sur nomination du sultan de Turquie au 19ème siècle. Il érigea également un hôpital avec l’aide de mécènes. On tient de lui une célèbre Ségoula la veille de Chavou’ot pour mériter d’avoir des enfants, consistant à donner une somme équivalent à 104 (deux fois la valeur numérique du mot "Ben", fils). N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !

"Et ce fut le 6ème jour, et ils ont préparé ce qu’ils avaient amené […]" (16, 5) Un proche parent du Rav ‘Haïm Kanievsky, raconte : "Un jour, j’ai demandé à la Rabbanite : ‘Que fait Rav ‘Haïm en l’honneur du Chabbath ? Que prépare t-il ?’" Un sourire aux lèvres, elle répondit : "Il étudie en l’honneur du Chabbath !" Mais un jour, j’ai voulu assister par moimême aux préparatifs du Chabbath. En général, le Rav s’asseoit dans sa chambre à côté des livres, sur un siège spécial équipé de roulettes, sur lequel s’asseyait autrefois son père, le Steipler. Même le Chabbath, lorsqu’il est assis à table, il prend soin de s’asseoir sur le siège de son père. Et ainsi, chaque vendredi soir, il déplace son siège de la chambre à la salle à manger. C’est le préparatif du Chabbath du Rav ‘Haïm Kanievsky !

Les lois du langage

Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que le Lachon Hara’ ne concerne pas uniquement la parole, mais aussi l’écrit et toute forme de médisance faite par allusion ou insinuation : haussement d’épaule, rictus, hochement de tête, clin d’œil dans des contextes particuliers par exemple. Magazine I n°263

35


BIOGRAPHIE

Biographie de Rabbi Its’hak Abi’hssira de Toulal (1860-1912) A l’occasion de la Hiloula de Rabbi Its’hak Abi’hssira, fils du Abir Ya’akov, le 14 Chevat (mercredi 24 janvier), Torah-Box vous propose quelques éléments de biographie. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur ! Le quatrième fils du Abir Ya’akov était le saint, le pur, le divin kabbaliste, dont la face rayonnante était semblable à celle d’un ange, Rabbi Its’hak, que D.ieu venge son sang. Rabbi Its’hak naquit en 1860. Tout petit déjà, le verset "Le plus petit deviendra une nation puissante" s’appliquait à lui. La force de sa prière et les prodiges qu’il était capable d’accomplir l’avaient élevé au-dessus de ses frères ainés. Les gens le surnommaient Rabbi Its’hak "Hagadol" ("le grand"). Un an avant la naissance de Rabbi Its’hak, son père le Abir Ya’akov fit un rêve dans lequel le Arizal lui apparut et lui annonça qu’il allait engendrer un fils dont l’âme proviendrait d’une source extrêmement élevée et serait une émanation de sa propre âme. Le Arizal demanda que l’on prénomme l’enfant "Its’hak", comme lui. 36

Magazine I n°263

Tout jeune déjà, son père témoignait à son propos qu’il était destiné à un avenir grandiose. Il avait l’habitude de mettre en garde les gens de sa famille afin qu’ils traitent cet enfant avec le plus grand respect. Eu égard au fait que son âme était issue de celle du Ari Hakadoch, il s’intéressa très tôt à l’étude de la Kabbala et des secrets de la Torah. Il y excella rapidement au point que ses connaissances et sa compréhension de ces sujets n’avaient pas d’égal dans tout le Tafilalet. Depuis sa jeunesse, il avait l’habitude de réciter ses prières qui traversaient les Cieux selon les intentions mystiques rapportées dans le Cha’ar Hakavanot du Arizal. C’est la raison pour laquelle il s’enfermait la plus grande partie de la journée dans le grenier de la maison de son père. Il s’imposait de nombreuses privations pour s’élever dans la sainteté. Les Rabbanim de sa génération citèrent à son propos le verset de


Beréchit (37, 3) : "…il était le fils de sa vieillesse", rappelant la traduction du Targoum : "… fils de la sagesse" et le Midrach selon lequel tout ce que Ya’akov Avinou avait appris à la Yéchiva de Chem et de ‘Ever, avait été retransmis intégralement à son fils Yossef dans le cadre de leurs études en commun.

fut l’occasion de dévoiler aux yeux de tous la grandeur particulière de Rabbi Its’hak, lui qui était appelé à illuminer ses frères par sa Torah et sa sainteté.

Il n’était qu’un adolescent lorsqu’on commença à le reconnaitre comme un homme dont la Téfila était toujours exaucée, capable d’accomplir de grands miracles et comme un authentique "Il ordonna à la lune de se renouveler" Talmid ‘Hakham d’une assiduité et d’une Un soir qu’il faisait particulièrement finesse d’esprit sans pareil. L’amour nuageux, les fidèles de la intense pour l’étude brûlait en lui ; communauté du Abir Ya’akov ne pourtant, le souci profond qu’il Toute sa vie parvenaient pas à voir la lune avait pour le sort de ses frères afin de prononcer la Birkat durant, il servit le poussa plus tard et malgré Halevana. Ils attendirent D.ieu dans la joie. lui à diminuer de son temps longtemps au-dehors de la d’étude. Toute sa vie durant, synagogue, en compagnie du il se consacra à améliorer la Son envergure Abir Ya’akov, dans l’espoir que condition de ses pairs dans les nuages se dissiperaient… spirituelle l’abnégation la plus totale, tant Mais la minuit approchait et la son amour pour eux était grand ; était hors du lune n’était toujours pas visible. il s’agissait à ses yeux d’une valeur Connaissant le niveau de son fils commun. suprême. Its’hak, dont l’essence spirituelle

"

permettait d’influer sur les lois régissant la nuit, et malgré l’heure tardive, le Abir Ya’akov le fit appeler. Bien que celui-ci dormait déjà (il n’était âgé alors que de sept ans), il se leva immédiatement et rejoignit l’assemblée. Son père lui expliqua qu’il était inconcevable que tant de personnes se trouvent empêchées d’accomplir l’importante Mitsva de prononcer la Birkat Halévana et qu’il lui fallait donc prier afin que la lune apparaisse. Le petit Its’hak monta sur l’un des bancs de la cour, et, s’adressant directement à la lune, l’admonesta : "Lune ! Comment ne crains-tu pas de froisser l’honneur de mon père et de retarder toute l’assemblée réunie ici en te dissimulant de la sorte ?" Il eut à peine le temps d’achever ses paroles, que déjà, la lumière de l’astre se mit à briller dans le ciel de la nuit. Le public, ébahi devant le spectacle des nuages se dissipant à l’appel de l’enfant, se mit à réciter la bénédiction avec une ferveur toute particulière. Rabbi Ya’akov ajouta, non sans émotion : "Voyezvous, bien que Its’hak soit le plus jeune de la fratrie, il les surpasse tous…" Cet évènement

