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Torah-Box Magazine n°191 France - Béhar

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UKRAINE RABBI AKIVA

RABBI CHIMON LUFTHANSA

G7 'OMÈR

n°191 I 18 Mai 2022 I 17 Iyar 5782 I Béhar

Jérusalem : Nouvelle tentative d'attentat, le terroriste éliminé > p.8

MERON ELON MUSK

M A G A Z I N E

Lag Ba'omer : que s'estil passé ce jour-là ? > p11

LIBAN 'HAI ROTEL

Femme juive : estime-toi ! > p.24


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CALENDRIER DE LA SEMAINE 18 au 24 Mai 2022 Mercredi 18 Mai Mercredi 18 Mai 17 Iyar

Daf Hayomi Yébamot 72 Michna Yomit Chevi'it 4-5 Limoud au féminin n°221

Rav Yé'hezkel Landau (Noda' Biyehouda)

Jeudi 19 Mai Rabbi Chim'on Bar Yo'haï Rav Moché Isserles (Réma) Rav David Hackcher

Vendredi 20 Mai Jeudi 19 Mai 18 Iyar Lag Ba'omer

Daf Hayomi Yébamot 73

Rav 'Ezra Attia Rav Chmouel Abi'hssira

Michna Yomit Chevi'it 4-7

Samedi 21 Mai

Limoud au féminin n°222

Rav Yossef Valtoukh

Lundi 23 Mai Rav Chlomo Eli'ézer Alfanderi

Vendredi 20 Mai 19 Iyar

Samedi 21 Mai 20 Iyar

Daf Hayomi Yébamot 74 Michna Yomit Chevi'it 4-9 Limoud au féminin n°223

Parachat Béhar Daf Hayomi Yébamot 75 Michna Yomit Chevi'it 5-1 Limoud au féminin n°224

Rav Chlomo Eli'ézer Alfanderi

Horaires du Chabbath Dimanche 22 Mai 21 Iyar

Lundi 23 Mai 22 Iyar

Mardi 24 Mai 23 Iyar

Daf Hayomi Yébamot 76 Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Entrée

21:14

20:52

20:42

20:51

Sortie

22:34

22:07

21:53

22:11

Michna Yomit Chevi'it 5-3 Limoud au féminin n°225

Zmanim du 21 Mai

Daf Hayomi Yébamot 77 Michna Yomit Chevi'it 5-5 Limoud au féminin n°226

Daf Hayomi Yébamot 78 Michna Yomit Chevi'it 5-7 Limoud au féminin n°227

Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Nets

06:02

06:03

06:09

05:41

Fin du Chéma (2)

09:54

09:50

09:52

09:33

'Hatsot

13:47

13:37

13:35

13:26

Chkia

21:33

21:12

21:01

21:10

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, David E. Avraham, Rav Yehonathan Gefen, Ner Léchoul’han Chabbath, Rabbanite Yémima Mizra’hi, Déborah Sarah Cohen, Rav Emmanuel Bensimon, Binyamin Benhamou, Rav Gabriel Dayan, Rav Daniel Zekri, Rav Avraham Garcia, Déborah Malka-Cohen, Choulamith Cha'har Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) - Distribution : diffusion@torah-box.com


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L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Si on recherche une preuve de la véracité de la Torah... Si l’onhumain L’être recherche se distingue une preuve des autres créatures la parole de la véracité depar la Torah, en (cf. 2, 7 Onkelos). voiciBéréchit deux exemples. Celle-ci est l’expression de Le premier est la Mitsva son intelligence et de sa pensée, elle lui de monter 3 fois par an à Jérusalem à permet de communiquer avec son prochain, l’occasion des fêtes pour y apporter des de formuler ses sentiments, de commercer. sacrifices. Ce commandement ne concerne Cet "outil" qui a étéqui donné à l’homme en que les hommes, quittaient leur est foyer réalité à double tranchant : on peut l’utiliser dans tout le pays d’Israël pour accomplir pour faire du bien autour de soi (consoler cet ordre divin. Cette migration à une date les endeuillés, encourager ceux qui en ont prévisible de l’année ne pouvait qu’inciter besoin, enseigner la Sagesse, transmettre les Nations voisines ou les brigands à venir nos messages à nos enfants…), mais par des dans ces villes désertées pour les piller, et propos vexants, humiliants, le mensonge et peut-être même tuer femmes et enfants. La la calomnie, on peut également causer des Torah nous rassure en affirmant dommages irréversibles. C’estqu’”aucune pourquoi personne convoitera ta terre la Torah, àne plusieurs reprises, nous lorsque met en tu monteras au interdits Temple les trois garde contre ces qui se fontfois parde la l’année” (Chémot 34, 24). parole. Le deuxième exemple trouve dans Le Rav Israël Méir Kagan se a révolutionné le la Parachat dans laquelle est monde juif il y aBéhar plus d’une centaine d’années mentionnée la Mitsva de Chémita. avec son fameux livre "’Hafets Durant ‘Haïm" toute la septième duson cycleéponyme), agricole, (qui d’ailleurs est année devenu il est interdit travailler la terre et Il il concernant lesdelois sur la médisance. y relevait qu’onà tous pouvait 17 faut permettre ceuxtransgresser qui le désirent commandements et 14 positifs de venir mangernégatifs gratuitement de la avec une seule Depuis, production. “Etphrase si tu temalveillante. demandes de quoi par la lecture de ce livre, les gens pris va-t-on se nourrir, puisqu’il est ont interdit conscience de et l’importance la parole et d’ensemencer de récolter, de Je t’accorderai s’efforcent de respecter lois. Ma bénédiction durant ces la sixième année Beaucoup de Rabbanim l’étude qui produira trois fois encouragent plus de sa récolte” journalière "’Hafets ; ces lois tient sont (Vayikra 25,du 20-21). Là ‘Haïm" aussi, la Torah approfondies dans lesenmaisons d’étude un message rassurant promettant que (Beth Mitsva Hamidrach), certains lespas étudient cette ne nous causera de tort.en ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque Ces deux Mitsvot ont été pratiquées année sont organisées des soirées pour concrètement durant mille ans d’histoire. grand public au cours desquelles on éveille Durant cette longue période, nos ancêtres l’assistance à se renforcer dans ce domaine, sont montés à Jérusalem 3 fois par ont particulièrement à l’approche de an, Tich’a respecté les lois de la Chémita et ont vécu Béav. On sait en effet que le second Temple ces miracles mentionnés : ils n’ont dont pas fut détruit à cause de la haine gratuite, jamais été attaqués durant la ‘Alya Laréguel l’une des expressions est le Lachon Hara’ (la (cf. Midrach Rabba Chir Hachirim 7, 2), et médisance). ont vu leur récolte pousser abondamment Un autre moyen nous permettant de la sixième ce année, celle de la contrôler qui qui sortprécède de notre bouche, Chemita (cf. ‘Hatam Sofer). est le Ta’anit Dibour, le jeûne de la parole. Qui pouvait leurtoute assurer une telle Lorsqu’on passe une journée à s’abstenir totalement de parler, on réalise si à protection et une telle bénédiction

queln’est point,l’Éternel sans même s’en rendre ce Lui-même, qui compte, leur a il est facile lancer une demandé de de respecter ces plaisanterie lois ?! Plus vexante, un "petit" Lachon que cela,de leraconter fait même d’ordonner deHara’ tels ou se moquer d’un défaut d’un confrère. commandements qui les mettraient en Ce self-control que nous impose le Ta’anit danger physiquement et économiquement Dibour permet de de source réfléchir avant ne peutnous pas provenir humaine, d’ouvrir la bouche et de s’assurer ne car quel faux prophète serait assez qu’il stupide s’agitrisquer pas de paroles désobligeantes. pour d’ordonner un acte qui défie la raison ? Ces Mitsvot sont dede source Divine, Il est vrai qu’il est difficile prendre sur soi un tel engagement à titre! individuel, sans le moindre doute possible surtoutla quand trouve dans un Dans Paracha on de se Bé’houkotaï, la Torah entourage professionnel qui ne nous le met en garde les Bné Israël de ne pas se permet pas.du judaïsme, au risque d’être détourner C’est pourquoi beaucoup exilés parmi les Nationsde etcommunautés de subir de organisent un jeune de la parole grandes souffrances. Malgré tout, collectif, le texte à la synagogue ou dans une sallen’oubliera de fête, conclut en promettant que D.ieu avec auSon programme des nos coursPatriarches de Torah jamais alliance avec de qu’après différents intervenants, la lecture et ces épreuves, Il ramènera Ses du livreendes tout dans une enfants terreTéhilim, d’Israël.leIncroyable ! Après ambiance repasle et boissons le terrible conviviale, exil décrit dans texte de la assurés. L’un des pionniers de ces réunions Torah, nous lisons que le Klal Israël ne se communautaires grand rabbin Yossef perdra pas parmi fut les le Nations et retrouvera Sitruk quand il était encore à Marseille et sa terre. Seul le Tout-puissant pouvait Se depuis, l’initiative s’est étendue un peu permettre de prédire une telle promesse, partout. qu’aucun être de chair et de sang ne peut On a l’habitude de choisir un des jours de assurer. Chovavim (semaines séparant la Parachat Après deux millénaires d’exil, les Juifs Chemot de celle de Michpatim) car on a une reviennent en Erets Israël, sur cette terre qui tradition du grand kabbaliste le Arizal selon a refusé jalousement de laisser pousser la laquelle ces jours sont opportuns à réparer moindre récolte pour des peuples étrangers, les fautes de l’attribut du Yessod – c’estet qui refleurit aujourd’hui. Nos ennemis à-dire ce qui un rapport avec la semence n’arrivent ‘’avaler’’ telleéquivaut réalité et masculine pas – orà le Ta’anit une Dibour à font tout pour la détruire. Seulement, nous 84 jeûnes de la nourriture ! avons la Promesse éternelle du Créateur En France, le jour propice est dimanche qu’Il n’abandonnera jamais Son alliance, puisque tout le monde est en congé et on ramènera les exilés de tous les coins de fait d’une pierre 3 coups : tout d’abord la terre et éliminera nos ennemis à tout on accomplit la Mitsva en soi du jeûne de jamais ; le Temple sera reconstruit et “D.ieu la parole, d’autre part on transforme le Se réjouira avec nous comme du temps de dimanche, jour triste et oisif, en un moment nos ancêtres” (Dévarim 30, 9). d’élévation. De plus, on se déconnecte de Il est certainauque ces chose prophéties la dépendance portable, difficilese à réaliseront un jour (nous l’espérons pour réaliser dans un contexte normal. très bientôt), car elles proviennent Faites l’expérience du Ta’anit Dibourdu et Saint vous béni soit-Il, miséricordieux, qui accomplit attendrez avec impatience le rendez-vous toujours promesses de l’annéeSes prochaine ! !

