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Torah-Box Magazine n°197 Israël - 'Houkat

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TUNIS TALMUD

BRAKHA

FDA

G7

CORONAVIRUS BUENOS AIRES TÉFILIN

'EROUV

RABBANOUTE

n°197 I 29 Juin 2022 I 30 Sivan 5782 I 'Houkat

Le premier vol de la compagnie Emirates Airlines atterrit à Tel Aviv

Emouna et Bita'hon : deux outils essentiels

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M A G A Z I N E

L’amour inconditionnel : le meilleur conseil d'éducation > p.24


CALENDRIER DE LA SEMAINE 29 Juin au 5 Juillet 2022 Mercredi 29 Juin 30 Sivan Roch 'Hodech

Mercredi 29 Juin Daf Hayomi Yébamot 114 Michna Yomit Téroumot 4-3 Limoud au féminin n°263

Rav Yom Tov Yédid Halévi

Jeudi 30 Juin Rav Chlomo Kluger Yossef Hatsadik Rav Moché Nadjara

Samedi 2 Juillet Jeudi 30 Juin 1 Tamouz Roch 'Hodech

Vendredi 1er Juillet 2 Tamouz

Samedi 2 Juillet 3 Tamouz

Daf Hayomi Yébamot 115 Michna Yomit Téroumot 4-5 Limoud au féminin n°264

Rabbi Mena'hem Mendel Schneerson (Loubavitch) Rav David Hacohen Yéhonatan

Dimanche 3 Juillet Rav Ya'akov ben Meïr (Rabbénou Tam)

Daf Hayomi Yébamot 116 Michna Yomit Téroumot 4-7 Limoud au féminin n°265

Parachat 'Houkat Daf Hayomi Yébamot 117 Michna Yomit Téroumot 4-9 Limoud au féminin n°266

Rabbi Mena'hem Mendel Schneerson (Loubavitch)

Horaires du Chabbath Dimanche 3 Juillet 4 Tamouz

Lundi 4 Juillet 5 Tamouz

Mardi 5 Juillet 6 Tamouz

Daf Hayomi Yébamot 118 Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Entrée

19:08

19:31

19:31

19:31

Sortie

20:31

20:34

20:34

20:34

Michna Yomit Téroumot 4-11 Limoud au féminin n°267

Zmanim du 2 Juillet

Daf Hayomi Yébamot 119 Michna Yomit Téroumot 4-13 Limoud au féminin n°268

Daf Hayomi Yébamot 120 Michna Yomit Téroumot 5-2 Limoud au féminin n°269

Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Nets

05:38

05:39

05:40

05:38

Fin du Chéma (2)

09:10

09:11

09:12

09:11

'Hatsot

12:43

12:45

12:45

12:45

Chkia

19:48

19:51

19:50

19:51

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rav Yehonathan Gefen, Rav Emmanuel Boukobza, Rabbanite Né’hama Epstein, Rav Gabriel Dayan, Rav Jérémie Gueitz, Rav Avraham Garcia, Binyamin Benhamou, Dan Cohen, Déborah Malka-Cohen, Murielle Benainous - Mise en page : Dafna Uzan Secrétariat : 077.466.03.32 - Publicité : Daniel (daniel26mag@gmail.com / 054-24-34-306) Distribution : diffusion@torah-box.com


L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Des vacances réussies En fin de des la L’êtrelisant humainla se distingue Parachat Chela’h Lékha, qui autres créatures par la parole mentionne des (cf. Béréchit la2, Mitsva 7 Onkelos). Tsitsit des fils aux Celle-ci(attacher est l’expression de 4 coins d’un vêtement endosse), je son intelligence et deque sa l’on pensée, elle lui me suisde souvenu d’une histoire Talmud permet communiquer avec sondu prochain, qui illustre ses parfaitement quel point ce de formuler sentiments,à de commercer. commandement nous permet de est nous Cet "outil" qui a été donné à l’homme en protéger de la faute. réalité à double tranchant : on peut l’utiliser pour homme, faire du bien soi (consoler Un qui autour était de pourtant très les endeuillés, encourager ceux qui en ont pointilleux concernant la Mitsva des Tsitsit, besoin, enseigner la Sagesse, transmettre entendit un jour parler d’une femme nonnos messages à nos enfants…), mais par des juive de “mauvaise vie” qui habitait une propos vexants, humiliants, le mensonge et lointaine contrée et qui prenait pour ses la calomnie, on peut également causer des services la somme fabuleuse de 400 pièces dommages irréversibles. C’est pourquoi d’or. Il lui fit parvenir cette somme etmet lui fixa la Torah, à plusieurs reprises, nous en un rendez-vous. fois qu’il parvenu garde contre ces Une interdits qui sefut font par la à sa demeure, la servante le fit entrer et parole. prévint sa patronne. Celle-ci disposait de Le Rav Israël Méir Kagan a révolutionné le 6 lits en superposés reliésd’années par des monde juifargent il y a plus d’une centaine échelles en argent également, débouchant avec son fameux livre "’Hafets ‘Haïm" sur septième en or auquel on avait (qui un d’ailleurs estlitdevenu son éponyme), accès par des marches faites du même concernant les lois sur la médisance. Il métal précieux. y relevait qu’on pouvait transgresser 17 commandements et 14à positifs Alors que le Juifnégatifs s’apprêtait fauter, avec une seule phrase malveillante. Depuis, miraculeusement les Tsitsit de son vêtement par la lecture de ce livre, les gens ont pris le frappèrent au visage. Comprenant le conscience de l’importance de la parole et message divin qui se cachait derrière ce s’efforcent de respecter ces lois. fait déconcertant, il se ressaisit. Étonnée, Beaucoup de Rabbanim encouragent la femme lui demanda ce qu’il avait l’étude trouvé journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont en elle de déplaisant. Ce à quoi il répondit approfondies dans les maisons d’étude honnêtement qu’il craignait l’Éternel et (Beth Hamidrach), certains les étudient en Son châtiment s’il en arrivait à trébucher, ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque et mentionna comment des les fils de Tsitsit année sont organisées soirées pour l’avaient fouetté au visage. Saisie ce grand public au cours desquelles on par éveille récit et par la force de caractère de cet l’assistance à se renforcer dans ce domaine, homme, elle lui demanda son nom alors particulièrement à l’approche de Tich’a qu’il Béav.quittait On saitles en lieux. effet que le second Temple futla détruit cause la haine gratuite, dont À suiteà de cetdeévénement, la femme l’une des expressions est le Lachon Hara’ (la impressionnée décida de “fermer boutique” médisance). et de monter en Erets Israël pour se convertir. Un partagera autre moyen nous enpermettant Elle sa fortune trois parts :de la contrôler ce qui sort de notre bouche, première qu’elle versa au gouvernement est lelui Ta’anit Dibour,d’arrêter le jeûne son de la“métier”, parole. pour permettre Lorsqu’on passe toute une journée à la seconde comme don aux pauvres, et la s’abstenir totalement de parler, on réalise à troisième qu’elle conserva pour elle-même.

Parvenue terre sainte, s’adressa à quel point,en sans même s’en elle rendre compte, une grande autorité rabbinique afin qu’il il est facile de lancer une plaisanterie la convertisse. Celui-ci, aprèsLachon avoir Hara’ émis vexante, de raconter un "petit" des doutes sur sa sincérité, après ou se moquer d’un défaut l’accepta d’un confrère. avoir entendu son histoire. Ce self-control que nous impose le Ta’anit Dibour nous permet de réfléchir avant Il y a même un happy-end à ce récit, d’ouvrir la bouche et de s’assurer qu’il ne puisqu’après sa conversion, on lui permit s’agit pas de paroles désobligeantes. de se marier avec le fameux Juif qui s’était Il est vrai estavec difficile prendre44a) sur abstenu dequ’il fauter elle !de (Ména’hot soi un tel engagement à titre individuel, Cette malgré dans tout une surtoutanecdote quand demande on se trouve un explication. En effet, pourquoi D.ieu entourage professionnel qui ne nousa-tle Il réalisé un miracle pour quelqu’un qui permet pas. s’apprêtait à fauter ? Qu’en est-il du libre C’est pourquoi beaucoup de communautés arbitre ? organisent un jeune de la parole collectif, à la réalité, synagogue dans unen’était salle de En cet ou homme-là pasfête, un avec au programme des cours de Torah fauteur. Au contraire, sachant qu’il était de différents intervenants, la lecture fragile devant l’épreuve des relations du livre des Téhilim, le tout dans une interdites, il faisait très attention à la Mitsva ambiance conviviale, repas et boissons des Tsitsit, grâce laquelle ildeparvenait à ne assurés. L’un des àpionniers ces réunions pas trébucher. Jusqu’au jour où il ne réussit communautaires fut le grand rabbin Yossef pas à quand se raisonner et faillità Marseille dégringoler. Sitruk il était encore et D.ieu, Sa miséricorde, lui lança depuis,dans l’initiative s’est étendue un une peu perche partout.de salut qu’il sut saisir. On a l’habitude des jours de Nous apprenonsde de choisir là que un lorsqu’on prend Chovavim la Parachat toutes ses (semaines précautionsséparant pour s’éloigner de la ChemotHachem de celle nous de Michpatim) car on a une faute, accorde son aide, Sa tradition du grand kabbaliste le Arizal Si’ata Dichmaya. Et comme nos Sages selon nous laquelle ces: jours opportuns à réparer enseignent “Sanssont Lui, nous sommes perdus les fautes de l’attribut du Yessod – c’estdevant la force du Yétser Hara’”. à-dire ce qui un rapport avec la semence Nous sommes la Ta’anit veille des vacances d’été, masculine – orà le Dibour équivaut à bien méritées. sachons 84 jeûnes de laMais nourriture ! que le Yétser ne chôme pas un durant est cette période En France, le instant jour propice dimanche de l’année. À nous d’être vigilants dans le puisque tout le monde est en congé et on choix et le lieu de nos vacances pour éviter fait d’une pierre 3 coups : tout d’abord toute embûche bien nous, notre on accomplit la aussi Mitsva enpour soi du jeûne de la parole, d’autre part on qui transforme le famille et nos adolescents, pourraient dimanche, jour et oisif, en unspirituels moment s’éloigner destriste engagements d’élévation. Delong plus, de on se déconnecte de pris tout au l’année. Prévenir, la dépendance au portable, chose difficile à c’est guérir. Choisissons judicieusement réaliser un contexte nos lieuxdans de vacances et normal. ainsi, partons en Faites quiétude l’expérience Ta’anit Dibour vous toute et du profitons de ceset jours attendrez pour avec raffermir impatience rendez-vous privilégiés lesle liens du couple de de l’année prochaine ! et la famille.

