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Torah-Box Magazine n°201 Israël - Massé

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ODESSA

BEN HAMETSARIM

'HOCHEN MICHPAT

NAPLOUSE

AGENCE JUIVE YABI’A OMER

n°201 I 27 Juillet 2022 I 28 Tamouz 5782 I Mass'é

Israël : Baisse du prix du carburant annoncée pour le 1er août > p.6

BRAKHOT

ERDOGAN

ELON MUSK

CHABBATH

M A G A Z I N E

Matot-Mass’é : Etre un homme de charité, d'après la Torah ! modèle

Faire vivre "les 3 semaines" aux enfants !

> p.13

> p.24


CALENDRIER DE LA SEMAINE 27 Juillet au 2 Août 2022 Mercredi 27 Juillet 28 Tamouz Jeudi 28 Juillet 29 Tamouz Vendredi 29 Juillet 1 Av

Roch 'Hodech

Samedi 30 Juillet 2 Av Dimanche 31 Juillet 3 Av Lundi 1er Août 4 Av Mardi 2 Août 5 Av

Daf Hayomi Kétouvot 21

Mercredi 27 Juillet

Limoud au féminin n°298

Rav Yossef Chalom Elyachiv Rav Ya'akov Chaoul Elyachar Rav Moché Teitelbaum

Daf Hayomi Kétouvot 22

Jeudi 28 Juillet

Michna Yomit Téroumot 10-5

Michna Yomit Téroumot 10-7 Limoud au féminin n°299 Daf Hayomi Kétouvot 23 Michna Yomit Téroumot 10-9 Limoud au féminin n°300

Parachat Mass'é Daf Hayomi Kétouvot 24 Michna Yomit Téroumot 10-11 Limoud au féminin n°301 Daf Hayomi Kétouvot 25 Michna Yomit Téroumot 11-1 Limoud au féminin n°302 Daf Hayomi Kétouvot 26

Rav Chlomo Its'haki (Rachi) Rabbi Yo'hanan

Vendredi 29 Juillet Aharon Hakohen Rav Chmouel Erenfeld Rav Mordékhaï Sigron Rav Yossef Zarok

Samedi 30 Juillet Rav Aharon Téomim

Lundi 1er Août Rav Réfaël Enkaoua

Mardi 2 Août Rav Moché Ben-Tov Rav 'Haïm Ozer Grodzinsky Rav Its'hak Louria (Arizal) Rav Moché Haddad

Michna Yomit Téroumot 11-3

Horaires du Chabbath

Limoud au féminin n°303 Daf Hayomi Kétouvot 27 Michna Yomit Téroumot 11-5

Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Entrée

18:58

19:20

19:20

19:20

Sortie

20:18

20:20

20:20

20:21

Limoud au féminin n°304

Zmanim du 30 Juillet

Toute l'équipe de Torah-Box Magazine vous souhaite de bonnes vacances et vous donne rendez-vous pour son prochain numéro le 31 Août 2022 !

Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Nets

05:54

05:55

05:56

05:54

Fin du Chéma (2)

09:19

09:20

09:21

09:20

'Hatsot

12:46

12:47

12:48

12:47

Chkia

19:37

19:39

19:39

19:39

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rav Yehonathan Gefen, Jocelyne Scemama, Rivka Melki, Rav Gabriel Dayan, Rav Ra'hamim Ankri, Binyamin Benhamou, Rav Yossef Loria, Rav Avraham Garcia, Déborah Malka-Cohen, Murielle Benainous - Mise en page : Dafna Uzan Secrétariat : 077.466.03.32 - Publicité : Daniel (daniel26mag@gmail.com / 054-24-34-306) Distribution : diffusion@torah-box.com


L'ÉDITO DE LA SEMAINE par L’attente de la délivrance finale Nous sommes en 1930 en L’être humain se distingue des Pologne, lorsqu’on apprend autres parole que le créatures présidentpar en lapersonne (cf. Béréchit 2, une 7 Onkelos). s’apprête à faire visite dans Celle-ci est l’expression de la petite localité de Mir, habitée son intelligence et de sa pensée, elle luila essentiellement par des Juifs. Les élèves de permet de communiquer avec son prochain, prestigieuse Yéchiva sont informés, s’habillent deconséquence formuler ses et sentiments, en viennent àde la commercer. rencontre de l’important afinàde l’honorer Cet "outil" personnage qui a été donné l’homme estdans en les règles de l’art.tranchant : on peut l’utiliser réalité à double pourquelle faire du autour soi (consoler Mais ne bien fut pas leur de surprise lorsqu’ils les endeuillés, encourager qui enneont apprirent plus tard que le ceux président fut besoin, enseigner la Sagesse, pas satisfait de l’accueil qu’on luitransmettre réserva dans messages enfants…), par lanos petite ville ! àEtnos quelle était lamais cause dedes son propos vexants, humiliants, le mensonge et mécontentement ? Il déclara que généralement calomnie, on peut également des làlaoù il se rendait, les citoyens lui causer exprimaient dommages irréversibles. C’est pourquoi leurs doléances, allant jusqu’à s’allonger la Torah, plusieurs reprises, nousafin metde enle devant lesà roues de son carrosse garde contre ces interdits qui se font par la ! retenir pour qu’il accède à leurs demandes parole. Mais voilà qu’à Mir, point de plainte, de Le Rav Israël Méir Kagan a révolutionné le ; demande d’amnistie ou d’annulation de dette monde juif il y a plus d’une centaine d’années tout se déroulait comme si on ne se sentait avecdépendant son fameux livre "’Hafets pas du président et du ‘Haïm" pouvoir (qui d’ailleurs est devenu son éponyme), qu’il représentait. Le dirigeant percevait concernant lois sur la médisance. leur attitude,lessomme toute distinguée Ilet y relevait qu’on pouvait transgresser protocolaire, presque comme un affront à17 son commandements négatifs et 14 positifs autorité. avec une seule phrase malveillante. Depuis, Le Machguia’h de la Yéchiva, le fameux par la lecture de ce livre, les gens ont pris Rabbi Yérou’ham, tirera de cet épisode un conscience de l’importance de la parole et enseignement important dans le service s’efforcent de respecter ces lois. divin et le rapportera dans son discours Beaucoup de Rabbanim hebdomadaire : "Le faitencouragent de ne pas l’étude supplier journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; cesnos lois soucis sont l’Eternel de nous délivrer de approfondies dans lesce maisons d’étude et de nous accorder dont nous avons (Beth Hamidrach), certains besoin, indique que nous les ne étudient sommes en pas ‘Havrouta (binome) téléphone, de chaque véritablement soumispar et dépendants Lui, et année sont organisées des qui soirées pour ne Lui accordons pas l’honneur Lui revient". grand public au cours desquelles on éveille Sil’assistance durant toute cette réflexion du Rav à sel’année, renforcer dans ce domaine, Yérou’ham est à mettre en pratique, à plus particulièrement à l’approche de Tich’a forte Beneffet Hamétsarim, quandTemple on sait Béav.raison On saità en que le second combien Hachem nos gratuite, prières pour fut détruit à cause"attend" de la haine dontla reconstruction du Temple. En effet, lorsque nos l’une des expressions est le Lachon Hara’ (la Sages ont fixé une période particulière durant médisance). laquelle nous rappelons notre passé glorieux, Un autre moyen nous permettant de leur intention n’était pas de rester figés sur contrôler ce qui sort de notre bouche, de la nostalgie, mais bien de se projeter vers est le Ta’anit Dibour, le jeûne de la parole. un avenir optimiste, persuadés que le salut Lorsqu’on passe toute une journée à viendrait avec la venue du Machia’h et que le s’abstenir totalement de parler, on réalise à Temple serait reconstruit.