La RédactionRav Torah-Box Magazine Daniel Scemama

Magazine I n°191

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ACTUALITÉ Jérusalem : Violentes émeutes lors des funérailles de la journaliste Shireen Abu Akleh, l'AP refuse de collaborer avec Israël pour une enquête indépendante Les funérailles de la journaliste d'Al Jazeera, Shireen Abu Akleh, tuée lors d'échanges de tirs entre Tsahal et des terroristes à Djénine plus tôt dans la semaine, ont été le théâtre de violentes émeutes de la part des Palestiniens. La police israélienne a ultérieurement fait savoir dans un communiqué qu’elle était intervenue parce que des émeutiers s’étaient saisis du cercueil à l’hôpital, contre la volonté de sa famille. Des images montrant les forces de l'ordre israéliennes usant de force contre le cortège funèbre ont été reprises par les médias et ont déclenché un concert de condamnations internationales à l'encontre d'Israël.En parallèle, l’Autorité palestinienne a déclaré samedi accueillir favorablement la participation d’organisations internationales à l’enquête sur la mort de la journaliste, ajoutant qu’Israël n’était toujours pas autorisé à se joindre à cette enquête. Israël a, depuis l'incident, appelé à une enquête conjointe sur les circonstances de la mort de la journaliste, demande rejetée à plusieurs reprises par les autorités palestiniennes. Projet1_Mise en page 1 26/10/2020 15:30 Page 1

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Magazine I n°191

La Lufthansa s’excuse après avoir refusé d’embarquer des passagers juifs ; le personnel responsable mis à pied La Lufthansa a présenté ses excuses, après qu'un groupe de Juifs ont fait savoir qu’ils avaient été empêchés d'embarquer à bord d'un vol de correspondance, à cause de 3 personnes qui ne s'étaient pas soumises au port du masque. Dans une vidéo, un employé de la compagnie déclare que "tout le monde doit payer", ajoutant : "ce sont des Juifs en provenance de JFK qui ont mis la pagaille". Dans un communiqué, la Lufthansa a déclaré que "seuls les passagers récalcitrants" auraient dû être sanctionnés. Dimanche, la compagnie a annoncé avoir mis à pied le personnel responsable de l'incident.


15 familles inaugurent leur nouvel appartement dans la ville de... 'Hévron !

Vendredi 13 mai, peu avant Chabbath, 15 familles juives ont fêté leur entrée dans un nouvel immeuble récemment acquis dans la ville de 'Hévron - une première depuis des années. Le bâtiment de 4 étages, acquis officiellement de familles palestiniennes et inscrit au cadastre de manière légale, se trouve sur la rue principale reliant la ville de 'Hévron à celle de Kyirat 'Arba. "Et dans tout le pays de votre possession, vous donnerez une rédemption au pays - nous voilà en train d'accomplir dans la pratique les mots de la Paracha de la semaine !", a commenté pour l'occasion la députée sioniste-religieuse Orit Sitruk.

Elon Musk se dit favorable à réintégrer Donald Trump sur Twitter L'homme d'affaires Elon Musk, qui va racheter Twitter pour 44 milliards de dollars et se présente comme un fervent défenseur de la liberté d'expression, a déclaré mardi qu'il comptait annuler l'exclusion de l'ancien président américain Donald Trump du réseau social. S'exprimant lors d'une conférence organisée par le Financial Times sur l'avenir de l'automobile, le patron du constructeur Tesla a qualifié l'exclusion de Donald Trump de décision "moralement mauvaise et complètement stupide". Twitter avait exclu Donald Trump du réseau à la suite de l'assaut du Capitole, à Washington, mené par certains de ses partisans.

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ACTUALITÉ

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Jérusalem : Nouvelle tentative d'attentat, le terroriste éliminé

No'am Raz, le commando tué lors d'une opération à Djénine, inhumé dimanche

Un terroriste palestinien a tenté, mercredi 11 mai, de s'attaquer à des policiers israéliens postés à l'entrée du Mont du Temple dans la Vieille ville de Jérusalem ; il a été abattu sans réussir à commettre son méfait. Selon les témoignages des policiers, l'individu se serait élancé vers eux armé d'un couteau et aux cris d'"Allah Akbar", avant d'être neutralisé. C'est la deuxième attaque à l'arme blanche qui se produit dans la même zone en seulement quelques jours : dimanche, un terroriste palestinien armé d'un couteau était parvenu à blesser grièvement un policier près de la Vieille ville avant d'être neutralisé par les forces de l'ordre.

No'am Raz, un commando de police tué lors d’une opération antiterroriste menée dans la région de Djénine vendredi, a été inhumé dans l'intimité dimanche dans la section police du cimetière du Mont Herzl à Jérusalem. Lors de ses funérailles, ses proches ont évoqué un homme simple, qui aimait la Torah, son pays et sa famille.

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Raz a été touché par des coups de feu lors d’une descente dans les maisons de terroristes, vendredi. Il a été conduit à l’hôpital Rambam de 'Haïfa dans un état critique et n'a hélas pas pu être sauvé par les équipes médicales.


Le taux R du covid-19 en Israël dépasse 1, les autorités pas inquiètes La propagation du covid-19 augmente en Israël pour la première fois depuis près de deux mois, selon les chiffres du ministère de la Santé publiés vendredi. Selon le ministère, le chiffre dit R (coefficient de reproduction) s’est établi à 1,03, ce qui indique que le rythme de la contagion s’accélère. Mais les responsables de la santé estiment que cette hausse est un regain de la dernière grande épidémie et ne la traitent pas comme une nouvelle vague, a rapporté le site Walla. Toutefois, le nombre d’infections graves a encore diminué, passant à 103, dont 48 personnes sous respirateur et le nombre de décès a enregistré une baisse de 87,5%.

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ACTUALITÉ Ukraine : le G7 "ne reconnaîtra jamais les frontières" que la Russie tente d'imposer par la force Royaume-Uni - ont par ailleurs condamné "les menaces irresponsables d'utilisation d'armes chimique, biologique ou nucléaire" proférées par le président russe Vladimir Poutine ces derniers jours.

"Nous ne reconnaîtrons jamais les frontières que la Russie a essayé de changer par son intervention militaire", ont affirmé ce samedi 14 mai les ministres des Affaires étrangères des pays du G7. Ces déclarations interviennent alors que des combats particulièrement violents sévissent dans la région du Donbass, en partie contrôlée depuis 2014 par des séparatistes prorusses. Les sept pays - Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, et

En parallèle, deux pays, la Finlande et la Suède, sont actuellement en train de finaliser leur demande d'adhésion à l'Otan, déclenchant l'ire de Moscou qui a annoncé cesser toute livraison d'électricité à la Finlande. Ces importations représentent près de 10% de la consommation du pays, compensées toutefois par l'augmentation de la production finlandaise et par les importations suédoises. Les entreprises présentes sur le territoire se préparent également à une éventuelle cyberattaque. Les restes de Juifs assassinés pendant la Shoah inhumés à Louninets, Biélorussie

Lors d'une cérémonie émouvante où de nombreux représentants officiels locaux et notables de la communauté juive étaient présents, les restes de Juifs assassinés durant la Shoah ont pu être inhumés conformément à la loi juive dans la petite ville de Louninets, en Biélorussie. Dans son allocution, l'ambassadeur d'Israël en Biélorussie, Alex Goldman-Sheiman, a souligné l'importance d'une telle démarche dans la tradition juive et il a remercié les autorités locales pour l'aide apportée à la communauté juive afin de pouvoir enterrer ces dépouilles découvertes dans une fosse commune trouvée à la fin de l'été 2021. Elyssia Boukobza 10

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VIE JUIVE Que s’est-il vraiment passé le jour de Lag Ba’omer ? Le soir de Lag Ba’omer, toutes les communautés d’Israël seront en fête. On associe traditionnellement la fête de Lag Ba’omer à Rabbi Chim’on bar Yo’haï, l’illustre Tana, dont ce serait la Hiloula. Mais est-ce vraiment le cas ? D’où provient cette tradition ? Le soir de Lag Ba’omer, toutes les communautés d’Israël seront en fête. Cet événement conclut une période de deuil de 33 jours. Cette célébration se caractérise par son cortège de musique, de chants, et de danses autour des Médourot (les feux de Lag Ba’omer). Malheureusement, cette année, beaucoup seront privés de ces feux de joie. Mais les flammes de Lag Ba’omer brûleront malgré tout dans nos cœurs. On associe traditionnellement la fête de Lag Ba’omer à Rabbi Chim’on bar Yo’haï, dont ce serait la Hiloula. Mais est-ce vraiment le cas ? D’où provient cette tradition ? Lag Ba’omer dans nos sources Tout commence avec un texte de la Guémara (Yébamot 62b). Le Talmud nous y raconte la disparition tragique des 24.000 élèves de Rabbi ‘Akiva. Rabbi Ya’akov Ben Acher, l’auteur du Tour, écrit que nous avons coutume d’observer des règles de deuil en souvenir de ce drame. Les mariages sont ainsi interdits. Rav Yossef Caro ajoute que certains ont l’usage de ne pas se couper les cheveux. Il apporte un Midrach qui annonce la fin de cette épidémie à l’approche de Chavou’ot, soit 15 jours avant cette fête. Selon l’auteur du Choul’han ‘Aroukh, on pourra se couper les cheveux le matin du 34ème jour du ‘Omer. Rav Moshé Isserles, le Rema, note, quant à lui, l’habitude des communautés ashkénazes de se couper les cheveux dès le 33ème jour