Rabbi Its’hak sut mettre à profit le fait que l’étincelle du Ari Hakadoch brillait en lui et s’adonna à l’étude de la Kabbala, y acquérant de très vastes connaissances par un labeur acharné. Il fut même en mesure de rédiger ses propres commentaires dans ce domaine et devint l’un des plus importants kabbalistes de sa génération. Ainsi qu’en témoigne son fils Rabbi Abba : "Mon père a révélé des notions profondes et secrètes, qui n’apparaissent que par allusion dans la Torah. Il a transformé l’obscurité en lumière. Il était tel un lion parmi l’assemblée des maîtres des secrets de la Torah…" Il était de notoriété que Rabbi Its’hak connaissait les ouvrages de mystique ‘Ets ‘Haïm ainsi que les Huit chapitres par cœur, tous deux dus à la plume de Rabbi ‘Haïm Vital. Toute sa vie durant, il servit D.ieu dans la joie. Son envergure spirituelle était hors du commun. Sa sainteté était telle qu’il ne pouvait concevoir qu’on se permette la moindre transgression, même la plus infime. Il avait été de plus doté d’une très belle voix, ce qui lui Magazine I n°263

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BIOGRAPHIE valut de servir en tant qu’officiant à la Yéchiva pendant les dix dernières années de sa vie. "L’arche sainte fut capturée…" La disparition tragique de Rabbi Its’hak nous est relatée par son petit-fils, le Rabbi Its’hak de ‘Haïfa. Une nuit, Rabbi Its’hak vit en rêve son père, le Abir Ya’akov. Celui-ci lui donna l’ordre de se rendre dans la ville de Toulal, dans la région de Gourrama, afin de permettre à l’âme d’un certain Tsadik, qui avait été réincarnée à l’intérieur d’un coq, d’atteindre sa réparation finale et d’accéder enfin au Gan ‘Eden. Rabbi Its’hak s’empressa d’accomplir la demande de son père. Le lendemain, accompagné de son Chamach, le Rav Chlomo Itta’h, il se mit en route pour Toulal. Arrivé à proximité de la ville, il demanda à son Chamach d’aller à la rencontre d’une certaine famille juive afin d’y acheter le coq en question. Une fois le coq en sa possession, il lui fit la Che’hita puis prononça les textes particuliers à réciter en une telle occasion, accomplissant ainsi l’injonction de son père et permettant à cette âme d’arriver au Gan ‘Eden. On était vendredi. Midi était passé. Alors que Rabbi Its’hak et Rabbi Chlomo s’en retournaient au Tafilalet, Rabbi Its’hak s’arrêta soudain en chemin et annonça qu’il leur fallait prier Min’ha sur-le-champ. Rabbi Chlomo interrogea son sur cette conduite étrange : ils avaient pourtant l’habitude de prier Min’ha juste avant le coucher du soleil, qui plus est en veille de Chabbath… Rabbi Its’hak s’expliqua alors : il avait vu par inspiration divine que des émeutiers arabes avaient l’intention de venir s’en prendre cruellement aux juifs du Gourrama incessamment sous peu ; il préférait donc rester sur place, à proximité du village, afin de faire don de sa propre vie au profit de celles de ses frères juifs. Ainsi, ajouta-t-il, il accomplirait 38

Magazine I n°263

une Mitsva double : celle de protéger les Juifs alentours d’un massacre et celle de mourir en sanctifiant le Nom divin. La prière de Min’ha dura plus longtemps qu’à l’accoutumée. Rabbi Its’hak resta longtemps debout en prière, s’étendant longuement sur des Kavanot mystiques. Une fois qu’il acheva sa Téfila, il demanda à son Chamach de quoi écrire. Il composa alors un chant inspiré en l’honneur du Chabbath, resté célèbre depuis : "Yom Hachevi’i Hou Yom Ménou’ha…" Peu après, on entendit au loin les galops de chevaux montés par une horde d’assassins. En quelques instants, le chef des malfaiteurs, un homme cruel, était arrivé à hauteur des deux Rabbanim. Il dégaina alors son épée et la planta dans le cœur de Rabbi Its’hak, qui tomba, terrassé. Non content de son méfait, il leva la main pour frapper une seconde fois Rabbi Its’hak ; mais celui-ci cria à son égard : "Mécréant !". La main de l’assassin, tenant encore son glaive, se figea instantanément. Ses acolytes, pris de panique à la vue de leur chef paralysé, s’enfuirent en toute hâte, abandonnant ainsi leurs tristes desseins. La volonté de Rabbi Its’hak s’était donc accomplie dans son intégralité : il était mort en Kiddouch Hachem et avait protégé de la sorte ses frères d’une mort certaine. Alors que Rabbi Its’hak agonisait, son Chamach l’entendit entamer le chant : "Mets un terme à ma captivité, éclaire mon âme, réjouis mon assemblée…" Il faisait allusion au fait que sa mort était intervenue pour protéger ses frères et que son âme atteignait ainsi le Gan ‘Eden. Rabbi Chlomo accourut au village de Toulal afin d’annoncer la triste nouvelle à la communauté


et solliciter son aide pour pouvoir enterrer son maître avant le crépuscule. Toute la communauté se rassembla alors pour pleurer la disparition tragique du Tsadik et prononcer l’oraison funèbre de celui auquel elle devait son sauvetage. Ils purent ensevelir Rabbi Its’hak conformément à la Halakha et lui témoigner les derniers honneurs avant l’entrée du Chabbath. Les juifs de Toulal affirmèrent que ce jour-là, le soleil était comme resté figé dans le ciel en l’honneur du Tsadik et afin d’éviter à l’assemblée toute profanation du Chabbath. Ce récit nous est parvenu par l’intermédiaire de Rabbi Chlomo Itta’h, qui accompagna le Tsadik jusqu’à ses derniers instants et assista de ses propres yeux à sa mort tragique. Ce douloureux évènement eut lieu le 2 février 1912. Rabbi Its’hak avait 52 ans lors de sa mort. Sa Hiloula, un grand moment Sa Hiloula fut, depuis la première année après son décès, soigneusement observée par tous les juifs du Tafilalet, du Gourrama et d’autres régions encore. En de nombreux lieux, on a pour habitude d’allumer des bougies et d’organiser un repas en son honneur. Nombreux sont ceux également qui vont se recueillir sur sa tombe et prier en faveur de leur famille et du peuple juif dans son ensemble. Partout où la Hiloula de Rabbi Its’hak est célébrée, les participants rapportent les récits des miracles et des prodiges qui se sont produits pour ceux venus se recueillir sur sa tombe, que ce soit au niveau de leur étude de la Torah, de leur Parnassa ou autre. Même des non-juifs se sont vus exaucés après être venus prier sur sa tombe. Le mausolée qui surplombe sa tombe est entretenu aujourd’hui encore de manière méticuleuse par les habitants du village. Non loin du lieu de repos de Rabbi Its’hak vivent quelques familles juives aisées qui mettent à la disposition du public des appartements privés à l’occasion de la Hiloula. Dernièrement, au vu de l’affluence très importante de juifs qui viennent péleriner sur la tombe de Rabbi Its’hak, en particulier