"Tout celui qui s’afflige sur la destruction quel sans même s’en rendre compte, de point, Jérusalem méritera d’assister à sa ilrenaissance", est facile affirme de lancer une plaisanterie le Talmud (Ta’anit 30b). vexante, de raconter "petit" Lachon Hara’ Le Messie, selon la un Tradition, naîtra le jour ou se moquer d’un défaut d’un confrère. du 9 Av, qui d’autre part est appelé Mo’èd Ce self-control que nous impose Ta’anit (jour de fête). D’ailleurs, dans la le prière de Dibour nous permet de réfléchir avant Min’ha de ce jour de deuil, on mentionne d’ouvrir la bouche et de s’assurer qu’il ne l’espoir de la reconstruction de Jérusalem s’agit pas de paroles désobligeantes. et de la Présence divine qui y résidera Ilenestpermanence. vrai qu’il estCroire difficileà de sur cetprendre événement soi un tel engagement à titre individuel, constitue même une obligation, comme le surtout on(Chabbath se trouve Talmud lequand rapporte 31a).dans un entourage professionnel qui ne nous le Plus que cela, le fait même d’attendre cet permet pas. événement prodigieux est en soi une raison C’est pourquoi beaucoup de communautés de précipiter l’arrivée du Messie, comme organisent un jeune de la parole collectif, l’illustre l’anecdote suivante : à la synagogue ou dans une salle de fête, Il arriva le ‘Hafetsdes ‘Haïm et l’Admour de avec au que programme cours de Torah de lecture Gourdifférents (surnomméintervenants, le Imré Emet)lavoyagèrent du livre des le Prévenus tout dansdeune ensemble dansTéhilim, un train. son ambiance conviviale, repas et attendaient boissons déplacement, des ‘Hassidim assurés. L’unàdes pionniers de pour ces réunions leur Rebbe chaque station le saluer communautaires fut le qui grand rabbin en liesse. Ce dernier, n’était pasYossef jeune, Sitruk étaitseencore à Marseille et à devait quand chaqueil fois lever et se déplacer depuis, l’initiative s’est étendue un peu la fenêtre du wagon afin de répondre à leurs partout. chaleureux saluts. Il expliqua au ‘Hafets ‘Haïm On l’habitude de choisir des jours de : qui as’inquiétait tous cesundérangements Chovavim (semaines séparant "Ces personnes ont fait l’effort ladeParachat venir me Chemot Michpatim) on aàune voir, je de mecelle sensde donc obligé decar venir leur tradition du c’est grandle kabbaliste rencontre, minimumle!"Arizal Le selon ‘Hafets laquelle ces jours sont opportuns réparer ‘Haïm, ému, déclara alors que si ànous aussi les fautes deimpatiemment l’attribut du Yessod – c’estattendions la venue du à-dire ce àqui rapport la semence Machia’h la un manière de avec ces ‘Hassidim avec masculine – oril leest Ta’anit Dibour équivaut à leur maître, évident qu’il se serait 84 jeûnes de nourriture ! nos attentes. empressé de la venir satisfaire En le jour propice estô dimanche "DeFrance, Ton lieu (de résidence), notre Roi, puisque toutetle monde est en congé on dévoile-Toi règne sur nous caretnous fait d’une pierre 3 coups : tout d’abord T’attendons, on accomplit la Mitsva en pour soi du jeûne de Quand régneras-Tu à Sion, très bientôt, la parole, d’autre part on transforme le (nous espérons que) Tu y résideras, dimanche, jour triste et oisif, en un moment Tu seras grandi et sanctifié au sein de d’élévation. plus, ontoutes se déconnecte de Jérusalem TaDe ville, pour les générations la dépendance au portable, chose difficile à à venir, à tout jamais, réaliser dans un contexte normal. Et que nos yeux puissent voir Ton avènement Faites (…)" l’expérience du Ta’anit Dibour et vous attendrez impatience le rendez-vous (Kédoucha avec de Cha’harit du Chabbath, Sidour de l’année prochaine ! ashkénaze)

La Rédaction Torah-Box Magazine Rav Daniel Scemama Magazine I n°201

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ACTUALITÉ Israël : Baisse du prix du carburant annoncée pour le 1er août Le ministre israélien des Finances Avigdor Lieberman, à l'origine d'une vague d'augmentation du coût de la vie sans précédent depuis des décennies, a annoncé mardi à la radio Kan Rechet Bet une baisse du prix de l'essence à compter du 1er août. Liberman a par la

même occasion indiqué que le gouvernement avait ainsi collecté 1,4 milliard de Chékels (400 millions d'euros) en dividendes auprès d'entreprises publiques et que cette part constituait la source budgétaire permettant de baisser les droits d'accise.

Naplouse : Tsahal élimine 2 terroristes armés lors d'une opération nocturne Des affrontements ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche entre des Palestiniens armés et des forces de sécurité israéliennes à Naplouse en Judée-Samarie. Selon le communiqué militaire, les échanges de tirs ont duré plusieurs heures, des engins piégés ont également été lancés sur les forces israéliennes. Deux terroristes palestiniens armés ont été éliminés, a signalé le ministère palestinien de la Santé, qui a par ailleurs fait état de six blessés. D'autres hommes armés sont intervenus contre les forces israéliennes lors de cette opération, a-t-il encore été ajouté.

Paris : Ouverture d’une Yéchiva pour les jeunes de 18 à 25 ans dans le 16ème arrondissement En octobre prochain aura lieu l’inauguration d’une Yéchiva dédiée aux jeunes de 18 à 25 ans à Paris 16ème. Une nouveauté portée par le Rav Yo'haï Fhima, ayant lui-même étudié dans les plus grandes Yéchivot d’Israël et des Etats-Unis. Pour ceux qui n’ont pas la possibilité de partir étudier en Israël, voici l'opportunité rêvée de profiter d’une année - voire plus - complète de cursus yéchivatique tout en restant à Paris ! L'occasion de se mettre à niveau et de gagner en indépendance dans l’étude du Talmud. Informations et inscriptions sur le site www.yeshiva16.com.

La visite d'Aviv Kokhavi au Maroc est "un autre exemple du changement historique dans la région" communiqué, Tsahal a indiqué que Kokhavi avait invité de hauts responsables militaires marocains à se rendre en Israël. "Nos valeurs et défis communs créent une base solide pour la coopération approfondie entre nos armées aux niveaux stratégique, opérationnel et du renseignement. Cette

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Le chef d’état-major israélien Aviv Kokhavi

visite est un autre exemple du changement

est rentré jeudi en Israël après une visite

historique dans la région et du rôle de Tsahal

de trois jours au Maroc. Il s’agissait d’une

dans la création de futurs partenariats", a

première pour un chef de Tsahal. Dans un

déclaré Kokhavi à son retour.

Magazine I n°201


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ACTUALITÉ Israël : Un engin lumineux non identifié observé dans le ciel ; les spéculations vont bon train... Un engin lumineux - une Tsahal a indiqué ne pas être au sorte de barre composée de fait d'un incident quelconque plusieurs points lumineux - a susceptible d'être à l'origine de été observé ce samedi soir ce phénomène. Alors que les dans le ciel du Nord d'Israël, spéculations allaient bon train plusieurs habitants de la région de Nahariya dimanche matin, certains ont su expliquer ayant rapporté et même filmé l'étrange qu'il s'agissait là d'une batterie de satellite phénomène. Des informations indiquent appartenant à la société SpaceX d'Elon que l'engin a été observé jusqu'en Turquie. Musk. Tesla a revendu 75 % de ses bitcoins alors qu’Elon Musk jurait qu’il n’en vendrait pas Alors que le milliardaire Elon Musk, qui ne jure que par les crypto-monnaies, assurait que son entreprise de véhicules électriques allait garder ses bitcoins sur le long terme, Tesla a finalement déclaré s’être déjà débarrassé des trois quarts de ses actifs. "À date, en cette fin de deuxième trimestre (de 2022), nous avons converti environ

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Magazine I n°201

75% de nos achats de bitcoins en monnaie fiduciaire", lit-on dans le rapport financier de l'entreprise. Tesla avait acheté l’équivalent d’1,5 milliard de dollars de bitcoin en janvier 2021, quand le bitcoin valait environ 30 000 dollars. Lorsque l’information a été connue du grand public, la valeur de la crypto s'était envolée.


Ukraine : Le bombardement d’Odessa fragilise l’accord sur les céréales, estime Kiev Des missiles russes ont visé le port d'Odessa sur la mer Noire, a annoncé l'Ukraine, au lendemain de la signature par Kiev et Moscou d'un accord devant

permettre

la

reprise des exportations de céréales ukrainiennes bloquées par la guerre. Kiev a accusé Poutine d'avoir "craché au visage" de l'ONU et de la Turquie en attaquant Odessa. "Cela ne prouve qu'une seule chose : peu importe ce que la Russie dit et promet, elle trouvera des moyens de ne pas l'appliquer", a déclaré Volodymyr Zelensky lors d'une réunion avec une délégation d'élus américains, selon un communiqué de la présidence ukrainienne.

Poutine, Raïssi et Erdogan se rencontrent pour un sommet tripartite Le président russe Vladimir Poutine, qui se déplace pour la deuxième fois hors de son pays depuis l’invasion de l’Ukraine le 24 février, est arrivé mardi à Téhéran pour des discussions avec ses homologues iranien et turc sur cette guerre mais aussi sur le conflit en Syrie. Ce sommet intervenait quelques jours après la tournée du président américain Joe Biden au MoyenOrient. Le sommet a été aussi l’occasion pour l’Iran et la Russie, tous deux sous le coup de sanctions occidentales, d’afficher le renforcement de leur coopération sur le long terme dans le secteur du gaz et du pétrole.

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ACTUALITÉ Face à l'inflation, la Banque centrale européenne monte ses taux d'intérêts Pour la première fois depuis 2011, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de relever ses taux d’intérêt de 0,50 point. Une augmentation destinée à lutter contre la spirale de la hausse des prix mais qui risque de déstabiliser encore un peu plus l’économie de la zone euro. En renchérissant de la sorte le coût du crédit, la BCE emboîte le pas à d’autres banques centrales dans le monde. La

Réserve

fédérale

américaine

a ainsi fortement relevé ses taux d’intérêt depuis mars et s’apprêterait à procéder à une nouvelle hausse la semaine prochaine.

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Magazine I n°201

Un essaim géant de méduses au large des côtes de 'Haïfa Un essaim géant de méduses a été repéré au large des côtes de 'Haïfa, mouchetant la mer d’une myriade de points blancs, a annoncé mercredi l’Autorité israélienne de la nature et des parcs. L’autorité a publié des images de l’essaim, repéré mardi, alors qu’un grand nombre de spécimens s’étaient déjà échoués sur des plages tout au long des côtes israéliennes. "Nombre d’activités humaines contribuent à la prolifération des méduses : le creusement du canal de Suez, le changement climatique qui nuit aux prédateurs des méduses (...). C’est une nouvelle raison de protéger la mer", a déclaré l’organisme environnemental dans un communiqué.