du ‘Omer. Il écrit par ailleurs que l’on multipliera la joie et on ne prononcera pas de supplications le jour de Lag Ba’omer (le 33ème jour du ‘Omer), car cette date marque la fin de l’épidémie (cf. Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 493). Le jour de Lag Ba’omer serait donc une commémoration festive de la fin de cette tragédie. Le Pri ‘Hadach s’interroge sur les raisons d’une telle joie, car l’épidémie se conclut par le décès de l’ensemble des élèves de Rabbi ‘Akiva. Le monde était alors un désert spirituel. Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir… Le jour de joie de Rabbi Chim’on Le Pri ‘Hadach explique donc que la joie de Lag Ba’omer provient de l’ordination des nouveaux élèves de Rabbi ‘Akiva. En effet, le Talmud raconte que Rabbi ‘Akiva se rendit auprès des Sages du Sud et là, il forma 5 nouveaux élèves : Rabbi Méir, Rabbi Yéhouda, Rabbi Elé’azar Ben Chamo’a, Rabbi Chim’on bar Yo’haï et Rabbi Né’hémia. Ces élèves survécurent et ils assurèrent la transmission de la Torah. Les écrits du Ari Hakadoch, Rabbénou Its’hak Louria, corroborent cette explication. On trouve dans le Cha’ar Hakavanot que Rabbi ‘Akiva donna l’ordination à ces 5 élèves le jour de Lag Ba’omer. C’est pourquoi le 33ème jour du ‘Omer est le jour de la joie de Rabbi Chim’on bar Yo’haï. Le ‘Hida, Rabbi ‘Haïm Yossef David Azoulay, écrit également que Lag Ba’omer est le jour Magazine I n°191

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VIE JUIVE de joie de Rabbi Chim’on bar Yo’haï. Il ajoute que certains pensent que c’est aussi le jour de son décès. Cette dernière note est aujourd’hui largement admise. Lag Ba’omer est pour la majorité d’entre nous le jour de la Hiloula de Rabbi Chim’on bar Yo’haï. Il n’y a pourtant aucune preuve qui l’atteste. La tradition veut que la source de cette affirmation soit un passage du Pri ‘Ets ‘Haïm de Rabbi ‘Haïm Vital. Selon une édition de l’ouvrage, Lag Ba’omer serait le jour où est mort (Yom Chémet) Rabbi Chim’on bar Yo’haï. Or dans toutes les autres éditions, le mot "mort" (Met) est remplacé par le mot "joie" (Yom Sim’hat). Il s’agirait donc d’une erreur d’impression comme l’affirme Rav Ya’akov Hillel (cf. ‘Ad Hagal Hazé p. 5). En conclusion, bien qu’il n’y ait pas de preuve formelle, il est désormais admis que la Hiloula de Rabbi Chim’on bar Yo’haï est le 33ème jour du ‘Omer. ‫בס”ד‬

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Magazine I n°191

Se réjouir alors qu’un Juste a disparu ?! Cette affirmation soulève une nouvelle question. Pourquoi nous réjouissons-nous lors de la Hiloula de Rabbi Chim’on ? Le Choul’han ‘Aroukh (Ora’h ‘Haïm 580, 1-2) cite les jours durant lesquels il convient de jeûner. Il s’agit en grande partie des jours où des justes comme les fils d’Aharon, Moché Rabbénou ou encore le prophète Chemouel ont quitté ce monde. Il en ressort que le jour du départ d’un juste est un moment triste durant lequel l’on doit se recueillir, et pas un moment de joie. Pourquoi la Hiloula de Rabbi Chim’on bar Yo’haï se distingue-t-elle de celle de Moché Rabbénou ? Certains expliquent que le jour où l’illustre auteur du Zohar s’apprêta à quitter ce monde, il dévoila des secrets kabbalistiques d’une immense profondeur. Ils avancent également que ce jour fut accompagné d’une joie céleste incommensurable. Rabbi ‘Haïm Vital raconte dans le Cha’ar Hakavanot un évènement singulier. Une année, le Ari Hakadoch se rendit sur le tombeau de Rabbi Chim’on à Méron. Il était accompagné d’un certain Rav Avraham Levi, lequel prenait très à cœur le deuil du temple de Jérusalem. Il avait l’habitude de prononcer dans chacune des prières des mots de consolation comme le jour de Tich’a Béav. Pendant que le Ari Hakadoch se réjouissait avec ses proches, l’âme de Rabbi Chim’on se dévoila à lui. Elle nota la tristesse de Rav Avraham Levi. Celui-ci prononça Na’hem, à l’instar du jour de Tich’a Béav. L’âme de Rabbi Chim’on demanda alors au Ari Hakadoch : "Pourquoi Rav Avraham Levi ditil Na’hem le jour de notre joie ?" Elle en tint rigueur et Rav Avraham Levi perdit un fils dans l’année. Ce récit prouve que Rabbi Chim’on voulait que sa Hiloula soit un moment de joie. C’est donc le souhait du Juste que nous nous réjouissions le jour de Lag Ba’omer. Que ce moment soit marqué par la joie, l’allégresse et la libération totale.

David E. Avraham


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Béhar : Une vie entière sans faire de peine à quiconque Si une personne extorque trompeusement de l’argent à son prochain, elle peut réparer son méfait en rendant simplement ce qu’elle a pris. En revanche, quand elle offense l’autre, ces mots ne pourront jamais être effacés.

À deux reprises, dans la Parachat Béhar, la Torah nous enjoint de ne pas affliger notre prochain. La première fois, elle ordonne : "Si tu vends un objet à ton prochain ou si tu acquiers de sa main quelque chose, ne vous lésez pas l’un l’autre" (Vayikra 25, 14). Quelques versets plus tard, elle semble se répéter : "Ne vous lésez pas l’un l’autre, crains ton D.ieu, car Je suis Hachem, ton D.ieu" (ibid. 17). Nos Sages expliquent qu’il existe deux sortes de Onaa (préjudice) : la première, rapportée par le premier verset, fait référence à la Onaat Mamon – préjudice causé par l’argent, tandis

que la seconde sorte se rapporte à la Onaat Devarim – blesser quelqu’un par la parole (Baba Métsi’a 58b). La crainte de D.ieu ou… la crainte des hommes De manière générale, nos Sages ne comparent pas l’importance et la gravité de deux Mitsvot, mais ici, ils mettent en parallèle les deux formes de Onaa. À première vue, la Onaat Mamon paraît plus grave que la Onaat Devarim, parce qu’une personne blessée par des mots ne connaît aucun dommage matériel, alors que quand on la lèse financièrement, elle souffre d’une réelle perte.

Supplément spécial Chabbath I n°191

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Or la Guémara affirme que la Onaat Devarim est pire que la Onaat Mamon, et ce, pour trois raisons. Tout d’abord, le verset précise, en parlant de la Onaat Devarim, qu’il faut craindre D.ieu, ce qui n’est pas spécifié concernant la Onaat Mamon. Le Maharcha explique que l’on risque plus de se rendre compte d’un préjudice matériel que des intentions dissimulées derrière des paroles. Celui qui cause un dommage financier est conscient que l’on peut le démasquer, mais le fait tout de même. Il montre un manque de crainte de D.ieu, parce qu’il ne se soucie pas du fait qu’Hachem sait tout, mais aussi un manque de crainte vis-à-vis de ce que les gens penseront de lui. Celui qui offense quelqu’un de manière détournée montre en revanche qu’il redoute plus les êtres humains qu’Hachem – il a peur que son entourage le considère comme une personne sournoise, mais n’est pas inquiet du fait qu’Hachem connaît ses véritables intentions. Les conséquences de l’offense à autrui Deuxièmement, la Guémara affirme que la Onaat Mamon touche uniquement les possessions de l’individu. La Onaat Devarim est pire parce qu’elle s’en prend à la personne ellemême. C’est son bien-être émotionnel qui est en jeu – les propos négligents pénètrent dans son essence. On raconte qu’un érudit d’une quarantaine d’années eut besoin d’une thérapie à cause d’une expérience traumatisante survenue durant son enfance – sa mère l’appela une fois Tamé — impur. Cette étiquette le blessa si profondément qu’elle ne le quitta pas. Ceci montre clairement à quel point des paroles blessantes peuvent provoquer des torts indescriptibles. La Guémara poursuit avec une troisième preuve que la Onaat Devarim est pire que la Onaat Mamon — si une personne extorque trompeusement de l’argent à son prochain, elle 14

peut réparer son méfait en rendant simplement ce qu’elle a pris. En revanche, quand elle offense l’autre, ces mots ne pourront jamais être effacés. Ceci est courant, particulièrement dans un couple ; quelques propos déplacés peuvent avoir des retombées négatives (voire un effet boule de neige) sur le long terme, qui ne s’estomperont pas, parce qu’ils ne pourront jamais disparaître. La vision du ‘Hazon Ich On voit clairement que la Onaat Devarim est une faute grave, mais c’est une Mitsva très difficile à observer correctement ; nous conversons constamment avec les autres et il est bien facile de vexer quelqu’un par une remarque maladroite. Le ‘Hazon Ich vit un jour un homme réprimander sévèrement son fils qui avait déplacé un objet peut-être Mouktsé pendant Chabbath. Le ‘Hazon Ich dit à l’homme que son fils avait peut-être transgressé une Mitsva dictée par nos Sages, mais que lui-même, le père, avait de façon certaine transgressé une Mitsva prescrite directement par la Torah : celle de Onaat Devarim. Il nous faut considérer cette Mitsva avec autant de sérieux que tout autre commandement, comme la Cacheroute – nous ne mangerons jamais un aliment avant de nous assurer qu’il est permis à la consommation. De la même manière, nous devons redoubler de vigilance quant à ce qui sort de notre bouche et nous demander si nous avons le droit d’émettre un tel propos ou non. Le mieux, pour y parvenir, est d’étudier les Halakhot et la Hachkafa (pensée juive) relatives à cette Mitsva. Pour conclure, rapportons une remarque que le ‘Hazon Ich avait l’habitude de faire ; il disait que la joie la plus grande est de vivre une vie entière sans faire de peine à un autre Juif. Puissions-nous tous mériter de ne faire que du bien avec notre parole !

