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Torah-Box Magazine n°196 Israël - Kora'h

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IRAN BRAKHA

NETANYA ROQUETTE SÉCHERESSE 'HAZAN

n°196 I 22 Juin 2022 I 23 Sivan 5782 I Kora'h

Gantz : "Quiconque s’essaie à attaquer des Israéliens en paiera le prix" > p.6

MIKVÉ

DJÉNINE

POLOGNE

MINYAN

M A G A Z I N E

Mais qu'estce qui fait rire les juifs orthodoxes ?

Mamie Fortunée à la plage ?!?

> p.11

> p.24


CALENDRIER DE LA SEMAINE 22 au 28 Juin 2022

Mercredi 22 Juin Mercredi 22 Juin 23 Sivan

Jeudi 23 Juin 24 Sivan

Daf Hayomi Yébamot 107

Rav Ya’akov Pollack

Michna Yomit Téroumot 2-4

Vendredi 24 Juin

Limoud au féminin n°256

Daf Hayomi Yébamot 108 Michna Yomit Téroumot 2-6 Limoud au féminin n°257

Vendredi 24 Juin 25 Sivan

Michna Yomit Téroumot 3-2

Samedi 25 Juin 26 Sivan

Daf Hayomi Yébamot 110

Rav Mordekhai Eliahou Rabban Chim'on Ben Gamliel Rabbi Yichmaël Rabbi 'Haninah

Samedi 25 Juin Rabbi Yonathan ben 'Ouziel

Dimanche 26 Juin Rabbi 'Hanina ben Tradyon Rav Meïr Eizenstat

Daf Hayomi Yébamot 109

Limoud au féminin n°258

Parachat Kora'h Michna Yomit Téroumot 3-4 Limoud au féminin n°259

Rav Mordekhai Eliahou

Horaires du Chabbath Dimanche 26 Juin 27 Sivan

Lundi 27 Juin 28 Sivan

Mardi 28 Juin 29 Sivan

Daf Hayomi Yébamot 111 Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Entrée

19:08

19:30

19:30

19:31

Sortie

20:31

20:34

20:33

20:34

Michna Yomit Téroumot 3-6 Limoud au féminin n°260

Zmanim du 25 Juin

Daf Hayomi Yébamot 112 Michna Yomit Téroumot 3-8 Limoud au féminin n°261

Daf Hayomi Yébamot 113 Michna Yomit Téroumot 4-1 Limoud au féminin n°262

Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Nets

05:35

05:36

05:37

05:35

Fin du Chéma (2)

09:08

09:09

09:10

09:09

'Hatsot

12:42

12:44

12:44

12:43

Chkia

19:48

19:50

19:50

19:51

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Jocelyne Scemama, Rav Yehonathan Gefen, Noémie Hadida, Rav Gabriel Dayan, Binyamin Benhamou, Rav Yehiel Brand,Jérémie Berrebi, Rav Yona Ghertman, Rav Réouven Attias, Déborah Malka-Cohen, Murielle Benainous - Mise en page : Dafna Uzan Secrétariat : 077.466.03.32 - Publicité : Daniel (daniel26mag@gmail.com / 054-24-34-306) Distribution : diffusion@torah-box.com


L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Le mouvement de Téchouva de l’époque moderne Le décès L’être humain du Rav se distingue Ouri Zohar des autres créatures par la parole a relancé le débat public (cf. 2, 7mouvement Onkelos). au Béréchit sujet du Celle-ci est l’expression de de Téchouva actuel. Cette son intelligence et de sa pensée, elle lui vague déferlante de retour aux sources ne permet de communiquer avec son prochain, connaît pas de précédent dans l’Histoire de formuler ses sentiments, de commercer. depuis l’époque du prophète ‘Ezra il y a Cet "outil" été donné est en 2500 ans, qui et apourtant onà l’homme trouve encore réalité à double tranchant : on peut l’utiliser parmi les médias laïques israéliens ceux pour s’entêtent faire du bien de soi qui à autour chercher les(consoler raisons les endeuillés, encourager ceux qui en ont psychologiques qui auraient amené l’ancien besoin, enseigner la Sagesse, transmettre comédien-réalisateur Ouri Zohar à faire nos messages à nos enfants…), mais par des des choix si "extrêmes". Il est vrai que la propos vexants, humiliants, le mensonge et Téchouva de Rabbi Ouri n’a laissé causer indifférent la calomnie, on peut également des aucun Israélien et a entrainé dans sillon dommages irréversibles. C’est son pourquoi des milliers de Ba’alé Téchouva. la Torah, à plusieurs reprises, nous met en garde contre interdits qui sedes fontmotifs par la Le fait de ces vouloir trouver parole. intéressés ou des problèmes à des centaines Le Rav Israël Kaganvenant a révolutionné le de milliers deMéir personnes d’origines, monde juif il y a plus d’une centaine d’années de milieux sociaux et d’âges si différents avecabsurde. son fameux livre il"’Hafets ‘Haïm" est Par contre, est bien plus (qui d’ailleurs est devenu son éponyme), facile et cohérent de chercher à expliquer concernant les lois sur la médisance. Il la raison pour laquelle on refuse de donner y relevait qu’on pouvait transgresser 17 une légitimité à ce retour : il semble bien commandements négatifs et 14 positifs que le Rav Zohar (ainsi que bien avec une seuleOuri phrase malveillante. Depuis, d’autres Ba’alé Téchouva), par son courage par la lecture de ce livre, les gens ont pris et son exemple, rend redevable tout Juif conscience de l’importance de la parole et qui fait la sourde oreilleces à son s’efforcent de respecter lois.patrimoine. Car si lui, de quiRabbanim se trouvait au sommetl’étude de la Beaucoup encouragent réussite et du succès, qui ne manquait de journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont rien matériellement et qui ne pouvait que approfondies dans les maisons d’étude “perdre” en se rapprochant du étudient judaïsme,en a (Beth Hamidrach), certains les osé et a réussi à revenir, à plus fortechaque raison ‘Havrouta (binome) par téléphone, année sont d’entre organisées des soirées pour que chacun nous le peut. grand public au cours desquelles on éveille La difficulté de faire Téchouva à notre l’assistance à se renforcer dans ce domaine, époque ne se trouve pas au niveau de la particulièrement à l’approche de Tich’a croyance. En effet, toutes les idéologies Béav. On sait en effet que le second Temple qui ont éloigné le peuple juif de ses racines fut détruit à cause de la haine gratuite, dont se sont disloquées, et la science l’une des expressions est le Lachonmoderne, Hara’ (la quant à elle, tend vers la Émouna d’un médisance). Créateur Rabbi Ouride a Un autreunique. moyenD’ailleurs, nous permettant raconté qu’il n’a été convaincu de la véracité contrôler ce qui sort de notre bouche, de que grâcele à une seule estlaleTorah Ta’anit Dibour, jeûne de et la unique parole. discussion eue une avec journée un Rav de Lorsqu’on qu’il passeavait toute à s’abstenir totalement de parler, on réalise à Jérusalem (Rav Zylberman), alors qu’il

quel point, sans athée. même s’en rendreprincipal compte, était jusque-là L’obstacle il est facileestdele lancer plaisanterie aujourd’hui passageune d’une vie libre, vexante, de raconter un "petit" Lachon Hara’ sans comptes à rendre à qui que ce soit, à ou se moquer d’un défaut d’un confrère. un engagement quotidien dans la pratique Ce self-control nous impose des Mitsvot. À que ce niveau-là, on le neTa’anit peut Dibour nous permet de réfléchir avant qu’admirer un personnage comme celui du d’ouvrir la bouche et de s’assurer qu’il ne Rav Ouri Zohar qui a réussi l’impossible, s’agit pas de paroles désobligeantes. non sans peine comme il avait l’habitude de Il est vrai qu’il est difficile de prendre sur le raconter. soi un tel engagement à titre individuel, surtout on se84a) trouve dans un Nos Sagesquand (Baba Métsi’a nous racontent entourage qui Rech ne nous le les débuts professionnel d’un grand Rav, Lakich permet pas. qui, dans sa jeunesse, s’était éloigné de la C’est pourquoi beaucoup de même communautés pratique des Mitsvot, étant devenu organisent jeune deUn la jour, paroleil collectif, un chef deun brigands. aperçut à la milieu synagogue ou dans une salleYo’hanan de fête, au du Jourdain Rabbi avecprenait au programme cours de Torah qui son bain. des Ce dernier était un de différents lecture homme imberbe intervenants, et très beau et,lale prenant du livre des Téhilim, le tout dans une pour une femme, Rech Lakich s’élança d’un ambiance conviviale, repas et boissons vif bon auprès de lui. Rabbi Yo’hanan, assurés. L’un des pionniers de ces réunions impressionné par sa vigueur, lui dit alors : communautaires fut le grand rabbin Yossef “Mets forces dans encore la Torah,à et je t’offrirai Sitruk tes quand il était Marseille et en épouse ma sœurs’est qui est aussi belle depuis, l’initiative étendue un que peu moi”. Il acceptera et deviendra un des plus partout. grands Sages, dont les enseignements se On a l’habitude de choisir un des jours de trouvent dans tous les traités du Talmud. Chovavim (semaines séparant la Parachat Chemot celle s’empêcher de Michpatim)d’établir car on a une On ne depeut une tradition du grand kabbaliste le Arizal selon comparaison entre le Rav Ouri Zohar laquelle ces jours sont opportuns à réparer et Rech Lakich car tout comme ce grand les fautes de l’attribut du Yessod – c’estmaître du Talmud, Rav Ouri va mettre ses à-dire ce qui un rapport avec la semence capacités son talent, son masculine (son – or intelligence, le Ta’anit Dibour équivaut à humour) son Yétser Hara’ 84 jeûneset… de la nourriture ! dans la Torah, les utilisant à la fois pour l’étude mais aussi En France, le jour propice est dimanche pour captiver unmonde public éloigné des sources puisque tout le est en congé et on du judaïsme. fait d’une pierre 3 coups : tout d’abord on accomplit la Mitsva en soil’histoire du jeûne de Le Rav Ouri Zohar marquera juive la parole, d’autre part on transforme le contemporaine comme l’un des pionniers dimanche, jour triste et oisif, en un moment de la Téchouva en Israël, ouvrant la porte d’élévation. De plus, on se déconnecte de à tous ceux qui ne croyaient pas pouvoir la dépendance au portable, chose difficile à ou n’osaient pascontexte faire lenormal. pas. Depuis, le réaliser dans un mouvement continue à grandir, jusqu’au Faites l’expérience du Ta’anit Dibour et vous jour, espérons, où nous parviendrons à une attendrez avec impatience le rendez-vous génération entièrement de l’année prochaine ! méritante.

