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Torah-Box Magazine n°198 France - Houkat

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BALAK U.E MICHNA BEROURA

CHABBATH CHEKHEM NUCLÉAIRE IRAK HERZOG TÉVILA PISKÉ TÉCHOUVOT

n°198 I 6 Juillet 2022 I 7 Tamouz 5782 I 'Houkat

M A G A Z I N E

Trois drones du 'Hezbollah abattus par Tsahal

Les épreuves de notre génération : la Émouna et les relations...

> p.8

> p.22

Pavés de saumon à la marocaine > p.30


Chaque jour tout au long de l'année Chaque jour, grâce à vous, ce sont des milliers de familles en difficulté qui sont soutenues, à travers tout le pays. Chaque jour, vos noms et vos requêtes seront retransmis aux Grands de la génération qui prieront pour vous.

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CALENDRIER DE LA SEMAINE 6 au 12 Juillet 2022 Mercredi 6 Juillet 7 Tamouz

Jeudi 7 Juillet Rav Eliahou Manni

Daf Hayomi Yébamot 121

Vendredi 8 Juillet

Michna Yomit Téroumot 5-4

Rav Yossef Chlomo Dayan Rav Yekoutiel Yehouda Halberstam (de Klausenburg)

Limoud au féminin n°270

Dimanche 10 Juillet Jeudi 7 Juillet 8 Tamouz

Vendredi 8 Juillet 9 Tamouz

Samedi 9 Juillet 10 Tamouz

Rav Tsvi Hirsch de Ziditchov

Daf Hayomi Yébamot 122

Lundi 11 Juillet

Michna Yomit Téroumot 5-6

Rabbénou Yaakov ben Acher Rav Eliahou Yossef Rivlin

Limoud au féminin n°271

Daf Hayomi Kétouvot 2 Michna Yomit Téroumot 5-8 Limoud au féminin n°272

Parachat 'Houkat Daf Hayomi Kétouvot 3 Michna Yomit Téroumot 6-1 Limoud au féminin n°273

Rav Yekoutiel Yehouda Halberstam

Horaires du Chabbath Dimanche 10 Juillet 11 Tamouz

Lundi 11 Juillet 12 Tamouz

Mardi 12 Juillet 13 Tamouz

Daf Hayomi Kétouvot 4 Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Entrée

21:36

21:13

21:02

21:13

Sortie

22:58

22:28

22:13

22:34

Michna Yomit Téroumot 6-3 Limoud au féminin n°274

Zmanim du 9 Juillet

Daf Hayomi Kétouvot 5 Michna Yomit Téroumot 6-5 Limoud au féminin n°275

Daf Hayomi Kétouvot 6 Michna Yomit Téroumot 7-1 Limoud au féminin n°276

Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Nets

05:57

06:00

06:07

05:37

Fin du Chéma (2)

09:56

09:52

09:55

09:35

'Hatsot

13:56

13:46

13:44

13:34

Chkia

21:54

21:31

21:20

21:31

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rav Yehonathan Gefen, Rav Emmanuel Boukobza, Déborah Sarah Cohen, Binyamin Benhamou, Rav Emmanuel Bensimon, Rav Avraham Garcia, Rav Gabriel Dayan, Déborah Malka-Cohen, Murielle Benainous - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com


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L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Au-dessus de l’entendement Parmihumain L’être les se distingue nombreuses des autres créatures parse la trouve parole Mitsvot de la Torah, (cf. Béréchit des 2, 7‘Houkim Onkelos). la catégorie : ce Celle-ci l’expression de sont desestcommandements son intelligence de lesasens. pensée, elle lui dont on ne peut et saisir La fameuse permetrousse, de communiquer avec prochain, vache Para Adouma, en son fait partie. En de formuler ses sentiments, de logique commercer. effet, sa procédure défie toute : ses cendres purifient personnes souillées, Cet "outil" qui a étéles donné à l’homme est en mais rendent impurs ceux qui de réalité à double tranchant : ons’occupent peut l’utiliser pour fairecedu bienChlomo autour Hamelekh, de soi (consoler préparer rituel. le plus les endeuillés, encourager en ont sage des hommes, déclaraitceux que qui le sens de besoin, la Sagesse, cette loienseigner lui échappait alors qu’iltransmettre parvenait à nos messages à nos enfants…), mais par des saisir les autres secrets de la Torah. propos vexants, humiliants, le mensonge et Rapportons d’autres exemples de ‘Houkim : la calomnie, on peut également causer des l’interdiction de consommer de la viande dommages irréversibles. C’est pourquoi cuite dans du lait, bien que les deux la Torah, à plusieurs reprises, nous met en aliments pris séparément sont permis en garde contre ces interdits qui se font par la eux-mêmes ; un vêtement tissé de fils de parole. laine et de lin n’est pas autorisé à être porté Le Rav Israël a révolutionné le alors qu’il est Méir tout àKagan fait permis d’en revêtir monde juif il y a plus d’une centaine d’années un constitué soit d’une matière soit d’une avec son fameux livre "’Hafets ‘Haïm" autre, sans mélange. (qui d’ailleurs est devenu son éponyme), Rachi, dans les sonlois commentaire, rapporte concernant sur la médisance. Il au nom dequ’on nos Sages quetransgresser les Nations 17 se y relevait pouvait moquent des Juifs justement de ces commandements négatifs età cause 14 positifs ‘Houkim, selon leur conception, acte avec unecar seule phrase malveillante.tout Depuis, religieux doit de s’inscrire une ont logique. par la lecture ce livre,dans les gens pris Et pourtant,decel’importance sont bien ces lois qui ne conscience de la parole et peuvent s’expliquer par ces l’entendement qui s’efforcent de respecter lois. sont la pierre angulaireencouragent de la religionl’étude juive. Beaucoup de Rabbanim Expliquons-nous. journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont approfondies dans les maisons d’étude Le fait que l’on comprenne le sens des (Beth Hamidrach), certains les étudient en commandements peut laisser un doute ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque quant à leur origine divine. En effet, un fauxannée sont prophète ne organisées va dicter àdes ses soirées adeptespour que grand public cours desquelles on ne éveille des actes quiau “s’entendent” afin de pas l’assistance à se renforcer dans cededomaine, éveiller de méfiance. La présence ‘Houkim particulièrement à l’approche dans le judaïsme indique que Celuide quiTich’a est à Béav. On sait en effet que le second Temple l’origine de ces Mitsvot n’a jamais cherché à fut détruit àou cause de la haine gratuite, dont convaincre à obtenir des adhérents. En l’unesides est le Lachon Hara’ (la fait, les expressions Nations se moquent des Bné Israël médisance). au sujet des ‘Houkim, c’est parce que leur Un autre nous humaine permettant propre cultemoyen est d’origine et ils de ne contrôlerconcevoir ce qui sort de notreque bouche, peuvent le judaïsme selon est leoptique Ta’anit imparfaite. Dibour, le jeûne de la parole. leur Lorsqu’on passe toute une journée à Plus profondément, si le judaïsme était s’abstenir totalement de parler, on réalise à uniquement constitué d’ordonnances

quel point, sans s’en rendre compte, intelligibles par même le cerveau humain, D.ieu il est facile de lancer unemême plaisanterie Se positionnerait ainsi au niveau vexante, raconter un Lachon Hara’ que Ses de créatures, en"petit" l’occurrence que ou se moquer d’un défaut d’un les hommes. Ce serait la porte confrère. ouverte Ce self-control que nous impose le Ta’anit aux critiques, modifications et remises en Dibour nous permet de réfléchir question de tout genre. En imposantavant des d’ouvrir dont la bouche deremettre s’assureren qu’il ne ‘Houkim on ne et peut cause s’agit pas de paroles désobligeantes. le bien-fondé, l’Eternel apprend à l’homme Il Lui est faire vrai qu’il est difficile prendre sur à confiance et à sedelaisser guider soi Lui. un tel engagement à titre individuel, par surtout quand on se trouve dans un De manière générale, nul ne peut prétendre entourage professionnel qui ne nous le dans ce monde comprendre le sens et la permet pas. destinée humaine. Nous ne représentons C’est pourquoi beaucoup de communautés qu’un faible élément parmi des millions organisent un jeune de la d’autres, placé dans un lieuparole et unecollectif, époque à la synagogue ou dans une salle de fête, très restreints, pour pouvoir aspirer à saisir avec au programme des cours de Torah les desseins de D.ieu. Afin de L’accepter de différents intervenants, la lecture comme notre Maître absolu, Hachem nous du livre des Téhilim, le tout dans une a ordonné deux catégories de Mitsvot : ambiance conviviale, repas et boissons celles que l’on comprend, afin de percevoir assurés. L’un des pionniers de ces réunions Sa science, Sa bonté Sa droiture et les communautaires fut leetgrand rabbin ;Yossef ‘Houkim, grâce auxquels Il àS’affirme Sitruk quand il était encore Marseilleauet dessus l’esprit s’est humain afin d’obtenir depuis, de l’initiative étendue un peu notre obéissance, indispensable dans notre partout. relationnel avec Lui. On a l’habitude de choisir un des jours de Cette réflexion nousséparant amène directement Chovavim (semaines la Parachat à notrede celle propre rapport avec Chemot de Michpatim) car on notre a une progéniture. Un kabbaliste père qui les’applique à tradition du grand Arizal selon toujours expliquer sa conduite à ses enfants laquelle ces jours sont opportuns à réparer les fautes de rebelles l’attribut et du des Yessod – c’esten fera des personnes à-dire ce quipsychologiquement, un rapport avec la semence perturbées car un masculine – or de le se Ta’anit Dibour équivaut à jeune a besoin sentir rassuré par une 84 jeûnesparentale de la nourriture autorité qui le ! guide dans les dédales de ce C’est pourquoi il est En France, le monde. jour propice est dimanche nécessaire deletemps à autre savoiretdire puisque tout monde est endecongé on fait d’une pierre coups : tout d’abord? un “non” ferme sans3justificatif : “Pourquoi on accomplit la Mitsva en soiainsi, du jeûne Parce que papa en a décidé pointde !”. la parole, d’autre part on pour transforme le Cette réponse est apaisante un enfant dimanche, jourde triste et oisif, un moment et lui permet grandir avecenassurance et d’élévation. confiance enDe lui.plus, on se déconnecte de la dépendance au portable, chose difficile à En fait, les défis à relever à travers notre réaliser dans un contexte normal. rôle de parents nous permettent très Faites l’expérience Ta’anit Dibour et vous souvent de mieuxdu comprendre comment attendrez avec impatience le rendez-vous notre Créateur agit envers nous. En voici là de l’année prochaine ! une belle illustration. La Rédaction Torah-Box Magazine Rav Daniel Scemama Magazine I n°198