16 ans plus tard, un terroriste responsable du meurtre d’un soldat arrêté Le Chin Bet a révélé jeudi avoir arrêté un membre du groupe terroriste palestinien Tanzim, aujourd’hui inactif, soupçonné d’être responsable d’un attentat à la bombe qui avait tué un soldat israélien en 2006, Ocher Damari. Alam Al-Rai, 42 ans, résident de Naplouse, a été arrêté pour avoir commis au moins 2 attaques armées

contre des Israéliens près du Tombeau de Joseph et dans d’autres endroits des environs au cours du mois d’avril. Lors de son interrogatoire, le Chin Bet a découvert qu’AlRai faisait partie d’une cellule qui a fait exploser la bombe à Naplouse le 17 juillet 2006, tuant le sergent Damari et blessant plusieurs autres soldats.

Israël : Un gouffre se créé dans le fond d'une piscine privée, un Israélien de 32 ans est tué Kalil Kim'hi, un Israélien de 32 ans, a été tué et une autre personne a été blessée à Karmé Yossef, ville du centre d'Israël, après avoir été aspirées dans un gouffre qui s'est formé au fond d'une piscine privée.

une société de marketing, réunissant une

Les faits rarissimes se sont déroulés jeudi, lors d'une fête d'entreprise organisée par

par la police, la piscine ayant été visiblement

cinquantaine de personnes dans une villa louée pour l'occasion. Les propriétaires de la villa ont été entendus construite sans permis.

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Magazine I n°201

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ACTUALITÉ

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Jérusalem "satisfaite" des excuses de la 13ème chaîne après le reportage sur la Mecque

La fermeture de l'Agence juive en Russie "affectera nos relations" avec Moscou, avertit Lapid

Les responsables du gouvernement israélien sont satisfaits des déclarations de la 13ème chaîne et de son journaliste qui s’excusent d’avoir diffusé un reportage basé sur une visite illégale dans la ville sainte musulmane de La Mecque, a déclaré une source proche du dossier. L'incursion du journaliste Guil Tamary à La Mecque, dimanche, a enfreint la loi saoudienne qui interdit aux non-musulmans d’entrer dans la ville.

Suite à la demande jeudi du ministère russe de la Justice de dissoudre à Moscou l'agence chargée de l'immigration juive en Israël, Yaïr Lapid a convoqué dimanche une réunion à laquelle participaient des ministres ainsi que des représentants de l'Agence juive.

Le gouvernement israélien s’est abstenu de tout commentaire, mais une source familière de l’affaire a indiqué qu’elle avait posé problème à Jérusalem, qui cherche activement à normaliser ses relations avec l’Arabie saoudite.

"Les relations avec la Russie sont importantes pour Israël", a-t-il souligné, mais "la communauté juive en Russie est également importante et fait partie de chaque discussion diplomatique avec le gouvernement russe".

Magazine I n°201

La fermeture des bureaux de l'Agence juive en Russie aura "un impact grave qui affectera" les relations israélo-russes, a averti à cette occasion Yaïr Lapid.

Elyssia Boukobza


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Mass’é - Etre un homme de charité, d’après la Torah ! Dans la société occidentale, faire du mal sans raison est considéré comme négatif ; le fait d’aider l’autre est jugé positivement ; l’inaction est neutre. Mais que pense La Torah de celui qui ne fait rien ?

Vers la fin de notre Paracha, la Torah parle longuement des villes de refuge, destinées aux meurtriers involontaires. Si quelqu’un a provoqué, sans le vouloir, la mort d’un de ses frères juifs, il risque d’être tué par les proches de la victime. La Torah lui enjoint donc de se diriger vers une ville de refuge où il sera protégé de ce danger, et, parallèlement, de faire Téchouva. Il ne peut sortir de cet abri que quand le Kohen Gadol décède. La prière des criminels La Michna nous apprend qu’étant donné que la sanction du meurtrier dépend de la mort du Kohen Gadol, il est assez probable qu’il prie pour que le celui-ci périsse et pour être vite libéré

(Makot 11a). Par conséquent, la mère du Kohen Gadol avait l’habitude d’offrir des cadeaux au criminel, en espérant que ce dernier ne prie pas pour la mort de son fils. La Guémara demande pourquoi il fallait craindre l’exaucement de ses prières – le Kohen Gadol n’avait commis aucune faute et ne méritait donc pas de mourir. Elle répond qu’il est quelque peu coupable, parce qu’il aurait dû prier pour qu’une telle catastrophe n’arrive. Ce manquement le rend condamnable et les prières du meurtrier peuvent provoquer sa mort. Le Ben Ich ‘Haï demande quel est le sens de ces prières – s’il est coupable, il est passible de mort même sans elles ! Et s’il est innocent,

Supplément spécial Chabbath I n°201

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qu’a-t-il à redouter ? Par ailleurs, il n’a pas causé de tort de manière active, mais a "simplement" négligé de prier suffisamment – la punition paraît disproportionnée ! Pour comprendre ce point, il nous faut analyser les attentes de la Torah concernant le ‘Hessed. Il existe 3 niveaux de lien avec autrui : lui faire du mal, l’aider ou bien rester inactif (ne rien faire de bien ni de mal). Dans la société occidentale, faire du mal à quelqu’un sans raison valable est considéré comme négatif ; le fait d’aider l’autre est jugé positivement ; l’inaction est neutre. La Torah considère également que le fait de causer un dommage est mauvais et que le fait d’aider est honorable, mais que pense-t-elle de celui qui ne fait rien ? Rester insensible ? La Guémara (Baba Métsi’a 32b) parle de l’interdit de Tsa’ar Ba’alé ‘Haïm (faire souffrir les animaux). Elle déduit cette interdiction de l’obligation d’aider à décharger un âne qui souffre du poids de sa charge. Le fait de laisser un animal dans cet inconfort est considéré comme Tsa’ar Ba’alé ‘Haïm. Cette référence est surprenante – on aurait plutôt pensé que l’on fait souffrir un animal en le battant, en le mutilant… Mais le fait de ne pas aider à soulager un animal ne semble pas entrer dans cette catégorie – cela peut-être froid et insensible, mais ce n’est pas une action négative et nuisible. Or la Guémara considère que le fait de s’abstenir d’aider un animal qui souffre correspond à l’interdit précité ; ainsi, "l’inactivité" est une marque de cruauté. Prenons également l’exemple, rapporté par la Guémara (Sota 11a), de Pharaon qui prit conseil auprès de trois personnes quant à la façon de traiter les Juifs. Bil’am lui recommanda de se comporter très durement envers eux, Yitro voulut suggérer de rester indulgent mais, sachant qu’il serait tué pour une telle proposition, il prit la fuite. Iyov, quant à lui, garda le silence. 14

Bil’am fut tué par l’épée. Iyov , qui resta silencieux, dut endurer des souffrances que personne n’a jamais connues (elles sont mentionnées dans le Livre de Iyov). Sa passivité est manifestement jugée défavorablement par la Torah. La leçon du Kohen Gadol Ce concept a d’importantes implications au niveau de la Halakha. La Torah ordonne : "Ne reste pas indifférent au danger de ton prochain" (Vayikra 19, 16). Si quelqu’un voit son frère juif en danger, il est dans l’obligation d’essayer de le sauver. Les décisionnaires expliquent que cette Mitsva s’applique aussi à l’aide aux démunis (Séfer Hamitsvot 297 ; Séfer Ha’Hinoukh, Mitsva 237). La Torah nous demande également de nous soucier d’un objet perdu et d’essayer de le rendre à son propriétaire ; c’est la Mitsva de Hachavat Avéda, au sujet de laquelle il est écrit : "Tu ne pourras pas t’abstenir" (Dévarim 22, 3) — on ne peut pas choisir d’ignorer la peine de l’autre. Rabbénou Yona affirme que si quelqu’un néglige cette Mitsva et qu’un dommage en résulte, il sera tenu responsable. On peut à présent comprendre pourquoi la Torah est si sévère vis-à-vis du Kohen Gadol qui n’a pas prié pour qu’une tragédie ne survienne pas au sein du peuple juif. Il n’a pas investi suffisamment d’efforts pour éviter ce désastre, ce qui est considéré comme une grave faute. Cette leçon ne s’applique pas seulement au Kohen, mais à tout un chacun. La vie est remplie d’opportunités d’aider activement. On peut prier pour la guérison d’un malade, aider un autre Juif à porter une lourde charge… Devenir un véritable bienfaiteur demande un travail constant et de gros efforts. Le fait d’intérioriser la leçon du Kohen Gadol nous aidera à améliorer grandement notre vie et celle des personnes qui nous entourent.

Magazine I n°201 Supplément spécial Chabbath I n°201

Rav Yehonathan Gefen


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Parachat Massé

Chapitre 35, verset 25

•

précède la question

• La réponse est sur fond de couleur •

les indices précédés d’une bulle

•

Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.