La RédactionRav Torah-Box Daniel Magazine Scemama

Magazine I n°196

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ACTUALITÉ Pologne : Des dizaines de sépultures juives découvertes sur un ancien QG de la Gestapo sépultures, recouvertes Pologne : Des dizaines de tombes juives ont été d'inscriptions en hébreu. découvertes dans la cour d'un Meir Bolka, responsable vieux bâtiment situé dans la de l'Organisation pour la ville de Radzyn, ayant servi de Conservation du Judaïsme QG à la Gestapo pendant la polonais, immédiatement Seconde Guerre mondiale. dépêché sur place, a appelé la Des travaux de rénovation de la vieille bâtisse ont permis de mettre à jour les

communauté à se mobiliser pour déchiffrer les inscriptions et restaurer les tombes.

Gantz : "Quiconque s’essaie à attaquer des Israéliens en paiera le prix" Benny Gantz a mis en garde dimanche l’Iran contre ses tentatives d’orchestrer des attaques terroristes contre des Israéliens à l’étranger, menaçant que quiconque s’y essaiera, en paiera le prix. "Notre nouvelle règle : celui qui envoie, paiera", a prévenu Gantz, selon une

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Magazine I n°196

déclaration fournie par son bureau. La semaine dernière, Israël a exhorté ses citoyens en Turquie à quitter immédiatement le pays, craignant que des agents iraniens ne prévoient de tuer ou d’enlever des Israéliens, mises en garde largement ignorées par les Israéliens qui continuent de visiter le pays.


ACTUALITÉ Iran : Mort mystérieuse supplémentaire d'un officier de l'armée de l'air des

Une roquette tirée depuis Gaza sur Israël interceptée, Tsahal riposte

Gardiens de la révolution

Samedi, Tsahal a indiqué que "le 'Hamas a tiré une roquette depuis la bande de Gaza vers les citoyens israéliens dans le sud d’Israël. La roquette a été interceptée par le bouclier antimissiles Dôme de Fer".

Un lieutenant-officier de l'armée de l'air des Gardiens de la révolution en Iran est décédé mystérieusement le 15 juin, selon sa nécrologie diffusée sur les réseaux sociaux. C'est la troisième mort non élucidée d'un haut-fonctionnaire scientifique iranien ce mois-ci. Plus tôt cette semaine, l'agence de presse iranienne Fars a déclaré que deux membres de l'unité aérospatiale des Gardiens de la révolution avaient été tués lors d'une mission et dans un "accident de voiture" dans la ville de Khomein.

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Magazine I n°196

En représailles, l'armée a mené une série de frappes sur des positions du 'Hamas. "Des avions ont visé un site de fabrication d'armes ainsi que trois postes militaires du 'Hamas", a précisé l'armée israélienne dans le communiqué. Dans la nuit de Chabbath avant l'aube, les sirènes ont retenti dans la ville d'Achkélon et dans d'autres localités du sud d'Israël, limitrophes de la bande de Gaza, pour alerter d'un tir de roquette.


Djénine : Violents affrontements entre Tsahal et des émeutiers, trois terroristes éliminés Des troupes de l’unité de reconnaissance de la brigade Golani opéraient à Djénine vendredi matin dernier, lorsqu’elles ont été la cible de tirs massifs et d’engins explosifs de la part d'émeutiers palestiniens. Les soldats ont rapidement repéré des coups de feu tirés depuis un véhicule à l’arrêt situé à proximité. "Les soldats se sont rapprochés du véhicule et ont neutralisé les terroristes qui avaient précédemment ouvert le feu sur eux", a déclaré l’armée. Les terroristes abattus étaient au nombre de 3. L’armée a précisé que les soldats ont trouvé deux fusils M-16 et une mitrailleuse de type Carlo dans le véhicule, ainsi que plusieurs chargeurs de munitions.

Israël signe un accord d'exportation de gaz avec l'Egypte et l'UE

Israël a signé un accord d'exportation de gaz naturel israélien avec l'Union européenne mercredi 15 juin, lors d'une cérémonie qui s'est tenue dans la matinée au Caire, en Egypte. Cette initiative intervient alors que l'Europe cherche des alternatives au gaz russe depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine. Lors d'une conférence de presse conjointe à l'issue de la rencontre, la responsable européenne s'est félicitée de la signature d'un "protocole d'accord concernant l'acheminement de gaz naturel d'Israël vers l'Egypte", où le gaz sera liquéfié avant d'être expédié en Europe.

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ACTUALITÉ Incendies, sécheresse... La canicule s'accentue dans le sud de l'Europe l'Italie s'apprête à déclarer Outre la France, qui traverse une période de canicule l'état d'urgence face à une exceptionnelle pour la chaleur record. saison avec des pointes La vague de chaleur n'a allant jusqu'à 42°C ce pas épargné non plus samedi, le sud de l'Europe l'Allemagne, où des étouffe également sous la températures jusqu'à 40 degrés ont pu être chaleur. En Espagne, des incendies ravagent le pays, touché par une vague de chaleur depuis une semaine, tandis que le nord de

ressenties samedi, tandis que quelques incendies se sont déjà déclarés.

Forte baisse des ventes de logements neufs en Israël, mais les prix restent stables Selon les données publiées mardi par le Bureau central des statistiques, Israël aurait connu une forte baisse des ventes de logements neufs, ces derniers mois, signe que la hausse des taux d’intérêt couplée aux nouvelles mesures fiscales à l’achat pourraient contribuer à refroidir un marché immobilier en surchauffe. Malgré le ralentissement des achats, les emprunts

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hypothécaires demeurent à des niveaux record et rien n’indique encore que les prix de l’immobilier aient commencé à baisser. Les marchés les plus actifs sont TelAviv, Richon Létsion et Beth Chemech, les marchés qui ont connu le ralentissement le plus important sont Natanya, Achkélon et Bné-Brak.

Elyssia Boukobza


VIE JUIVE Mais qu’est-ce qui fait rire les juifs orthodoxes ? Ephi Skakovsky et Méni Wackstock ont décidé de relever le défi : faire rire le monde orthodoxe israélien et ce, de façon Cachère. Gaffes, rencontres loufoques, peur des chiens et répliques succulentes se retrouvent dans ces mini films de 3 minutes maximum.

