BALAK U.E MICHNA BEROURA
CHABBATH CHEKHEM NUCLÉAIRE IRAK HERZOG TÉVILA PISKÉ TÉCHOUVOT
n°198 I 6 Juillet 2022 I 7 Tamouz 5782 I Balak
M A G A Z I N E
Trois drones du 'Hezbollah abattus par Tsahal
Les épreuves de notre génération : la Émouna et les relations...
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Pavés de saumon à la marocaine > p.30
CALENDRIER DE LA SEMAINE 6 au 12 Juillet 2022 Mercredi 6 Juillet 7 Tamouz
Jeudi 7 Juillet Rav Eliahou Manni
Daf Hayomi Yébamot 121
Vendredi 8 Juillet
Michna Yomit Téroumot 5-4
Rav Yossef Chlomo Dayan Rav Yekoutiel Yehouda Halberstam (de Klausenburg)
Limoud au féminin n°270
Dimanche 10 Juillet Jeudi 7 Juillet 8 Tamouz
Vendredi 8 Juillet 9 Tamouz
Samedi 9 Juillet 10 Tamouz
Rav Tsvi Hirsch de Ziditchov
Daf Hayomi Yébamot 122
Lundi 11 Juillet
Michna Yomit Téroumot 5-6
Rabbénou Yaakov ben Acher Rav Eliahou Yossef Rivlin
Limoud au féminin n°271
Daf Hayomi Kétouvot 2 Michna Yomit Téroumot 5-8 Limoud au féminin n°272
Parachat Balak Daf Hayomi Kétouvot 3 Michna Yomit Téroumot 6-1 Limoud au féminin n°273
Rav Yekoutiel Yehouda Halberstam
Horaires du Chabbath Dimanche 10 Juillet 11 Tamouz
Lundi 11 Juillet 12 Tamouz
Mardi 12 Juillet 13 Tamouz
Daf Hayomi Kétouvot 4 Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Entrée
19:07
19:30
19:30
19:30
Sortie
20:30
20:32
20:32
20:33
Michna Yomit Téroumot 6-3 Limoud au féminin n°274
Zmanim du 9 Juillet
Daf Hayomi Kétouvot 5 Michna Yomit Téroumot 6-5 Limoud au féminin n°275
Daf Hayomi Kétouvot 6 Michna Yomit Téroumot 7-1 Limoud au féminin n°276
Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Nets
05:41
05:42
05:43
05:41
Fin du Chéma (2)
09:12
09:14
09:14
09:13
'Hatsot
12:44
12:46
12:47
12:46
Chkia
19:47
19:50
19:50
19:50
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rav Yehonathan Gefen, Rav Emmanuel Boukobza, Déborah Sarah Cohen, Binyamin Benhamou, Rav Emmanuel Bensimon, Rav Avraham Garcia, Rav Gabriel Dayan, Déborah Malka-Cohen, Murielle Benainous - Mise en page : Dafna Uzan Secrétariat : 02.37.41.515 - Publicité : Daniel (daniel26mag@gmail.com / 054-24-34-306) Distribution : diffusion@torah-box.com
בס"ד
L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Au-dessus de l’entendement Parmihumain L’être les se distingue nombreuses des autres créatures parse la trouve parole Mitsvot de la Torah, (cf. Béréchit des 2, 7‘Houkim Onkelos). la catégorie : ce Celle-ci l’expression de sont desestcommandements son intelligence de lesasens. pensée, elle lui dont on ne peut et saisir La fameuse permetrousse, de communiquer avec prochain, vache Para Adouma, en son fait partie. En de formuler ses sentiments, de logique commercer. effet, sa procédure défie toute : ses cendres purifient personnes souillées, Cet "outil" qui a étéles donné à l’homme est en mais rendent impurs ceux qui de réalité à double tranchant : ons’occupent peut l’utiliser pour fairecedu bienChlomo autour Hamelekh, de soi (consoler préparer rituel. le plus les endeuillés, encourager en ont sage des hommes, déclaraitceux que qui le sens de besoin, la Sagesse, cette loienseigner lui échappait alors qu’iltransmettre parvenait à nos messages à nos enfants…), mais par des saisir les autres secrets de la Torah. propos vexants, humiliants, le mensonge et Rapportons d’autres exemples de ‘Houkim : la calomnie, on peut également causer des l’interdiction de consommer de la viande dommages irréversibles. C’est pourquoi cuite dans du lait, bien que les deux la Torah, à plusieurs reprises, nous met en aliments pris séparément sont permis en garde contre ces interdits qui se font par la eux-mêmes ; un vêtement tissé de fils de parole. laine et de lin n’est pas autorisé à être porté Le Rav Israël a révolutionné le alors qu’il est Méir tout àKagan fait permis d’en revêtir monde juif il y a plus d’une centaine d’années un constitué soit d’une matière soit d’une avec son fameux livre "’Hafets ‘Haïm" autre, sans mélange. (qui d’ailleurs est devenu son éponyme), Rachi, dans les sonlois commentaire, rapporte concernant sur la médisance. Il au nom dequ’on nos Sages quetransgresser les Nations 17 se y relevait pouvait moquent des Juifs justement de ces commandements négatifs età cause 14 positifs ‘Houkim, selon leur conception, acte avec unecar seule phrase malveillante.tout Depuis, religieux doit de s’inscrire une ont logique. par la lecture ce livre,dans les gens pris Et pourtant,decel’importance sont bien ces lois qui ne conscience de la parole et peuvent s’expliquer par ces l’entendement qui s’efforcent de respecter lois. sont la pierre angulaireencouragent de la religionl’étude juive. Beaucoup de Rabbanim Expliquons-nous. journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont approfondies dans les maisons d’étude Le fait que l’on comprenne le sens des (Beth Hamidrach), certains les étudient en commandements peut laisser un doute ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque quant à leur origine divine. En effet, un fauxannée sont prophète ne organisées va dicter àdes ses soirées adeptespour que grand public cours desquelles on ne éveille des actes quiau “s’entendent” afin de pas l’assistance à se renforcer dans cededomaine, éveiller de méfiance. La présence ‘Houkim particulièrement à l’approche dans le judaïsme indique que Celuide quiTich’a est à Béav. On sait en effet que le second Temple l’origine de ces Mitsvot n’a jamais cherché à fut détruit àou cause de la haine gratuite, dont convaincre à obtenir des adhérents. En l’unesides est le Lachon Hara’ (la fait, les expressions Nations se moquent des Bné Israël médisance). au sujet des ‘Houkim, c’est parce que leur Un autre nous humaine permettant propre cultemoyen est d’origine et ils de ne contrôlerconcevoir ce qui sort de notreque bouche, peuvent le judaïsme selon est leoptique Ta’anit imparfaite. Dibour, le jeûne de la parole. leur Lorsqu’on passe toute une journée à Plus profondément, si le judaïsme était s’abstenir totalement de parler, on réalise à uniquement constitué d’ordonnances
quel point, sans s’en rendre compte, intelligibles par même le cerveau humain, D.ieu il est facile de lancer unemême plaisanterie Se positionnerait ainsi au niveau vexante, raconter un Lachon Hara’ que Ses de créatures, en"petit" l’occurrence que ou se moquer d’un défaut d’un les hommes. Ce serait la porte confrère. ouverte Ce self-control que nous impose le Ta’anit aux critiques, modifications et remises en Dibour nous permet de réfléchir question de tout genre. En imposantavant des d’ouvrir dont la bouche deremettre s’assureren qu’il ne ‘Houkim on ne et peut cause s’agit pas de paroles désobligeantes. le bien-fondé, l’Eternel apprend à l’homme Il Lui est faire vrai qu’il est difficile prendre sur à confiance et à sedelaisser guider soi Lui. un tel engagement à titre individuel, par surtout quand on se trouve dans un De manière générale, nul ne peut prétendre entourage professionnel qui ne nous le dans ce monde comprendre le sens et la permet pas. destinée humaine. Nous ne représentons C’est pourquoi beaucoup de communautés qu’un faible élément parmi des millions organisent un jeune de la d’autres, placé dans un lieuparole et unecollectif, époque à la synagogue ou dans une salle de fête, très restreints, pour pouvoir aspirer à saisir avec au programme des cours de Torah les desseins de D.ieu. Afin de L’accepter de différents intervenants, la lecture comme notre Maître absolu, Hachem nous du livre des Téhilim, le tout dans une a ordonné deux catégories de Mitsvot : ambiance conviviale, repas et boissons celles que l’on comprend, afin de percevoir assurés. L’un des pionniers de ces réunions Sa science, Sa bonté Sa droiture et les communautaires fut leetgrand rabbin ;Yossef ‘Houkim, grâce auxquels Il àS’affirme Sitruk quand il était encore Marseilleauet dessus l’esprit s’est humain afin d’obtenir depuis, de l’initiative étendue un peu notre obéissance, indispensable dans notre partout. relationnel avec Lui. On a l’habitude de choisir un des jours de Cette réflexion nousséparant amène directement Chovavim (semaines la Parachat à notrede celle propre rapport avec Chemot de Michpatim) car on notre a une progéniture. Un kabbaliste père qui les’applique à tradition du grand Arizal selon toujours expliquer sa conduite à ses enfants laquelle ces jours sont opportuns à réparer les fautes de rebelles l’attribut et du des Yessod – c’esten fera des personnes à-dire ce quipsychologiquement, un rapport avec la semence perturbées car un masculine – or de le se Ta’anit Dibour équivaut à jeune a besoin sentir rassuré par une 84 jeûnesparentale de la nourriture autorité qui le ! guide dans les dédales de ce C’est pourquoi il est En France, le monde. jour propice est dimanche nécessaire deletemps à autre savoiretdire puisque tout monde est endecongé on fait d’une pierre coups : tout d’abord? un “non” ferme sans3justificatif : “Pourquoi on accomplit la Mitsva en soiainsi, du jeûne Parce que papa en a décidé pointde !”. la parole, d’autre part on pour transforme le Cette réponse est apaisante un enfant dimanche, jourde triste et oisif, un moment et lui permet grandir avecenassurance et d’élévation. confiance enDe lui.plus, on se déconnecte de la dépendance au portable, chose difficile à En fait, les défis à relever à travers notre réaliser dans un contexte normal. rôle de parents nous permettent très Faites l’expérience Ta’anit Dibour et vous souvent de mieuxdu comprendre comment attendrez avec impatience le rendez-vous notre Créateur agit envers nous. En voici là de l’année prochaine ! une belle illustration. La Rédaction Torah-Box Magazine Rav Daniel Scemama Magazine I n°198
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ACTUALITÉ 5.500 unités offertes au rabais pour le second tour de la loterie du logement en Israël Le deuxième tour du nouveau projet de loterie de logement en Israël est lancé cette semaine ; les acheteurs potentiels se sont empressés de finaliser leur inscription pour avoir une chance de devenir propriétaire de l’une des 5.500 unités de logement à un taux réduit de 20 % par rapport à la valeur du marché
dans le cadre du programme "Prix cible" (Mé'hir Matara). Ce lot sera constitué de 25 projets de construction qui seront réalisés au cours des prochaines années à Jérusalem, Netanya, Sdérot, Roch Ha'ayin, Beth Chemech, Achkélon, Ramat Gan, Eilat, Achdod, El'ad, 'Haïfa, Nazareth, 'Arad et Mitspé Ramon.