La Rédaction Torah-Box Magazine Rav Daniel Scemama Magazine I n°197

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ACTUALITÉ Israël/Coronavirus: plus de 6.000 nouveaux cas en 24h, aucune nouvelle mesure pour l'heure 7 derniers jours et le nombre Le ministère israélien de la de patients dans un état grave Santé a fait état dimanche continue lui aussi d'augmenter. du bilan de la pandémie de Depuis plusieurs semaines, les coronavirus dans le pays autorités sanitaires appellent enregistrant plus de 6.000 le public vulnérable à la vigilance alors que le nouveaux cas en 24h. Plus de 54.000 cas pays fait face à une 6ème vague engendrée par actifs dont 255 dans un état grave et 41 sous respirateurs artificiels ont été recensés. Plus un nouveau variant, mais aucune nouvelle de 67.000 infections ont été enregistrées ces restriction n'a été pour l'heure décrétée. Israël : Dissolution de la Knesset attendue lundi, Lapid devrait être nommé Premier ministre dans la foulée La Knesset doit voter sa dissolution lundi, tandis que le ministre des Affaires étrangères Yaïr Lapid va devenir chef de gouvernement dans la foulée. Benett et Lapid ont annoncé la semaine dernière leur décision de dissoudre la 24ème Knesset après seulement un an au pouvoir,

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Magazine I n°197

en raison de leur incapacité à maintenir plus longtemps leur coalition et face aux nouvelles menaces de démissions dans leur propre camp. Si tout se passe comme prévu, Israël se dirigera à l'automne vers sa cinquième élection nationale en moins de quatre ans.


ACTUALITÉ Les États-Unis suggèrent des liens possibles entre Israël et d'autres pays arabes

G7 : l'Ukraine demande plus d'armes et de sanctions contre Moscou après des frappes sur Kiev

Une haute diplomate américaine a laissé entendre qu’un plus grand nombre de pays arabes pourraient initier une amélioration des liens avec Israël, alors que le président Biden s’apprête à visiter la région le mois prochain. Du 13 au 16 juillet, Biden se rendra en Israël et en Arabe saoudite. Donald Trump, son prédécesseur, avait multiplié les tentatives en vue d'un rapprochement entre les deux pays.

Le gouvernement ukrainien a réclamé dimanche plus d'armes et de sanctions contre Moscou aux pays du G7, réunis en sommet en Bavière (Allemagne), à la suite de nouvelles frappes russes survenues à l'aube sur un quartier proche du centre de Kiev. "Le sommet du G7 doit répondre par plus de sanctions contre la Russie et plus d'armes lourdes pour l'Ukraine", a exhorté sur Twitter Dmytro Kouleba, le chef de la diplomatie ukrainienne, appelant à "vaincre l'impérialisme maladif" russe à la suite de cette attaque qui a fait au moins quatre blessés.

"Nous travaillons en coulisses avec quelques autres pays", a déclaré la responsable de la diplomatie américaine pour le MoyenOrient Barbara Leaf lors d’une audition parlementaire, ajoutant que pourraient "advenir des choses intéressantes autour de la visite du président".

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Magazine I n°197


Une start-up israélienne va révolutionner le marché des véhicules électriques La start-up israélienne ElectReon, dont la technologie proposent la création de routes qui rechargent les batteries des véhicules électriques lorsqu’ils les empruntent, est en passe de concevoir une voie pour les navettes et les véhicules de service à l’aéroport de Bergame,

au nord-ouest de Milan, selon un communiqué de la société. Le projet a été conclu vendredi lors d’un événement qui a officiellement lancé un système routier électrique (ERS) d’un kilomètre qu’ElectReon teste à Brescia, dans le nord de l’Italie, depuis novembre 2020.

Israël : Des médecins extraient avec succès une épingle nichée dans les poumons d'une petite fille de 3 ans Les médecins de l'hôpital médicale de découvrir, pédiatrique Schneider de hébétée, la présence Péta'h Tikva ont extrait du corps étranger - de avec succès une épingle 3,5 cm de long - dans à couture nichée dans son poumon gauche. les poumons d'une petite fille de 3 ans. La Une équipe polyvalente composée des petite souffrait depuis plusieurs semaines plus grands spécialistes de l'hôpital ont de fièvre accompagnée de quintes de toux rapidement procédé à une intervention, au dont l'origine n'avait pas pu être déterminée. lendemain de laquelle la petite fille a été Une radio des poumons a permis à l'équipe libérée en parfaite santé.

sous le controle de Rav M. Rottenberg

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ACTUALITÉ Cinq membres d’une même famille juives décèdent dans un incendie à Buenos Aires Indicible tragédie dans la communauté juive orthodoxe de Buenos Aires, en Argentine : cinq membres d'une même famille, 3 enfants et 2 femmes, sont morts dans un incendie qui s’est déclaré dans la nuit aux étages supérieurs d’un immeuble résidentiel de la ville. 29 autres résidents ont été blessés et sont dans un état critique. En outre, 20 autres personnes ont été transportées à l’hôpital en raison de l’inhalation de fumée. L’origine du feu n’a pour l'heure pas été précisée. Le sud du quartier de Recoleta, adjacent au quartier Once, abrite l’une des communautés juives les plus vigoureuses d’Amérique.

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Iran : Le chef des renseignements des Gardiens remplacé

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l'Iran, ont annoncé jeudi avoir remplacé leur chef des services de renseignements 'Hossein Taeb, en poste depuis 12 ans, par le général Mo'hammad Kazemi. Le remplacement subit du chef des renseignements des Gardiens, un corps désigné comme groupe terroriste par les Etats-Unis, intervient alors qu’un certain nombre de membres de la branche idéologique de l’armée iranienne ont été tués ces dernières semaines, éliminations imputées à Israël par Téhéran.


Israël salue la coopération sécuritaire avec Ankara, après l'attentat déjoué à Istanbul Yaïr Lapid a salué la coopération en matière de sécurité avec la Turquie, qui a permis de déjouer un complot iranien visant à enlever ou tuer des ressortissants israéliens à Istanbul, alors qu’il rencontrait jeudi son homologue à Ankara pour des entretiens de haut niveau visant à cimenter le rapprochement des deux pays. Aux côtés du ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, après des entretiens dans la capitale turque, Lapid a déclaré qu’Israël était confiant dans le fait qu’Ankara "savait comment répondre aux Iraniens" à la suite des tentatives actuelles de nuire aux touristes israéliens sur le sol turc.

Le premier vol de la compagnie Emirates Airlines atterrit à Tel Aviv Le premier vol de la compagnie aérienne émiratie Emirates Airlines a atterri jeudi dernier à l'aéroport Ben Gourion de TelAviv, marquant ainsi le lancement des premiers vols quotidiens entre les deux pays. Sur Twitter, Emirates Airlines a écrit : "Nous sommes officiellement arrivés à notre nouvelle destination, Tel-Aviv." Le vol, qui transportait 335 passagers, a été accueilli par un salut arrosé à son atterrissage. "J'espère que cette nouvelle liaison aérienne ouvrira une nouvelle voie d'opportunités pour notre peuple et renforcera les relations entre les deux pays. Merci Emirates Airlines et félicitations", a écrit l'ambassadeur des EAU en Israël, Mo'hammed Al Khaja.