Rav Broca (Guémara Ta’anit 22) se trouvait au marché et, regardant la foule, s’était posé la question de savoir lequel de tous ces hommes était destiné au monde futur. Eliahou Hanavi, avec lequel il avait fréquemment des échanges, se révéla alors à lui et lui dévoila : “Tu vois ces deux hommes là-bas dans la foule ? Eh bien ils sont méritants du ‘Olam Haba…” Curieux d’apprendre les critères exacts de l’entrée au Monde Futur, le Rav s’approcha des deux hommes et les questionna : “Racontezmoi de quoi est faite votre journée”. Les deux répliquèrent : “Rabbi, nous sommes frères et chaque fois que l’on croise un homme triste, préoccupé, nous engageons la conversation et nous commençons à le faire rire. Si l’on voit des gens qui se disputent, là aussi, nous intervenons et dans la bonne humeur, ils se réconcilient.” Rav Broca écouta avec grande attention. Ces deux frères insufflaient la vie à des âmes éprouvées, en conflit avec elles-mêmes et avec leur prochain, en utilisant le rire comme thérapie, il y a presque 2000 ans de cela… Humour juif inoxydable Est-ce que le fameux humour juif permettant de désamorcer une situation même dramatique

avec un mot d’esprit viendrait de là ? Cette histoire nous dit clairement que la faculté de faire rire les autres procure le ticket pour le monde futur. Il est évident que pour nous, les Juifs, l’échelle qui mène vers le lien avec le Très Haut passe par la pratique des Mitsvot. Mais comment y monter ? Qui a dit qu’il faut trainer les pieds sur les échelons ? ! Ce texte semble nous dire : utilise tes talents. Tu es drôle ? Tu aimes réjouir les cœurs ? Fais-en quelque chose pour ‘Am Israël et tu en récolteras un mérite éternel ! Rire Glatt-Cachère Ephi Skakovsky et son complice, Méni Wackstock, sont deux jeunes gens issus des Yéchivot orthodoxes, respectivement âgés de 28 et 33 ans, tous deux mariés, vivant l’un dans les environs de Jérusalem, et l’autre à Bné Brak. Ephi vient d’une famille de Ba’alé Téchouva et Méni est issu d’une famille ‘hassidique moderne. Parallèlement à l’étude de la Torah, il a appris le montage vidéo et la mise en scène. Ensemble, ils ont décidé de relever le défi et de remplir un vide béant jusqu’à maintenant : faire rire le monde orthodoxe israélien et ce, Magazine I n°196

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VIE JUIVE de façon Cachère. Des comédies sur scène, respectivement au féminin et au masculin, se montent et rencontrent du succès depuis quelques années, mais dans le format mini vidéo humoristique, Ephi et Méni innovent. C’est un véritable challenge pour lequel il fallait une certaine dose de courage et d’audace. Certainement pas parce que les religieux n’aiment pas rire mais, tout simplement, parce que la société orthodoxe en Israël a dû se construire quelque peu en retrait, en se protégeant énormément d’influences extérieures. En Erets, contrairement aux communautés de la diaspora, on se trouve dans une situation un peu saugrenue : alors qu’enfin, nous sommes tous réunis dans le même pays, à l’abri de l’antisémitisme et des attaques extérieures, il nous faudra cependant parfois, pour protéger nos convictions, nous mettre des limites et parfois nous couper d’influences contraires à nos croyances, même entourés de nos frères juifs. D’autre part, le rire, la blague, la plaisanterie peuvent être des toboggans où l’on glisse facilement vers le mauvais goût et l’inconvenant. C’est pour cela que, parfois, au lieu de s’aventurer sur des terrains minés, le public religieux a préféré tout simplement s’abstenir de développer ces contenus pour éviter tout débordement. Divertissant, mais jamais blessant Ils estiment à 500 000 vues chaque nouvelle vidéo. C’est un chiffre énorme tenant compte que c’est en hébreu et pas sous titré. D’après

Ephi, 95 % du public orthodoxe a vu ses films, même dans les milieux les plus conservateurs. Le nom de la série ? Bardak, à savoir "pagaille" ! Les thèmes abordés ? Tout ce dont est constituée la société religieuse israélienne : le Chalom Bayit, le “qu’en-dira-t-on des voisins” (très important dans ce milieu), la cohabitation entre tous les courants orthodoxes : Séfarades, Ashkénazes, ‘Habad, Breslev, Lituaniens. Gaffes, rencontres loufoques, peur des chiens, chapeau-costume pour descendre la poubelle et répliques succulentes se retrouvent dans ces mini films de 3 minutes maximum. Ephi et Méni connaissent parfaitement leur public et, avec une infinie délicatesse, font une analyse excessivement fine, mais jamais blessante de leur société. Aujourd’hui, ils sont demandés partout : pour animer un mariage, une fête, pour des spectacles sur scène. On les reconnait dans la rue, et même les non-religieux en redemandent. Nos deux compères reçoivent des messages chaleureux de personnes alitées, malades, âgées qui les remercient de cette nouvelle fraîcheur et des grands éclats de rire qu’ils ont provoqués. Ephi raconte qu’il a pris récemment en stop un homme ‘Harédi qui, bien sûr, l’a reconnu. Durant le trajet, qui a duré une demi-heure, l’homme n’arrêtait pas de rire, sans raison, juste parce qu’il avait reconnu Ephi et certainement se souvenait de scènes de ses films. Ephi, Méni, vous qui faites rire ‘Am Israël, soyez bénis, vous êtes sans aucun doute les enfants du Paradis…

Jocelyne Scemama

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Magazine I n°196


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Kora’h : Un Juif doit viser l’ascension Même si l’on évite de mal agir, il faut s’efforcer de saisir les quelques opportunités offertes pour s’élever. Si One avait profité de cette aubaine et s’était activement et sincèrement repenti, il aurait été décrit bien plus élogieusement par nos Sages et peut-être même par la Torah directement…

Dans la Parachat Kora’h, il est écrit : "Kora’h, le fils d’Itshar, fils de Lévi, se sépara, avec Datan et Aviram, les fils d’Eliav, et avec One Ben Pélet, descendants de Réouven" (Bamidbar 16, 1). Le premier verset de la Paracha énumère les dirigeants de l’infâme rébellion contre Moché Rabbénou. Comme nous le savons, cette histoire se termine par la mort des participants à l’insurrection. Cependant, on ne parle plus du tout de One Ben Pélet dans la Torah ; on ne sait pas s’il survécut, mais on ne nous dit pas explicitement qu’il fut puni. Le "repentir" de One Nos Sages nous éclairent. One était effectivement l’un des instigateurs du complot.

Mais il fut sauvé par le conseil de sa femme. Elle comprit qu’il n’était qu’un pion dans la révolte de Kora’h et qu’il n’avait aucune chance de monter de grade. Elle lui dit que jusqu’alors, Moché était le dirigeant et que même si les rebelles gagnaient, le chef serait Kora’h ; il n’avait donc aucun espoir de triompher. Alors, à quoi bon se lancer dans une aventure si risquée ? One écouta le conseil de son épouse mais il était malgré tout tenu de se joindre aux contestataires à cause d’un serment qu’il avait prononcé. Elle lui donna alors à boire, ce qui l’endormit, et quand les hommes de Kora’h vinrent le chercher, elle apparut, tête

Supplément spécial Chabbath I n°196

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découverte, devant la porte, pour les éloigner. One esquiva ainsi la Ma’hloket et échappa à une souffrance éternelle (Sanhédrin 109b). Notons cependant que l’on ne parle pas expressément de son repentir ; on ne voit pas qu’il reconnut la gravité de sa faute, ni qu’il alla implorer le pardon de Moché Rabbénou. Ainsi, bien qu’il fût sauvé d’une perpétuelle infamie, on ne lui accorde aucun honneur ; il fut condamné à l’anonymat. Le Ben Yéhoyada’ explique une Guémara à propos de One. Celle-ci compare le nom "One" à différents mots à consonance similaire. One est apparenté au mot Aninout, car "One resta en état de Aninout" (situation où l’individu perd un proche parent, mais que ce dernier n’est pas encore enterré ; le deuil ne débute pas et les Halakhot sont différentes de celles de l’endeuillé). La Aninout est moins stricte que la situation de l’endeuillé, mais elle est plus pesante ; en effet l’accomplissement des Mitsvot est alors interdit. Ainsi, One avait un statut intermédiaire – il n’était pas dans une situation aussi grave que Kora’h et ses hommes, puisqu’il s’était retiré de cette rébellion. Mais il n’en était pas complètement lavé, parce qu’il n’était pas allé demander pardon à Moché et n’a donc pas réussi à rectifier la situation. Stagner ou ne pas stagner, telle est la question… Une leçon importante est à tirer de l’explication du Ben Yéhoyada’. Même si l’on évite de mal agir, il faut s’efforcer de saisir les quelques opportunités offertes pour s’élever. Si One avait profité de cette aubaine et s’était activement et sincèrement repenti, il aurait été décrit bien plus élogieusement par nos Sages et peut-être même par la Torah directement. Mais au lieu de cela, il sombra dans l’anonymat. Un autre exemple illustrant cette idée est rapporté dans la Méguilat Ruth. Un homme nommé Ploni aurait pu épouser Ruth en tant que parent de son défunt mari. Mais il 14

refusa d’accomplir cette Mitsva et manqua l’opportunité de se marier avec une grande Tsadéket et de faire partie de la lignée messianique. Il semble évident que son véritable nom n’était pas Ploni. C’est le terme employé pour désigner une personne anonyme – l’équivalent de "untel" en français. Il aurait pu s’élever sublimement, mais devint le paradigme de l’inconnu (Michbétsot Zahav, Ruth, p. 110). Voici deux personnages qui ne firent aucun mal, mais qui manquèrent une chance inouïe de s’élever. Les fils de Kora’h Si l’on regarde de plus près le récit que font nos Sages de l’épisode de la rébellion de Kora’h, on trouve des hommes qui ne connurent pas la même fin ; il s’agit des fils de Kora’h. Nos Sages racontent qu’eux aussi étaient du côté de leur père, mais ils souhaitaient se repentir sincèrement puisqu’ils honoraient Moché Rabbénou quand il se trouvait avec eux. En récompense, ils furent sauvés de l’abîme du Guéhinom (leur place en "enfer" fut plus élevée, bien moins grave que les autres hommes). Ils ne moururent pas "incognito" ; ils écrivirent un psaume qui fait partie des Téhilim du roi David. De plus, ils méritèrent de vertueux descendants, dont l’illustre prophète Chémouël. Ils firent plus que One – en effet, en respectant Moché, ils firent certainement offense à leur père. En outre, leur repentir n’était pas basé sur un raisonnement pragmatique (comme celui de One), mais sur l’admission de leur erreur. Ces exemples nous enseignent l’importance vitale de saisir les occasions de grandir qui se présentent à nous. One évita l’infamie et resta anonyme dans la Torah, mais c’était insuffisant – un Juif doit viser l’ascension et ne pas se suffire de l’anonymat.