au moment de la Hiloula en Chevat où près de 2000 personnes se pressent alors à Toulal, les juifs du Tafilalet et du Gourrama ont décidé, de concert avec la famille Abi’hssira établie en Erets Israël, de construire de nouvelles unités d’habitation équipées afin d’assurer un séjour agréable aux visiteurs. Cette initiative prend sa source dans une vieille tradition du Maroc, selon laquelle celui qui souhaite bénéficier de manière optimale de l’influence positive du Tsadik qu’il vient honorer doit passer la nuit sur place, près de son lieu de repos. Une synagogue se trouve également à proximité de la sépulture de Rabbi Its’hak et permet aux pèlerins de prier sur place. Ainsi, Rabbi Its’hak connait le mérite exceptionnel que soit sanctifié le Nom divin par son intermédiaire jusqu’à ce jour. Nombreux sont ceux qui invoquent son mérite dans leurs prières et qui se voient exaucés. Que son âme soit rattachée au faisceau de la vie, Amen. Le successeur de Rabbi Its’hak fut son fils Rabbi Abba. Il était décisionnaire et comptait parmi les serviteurs authentiques de Hachem. Les gens avaient l’habitude de venir le consulter afin de recevoir ses bénédictions et profiter de ses conseils éclairés. L’inspiration divine reposait sur lui, d’une manière telle qu’il fut capable de dévoiler l’avenir. Même les dirigeants arabes reconnaissaient ses dons spirituels et venaient chez lui pour se faire bénir et s’entretenir avec lui de sujets importants, sachant que lui seul avait le pouvoir de leur venir en aide. Rabbi Abba décéda le 11 novembre 1936 et est enterré à Boudnib. Après lui vint son fils le Tsadik Rabbi Its’hak de ‘Haïfa, dont l’éclat ne ternit pas avec le temps. Il décéda le 7 janvier 1991 et fut enterré à ‘Haïfa. Si nous devions dire sa louange et rapporter les innombrables prodiges qu’il accomplit durant sa vie, il nous faudrait y consacrer un ouvrage entier tant sa sainteté était grande... Ses enfants et petits-enfants perpétuent sa voie, en diffusant la Torah au sein du peuple juif. Magazine I n°263

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PERLES DE SAGESSE

Un enseignement de Rabbi Its’hak Abi’hssira : ''Se disculper du Jugement céleste ? Pas si Hachem est témoin…'' Dans la Paracha de Choftim, la Torah stipule que la déposition de deux (ou trois) témoins Cachères est indispensable pour établir juridiquement la survenance d’un fait. Dans l’ouvrage Elef Hamaguèn,

Rabbi Its’hak Abi’hssira propose dix lectures commentées de ce verset. A l’occasion de sa Hiloula, Torah-Box vous présente ici la version traduite d’une d’entre elles.

"Sur la déposition de deux ou de trois témoins sera mis à mort celui qui encourt la peine capitale ; il ne pourra être mis à mort sur la déposition d’un seul témoin" dit la Torah dans Dévarim (17, 6).

Introduisons le commentaire de Rabbi Its’hak avec un passage de la Guémara (Sanhédrin 91a) : “Antonin dit à Rabbi Yéhouda : ‘Le corps et l’âme peuvent tout à fait [techniquement] éviter le jugement céleste. De quelle manière ? Le corps peut prétendre : c’est l’âme qui a fauté, car depuis son départ du corps, je suis inerte comme une pierre dans la tombe. L’âme, quant à elle, peut rétorquer : c’est le corps qui a fauté, car depuis notre séparation, je suis libre de voler dans les airs comme un oiseau.’”

Le boiteux et le non-voyant “Rabbi Yéhouda lui répond : ‘Laissemoi te présenter la parabole suivante : Un roi avait placé deux gardes pour surveiller son verger, l’un était aveugle et l’autre boiteux. Le boiteux vit de très beaux fruits au loin et demanda à l’aveugle de le guider jusqu’à ces arbres fruitiers.

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Quelques jours plus tard, le roi vint sur place et constata que les beaux fruits avaient disparu. Lorsqu’il interrogea les gardes, le non-voyant répondit : ‘Ai-je des yeux pour savoir où se trouvent les fruits ?’ Le boiteux, quant à lui, répondit : ‘Suis-je en mesure de marcher dans mon état ?’ Le roi décida de placer le boiteux sur le non-voyant et de les juger consécutivement. De la même manière, Hachem, poursuit Rabbi Yéhouda, apportera l’âme et l’insufflera dans le corps avant de les juger ensemble, comme le rapporte le livre des Téhilim (50, 4) : ‘Il adresse Son appel aux cieux d’en-haut ainsi qu’à la terre, en vue de juger Son peuple”. La première partie du verset, “Il adresse Son appel aux cieux d’enhaut”, fait référence à l’âme, tandis que la seconde partie, “ainsi qu’à la


terre en vue de juger Son peuple”, fait référence au corps. Il découle de ce passage que théoriquement, lorsque l’âme et le corps sont séparés, ils ne peuvent être jugés. C’est pourquoi Hachem les réunit afin de les juger sur leurs actes. Une fois le jugement rendu, l’âme retourne chez Hachem et le corps retourne à la terre, comme il est dit : “Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière” (Béréchit 3, 19). Au regard de ce qui vient d’être expliqué, on peut comprendre le verset : “Sur la déposition de deux témoins” de la manière suivante : lorsque Hachem place l’âme dans le corps, tous deux peuvent témoigner de leurs actes, à l’image du boiteux et du non-voyant.

Deux et trois témoins La suite du verset “ou de trois témoins” indique que si l’âme et le corps venaient à nier leur responsabilité sur ce qui leur est reproché, Hachem Se joint à eux pour témoigner contre la personne. En effet, la Michna dans le

traité Avot (4, 22) affirme : “Il (Hachem) est à la fois le juge et le témoin.” Ceci correspond au scénario de : “ou de trois témoins” à savoir Hachem, l’âme et le corps, “sera mis à mort celui qui encourt la peine capitale” c’est à dire l’homme, après que son âme se soit détachée du corps, est mort avant de ressusciter au moment de son jugement céleste, comme indiqué dans la parabole citée précédemment. Une fois le jugement terminé, l’âme retourne

vers

Hachem

d’où

elle

provient, et le corps retourne à la terre. Et c’est précisément le sens de l’expression “que sera mis à mort celui qui encourt la peine capitale”. La fin du verset : “Il ne pourra être mis à mort sur la déposition d’un seul témoin” signifie que si l’âme ou le corps restaient indépendants, chacun d’eux pourrait se disculper du jugement céleste si ce n’est qu’Hachem forçait leur réunion afin de pouvoir les juger !