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ACTUALITÉ 3 mois après la disparition du jeune Moché Kleinerman, des centaines de personnes se joignent aux recherches Trois mois après la disparition mystérieuse de Moché Kleinerman - un jeune étudiant de Yéchiva de 16 ans originaire de la ville orthodoxe de Modi'in 'Ilit - la police a annoncé la création d'une cellule d'enquête spéciale, alors que des centaines de bénévoles et de membres d'unités spéciales de police ont investi Méron et ses alentours afin de se joindre aux recherches, pour l'heure infructueuses. La fondation 'Am Israël 'Haï s'est mobilisée, promettant une récompense de 50.000 Chékels à toute personne susceptible d'apporter une information, somme triplée par des philanthropes. Pour rappel, le jeune Moché a été vu pour la dernière fois le 25/03/22 à Méron.

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Tunis : Deux policiers blessés dans une attaque devant une synagogue

Deux policiers postés devant une synagogue à Tunis ont été légèrement blessés dans une attaque au couteau dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué le ministère tunisien de l’Intérieur. L’attaque a été menée par un ancien détenu condamné dans une affaire terroriste et libéré en 2021, a indiqué à l’AFP Fakher Bouzghaya, responsable de la communication au ministère. Une enquête est en cours pour élucider les circonstances de l’attaque et les motifs de l’assaillant, selon la même source.

Elyssia Boukobza


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

‘Houkat : Ne pas contrôler les naissances, c’est aimer la vie Le Kli Yakar explique que Myriam excellait de par ses actes de bonté. Grâce à cette qualité, elle mérita d’être à l’origine du puits qui alimenta le peuple en eau, l’élément le plus indispensable à la survie de l’homme !

Dans la Paracha de ‘Houkat, la Torah nous informe du décès de la vertueuse Myriam. Immédiatement après, on nous annonce que plus personne n’avait d’eau à boire. La Guémara en déduit que le puits qui approvisionnait le peuple juif en eau dans le désert se maintenait par le mérite de Myriam (Ta’anit 9a). Quel lien existe-t-il entre Myriam et l’eau qui fit vivre les Bné Israël pendant quarante ans ? La plus grande "génératrice" de vie Le Kli Yakar explique que Myriam excellait de par ses actes de bonté. Grâce à cette qualité,

elle mérita d’être à l’origine du puits qui alimenta le peuple en eau (appelé d’ailleurs Béer Myriam), l’élément le plus indispensable à la survie de l’homme. La bonté de Myriam était particulièrement axée sur le sauvetage et le maintien des vies juives. Cette qualité s’exprima dès son plus jeune âge. Le Midrach nous raconte qu’à la suite du décret de Pharaon qui voulait tuer tout nouveau-né mâle, le père de Myriam, ‘Amram, décida de se séparer de sa femme afin d’éviter la mort inévitable d’un futur fils. ‘Amram étant le chef du peuple juif, les autres hommes suivirent

Supplément spécial Chabbath I n°197

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donc son exemple et se séparèrent de leurs femmes. La jeune Myriam, âgée de 5 ans, réprimanda son père : "Ton décret est plus sévère que celui de Pharaon, car ce dernier concerne les garçons tandis que le tien s’applique aux garçons et aux filles !", dit-elle. ‘Amram accepta le reproche, se remaria avec Yokhéved et tous les hommes en firent de même. Ainsi, Myriam fut la plus grande "génératrice" de vie. Sans elle, de nombreux enfants juifs ne seraient jamais nés. Moché Rabbénou n’aurait certainement pas existé. Myriam porte d’ailleurs un autre nom dans Divré Hayamim, celui d’Efrat (dont la racine est ‫ פרו‬qui signifie "fructueux, productif"), parce que "le peuple d’Israël se multiplia grâce à elle" (Chemot Rabba 1, 13). Prenons pour autre exemple de ses efforts pour sauver des vies, son refus courageux d’obéir à Pharaon qui lui avait ordonné de tuer les nouveau-nés mâles. La Torah lui donne un autre nom, celui de Pou’a (‫)פועה‬, mot apparenté à ‫נופעת‬, car "elle donnait du vin et faisait revivre (‫ )מפיעה‬les bébés que l’on croyait morts". Nous avons donc vu que la grandeur de Myriam résidait dans son incroyable bonté, en particulier concernant la vie. C’est pourquoi le Béer Myriam (le puits de Myriam) ravivait le peuple juif par son mérite. Elle risqua sa vie pour donner vie aux autres, et elle en fut récompensée par l’eau miraculeuse qui fit vivre le peuple juif dans le désert pendant quarante ans. La valeur inestimable de la vie L’appréciation de la vie qu’avait Myriam est d’autant plus remarquable, compte tenu le milieu dans lequel elle naquit. Le Yalkout Chim’oni nous informe que son nom est apparenté au mot Mar, qui signifie "amer", parce qu’au moment de sa naissance, les Égyptiens envenimèrent la vie des Bné Israël (Yalkout Chim’oni, Chémot, 165). Nous savons que dans le judaïsme, le nom d’une personne ou d’une chose est très évocateur quant à son essence. Évidemment, le fait que 14

Myriam naquit à une époque si difficile de l’Histoire joua un rôle central sur son avenir. Elle aurait pu devenir amère, triste et insatisfaite du contexte de sa naissance. On aurait pu comprendre un manque d’enthousiasme et d’amour de la vie, étant donné la douleur et les souffrances que cette dernière semblait offrir. Pourtant, la réaction opposée qu’elle eut nous montre un autre aspect de sa grandeur. Elle reconnut la valeur intrinsèque de la vie et resta confiante en Hachem qui allait sauver le peuple juif de cette misérable situation. C’est cet optimisme continu qui lui permit de convaincre ses parents de se remarier, et qui permit la naissance du sauveur du peuple juif, Moché Rabbénou. "Trop" d’enfants ? Nous pouvons tirer une leçon très importante du comportement de Myriam, dans la société actuelle. De plus en plus de personnes pensent qu’il est mauvais de mettre "trop" d’enfants au monde, vu les difficultés et les souffrances qui nous entourent. Selon les adeptes de cette conception, la vie n’a pas de valeur en soi, mais elle dépend de la "satisfaction" que l’on en tire. Étant donné les nombreux défis rencontrés dans ce monde, comme la situation économique difficile, ces personnes pensent qu’il ne convient pas d’avoir une bouche supplémentaire à nourrir. Inutile de dire que cette façon de penser est diamétralement opposée à l’approche de la Torah, personnifiée par Myriam. Pour cette dernière, la vie a une valeur inestimable. Ainsi, les situations les plus horribles ne justifiaient pas la limitation des naissances. Puissions-nous apprendre de l’appréciation de la vie qu’avait Myriam et émuler ses accomplissements en insufflant la vie dans le monde !

Magazine I n°197 Supplément spécial Chabbath I n°197

Rav Yehonathan Gefen


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Parachat ‘Houkat

Chapitre 19, verset 3

•

précède la question

• La réponse est sur fond de couleur •

les indices précédés d‘une bulle

•

Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.

Ce Passouk raconte qu’après avoir vérifié que la vache rousse n’avait aucun défaut, on lui faisait la Ché’hita. Le Targoum Yonathan ben Ouziel dit qu’ensuite, on vérifiait à l’intérieur si cette vache ne correspondait pas à l’un des dix-huit cas où un animal est Tarèf (non-Cachère). Pour les étudiants en Torah, ce commentaire est très étonnant. Car ceux qui ont étudié le traité ‘Houlin savent qu’à la page 11, on explique qu’on ne vérifiait pas l’intérieur de la vache rousse, parce qu’elle était entièrement brûlée. Et on se basait sur le principe de “ROV” (selon lequel la majorité des vaches sont Cachères), puisqu’il était impossible de vérifier l’intérieur de l’animal. L’auteur du Séfer Mayana Chel Torah dit au nom de son maître, Rav Michaël Cohen, que l’explication du Targoum Yonathan ben Ouziel que nous avons rapportée concerne la vache rousse qui a été faite dans le désert, lorsque les Bné Israël étaient entourés des nuées de gloire. Suite page suivante

AVOT OUBANIM

‘Houkat - n°130

Supplément spécial Chabbath7 IJuillet n°197 - 8 Tamouz 5782

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C’est avec ces dernières qu’on vérifiait l’intérieur de l’animal (car elles étaient comme une radiographie ou un scanner qui permet de voir l’intérieur d’un corps, et même les endroits les plus obscurs).

Par contre, par la suite, lorsqu’il n’y avait plus les nuées de gloire, on n’avait plus la possibilité de vérifier l’intérieur de la bête. On se basait donc sur le principe qui dit que la plupart des vaches sont Cachères.