Nucléaire : Les Etats-Unis "déçus" des négociations avec l’Iran Les Etats-Unis se sont dits mercredi "déçus" l’accord sur le nucléaire iranien conclu en des négociations avec l’Iran sur le nucléaire 2015 et à ramener l’Iran au respect intégral entamées par l'intermédiaire de l'UE depuis de ses engagements. "L’Iran a soulevé des mardi à Doha, où "aucun progrès n’a été points qui n’ont aucun lien avec l'accord et ne fait" selon Washington, qui estime ce semble pas prêt à prendre la décision ferme cycle d’échanges "achevé". Les discussions de savoir s’ils veulent faire revivre l’accord ouvertes en avril 2021 à Vienne étaient ou l’enterrer", a déclaré un porte-parole du destinées à réintégrer les Etats-Unis à département d’Etat américain.
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Magazine I n°198
Israël : Hausse drastique du prix de l'énergie Dans un contexte de hausse constante du coût de la vie depuis que la coalition menée par Naftali Benett dirige le pays, une nouvelle augmentation va venir s'ajouter à celles déjà encaissées par les consommateurs : le prix de l'électricité. Dimanche, l'Autorité de l'Energie devait se réunir pour voter une augmentation allant
de 10 à 15% du prix de l'électricité pour le consommateur. En février, le prix de l'énergie avait déjà augmenté de 4%. Cette nouvelle hausse vient s'ajouter à celle des logements, du carburant, de l'eau et des produits laitiers, en plus des nouveaux impôts instaurés par le Trésor israélien visant principalement les couches sociales défavorisées.
Trois drones du 'Hezbollah abattus par Tsahal alors qu'ils faisaient route vers la plateforme gazière Karich Selon l'enquête Tsahal a intercepté trois drones du 'Hezbollah préliminaire menée par au-dessus de la mer l'armée israélienne, les Méditerranée, alors qu'ils drones n'étaient pas faisaient route vers les eaux israéliennes. armés et ne constituaient donc pas une menace réelle. Ils auraient été lancés par Les drones ont été identifiés à un stade le groupe terroriste afin de survoler la précoce par Tsahal et interceptés au point plateforme gazière de Karich à des fins de opérationnel le plus approprié par un avion de chasse et un navire lance-missiles. propagande.
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ACTUALITÉ Chekhem : Les violences palestiniennes contre les pèlerins et l'armée font 3 blessés, dont un commandant de Tsahal
Sans baccalauréat ni expérience militaire, Yaïr Lapid prend ses fonctions à la place de Naftali Benett
Des hommes armés palestiniens ont ouvert le feu lors d'affrontements avec les troupes de Tsahal qui assuraient la sécurité de fidèles venus se recueillir sur le site du tombeau de Yossef Hatsadik, dont c'était la Hiloula jeudi dernier, blessant légèrement au moins trois Israéliens dont un commandant de Tsahal. Les affrontements ont éclaté alors que des centaines de fidèles juifs sous escorte militaire étaient venus pour prier sur le mausolée situé dans la banlieue de Chekhem.
Yaïr Lapid, ancienne star du monde des médias et homme politique ouvertement affilié au mouvement réformé, est officiellement devenu le 14ème Premier ministre d'Israël vendredi à minuit.
Selon l’armée israélienne, des Palestiniens armés ont procédé à des "tirs massifs" sur le site.
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Son mandat à la tête du pays sera court puisqu'il prend la tête d'un gouvernement intérimaire jusqu'aux nouvelles élections prévues le 1er novembre prochain. "Même si nous allons aux élections dans quelques mois, les défis auxquels nous sommes confrontés n'attendront pas. Nous devons nous attaquer au coût de la vie, mener campagne contre l'Iran, le 'Hamas et le 'Hezbollah, et nous opposer aux forces qui menacent de transformer Israël en un pays non démocratique", a-t-il affirmé.
Suite aux pressions, l'AP accepte de remettre aux USA la balle qui a tué Abou Akleh pour enquête L’AP a annoncé samedi soir avoir remis la balle à l’origine de la mort de Chirin Abou Akleh, la journaliste d’AlJazeera morte lors d'échanges de tirs entre Israéliens et Palestiniens à Djénine le mois dernier, aux responsables américains pour une analyse balistique qui
sera potentiellement décisive. De leur côté, les États-Unis avaient vivement recommandé à Ramallah de partager les résultats de ses investigations avec Israël de manière à pouvoir réellement déterminer les responsabilités dans le décès de la journaliste.
Arrestation d’un Palestinien responsable d'une tentative d'attaque au couteau à Jérusalem Un Palestinien a été arrêté mardi soir sur le mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem après avoir tenté de poignarder des officiers avant de prendre la fuite, a indiqué la police israélienne. Les forces de l'ordre ont fermé les entrées du mont du Temple et d’autres quartiers de
la Vieille Ville immédiatement après que le suspect, un résident de la région de Bethléem âgé d’une vingtaine d’années, s’est enfui suite à sa tentative d’attaquer au couteau des policiers stationnés devant l’une des portes. Aucun officier n’a heureusement été blessé lors de cette tentative d’agression.
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ACTUALITÉ Le 'Hamas publie des images d’un captif israélien sous oxygène
Israël : Un patient de 107 ans se voit greffer un pacemaker !
Le 'Hamas a publié mardi une vidéo d’Hicham Al-Sayed, l’un des deux Israéliens détenus par le groupe terroriste dans la bande de Gaza, portant un masque à oxygène, indiquant une "détérioration de son état de santé". Il s'agit des premières images de l'otage bédouin depuis des années. Le cabinet de Naftali Benett a qualifié la décision du groupe terroriste de diffuser ces images dans l'espoir d'un éventuel échange de prisonniers avec Israël "d’acte désespéré et odieux", tandis que Benny Gantz a évoqué une "tentative d’extorsion". Aussi bien AlSayed que Mengistu, les deux otages aux mains du 'Hamas, souffrent de troubles mentaux et nécessitent des soins continus.
Kaisi Mou'hamad, un homme âgé de 107 ans (!), généralement en bonne santé et autonome, a été admis à l'hôpital Hillel Yaffé de 'Hadéra la semaine passée pour une bradycardie accompagnée d'une extrême faiblesse. L'équipe médicale lui a fait subir une série d'examens au terme desquels elle a décidé de lui implanter un pacemaker. Dr Marc Kaztsker, qui dirige le service de pacemakers du centre hospitalier et a dirigé l'équipe qui a effectué l'intervention, a déclaré : "Malgré l'âge de notre patient, nous avons décidé de procéder à l'intervention, qui est une réussite. Kaisi reste en surveillance et sera libéré sous quelques jours".
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Magazine I n°198
L'UE renouvelle le financement de deux groupes palestiniens accusés par Israël de soutenir le terrorisme
Le président Herzog a rencontré le roi Abdallah de Jordanie à son palais
L'Union européenne a informé mardi une organisation palestinienne, accusée depuis longtemps par Israël de financer le terrorisme, que le financement de l'UE au groupe reprendrait bientôt après qu'une enquête de Bruxelles "n'a trouvé aucune preuve d'irrégularités". Bruxelles avait suspendu son financement à l'organisation Al-'Hak en mai 2021 après des années d'accusations israéliennes selon lesquelles le groupe était contrôlé par le Front populaire de libération de la Palestine, qui est lui reconnu comme un groupe terroriste.