Magazine I n°196 Supplément spécial Chabbath I n°196

Rav Yehonathan Gefen


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Parachat Kora’h

Chapitre 16, verset 4

Ce Passouk nous dit : “Moché a entendu la querelle de Kora’h, et il est tombé sur sa face.” •

précède la question

• La réponse est sur fond de couleur • •

les indices précédés d’une bulle Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.

Rachi explique qu’il s’agissait de la quatrième faute depuis le Veau d’or, la plainte contre la manne et la réclamation de viande, et la faute des explorateurs. Le Midrach explique que lorsqu’Hachem a créé le monde, Sa Chékhina (la Présence divine) planait sur la terre. Mais plusieurs fautes l’ont progressivement fait monter jusqu’au septième ciel : • la faute d’Adam l’a fait monter au premier ciel ; • celle de Caïn au deuxième ciel ; • celle de la génération d’Énoch (début de l’idolâtrie) au troisième ciel ; • celle de la génération du déluge au quatrième ciel ; • celle de la tour de Babel au cinquième ciel ; • celle de Sodome au sixième ciel ; • celles de l’Égypte au septième ciel. Sept Tsadikim (Avraham, Its’hak, Ya’acov, Lévy, Kéhat, Amram, Moché) l’ont progressivement ramenée dans notre monde. Chacun l’a fait descendre d’un Suite page suivante

AVOT OUBANIM

Kora’h - n°129

Supplément spécial Chabbath I n°196

30 Juin - 1 Tamouz 5782

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ciel, jusqu’à ce qu’elle arrive finalement sur terre.

Selon le Toldot Moché, cela nous permet de comprendre ce que la Guemara (Nédarim p.39) dit : “Lors de la querelle de Kora’h, le soleil et la lune sont montés au quatrième ciel, qui s’appelle le Zévoul, et ont dit à Hachem : “Maître du monde, si Tu défends Moché, nous continuerons à briller. Sinon, non.”

Mais malheureusement, d’autres fautes l’ont de nouveau fait monter jusqu’au quatrième ciel : • la faute du Veau d’or ; • celle des plaintes ; • celle des explorateurs ;

Pourquoi sont-ils allés rencontrer Hachem précisément au quatrième ciel ?

• celle de la querelle de Kora’h.

Car la Chékhina se trouvait justement là-bas.

Choul’han ’Aroukh, chapitre 110, Halakha 6

La Téfilat Hadérèkh est une Brakha qui finit par Baroukh mais ne commence pas par Baroukh. C’est pourquoi le Choul’han ’Aroukh raconte que, lorsque le Maharam de Rottenbourg partait en voyage le matin, il disait les Brakhot du matin, puis Téfilat Hadérèkh juste après la Brakha de “Gomel ’Hassadim Tovim Lé’amo Israël”, pour que la Téfilat Hadérèkh soit considérée comme une longue Brakha, qui a commencé par Baroukh et qui s’est terminée par Baroukh.

grands de la génération avant de voyager.

Suite à cet enseignement, le Michna Beroura rapporte des décisionnaires qui disent que lorsqu’on voyage en pleine journée, il est bon de manger un aliment ou de boire une boisson avant de faire Téfilat Hadérèkh ; et qu’on dise Téfilat Hadérèkh juste après avoir dit la Brakha A’harona (bénédiction finale) sur l’aliment ou la boisson ; pour que cette Téfilat Hadérèkh soit considérée comme une longue Brakha, qui a commencé par Baroukh et terminé par Baroukh.

Le Kaf Ha’haïm, dans la mention 27, écrit qu’une personne qui voyage :

Ce “stratagème” peut aussi être fait en allant aux toilettes avant de dire Téfilat Hadérèkh, et en disant celle-ci juste après avoir dit la Brakha de Acher Yatsar.

Le Michna Beroura précise qu’il y a lieu de ne pas quitter la maison en pleine nuit, et d’éviter aussi d’y rentrer en pleine nuit. Car nous voyons dans la Torah qu’Hachem a considéré que la lumière était une bonne chose.

Toutefois, si on n’a pas pris à manger ni à boire, et qu’on est dans un bus qu’on ne peut pas arrêter pour aller aux toilettes, on pourra faire Téfilat Hadérèkh sans avoir dit une autre Brakha avant ; en commençant directement par “Yéhi Ratson”. Car de nombreux décisionnaires pensent que la Téfilat Hadérèkh n’a pas besoin d’être juxtaposée à une Brakha pour pouvoir être dite. Ainsi se comportaient le ’Hazon Ich et le Steipeler. Le Michna Beroura rapporte au nom du Béer Hétèv qu’on a l’habitude d’aller prendre une Brakha des

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Cette coutume est déjà mentionnée dans la Guemara, qui dit qu’on prenait congé du Sanhédrin. Et Rachi explique : on leur demandait la permission d’entreprendre un voyage pour qu’ils prient pour nous. De même, le Rama (dans Yoré Déa, chapitre 285, Halakha 2) écrit que lorsqu’on sort de la maison, on pose la main sur la Mézouza, et on dit : “Qu’Hachem protège toujours ma sortie et mon retour.”

• doit faire en sorte qu’on la nomme “envoyée de Mitsva” en lui donnant la responsabilité d’une Mitsva à accomplir à son arrivée ; • ou bien prendra avec elle une pièce de monnaie, avec l’intention de la donner à la Tsédaka à son arrivée.

Effectivement, un voyage de nuit peut être dangereux, car on risque de se perdre. Toutefois, si on connaît parfaitement le chemin, sans risque de se perdre, on pourra voyager la nuit, s’il n’y a pas de risque de se faire attaquer par des brigands. De même, de nos jours où les routes sont éclairées, on n’a plus l’habitude de faire très attention à ne pas voyager la nuit.

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Pirké Avot, chapitre 4, Michna 15

Michna

Dans cette Michna, Rabbi Yanaï déclare : “Nous ne savons expliquer ni la tranquillité des Réchaïm, ni la souffrance des Tsadikim.”

Le Barténoura explique que nous ne connaissons pas les raisons pour lesquelles Hachem décide parfois que des Réchaïm soient tranquilles, et que des Tsadikim souffrent. Cela fait partie des secrets d’Hachem.

Une fois, des gens ont inventé de fausses accusations sur le Rav, et il a donc été emprisonné pendant plusieurs jours, avant d’être libéré.

À ce sujet, on raconte que l’histoire suivante, avec le Admour Rabbi Na’houm de Tchernobyl. Celui-ci a vécu à une époque où des juifs étaient souvent emprisonnés pour des raisons futiles, et où on demandait de grandes rançons pour les libérer. Le Rabbi a passé une très grande partie de sa vie à ramasser de l’argent pour ces rançons. De nombreux Tsadikim se sont d’ailleurs particulièrement dévoués pour cette Mitsva (qui s’appelle Pidyon Chvouim / racheter des prisonniers).

Une fois, la porte de sa cellule s’est ouverte. Un homme vénérable, mais que le Rabbi ne connaissait pas, s’est tenu à l’entrée et lui a dit : “Ne t’afflige pas trop de ton emprisonnement. Il a été voulu par Hachem, pour que tu ressentes encore plus l’amertume d’un emprisonnement. Cela te permettra d’accomplir encore mieux la Mitsva de Pidyon Chvouim, et de ressentir encore plus la joie de ceux qui sont libérés !” L’homme a disparu dès qu’il a fini sa déclaration. Et lorsque le Rabbi a raconté cette histoire, il n’a pu cacher le fait que, selon lui, ce visiteur était certainement le prophète Élie.

Michlé, chapitre 20, verset 19

Kétouvim Hagiographes

Dans ce Passouk, le roi Chlomo déclare : “Ne te mélange pas avec celui qui révèle des secrets, ni celui qui marche en colportant des mauvaises paroles, ni celui qui parle tout le temps.”

Ces trois catégories de gens sont dangereuses à fréquenter, car elles influenceront forcément notre caractère et notre comportement. Celui qui révèle des secrets, c’est celui qui, par nature, ne peut pas se retenir de révéler les secrets qu’on lui a confiés, même s’il s’est engagé à ne pas les répéter. Celui qui marche en colportant des mauvaises paroles, c’est celui qui, constamment, véhicule des informations (parfois négatives) sur les gens. Celui qui parle tout le temps, c’est celui qui parle bêtement à longueur de journée, qui ne peut se retenir de dire des

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bêtises. Il ne faut pas fréquenter ces trois catégories de gens pour ne pas être influencés par eux. Au sujet du mot “Poté”, employé dans le Passouk : • Métsoudat David dit qu’il est à rapprocher du mot “Péti (idiot)” ; • Rachi dit qu’il est lié au mot “Pitouy (séducteur)”, et qu’il désigne donc une personne qui séduit les gens avec des paroles mielleuses, pour les détourner du droit chemin.