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ACTUALITÉ 5.500 unités offertes au rabais pour le second tour de la loterie du logement en Israël Le deuxième tour du nouveau projet de loterie de logement en Israël est lancé cette semaine ; les acheteurs potentiels se sont empressés de finaliser leur inscription pour avoir une chance de devenir propriétaire de l’une des 5.500 unités de logement à un taux réduit de 20 % par rapport à la valeur du marché

dans le cadre du programme "Prix cible" (Mé'hir Matara). Ce lot sera constitué de 25 projets de construction qui seront réalisés au cours des prochaines années à Jérusalem, Netanya, Sdérot, Roch Ha'ayin, Beth Chemech, Achkélon, Ramat Gan, Eilat, Achdod, El'ad, 'Haïfa, Nazareth, 'Arad et Mitspé Ramon.

Nucléaire : Les Etats-Unis "déçus" des négociations avec l’Iran Les Etats-Unis se sont dits mercredi "déçus" l’accord sur le nucléaire iranien conclu en des négociations avec l’Iran sur le nucléaire 2015 et à ramener l’Iran au respect intégral entamées par l'intermédiaire de l'UE depuis de ses engagements. "L’Iran a soulevé des mardi à Doha, où "aucun progrès n’a été points qui n’ont aucun lien avec l'accord et ne fait" selon Washington, qui estime ce semble pas prêt à prendre la décision ferme cycle d’échanges "achevé". Les discussions de savoir s’ils veulent faire revivre l’accord ouvertes en avril 2021 à Vienne étaient ou l’enterrer", a déclaré un porte-parole du destinées à réintégrer les Etats-Unis à département d’Etat américain.

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Chekhem : Les violences palestiniennes contre les pèlerins et l'armée font 3 blessés, dont un commandant de Tsahal

Sans baccalauréat ni expérience militaire, Yaïr Lapid prend ses fonctions à la place de Naftali Benett

Des hommes armés palestiniens ont ouvert le feu lors d'affrontements avec les troupes de Tsahal qui assuraient la sécurité de fidèles venus se recueillir sur le site du tombeau de Yossef Hatsadik, dont c'était la Hiloula jeudi dernier, blessant légèrement au moins trois Israéliens dont un commandant de Tsahal. Les affrontements ont éclaté alors que des centaines de fidèles juifs sous escorte militaire étaient venus pour prier sur le mausolée situé dans la banlieue de Chekhem.

Yaïr Lapid, ancienne star du monde des médias et homme politique ouvertement affilié au mouvement réformé, est officiellement devenu le 14ème Premier ministre d'Israël vendredi à minuit.

Selon l’armée israélienne, des Palestiniens armés ont procédé à des "tirs massifs" sur le site.

Des

Son mandat à la tête du pays sera court puisqu'il prend la tête d'un gouvernement intérimaire jusqu'aux nouvelles élections prévues le 1er novembre prochain. "Même si nous allons aux élections dans quelques mois, les défis auxquels nous sommes confrontés n'attendront pas. Nous devons nous attaquer au coût de la vie, mener campagne contre l'Iran, le 'Hamas et le 'Hezbollah, et nous opposer aux forces qui menacent de transformer Israël en un pays non démocratique", a-t-il affirmé.

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ACTUALITÉ Israël : Hausse drastique du prix de l'énergie Dans un contexte de hausse constante du coût de la vie depuis que la coalition menée par Naftali Benett dirige le pays, une nouvelle augmentation va venir s'ajouter à celles déjà encaissées par les consommateurs : le prix de l'électricité. Dimanche, l'Autorité de l'Energie devait se réunir pour voter une augmentation allant

de 10 à 15% du prix de l'électricité pour le consommateur. En février, le prix de l'énergie avait déjà augmenté de 4%. Cette nouvelle hausse vient s'ajouter à celle des logements, du carburant, de l'eau et des produits laitiers, en plus des nouveaux impôts instaurés par le Trésor israélien visant principalement les couches sociales défavorisées.

Trois drones du 'Hezbollah abattus par Tsahal alors qu'ils faisaient route vers la plateforme gazière Karich Selon l'enquête Tsahal a intercepté trois drones du 'Hezbollah préliminaire menée par au-dessus de la mer l'armée israélienne, les Méditerranée, alors qu'ils drones n'étaient pas faisaient route vers les eaux israéliennes. armés et ne constituaient donc pas une menace réelle. Ils auraient été lancés par Les drones ont été identifiés à un stade le groupe terroriste afin de survoler la précoce par Tsahal et interceptés au point plateforme gazière de Karich à des fins de opérationnel le plus approprié par un avion de chasse et un navire lance-missiles. propagande.

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Le 'Hamas publie des images d’un captif israélien sous oxygène Le 'Hamas a publié mardi une vidéo d’Hicham Al-Sayed, l’un des deux Israéliens détenus par le groupe terroriste dans la bande de Gaza, portant un masque à oxygène, indiquant une "détérioration de son état de santé". Il s'agit des premières images de l'otage bédouin depuis des années. Le cabinet de Naftali Benett a qualifié la décision du groupe terroriste de diffuser ces images dans l'espoir d'un éventuel échange de prisonniers avec Israël "d’acte désespéré et odieux", tandis que Benny Gantz a évoqué une "tentative d’extorsion". Aussi bien AlSayed que Mengistu, les deux otages aux mains du 'Hamas, souffrent de troubles mentaux et nécessitent des soins continus.

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Israël : Un patient de 107 ans se voit greffer un pacemaker ! Kaisi Mou'hamad, un homme âgé de 107 ans (!), généralement en bonne santé et autonome, a été admis à l'hôpital Hillel Yaffé de 'Hadéra la semaine passée pour une bradycardie accompagnée d'une extrême faiblesse. L'équipe médicale lui a fait subir une série d'examens au terme desquels elle a décidé de lui implanter un pacemaker. Dr Marc Kaztsker, qui dirige le service de pacemakers du centre hospitalier et a dirigé l'équipe qui a effectué l'intervention, a déclaré : "Malgré l'âge de notre patient, nous avons décidé de procéder à l'intervention, qui est une réussite. Kaisi reste en surveillance et sera libéré sous quelques jours".

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ACTUALITÉ Suite aux pressions, l'AP accepte de remettre aux USA la balle qui a tué Abou Akleh pour enquête L’AP a annoncé samedi soir avoir remis la balle à l’origine de la mort de Chirin Abou Akleh, la journaliste d’AlJazeera morte lors d'échanges de tirs entre Israéliens et Palestiniens à Djénine le mois dernier, aux responsables américains pour une analyse balistique qui L'UE renouvelle le financement de deux groupes palestiniens accusés par Israël de soutenir le terrorisme L'Union européenne a informé mardi une organisation palestinienne, accusée depuis longtemps par Israël de financer le terrorisme, que le financement de l'UE au groupe reprendrait bientôt après qu'une enquête de Bruxelles "n'a trouvé aucune preuve d'irrégularités". Bruxelles avait suspendu son financement à l'organisation Al-'Hak en mai 2021 après des années d'accusations israéliennes selon lesquelles le groupe était contrôlé par le Front populaire de libération de la Palestine, qui est lui reconnu comme un groupe terroriste.

sera potentiellement décisive. De leur côté, les États-Unis avaient vivement recommandé à Ramallah de partager les résultats de ses investigations avec Israël de manière à pouvoir réellement déterminer les responsabilités dans le décès de la journaliste. Irak : Le président refuse de valider la loi criminalisant la normalisation avec Israël Le président irakien Braham Sala'h a refusé, la semaine passée, de signer la loi criminalisant toute normalisation avec Israël. La législation, qui prévoit l'emprisonnement à vie et même la peine de mort pour ses contrevenants, avait été approuvée par 275 députés votant en sa faveur dans l'assemblée de 329 sièges. L'influent religieux chiite Mouktada AlSadr, dont le parti a remporté le plus grand nombre de sièges aux élections législatives irakiennes de l'année dernière, s'est fortement offusqué de ce dénouement inattendu : "Dommage que celui qui prétend être le président d'Irak refuse de valider la loi", a-t-il déclaré, furieux.