Choul’han ‘Aroukh, chapitre 110, Halakha 7

Le Choul’han ‘Aroukh dit qu’on ne dit Téfilat Hadérèkh qu’après avoir commencé la route. Le Michna Beroura explique qu’on ne peut pas dire Téfilat Hadérèkh chez soi, ou lorsqu’on est encore à l’intérieur de la ville où on habite, même si on a tout préparé pour en sortir. Car tant qu’on y est, on risque de changer d’avis. De décider, finalement, de ne pas voyager maintenant. Et d’entraîner, par conséquent, que la Brakha qu’on a faite en disant Téfilat Hadérèkh ait été dite Lévatala (en vain). Le Michna Beroura cite l’opinion du Taz qui permet de dire Téfilat Hadérèkh tant qu’on est encore dans la ville, si notre intention de voyager ensuite est ferme et définitive, et qu’on a tout préparé pour cela ; car il n’y a alors aucune raison de changer d’avis. Il cite ensuite les décisionnaires qui ne sont pas d’accord avec le Taz, et qui disent qu’il faut a priori faire comme ce que le Choul’han ‘Aroukh a dit : attendre d’être sorti

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AVOT OUBANIM

de la ville pour faire Téfilat Hadérèkh. Ils reconnaissent cependant qu’a posteriori, si on a dû dire Téfilat Hadérèkh lorsqu’on était encore dans la ville (parce que, par exemple, on préfère la dire chez soi dans un livre de prière), on peut s’appuyer sur l’opinion du Taz qui permet de dire Téfilat Hadérèkh lorsqu’on est encore dans la ville. Le Michna Beroura dit que l’exigence d’attendre de sortir de la ville pour faire Téfilat Hadérèkh ne concerne que le début du voyage. Mais si on a déjà commencé à voyager et qu’on fait une halte (dans un hôtel pour y passer la nuit, par exemple), on pourra, avant de reprendre la route, dire la Téfilat Hadérèkh dans la ville où on se trouve, puisqu’il n’y a alors plus de risque qu’on renonce à voyager.

Supplément ‘Houkat - n°130 spécial Chabbath I n°197

7 Juillet - 8 Tamouz 5782


Pirké Avot, chapitre 5, Michna 22

Michna

Dans cette Michna, Ben Bag Bag dit qu’on peut indéfiniment “remuer la Torah”, “la retourner dans tous les sens”, la lire et la relire. Car tout se trouve en elle : toutes les sagesses, toutes les merveilles du monde. Et plus on l’étudie, plus on y découvre des enseignements merveilleux.

À ce sujet, on raconte que le Gaon Rav Baroukh Ta’am a consulté tous les livres de Torah possibles et imaginables. Ils les a non seulement tous lus, mais aussi tous commentés ! Y compris le livre Tsééna Ouréna, que la plupart des Talmidé ‘Hakhamim ne consultent pas, car il est assez simple, et destiné aux femmes. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il a consulté ce livre, il a répondu qu’une fois, il a entendu sa femme y lire (dans le passage de Parachat Chémot qui raconte que Tsipora, la femme de Moché Rabbénou, a pris une pierre pour faire la Brit-Mila de son second fils Eliézer, que Moché Rabbénou n’avait pas encore circoncis) qu’un Midrach explique qu’à l’époque, on faisait la Brit-Mila avec une pierre, mais que maintenant, on fait la BritMila avec une lame en fer. Le Midrach explique ce changement en racontant que lorsque David a combattu le géant Goliath, il a voulu lui

lancer des pierres sur le front, pour le faire tomber. Mais Goliath avait un casque en fer… Pourtant, David a lancé les pierres, qui ont traversé le casque de Goliath, et Goliath est tombé. Car l’ange qui veille sur les pierres s’est adressé à celui qui veille sur le fer, et lui a dit : “Laisse passer la pierre à travers le casque de fer de Goliath, pour permettre à David de vaincre ce dernier. Et en échange de cela, je m’engage à ce que les Juifs fassent la Brit-Mila avec du fer, et pas de la pierre.” Lorsque le Rav Baroukh Taam a entendu sa femme lire cette explication, il en a été très étonné, car il ne l’avait jamais entendue ! Il s’est donc dépêché de la chercher dans le Midrach, l’a effectivement trouvée et s’est donc rendu compte que même un livre de Torah simple pouvait contenir de formidables explications. Il l’a donc étudié, puis commenté.

Michlé, chapitre 20, verset 13

Kétouvim

Dans ce Passouk, le roi Chlomo déclare : “N’aime pas le sommeil, de peur que tu t’appauvrisses. Ouvre tes yeux, et rassasie-toi de pain.”

Hagiographes

Le roi Chlomo connaît les dégâts que peut provoquer un sommeil prolongé. Car non seulement, pendant ce sommeil, on ne fait pas d’activité ; mais on interrompt aussi ce qu’on a commencé. Et on entame ainsi des dizaines de projets sans les terminer. Car l’amour du sommeil entraîne à ne pas aller jusqu’au bout de ces projets. Par contre, en “ouvrant les yeux”, en luttant contre le sommeil, on peut aller jusqu’au bout de nos projets, avoir un bénéfice de ce qu’on entreprend ; manger tranquillement notre pain, et être rassasié. Le Malbim remarque que le Passouk ne dit pas “Péta’h ‘Énékha (ouvre tes yeux)» mais “Péka’h ‘Énékha (sois intelligent avec tes yeux).” Il ne nous dit donc pas, simplement, d’ouvrir nos yeux physiques. Il nous dit aussi d’ouvrir nos yeux spirituels. De ne pas se contenter d’avoir les yeux ouverts, et de voir le monde matériel. D’être intelligent, et de voir au-delà des

AVOT OUBANIM

‘Houkat - n°130

apparences. De voir la spiritualité dans ce monde. De voir Hachem dans ce monde. C’est alors que l’on sera vraiment heureux ; car non seulement notre corps sera rassasié, mais même notre âme. D’après cette explication, le début du Passouk ne désigne pas seulement le sommeil physique, mais même le sommeil spirituel. Celui d’une personne qui, bien qu’ayant physiquement les yeux ouverts, préfère “dormir”, les fermer, lorsqu’il s’agit de voir les valeurs spirituelles. Le roi Chlomo dit que cette personne finira sa vie dans la pauvreté. Pas forcément matérielle, mais spirituelle. C’est pourquoi le Métsoudat David explique que lorsque le Passouk dit qu’à force de dormir, cette personne sera pauvre, il parle aussi de pauvreté en Torah. Même lorsqu’on a accumulé des richesses matérielles, on peut être très pauvre intérieurement, spirituellement ; et donc très triste…

Supplément spécial Chabbath I n°1977 Juillet - 8 Tamouz 578217


Celui qui deviendra plus tard le célèbre Tsadik de Jérusalem, Rav Arié Lévine était, depuis son jeune âge, un étudiant en Torah très brillant. Question

À l’âge de 16 ans, il faisait partie des meilleurs élèves de la Yéchiva de Sloutsk. Il connaissait par cœur tout le traité de Nachim, avec la Guemara, le Rachi et le Tossefot. Puis il est allé à la Yéchiva de Loutsk, dirigée par le Gaon Rabbi Baroukh Ber de Kaménits.

Celui-ci l’a tout de suite repéré. Il a vu en lui un assemblement parfait de connaissances en Torah et de bon caractère. Il est allé jusqu’à lui proposer d’étudier en tête-à-tête avec lui. C’était un privilège extraordinaire, et cela a étonné tous les autres élèves. Après un an d’étude avec le directeur de la Yéchiva, le jeune Arié Lévine a exprimé son désir de quitter cette Yéchiva pour rejoindre celle de Volozhin. Rav Baroukh Ber a été très choqué de cette demande, et n’a pas caché son mécontentement. Le jeune Arié Lévine est quand même parti et, quelques années plus tard, il a raconté : “J’ai senti que le mécontentement de mon Rav a eu des

Chmirat Halachone

conséquences sur ma vie, puisque j’ai alors vécu des événements difficiles. Mais je ne pouvais pas faire autrement que de m’en aller.”

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi, il a répondu : “L’homme qui m’hébergeait avait repéré mon niveau intellectuel. Et chaque jour, il insistait pour que j’étudie les matières scientifiques, pour devenir ensuite un grand professeur. J’ai donc eu peur de céder finalement à cette pression. C’est pourquoi je suis parti.” Et lorsqu’on lui a demandé pourquoi il n’a pas raconté cela à son Rav, sa réponse a été extraordinaire : “Si je le lui avais raconté, il aurait retourné sa colère contre mon hôte, et pas contre moi. Et ce serait lui, et pas moi, qui aurait souffert Qu’en penses-tu ? de ce que j’ai traversé. Comment aurais-je A pu lui faire cela, alors que, pendant une année, o t i il !m’a logé et nourri ? J’ai donc préféré ne pas en parler, et dire simplement que je quittais la Yéchiva. Car je voulais absolument ne pas être ingrat.”