Le Président Its'hak Herzog a rencontré le roi Abdallah de Jordanie la semaine passée, a annoncé le cabinet du Président mercredi, en prévision de la visite du Président américain Joe Biden dans la région. La visite de Herzog au Palais royal, lundi, a porté sur "les développements diplomatiques dans la région", selon un communiqué du porte-parole du président. Les relations avec la Jordanie ces derniers mois ont été marquées par des tensions qui ont éclaté pendant le mois de Ramadan, suite aux violences arabes et palestiniennes.
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ACTUALITÉ L'Ukraine accuse la Russie d'avoir tiré des bombes au phosphore sur l'île des Serpents Le chef d'État major de l'Ukraine a accusé la Russie d'avoir tiré deux bombes au phosphore sur l'Île des Serpents, dont elle s'est retirée jeudi. Plus tôt dans la journée, au moins 21 personnes ont été tuées lors de frappes sur des immeubles de la région d'Odessa, dans
le sud de l'Ukraine. La veille, l'armée russe avait indiqué s'être retirée de l'île "en signe de bonne volonté", après avoir "atteint" les "objectifs fixés". "La seule chose dans laquelle l'ennemi est cohérent est sa précision constante de frapper", a fustigé Valeriï Zaloujniï, le commandant en chef ukrainien.
Un léger séisme ressenti dans le Nord d'Israël Un séisme de faible magnitude (3,1 sur l'échelle de Richter) a secoué le Nord d’Israël mercredi soir dernier. Cette région a connu plusieurs secousses similaires ces derniers mois. Les habitants du Nord du pays ont ressenti les tremblements, mais aucun blessé ni dommage n’a été signalé. Le
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Magazine I n°198
Service géologique d’Israël a précisé que l’épicentre se trouvait à 13 kilomètres au nord-est de Beth Chéan, à la frontière avec la Jordanie. Selon le commandement militaire du front intérieur, le système d’alerte n’a pas été déclenché car le tremblement de terre ne présentait pas de danger. Elyssia Boukobza
M A G A Z I N E
Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Balak : Savoir lier matérialité & spiritualité Hachem imposa précisément des Mitsvot dans les domaines les plus matériels (telles que celles liées à l’activité agricole) afin que ces activités soient ennoblies. Bil’am dut donc reconnaître que son projet de détacher la spiritualité de la matérialité était voué à l’échec.
Bil’am et Balak étaient les deux pires ennemis du peuple juif : ils savaient qu’ils ne pouvaient pas vaincre les Juifs physiquement, ils employèrent donc des forces spirituelles pour atteindre leurs vils objectifs. Le Chem Michémouël soulève deux difficultés concernant leur approche (Chem Michémouël, 5670, p. 328). Tout d’abord, il note qu’ils souhaitaient dévaloriser le peuple juif aux yeux d’Hachem, pour qu’Il le délaisse ; ceci semble parfaitement inepte — comment pouvaient-ils espérer modifier la relation unique entre Hachem et
les Bné Israël, cet attachement remontant aux Patriarches ? De plus, Balak exprima sa volonté "de l’attaquer [le peuple juif] et de le chasser de la terre" (Bamidbar 22, 6). Le Midrach explique que son but principal était d’empêcher les Juifs d’entrer en Erets Israël. Le Chem Michémouël se demande pourquoi une telle détermination. Le peuple juif ne devait pas passer par Moav ou par Midian pour atteindre sa destination, il ne menaçait donc aucunement ces nations ; pourquoi Balak estimait-il alors si crucial de l’en empêcher ?
Supplément spécial Chabbath I n°198
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Les craintes de Bil’am et Balak Le Chem Michémouël explique qu’il ne suffit pas pour le Juif de vivre une existence entièrement spirituelle ; il lui faut élever le monde matériel. Lorsque le peuple juif y parvient, il atteint le but de la Création. Les nations seront alors profondément touchées par ce changement, car elles seront dans l’obligation de rejeter toutes sortes de conduites immorales et devront ennoblir leur existence. C’est ce que Bil’am et Balak redoutaient le plus. Ils savaient que si les juifs entraient en Erets Israël, ils vivraient une existence bien plus matérielle que dans le désert. Pendant les dernières quarante années, leur vie était entièrement spirituelle ; tous leurs besoins étant comblés de manière surnaturelle, ils pouvaient se consacrer librement à leur ‘Avodat Hachem. Or, dès leur entrée en terre d’Israël, ils allaient devoir gagner leur vie par leurs propres moyens. Mais cette matérialité devait être élevée à travers l’accomplissement des Mitsvot relatives à la terre. Bil’am et Balak craignaient que le peuple juif ne concrétise l’objectif ultime de la Création et que les non-juifs soient obligés de modifier complètement leur mode de vie. Cela leur paraissait insoutenable ; jusqu’alors, le concept de spiritualité existait, mais il restait complètement détaché de leur quotidien. C’est pourquoi les gens comme Bil’am et Balak pouvaient atteindre de très hauts niveaux spirituels tout en menant une vie très matérielle et basse. Nous comprenons à présent les intentions de Bil’am et Balak – ils ne cherchaient pas à détruire vraiment le peuple juif, mais ils voulaient l’empêcher de relier le monde spirituel et le monde matériel. Une approche faussée de la matérialité En outre, le Midrach nous raconte que Bil’am fut puni pour son approche erronée. Dans l’une de ses bénédictions, il observa qu’Hachem compte les accouplements au sein de Son peuple. Le 14
Midrach Tan’houma explique la signification de ce verset : Hachem attend impatiemment que Ses enfants s’unissent et qu’un nouveau Tsadik soit conçu. Bil’am pensa : "Celui Qui est saint (…) regarde ce genre de choses ?!" À la suite de cet épisode, le Midrach Tan’houma nous enseigne que Bil’am fut puni et son œil fut crevé. Là aussi, le Chem Michémouël note que Bil’am avait une fausse notion de la sainteté – il ne pouvait saisir que des actes physiques puissent être honorables et saints aux yeux d’Hachem. Mais finalement, même Bil’am admit son erreur. Détacher matérialité et spiritualité ? Le Chem Michémouël rapporte un autre Midrach selon lequel Hachem imposa précisément des Mitsvot dans les domaines les plus matériels (telles que celles liées à l’activité agricole) afin que ces activités soient ennoblies. Bil’am dut reconnaître que son projet de détacher la spiritualité de la matérialité était voué à l’échec. Hachem lui montra l’erreur qu’il commettait – la spiritualité ne se limite pas à la synagogue ou à la maison d’étude. Un Juif est tenu d’accomplir plusieurs Mitsvot qui élèvent ses activités quotidiennes en actes saints. Le monde du travail regorge de lois concernant l’honnêteté ; le simple fait de manger requiert une connaissance importante des lois de Cacheroute, des bénédictions et du Dérekh Erets (savoir vivre, conduite appropriée). Même le fait de prendre soin de son corps est soumis à plusieurs règles. Notons qu’il existe une bénédiction à réciter après avoir soulagé ses besoins, qui est la seule Brakha qui fait référence au Trône divin, soit l’apogée de la sainteté. Cela nous enseigne que même les actes les plus mondains sont importants pour Hachem. Il souhaite que nous soyons impliqués dans le monde matériel mais, comme le souligne le ’Hidouché Harim, notre tâche consiste à les élever jusqu’aux Cieux.
Magazine I n°198 Supplément spécial Chabbath I n°198
Rav Yehonathan Gefen
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Parachat Balak
Chapitre 22, verset 24
•
précède la question
• La réponse est sur fond de couleur • •
les indices précédés d’une bulle Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.
La Torah raconte que lorsque Bil’am était en route pour aller maudire le peuple, un ange s’est mis devant lui. Seule l’ânesse de Bil’am l’a vu et, pour éviter d’y être confrontée, elle s’est dirigée à droite. Bil’am l’a frappée, elle s’est dirigée à gauche et Bil’am l’a de nouveau frappée. Il y avait une barrière de chaque côté. Le pied de Bil’am s’est frotté à la barrière, il s’est cassé les jambes et est devenu boiteux. Rachi nous dit qu’une barrière est faite en pierre. Quel éclaircissement vient-il nous apporter par cela ? Que nous importe le fait de savoir que la barrière était en pierre ou d’une autre matière ? Le Toldot Its’hak donne une réponse extraordinaire : Rappelons-nous… À la fin de la Paracha Vayétsé, lorsque Lavan a poursuivi Ya’akov pour le tuer, Hachem a prévenu Lavan de ne pas faire de mal à Ya’akov. Le lendemain de leur rencontre, Ya’akov et Lavan ont donc fait un pacte : chacun d’eux a élevé un monticule de pierre, puis juré de ne pas le dépasser Suite page suivante
AVOT OUBANIM
Balak - n°131
Supplément spécial Chabbath14 I n°198 Juillet - 15 Tamouz 5782
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main des témoins sera la première à punir le fauteur, les pierres ont ici été les premières à punir Bil’am.
pour attaquer l’autre. Bil’am était un descendant de Lavan. Il a été le premier à trahir ce pacte, en dépassant le monticule pour aller maudire les Bné Israël. Et, en vertu du célèbre principe selon lequel la
D’où l’intérêt de préciser que ces barrières étaient en pierre.
Choul’han ’Aroukh, chapitre 110, Halakha 7
Le Choul’han ’Aroukh dit : “On ne récite Téfilat Hadérekh que pour un voyage d’au moins une Parsa (4,8 km). Si on voyage moins que cela, on ne dit pas la Brakha à la fin.” Le Rama précise qu’a priori, il vaut mieux dire Téfilat Hadérekh dans la première Parsa du voyage.