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VIE JUIVE Tou Bichvat – Pourquoi mange-t-on des fruits ? C’est une bonne coutume que de consommer des fruits de l’arbre le jour de Tou Bichvat, pour commémorer le fait qu’il s’agit du Nouvel An des arbres et afin de remercier et de louer le Créateur sur la pousse des arbres et des fruits qui ravivent tous les êtres vivants.

"Le 15 du mois Chevat est le Nouvel An des arbres. Les Ashkénazes ont l’habitude de consommer de nombreux fruits de l’arbre en l’honneur du jour" (‘Ibour Chanim, également cité par le Maguen Avraham, le Knesset Haguédola et le Pri ’Hadach). Chez nos Sages C’est une bonne coutume que de consommer des fruits de l’arbre le jour de Tou Bichvat, pour commémorer le fait qu’il s’agit du Nouvel An des arbres et afin de remercier et de louer le Créateur sur la pousse des arbres et des fruits qui ravivent tous les êtres vivants. Certains ont la noble habitude d’acheter un peu de tous les fruits présents sur le marché, en marque d’affection vis-à-vis de la Mitsva du jour et sont prêts à débourser d’importantes sommes dans ce but. Le Ben Ich ’Haï écrit que même un pauvre s’efforcera d’acheter de tout fruit nouveau, d’en manger avec sa famille et de dire Chéhé’héyanou pour remercier Hachem. Le Ma’agalé Tsédek affirme que Tou Bichvat a été fixé comme Nouvel An des arbres et de ce fait, chacun a l’habitude d’acheter pour sa 42

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maisonnée un peu de chaque espèce de fruits disponibles à cette date. Le Vaylaket Yossef rapporte au nom du Rav Weiss de Werbau : "Les Juifs ont accepté et pris sur eux de faire du 15 Chevat – Nouvel An des arbres – un jour où l’on multiplie la consommation de fruits. On rassemble du raisin et des figues. Nombreux sont les Sages qui se font l’écho de cette coutume dans leurs ouvrages." Les Séfarades ont également adopté cette coutume antique et ont même instauré un Tikoun (texte kabbalistique) particulier pour l’occasion, comme le rapporte le Kaf Ha’haïm Voir et profiter Le Vaylaket Yossef donne une raison à la consommation des fruits à Tou Bichvat et y trouve une allusion : "À la fin de la Parachat Choftim, le verset enjoint : ‘Quand tu assiègeras une ville…, tu ne détruiras pas son arbre…, car de lui tu mangeras…’ (Dévarim 20, 19). Le Sifri précise qu’il s’agit d’un commandement positif. Le Maguen Avraham, dans son livre Zayit Ra’anan, écrit que l’on peut affirmer que cette obligation fait référence à l’enseignement du Yérouchalmi : ‘L’homme devra rendre des comptes sur ce que ses yeux ont vu et dont il n’a pas profité’.


Le Taz commente ainsi ce Yérouchalmi : les autres à la sainteté. C’est la raison pour ‘Rabbi Boun dit que l’homme devra laquelle les Bné Israël ont l’habitude, rendre des comptes sur le fait qu’il le jour de Tou Bichvat, de goûter à a vu des fruits savoureux et qu’il tous les types de fruits. Comme Les fruits sont les coutumes adoptées par les n’en a pas consommé. Rabbi El’azar, pour tenir compte de là pour le besoin Juifs ont force de loi, cette cet enseignement, économisait consommation qui est sainte des piécettes et s’achetait, de l’homme, ainsi élève toutes les autres et leur une fois par an, de chaque fait atteindre la sainteté (Pri le jour de Tou sorte d’aliment.’ Telle est la Tsadik). véritable version de la fin du Bichvat, moment chapitre ‘’Assara Yo’hassin’. À Louanges et reconnaissance mon avis, c’est à Tou Bichvat où la sève pénètre envers Hachem – Nouvel An des arbres – C’est une Mitsva de goûter les arbres pour que Rabbi El’azar s’achetait de tout nouveau fruit, afin de de chaque sorte de fruits. faire pousser les louer et de remercier Hachem C’est également l’opinion du qui renouvelle les fruits d’année commentaire ‘Alé Tamar sur le fruits, c’est la en année pour que les hommes Yérouchalmi". coutume d’Israël en profitent (‘Aroukh Hachoul’han). Réparation dans les mondes d’en manger. Le Torat Émet affirme que la supérieurs consommation des fruits à Tou Bichvat Le Mékor ’Haïm écrit, au nom du Ma’hzor sert à ce que l’homme, qui jouit de la Savioniti (Rome), qu’à Tou Bichvat, chacun Création du Maître du monde, Le loue et achètera des fruits qu’il trouvera et en mangera Le glorifie et que cela procure satisfaction pour se souvenir que ce jour correspond au à Hachem, comme il est dit : "Toute l’œuvre Nouvel An des arbres (c’est-à- dire pour se d’Hachem est pour Lui" (Michlé 16, 4), à savoir souvenir des lois qui en découlent). pour Sa gloire et Son éloge. Les fruits sont là Dans le Sidour Ya’avets, il est écrit qu’en Erets aussi pour le besoin de l’homme, c’est la raison Israël, on a coutume d’apporter plusieurs sortes pour laquelle le jour de Tou Bichvat, moment où de fruits de l’arbre pour réciter sur eux une la sève pénètre les arbres pour faire pousser bénédiction en ce jour qui marque leur Nouvel les fruits, c’est la coutume d’Israël d’en manger. An, afin que leur pousse soit bénie. On a l’habitude de faire ceci sur de nombreux fruits Adoucissement des jugements et de dire sur eux des chants et des louanges à À propos de la consommation de fruits à Tou Hachem, ce qui entraîne une grande réparation Bichvat, le Tséma’h Tsédek écrit que le mot dans les mondes supérieurs. Il faudra prendre Pérot (fruits) a une valeur numérique de 686, garde aux bénédictions inutiles. allusion aux 600 "jugements" provenant du Nom Elokim (d’une valeur numérique de Réparation générale de l’alimentation 86), qui sont alors adoucis par la "Sagesse La consommation dans la sainteté se fait Supérieure", représentée par la lettre Youd (du essentiellement le Chabbath. Le Chabbath Tétragramme). On obtient ainsi le mot ‫פירות‬ insuffle une dimension de sainteté à chaque (fruits). aliment consommé, tout comme le Lé’hem Hapanim qui était profitable à tout ce qui était Le Imré No’am et le ‘Atéret Yéchou’a rapportent consommé par les Kohanim. De même, chaque également cette allusion des fruits qui consommation liée à une Mitsva élève toutes adoucissent le jugement.