Réponse

Le Or’hot Tsadikim nous enseigne : “La haine nous pousse à parler négativement même des actions positives d’autrui.” (Or’hot Tsadikim, sixième porte)

en histoire

Le Cas de la semaine

Question

Réouven tient des propos dénigrants sur Gad en sa présence, auprès de Chimon. Gad sourit et garde le silence. Chimon peutil accorder de l’importance aux paroles de Réouven ?

Réponse

Chimon n’a pas le droit de croire les propos dénigrants tenus par Réouven sur Gad, en sa présence. Le fait que Gad garde le silence et ne nie pas les faits qui lui sont reprochés ne retire rien à l’interdiction de croire du Lachone Hara’. Responsable de la publication : David Choukroun

Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moché Smietanski, Alexandre Rosemblum

+972 54 679 75 77

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spécial Chabbath I n°197 ‘HoukatSupplément - n°130

Retranscription : Léa Marciano

avotoubanim@torah-box.com

7 Juillet - 8 Tamouz 5782


Le contrat de 150 Kollelman A l’aide d’une feuille et d’un stylo, le Rav couche sur le papier l’engagement solennel pris pour la guérison de Yaïr : tous les étudiants s’engagent au plus parfait silence et à la plus grande concentration pendant la prière.

Yaïr est un jeune Avrekh qui s’est marié récemment et a rapidement eu le bonheur d’être papa. En compagnie de son épouse et de son petit garçon, il coule des jours heureux à Jérusalem. Un jour, alors que Yaïr est plongé en pleine étude, il est soudainement pris de maux de ventre aigus. Néhoraï, son binôme, est inquiet pour son ami et se précipite vers la kitchenette du Kollel pour lui servir un verre d’eau. Yaïr parvient à se redresser, à réciter la bénédiction et à boire. De retour chez lui, et alors que les douleurs l’assaillent, il en parle avec délicatesse à son épouse, soucieux de ne pas l’inquiéter outre mesure. Elle lui tend des médicaments, qu’il prend aussitôt. Soulagé, il la remercie et la rassure. Mais en pleine nuit, Yaïr se lève. Les douleurs ressurgissent avec une force décuplée. Il parvient à contenir ses gémissements et à patienter jusqu’au matin, où il se rend chez le médecin sans plus tarder. Celui-ci prescrit des anti-inflammatoires et des examens complémentaires. En attendant, les jours passent, la douleur disparait et réapparait. Mais un jour, Yaïr est pris de vertiges en pleine rue et s’évanouit.

Dans le cabinet du radiologue Le jour de l’IRM arrive enfin. Celui des résultats ne tarde pas non plus. Le visage grave, le médecin se montre assez direct : "Ecoutez, nous avons détecté un tumeur maligne au niveau de vos intestins. Ce qui signifie que vous souffrez d’un cancer avancé. Je suis navré de vous l’annoncer, mais à ce stade, les chances de rémissions sont quasi-nulles." Yaïr sent le sol se dérober sous ses pieds. Il n’entend plus, il est perdu dans le vide. La voix du médecin déclame encore : "Vous devez vous préparer, vous et votre famille, à la suite des événements." Yaïr s’effondre. “Nous avons une cellule d’aide psychologique spécialisée à l’hôpital ‘Ein Kerem de Jérusalem, poursuit le médecin. Des assistantes sociales vous accompagneront tout au long de cette douloureuse période.” Yaïr ne parvient pas à réaliser ce qu’il vient d’entendre. Il demande des précisions sur sa durée de vie. “Je crains que ce ne soit une question de quelques mois, tout au mieux”, s’entend-il répondre. Lui, le jeune père et mari plein de vie, attaché à la Torah d’Hachem, s’apprête à quitter ce monde, si jeune ? Quand il annonce la nouvelle

Supplément spécial Chabbath I n°197

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à son épouse, c’est le drame. Pleurs et cris emplissent la demeure de ce jeune couple qui, il y a quelques jours à peine, menait une vie des plus paisibles. Après de longues minutes, l’épouse de Yaïr parvient à se calmer et à se ressaisir : "Certes, le diagnostic des médecins d’ici-bas est sombre, mais avons-nous pensé un instant au diagnostic du Guérisseur céleste ? Lui dirige tout et avec Son aide, nous allons déchirer ce décret !" Yaïr veut tant y croire…

Le regard étrange de ce dernier intrigue Yaïr. Que va-t-il encore lui annoncer ? “Yaïr…, commence le médecin. Votre tumeur… eh bien… Elle a totalement disparu.

Une résolution solennelle

- Pardon ?", demande Yaïr, incrédule.

Quand son Kollel apprend la tragique nouvelle, c’est la consternation. Mais les Avrékkhim ne restent pas sans agir. Rapidement, le Roch Kollel propose une résolution qui s’impose, même dans ce lieu d’étude très sérieux : s’abstenir, pour la santé de Yaïr, de prononcer la moindre parole pendant la prière. "Engageons-nous à ne plus parler du tout à la synagogue, pas un seul mot en dehors de la prière, pour une concentration maximale. Et pour sceller notre engagement, je propose que nous écrivions un contrat auquel tout Avrekh devra souscrire !"

Yaïr et son épouse échangent un regard.

A l’aide d’une feuille et d’un stylo, le Rav couche sur le papier l’engagement solennel pris pour la guérison de Yaïr : tous les étudiants s’engagent au plus parfait silence et à la plus grande concentration pendant la prière. Tous signent, créant ainsi un lien concret entre leur résolution et la santé de leur cher camarade. L’ultime examen Roch Hachana arrive. Yaïr est admis en soins palliatifs, son état de santé se dégradant de jour en jour. La décision est prise de commencer une chimiothérapie juste après Yom Kippour pour tenter de ralentir l’échéance fatidique. Au Kollel pendant ce temps, l’engagement contractuel de ne pas parler à la synagogue est respecté avec beaucoup de zèle par les 150 étudiants. La qualité des prières s’en fait ressentir en conséquence. Cette attitude irréprochable et ce sérieux se poursuivent pendant les Dix jours de pénitence. 20 20

Après Kippour, Yaïr se rend avec son épouse à l’hôpital pour débuter les séances de chimiothérapie. L’oncologue lui fait subir un nouveau scanner afin de cibler au mieux la tumeur. Yaïr patiente en sortant son petit livre de Psaumes. Il est interrompu dans ses prières par l’oncologue.

"En fait, je n’ai pas grand chose de plus à vous dire… Je n’ai jamais vu cela de toute ma carrière. Une tumeur comme la vôtre n’offre que quelques mois de vie au malade. J’ai beau examiner les radios, je pense pouvoir affirmer de manière formelle que vous n’avez plus rien, vous êtes absolument guéri. C’est comme si vous n’aviez jamais été malade ! Il n’y a rien à dire d’autre. J’en reste sans voix. Fixons-nous rendez-vous pour dans quelques mois, pour suivre votre état. Mais je peux certifier que vous êtes totalement guéri. Je n’ai rien d’autre à vous dire. Je suis sans voix…” Silence pour silence “Je n’ai rien d’autre à vous dire. Je suis sans voix…” Ces mots, répétés plusieurs fois par le spécialiste, résonnent dans l’esprit de Yaïr. Ils font étrangement écho au silence observés par ses compagnons d’étude pendant la prière. Cette histoire été authentifiée par le Rav Ya’akov Zilberman. C’est le médecin en personne qui la lui a confirmée, ajoutant qu’au vu des résultats de son patient, il n’avait pu retenir ses larmes. Certes, les voies de D.ieu sont impénétrables. Mais on ne peut être que gagnant à se rapprocher de Lui. Nous aussi, respectons nos synagogues et ne parlons pas pendant la prière !

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Equipe Torah-Box


FLASH CHABBATH

HALAKHOT

Manger avant de prier ‘Arvit, permis ?

> Non, sauf si on fait tous les soirs cette prière après le repas ou si une personne tierce est désignée pour nous le rappeler (‘Aroukh Hachoul’han 232, 15).

Faire des exercices de kinésithérapie le Chabbath, permis ?

> Oui. Si on ne transpire pas, cela n'entre pas dans l'interdiction de pratiquer un sport en ce jour (Yalkout Yossef, Chabbath vol. II, 301, 8). Réciter le Kaddich pour son beau-père défunt, permis ?