Arrestation d’un Palestinien responsable d'une tentative d'attaque au couteau à Jérusalem Un Palestinien a été arrêté mardi soir sur le mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem après avoir tenté de poignarder des officiers avant de prendre la fuite, a indiqué la police israélienne. Les forces de l'ordre ont fermé les entrées du mont du Temple et d’autres quartiers

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de la Vieille Ville immédiatement après que le suspect, un résident de la région de Bethléem âgé d’une vingtaine d’années, s’est enfui suite à sa tentative d’attaquer au couteau des policiers stationnés devant l’une des portes. Aucun officier n’a heureusement été blessé lors de cette tentative d’agression.


Israël : Alibaba s'apprête à fermer son centre et à licencier des dizaines d'employés

Le président Herzog a rencontré le roi Abdallah de Jordanie à son palais

Le géant chinois du e-commerce Alibaba, implanté en Israël depuis 2017, a annoncé dans un communiqué fermer son centre de développement situé à Herzliya, laissant ainsi sur la touche des dizaines d'employés, dont une cinquantaine d'ingénieurs spécialisés en intelligence artificielle.

Le Président Its'hak Herzog a rencontré le roi Abdallah de Jordanie la semaine passée, a annoncé le cabinet du Président mercredi, en prévision de la visite du Président américain Joe Biden dans la région. La visite de Herzog au Palais royal, lundi, a porté sur "les développements diplomatiques dans la région", selon un communiqué du porte-parole du président. Les relations avec la Jordanie ces derniers mois ont été marquées par des tensions qui ont éclaté pendant le mois de Ramadan, suite aux violences arabes et palestiniennes.

La société a fourni peu d'explications mais les experts admettent que cette démarche est à inscrire dans un contexte de diminution globale des activités de la société à l'international. En début d'année, la directrice du centre Lihi Tselnik avait déjà annoncé sa démission, suivie par Itamar Friedman, chef du projet Alibaba Israël. Allemagne : Plus de 2.700 incidents antisémites signalés en 2021 Un groupe de suivi de l'antisémitisme en Allemagne affirme avoir recensé plus de 2.700 incidents à caractère antisémite dans le pays en 2021, dont 63 attaques et 6 cas de violence extrême, a rapporté l'Associated Press. Le commissaire du gouvernement allemand à la lutte contre l'antisémitisme, Felix Klein, a qualifié le nombre d'incidents - plus de sept par jour - "d'effrayant", mais a affirmé également que "dans le même temps, chacun des incidents signalés est aussi une étape vers la réduction de ces chiffres inquiétants."

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ACTUALITÉ L'Ukraine accuse la Russie d'avoir tiré des bombes au phosphore sur l'île des Serpents Le chef d'État major de l'Ukraine a accusé la Russie d'avoir tiré deux bombes au phosphore sur l'Île des Serpents, dont elle s'est retirée jeudi. Plus tôt dans la journée, au moins 21 personnes ont été tuées lors de frappes sur des immeubles de la région d'Odessa, dans

le sud de l'Ukraine. La veille, l'armée russe avait indiqué s'être retirée de l'île "en signe de bonne volonté", après avoir "atteint" les "objectifs fixés". "La seule chose dans laquelle l'ennemi est cohérent est sa précision constante de frapper", a fustigé Valeriï Zaloujniï, le commandant en chef ukrainien.

Un léger séisme ressenti dans le Nord d'Israël Un séisme de faible magnitude (3,1 sur l'échelle de Richter) a secoué le Nord d’Israël mercredi soir dernier. Cette région a connu plusieurs secousses similaires ces derniers mois. Les habitants du Nord du pays ont ressenti les tremblements, mais aucun blessé ni dommage n’a été signalé. Le

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Service géologique d’Israël a précisé que l’épicentre se trouvait à 13 kilomètres au nord-est de Beth Chéan, à la frontière avec la Jordanie. Selon le commandement militaire du front intérieur, le système d’alerte n’a pas été déclenché car le tremblement de terre ne présentait pas de danger. Elyssia Boukobza


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

‘Houkat : Ne pas contrôler les naissances, c’est aimer la vie Le Kli Yakar explique que Myriam excellait de par ses actes de bonté. Grâce à cette qualité, elle mérita d’être à l’origine du puits qui alimenta le peuple en eau, l’élément le plus indispensable à la survie de l’homme !

Dans la Paracha de ‘Houkat, la Torah nous informe du décès de la vertueuse Myriam. Immédiatement après, on nous annonce que plus personne n’avait d’eau à boire. La Guémara en déduit que le puits qui approvisionnait le peuple juif en eau dans le désert se maintenait par le mérite de Myriam (Ta’anit 9a). Quel lien existe-t-il entre Myriam et l’eau qui fit vivre les Bné Israël pendant quarante ans ? La plus grande "génératrice" de vie Le Kli Yakar explique que Myriam excellait de par ses actes de bonté. Grâce à cette qualité,

elle mérita d’être à l’origine du puits qui alimenta le peuple en eau (appelé d’ailleurs Béer Myriam), l’élément le plus indispensable à la survie de l’homme. La bonté de Myriam était particulièrement axée sur le sauvetage et le maintien des vies juives. Cette qualité s’exprima dès son plus jeune âge. Le Midrach nous raconte qu’à la suite du décret de Pharaon qui voulait tuer tout nouveau-né mâle, le père de Myriam, ‘Amram, décida de se séparer de sa femme afin d’éviter la mort inévitable d’un futur fils. ‘Amram étant le chef du peuple juif, les autres hommes suivirent

Supplément spécial Chabbath I n°198

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donc son exemple et se séparèrent de leurs femmes. La jeune Myriam, âgée de 5 ans, réprimanda son père : "Ton décret est plus sévère que celui de Pharaon, car ce dernier concerne les garçons tandis que le tien s’applique aux garçons et aux filles !", dit-elle. ‘Amram accepta le reproche, se remaria avec Yokhéved et tous les hommes en firent de même. Ainsi, Myriam fut la plus grande "génératrice" de vie. Sans elle, de nombreux enfants juifs ne seraient jamais nés. Moché Rabbénou n’aurait certainement pas existé. Myriam porte d’ailleurs un autre nom dans Divré Hayamim, celui d’Efrat (dont la racine est ‫ פרו‬qui signifie "fructueux, productif"), parce que "le peuple d’Israël se multiplia grâce à elle" (Chemot Rabba 1, 13). Prenons pour autre exemple de ses efforts pour sauver des vies, son refus courageux d’obéir à Pharaon qui lui avait ordonné de tuer les nouveau-nés mâles. La Torah lui donne un autre nom, celui de Pou’a (‫)פועה‬, mot apparenté à ‫נופעת‬, car "elle donnait du vin et faisait revivre (‫ )מפיעה‬les bébés que l’on croyait morts". Nous avons donc vu que la grandeur de Myriam résidait dans son incroyable bonté, en particulier concernant la vie. C’est pourquoi le Béer Myriam (le puits de Myriam) ravivait le peuple juif par son mérite. Elle risqua sa vie pour donner vie aux autres, et elle en fut récompensée par l’eau miraculeuse qui fit vivre le peuple juif dans le désert pendant quarante ans. La valeur inestimable de la vie L’appréciation de la vie qu’avait Myriam est d’autant plus remarquable, compte tenu le milieu dans lequel elle naquit. Le Yalkout Chim’oni nous informe que son nom est apparenté au mot Mar, qui signifie "amer", parce qu’au moment de sa naissance, les Égyptiens envenimèrent la vie des Bné Israël (Yalkout Chim’oni, Chémot, 165). Nous savons que dans le judaïsme, le nom d’une personne ou d’une chose est très évocateur quant à son essence. Évidemment, le fait que 14

Myriam naquit à une époque si difficile de l’Histoire joua un rôle central sur son avenir. Elle aurait pu devenir amère, triste et insatisfaite du contexte de sa naissance. On aurait pu comprendre un manque d’enthousiasme et d’amour de la vie, étant donné la douleur et les souffrances que cette dernière semblait offrir. Pourtant, la réaction opposée qu’elle eut nous montre un autre aspect de sa grandeur. Elle reconnut la valeur intrinsèque de la vie et resta confiante en Hachem qui allait sauver le peuple juif de cette misérable situation. C’est cet optimisme continu qui lui permit de convaincre ses parents de se remarier, et qui permit la naissance du sauveur du peuple juif, Moché Rabbénou. "Trop" d’enfants ? Nous pouvons tirer une leçon très importante du comportement de Myriam, dans la société actuelle. De plus en plus de personnes pensent qu’il est mauvais de mettre "trop" d’enfants au monde, vu les difficultés et les souffrances qui nous entourent. Selon les adeptes de cette conception, la vie n’a pas de valeur en soi, mais elle dépend de la "satisfaction" que l’on en tire. Étant donné les nombreux défis rencontrés dans ce monde, comme la situation économique difficile, ces personnes pensent qu’il ne convient pas d’avoir une bouche supplémentaire à nourrir. Inutile de dire que cette façon de penser est diamétralement opposée à l’approche de la Torah, personnifiée par Myriam. Pour cette dernière, la vie a une valeur inestimable. Ainsi, les situations les plus horribles ne justifiaient pas la limitation des naissances. Puissions-nous apprendre de l’appréciation de la vie qu’avait Myriam et émuler ses accomplissements en insufflant la vie dans le monde !

Magazine I n°198 Supplément spécial Chabbath I n°198

Rav Yehonathan Gefen


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Parachat ‘Houkat

Chapitre 19, verset 3

•

précède la question

• La réponse est sur fond de couleur •

les indices précédés d‘une bulle

•

Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.