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VIE JUIVE Réparation de la faute d’Adam Harichon La consommation de fruits vient également rectifier la faute originelle lors de laquelle Adam Harichon consomma du fruit de l’Arbre de la Connaissance. Il s’agit là de l’une des missions essentielles en exil ; celle de réparer la faute d’Adam Harichon (Pri Tsadik et Zékher David au nom du Arizal). À ce propos, le Ayala Chélou’ha rapporte : "La coutume répandue au sein du peuple juif est de consommer des fruits à Tou Bichvat. J’ai trouvé une allusion au fait que ceci est une rectification de la faute d’Adam Harichon – consommation du fruit de l’arbre de la Connaissance (‘Ets Hada’at). En effet, on se base pour l’arbre (Ilan) selon le bourgeonnement (’Hanata). Ce Tikoun a lieu à Tou Bichvat ; or la valeur numérique de Ilan (91), ’Hanata (72), Chevat (311) est équivalente à celle de Da’at (connaissance), soit 474." "Une descendance viable" Le jour de Tou Bichvat est en quelque sorte semblable à Hocha’ana Rabba, c’est donc un jour propice pour être béni d’une descendance. Les Tsadikim estiment que Tou Bichvat est favorable à la postérité, à travers la bénédiction sur les fruits (Boré Péri Ha’ets) (cf. Cha’ar Issakhar). Le Ahavat Israël ajoute qu’il semblerait que ce soit l’idée de consommer des fruits à Tou Bichvat : suivre le mode de conduite de Hillel, estimant que Tou Bichvat est un Roch Hachana durant lequel les femmes stériles peuvent devenir fécondes et mériter une postérité viable. Propice à la guérison Le Sifté Maharach écrit que la consommation de fruits à Tou Bichvat est propice à la guérison : "Il est écrit, dans la Paracha de Béchala’h : ‘Ils sont venus à Mara et ne purent pas boire d’eau de Mara, car elle était amère’. Ensuite, on nous raconte que ‘Les eaux se sont adoucies’. Puis, ‘Toute maladie que J’ai placée en Égypte, je ne la placerai pas en toi, car Je suis Hachem ton guérisseur’". La question est soulevée par nombre de commentateurs : si D.ieu ne nous afflige pas 44

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de maladie, pourquoi le verset parle-t-il de guérisseur ? À la lumière des écrits du Zohar, on peut expliquer que si Hachem envoie la guérison par le biais d’un délégué, il y a lieu de craindre que la maladie récidive, tandis que si la guérison se fait par D.ieu directement, sans intermédiaire, celle-ci est sûre et il n’y a pas lieu de craindre une nouvelle maladie (cf. Zohar). Ainsi, quand le peuple vit qu’il ne pouvait pas boire des eaux de Mara, il craignit, même quand Moché y envoya son bâton pour les adoucir, que celuici n’étant qu’un délégué d’Hachem, les eaux ne reprennent leur véritable nature amère (comme ce fut le cas des Égyptiens qui durent subir une plaie à la suite de l’autre). C’est la raison pour laquelle Hachem leur dit de ne pas craindre la maladie, "Car Je suis Hachem, ton guérisseur" ; si c’est D.ieu qui guérit, il n’y a aucun risque de retomber malade. On sait que la Paracha lue chaque semaine influe sur les événements actuels. Durant la semaine de Béchala’h, la lecture de cette Paracha éveille la guérison au sein du peuple juif. C’est la raison pour laquelle en cette semaine où tombe Tou Bichvat, on mange des fruits. Car les mots "quinze Chevat" (’Hamicha ‘Assar Chevat) ont pour valeur numérique 1234, comme Chela’h Réfoua Chéléma Lé’holé ‘Amékha ("Envoie une guérison complète aux malades de Ton peuple") (en ajoutant le nombre de mots à la somme des lettres). De même, le mot Péri (en ajoutant le nombre de lettres) a une valeur numérique de 293, correspondant à celle de Réfoua (guérison), auquel on ajoute 1 pour l’ensemble du mot – le Kollel. C’est la raison pour laquelle nous consommons des fruits de l’arbre, car Ilan a pour valeur numérique 91, comme Ani – 61 (avec le nombre de lettres – 3 et le Kollel – 1) associé au Tétragramme (26), comme le verset affirme" Ani Hachem Rofékha", c’est-à-dire directement par Hachem et non par un intermédiaire (auquel cas, il n’y a pas d’assurance de ne pas retomber malade).


FEMMES FAMILLE

Le petit guide de... la vie en rose !

ÉDUCATION FEMMES COUPLE

La vie est un puits sans fond de surprises. Alors qu’on pense tenir les rênes, alors qu’on se sent en pleine maîtrise, un évènement survient de nulle part et nous ébranle…

Il y a quelques semaines, j’ai pris quelques jours pour aller rendre visite à ma fille et mes petits-enfants. Ils habitent dans une ville en bord de mer, donc j’en ai profité pour faire de longues balades sur la plage. Mes poumons de citadine me remerciaient à chaque bouffée d’air salin que je respirais. Un matin, lors d’une de mes promenades, je me suis retrouvée nez à nez avec un panneau qui m’a interpelée : "Il se peut que vous soyez perdus, mais peu importe, vous êtes ici maintenant."

Le regret est ce qu’il y a de plus néfaste, il freine toute réalisation, il ne permet pas aux personnes d’aller de l’avant. Telle une voiture qui est embourbée et qui essaye d’avancer, rien n’y fait, tant que l’environnement n’est pas assaini. Dans tous les centres commerciaux ou autres grands bâtiments, où les gens sont plus susceptibles de se perdre, on y trouve plusieurs tables d’orientation, des plans. Sur chacun d’eux, l’information en rouge - la plus importante à connaître - est votre position actuelle "Vous êtes ici".

Se forger par l’épreuve

Effectivement, quand on y réfléchit, c’est tout ce qu’il nous faut savoir, et c’est surtout tout ce qui compte. Vous voulez rejoindre tel endroit, vous convoitez tel poste ou telle maison, vous avez des ambitions, des projets, c’est parfait.

Cette phrase résonnait à mes oreilles dans un écho de vérité et de simplicité. Nous rencontrons tous des difficultés dans la vie, mais ce sont ces difficultés qui nous mènent à l’endroit où nous sommes ; ce sont ces "mauvaises rencontres" qui ont forgé notre caractère, ce sont ces défis au quotidien qui nous ont permis de devenir des personnes plus sûres d’elles, ce sont ces mauvais choix qui nous ont conduits aux bons endroits. La vie est un puits sans fond de surprises. Alors qu’on pense tenir les rênes, alors qu’on se sent en pleine maîtrise, un évènement survient de nulle part et nous ébranle. Toutes nos certitudes s’envolent, tous nos projets s’effritent. Mais à aucun moment, nous ne devons regretter, à aucun moment nous ne devons être pris de remords et nous en vouloir des choix que nous aurions faits, des décisions que nous aurions prises peut-être sans trop réfléchir. 46

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Mais d’où venez-vous ? Où êtes-vous aujourd’hui ? Ce n’est qu’en ayant cette information que vous saurez quel chemin emprunter pour atteindre vos rêves, ce n’est qu’en évaluant la distance et le type de route (calme ou avec obstacles) qui vous sépare de vos aspirations que vous saurez comment y arriver et que vous aurez une idée claire et réaliste du temps que cela peut vous prendre, des moyens qu’il faudra déployer… Clés d’une vie positive Je marchai et réalisai que vivre une vie positive ne tient qu’à nous. Elle ne dépend aucunement de notre chance ou malchance, elle ne dépend pas des évènements qui nous arrivent, elle ne dépend pas de l’aboutissement de nos projets


ou de la réussite dans certains domaines. Elle dépend de nous, et de notre relation à différents éléments. Notre relation avec le Créateur du monde Donnons à Hachem la place qu’Il mérite dans nos vies, dans nos foyers, dans notre quotidien. Le Maître du monde peut tout, mais vraiment tout ! Plus on Lui donne les rênes de notre vie, plus Il accomplira des choses extraordinaires pour nous. Mais malheureusement, nous avons tendance à Le placer en dessous de la logique, de la raison, de la médecine ou de la science. Hachem peut tout ! Il est très rassurant de se dire que c’est Lui qui est aux commandes, pas moi.