> Oui, à condition que ses propres parents soient décédés ou bien s’ils sont vivants, qu’ils lui permettent de le faire. Mais si le beau-père a des fils, ce sont à eux de le réciter a priori (Rav A. Taieb). Une perle sur la Paracha Notre Paracha traite notamment du thème de la vache rousse, l’une des lois impénétrables de la Torah, catégorie que l’on dénomme les "‘Houkim". Or Rabbénou Bé’hayé fait justement remarquer que l’expression ‫"( פרה אדומה‬vache rousse") a la même valeur numérique que ‫"( היא רחוקה‬elle est éloignée"), c’est-à-dire "éloignée de notre compréhension". En effet, plus l’homme cherche à saisir la logique qui se cache derrière les ‘Houkim en général, et derrière la loi de la vache rousse en particulier, plus cette logique lui sera impénétrable. En revanche, plus l’homme s’efforce d’accepter ces lois comme un décret divin qui n’est pas accessible à son raisonnement, et plus il parviendra à en saisir des bribes de sens.

Hiloula du jour Ce dimanche 4 Tamouz (03/07/22) tombe la Hiloula de Rabbi Ya’akov Ben Méir, plus connu sous le nom de Rabbénou Tam, en référence à sa perfection et à son intégrité. Petit-fils de Rachi, il vécut à Ramerupt et à Troyes durant la période des Croisades. Il fut grièvement blessé par les Croisés. Cela ne l’empêcha pas d’être l’un des Sages les plus importants de tous les temps et on lui doit la matière principale des Tossafot, les commentaires du Talmud doublant ceux de Rachi. Il est aussi souvent cité au sujet de son opinion sur l’heure de passage du jour à la nuit, à tel point que l’on parle souvent de "sortie de Chabbath Rabbénou Tam". N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous.

Les lois du langage Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que si une personne a dénigré notre père ou notre mère et que nous leur rapportons ces propos uniquement parce qu’il nous déplaît que le médisant leur ait manqué de respect, cela constitue de la Rékhilout, du colportage.

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VIE JUIVE Emouna et Bita’hon : deux outils essentiels Arriver à la Emouna constitue un acquis spirituel indiscutable, cependant la Emouna authentique s’accompagne du Bita’hon, qui en constitue l’application pratique. De quoi s’agit-il au juste ?

Le premier des 10 Commandements que nous avons reçus au pied du mont Sinaï est le suivant : "Je suis l’Eternel Ton D.ieu Qui t'ai fait sortir du pays d’Egypte". En cet unique verset sont mentionnées les deux idées fondamentales du judaïsme : l’existence de D.ieu en tant que Créateur de l’univers (Je suis l’Eternel) et Son intervention dans l’histoire humaine (Qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte), afin d’amener le peuple juif d’abord, puis l’humanité entière, à un but très précis : celui de la reconnaissance universelle du Créateur. Qu’est-ce que la Emouna ? Comment pourrait-on définir la Emouna ? La Emouna est la capacité que possède l’être humain à reconnaître l’existence du Créateur. Comment peut-on arriver à cette reconnaissance ? La discussion entre Rabbi ‘Akiva et l’hérétique, telle que rapportée par le Midrach, nous éclaire à ce sujet. L’hérétique avait demandé à Rabbi ‘Akiva de lui prouver l’existence de D.ieu, ce à quoi Rabbi ‘Akiva répondit : "Qui a fait ton habit ?" Et l’hérétique de répondre : "le tailleur". Rabbi ‘Akiva lui demanda alors de prouver ses dires. L’hérétique déclara : "L’existence même de l’habit prouve qu’il a été fait par un tailleur." Rabbi ‘Akiva lui rétorqua alors : "De la même manière que 22

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l’habit témoigne du tailleur, ainsi le monde témoigne de l’existence du Créateur !" L’argumentation de Rabbi ‘Akiva est d’une logique imparable et seul un esprit faible ou malhonnête serait à même de la réfuter. A ce propos, rapportons une anecdote avec Rabbi Yéhouda Halévy, grand Sage de l’époque espagnole, auteur du célèbre "Kouzari". Rabbi Yéhouda avait un voisin qui possédait une fenêtre mitoyenne avec la sienne. Ce voisin était un poète réputé mais connu également pour son athéisme ; il affirmait avec beaucoup d’outrecuidance que le monde s’était créé tout seul. Un beau jour, Rabbi Yéhouda remarqua que son voisin, qui était en train d’écrire un poème, s’absenta brusquement. Rabbi Yéhouda ouvrit la fenêtre et lut le poème (qu’il trouva d’ailleurs très réussi). Désireux de donner une leçon à cet esprit insolent, il ajouta quelques lignes au poème qui n’était pas encore achevé. Le voisin revint et fut extrêmement surpris de voir son poème achevé en son absence. Il alla toquer à la porte de son voisin en lui faisant part de son étonnement. Rabbi Yéhouda lui rétorqua : "Mon cher voisin, très certainement la bouteille d’encre a dû se renverser et le poème s’est écrit tout seul…


-Voyons Rabbi, vous savez bien que c’est impossible… Un aussi beau poème ne peut pas s’écrire tout seul ! -Comment mon cher ami ! Vous n’admettez pas l’idée qu’un poème s’écrive tout seul ; par contre affirmer que l’univers entier s’est créé seul ne vous dérange pas…" La raison de l’athéisme Rav El’hanan Wasserman, dans son Kovets Maamarim, explique la raison de l’athéisme. Il affirme d’abord qu’étant donné que la Emouna est une Mitsva de la Torah, tout garçon de 13 ans ainsi que toute jeune fille de 12 ans y sont astreints. Cela implique qu’il n’est nul besoin d’être un grand philosophe ou un esprit très éclairé pour y parvenir. Comment expliquer alors que des esprits pourtant brillants tels qu’Aristote, à qui il ne manquait que la prophétie (selon les dires de Maïmonide), n’y soient pas arrivés ? La raison en est un phénomène qui se dénomme le Cho’had (la corruption). "Car la corruption aveugle les yeux des Sages et détourne les paroles des Justes" affirme la Torah (Dévarim 16,19). Cela implique que si un plaignant a donné une infime somme d’argent, même à un juge de l’envergure de Moché Rabbénou, cela rend le juge inapte à juger ! Or, s’il en est ainsi pour des personnages aussi grands que Moché Rabbénou et les Sages d’Israël qui étaient des hommes d’une envergure et d’une sainteté exceptionnelles, à plus forte raison en est-il ainsi pour des philosophes non-juifs, plongés dans les plaisirs de ce monde… En effet, il n’existe pas de plus

grande corruption que les plaisirs de ce monde qui empêchent même l’esprit le plus brillant d’arriver à la conclusion pourtant évidente que le monde a un Créateur. Contrairement aux idées reçues, parvenir à la Emouna ne demande pas de faire montre d’une intelligence exceptionnelle, mais bien plutôt d’une droiture d’esprit. Celui qui n’y arrive pas doit savoir qu’il est comme un ivrogne sous l’emprise de l’alcool. Il lui faudra d’abord dessouler puis subir une cure de désintoxication ; s’éloigner des plaisirs de ce monde, manger strictement Cachère, mener une vie juive au sens authentique du terme… Arriver à la Emouna constitue un acquis spirituel indiscutable, cependant la Emouna authentique s’accompagne du Bita’hon, qui en constitue l’application pratique. Qu’est-ce que le Bita’hon ? Le Bita’hon : définition Rabbénou Yona, dans son commentaire sur Michlé, définit cette notion : "La Mitsva du Bita’hon consiste à savoir en son cœur que tout est entre les mains de D.ieu. Cela signifie que D.ieu peut changer la donne et par conséquent la destinée de la personne. Rien ne peut empêcher Hachem de secourir un individu, pour les petites comme pour les grandes choses. Et même si une personne pressent un danger, elle doit savoir que le secours est proche car D.ieu peut tout, et rien ne Lui est impossible (…) Tout est entre Ses mains et nous devons placer notre confiance en Lui !"

Rav Emmanuel Boukobza

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ÉDUCATION FAMILLE

L’amour inconditionnel : le meilleur conseil d’éducation

ÉDUCATION FEMMES COUPLE

Si tu désires ardemment réussir, tu cerneras le caractère de ton enfant et tu parviendras à prendre les meilleures décisions. L’enfant qui sentira ton amour sera prêt à supporter les remarques et les punitions. Il saisira qu’elles visent son bien, car il est certain que ses parents l’aiment.

Tu fais des études pour devenir informaticienne, décoratrice d’intérieur, médecin, peintre, etc.

8,5) : "L’Eternel ton D.ieu te châtie comme un homme châtie son fils."

Qu’en est-il de ton métier principal : être mère ?

Le tour de magie dans la chambre

Qui t’a dévoilé les secrets de la maternité ? Qui t’a appris à décoder chaque pleur ? Qui t’a enseigné la juste mesure entre amour et gâterie ?

Il est 15h30 et Rivka vient de pleurer pour la sixième fois depuis qu’elle est rentrée du Gan. Je me retiens de lui demander ce qu’il s’est encore passé.

Des cours pour diriger les parents fleurissent un peu partout pour soutenir les mamans déboussolées. Mais même ces cours ne peuvent pas offrir de réponse à toutes les questions et préparer les femmes à affronter toutes les situations possibles.