Magazine I n°191 Supplément spécial Chabbath I n°191

Rav Yehonathan Gefen


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Parachat Béhar

1 TIRAGE AU SORT

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Chapitre 25, versets 1 à 55

Cette semaine, nous lisons une Paracha assez courte. •

précède la question

• La réponse est sur fond de couleur •

les indices précédés d’une bulle

•

Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.

AVOT OUBANIM

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Ses 24 premiers Psoukim traitent de la Chemita et du Yovel. Puis il y a une série de lois qui, apparemment, n’ont pas de rapport entre elles mais qui, comme nous allons l’expliquer, sont liées les unes aux autres. Le Passouk 14 commence par nous dire que si on vend un objet à notre prochain, ou si on lui achète un objet, on ne doit pas changer le prix réel de ce dernier : ni le vendre plus cher que sa valeur, ni proposer de l’acheter moins cher que sa valeur. Cet interdit (tromper autrui sur la valeur de la marchandise) s’appelle Ona’at Mamone. Puis les sujets suivants sont successivement abordés : • le cas où une personne vend ses champs ; ses proches parents sont vivement encouragés à racheter ce qui a été vendu pour le lui rendre ; • le cas où une personne vend sa maison et à quelles conditions elle pourra plus tard la racheter ; • le cas où une personne s’appauvrit, et la Mitsva de lui prêter de l’argent sans réclamer d’intérêts ; • le cas où un homme s’est tellement appauvri qu’il doit se vendre en esclave, l’interdiction de l’exploiter, l’interdiction de lui faire

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faire un travail inutil, l’obligation de le traiter comme un travailleur normal, et l’obligation d’entretenir toute sa famille pendant sa période “d’esclavage” ; • la situation douloureuse où un juif se vend en esclave à des non-juifs qui habitent en Israël, ou même carrément à des idolâtries, pour aller leur couper du bois ou leur puiser de l’eau ; la proche famille de ce juif devra tout faire pour le racheter, et ne pas le laisser sous la domination d’un maître étranger. À la fin de la Paracha, Rachi nous révèle que ces sujets sont liés les uns aux autres : si une personne, emportée par son désir d’argent, n’a pas voulu respecter les lois de la Chemita (ne pas travailler la terre, ne pas en vendre les fruits…), elle ne tirera aucun profit de cet argent. Au contraire ! Elle le perdra rapidement, et en viendra à devoir vendre un jour des objets de sa maison. Et tant qu’elle ne fera pas Téchouva, elle devra passer par plusieurs étapes, dans cet ordre : • vendre tous ses objets vendables ; • vendre ses champs ; • vendre sa maison ;

• devoir emprunter de l’argent ; • ne plus trouver à qui emprunter et, par conséquent, se vendre soi-même en esclave à un autre juif ; • se vendre en esclave à des non-juifs ; • se vendre en esclave à des idolâtres. Parallèlement, la Torah demande à tout l’entourage de cet homme en chute spirituelle de freiner cette dernière. De ne pas profiter de son désarroi pour en tirer un bénéfice personnel. Par exemple, si elle vend un objet, ne pas profiter du fait qu’elle soit obligée de le vendre pour lui proposer de l’acheter à très bas prix. S’il doit vendre sa maison ou ses champs, il faut tout faire pour l’aider à les récupérer. S’il doit emprunter de l’argent, il ne faut pas en profiter pour lui demander des intérêts. S’il doit se vendre lui-même à des juifs, il ne faut pas en profiter pour le faire travailler durement ou inutilement. S’il doit se vendre à des non-juifs, il faut tout faire pour lui éviter cela. Lorsqu’on y réfléchit, c’est bouleversant. Car nous voyons qu’Hachem ne renonce à aucun juif.

En cette période du ’Omer, où nous devons redoubler d’efforts dans le respect du prochain, voici une histoire émouvante, rapportée dans le livre “La voix percutante” sur la vie de Rav Chalom Mordé’haï Chvadron. Le Rav lui-même l’a racontée à ses petitsenfants : Le responsable de la ’Hévra Kadicha était très grand de taille. Il marchait d’une manière particulièrement étrange. Un jour, en récréation, nous l’avons vu monter les escaliers. En voyant sa manière de se dandiner, je me suis mis à imiter ses mouvements, à la grande joie de mes camarades… Lorsqu’il a entendu les rires des enfants, il s’est retourné, et a demandé avec colère : “Qui se moque de moi ?” Je me suis immédiatement arrêté de l’imiter. Mais les autres élèves ont continué à rire… L’homme a fait demi-tour, et il est entré dans la cour de l’école. Nous avons tous eu peur, et nous nous sommes enfuis devant cet homme à la taille gigantesque, qui cherchait l’auteur des moqueries… J’ai été reconnaissant envers mes camarades de ne pas m’avoir dénoncé. L’homme est reparti et, sur son visage, on pouvait voir qu’il était énormément peiné… La nuit suivante, j’ai été assailli de remords. Je n’avais pas réalisé à quel point j’avais fait mal… Le lendemain, j’ai décidé de lui 16 AVOT OUBANIM

demander pardon. Je ne savais pas où il habitait, mais je connaissais la synagogue qu’il fréquentait, et j’y suis donc allé. Je suis entré dans la synagogue, et j’ai aperçu l’homme. Mais en le voyant debout de toute sa hauteur, j’ai eu très peur, et je me suis enfui. J’étais terrorisé à l’idée qu’il voudrait peut-être me faire payer mon insolence… Cependant, les regrets qui m’avaient rongés toute la nuit m’aidèrent à ne pas abandonner ma démarche. Je suis de nouveau rentré dans la synagogue. Et, tout en restant debout à l’entrée, j’ai crié : “C’est moi, le garçon qui vous ai embêté hier ! Je vous demande pardon !” Après m’être assuré qu’il ait bien entendu, j’ai voulu m’enfuir. Mais de ses pas de géant, il a couru vers moi. Il m’a fermement tenu entre ses deux mains. J’étais enfermé dans les poings d’un géant… Je tremblais comme une feuille… Il m’a soulevé en l’air, presque au plafond. Il a posé ses lèvres sur mon front, m’a embrassé et, devant toutes les personnes présentes, s’est exclamé : “Avez-vous déjà vu un enfant demander pardon ?” J’ai alors réalisé combien c’était un homme droit et vertueux. Et je n’ai jamais oublié cet épisode de mon enfance.

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Pirké Avot, chapitre 4, Michna 2

Michna

Cette Michna nous dit :

“Ben Azaï dit : Cours pour une Mitsva légère comme pour une Mitsva importante. Et enfuis-toi de la ’Avéra. Car la Mitsva entraîne une autre Mitsva, et la ’Avéra entraîne une autre ’Avéra. Car la récompense d’une Mitsva est une Mitsva. Et la récompense d’une ’Avéra est une ’Avéra.”

mais il essaye de l’y mener progressivement, en lui

Ben Azaï était, à la fois, élève et compagnon d’étude de Rabbi Akiva.

Téhilim : “Heureux soit l’homme qui n’est pas allé dans le

Son assiduité dans la Torah était tellement extraordinaire qu’il n’a pas pu se marier. A un moment, il s’est fiancé avec la fille de Rabbi Akiva. Et celle-ci (comme sa mère Ra’hel qui avait envoyé Rabbi Akiva à la Yéchiva) l’a envoyée étudier la Torah. Et finalement, certains disent qu’il ne s’est jamais marié car il était trop attaché à la Torah ; et d’autres disent qu’il s’est marié, mais a rapidement divorcé.

des fauteurs et qui ne s’est pas assis dans l’assemblée

À part sa grandeur dans la Torah dévoilée, il faisait aussi partie des quatre Sages qui sont entrés dans le jardin de la Torah cachée. Et il semble qu’il y soit allé trop loin, qu’il ait vu des choses qu’il n’aurait pas dû voir car elles étaient trop élevées pour son niveau. Et il a dû mourir pour cela. Il était installé dans la ville de Tibériade, où il a enseigné la Torah à des milliers de personnes. La Guemara raconte (dans Erouvin 29a) que Rava s’est un jour exclamé : “Je suis tellement à l’aise dans mon étude que je suis comme Ben Azaï qui se promenait dans le marché de Tibériade, et répandait la Torah partout où il allait !” Ben Azaï est mort assez jeune, avant qu’on ait pu lui donner le titre de Rabbi. L’un des enseignements qu’il répétait sans cesse, c’est de courir pour une Mitsva qui, aux yeux de l’homme, ne semble pas très importante, et qu’il aurait donc tendance à négliger. Et de s’enfuir de la ‘Avéra, c’est-à-dire que même si une ’Avéra ne paraît pas grave, il faut quand même la fuir et s’en éloigner. Car, aussi bien les Mitsvot que les ‘Avérot, sont un engrenage : lorsqu’on fait une Mitsva, même “petite”, on a envie d’en faire une autre ; lorsqu’on fait une ’Avéra, même “petite”, on a envie d’en faire une autre. Car tel est le chemin du Yétser Hara’ : il ne dit pas directement à l’homme de faire une ’Avéra très grave,

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faisant transgresser d’abord une ’Avéra qui semble sans importance, puis une ’Avéra un peu plus grave etc… jusqu’à ce qu’il en arrive à l’idolâtrie. C’est pourquoi le roi David dit, au début du livre de conseil des méchants, qui ne s’est pas tenu dans le chemin des moqueurs.” Ce Passouk indique qu’il ne faut même pas aller dans le conseil des méchants. Sinon, on risque d’en arriver à se tenir debout parmi les fauteurs, puis de s’asseoir parmi les moqueurs. Lorsqu’on fait une Mitsva, Hachem nous donne l’occasion d’en accomplir d’autres. Et lorsqu’on fait une ’Avéra, Hachem ne nous encourage pas à en faire d’autres, mais Il nous laisse à notre mauvaise nature acquise en faisant cette ’Avéra (et on risque donc facilement, ’Has Véchalom, d’en faire d’autres). C’est ce que les ’Hakhamim ont dit dans la Guemara Yoma : “Celui qui vient se purifier, Hachem l’aide à se purifier. Et celui qui vient se rendre impur, on le laisse se rendre impur. Cela ressemble à un commerçant qui vend à la fois du pétrole et du parfum : lorsqu’un client veut du pétrole, il l’envoie le chercher lui-même, car il ne veut pas être dérangé par l’odeur de ce dernier. Par contre, lorsqu’un client lui demande du parfum, il le sert lui-même, car il veut aussi profiter de sa bonne odeur.” Le Barténoura donne une autre explication sur “la récompense d’une Mitsva, c’est une Mitsva. La récompense d’une ’Avéra, c’est une ’Avéra» : lorsqu’une personne est heureuse de faire une Mitsva, elle est récompensée non seulement sur le fait d’avoir fait la Mitsva, mais aussi sur le fait de s’être réjoui de l’accomplissement de celle-ci. De même pour une ’Avéra : si on en tire du plaisir, on est sanctionné non seulement pour l’acte interdit, mais aussi pour le plaisir ressenti. Choisissons donc toujours le camp de la Mitsva !