Ce Passouk raconte qu’après avoir vérifié que la vache rousse n’avait aucun défaut, on lui faisait la Ché’hita. Le Targoum Yonathan ben Ouziel dit qu’ensuite, on vérifiait à l’intérieur si cette vache ne correspondait pas à l’un des dix-huit cas où un animal est Tarèf (non-Cachère). Pour les étudiants en Torah, ce commentaire est très étonnant. Car ceux qui ont étudié le traité ‘Houlin savent qu’à la page 11, on explique qu’on ne vérifiait pas l’intérieur de la vache rousse, parce qu’elle était entièrement brûlée. Et on se basait sur le principe de “ROV” (selon lequel la majorité des vaches sont Cachères), puisqu’il était impossible de vérifier l’intérieur de l’animal. L’auteur du Séfer Mayana Chel Torah dit au nom de son maître, Rav Michaël Cohen, que l’explication du Targoum Yonathan ben Ouziel que nous avons rapportée concerne la vache rousse qui a été faite dans le désert, lorsque les Bné Israël étaient entourés des nuées de gloire. Suite page suivante

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C’est avec ces dernières qu’on vérifiait l’intérieur de l’animal (car elles étaient comme une radiographie ou un scanner qui permet de voir l’intérieur d’un corps, et même les endroits les plus obscurs).

Par contre, par la suite, lorsqu’il n’y avait plus les nuées de gloire, on n’avait plus la possibilité de vérifier l’intérieur de la bête. On se basait donc sur le principe qui dit que la plupart des vaches sont Cachères.

Choul’han ‘Aroukh, chapitre 110, Halakha 7

Le Choul’han ‘Aroukh dit qu’on ne dit Téfilat Hadérèkh qu’après avoir commencé la route. Le Michna Beroura explique qu’on ne peut pas dire Téfilat Hadérèkh chez soi, ou lorsqu’on est encore à l’intérieur de la ville où on habite, même si on a tout préparé pour en sortir. Car tant qu’on y est, on risque de changer d’avis. De décider, finalement, de ne pas voyager maintenant. Et d’entraîner, par conséquent, que la Brakha qu’on a faite en disant Téfilat Hadérèkh ait été dite Lévatala (en vain). Le Michna Beroura cite l’opinion du Taz qui permet de dire Téfilat Hadérèkh tant qu’on est encore dans la ville, si notre intention de voyager ensuite est ferme et définitive, et qu’on a tout préparé pour cela ; car il n’y a alors aucune raison de changer d’avis. Il cite ensuite les décisionnaires qui ne sont pas d’accord avec le Taz, et qui disent qu’il faut a priori faire comme ce que le Choul’han ‘Aroukh a dit : attendre d’être sorti

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de la ville pour faire Téfilat Hadérèkh. Ils reconnaissent cependant qu’a posteriori, si on a dû dire Téfilat Hadérèkh lorsqu’on était encore dans la ville (parce que, par exemple, on préfère la dire chez soi dans un livre de prière), on peut s’appuyer sur l’opinion du Taz qui permet de dire Téfilat Hadérèkh lorsqu’on est encore dans la ville. Le Michna Beroura dit que l’exigence d’attendre de sortir de la ville pour faire Téfilat Hadérèkh ne concerne que le début du voyage. Mais si on a déjà commencé à voyager et qu’on fait une halte (dans un hôtel pour y passer la nuit, par exemple), on pourra, avant de reprendre la route, dire la Téfilat Hadérèkh dans la ville où on se trouve, puisqu’il n’y a alors plus de risque qu’on renonce à voyager.

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Pirké Avot, chapitre 5, Michna 22

Michna

Dans cette Michna, Ben Bag Bag dit qu’on peut indéfiniment “remuer la Torah”, “la retourner dans tous les sens”, la lire et la relire. Car tout se trouve en elle : toutes les sagesses, toutes les merveilles du monde. Et plus on l’étudie, plus on y découvre des enseignements merveilleux.

À ce sujet, on raconte que le Gaon Rav Baroukh Ta’am a consulté tous les livres de Torah possibles et imaginables. Ils les a non seulement tous lus, mais aussi tous commentés ! Y compris le livre Tsééna Ouréna, que la plupart des Talmidé ‘Hakhamim ne consultent pas, car il est assez simple, et destiné aux femmes. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il a consulté ce livre, il a répondu qu’une fois, il a entendu sa femme y lire (dans le passage de Parachat Chémot qui raconte que Tsipora, la femme de Moché Rabbénou, a pris une pierre pour faire la Brit-Mila de son second fils Eliézer, que Moché Rabbénou n’avait pas encore circoncis) qu’un Midrach explique qu’à l’époque, on faisait la Brit-Mila avec une pierre, mais que maintenant, on fait la BritMila avec une lame en fer. Le Midrach explique ce changement en racontant que lorsque David a combattu le géant Goliath, il a voulu lui

lancer des pierres sur le front, pour le faire tomber. Mais Goliath avait un casque en fer… Pourtant, David a lancé les pierres, qui ont traversé le casque de Goliath, et Goliath est tombé. Car l’ange qui veille sur les pierres s’est adressé à celui qui veille sur le fer, et lui a dit : “Laisse passer la pierre à travers le casque de fer de Goliath, pour permettre à David de vaincre ce dernier. Et en échange de cela, je m’engage à ce que les Juifs fassent la Brit-Mila avec du fer, et pas de la pierre.” Lorsque le Rav Baroukh Taam a entendu sa femme lire cette explication, il en a été très étonné, car il ne l’avait jamais entendue ! Il s’est donc dépêché de la chercher dans le Midrach, l’a effectivement trouvée et s’est donc rendu compte que même un livre de Torah simple pouvait contenir de formidables explications. Il l’a donc étudié, puis commenté.

Michlé, chapitre 20, verset 13

Kétouvim

Dans ce Passouk, le roi Chlomo déclare : “N’aime pas le sommeil, de peur que tu t’appauvrisses. Ouvre tes yeux, et rassasie-toi de pain.”

Hagiographes

Le roi Chlomo connaît les dégâts que peut provoquer un sommeil prolongé. Car non seulement, pendant ce sommeil, on ne fait pas d’activité ; mais on interrompt aussi ce qu’on a commencé. Et on entame ainsi des dizaines de projets sans les terminer. Car l’amour du sommeil entraîne à ne pas aller jusqu’au bout de ces projets. Par contre, en “ouvrant les yeux”, en luttant contre le sommeil, on peut aller jusqu’au bout de nos projets, avoir un bénéfice de ce qu’on entreprend ; manger tranquillement notre pain, et être rassasié. Le Malbim remarque que le Passouk ne dit pas “Péta’h ‘Énékha (ouvre tes yeux)» mais “Péka’h ‘Énékha (sois intelligent avec tes yeux).” Il ne nous dit donc pas, simplement, d’ouvrir nos yeux physiques. Il nous dit aussi d’ouvrir nos yeux spirituels. De ne pas se contenter d’avoir les yeux ouverts, et de voir le monde matériel. D’être intelligent, et de voir au-delà des

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apparences. De voir la spiritualité dans ce monde. De voir Hachem dans ce monde. C’est alors que l’on sera vraiment heureux ; car non seulement notre corps sera rassasié, mais même notre âme. D’après cette explication, le début du Passouk ne désigne pas seulement le sommeil physique, mais même le sommeil spirituel. Celui d’une personne qui, bien qu’ayant physiquement les yeux ouverts, préfère “dormir”, les fermer, lorsqu’il s’agit de voir les valeurs spirituelles. Le roi Chlomo dit que cette personne finira sa vie dans la pauvreté. Pas forcément matérielle, mais spirituelle. C’est pourquoi le Métsoudat David explique que lorsque le Passouk dit qu’à force de dormir, cette personne sera pauvre, il parle aussi de pauvreté en Torah. Même lorsqu’on a accumulé des richesses matérielles, on peut être très pauvre intérieurement, spirituellement ; et donc très triste…

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Celui qui deviendra plus tard le célèbre Tsadik de Jérusalem, Rav Arié Lévine était, depuis son jeune âge, un étudiant en Torah très brillant. Question

À l’âge de 16 ans, il faisait partie des meilleurs élèves de la Yéchiva de Sloutsk. Il connaissait par cœur tout le traité de Nachim, avec la Guemara, le Rachi et le Tossefot. Puis il est allé à la Yéchiva de Loutsk, dirigée par le Gaon Rabbi Baroukh Ber de Kaménits.

Celui-ci l’a tout de suite repéré. Il a vu en lui un assemblement parfait de connaissances en Torah et de bon caractère. Il est allé jusqu’à lui proposer d’étudier en tête-à-tête avec lui. C’était un privilège extraordinaire, et cela a étonné tous les autres élèves. Après un an d’étude avec le directeur de la Yéchiva, le jeune Arié Lévine a exprimé son désir de quitter cette Yéchiva pour rejoindre celle de Volozhin. Rav Baroukh Ber a été très choqué de cette demande, et n’a pas caché son mécontentement. Le jeune Arié Lévine est quand même parti et, quelques années plus tard, il a raconté : “J’ai senti que le mécontentement de mon Rav a eu des

Chmirat Halachone

conséquences sur ma vie, puisque j’ai alors vécu des événements difficiles. Mais je ne pouvais pas faire autrement que de m’en aller.”