J’arrive à peine à comprendre ce qu’elle dit. Elle vient de recevoir un mauvais coup. C’est une égratignure au genou. Ma petite Rivka est comme ça ! Elle est de retour à la maison et pleure. Elle mange une sucrerie et pleure. Elle reçoit un coup et pleure. Elle est vexée et pleure…

Le secret du métier de maman Un jour, un homme décide de devenir enseignant. Il interroge son Rav : "Comment vais-je parvenir à éduquer mes élèves ? - La Torah nous enjoint :’Véchinantam Lévanékha’ (‘Vous les enseignerez à vos enfants’). Elle n’a pas écrit à vos élèves. Si tu considères tes élèves comme tes enfants, tu ressentiras de l’amour pour eux, tu sauras alors comment les éduquer !", lui répond le Rav. C’est le secret du métier de maman et d’éducatrice : l’amour inconditionnel ! L’amour signifie dévouement, inquiétude, intérêt pour l’enfant. Lorsque ce sentiment est fort, la mère parvient à accomplir des actes sans même les avoir appris. Si tu désires ardemment réussir, tu cerneras le caractère de ton enfant et tu parviendras à prendre les meilleures décisions. L’enfant qui sentira alors ton amour sera prêt à supporter les remarques et les punitions. Il saisira qu’elles sont pour son bien, car il est certain que ses parents l’aiment. Comme il est écrit (Dévarim 24

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Nous ne sommes pas habitués chez nous à cette façon continuelle de pleurnicher. Mais soudain, un éclair de lucidité me traverse l’esprit. Je la prends dans mes bras et je l’enlace affectueusement. Nous restons assises une minute ou deux dans cette position, savourant chacune ce moment. Puis je me lève, j’entre avec elle dans la chambre des enfants, je prends son livre préféré et referme la porte derrière nous. L’histoire dure plus de 20 minutes, nous sommes seules en tête à tête. On entend la voix d’un autre enfant à l’extérieur, je la coiffe puis nous sortons de la chambre. Rivka commence alors à jouer avec ses poupées. Jusqu’au soir, je ne l’ai plus entendue ! Le lendemain, je réitère ce tour de magie avec Éli qui revient de l’école très en colère. A la place des invectives et des punitions habituelles, je le prends, je reste avec lui dans une chambre puis j’en sors avec un enfant méconnaissable. Pour finir, j’utilise cette manière de faire avec Avi (13 ans), qui claque systématiquement les portes. Cette fois-ci, je dois me balader avec


lui plus de 40 minutes à pied, une marche qui s’avère des plus profitables ! Chez les copains plutôt qu’à la maison Lorsqu’un enfant sent qu’on l’aime, il n’a pas besoin qu’on lui consacre énormément de temps, il suffit d’une petite attention quotidienne à son égard, afin qu’il vaque ensuite à ses occupations. Un enfant qui manque d’amour et d’attention tentera par tous les moyens, que ce soit positif ou négatif, de les obtenir. Leurs histoires ne sont pas si longues. Même si ta conversation au téléphone ou ton journal semblent plus intéressants, prends ce temps et offre-le à tes enfants, pour leur bien. "Muriel, c’est bien toi ?" A sa voix, je pleurai presque au téléphone. Muriel est ma meilleure amie et voisine. Elle est retournée vivre en France et c’est son premier coup de fil depuis son départ.

Lorsqu’ils essaient en vain d’entamer la conversation, ils cherchent un endroit plus chaleureux et agréable. En peu de temps, ils risquent non seulement de croire que l’extérieur est plus gratifiant, mais aussi de se trouver en compagnie d’enfants peu recommandables. A l’inverse, lorsque les enfants reçoivent la dose d’amour et d’attention dont ils ont besoin, ils aspirent toujours à rentrer chez eux, à retrouver le cadre et l’emploi du temps de la maison, même si cela exige d’eux des efforts pour respecter leurs parents et pour répondre à leurs exigences. Ne demande pas d’un ton sévère à ton fils : "Pourquoi es-tu de retour si tôt à la maison ?", même si tu t’étonnes, car c’est l’heure où il est censé étudier. Dis plutôt : "J’aime quand tu es à la maison, que s’est-il passé à la Yéchiva ?"

Rabbanite Né’hama Epstein

Je fermai les yeux et fus toute ouïe à cette conversation si captivante. Muriel ne s’arrêtait plus de raconter, elle ne savait plus par où commencer. Des petits coups dans mon dos me ramenèrent à la réalité. Chira, ma fille de 10 ans, se tenait debout derrière moi et tentait de me parler. Je hochai la tête et continuai à m’intéresser à la description de Muriel de la nouvelle décoration de son salon. Chira essaie à nouveau de m’aborder, mais je suis occupée avec Muriel, qui m’explique ses déboires avec ce retour précipité. Finalement, Chira s’en va et plus personne ne me dérange. Au bout d’une heure, je raccroche, mais Chira n’est plus à la maison. Je trouve un petit papier griffonné : "Je suis partie chez une copine ! " De retour, j’essaie de discuter avec elle, mais cette fois-ci c’est elle qui n’a pas le temps car elle a des devoirs. J’ai un goût amer dans la bouche ! Les amis sont en effet la solution à portée de main des enfants qui sentent que leur maison n’est pas un havre de paix. Magazine I n°197

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Pose ta question, un rabbin répond !

Bénédiction de la tomate Quelle Brakha faire sur la tomate, étant un fruit ? Réponse de Rav Gabriel Dayan La bénédiction des fruits et légumes n’est pas décidée en fonction des définitions de Pierre Larousse, l’auteur du Grand Dictionnaire universel ni des explications figurant dans les différents dictionnaires circulant sur le marché. Les critères principaux permettant de déterminer si une plante fait partie de la catégorie des arbres sont les suivants : 1. Il n’est pas nécessaire de réaliser une nouvelle plantation chaque année, elle vit plusieurs années. 2. Elle ne donne pas des fruits dans l’année qui suit la mise en terre ; si c’est le cas, elle fait partie de la catégorie des légumes (on ne prend pas en considération les nouvelles technologies agricoles permettant d’activer la pousse). 3. La "tige principale" est assez dure, elle ressemble à du bois. Elle ne doit pas être souple et molle, mais très rigide. 4. La plante doit faire partie des végétaux qui restent en terre d’une année à l’autre (contrairement à certaines plantes qui disparaissent en hiver pour réapparaître au printemps ou en été ou qui nécessitent certaines interventions agricoles pour fleurir à nouveau). La tomate ne répond pas à ces critères. Donc sa Brakha est "Baroukh Ata Ado-nay, Élo-hénou Mélèkh Ha’olam, Boré Péri Haadama".

Pourquoi tremper le Motsi 3 fois dans le sel ? Pourquoi doit-on tremper le pain trois fois dans le sel à Motsi ? Réponse de Rav Jérémie Gueitz En effet, le Ben Ich ‘Haï (Parachat Emor 10) écrit que, selon la Kabbale, il faut tremper le pain dans le sel à trois reprises. Les termes "sel" (Méla’h) et "pain" (Lé’hèm) ont comme valeur numérique 78, équivalent à trois fois le Nom divin (Youd Ké Vav Ké, soit 26 x 3 = 78). Au moment de tremper le pain dans le sel, il faut donc avoir en tête que le pain représente trois fois le Nom divin, correspondant à trois "bontés" qui adoucissent les trois "forces de rigueur" allusionnées dans le sel (voir aussi Kaf Ha’haïm 167, 37). Concernant le fait de tremper le pain dans le sel, le Rama (167, 5) écrit que c’est une Mitsva de ramener du sel à table avant de couper le pain, car la table est comparée à l’autel où l’on apportait les sacrifices, et la consommation du repas est considérée comme un sacrifice, sur lequel on mettait du sel, comme il est dit : "Sur toute ton offrande, tu apporteras du sel" (Vayikra 2, 13). De plus, le sel sauve l’homme du malheur.

Mâcher un chewing-gum dans la rue Chabbath = porter ? Est-ce interdit pendant Chabbath de mâcher un chewing-gum ou de manger un bonbon en sortant de chez soi ou de la synagogue quand il n’y a pas de ‘Erouv ? Est-ce porter ? Réponse de Rav Avraham Garcia Cela est strictement interdit. On aurait pu penser qu’il s’agit d’un interdit rabbinique, puisque l’acte est réalisé de manière inhabituelle, mais le Talmud (Chabbath 102a) nous explique qu’en ce qui concerne les aliments, puisque la personne en tire un profit au moment de la consommation, cela devient un interdit de la Torah (Choul’han ‘Aroukh 350, 3). 26

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Parler avant d’avoir avalé un aliment Est-il permis de parler dès le moment où l’on introduit un aliment dans sa bouche (après avoir fait la Brakha), ou faut-il attendre d’avaler l’aliment ? Réponse de Binyamin Benhamou 1. ll est interdit de s’interrompre par des paroles après avoir introduit un aliment ou une boisson en bouche, tant qu’on n’en a pas consommé au moins une partie. 2. A posteriori, si par erreur on a parlé une fois l’aliment en bouche et même avant de l’avaler : on ne refait pas la bénédiction sur l’aliment (Halikhot ‘Olam I p.357).