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Un père de famille, qui avait l’habitude de raconter chaque Chabbath, à table, des histoires de Tsadikim, a rapporté une fois, au nom de son Rabbi, le Admour de Nadvorna, l’histoire suivante : “Lorsque j’étais encore jeune homme, je suis sorti de chez moi pour aller à la Yéchiva. Et, perdu dans mes pensées, je me suis trompé de chemin, et je me suis retrouvé dans une rue que je n’avais pas l’habitude de traverser. Dans cette rue, un inconnu a commencé à m’insulter, à se moquer de moi, et à crier de plus en plus fort. J’ai voulu m’enfuir, mais je me suis dit : “Si Hachem a fait cela, c’est que c’est bon pour moi.” J’ai donc baissé les yeux, et je me suis mis à prier. L’inconnu augmentait de plus en plus ses cris et ses insultes, et chacun de ses mots était, pour moi, comme un tison brûlant dans mon cœur. Bien que j’étais encore jeune homme, j’avais cependant compris que cette pluie d’injures avait certainement ouvert les portes du Ciel pour accepter ma prière.” Le père qui a rapporté cette histoire a ensuite expliqué : “Il arrive parfois qu’on se fasse publiquement humilier. On peut alors se sauver, répliquer, mais aussi se taire et prier. Accepter la honte avec amour, en se disant : “Telle est la volonté d’Hachem.” Le dimanche matin, lorsque son jeune fils de cinq ans, Moché, est rentré de l’école, son visage rayonnait de bonheur. Et il a clamé haut et fort : “J’ai une bonne nouvelle à annoncer ! Elle va réjouir toute la famille !”

Sa mère a couru voir de quoi il s’agissait, et l’enfant a continué : “Un garçon va bientôt naître dans notre famille ! Je vais enfin avoir le petit frère que j’attendais tant ! Toute la famille était éberluée. D’où l’enfant détenait-il une telle information ? L’enfant a raconté : “Aujourd’hui, à la récréation, certains enfants ont décidé de se moquer de moi : de mon aspect physique, de mon cartable, de mes Péot… De tout ! Mais je me suis souvenu de l’histoire que Papa nous a raconté Chabbath. Et moi aussi, comme le Admour de Nadvorna, j’ai prié, au lieu de répondre aux insultes. J’ai demandé à Hachem de m’accorder un petit frère ! Je L’ai supplié, au point d’en pleurer. C’est pourquoi je pense qu’il convient, dès maintenant, d’acheter un berceau pour le nouveau bébé.” Les parents étaient bouleversés : comment cet enfant, si jeune, avait-il pu autant intérioriser une histoire qu’il avait entendue la veille, au point de l’appliquer dès le lendemain ? Dix mois plus tard, Moché a eu son petit frère. Et lorsqu’il a appris la naissance de celui-ci, il a dit : “Je vous l’avais bien dit ! Je le savais ! Je savais qu’Hachem exaucerait la prière que j’ai faite après avoir été humilié et n’avoir pas répliqué !” Le jour de sa Brit-Mila, le nouveau bébé a reçu le prénom… du Rabbi de Nadvorna !

Le ’Hafets ’Haïm nous enseigne : “Celui qui parle négativement des autres affirme implicitement qu’il leur est supérieur, et transgresse ainsi l’interdiction d’être arrogant.” (Séfer ’Hafets ’Haïm, introduction)

Chmirat Halachone en histoire

Le Cas de la semaine

Question

Réouven tient des propos dénigrants sur Gad en sa présence, auprès de Chimon. Chimon peutil accorder de l’importance aux paroles de Réouven ?

Réponse

Chimon n’a pas le droit de croire les propos dénigrants tenus par Réouven sur Gad, en sa présence. Croire à du Lachone Hara’ est interdit, même s’il est émis en présence de la victime. Responsable de la publication : David Choukroun

Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moché Smietanski, Alexandre Rosemblum

+972 54 679 75 77

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Retranscription : Léa Marciano

avotoubanim@torah-box.com

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Le tonton de Bné Brak “30 euros de perdus”, soupire Rony à voix basse. Mais soudain, l’ambiance chabbathique est perturbée par des hurlements de sirène. Le lendemain à la synagogue, ils sont mis au courant : une fusillade terroriste a eut lieu dans la salle du Bataclan, faisant des dizaines de morts et de blessés…

Rony a 20 ans, il habite chez ses parents dans le 11ème arrondissement de Paris. Il a grandi dans une famille traditionaliste. Hélas au fil des années, Rony abandonne progressivement la pratique du judaïsme. A ce stade, la rupture est claire : il ne met plus les Téfilin, fréquente des filles et mange dans des restaurants non Cachères. Cette situation est très mal vécue par ses parents, les disputes sont fréquentes. Ils ont peur pour l’avenir spirituel de leur fils et prennent cet échec de manière personnelle. La surprise en provenance de Bné Brak Un dimanche, alors que la maman fait ses achats dans une boucherie Cachère du boulevard Voltaire, elle aperçoit au loin son fils enlacer une fille étrange dans la rue. Quand Rony rentre à la maison, il remarque l’humeur morose de sa mère. “Maman, tout va bien ? - Rony, tu sais qu’on n’est pas d’accord avec tes choix, mais quand même, je te vois avec une fille que je ne connais pas… Elle est juive d’abord ? - Maman, c’est quoi le problème si elle est pas juive ?” La conversation s’enflamme. Rony est certes ennuyé de causer autant de peine à sa mère, mais il est pris dans un tourbillon de rébellion contre les valeurs de sa famille.

Le soir même, Rony sort boire un verre avec ses copains et les parents en profitent pour discuter. Son père propose alors : “Chérie, je sais que tu as honte d’en parler, mais nous n’avons plus le choix. Je suis persuadé que si quelqu’un peut faire quelque chose pour notre fils, c’est bien Arié, ton frère de Bné Brak ! Il a la Brakha et surtout Rony l’adore !” Son épouse écoute puis hésite. Elle reconnaît cependant l’urgence de la situation. En apprenant que son neveu est en chute libre sur le plan spirituel, Arié est très contrarié. Mais fidèle à lui-même, il consulte son épouse puis propose au couple : “Avec votre permission, je pourrais peut-être passer une semaine chez vous pour fêter les 20 ans de Rony. Dites-lui de me rappeler”. A son retour, la mère de Rony informe donc son fils que son oncle de Bné-Brak souhaite qu’il le rappelle, car il lui réserve, parait-il, une surprise. Intrigué, Rony prend son téléphone. A l’autre bout du fil, son oncle lui annonce qu’il vient à Paris fêter son anniversaire ! Rony, qui adore son oncle, est surpris, mais très content. A la table du Chabbath Les semaines passent et Arié est enfin en chemin pour la France. Dans l’avion, il prie pour la réussite de son plan : tout miser sur Chabbath, instaurer une ambiance exceptionnelle pour

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raviver la flamme qui s’est éteinte en son neveu. A Roissy où Rony est venu chercher son oncle, les deux se retrouvent en s’enlaçant.

ne voudrais pas te choquer”. Arié insiste : “Si c’est juste ça, mon fils, ne t’inquiète pas. Hélas, j’ai déjà vu des gens transgresser Chabbath.”

La semaine suivante, Arié passe beaucoup de temps avec son neveu, à parler de tout et de rien, à se balader dans Paris… Arié se garde de faire la moindre remarque à Rony.

Rony n’a plus le choix. Il a tellement de respect pour son oncle qu’il décide de renoncer à sa sortie. “30 euros de perdus”, soupire-t-il à voix basse…

Il propose juste à son neveu de réviser sa Paracha en vue du prochain Chabbath mais Rony évite le sujet, et son oncle n’insiste pas trop.

Mais l’histoire n’est pas finie. En fait, cette victoire dépasse de loin tout ce qu’il aurait pu imaginer.