Lorsqu’on accueille quelqu’un qui vient d’un voyage, on a l’habitude de le saluer en lui disant “Chalom Alékhem” ; et lui nous répond “Alékhem Chalom”.
Le Choul’han ’Aroukh continue en disant que si on a oublié de dire la Téfilat Hadérekh, on pourra encore la dire tant qu’on est en chemin, à condition de ne pas se trouver dans la dernière Parsa de notre destination. Et si on ne s’en rappelle que lorsqu’on est très proche de cette dernière, on dira Téfilat Hadérekh sans la Brakha de la fin.
Cela ne s’applique que s’il a voyagé sur une distance d’au moins une Parsa. Sinon, il n’est pas considéré comme ayant voyagé (puisqu’il n’avait pas l’obligation de faire Téfilat Hadérekh pour ce court trajet). De quel danger parle-t-on dans Téfilat Hadérekh ? A l’époque, il s’agissait surtout d’attaques de brigands ou d’animaux sauvages. Mais à notre époque, c’est surtout le risque d’accident de voiture ou celui d’être écrasé par une voiture.
Que représente une Parsa ? Une Parsa équivaut à 4 miles. 1 mile équivaut à 2000 Amot. 1 Ama correspond à 60 centimètres environ. Par conséquent, 1 mile équivaut à 1,2 kilomètre ; et une Parsa équivaut à 4,8 kilomètres. Pour un trajet de moins d’une Parsa, pourquoi ne faiton pas Téfilat Hadérekh ? Le Michna Beroura considère que pour un si petit trajet dans le périmètre de la ville, il n’y a, a priori, aucun danger. Mais si ce court trajet est quand même considéré comme dangereux, on fera Téfilat Hadérekh. Il n’y a pas de différence selon la manière dont nous voyageons : en avion, en train, en voiture… Si le trajet est vraiment court et qu’il fait juste une Parsa, on devra se dépêcher de faire Téfilat Hadérekh. 16
AVOT OUBANIM
C’est pourquoi certains (entre autres le ’Hazon Ich et Rav Nissim Karélits) vont jusqu’à dire que si quelqu’un voyage d’une ville à l’autre, même s’il y a des maisons tout au long du trajet et qu’il n’est donc pas considéré comme ayant quitté une ville pour en rejoindre une autre, il peut faire Téfilat Hadérekh à cause du risque d’accident de voiture. Si on craint le risque d’accident de voiture, pourquoi ne pas dire Téfilat Hadérekh même lorsqu’on reste dans la ville ? Rav Nissim Karélits a répondu que les ‹Hakhamim n’ont institué de dire Téfilat Hadérekh que lorsqu’on est en chemin, c’est-à-dire lorsqu’on quitte une ville.
spécial Chabbath I n°198 Balak -Supplément n°131
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Pirké Avot, chapitre 6, Michna 7
Michna
Cette Michna nous dit : “Grande est la Torah, car elle procure la vie à ceux qui l’appliquent, dans ce monde-ci et dans le monde futur, comme il est dit : ’Car les paroles de Torah sont une source de vie pour ceux qui les trouvent, et une guérison pour tout son être’ (Michlé, chapitre 4, verset 22)”
Combien est importante la Torah ! Elle procure à ceux qui l’étudient et l’accomplissent la longévité dans ce monde et la vie éternelle dans le monde futur. Elle procure la vie, et guérit de toutes les maladies. À ce sujet, on raconte que Rabbi Avraham Ibn Ezra, l’un des plus grands Rabbanim de l’âge d’or en Espagne, a terriblement souffert des yeux. Il a eu beau consulter les plus grands médecins de l’époque, aucun d’eux n’a trouvé de remède. Et sa souffrance empirait de jour en jour. À un moment, il a décidé de voyager chez le Rambam, qui était son grand ami, un grand érudit en Torah et aussi un connaisseur en médecine. Mais étonnamment, le Rambam l’a accueilli très froidement. Il lui a juste adressé un regard et lui a tourné le dos, sans même le saluer ou l’inviter à rentrer chez lui. Le Ibn Ezra était très choqué, surtout lorsqu’il a entendu la voix du Rambam dire à ses serviteurs : “Prenez cet homme qui est à la porte, et mettez-le dans l’enclos des animaux !”
Le Ibn Ezra tremblait de tous ses membres. Il se demandait s’il avait bien entendu… Il s’est retrouvé enfermé dans l’enclos à animaux. Toute la nuit, il a abondamment pleuré, sans parvenir à se calmer, et ne comprenant rien à ce qu’il se passait… Son cher ami pouvait-il le traiter ainsi ?! Il était tellement plongé dans ses pleurs et sa souffrance qu’il n’a même pas entendu la porte s’ouvrir. Ce n’est que lorsque les mots suivants ont retenti à ses oreilles qu’il a réalisé que quelqu’un se trouvait dans l’enclos : “Bonjour, mon cher ami, Rabbi Avraham ! Quelle joie de te recevoir !” C’était le Rambam, qui regardait le Ibn Ezra avec beaucoup de compassion. Et avant que le Ibn Ezra ait pu l’interroger, le Rambam lui a expliqué : “Dès que je t’ai vu, j’ai compris que, pour pouvoir soigner ta maladie des yeux, il fallait que tu pleures abondamment. C’est pourquoi j’ai provoqué cette situation. A présent tu es complètement guéri !”.
Michlé, chapitre 20, verset 22
Kétouvim Hagiographes
Cette semaine, nous découvrons un Passouk incroyable, dans lequel le roi Chlomo déclare : “Ne dis pas : ’Je paierai mal’. Espère en Hachem, et Il te sauvera.”
Le Métsoudat David et le Ralbag expliquent : “Ne te dis pas, envers quelqu’un qui t’a fait du mal, que toi aussi, à ton tour, tu lui feras du mal. Car tel n’est pas le comportement des gens qui ont la Émouna. Ils ne désirent jamais faire le mal, de quelque manière que ce soit. Mets ton espoir en Hachem, et Il te sauvera de tous tes ennemis.” Le Ralbag va plus loin, et dit : “Et lorsque tu pries Hachem, ne Lui demande pas de faire du mal à celui qui t’en a fait. Demande Lui de te sauver des mains de ce dernier, sans qu’il lui arrive (à celui qui a mal agit) de mal. Celui qui a la Émouna ne souhaite jamais le mal d’autrui (même de ses ennemis).” Le Métsoudat David ajoute : “Ne te dis pas : ’Je vais lui faire du mal à mon tour, pour qu’ainsi il arrête de me faire
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du mal’. Prie Hachem de te sauver de la main de ceux qui font du mal.” Le Malbim va plus loin, en prenant les mots “je paierai mal” à la lettre. Selon lui, le Passouk parle d’une personne qui a commandé une marchandise et qui découvre, lorsqu’il la reçoit, qu’elle a été trompée (exemple : elle a commandé un article de marque et reçoit une imitation). Le roi Chlomo dit : “Ne paye pas mal (avec des faux billets) parce que tu as reçu du mal (une fausse marchandise). Mets ta confiance en Hachem, et Il te remboursera l’argent perdu.” Incroyable mais vrai ! Voici quelle doit être la réaction de celui qui est plein de confiance en Hachem. Il ne réagit pas du tout selon l’expression populaire qui dit : “Je vais lui régler son compte !”
Supplément spécial Chabbath I n°19814 Juillet - 15 Tamouz 5782 17
Le célèbre Rav Zid raconte qu’il était une fois en voyage à Prague, accompagné d’un homme qui s’appelait Ména’hem. Ils ont loué une chambre d’hôtel dans un quartier qui s’est avéré être mal fréquenté. Le gardien de l’hôtel les a donc avertis que les portes de l’hôtel seraient fermées à 23 heures, et qu’on ne pourrait donc plus y entrer ni en sortir. Mais finalement, la conférence du Rav a fini à 23h30. Par conséquent, lorsque le Rav et Ména’hem sont arrivés à l’hôtel, il n’était plus possible d’y entrer, ni d’y sonner, ni d’y obtenir de l’aide après en avoir demandé. Près de l’hôtel, Ména’hem a remarqué un bâtiment éclairé. C’était un hôpital. Lorsqu’il y est entré avec le Rav, un ’Hassid en sortait. Il leur a expliqué que son père était hospitalisé en ce moment, et qu’il serait probablement très heureux, s’ils pouvaient aller le voir, d’avoir une visite inattendue à cette heure-ci. Le Rav et Ména’hem sont allés voir l’homme hospitalisé. Il leur a demandé ce qu’ils venaient faire à l’hôpital à cette heure-ci, et ils ont raconté ce qui était arrivé. L’homme leur a dit : “Je suis né à Yérouchalaïm. Et, depuis que je suis petit, on m’a toujours dit que lorsqu’un juif est dans un désarroi, il doit réciter trois fois de suite, avec une grande intensité, le texte de Alénou Léchabéa’h. Je vous conseille de le faire. Et vous verrez que les portes s’ouvriront !”