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi, il a répondu : “L’homme qui m’hébergeait avait repéré mon niveau intellectuel. Et chaque jour, il insistait pour que j’étudie les matières scientifiques, pour devenir ensuite un grand professeur. J’ai donc eu peur de céder finalement à cette pression. C’est pourquoi je suis parti.” Et lorsqu’on lui a demandé pourquoi il n’a pas raconté cela à son Rav, sa réponse a été extraordinaire : “Si je le lui avais raconté, il aurait retourné sa colère contre mon hôte, et pas contre moi. Et ce serait lui, et pas moi, qui aurait souffert Qu’en penses-tu ? de ce que j’ai traversé. Comment aurais-je A pu lui faire cela, alors que, pendant une année, o t i il !m’a logé et nourri ? J’ai donc préféré ne pas en parler, et dire simplement que je quittais la Yéchiva. Car je voulais absolument ne pas être ingrat.”

Réponse

Le Or’hot Tsadikim nous enseigne : “La haine nous pousse à parler négativement même des actions positives d’autrui.” (Or’hot Tsadikim, sixième porte)

en histoire

Le Cas de la semaine

Question

Réouven tient des propos dénigrants sur Gad en sa présence, auprès de Chimon. Gad sourit et garde le silence. Chimon peutil accorder de l’importance aux paroles de Réouven ?

Réponse

Chimon n’a pas le droit de croire les propos dénigrants tenus par Réouven sur Gad, en sa présence. Le fait que Gad garde le silence et ne nie pas les faits qui lui sont reprochés ne retire rien à l’interdiction de croire du Lachone Hara’. Responsable de la publication : David Choukroun

Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moché Smietanski, Alexandre Rosemblum

+972 54 679 75 77

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spécial Chabbath I n°198 ‘HoukatSupplément - n°130

Retranscription : Léa Marciano

avotoubanim@torah-box.com

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Une leçon mémorable "Peux-tu lire ce chiffre ?" me demanda le vieil homme, retroussant sa manche pour révéler un numéro tatoué sur son avant-bras. "Hitler m’a affecté ce numéro, et toi, tu poursuis son travail !"

J’étudiais dans une prestigieuse Yéchiva fréquentée par les meilleurs Ba’hourim du pays. La première année, nous étions plus de 100, tous triés sur le volet, dotés d’esprits vifs et de la faculté à étudier de longues heures sans distraction. Quant à moi, je voulais non seulement étudier, mais aussi briller. Je voulais que mes compagnons me remarquent et faire partie de la crème de la crème de la meilleure Yéchiva du pays. Terriblement… moyen ! Si en Yéchiva Kétana, j’avais été un génie incontesté, ici beaucoup me dépassaient en connaissances, en profondeur et en assiduité. Je n’étais pas à la traîne, mais j’étais encore loin des premiers. Plutôt que de désespérer, je récitai de longues prières avec intensité. J’étais très méticuleux sur Nétilat Yadayim et le Birkat Hamazon. Mais même dans ces domaines, je découvris que personne ne me remarquait. Je me sentis perdu dans cette foule géante. Au lieu de l’étoile brillante que j’avais toujours été, je me sentais réduit à un simple numéro. Ni bon, ni mauvais, mais terriblement moyen. Incapable de le supporter, je décidai de fréquenter les garçons plus cools, ceux qui passaient les

heures d’étude dans le Beth Hamidrach, mais qui savaient s’amuser pendant leur temps libre. Je me retrouvai à les fréquenter, mais là non plus, je ne me démarquai pas particulièrement. Certains étaient des comédiens de nature, d’autres possédaient des voix exceptionnelles, d’autres encore savaient mettre de l’ambiance. J’étais un bon garçon doté du sens de l’humour, mais j’étais loin de ces stars ! Au bout de six mois, je me sentis totalement dévalorisé, perdu dans cette marée humaine. Je ne rêvai pas de changer de Yéchiva – ne voulant pas renoncer au prestige d’étudier dans cette Yéchiva – mais je me sentais découragé. Où étaient passés mes talents pour l’étude ? Comment avais-je descendu de niveau, pour tomber jusqu’à la moyenne, voire en dessous ? Dans la petite synagogue de la maison de retraite… Un jour, je me sentis si frustré que je pris une pause dans l’étude pour prendre l’air. Je marchai, sans but, jusqu’à ce que je me retrouve devant une maison de retraite. Sur un coup de tête, j’entrai dans la synagogue de la maison de retraite et m’assis pour étudier. L’atmosphère était agréable et je me sentis en sécurité pour étudier parmi les résidents âgés. Il n’y avait ni rivalité, ni aucun besoin de faire mes preuves. Pour la première fois, je sentis

Supplément spécial Chabbath I n°198

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que je pouvais être moi-même et étudier, pas pour les autres, pas pour prouver quoi que ce soit. Mais Lichma, de manière désintéressée ! Je me sentais bien. Sans dire mot à quiconque, je cessai d’aller à la Yéchiva et commençai à étudier dans la synagogue de la maison de retraite, au côté d’hommes bien plus âgés que moi. Pour la première fois depuis mon entrée dans cette Yéchiva, j’étais heureux d’étudier ! Au bout d’une semaine, l’un des résidents me demanda d’une voix rauque : "Que fais-tu ici, jeune homme ? Pourquoi n’étudies-tu pas à la Yéchiva ? Au départ, je pensais que tu venais de manière exceptionnelle, mais je vois que c’est devenu une habitude…" Je paniquai. Je ne voulais pas quitter mon havre de paix. Plongeant mon regard dans celui du vieil homme, j’y vis beaucoup de compassion, et je vis qu’il cherchait mon bien. Je sentis mes yeux se remplir de larmes. Le vieil homme s’assit près de moi et je me mis à tout lui raconter. Je lui confiai combien j’avais été l’un des meilleurs éléments de mon ancienne Yéchiva, mais que j’étais désormais relégué à l’anonymat. Je lui décrivis mes tentatives pour me faire une place parmi les meilleurs, sans succès. L’homme m’écoutait patiemment. "Je suis un simple fantassin dans une vaste armée", dis-je pour conclure. "Un simple numéro". De manière inattendue, mes derniers mots le firent sursauter, comme s’il avait été mordu par un serpent. Un chiffre sur la peau "Peux-tu lire ce chiffre ?" me demanda-t-il, retroussant la manche de sa chemise pour révéler un numéro tatoué sur son avant-bras. "Hitler m’a affecté ce numéro, et toi, tu poursuis son travail !" J’étais horrifié. Face à moi se trouvait un survivant des camps qui m’accusait d’agir comme Hitler ! Qu’avais-je fait ?! 20 20

"J’ai subi des tortures indicibles, poursuis le vieil homme. Mais j’ai également eu beaucoup de satisfaction de mes descendants. Hitler, que son nom soit maudit, avait élaboré la solution finale. Il savait que physiquement, il serait difficile, voire impossible, d’exterminer le peuple juif. Même s’il en tuait un million, deux millions, six millions – il y aurait inévitablement des survivants ! C’est pourquoi la toute première chose que ses sbires firent à notre arrivée dans les camps fut de tatouer un numéro sur notre peau. Pour instiller en nous l’idée que nous étions des numéros n’ayant pas plus de valeur que des vaches dans une étable. Grâce à D.ieu, la guerre se finit et nous quittâmes l’Europe. Nous étions une poignée de survivants, déterminés à fonder à nouveau des familles et produire des générations dans l’éclat du judaïsme authentique. Hachem m’a béni de dix enfants, et la première chose que je leur ai enseignée est que chacun d’eux est le fils unique du Tout-puissant. Chacun d’eux est infiniment précieux et bienaimé auprès du Maître de l’univers !" Le vieil homme poursuivit : "Mon cher, cesse de te tourmenter pour savoir ce qu’untel pense et untel fait. Hachem t’a accordé une foule de talents et d’outils. Utilise-les à bon escient ! Allez, repars vite vers ton Beth Hamidrach." Secoué, je le remerciai et repris la direction de la Yéchiva. Je pris ses propos à cœur. Je concentrai mes efforts pour être moi-même, progressant pas à pas. J’étudiai et m’investis dans mon service divin, dans le seul but de devenir meilleur et de renforcer ma crainte du Ciel. Ce survivant, dont j’ignore le nom, m’a enseigné une leçon pour la vie : un Juif n’est pas un chiffre parmi d’autres. Chaque Juif est le fils unique de Hachem !

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Equipe Torah-Box


FLASH CHABBATH

HALAKHOT

1. Réviser ses examens (profanes) le Chabbath, permis ?

> Non, a priori. En cas de grand

besoin (retard important), on pourra étudier les matières suivantes : 1. Médecine, 2. Astronomie, 3. Sciences naturelles, 4. Géographie, 5. Mathématiques, 6. Physique, 7. Chimie (Rav Gabriel Dayan). 2. Mère convertie chez des libéraux, enfant juif ?

> Non. L’enfant devra donc se convertir auprès d’un Beth-Din respectueux de la Halakha pour devenir juif (Iguérot Moché, Even Ha’ézer 3, 3). 3. Consommer des épices bio sans tampon, permis ?

>

Oui, si elles ne contiennent pas de substances ajoutées (Rav Michaël Gabison).

Les lois du langage

Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que la Torah interdit la médisance même lorsque celleci est formulée sans haine ni mauvaise intention. Toute déclaration déplaisante est strictement interdite, même pour plaisanter.