Cette semaine, nous concluons le livre de Bamidbar. Dans la Paracha de Massé, le sujet des villes de refuge est évoqué. De quoi s’agit-il ? Si un juif a tué par inadvertance un autre juif, la Torah permet à la famille de la victime de tuer le meurtrier involontaire. Cependant, si celui-ci part en ville de refuge, il ne peut plus être tué par la famille de la victime tant qu’il reste dans cette ville. La famille de la victime n’avait, en effet, pas le droit de pénétrer dans cette dernière. De plus, la ville de refuge était habitée par des Lévi’im. Et elle aidait ainsi le meurtrier involontaire à réparer sa faute. Suite page suivante

AVOT OUBANIM

Massé - n°133

Supplément spécial Chabbath I n°201

28 Juillet - 29 Tamouz 5782

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Jusqu’à quand le meurtrier involontaire devait-il rester en ville de refuge pour être protégé ?

fautes de Son peuple. Sa mort entraînait un grand bouleversement dans le peuple, et un grand élan de Téchouva.

Notre Passouk dit : “Jusqu’à la mort du Cohen Gadol”.

Par conséquent, la famille de la victime aussi éteignait le feu de la vengeance qui brûlait en elle. La mort d’un si grand homme lui rappelait le fait qu’en fin de compte, chacun finit par mourir.

Pourquoi cette mort permettait-elle à l’assassin de quitter la ville de refuge et de rentrer chez lui ? Le Abarbanel explique que la mort du Cohen Gadol provoquait une très grande émotion dans le peuple juif, et entraînait une Téchouva générale de tout le peuple. Le Cohen Gadol était, en effet, l’homme le plus aimé. Il consacrait sa vie à obtenir le pardon d’Hachem pour les Bné Israël. A Kippour, il entrait dans le Saint des Saints pour supplier Hachem d’effacer les

Et même si leur proche parent est mort avant son temps, ce n’est pas une raison d’en vouloir au meurtrier involontaire. Car cela devait, de toute façon, arriver un jour. Après la mort du Cohen Gadol, le meurtrier involontaire ne risquait donc plus d’être atteint par la famille de la victime, car celle-ci s’était calmée.

Choul’han ’Aroukh, chapitre 551

Dès qu’entre le mois de Av, on diminue la joie. Si un juif a un procès avec un non-juif, il doit essayer de le reporter. Car le Mazal du peuple juif n’est pas bon en cette période. Certains disent qu’il doit essayer de le reporter jusqu’après le 9 Av. D’autres disent jusqu’au 15 Av, car à partir du 15 Av, commence une bonne période pour Israël. D’autres encore disent qu’il vaut mieux le reporter au mois d’Eloul. Jusqu’au 9 Av : • on évite d’offrir des cadeaux simplement, sauf si c’est pour une Brit-Mila, un Pidyone Haben ou une BarMitsva ; • on diminue la multitude des achats. Celui qui lave sa voiture régulièrement tous les quelques jours pourra la laver entre Roch ’Hodech Av et le 9 Av. Mais celui qui n’a pas l’habitude de la laver aussi régulièrement ne devra pas choisir de la laver précisément ces 9 jours. 16

AVOT OUBANIM

Supplément Massé - n°133 spécial Chabbath I n°201

Pendant les 9 jours (c’est-à-dire de Roch ’Hodech Av au 9 Av) : •

il est permis d’accrocher des cadres au mur ;

• certains disent qu’il est interdit d’inaugurer une nouvelle maison, même en Israël ; d’autres permettent de faire une inauguration autour de paroles de Torah, en servant quelques pâtisseries, mais évidemment sans viande ni vin (la Brakha de Chéhé’héyanou sur la maison sera cependant reportée à après le 9 Av. On la dira alors sur un nouveau vêtement, en pensant à acquitter aussi la maison) ; • on n’intronisera pas un nouveau Séfer Torah. Certains permettent de se marier après le 17 Tamouz. Mais dès Roch ’Hodech Av, tout le monde interdit (même en l’absence de repas de fête). Toutefois, un couple qui s’était séparé mais veut se remarier pourra le faire jusqu’à la veille du 9 Av.

28 Juillet - 29 Tamouz 5782


Yirmiyahou, chapitre 2, versets 4 à 28 puis chapitre 4 versets 1 et 2

Nous lisons cette semaine la Haftara de Massé. C’est la deuxième des trois “Haftarot de punition” qui précédent le 9 Av. Vous avez laissé se multiplier les faux prophètes, qui Dans cette Haftara, Yirmiyahou nous Prophètes venaient prophétiser au nom de l’idole Baal. rapporte le “cri du cœur” d’Hachem, qui interroge les Bné Israël, et leur demande : Vous avez suivi des idées qui ne mènent à rien, n’ont aucune utilité, et ne sont que des statues, vides de sens “Qu’est-ce que vos ancêtres ont trouvé et de consistance.” d’injuste dans ce que J’ai pu leur faire, pour s’éloigner à ce point de Moi et servir des idoles vides et futiles, qui La Haftara continue, et nous y voyons l’immense peine n’ont aucun sens ? d’Hachem de voir Son peuple s’être, à ce point, détourné de Lui. Leur propre vie est devenue vide, futile, sans aucun sens. Ils sont tombés si bas ! Pour ne pas la terminer sur une note négative, nous sautons plusieurs Psoukim et arrivons au chapitre 4, dont Même lorsqu’ils sont arrivés au plus bas, ils n’ont pas nous lisons les deux premiers Psoukim. changé de vie, en se disant : “Il est temps que nous revenions vers Hachem, pour Le servir fidèlement. Dans ces derniers, Hachem dit : Hachem, qui nous a fait sortir d’Egypte, et nous a menés Si le peuple juif fait Téchouva, il reviendra vers Moi, et Je pendant tant d’années dans le désert, sans que nous nous lui rendrai toute sa grandeur comme dans le passé. égarions ou manquons de quoi que ce soit.” Je lui redonnerai cette qualité d’être le peuple chéri parmi Je vous ai ensuite menés en terre d’Israël, pour consommer tous. son fruit et tout ce qu’il y a de bon en elle. Mais vous avez Si Israël retire toutes ces abominations de Ma terre et rendu Ma terre impure, en y servant des idoles. de Yérouchalaïm Ma ville, Je promets de ne pas vous Cette terre, qui est Ma possession particulière, vous avez envoyer en exil, vers une terre étrangère. réussi à faire en sorte qu’elle devienne abominable à Mes Si tu te mets à jurer sur le nom d’Hachem (et non plus yeux. sur les idoles, comme tu le fais maintenant), avec vérité Même les Cohanim, qui sont chargés d’enseigner Mes et justice, ton nom grandira tellement parmi les nations chemins, n’ont pas prévenu le peuple pour lui indiquer où qu’elles se béniront par vous. Je me trouve, et pourquoi vous M’avez abandonné. Chacun bénira son prochain en lui disant : “Qu’Hachem te Même les maîtres du Sanhédrin, qui sont chargés place comme Israël !” Et chacun se glorifiera lui-même en d’enseigner les lois de la Torah, n’ont pas cherché à Me disant : “Je réussis ma vie comme un juif !” connaître, et à connaître la grandeur de Ma magnificence. Cet appel d’Hachem à ce que tous les Juifs fassent Et les bergers, qui sont les rois d’Israël, se sont rebellés Téchouva n’a pas perdu de son intensité. contre Moi. Qu’il soit entendu de nos jours, et qu’Israël retrouve sa grandeur, aux yeux d’Hachem et des nations ! Amen.

Néviim

Chmirat Halachone en histoire

Rabbi Nathan Tsvi Finkel nous enseigne : “Se concentrer sur le positif en l’autre est le remède au Lachone Hara’.” (Conférence mondiale de la Torah sur le Lachone Hara’).

Le Cas de la semaine

Question

Chimon a entendu une rumeur qui prétendrait que Réouven, un petit Tsadik exemplaire, ne mange pas Cachère. Chimon peut-il croire cette rumeur ?

AVOT OUBANIM

Massé - n°133

Réponse

Chimon ne pourra absolument pas croire la rumeur prétendant que Réouven, un petit Tsadik en herbe, ne mangerait pas Cachère. La Torah nous demande explicitement de juger favorablement les personnes pratiquantes. Supplément spécial Chabbath I n°201