Vendredi arrive. Arié fait de gros achats pour Chabbath : viande, légumes, poisson, gâteaux, etc. Cuisinier de profession, l’oncle passe sa journée derrière les fourneaux et concocte pour son neveu un magnifique gâteau d’anniversaire. Enfin, Chabbath arrive. Au retour de la synagogue où il a accompagné son oncle, Rony est béni par son père comme le veut la coutume. Après le Kiddouch, le repas se déroule dans une belle atmosphère chabbatique : Arié prononce des Divré Torah passionnants, les échanges sont animés. La table fait place au dessert et, au moment où Rony goûte une première bouchée du délicieux gâteau, Arié entonne “Ka E’hsof No’am Chabbath”, un chant très émouvant qui bouleverse le jeune homme. La sortie à 30 euros avortée… Après le Birkat Hamazon, Arié propose à Rony de réviser la Paracha pour que celui-ci puisse la lire le lendemain à la synagogue. A la surprise générale, Rony accepte. Il reste concentré pendant un long moment et rapidement, il maîtrise les quatre premières montées ! Soudain, Rony lève la tête et voit qu’il est 20h. Il a prévu d’aller à un concert avec des amis mais est gêné de fausser compagnie à son oncle. “Tonton, je dois retrouver des copains, demain j’essaie de me lever pour aller à la synagogue”, annonce-t-il. Arié tente de l’en dissuader avec finesse. “Bonne idée, une marche après le repas ! Je peux venir avec toi ?” Rony est coincé. “Tonton, mes copains ne font pas Chabbath, je 20 20

Des bruits et des sirènes Soudain, l’ambiance chabbathique est perturbée par ce qui semble être des bruits de pétards, puis des hurlements de sirène. On ignore ce qu’il a pu se passer. Mais le lendemain à la synagogue, ils sont mis au courant : une fusillade terroriste a eut lieu dans la salle du Bataclan, faisant des dizaines de morts et de blessés. Rony quant à lui lit les 4 premières montées de sa Paracha sans aucune erreur ; son père, fier, remercie chaleureusement son beau-frère. Tout Chabbath, l’ambiance est pesante et le soir après la Havdala, toute la famille prend conscience de l’ampleur de la tragédie : se sont déroulés hier soir les pires attentats jamais commis en France. Trois commandos terroristes, 6 sites différents, 130 morts et 413 blessés. Rony est consterné. Le Bataclan, où il devait se rendre à un concert la veille au soir, a été la cible des attaques. Et lui est sain et sauf. Ces événements ébranlent fortement Rony, qui réalise l’ampleur du miracle dont il a été l’objet. Le Chabbath, qu’il a honoré, l’a protégé. Par la suite, il enclenchera un processus de retour au judaïsme authentique. Rony vit aujourd’hui non loin de chez son oncle Arié, à Bné-Brak. Il est marié et jeune papa.

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Equipe Torah-Box


FLASH CHABBATH

HALAKHOT

1. Déplacer un pot de fleurs le Chabbath, permis ?

> Oui, pour décorer une table ou libérer de la place. Mais interdit pour une autre utilisation car "Mouktsé". (Michna Beroura 31-2) 2. Je goûte d’un plat, réciter la bénédiction ?

> Non, si c’est pour s’assurer du goût convenable de l’aliment, pour vérifier un manque de sel ou autre et que c’est d’une quantité de moins de 8,6 centilitres, on ne récite pas de bénédiction. (‘Hazon ‘Ovadia, p.273) 3. Conseillé de dormir sur le côté gauche ?

> Oui, afin que le foie, qui fait partie des organes les plus chauds, situé à notre droite, se retrouve sur l’estomac, qui se situe à sa gauche, ce qui réchauffera les aliments et facilitera la digestion. (Maïmonide Dé’ot 4-5 & Kitsour Choul’han Aroukh 71, 5) Les lois du langage Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne la façon d’éviter d’entendre du Lachon Hara’. Si notre interlocuteur s’apprête à médire d’une certaine personne, il faudra s’empresser de lui demander si le sujet de la conversation nous concerne réellement, ou si nous pouvons avoir une influence quelconque sur la personne visée. Bien qu’il est absolument interdit de croire un propos médisant, on pourra prendre ses dispositions pour éviter un éventuel préjudice.

Hiloula du jour Ce mercredi 23 Sivan (22/06/2022) tombe la Hiloula du Rav Ya’akov Pollack. Il établit à la fin du 15e siècle à Cracovie une grande Yéchiva qui attira des milliers d’étudiants. Il conçut une nouvelle méthode d’étude du Talmud, le Pilpoul, afin de pousser l’étude du texte en conciliant des avis parfois contradictoires en apparence. Contestée à ses débuts, cette méthode renouvela la façon d’étudier le Talmud en Pologne, et le pays s’imposa pendant quatre siècles, jusqu’à la seconde guerre mondiale, comme le centre majeur d’étude de la Torah dans le monde. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous.

Une perle sur la Paracha "Et Moché dit à Aharon : Saisis l’encensoir, mets-y du feu de l’autel, pose le parfum et porte-le surle-champ au milieu de la communauté pour effacer leur faute ; car D.ieu a laissé éclater Sa colère, déjà le fléau commence !"

‫ן־עלֶ ָיה‬ ָ ‫ת־ה ַּמ ְח ָּתה וְ ֶת‬ ַ ‫ל־א ֲהרֹן ַקח ֶא‬ ַ ‫ֹאמר מ ׁ ֶֹשה ֶ ֽא‬ ֶ ‫(וַ ּי‬ ‫ֵא ׁש ֵמ ַעל ַה ִּמזְ ֵּב ַח וְ שִׂ ים ְקט ֶֹרת וְ הוֹ לֵ ְך ְמ ֵה ָרה ֶאל־‬ ‫ָה ֵע ָדה וְ כַ ּ ֵפר ֲעלֵ ֶיהם ִּכֽי־יָ ָצא ַה ֶּק ֶצף ִמ ּ ִל ְפנֵ י ה’ ֵה ֵחל‬ .)‫ַה ָּנֽגֶ ף‬ Lorsque Moché monta au ciel pour recevoir la Torah d’Hachem, chacun des anges lui enseigna un secret. Le Kétoret et sa propriété secrète de mettre un terme à un fléau lui a été enseignée par le Malakh Hamavèt, l’ange de la mort. (Rachi, Chabbath 89a) Magazine I n°196

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COMMUNAUTÉ Pour sa quatrième année, le Keness des femmes d’Avrékhim by Torah-Box est à nouveau une réussite ! Pour sa quatrième édition, le Keness des femmes d’Avrékhim organisé par Torah-Box a de nouveau rencontré un succès fulgurant ! L’occasion pour ces femmes de se retrouver, d’être mises en valeur et de recharger les batteries.

Pour la quatrième année, Torah-Box a organisé à Jérusalem le grand Keness des femmes d’Avrékhim, soirée exclusive dédiée à ces femmes vertueuses de notre peuple qui soutiennent la Torah de leur époux. Une idée et une production exclusives de Léa Nabet, Céline Pérets et Avigaïl Marciano. Cette année, pas moins de 300 femmes d’Avrékhim – pour qui la soirée était offerte – sont venues se renforcer autour d’interventions de nos Rabbanim, d’un dîner gastronomique et d’une ambiance unique. L’intervention des Rabbanim : "Du ‘Hizouk pour chacune" Dans son allocution, le Rav Kolodetsky (gendre du Rav Kanievsky) a invité les femmes à se renforcer dans leur rôle central, elles qui, par d’innombrables sacrifices et un dévouement sans bornes, soutiennent la Torah de leurs maris. Il a évoqué l’atmosphère unique que ces femmes insufflent dans leurs foyers et sur leur mérite incommensurable. Le Rav Samuel (Roch Yéchivat Kéter Chlomo à Bné-Brak) a pour sa part tenu à évoquer la fête de Chavou’ot (célébrée quelques jours plus tard) et l’importance suprême de l’étude de la Torah pour la pérennité de notre peuple. 22

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Le Rav Zafrani (l’un des plus importants Rabbanim Séfarades d’Erets Israël) a quant à lui marqué les esprits par ses éloges des femmes juives qui permettent à leurs maris d’étudier la Torah. Selon les dires de participantes : "La soirée a vraiment bien atteint son objectif - de donner du ‘Hizouk à chacune !" Le souci du détail Une salle magnifiquement décorée, des tables chargées de mets succulents, un magnifique cadeau offert à chaque participante… Les organisatrices ont chouchouté chaque invitée ! "La soirée était exceptionnelle. Et le souci du détail l’a rendue encore plus agréable", a ensuite commenté l’une des participantes. Pour finir en beauté : musique ! Comme toujours avec la chanteuse Avigaïl Marciano, la soirée s’est clôturée en beauté avec des chants et des danses en l’honneur de la Torah et des femmes qui s’étaient déplacées pour l’événement. "Quel Kiddouch Hachem que de voir autant de femmes épanouies et qui mettent une si bonne ambiance ! Même les serveuses de la salle se sont jointes aux danses", a par la suite déclaré l’une des femmes présentes.

Elyssia Boukobza


FEMMES FAMILLE

Mamie Fortunée à la plage ? ! ?

ÉDUCATION FEMMES COUPLE

Mamie Fortunée, c’est la plus mignonne du monde. Elle est là, scotchée à sa Mézouza, à prier avec ferveur en judéo-arabe. Elle récite des incantations à chaque ingrédient qu’elle ajoute (on omettra les 3 verres d’huile, hein !). Elle allume et rallume toutes sortes de veilleuses, et invoque une dizaine de Tsadikim.

Alors, imaginons un peu que l’on se promène sur la Tayélèt de Tel Aviv et que l’on aperçoit au loin notre petite mamie Fortunée, avec des AirPods dans les oreilles, son iPhone branché sur Deezer, en train de danser sur la plage… en bikini ! Ouch, my G.od ! N’importe qui serait interpellé, pas vrai ? C’est juste que mamie Fortunée + un bikini = quelque chose de très bizarre… Ça ne va juste pas ensemble, en fait ;-) Mais alors, posons une question très simple : si ce schéma, peu commode, interpellerait n’importe qui, n’importe quand (enfin, jusqu’à nouvel ordre…), pourquoi si l’on interchangeait juste mamie Fortunée, 96 ans, avec Elichéva’, 19 ans, ce serait changer quelque chose de notre perception ? En d’autres termes, ce serait tellement plus "acceptable" ? !