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Question Pin’has se promène dans les rues de Jérusalem par une douce soirée de printemps, quand tout à coup il aperçoit sur le sol une montre. Il la ramasse, et voit qu’il s’agit d’une montre de grande valeur. Ce quartier étant religieux, il se dit que la personne compte sûrement que celui qui la trouvera publiera une petite annonce. C’est ce qu’il fait dès le lendemain : il accroche des petites affiches dans le quartier et attend que quelqu’un se fasse connaître. Quelques jours plus tard, il reçoit un appel de Gaby, qui se dit être le propriétaire de la montre. Pin’has verifie alors qu’il s’agit bien du réel propriétaire en lui demandant les signes distinctifs de la montre, et après s’être assuré qu’il s’agit bien du propriétaire, il fixe avec lui rendez-vous deux heures

Pin’has doit-il payer la montre perdue à Gaby ou non ?

A toi !

Mais, quand Pin’has va chercher la montre dans le sac dans lequel il l’avait mis – qui était le sac qu’il portait sur lui au moment de la trouvaille –, il ne la trouve pas. Il vide entièrement le sac, cherche dans tous les sens, mais en vain : la montre a disparu. Confus, il rappelle Gaby et lui dit qu’il ne trouve plus la montre, tout en s’excusant profondément. C’est alors que Gaby lui demande de la lui rembourser, car, prétend-il, c’est lui qui l’a perdu et il en est donc responsable. Mais Pin’has lui répond que c’est invraisemblable. S’il n’avait pas ramassé la montre et qu’il ne lui avait pas rendu service, il n’aurait eu aucun souci ; et maintenant qu’il a voulu lui rendre service, il doit débourser de l’argent !

Guemara Baba Kama 56b “Itmar Chomer Aveda” jusqu’à “Kechomer Sa’har damé” (le deuxième). Michna Baba Metsia 93a. Choul’han ’Aroukh (’Hochen Michpat) chapitre 267 alinéa 16 ainsi que le Rama. Guemara Baba Metsia 93b “Rav “Hisda Vérav Houna Lo Svira Lehou” jusqu’à la fin de la phrase, ainsi que Rachi. Michné Lamélekh (sur le Rambam) Hilkhot Chirout chapitre 10 alinéa 1 au milieu du paragraphe “Katav Maharcha” jusqu’à la fin. 

   

Réponse

plus tard afin de lui remettre la montre.

Si Pin’has s’est occupé de la montre de façon normale, et qu’il n’a pas négligé de façon active la garde de la montre, selon le Rama qui pense que celui qui a trouvé un objet est considéré comme un gardien non rémunéré, il sera exempté de la lui payer, comme en est la loi pour un gardien non rémunéré. Par contre, selon le Choul’han ’Aroukh qui est d’avis qu’il est considéré comme un gardien rémunéré, cela dépend : selon le Maharcha (ramené par le Michné Lamélekh) il sera exempté de payer ; par contre selon le Michné Lamélekh lui-même, il sera obligé de lui rembourser la montre.

Responsable de la publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moche Smietanski, Alexandre Rosemblum

+972 54 679 75 77

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AVOT OUBANIM

spécial Chabbath I n°191 BéharSupplément - n°123

Retranscription : Léa Marciano

avotoubanim@torah-box.com

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Rav Steinman au propriétaire du centre médical : "Celui qui cède pour faire la paix n’en sortira pas perdant" "Appelez-les maintenant, conseilla encore Rav Steinman, et informez vos concurrents de votre décision." Les deux amis quittèrent le Rav. Comme convenu, l’homme prit contact avec ses adversaires. La stupeur régnait à l’autre bout du fil… - Ils n’ont pas besoin de moi, répondit l’homme, ils ont déjà des centres médicaux dans toute la ville.

C’est l’histoire d’un Israélien qui s’installa hors d’Israël et ouvrit un important cabinet médical à Londres. Ce centre, grâce aux

excellents

- Que veulent-ils dans ce caslà ?, demanda Rav Steinman.

services

qu’il dispensait et à son

- Que je ferme mon cabinet médical.

personnel dévoué et qualifié, connaissait un grand succès.

- Et pourquoi ne le fermeriezvous pas ?"

Or dans le même quartier, un autre cabinet médical appartenant à une grande chaîne pharmaceutique londonienne existait. Au cours du temps, de nombreux patients désertaient le cabinet londonien pour y préférer celui de l’Israélien. Les propriétaires du centre londonien ne voyaient pas d’un bon œil cette concurrence qu’ils considéraient déloyale. Ils commencèrent par faire passer des messages menaçants, puis, face à la placidité de l’Israélien, passèrent aux hostilités. Ils déposèrent une plainte judiciaire et lancèrent une campagne médiatisée contre lui. L’affaire prenait de l’ampleur, au point que même l’Israélien, d’ordinaire indifférent, commençait à s’en inquiéter.

- Il y a d’autres sources de Parnassa !, rétorqua calmement le Rav. - Mais j’ai conclu un contrat de location pour l’immeuble et je me suis engagé auprès de mon personnel ! - Combien cela vous couterait-il de tous les dédommager ?", interrogea le Rav. L’homme se mit à calculer mentalement puis au bout de quelques instants, annonça au Rav : "Au total, 70.000 € ! - D.ieu n’a-t-Il pas 70.000 € à vous donner ?"

"Pourquoi ne fermeriez-vous pas ?" Cet homme avait un ami traditionnaliste qui lui proposa de consulter le Rav Aharon Leib Steinman. Il accepta. Et voici qu’un beau jour, deux Juifs coiffés d’une Kippa blanche satinée entrèrent chez le Rav Steinman pour y prendre conseil. L’Israélien exposa la situation au Rav. Rav Steinman demanda : "Pourquoi ne vous associeriez-vous pas avec eux ?

L’homme resta interdit. Consterné, il répondit au Rav : "Le Rav le pense-t-il sérieusement ? J’ai travaillé dur pour la création de ce cabinet et c’est ma Parnassa !

Stupéfait de ce dialogue surréaliste, l’homme rétorqua : "Et en quel honneur D.ieu me donnerait-Il 70.000 € ? - Celui qui cède pour la paix n’est pas perdant. Je suis avancé en âge et je peux témoigner : on ne perd pas si on cède (sa part) pour faire la paix ! - Le Rav peut-il se porter garant d’une telle somme ?

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- Non, répondit le Rav, je ne dispose même pas du 10ème… Mais par contre, je peux vous assurer que vous ne perdrez rien !" Son ami l’encouragea : "Tu ne fais pas confiance au Rav ?! Fais ce que le Rav te dit !" London bridge is falling down… Vaincu, l’Israélien acquiesça, non sans difficulté. "Appelez-les maintenant, conseilla encore le Rav Steinman, et informez vos concurrents de votre décision." Les deux amis quittèrent le Rav. Comme convenu, l’homme prit contact avec ses adversaires. La stupeur régnait à l’autre bout du fil… De retour à Londres, l’Israélien rencontra les propriétaires de la chaîne. "Que préparez-vous contre nous ?", demandèrent-ils. Il leur expliqua que c’était ce que le Rav lui avait dit de faire. "J’applique son conseil", répondit-il simplement. Abasourdis, ils tentèrent de savoir quelle somme d’argent le rabbin lui avait-il offert, quelle embuscade ourdissaient-ils ensemble. Comment comprendre qu’après tous les efforts déployés contre leur adversaire, celui-ci décide de se plier de la sorte ? Souhaitant y voir plus clair, les propriétaires londoniens entreprirent de dépêcher l’un de leurs négociateurs auprès de ce rabbin, dont ils avaient entendu qu’il s’agissait d’un grand sage. L’Anglais, honorablement vêtu, se présenta chez le Rav Steinman. Observant les murs décrépis, il fut encore plus abasourdi lorsqu’on lui présenta une chaise en plastique. "Même dans nos salles d’attente, on n’a pas de telles chaises", pensa-t-il, se gardant bien d’exprimer à voix haute ses pensées… L’Anglais prit place et se présenta. "Je suis venu au sujet de l’affaire des centres médicaux de Londres. Quelle était l’intention cachée du Rav ? Que le Rav me le dise clairement. Nous sommes prêts peut-être à faire des concessions." 20 20

Gagnant-gagnant ! Le Rav pointa du doigt la Guemara et déclara : "La Torah enjoint de céder, elle interdit à l’homme de prendre le gagne-pain de son prochain. Il ne devait pas installer son cabinet médical près du vôtre. - Qui se chargera de lui rembourser ses pertes ?, demanda l’homme. - Il n’est pas question de pertes ni de bénéfices, mais de ce qu’il lui incombe de faire !" Interdit, l’homme poursuivit : "OK… Et quel conseil pouvez-vous nous donner à nous ? Cette affaire n’est pas bonne pour notre image…" Le Rav réfléchit puis demanda : "A Manchester, avez-vous déjà pensé à ouvrir un centre ? Vous pourriez le désigner comme gérant ! - Mais il ne voudra pas travailler sous notre tutelle !, s’exclama l’Anglais. - Associez-vous avec lui. Il s’agit d’un homme doué, qui fut capable de rivaliser avec une grande chaîne comme la vôtre !" Encore sous le choc, l’homme demanda l’autorisation d’appeler ses associés. Il leur exposa la proposition du Rav ; ils se concertèrent et arrivèrent à la conclusion que… celle-ci leur convenait ! A la fin de l’entretien, l’homme souhaita déposer au Rav une enveloppe contenant 3.000€, "pour régler les honoraires de la consultation". Fidèle à lui-même, le Rav refusa, arguant du fait qu’il n’avait pas étudié le conseil en business et que l’argent risquait de fausser son bon sens, puisé dans la sagesse de la Torah. Vous souhaitez certainement connaitre la fin de l’histoire… Voici ce que relate notre ami : "Sur les conseils judicieux du Rav, je fermai mon cabinet et dédommageai tous mes employés. Deux mois plus tard, j’ouvris un centre médical à Manchester, qui connait une grande réussite. La promesse se réalisa si rapidement !"