Hiloula du jour Ce lundi 12 Tamouz (11/07/2022) tombe la Hiloula du Rav Ya’akov Ben Acher, plus connu sous l’appellation de Ba’al Hatourim, du nom de l’œuvre monumentale de Halakha qu’il rédigea. Fils du Roch, il vécut entre les XIIIème et XIVème siècles et son œuvre, le Arba’a Tourim (“Les quatre colonnes”), appelée aussi le Tour, précéda le Choul’han ‘Aroukh. Universellement accepté et étudié, le Arba’a Tourim a servi de base pour les œuvres de loi juive majeure qui ont suivi. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous.

Une perle sur la Paracha Notre Paracha traite notamment du thème de la vache rousse, l’une des lois impénétrables de la Torah, catégorie que l’on dénomme les "‘Houkim". Or Rabbénou Bé’hayé fait justement remarquer que l’expression ‫"( פרה אדומה‬vache rousse") a la même valeur numérique que ‫"( היא רחוקה‬elle est éloignée"), c’est-à-dire "éloignée de notre compréhension". En effet, plus l’homme cherche à saisir la logique qui se cache derrière les ‘Houkim en général, et derrière la loi de la vache rousse en particulier, plus cette logique lui sera impénétrable. En revanche, plus l’homme s’efforce d’accepter ces lois comme un décret divin qui n’est pas accessible à son raisonnement, et plus il parviendra à en saisir des bribes de sens. Magazine I n°198

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VIE JUIVE Les épreuves de notre génération : Emouna et relations interdites Pour avoir un jour droit aux dévoilements de l’époque messianique, notre génération doit affronter non pas le 49ème, mais le 50ème degré d’impureté, autrement dit le summum du mal, ce qui ne s’était jamais produit dans l’histoire de l’humanité !

Notre génération pré-messianique a un point commun avec la génération du Dor Dé’a (littéralement "génération de la connaissance"), celle qui a connu la sortie d’Egypte. Le Dor Dé’a, a en effet dû, avant de pouvoir s’élever vers des sommets de spiritualité, faire face au 49ème degré d’impureté, tel qu’il existait en Egypte. Le Rav Israël-Ya’akov Lugassy, dans son livre "Ner Léragli", explique que le peuple juif n’aurait pas pu atteindre le 49ème degré de pureté juste avant de recevoir la Torah s’il n’avait pas affronté le 49ème degré d’impureté. La 50ème porte de pureté

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débauche est à portée de main : un simple clic et les portes de l’enfer s’ouvrent… Le Or Ha’Hayim Hakadoch explique que l’essence de la 50ème porte de l’impureté est l’hérésie et le reniement de la foi. Il prouve ses dires de la manière suivante : toutes les promesses de bonheur faites par les Prophètes concernant la fin des temps ne parlent que de la perfection de la connaissance, comme l’indique le verset : "La terre sera remplie de la connaissance de D.ieu comme l’eau qui recouvre la mer" (Yécha’yahou 11, 9). Le Rambam affirme également (Lois sur les Rois 12, 8) que "Le monde entier ne s’occupera que de connaître D.ieu".

Notre génération également, pour avoir un jour droit aux dévoilements extraordinaires qui surviendront à l’époque messianique, doit affronter non pas le 49ème, mais carrément le 50ème degré d’impureté, autrement dit le summum du mal, ce qui ne s’était jamais produit dans l’histoire de l’humanité.

Ainsi, la 50ème porte de la pureté que nous aurons le mérite de connaître à l’époque messianique constitue en une connaissance d’Hachem d’un très haut niveau. Par conséquent, la 50ème porte d’impureté se définit elle précisément par le contraire, à savoir l’ignorance de la connaissance de D.ieu et le reniement de la foi.

L’immoralité et la licence des mœurs ont a atteint des sommets inégalés…… Les moyens technologiques les plus puissants sont mis au service des pulsions les plus basses et des instincts les plus sordides ; aujourd’hui la

Hérésie ou débauche ?

Magazine I n°198

Notre génération doit donc aujourd’hui se mesurer à la 50ème porte d’impureté. Des propos du Rav Lugassy, il semblerait que cela se concrétise par la débauche, alors que des


propos du Or Ha’hayim, il ressort qu’il s’agit de l’athéisme.

prostitution, dans le but d’amener les Juifs à se livrer à l’idolâtrie.

Or concrètement, la lutte aujourd’hui semble davantage porter sur le terrain des mœurs que sur celui de la foi, puisqu’à l’heure actuelle les Juifs peuvent pratiquer librement leur foi dans presque tous les pays où ils se trouvent ; alors que les agressions visuelles et autres dans le domaine de la sexualité se produisent de manière quasiment ininterrompue.

Les filles de Moav n’acceptaient de céder aux avances des Juifs que dans la mesure où ceuxci voulaient bien pratiquer le culte de Ba’al Péor. Et ce stratagème a malheureusement réussi, amenant ainsi les Juifs à pratiquer un culte idolâtre dans lequel ils ne croyaient pas du tout.

Cependant, il faut savoir que la lutte principale du Yétser Hara’ ne porte que sur la Emouna. Simplement, celui-ci utilise une voie détournée. Il est rapporté à ce propos dans le traité Sanhédrin 63 : "Le peuple d’Israël sait que l’idolâtrie est vaine et il ne s’y est livré que pour s’autoriser les relations interdites". Si les Juifs connaissaient la vanité de l’idolâtrie, pourquoi s’y sont-ils livrés malgré eux ? L’explication en est la suivante : les relations interdites constituent la corruption la plus grande de l’esprit et du cœur, au point d’entraver totalement le jugement de l’homme et de l’amener à renier toute la Torah. La démarche est la suivante : l’homme désire fauter, mais il ne peut décemment s’autoriser ses désirs en tant que juif croyant ; par conséquent, il va de prime abord adopter une croyance vaine, une idolâtrie quelconque, pour s’autoriser dans le cadre de cette idolâtrie toutes les déviations… Le regard de nos Sages sur notre époque L’épisode des filles de Moav (Bamidbar 25) illustre parfaitement le sujet. Sur les conseils de Bil’am, Balak décide de pervertir les juifs en envoyant les filles de son peuple s’adonner à la

Nous nous trouvons aujourd’hui au cœur d’une époque appelée ‘Ikvéta Dimechi’ha. Dans le Zohar (Chémot 7), il est dit : "Rabbi Chim’on [Bar Yo’haï] éleva ses mains [au ciel], pleura et dit : ‘Malheur à celui qui vivra à cette époque !’" Mais Rabbi Chim’on conclut en disant : "Méritant est celui qui vivra cette époque dans la foi". C’est à propos de notre époque qu’a été dit le verset : "Le juste vivra par sa foi" (‘Habakouk 2,4). En effet, pour pouvoir traverser sereinement une époque comme la nôtre, il faut être empli d’une Emouna sincère et solide. Or la condition sine-qua-non pour ce faire est de vivre une vie basée sur la sainteté dans le domaine des mœurs. Puisque les relations interdites constituent la plus grande des corruptions au point d’amener l’homme à pratiquer l’idolâtrie, et ceci pour justifier son comportement, le fait de s’abstenir de telles relations constitue la meilleure garantie pour garder une foi intacte ; l’esprit restant clair et à même de percevoir dans toute sa splendeur et sa vérité la Torah d’Hachem. Puissions-nous être à la hauteur de ce véritable défi.

Rav Emmanuel Boukobza

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FEMMES FAMILLE

La vie est belle !

ÉDUCATION FEMMES COUPLE

"Much more than a question needs an answer, an answer needs a question" (Bien plus qu’une question nécessite une réponse, une réponse nécessite une question), disait Rav Its’hak Hutner. Que signifient ces mots énigmatiques ?

Vers les débuts de mon mariage à Paris où, toute jeune maman et épouse que j’étais, je tentais de percer les secrets du couple heureux et de la famille épanouie, mes émotions allaient et venaient au gré des journées passées à élever mes deux petits et à rêvasser au prince charmant qui se révèlerait (forcément !) en l’homme que j’avais épousé. Quand par une fin d’après-midi, j’aperçus mes voisins non-juifs postés devant l’immeuble se gratifiant mutuellement d’une étreinte, mon cœur se serra. Pourquoi n’est-ce pas pareil quand mon mari rentre le soir ? Pourquoi estce si dur alors que cela semble si simple et beau pour l’homme et la femme qui vivent au-dessus de chez moi ? Pourquoi eux sont-ils amoureux et nous pas toujours ? Deux ans voire trois passèrent. Un beau jour, mon mari voit le voisin devant un camion et ce dernier lui dit : "Et oui, on se sépare… Je retourne à Bordeaux chez mes parents… Et vous ? Comment va votre femme ? Vos enfants ?… C’est le plus important, les enfants…" Femme modèle, heureuse… ? Voici une seconde anecdote. A peu près à la même période, au parc, alors que je surveillais 24

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mes deux petits garçons, je fis la rencontre d’une jeune femme, mon âge, maman d’un enfant, bouteille d’eau à la main et zéro kilo en trop aux hanches/ventre/autre, me débitant les bienfaits des légumes et des livres sur le couple et l’éducation bienveillante. Autant dire que pour ma part, les kids équivalaient à un bouillonnement d’énergie que je m’efforçais de canaliser, mais où auraisje trouvé le temps pour lire ?! En partant, la copine me dit qu’elle avait déjà fait cuire des saucisses et qu’elle aller passer acheter une salade, le tout en caressant affectueusement les cheveux de son poussin sagement assis dans sa poussette. Mais mon D.ieu, je fais quoi de ma vie, moi ? Je n’ai pas encore fait mon repas du soir et puis ce sera pâtes ou toasts, je n’en sais rien… Et pourquoi je n’arrive pas à me prendre en main pour m’hydrater et me nourrir de légumes ? Un an ou deux après, j’apprends le divorce de cette femme qui semblait tant avoir la vie rose. Quand je la verrai plus tard, elle me dira qu’il y avait "trop de décalages" entre elle et son conjoint.