Ce n’était pas des paroles visant à nous réduire à des paillassons, bien au contraire. Par ailleurs, nous pourrions opposer à ce verset un autre verset, que selon Nos Sages, chacun doit se répéter : "Bichvili Nivra Ha’olam" ("Le monde n’a été créé que pour moi") (Sanhédrin 37a).

Vraie colle.

Comment résoudre cette ambivalence ? Reb Sim’ha Bounem de Pshiskha nous l’explique : il conservait toujours ces deux versets écrits sur des morceaux de papier, l’un dans sa poche de gauche, et l’autre dans celle de droite. Et ce n’est que selon les situations qu’il vivait, qu’il sortait l’un ou l’autre de ces papiers…

Le monde n’a été créé que pour toi

Je suis deux : le cavalier et sa monture

Parce que notre monde contient quelques sept milliards d’habitants, nous avons tous et toutes cette fâcheuse tendance à nous considérer individuellement comme des micros miettes. Comme si nos pensées, nos actes et nos paroles n’étaient rien dans cette masse et passaient de toutes les façons inaperçus - de la sorte, une Elichéva’ en bikini, ça se fonderait dans un décor sans faire de mal à personne.

Ainsi, certes, nous devons avancer dans ce monde avec humilité, mais sans jamais oublier que nous les Juifs, chacun de nos actes et de nos pensées porte en lui un immense potentiel.

C’est un discours qui pourrait se tenir, face à la parole d’Avraham Avinou qui déclara : "Véanokhi ‘Afar Vaéfer" ("Je ne suis que poussière et cendre") (Béréchit 18, 27). Or, voici deux objections, Votre Honneur : Contrairement à ce que nous dirait une lecture superficielle de ce verset, le Beth Halévy nous 24

enseigne que c’est justement cette humilité qui engendra par la suite, et pour tous ses descendants, le mérite de la Mitsva des cendres de la vache rousse, ainsi que de la terre de la Sota.

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À nous de choisir si c’est un potentiel de construction ou de destruction dans notre vie propre, mais aussi celle de notre peuple chéri ! Encore plus, de la même façon qu’Elichéva’, on ne la verrait jamais en sous-vêtements à l’épicerie du coin (et encore moins mamie Fortunée), il faut avouer que selon la logique, c’est un peu étrange de la voir ainsi vêtue, juste parce que le décor a un peu changé, non ? Cela, c’est sûr et certain, Elichéva’ le sent bien au fond d’elle, mais… elle, comme n’importe quel juif de la planète, est atteinte d’une certaine


affection qui, selon les psychiatres, s’appelle le "dédoublement de personnalité", qui n’est pas une affection, mais juste une réalité normale chez nous les Juifs… Nous sommes deux en un. Voici à ce propos une jolie parabole du Ben Ich ‘Haï.

après ce pauvre pour lui voler son cheval ? Mécréant !" Voici l’explication de cette parabole : L’âme (le cavalier) est le vrai propriétaire du corps (le cheval), le vrai MOI. Et le pauvre, un pur imposteur qui nous donne l’illusion qu’il est le

Le cavalier et l’imposteur

boss (le Yétser Hara’, mauvais penchant).

Un cavalier voyageait sur son cheval en direction de la ville. Soudain, il rencontra un pauvre qui traînait le pied. Le pauvre le supplia : "S’il vous plaît, je dois me rendre en ville et le chemin est encore long. Voulez-vous me prendre sur votre cheval ?

Au début, le pauvre prend une toute petite place

- D’accord, répondit le cavalier. Montez derrière moi."

"NON !", le Yétser prend possession totale du

Le pauvre monta sur le cheval et ils continuèrent ainsi leur chemin vers la ville. Au bout d’un moment, le pauvre s’adressa au cavalier : "Je vous en prie, je ne suis pas du tout à l’aise sans la selle. Voulez-vous me laisser la place de devant et vous monterez derrière à ma place ?

(dans notre cas, il nous demande de remonter un peu la jupe, puis les manches), puis, si nous le laissons faire, une place de plus en plus grande. À la fin, si l’âme n’a pas assez de force pour dire cheval. Et Elichéva’ n’est progressivement plus du tout gênée par sa micro-tenue, tant qu’il y a la sea et le sun. Et même mamie Fortunée ! Super été les filles !

Noémie Hadida

- D’accord", répondit le généreux cavalier. Puis le pauvre s’assit sur la selle et prit les rênes. Le cavalier s’assit derrière lui. Au bout d’un moment, le pauvre s’adressa au cavalier : "Je vous en prie, je n’arrive pas à être à l’aise de cette manière, serait-il dur de vous demander de descendre du cheval et de marcher à mes côtés ? Nous sommes si proches de la ville maintenant ! - D’accord", répondit le cavalier. Puis, il descendit du cheval et marcha à ses côtés. Soudain, le pauvre donna un coup au cheval qui prit le galop. Le cavalier se mit à courir derrière lui pour le rattraper… "Au voleur ! Au voleur ! Rends-moi mon cheval !" Le pauvre arriva dans la ville au galop et supplia les villageois présents : "Aidez-moi, s’il vous plaît ! Un voleur me court après pour me voler mon cheval !" Soudain, ils virent arriver le cavalier essoufflé et ils le battirent : "Comment oses-tu courir Magazine I n°196

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Pose ta question, un rabbin répond !

Prénom "Netanya" pour une fille J’accouche bientôt d’une fille. Pouvons-nous la nommer Netanya ? On me dit que le sens de ce mot est : Hachem a donné. Réponse de Rav Gabriel Dayan Dans Mélakhim (Les Rois) II, 25, 23 et dans Yirmiya (Jérémie), 40, 14, le prénom Netanya apparaît explicitement, mais il s’agit d’un homme et non d’une femme (voir aussi Talmud Roch Hachana 18b et Nidda 61a). D’autre part, de nos jours, Netanya n’est pas un prénom courant ; donc en l’attribuant à une fille, on risque doublement de lui porter préjudice. Si vous désirez éviter que ses amies rient à en pleurer, il faut penser à un autre prénom.

Celui qui voit la statue de la femme de Loth... Brakha ? Je ne savais même pas que l’endroit où se trouve la femme de Loth était connu, et on m’a dit qu’on devait faire une bénédiction quand on la voit. Quelle Brakha et pourquoi ? Réponse de Binyamin Benhamou 1. La Torah décrit la tragique disparition de la femme de Loth, transformée en statue de sel alors qu’elle contemplait la destruction de la ville de Sodome, mesure pour mesure parce qu’elle refusait que son mari soit généreux et donne du sel à ses invités (Béréchit 19, 25-26). 2. Un grand pilier de sel appelé "La femme de Loth" se trouve près de la Mer Morte sur le Mont Sodome. 3. En voyant cette statue, on doit réciter 2 bénédictions : 1. "Baroukh Ata Ado-nay Elohénou Mélèkh Ha’olam, Dayan Haémèt" (en prononçant le Nom de D.ieu). Bien qu’on ne récite pas cette bénédiction sur un non-Juif, la peine à ressentir ici est le fait que le mérite d’Avraham n’a pas suffit pour la sauver (Cha’ar Hatsiyoun 225, 22) ; 2. "Baroukh Ata Ado-nay Elohénou Mélèkh Ha’olam, Zokhèr Hatsadikim" (en prononçant le Nom de D.ieu), par rapport à Loth qui a réussi à cet endroit à fuir la ville de Sodome grâce au mérite d’Avraham, qui a eu un impact pour son neveu (Halikhot Brakhot p.402).

Kabyles : tribu d’Israël ? Les kabyles sont-ils l’une des tribus d’Israël ? Et quelles sont les probabilités ? Réponse de Rav Yehiel Brand D.ieu Seul connait la réponse exacte. Mais comme cette probabilité est très minime, nous humains devons considérer les Kabyles comme n’étant pas juifs. C’est-à-dire qu’un Kabyle ne doit pas pratiquer la partie de la Torah qui n’est donnée qu’aux Juifs.

Cherche synagogues non-libérales sur New-York Pendant notre séjour à New-York, mon mari et moi aimerions visiter des synagogues, mais le problème est que nous ne savons pas comment éviter et reconnaître les synagogues réformistes et libérales. Pouvez-vous me donner de vraies adresses ? Réponse de Jérémie Berrebi Ce sont les synagogues appelées "orthodoxes" qui ne sont pas réformistes et libérales aux Etats-Unis. Le terme "orthodoxe" n’a pas la même signification en fonction des pays. Vous trouverez une liste des synagogues orthodoxes de New-York ici http ://www.kosherdelight.com/NewYorkNYCSynagoguesOrthodox.shtml 26

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Je me suis trempée au Mikvé avec mes lentilles ! J’ai porté mes lentilles de contact quand je me suis trempée au Mikvé. Ai-je le droit ou fallait-il que je les enlève avant ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Bien qu'il fallait retirer les lentilles, mais à présent, vous n'avez pas besoin de penser à une autre immersion. Explications : 1. S'il s'agit de lentilles que vous ne retirez pas durant la nuit : certains décisionnaires pensent qu'il n'est pas obligatoire de les retirer avant l'immersion. 'Héchev Haéfod, volume 3, réponse 67, Taharat Habayit, volume 3, page 27, Darké Tahara, page 153, Pit'hé Techouvot, page 459. 2. S'il s'agit de lentilles que vous retirez durant la nuit : la grande majorité des décisionnaires pense qu'il est obligatoire de les retirer avant l'immersion, sans quoi, il faut se tremper de nouveau [sans Brakha]. Avné Choham, édition 5774, volume 2, pages 826-827. A présent, vous n'avez, tout de même, pas besoin de vous tremper de nouveau, car, selon Rav Moché Feinsteïn, même si, à priori, il faut les retirer, mais si cela n'a pas été fait, l'immersion reste valable. Iguerot Moché, Yoré Déa, volume 1, réponse 104.