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Cette semaine, le 5 Av, c’est la Hiloula du célèbre Rabbi Its’hak Louria Achkénazi, surnommé le Ari Hakadoch, ou plus communément le Arizal. Il est né à Yéroushalaïm en 1534, et a quitté ce monde à l’âge de 38 ans, le mardi 5 Av 1572. Le dimanche précédant sa mort, il a réuni tous ses élèves, et leur a dit : “J’ai mis à jour tous mes comptes. Je pardonne à ceux qui me doivent de l’argent, et renonce à leur remboursement. Par contre, s’il y a parmi vous des gens auxquels je dois de l’argent, qu’ils me le disent, pour que je puisse les rembourser.” La naissance du Arizal avait été annoncée par le prophète Élie, qui avait dit à son père : “Tu auras un fils prestigieux, qui éclairera le monde. Le jour de sa Brit-Mila, tu devras attendre ma venue avant de lui faire la Mila.” Et, effectivement, ce jour-là, le prophète Élie a beaucoup tardé (visiblement, pour tester le père du bébé) ; et il n’est “apparu au père” (qui est le seul à l’avoir vu) qu’en fin d’après-midi. Le père a apparemment été le Sandak de son fils. Mais le bébé a aussi eu un deuxième Sandak puisque, sans que personne ne le sache, le prophète Élie l’a aussi tenu. Lorsqu’après le repas, le Mohel est allé changer le pansement de l’enfant, il a constaté que… la Brit-Mila avait déjà complètement cicatrisé, et qu’il n’y avait donc plus besoin de refaire un pansement ! Le prénom Its’hak a été donné au Arizal par le prophète Élie lui-même, qui a indiqué au père du Arizal qu’il fallait l’appeler ainsi. L’origine du nom Louria est française. Car l’un des ancêtres du Arizal, Rabbi Chimchon, était le médecin privé d’un des rois de France. Et, en récompense de ses bienfaits et soins, ce roi lui a offert un château sur les bords de la Loire. Et ainsi, la famille s’est appelée Louria. Quant au nom Achkénazi, il y avait, à cette époque, très peu d’Achkénazim en Israël. Et lorsque les gens

croisaient un Achkénaze, ils disaient “Hou Achkénazi (Lui, c’est un Achkénaze) !” Jusqu’au moment où le père du Arizal a décidé de s’appeler Achkénazi. Le Arizal s’est retrouvé orphelin de père très jeune. Il a habité avec sa mère et ses frères et sœurs en Égypte, chez le frère de sa mère. Lorsque le Arizal avait 36 ans, le prophète Élie lui est apparu, et lui a dit qu’il devait quitter l’Égypte, et s’installer à Tsfat, en Israël. Il y a vécu environ trois ans. Lorsque le Arizal est arrivé à Tsfat, c’était le Ramak (Rabbi Moché Cordovéro) qui y enseignait la Kabbala. Le Arizal s’est présenté à lui, et ils ont étudié ensemble. Avant de mourir, le Ramak a réuni ses élèves, et leur a dit : “Sachez qu’il y a, à Tsfat, un jeune Talmid ’Hakham. Il prendra la direction du groupe de kabbalistes. Bien que ses méthodes d’étude soient différentes des miennes, il n’est pas en contradiction avec mon enseignement. Et son enseignement sera même supérieur au mien.” Les élèves étaient abasourdis par cette révélation. Et l’un d’eux a osé demander au Ramak : “De qui s’agit-il ?” Le Ramak a répondu : “Je ne veux pas révéler son nom. Mais je vous donne un indice : l’homme qui, le jour de mon enterrement, verra une colonne de feu, sera mon successeur. Je vous demande de vous attacher à lui, et de suivre son enseignement.” Il a ensuite dit le Chéma’ Israël et le Vidouï, puis a quitté ce monde. Une tombe a été creusée, et une procession s’y est dirigée pour y enterrer son corps. Elle s’y est arrêtée mais le Arizal, qui n’avait pas entendu la révélation du Ramak, s’est écrié : “Pourquoi vous arrêtez-vous ? La colonne de feu continue !” Il s’agissait d’une colonne de feu qu’il était le seul à voir, qui a fait comprendre aux élèves du Ramak qu’il allait être son successeur, et qui les a guidés vers l’endroit où le Ramak a finalement été enterré.

Responsable de la publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moché Smietanski, Alexandre Rosemblum

+972 54 679 75 77

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AVOT OUBANIM

spécial Chabbath I n°201 MasséSupplément - n°133

Retranscription : Léa Marciano

avotoubanim@torah-box.com

28 Juillet - 29 Tamouz 5782


Les ciseaux bleus ciel Alors qu’il me tendait la main pour récupérer ses ciseaux, je me souvins qu’il existe une mesure de piété consistant à ne pas se passer d’objet de main à main entre hommes et femmes. Sur le coup, l’image de mon cher enfant dans le coma à l’hôpital me revint à l’esprit…

Voici une histoire sur la force de la Tsni’out, la pudeur, qui s’est déroulée en Israël dans les années soixante. Un Juif érudit de Jérusalem avait un petit garçon de six ans. Cet enfant jouait un jour avec ses amis à la corde à sauter. En plein jeu, deux enfants enroulèrent par inadvertance la corde autour du cou de ce petit et commencèrent à tirer dessus. Ils tiraient et pendant ce temps, l’enfant s’étouffait. Ne respirant plus, il tomba à terre. Les enfants accoururent à toute vitesse chez ses parents. Le père aperçut la corde autour du cou et appela immédiatement une ambulance… La mère fondit en larmes en voyant son enfant dans cet état. Les médecins parvinrent à le ranimer, mais l’enfant tomba dans le coma. Au Tribunal céleste Il resta dans cet état pendant plusieurs jours. Les médecins annoncèrent aux parents qu’au vu de la gravité de la situation, un réveil relèverait du miracle. De plus, ajoutèrent-ils, même dans le cas très peu probable où l’enfant se réveillerait, il souffrirait de handicaps sévères,

son cerveau n’ayant pas été oxygéné durant de longues minutes. Dans leur désespoir, les parents multiplièrent les prières et allèrent consulter les Grands de la génération. Une nuit, à 4h du matin, le téléphone du père sonna. A l’autre bout du fil, un grand Rav de la ville de Bné-Brak du nom de Rabbi David Fraenkel, proche disciple du ‘Hazon Ich. "Cher Moché, bonjour. David Fraenkel à l’appareil. Vous êtes venu solliciter la bénédiction du Rav et j’étais présent. Je viens de faire un rêve qui me semble significatif, je dois vous le raconter. Ecoutez attentivement. Dans mon rêve, je me vis au Tribunal céleste. Devant les juges rabbiniques se trouvait une boîte contenant les noms des personnes appelées à être jugées. Or je vis qu’un papier avec le nom de votre fils était également là ! Les personnes étaient jugées l’une après l’autre et lorsqu’arriva le tour de votre fils, je vis soudain apparaître des ciseaux de couleur bleu ciel, qui découpèrent le papier. Je compris qu’on venait de déchirer le décret de mort qui pesait sur lui. Cher ami, je ne saisis pas tout de ce rêve,

Supplément spécial Chabbath I n°201

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je ne connais pas la signification de ces ciseaux bleus, mais je sais seulement qu’avec l’aide de D.ieu, votre fils vivra !" Moché, en proie à l’émotion, remercia son interlocuteur pour ce récit. Eveillé, en bonne santé Juste après avoir raccroché le combiné, le père reçut un autre appel. Cette fois, c’était une infirmière qui lui demanda, sans donner plus de détails, de se rendre immédiatement au chevet de son fils. "Sarah, l’hôpital vient d’appeler. Ils demandent que nous venions immédiatement ! - Que se passe-t-il donc ?! - Je l’ignore, mais ne perdons pas de temps !" Mari et femme s’attendaient au pire… Arrivés sur place, les parents rencontrent le professeur qui leur annonça : "J’ignore comment ni pourquoi, mais votre fils s’est réveillé et a même prononcé quelques mots !" Incrédules, les parents pénétrèrent dans la chambre de leur fils, qui semblait éveillé. Ils fondirent en larmes de joie, l’étreignirent et remercièrent le Ciel pour ce miracle inespéré. Plus incroyable encore était le fait que le petit garçon semblait en parfaite santé. Toutes les prédictions des médecins sur les lésions cervicales qui se manifesteraient s’avéraient vaines. Les parents se pressèrent de téléphoner à leurs proches pour annoncer l’incroyable nouvelle et organisèrent sur place un petit repas de reconnaissance. Pointilleuse, pour satisfaire Hachem En plein repas, le père prit la parole : "Je viens de me souvenir du déroulement exact des événements. J’aimerais vous parler du rêve qu’un Tsadik de Bné-Brak a fait et qui explique peut-être le rétablissement miraculeux de notre fils." 20 20

Le père prit une profonde inspiration puis raconta à l’assistance le rêve du Tribunal céleste et du décret découpé par des ciseaux bleus ciel… Mais au fur et à mesure du récit de l’homme, les yeux de son épouse se remplirent de larmes. L’homme marqua une pause : "Sarah, pourquoi pleures-tu ? - Je vais te le dire. Ces ciseaux bleus me rappellent un événement qui s’est déroulé hier, alors que je me trouvais au marché de Ma’hané Yéhouda pour acheter du tissu pour mes clientes. Je suis entrée dans un magasin et ai demandé au vendeur de me découper du tissu. Comme il était occupé avec une autre cliente, il me dit : ‘Voici les ciseaux, vous pouvez découper le tissu que vous souhaitez à votre convenance’. Je me suis attelée à la tâche. Mais voyant que je n’y arrivais pas, j’ai à nouveau demandé au vendeur de venir m’aider. Alors qu’il me tendait la main pour récupérer ses ciseaux, je me souvins qu’il existe une mesure de piété consistant à ne pas se passer d’objet de main à main entre hommes et femmes. Certes, je n’ai jamais appliqué de telle mesure, qui dépasse de loin mon niveau. Cependant sur le coup, l’image de mon cher enfant dans le coma à l’hôpital me revint à l’esprit et je décidai, en l’espace d’une seconde, de me montrer plus pointilleuse, afin de satisfaire Hachem. Je déposai donc les ciseaux sur le comptoir et le vendeur les saisit de là. Et à présent, il semble que par le mérite de cette action, le décret de mort qui pesait sur le petit a été annulé !" Bouleversés par ce récit, ce fut au tour des personnes présentes de ne pas retenir leurs larmes… Nous aussi, veillons à nous montrer pointilleux sur la Tsni’out, chacun à son niveau. Evitons les images indécentes, évitons les lieux dépravés, les plages mixtes et les comportements légers entre hommes et femmes au travail. Ces attitudes provoquent, sans l’ombre d’un doute, de grandes choses au ciel !