Quoi vérifier pour manger dans un restaurant en Israël ? Que faut-il vérifier pour pouvoir manger dans un restaurant en Israël et s’assurer que tout est conforme aux exigences les plus strictes ? Par exemple, puis-je prendre un petit déjeuner dans un hôtel sous la surveillance du rabbinat du Bik’at Hayarden ? Réponse de Dan Cohen Il faut : 1. Bien vérifier qu’il y a au moins un certificat de Cacheroute de la Rabbanoute. 2. Appeler le numéro de téléphone du Machguia’h (surveillant en Cacheroute) inscrit sur le certificat. 3. Lorsqu’on est dans une année de Chémita : demander au Machguia’h quel est le statut des fruits et légumes par rapport à la Chémita (si c’est Héter Mékhira et que la personne en question ne s’appuie pas sur le Héter, il ne faut pas manger tout ce qui pousse dans la terre. Ce qui pousse dans les arbres est permis, mais il ne faut pas payer en espèces. Uniquement en CB ou chèque). 4. Cuisson : est-ce un Juif qui fait la cuisson ou bien allume-t-il uniquement le feu (dans un tel cas, il est bon d’être strict pour un Séfarade) ? 5. Lait : y a-t-il des produits à base de Avkat ‘Halav Nokhri (poudre de lait non-surveillé), auquel cas il est bon de se montrer strict et de ne pas les consommer ?

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HISTOIRE A SUIVRE Chronique d’une famille presque comme les autres Chapitre 26 : Après le choc… Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait découvrir les aventures passionnantes et intrigantes d’une famille… presque comme les autres ! Entre passé et présent, liens filiaux et Téchouva… Dans l’épisode précédent : Pendant que l’ambulance transfère Albert Elharrar vers l’hôpital le plus proche sous les pleurs de Jojo, Myriam et ses deux frères essayent tant bien que mal de se relever et de remettre de leurs émotions encore vives. Pour essayer de détendre Laurent, Yvan dit à son frère : “Avoue que toi aussi, ce qui t’a le plus choqué, c’est de voir Yossi prendre le téléphone du serveur. – Tu n’ignores pas que pour sauver une vie, dans des cas extrêmes comme celui de ce soir, la Torah autorise à transgresser Chabbath. – Je m’en doute, mais moi qui n’y connais pas grand-chose, ça m’a choqué.” N’écoutant absolument pas la conversation, Laurent était au plus mal. Il ne cessait de se dire que si son père en venait à mourir, c’était uniquement de sa faute. “C’est à cause de moi… J’ai failli tuer papa. Yossi, si Papa s’en sort ce soir, c’est uniquement grâce à toi. Je bénis le jour où ma sœur t’a rencontré. – Écoute Laurent, comme je l’ai dit à l’ambulancier tout à l’heure, c’est Hachem qui a voulu que j’intervienne et aide ton père. Je ne suis que le Kéli (le récipient) qui a permis que cela se passe de cette manière. – Si tu n’avais pas été là, Papa ne serait pas hors de danger ! C’est de ma faute tout ça ! Je n’aurais pas dû lui annoncer les choses de cette manière. J’ai été trop brutal. – Écoute, je ne te connais pas assez pour me permettre de te dire comment tu dois gérer ta vie mais je ne crois pas sincèrement que la manière dont tu lui as annoncé tes fiançailles soit la cause du choc émotionnel. Je crois plutôt que ce sont les fiançailles en elles-mêmes. – Alors qu’est-ce que tu me conseilles ? Laurence est la femme de ma vie ! Je le sais ! Je le sens au 28

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plus profond de moi ! Je ne sais pas si un jour tu as déjà ressenti cela pour ma sœur, mais je suis très amoureux de cette fille ! Je ne peux pas me passer d’elle.” Myriam était dépitée d’entendre son frère aussi sûr de lui. Yvan savait depuis quelque temps que son petit frère fréquentait Laurence mais n’avait jamais osé le contrarier car il avait peur de le perdre, comme il avait perdu sa petite sœur. Frère et sœur, pour des raisons différentes, ne prononcèrent mot devant le raisonnement de Laurent. Ce fut Yossi qui s’en chargea. Yossi regarda sa femme, avant de suivre son instinct. Certains nommeront cette sensation Roua’h Hakodech (esprit saint). Yossi sentit qu’il devait formuler ces quelques mots pile à ce moment-là. “Tu sais, en hébreu il y a un mot qui revient souvent avec mes camarades d’étude : ‘Haver (mon ami). Si D.ieu veut, un jour, toi et moi, nous deviendrons aussi des camarades d’étude et c’est pour ça que je vais t’appeler comme ça. ‘Haver, mon ami, tu es quelqu’un qui a été élevé dans une famille avec des racines. Des racines profondes avec des valeurs. Un mariage se construit avec ces valeurs qui sont ancrées en toi. Déjà qu’un mariage entre deux âmes juives peut s’avérer compliqué si l’on n’étudie pas tous les jours pour s’améliorer ! Alors, imagine avec une personne si différente de toi…” Laurent ne répondit rien mais il sentit qu’il devait garder les paroles de son beau-frère tout au fond de lui. Toujours complètement chamboulé, il prit congé de sa famille et monta dans sa chambre. En ouvrant la porte, il ne trouva pas Laurence. Il présuma qu’elle devait être avec sa belle-sœur dans l’autre chambre. En l’attendant, il s’assit sur le lit et se permit de pleurer de tout son soûl.

Déborah Malka-Cohen


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RECETTE La recette du Frozen Yogurt ! Régalez-vous et régalez votre famille avec cette délicieuse recette du fameux Frozen Yogurt ! A décliner selon les envies et les fruits que vous avez sous la main… Pour 4 personnes Temps de préparation : 5 min

Difficulté : Facile Temps de congélation : 1h

Ingrédients Réalisation • 400 g de fruits au choix (surgelés ou frais) • 100 g de garnitures : noix concassées, noix de pécan caramélisées, biscuits émiettés, muesli, pépites de chocolat, etc. • 400 g de yaourt nature (classique ou grec) • 40 g de sucre en poudre

- Commencez par placer les yaourts au congélateur pour 1h environ. - En attendant, préparez les fruits : nettoyez-les, épluchez-les au besoin et coupez-les. A l’aide d’un mixeur plongeant ou d’un robot, réduisez-les en purée (vous pouvez choisir de mélanger plusieurs sortes de fruits ensemble ou bien de les mixer chacun séparément). - Si vous utilisez des framboises ou autres, filtrez la purée obtenue afin de la débarrasser de ses petites graines. - Sortez les yaourts du congélateur. Mélangez-les aux purées de fruits. Là encore, vous pourrez choisir de mélanger plusieurs arômes ou bien de mélanger chaque yaourt avec un fruit différent. Ajoutez le sucre. - Décorez des garnitures de votre choix. Bon appétit !

Murielle Benainous murielle_delicatesses_

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LE COIN SYMPATIK Une bonne blague & un Rebus ! La

maîtresse

de

Ch’ha

Rebus

Par Chlomo Kessous

l’interroge sur la dernière leçon de géographie : "Peux-tu me dire quels sont les pays frontaliers de la Tunisie, Ch’ha ?" Ch’ha restant muet, la maîtresse le sermonne : "Tu n’as toujours pas revu le cours de géographie !" Ch’ha répond : "Si, mais à force de me creuser la tête, j’ai un trou de mémoire !" l'ange qui me délivre du mal bénira les enfants

Editions Prions pour la guérison complète de Guila Myriam bat Sarah

Shimon ben Levana

Sandrine Simha bat Louise Reine

Ra'hel bat Hamssa

Naomi Jasmine bat Myriam

Alian bat Simy

Ginette bat Esther

Claudine Rahel bat Marcelle Hamsa

Fortinat ben Amelie

Hanna bat Liora

Raymond Rivka bat Rahel

Marcelle Hamsa

Sabine Mazal Brakha bat Louise Reine

Eliahou ben Freha

Tehila bat Nathalie Myriam

présente

LA CLÉ DE LA VIE La grossesse représente sans conteste une expérience significative de la vie d’une femme. Au travers de ces souffrances physiques, est-il pour autant possible de renforcer sa spiritualité ? 76₪ « La clé de la vie » analyse la vision juive de la douleur, donne des conseils en vue d’une préparation optimale. Il contient aussi des témoignages de femmes ainsi que des conseils pratiques et des prières spécifiques. Un précieux sésame pour toutes les femmes juives.

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

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Perle de la semaine par

"Un homme qui se prend complètement au sérieux n’est pas tout à fait humain." ( Rav Menahem-Mendel de Kotzk)


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