Notre relation à la religion Ces derniers temps, la religion a perdu de son éclat. Elle n’est pas un ensemble de lois encombrantes, de restrictions, d’interdits exagérés ou de corvées sans fin. La religion est magnifique, juste, d’une beauté divine que seuls les cœurs purs perçoivent. Appréhendez les préparatifs de Chabbath, le ménage de Pessa’h, les courses de chaque fête différemment... Voyez la chance que nous avons de faire partie de ce peuple, mettez-vous en cuisine le sourire aux lèvres et le cœur en fête et vous verrez que chacun de ces moments bénis vous le rendra au centuple.

Notre relation avec nos proches Apprenons à nous écouter, à nous entraider, à nous aimer. Une vie positive se cultive dans la bonté, la générosité et l’empathie. Apprenez à comprendre l’autre et à accepter ses problèmes, même si, pour vous, il y a bien plus grave. Notre relation à l’argent Souvenez-vous bien de cette phrase : l’argent est un moyen et non un but ! L’argent doit servir à rendre heureux, à ne manquer de rien… mais il ne doit jamais être une source de souci ou d’obsession. Notre relation au bonheur Prenez tout ce qu’il y a à prendre dans ce domaine. Soyez cupides en matière de bonheur. Partagez vos joies et associez-vous à celles des autres. Soyez heureux pour vos amis, vos voisins… Souriez tant que vous pouvez, remplissez votre bouche et votre cœur de bénédictions à l’égard de tous, on n’a jamais assez d’occasions d’être heureux. Ne soyez pas avares dans ce domaine. Inversement, lorsque nous connaissons une peine, n’en rajoutons pas, en termes d’intensité et de temps. Essayons le plus vite possible d’en sortir.

Notre relation à la communauté Agir pour soi-même ou faire pour les autres n’a rien à voir. Lorsqu’on fait pour soi-même, le rayon de répercussion de l’action est limité. Je fais, je profite, ça s’arrête là. Mais lorsqu’on agit pour les autres, ça a l’effet d’un ricochet sur l’eau, ou même d’une lumière dans un projecteur. On commence par la même petite action, mais elle a une étendue sans borne. Notre action prend alors une valeur inestimable, car elle a affecté un nombre de vies incroyable dont on ne se doute même pas. Ce matin-là, mes pensées avaient occupé mon esprit plus que de coutume et en rentrant à la maison, mes petits-enfants ont couru vers moi en criant : "On pensait que tu t’étais perdue !" J’ai souri et en caressant leurs doux visages, je leur ai répondu : "Bien au contraire, je me suis trouvée". Ce jour-là fut le premier jour de ma vie positive. J’étais là et heureuse d’être là, sans regret, sans remords, sans frein. J’allais de l’avant, mais ce qui avait le plus d’importance à mes yeux, c’était le fait que j’étais ici maintenant.

Myriam H. Magazine I n°263

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Pose ta question, un rabbin répond !

En vue d’une visite en Israël... Mon épouse et moi-même allons passer deux semaines en Israël afin de découvrir notre terre et pas seulement. Je sais que Torah-Box n’est pas une agence de tourisme, mais nous souhaitons bénéficier de vos conseils pour ne pas passer à côté des coins les plus saints d’Israël. À ma connaissance, il n’existe pas de guide élaboré en ce sens. Si je m’adresse au service de questions Torah-Box, c’est parce que nous souhaitons pèleriner les Kivré Tsadikim, les anciennes synagogues, mais aussi prospecter des villes/ quartiers religieux où nous installer Bé’ézrat Hachem, en prévision de notre 'Alyah dans un ou deux ans... Mais à vrai dire, à part Méa Ché’arim ou Bné Brak, que nous ne connaissons que par le bouche-à-oreille, nous n’avons aucune idée des villes ou des quartiers religieux à visiter. Nous sommes pratiquants, mais préférerions vivre a priori dans un endroit "diversifié" en terme de religiosité (comprenant sionistes, orthodoxes, ultra-orthodoxes, pas en-dessous), même si cela peut paraître naïf. Enfin, nous essayons d’avoir des enfants, avec difficulté (nous avons déjà 30 ans), et sommes aussi curieux de savoir s’il existe un Tsadik ou même un Mikvé connu pour faciliter l’exaucement de nos prières par Hachem dans ce domaine. Réponse de Rav Yigal Avraham En ce qui concerne votre lieu d’habitation après la 'Alyah, , si D.ieu veut, je vous recommande Ramot, qui se trouve dans la banlieue nord de Jérusalem. Il semblerait que cela puisse vous convenir. Il y a des quartiers plus ou moins religieux, voire orthodoxes, et il y a pas mal de Français.En ce qui concerne les Kivré Tsadikim, vous devez vous rendre à Méron, Tsfat, et Tibériade. Vous y trouverez notamment les tombes de Rabbi Chim’on bar Yo’haï, Rabbi Méir Ba’al Haness, du Rambam, Rabbi Yossef Karo, et du Arizal. Il n’y a pas de tombe de Tsadik spéciale pour demander d’avoir des enfants, la prière reste la chose la plus puissante. Lorsque vous vous trouvez devant la tombe d’un Tsadik, il est important de savoir qu’il ne faut pas prier au Tsadik, mais prier à D.ieu "par le mérite du Tsadik", ou encore demander au Tsadik d’intervenir auprès de D.ieu en votre faveur. Que D.ieu exauce vos prières.