Supplément spécial Chabbath I n°201

Equipe Torah-Box


HALAKHOT

FLASH CHABBATH 1. 9 Av repoussé à dimanche, une femme enceinte jeûne-telle ?

>

Non, si cette date tombe un Chabbath et que le jeûne est repoussé à dimanche (10 Av), une femme enceinte ou accouchée depuis moins de 24 mois est exemptée (Yé’havé Da’at I, 35).

Hiloula du jour Ce

mercredi

28

Tamouz (27/07/2022) tombe la Hiloula du Rav

Yossef

Chalom

Elyachiv. Il fut l’un des plus grands décisionnaires de la loi juive du XXème siècle. Ses ouvrages Yachiv Moché et Kovets Téchouvot incluent

2. Le café “Frappuccino” de Starbucks, cachère ?

ses décisions halakhiques. Né en

>

et vécut toute sa vie dans un modeste

Non. Il existe une liste restreinte de produits consommables dans cette chaîne de cafés, éditée par “Star K” (Dan Cohen). 3. Changer son nom dans le cadre de son travail, permis ?

Russie, il monta rapidement en Israël appartement de Jérusalem. Près d’un demi-million de personnes lui rendirent hommage lors de son enterrement. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !

> Oui, ce n’est pas du mensonge, le but n’est pas de tromper qui que ce soit (Niv Sfatayim [éd.5771], p. 19-20).

Les lois du langage Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne qu’il est absolument interdit de rabaisser un maître de la Torah ou une personne reconnue pour son érudition en déclarant que son intelligence ou son niveau de connaissances ne justifient pas sa renommée. Le livre des lois du langage nous apprend que quiconque dit du mal de son prochain finira par être tôt ou tard lui-même l’objet d’un dénigrement, outre le châtiment qui l’attend dans l’au-delà.

Une perle sur la Paracha Notre Paracha s’ouvre sur les mots : "Ceux-ci sont les périples des enfants d’Israël" (‫)אלה מסעי בני ישראל‬ (Bamidbar 33, 1). Selon de nombreux commentateurs, ce passage fait en réalité allusion aux différents exils subis par le peuple juif. L’auteur du Zéra’ Avraham rappelle que les 4 exils résultent de quatre péchés majeurs : le Veau d’or, les Explorateurs, la vente de Yossef et le fait d’avoir accepté que le ‘Erev Rav se joigne au peuple d’Israël. Or ces 4 péchés sont allusionnés dans le terme ‫"( מסעי‬périples"), dont les lettres en constituent les initiales : ‫ מ‬pour Méraglim (les Explorateurs), ‫ ע‬pour ‘Erev Rav et pour ‘Eguel (Veau [d’or]) ‫ י‬pour Yossef ; le ‫ ס‬étant quant à lui la première lettre du mot ‫"( סיבות‬causes"), pour indiquer que ces quatre épisodes sont les causes des quatre exils subis par le peuple d’Israël.

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VIE JUIVE La Remplaçante On parle beaucoup dernièrement de zone de confort. A quel point elle est nocive, paralysante, nous empêchant de découvrir des nouvelles plages de créativité en nous. C’est immensément touchant, ce qu’un regard neuf peut faire sur nous…

Je vous parle d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître…

Sempé est un autodidacte qui n’a jamais mis les pieds aux Beaux-arts.

Des pupitres en bois avec des encriers, des prénoms désuets, une école comme autrefois, avec sa cour, sa maîtresse en chignon qui se fait respecter tout en étant aimée et beaucoup de chahut et de rigolades. Chaque jour d’école chez le Petit Nicolas est un bonheur pour les lecteurs, petits et grands.

Acharné du travail, il est l’observateur par excellence de la nature humaine. Il aime l’homme et ses failles, qu’il traduit avec énormément de tendresse. Pas de sarcasmes, d’humour noir, de cynisme : on est chez les gentils, avec Sempé. Un de ses personnages revient souvent dans ses planches : M. Toutlemonde, en pardessus et chapeau, perdu dans la foule et dans son anonymat, qui cherche timidement une issue à sa vie et à sa banalité.

Les livres du Petit Nicolas ont fait les délices d’une génération, racontant avec les mots de l’enfance le quotidien d’élèves d’un CP parisien. L’un d’eux, nommé Nicolas, décrit dans ses mots les espiègleries, les devoirs trop longs, les punitions, la maîtresse qui essaye de garder son sang-froid, le pion qui le perd et les bulletins médiocres qu’on ne sait pas comment présenter à Papa et Maman. Des personnages banals et attachants L’homme qui observe tout ce petit monde, qui fait parler les enfants, c’est bien sûr René Goscinny. Mais celui qui les croque, leur colle des sourires d’une oreille à l’autre, les coiffe de brillantine le jour de la photo de classe, les ébouriffe après les bagarres, c’est Jean Jacques Sempé, l’un des plus grands illustrateurs du 20ème siècle. Même le prestigieux magazine New Yorker l’engagera plus de 40 fois pour ses couvertures. 22

Magazine I n°201

Dans le Petit Nicolas, le rendu de son trait, cocasse, appuyé, dense, presque enfantin, correspond à ravir au sujet décrit. Une bagarre entre les petits garçons chez Sempé, c’est comme une bombe de surprises qui explose, les cahiers volent, les cartables aussi dans un adorable capharnaüm. Une des histoires sort du lot. A priori légère, drôle, elle est d’une grande profondeur et son message touche l’âme, car elle contient un thème éternel et une leçon de vie. Une remplaçante et tout change… La maîtresse est malade et une remplaçante va tenir pour quelques jours la classe des joyeux lurons. Tout le monde est à sa place, Agnan, le premier de la classe et le chouchou de la maîtresse


assis devant, propret, gominé, lunetté ; Clotaire le cancre, au dernier rang, dissipé, comme d’habitude. La classe attend, en silence. Le Bouillon, le pion, fait son entrée suivi de la dame en question et la présente (de mémoire…). Et là, se déroule quelque chose que nous avons tous connu : la nouvelle enseignante n’a sans doute pas eu le temps de faire le point avec la maîtresse, et son regard sur les enfants est complètement personnel. Elle s’installe, et pose une première question. Agnan répond, bien sûr. Mais sans le vouloir, Clotaire, le cancre, assis au fond de la classe a "une sortie". Lui qui en général rêvasse, occupé à ses petits papiers, dissipé, et depuis longtemps catalogué dans la case des irrécupérables, dit quelque chose de drôle. La remplaçante aime. Et le regard qu’elle va poser sur les enfants va influencer leur comportement. Le pauvre Agnan va perdre de sa superbe, désarçonné par ces yeux dans lesquels ne se reflètent plus son statut de privilégié, alors que Clotaire, jusque là rabroué et jamais pris au sérieux, voit sa petite personne enfin appréciée.

Mais il y a quelque chose que l’on peut tenter de changer, sans quitter son coin du feu, ses pantoufles et sa tisane. Et ça, la "remplaçante" nous l’apprend. Quel regard est-ce que je pose sur l’autre ? Depuis combien de temps l’ai-je confiné dans une petite case asphyxiante de laquelle il ne sortira plus ? Mari, femme, enfants, collègues : et si chaque matin, j’essayais de les regarder fresh, sans la petite voix sarcastique qui me fait finir la phrase de mon mari dans ma tête, sans avoir enfermé mon enfant dans des définitions faciles… Donnons-leur une chance, comme j’aimerais qu’on m’en donne une. Aérons les regards, les pensées, ouvrons les cloisons, que souvent nous-mêmes leur avons mises. Levons-nous le matin, au présent, comme cette remplaçante qui ne sait rien d’hier et découvre sans a priori la classe dans laquelle elle va enseigner permettant à un cancre de devenir le plus studieux des élèves…

Jocelyne Scemama

Et Nicolas, qui observe ce tremblement de terre, raconte qu’à la récré, il ne trouve pas son copain Clotaire dans la cour. Il vient jeter un coup d’œil en classe et il l’aperçoit : assis sagement à sa place, au dernier rang, en train de faire ses devoirs… C’est immensément touchant. Ce qu’un regard neuf peut faire sur nous… Confort et capitonnage On parle beaucoup dernièrement de zone de confort. A quel point elle est nocive, paralysante, nous empêchant de découvrir des nouvelles plages de créativité en nous. Mais après 40 ans, qui a vraiment envie de sortir du confort ? Qui tient le coup sans son café du matin dosé comme il l’aime ? Sans son supermarché habituel, ses caissières au visage familier ? Qu’on ose nous déplacer le rayon fromages, et la matinée des courses est gâchée… Magazine I n°201

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ÉDUCATION FAMILLE

Faire vivre les 3 semaines aux enfants !

ÉDUCATION FEMMES COUPLE

Nous arrivons de nouveau à la période des trois semaines qui séparent le 17 Tamouz du 9 Av. En tant qu’adulte, il n’est déjà pas toujours facile de réaliser la grandeur du manque du Beth Hamikdach. Comment peut-on dans ce cas faire ressentir à nos enfants cette absence, leur permettre de se relier à ces jours précieux ?