Notre vie est LA réponse, à nous de poser la question… La multitude d’événements que nous vivons et de sensations qui nous traversent constituent la trame de notre vie sur terre. Ce sont des réponses. L’enjeu est le besoin de questions. Questionne ! Interroge ! Interroge-toi. Interroge le monde. Interroge D.ieu. Parle à D.ieu. Ce dialogue intérieur est un des secrets de l’existence. Car celui qui questionne ne restera jamais sans réponse. Cela prendra peut prendre des semaines, des mois, même des années, mais un jour tu sentiras la lumière dans ta vie et tu auras la magie de voir le sens de ton vécu. Tu comprendras ta vie et en quoi tout ce que tu as vécu en bien comme en mal était surmesure pour toi, pour le plus grand et le plus magnifique des bien-être. Si je ne m’étais pas questionnée sur l’apparente lune de miel du couple voisin, je ne crois pas que j’aurais eu la chance de me rendre compte par moi-même que leur relation n’était qu’une de celles qui ne durent pas, et d’entendre de la propre bouche de monsieur que finalement, l’avenir reste nos enfants, c’est-à-dire le fruit de l’amour construit du couple. Une pseudo-liberté Seule la tête de ‘Essav, siège de l’esprit et de l’intelligence, fut enterrée dans le caveau de Makhpéla, car ‘Essav connaissait la vérité mais il ne l’imposa pas à son corps. Préférer la pseudo-liberté de quitter sa femme quand ça ne convient plus et rentrer chez ses parents résonnait à mes oreilles comme le célèbre Rachi dans Béréchit qui mentionne que ‘Essav laissait ses vêtements chez sa mère, ce qui lui permettait d’aller courir les femmes sans endosser aucune responsabilité et ainsi ne pas devenir adulte et homme. A cet instant de prise de conscience, je jubilais de mes enfants qui se disputaient gaiement à mes côtés et de mon homme qui certes, n’était

pas chaque jour parfait, mais somme toute m’avait juré fidélité pour la vie et me chérissait avec ses enfants mieux que de l’or. Merci Hachem de m’avoir démontré tout cela ! Si je n’avais pas autant réfléchi et demandé à Hachem de m’éclairer suite à la discussion avec la jeune femme au parc, peut être n’auraisje pas vu que ce qui me semblait être de l’épanouissement (un corps svelte et une super gestion) était peut-être un moyen de ne pas laisser apparaître un mal plus profond… Garder le cap Tous les couples qui s’étreignent dans la rue ne se séparent pas et toutes les femmes minces ne divorcent pas. Néanmoins, ne nous laissons pas ébranler par des clichés, tels des flashs qui capturent la réalité sans la consistance qui la sous-tend. Nous ne savons tellement pas ce que vit chaque personne… Alors restez concentrée sur vous-même ! Gardez le cap vers vos objectifs ! Même si à l’instant T ils ne sont pas atteints, vous êtes dans la direction et c’est bien le plus important. Comme nous disait Rabbi Roberts à Gateshead : "Hachem ne nous juge pas d’après notre position mais d’après notre direction". Souvenez-vous toujours de poser les bonnes questions face aux réponses ! N’ayez crainte de formuler vos remises en question, vos doutes, vos douleurs ; c’est le chemin vers votre Créateur ! Je me souviens d’une grande question qui me brulait les lèvres et que j’avais murmurée au Créateur à l’âge de 18 ans. Eh bien j’ai eu ma réponse il y a quelques années... ! Réponse qui valait largement l’attente. Merci Hachem ! Puissions-nous tous et toutes vivre des vies proches de D.ieu avec la compréhension, à notre niveau humain, de nos défis et épreuves !

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Pose ta question, un rabbin répond !

Noter ses consommations de boissons à l’hôtel le Chabbath Une famille invitée dans un hôtel pendant Chabbath peut-elle commander des boissons en demandant à un serveur non-juif de les noter et de leur faire payer après Chabbath bien entendu ? Réponse de Binyamin Benhamou 1. Toute action interdite pour un Juif le Chabbath, il est interdit également de la demander à un non-juif le Chabbath, même si le non-juif n’en profite pas lui-même. 2. Si le patron de l’hôtel est juif et qu’il tire des bénéfices des boissons achetées dans cet hôtel, il est interdit de dire au non-juif d’inscrire le montant que la famille a commandé pendant Chabbath. Même si le non-juif le fait de lui-même, il faut l’en empêcher si ce sont le cahier et le stylo de son patron juif qu’il utilise (Halikhot Chabbath II p. 122, Michna Broura 276, 11). 3. Si l’hôtel et tout appartient à un non-juif et qu’aucun Juif n’en tire de bénéfice, il sera permis de faire la commande (puisque l’action interdite le Chabbath est faite par et pour le non-juif seulement et avec des objets lui appartenant) (Choul’han ‘Aroukh 307, 21).

Vaisselle en porcelaine, Tévila ? Faut-il faire tremper au Mikvé la vaisselle en porcelaine ? Réponse de Rav Emmanuel Bensimon Les ustensiles en argile (de même en bois, en plastique, en pierre) ne sont pas soumis à l’obligation de la Tévila. Toutefois, si leurs parois internes sont recouvertes de fer ou de verre, il faudra les tremper (Choul’han ‘Aroukh, Yoré Dé’a 120, 1), mais sans bénédiction selon le Rav ‘Ovadia Yossef (Halikhot ‘Olam 7 p. 261). La porcelaine étant composée d’argile, elle est dispensée de Tévila (Halikhot ‘Olam 7 p. 257). Cependant, certains grands décisionnaires (comme le Rav Mordékhaï Eliahou) affirment qu’aujourd’hui, la porcelaine est recouverte de verre et que nous devons donc faire la Tévila. Conclusion : Bien que d’après la stricte loi, il n’y a pas d’obligation de tremper au Mikvé la vaisselle en porcelaine, il est toutefois méritoire de le faire. Mais attention, bien entendu, sans bénédiction puisqu’il s’agit d’une discussion entre nos Maîtres.

Les 6 questions posées après la mort Quelles sont les six questions que D.ieu pose après la mort ? Réponse de Rav Avraham Garcia C’est une Guémara dans le traité de Chabbath 31a, où l’on nous enseigne que l’on questionne la personne. 1. As-tu fait ton commerce avec foi ? 2. As-tu fixé un temps d’étude ? 3. As-tu accompli la Mitsva de se procréer ? 4. As-tu espéré avoir la délivrance ? 5. As-tu raisonné avec sagesse ? 6. As-tu compris les choses par déduction ?

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Utiliser "Google Home" Chabbath J’ai pensé à l’achat d’un Google Home pour Chabbath. Son utilisation est toute simple, il suffit de dire "Dis Google", et l’on peut lui demander d’allumer la lumière, éteindre, et pleins d’autres fonctionnalités. Il y a un bouton qui permet de couper le micro, il n’y a pas de risque que l’on touche l’appareil, on peut lui dire moins fort ou plus fort sans toucher. Outre le fait que ce ne soit pas l’univers chabbatique, est-ce que son utilisation reste autorisée ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il est strictement interdit d’agir de la sorte. De la même manière qu’il est interdit de dire à un non-juif de réaliser un travail interdit, il est strictement interdit de s’adresser à Mr Google ou à tout autre appareil afin qu’il exécute un ordre quelconque. De nombreux décisionnaires pensent que la réalisation d’un travail interdit par le biais de la parole est une forme de travail parmi tant d’autres, et surtout de nos jours. D’ailleurs, Hachem a créé le monde à l’aide de Sa parole, uniquement (voir Béréchit 1, ver.3, 6, 9, 11, 14, 20, 24 ; Téhilim, 33, ver. 6 et 9 ; Pirké Avot, 5, 1). (Iguerot Moché, Yoré Dé’a, vol. 1, 173 ; fin de la réponse ; Yabi’a Omer, Yoré Dé’a, vol. 4, 20, 7-8 ; Réchaféha Richpé Ech, p. 18-27 ; Michna Broura 328, 143).

Faire la bise à la synagogue J’aurais voulu savoir si, au même titre que l’interdiction de parler à la synagogue, il y est interdit d’embrasser son ami(e) par respect ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Dans un Beth Haknesset, il est préférable de ne pas s’embrasser entre adultes (hommeshommes et femmes-femmes). Il en est de même s’il s’agit de la partie de la synagogue réservée aux femmes (Piské Techouvot 151, 1). Pour éviter qu’une personne ne se blesse, il est permis de l’embrasser. Dans certaines communautés, il est habituel d’embrasser la main ou le visage de celui qui monte au Séfer Torah ou tout simplement en signe de respect (Maguen Avot vol.1, p. 101 ; Or Létsion vol. 2, 45, 55 ; Yé’havé Da’at, vol. 4, 12 ; Arig Paz, p. 68, 76). On n’embrasse pas les enfants dans un Beth Haknesset (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm 98, fin de 1). Si cela est nécessaire pour que l’enfant cesse de pleurer ou pour faire disparaître son chagrin, cela est absolument permis.