Supplément spécial Chabbath I n°191

Ner Léchoul’han Chabbath


FLASH CHABBATH 1. Faut-il faire une bénédiction

HALAKHOT

avant de sentir du tabac ?

>

Non, car la source de l’odeur

est absente (idem pour un habit qui sentirait une bonne odeur de lessive) (Choul’han ‘Aroukh 217, 3). 2. Quelle bénédiction sur le

banatage ?

>

“Chéhakol”, car la pomme de terre

écrasée n’est plus reconnaissable après la friture, la viande hachée à l’intérieur est “Chéhakol” et la friture n’ajoute pas de goût (Rav Gabriel Dayan - http://torahbox. com/H2WG). 3. Jusqu’à quelle heure peut-on réciter les “Bénédictions du matin” ?

> A posteriori, jusqu’au coucher du soleil

Hiloula du jour Ce jeudi 18 Iyar (19/05/2022) tombe la Hiloula de Rabbi Chim’on bar Yo’haï. La date de son décès concorde avec un jour de grande fête, Lag Ba’omer, donnant traditionnellement lieu à un pèlerinage massif à Méron. Elève de Rabbi ‘Akiva, poursuivi par les Romains, Rabbi Chim’on se réfugia pendant 13 ans dans une grotte avec son fils Rabbi Eléazar, révélant le Zohar, ouvrage fondamental de la Kabbale. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !

(Yé’havé Da’at 4 ,4).

Les lois du langage Les gens ont l’habitude de

solliciter

bénédictions

et

des des

Ségoulot auprès des Maîtres du judaïsme. Or le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que cela n’est d’aucun intérêt si celui qui sollicite la bénédiction profère des propos médisants, car il encourt une malédiction très forte de la Torah, comme le dit le verset : “Maudit soit celui qui frappe son prochain en secret”.

Une perle sur la Paracha Notre Paracha traite entre autres du thème de la Chémita. Au terme d’un cycle de 50 ans, la Torah indique : "Vous retournerez chaque homme vers sa possession" (‫אחוזתו‬-‫( )ושבתם איש אל‬Vayikra 25, 10). Or l’auteur du Zéra’ Avraham fait remarquer que les dernières lettres de cette expression forment le mot ‫( שלום‬Chalom, paix). Ceci pour nous signifier que c’est lorsque la paix et la fraternité règneront au sein du peuple que chacun regagnera la part qui lui est réservée en terre d’Israël lors de la Délivrance prochaine ! Magazine I n°191

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LES SÉGOULOT

L’équipe Torah-Box est heureuse de vous proposer 10 puissantes Ségoulot à appliquer le jour de Lag Ba’omer ! Allumer 17 bougies qui correspondent à la valeur numérique du mot Tov ("bien"). De Lag Ba’omer jusqu’à Chavou’ot, il y a 17 jours propices, et il est bon de prier pour que ces jours soient remplis de lumière.

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Il est recommandé de prier pour nos proches, célibataires ou qui souhaitent avoir des enfants.

2

L’Admour de Sokhotchov enseigne que c’est le jour le plus propice pour demander à rencontrer son âme-sœur. Selon la tradition, Rabbi Chim’on bar Yo’haï "délivre les opprimés", et il n’y a pas plus opprimé qu’une personne en attente de son Mazal. "Hiloula" signifie d’ailleurs "mariage", et Rachbi lui-même se maria le jour de Lag Ba’omer. Il est bon aussi de prier pour le mariage de nos enfants (et contactez chiddoukh@torah-box.com).

3

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Prier pour réussir dans l’étude de la Torah. Le Pri Tsadik écrit que, chaque année à Lag Ba’omer, l’homme peut atteindre des niveaux spirituels élevés pour lui

Magazine I n°191

permettre de mieux comprendre les paroles de la Torah. On priera pour avoir un bon Probablement logement. personne ne déménagea autant de fois que Rabbi Chim’on : il habita à Yavné, puis à Ocha, ensuite à Téko’a, puis à Bné Brak ; il se cacha dans des maisons d’étude puis trouva refuge dans une grotte.

4

On formulera la demande suivante : "Hachem, je souhaiterais une maison spacieuse, avec un parking, un jardin et une vue splendide sur le paysage". Hachem interroge Rachbi, et celui-ci lui répond : "Je sais ce que représente l’instabilité pour une personne qui doit déménager de maison en maison. Hachem, de grâce, accorde-lui une maison agréable !" C’est un jour idéal pour demander des enfants et une descendance nombreuse. Il existe une Ségoula consistant à acheter un arc et une flèche, comme il est écrit : "Comme des flèches dans les mains d’un vaillant guerrier, ainsi sont les enfants de la jeunesse."

5


Il existe une Ségoula très répandue dont les résultats sont miraculeux, mais qui n’en reste pas moins surprenante : envoyer 18 Rotel de boisson (1 Rotel équivaut à 3 litres) à Méron et prendre sur soi que lorsque l’on sera exaucé, on enverra à nouveau 18 Rotel. Cela représente une quantité de 54 litres de boissons (eau, jus d’orange...).

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On peut envoyer la somme correspondante ou bien les bouteilles qui seront distribuées à tous les participants à la Hiloula. (Donnez ici 64€ : www.torah-box.com/18) Quelle est la signification de cette Ségoula ? Lorsqu’une personne se trouve à Méron, qu’elle est assoiffée et consomme de la boisson que nous avons offerte, Rabbi Chim’on nous bénit de la bénédiction qu’il a lui-même composée, la Birkat Haoréa’h ("la bénédiction de l’hôte") : "Que Le Miséricordieux bénisse cette table sur laquelle nous avons mangé, qu’Il y place toute les douceurs du monde et qu’elle soit semblable à la table d’Avraham Avinou (…) : Qu’il n’y manque rien pour toujours. Qu’il soit toujours heureux dans la richesse et l’honneur à tout jamais. Qu’il n’ait pas honte dans ce monde-ci et qu’il ne blêmisse pas dans le monde futur." En offrant à boire aux pèlerins à Méron, on les soulage alors qu’ils sont incommodés par la chaleur et la promiscuité. Il s‘agit d’un immense ‘Hessed. Or l’hospitalité a la force d’entrainer la résurrection des morts. Au moment du décès de son fils, la mère du prophète ‘Habakouk, une femme honorable, s’adressa au prophète : "Je t’en prie, fais revivre mon enfant", supplia-t-elle. Et elle lui offrit à boire. La boisson qu’elle donna à Elicha’, avant qu’il ne fasse revivre l’enfant, était le moyen par lequel se concrétisa le miracle.

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La Parnassa. Rachbi est le Tsadik responsable de la Parnassa dans le ciel. C’est d’ailleurs le 33ème jour du ‘Omer que la manne descendit

du ciel pour la première fois dans le désert. C’est par la force conjuguée du mois d’Iyar et de Rabbi Chim’on bar Yo’haï. Demandons que dans tout ce qu’Hachem nous octroie, réside la bénédiction. Connaissez-vous peut-être cette situation où l’on ressort avec 500 Chékels de dépense dans un grand magasin pour une robe que l’on ne portera jamais ? Et cette autre situation où l’on dépense seulement 200 Chékels dans un bazar, avec pleins de choses que l’on utilisera toute la vie. Parfois, dans le peu se cache une énorme bénédiction. Rachbi ne se nourrissait que de caroubes et d’eau, mais il est responsable de la Parnassa.

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Lire le Téhilim 67 à 7 reprises. C’est le chapitre représentant la splendeur et les louanges adressées à Hachem. (Lire ici : https://torahbox.com/8UT2)

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Il est interdit d’être triste le jour de Lag Ba’omer. Lag Ba’omer tombe toujours le même jour de la semaine que Pourim de cette même année.

C’est un jour de joie où tout est inversé : la rigueur se transforme en miséricorde ! (Ecoutez 3h de musique ici : https://torahbox. com/4CNV)

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Prier pour réussir l’éducation de nos enfants, que nous soyons des parents qui savent orienter, et pas seulement dominer !

Puissions-nous mériter toutes ces bénédictions par le mérite de notre maître, Rabbi Chim’on bar Yo’haï, et que son mérite nous protège, Amen !

Rabbanite Yémima Mizra’hi Magazine I n°191

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FEMMES FAMILLE ÉDUCATION FEMMES COUPLE

Femme juive : estime-toi ! Le but de la création est que nous atteignions notre perfection. Totalement personnelle ! Plus une personne a une bonne estime personnelle, moins elle aura recours au mépris et à la méchanceté avec son entourage (et avec elle-même).