Comme nous le savons, ces trois semaines, appelées Ben Hamtsérim, viennent nous rappeler des évènements tristes et malheureux. Cela ne veut pas dire que notre démarche de transmission à nos enfants doit avoir une connotation négative ! Une démarche positive Pour une démarche positive, il faut tout d’abord que nos explications et nos récits soient tournés vers l’avenir. On peut leur parler de la venue prochaine du Machia’h, de la reconstruction du Beth Hamikdach et du lien particulier avec Hachem que nous aurons le mérite de vivre à ce moment-là. On peut également donner des exemples, tels que celui de Rav Pinkus : lorsqu’on arrive à

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un mariage, comment reconnait-on la famille de la mariée ? Les personnes qui sont les plus joyeuses sont certainement les proches. Il en est de même pour les trois semaines, nous nous sentons proches d’Hachem et comme la Présence divine n’a plus de lieu pour résider parmi nous, nous nous sentons tristes. Cette tristesse ne retire rien à la joie d’être juif, de faire les Mitsvot, d’avoir la possibilité de réparer jour après jour ce manque et de faire partie d’un grand projet divin. Dans la spiritualité comme dans la vie de tous les jours, on peut ressentir deux sentiments opposés sans que l’un n’annule l’autre. Renoncer à une certaine dose de confort Les interdictions des trois semaines (ne pas écouter de musique, ne pas fêter de mariage…) ont pour but de nous sortir de notre confort et de nous mettre en situation de deuil. Cela est suffisant pour les adultes. Les enfants, en revanche, intériorisent beaucoup plus les changements dans leur quotidien, c’est donc dans ce domaine qu’il faudra agir. On peut par exemple ne pas permettre de sucreries en semaine, et n’en donner qu’à Chabbath tout au long de cette période ou encore, manger à la cuisine (qui est un endroit moins confortable) au lieu de la salle à manger. Le but étant de rechercher des choses simples, qui les marqueront dans leur esprit. Il est très important que ces changements ne soient pas vécus comme une privation ou pire, une punition, mais leur expliquer que dans la vie juive, il y a un moment pour tout. Elle est faite de grandes joies, mais aussi de peines et nous voulons nous associer à tous ces moments. Les adultes devront donc également jouer le jeu. Les enfants sont des radars : s’ils nous voient vivre tout à fait normalement, sans signe de deuil particulier, et remettre la sortie au parc parce qu’on veut "que la famille ressente les trois semaines" (alors qu’il s’agit en réalité


d’une excuse pour ne pas y aller), ils sentiront qu’on joue la comédie. En revanche, si toute la famille participe, qu’ils nous voient renoncer nous aussi à un certain confort, ils vivront cette période d’une toute autre façon… Raconter des histoires On le sait, le moyen le plus facile de réveiller la partie émotionnelle d’un enfant, ce sont les histoires et en ce qui concerne les trois semaines, les récits ne manquent pas... Si vous n’avez pas pris cette habitude, les trois semaines sont le moment le plus opportun ! Il y a toujours un des deux parents qui est plus doué pour cette tâche et il faudra s’y atteler de la façon la plus vivante possible. Au moment de l’histoire, on éteindra le téléphone, on prendra son temps, on essaiera de changer d’intonation selon les évènements du récit et on laissera les enfants réagir tant qu’ils veulent. Il est aussi très important qu’ils ressentent qu’on a envie d’être avec eux et qu’on passe un bon moment en leur compagnie !

Voici quelques idées d’histoires : Kamtsa et Bar Kamtsa, les évènements du règne de Nabuchodonosor, la vie de Rabbi ‘Akiva, la destruction des deux Beth Hamikdach et toutes les histoires qui mettent en relief la gravité de la haine gratuite. Laisser une empreinte pour le futur Notre but doit être finalement que nos enfants vivent une spiritualité complète : à l’extérieur, en appliquant les Mitsvot, mais aussi en ressentant les choses dans leur intériorité. Pour cette période comme pour le reste du calendrier juif, ce sont ces petits souvenirs d’enfance qui font la différence ! Pour que la mémoire s’imprègne d’un évènement, il faut que celui-ci ait été vécu suffisamment fortement au niveau émotionnel pour qu’il laisse une trace. Organisons-nous donc pour que notre famille vive au rythme du calendrier juif, mettons-y du cœur pour que dans 10 ans, nos enfants nous rappellent ces petits riens qui sont une grande partie de notre transmission et de l’éducation…

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Pose ta question, un rabbin répond !

Manger de la viande à la sortie du 9 Av repoussé Est-il permis de consommer de la viande dans la nuit du dimanche 10 Av au lundi 11 Av lorsque le 9 Av tombe un Chabbath ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Selon les décisionnaires séfarades : il est permis de consommer de la viande dans la nuit du dimanche 10 Av au lundi 11 Av qui suit le jeûne (Kaf Ha’haïm 558, 19 et 551, 130 ; Torat Hamo’adim 11, 8, Or Létsion vol.3, 29, 26 ; Kol Hamitabel ‘Aléha p. 558). Selon les décisionnaires ashkénazes : il ne faut pas consommer de viande dans la nuit (du dimanche au lundi) qui suit le jeûne, mais le lendemain en journée (dès le matin), cela est permis (Choul’han ‘Aroukh 558, 1 ; Kol Hamitabel ‘Aléha p. 558).

Ben Hamétsarim : signer des contrats entre avocats Durant les 3 semaines de deuil jusqu’au 9 Av, nous souhaiterions savoir s’il est déconseillé/interdit de signer des contrats entre avocats pour testament ? Réponse de Rav Ra’hamim Ankri Il n’y a aucun problème à signer un contrat avec des avocats, surtout pour un testament, qui est considéré comme une Mitsva, à condition qu’il soit rédigé selon la loi juive. Il y a certaines conditions à respecter (Choul’han ‘Aroukh, ‘Hochèn Michpat, à partir du chap. 276).

Goûter aux plats de Chabbath la veille de Chabbath : Mitsva ou mythe ? Mon mari veut goûter à mes plats le vendredi, il dit que c’est une Mitsva, je préférerais que non. Est-ce vrai ? Merci de m’en donner des détails. Réponse de Binyamin Benhamou 1. Rav Ofir Malka rapporte que c’est une Mitsva de goûter tous les aliments qui seront consommés pendant Chabbath, depuis le jeudi soir jusqu’au vendredi avant l’entrée de Chabbath, pour vérifier s’ils ont été cuisinés "à point", selon notre goût, pour éventuellement ajuster encore un peu. (Le Ma’hzor Vitry, 191, ajoute une raison : pour connaitre d’avance le goût et éviter ainsi les éventuelles disputes). 2. Plus spirituellement, étant donné que Chabbath est le repas d’Hachem, c’est Lui qui nous invite à Sa table. Cela démontre notre attention spéciale à préparer ce repas (Cha’ar Hakavanot p.62, 72). 3. C’est une Ségoula qui prolonge la vie d’un homme (Ma’hzor Vitry 191). 4. Dès qu’une personne a goûté d’un plat, plus besoin qu’une autre y goûte. 5. Le Choul’han ‘Aroukh (210, 5) a tranché que si l’on goûte d’un plat dans le cadre de cette Mitsva, puisque notre intention n’est pas d’en profiter mais simplement de goûter, on ne récitera aucune bénédiction au préalable. Cependant, le mieux consiste, avant de goûter, à avoir l’intention d’en profiter pour ainsi réciter la bénédiction et sortir d’un doute, puisque certains décisionnaires pensent qu’il faut faire la bénédiction (‘Hazon Ich, Brakhot, p.74). 26

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Je suis enceinte, puis-je assister à un enterrement ? Je suis enceinte de 8 mois. Puis-je assister à un enterrement ? Quelles sont les coutumes des Ashkénazes à ce sujet ? Réponse de Rav Yossef Loria D’une manière générale, une femme doit éviter d’aller au cimetière, surtout lorsqu’elle est enceinte ou durant sa période de menstruation. En ce qui concerne l’enterrement d’un proche ou l’anniversaire de sa mort, cela est autorisé ; malgré tout, il est bien qu’elle évite de s’y rendre même dans ce cas, dans la mesure du possible (Maguen Avraham 559 au nom du Arizal). Le Gaon de Vilna (dans ‘Alim Litroufa) écrit que les mauvais esprits peuvent "s’attacher" aux visiteurs, surtout aux femmes. Il est aussi écrit que tous les malheurs et les péchés proviennent de là (Guecher Ha’haim 29, 13 ; Yabi’a Omer, tome 4, 35, 5).

Bénédiction du quinoa Quelle Brakha doit-on faire sur du quinoa ? Réponse de Rav Avraham Garcia La Brakha du quinoa est "Boré Péri Haadama".