Le ‘Hazan déteste une personne, Minyan acquitté ? Si une personne qui officie en tant que ‘Hazan pour la Téfila hait une personne qui est dans l’assemblée, est-ce que l’assemblée est quitte de la prière ? Réponse de Rav Yona Ghertman L’officiant qui déteste une personne de l’assemblée n’acquitte pas le reste de l’assemblée de la prière. C’est pourquoi il doit nécessairement s’efforcer d’enlever tout sentiment négatif de son cœur avant de commencer sa prière (Michna Broura 53, 57). Précisons par ailleurs que l’officiant étant nécessairement une personne pieuse (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm 53, 4-6), on peut présumer qu’il a ôté toute haine de son cœur avant de commencer sa prière. En effet, puisque nous devons juger favorablement toute personne pieuse, cette déduction s’impose alors (Chabbath 97a ; Michna dans Pirké Avot 1, 6 avec ses commentaires).

Dorade coryphène, Cachère ? Je souhaite savoir si la dorade coryphène est Cachère. Réponse de Rav Réouven Attias La dorade coryphène, appelée aussi mahi-mahi, est Cachère. Cependant, il faut éviter de consommer la tête du poisson, car celle-ci est fréquemment infestée (Rav Chlomo Zalman Reva’h). Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

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HISTOIRE A SUIVRE Chronique d’une famille presque comme les autres Chapitre 25 : Secoués Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait découvrir les aventures passionnantes et intrigantes d’une famille… presque comme les autres ! Entre passé et présent, liens filiaux et Téchouva… Dans l’épisode précédent : En entendant son fils annoncer son mariage avec une jeune femme non-juive, Albert fait un infarctus autour de la table du Chabbath. Yossi, ayant une formation de secouriste, lui adresse les premiers soins avant que l’ambulance n’arrive et prenne le père de famille en charge… Réalisant que son beau-père était en train de faire une crise cardiaque, Yossi sauta par-dessus la table qui le séparait de lui. Il était certain d’avoir diagnostiqué une crise cardiaque, vu que lui et Myriam en avaient appris les signes par cœur. Des années plus tôt, lorsque les médecins leur avaient annoncé que dans 60 % des cas, les patients atteints de la maladie de Yokélé décédaient d’une crise cardiaque, mari et femme avaient décidé de tout faire pour sauver leur fils si, ‘Hass Véchalom, cela devait arriver. Ils avaient suivi un stage intensif de secourisme et étaient capables de fournir les gestes de premiers secours en attendant l’arrivée d’une ambulance. Sans se soucier de la panique générale qu’avait provoquée la chute d’Albert, Yossi était déjà en train d’ouvrir les trois premiers boutons de la chemise de son beau-père qui avait perdu connaissance. En parallèle, Myriam, qui fit preuve d’un sang-froid exemplaire, demanda à un serveur d’appeler immédiatement une ambulance. Sans attendre une seconde, l’employé de l’hôtel sortit son téléphone, composa le 15 et tomba immédiatement sur une standardiste qui lui demanda l’adresse et l’état du patient. Le serveur, qui devait avoir à peine vingt ans et qui était aussi dégourdi qu’un poulpe en fin de vie, ne savait pas trop quoi répondre. 28

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“Je sais pas, Madame. C’est un monsieur pas tout jeune qui est par terre. J’ai l’impression qu’il ne respire plus mais j’en suis pas certain.” Bien que ce fut Chabbath, Yossi arracha le téléphone au jeune homme et tel un professionnel, il débita le diagnostic. “Homme d’une soixantaine d’années. Il vient de subir un grand choc émotionnel. Perte immédiate de connaissance. Sa poitrine ne se soulève plus depuis… Yossi consulta sa montre… 42 secondes. Envoyez une équipe directement dans la salle à manger. Nous sommes à quatre tables après la première porte à droite.” Jojo, interdite, pleurait toutes les larmes de son corps et implorait D.ieu de sauver celui qui partageait sa vie depuis tant d’années. Yaël, la femme d’Yvan, et Laurence eurent la présence d’esprit de prendre tous les neveux et nièces et de les sortir au plus vite de la salle à manger. Yvan et Laurent regardaient avec stupéfaction leur beau-frère qui venait de toucher un téléphone pendant Chabbath et qui s’activait avec autant de force pour sauver leur père. Et pour cause, Yossi ne ménageait pas ses efforts. À peine avait-il quitté la standardiste qu’il fit glisser le corps de son beau-père sur le côté et plaça son genou droit à côté de lui. Juste après, il effectua un massage cardiaque. Quelques secondes plus tard, il se pencha sur lui pour accomplir un bouche-à-bouche afin que l’air revienne dans ses poumons. Il recommença sans relâche, encore et encore jusqu’à l’arrivée des secouristes. Heureusement, l’ambulance ne tarda pas à venir et prit le relais avec un défibrillateur. Le chef de l’équipe ne manqua pas de féliciter Yossi pour ses excellents gestes.


“Si ce monsieur s’en sort sans trop de dégâts, ce sera grâce à vous, Monsieur.

Myriam, où sont passés les enfants ? Avec tout ça, je ne sais même plus où j’habite.

– C’est surtout grâce à D.ieu. Prenez bien soin de lui.

– Ne t’en fais pas. Yaël et Laurence les ont emmenés dans le lobby. Reprends un peu tes esprits et nous allons les rejoindre.”

– Comptez sur nous ! Allez les gars, on l’emmène.” Aussitôt, l’équipe médicale étendit Albert sur le lit médical pour le transporter à l’hôpital sous le regard inquiet de sa famille. Jojo, qui était ravagée par les larmes et rongée d’inquiétude, monta dans l’ambulance et promit de donner des nouvelles au plus vite. Tous très secoués par ce qu’il venait de se passer, chacun s’effondra sur une chaise. Myriam alla immédiatement apporter un verre d’eau à Yossi, ne cessant pas de le remercier, tout comme Yvan et Laurent. “Mais non, c’est normal. Arrêtez de me remercier. Vous auriez fait pareil à ma place.

Les frères et sœurs restèrent silencieux tant l’inquiétude sur l’état de santé de leur père les rongeait. Au bout de plusieurs minutes, pour rompre le silence pesant et afin de détendre l’atmosphère, Yvan osa une remarque légère : “Ce qui m’a surpris, c’est qu’avec tous ces Juifs réunis dans la même pièce, il n’y ait pas un seul médecin qui se soit manifesté ! – Il n’y avait probablement que des avocats et des dentistes !”, avait surenchéri Myriam. Le couple et le frère rirent de bon cœur. Seul Laurent n’était pas réceptif. Son visage était décomposé et l’on voyait qu’il retenait ses larmes de toutes ses forces.

Déborah Malka-Cohen

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RECETTE Cake aux courgettes et à la féta Une entrée froide qui a beaucoup de succès à la maison. La féta et les courgettes se marient très bien ensemble dans ce cake facile à réaliser.

Ingrédients

Pour un moule à cake de 24 cm de long Temps de préparation : 10 min

 2 petites courgettes  2 gousses d’ail écrasées

Temps de cuisson : 25 min

 2 cuil. à soupe d’huile d’olive

Difficulté : Facile

 200 g de farine  ½ sachet de levure chimique  3 œufs  15 cl de lait  130 g de féta  50 g de gruyère ou gouda râpé  Quelques feuilles de menthe nettoyée et

vérifiée ou garantie sans insectes

Réalisation - Préchauffez votre four ‘Halavi à 180°C. - Débitez les courgettes en dés. Faites-les revenir dans une poêle avec l’ail écrasé et l’huile d’olive. - Dans un bol à part, mélangez ensemble la farine et la levure. Ajoutez ensuite les œufs, le lait et mélangez. Ajoutez encore la menthe fraiche ciselée et le fromage râpé. - Une fois les légumes revenus, ajoutezles à la préparation ainsi que la féta égouttée et coupée en dés. Versez le tout dans un moule à cake graissé. - Enfournez pour 55 min. Laissez refroidir avant de découper. Bonne dégustation !

Murielle Benainous murielle_delicatesses_

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"Tant que les mots sont dans ta bouche, tu en es leur maître. Mais aussitôt prononcés, tu en es leur esclave." (Rabbi Chlomo Ibn Gabirol)


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