L’être humain naît dans le déchet et le cri. Au paroxysme des cris de douleur, le miracle de la vie. L’origine nous indique l’idée, l’essence : l’être humain nait dans le chaos. De la destruction naît la création. Sa vie durant, l’être va se construire et se reconstruire à travers les failles, les brisures. C’est le grand projet de D.ieu. Le but de la création est que nous atteignions notre perfection. Totalement personnelle ! Et notre Créateur, dans Sa bonté infinie, nous connaît et, même si nous ne comprenons pas tout ce qu’il nous arrive, une chose est certaine : Il nous aime comme nous sommes d’un amour infini. Nul besoin d’être parfaite pour être aimée de nos amies, proches, famille, enfants ni même de notre conjoint, parce que le Roi des rois nous "valide". Je m’aime car je vis et j’apporte ma touche personnelle et mystérieuse à cet univers. Estime de soi : orgueil ou amour ? Nos Sages ne nous ont-ils pas enseigné que chaque personne a le devoir de se dire : "Le monde a été créé pour moi" ? Ultra haute estime personnelle de soi ! Simple à observer autour de soi : plus une personne a une bonne estime personnelle, moins elle aura recours au mépris et à la méchanceté avec son entourage (et avec elle-même) ; moins une personne a de l’estime d’elle-même, plus elle sera exaspérante, méchante, dénigrante. Plus encore : ceux et celles qui sont bien "dans leurs baskets" seront bien plus enclins à l’écoute, la bienveillance, le dialogue, la compréhension mutuelle. Le Rav Hutner enseigne que le bonheur résulte du sentiment d’être en vie. Un être humain plein du sentiment d’existence, d’importance, 24

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de valeur, est un être heureux. Et son bonheur tend à être partagé ! Booster de confiance et d’énergie ! Cessons d’imputer les difficultés de notre génération à nos défauts, nos problèmes. C’est le contraire ! L’exil et l’assimilation nous ont fait perdre notre gloire d’antan, nous avons oublié qui nous sommes : les dépositaires de la Parole de D.ieu. Forcément, nous tombons dans la boue. Mais souvenez-vous, malgré cela ou plutôt comme cela, nous sommes aimés et chéris par D.ieu. Nous avons droit à l’erreur. Sentez-vous quelqu’un d’unique. N’ayez pas peur de voir en face vos torts. Soyez vraies et courageuses. Ce sont vos forces. Vos outils pour devenir un être humain. "Tomber c’est normal, ne pas se relever c’est animal" disait le Rav David Breisacher avec son accent typique, rapportant les paroles de Rav Chaijkin. Notre seul et unique travail est de ne pas abandonner, ne pas succomber au désespoir. Relève-toi. Avec la conscience de ta valeur. Ainsi tu seras là pour motiver les autres également. Tu seras un générateur de forces et d’énergie. "Je suis géniale" : mythe ou réalité ? Combien cela changerait la vie des femmes si elles avaient ces idées imprimées dans leur cœur. Les remarques désobligeantes des ados, les crises des enfants "je t’aime plus" "tu m’aimes pas" n’auraient plus aucun impact si les femmes se répétaient : "je m’aime, je suis une super maman, je fais au mieux, je fais au maximum de mes possibilités, je suis géniale même si ça ne fonctionne pas comme je veux, même si la prof ou la copine dit le contraire".


Car au fond, vraiment, chacune est géniale et fait de son maximum. Sauf bien sûr celle qui se pense parfaite. Ne se remet jamais en question. Ne cherche pas à être la meilleure d’elle-même. Tombée dans l’orgueil et l’autosuffisance. L’hiver dernier, j’ai participé à un atelier sur l’éducation via l’application zoom. A la fin de l’atelier, alors que nous étions invitées à exprimer ce que nous avions retenu, j’ai déclaré : "la pire des tares est de penser qu’on est une mauvaise mère". Éclats de rire et acquiescements. Car une femme qui se culpabilise et se sent nulle finira par s’autodétruire, elle ainsi que sa joie de vivre et ses qualités, qu’elle a en grand nombre. "La sotte, de ses mains, la détruit [sa maison]", dit le roi Chlomo dans ses Proverbes (14, 1). Pour atteindre le niveau décrit dans la première partie du verset, à savoir "C’est la sagesse des femmes qui bâtit leur foyer", usons et abusons d’intelligence pour assouvir notre soif d’exister, découvrir ce qui nous passionne et nous épanouit en tant que femme et maman. Certaines aiment cuisiner, d’autres raconter des histoires, d’autres sortir, d’autres travailler. Chacune excelle dans son domaine. Personnellement, j’adore discuter avec mes enfants sur n’importe quel sujet mais, oh mon D.ieu, je n’ai aucune patience pour leur donner à manger. Et alors ? Nous sommes d’assez bonnes mères ! Les panneaux publicitaires à l’ère… de Machia’h ! Pour les hommes, c’est identique. Combien de disputes et de malentendus se dissiperaient si nos hommes étaient tous convaincus de

leur place, de leur importance, de leur valeur irremplaçable ? Des milliers. Des années de sérénité. Allez, au travail ! Soyez un défenseur actif de votre vous. Et si un soir chère madame, vous vous sentez abattue, prête à quitter le champ de bataille, allez vous coucher en rêvant du Machia’h. La période la plus belle attendue par l’humanité... Imaginez-vous vous promener dans la rue et poser vos yeux sur une publicité où apparaîtra une femme magnifiquement Tsenou’a avec sur les lèvres le message : "Belle ? Un modèle pour Klal Israël". Une autre avec comme slogan : "Médire ? Non, ce n’est pas de mon rang". D’autres promouvoir la concentration sur les bénédictions : "Bénissez puis dégustez, c’est si frais !"…. Un monde de perfection de nos traits de caractère et de spiritualité à profusion…. Et le lendemain vous commencerez une nouvelle journée où chacun de vos petits gestes hâteront l’avènement de cette ère merveilleuse… Les filles, soyez vraies, vous êtes belles ! Cessez de vous tourmenter le corps car c’est une âme qui l’habite ! Aimez et prenez soin de votre corps, complètement, car il abrite votre âme ! En développant votre âme vous embellissez votre corps. Ce binôme est des plus précieux. Et oui, tu es une belle femme juive ! Qui que tu sois. Créé l’amour en toi et avec ton époux !

Déborah Sarah Cohen

Dépression - Conflits parentaux - Solitude - Négligence - Harcèlement - Violence - Dépendance etc...

Une équipe de Thérapeutes & Coachs à votre écoute du matin au soir de manière confidentielle et anonyme.

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Pose ta question, un rabbin répond !

Anniversaire avec musique après Lag Ba’omer Peut-on célébrer un anniversaire avec de la musique après Lag Ba’omer ? Réponse de Rav Emmanuel Bensimon - Pour les Séfarades : les lois de deuil se terminent le lendemain de Lag Ba’omer (le 34ème jour du ‘Omer). Par conséquent, il est tout à fait permis de célébrer un anniversaire avec de la musique après Lag Ba’omer. - Pour les Ashkénazes : il y a plusieurs coutumes. Cela dépendra de celle qui est adoptée.

Envoyer des bouteilles à Méron à Lag Ba’omer J’aimerais s’il-vous-plaît avoir la source de la Ségoula d’envoyer des bouteilles à Méron le jour de la Hiloula de Rabbi Chim’on bar Yo’haï. Réponse de Binyamin Benhamou Effectivement, toute personne se rendant sur le tombeau de Rabbi Chim’on bar Yo’haï le jour de la Hiloula ne peut pas manquer de voir, tous les quelques mètres, un homme tenant à la main une bouteille de vin ou de jus de raisin, et dans l’autre un tas de verres en plastique jetables. Leur mission : offrir aux pèlerins 54 litres de vin et jouir ainsi de la bénédiction de Rabbi Chim’on. J’ai lu ceci dans le journal Hamodi’a : cette coutume consistant à distribuer 54 litres ou 18 Rotel (mesures) de vin trouve sa source dans le livre Ta’amé Haminhaguim. Une annotation de l’auteur indique que l’Admour de Bobov, Rabbi Ben Tsion Halberstam, mort durant la Shoah, avait envoyé en 1912 une lettre au Rav Ya’akov Israël Chmerler, un des dirigeants de la ‘Hassidout Sanz en Israël, dans laquelle il écrivait : "Les habitants de la terre sainte ont reçu en héritage une Ségoula pour ceux qui, à D.ieu ne plaise, ne parviennent pas à avoir d’enfants. Il s’agit de distribuer ‘Haï (18) Rotel de boisson le jour de la Hiloula sur le tombeau du saint Tana, Rabbi Chim’on bar Yo’haï. C’est pourquoi je vous demande d’être mon émissaire sur la tombe et de prier en faveur du couple X pour qu’Hachem leur accorde rapidement une descendance dans la joie". Cette lettre a certes été envoyée il y a près de cent ans, mais ce n’est que dernièrement que le Minhag de ‘Haï Rotel a pris une telle proportion. Les histoires de miracles obtenus après avoir distribué le ‘Haï Rotel sont innombrables et ne concernent pas uniquement les couples en attente d’un enfant. Chaque année, des histoires de tumeurs cancéreuses disparues, d’handicaps sérieux envolés, de célibataires ayant enfin trouvé l’âme sœur circulent autour des feux de camp de Lag Ba’omer...

Se raser le soir de Lag Ba’omer J’ai un ‘henné pendant le ‘Omer, puis je me raser ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Pour un Séfarade, il n’est pas possible de se couper les cheveux ni de se raser en l’honneur d’un henné avant la date limite mentionnée dans le Choul’han ‘Aroukh. On se coupe les cheveux et on se rase (pour les Séfarades) à partir du matin du 34ème jour du ‘Omer après le lever du jour (Nets Ha’hama) (Choul’han ‘Aroukh 493, 2). Cette année en 2022, ce jour tombe vendredi. Pour les Ashkénazes, il est permis de se couper les cheveux le 33ème jour du ‘Omer, donc jeudi (2022), après l’heure du Nets. Ensuite, on attendra le 2 Sivan (ce jour est permis). Selon d’autres, jusqu’au 3 Sivan (Michna Broura 493, 15). En ce qui concerne le soir du 33ème jour du ‘Omer : il y a une discussion à ce sujet (Choul’han ‘Aroukh Harav 493, 5 et Michna Broura 493, 11 et 12). 26

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‘Omer : se raser pour un examen du bac Je passe demain une option théâtre pour le bac. Pour ma mise en scène, j’ai besoin de me raser la barbe. Sachant que c’est le jour de Lag Ba’omer, je voulais savoir si cela était toléré pour cette raison. Réponse de Rav Gabriel Dayan Si vous pensez que cela est vraiment indispensable, ce qui apparemment est le cas dans votre situation, cela est permis. J’espère que vous avez prévu d’aller dans une Yéchiva après l’obtention du baccalauréat, au moins pour une année.