Poisson qui perd ses écailles quand il sort de l’eau, Cachère ? Il existe des poissons qui perdent leurs écailles une fois sortis de l’eau. Ils ont les écailles et nageoires dans l’eau, mais pas en dehors. Sont-ils quand même Cachères ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Si le poisson perd ses écailles après l’avoir pêché, il reste Cachère. 2. Nos Sages, les ‘Hakhamim, traitent de cette question à deux endroits du Talmud : ‘Avoda Zara 39a et ‘Houlin 66a. Ceci a été tranché dans le Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a, ch. 83, fin de la Halakha 1 ainsi que dans le Rambam, Hilkhot Maakhalot ‘Assourot, ch. 1, Halakha 24. 3. Si l’on est face à un poisson sans écailles et l’on ignore s’il en avait lorsqu’il était sous l’eau : il faut obligatoirement contacter un Rav pour lui faire la description du poisson et il sera permis uniquement après avoir été certain qu’il s’agit d’un poisson Cachère - c’est le cas, par exemple, du maquereau. Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a, ch. 83, fin de la Halakha 4. Les poissons Cachères ont la tête arrondie [et non pointue], ne dépassant pas l’ouverture de la bouche, ils ont une colonne vertébrale osseuse, la queue des poissons Cachères se termine en une nageoire divisée, souvent arrondie, etc. A ce sujet, voir Kountrass Simané Tahara [p. 42-48] du Rav Chnéor Zalman Réva’h. 48

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Faire des œufs durs pour le Chabbath Béchala’h ? Quelle est cette coutume des œufs durs pour le Chabbath Béchala’h ? Réponse de Rav Yigal Avraham Je n’ai pas entendu parler d’une telle coutume. Nous avons la coutume de manger des œufs durs tous les Chabbath à Sé'ouda Chlichit, car Moché a disparu vers la sortie de Chabbath, l’œuf rappelant le cycle de la vie. Pour rebondir sur votre question, les œufs ressemblent un peu à la manne, qui était comme des graines blanches de coriandre (Rachi). Cela pourrait être la source de l’habitude dont vous nous faites part.

Ouverture de la mer Rouge VS création du monde Quel est le plus grand miracle : l’ouverture de la mer Rouge ou la création du monde ? Réponse de Rav Aharon Sabbah Le Ba’al Hatanya (Cha’ar Hayi’houd Véhaémouna ch. 2) s’est penché sur votre question et répond que la création du monde doit être considérée comme une "plus grande merveille" que l’ouverture de la mer Rouge. Il explique que, lors de la scission de la mer Rouge, seule la nature de l’eau a changé, à savoir la modification d’un élément d’ores et déjà présent qui, de fluide, acquiert momentanément la verticalité d’une muraille. Ce n’était pas une création de "quelque chose" à partir de "rien", ex nihilo (Yéch Mé’aïn), mais seulement une transformation de matière déjà existante (Yéch Miyéch). En revanche, la création du monde constitue une innovation complète, à savoir la création de "quelque chose" à partir de "rien", ex nihilo (Yéch Mé’aïn), raison pour laquelle la création doit être considérée comme un plus grand miracle.

Porter une Kippa lors d’un enterrement pour un Goy Le port de la Kippa est-il obligatoire lors d’un enterrement pour un non-juif, ou le port d’un couvre-chef est-il toléré ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Si la question porte sur un juif : il ne lui est pas possible d’avoir la tête découverte. Il peut porter une casquette, un béret, un bonnet, etc. 2. Si la question porte sur un non-juif : il lui est permis d’avoir la tête découverte.

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A'HAT CHAALTI par Rav Its'hak Zilberstein Profiter de la panne de l’appareil du "Rav Kav" (Navigo israélienne)

Un jeune homme raconte : "Je montais dans le bus qui me conduisait au centre dans lequel j’étudie à Jérusalem, quand soudain, le chauffeur m’annonça : “L’appareil est hors service”. Je lui demandai : “Dois-je donner de l’argent, ou payer l’équivalent de deux voyages lors de mon prochain voyage ?” Il répondit par la négative et expliqua : “Lorsque l’appareil ne fonctionne pas, la compagnie de bus ne prend aucun règlement pour le voyage et permet aux voyageurs d’atteindre leur destination gratuitement” (telle était la loi à cette époque). Je me suis dit : si je monte dans le bus au début de son parcours, et il se trouve que par chance, je mérite un voyage gratuit, pourquoi n’en ferais-je pas profiter plus de personnes ? J’appelai donc mes proches et amis qui étaient amenés à venir prochainement à Jérusalem, et informai tout le monde : “L’appareil du bus qui fait le trajet vers Jérusalem ne fonctionne pas, profitez-en !” Voici donc que plusieurs d’entre eux gagnèrent un voyage, tout cela grâce à mon information sympathique… 50

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Plus tard, je ressentis de la culpabilité, peut-être ne m’étais-je pas comporté convenablement ? Cause-t-on un préjudice en révélant cette information aux autres, ou sachant que selon le règlement de la compagnie, un tel voyage n’est pas payant, je n’ai de toute façon commis aucun vol ?" Réponse : Le traité Chabbath (120) explique que celui dont la maison a pris feu pendant Chabbath n’a pas le droit d’emporter avec lui de la nourriture en quantité supérieure à trois repas, les Sages craignant qu’en cherchant à sauver ses biens, dans la panique, il soit amené à oublier le jour du Chabbath et à éteindre le feu. Si le propriétaire de la maison déclare à tous qu’ils peuvent entrer dans sa maison en feu et emporter pour eux de la nourriture et des ustensiles, même s’il leur cède tout le contenu de sa maison, de toute façon, du point de vue de la ‘Hassidout, il est convenable que les personnes lui ayant emprunté ustensiles et nourriture lui rendent ce qu’ils avaient sauvé de sa maison. Rachi et le Ritva en donnent la


raison : le propriétaire a cédé son argent non pas de sa pleine volonté, mais sous la pression.

delà de la stricte rigueur de jouir de ce que l’autre a abandonné à contrecœur.

Même s’il semble avoir renoncé à ses biens, étant donné que cela n’a pas été fait volontairement, un Juif se comportant au-delà de la stricte justice ne sera pas intéressé à jouir d’un tel argent (ainsi que cela figure dans le Michna Beroura 334, 23).

Il est clair que le jeune homme qui est monté dans l’autobus et a appris que le voyage était gratuit n’a pas besoin de descendre et de chercher un transport payant, car il n’est pas monté dans l’autobus pour profiter de la situation et avait l’intention de payer. Or il se trouve que la compagnie est engagée et intéressée à permettre à ses voyageurs d’atteindre leur destination en temps voulu et sans souci quelconque. Mais inviter d’autres personnes qui n’avaient même pas l’intention de voyager sur cette ligne n’est pas le comportement d’un homme de Torah !

Dès lors, nous pouvons en déduire : bien que la compagnie autorise de voyager en bus gratuitement, ce n’est que parce que le problème technique l’y oblige, et de ce fait, il ne convient pas de diffuser au grand public une telle information. Il s’agit d’une "mise à disposition forcée" par la compagnie (qui investit de l’argent à chaque voyage – le salaire du chauffeur, l’essence, etc.), et comme nous l’avons mentionné, il est inconvenable pour une personne agissant au-

Rav Its'hak Zilberstein

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Résumé de l ’ épisode précédent : L`inconnu exhorte Yaakov à sauter rapidement dans la barque pour éviter qu`il ne soit rattrapé par les soldats. Une fois à bord, l`homme demande à Yaakov de ramer jusqu`à la rive portugaise et l`informe de la présence d'un sac de nourriture qui lui permettra de survivre jusqu`à ce qu`il le rejoigne à Lisbonne. SCANNEZ MOI

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13 ans plus tard, en l›’an 1505, sur le pont de commandement du voilier "« Jérusalem"».