Le Rav est Ména’hem sont retournés devant l’hôtel, et y ont récité trois fois consécutives le texte de Alénou Léchabéa’h avec une intensité extraordinaire. Le Rav a pleuré, supplié, et presque crié au milieu de la nuit (une nuit particulièrement froide où, s’ils avaient passé la nuit dehors, ils seraient certainement morts gelés). À peine ont-ils fini la troisième récitation du Alénou Léchabéa’h qu’une voiture est arrivée à toute allure devant l’hôtel. Un homme en est descendu, et a ouvert la porte de l’hôtel. Le Rav et Ména’hem se sont dépêchés d’y entrer. L’homme qui était arrivé très rapidement a hurlé quelque chose sur le gardien, et est reparti furieux. Le gardien a expliqué au Rav que cet homme était le patron de l’hôtel, qu’il prétendait qu’on l’avait appelé pour lui dire qu’il y avait le feu à l’hôtel (alors qu’en vérité, personne ne l’avait appelé pour cela), et que lorsqu’il a constaté qu’il n’y avait pas le feu, il a hurlé : “Pourquoi m’avez-vous fait venir pour rien ?!” Le Rav et Ména’hem sont montés dans la chambre. Et, en repensant à ce qu’il s’était passé, ils ont davantage pris conscience de l’importance du Alénou Léchabéa’h, qu’on récite parfois tellement machinalement après la Téfila... Ils ont réalisé que c’était vraiment une clé pour sortir de situations compliquées ! Responsable de la publication : David Choukroun
Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moché Smietanski, Alexandre Rosemblum
+972 54 679 75 77
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Supplément spécial Chabbath I n°198 Balak - n°131
Retranscription : Léa Marciano
avotoubanim@torah-box.com
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Une leçon mémorable "Peux-tu lire ce chiffre ?" me demanda le vieil homme, retroussant sa manche pour révéler un numéro tatoué sur son avant-bras. "Hitler m’a affecté ce numéro, et toi, tu poursuis son travail !"
J’étudiais dans une prestigieuse Yéchiva fréquentée par les meilleurs Ba’hourim du pays. La première année, nous étions plus de 100, tous triés sur le volet, dotés d’esprits vifs et de la faculté à étudier de longues heures sans distraction. Quant à moi, je voulais non seulement étudier, mais aussi briller. Je voulais que mes compagnons me remarquent et faire partie de la crème de la crème de la meilleure Yéchiva du pays. Terriblement… moyen ! Si en Yéchiva Kétana, j’avais été un génie incontesté, ici beaucoup me dépassaient en connaissances, en profondeur et en assiduité. Je n’étais pas à la traîne, mais j’étais encore loin des premiers. Plutôt que de désespérer, je récitai de longues prières avec intensité. J’étais très méticuleux sur Nétilat Yadayim et le Birkat Hamazon. Mais même dans ces domaines, je découvris que personne ne me remarquait. Je me sentis perdu dans cette foule géante. Au lieu de l’étoile brillante que j’avais toujours été, je me sentais réduit à un simple numéro. Ni bon, ni mauvais, mais terriblement moyen. Incapable de le supporter, je décidai de fréquenter les garçons plus cools, ceux qui passaient les
heures d’étude dans le Beth Hamidrach, mais qui savaient s’amuser pendant leur temps libre. Je me retrouvai à les fréquenter, mais là non plus, je ne me démarquai pas particulièrement. Certains étaient des comédiens de nature, d’autres possédaient des voix exceptionnelles, d’autres encore savaient mettre de l’ambiance. J’étais un bon garçon doté du sens de l’humour, mais j’étais loin de ces stars ! Au bout de six mois, je me sentis totalement dévalorisé, perdu dans cette marée humaine. Je ne rêvai pas de changer de Yéchiva – ne voulant pas renoncer au prestige d’étudier dans cette Yéchiva – mais je me sentais découragé. Où étaient passés mes talents pour l’étude ? Comment avais-je descendu de niveau, pour tomber jusqu’à la moyenne, voire en dessous ? Dans la petite synagogue de la maison de retraite… Un jour, je me sentis si frustré que je pris une pause dans l’étude pour prendre l’air. Je marchai, sans but, jusqu’à ce que je me retrouve devant une maison de retraite. Sur un coup de tête, j’entrai dans la synagogue de la maison de retraite et m’assis pour étudier. L’atmosphère était agréable et je me sentis en sécurité pour étudier parmi les résidents âgés. Il n’y avait ni rivalité, ni aucun besoin de faire mes preuves. Pour la première fois, je sentis
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que je pouvais être moi-même et étudier, pas pour les autres, pas pour prouver quoi que ce soit. Mais Lichma, de manière désintéressée ! Je me sentais bien. Sans dire mot à quiconque, je cessai d’aller à la Yéchiva et commençai à étudier dans la synagogue de la maison de retraite, au côté d’hommes bien plus âgés que moi. Pour la première fois depuis mon entrée dans cette Yéchiva, j’étais heureux d’étudier ! Au bout d’une semaine, l’un des résidents me demanda d’une voix rauque : "Que fais-tu ici, jeune homme ? Pourquoi n’étudies-tu pas à la Yéchiva ? Au départ, je pensais que tu venais de manière exceptionnelle, mais je vois que c’est devenu une habitude…" Je paniquai. Je ne voulais pas quitter mon havre de paix. Plongeant mon regard dans celui du vieil homme, j’y vis beaucoup de compassion, et je vis qu’il cherchait mon bien. Je sentis mes yeux se remplir de larmes. Le vieil homme s’assit près de moi et je me mis à tout lui raconter. Je lui confiai combien j’avais été l’un des meilleurs éléments de mon ancienne Yéchiva, mais que j’étais désormais relégué à l’anonymat. Je lui décrivis mes tentatives pour me faire une place parmi les meilleurs, sans succès. L’homme m’écoutait patiemment. "Je suis un simple fantassin dans une vaste armée", dis-je pour conclure. "Un simple numéro". De manière inattendue, mes derniers mots le firent sursauter, comme s’il avait été mordu par un serpent. Un chiffre sur la peau "Peux-tu lire ce chiffre ?" me demanda-t-il, retroussant la manche de sa chemise pour révéler un numéro tatoué sur son avant-bras. "Hitler m’a affecté ce numéro, et toi, tu poursuis son travail !" J’étais horrifié. Face à moi se trouvait un survivant des camps qui m’accusait d’agir comme Hitler ! Qu’avais-je fait ?! 20 20
"J’ai subi des tortures indicibles, poursuis le vieil homme. Mais j’ai également eu beaucoup de satisfaction de mes descendants. Hitler, que son nom soit maudit, avait élaboré la solution finale. Il savait que physiquement, il serait difficile, voire impossible, d’exterminer le peuple juif. Même s’il en tuait un million, deux millions, six millions – il y aurait inévitablement des survivants ! C’est pourquoi la toute première chose que ses sbires firent à notre arrivée dans les camps fut de tatouer un numéro sur notre peau. Pour instiller en nous l’idée que nous étions des numéros n’ayant pas plus de valeur que des vaches dans une étable. Grâce à D.ieu, la guerre se finit et nous quittâmes l’Europe. Nous étions une poignée de survivants, déterminés à fonder à nouveau des familles et produire des générations dans l’éclat du judaïsme authentique. Hachem m’a béni de dix enfants, et la première chose que je leur ai enseignée est que chacun d’eux est le fils unique du Tout-puissant. Chacun d’eux est infiniment précieux et bienaimé auprès du Maître de l’univers !" Le vieil homme poursuivit : "Mon cher, cesse de te tourmenter pour savoir ce qu’untel pense et untel fait. Hachem t’a accordé une foule de talents et d’outils. Utilise-les à bon escient ! Allez, repars vite vers ton Beth Hamidrach." Secoué, je le remerciai et repris la direction de la Yéchiva. Je pris ses propos à cœur. Je concentrai mes efforts pour être moi-même, progressant pas à pas. J’étudiai et m’investis dans mon service divin, dans le seul but de devenir meilleur et de renforcer ma crainte du Ciel. Ce survivant, dont j’ignore le nom, m’a enseigné une leçon pour la vie : un Juif n’est pas un chiffre parmi d’autres. Chaque Juif est le fils unique de Hachem !
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Equipe Torah-Box
FLASH CHABBATH
HALAKHOT
1. Réviser ses examens (profanes) le Chabbath, permis ?
> Non, a priori. En cas de grand
besoin (retard important), on pourra étudier les matières suivantes : 1. Médecine, 2. Astronomie, 3. Sciences naturelles, 4. Géographie, 5. Mathématiques, 6. Physique, 7. Chimie (Rav Gabriel Dayan). 2. Mère convertie chez des libéraux, enfant juif ?
> Non. L’enfant devra donc se convertir auprès d’un Beth-Din respectueux de la Halakha pour devenir juif (Iguérot Moché, Even Ha’ézer 3, 3 ;). 3. Consommer des épices bio sans tampon, permis ?
>
Oui, si elles ne contiennent pas de substances ajoutées (Rav Michaël Gabison).
Les lois du langage
Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que la Torah interdit la médisance même lorsque celleci est formulée sans haine ni mauvaise intention. Toute déclaration déplaisante est strictement interdite, même pour plaisanter.
Hiloula du jour Ce lundi 12 Tamouz (11/07/2022) tombe la Hiloula du Rav Ya’akov Ben Acher, plus connu sous l’appellation de Ba’al Hatourim, du nom de l’œuvre monumentale de Halakha qu’il rédigea. Fils du Roch, il vécut entre les XIIIème et XIVème siècles et son œuvre, le Arba’a Tourim (“Les quatre colonnes”), appelée aussi le Tour, précéda le Choul’han ‘Aroukh. Universellement accepté et étudié, le Arba’a Tourim a servi de base pour les œuvres de loi juive majeure qui ont suivi. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous.