Passer son permis le jour de Tich’a Béav Je suis très embêtée, mon fils a reçu une convocation pour passer son permis de conduire le 9 Av au matin. Est-ce permis ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. A un moment où les fidèles de toutes les communautés se trouvent dans les synagogues, assis sur le sol, s’attristant pour la destruction du Beth Hamikdach, il n’est pas du tout possible de penser à son permis de conduire. 2. De nombreuses choses ont été interdites le jour du 9 Av, étant donné qu’elles sont de nature à éliminer les pensées de deuil (Kol Hamitabel ‘Aléha, p. 397, 5). 3. Nombreux sont ceux qui ont l’habitude de se rendre au cimetière le jour du jeûne, après la prière du matin (Choul’han ‘Aroukh 559, fin de 10). Si votre fils n’a pas cette habitude, ce n’est absolument pas grave, mais il doit tout faire pour repousser la convocation à un autre jour. 4. D’autre part, si votre fils veut mettre toutes les chances de son côté, il lui est conseillé de choisir un jour "plus" chanceux. Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :

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HISTOIRE A SUIVRE Chronique d’une famille presque comme les autres Chapitre 30 : De découvertes en découvertes Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait découvrir les aventures passionnantes et intrigantes d’une famille… presque comme les autres ! Entre passé et présent, liens filiaux et Téchouva… Dans l’épisode précédent : Jojo et Albert font leurs premiers pas en Israël, invités par Myriam et leur gendre. Plongés dans un univers fort différent de leur vie parisienne, ils sont agréablement surpris par l’ambiance qui règne chez leur fille et dans son quartier orthodoxe… Jojo regardait sa fille bizarrement tout à coup ! Dans son souvenir, sa fille était une personne introvertie qui s’animait uniquement quand il s’agissait de vaisselle Cachère ou de petites broutilles du quotidien. Elle ne put s’empêcher de lui demander d’où elle tenait toutes ces informations. "C’est justement de la bouche de la petite-fille du rabbin Rav Chmouel Eli’ézer ! – Eh bien je ne sais pas comment tu fais ! Entre ton travail, tes enfants, ton aîné, ton mari, ta maison, comment tu trouves du temps pour t’instruire ? - Ce que je m’apprête à te dire maman n’est aucunement une critique, mais lorsque l’on n’a ni télé ni smartphone, crois-moi on a le temps de faire beaucoup, beaucoup de choses. C’est uniquement Hachem qui donne la santé et la force de bien s’organiser. – Remarque, c’est vrai ce que tu dis pour la télé. Ton père était ami avec un énarque qui travaillait au ministère de l’Education. Cela n’avait rien à voir avec une histoire de religion, mais je peux t’assurer que ses enfants n’avaient pas le droit de regarder la télé. D’ailleurs, je vais le dire à Yaël quand je rentrerai. Personnellement, j’ai toujours trouvé que ses enfants regardaient beaucoup trop de bêtises devant leur Ipad." Comme Myriam ne voulait absolument pas écouter une nouvelle aventure de Lachon Hara’, 28

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Tome 13445, elle préféra éloigner sa bellesœur de l’esprit de sa mère pour lui parler de la Ta’hana. "De la quoi ? – Il existe de nombreux bus qui desservent toutes les parties de la ville. – Vous avez bien choisi alors. J’ai vu aussi que tu habites en pleine rue commerçante. – Oui, nous sommes passées par la boulangerie, la boucherie, et quelques supermarchés. Le plus important, c’est que nous soyons près des pharmacies. Il y a aussi des organismes qui prêtent du matériel médical, c’est pratique en cas de besoin. Et l’hôpital n’est pas loin non plus. – Pour Yokélé, c’est certain que c’est mieux pour vous. En tout cas, je ne pensais pas que ce serait aussi vert par ici. – Ce quartier regorge de verdure et de jardins. Il y a beaucoup d’autres lieux à visiter à proximité. Je t’emmènerai si tu veux ! Il y a aussi une piscine avec des horaires séparés pour les hommes et pour les femmes. Et puis, il y a des tas de Français par ici ! – Mais comment cela se fait-il ? – À la seconde Intifada, il y a eu une grande vague de ‘Alya et depuis, tous les ans, cela ne fait qu’augmenter. – C’est bien pour toi, parce que les Israéliens, d’après ce que l’on m’a dit, ils ne sont pas commodes. – Ah ça maman, c’est un autre sujet ! Commençons d’abord nos courses !"


En parallèle, un peu plus haut au niveau de la rue… Comme tous les matins, Yossi avait repris ses habitudes à une exception près. Au lieu de rester au Kollel pour étudier, il allait le faire à la maison pour s’occuper de Yokélé dont l’école spécialisée ouvrait ses portes deux jours après les autres écoles. Afin de laisser Myriam et sa mère libres de faire leurs courses, il avait pris son aîné à la Téfila avec lui. Sur le chemin de la maison, Yossi était content de pouvoir tenir compagnie à son beau-père. En rentrant, il avait tout de suite installé le fauteuil roulant de son fils près de la table afin de lui donner son petit-déjeuner.

Bien que la scène qui se jouait devant lui devenait coutumière, Albert resta une fois de plus fasciné. D’autant plus que lui n’avait quasiment jamais changé une couche ou donné le biberon à l’un de ses enfants. Où en aurait-il trouvé le temps ? Le café à la main, il prit place près d’eux à table. Au bout d’un moment, s’assurant que Yokélé était repu, Yossi sortit de sa sacoche un très grand livre écrit en hébreu pour y lire des passages. Albert réalisa que c’était la première fois qu’il se retrouvait seul en tête-à-tête avec son gendre. Ce dernier lui fit un grand sourire et lui demanda si cela ne le dérangeait pas qu’il étudie à haute voix.

autour de son cou et lui donna cuillère après

"Il me semble que tu es chez toi. Fais ce qu’il te plait sans te soucier de moi."

cuillère son yaourt.

Avec une patience d’ange, il installa le bavoir

Déborah Malka-Cohen

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RECETTE Mini tatin de tomates cerise Des tartes individuelles façon tatin aux tomates cuites, au miel et à l’huile d’olive.

Ingrédients

Pour 8 personnes Temps de préparation : 20 min

 1 panier de tomates cerises  200 g de feta

Temps de cuisson : 20 min

 Huile d’olive

Difficulté : Facile

 Sel & poivre  Origan  100 g de miel  1 rouleau de pâte feuilletée partiellement

décongelé

Réalisation - Commencez par dessiner au crayon des cercles de 12 cm sur du papier sulfurisé posé sur une plaque de four. Déposez sur chaque cercle une cuillère à soupe de miel et étalez-la. - Déposez sur chaque cercle des tomates cerises coupées en deux, face coupée vers vous. Assaisonnez d’huile d’olive, de sel, de poivre et d’origan. Emiettez généreusement de la feta dessus. - Déroulez la pâte feuilletée et découpez des cercles un peu plus grands que les cercles de tomates. Recouvrez les tomates de pâte en prenant soin de bien rentrer les bords sous les tomates. Piquez la pâte à l’aide d’une fourchette. - Enfournez dans un four préchauffé à 180°C pour 20 min. - Laissez les tartes refroidir puis retournezles délicatement. Emiettez à nouveau du fromage feta dessus et arrosez d’huile d’olive avant de servir. Bon appétit !

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Murielle Benainous

murielle_delicatesses_


LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues ! Lors du premier jour des soldes, un homme tente d’accéder aux portes d’un grand magasin. Malgré une file d’attente très importante, il parvient à se faufiler jusque devant l’entrée. Alors qu’il passe devant une vieille dame pratiquement collée contre la porte d’entrée, celle-ci l’arrête net et refuse qu’il lui passe devant. Voyant le courage de la vieille dame, toutes les autres personnes en font de même et l’homme bousculé en tous sens se retrouve de nouveau à la fin de la file… Pris de colère, il s’écrie en levant un trousseau de clés : "Eh bien si c’est comme ça… j’ouvre pas le magasin !"

Dans un avion, un passager qui prend pour la première fois l’avion dit à son voisin : "Franchement monsieur, c’est extraordinaire ! Vues d’ici, les voitures sur la route, on dirait une colonne de fourmis, savez-vous ? - Il s’agit effectivement de fourmis cher monsieur, répond l’autre, parce qu’on n’a pas encore décollé…"

Editions Prions pour la guérison complète de Salomon ben Ma’ha

Eden Marie José bat Marie Anne

Rahel bat Laila

Yanis Emile Cédric ben Juddy Amélie

Ezra ben Levanah Braha

Anthony Joseph ben Juddy Amélie

Raphaella bat Lydie Sim'ha

Rahel bat Laila

Yereskiel Baroukh ben Chlomo

Haya Corinne Khmissa bat Zaira

Tsion ben Rahel

David Mordehai ben Camouna

Azriel ben 'Haya Michal

Martine Bya bat Reinette Sultana

Sémah' ben Louna

présente

A LA DÉCOUVERTE DU BETH HAMIKDACH

Le Beth Hamikdach, est le cœur de nos prières plus de deux millénaires pourtant après sa destruction. Pour autant, connaissonsnous vraiment l’histoire du Temple ? Quelle était son architecture, quels ustensiles étaient utilisés ? Grâce au pouvoir 116₪ de l’illustration, le lecteur ressentira en son for intérieur la perte immense du Beth Hamikdach. Ce livre vous accompagnera au quotidien dans vos responsabilités pour apporter votre pierre unique dans la refondation du troisième édifice, qui lui sera définitif

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

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Perle de la semaine par

"Ressentir l'amertume de l'Exil est déjà le début de la Délivrance..." (Rabbi Yéhouda Arié Leib Alter - Sfat Emet)


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