Ouriel, laisse tomber le nettoyage, étends les voiles, et resserre les câbles ! On rentre à Gemeka, le village juif !

À vos ordres, Capitaine Kouriel !

! !

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A SUIVRE...


sur la paracha Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un A, la deuxième par un B, etc. Les participants doivent trouver le mot exact en français. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot surligné dans la devinette indique ce qu’il faut chercher. En jetant ceci dans les eaux amères, elles se sont adoucies. du Bois Les Égyptiens qui jetaient les bébés là-bas, voilà qu’eux-mêmes ont péri là-bas.

Ce que Moché a fait à la mer en étendant son bâton.

à l’Eau

a Fendu

Ba’al-Tséfon était la seule … qui n’a pas été détruite, pour induire en erreur les Égyptiens. Idole

Double Aharon et lui ont soutenu les mains de Moché lors de la guerre contre ‘Amalek.

Cette nourriture avait la saveur d’un gâteau frit au miel.

’Hour

la Guerre

L’un des miracles fut que les eaux étaient très …, ce qui permettait à chaque tribu de se voir lors de la traversée de la mer.

la Manne

Limpides

Les Bné Israël arrivèrent à Elim, où il y avait le même nombre de … que celui des Anciens d’Israël.

Jour

La colonne de feu guidait le peuple pour qu’ils puissent avancer la … .

Moché a pris ceux de Yossef pour l’enterrer en Erets Israël.

Les Bné Israël ont demandé de l’eau, Moché leur en a fait sortir de cela.

Une quantité énorme de Manne descendait chaque jour, et après que les Bné Israël en ramassaient leur part, il faisait fondre le reste.

les Ossements

Nuit

Palmiers le Soleil

Hachem prodiguait au peuple du pain le matin et cela le soir.

Myriam a pris cet instrument et a entraîné toutes les femmes à chanter l’éloge d’Hachem.

Tambourin

Viande

un Rocher Moché a dirigé le cantique et tout le peuple a chanté à l’… de manière parfaite.

Selon certains commentateurs, le mot Manne est la traduction d’une question.

Moché l’a nommé responsable pour faire la guerre contre ‘Amalek. Yéhochoua’

‘Amalek Hachem a fait faire un détour aux Bné Israël pour ne pas qu’ils soient confrontés à cette situation.

son Char

Du dimanche au jeudi, chacun ramassait une ration de manne, et le vendredi, cette quantité.

La colonne de nuée guidait le peuple pour qu’ils puissent avancer le … .

Pharaon se l’est attelé luimême, tellement pressé de partir poursuivre les Hébreux.

Qu’est cela ?

Le premier qui a osé s’attaquer au peuple juif après sa sortie d’Égypte.

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Unisson


RECETTE Tou Bichvat : Riz aux fruits secs Autour d’une table garnie de fruits en l’honneur de Tou Bichvat, régalez vos convives avec cette recette traditionnelle et colorée ! Pour 6 personnes

Difficulté : Facile

Temps de préparation : 45 min

Temps de cuisson : 25 min

Ingrédients  2 verres de riz basmati  3 cuil. à café de sel  2 cuil. à soupe d’huile neutre  1 cuil. à soupe d’huile de

noisette  2 cuil. à soupe d’huile d’olive  10 pruneaux dénoyautés,

vérifiés et coupés en lanières  10 abricots secs vérifiés et

coupés en cubes  50 g de raisins secs vérifiés  ¼ cuil. à café de paprika doux  ¼ cuil. à café de cumin  4 verres d’eau  50 g de pignons ou d’amandes

tranchées et grillées

Réalisation - Rincez bien le riz (au moins trois fois). Placez dans un grand bol et couvrez d’eau bouillante. Ajoutez 2 cuil. à café de sel, laissez reposer une demi-heure, filtrez et séchez les grains avec un torchon. - Faites chauffer les huiles, versez le riz et faites revenir légèrement. - Ajoutez les pruneaux, les abricots, les raisins secs, le paprika, le cumin et le reste du sel et mélangez. - Versez l’eau. Mélangez et portez à ébullition. Baissez le feu, couvrez et laissez cuire environ 10 min jusqu’à ce que tout le liquide s’évapore. Laissez 5 min le riz dans la casserole couverte. - Disposez dans un plat de service et garnissez de pignons ou d’amandes grillées. Bon appétit !

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Murielle Benainous


LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues & un Rebus ! Dans un frigo, 2 œufs discutent :

Rebus

Par Chlomo Kessous

"Regarde comment je suis beau !, dit le premier. Je suis blanc, lisse, brillant, propre… Toi, tu es tout foncé, plein de poils, tout rabougri… - C’est normal mon ami, je suis un kiwi…"

Qu’est-ce qu’un chameau ? Au Beit Hamikdach les Bnei Israël était debout serré mais ils se prosternaient au large. ‫ וְ ֹלא ָא ַמר ָא ָדם‬,‫ּומ ְׁש ַּת ֲחוִ ים ְרוָ ִחים‬ ִ ‫פּופים‬ ִ ‫עֹומ ִדים ְצ‬ ְ :‫ משנה ה‬- ‫פרק ה‬ :‫ירּוׁש ַליִ ם‬ ָ ‫ַל ֲח ֵברֹו ַצר ִלי ַה ָּמקֹום ֶׁש ָא ִלין ִּב‬

Un dromadaire qui s’est cogné contre un mur !

Editions Prions pour la guérison complète de Héloïse bat AlineClara

Lilo Eliyahou ben Rahel

Gérard Nessim ben Yvonne

Isabelle Esther Yshai Shlomo Matok bat Hanna ben Shani

Mordehai ben Fortuna Suzanne

Olivier Eli ben Myriam

Olivier Simon ben Ben Myriam

Joëlle Kiria bat Camille

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Joëlle Kiria ben Camille

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Sarah Claudine bat Laurence Mazal Tov

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présente

A'HAT CHAALTI 4 Cet ouvrage, le 4ème de la série "A'hat Chaalti" compilé par le Rav Erez 'Hazani, traite de questions pertinentes auxquelles le Rav Its'hak Zylberstein a répondu, à l'appui de récits édifiants. Chaque question soulève 19€ des problématiques de la vie de tous les jours et il les résout à l’aune des textes de nos Sages. Idéal à la table de Chabbath : posez à vos proches la question de la semaine et débattez ensemble sur la réponse du Rav !

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

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Perle de la semaine par

"D.ieu n'a pas créé les pommes pour que nous les consommions. Il a fait des pommes pour que nous prenions conscience de Celui qui a fait ces fruits incroyables." (Rav Avigdor Miller)


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