Une perle sur la Paracha "Voici qu’il couvre l’œil du pays", dit Balak à Bil’am à propos du peuple d’Israël (Bamidbar 22, 5). Le Rav Yonathan Eibeschütz explique que cette expression, si elle signifie que le peuple juif est en train de se multiplier de façon "menaçante" pour lui, fait en réalité allusion aux nuées de gloire qui protégeaient les Hébreux dans le désert, notamment de l’emprise de la sorcellerie et du mauvais œil. C’est pourquoi Balak précise à Bil’am : "Voici qu’il couvre l’œil du pays", sous-entendu "voici que D.ieu a couvert son peuple de sorte à ce que le mauvais œil ne l’atteigne pas". On trouve une autre allusion à cela dans Né’hémia (9, 19) : "La nuée de gloire ne les quitta pas de jour" (" )"עמוד הענן לא סר מעליהם ביומםdont les initiales forment "( בלעם הסBil’am se tut") ; en effet, les nuées de gloire empêchèrent Bil’am de nuire au peuple juif par la parole ! Magazine I n°198
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VIE JUIVE Les épreuves de notre génération : Emouna et relations interdites Pour avoir un jour droit aux dévoilements de l’époque messianique, notre génération doit affronter non pas le 49ème, mais le 50ème degré d’impureté, autrement dit le summum du mal, ce qui ne s’était jamais produit dans l’histoire de l’humanité !
Notre génération pré-messianique a un point commun avec la génération du Dor Dé’a (littéralement "génération de la connaissance"), celle qui a connu la sortie d’Egypte. Le Dor Dé’a, a en effet dû, avant de pouvoir s’élever vers des sommets de spiritualité, faire face au 49ème degré d’impureté, tel qu’il existait en Egypte. Le Rav Israël-Ya’akov Lugassy, dans son livre "Ner Léragli", explique que le peuple juif n’aurait pas pu atteindre le 49ème degré de pureté juste avant de recevoir la Torah s’il n’avait pas affronté le 49ème degré d’impureté. La 50ème porte de pureté
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débauche est à portée de main : un simple clic et les portes de l’enfer s’ouvrent… Le Or Ha’Hayim Hakadoch explique que l’essence de la 50ème porte de l’impureté est l’hérésie et le reniement de la foi. Il prouve ses dires de la manière suivante : toutes les promesses de bonheur faites par les Prophètes concernant la fin des temps ne parlent que de la perfection de la connaissance, comme l’indique le verset : "La terre sera remplie de la connaissance de D.ieu comme l’eau qui recouvre la mer" (Yécha’yahou 11, 9). Le Rambam affirme également (Lois sur les Rois 12, 8) que "Le monde entier ne s’occupera que de connaître D.ieu".
Notre génération également, pour avoir un jour droit aux dévoilements extraordinaires qui surviendront à l’époque messianique, doit affronter non pas le 49ème, mais carrément le 50ème degré d’impureté, autrement dit le summum du mal, ce qui ne s’était jamais produit dans l’histoire de l’humanité.
Ainsi, la 50ème porte de la pureté que nous aurons le mérite de connaître à l’époque messianique constitue en une connaissance d’Hachem d’un très haut niveau. Par conséquent, la 50ème porte d’impureté se définit elle précisément par le contraire, à savoir l’ignorance de la connaissance de D.ieu et le reniement de la foi.
L’immoralité et la licence des mœurs ont a atteint des sommets inégalés…… Les moyens technologiques les plus puissants sont mis au service des pulsions les plus basses et des instincts les plus sordides ; aujourd’hui la
Hérésie ou débauche ?
Magazine I n°198
Notre génération doit donc aujourd’hui se mesurer à la 50ème porte d’impureté. Des propos du Rav Lugassy, il semblerait que cela se concrétise par la débauche, alors que des
propos du Or Ha’hayim, il ressort qu’il s’agit de l’athéisme.
prostitution, dans le but d’amener les Juifs à se livrer à l’idolâtrie.
Or concrètement, la lutte aujourd’hui semble davantage porter sur le terrain des mœurs que sur celui de la foi, puisqu’à l’heure actuelle les Juifs peuvent pratiquer librement leur foi dans presque tous les pays où ils se trouvent ; alors que les agressions visuelles et autres dans le domaine de la sexualité se produisent de manière quasiment ininterrompue.
Les filles de Moav n’acceptaient de céder aux avances des Juifs que dans la mesure où ceuxci voulaient bien pratiquer le culte de Ba’al Péor. Et ce stratagème a malheureusement réussi, amenant ainsi les Juifs à pratiquer un culte idolâtre dans lequel ils ne croyaient pas du tout.
Cependant, il faut savoir que la lutte principale du Yétser Hara’ ne porte que sur la Emouna. Simplement, celui-ci utilise une voie détournée. Il est rapporté à ce propos dans le traité Sanhédrin 63 : "Le peuple d’Israël sait que l’idolâtrie est vaine et il ne s’y est livré que pour s’autoriser les relations interdites". Si les Juifs connaissaient la vanité de l’idolâtrie, pourquoi s’y sont-ils livrés malgré eux ? L’explication en est la suivante : les relations interdites constituent la corruption la plus grande de l’esprit et du cœur, au point d’entraver totalement le jugement de l’homme et de l’amener à renier toute la Torah. La démarche est la suivante : l’homme désire fauter, mais il ne peut décemment s’autoriser ses désirs en tant que juif croyant ; par conséquent, il va de prime abord adopter une croyance vaine, une idolâtrie quelconque, pour s’autoriser dans le cadre de cette idolâtrie toutes les déviations… Le regard de nos Sages sur notre époque L’épisode des filles de Moav (Bamidbar 25) illustre parfaitement le sujet. Sur les conseils de Bil’am, Balak décide de pervertir les juifs en envoyant les filles de son peuple s’adonner à la
Nous nous trouvons aujourd’hui au cœur d’une époque appelée ‘Ikvéta Dimechi’ha. Dans le Zohar (Chémot 7), il est dit : "Rabbi Chim’on [Bar Yo’haï] éleva ses mains [au ciel], pleura et dit : ‘Malheur à celui qui vivra à cette époque !’" Mais Rabbi Chim’on conclut en disant : "Méritant est celui qui vivra cette époque dans la foi". C’est à propos de notre époque qu’a été dit le verset : "Le juste vivra par sa foi" (‘Habakouk 2,4). En effet, pour pouvoir traverser sereinement une époque comme la nôtre, il faut être empli d’une Emouna sincère et solide. Or la condition sine-qua-non pour ce faire est de vivre une vie basée sur la sainteté dans le domaine des mœurs. Puisque les relations interdites constituent la plus grande des corruptions au point d’amener l’homme à pratiquer l’idolâtrie, et ceci pour justifier son comportement, le fait de s’abstenir de telles relations constitue la meilleure garantie pour garder une foi intacte ; l’esprit restant clair et à même de percevoir dans toute sa splendeur et sa vérité la Torah d’Hachem. Puissions-nous être à la hauteur de ce véritable défi.
Rav Emmanuel Boukobza
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FEMMES FAMILLE
La vie est belle !
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"Much more than a question needs an answer, an answer needs a question" (Bien plus qu’une question nécessite une réponse, une réponse nécessite une question), disait Rav Its’hak Hutner. Que signifient ces mots énigmatiques ?