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HISTOIRE A SUIVRE Chronique d’une famille presque comme les autres Chapitre 27 : Le départ de Laurence Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait découvrir les aventures passionnantes et intrigantes d’une famille… presque comme les autres ! Entre passé et présent, liens filiaux et Téchouva…

Dans l’épisode précédent : Laurent se sent terriblement coupable de ce qui vient d’arriver à son père. Yossi, de ses sages paroles, tente de lui faire prendre conscience de son erreur. Une fois dans sa chambre, Laurent laisse libre cours à ses sanglots…

– En Israël ? Cela peut être une idée. Je n’y avais pas pensé. Pourquoi pas… il faut que je regarde les hôtels avec pension complète, ce serait le mieux.

Le lendemain, toute la famille eut la surprise de revoir Jojo qui les informa qu’Albert était sorti d’affaire. Autour d’un thé, tout le monde était réuni car elle avait quelque chose d’important à leur dire :

– Les hôtels ? Ma Pitom (qu’est ce que vous racontez ?), avait renchérit Yossi. Il en est hors de question, vous venez chez nous !

“Écoutez mes enfants, les médecins ont dit qu’il fallait que votre père reste au repos total et forcé, en évitant la moindre contrariété, du moins toute la durée de sa convalescence. Bien évidemment, il lui est interdit de reprendre le travail afin de ne pas être trop surmené. Il doit rester 10 jours à l’hôpital. Le mieux, ce serait que je nous organise un voyage loin de Paris, de la maison. Peut-être en Bretagne ou à la Baule, mais il fait froid. Ce serait beaucoup mieux dans un endroit chaud.”

– C’est très gentil à vous deux, je suis très touchée et Albert le serait aussi mais nous ne voulons pas nous imposer, vous avez déjà tellement à faire avec vos enfants et vos jobs.

Sans hésiter, Yossi et Myriam proposèrent chez eux. 28

“Il n’y a pas mieux qu’Israël ! Surtout en cette période de l’année où il ne fait ni trop chaud, ni trop froid.

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– Il est évident que toi et papa vous venez chez nous ! Il n’y a même pas matière à discuter ! Ce qu’il faut à papa, c’est de la chaleur comme tu l’as dit, et non la froideur d’un hôtel !

– Je vous promets Mme Elharrar que nous serions très heureux de vous avoir. – Et puis cela permettra à toi et à papa de faire meilleure connaissance avec les enfants. On a tellement de temps à rattraper.”


Jojo était dubitative. Elle avait souvent entendu ses amies du même âge qu’elle se plaindre que leurs enfants les prenaient pour des babysitters ambulants alors qu’elles souhaitaient uniquement profiter de leur retraite. Bien évidemment, il lui était arrivé de garder les enfants de Yvan et Yaël mais ils étaient tellement protecteurs avec leur tribu qu’elle ne se sentait généralement pas assez à l’aise. En s’imaginant prendre dans les bras le petit Yonathan, aider sa fille avec Yokélé, discuter avec ‘Haïm et Aharon ainsi que la petite Rivka, le cœur de Jojo était déjà conquis. “Mais où allons-nous dormir ? – Ne t’en fais pas, les enfants seront ravis de se serrer un peu pour vous faire de la place. On vous donnera une chambre rien que pour vous. – Ah non, hors de question que je prenne la place de tes enfants. – Ne dites pas de bêtises ! Vous allez entendre par vous-même que cela ne les dérange pas. ‘Haïm, Aharon Rivka, venez ici.” Les enfants, qui étaient en train de jouer avec leurs cousins, obéirent aussitôt et vinrent près d’eux. “Dites-moi mes chéris, cela vous plairait que Savta et Sabba viennent à la maison pour quelque temps ?”

“Dis oui Savta ! Dis-oui ! Comme ça je te montrerai tous mes magasins préférés. Ceux où je vais avec maman.” À ces mots, Jojo se sentit tellement aimée qu’elle n’avait qu’une hâte : annoncer la nouvelle à son mari. Pendant que les choses se mettaient en place pour le rétablissement d’Albert, Laurence avait pris un taxi de bon matin pour aller rendre visite au père de son fiancé. La veille, elle avait été beaucoup plus touchée qu’elle ne l’aurait pensé. Elle s’était réveillée avec un sentiment de culpabilité qui lui pinçait le cœur. Elle n’avait rien dit à Laurent et après le petit-déjeuner, elle était remontée dans leur chambre pour prendre ses affaires. Lorsqu’elle avait vu M. Elharrar dormir paisiblement dans son lit, elle n’avait pas voulu le déranger. Elle était simplement partie demander au médecin de garde si tout allait bien. Il l’avait rassurée en lui expliquant qu’après une petite semaine et en suivant un régime strict, tout irait bien. Soulagée, elle s’en alla de l’hôpital et appela un taxi pour se rendre à la gare. Avant de verser quelques larmes, elle repensa à la lettre qu’elle avait laissée sur le lit de la chambre d’hôtel : “Cher Laurent, Après ce qu’il s’est passé avec ton père, je ne souhaite pas qu’il arrive la même chose au mien. Depuis le début, nous savions que cette histoire allait être compliquée. J’aurai toujours une pensée pour toi. Bon rétablissement à ton papa. Je le fais pour nous deux. Ta place est auprès d’une femme un peu comme ta sœur et la mienne auprès de quelqu’un comme mes parents. Porte-toi bien et n’essaie pas de me contacter.”

Les enfants explosèrent de joie : “OUI !!! – Aharon, cela ne te dérangera pas de partager le canapé du salon avec ‘Haïm ? – Youpi ! Ça va faire comme si on est en camping ! – Je suis super content. – Très bien, les enfants. Alors il va falloir convaincre votre grand-mère parce qu’elle pense que cela va vous déranger.” Rivka, qui d’habitude était assez réservée, sauta au cou de sa grand-mère et lui dit :

Les lèvres tremblantes, elle s’engouffra dans le taxi en ayant la conviction qu’elle était une fille bien.

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RECETTE Pavés de saumon à la marocaine Cette semaine, je vous propose l’excellente recette de pavés de saumon de mon amie Valérie Zermati. Un régal pour la table de Chabbath ! Pour 6 personnes

Difficulté : Facile

Temps de préparation : 55 min

Temps de cuisson : 30 min

Ingrédients  6 beaux pavés de saumon  5 gousses d’ail coupées en rondelles  1 poivron rouge coupé en lamelles  1 piment vert coupé en rondelles (facultatif)  1 cuil. à soupe de paprika marocain  1 cuil. à café de curcuma  1 cuil. à café de cumin  1 cuil. à soupe de concentré de tomates (ou

3 tomates séchées)  ½ citron coupé en morceaux (ou 2 cuil. à soupe de citron beldi)  ½ boîte de conserve de pois chiche (ou surgelés)  1 poignée de carottes jeunes surgelées (facultatif)  ½ botte de coriandre frais, nettoyé et vérifié (ou garanti sans insecte)  ½ verre d’huile d’olive  1 verre d’eau  Sel & poivre 30

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Réalisation - Dans une grande sauteuse, faites revenir tous les ingrédients (sauf le poisson) avec l’huile d’olive pendant 5 minutes, tout en remuant. Versez ensuite le verre d’eau. - Couvrez et laissez cuire à petit feu pendant 30 min, jusqu’à ce que la sauce réduise. - Ajoutez alors dans la sauteuse les pavés de saumon, couvrez et laissez cuire à petit feu maximum 20 min. Bon appétit !

Murielle Benainous murielle_delicatesses_


LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues & un Rebus ! Ch’ha rentre de l’école, pensif. Sa maman lui demande :

Rebus

Par Chlomo Kessous

"Par quoi es-tu préoccupé, Ch’ha ? - J’étais en train de me dire que j’aurais préféré vivre au Moyen-âge." La maman de Ch’ha est intriguée : "Pourquoi dis-tu ça ? - Parce que j’aurais eu moins de leçons d’histoire à apprendre !"

Hachem dit sort de chez toi et va la où je te dirais

C’est l’histoire de Ch’ha qui annonce très fièrement à qui de droit : "J’ai battu tous les records ! J’ai terminé ce puzzle en une heure, alors que sur la boîte il y a marqué de 2 à 4 ans !"

Editions Prions pour la guérison complète de Sonia bat Gabrielle

Claude Emanuel ben Sonia

Aurelien ben Sonia

Nadine bat Margerite

David ben Hassiba

Avraham ben Rivka

Gérard Itshak ben Dolly Taïta Sultana

Johanna bat Berthe

Sarah Meirav bat Sheina Tsipora Reaya

Amram ben Beracha

Johanna Rachel bat Lia Liliane

Hava Esther bat Taita

Esther bat Zahra

Aziza bat Rahel

Chlomo 'Hay ben Guila

présente

A LA DÉCOUVERTE DU BETH HAMIKDACH

Le Beth Hamikdach, est le cœur de nos prières plus de deux millénaires pourtant après sa destruction. Pour autant, connaissonsnous vraiment l’histoire du Temple ? Quelle était son architecture, quels ustensiles étaient 29€ utilisés ? Grâce au pouvoir de l’illustration, le lecteur ressentira en son for intérieur la perte immense du Beth Hamikdach. Ce livre vous accompagnera au quotidien dans vos responsabilités pour apporter votre pierre unique dans la refondation du troisième édifice, qui lui sera définitif

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

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Perle de la semaine par

"Aime la critique, car elle te ramène à ton juste rang..." (Rav Dov Beer de Loubavitch)


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