Pourquoi autant fêter la mort de Rachbi ? Pourquoi la mort de Rabbi Chim’on bar Yo’haï est-elle devenue une fête de très grande joie, presque au même titre que Pourim ou ‘Hanouka et ce, pour l’ensemble du peuple juif, quelle que soit la communauté ? Pourquoi lui et pas un autre, comme Rachi, le Rambam, Rabbi 'Akiva, le Ben Ich ‘Haï, ou d’autres personnalités qui ont été importantes ? Réponse de Rav Daniel Zekri La joie que nous célébrons ce jour est due au fait que c’est ce jour-là que Rabbi Chim’on bar Yo’haï reçut sa Smikha de Rabbi ‘Akiva après le décès tragique des 24 000 élèves de Rabbi ‘Akiva, ou encore parce que ce jour-là ont été dévoilés des secrets de la Torah qui n’avaient jamais été révélés et qui concernent l’ensemble du peuple juif. D’autre part, selon certaines sources, Rachbi serait décédé ce jour-là et Il s’en serait réjoui.

Je reçois un colis Chabbath, que faire ? Comment faire Chabbath si l’on reçoit un colis ? Réponse de Rav Avraham Garcia Votre cas est explicite dans le Choul’han ‘Aroukh (325, 8), où il est écrit que s’il n’y a pas de problème de Mouktsé (par exemple s’il s’agit d’un colis avec des vêtements etc.), vous pouvez l’accepter (en laissant le non-juif le rentrer chez vous et le poser), et vous pouvez le transporter d’un endroit à un autre chez vous, mais vous ne pouvez pas en profiter (Choul’han ‘Aroukh 515). Vous ne pourrez en profiter qu’à Motsaé Chabbath, en calculant le temps que le non-juif a pris pour vous l’amener Chabbath. Par exemple, si le colis était à la poste vendredi et que le Chabbath matin le non-juif a pris deux heures pour vous l’amener, vous devrez attendre deux heures après la sortie de Chabbath pour pouvoir en profiter. Cependant, certains exigent de ne réaliser ce calcul qu’à partir de lundi matin, puisque Motsaé Chabbath et dimanche la poste est fermée et que, en pratique, il est impossible de faire venir un colis pendant cette période. Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

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HISTOIRE A SUIVRE Chronique d’une famille presque comme les autres Chapitre 20 : De la tension dans l’air Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait découvrir les aventures passionnantes et intrigantes d’une famille… presque comme les autres ! Entre passé et présent, liens filiaux et Téchouva… Dans l’épisode précédent : Jojo Elharrar ne peut retenir sa frénésie alors qu’elle sort pour la première fois faire des achats avec sa petite-fille. Elle achète sans compter et, dans sa fougue, offre même une glace à Rivka chez le glacier de la ville… “Maman, c’est très gentil d’avoir acheté tout ça mais il va falloir rendre les trois quarts. – Pourquoi donc ? Qu’est-ce qui ne va pas encore ?” Prenant une profonde inspiration, Myriam se rappela de toutes ses forces cette Mitsva qui consiste à juger son prochain Lékaf Zékhout (en lui accordant le bénéfice du doute). Avec bienveillance, elle tenta alors de mesurer le ton de sa voix. “Écoute maman, sans t’en rendre compte, tu as acheté des pantalons à ma fille et des jupes trop petites. – Il y a écrit 10 ans sur l’étiquette ! Et ce ne sont pas des pantalons, ce sont des leggings. C’est pour mettre sous les jupes. C’est comme des collants. Tu te rappelles quand tu étais petite, tu en portais tout le temps. Cela s’appelait à l’époque des caleçons. – Maman je peux garder les leggings ? J’aime bien ça moi. Et puis regarde le gilet !” Sur le gilet il y avait des dessins de princesses de contes de fées.

Yossi s’était douté que Myriam et sa mère seraient inévitablement obligées d’avoir ce type de conversations, mais il ne s’attendait pas à ce qu’elles l’aient à peine 24 heures après leurs retrouvailles. Il avait conscience que sa femme n’allait plus pouvoir se maitriser bien longtemps et opta pour prendre les enfants avec lui et retrouver son beau-père qui lisait son journal dans un autre salon de l’hôtel. “C’est quand même moi qui t’ai mise au monde et tu me dois le respect ! – Crois-moi quand je te dis que j’essaie de te respecter le plus possible mais tu peux remballer tes affaires ! Nous n’en voulons pas et je ne t’autorise plus à prendre avec toi l’un de mes enfants. – Pourquoi ? – Tu lui as donné à manger une glace non Cachère ! – Non Cachère ?! Ce n’est pas ma faute si tu es trop stricte ! – Ce n’est pas de ma faute si tu ne l’es pas assez ! – Tu chipotes pour des détails !

“Je suis désolée, mais on ne pourra pas garder le gilet, ma chérie.”

– Ce sont les détails qui font toute la différence justement !

Jojo, qui commençait vraiment à perdre patience, demanda ce qu’elle avait encore bien pu faire.

– Ta Torah n’a jamais dit que l’on doit se fâcher avec ses parents.

“Il est beau ce gilet ! Toutes les filles de son âge devraient en avoir un ! – Je n’en doute pas ! Avec Yossi, nous éduquons nos enfants de manière différente. 28

– Ohlala ! J’offre des cadeaux et voilà comment tu me remercies ! Excuse-moi mais ce n’est pas parce que tu es devenue religieuse que tu dois oublier la politesse et le respect envers les autres. Qui plus est avec ta mère !”

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– NOTRE Torah a demandé de s’éloigner de ses parents s’ils arrivent à te faire transgresser la Halakha, maman. – La quoi ? – La loi !


– Tu me brises le cœur ! Tu me tues ! Tu as conscience de ça ? Tes mots me blessent ! POUR UNE GLACE ET DES VÊTEMENTS, TU ME FAIS MON PROCÈS !”

– C’est Myriam maintenant.

Cette manière de la faire passer elle pour le bourreau et sa mère la victime était bien trop difficile pour Myriam. Ne pouvant plus se contrôler, elle lui sortit tout ce qu’elle avait sur le cœur.

Laurence.”

“Ton procès ?! Et tu me parles de ton rôle de mère ? Où tu étais quand j’ai accouché, maman ? Où tu étais quand, pendant des nuits entières, je devais m’occuper de Yokélé, en même temps que de mes autres enfants ? Où tu étais à mon mariage ? Où tu étais quand j’ai été hospitalisée pendant trois semaines ? Où tu étais lors des Brit-Milot de tes petits-enfants ? Alors ne viens pas revendiquer ton titre de mère !

de l’autre comme pour mieux avaler ce qu’elles

– Tu n’as pas cherché à briser la glace ! Alors que c’est toi l’enfant ! C’est toi qui aurais dû faire des efforts toutes ces années. Tu aurais dû m’impliquer dans ta vie ! TOUT ÇA VA TROP LOIN CHLOÉ !

cou…

– Ah oui, c’est vrai tu as changé de prénom. Au temps pour moi. Laurence, Myriam. Myriam, D’un coup, Myriam et sa mère ne pensaient plus du tout à leur conversation animée. Instinctivement, elles se rapprochèrent l’une voyaient sous leurs yeux. Comme une seule et même personne, toutes deux furent parcourues d’intenses frissons. On pouvait entendre leur cœur battre la chamade à l’unisson... Ce n’était certainement pas l'apparence de Laurence qui dérangeait les deux femmes, mais plutôt l’énorme croix qui pendait fièrement à son

Déborah Malka-Cohen

– MYRIAM ! – Chloé ? Chloé, c’est bien toi ?” Trop occupées à mettre les choses à plat, ni Myriam ni Jojo n’avaient remarqué la présence de Laurent et de sa compagne. Il dut s’y reprendre à trois fois et tapoter l’épaule de sa mère pour que celle-ci le remarque. “Ah, mon fils, tu es là ! – Eh bien, vous me voyez enfin toutes les deux ! Dis donc, sympa les retrouvailles ! Ma sœur, je suis heureux de te revoir après tout ce temps ! – Moi aussi, Laurent. Tu n’as pas beaucoup changé ! – Toi par contre beaucoup ! Tu es une femme maintenant. Où est le reste de ta famille ? – Tout le monde était là il y a à peine quelques minutes. – J’ai hâte que tu me les présentes. En attendant, laisse-moi te présenter Laurence. Maman, c’est l’occasion de te la présenter aussi. Laurence, Maman. Maman, Laurence. Chloé. Lau... Magazine I n°191

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RECETTE Bouchées fondantes au chocolat blanc et noix croquantes Quand peu d’ingrédients et d’investissement donnent un résultat bluffant de gourmandise ! A essayer absolument. Pour 16 bouchées

Difficulté : Facile

Temps de préparation : 10 min. + au moins 1h au congélateur

Réalisation - Faites fondre le chocolat blanc au bainmarie. - Mélangez de manière homogène la pâte de noisettes avec le pralin. Ajoutez au chocolat blanc toujours sur le feu jusqu’à obtention d’une masse lisse. • 200 g de chocolat blanc • 100 g de cacahuètes grillées et grossièrement hachées • 60 g de pâte de noisettes • 1 cuil. à soupe de pralin

- Ajoutez encore les cacahuètes et mélangez bien. - Versez la préparation ainsi obtenue dans un moule en silicone avec des empreintes de petits cubes. Placez au congélateur pour minimum 1h avant de déguster. Bon appétit !

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Choulamith Cha’har


Au nom de

nos

Prière du Chlah Hakadoch

enfants

la veille de Roch 'Hodech Sivan (Lundi 30.5)

La prière des Guedolei Hador Chlita à Tiberiade Pour la réussite de nos enfants Sur la tombe du Chlah Hakadoch

0-800-106-135 www.vaadharabanim.org

Envoyez votre chèque à : Vaad haRabanim 10, Rue Pavée 75004 Paris

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Envoyez votre don à l'un des Rabanim de votre région (demandez la liste au numéro 0-800-106-135).

Un reçu sera envoyé pour tout don

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+33 7 83 70 35 28

Veuillez libeller vos chèques à l'ordre de Vaad haRabanim


Perle de la semaine par

"Au moment où l'on sort les rouleaux de la Torah, les Portes célestes de la Miséricorde sont ouvertes et l’amour divin est suscité." (Rabbi Chim'on Bar Yo'haï)


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