Vers les débuts de mon mariage à Paris où, toute jeune maman et épouse que j’étais, je tentais de percer les secrets du couple heureux et de la famille épanouie, mes émotions allaient et venaient au gré des journées passées à élever mes deux petits et à rêvasser au prince charmant qui se révèlerait (forcément !) en l’homme que j’avais épousé. Quand par une fin d’après-midi, j’aperçus mes voisins non-juifs postés devant l’immeuble se gratifiant mutuellement d’une étreinte, mon cœur se serra. Pourquoi n’est-ce pas pareil quand mon mari rentre le soir ? Pourquoi estce si dur alors que cela semble si simple et beau pour l’homme et la femme qui vivent au-dessus de chez moi ? Pourquoi eux sont-ils amoureux et nous pas toujours ? Deux ans voire trois passèrent. Un beau jour, mon mari voit le voisin devant un camion et ce dernier lui dit : "Et oui, on se sépare… Je retourne à Bordeaux chez mes parents… Et vous ? Comment va votre femme ? Vos enfants ?… C’est le plus important, les enfants…" Femme modèle, heureuse… ? Voici une seconde anecdote. A peu près à la même période, au parc, alors que je surveillais mes deux petits garçons, je fis la rencontre d’une jeune femme, mon âge, maman d’un enfant, bouteille d’eau à la main et zéro kilo en trop aux hanches/ventre/autre, me débitant les bienfaits des légumes et des livres sur le couple et l’éducation bienveillante. Autant dire que pour ma part, les kids équivalaient à un bouillonnement d’énergie que je m’efforçais de canaliser, mais où auraisje trouvé le temps pour lire ?! 24
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En partant, la copine me dit qu’elle avait déjà fait cuire des saucisses et qu’elle aller passer acheter une salade, le tout en caressant affectueusement les cheveux de son poussin sagement assis dans sa poussette. Mais mon D.ieu, je fais quoi de ma vie, moi ? Je n’ai pas encore fait mon repas du soir et puis ce sera pâtes ou toasts, je n’en sais rien… Et pourquoi je n’arrive pas à me prendre en main pour m’hydrater et me nourrir de légumes ? Un an ou deux après, j’apprends le divorce de cette femme qui semblait tant avoir la vie rose. Quand je la verrai plus tard, elle me dira qu’il y avait "trop de décalages" entre elle et son conjoint. Notre vie est LA réponse, à nous de poser la question… La multitude d’événements que nous vivons et de sensations qui nous traversent constituent la trame de notre vie sur terre. Ce sont des réponses. L’enjeu est le besoin de questions. Questionne ! Interroge ! Interroge-toi. Interroge le monde. Interroge D.ieu. Parle à D.ieu. Ce dialogue intérieur est un des secrets de l’existence. Car celui qui questionne ne restera jamais sans réponse. Cela prendra peut prendre des semaines, des mois, même des années, mais un jour tu sentiras la lumière dans ta vie et tu auras la magie de voir le sens de ton vécu. Tu comprendras ta vie et en quoi tout ce que tu as vécu en bien comme en mal était surmesure pour toi, pour le plus grand et le plus magnifique des bien-être. Si je ne m’étais pas questionnée sur l’apparente lune de miel du couple voisin, je ne crois pas que j’aurais eu la chance de me rendre compte
par moi-même que leur relation n’était qu’une de celles qui ne durent pas, et d’entendre de la propre bouche de monsieur que finalement, l’avenir reste nos enfants, c’est-à-dire le fruit de l’amour construit du couple. Une pseudo-liberté Seule la tête de ‘Essav, siège de l’esprit et de l’intelligence, fut enterrée dans le caveau de Makhpéla, car ‘Essav connaissait la vérité mais il ne l’imposa pas à son corps. Préférer la pseudo-liberté de quitter sa femme quand ça ne convient plus et rentrer chez ses parents résonnait à mes oreilles comme le célèbre Rachi dans Béréchit qui mentionne que ‘Essav laissait ses vêtements chez sa mère, ce qui lui permettait d’aller courir les femmes sans endosser aucune responsabilité et ainsi ne pas devenir adulte et homme. A cet instant de prise de conscience, je jubilais de mes enfants qui se disputaient gaiement à mes côtés et de mon homme qui certes, n’était pas chaque jour parfait, mais somme toute m’avait juré fidélité pour la vie et me chérissait avec ses enfants mieux que de l’or. Merci Hachem de m’avoir démontré tout cela !
l’instant T ils ne sont pas atteints, vous êtes dans la direction et c’est bien le plus important. Comme nous disait Rabbi Roberts à Gateshead : "Hachem ne nous juge pas d’après notre position mais d’après notre direction". Souvenez-vous toujours de poser les bonnes questions face aux réponses ! N’ayez crainte de formuler vos remises en question, vos doutes, vos douleurs ; c’est le chemin vers votre Créateur ! Je me souviens d’une grande question qui me brulait les lèvres et que j’avais murmurée au Créateur à l’âge de 18 ans. Eh bien j’ai eu ma réponse il y a quelques années... ! Réponse qui valait largement l’attente. Merci Hachem ! Puissions-nous tous et toutes vivre des vies proches de D.ieu avec la compréhension, à notre niveau humain, de nos défis et épreuves !
Déborah Sarah Cohen
Si je n’avais pas autant réfléchi et demandé à Hachem de m’éclairer suite à la discussion avec la jeune femme au parc, peut être n’auraisje pas vu que ce qui me semblait être de l’épanouissement (un corps svelte et une super gestion) était peut-être un moyen de ne pas laisser apparaître un mal plus profond… Garder le cap Tous les couples qui s’étreignent dans la rue ne se séparent pas et toutes les femmes minces ne divorcent pas. Néanmoins, ne nous laissons pas ébranler par des clichés, tels des flashs qui capturent la réalité sans la consistance qui la sous-tend. Nous ne savons tellement pas ce que vit chaque personne… Alors restez concentrée sur vous-même ! Gardez le cap vers vos objectifs ! Même si à Magazine I n°198
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Pose ta question, un rabbin répond !
Noter ses consommations de boissons à l’hôtel le Chabbath Une famille invitée dans un hôtel pendant Chabbath peut-elle commander des boissons en demandant à un serveur non-juif de les noter et de leur faire payer après Chabbath bien entendu ? Réponse de Binyamin Benhamou 1. Toute action interdite pour un Juif le Chabbath, il est interdit également de la demander à un non-juif le Chabbath, même si le non-juif n’en profite pas lui-même. 2. Si le patron de l’hôtel est juif et qu’il tire des bénéfices des boissons achetées dans cet hôtel, il est interdit de dire au non-juif d’inscrire le montant que la famille a commandé pendant Chabbath. Même si le non-juif le fait de lui-même, il faut l’en empêcher si ce sont le cahier et le stylo de son patron juif qu’il utilise (Halikhot Chabbath II p. 122, Michna Broura 276, 11). 3. Si l’hôtel et tout appartient à un non-juif et qu’aucun Juif n’en tire de bénéfice, il sera permis de faire la commande (puisque l’action interdite le Chabbath est faite par et pour le non-juif seulement et avec des objets lui appartenant) (Choul’han ‘Aroukh 307, 21).
Vaisselle en porcelaine, Tévila ? Faut-il faire tremper au Mikvé la vaisselle en porcelaine ? Réponse de Rav Emmanuel Bensimon Les ustensiles en argile (de même en bois, en plastique, en pierre) ne sont pas soumis à l’obligation de la Tévila. Toutefois, si leurs parois internes sont recouvertes de fer ou de verre, il faudra les tremper (Choul’han ‘Aroukh, Yoré Dé’a 120, 1), mais sans bénédiction selon le Rav ‘Ovadia Yossef (Halikhot ‘Olam 7 p. 261). La porcelaine étant composée d’argile, elle est dispensée de Tévila (Halikhot ‘Olam 7 p. 257). Cependant, certains grands décisionnaires (comme le Rav Mordékhaï Eliahou) affirment qu’aujourd’hui, la porcelaine est recouverte de verre et que nous devons donc faire la Tévila. Conclusion : Bien que d’après la stricte loi, il n’y a pas d’obligation de tremper au Mikvé la vaisselle en porcelaine, il est toutefois méritoire de le faire. Mais attention, bien entendu, sans bénédiction puisqu’il s’agit d’une discussion entre nos Maîtres.
Les 6 questions posées après la mort Quelles sont les six questions que D.ieu pose après la mort ? Réponse de Rav Avraham Garcia C’est une Guémara dans le traité de Chabbath 31a, où l’on nous enseigne que l’on questionne la personne. 1. As-tu fait ton commerce avec foi ? 2. As-tu fixé un temps d’étude ? 3. As-tu accompli la Mitsva de se procréer ? 4. As-tu espéré avoir la délivrance ? 5. As-tu raisonné avec sagesse ? 6. As-tu compris les choses par déduction ?
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Utiliser "Google Home" Chabbath J’ai pensé à l’achat d’un Google Home pour Chabbath. Son utilisation est toute simple, il suffit de dire "Dis Google", et l’on peut lui demander d’allumer la lumière, éteindre, et pleins d’autres fonctionnalités. Il y a un bouton qui permet de couper le micro, il n’y a pas de risque que l’on touche l’appareil, on peut lui dire moins fort ou plus fort sans toucher. Outre le fait que ce ne soit pas l’univers chabbatique, est-ce que son utilisation reste autorisée ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il est strictement interdit d’agir de la sorte. De la même manière qu’il est interdit de dire à un non-juif de réaliser un travail interdit, il est strictement interdit de s’adresser à Mr Google ou à tout autre appareil afin qu’il exécute un ordre quelconque. De nombreux décisionnaires pensent que la réalisation d’un travail interdit par le biais de la parole est une forme de travail parmi tant d’autres, et surtout de nos jours. D’ailleurs, Hachem a créé le monde à l’aide de Sa parole, uniquement (voir Béréchit 1, ver.3, 6, 9, 11, 14, 20, 24 ; Téhilim, 33, ver. 6 et 9 ; Pirké Avot, 5, 1). (Iguerot Moché, Yoré Dé’a, vol. 1, 173 ; fin de la réponse ; Yabi’a Omer, Yoré Dé’a, vol. 4, 20, 7-8 ; Réchaféha Richpé Ech, p. 18-27 ; Michna Broura 328, 143).
Faire la bise à la synagogue J’aurais voulu savoir si, au même titre que l’interdiction de parler à la synagogue, il y est interdit d’embrasser son ami(e) par respect ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Dans un Beth Haknesset, il est préférable de ne pas s’embrasser entre adultes (hommeshommes et femmes-femmes). Il en est de même s’il s’agit de la partie de la synagogue réservée aux femmes (Piské Techouvot 151, 1). Pour éviter qu’une personne ne se blesse, il est permis de l’embrasser. Dans certaines communautés, il est habituel d’embrasser la main ou le visage de celui qui monte au Séfer Torah ou tout simplement en signe de respect (Maguen Avot vol.1, p. 101 ; Or Létsion vol. 2, 45, 55 ; Yé’havé Da’at, vol. 4, 12 ; Arig Paz, p. 68, 76). On n’embrasse pas les enfants dans un Beth Haknesset (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm 98, fin de 1). Si cela est nécessaire pour que l’enfant cesse de pleurer ou pour faire disparaître son chagrin, cela est absolument permis.
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HISTOIRE A SUIVRE Chronique d’une famille presque comme les autres Chapitre 27 : Le départ de Laurence Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait découvrir les aventures passionnantes et intrigantes d’une famille… presque comme les autres ! Entre passé et présent, liens filiaux et Téchouva… Dans l’épisode précédent : Laurent se sent terriblement coupable de ce qui vient d’arriver à son père. Yossi, de ses sages paroles, tente de lui faire prendre conscience de son erreur. Une fois dans sa chambre, Laurent laisse libre cours à ses sanglots… Le lendemain, toute la famille eut la surprise de revoir Jojo qui les informa qu’Albert était sorti d’affaire. Autour d’un thé, tout le monde était réuni car elle avait quelque chose d’important à leur dire : “Écoutez mes enfants, les médecins ont dit qu’il fallait que votre père reste au repos total et forcé, en évitant la moindre contrariété, du moins toute la durée de sa convalescence. Bien évidemment, il lui est interdit de reprendre le travail afin de ne pas être trop surmené. Il doit rester 10 jours à l’hôpital. Le mieux, ce serait que je nous organise un voyage loin de Paris, de la maison. Peut-être en Bretagne ou à la Baule, mais il fait froid. Ce serait beaucoup mieux dans un endroit chaud.” Sans hésiter, Yossi et Myriam proposèrent chez eux. “Il n’y a pas mieux qu’Israël ! Surtout en cette période de l’année où il ne fait ni trop chaud, ni trop froid. – En Israël ? Cela peut être une idée. Je n’y avais pas pensé. Pourquoi pas… il faut que je regarde les hôtels avec pension complète, ce serait le mieux. – Les hôtels ? Ma Pitom (qu’est ce que vous racontez ?), avait renchérit Yossi. Il en est hors de question, vous venez chez nous ! – Il est évident que toi et papa vous venez chez nous ! Il n’y a même pas matière à discuter ! Ce qu’il faut à papa, c’est de la chaleur comme tu l’as dit, et non la froideur d’un hôtel ! – C’est très gentil à vous deux, je suis très touchée et Albert le serait aussi mais nous ne voulons pas nous imposer, vous avez déjà tellement à faire avec vos enfants et vos jobs. 28
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– Je vous promets Mme Elharrar que nous serions très heureux de vous avoir. – Et puis cela permettra à toi et à papa de faire meilleure connaissance avec les enfants. On a tellement de temps à rattraper.” Jojo était dubitative. Elle avait souvent entendu ses amies du même âge qu’elle se plaindre que leurs enfants les prenaient pour des babysitters ambulants alors qu’elles souhaitaient uniquement profiter de leur retraite. Bien évidemment, il lui était arrivé de garder les enfants de Yvan et Yaël mais ils étaient tellement protecteurs avec leur tribu qu’elle ne se sentait généralement pas assez à l’aise. En s’imaginant prendre dans les bras le petit Yonathan, aider sa fille avec Yokélé, discuter avec ‘Haïm et Aharon ainsi que la petite Rivka, le cœur de Jojo était déjà conquis. “Mais où allons-nous dormir ? – Ne t’en fais pas, les enfants seront ravis de se serrer un peu pour vous faire de la place. On vous donnera une chambre rien que pour vous. – Ah non, hors de question que je prenne la place de tes enfants. – Ne dites pas de bêtises ! Vous allez entendre par vous-même que cela ne les dérange pas. ‘Haïm, Aharon Rivka, venez ici.” Les enfants, qui étaient en train de jouer avec leurs cousins, obéirent aussitôt et vinrent près d’eux. “Dites-moi mes chéris, cela vous plairait que Savta et Sabba viennent à la maison pour quelque temps ?” Les enfants explosèrent de joie : “OUI !!! – Aharon, cela ne te dérangera pas de partager le canapé du salon avec ‘Haïm ? – Youpi ! Ça va faire comme si on est en camping ! – Je suis super content. – Très bien, les enfants. Alors il va falloir convaincre votre grand-mère parce qu’elle pense que cela va vous déranger.”
Rivka, qui d’habitude était assez réservée, sauta au cou de sa grand-mère et lui dit :
semaine et en suivant un régime strict, tout irait bien.
“Dis oui Savta ! Dis-oui ! Comme ça je te montrerai tous mes magasins préférés. Ceux où je vais avec maman.”
Soulagée, elle s’en alla de l’hôpital et appela un taxi pour se rendre à la gare. Avant de verser quelques larmes, elle repensa à la lettre qu’elle avait laissée sur le lit de la chambre d’hôtel :
À ces mots, Jojo se sentit tellement aimée qu’elle n’avait qu’une hâte : annoncer la nouvelle à son mari.
“Cher Laurent, Après ce qu’il s’est passé avec ton père, je ne souhaite pas qu’il arrive la même chose au mien. Depuis le début, nous savions que cette histoire allait être compliquée. J’aurai toujours une pensée pour toi. Bon rétablissement à ton papa. Je le fais pour nous deux. Ta place est auprès d’une femme un peu comme ta sœur et la mienne auprès de quelqu’un comme mes parents. Porte-toi bien et n’essaie pas de me contacter.”
Pendant que les choses se mettaient en place pour le rétablissement d’Albert, Laurence avait pris un taxi de bon matin pour aller rendre visite au père de son fiancé. La veille, elle avait été beaucoup plus touchée qu’elle ne l’aurait pensé. Elle s’était réveillée avec un sentiment de culpabilité qui lui pinçait le cœur. Elle n’avait rien dit à Laurent et après le petit-déjeuner, elle était remontée dans leur chambre pour prendre ses affaires. Lorsqu’elle avait vu M. Elharrar dormir paisiblement dans son lit, elle n’avait pas voulu le déranger. Elle était simplement partie demander au médecin de garde si tout allait bien. Il l’avait rassurée en lui expliquant qu’après une petite
Les lèvres tremblantes, elle s’engouffra dans le taxi en ayant la conviction qu’elle était une fille bien.
Déborah Malka-Cohen
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RECETTE Pavés de saumon à la marocaine Cette semaine, je vous propose l’excellente recette de pavés de saumon de mon amie Valérie Zermati. Un régal pour la table de Chabbath ! Pour 6 personnes
Difficulté : Facile
Temps de préparation : 55 min
Temps de cuisson : 30 min
Ingrédients 6 beaux pavés de saumon 5 gousses d’ail coupées en rondelles 1 poivron rouge coupé en lamelles 1 piment vert coupé en rondelles (facultatif) 1 cuil. à soupe de paprika marocain 1 cuil. à café de curcuma 1 cuil. à café de cumin 1 cuil. à soupe de concentré de tomates (ou
3 tomates séchées) ½ citron coupé en morceaux (ou 2 cuil. à soupe de citron beldi) ½ boîte de conserve de pois chiche (ou surgelés) 1 poignée de carottes jeunes surgelées (facultatif) ½ botte de coriandre frais, nettoyé et vérifié (ou garanti sans insecte) ½ verre d’huile d’olive 1 verre d’eau Sel & poivre 30
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Réalisation - Dans une grande sauteuse, faites revenir tous les ingrédients (sauf le poisson) avec l’huile d’olive pendant 5 minutes, tout en remuant. Versez ensuite le verre d’eau. - Couvrez et laissez cuire à petit feu pendant 30 min, jusqu’à ce que la sauce réduise. - Ajoutez alors dans la sauteuse les pavés de saumon, couvrez et laissez cuire à petit feu maximum 20 min. Bon appétit !
Murielle Benainous murielle_delicatesses_
LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues & un Rebus ! Ch’ha rentre de l’école, pensif. Sa maman lui demande :
Rebus
Par Chlomo Kessous
"Par quoi es-tu préoccupé, Ch’ha ? - J’étais en train de me dire que j’aurais préféré vivre au Moyen-âge." La maman de Ch’ha est intriguée : "Pourquoi dis-tu ça ? - Parce que j’aurais eu moins de leçons d’histoire à apprendre !"
Hachem dit sort de chez toi et va la où je te dirais
C’est l’histoire de Ch’ha qui annonce très fièrement à qui de droit : "J’ai battu tous les records ! J’ai terminé ce puzzle en une heure, alors que sur la boîte il y a marqué de 2 à 4 ans !"
Editions Prions pour la guérison complète de Sonia bat Gabrielle
Claude Emanuel ben Sonia
Aurelien ben Sonia
Nadine bat Margerite
David ben Hassiba
Avraham ben Rivka
Gérard Itshak ben Dolly Taïta Sultana
Johanna bat Berthe
Sarah Meirav bat Sheina Tsipora Reaya
Amram ben Beracha
Johanna Rachel bat Lia Liliane
Hava Esther bat Taita
Esther bat Zahra
Aziza bat Rahel
Chlomo 'Hay ben Guila
présente
A LA DÉCOUVERTE DU BETH HAMIKDACH
Le Beth Hamikdach, est le cœur de nos prières plus de deux millénaires pourtant après sa destruction. Pour autant, connaissonsnous vraiment l’histoire du Temple ? Quelle était son architecture, quels ustensiles étaient utilisés ? Grâce au pouvoir 116₪ de l’illustration, le lecteur ressentira en son for intérieur la perte immense du Beth Hamikdach. Ce livre vous accompagnera au quotidien dans vos responsabilités pour apporter votre pierre unique dans la refondation du troisième édifice, qui lui sera définitif
Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom
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Perle de la semaine par
"Aime la critique, car elle te ramène à ton juste rang..." (Rav Dov Beer de Loubavitch)